Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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    #1

    Post n°1
    Auteur : Curtis

    Spoiler : FOND SONORE
    [Flash unavailable]
    [Précédemment...]
    Dans le système Mustafar, après l'opération Muselière...
    La Galaxie était en train de connaître un bouleversement sans précédent. Les médias diffusaient l'information en continue et les mondes les plus reculés venaient tout juste d'être mis au courant de ce qu'il se passait sur Coruscant, la planète capitale. Certaines personnes restaient cependant non informées par les derniers évènements. Ils avaient simplement eu la malchance d'être au mauvais endroit au mauvais moment. C'était le cas du Capitaine Curtis, actuellement à la tête de la flotte de la Bordure Médiane en croisade sur Mustafar pour combattre le Cerberus et ses nombreuses cellules disséminées aux quatre coins de la Bordure Extérieure. Concentré sur l'objectif qu'on lui avait adressé, à savoir partir à la recherche d'un éventuel contact du groupuscule terroriste dont on soupçonnait être en ce moment-même sur la planète de feu, comment allait réagir celui qui n'avait jamais été clone lorsqu'il apprendrait ce qu'il s'était passé au Sénat Galactique? Quel camp allait-il rejoindre lorsqu'il serait confronté à la scission des siens? A quel allégeance allait-il jurer fidélité? Le doute n'aurait pas été permis quelques mois en arrière. Mais tellement de choses s'étaient passées dans la vie du jeune capitaine Impérial depuis la Bataille de la Forge Stellaire. Tellement de questionnements, de doutes. Tellement d'interrogations... Son comportement avait changé. Curtis n'était plus le même homme. Affranchi d'un matricule qu'il croyait être le sien, affranchi d'une allégeance qu'il n'avait jamais décidé de son propre chef. On avait voulu le catalogué comme un vulgaire animal incapable de tracer son chemin seul. On avait voulu lui imposer des valeurs, des croyances. On avait voulu lui imposer une famille... On lui avait manqué de respect en tant qu'Homme et c'était là la chose la plus difficile à avaler. Curtis avait fini d'être dupe après tant d'années d'aveuglement qu'il regrettait amèrement. S'en était fini! Il avait brisé ses chaînes et il avait bien l'intention de s'émanciper à jamais d'une autorité qu'il avait le droit de refuser. C'était un Homme libre. Et c'est en toute logique qu'il choisirait le camp de la Liberté...

    Une fois qu'il fut assuré que plus aucun de ses hommes ne se trouvait sur Mustafar, le Commandant de la flotte de la Bordure Médiane monta dans le dernier transport encore au sol en compagnie de deux de ses camarades clones. Observant une dernière fois le paysage en fusion du monde cher au Sénateur Blokkus, l'amnésique ordonna la fermeture des portes et le décollage immédiat vers les vaisseaux de combat en orbite. Leur mission se terminait enfin. Ils n'avaient rien obtenu de plus et repartaient les poches encore plus vides qu'à leur arrivée, même s'ils étaient désormais persuadés à 99,9% que le Cerberus n'avait aucune cellule active sur cette planète. Si le groupe terroriste disposait d'une quelconque présence sur ces terres, il ne s'agissait que d'agents isolés qui ne causerait que très peu de dégâts à l'Empire et à ses habitants. Il n'y avait donc aucune raison de prendre des mesures supplémentaires vis-à-vis de la protection de ce monde.

    Laissant dans son dos la planète à la nature hostile, Curtis réfléchissait quant à lui d'ores et déjà à son futur. Il n'avait sans cesse penser à toutes les connaissances acquises durant la Bataille de la Forge Stellaire ces derniers jours. Était il à sa place, ici, dans le monde des militaires? A faire le sale boulot de ceux qui étaient incapables de le faire par eux-même? Il était de plus en plus incapable de dire pour quoi il se battait, ni si ce qu'il faisait était bien ou non. Ses employeurs lui mentaient depuis le début et lui cachaient de très nombreuses choses. Et la Bataille de la Forge Stellaire avait causé la mort de plusieurs milliers des siens... pour quel résultat? Pour l'honneur d'un Empire Galactique qui ne connaissait pas le respect? Pour la grandeur d'un Empire Galactique qui ne respectait pas les libertés? Curtis s'était toujours attaché à la fidélité qu'il devait à ses frères, à l'armée Clone, celle qui l'avait toujours accueilli et avec laquelle il avait grandit, même s'il était en désaccord avec les choix de ses supérieurs. Mais même cette fidélité s'était évaporée... Alors à quoi devait-il désormais se rattacher? Il se retrouvait étrangement seul au milieu de la GAI. Cette solitude avait atteint son paroxysme au lendemain de la destruction de la Forge Stellaire, lorsque l'ensemble des forces Impériales étaient conviées à la garnison de Coruscant pour un discours du Général Valiant. Elle prenait aujourd'hui tout son sens. Curtis n'avait plus qu'un souhait: disparaître et faire le point sur sa propre personne qu'il connaissait à peine...

    Le retour à bord de la "Corne Noire" -vaisseau amiral de la flotte qu'il commandait- fut plus que difficile. Il ne se sentait même plus chez lui. Ses jambes lui suppliaient de détaler comme un gizka et de partir au plus vite de cet environnement devenu étranger. Et pourtant...

    Pourtant, un imprévu attira sa curiosité. Alors qu'il remontait jusqu'au pont de commandement, il remarqua de nombreux soldats en service concentrés à discuter... dans leur coin. Autrement dit, ces soldats arrêtaient brièvement leurs débats lorsque leur Commandant passait tout près d'eux. Que se passait-il pour que Curtis les gêne tant? Devait-il s'inquiéter et imaginer un possible début de mutinerie au sein de la flotte? L'idée était folle, rien ne pouvait justifier un tel acte! L'amnésique devait cependant rester sur ses gardes. Il se passait quelque chose d'anormal à bord du bâtiment. L'ambiance n'était pas la même qu'à leur arrivée en orbite sur Mustafar...

    Curtis ne s'attendait pas du tout à ce que ses hommes s'opposent à lui. Et c'est pourtant ce qui allait se produire.

    RNS Black Horn: Republic Navy Ship "Corne Noire"
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      #2

      Post n°2
      Auteur : Curtis


      Wilhuff Kaghan
      [Lieutenant Impérial]

      Des regards se croisèrent et s'échangèrent alors que le Commandant de la flotte faisait son apparition sur la passerelle de la "Corne Noire". Bien qu'il ne comprenait visiblement pas ce qu'il pouvait se passer actuellement parmi ses hommes, Curtis décida de jouer la carte de l'indifférence, faisant mine de n'avoir rien remarqué. Mais alors qu'il se déplaçait vers son enseigne de vaisseau pour lui donner l'ordre de passer en hyperespace et de rentrer sur Kamino, un attroupement eut lieu près du jeune commandant. Celui-ci se retourna et défia du regard ses hommes. Que se passait-il? L'enseigne en charge de la gestion de la flotte en son absence ne donna aucune réponse et baissa la tête, comme gêné par ce qui était en train de se produire. Ce fut un autre gradé qui prit la parole, le Lieutenant Wilhuff Kaghan. Ce dernier semblait être à la tête de l'attroupement qui s'était formé sur la passerelle. Cela ne disait rien qui vaille.

      -Commandant, c'est avec regret que nous vous annonçons la destitution et la mise aux arrêts de l'Empereur Oméga pour abus de pouvoir, sur ordre du Général Valiant soutenu par de nombreux Sénateurs, déclara Wilhuff, dont les propos étaient pleins de sincérité, les politiciens débattent actuellement entre eux au Sénat. Atin Jnum, leader des Renégats participe également à ces débats. Il semblerait que ça soit la fin de notre Empire.

      Ainsi l'Empereur n'était plus. Ainsi l'Empire était mort... Curtis regarda à tour de rôle chacun de ses hommes afin de percer leur ressenti. Étaient-ils abattus par la nouvelle où étaient-ils indifférents aux derniers changements?

      -Bien. Rejoignez vos postes, nous rentrons chez nous, répondit impassiblement le Commandant, les yeux rivés dans ceux du Lieutenant Kaghan.

      Kaghan ne réagit pas et resta à sa place. Tout comme l'ensemble des soldats. Mais que cherchaient-ils exactement?!

      -Les hommes ont besoin de savoir de quel côté vous êtes, Commandant, continua le Lieutenant.

      S'il aurait été dénué de bon sens, Curtis lui aurait tout simplement fait sauter la tête. Pour qui se prenait-il à parler de la sorte à un supérieur? Le Commandant de la flotte s'approcha du dénommé Wilhuff Kaghan et vint le défier du regard. Leur front était à deux doigts de se frotter, les deux soldats semblaient tout proche de se battre. Curtis avait parfaitement compris où Kaghan voulait en venir, il ne se laisserait pas faire. C'était son rôle de ramener ses troupes à la raison et de faire régner l'ordre dans son bâtiment.

      -De quel côté je suis?! Mais vous vous foutez de moi, Lieutenant! Nous sommes sous les ordres du Général Valiant et nous agissons au service du peuple galactique. Il n'y a qu'un seul côté, celui du Général et en l'occurrence celui du Sénat. Alors rejoignez votre poste où je serais dans l'obligation de vous faire arrêter pour avoir désobéi à mes ordres! Exigea le Commandant Curtis sans détourner son regard de Wilhuff Kaghan une seule fois.

      Il n'appréciait guère le comportement du Lieutenant et il lui avait fait savoir. Mais est-ce que Kaghan allait se reprendre et exécuter les ordres de son supérieur? Il n'avait en tout cas pas vraiment l'air de vouloir y procéder. D'un geste de la tête, Kaghan invita plusieurs de ses camarades à venir l'épauler et à le soutenir. Curtis faisait désormais face à plus de dix hommes armés qui semblaient tous partager le même avis. Ainsi ils contestaient la mise aux arrêts de l'Empereur Oméga. Ainsi ils souhaitaient ne pas revenir sur Kamino pour servir un régime qu'ils n'acceptaient pas. Ainsi ils s'opposaient à leur Commandant qui n'en avait que faire de l'arrestation d'un Empereur qui n'avait causé que mutilés et cadavres parmi les leurs. Curtis n'était pas dupe: ils étaient prêts à aller jusqu'au bout et ne reviendraient pas à la raison. Il était cependant bien seul. Son grade ne lui servirait pas à grand chose dans cette situation.

      -Vous avez choisi le mauvais camp, Commandant. Je crains que vous soyez bien seul, déclara plein d'assurance le Lieutenant Kaghan, tout les marins de cette flotte ont juré allégeance à l'Empereur Oméga. Nous n'acceptons pas sa mise aux arrêts et nous le faisons savoir, le comportement du Lieutenant était incroyable: il semblait en position de porte-parole de la majorité! Curtis était isolé, au milieu de tout ses hommes qui -pour la plupart- ne savaient pas vers qui se tourner. Kaghan, lui, commençait dangereusement à prendre la place de l'amnésique, à savoir celle du Commandant, je vais donc prendre le commandement de cette flotte: nous ne rentrons pas sur Kamino. Il est encore temps de nous rejoindre, Commandant Curtis. C'est à vous de choisir: l'Empire et son Ordre, sa Stabilité et sa Sécurité; où un futur régime qui se fera dévorer de l'intérieur comme la République d'antan; un futur régime qui pactise avec des criminels et des terroristes. Choisissez, conclut Kaghan.

      Il fut un temps où l'amnésique aurait été solidaire avec les siens. Il fut un temps où l'amnésique aurait été fidèle à ses frères d'armes. Mais les temps avaient changés. Curtis n'était plus Curtis. Capable d'adopter une réelle réflexion et capable de décider de son propre chef, le Commandant en chef de la flotte de la Bordure Médiane s'approcha de Kaghan et brandit son Blaster DC-15S dans sa direction. La pointe de l'arme propre aux commandos d'élite vint toucher le front du Lieutenant qui fut directement défendu par ses hommes. Ces derniers brandirent à leur tour leur fusil d'assaut en direction de Curtis qui n'avait jamais été aussi proche de la mort. Était il prêt à aller au bout de son geste? Était il prêt à mourir pour ses valeurs et ses principes?

      -Espèce d'enfoiré... Je ne te laisserais jamais me contredire devant mes hommes et contester mon rôle sur cette flotte... Dit-il sur un ton menaçant, prouvant qu'il était prêt à mourir plutôt qu'à rendre les armes, vous tous qui ne réagissez pas à cet acte insensé: rappelez-vous de la Forge Stellaire et des affrontements avec les Rebelles. Rappelez-vous de l'Oméga. Rappelez-vous des Sith. Ils nous méprisaient sans cesse, nous, soldats de la Grande Armée. Ils nous méprisaient, nous, simples clones... Ils nous ont envoyé faire la guerre dans l'unique but de satisfaire leurs envies guerrières. Combien de vos frères sont morts sur la Forge? COMBIEN?! JE VEUX VOUS L'ENTENDRE DIRE! Ayez le courage de me le DIRE EN FACE au lieu de vous taire et de passer pour des incapables! Curtis n'avait toujours pas détourné son regard de Wilhuff mais il savait au fond de lui que ses mots allaient toucher bon nombre de ses hommes. Beaucoup d'entre eux n'avaient que faire de la destitution de l'Oméga et de la fin de l'Empire et, pourtant, ils se taisaient et participaient sans le vouloir à la victoire de Kaghan et de sa troupe, les Sith ont promis la paix; ils n'ont fait que répandre le sang! Et nous sommes les premiers à avoir payé de leur politique guerrière et autoritaire! La GAI est au service du peuple, non pas au service de religieux sanguinaires et avides de pouvoir!

      Un bref silence s'installa avant que Kaghan ne lance un sourire narquois à son vis-à-vis: le Lieutenant avait franchi la ligne rouge de la provocation. Un seul pas de plus et Curtis presserait la détente pour ce manque de respect envers un supérieur.

      -Jetez votre arme Commandant où nous serons obligés de faire feu.

      Curtis revint à la réalité et se souvint que la majorité de ses hommes n'étaient que des clones... Curtis se souvint soudainement que ses hommes, des clones faisant partie de la dernière génération... étaient incapables de mener une réflexion personnelle, qu'ils étaient tout juste bon à suivre et à exécuter les ordres qu'on leur avait imposer à leur naissance. L'amnésique entama un rire solitaire avant de lâcher son arme et de reculer de quelques pas: il n'aurait aucun soutien sur le pont de commandement; et ses mots perçus par des oreilles d'origine clone n'auraient aucun résultat. Curtis avait perdu.

      -Tiens, tiens... Kaghan s'approcha doucement du Commandant avant de lui glisser quelques mots personnels à son oreille gauche, je ne sais pas qui est l'imbécile de Kaminoan qui vous a crée, mais je ne manquerai pas de vous faire un lavage de cerveau pour vous rappeler qu'un clone se la ferme et exécute les ordres...

      Si le Lieutenant Wilhuff cherchait Curtis, il avait trouvé les mots justes. Le Commandant ne put se contrôler et frappa violemment son ex-camarade avant que quatre clones ne se jettent sur lui et le mettent à terre pour le contrôler. Traiter l'amnésique de clone était la chose à ne pas faire depuis la Bataille de la Forge Stellaire. Kaghan l'avait appris à ses dépends. Alors qu'il se relevait après avoir chuté, le Lieutenant cracha du sang sur l'ancien Commandant de la flotte qui avait perdu connaissance après s'être pris un coup de crosse de fusil DC-15.

      -Emmenez-moi cette ordure aux blocs de détention. Si l'un d'entre-vous désire le suivre, qu'il le dise maintenant, déclara t-il sous forme de menace à l'encontre de l'ensemble des soldats présents.

      C'est ainsi que la foule, majoritairement composée d'individus muets ou bâillonnés, laissa un homme libre et honnête se faire capturer par l'ennemi. Bien plus assommé par le silence des siens que par le coup qu'on lui avait porté à la tempe, Curtis avait éternellement pris conscience du crime qu'on avait porté à la Galaxie en créant cette armée de clones.

      On en avait pas fait des Hommes, ni des Soldats. Seulement des pantins.
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        #3

        Post n°3
        Auteur : Curtis


        Le Clown
         
        L'atmosphère puait la trahison. Qu'il était difficile de se faire tromper par ses "frères d'armes", par la seule famille que l'on pensait avoir dans cette infâme galaxie... Les images du soldat clone lui ordonnant de jeter son arme sous peine de l'abattre lui revenaient sans cesse en tête. Curtis avait été tellement naïf de croire en ces purs produits artificiels de la folie humaine. Lui-même se demandait encore comment il avait pu se laisser berner de la sorte. Tout ce qu'on lui avait dit, appris ou transmis au sein de la Grande Armée Impériale n'était que foutaises. Le voilà qu'il se retrouvait prisonnier parmi les siens, victime de son comportement qui n'était aucunement compatible à la place où il se trouvait.

        L'ex-commandant de la flotte de la Bordure Médiane avait été enfermé dans une cellule entourée de champs énergétiques. Impossible d'imaginer ou de tenter une évasion avec cette sécurité infranchissable. Le seul moyen pour s'enfuir de là était d'avoir un soutien à l'extérieur. Si seulement l'amnésique avait prit soin de se lier d'amitié avec certains camarades à bord de la flotte... Les derniers évènements, notamment la Bataille de la Force Stellaire, avaient plutôt amenés Curtis à prendre le chemin inverse, c'est à dire à éviter tout contact avec ses camarades militaires. S'il en payait les frais aujourd'hui, il n'avait néanmoins aucun regret d'avoir agi de la sorte: plus jamais il ne demanderait le soutien ou l'aide d'un seul clone. Cette pensée renforça sa conviction de disparaître et de partir sur les traces de son passé, celui qu'il avait mystérieusement oublié. Il n'avait que trop souffert au sein de la Grande Armée, à combattre et à combattre indéfiniment sans comprendre les réelles motivations de la guerre elle-même. Et puis les traitres qui se trouvaient sur son bâtiment allaient certainement le faire prisonnier. A moins que...


        -Qu'est-ce que vous allez faire de moi ?! Demanda le Capitaine Curtis au soldat qui se trouvait de l'autre côté du champ d'énergie de sa cellule, Vous êtes en train de me prendre en otage, ce qui signifie que vous déclarez ouvertement la guerre au futur et nouveau régime galactique dont je ferai partie!
         
        Spoiler : FOND SONORE
        [Flash unavailable]

         
        Le soldat se moqua ouvertement des propos balancés par Curtis. Cette nouvelle provocation le fit sortir de ses gonds. L'amnésique frappa le champ de force pour exprimer sa rage mais eu comme seule réponse une projection violente et brutale contre le mur qui se trouvait à quelques mètres derrière lui. Sa nuque tapa violemment la paroi métallique de la cellule et le Capitaine se retrouva au sol, séché par la puissance énergétique qui le retenait prisonnier ici. Le geôlier, lui, ne se retourna pas une seule seconde pour s'amuser de la scène à laquelle il avait le droit. Il ne bougea pas d'un centimètre, restant droit comme un I et fixant le mur opposé de son regard.

        -Tu seras considéré comme un déserteur... Même si tu n'as pas la même tête que nous, tous te traiteront de menteur...
        Car les clones restent des clones ! Hihi Haha HA HA HA HA !
         
        Le gardien partit dans un délire paranoïaque qui déplut fortement à l'amnésique. Ce dernier ne voyait pas le visage de son geôlier et avait du mal à distinguer sa silhouette à travers le champ de force qui le séparait de lui. Il imaginait cependant et ce sans aucun soucis chacun de ses traits. Un clone restait un clone, en effet. Et pourtant... Et pourtant, alors que Curtis tentait d'évacuer la souffrance due au choc avec le champ de force de sa cellule, ce "clone" se retourna brusquement et d'un mouvement aussi soudain qu'inattendu, il se rapprocha considérablement de la barrière énergétique qui le séparait de son ex-Commandant. A travers le dangereux filtre bleu qui le retenait prisonnier, Curtis aperçut l'incroyable visage de son vis-à-vis, qui était tout simplement celui d'un... celui d'un quoi?!


        -Ou plutôt devrais-je dire... des clowns ! s'exclama t-il en souriant d'une manière effrayante, montrant ainsi son véritable visage.
         
        Curtis avait-il des hallucinations?! Vêtu d'une armure clone -excepté le casque- que faisait ce comédien de cirque dans les parages?!
        L'ex-commandant de la flotte n'eut pas le temps de se poser une seule question qu'il fut terrassé par une crise inexpliquée. Une force inconnue venait de l'envahir et semblait vouloir le briser de l'intérieur. Était-ce le clown?! Et si c'était le cas: comment faisait-il?!

        L'obscurité s'installa dans le bloc de détention. Très vite, le noir absolu avait plongé Curtis dans des craintes sans fins, des cris effrayants et menaçants pour seuls bruits sonores... Le premier réflexe du soldat fut de se coller au fond de sa cellule. Il n'avait jamais été aussi ravi d'être enfermé... Mais les choses évoluèrent. Curtis entendit à nouveau plusieurs rires en continu de son soit-disant geôlier bien qu'il ne savait pas où il était ni ce qu'il était en train de faire. L'amnésique fit alors le rapprochement avec toutes les émotions qui l'avaient traversé durant la Bataille de la Forge Stellaire. Était-ce à nouveau le Côté Obscur de la Force qui était concerné? Lui n'espérait pas devoir revivre ce qu'il avait vécu sur l'antique relique Sith. Il n'avait toujours pas oublié la Bête qu'il avait affronté dans les couloirs sans fins de ce bâtiment maudit...

        C'est alors que la peur se dispersa à moitié, laissant place à des images certainement diffusées dans l'esprit du soldat. La Bataille de la Forge Stellaire... L'affrontement avec la mystérieuse Bête... La rencontre avec le soldat Rebelle et ses derniers mots avant de mourir... Mais aussi ce "rêve" que Curtis avait fait durant la récente bataille, où il se voyait ramper sur une plage de Kashyyyk, à deux doigts de rejoindre la Mort... Si ces images n'avaient à priori aucun lien entre elles, un élément revenait inexplicablement avec insistance dans chacune de ces scènes: une jeune fille, une humaine de 6 ou 7 ans, qui fixait Curtis du regard et qui demandait de l'aide. Ces images auxquelles il avait le droit s'interrompirent sur le panorama d'un monde que Curtis n'avait jamais visité. Mais il ne fallait pas être un grand voyageur pour savoir de quelle planète il s'agissait. C'était Alderaan.

        Cette fois-ci, il y avait bel et bien un lien entre les images d'Alderaan et la présence de la jeune fille. Une relation expliquée par ce soldat Rebelle à qui Curtis avait sauvé la vie sur la Forge Stellaire.

        Curtis fut alors tiré de sa crise temporaire. L'amnésique revint à la réalité mais resta sonné par ce qu'il avait vécut. Sa vision était brouillée, mais il arriva à distinguer à quelques centimètres de son visage le clown qui était désormais à l'intérieur de sa cellule. Voilà que se produisait ce qu'il avait tant redouté. Curtis haïssait cette situation où il était dans l'incapacité de se protéger de toute attaque extérieure. Mais avec chance, son vis-à-vis se contenta de lui glisser quelques mots à l'oreille.


        -C'était l'histoire d'une petite enfant en danger... Celle-ci attendait d'être secourue et protégée...
        Mais le méchant clown arriva en premier pour l'occuper... L'amnésique ne pouvait alors que regretter de ne pas être arrivé le premier...


         
        Son cœur s'arrêta de battre momentanément. Si le clown avait décidé de ne pas aller droit au but et de laisser planer le doute sur ses réelles intentions, Curtis avait bel et bien compris là où il voulait en venir.

        -Alderaan, me voilà! Conclut t-il dans un nouveau rire diabolique qui se propagea dans une série de couloirs adjacents avant de disparaître tout comme son auteur.
         
        Seul l'amnésique était en mesure de comprendre la gravité de la situation.
        En effet, durant la Bataille de la Forge Stellaire, Curtis avait eu le temps de se lier d'amitié avec un soldat Rebelle après lui avoir sauvé la vie. Ce dernier mourut cependant quelques heures plus tard de ses blessures. C'est alors qu'il fit promettre à Curtis une chose avant de fermer les yeux à tout jamais: retrouver sa fille désormais orpheline sur Alderaan et s'assurer de sa protection en l'absence d'un père et d'une mère, elle-même morte à cause de Curtis. Dans un élan de rédemption, l'amnésique accepta. Il était cependant loin de s'imaginer que cette histoire ne se limitait pas à la protection d'un enfant solitaire face à un clown fou désirant visiblement contrarier ses plans.

        Car une chose vint semer le doute dans l'esprit du Capitaine Curtis: sa cellule était désormais ouverte...
         
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          #4

          Post n°4
          Auteur : Curtis

          Curtis était libre. Mais une fois n'est pas coutume, cette liberté dont il bénéficiait avait des chances de se révéler être un piège. Le Clown l'avait en toute conscience libéré mais pour quelles raisons avait-il fait ce geste? Pourquoi ne l'avait-il pas abattu au lieu de s'en faire un chasseur? Car le prisonnier républicain était désormais prêt à tout pour arrêter ce fou. Il avait dit des paroles qu'il n'aurait jamais du sortir. Et il avait révélé des intentions qu'il aurait du garder pour lui. S'il comptait réellement se rendre sur Alderaan afin de retrouver la jeune enfant du couple Rebelle, Curtis ne devait pas perdre une seconde. Il devait absolument arriver avant lui sur la planète du Noyau. Une course contre la montre s'engageait entre lui et le clown déguisé en soldat clone.

          La première chose qu'il fit, c'est de quitter la salle des cellules et de vérifier le couloir adjacent. Il n'y avait plus aucune trace de son soit-disant geôlier. Une aubaine pour lui. Car Curtis ressentait toujours cette peur inexpliquée qui avait été provoquée par la présence de cet inconnu au visage maquillé. De quels pouvoirs disposait-il? Était-il habité par le Côté Obscur de la Force à la manière d'un combattant Sith? Curtis ne saurait le dire. Ses connaissances en la matière étaient bien trop pauvres.

          Il aurait néanmoins juré être retourné, le temps de quelques minutes, sur la sinistre Forge Stellaire. Cette ambiance étouffante, cette atmosphère angoissante... Seule la relique Sith avait -jusqu'à présent- réussi à donner des frissons au Capitaine. C'était pour dire...

          Curtis passa la main sur son front afin d'évacuer les gouttes de sueur qui tentaient de s'exfiltrer de son corps. Mieux valait qu'il ne pense plus du tout à ça. Le militaire retourna dans la salle des cellules et se dirigea vers un panneau de contrôle qu'il s'empressa d'activer. Le temps pressait. Il chercha un plan du secteur dans lequel il se trouvait et remarqua la présence d'une armurerie trois niveaux plus haut. Son équipement était surement stocké ici. Dépassant la porte afin de se retrouver une nouvelle fois dans le couloir, Curtis courut à grandes enjambées jusqu'à l'ascenseur qui se présentait sous la forme d'un cul de sac. Mais un imprévu se produisit.

          Alors que le prisonnier n'était plus qu'à quelques mètres de l'ascenseur, un bouton rouge s'alluma à son sommet. Freinant sa course, l'assassin le regarda plusieurs secondes avant de comprendre sa signification. Ce bouton ne tarda pas à devenir vert, une couleur qui permettait à la porte de se déverrouiller et de s'ouvrir, laissant apparaître deux soldats Impériaux en armure ainsi qu'un gradé. L'amnésique ne leur laissa pas le temps de dégainer leur arme: il avait bondit sur ses trois ennemis aussi vite que l'éclair. Surpris par la présence de celui qui était normalement enfermé dans une cellule, les trois Impériaux furent désorientés. Et la taille de l'ascenseur, elle, n'aidait aucunement les quatre hommes. Avantagé par la surprise dont il avait bénéficié, Curtis dut néanmoins se résoudre à abandonner son privilège lorsque les deux Impériaux en armure se relevèrent. Un coup de poing de l'un d'eux dans sa mâchoire l'obligea à baisser momentanément sa garde. Un temps largement suffisant pour qu'il se fasse plaquer contre le mur par le second soldat en armure. Curtis appuya alors involontairement sur le bouton de l'ascenseur à l'aide de son bras droit. Un geste accidentel qui lui sauva néanmoins la vie: dans son dos, le soldat Impérial libéré de toute étreinte venait de ramasser son arme et s'apprêtait à abattre le prisonnier. Mais il fut coupé dans son élan par le mouvement soudain de l'ascenseur qui se dirigeait vers le haut. A nouveau renversés, ils laissèrent l'occasion à Curtis de se libérer et de prendre le dessus. Et l’assassin ne manqua pas cette unique occasion de se défaire de ses ennemis: récupérant le blaster au sol, il déversa une quantité incroyable de munitions laser sur ses deux ex-camarades de l'armée Impériale. Ceux-ci ne pouvaient survivre à la puissance dégagée par l'arme.

          Reprenant son souffle, Curtis appuya une nouvelle fois sur la série de boutons contrôlant l'ascenseur. Ce dernier s'arrêta subitement dans sa progression. L'amnésique tourna alors le regard vers le troisième homme, le gradé. C'était son enseigne de vaisseau, celui à qui il avait laissé le commandement de la flotte en son absence sur Mustafar! En d'autres termes, celui qui n'avait pas dit un mot lorsque Kaghan s'était rebellé contre leur Commandant... Autant le dire tout de suite: Curtis était en train de tirer une sale gueule. Le genre de tête qu'il ne valait mieux pas avoir en face de soi.

          -Commandant ! Ils allaient me faire prisonnier comme vous ! Je me sui...

          Sa phrase fut interrompue par un tir qui alla se loger à quelques centimètres au dessus de sa tête. Curtis n'était pas très content de le voir. Il ne fallait pas être diplômé des plus grandes écoles de Coruscant pour le deviner.

          -Nooon non! Pitié ! J'ai refusé de suivre les ordres du lieutenant Kaghan, c'est pour ça que je me suis retrouvé ici ! Ils voulaient m'enfermer comme vous! Regardez ! dit-il en montrant ses mains; celles-ci étaient attachés avec des menottes, je ne suis pas votre ennemi Commandant Curtis ! Croyez-moi !

          Curtis continuait à reprendre son souffle, exténué par ce qu'il venait de vivre. Il fixait toujours son ancien enseigne de vaisseau de ses yeux sombres. Serrant les dents, l'amnésique vint coller le bout de son arme sur le front de son vis-à-vis avant de se rapprocher de lui. Ses paroles ne l'avaient guère persuadé.
          -Je ne fais confiance qu'à ma propre personne. Il n'y a qu'elle qui ne peut me trahir lorsque j'ai le dos tourné, répondit Curtis sous la forme d'un message d'adieu.

          Il aurait pressé la détente si un nouvel imprévu ne l'avait pas coupé dans son élan. En effet, une alerte raisonna soudainement dans le vaisseau. L'alerte générale était décrétée. Un conflit était en train d'éclater entre les hommes de ce bâtiment!

          -Voyez par vous-même, Commandant! Des hommes fidèles sont toujours sous vos ordres! Ils sont en train de se rebeller contre le Lieutenant Kaghan et ses larbins! cria de tout son cœur l'enseigne, dont la crainte venait d'atteindre son apogée.

          A une seconde près, Curtis provoquait un troisième mort dans cet ascenseur. Mais l'alarme venait de sauver le troisième. Retirant son arme du visage de l'enseigne de vaisseau, l'assassin fait prisonnier se retourna afin de réactiver l'ascension de l'ascenseur. Une fois arrivé au niveau souhaité, il s'intéressa enfin à l'enseigne. Il commença par lui détacher les menottes sans un mot. Ce n'est que quelques instants plus tard qu'il décida de prendre la parole.

          -Contacte le Quartier Général de Coruscant et informe-les de la situation. Ce cirque a assez duré, se contenta t-il de lui dire avant de partir sans un mot de plus.

          L'enseigne de la Corne Noire aurait certainement voulu répliquer afin de lui demander ce qu'il comptait faire, lui. Mais il n'avait pas oublié que son Commandant avait été à deux doigts de mettre fin à sa vie dans un passé proche. Le mieux à faire était de remplir les ordres donnés et de faire profil bas afin de se faire racheter et de faire oublier ses erreurs passées. C'est ainsi qu'il activa l'ascenseur afin de parvenir à son but: prévenir les autorités militaires de Coruscant afin qu'ils soient tenus de la situation actuelle à bord de la flotte de la Bordure Médiane. Curtis, lui, se retrouvait une nouvelle fois seul. Et paradoxalement, c'était lorsqu'il se retrouvait en solitaire qu'il était le plus dangereux.

          La première chose qu'il fit, une fois qu'il pénétra à l'intérieur d'une armurerie seulement protégée par un code dont il détenait la clé, c'est d'attraper un sublime fusil à pompe Trandoshan dont il savoura sa légèreté et sa maniabilité. Wilhuff Kaghan voulait la guerre? Il allait l'avoir!

          -Il y a bien trop de clowns dans ce vaisseau, vous ne trouvez pas mes amies?! dit-il de sa voix grave en s'adressant à toutes ces armes qui semblaient vouloir partir en croisade avec lui.

          Quiconque oserait se mettre sur son chemin devrait en payer le prix. Car l'amnésique n'avait jamais été aussi remonté qu'en ce jour!
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            Auteur : Curtis

            Spoiler : FOND SONORE
            [Flash unavailable]
            "Dis-moi Papa, tu reviens bientôt? ..."

            Violence. Haine. Colère. Ces quelques mots résumaient parfaitement ce que ressentait Curtis en ce moment même. Traversant les corridors du gigantesque vaisseau amiral de la flotte de la Bordure Médiane à toute vitesse, celui qui fut un clone comptait bien abattre ses émotions sur ses ennemis. Aucun n'y réchapperait. Cet homme était comme une tempête qui allait ravager tout ce qu'elle toucherait. Quiconque se mettrait sur son chemin serait anéanti par sa force et sa détermination.

            Il se demandait encore comment il avait pu être aussi naïf. Il se demandait encore pourquoi il ne s'en était pas rendu compte plus tôt.

            Fusil à pompe PCA en mains, Curtis abattit un premier ennemi à sa portée, au tournant d'un couloir. Averti par le cri d'alerte de leur camarade, deux soldats clones dissidents devinrent à leur tour des obstacles pour le commandant de la Corne Noire qui dut se cacher derrière une caisse d'énergie alors que les tirs fusaient dangereusement à travers le couloir. Profitant de sa courte pause afin de recharger sa nouvelle arme favorite, l'assassin se révéla subitement face à ses adversaires qui n'eurent pas le temps de répliquer: deux nouvelles cartouches vinrent les toucher mortellement. Sans aucune pitié, Curtis passa son chemin et continua son avancée. Son datapad lui indiquait que la passerelle n'était plus très loin. L'heure de l'affrontement final arrivait enfin.
            "Papaaaaaaa ! ..."

            Aucun plan, aucune préparation. Curtis n'en avait que faire. Il voulait en finir le plus rapidement possible et cela se traduisit par une entrée spectaculaire sur le pont de commandement. Les tirs fusèrent subitement d'un bout à l'autre de la pièce. Surpris, les dissidents de la flotte se mirent à tirer sans vraiment connaître leur cible: qui était donc ce fou qui venait de lancer un assaut sans aucune assistance?

            Conscient que l'effet de surprise venait de se dissiper, l'assassin se réfugia momentanément derrière des caisses empilées les unes sur les autres. C'est alors que son regard croisa celui des hommes qui lui étaient toujours fidèles mais qui avaient été attachés par les soldats loyaux à Kaghan. Dès lors, on entendit aux quatre coins de la passerelle des mots qui remontèrent le moral à tout ceux qui étaient restés fidèles au Commandant de cette flotte. "C'est le Commandant Curtis!". "Le Chef est de retour!". A l'écoute de ces mots, Curtis ne put s'empêcher de serrer les dents: sa haine envers Wilhuff et toute sa clique venait de décupler. Ils ne lui prendraient pas SON bâtiment !

            La passerelle était devenue une véritable scène de guerre. Des dizaines et des dizaines de soldats fidèles au Commandant avaient suivi sa trace jusqu'au pont de commandement et répondaient à l'ouverture du feu de Kaghan et des siens qui n'avaient comme seul choix le repli. Ils étaient cernés. Leur rébellion ne pouvait s'éterniser sans d'avantage d'hommes. Curtis, lui, voyait enfin la vraie nature de ses troupes: elles avaient choisi son côté.

            Reprenant en mains son fidèle DC-17 de toujours, Curtis sortit de sa cachette et participa de nouveau au conflit intérieur. Son extrême précision et sa rage intérieure firent de lui un redoutable adversaire. La passerelle n'était cependant pas un lieu propice au combat et les nombreux tirs qui fusaient à travers la salle provoquèrent rapidement des dégâts: une baie vitrée qui donnait sur le vide intersidéral commençait à se fracturer ! Curtis remarqua le danger que cette vitre provoquait pour tous en même temps que Kaghan qui était en train de se faire la malle avec quelques-uns de ses hommes. Il était trop tard. Celui qui avait mis aux arrêts Curtis et provoquait tout ce désordre lança une grenade protonique sur la vitre fracturée qui explosa sous la puissance de l'explosif. La suite, Curtis se l'était déjà imaginé.

            Un par un, cadavres sans vie et soldats encore en en vie furent aspirés à l'extérieur du vaisseau sans qu'ils n'aient le choix. Curtis s'agrippa à un panneau juste à temps pour ne pas subir le même sort. Instinctivement, le Commandant appuya sur un bouton avec l'aide de sa main droite et des volets de secours refermèrent l'ouverture sur le vide intersidéral. Grâce à ce geste, tous purent remettre les pieds sur le sol sans pour autant risquer de finir dans l'espace. L'attention de l'assassin revint alors sur le Lieutenant Kaghan... qui avait disparu. Le salaud avait profité de l'explosion de la vitre pour filer ! Curtis se lança à ses trousses sans plus attendre.

            Reprendre le contrôle de sa flotte était une chose; retrouver et tirer une balle dans la tête de cette ordure de Kaghan en était une autre. Il n'allait pas se tirer de là sans payer le prix de ses actes !

            L'élévateur qu'il trouva un peu plus loin après avoir quitté la passerelle le mena à un hangar sombre. Le Commandant aperçut néanmoins trois silhouettes qui couraient vers un transport dont le sas principal venait de se dévoiler. Visant la navette avec son DC-17, Curtis ordonna à son adversaire de s'arrêter.

            -Wilhuff ! C'est terminé ! cria t-il en direction de Kaghan et de ses deux hommes, Arrête-toi ou je fais exploser ta navette !

            Le Lieutenant Kaghan s'arrêta en même temps que ses deux camarades. Il se retourna et vit le Commandant Curtis dans la pénombre obscure du hangar s'approcher de sa position, le DC-17 en direction de la navette qu'il comptait emprunter.

            -Il suffit que je presse la détente pour qu'une grenade vienne percuter la coque de ton transport, Kaghan ! Alors lâche tes armes et met tes mains en évidence ! Cria t-il une nouvelle fois.

            -Tu ne tireras pas, Curtis, répondit avec un incroyable sang-froid Kaghan à l'autre bout du hangar.

            -Pourquoi me priverais-je de te faire exploser la cervelle?

            -Parce que ce hangar est bourré d'explosifs et de missiles, et qu'une seule décharge de quoi que ce soit pourrait faire sauter le bâtiment entier, prévint le dissident qui ne manqua pas de conclure ces mots par un sourire diabolique, tu serais prêt à tuer l'ensemble de tes hommes sans exception pour m'arrêter? Tu n'es pas fou à ce point !

            Surpris, le Commandant tourna brièvement son regard à droite et à gauche. Il aperçut diverses grandes caisses mystérieuses d'origine militaire. Des caisses assez grandes pour contenir au moins deux missiles dans chacune d'elles. Au moins. Conscient qu'il n'était plus inquiéter par son ennemi, Wilhuff Kaghan ordonna aux deux soldats qui l'accompagnaient de démarrer le vaisseau. Lui se contenta de brandir une sorte de détonateur qu'il montra à Curtis.

            -Et si tu tenterais quoi que ce soit pour m'arrêter, je pourrais aussi décider de faire exploser ce bâtiment... Oui, Curtis, tu ne croyais tout de même pas que je n'aurais pas préparé ma fuite en cas de pépins? menaça Kaghan d'une voix pleine d'assurance, ordonne au pont de commandement de nous laisser filer et vous aurez la vie sauve.

            Curtis n'avait pas d'autres choix que de baisser son arme. Résigné à laisser partir son adversaire, le Commandant attrapa son comlink et contacta la passerelle de commandement. Très bref dans ses mots, Curtis n'avait pas la force d'en dire d'avantage, si ce n'est que s'ils ne les laissaient pas partir, Kaghan ferait sauter le bâtiment. Cela suffisait amplement à convaincre l'homme qu'il avait au bout du comlink. Une fois que la communication fut coupée, Curtis fixa à nouveau le Lieutenant Kaghan d'un regard noir. De la haine s'en dégageait. Inutile de préciser à quel point le laisser partir le rongeait de l'intérieur !
            -Crois-moi Kaghan, où que tu ailles, je te traquerai... Et une fois que je t'aurais retrouvé, je te tuerai.

            Un nouveau sourire vint directement provoquer la menace du Commandant envers son ancien subordonné. Kaghan tira alors subitement dans la direction de Curtis qui, surpris par la rapidité du geste mais surtout par la lâcheté de son vis-à-vis, reçu le laser dans l'épaule gauche. L'assassin tomba à genoux et regarda son ennemi s'enfuir à l'intérieur de son vaisseau. Curtis ne pouvait rien faire pour l'empêcher de s'en tirer et c'était bien là l'unique chose qu'il regrettait amplement. Mais alors que les moteurs de la navette venaient d'être allumés et que celle-ci s'apprêtait à quitter le hangar, Curtis se leva, attrapa un mystérieux objet de sa ceinture et le lança de toutes ses forces en direction du vaisseau à l'aide de sa main droite. L'objet vint se coller à la paroi de l'engin spatial avant que celui-ci ne disparaisse dans l'espace infini...

            Curtis tomba une nouvelle fois à genoux, prenant conscience de la fatigue qui l'habitait maintenant que tout était fini. Il était passé à deux doigts d'une humiliation suprême en se faisant capturer par des dissidents Impériaux mais, pire encore, il était passé à côté de la déroute totale en évitant à ses adversaires de prendre le contrôle d'un vaisseau amiral de la nouvelle République. S'il n'avait pas été en mesure de reprendre le contrôle de la situation, ces évènements à bord de la Corne Noire auraient pu provoquer le début d'une nouvelle guerre. Mais l'assassin n'était pas dupe. Ils n'avaient fait que retarder l'imminence d'un nouveau conflit de grande ampleur qui était déjà programmé. Tant que la Galaxie ne serait pas rassemblée en une seule société, il y aura toujours des divergences d'intérêts qui amèneront des guerres, encore des guerres et toujours des guerres. Curtis et les siens, eux, en paieront toujours les conséquences.

            A quoi bon ne pas les envoyer en première ligne, leur nom ne sera jamais gravé dans la pierre.

            Sa rencontre avec le clown lui revint alors en mémoire. Et ses propos aussi. Était-il vraiment au courant pour l'enfant du couple Rebelle qui était mort pendant la Bataille de la Forge? Qu'il soit fou ou pas n'est pas la question. Que Curtis le soit ou non l'était. Était-il possible que Curtis ait été pris d'un délire paranoïaque? Était-il possible qu'il ait tout simplement laissé son esprit lui jouer un mauvais tour? ... Les évènements de la Forge Stellaire l'avaient tellement marqué que l'assassin ne savait plus quoi penser.

            Le souvenir de la "bête" qui l'avait poursuivi durant toute la bataille de la Forge lui revint soudainement en tête, en même temps qu'un long frisson dans le dos qui le fit paniquer. Curtis dut se battre pour reprendre ses esprits et se dire qu'il était bel et bien en sécurité. Mais c'était la preuve que l'âme de cet homme était gravement tourmentée. Tourmentée à un tel point que lui-même ne se rendait pas compte du mal qui l'habitait...

            Il y avait tant de choses auxquelles Curtis pensait. Son passé, ses "rêves" qui se transformaient en souvenirs, ses devoirs de soldat... Il ne pouvait les concilier. L'assassin devait faire un choix. Et il l'avait fait.

            Il se rendra officiellement à la poursuite de Kaghan. Mais il partira officieusement à la recherche de son histoire passée.

            Un puzzle de longue haleine l'attendait. Ce puzzle allait être semé d'embuches auxquelles il serait confronté qu'il le veuille ou non. Mais il y parviendrait.

            Curtis prit possession d'un transport et prit contact avec le pont de commandement. Ses mots étaient clairs: il partait à la recherche du lieutenant Kaghan qui avait déserté les rangs de la Nouvelle République. Il le ramènerait mort ou vif. De préférence mort. Lorsque la navette décolla et pénétra dans l'espace infini, il était cependant difficile de savoir si l'on reverrait un jour le Commandant Curtis, qui abandonnait définitivement son matricule de clone pour devenir un Homme.

            Ses chaines étaient brisées. A jamais.
            "Ma chérie, je reviendrai. Je te le promets."
            -The End-
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              Post n°6
              Auteur : Super PNJ

              Marine Fédérale
              Flotte des régions de l'Expansion
              RNS Croiseur Centurion Caius




              Capitaine Aror


              Le capitaine Aror venait de finir l’article qui l’intéressait le plus dans le "Jawa Enchaîné" qu’il avait acheté ce matin sur Holonet. C’était les détails croustillants sur la vie du sénateur O’lonell qui l’avaient attiré. Et comme d’habitude l’officier était très déçu par un autre magazine people. Lorsque la majorité de la presse républicaine avait traité de « torchon galactique » le Jawa Enchaîné, Aror n’y avait pas cru tout de suite. Mais là, quand même c’était assez poussé, et résolument faux.

              Un apéro au Sénat, et puis quoi encore ? S’il y avait bien un endroit dans la galaxie où on se faisait suer à n’en plus finir c’était bien le Sénat pour Aror.
              Il se redressa, vérifia que ses bottes étaient propres, et contempla la petite collection de verre d’eau installée sur sa table. Les verres tremblaient très légèrement. Une vieille habitude qu’Aror avait prise, afin de s’assurer que son navire était bel et bien en mouvement, sans qu’il n’ait besoin d’être sur la passerelle. La passerelle justement, il devait s’y diriger.

              Il y avait de ça deux jours, un technicien des SSI avait retrouvé une communication urgente venant du RNS Corne Noire, envoyé il y a plus de deux semaines. Pourquoi avait-on découvert ce message aussi tardivement ? Tout simplement parce que le message du Corne Noire avait été adressé aux services du Bureau de la Sécurité Impériale, or le BSI avait été scindé en deux à l’avènement de la République, et un capharnaüm administratif et politique s’en était suivi. Dans ce souk réglementaire, le message du navire avait été noyé dans la paperasse, sans que personne ne s’en rende compte.

              Une fois l’information découverte les SSI avaient sonné le branle-bas de combat ; le vaisseau de commandement de la flotte de la bordure médiane avait lancé un appel au secours face à des mutineries ; il était impératif de réagir, malgré le retard. En effet cette flotte avait une valeur hautement stratégique, protégeant le territoire de Naboo mais aussi tous les secteurs à l’Est de la galaxie, souvent en proie aux troubles et aux guerres. Il valait mieux éviter qu’elle se retourne contre la République.

              Lorsque le capitaine Aror avait appris que son navire allait être envoyé en éclaireur pour évaluer la situation et possiblement porter assistance aux forces républicaines loyalistes. Il s’était alors directement adressé à la Commission sénatoriale à l’Intérieur pour obtenir de l’administration qu’une équipe du BFI (Bureau Fédéral d’Investigation) soit rattachée à son bâtiment pour enquêter si besoin s’en trouvait. En faisant cela, le capitaine avait coupé l’herbe sous le pied aux SSI ; en effet, ces-derniers étant rattachés à cette même Commission, ils ne seraient pas chargés de ce dossier, car relégué au BFI, un simple organe de police fédérale. Aror avait une sainte horreur des services de renseignements quel qu’ils soient, et les savoir loin de lui procurait une immense satisfaction personnelle pour l’officier de Marine.

              Lorsqu’il se trouva enfin sur la passerelle de commandement du navire, le Croiseur Centurion Caius s’apprêtait à sortir d’hyperespace, aux dernières coordonnées connues du Corne Noire. Le vaisseau militaire émergea du vortex blanc et se retrouva à voguer lentement dans l’immensité sidérale. Devant les yeux du capitaine Aror se tenait le navire qu’il recherchait. Par mesure de précaution il fit lever les boucliers et préparer les canons.

              Rien ne se passa de l’autre côté, peut être que leurs communications étaient très endommagés. Aror avait embarqué une équipe technique supplémentaire avec lui, il semblait bien qu’elle serait utile. Il demanda à ce qu’on envoie un message, et fit préparer deux transports.


              - Ici le RNS Caius pour le RNS Corne Noire, baissez vos boucliers, désarmez vos batteries et préparez-vous à être abordés par deux navettes. Tout l’équipage doit se rassembler pour vérification. N’opposez pas de résistance ou nous ouvrons le feu.

              Le message était clair, Aror se méfiait tant qu’il n’aurait pas de confirmation directe que le navire n’était pas tombé aux mains des mutins. Il devait aussi se montrer très ferme pour son propre équipage au cas où ces derniers seraient tentés de rejoindre leurs camarades traîtres.

              Les deux navettes décolèrent avec chacune deux escouades de fusiliers marins aux armures à marquages pourpre. Une dizaine de minutes plus tard les engins se posèrent dans le hangar principal du Corne Noire. Les troopers se déployèrent immédiatement, braquant leurs armes sur tous ceux qui se trouvaient là. Ils désarmèrent les marins qui portaient ce qui pouvait ressembler à une arme quelconque. Le lieutenant Jori, armé de son blaster d’officier vint à la rencontre de leur petit comité d’accueil.


              - Lieutenant Jori, navré pour le côté spectaculaire mais nous devions nous assurer de la véracité de votre message. Qui est l’officier en charge depuis que le commandant Curtis s’est enfui ? Et quel est l’état de votre navire ?

              Pendant ce temps, les équipes du Caius transmirent au capitaine Aror que la situation sur place était sous contrôle. Le Caius désactiva ses batteries, mais garda tout de même ses boucliers levés. L’équipe du BFI serait du prochain aller-retour, une fois que la situation serait plus clarifiée.


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                Capitaine Aror  


                Les équipes d’inspection terminèrent de compter et trier l’équipage du navire. On sépara les blessés, les loyalistes impériaux furent placés dans les navettes du RNS « Caius » sous bonne escorte, et les blessés républicains transférés dans l’infirmerie centrale du « Black Horn ». Les combats au sein du navire avaient laissé leurs traces, on rassembla les cadavres, après identifications, et on compta vivants et morts. Nul doute que le « Balck Horn » allait entrer en période de repos, afin de regarnir son équipage. Quelques impériaux s’étaient constitués prisonniers, et attendaient dans un coin du hangar principal, remâchant leur haine et leur rancœur.

                Ce fut ensuite au tour de l’équipe du BFI de mener l’enquête sur l’incident, et d’établir la responsabilité de tout à chacun. Les enquêteurs décidèrent de rester sur le navire de façon permanente afin d’accomplir leur tâche de manière optimale. Ils interrogèrent les officiers républicains survivants, afin de comprendre la situation.
                Au même moment l’équipe technique du « Caius » évaluait les dégâts de l’ensemble du bâtiment, et parèrent au plus urgent en attendant que le navire puisse se mettre à quai pour de plus amples réparations.

                Le lieutenant Jori fut pour sa part chargé d’établir le sort du capitaine Curtis. Après s’être entretenu avec les officiers de marine, et assisté aux interrogatoires menés par le BFI, il s’attela à la rédaction de son rapport. Il entra ensuite en communication avec le capitaine Aror. L’hologramme saturé de parasites du capitaine se présenta à lui :  


                - Alors lieutenant, avez-vous déterminé le sort du capitaine Curtis?

                - Eh bien monsieur, tout porte à croire que le capitaine s’est lancé dans la traque du sous-officier Kaghan, instigateur de la mutinerie.

                - Savez-vous où il se trouve alors, lieutenant ?

                Le ton était insistant, Jori serra les dents par réflexe.

                - J’ai bien peur que non, monsieur. Il a averti l’équipage de son départ pour cette mission et n’a pas donné signe de vie.

                - Ce qui me fait donc penser que le capitaine Curtis est un déserteur.

                - Monsieur je ne pense pas que les informations à notre disposition nous permettent de conclure dans ce sens.

                - Vraiment ?

                - Sauf votre respect mon capitaine, l’officier Curtis a tout de même empêché un navire capital de la flotte de trahir, et a maté une mutinerie anti-républicaine. Il me semble qu’il s’est conduit comme un officier méritant.

                - Et le capitaine Curtis aurait été largement félicité pour une telle action, mais en l’état actuel des faits, il a abandonné son navire, sans même savoir si la mutinerie était de fait terminée, et s’est lancé dans une vendetta personnelle. Il a contrevenu à tous les devoirs d’officier de la Marine. Vos observations seront notées dans le rapport lieutenant, je vous laisse le commandement du Black Horn jusqu’à nouvel ordre.


                La communication fut stoppée. Les mains sur la table grise, Jori lâcha un « fils de… » entre ses dents. Il ne pouvait rien faire pour le sort de Curtis désormais. Non seulement son officier supérieur allait faire passer Curtis pour un déserteur, mais en plus il se refusait à rechercher ledit capitaine. Les vieilles rancunes de carrière semblait avoir la peau dure malgré le changement de régime.

                Le navire « Black Horn » appareilla et parti en direction du monde républicain le plus proche, laissant son ancien capitaine derrière lui, livré à lui-même. Les navettes du « Caius » repartirent avec les prisonniers et blessés mutins, qui seraient livrés au pénitencier fédéral le plus proche dans l’attente de leur jugement.  


                Spoiler : By
                Trent Kith
                  
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