Iziz, capitale en détresse
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Post n°6
Auteur : Okkyn- J’avais embarqué à bord du croiseur où j’étais attendu par mes futurs officiers de mission, j’étais impatient mais aussi stressé depuis mon retour, je m’étais surtout entraîné après ma réadaptation physique et mentale.
Je recroisais Oneight que je n’avais plus vu depuis notre dernière mission et pris de ses nouvelles, nous avions pris le temps d’échanger avant de voir arriver notre briefing de mission plus détaillé, donc il allait brûler une zone forestière avant de nous larguer au sol pour aller au corps-à-corps.
Intérieurement, j’étais contre ce genre de comportement qui détruisait des zones de nature entière, mais aussi des êtres vivants, pour avoir vu le feu en action sur ma planète, je savais que s’était un acte de dernier recours, mais ici, je ne comprenais pas jusqu'à je réfléchisse un peu.
Stratégiquement parlant, cela pouvait permettre de voir arriver ses assaillants si cela était bien géré par ceux qui l’allumait dans ce cas si ceux qui bombardaient, tandis que j’écoutais, on nous guidait vers un autre groupe ou on m’incorporait pour une intervention rapide si je le comprenais bien.
Je remarquais Aikin que j’avais entraperçu lors d’une autre mission dans ma mémoire tout en écoutant l’officier, je lui fis un signe, mais aucune idée si elle l’avait aperçu, je vérifiais mon équipement devant l’officier.
Après de longues explications, tandis que je finissais de me préparer en observant les schémas explicatifs, je comprenais qu’on allait tenter une mission forte en action et je ferais de mon mieux pour aider comme il faut avec mes compétences.
On nous montra les vaisseaux d’embarquement, je m’y précipitais à la suite d’autres membres d’infanterie, je ne reconnaissais pas tous les équipements en présence, mais je remarquais du matériel léger comme du lourd.
Pendant le décollage, je vérifiais et me préparais pour le débarquement alors que la compagnie où j’étais se tenait sur place, un jeune soldat dans un coin m’observait en tremblant même si personne ne le voyait, je m’approchais de lui en le rassurant en lui serrant la main qu’il me présentait.
Plus on se rapprochait, plus la chaleur augmentait, on m’apprit que le napalm avait fait son effet, j’enfilais mon casque en faisant ok de la main pour montrer que j’étais prêt, les portes s’ouvrirent sur une zone brûlé ou l’infanterie se mit en position dans les tranchées.
En position dans une tranchée avec mon arme, j’attendais en position de tir en ajustant mes jumelles d’éclaireur, des ombres avancèrent, je me préparais a tiré ainsi que ceux de mon tranché avant de réagir à la première vague.
- « CIVIL, PAS TIR CIVIL »
Un autre tireur confirma, les personnes autour de moi ne bougèrent pas mais se préparèrent à couvrir les coureurs qui hurlaient vers nous suivit par des silhouettes, je zoomais avec mes binoculaires en grognant avant de crier.
- « COUVRIR CIVIL, VITE ! »
Le second tireur confirma et les meilleurs tireurs du groupe se positionnèrent pendant que les autres se mirent en place pour les réceptionner tout en assistant à ce qui arrivait du côté de Aikin à quelques mètres de là.
Les minutes parurent des heures tandis que l’assaut cessait, nous passâmes alors tous devant les médecins droïde même moi qui n’avais pas tiré. Mais plus observé qu’autres choses pour le moment avant d’aller vers Aikin en lui donnant une baie du soleil que j’avais dans ma bourse de taille.
- « Pour oublier douleur »
Certains tournèrent la tête vers la capitale, je fis pareil tandis que Aikin le faisait aussi, elle soupira tandis que je me frottais les yeux à cause de la poussière et des cendres qui flottaient dans l’air et j’allais m’asseoir et observant en mangeant une baie du soleil pour ma tête.*
- J’avais embarqué à bord du croiseur où j’étais attendu par mes futurs officiers de mission, j’étais impatient mais aussi stressé depuis mon retour, je m’étais surtout entraîné après ma réadaptation physique et mentale.
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Post n°7
Auteur : Oneight (CT-1989)À l'intérieur des canonnières, les soldats apprenaient qu'ils seraient les premières troupes déployées après un bombardement au Napalm sur la jungle, ce genre d'opérations étaient très dangereuses et Oneight se demandait comment ils se débrouilleraient pour ne pas blesser ou tuer des civils : Peut-être que les gradés avaient trouvés un moyen de seulement toucher la jungle? Le Napalm était beaucoup moins destructeur s'il n'était pas largué avec du phosphore blanc pour amplifier ses effets et l'enflammer.
Même si le clone restait sceptique, il ne s'inquiétait presque pas, la République n'oserait jamais tuer des civils ainsi, mais le sol quant à lui serait endommagé pendant encore plusieurs années.
La canonnière s'approchait du sol et grâce à des trous dans les portières les Républicains pouvaient voir le sol de la jungle brûler et les nombreux arbres étendus sur le sol, si la bombe incendiaire n'était pas aussi destructrice ses effets auraient pu sembler beaux ou satisfaisants à regarder. La température ambiante augmentait au fur et à mesure que l'engin se rapprochait du sol, en tendant l'oreille on pouvait entendre des cris semblables à ceux d'humains, ces deniers provenaient sûrement de prédateurs.
Le véhicule transportant les troopers s'arrêta plus brusquement que d'habitude, les voyants rouges de la cabine principale du LAAT virèrent au vert et les portes s'ouvrirent afin de laisser les renforts se déverser sur les terres désormais brûlées qui entouraient Iziz, la capitale d'Ondéron. CT-1989 bondit du véhicule équipé de son nouveau DC-15A, une arme qu'il voulait utiliser depuis son entraînement, et de son DC-15S déjà utilisé durant plusieurs combats.
Les sapeurs s'étaient déjà mis au travail et des tranchées se formaient tout autour des RT-TT verts déjà déployés et ancrés dans le sol, dans les trous des mitrailleuses lourdes et de l'artillerie légère étaient préparées. Les canons des hexapodes, moins précis, seraient aussi utiles contre les créatures les plus massives, les barricades étaient montées avec ce qu'il restait des arbres de la jungle. Oneight, Okkyn, Blackout et le reste de la ZAD Alpha allaient encaisser le plus gros de l'assaut, le clone se jeta dans la tranchée la plus proche de sa position initiale et attendit les ordres, ces deniers ne mirent pas longtemps à arriver, le sergent artilleur Corbier demanda une couverture à 180° et la vigie signala un mouvement au Nord. Allongés ou agenouillés dans leurs trous de terre les soldats regardaient dans leur viseur, tous en position de tir, les mains et les armes de certains tremblaient, ce qui témoignait de leur stress, la bataille d'Iziz serait la première pour les plus jeunes soldats...
-Ne tirez pas!! ce sont des civils!
- « CIVIL, PAS TIR CIVIL »
Les yeux rivés dans leurs macro-binoculaires Corbier et Okkyn avertirent la ZAD de l'arrivée de civils et non pas de Cannok ou de Boma. En effet, des centaines voire plusieurs centaines de civils, sûrement des habitants de la ville, couraient en direction des Républicains avec les monstres juste derrière eux. Les plus chanceux ou les plus rapides atteignirent les fortifications et de braves pacificateurs à qui on proposa de se mettre à l'abri dans la forteresse préférèrent s'entasser aux côtés des troopers... Des cris retentirent, ils étaient cette fois-ci humains et ils rappelleraient de mauvais souvenirs à n'importe quel soldat ayant participé à la mission du centre d'affaires sur Coruscant, ils provenaient des retardataires qui se faisaient écraser ou dévorer par les animaux quadrupèdes, les corps déchiquetés étaient projetés derrière les bêtes pendant qu'elles continuaient d'avancer. Les seuls bruits que l'originaire de Kamino entendait étaient ces cris et le fracas des pas de la horde de créatures. Des sapeurs sortirent de leur tranchée mais le sous-officier leur ordonna rapidement de reprendre leurs positions, l'un d'entre eux parvint à sauver un enfant in-extremis avant de devoir se replier.
Les soldats Républicains firent feu à l'unisson et la plaine devant eux fut instantanément parcourue par des centaines de tirs de blasters bleus, la longue portée et la grande cadence de tir des fusils DC-15A et des carabines DC-15s était très utile dans cette situation. La majorité des civils étaient passés à travers les tranchés, mais beaucoup d'entre eux se trouvaient entre les fusils blasters, les Cannok et les Boma, les troopers furent obligés de bien viser et d'attendre entre chaque tirs. Le clone radioactif visait principalement les Boma s'approchant trop de lui ou ceux sur le point de s'attaquer à un humain, les Boma étaient moins rapides et moins dangereux. L'ex arc-trooper pressait périodiquement la gâchette de son fusil, chacun de ses tirs devait être assez précis pour blesser ou tuer l'animal mais laisser l'humain intact. Parfois, des humains sautaient par dessus les barricades et les fossés, épuisés et blessés, les sapeurs et les droïdes médicaux les attendaient à l'arrière mais aucun soldat ne s'arrêta pour les aider, la priorité était de tenir et de repousser la horde. Le bruit des batteries de tirs se mêla à celui des blasters, les artilleurs des RT-TT quant à eux ne tiraient pas, un tir mal placé pourrais tuer trop de réfugiés, de plus en plus d'ennemis tombaient et de plus en plus de civils parvenaient à traverser les fortifications Républicaines. L'irradié remarqua une créature différente, elle était presque noire et son dos semblait protégé par une sorte d'armure en forme de piques, cette dernière possédait quatre puissantes jambes et semblait mesurer plus de 4 mètres, une dizaine de troopers concentrèrent leur feu sur elle mais son "blindage" résistait aux tirs de blasters, ou en tout cas à ceux de petite puissance. La bête noire continuait son chemin en poussant les Cannok qui avaient l'air ridicules par rapport à elle, ne remarquant plus de civils des gradés donnèrent l'ordre de préparer les canons lourds pour s'en débarrasser, la plupart des autres animaux ne résistèrent pas au tir nourri des tirailleurs qui n'avaient plus à se soucier de tuer des alliés. Le Zakkeg n'était pas seul et était suivi par d'autres de ses semblables, certains d'entre eux furent blessés par l'artillerie lourde, ils se séparèrent et attaquèrent les soldats en première ligne, les canons lourds furent à nouveau inutilisables et on sortit alors les armes de poings ou de mêlée. Un Cannok chanceux qui avait survécu se jeta sur Oneight, mais ce dernier le repoussa en lui assénant un coup de crosse rapide avec son DC-15A, le prédateur aux airs de chiens fut projeté au sol et assommé, il fut au final tué par deux tirs de DC-15S du rescapé.
Aux alentours la formation s'était rompue et grâce à un rapide coup d'oeil le clone remarqua que les mastodontes n'étaient pas très nombreux, ils finiraient par être térassés par les soldats qui étaient présents en bien plus grand nombre. Un groupe de gardes Républicains combattait un Zakkeg, un soldat en armure blanche fut projeté par un Zakkeg et atterrit quelques mètres derrière l'ex-membre de l'unité crabe-tambour qui l'aida à se relever, les deux hommes coururent en direction de la bête la plus proche, cette dernière résistait à tout un groupe de Républicains en les envoyant voltiger.
-Frappez ce truc à la tête! Cria Oneight, même sans connaissance de la faune locale il avait remarqué que la tête de l'animale était la partie de son corps la moins protégée.
A chaque fois que l'animal poussait des soldats d'autres revenaient avec leurs fusils, ces derniers se positionnaient devant sa gueule et lui assénaient des coups de crosses en même temps. CT-1989 les aidait aussi bien qu'il le pouvait en les immitant et en essayant de résister à la force de la bête en la repoussant. L'animal réussi à attraper un soldat mais pas à broyer son armure, le malheureux criait tandis que le haut de son corps était dans la gueule du monstre, les troopers restant frappèrent si fort la machoire de la créature qu'ils réussirent à l'ouvrir presque entièrement, l'humain crée en laboratoire attrapa le bras de celui qui allait se faire dévorer et le jeta en arrière pendant qu'un homme, chevronné ou inconscient, activait un détonateur thermique dans sa main.
-Bougez-vous! Cria t-il à ses camarades les plus proches.
Chacun le regardait avec peur et incompréhension, allait-il se suicider? Non, il lança la grenade au fond de ce qu'il restait de la mâchoire de l'animal, le détonateur explosa et l'homme fut repoussé. Le Zakkeg avait été éliminé et le quart de son corps en partant de la gueule avait disparu, il ne restait plus qu'un trou béant à travers lequel on pouvait apercevoir ses entrailles...
Contrairement aux autres groupes, celui du rescapé n'avait encaissé aucune perte. D'un point de vue tactique le début de l'opération était une réussite : Peu de soldats avaient péris et la majorité des civils étaient en sécurité.
Les survivants reprennent leur souffle, enlèvent leurs casques pour essuyer leurs visages et montre les corps de leurs camarades tombés au combat aux infirmières droïdes, même ceux en bon état furent inspectés. Les pilotes de TX-TT attendaient, perchés dans leur cabine. Mal grès le fait que ces engins étaient expérimentaux leur choix semblait évident. Un pilote de TR-TT était bien plus exposé à des animaux qu'un pilote de TX-TT, protégé sous un toit, les TX-TT étaient également bien plus grands puisqu'ils mesuraient 10 mètres et qu'un TR-TT en mesurait 3,45. Bref, ces engins seraient utiles pour la suite de l'assaut, surtout si ils attaquaient en premier suivis de l'infanterie.
Au loin, des cris rappelant ceux des Aiwha de Kamino retentissaient, comme pour rappeler aux réfugiés et aux braves Républicains que leurs soucis ne faisaient que commencer... -
Post n°8
Auteur : Blad Demeci"Conseiller Emrey""Conseiller Emrey"
"Bombardement au nord d'Iziz et au sud de Kira. Que les populations locales se calfeutrent."
Dans les anciens quartiers des Renégats de Hell, sur Dxun, Ramercia Demeci commençait à vociférer dans le micro de sa radio :
"Vous ne pouvez pas bombarder Iziz et Kira! Des gens vont mourir! Il y a sûrement encore des réfugiés là-bas! Vous allez détruire inutilement une grande part de la planète! Vous ne pouvez pas faire ça! ARRÊTEZ!"_____________________________________
Un peu plus tôt...
Au Nord d'Iziz, dans la jungle, plusieurs personnes sont regroupées dans un Avant-Poste de la Hunter-Gen, perché assez haut dans les arbres. Certains sont blessés, d'autres seulement traumatisés, tout le monde pense quand même avoir trouvé un semblant de sécurité ici. Même des survivants de la milice Ondéronnienne sont présents, et prennent soin, tant bien que mal, des personnes cloîtrées dans cette cachette miraculeusement préservée. Cela fait plusieurs heures que les forces de la capitale ne répondent plus aux SOS, les radios ont donc été coupées afin d'en préserver les dernières ressources énergétiques. Ces survivants n'ont donc plus qu'une seule chose à faire : attendre que la tempête sanglante s'arrête.
Au milieu de ces dizaines de pauvres gens apeurés, se trouvent un père et sa fille, Lee et Clem. Tous deux vivaient dans l'enceinte rassurante d'Iziz il y a peu, avant que ce cauchemar ne détruise leurs vies. Au moment des premières attaques, Lee donnait un cours d'Histoire au collège de la cité. De ses propres yeux, il a vu un Boma traverser la fenêtre de sa classe, dans un fracas épouvantable, puis déchiqueter ses élèves inoffensifs un par un de ses crocs acérés. Lee, lui, n'a pu que prendre les jambes à son cou, et suggérer aux survivants de faire la même chose.
Alors, il a couru, couru sans cesse jusqu'à chez lui, où son vieux fusil dormait sous son matelas moelleux. Dans l'adrénaline de la situation, il n'a même pas fait attention à ce qu'il se passait tout autour : la faune envahissait les moindres recoins de la capitale. Lee effectuait le sprint de sa vie, puis il arriva enfin devant sa petite maison, autrefois idéale. Mais là, l'horreur se présenta à nouveau : sa femme se faisait dévorer les entrailles par une petite meute de Maalraas. Elle hurlait de douleur, jusqu'à ce que l'une des bêtes vienne l'égorger de sa mâchoire puissante, mettant un terme à ses lamentations effroyables.
L'homme au teint halé tomba à genou, impuissant face à ce crime. Les larmes secouèrent son corps, il se résigna à fermer les yeux, en attendant presque silencieusement son tour. Puis, des tirs se firent entendre, les salves reconnaissables de son propre fusil. Lee rouvrit donc les yeux et surprit sa fille, d'une dizaine d'années, en train de ravager les rangs des assassins de sa mère, à coups de blaster. Sous la surprise, les derniers monstres sauvages s'enfuirent, sans doute pour mieux préparer leur prochaine attaque. Ils abandonnèrent même le cadavre de l'âme sœur de Lee, sur le bitume, dans une mare de sang répugnante.
La fille du pauvre professeur s'appelait Clem. Elle aussi avait dû rentrer à la maison après le début des attaques... Son père se redressa enfin, et accouru pour la serrer dans ses bras. Il avait déjà perdu un être cher, à l'instant, son enfant était par conséquent tout ce qui lui restait dans cet univers. Bien vite, ce duo attachant parti du quartier, après avoir récupéré quelques vivres et munitions à la maison notamment. Sur le chemin, nos deux malheureux croisèrent finalement des miliciens, qui leur expliquèrent où trouver un refuge en-dehors des murs d'Iziz, en attendant que tout ce chaos s'arrête. Le professeur d'Histoire imaginait plutôt se cacher dans un bâtiment sécurisé, comme le Palais Royal, mais même ces endroits, pourtant bien protégés, étaient maintenant compromis, apparemment.
La Hunter-Gen n'était étonnamment pas à la hauteur, face aux monstres enragés. Lee décida sagement de suivre les indications qu'on lui avait donné. Clem et lui se retrouvèrent alors à l'Avant-Poste, après une bonne demi-heure de fuite dans les rues infestées de bêtes sanguinaires. Ils étaient bien entendu heureux de trouver un endroit paisible, où ils allaient pouvoir se reposer loin des dangers. Pourtant, plusieurs heures plus tard, le cauchemar allait reprendre de plus belle.
Alors que Clem restait muette, traumatisée, la tête posée sur l'épaule rassurante de son père, un agent de la Hunter-Gen survint devant eux, tout en sueur sous son casque. Malgré sa panique claire et l'urgence potentielle de la situation, il n'arriva pas à parler de suite, comme terrassé par quelque chose d'imprononçable. L'homme plongea son visage dans ses mains, retirant son casque devenu étouffant, et déclara simplement être désolé, terriblement désolé. Lee écarquilla les yeux et demanda prestement :
"Quoi? Que se passe-t-il?
- La... La République... Elle va nous bombarder..."
La mauvaise nouvelle était lâchée. Les gens tout autour du duo familial se mirent à crier d'horreur, les cœurs pleins d'incompréhension. Pourquoi la République ferait une chose pareille? Pensait-elle vraiment qu'il s'agissait là d'une solution digne pour sauver le Système Japrael? Apparemment oui, quelle folie... Lee porta alors sa fille unique dans ses bras, se levant en direction des ascenseurs. Il devait rejoindre la terre ferme. Il fallait absolument qu'il regagne la ville au plus vite, sous peine de finir carbonisé avec le reste de la jungle.
Éreinté par les épreuves précédentes, le brave homme au teint nourrit par le soleil pressait tout de même le pas, à travers les fourrées menaçantes de la forêt. A tout instant, un monstre pouvait d'ailleurs surgir et le dévorer, lui et son enfant. Mais quel autre choix avait-il, de toutes façons? En jetant un œil en arrière, le professeur constata que bon nombre de survivants avaient décidé de l'imiter. Ils ne voulaient qu'une seule chose, eux aussi : sauver leurs familles.
Alors que les tranchées Républicaines commençaient à être visibles à l'horizon, Lee posa Clem, dans l'optique qu'elle puisse courir à ses côtés. Ils n'étaient plus très loin, désormais. Mais le Conseiller Emrey n'avait pas prit la peine de s'informer si, oui ou non, des citoyens se trouvaient encore dans la zone cible des bombardements. Le temps laissé aux survivants par l'officier était également bien trop court, impossible de s'en sortir. Lee tirait le bras de sa fille un peu trop fort. Elle, qui ne pouvait en effet pas suivre, de ses petites jambes, la cadence effrénée qu'il lui imposait.
Un sifflement se fit entendre, en provenance des cieux. Le vaillant professeur d'Histoire s'arrêta alors, les larmes coulant sur chaque côté de son visage. Il avait échoué. L'homme se recroquevilla sur son enfant, la chaire de sa chaire, comme pour le protéger du mal qui allait s'emparer des lieux d'un instant à l'autre. Il lui murmura plein de bonnes choses dans l'oreille, sur le ton émouvant du père qui regrettait ses erreurs. Clem ne comprenait pas vraiment encore, puis elle regarda par-dessus l'épaule de son géniteur. Là-haut, Les flammes envahissaient son regard, lui laissant à peine le temps d'aspirer une dernière bouffée d'air respirable, sous la surprise... Et la peur de mourir.
Plusieurs soldats avaient sans doute vu la scène, depuis leur position de guerre. La vision d'une famille décimée par leurs propres armes risquait de les secouer quelque peu... D'autant plus que les clones conditionnés, moins sensibles à la considération de ces dommages collatéraux, n'étaient plus très nombreux dans les rangs Républicains en ces heures. Les flammes finirent rapidement d'engloutir les derniers survivants de la jungle, étouffant leurs cris de désespoir, les transformant en êtres calcinés, sans vie. La violence que venait d'infliger le Conseiller Emrey au peuple ne valait pas mieux que celle des bêtes sauvages affamées. Cet homme n'avait donc aucune âme? Avait-il seulement imaginé qu'une telle erreur puisse être commise?
A l'horizon, au-dessus des flammes conquérantes, des points noirs se dessinaient, grossissaient au fil des secondes. Les soldats Républicains pouvaient voir, dans leurs jumelles notamment, des nuées de Drexl s'approcher dangereusement. Sur leurs dos, des individus en tenues noires se dressaient, encapuchonnés, des sabres laser rouges dans les mains. Si une dizaine de cavaliers semblaient présents, derrière eux ; des centaines de monstres ailés les suivaient. Cette bataille ne faisait donc que commencer.
A l'intérieur de la ville, les meutes en présence semblaient se regrouper autour du Palais Royal. Au sommet de ce dernier, la Reine Amanoa se tenait droite, les mains ensanglantées levées vers le ciel, les yeux révulsés. Elle prononçait des incantations incompréhensibles, d'une voix profonde, hors du temps, qui n'était clairement pas la sienne. Des nuages noirs s’amassaient au-dessus d'elle, chargés de foudre et de pluie. Les créatures pénétrèrent à leur tour dans le grand bâtiment majestueux, sans se précipiter, suivant calmement une sorte de protocole étrange. Enfin, les nuages recouvrirent toute la cité, avant de fondre sur elle. Iziz était désormais envahie par la brume. Les rues subissaient un épais voile chargé d'humidité, régulièrement déchiré par des éclairs d'une violence inouïe. De l'extérieur, le spectacle devait être impressionnant, tant ce changement de météo avait été prompt.
Les tranchées Républicaines étaient, quant à elles, assaillies par les innombrables Drexls. La brume de la ville commençait d'ailleurs à s'étaler au-delà des murailles, annonçant l'approche menaçante des intempéries dans le dos des militaires. L'oppression qu'ils subissaient étaient incroyable, cette fois-ci les bombes et les canons n'allaient pas suffire à régler le problème...
Un adepte obscur sauta brusquement de sa monture, afin d'atterrir non loin d'Aikin. L'être noir avait sans doute perçu les pouvoirs spéciaux de la Miraluka. L'armure singulière de cette dernière la trahissait également. Le sbire d'Alexeï Toskrew esquiva les tirs orientés vers lui, renvoyant certains d'entre eux de son sabre rougeoyant un peu au hasard. Tout ce qu'il voulait, là tout de suite, c'était se lancer dans un combat face à cet être doué dans la Force. Aikin allait donc avoir un adversaire réellement à sa taille, cette fois-ci. Le genre d'ennemi obsédé par ses rêves de grandeur, déterminé à dominer la Force et la galaxie d'une main de fer.
[HRP : les meutes C, D et E se sont regroupées avec de nombreuses autres créatures au Palais Royal. Les nuées de Drexl (chevauchées par la dizaine de Sith) chargent le front Nord depuis les cieux, mais certaines bêtes attaquent aussi par l'Est et l'Ouest. Derrière les lignes de l'armée de la République, depuis Iziz, la brume d'Amanoa gagne du terrain, et ne va pas tarder à foudroyer celles et ceux qui se retrouvent à l'intérieur.] -
Post n°9
Auteur : AikinDans un court moment d’accalmie, je reconnais Okkyn, qui s’approche de moi. Le petit être me tend un petit objet. Un fruit ? Il m’invite à le manger, m’indique que cela me fera oublier la douleur. Drogue, ou vrai remède ? Est-ce que je peux me permettre de le manger, maintenant ? Je suppose qu’il n’en aurait pas sur lui, si ça pouvait lui diminuer ses capacités. Et ma poitrine est suffisamment douloureuse pour justifier leur utilisation. Je retire temporairement mon casque, et commence à manger.
Cependant, les cris se font encore entendre. Pire : j’ai l’impression qu’ils s’intensifient. Autour de moi, des murmures, des paroles, mais je sens qu’ils ne présagent rien de bon. Les porteurs de message sont paniqués, inquiets. Ils ont une information que je ne possède pas encore. Encore des ennemis ? Pire ? Ou bien de nouveaux ordres ?
J’approche un groupe de soldats de terre qui vérifient leurs armes, et demande, faisant fi des protocoles :
— Que se passe-t-il ? Un imprévu ?
Croyant parler à une camarade d’unité, l’un d’eux répond, sarcastique.
— Sors la tête du trou dans lequel tu l’as mise, et regarde autour de toi, tu pourras pas le manquer !
Un de ses acolytes regarde dans ma direction, et lui fait un coup de coude appuyé, pour qu’il se rende compte de sa bourde. L’autre se retourne, et son air moqueur se transforme en un sourire crispé en voyant le bandage qui couvre mes yeux.
— La météo se détériore à vue d’oeil, et une brume semble gagner la capitale, madame ! De plus, une nuée de Drexl semble se diriger vers notre position !
D’un geste discret, j’acquiesce, et il se relâche un peu, reprend la vérification de son arme. Un autre soldat proche, avec des jumelles, hurle à son tour.
— Les premiers Drexl sont montés ! Les cavaliers ont… des sabres lasers ! Rouges ! Une dizaine !
La nouvelle me frappe comme une massue. Des Sith ?! Ici ? Comment ? Pourquoi ? Ca serait eux, la cause de cette invasion de bêtes sauvages ? Ils auraient foutu tout l’écosystème en l’air pour leurs sombres plans ?
Pas le temps d’y réfléchir, les ordres fusent. Reprendre la formation, se préparer à leur attaque. Mais des vagues s’approchent de nous. Une fumée, épaisse, gagne nos tranchées. Elle arrive autour de nous, entrave même ma vision. Je n’imagine pas à quel point elle pourrait handicaper ceux qui utilisent leurs yeux et non la Force. Essayant de garder mon sang-froid, je remets mon casque, et essaye de rejoindre les bruits de combat qui viennent d’éclater non loin.
Un bruit m’interrompt, comme un objet venant de percuter le sol. Je le distingue à travers la fumée. Une forme humanoïde, encapuchonnée, armée d’un sabre rouge. Il dévie quelques tirs en s’approchant, et, bien vite, la brume est tellement épaisse que nous sommes quasiment isolés du reste du champ de bataille. Est-ce aussi le cas autre part ? Dans tous les cas, je vais devoir me défendre seule. J’ai l’impression de sentir de l’électricité, comme de la foudre ou des éclairs. Des intempéries, ou la manifestation de l’utilisation impie de la Force par le Sith ?
Je suis tiraillée. Tiraillée entre ma raison, qui me pousse à une posture défensive, à étudier la situation, et mon envie. J’ai un Sith, là, juste devant moi ! Un héraut de l’obscurité, un extrémiste meurtrier ? Imaginer combien d’atrocités il a pu commettre, rien que sur cette planète, fait bouillir mon sang. Combien d’innocents sont morts par sa faute, directement ou indirectement ? Il faut le mettre hors d’état de nuire. Non, je dois le mettre hors d’état de nuire.
Je bondis dans sa direction en criant, et il charge en réponse, acceptant l’invitation au duel avec un sourire. Les lames s’entrechoquent, restent en contact dans un sifflement funeste, puis se séparent. J’ouvre le bal par plusieurs coups vifs, variant les directions autant que possible. Il les pare sans difficulté, semble prendre plaisir à toute cette agressivité. Je me rends compte que cela ne sert à rien, et crée la distance avec une large frappe en arc de cercle devant moi. Dans un acrobatie, il l’évite, délaissant sa cape, un sourire carnassier aux lèvres, comme fier de la chorégraphie qu’il vient d’improviser.
Il fait un petit geste, comme m’invitant à continuer, mais je me suis calmée. Non, il ne sert à rien de s’acharner. Il est plus doué que moi à ce jeu, et il trouvera bien un moment pour me porter un coup fatal. Il faut que je fasse preuve de mesure et de prudence. Mon adversaire s’en rend compte, et est presque déçu. Il fait à nouveau son geste, mais je ne réponds pas. Toute mon attention est sur lui, il ne pourra pas me surprendre.
A ce moment, une pierre de taille moyenne surgit de la brume et frappe l’arrière de mon casque. Q...Quoi ? Il… Il a fait de la télékinésie sans que je m’en rende compte ! M***e ! La puissance du choc me fait tomber en avant, et la surprise m’empêche de placer mes bras devant moi pour amortir la chute. L’avant de mon casque embrasse la terre avec force, et mon sabre m’échappe. Comme par réflexe, je le ramène bien vite à ma main, mais l’autre n’a pas perdu de temps. Arme à la main, il fond vers mon crâne, prêt à percer ma cervelle de sa lame.
Les améliorations de mon armure me reviennent en tête, et j’active les propulseurs intégrés. Tant pis pour la finesse, mais j’arrive à me projeter sur le côté. Je m’en tire in extremis : le sabre ennemi frappe à la limite de ma nuque. La proximité avec la lame brûle néanmoins légèrement la peau à gauche de mon cou, et endommage définitivement la jonction combinaison-casque. Ce dernier se détache, révélant mon visage.
Je recrée la distance, et l’autre ne semble pas impatient de continuer. Il jubile, heureux de pouvoir jouer avec une proie capable de se défendre, bon gré mal gré. Je porte ma main à ma peau brûlée. C’est très léger, plus douloureux que grave, mais ça laissera une marque.
L’autre a attrapé mon casque au vol, l’étudie, puis me regarde d’un oeil morne, comme désapprouvant le port de l’armure.
Je réfléchis. Vu son niveau apparent, il pourrait en finir sans trop de difficultés, s’il le souhaitait. Alors quoi ? Qu’est-ce qu’il attend ? Que j’appelle des renforts ? Les communications semblent brouillées par la brume, et vu les bruits de combat non loin, ma voix ne porterait pas assez.
Je comprends enfin : il veut son duel à mort, à armes égales. Quelque chose dont il pourrait se vanter, une tête de plus à ajouter à sa collection. Et il considère que l’armure entrave mes mouvements, ne me permet pas de dévoiler mon plein potentiel. Si c’est le cas, comment en profiter ?
Si je ne l’enlève pas, il s’impatientra, et en finira au plus vite. A l’inverse, si je fais ce qu’il espère, il voudra s’amuser encore un peu avant d’en finir, possiblement. Il déborde d’orgueil et a pleinement confiance en ses capacités, certainement à raison. Peut-être veut il une victoire absolue, où je le supplierai de m’achever ? Je peux exploiter cette donnée.
Je me décide finalement, et commence à retirer les pièces de mon armure. De toute façon, c’est tout ou rien : elle ne me protègera pas vraiment d’un coup de sabre, donc autant lui épargner de plus amples dégradations. Sous le regard avide et excité du Sith, je l’enlève, pièce par pièce. Comme prévu, il n’attaque pas encore. A mi chemin, je me demande s’il est ainsi par la perspective du combat, ou car il espère pouvoir récupérer mon corps, encore vivant ou non, dans de sombres desseins. Je chasse cette pensée : dans les deux cas, la défaite n’est pas une option.
Je termine par mes gants, et les jette dans sa direction. Sans surprise, il les évite, et considère que les hostilités peuvent reprendre. Il prend l’initiative, et en quelques pas légers, arrive au corps-à-corps. Il met quelques coups rapides, mais me surprend par un coup de genou dans le ventre. Je le bloque trop tard, et il me coupe la respiration. Il se prépare à abattre son sabre, mais je me jette en avant et le percute avec violence. Il est désarçonné à son tour, et n’arrive pas à finir sa frappe.
Tous les deux au sol, j’ai la tête qui tourne. Il est vulnérable, mais pas assez longtemps. Je me relève, mais n’arrive pas à attaquer. Je ne vois pas clair, et si je me loupe, je suis morte. Je titube en arrière, et reprend mes esprits alors qu’il se relève. Il semble surpris au départ, énervé, puis heureux. Il ne s’y attendait pas, et semble content que le combat puisse continuer.
Nous repartons en duel. Parade basse, attaque latérale. Blocage ennemi, attaque haute. Défense agressive, je gagne du terrain. Il se laisse enfoncer sur le côté, pour me faire une poussée de Force. Je suis projetée sur quelques mètres, roule dans la poussière, m’érafle sur le sol. Il bondit pour suivre, et je le pare avec ma lame. Les deux sabres restent l’un contre l’autre, et il appuie de toute sa force et de tout son poids. Je ne vais pas tenir longtemps, mais je n’en ai pas besoin. Il est là où je voulais qu’il soit.
De la frontière avec la brume, deux traits traversent l’air et viennent se ficher sur l’humain au dessus de moi. L’un transperce le biceps qui porte le sabre, et allège mon fardeau. Le second le touche dans le dos, vers un de ses reins. Cela le déconcentre, suffisamment longtemps pour que je le repousse avec un coup de pied dans les parties sensibles. Il recule en hurlant, et je me relève sans trop de difficultés.
Paniqué, il regarde dans ma direction. Je m’approche, sérieuse, comme prête à en finir. Se rendant compte que la situation lui échappe, il tend la main. Cette fois, je ne lui laisserai pas faire. Les traits et les lignes, que j’avais ignorées jusqu’à présent, refont surface, recouvrent tout son corps, particulièrement sa main. Je me concentre, visualise un point, une vulnérabilité, une ouverture. Je laisse la Force déferler dans la fissure, et le résultat ne se fait pas attendre. Un violent mal de crâne me prend, et des frissons me parcourent suite à l’effort. Des gouttes de sang commencent à perler depuis mon nez, touchent mes lèvres, et je goûte la saveur âcre de mon propre fluide vital. De l’autre côté, la main de l’autre a éclaté, comme si elle avait explosé de l’intérieur, et il n’en reste qu’un moignon sanglant. Son sabre a échappé de peu à la destruction, et s’est fait projeter au loin. Il hurle, et tombe au sol, vaincu.
Reprenant mes esprits, je m’approche encore. Le vrombissement de lame accompagne mes pas, comme frémissant à l’idée de goûter au sang du Sith. L’autre se roule au sol, entre douleur et pleurs. Je pose mon pied sur son épaule, le bloque en place, et prépare ma frappe. Un coup vertical, pour lui transpercer la poitrine.
— Oui ! Tue-le ! Fais-le !
Une voix. Je suis sûre de l’avoir déjà entendue, mais où ? Ses instructions me font douter. Qui voudrait m’inciter à ça ? C’est lui ? C’est le Sith ? Il veut me faire basculer du côté Obscur ? Non, non, si c’est ça, je ne dois pas l’écouter, non, jamais. Mon adversaire est vaincu, il ne pourra plus rien faire, pas besoin de l’achever.
Sentant cette once de pitié (de vulnérabilité ?), le Sith ne manque pas l’occasion, et appelle son sabre de sa main valide. Comme une grande toile d’araignée autour de moi, les lignes me permettent de percevoir sa tentative. Il attrape son sabre, mais je me précipite pour maîtriser son bras. Il lance sa frappe pour me décapiter, mais mon entraînement à la Garde prend le dessus. Je bloque l’épaule, fait plier le coude, et dévie son avant-bras. Je me penche sur le côté pour éviter la lame in extremis, et cette dernière continue sa route, jusqu’à sa tête. Le sabre transperce son oeil gauche, et son rictus se fige. Son sabre s’éteint. Il est mort. Et voilà là, au dessus de lui, “triomphante”.
En réalité, tout est… vide… Je n’arrive pas à me rendre compte que le combat est terminé, je me dis que c’est une ruse, qu’il a encore un tour dans sa manche. Mais, non, c’est fini. Je devrais être heureuse, satisfaite d’avoir tué un Sith, mon premier Sith ! Mais, non, je me noie dans une tempête d’émotions, entre confusion et hargne, entre peur et inquiétude.
L’adrénaline redescend, et mes muscles chancellent. Je roule sur le côté, m’allonge sur le dos à côté de lui. Pourquoi je n’arrive pas à être contente d’avoir débarrassé la Galaxie d’une de ces vermines ? J’ai… j’ai fait la bonne chose, non ? C’est l’acte de prendre une vie, alors ? Non, je l’avais déjà fait… Alors quoi ?
Une voix m’avait parlé. Je me souviens, maintenant. Je l’avais déjà entendue sur Coruscant, pendant l’attaque terroriste. D’où vient-elle ? C’était déjà elle, derrière la mort du Wookiee. Et, finalement, elle a eu ce qu’elle voulait. Quelque chose a essayé de m’influencer, ou je deviens folle ? Si seulement je pouvais poser la question à un autre sensitif expérimenté…
Finalement, les sanglots arrivent. Je n’en connais pas la raison, mais je n’arrive pas plus à les contrôler. Prise par un coup de fatigue, j’arrive tout de même à me relever, et regarde autour de moi. La brume est toujours là, menaçante. Elle nous a laissé un espace pour le duel, mais j’ai l’impression qu’elle veut fermer l’arène, maintenant qu’un vainqueur a été décidé. Je me dépêche de fouiller le Sith pour voir s’il possède des choses importantes. Je ramasse aussi son sabre. Le design est étonnamment proche du mien, quoique plus sauvage, moins soigné. Je me demande quelle a bien pu être son histoire, avant de connaître sa fin ici. Je récupère aussi les avants bras de mon armure, équipé des grappins. Ces derniers vont m’être bien utiles si je dois finir contre d’autres humanoïdes. Je récupère également mes bottes de garde, seul élément de mon armure avec les propulseurs encore intacts. Ce n’est pas grand chose, mais ça peut aider si je veux sauter quelque part. Je cherche le reste de mon armure, mais elle semble avoir déjà été engloutie par la brume. Mince.
Préférant ne pas m’y risquer, je décide finalement de traverser le brouillard pour rejoindre les bruits de combat. Peut-être ont-ils besoin d’aide, même si je suis déjà en bien mauvais état.
HRP : Quand je fouille le Sith : à Blad de me dire si je trouve quelque chose d'intéressant sur lui, ou non. Ca sera du bonus, je pense -
Post n°10
Auteur : OkkynLe temps de l’accalmie semblait se finir, je pensais pouvoir souffler mais en fait non, des bestioles volante semble avoir des cavaliers, j’avoue avoir peur sur le moment ne comprend pas comment les atteindre sur l’instant et je m’abrite le temps de réfléchir.
Je file en courant vers nos véhicules ou certains tireurs sont planqués et cherche dans le fatras de débris un sac que je trouve un peu abimé mais utilisable pour ce que je dois faire, je le prends avec moi et cours vers les tranchés avec mon blasters dégainé.
Plusieurs fois, je tire en l’air vers les créatures volantes pour les atteindre ou du moins attiré leur attention sur moi pour permettre au tireur de faire leur travail sans risquer une attaque sur eux et ceux qu’ils protègent.
Aikin semble avoir fort à faire mais j’ai pas mal non plus sachant qu’une des bestioles plane en piqué vers moi, je rengaine mon blaster et cours aussi vite que je peux avant de me mettre à plat ventre et le sentir passer au-dessus de moi en hurlant.
Me redressant j’empoigne ma vibro-lame pendant que la créature revient vers moi et me fait face, il tente un assaut mais je roule me retrouvant au-dessous de lui, je retourne ma lame pour la planter dans son abdomen en courant vers l’arrière de son corps pour le faire s’effondrer.
Je continu mes assauts alors que soudainement alors que je suis appuyé sur mon arme, je me sens un instant soulevé et propulsé pour percuter une caisse, je ne lache pas mon arme mais je grogne et hurle avant l’impact
« aaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa »
un sbaf plus tard, je me réveille grogi mais essaye de reprendre mes esprits en prenait une baie du soleil avec son effet progressif me permettant de me redresser en m’appuyant sur ma vibro-lame en essayant de reprendre mon souffle.
Une fois debout même chancelant, je repars a l'assaut d'éventuel assaillant qui passe devant moi tout en essayant de reprendre mes esprits entièrement. -
Post n°11
Auteur : Oneight (CT-1989)Au loin, un groupe de Drexl fonçait tout droit sur le front Nord, celui où Oneight se situait. Les soldats présents ici attendaient les informations de leurs compagnons équipés de macrobinoculaires et étaient prêts à repousser une nouvelle attaque. Le Républicain équipé de macrobinoculaires recula brusquement, comme si il avait vu quelque chose d'effrayant, après avoir dit plusieurs jurons à voix basse, il prit la parole :
-Les Drexl sont chevauchés par ce qui à l'air d'être des Siths ou des personnes équipées de sabre-lasers rouges! Je... Je dirais qu'ils sont une dizaine, peut-être plus, une sorte de fumée noire avance derrière eux et se dirige vers nous. Dit l'homme, en essayant de ne pas être trop dramatique et de ne pas démoraliser les troupes autour de lui.
La nouvelle se répandit très rapidement, bientôt toutes les forces Républicaines seraient au courant. L'annonce avait laissée place au silence puis aux interrogations des troopers qui ne comprenaient pas ce qui se passait. Certains mirent la tête entre leurs bras ou soupirèrent alors que d'autres, bien plus naïfs, semblaient excités par le combat.
-Comment c'est possible, c'est eux qui contrôlent les animaux depuis le début? Demanda l'un d'entre eux, sans vraiment attendre de réponses.
-On est plus nombreux, ils ont aucune chance contre nous! S'écria un jeune, sûrement pour se rassurer.
Et merde, comme si affronter la faune était pas déjà assez... Pourquoi on a toujours les pires missions? Pensa Oneight, qui préférait garder son avis pour lui, contrairement aux autres.
-Autre mauvaise nouvelle, la fumée va nous atteindre avant eux, préparez-vous!
Un gradé donna l'ordre de concentrer toute leur puissance de tir sur les Drexl et leurs cavaliers, les sapeurs préparèrent l'artillerie lourde E-web et les véhicules pointèrent leurs canons vers le ciel. Des caisses et d'autres objets pouvant servir de couverture aux soldats avaient été ajoutées devant les tranchées, chacun tirait à l'aveuglette en espèrant toucher quelqu'un ou quelque chose dans l'épaisse brume. CT-1989 pouvait toujours voir les soldats les plus proches de lui et les véhicules comme les TX-TT, qui faisaient 9 mètres de haut, un artilleur d'E-web aperçu la silhouette d'une créature et parvint à la descendre, cette dernière alla s'écraser sur un TX-TT et le fit basculer sur le côté. Les deux soldats qui servaient d'équipage au véhicule avaient réussis à finir la bête avant la destruction de leur TX-TT grâce à leurs lance-grenades protoniques. Le barrage de tirs des Républicains s'interrompit, les Siths et leurs créatures étaient soit morts soit quelque part dans la pénombre. Un bruit se fit entendre, pas très loin du clone amnésique, c'était le sabre-laser d'un Sith qui venait d'être activé, les soldats regardaient tout autour d'eux, à la recherche de l'utilisateur du côté obscur, quelques secondes plus tard, un autre bruit se fit entendre, c'était celui de l'armure d'un soldat qui avait été transpercée par la lame. Certains troopers paniquaient tandis que d'autres cherchaient la lueur du sabre-laser rouge qui avait sûrement été éteint, un corps en armure roula et parcourru une partie de la tranchée avant d'arrêter son parcours devant le clone équipé de jumelles, il fixa l'armure du soldat quelques secondes, la partie protégeant le torse était parcourue de deux traces de sabre-lasers qui formaient un X dans la chair du trooper. Sa dépouille était arrivée jusqu'ici grâce à une poussée de force.
Le message du Sith était clair : Il était plus puissant que les Républicains, et il voulait jouer avec eux.
-Il y a un Sith dans notre tranchée, il utilise la brume pour se dissimuler, impossible de le voir quand son sabre est éteint, dispersez-vous et rapprochez-vous des véhicules si vous le pouvez! Si vous l'apercevez, ne vous approchez pas à portée de ses sabres, soyez imprévisibles! Cria le capitaine dans son comlink.
Suite aux ordres de leur capitaine, les soldats se dispersèrent dans toutes les directions, certains seuls et d'autres par groupes de deux ou de trois. Voyant que Blackout était déjà parti Oneight décida de rejoindre le Capitaine en armure jaune. Les deux clones se positionnèrent près d'une caisse, ils pouvaient encore voir certains de leurs camarades, les troopers attendaient, agenouillés, prêts à tirer quand une lueur rouge apparaitrait... CT-1989 réfléchissait, il aurait voulu partir avec son jetpack pour attaquer le Sith par surprise mais ce genre d'attaque serait du suicide à cause de la lumière émise par le jetpack. Grâce à la fumée leur adversaire était indétectable, sauf au moment où il ferait une victime, tenter de s'approcher de ses sabres-lasers serait de la folie et l'attaquer de loin lui permettrait de renvoyer les tirs de blaster ou les grenades.
Si on trouve pas de solutions vite, on va se faire trancher un par un Avant même que l'irradié finisse de penser un cri résonna, suivit d'une petite lumière rouge, un autre Républicain était tombé au combat sur Ondéron.
Les fantassins dirigèrent tous leurs tirs vers l'endroit d'où provenait le bruit, certains tirs furent parés et les autres n'atteignirent sûrement pas leur cible. Il fallait trouver une solution, et vite. Le meilleur moyen de tuer ou de blesser un Sith armé de la force et de deux sabres serait d'utiliser des armes à projectile, leurs balles étaient si rapides qu'elles étaient impossible à rediriger et presque impossible à bloquer, si l'utilisateur du côté obscur bloquait la balle, elle se coupait en deux et était alors encore plus dangereuse pour lui. Le seul moyen pour le Sith d'arrêter la balle était de la bloquer avec la force, les Républicains auraient donc besoin d'un fusil à pompe, une arme qui tirait plusieurs petits projectiles à la fois, ou d'une arme à projectile très rapide, des lances-flammes seraient aussi utiles. Le mode paralysant des blasters pourrait aussi être utile car plus difficile à bloquer qu'un tir de blaster.
-Capitaine? Nos blasters sont inutiles, sauf en très grand nombre, si ne nous sommes pas tous regroupés au même endroit, impossible de tuer le Sith. Je pense que nous devrions essayer de trouver des armes à projectile, je crois que des sapeurs l'arrière sont venus avec des fusils à pompe PCA. Des lances-flammes seraient aussi utiles.
Le clone en armure jaune acquiesça et approcha son bras de son casque pour parler dans son comlink :
-Sapeurs? Nous avons besoin de votre aide ou de vos armes à projectiles sur le front-nord, tout ce qu'un sabre-laser ne peux pas bloquer nous serais utile. Le gradé communiqua les coordonnées de son groupe et se releva, il apercevait une zone où la brume s'était dégagée, il fit signe à Oneight se s'en rapprocher.
Dans leurs Comlink, Oneight et son capitaine, Boomer entendaient les cris d'une escouade attaquées par leur ennemi invisible, même si leur message était pratiquement incompréhensible, le rescapé de Kamino comprit quelques mots comme "à l'aide" ou "il a coupé nos blasters", le reste du message était composé de cris horribles et de bruit de sabres transperçant des armures. Les deux clones se regardèrent et hochèrent la tête négativement en signe de dégout. Deux sapeurs sortirent du brouillard et tendirent des fusils à pompe aux deux camarades avant de repartir afin d'aider d'autres soldats. Le capitaine avait aussi reçu des macro-binoculaires permettant la vision nocturne, ce genre d'appareil était obligatoire sur des planètes comme Umbara, mais personne ne s'attendait à un tel brouillard sur Ondéron, Boomer serait donc l'une des seules personnes à pouvoir localiser le Sith.
-Soldats, repliez-vous sur ma position! Si tout s'est bien passé, un certain nombre d'entre nous doivent être équipés de fusil à pompes, on va lui donner une bonne leçon! Gueula Boomer dans son comlink qui affichait une petite lumière verte.
Le capitaine mit les yeux dans ses nouvelles macrobinoculaires, le Sith, encapuchonné, était à environ 80 mètres, il était effectivement équipé de deux sabres et il utilisait la force pour empaler ses victimes ou pour les rapprocher de ses lames. Il se battait contre un groupe de soldats essayant de se replier en découpant leurs blasters, en les poussant vers lui et en faisant des mouvements incompréhensibles avec son corps et ses sabres, quand il recevait trop de tirs il sautait dans les airs et retombait sur ses victimes. Les retardataires furent tous tués ou gravement blessés, l'adepte du côté obscur avait prit du retard et se mit donc à courir après les fuyards. Une trentaine de soldats se mirent en cercle autour de l'endroit où la brume n'était pas présente, attendant l'arrivée de leur ennemi mortel, ce dernier fit un saut et se positionna en plein milieu des soldats comme pour les défier, sa capuche laissait seulement apparaitre un grand sourire sur le bas de son visage, l'humain poussa tout les soldats autour de lui et sauta pour se dissimuler à nouveau, sauf que cette fois-ci il comptait bien attaquer ses adversaires alors qu'ils étaient regroupés.
Il trancha le torse de 3 soldats et les projeta vers les autres, un soldat désespéré toujours armé de son blaster tenta de s'approcher de la tête du Sith pour tirer à bout-pourtant, mais le Sith retourna sa lame et l'enfonça dans le ventre du Républicain, il retira son sabre lentement et laissa tomber le corps sans vie de l'homme en armure derrière lui. CT-1989 se releva et tira sur son adversaire pour détourner son attention même si son fusil à pompe n'était pas utile à une telle distance, le clone amnésique se mit à courir mais son adversaire utilisa la force pour l'attirer vers lui, Oneight glissait sur le sol, impuissant et essayait de s'accrocher à quelque chose.
-Non, non, non! Cria l'originaire de Kamino, alors qu'il s'approchait dangereusement de son ennemi.
Un soldat réagit et se jeta sur le dos du Sith, en se serrant fort contre lui, deux autres lui sautèrent dessus pour l'occuper. CT-1989 était à nouveau libre de ses mouvements, un soldat en armure phase II utilisa son fusil à pompe sur les mains de celui qui était sûrement un apprenti, ses deux sabres se désactivèrent et ils tombèrent au sol. Apparemment enragé, l'homme cria et réussit à se débattre des 3 humains qu'il avait sur le dos, grâce à ses pouvoirs il attrapa des pierres immenses et des caisses pour les envoyer violemment contre les armures des Républicains, un bon nombre d'entre eux tombèrent, assommés. L'ennemi de la République riait très fort, sûrement pour faire peur aux recrues Républicaines dont les fusils tremblaient, l'une d'entre elles, désemparée lança une grenade, qui fut instantanément repoussée vers sa lanceuse et qui explosa, tuant plusieurs troopers et en projetant d'autres.
-Rends-toi, tu es blessé et tu ne peux plus nous surprendre! Proposa un jeune.
Oneight dégaina son DC-15s et détruisit les deux sabres-laser à coups de blaster. Sur la trentaine de soldats venue affronter le Sith il en restait une quinzaine. Le lâche utilisait à nouveau le brouillard pour se dissimuler, le capitaine mit ses mains près de sa gorge, comme si il ne pouvait plus respirer, il lévita ensuite quelques mètres au dessus du sol.
-Trouvez le Sith! Il n'a plus d'arme, seulement ses tours de passe-passe. Dit le Lieutenant à ses camarades les plus proches.
L'irradié se retourna et vit que les renforts étaient arrivés, 4 soldats équipés de lance-flammes se tenaient face à lui, et un combattant à l'armure bleue se battait à main nue contre son adversaire, désormais au sol. Oneight attrapa son fusil et tira quatre coups sur les deux pieds du ce qui était, à ses yeux, un animal. Distrait, le Sith fut obligé de relâcher le Capitaine, ce dernier tomba au sol et reprit son souffle, aidé par deux de ses compagnons. L'utilisateur du côté obscur repoussa le cadet qui l'affrontait et tenta de se relever, en vain, il était trop faible et ne pouvait plus se relever. Avant d'abandonner, il fit exploser un lance-flamme dans les bras de son porteur, créant ainsi une grande explosion. Les trois utilisateurs de lances-flammes restant activèrent leurs armes et brûlèrent le corps du Sith qui mourrait à petit feu, avant que le capitaine, enragé, vide son chargeur de DC-15A sur le corps de ce qui lui semblait être un magicien pour s'assurer qu'il était bien mort. S'en était finit, du moins pour l'instant...
Oneight se laissa tomber sur ses genoux, choqué. D'autres se mirent à pleurer, les yeux rivés sur le corps en feu à leurs pieds. La violence de l'affrontement avait été difficile pour tout le monde, mais surtout pour les recrues qui se battaient pour la première fois à Iziz, contre des bêtes horribles et qui devaient voir plusieurs dizaines de leurs frères d'armes mourir devant eux. Boomer ordonna de ramener les corps de ces soldats à l'arrière, le groupe de survivants se sépara, certains rapatrieraient les corps et d'autres se dirigeraient vers les bruits d'affrontements les plus proches, le rescapé faisait partie du deuxième groupe. Boomer salua Oneight, qui le salua en retour, les deux prirent des directions opposées, mais avant de partir le capitaine tira un dernier coup de blaster sur le Sith qui avait massacré ses soldats, en plein milieu de ses deux yeux... -
Post n°12
Auteur : Blad DemeciAlors que la brume s'épaississait, le flux de monstres, lui, était devenu quasi-nul. Les Sith avaient fait diversion avec leur attaque aérienne, à dos de Drexls, deux d'entre eux s'étaient même jetés directement dans la mêlée. Pendant que les forces Républicaines s'évertuaient à se débarrasser de ces quelques ennemis tenaces, quelque chose d'autre se préparait, de bien plus compliqué à combattre. Dans l'enceinte d'Iziz, la tempête avait déjà commencé depuis plusieurs minutes maintenant.
Sur le toit majestueux de son palais, la Reine Amanoa était toujours là, les yeux révulsés, les bras en direction des cieux, désormais déchaînés. A la brume s'étaient ajoutés éclairs, grêle, et bourrasques violentes. Les Mandaloriens lâchés en ville plusieurs heures auparavant n'avaient plus aucun moyen de progresser dans leur mission, rendus aveugles et vulnérables par cette sorcellerie impressionnante. Les guerriers qui avaient répondu à l'appel de Blad Demeci se trouvaient donc piégés, condamnés à écouter les cris d'agonie de celles et ceux qu'ils étaient sensés sauver. La plupart s'étaient alors barricadés, à l'intérieur des solides bâtiments encore debout... Que pouvaient-ils faire d'autre, de toutes façons, face à tant de chaos?
Certains avaient donné leur vie ici, mais il était encore trop tôt pour les énumérer. De leurs abris, les Mando'ade avaient écouté la République débouler sur Ondéron, à coups de flammes mortelles. Puis, les mots de Ramercia Demeci parvinrent par bribes jusqu'à leurs radios embarquées. La Buir'alor décrivit le désastre à ses frères, de sa voix éternellement douce. Ainsi, chacun su que la cause Mandalorienne venait d'être bafouée par les soldats Républicains. Ces derniers n'avaient absolument pas pris en compte tout ce qu'avaient entrepris les guerriers en beskar'gam jusque là. La République s'était contentée d'envoyer les bombes ravager le système luxuriant de Japrael, ignorant d'office les vies fragiles qu'il fallait néanmoins préserver.
Ce jour terrible marquait la rupture totale entre la culture Mandalorienne et les grandes institutions gouvernementales. Les fils de Manda'yaim prenaient conscience que leurs actes, même héroïques, n'avaient plus aucune valeur aux yeux des autres peuples. Le projet de Mand'alor Darasuum prenait alors tout son sens. L'Ultimatum n'était pas seulement une grande réunification des clans, il était un moyen clair et incisif de redonner de l'importance aux Mando'ade à travers l'univers.
Autour d'Iziz, le silence était soudainement revenu. Les Sith et leurs fidèles montures avaient disparu des radars. En réalité, ils s'étaient réunis, eux aussi, au palais royal. Sans doute allaient-ils préparer leur contre-attaque aux côtés de la reine possédée. Au cœur de l'orage, cachée dans la brume électrique, la secte d'Alexei Toskrew se ressourçait avant l'ultime confrontation. Alors que le temps semblait s'être arrêté dans les tranchées, une voix gutturale, presque irréelle, résonna dans la tête de chaque être vivant, présent à l'orée de la capitale comme en son sein :
"Des siècles durant, le mensonge a alimenté le pouvoir d'Amanoa. La République, les Jedi, tous se sont déjà opposés à moi... Et pourtant, me voilà à vous parler, à vous révéler la vérité que vos ancêtres ont refusé d'entendre. Je m'appelle Freedon Nadd, et je fus le Prince de ce royaume. Il est temps, pour moi, de rétablir l'histoire de ma vie..."
A l'époque de la guerre entre les Chevaucheurs et le royaume d'Amanoa, je m'aventurai dans le Système Japrael, afin d'offrir mon aide de seigneur de guerre à la reine. Bien sûr, mon objectif était d'acquérir un haut-rang, mais je n'ai jamais voulu m'emparer du trône par le meurtre de ses héritières... Le collier que j'offris à Raya, la fille aînée d'Amanoa, me permettait non pas de la manipuler, mais de communiquer facilement avec elle, par télépathie, de la même façon que je le fais actuellement dans chacun de vos esprits. C'est grâce à cet artefact que notre amour passionnel est né. Ce lien spécial entre nous, octroya bien vite à Raya des pouvoirs hors du commun, des capacités très proches des miennes il est vrai. Ensemble, nous avons purifié Japrael du mal qui le rongeait, nous avons remporté la guerre alors que personne d'autre n'en était capable.
Et que fût notre récompense après toutes ces batailles menées? La reine nous remercia à demi-mots, puis passa tout bonnement à autre chose. Elle me demanda même de chercher un moyen, par la Force, de lui offrir l'immortalité, maintenant que la guerre était achevée. Cette vieille femme était bien plus ambitieuse que moi, finalement... Raya ne supporta pas cette vanité, et c'est contre mon avis qu'elle tenta d'assassiner la reine pour prendre sa place. Certes, le Côté Obscur avait corrompu son esprit, mais Amanoa en était la première responsable, bien qu'elle refuse de le voir. Elle préféra d'ailleurs tout me mettre sur le dos, prétextant au monde entier que mon collier était la pierre angulaire de mon plan diabolique. Foutaises...
Je venais de perdre l'amour de ma vie, et maintenant le peuple pour lequel j'avais tout donné se retournait contre moi. Malgré tout mon pouvoir, je ne pus m'enfuir à temps, et les sbires d'Amanoa, que j'avais formés moi-même, firent de moi le symbole du mal en ces terres. Ils enfermèrent mon esprit dans un holocron, puis scellèrent mon tombeau à jamais, comme le secret du mensonge qu'ils venaient de créer. Mais ils n'avaient pas prévu que quelqu'un de suffisamment puissant parviendrait à me libérer, un jour comme celui-ci.
"Maintenant, vous connaissez mon histoire. Vous pouvez toujours me combattre, je ne suis qu'un esprit dans la Force. Jamais plus on ne m'enfermera dans une boite... Il est également temps pour Japrael de reprendre son destin en main. Ceci a déjà commencé, évidemment. Regardez autour de vous, la nature ne fait que reprendre ses droits, au fond. Vos armes ne servent qu'à détruire, sur quoi règnerez-vous lorsque vous aurez tout anéanti? Vous avez encore le choix, ne gâchez pas cette chance. Il s'agit de la dernière que je vous offre."
A la fin de cette intrusion télépathique hors norme, une fine pluie commença à tomber sur les troupes de la République. Le feu qu'elles avaient déversé plus tôt s'éteignit ainsi petit à petit, révélant la mort et la destruction causées. Il était difficile de dire si Nadd mentait pour mieux se servir, ou si la version officielle du gouvernement Ondéronien était effectivement abusive. Le peuple, ici, avait toujours suivi son monarque, quelque peu aveuglément il fallait bien l'avouer. Qui était finalement capable de trancher entre ces différentes versions du passé? Les êtres sensibles à la Force, peut-être? Mais les Jedi étaient loin d'ici, et les Chevaliers Républicains n'avaient pas leur maîtrise de la Force.
L'accalmie qui régnait désormais était pesante, surtout après de telles péripéties. Qu'allait-il finalement advenir de ce monde? La guerre devait sans doute se poursuivre, mais avait-elle vraiment encore un sens? Les Mandaloriens, calfeutrés à travers la grande cité, n'avaient de toutes manières plus rien à sauver dans ces rues maudites. Toutefois, ils s'étaient engagés à protéger Japrael du mal qui le rongeait, le tout était maintenant de déterminer de quel camp il s'agissait... -
Post n°13
Auteur : AikinJ’avance à l’aveugle sur le terrain irrégulier, ma prudence m’évite de me fouler la cheville. Cette brume… Cette satanée brume ! Ses sursauts électriques laissent un bourdonnement constant dans ma tête. Elle n’est pas d’origine naturelle, c’est évident. Une manifestation du côté Obscur, une entrave dans notre tentative de sauvetage des civils. J’aimerais pouvoir la dissiper d’un revers de la main, mais ce n’est pas si simple. Mes quelques tentatives ont eu autant d’effet qu’un coup d’épée dans l’eau. Ca serait peut-être plus simple si on pouvait en éliminer la source, mais cette chose a-t-elle seulement une origine unique ?
J’ai mal à la tête et au ventre. Le Sith ne m’a pas loupée, et utiliser les lignes n’est pas de tout repos. J’aurais peut-être dû trouver une autre solution, au vu des effets secondaires, mais... Je ne sais pas. C’était le plus simple et le plus efficace, au final. La solution la plus directe. Hah, à m’entendre penser, on croirait entendre un des droïdes de mon père… Je me demande comment il réagirait, s’il me voyait dans cet état. Il aurait envie de me sortir de ce pétrin certainement, mais… Je pense qu’il comprendrait aussi que c’est ce que j’ai choisi, et il le respecterait. Ma mère serait inquiète, par contre, attristée, même. C’est à moi de leur montrer que je peux voler de mes propres ailes, maintenant.
J’arrive enfin à retrouver mon chemin, et descends dans la tranchée. Deux soldats me remarquent, et braquent leur arme sur moi. Surprise, je lève les bras, montre que je n’ai aucune intention hostile.
— Je suis la Garde Lumaes. J’ai été séparé du groupe par la brume.
L’un des deux me jauge, semble réfléchir, mais ne se détend pas. L’autre, avec une voix féminine, demande :
— Où est passée votre armure ?
— Un des cavaliers m’a attaqué. J’ai été forcée d’enlever mon armure après qu’il l’ait endommagée de manière irréversible.
J’essaie d’être sincère. En fait, je mens à peine. Oui, j’ai enlevé mon armure, mais je doute qu’une “invitation à un duel à mort” soit une raison suffisante. Enfin, ça m’a permis de donner suffisamment confiance au Sith pour le prendre par surprise. Ca avait une valeur stratégique.
Celui qui n’avait pas encore parlé prend la parole, après avoir marmonné :
— Lumaes… Lumaes…Ca me dit quelque chose… Attendez, vous êtes celle des rumeurs ? Celle avec le… ?
— Oui.
Je ne lui laisse pas le temps de finir sa phrase, pour nous épargner à tous les trois une situation plus embarrassante. Ma réputation me précède, apparemment. Ca m’est bien utile, pour le coup, mais j’aurais préféré quelque chose de plus positif, comme marque à porter.
La soldate regarde son acolyte, semble se rappeler également.
— Il vous reste votre comlink ?
Je lui montre l’appareil coincé derrière mon oreille, que j’avais réussi à sortir de mon casque. J’avais essayé de l’utiliser pour me diriger, mais je n’avais eu en réponse que des paroles saccadées. Un émetteur plus puissant aurait pu passer outre les interférences, mais ça me semblait plus productif de se rapprocher des soldats, plutôt que d’attendre seule dans la brume.
Elle l’empoigne, le vérifie, voit qu’il est en bon état et le modèle militaire, et a le même résultat que moi en tentant de l’actionner. Elle me le rend, puis, d’un geste de la tête, m’invite à la suivre.
Nous avançons à trois dans la tranchée, toujours aux aguets à cause de la brume. J’ai l’impression qu’elle devient moins dense à fur et à mesure que l’on progresse. Peut-être car l’on s’éloigne de la ville ? Je n’ose pas imaginer ce que ça doit être à l’intérieur, alors.
Nous retrouvons d’autres soldats, et arrivons finalement à notre point d’arrivée, quelques minutes plus tôt. La visibilité est plus claire, ici, mais la chaleur est plus étouffante. Non loin, les flammes du napalm dansent encore librement dans la jungle.
J’ai comme une sensation de vide, d’un coup. L’adrénaline qui redescend un peu ? Possible. Ou alors l’influence de la brume, désormais moindre, retire également ce bourdonnement désagréable ? Le calme semblait être revenu, au moins momentanément.
Soudainement, un bruit strident m’agresse, résonne dans mon crâne, monopolise tous mes sens. Puis, une voix, grave, éthérée, se met à la couvrir, et parle.
La voix commence à raconter une histoire, se présenta comme un prince du royaume. Mais impossible de m’y concentrer. Chaque parole était liée à une vision, à des sensations. Un saut vers le passé, un souvenir beaucoup trop palpable. Une myriade d’émotions m’assaillent, appuyant sur une sensibilité que je ne savais pas en ma possession.
Combat, bonheur, amour, rage, souffrance… Les sentiments se succèdent, partagés par une empathie surnaturelle. Mes mains sont sur ma tête, je me mets en boule. Un instant, je ne suis plus présente, je ne suis plus Aikin. Je suis autre part, sur Japräel. Je revois le couple, dans des scènes inédits, des instants qui apparaissent et disparaissent en chaîne. Je ne suis plus qu’une caméra organique, qui partage leurs moments, leurs passions
Dans notre présent, deux soldats me plaquent au sol. Dans le passé, ils s’enlaçent. Dans notre réalité, tout semble trembler, agité par une force surnaturelle. Dans la sienne, un hurlement guttural avant qu’il ne soit piégé. C’est à ce moment que je fais le rapprochement : ma bouche est ouverte, dans un pleur muet, libérant au hasard mes capacités télékinétiques. Les autres gardes sont touchés également, mais peu de cette magnitude. L’attaque psychique a mené à des dégâts physiques, utilisant les sensitifs comme proxy pour secouer la terre, les installations et les corps.
J’essaie de rejoindre mon corps, sans grand succès. Est-ce que les Miraluka sont plus vulnérables, à cause de leur sensibilité accrue à la Force ? Cette question sera pour une autre fois, apparemment. Les soldats qui arrivent à bouger essaient de maîtriser les sensitifs avant qu’ils n’endommagent trop leurs alentours, et la situation se stabilise doucement.
Une sensation familière me parcourt, et j’essaie de m’y accrocher pour reprendre pleine possession de mes moyens. Cela semble fonctionner, mais quelque chose cloche. Des bruits, comme un étouffement. Curieux… Je perçois des soldats autour de moi, qui semblent paniquer. D’un coup, de la douleur, au niveau de la joue, et je perds la sensation. J’essaie de m’y agripper, de ne pas perdre pied, mais un autre éclair de douleur traverse ma joue.
C’est à ce moment que j’arrive à identifier cette situation. L’usage de la Force. Par prudence, je me retiens, et mes sens me reviennent. Un soldat se révèle devant moi, qui était en train d’étouffer pendant qu’un de ses camarades me frappait pour m’arrêter. J’ai un mouvement de recul, et cogne contre un autre derrière moi. Qui sont ces soldats ? Je les connais ? Je ne les connais pas ? Alliés ? Ennemis ? Je me rends compte que je ne suis pas encore tout à fait dans la réalité, panique, et fuis.
Faisant fi des individus autour de moi, je sors de la trachée, et arrive à rejoindre le centre du No Man’s Land. Les visions du passé s’embrument, brouillent la limite entre vérité et fiction, imposent le doute. Mais un autre spectacle se dévoile dans mes alentours. Des corps humanoïdes, calcinés. Des habitants de la planète. Je réalise alors que ce sont des habitants de la planète, qui ont connu leur fin par le napalm. Ces gens, sont morts par la main de la République. Et j’étais venu pour les protéger.
Une vague d’émotions me prend devant ce carnage. Les miennes, cette fois. De la tristesse m’accable alors que je réalise le côté paradoxal, presque ironique, de la situation. Mes émotions se mélangent à mes pouvoirs, et débordent dans un cri empli de rage, qui couche la végétation et les corps aussi loin que je puisse voir. Et je reste ici, à sangloter.
D’autres soldats républicains arrivent, venus me chercher, certainement pour demander ce qu’il s’est passé, ou rassembler les troupes. Est-ce que je les connais ? Est-ce que je ne les connais pas ? Est-ce que j’en ai quelque chose à faire ? Quand ils sont à portée d’oreille, je sanglote :
— Quel intérêt à intervenir sur une planète pour sauver une population, si au final on la tue et ne laissons rien derrière nous après ? Hein ? Je voulais sauver ces gens, pas les tuer ! Et pourtant ! Et pourtant...
Les mots s’étouffent dans ma gorge. Et je repars en sanglots.*********
Au campement, l’incident télépathique et la manière il a affecté les Gardes sont discutés. Certains suggèrent une retraite, car le niveau de menace a drastiquement augmenté avec la révélation des Sith, et la brume qui entrave la coordination des troupes, tandis que d’autres souhaitent continuer pour que le prix en vies et en ressources ne soit pas gâché.
Une ligne de communication arrive à être faite pour en discuter avec l’Amiral, et obtenir de nouvelles directives.
Plus loin, d’autres rookies ont des pensées similaires à Aikin en voyant les cadavres morts du napalm, ou sont simplement rendus malades par la dureté de cette première mission -
Post n°14
Auteur : Super PNJ3eme Régiment d'Archer Wookie
4eme Brigade de déploiement rapide
Les choses ne se déroulaient pas vraiment comme prévu, depuis la passerelle de son transport amiral le conseiller Lee Emrey lisait les rapports provenant de la surface de la lune du système Japrael. Le bombardement planétaire avait fait pas mal de dommages collatéraux parmi la population civile mais comme on disait sur Ord Mantell: "on ne fait pas d'omelette sans casser des œufs"
Mais est ce que le peuple d'Onderon allait pardonner la République pour cette attaque brutale? il fallait l’espérer de toute façon, on n'avait pas eu vraiment le choix, les prédateurs de la planètes prenaient le pouvoir sur les natifs de la planète et leur défenseurs , sans doute grâce à l'appui des Sith.
Tout compte fait adjoindre des Gardes Républicains à cette mission ne s’avérait pas si inutile.
Et il fallait avouer que pour le moment le résultat était au rendez vous, les créatures semblaient se terrer et on ne voyait plus d'adeptes du coté obscur volant à dos de Drexl dans le ciel de la planète.Par contre tous les rapports confirmaient une intrusion dans les pensées de tous les républicains sur place, un message d'un certain Freddon Nadd, aussitôt, Emrey avait demandé une recherche sur cet étrange personnage.
On lui avait appris qu'il s'agissait d'un Jedi natif d'Onderon sous l'ancienne République qui avait embrasser le coté obscur à cause de son impulsivité.
Mais le conseiller n'était pas la pour combattre des esprits!
Il était temps maintenant de passer à la phase II, le déploiement de la Force de Réaction Rapide, les transports de la première brigade logistique allait déposer sur les ZAD Alpha et Beta les bipodes TX-TT et les archers Wookie du chef Dassooow .
Il fallait passer à l'action certains sapeurs et autres républicains semblaient se poser des questions sur les raisons de leur présence et la méthode employée ici bas depuis le message télépathique, et ce n'était pas bon pour un soldat, réfléchir c'est commencer à désobéir.
Du haut de son TR-TT le commandant Rhine observait les transports voler en stationnaire pour déposer les bipodes et les natifs de Kashyyyk.
Portant son arbalète blaster le chef Wookie vint se présenter au rapport.
-Content de vous voir Dassooow!
Les prédateurs se sont éparpillés dans la végétation et les Sith ont disparu de nos radars.
Appuyez les TX-TT dans la traque aux monstres mais restez prudent, vous savez ce qu'on dit sur Myrk un animal blessé est encore plus dangereux.
-Hrrrrrnnnn Wooh !
[C'est vrai]
Le chef du clan sortit son couteau Rykk qu'il attacha à sa ceinture, les natifs de Kashyyyk étaient des chasseurs émérites dans cette jungle ils seraient dans leur élément, il rejoignit le reste de son unité et partit à la chasse aux prédateurs, suivi de prés par les bipodes TX-TT du commandant Xessew.
-On avance en ligne.
Surveillez également le ciel, on ne sait pas d’où l'ennemi va surgir.
Et branchez les capteurs on fonce dans la brume!
Les transports Expérimentaux Tout Terrain avancèrent en marchant, leur bouclier plasmique les protégeraient des assauts directs tandis qu'il pourraient repousser les prédateurs ou les Sith avec leur double canon laser et leur lance grenade.Du haut de leur 9 mètres les pilotes avaient une vision panoramique sur la jungle tandis qu'a leur pied les Wookies cherchaient des traces du passage du prédateur.Spoiler
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Post n°15
Auteur : OkkynL’ewok encore sonné par le choc moulinait sûrement encore dans le vide, mais fut vite maîtrisé par un soldat qui avait compris que le petit être avait été sonné par une attaque de la force après l’avoir vu décollé.
Il le calma l’entrainant près du droïde médical qui s’occupa de l’ausculter et le calmé tandis qu’il se débattait pensant que l’homme ne voulait pas lui rendre ses armes tandis qu’on posait les lames de l’ewok près de lui et qu’il grognait voulant vérifier leur état.
Le droïde le laissa faire comprenant par sa base de données l’attachement que ce peuple avait pour leur affaire et patienta en s’occupant d’un autre blessé en jetant un œil à Okkyn de temps à autre pour voir si il était prêt.
La peluche elle vérifia ses lames avant de les rengainer après avoir tapoter sur le bras du robot à côté de lui pour attirer son attention et celui-ci se penchant avec son analyseur et compris que les fumées du napalm avait tellement irrité pelucge qu’il n’arrivait pas à calmer celle-ci.
Cela prit quelques instants à poilu d’aller mieux et il remercia l’être cybernétique avant de reprendre son casque qui trônait au sol là où il avait été propulsé et le nettoya avant de le renfiler et rejoindre les troupes pour la suite en disant simplement.
« Okkyn paré pour la suite »
Il vérifia ses armes en attendant la suite se demandant comme cela allait se poursuivre, mais restait aux aguets en observant partout. -
Post n°16
Auteur : Aikin
Le temps. Le temps guérit toutes les blessures. Mais certaines blessures laissent une cicatrice qui ne pourra pas être ignorée.
C’est le constat que fait la commandant Khek par rapport au merdier devant ses yeux. Malgré les apparences, le moral des troupes a été érodé par l’attaque mentale du Sith. Et, bien qu’une division a correctement pu partir chasser du monstre dans la jungle, il faut toujours gérer la situation dans la capitale.
Il essaie de voir le bon côté des choses. Un périmètre de sûreté a pu être établi autour de la cité, et son intégrité est protégée par des artilleurs et des tourelles. Les troupes Républicaines ont pu s’obtenir un moment pour respirer, pour reprendre leurs esprits. Les soldats ont pu être rassemblés, rassurés, mitigeant ainsi les paroles du Sith. C’est dans ce moment là que Khek bénit avoir des vétérans dans ses rangs. Ils inspirent le respect, leur rappelle que les adeptes de l’Obscur sont des menteurs professionnels, galvanisent les troupes.
Maintenant, pour le moins bon… Les Sith n’étaient pas prévus, au départ. Absolument pas. Le niveau de menace est drastiquement différent, maintenant. Les armes conventionnelles deviennent presque obsolètes, ou risquent de grandes pertes. Contre des créatures, même organisées, une plus grande puissance de feu peut compenser des failles dans la tactique. Mais la Force annule cette possibilité. Il va falloir jouer de finesse, et leur équipement actuel est difficilement adapté, dans l’état.
Plus grand problème encore, la météo se déchaîne. En temps normal, ça ne devrait pas être un soucis : les soldats sont formés pour être efficaces en toutes conditions. Cependant, cette météo là n’a rien de normal. Le plus évident est cette brume qui a envahi Iziz, et qui essaie de progresser dans les tranchées, tentaculaire. Une purée de pois, épaisse, obstruant la vue des Républicains. Et l’intuition de Khek lui chuchote que ce désavantage allait être unilatéral, vu que le Sith tombé dans les tranchées a pu faire un petit carnage avant d’être abattu. De plus, la grêle et les éclairs pourraient se révéler dommageable pour les transports stationnaires en altitude, à terme. Ils auront peut-être besoin de rejoindre la stratosphère, privant les troupes d’une échappatoire rapide.
Mais le commandant peut se débrouiller avec ça. Si la brume obstrue la vue, elle ne bloque manifestement pas les visions thermiques. Ou au moins, pas suffisamment pour empêcher de progresser. Quelque chose d’autre l’inquiète, cependant. Des pics de température, périodiquement, dans la brume. Des troupes rapportent également avoir vu ou entendu des crépitements électriques dans cette dernière. Ca ne peut présager rien de bon, et il ne se voit pas envoyer des soldats ou des véhicules là-dedans, à l’aveugle.
Quelle approche prendre ? Le commandant a transmis ses observations à l’Amiral, mais ce dernier souhaite continuer l’opération en ville, forcer l’ouverture, éliminer les menaces. Khek sait qu’il devra s’y mettre à un moment ou à un autre : les troupes ne vont pas attendre éternellement, après tout. L’amiral n’a pas cependant précisé quelles mesures supplémentaires prendre. Et ça lui laissait une marge de manoeuvre pour s’assurer de plusieurs points.
D’abord, il a demandé des renforts, de préférence avec de l’expérience contre les Sith, ou des Gardes, pour se battre à armes égales. Il doute avoir gain de cause, vu le nombre de troupes déjà présentes sur le terrain, mais il aurait volontairement échangé quelques rookies contre des soldats plus adaptés à la situation.
Ensuite, il a voulu envoyer des éclaireurs dans la cité, pour avoir une meilleure appréciation de la situation, en interne. Plutôt que d’y envoyer des soldats, il préféra utiliser des droïdes souris amenés pour l’entretien, avec une mission simple : rejoindre les foyers principaux de survivants. Un du côté de l’astroport, un autre du côté de la porte Nord. Khek part du principe qu’au vu de la situation, tous les survivants se sont regroupés, et qu’il ne reste personne esseulé. Ainsi, s’il arrive à faire extraire ces deux groupes, la cité sera libre, et il n’aura plus les mains liées quant à son choix d’armement. Les dommages matériels et environnementaux peuvent être compensés, reconstruits. Pas les vies. Il considère déjà le napalm en premier plan une erreur alors qu’il y avait encore potentiellement des civils dans la jungle. Il fera tout pour éviter d’ordonner la même chose.
Trois droïdes souris sont dépêchés dans le quartier habitant, aux coordonnées fournies par les Mandaloriens. Equipés de balises pour suivre leur position et de capteurs pour leur état, ils permettront de voir à quel point il est possible de progresser, et quelle route est la plus sûre. Ils ont aussi en leur sein un comlink sécurisé, pour permettre une communication direct.
Au début, le plan semble fonctionner. Les droïdes avancent à bonne allure, tous en bon état. Puis d’un coup, plus de signal sur le dernier de la file. Hors ligne. Au même moment, un soldat déclare qu’il a vu un pic de chaleur ressemblant à un éclair frapper le droïde. Bien vite, les deux autres subissent le même sort. Misère. Le troisième y était presque, pourtant.
Cependant, cette tentative était riche en informations : déjà, les ruelles en périphérie semblent désertes. Pas de créature ni de Sith. Ensuite, la foudre a frappé les droïdes suffisamment fort pour les détruire. Hors de question d’y envoyer les soldats sans protection intégrale. De plus, la foudre semble s’acharner sur le droïde, même déjà détruit. Elle ne fait pas la distinction entre les choses actives et les choses décédées ? Il serait peut-être possible de la tromper avec des paratonnerres, mais comment les planter de manière sûre là dedans ? De surcroît, cet acharnement révèle que même les structures blindées risqueraient gros, là-dedans.
Khek est tiré de sa réflexion par un soldat, une radio à la main. La contact a pu être établi avec le groupe du quartier des habitations. Le commandant remercie son subalterne, et, une fois seul, déclare, d’une voix claire et posée :
— Habitants d’Iziz, je suis le commandant républicain Khek, en charge de la partie Nord des troupes, et serai votre interlocuteur pendant cette opération. Nous intervenons dans votre système suite à la demande de soutien vis-à-vis de l'agressivité des créatures sauvages.
Il marque une pause, cherche ses mots. Les Mandaloriens sont un peuple fier, guerrier. Ils admettront difficilement avoir besoin d’aide, encore moins d’une armée contenant des sensitifs.
— Cependant, compte tenu de l’apparition imprévue de Sith dans votre système, la priorité est devenue l’évacuation des civils, dans le but d’éviter les pertes humaines en cas d’attaque d’envergure sur le palais.
Une autre pause. Il ne veut pas les surcharger d’informations, surtout face à une population énervée ou traumatisée
— Vous n’ignorez pas qu’une opération aussi difficile implique un risque de dégâts collatéraux, et nous comptons sur votre coopération pour minimiser ce risque. La création d’une relation de confiance mutuelle vis-à-vis de la situation actuelle, faisant fi des accrochages passés entre le peuple Mandalorien et la République Fédérale, est actuellement l’option la plus bénéfique pour les deux partis.
Khek a bien conscience d’arriver comme une fleur, surtout après l’attaque des bêtes de la jungle, mais il y a plus urgent que de la rancoeur et des idées de vengeance. Les excuses et compensations viendront quand tout le monde sera tiré d’affaire.
— En gage de bonne foi, nous pouvons vous partager des informations que nous avons récupéré. La Reine Amanoa est manifestement possédée par l’esprit de Freddon Nadd, et est accompagnée par une dizaine de Jedi Noir fidèles. Elle semble être à l’origine de l’organisation hostile de la faune, et des changements météorologiques brutaux, dont la brume qui a gagné la cité. Nous ne pouvons cependant pas encore déterminer si elle est responsable de ces actes, ou si elle n’est qu’un réceptacle pour permettre à l’esprit Sith de manifester ses pouvoirs. Le danger qu’elle représente est néanmoins bien réel : la brume créée est l’hôte d’une tempête qui foudroie ce qui la pénètre.
Il marque une pause, réfléchit en même temps à une solution. Peut-être catapulter des paratonnerres ? Mais est-ce que ça ne risque pas d’attirer des éclairs encore plus puissants ?
— Toute information que vous pourrez nous partager nous permettra de vous aider au mieux à vous sortir de cette situation épineuse. Nous souhaitons également savoir si vous avez connaissance d’autres groupes de survivants, en dehors de celui de l’astroport, avec qui nous pourrions prendre contact.
Il marque à nouveau une pause. Il aimerait demander plus, mais ne veut pas braquer les survivants. Il se rend aussi compte qu'il a révélé beaucoup d'informations, mais, encore une fois, il veut obtenir leur coopération le plus vite possible. Leur laissant répondre, il conclut :
— Je vous prie de croire, messieurs, mesdames, en ma volonté la plus sincère d’éviter d’aggraver la situation.
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Post n°17
Auteur : Eljah Micka'Elson
Les canonnières venaient de rentrer de l’atmosphère. Elles étaient des centaines, le ciel s’était assombris à leur passage et le bruit des moteurs commençaient à résonner aux alentours des ZAD. La 501e débarquait en force, elle venait secourir les civils et aider les premières troupes républicaines, envoyés sur place, à reprendre le contrôle de la planète.
Soudain les canonnières ouvrir le feu, des Dresxl sortirent de nulle part et commencèrent à attaquer les hommes de la 501e. Les canonnières tombèrent les unes après les autres. Les Drexl visaient les TLO/BA ainsi que les RT-TT qu’ils transportaient comme si quelqu'un les dirigeait. Une nouvelle explosion retentit dans le ciel d’Ondéron. Le Commandant Ordo observa le premier RT-TT exploser en plein vol. Ces créatures étaient beaucoup plus nombreuses que prévues et ils faisaient de très gros dégâts sur les troupes. Puis un déluge de feu s'abatis sur les créatures. Les troupes aux sols avaient ouvert le feu et protégeaient les soldats de la 501e qui commençaient à atterrir sur les ZAD.
Le Commandant Ordo descendit de la navette accompagné de ses hommes afin de faire le point avec le Commandant Kekh. La première partit de la mission était achevée, maintenant il allait falloir savoir combien d'hommes avait péri dans cette première tâche.Spoiler : HRP
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Post n°18
Auteur : Aikin
Le commandant Khek écoute attentivement la réponse de Ramercia Demeci. Evidemment, cette dernière n’est pas spécialement chaleureuse dans sa réponse, mais il fallait s’y attendre. Le militaire aussi aurait pu avoir une réaction similaire, s’il avait subi une situation de genre. Tout de même, il aurait espéré une relation moins tendue.
Il retient une remarque à la mention de “l’intervention irréfléchie” de la République. Le système de Japraël est républicain, pas Mandalorien, et cela serait la preuve d’un irrespect le plus total d’omettre le sacrifice des troupes sur Ondéron quand tout cela s’est déclenché. Ces “frères mandaloriens”, idéalement, auraient du contacter la République, plutôt que de prendre action sur la planète. Tout aurait pu être tellement plus simple…
La Demeci partage des informations, son ton semble se radoucir. Une prise de conscience ? Ou simplement un besoin de dire ce qu’elle avait sur le coeur ? Au moins, elle semble plus propice à coopérer. C’est déjà un pas dans la bonne direction. Elle termine son message par une demande de sauvegarde de la capitale. Il déclare alors :
— Je ferai mon possible, madame. Je vous remercie pour votre coopération.
Sur ces mots, il arrête la communication, et laisse échapper un long soupir. Crispé, il a retenu partiellement sa respiration pendant la conversation. Son expiration s’accompagne du départ d’une partie de son stress. Il a l’air l’impression d’avoir progressé dans le bon sens, mais il n’arrive pas à se convaincre.
Khek a, durant sa carrière, rencontré de nombreuses personnes, de tous horizons. Des individus, et des groupes. Et, parmi ces groupes, beaucoup de rassemblement d’individu se réclamant comme le “vrai peuple” d’une ethnie ou d’une planète. Il a déjà du négocier avec des groupes de ce genre, contre un ennemi commun, parfois même les armer et les former.
Souvent, cependant, une fois l’ennemi abattu, ces derniers se considèrent puissant, se considèrent légitimes à “récupérer leur territoire”, parfois par la violence, en débit des urnes ou autres mécanismes pour déterminer un président, un chef, ou toute autre forme d’autorité. Ceux en communication avec lui actuellement semblent sincère dans leur volonté d’aider les habitants, mais il a vu beaucoup d’idéalistes se transformer avec l’obtention d’une forme de pouvoir. Il se demande si cette coopération ne se retournera pas contre la République, d’une manière ou d’une autre.
Changeant la fréquence radio pour un canal sécurisé, il partage ses informations à ceux en charge de l’opération.
— Transmission d’information de la part du Commandant Khek. J’ai pu établir le contact avec les “frères mandaloriens” dans la capitale. Ils sont ouverts à la coopération, sous couvert d’un minimum de destruction sur la capitale. Plusieurs groupes de réfugiés civils sont disséminés dans la ville, mais pourront se diriger vers l’astroport pour une extraction lorsque la menace sera écartée. Ils ont également fait mention d’un commando envoyé vers les tombeaux Sith, car ils supposent qu’une solution pourrait s’y trouver. Je vous transmets les coordonnées et la communication. Terminé.
Il coupe la communication, et regarde la ville. La brume est toujours aussi épaisse. Misère. Il choisit un autre canal parmi sa liste prédéterminée, et lance la communication.
— Snipers, statuts ?
— Enfin en place. RàS sur le flanc Nord-Ouest du palais. Mais ma ligne de vue est pas terrible.
— Idem au Nord-Nord.
— Un peu de mouvement au Nord-Est.
— Décrivez ?
— Une cible immobile, debout, et immobile depuis quelques minutes, à moitié derrière un pilier. Possibilité que ça soit Amanoa, ou un leurre. La brume dégrade même la vision thermique. Actuellement accompagnée d’un autre individu, un Sith je suppose.
— Estimation de vos chances de toucher ?
— Difficile à dire. Je n’aurai pas de tir direct sur ses points vitaux, vu sa position, mais ça pourrait causer du dégât. Si elle est avec un Sith, cependant, il y a risque qu’il dévie le tir avec son sabre.
Une mesure préventive, ou ils ont pressenti le danger avec la Force ? Pas vraiment possible de tirer des conclusions avec aussi peu d’informations. L’ennemi n’a pas l’air d’être un manche, autant au niveau mystique que stratégique. Misère. Dans tous les cas, cela réduit considérablement les chances de réussite de cette option.
— Gardez la dans votre viseur. Faites moi tous un rapport toutes les cinq minutes si rien ne se passe, ou immédiatement s’il y a de l’activité. Restez sur le qui-vive. Une simple opportunité peut drastiquement changer le cours de la bataille.
— Affirmatif.
Il désactive son microphone sur ce canal. Il a besoin de plus d’informations sur l’ennemi pour avoir une approche en finesse, mais il ne sait même pas par où commencer. Un Garde expérimenté pourrait certainement lui donner des informations, mais il aurait besoin d’un cours entier sur la Force pour être à la page. Pire, il doute avoir le temps pour ce genre d’apprentissage. Il pourrait certainement obtenir des informations sur les pouvoirs potentiels de Sith, d’après l’expérience du Garde, mais ça ne seraient que des informations génériques. Il y a un monde entre un adversaire qui peut étouffer un individu à distance, et un autre qui pourrait faire s’entrechoquer les vaisseaux par la seule force de sa pensée. Et même si l’adversaire n’a pas encore utilisé des capacités de ce genre, il pourrait très bien dissimuler ses atouts tant qu’il est en maîtrise de la situation.
Une communication urgente l’interrompt dans ses pensées. L’arrivée de renforts ? Ah, non. Un communiqué urgent. Mais...que… ? Oh, misère… Le fils Demeci, leur “nouveau Mandalore”, est arrivé. Pourquoi ne l’a-t-elle pas confirmé dans leur communication ? Pourquoi ne l’a-t-elle même pas mentionné dans leur communication ? Un terrain d’entente aurait certainement pu être trouvé, ou il aurait au moins pu lui dire de le garder en orbite et à l’écart !
Mais non, il est arrivé comme une fleur, et elle s’indigne désormais que les militaires en orbite aient fait appliquer la loi Républicaine. Khek aurait été prêt à faire fi, au moins temporairement, du passé plus que contestable du Demeci. Peut-être pas le faire atterrir, au vu de ses interactions passées avec la République, mais au moins le mettre discrètement dans la boucle de communication. Il aurait pu accepter son aide, même infime, car la situation actuelle exige la coopération. Mais maintenant, cette dernière va redoubler de difficulté, au vu des menaces de la matriarche et de son repli sur elle-même.
Aussitôt a-t-il fini d’intégrer ces nouvelles données dans son plan, une communication déclare l’arrivée des renforts. Il se dit que c’est une bonne chose, qu’il pourra certainement démarrer l’opération, mais à peine accuse-t-il la réception de l’information qu’un grondement se met à déchirer le ciel. Les canonnières, déjà ? Mais…?! C’est pas possible, il doit rêver. Un cirque pareil, c’est censé être impossible, quand on a imprimé dans le cerveau des futurs gradés l’importance de la communication ! Les défenses au sol ne sont pas encore prêtes que la flotte descend ! Sans surprise, elle se fait immédiatement attaquer par des créatures ailées.
Hiérarchiser les priorités, vite. La mandalorienne peut attendre. Les vaisseaux, beaucoup moins. Il ordonne aux unités au sol de faire feu sur les Drexl. Il hésite à demander le soutien de ses snipers, mais se ravise. Ils ne pourront pas offrir une très grande aide, à comparé du feu soutenu des canons lourds, et leur mission est bien trop cruciale pour risquer de les déconcentrer, ou pire, de révéler leur position.
Bon gré mal gré, les vaisseaux arrivent à atterrir, non sans pertes. Des pertes qui auraient été évitables. Un gâchis de vies, voilà ce que cette manoeuvre a été, en confondant efficacité et précipitation. Avec un peu de temps de préparation, ses troupes auraient pu nettoyer le ciel, au moins pour éviter de se jeter tête baissée dans la mer à piranhas.
Quel merdier.
Khek secoue la tête, et se reprend. L’efficacité avant les émotions. Rien ne sert de marmonner dans sa barbe. Il engueulera le commandant de la 501ème en bonne et dûe forme quand il l’aura devant lui. Qu’il évite de commettre à nouveau ces erreurs.
Sur le court chemin le séparant du lieu d’atterrissage de la 501ème, il arrive néanmoins à formuler un court message à la matriarche Demeci.
—Votre fils aurait dû être mentionné dans notre conversation précédente, pour éviter le conflit actuel. En raison du passé criminel de ce dernier envers la République, il est logique qu’il soit maintenu, au moins temporairement, en état d’arrestation. La situation a changé drastiquement au sol. Je vous demande de rester en sécurité pour l’instant, en attente de nouvelles directives.
Le commandant aurait du se douter que les complications politiques de Mandalore lui causeraient du tort, mais il espérait qu’elles ne finissent pas aussi handicapantes. Tant pis, il va devoir faire avec.
Il arrive enfin au lieu d’atterrissage. Des présentations formelles sont faites, mais Khek invite rapidement Ordo dans le privé de sa tente, en tête à tête. Paranoïaque, peut-être, mais il préfère écarter toute possibilité d’un espion.
En chemin, il remarque des canonnières en altitude, en bordure de la brume. Qu’est-ce qu’elles font, en portée possible d’autres créatures volantes ? Et ils ne savent pas s’ils ont une autre forme de défense anti-aérienne ! Certes, si les Sith en avaient eu une à longue portée, elle aurait certainement déjà été utilisée, mais à une portée si courte… De plus, elles ne semblent pas spécialement efficace : le plus gros de la brume chassée est vite remplacée par la reine possédée. Certes, elles interrompent sa progression, mais ce n’est pas suffisant. Impossibilité technique, manque de moyens, de temps ?
Une fois dans la tente, Khek ne perd pas plus de temps. Il présente la carte du champ de bataille tout en l’actualisant, et partage tout ce qu’il juge nécessaire : les informations qu’il possède sur ses troupes, celles de l’ennemi, ses réflexions, les tactiques qu’il a envisagé, ce qu’il a testé et les conclusions qu’il en a tiré… Certainement beaucoup d’informations redondantes, mais il ne veut rien louper. Il ne se gêne d’ailleurs pas pour critiquer l’arrivée précipitée du commandant sur la planète, et met un point d’honneur à l’importance de la communication et la transparence. Il demande ensuite à Orto de donner son avis sur toutes ces questions, et de développer ce qu’il a en tête.
Enfin. Maintenant que les renforts sont arrivés, peut-être sera-t-il possible de mettre un terme à tout cela. Vu la tendance des choses à s’aggraver au fil du temps, il préfère ne pas s’éterniser.---
HRP : Dans la tente, du coup, il partage tout ce que j’ai pu développer en narration sur mes deux derniers posts. Ses doutes, ses réflexions, ses possibles plans… Cela prend un peu de temps, cependant, à prendre en compte. Il demande aussi de garder les questions pour la fin de son discours, pour donner une vue d’ensemble de la situation à Orto (et aussi, en HRP, pour éviter qu’une question soit posée en plein milieu de la discussion mais qu’il n’y réponde pas directement) -
Post n°19
Auteur : Oneight (CT-1989)
Après avoir survécu à l'attaque du Sith, Oneight repartit en arrière dans l'espoir de rejoindre sa position initiale. La brume s'épaississait petit à petit et des éclairs apparurent à travers l'obscurité, suivis de leur foudre et de grêle. Des coups de vent violents et courts poussaient le soldat à intervalles réguliers, en levant la tête au ciel, le clone comprit rapidement que la tempête était encore plus puissante à l'intérieur de la ville, derrière ses immenses remparts. Le soldat remarqua également que les bruits des combats et ceux des monstres s'étaient interrompus, malgré la grêle, le vent et le tonnerre, CT-1989 essayait de rester sur ses gardes. L'ex ARC Trooper s'arrêta brusquement quand il aperçu des centaines de lumières s'allumer en face de lui, suivies de tirs et d'explosions, les sources de lumières descendaient doucement vers le sol, quand les premières lumières furent assez proches du sol, le trooper distingua deux bruits qu'il avait déjà bien trop entendus : Celui d'une canonnière en vol et celui de l'atterrissage de celle-ci. Le clone savait désormais dans quelle direction se trouvait la ZAD à laquelle il avait été assigné. Certaines des lumières descendaient beaucoup plus rapidement que les autres, c'était des canonnières qui se faisaient détruire. Le soldat réactiva immédiatement le canal général de son comlink, il l'avait désactivé pendant le combat, pour seulement entendre les ordres de son capitaine. Sur ce canal, le déploiement avait en effet était annoncé, Oneight se dépêcha de rejoindre son poste.
Une fois arrivé, le rescapé remarqua la présence de quelques Archers Wookie, équipés d'arbalètes blaster et de couteaux décorés par des gravures, la présence du 3eme Régiment d'Archer Wookie et de la 4eme Brigade de déploiement rapide avait été annoncée sur le comlink de tout les soldats, les guerriers Wookie et un grand nombre de bipèdes TX-TT furent déployés sur les ZAD Alpha et Beta. La ZAD Alpha était celle située devant la ville d'Iziz, où Oneight se trouvait actuellement, et la ZAD Beta était située devant la forteresse de Kira, située dans les régions sauvages d'Ondéron et connue pour avoir été le lieu de nombreux événements historiques. Les Wookies aperçus par le clone devaient être blessés ou tenir un autre rôle que celui de soldat, les informations communiquées avaient été claires : Les transports Expérimentaux Tout Terrain, lourdement armés, s'étaient avancés dans la pénombre accompagnés des guerriers Wookies qui marchaient à leurs côtés.
Les engins déployés plus tôt étaient effectivement des canonnières LAAT et LAAT/c, les premières étaient destinées au transport de troupes et les secondes, équipées de "pinces-magnétiques", au transport de RT-TT. Ces véhicules venaient de déployer deux groupes de soldats de la 501ème légion, qui venait secourir les civils et aider les forces républicaines déjà présentes à reprendre l'avantage, les groupes déployés ici étaient le groupe Alpha, servant de protection et dirigé par le Commandant Ordo, et le groupe Charly, qui s'apprêtait à partir à l'assaut de la cité. Un troisième groupe était présent devant Kira. D'après les informations disponibles, chacun des trois groupes était composé de 3000 hommes, les canonnières déployant les groupes Charly, Alpha et leurs véhicules, avaient été soudainement attaqués par des Drexl, l'attaque causa des pertes conséquentes, mais qui ne remettraient sûrement pas en cause toute la mission. Des équipes de sapeurs, d'animaux dressés, de droïdes et de médecins en armures, allaient chercher les décombres des véhicules de débarquement dans l'espoir de retrouver des soldats vivants.
Les hommes de la 501ème, équipés de leurs armures bleues et blanches, se déplaçaient en pelotons, de façon disciplinaire, ce qui contrastait avec le chaos qui régnait sur toute la ZAD. Une des machines se déplaçant sur six pieds se positionna près du clone, le canon pointé vers la cité présente devant lui. Ce qui allait se passer à présent était clair, la République allait attaquer la ville, la prochaine bataille s'annonçait déjà sanglante, et les soldats présents depuis le début de l'opération en avaient déjà beaucoup trop vus, mais il était à présent totalement impossible pour la République de reculer, le trooper se laissa tomber sur une caisse et il posa une main sur son casque en soupirant. Comme beaucoup de soldats ici, il se disait pour se rassurer qu'il avait été crée pour se battre et défendre la République, être ici était donc son devoir. Malgré le fait qu'il n'avait pas été crée pour analyser les situations, l'ex-membre de l'unité crabe-tambour questionnait certaines décisions de ses supérieurs, comment était-il possible que personne n'ait remarqué la présence des Drexl avant le déploiement des troupes? Comment la République pouvait-elle perdre autant de soldats inutilement, ici et auparavant, sur Coruscant? C'était difficile à accepter à Oneight, comme pour tout les autres, mais il fallait se rendre à l'évidence : Le sacrifice de ces soldats a été vain, même si la République arrivait à relever la tête et à finir sa mission. Ces centaines, ou milliers de soldats n'étaient pas morts dans une charge glorieuse ou en avançant face à l'ennemi, ils étaient morts coincés dans cette ZAD en étant totalement dépassés par les forces ennemies, les commandants ne contrôlaient clairement pas la situation, ou alors ils devaient être distraits par des tensions internes.
Un soldat de la 501ème posa une main sur l'épaule de l'irradié, comme pour l'encourager, le survivant de Kamino se releva et garda ses doutes dans un coin de sa mémoire, il espérait que Blackout, Okkyn et Aikin, l'aveugle, étaient encore en vie.
Si il survivait à cette bataille, CT-1989 prendrait sûrement une pause, pour partir à la recherche de son passé et trouver des raisons de continuer son combat. -
Post n°20
Auteur : Jil Charce
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Vétra------------------------Vidar Kilas------------------------Gyh'Mss
Esprit Jedi-------------------------Jedi déchu-------------------------Chevalier Jedi





