Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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  • Le ChroniqueurL Hors-ligne
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    #1

    Post n°1
    Auteur : Darth Malraas


    Opération Jupiter
     



    Ridicule.
    Le mot est l'écho de l'irrespect des coutumes, ou bien Jinn Fear considère-t-il l'Iridonien comme son égal ?
    Passant outre les diverses réponses venimeuses lui venant à l'esprit, Gelmir répond poliment à son interlocuteur.
    Sa voix étouffée, sonnant comme l'artifice d'un vocabulateur droïde.

    -J'apprécie la courtoisie, mais ma flotte ne sera pas l'hôte de Correlia ce jour-ci.

    Dans les cinq secondes nécessaires pour prononcer cette phrase, la flotte en question repart à travers l'hyperspace.
    A travers ce long couloir de couleurs et de formes fluides, elle bondira de systèmes en systèmes dans des tours et détours pour atteindre un point précis. Quelque part dans la Galaxie.

    Suivant son Maître, le Zabrak jauge la structure interne de l'appareil stellaire. Un espace très peu appréciable pour les manœuvres, lors d'un abordage pirate par exemple. S'il le vaisseau venait à en rencontrer un autre, il serait difficile de défendre les points vitaux sans manquer des débordements, des explosions inappropriées et de dommages collatéraux critiques. L'analyse étant faite, Gelmir tient pour lui ces défauts et continue le chemin avec Jinn Fear pour guide. Ils aboutissent finalement à une pièce où siège une table arrondie et où, une fois les individus attendus, les présentations sont faites. Un fantôme, l'image même qu'il se représente de lui-même. Un ectoplasme sans nom, une forme pourtant distincte mais indéfinissable. Toute horreur vêtue, muette et insondable. Bien sûr pour les non adeptes de la Force.

    Comme pour témoigner de l'efficacité des hommes de l'équipage, le briefing est d'une vulgarité sans nom.
    S'il s'agissait de membres de sa propre flotte, le grand Zabrak n'aurait fait qu'une bouchée de ces larves pathétiques, ou plutôt le Tuk'ata. Mais en y réfléchissant, jamais ils n'auraient passés les tests nécessaires au recrutement. Quoi qu'il en soit, cette courte description permet au moins d'obtenir l'information vitale pour cette mission.

    • Le lieu : Korriban.
    • Le but : Un artefact.

    Satisfait de cette destination, l'Iridonien s'imagine la terre natale de la race des Sith.
    Apocalyptique comme le sont ces seigneurs d'autrefois ? Des grandeurs, des merveilles, des symboles et une énergie pure.
    La pureté du maléfice, le berceau du côté obscur comme il en est rare d'en trouver. Une planète habitée et animée par les âmes défuntes des rois d'antan. Tiré d'une rêverie passagère, Gelmir est une fois de plus conduit vers une autre pièce où la résonance des moteurs se fait nettement sentir. Un lit, une caisse, du bruit, une porte. S'imaginant ce pourquoi cet isoloir bruyant est prévu, le Zabrak sourit sous son casque par la familiarité des lieux. Après tout, n'est-il pas celui qui s'abandonne totalement aux conditions militaires ? Le lit miteux est un luxe. Le Maître explique et l'apprenti s'exécute, car telle est la volonté des Sith : Un gouvernant, un gouverné. Deux liés par l'obscurité.

    Mettant une main habile sous son plastron, Gelmir en retire un sabre laser de mauvaise facture prise dans les coffres de la Confédération. Ayant appartenu à une création bio-cybernétique il se satisfait de s'en séparer sachant qu'une arme à proprement parlé, n'est pas la seule manière de tuer. Il retire ses gantelets où se cachent des lames rétractables et des lances canons dissimulés de lances flammes portatifs et enfin, son casque. Il répond ensuite et en choisissant ses mots, à la question de Jinn, tournée vers les sensations depuis ses premiers pas sur le croiseur consulaire.

    -Est-ce à cause de mon lien étroit avec la Confédération, toutes ces panoplies de droïdes aussi différents les uns que les autres, que je ressens principalement les flux électriques ? La complexité des liens d'une machine m'apparaît avec netteté au travers de la Force et la technologie se tient toujours au premier plan. Les battements infimes d'une source lumineuse, le crépitement d'une alimentation, la fluctuation d'énergie et le courant de celle-ci. Une page derrière se tient les êtres organiques, dont je ressens l'écho de la vie.

    Pour traduire cette sensation, il s'agit d'une forme de sonar, un radar.
    Mais même sans le battement de coeur d'une forme vivante, je perçois les bruits de ses molécules et le corps se dessine.
    Avec un peu de concentration et plus de technique je pourrais possiblement percevoir dans sa globalité, un arbre. Des feuilles à son sommet, aux racines bien au delà du sol. Il est difficile de traduire ce ressenti complexe mais c'est à cela que ressemble mes perceptions. La matière aussi infime soit-elle est parcourue par la Force, ou l'inverse, et je ne suis qu'un mur sur lequel l'écho se cogne.

    Alors qu'il parle et s'enfonce dans sa mémoire, le Seigneur Fear lui appose un casque munie d'une visière teintée, opaque.
    Ne sachant à quoi s'en tenir, il continue son dialogue ne se souciant guère du futur après ce geste.

    -A l'intérieur du croiseur, les premières choses que je ressens sont donc les appareils électriques.
    Avec concentration je peux remonter les principaux flux, pour ressentir, la source alimentant l'ensemble ou naturellement me focaliser sur l'émission la plus forte. Il est plus facile d'entretenir une telle relation avec la Force dans cette découverte, lorsqu'un seul engin est en jeu. Ou lorsque je me tiens à proximité, dans ce cas de figure, je suis en plein dedans.

    En parallèle à cela les formes de vie. Les palpitations d'une aura centralisée en un même point, le bombardement de petites vagues s'échouant dans le néant. Bien plus subtile que la vulgaire technologie, la différence et précisée entre ma première sensation sur les objets non vivants et la seconde. Des vibrations et des oscillations à même fréquence, même intensité et les variations pour les autres.

    Mes perceptions s'arrêtent à ce niveau.

    Et s'arrêtent ces explications.
    Une oscillation variable est dans la pièce.
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    • Le ChroniqueurL Hors-ligne
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      #2

      Post n°2
      Auteur : Jinn Fear

      Pas trop mal, mais ça ne correspondait pas vraiment à ce qu’il attendait. Gelmir avait appliqué sa première leçon à la perfection et ce dans l’environnement où il évoluait, mais il n’avait semble-il pas cherché à aller beaucoup plus loin. C’était pourtant une qualité indispensable, surtout chez les siths. Quand les jedi devaient le plus souvent se satisfaire de l’enseignement de leurs maitre, les adeptes du coté obscure, eux, devaient toujours chercher aller plus loin dans la connaissance de la force. Etudier toutes ses possibilités. Jinn ne s’attendait pas à ce que Gelmir devienne un véritable maitre en la matière en quelques mois, mais il aurait voulu que son apprenti s’attarde un peu plus sur les êtres vivants, et pourquoi pas aller plus loin que le stade de la détection à travers la force en étudiant ce qu’ils dégageaient. Ainsi peut être que Gelmir aurait réussi  faire un résumé un peu plus détaillé de ce qu’il avait ressenti depuis qu’il était entré dans le croiseur consulaire ; Comme le fait que l’équipage n’était mentalement pas vraiment doté de la même manière que lui et Jinn. Ou qu’une immense bête logeait dans le vaisseau. Certes le dragon kryat était peut-être un peu trop loin pour un apprenti, mais son emprunte dans la force était immense, et si l’apprenti n’avait pas non plus capté la détresse des prisonniers justes derrière l’une des portes de sa chambre peut-être aurait-il au moins détecté correctement leur présence. En fait, seul les machines et le soldat qui était entré dans la pièce semblait avoir attiré son attention.

      Le seigneur sith se retourna vers son élève pour commencer sa seconde leçon. Comme le casque avait été installé sur la tête du zabrack, Jinn du employer la force pour communiquer avec lui. Il s’inséra donc délicatement dans l’esprit de l’apprenti sith et lui parla avec une voix paisible.

        Jinn Fear Sith * Vous avez travaillé… peut-être pas autant que je l’aurais souhaité ou pas de la manière que j’avais espéré, mais au moins vous vous êtes exercé. Le fait d’être dans la confédération des systèmes indépendants a sans nul doute joué un rôle dans l’univers dans laquelle vous évoluez, univers qui est maintenant votre principal outil de travail. Un milieu un poil plus organique vous aurez sans doute aidez à progresser un peu plus vite dans les domaines que j’aurais voulu vous voir étudier. La complexité des machines n’a sûrement plus beaucoup de secret  pour vous. Vous avez certainement prit de l’avance sur les autres novices et peut être même sur certain adepte plus aguerris dans ce domaine-là, mais ce n’est pas vraiment le sujet de nos recherches. Maintenant nous allons nous concentrer sur la vie organique et plus essentiellement sur les êtres dotés d’une intelligence avancée. Par intelligence avancé j’entends toutes les espèces avec lesquelles on échange, communique et collabore dans la société actuelle. Non pas qu’un bon nombre d’entre eux soit spécialement plus malin qu’un bantha, mais leur manière de penser et leur vie est infini plus complexe que celle d’un animal ordinaire, ce qui en fait de parfait cobayes pour progresser. Si vous êtes capable d’analyser, de comprendre et de manipuler l’être le plus complexe qu’il puisse exister, vous êtes capable de le faire sur tous les autres.

      Jinn fit une légère pause, le temps pour Gelmir d’assimiler tout ce qu’il venait de dire. Le soldat se tenait toujours derrière l’apprenti sith, les bras croiser derrière son dos, immobile, impassible. Le seigneur sith lui fit un léger signe et il s’activa immédiatement. Il salua le zabrack d’un coup de pied derrière le genou gauche, obligeant son adversaire à s’affaisser légèrement vers l’arrière. Le soldat fit le tour de Gelmir et se présenta devant lui. Il n’attaqua pas d’avantage, il attendait le prochain ordre de son maître tout en sautillant sur place avec sa garde levé.

        Jinn Fear Sith Comme vous l’avez précédemment remarqué, les battements du cœur peuvent être un moyen efficace de réparer un individu. A titre personnelle, je ne vois pas de grande différence entre le battement du cœur, le système vasculaire et le fonctionnement d’une machine, ça reste mécanique. Pour moi ce qui nous diffère le plus des machines, c’est notre activité cérébral. C’est dans un premier temps un peu plus difficile à trouver que le battement du cœur. Contrairement à lui, l’esprit ne s’étale pas autant dans la force, il ne viendra jamais entièrement se répercuter sur vous comme peuvent le faire les ondes provoquées par le système cardiaque. Il faudra aller le chercher. Il ressemble plus ou moins à un écho localisé dans la partie cérébral de l’être vivant. Les plus expérimentés pourront y desceller les différents types de mémoires et la pensée directe, les novices n’y verront que des flash.

      Votre adversaire à certaine particularités mentales. Vous allez très vite le découvrir. Utilisé la méthode habituelle pour trouver l’origine de son activité cardiaque  et ainsi avoir sa position. De là, vous vous dirigerez vers son esprit et vous tenterez d’y rentrer. Outre la complexité de l’esprit que j’ai mentionné au tout début de cette leçon, existe aussi la protection dont il fait preuve. Il n’y pas de corrélation entre le niveau de protection et celui de l’intelligence ou de la complexité de l’individu. Un homme pourra avoir une protection incroyablement efficace et être un parfait crétin… quelqu’un dont il n’y a rien à en tirer, comme un homme très intelligent et complexe pourra être incapable de se protéger…

      Il existe différent type de protection; Le premier est direct, semblable à un bunker mentale où serait enfermé un trésor. Le second est plus subtil, il consiste à se camoufler dans la force. Ca va d’une réduction des ondes et de l’écho  émis à une disparition presque total. Comme un gaz inodore et incolore dans l’air libre. On n’a aucune trace directe de son existence et pourtant il existe. L’apprentissage de la dissimulation et de la protection direct doit être parallèlement étudié avec celle de la détection. Servez-vous des moyens que vous apprenez au fur et à mesure dans le but de percevoir et contrôler, pour améliorer votre défense. Mais attention, soyez toujours sur vos gardes. La dissimulation ne dépend pas uniquement de votre maîtrise de la force mais aussi de celui de votre adversaire. Un très bon maître sensitif vous trouvera dans la force, quel que soit votre niveau de dissimulation, d’où l’intérêt de renforcer aussi sa protection direct. Heureusement pour vous, le soldat qui est aujourd’hui en face de vous n’est ni complexe ni protégé, ça devrait faciliter l’exercice.

      Le combattant repassa immédiatement à l’action, une droite directe dans le menton et un crochet jusqu’à l’oreille droite du Zabrack, une attaque qui ne fut pas aussi efficace que d’ordinaire grâce au casque, pourtant pas initialement dédié à la protection de l’apprenti sith. Ce dernier devait être capable de réaliser l’exercice en situation de combat. Le soldat continuait de lui tourner autour, en lui donnant parfois des coups de pieds dans les hanches. La présence des prisonniers juste derrière la paroi allé nettement compliquer l’exercice. Gelmir devait les avoir correctement perçu maintenant, il s’était peut-être même insérer dans l’esprit de l’un d’eux en le prenant par erreur pour son adversaire. De son coté, Jinn s’était complètement dissimulé. Ça aurait été con pour lui de prendre un coup qui ne lui était pas destiné.

        Jinn Fear Sith Insérez les être vivant que vous percevez dans un espace bien défini en visualisant correctement la chambre. Ça devrait vous aider à savoir qui est quoi. L’esprit de votre adversaire est fascinant. Tout ce qui lui reste, s’est son entraînement de militaire et celle de l’ancien combattant qu’il était. Il n’a pas de souvenir à proprement parlé, il ne retient pas les évènements comme nous. Il fait ce pour quoi il a été conditionné et c’est tout. Un peu comme un droïde. Pourtant son cerveau n’est pas aussi vide qu’il y parait. Il n’attaque pas au hasard, n’enchaîne pas n’importe comment. Il répète ce qu’il a déjà répété auparavant et qui justement à force de répétition est rentré dans ce qu’on appelle la mémoire procédurale. Il exécute la procédure, ici les phases de combat, dès qu’il est approprié de le faire. C’est à vous dans trouver une, de l’amener à la faire et de répliquer derrière. Vos talents de combattant feront le reste du travail.  L’autre solution est de deviner les coups justes avant qu’ils ne soient effectués, non pas grâce à la mémoire procédurale ou à l’instinct mais parce que vous aurez intercepté « l’ordre » que le cerveau lance avant l’action du corps. Tout ce passe en un très court laps de temps, c’est impossible pour un non sensitif de réagir aussi vite. Pour nous c’est au contraire ce qui nous donne le plus souvent une longueur d’avance sur les gestes de l’ennemi, et qui nous permet de le devancer. J’aimerais bien que sur ce combat, vous utilisiez les deux techniques que je viens de vous expliquer. *

      De nouveau, le soldat enchaîna. Gauche droite, avant de s’écarter un instant pour éviter toute contre-attaque et retourner immédiatement au casse-pipe. Il mit ses deux mains à l’arrière du crâne du zabrack et le baissa de toutes ses forces vers lui pour le frapper avec son genou, deux fois. S’en suivi un crochet du gauche dans le menton avant que le combattant ne s’écarte une nouvelle fois pour éviter la réplique et prendre un peu d’élan. Il frappa avec un coup de pied direct sur le pectoral droit de Gelmir, qui déjà un peu déstabilisé, tomba à la renverse. Le seigneur sith sourit, une réaction d’orgueil était à prévoir.

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        #3

        Post n°3
        Auteur : Darth Malraas

        Les oscillations sont perceptibles, elles crépitent dans un périmètre soumis à restriction corporelle. Comme une torche de feu envoyant une faible vague de chaleur née de la combustion, le Zabrak se tient à l’écart de son esprit pour permettre à ses sens dans la Force, d’identifier la source. Mais très vite l’ancien Général s’aperçoit des limites de son instruction, des limites de son titre d’apprenti. C’est pour cela que Jinn Fear est le Maître et lui le simple sbire aspirant à toujours plus. Les fluctuations d’énergie sont dérivées d’une forme tout à fait basique d’organisme vivant, puisqu’un cœur battant transmet ses pulsions cardiaques à travers la Force. Mais loin d’être comparable à un son identifiable dans l’espace, afin de dénicher l’endroit, la source, les sensations à travers la Force sont bien plus subtiles. Elles permettent d’identifier, de dénicher mais pas de cibler. Une lacune à combler au plus vite.

        Puis quelques secondes de silence et un choc.
        Le genou gauche se plie et par la force du coup, se pose à terre.
        Gelmir reprend le contrôle sur le corps et l’attaque sournoise, déloyale et totalement lâche.
        Sans broncher il reprend sa position la plus confortable, bras derrières le dos, jambes fermées mais légèrement écartées pour permettre un équilibre parfait. Jinn reprend ses explications et définie la subtilité, à travers la Force, du système cardiaque et du cerveau. Bien sûr cette comparaison est certes, une différence nette de deux organes mais au travers de la Force, rien ne paraît. Le cerveau possède une activité supérieure car étant le moteur, l’esprit d’une entité, mais sa perception est quasi inabordable pour l’apprenti Sith.

        Confirmant la présence de quelqu’un d’autre dans la pièce, Gelmir l’identifie comme l’oscillation plus tôt ressentie, ce cœur en plus et sans doute, le combattant lâche. Ne pouvant se fier à ses premiers sens, les plus efficaces à son goût, le Zabrak encaisse malgré lui les deux coups enchaînés. Fulminant de la lâcheté de cet entraînement, la rage montante de  l’apprenti Sith s’engouffre dans toutes ses veines, brûlent ses artères et enflamme ses muscles. Loin de succomber au côté imprévisible de ses pulsions meurtrières, Gelmir se ressaisie et apaise le feu ardant en écoutant la voix à l’intérieur de son crâne et faisant abstraction des coups aléatoires.  

        Jinn Fear lui explique une technique de base, que l’on apprend d’ailleurs dans les centres de formation militaire. Prévoir une attaque, certes pas de la même manière que la Force peut le signifier, mais avec autant d’efficacité. La gestuelle, la posture, le regard. Tout peut être un atout pour déceler le prochain coup. Le Seigneur Fear offre une seconde possibilité via la Force, s’infiltrer dans l’esprit de l’ennemi afin d’entrevoir les prochaines actions. Plus aisé à dire qu’à appliquer. Comment peut-on arriver à s'insinuer dans un esprit ? En utilisant les connexions ? Déjà les mots achevés du Seigneur Sith que l'attaquant bondit de nouveau vers sa cible aveugle et sourde. L'enchaînement des deux coups de poings sonnent le crâne de l'ancien Général qui secoue la tête en grognant pour garder le contrôle. Puis vient enfin la faille. La chose que l'assaillant n'aurait jamais dû réaliser, le corps à corps.

        Alors que les deux mains sont liés derrière la tête du Zabrak, celui-ci se rend compte de la poussée vers le bas bien assez tôt. Par déduction il écarte son poing droit le plus loin possible et l'envoie dans ce qui pourrait être l'abdomen de l'opposant. Une expiration sec confirme sa pensée et grâce à cette contre attaque, il se redresse et reprend son souffle en caressant sa joue droite. Une fraction de seconde plus tard, il tombe au sol, frappé au visage et au torse. L'impact fait de son crâne une hymne à la plénitude, les bruits ne sont que brumes lointaines et les sensations désorientées. Dans ce brouillard opaque il ressent pourtant les vibrations du vaisseau, les petites saccades des moteurs sur l'infrastructure, les marches lointaines de l'équipage. Aveugle, sourd, sans sensations physiques et chimiques, la Force lui procure pour la première fois, les clés de ses perceptions.

        La rage engloutie, refoulée dans un recoin de son esprit, il se détache pour laisser sa conscience vaciller dans la Force. Toujours sur le sol il se maintient statique comme pour ne pas perturber cette récente connexion indéfinissable. Son esprit chancel dans l'espace clos et tente de s'épanouir bien au delà, cherchant le néant, l'infini, par goût d'aventure. Il le retient, le contrôle pour le garder ici, en cet instant et à ce moment. Des connexions sont lancés sur les objets inanimés, la caisse et ses biens à l'intérieur, la porte et les formes vivantes fébriles de l'autre côté, le sol, le plafond, les parois... Jinn Fear et l'opposant. Un filament de Force se détache de la lumière et des ondes imposantes se dégageant probablement du Seigneur Fear pour s'accrocher à une plus faible mais bien réelle. Elle s'insinue et se noue à l'individu pour le cibler et étrangement la signature à travers la Force ressemble à celle de son droïde G-Atroc. Le cœur transmet l'énergie vitale partout là où les veines peuvent nourrir le corps et les globules fourmillent à l'intéreur en développant un flux continu au rythme d'un tambour.

        Son ennemi bien en vu, le Zabrak se relève en frôlant la botte du combattant et peut cette fois se déplacer dans la pièce. Se fascinant pour cette vision, il s’aperçoit que même en bougeant la tête, son esprit se focalise sur la même chose et mieux que cela, il le voit. La forme n'est pas réelle, elle est un son mis en avant par des sensations que l'on pourrait traduire comme des énergies visibles. Comme lorsqu'on soleil se lève haut dans le ciel et qu'il vous tappe dans le dos. Vous ne le voyez pas, mais vous sentez sa chaleur et voyez ses rayons devant vous. Gelmir se tient prêt à observe un changement de position chez son adversaire, il réagit par une marche à contre sens dévoilant ainsi sa capacité à voir cet individu. Mais n'attendant pas de réaction de la part de l'individu conditionné, le Zabrak inverse les rôles en s'appuyant sur sa jambe droite et en fusant vers lui.

        Le but n'étant pas une attaque directe, mais un test des défenses et une appréciation des sensations à travers la Force. L'iridonien camoufle son flanc gauche avec son bras et envoie le poing droit en direction du visage, l'attaque est ratée par une parade d'un mouvement simple : Dérive du bras opposé vers le haut. Grâce à une clé martiale le poing dévié s'insinue dans la faille flanc-bras, pour bloquer le coude et ainsi le mouvement. Les doigts pratiquement au niveau de l'épaule de son adversaire le Zabrak n'a plus qu'à forcer en une poussée minime pour tenir en respect l'adversaire cherchant à se dégager en se courbant et en contre-attaquant de son bras valide. La manœuvre sombre dans l'échec quand son poing vient frapper la paume de la main de Gelmir qui aussitôt la serre et plie les phalanges. Sachant pertinemment qu'il pourrait gagner le combat en déboitant le bras de son si lâche ennemi, l'Iridonien se contente d'un coup de genou dans le flanc droit en s'appuyant sur le maintient qu'il a sur lui. Puis il s'écarte, le laissant respirer et se reprendre.

        La Force a des perceptions sous formes de lumières et d'énergies.
        Qu'ils soient organiques, objets animés ou pas, tous sont liés par une énergie variante selon les cas. Et violer l'esprit de quelqu'un reviendrait à trouver la connexion adéquate, des milliards de connexions sur une zone bien définie. Reculant pour laisser de la distance, Gelmir met en place cette recherche et trouve en quelques secondes ce qu'il cherchait sur sa cible déjà marquée de la Force. L'énergie est dirigée vers les muscles lorsqu'il bouge et cette même énergie fourmille en crépitant presque sous cette activité monstrueuse. L'ancien Général éprouve son esprit à envoyer une nouvelle connexion à cet endroit, à chercher les pensées, à entrevoir l'esprit de l'autre. En ayant connaissance de l'arrivée imminente du combattant sur lui, Gelmir s'emploie à déchiffrer rapidement les codes d'une telle activité.

        Opposition des pieds, muscles contractés, rétractés, pieds posés, relevés.
        Jambe tendue... Tendue ?

        La frappe est violente et touche la cuisse en réalisant une forme de béquille tout à fait inattendue. Gelmir chancel à l'opposé en profitant de cet élan pour poursuivre un peu plus loin. La douleur l'empêche de courir ou de se mettre à l'abri aussi vite qu'il le voudrait bien, mais la Force lui confère les clés.

        Opposition des pieds, muscles contractés, rétractés, pieds posés, relevés.
        Bras tendu.

        Ses bras en parade croisés, il maintient un appui sur la jambe gauche.
        La frappe de l'ennemi est manquée à quelque secondes près. Le Général profite de la situation pour effectuer une représailles active dans un enchaînement vif et rapide de coups de poings. Ces mêmes poings sont arrêtés par des parades variées et variables, les bras, les mains, les paumes voire même le coude par manque de vivacité de l'adversaire et par chance. Puis soudain la Force déniche l'entrée dans cet esprit bien spécial et retransmet ses désirs, désirs de vouloir empêcher les coups en effectuant des manœuvres défensives.
        Liant combat militaire et dextérité transmise par la Force, Gelmir feinte un mouvement pour en employer un autre bien en vu de l'adversaire, trouve la manœuvre adverse grâce à la Force et frappe ailleurs. Une frappe forte, droite, puissante en plein visage.

        Il ressent la douleur de l'opposant et perçoit un flux sanguin s'échapper de ses narines.
        Son esprit se perd entre l'idée d'arrêter cette coulée, cette douleur et la reprise du combat. Le Zabrak n'en attend pas moins et devient l'attaquant une dernière fois. Il court, bondit et se sert de tout son poids pour plaquer son ennemi contre une paroi, encaissant les maigres coups dans la manœuvre. L'impact est violent, la tête de l'individu tappe contre le mur et l'Iridonien s'enflamme. Son esprit gronde et le côté obscur prend le dessus, comme satisfait de cette démonstration. Les poings tombent sur le torse, sur le crâne, dérivant les défenses ou écrasant celles-ci. Comme ce fut plusieurs fois le cas, rien ne se contrôle, la sauvagerie transmet l'instinct animal, l'obscurité brute implose à l'intérieur du Zabrak et le côté obscur s'exprime en jaillissant sous forme de nova isolée, centralisée, plaquant un peu plus l'adversaire ainsi que ses entrailles, l'obligeant à souffrir plutôt qu'à se défendre.

        Quand tout retombe, Gelmir n'en reste pas moins sur ses gardes.
        Il maintient la connexion en cherchant la volonté chez l'autre.

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          Auteur : Jinn Fear

          Que de violence, de rage, Jinn était choqué. Qu’avait-il fait ? Il avait créé un monstre !! Le soldat tenta de se relever pendant un bref instant, puis tomba lourdement sur le sol. Jinn se mit entre les deux combattants, les bras écartés, tel un arbitre de sport de combat. Il s’agenouilla auprès de son soldat, son meilleur expert en art martiaux à bord du vaisseau. Le sith lui enleva sa cagoule. Presque inconscient, il fit tous les efforts du monde pour murmurer une dernière phrase. « Est-ce que j’ai gagné ? », avec une grimace sur son visage, Jinn fit « non » d’un mouvement de tête. Des larmes apparurent alors sur le visage du pauvre soldat, coulant entre le nez fracturé et des coupures ruisselant de sang. Le seigneur sith lui ferma les yeux, bien que conscient que son soldat était toujours vivant. Puis, chose inattendu, il lui enleva sa combinaison avec la force et le laissa en caleçon sur le sol glacé de la pièce. Non pas pour le violer comme aurait certainement pu le croire Gelmir, mais pour mettre l’uniforme (qui était quand même assez chère) à l’abri, le soldat n’en n’avait plus besoin pour sa nouvelle affectation.

          Le seigneur sith se tourna vers son apprenti, il n’allait pas le féliciter bien que le travail du zabrack aurait pu mériter quelques compliments. L’exercice avait été plutôt bien appliqué, mais son utilisation de la force était loin du résultat final qui serait recherché. De plus les récompenses et les félicitations étaient souvent inutiles et pire elles pouvaient être une barrière pour la suite de la progression. Les seules vrais satisfactions seraient le travail et les progrès accomplies quand ils seront accomplis. Jinn se contenta alors d’un geste de tête et passa directement à la leçon suivante. Ça faisait peut être beaucoup pour une seule journée mais président corellien préférait donner les moyens et les techniques assez tôt dans la formation pour toutes les travailler peu à peu par la suite.

          Toutes les lumières blanches du vaisseau furent remplacés par des lumières rouges. Leur indiquant qu’il faisait nuit sur leur lieu d’atterrissage sur Korriban. C’était simplement informatif pour leur prévenir du cycle jour/nuit du lieu où ils allaient. Jinn les regarda quelques secondes, pas tout à fait lui-même… il allait bientôt être l’heure de dormir. Le seigneur sith reprit ses esprits et retira une petite figurine de sa poche, moitié moins grand qu’un Action-Man, elle représentait Mufus, à genou, les bras en l’air avec une auréole au-dessus de la tête. Sur le socle se trouvait l’inscription « Mufus, Président Corellien ». Le gouvernement de Corellia avait m’habitude de sortir des jouets à leur effigie, le plus surprenant venait du fait qu’elles ne se vendaient pas si mal que ça. Jinn avait toute la collection et même si ça lui faisait très mal, il était disposé à en prêter une au Zabrack pour sa formation. Il retira le casque de la tête du Zabrack avec la force et le posa lentement avec la figurine sur le coffre ou se trouvait les armes de l’ex général séparatiste, puis il reprit la leçon.


          Jinn Fear Sith - On va arriver à un stade ou la volonté de l’apprenti sera plus importante que jamais. Ressentir la force c’est une chose, la contrôler s’en est une autre. Il peut y avoir autant de technique que de maître pour y arriver et j’ai envie de dire qu’il y a avant tout une grande part d’auto persuasion. L’idée générale c’est de se mettre en tête qu’on fait partie d’un tout, ce n’est pas forcément une pensée très commune dans le monde ordinaire et même pour nous autres les adeptes de la force, ce n’est pas toujours évident. Tout simplement parce que ce n’est pas vraiment la réalité. Si au final nous sommes tous lié et habité par la force, comme tu peux maintenant le voir par toi-même, les volontés indépendantes et souvent contraires de toutes les entités de notre univers démontrent que cette théorie n’est pas aussi claire que ça. Mais c’est pourtant sur cette idée qu’il faudra travailler pour évoluer.

          C’est un point très important qu’il faut comprendre. Utiliser la force c’est exactement la même chose que d’utiliser son corps. Quand vous marchez, vous ne vous préoccupez pas du signal du cerveau, de l’affut sanguin, de la contraction des muscles, ou encore d’avancer le pied droit puis le pied gauche, vous le faîte et puis c’est tout. Là c’est pareil, votre cerveau ne doit pas faire une équation du genre :

          [(Vous qui faîte parti d’un tout) + (Objet qui fait partie du même tout) + (Volonté de faire bouger cette objet) = (Objet qui bouge)]

          Tout ça doit être inconscient et non réfléchit. A un certain stade, la réflexion devient un inconvénient et c’est là nous avons un certain avantage sur les jedi. Les émotions fortes qui leur sont interdit nous permettent de rentrer plus vite dans le stade « d’inconscience » recherché pour utiliser la force. L’apprentissage devient plus rapide et plus facile mais ne vous emballez pas, cette avantage disparait avec le temps. Certains pourraient même dire que leur initiation bien plus compliqué leur donne au finale une plus grande maitrise de la force et ils n’auraient pas spécialement tort. D’où l’importance de nous faire travailler également la maitrise de ces émotions sans pour autant nous interdire de les utiliser. Mais c’est un autre sujet…

          Ici, c’est cette petite reproduction de Mufus que vous devrez essayer de faire léviter. Il y a plusieurs manières de faire bouger un objet : s’occuper directement de lui ou exercer ses pouvoirs sur l’air ambiant qui vous s’épare et qui vous entoure tous les deux. La deuxième méthode, qu’on pourrait appeler indirecte, est la plus facile. Cet air est un lien supplémentaire autre que la force entre vous et l’objet, ce qui vous donne plus de matière sur laquelle travailler, mais dans le cas très rare ou ça serait le vide qui vous entoure, cette technique ne vous sera d’aucune utilité. Aujourd’hui on travaillera la première méthode. Si vous la maitrisez, vous maitrisez aussi la seconde, la réciproque n’est pas forcement vrai.

          Je vous conseille de retrouver l’état que vous aviez dans mon salon lors de notre première leçon sur Corellia. De là, vous ne percevrez et vous ne vous concentrez que sur vous et sur l’objet, vous persuadant le plus possible qu’il fait parti de vous au même titre que toutes les autres parties de votre corps … et comme toutes les autres parties de votre corps, vous avez le contrôle dessus. Au final, faire léviter un objet n’est pas plus compliquer que d’étirer ou contracter son bras. Plus l’objet est loin et plus ça sera difficile. D’abord parce que vous ne le percevrez peut être pas assez et en plus parce que l’éloignement rend plus difficile l’idée que vous pouvez avoir un contrôle dessus, la force c’est énormément de psychologie. Comme vous n’êtes qu’un novice, je vous conseille de le mettre au plus près de vous, limite de le mettre dans la pomme de votre main. Je vous laisse toute la nuit pour travailler dessus…

          Avant tout ça vous allez devoir nourrir les prisonniers. Je vous demanderais d’être très sympa avec eux, ils ont une vie plutôt difficile depuis quelques temps et quelques os brisés ou des hématomes en plus pourraient leur être vraiment insupportable, voir limiter considérablement leur espérance de vie. Bien que ça ne se voit pas directement, ils ont une importance capital pour la mission et donc il faudrait qu’ils rentrent gentiment et sans dégâts dans leur cellule avec les 90 kg de nourriture fraîche.


          Il avait prononcé ses derniers mots en tapant sur le corps semi inconscient de son soldat. Le président corellien se releva et recula dans le couloir, fermant l’accès derrière lui. Dans un même temps, la porte qui séparait la cellule de la chambre de Gelmir s’ouvrit brusquement. Les prisonniers qui s’étaient appuyé dessus tombèrent à la renverse aux pieds de l’apprenti. D’abord terrorisé et se dirigèrent ensuite comme des zombies vers le zabrack, conscient qu’ils n’auraient peut-être pas d’autre chance de s’échapper, mais sans savoir ce qu’ils en feraient si jamais il venait à l’attraper. Jinn s’éloigna en pouffant de rire, direction la cantine.

          Bonne chance

          -------------------------------------------


          Jinn se leva assez difficilement le lendemain matin. Sa période de guerrier sith était lointaine, il n’avait plus l’habitude de dormir aussi peu. Les politiques avaient la coutume de faire croire qu’ils avaient toujours un emploi du temps chargé auxquelles s’ajoutait des voyages incessants. En réalité c’était pire que des professeurs de l’éducation national et Jinn utilisait tout son temps libre (qui prenait quand même une place assez considérable dans la journée) pour dormir et pour manger. Aujourd’hui, s’il n’avait pas ses douze heures de sommeil et ses deux heures de sieste au milieu de la journée, il était complétement pommé. Le retour à des horaires plus militaire était assez terrible. Il se dirigea lentement vers le pont ou il fut salué par tous les soldats, l’officier chargé des communications lui fit parvenir un message. Juste le message, les documents joints eux, étaient restés sur Corellia pour plus de sécurité. Jinn prit le micro et contacta la chambre de « Gelmir ».

          Jinn Fear Sith - Vous êtes prié de rejoindre la salle de pilotage.

          Le seigneur sith attendit que le zabrack monte jusque-là lui pour lui tendre le message. Lui-même l’avez déjà lu une bonne vingtaine de fois et il était sûr d’une chose, le croiseur ne ferait pas de détour, même pour une réunion de l’OCD. Le seul cas de force majeur ou un retour était envisageable était l’attaque d’une des planètes de l’organisation par une armée étrangère ou peut être un diner au restaurant avec la sénatrice Jeaix ou la préfète Maar. Jinn avait de plus en plus l’envie de se caser et fonder une famille. Et oui un seigneur sith a aussi un cœur.

          Code
          De la Tempérance à la Force

          Suite à une demande du Chariot, nous vous prions de bien vouloir assister à notre prochain meeting concernant le traitement des lieux infestés de vermine, de poissons clowns et d'idoles des maures.
          Vous trouverez les coordonnées du meeting ainsi que les invitations pour l'événement dans le document ci-joint.
          Les portes de la salle fermeront à 18h30 standard précisément, soyez à l'heure.
          Dans l'attente de vous voir tous à ce nouveau congrès de l'Ordre des chasseurs de Détritus, je vous prie d'agréer mes salutations distinguées.
          Tempérance.

          Jinn Fear Sith - Bon … je vais contacter l’un de mes hommes et lui demander de me représenter à la réunion, je vous conseille de faire la même chose. Je mets le poste de communication du vaisseau à votre disposition. Dîtes ce que vous voulez à partir du moment où c’est un message court et qu’aucune informations capitales ne soient filtrées. D’ailleurs je pense que je vais me contenter de dire à mon représentant d’aller voir Mufus, et le jawa lui dira tout ce dont il a besoin de savoir et où il doit aller. Peut être devriez vous faire de même.

          Le sith se dirigea vers le poste de communication et envoya un message très bref à l’un de ses plus fidèle conseiller, Bill Buchanan. « Trouve la chose », c’était court, difficilement déchiffrable pour quelqu’un qui pouvait intercepter le message et pourtant Buchanan irait immédiatement trouver le jawa après l’avoir reçu.

          Jinn Fear Sith - Alors comment ça s’est passé cette nuit ?

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            Auteur : Darth Malraas

            Encore dans un état purement combattif, le Zabrak boit les paroles de son Maître en se souciant du fait qu'il n'est, le sachant pertinemment, qu'une créature rustre aux instincts primitifs. Là est toute la différence entr eles Seigneurs Sith tels que Jinn Fear ou l'Omega, voire même du dit Kovarn. Ils sont des êtres doués, non pas plus intelligent mais ayant la capacité de contrôler la Force. Gelmir se tient loin de cela, loin du contrôle du pouvoir, il ressent la Force mais le Côté Obscur peut-être trop présent, se manifeste seulement sous une forme brute, démesurée, sans contrôle, désorganisée.

            Le Zabrak utilise la Force comme un outil de domination et seulement lorsque le Côté Obscur s’immisce en profondeur dans ses entrailles. Comme lors de l'attaque sur les Insurgés ou comme le combat contre ce pauvre soldat. Le fait de voir les flux de la Force apaisent l'esprit et l'âme mais lorsqu'une bataille commence, l'animal déchire peu à peu la chair pour s'exposer tout entier.

            Les conseils de Jinn Fear sont bons à prendre et celui-ci arrive avec des mots et des exemples simples, à faire comprendre à son apprenti, les voies de la Force et son utilisation. Le Maître propose un exercice de lévitation d'objet inanimé : Une statue à l'éfigie du Jawa ou de n'importe quel autre Jawa de la Galaxie, puis suit la sale besogne, celle de devoir nourrir les prisonniers, le Président ne mit pas longtemps à sortir de la pièce et c'est à ce moment précis que le dead space commence. Les décharnés s'écroulèrent comme de vulgaires morceaux de viandes tombés d'une caisse de ravitaillement. Ils rampent, se chevauchent et se tortillent en direction du Zabrak faisant plusieurs pas en arrière par mesure de sécurité.

            "Ne pas leur faire de mal", a-t-il dit, comment est-ce possible ? Rien que le fait d'en soulever un seul pourrait lui broyer un bras ou tout autre membre. Gelmir se tourne vers le soldat battu plus tôt, il se penche sur son corps et lui envoie une gifle si forte, qu'elle le fait sursauter sur place.


            -Vous devriez faire rentrer ce petit monde dans la cellule, avec la nourriture.
            Je vous laisse une heure, passée ce délais s'ils ne sont pas sagement rentrés
            , il hausse la voix pour que tous l'entendent, vous serez tous tués un à un et très, très lentement.

            Le soldat les yeux encore remplis d'étoiles tournante, se redresse faiblement encouragé par un coup de pied au derrière et d'un "bougez-vous !" saignant. Les trois premières minutes se déroulèrent dans la diplomatie, les six autres avec tact et des "s"il vous plait" et enfin les dernières, par la force des choses. Bousculés les prisonniers ne tentèrent pas de riposter, trop faible pour cela, ni même de s'échapper vers une issue.... sans issue. Que devaient-ils faire sous la menace ? Chercher à s'opposer ? Mais comment ? Le soldat vaincu s'acharnait à poursuivre sa mission, tant bien que mal et cela jusqu'au dernier, dernier qui d'ailleurs cherchant à riposter au "rangement massif" s'agrippant aux parois de la porte. Irrité par l'heure et le temps passé à observé cette pauvre pièce de théâtre soporifique, Gelmir tend la main et insufle à la Force un corps.

            -Vous me fatiguez !

            La poussée de Force dans le dos du soldat, engendre une entrée fracassante dans la cellule remplie de nourriture et de prisonniers. Le Zabrak se lève, gronde telle une bête en colère et referme la porte de la petite pièce et prend soin de la verrouiller convenablement. Après une nuit pénible à entendre les gémissements des prisonniers et à méditer sur son avenir, le Zabrak était prêt à faire machine arrière, à tout arrêter. Le Général Gelmir n'était plus, mais Gelmir persistait à vouloir un avenir... Quel avenir ? Un pilier pour la Galaxie. Son arrogance, sa volonté et sa détermination le permettent.

            Le désir d'être Sith, convoiter ce pouvoir et les richesses cultures lui semblaient indispensables pour réussir sa carrière, sa vie, sa destiné. Aujourd'hui l'ancien Général en doute, après toutes ces années au service de la cause séparatiste, autant n'avoir aucun Maître et être libre de ses mouvements. C'est dans cet optique que le lendemain, sa décision prise il rejoint sans broncher le Président Fear. L'Iridonien après lecture du message, laisse son interlocuteur donner de nouvelles directives avant de prendre la parole.


            -Je crois plutôt que ma flotte va revenir me chercher pour participer à sa réunion.
            Je vous fais perdre votre temps et je perds le mien à essayer vainement de suivre la voie des Sith sous votre tutelle. Je ne suis peut-être pas fait pour ça, pour suivre l'Omega, pour vous suivre vous, ni aucun autre Sith encore en vie pour que je préserve mon sang froid. Mon idée était d'aller en pèlerinage sur Korriban, totalement seul et avec le côté obscur pour seul guide afin de savoir si ma place était parmi les Sith.

            Malheureusement je fais des tours et des détours qui ne me permettent pas de me centraliser sur un unique projet en même temps. Je suis un homme d'action ayant besoin de crouler sous les devoirs et les obligations, pas de jouer les bergers pour une bande de prisonniers écervellés. Mon message sera donc pour mon vaisseau mère en orbite autour d'une planète précise, larguez moi où vous le souhaitez, ils viendront me chercher.

            Une fois le message envoyé, la destination confirmée et ses effets personnels rassemblés, Gelmir reprend la conversation avec Jinn.

            - Notre route s'achève comme Maître et apprenti, mais j'espère que notre collaboration perdurera.


            (Vachement bâclé mais je dois RP ! Navré Jinn)

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              Auteur : Jinn Fear

              ((==> Précédemment ICI<==))


              …Une cession extraordinaire du sénat avait été commandée par l’empereur. Ouverte à tout le monde, les indépendants, les rebelles, les droïdes séparatistes, les jedi, les sith et l’armée impérial s’étaient tous réuni dans l’hémicycle le temps d’une trêve d’un jour pour savoir si oui ou non les magasins devaient ouvrir le dimanche. Un sortilège d’«extension » d’une insupportable mais charmante mademoiselle-je-sais-tout avait permis à tout le monde de rentrer. Certain profitèrent de ce rassemblement rarissime pour se faire de la pub. C’est ainsi qui une énorme mouche profita de l’occasion pour distribuer les prospectus des Chasseurs de Primes avant de regagner sa place entre un chat et un clown. Les débats furent de courte durée, une large majorité semblait vouloir voter pour l’ouverture le dimanche, sauf pour la clientèle sith. Les capuches noires protestèrent sans attendre, menaçant de quitter le pouvoir si une telle loi était acceptée. Une haine incompréhensible à leur égard était tout simplement inacceptable. Jinn, leur dernier espoir, monta sur l’estrade centrale pour faire son discours. (Protégé et entouré par une armée de wampas pour éviter tout débordement.).

              Jinn Fear Sith *… Au cas où vous ne l’auriez pas vu, derrière les sith, il y a aussi des Hommes … des Hommes comme les autres. Les sith n’ont-ils pas des yeux ? N’ont il pas des mains ? Des émotions, de la compassion ? … Et si vous nous piquez, ne saignons nous pas ? Et si vous nous chatouillez, ne rions nous pas… et si vous nous empoissonnez, ne mourrons nous pas… Vous nous avez tout pris !! …*

              Le sénat, ému par ces propos beaux et terribles à la fois, rectifia sa proposition de loi pour permettre au sith d’être traité comme tout le monde. Malheureusement pour ces gentils sith, la loi n'eut pas le temps d'être accepté. Une navette neimoidienne perfora le toit du bâtiment dans une immense explosion et s’écrasa sur la communauté Jawa. Un prédator surarmé sortit du vaisseau accompagné par un mouton et un loup. Il croqua dans une salade et lança la célèbre phrase : « Et maintenant c’est qui le lion ?!»… C’est ainsi que le rêve du seigneur sith prit fin, il s’étira doucement, ouvrit les yeux et sursauta.

              Jinn Fear Sith - Bon sang qu’est ce que vous faite là ?!!

              Un de ses soldats était assis sur une chaise à deux pas du lit du président Corellien. Ses deux gros yeux globuleux étaient fixement posés sur son supérieur. Un large sourire se dessina sur son visage et une lueur de folie passa dans son regard. Jinn se demanda pendant un instant si il l’avait déjà vu cligner des yeux.

              - J’aime bien vous regarder dormir.

              Jinn Fear Sith - Sortez immédiatement de là.

              Le soldat se leva et quitta les quartiers du seigneur sith sans broncher, son effrayant sourire toujours clairement affiché sur son visage. Jinn se vêtit, prit le sabre laser qui dormait sous son oreiller et se lança dans les coursives du vaisseau. Il y croisa à sa grande surprise, des dizaines et des dizaines de droïdes Buzz. Inquiet, il reprit son chemin avec un peu plus de rapidité, pressé d’avoir des explications. Il entra dans la salle de réunion où deux mécaniciens bossaient encore sur les droïdes magna-gardes qu’ils avaient trouvé sur l’ancienne planète sith.

              Jinn Fear Sith - Quelqu’un pourrait m’expliquer pourquoi les buzz sont de sorti ? Il ne faudrait pas qu’ils s’échappent quand on se sera posé… d’ailleurs comment se fait il qu’on ne soit toujours pas arrivé à destination ? J’avais demandé une planète proche de Korriban.

              - Un bonjour, ça ne vous arrachera pas la gueule. Sa tête heurta violement la table. Ok ok … par où je pourrais commencer. Vous vous souvenez du petit incident qu’on a eu avec le vaisseau sur Korriban ?

              Jinn mit l’une de ses mains sur ses yeux pour cacher sa honte. Il s’en souvenait très bien. La petite communauté avait mis au point sa propre technique pour fouiller efficacement les secteurs choisis sur Korriban. Les dix droïdes iris sombre étaient envoyé sur le terrain, pendant qu’une équipe au sol surveillait la première zone d’atterrissage et qu’une autre restait en l’air dans le croiseur pour examiner les donnés envoyées par les droïdes. Un des iris sombre avait trouvé des informations et une grotte suspecte dans une « petite » crevasse (c’était d’ailleurs là ou ils avaient récupéré les deux magna-gardes endommagés). Le pilote avait réussi à persuader tout le monde qu’il avait assez de place pour se poser en toute sécurité… Il avait tord. Deux des réacteurs raclèrent légèrement une énorme paroi rocheuse pendant la descente. Cette anecdote avait beaucoup fait rire l’équipage.

              - Ahah, oui, je vois que vous vous souvenez. .. non vous avez raison c’est pas drôle. Heu … les dégâts sont plus graves que prévu. L’hyperpropulsion principale a été touché. Rien de grave hein !!Mais comme on n’a pas assez de mécano, on dû demande l’assistance des droïdes. Enfin bref … on est en ce moment même sur l’hyperpropulsion de secours, donc on n’arrivera pas avant deux ou trois jours.

              Jinn Fear Sith - Bon … Jinn désigna les magna-gardes d’un hochement de tête. Quand est ce que ces foutus droïdes vont être en état de marche ? Il me faut impérativement de vrai adversaire.

              - Ils le sont. On s’interroge juste sur le disque dur central des droïdes. Sinon ils sont tout à fait opérationnels.

              Jinn Fear Sith - C’est à dire ?

              - Ils ont des tonnes d’information enregistrés sur leur disque dur. Sur celui là en particulier. Les donnés sont cryptés. On va les télécharger et les inspecter sur un ordinateur. Ça ne devrait pas être trop long à craquer. Comme ça on pourra bosser sur leur mémoire et pendant ce temps vous pourrez vous entrainer avec.

              Jinn Fear Sith - Je ne sais pas si on pourra tirer grand-chose d’intéressant de leur disque dur, ce sont des droïdes assez récents.

              - Oui je suis d’accord, ce ne sont pas des reliques, mais on ne peut pas non plus dire qu’ils sont récents. Les tout premiers droïdes de ce type sont plus vieux que vous, ceux là ne font clairement pas partis des dernières générations de magna-garde et d’après les éléments qu’on a trouvés dans cette grotte, tout porte à croire qu’ils ont appartenu à un sith. Alors ne perdrez pas espoir, on trouvera surement quelque chose.

              Jinn Fear Sith - J’aime votre optimisme. Faite moi savoir quand je pourrais les utiliser.

              - ça ce n’est plus qu’une question de minutes... Annonce l'autre mécanicien en se frottant le menton. Au fait, le commandant souhaite vous voir.

              Le seigneur sith pris la direction du poste de pilotage. Les informations stockées à l’intérieurs des deux droïdes magna-garde commençaient à l’intriguer. Ce n’était peut être qu’une coïncidence mais il était étrange qu’un sith, ou cadavre de sith, aussi vieux soit il, avait fouillé exactement dans le même secteur que lui, aussi loin des tombeaux réputés de la planète. Peut être que ce inconnu et Jinn avait eut les même informations.

              Le commandant l’attendait patiemment avec deux gardes, un des prisonniers du vaisseau était à genoux devant lui. Il avait la peau sur les os, il était complètement livide et de la sueur semblait couler par tous les pores de sa peau. Jinn savait très bien de quoi il s’agissait, la multiplication des blessures, parfois graves, avait obligé les membres d’équipage à rechercher des médecins parmi les prisonniers du vaisseau. Le sith avait complètement oublié l'aspect sanitaire dans la préparation du voyage.


              - On a interrogé tous les prisonniers comme vous nous l’avez demandé. Celui-ci prétend être chirurgien. Si vous voulez l’interroger vous-même … à vous l’honneur.

              Le seigneur sith avait sa propre méthode d’interrogatoire. Il posa la pomme de sa main sur le front du prisonnier, et pénétra sans la moindre délicatesse à l intérieur de son esprit. Le prisonnier resta totalement figé, mais la sueur coula de plus belle et un cri strident raisonna dans tout le vaisseau. L’état de santé du prisonnier était inquiétant et il ne semblait plus du tout lucide, ça allait facilité l’insertion du sith dans son esprit. En revanche, récupérer des informations viables se compliquait passablement, obligeant le sith à reconstituer en partie les souvenirs de cet esprit malade. Il voyait une famille puis un hôpital, une table d’opération, des instruments, le prisonnier se nettoyait les mains avait d’intervenir. Il portait un badge … « Dr Green ». Jinn voyait des visages et des opérations se succéder. Le prisonnier avait bien travaillé dans le milieu médical, ça ne faisait aucun doute.

              Jinn Fear Sith - Ecoutez-moi bien Dr.Green. On a pas mal de problème d’ordre médical à l'intérieur du vaisseau. Si vous nous aidez, vos conditions de vie et celles des autres prisonnier pourraient sensiblement s’améliorer. Au contraire, au moindre faux pas, les quelques semaines déjà passées dans ce vaisseau passeront pour des vacances comparé à ce qu’il vous attend. Pas la mort. Non non pas la mort, on fera tout pour vous garder en vie, mais je vous promets que vous vivrez un véritable enfer… Est ce que je me suis bien fait comprendre ?

              Le prisonnier hocha la tête de haut en bas. Le seigneur sith tapa deux fois sur joue du chirurgien et s’écarta avec un sourire malsain. Le commandant demanda à ce qu’on le conduise à la cantine pour lui donner un bon repas. Au même moment, les mécaniciens qui s’occupaient des magna-garde contactèrent le seigneur sith par radio, les droïdes étaient prêts, une bonne séance d’entrainement au sabre laser allait pas tarder à commencer.

              Jinn Fear Sith - Pendant que j'y suis, il est strictement interdit de rentrer dans mes quartiers. Faites passer le mot.

              - Oh, on aimait bien vous regarder dormir…
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                Post n°7
                Auteur : Jinn Fear

                L’arrivée des deux magna-gardes en états de marche changea le quotidien du seigneur sith. Pendant les trois jours qui suivirent, cette nouvelle acquisition lui permit de placer plusieurs entraînements au sabre laser dans son emploi du temps, ou plutôt des demis entraînements. Les coursives et les quartiers du vaisseau n’offraient pas la place requise pour travailler pleinement son style de combat. De plus, comme il ne voulait pas vandaliser les parois de son croiseur par des marques plus ou moins profondes de sabre laser, Jinn se limitait vraiment dans ses mouvements. Malgré ça, le seigneur sith arrivait (mais non sans mal) à bout des deux magna-gardes.

                Ces premiers entrainements s’étaient passés sous les yeux des mécaniciens. Après avoir soigneusement regardé les mouvements et le fonctionnement des deux droïdes, ils en étaient venus à la conclusion qu’ils marchaient parfaitement bien… enfin à quelques détails prés. Les deux magna-gardes n’avaient toujours pas dit un mot. Pourtant, Les mécanos avaient vérifié et revérifié leurs systèmes, leurs vocabulateurs, et ils avaient affirmé que tout était en place pour que les deux droïdes puissent communiquer. Leur silence avait d’abord été perçu comme un manque de coopération, voir comme un danger imminent, mais comme ils obéissaient à l’équipage sans rechigner, les mécaniciens avaient conclu que ça venait tout simplement d’un problème qu’ils n’avaient pas encore réussi à identifié.

                - Qu’est ce que ça change qu’ils nous parlent ou pas ? dit un mécanicien en grimaçant. On leur demande de combattre, pas de nous raconter des histoires. Ce qu’on veut savoir, on finira par le découvrir en craquant les donnés qu’on a téléchargé sur leur disques dur.

                - Ca ne sert à rien de continuer. On va vous laisser. Y a plein d’autres endroits sur le vaisseau où on serait plus utile qu’ici. Appelez nous s’il y a VRAI disfonctionnement.

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                - Vous devez faire attention.

                Le président Corellien se retourna pour rechercher son interlocuteur. Les mécaniciens venaient de sortir de la pièce, laissant le seigneur sith avec les deux droïdes magna-gardes. Jinn n’avait pas beaucoup de doute sur l’origine du message. La voix était robotique, et elle ne venait certainement pas de l’interphone. Il s’avança et passa deux fois la main devant le visage du magna-garde le plus proche, s’attendant presque à voir des pupilles suivre le mouvement de son bras. C’était stupide à plusieurs niveaux, d’abord la « vision » droïdes n’était pas vraiment foutu comme celle des humains et en plus Jinn savait très bien qu’ils étaient déjà en état de marche, mais avoir des droïdes muets ou avoir des droïdes capable de parler, ce n’était pas vraiment la même chose.

                Jinn Fear Sith - C'est moi ou vous venez de parler ?

                - Les soldats veillent sur vous ?

                Jinn Fear Sith - hein? Ouai ça on peut dire qu’ils le font. Ils viennent même jusque dans ma chambre pour garder un œil sur moi…

                Cet épisode l’avait vraiment troublé. Il avait fini par installer du papier bulle devant l’entrée de ces quartiers. Ainsi, les soldats qui pénétraient dans sa chambre pendant son sommeil marcheraient dessus, soit parce qu’ils ne l’ont pas vu, soit par curiosité ou par bêtise et en théorie, l’éclatement des petites bulles d’air devrait réussir à réveiller le seigneur sith. Certes, il aurait été plus simple et plus efficace d’installer une alarme. Non en fait il aurait été plus simple que ses talents de sensitif, censés être très aiguisés, le préviennent à chaque approche même pendant qu’il dort. Jinn avait fini par se rassurer en se disant que s’il ne captait pas l’intrusion par la force, c’est qu’elle ne représentait aucun danger.

                Jinn Fear Sith - Pourquoi ?

                - Un soldat parle de mutinerie.

                Jinn Fear Sith - Je vous demande pardon ? Vous pouvez le reconnaitre ?

                - Blanc, cent quatre-vingt cinq centimètre, vêtements crasseux, cheveux noirs, barbe longues noirs.

                Jinn Fear Sith - Ah un prisonnier…

                Ils savaient que ça pouvait arriver, Jinn en avait beaucoup parlé avec ses deux commandants. Entre les prisonniers qui avaient gagné en espace de vie, qui reprenaient des forces, et Dr-Green qui pouvait se déplacer presque librement dans tout le vaisseau, les risques de rébellion avaient augmenté de manière exponentielle. Bon, il faut avouer que l’équipage ne faisait pas beaucoup d’effort pour tuer la révolte dans l’œuf. En fait c’était même l’inverse, il n’était pas contre un débordement. Les jours passaient et se ressemblaient dans le croiseur consulaire. Un petit peu d’imprévu et d’action pouvait tuer la routine et remonter le moral.

                Jinn Fear Sith - Ne vous inquiétez pas. On se débarrassera de la menace, et sans problème.

                - Pas vous, vous tenez mal votre arme.

                Jinn Fear Sith - De quoi? Répondit Jinn, vexé. Vous ne savez pas de quoi vous parlez. Je vous ais démonté à chaque combat !

                - Vous tenez mal votre arme. Répéta le droïde. Notre maître disait toujours que…

                Jinn Fear Sith - Ton maitre est mort et pourrit dans les déserts de Korri…

                - Notre maitre ne peut pas mourir… Il n’est jamais très loin de nous.

                - Sortie de l’hyperespace dans 10 secondes …8…7…6…5…4…3..2…1…0. -

                « Jamais très loin de nous » ? Que voulaient-ils dire ? Le seigneur sith avait une multitude de question à leur poser mais il fut stoppé dans son élan par la fin de leur trajet. Une perturbation dans la force, extrêmement forte, s’installa immédiatement après leur arrivé et l’empêcha de commencer un interrogatoire. D’où venait-elle ? Jinn enferma les deux droïdes dans la pièce, et prit immédiatement le chemin du cockpit.

                ((==> Suite ICI<==))

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