Pont principal
-
Post n°4
Auteur : ValiantLa seule réponse qu'apporta contre amiral Festus commandant la flotte impériale fut une escorte de chasseurs TIE qui accompagnèrent "le Killtik volant" jusqu'au pont principal du vaisseau fantôme.
Depuis le hublot de son transport, Valiant observait la carcasse métallique du destroyer, quelque chose le troublait il s'en dégageait quelque chose de malsain.
Le navigateur Moonty était à la manœuvre , il s'approchait du pont prêt à déployer le sas pour déposer ses passagers. Le moff reprit ses vieux réflexes militaires du temps ou il était encore un général aboyant des ordres sur un champ de bataille.-Préparez vous à aborder!
Mais les commandos étaient déjà prêts, casques sur la tête et armes au poing, seul Mho Ryr, le Cathar de la tribu du croc acéré resterait à bord pour sécuriser le bombardier lourd.
Tenant fermement son épée Lig, une arme de conception ancienne utilisée par les guerriers Kaleesh, le général Leiden serait le premier à débarquer sur le vaisseau obscur. Soudain Moonty annonça l'arrivée prochaine sur le destroyer:
-Appontage dans 30 secondes.
Les lumières à bord du transport passèrent du vert ou rouge et la tension se fit plus oppressante, personne dans l'habitacle ne savait exactement dans quoi il s'embarquait, Valiant avait fait un bref briefing de mission, ou tous s'étaient aperçu qu'on naviguait dans l'inconnu et qu'on ne saurait qu'a quoi ou qui on ferait face qu’une fois à bord. Le compte à rebours ramena l'équipe à la réalité.
-5..4..3...2...1...Go! Go!
Le sas s'ouvrit dans un petit nuage de fumée, les portes n'étaient pas totalement ouvertes mais Leiden s’élança d'un bond et ses pieds résonnèrent sur le métal du destroyer émettant un son sourd suivi d'un silence pesant, il resta immobile quelques secondes prêts à affronter un adversaire inconnu défendant le destroyer, mais rien ne vint, il continua alors à avancer suivi de près par le reste de l'équipe.
Le second à sortir était l'Opérateur Jason, de l' Agence de Contre Terrorisme Universel puis le Spécialiste Odipe, des Opérations Spéciales Impériales suivi de près par l'Adjudant Bellophon, de la légion volontaire. Ce fut enfin le tour du Moff Valiant et Hindi, de la garde dorée fermait la marche.
Le sas se referma sur l’expédition , c'était aux commandos 177 de jouer maintenant...-Gardez les yeux bien ouvert!
C'est sur cet ultime avertissement que les représentants de la planète Cathar commencèrent la progression dans le ventre du destroyer... -
Post n°5
Auteur : RichelieuLa porte de la navette s’ouvrit, les soldats en armure blanche débarquèrent en ordre de bataille sans demander leur reste. Tandis que les sections prirent leurs ordres et s’engagèrent sur leur secteur désigné, Richelieu mena sa section en direction des couloirs de gauche, la section prit une position en colonne et longèrent le couloir. D’un coup, Richelieu ne voyait plus les autres sections, il était comme seul avec sa section. Ses hommes étaient tendus et le moindre petit bruit en faisait sursauter plus d’un. C’était leur première opération et ils étaient tout conscients que contrairement aux entraînements, ils ne rentreraient peut-être pas tous à la maison.
Ils progressèrent lentement, pas à pas, Richelieu était en tête pour donner l’exemple à ses jeunes hommes pour qui, c'était le premier feu. Soudain, une porte se présenta à eux. D’un geste presque artistique, Richelieu passa de l’autre côté de l’encadrement de celle-ci, il adressa un regard au second de colonne et ouvrit la porte. Comme répétés durant les entraînements, le second et le troisième de colonne se précipitèrent dans la pièce obscure. Les deux hommes observèrent la pièce à l’aide de leur lampe torche afin d’y trouver un éventuel ennemi. Quelques secondes après, les deux hommes ressortirent de la pièce en laissant la porte ouverte pour notifier de leur passage.
Les soldats se remirent en formation et avancèrent pièce par pièce. Les bruits du vaisseau crispaient les hommes. L’ambiance était très tendue et le chef de la section pouvait limite la lire dans le regard des casque blanc. Il y avait un sentiment de peur mélangé à du courage parmi la section, mais c’est tout à fait normal surtout durant une première opération. Richelieu marqua un temps de pause pour étudier les bruits environnant à la recherche d'indices sur un éventuel ennemi. Les bruits de tuyaux se mélangeaient aux bruits des autres sections qu’on pouvait entendre de loin.
« Désolé mon Capitaine… Je crois que nous ne sommes pas seuls. »
Cette information figea une demie seconde les Stormtroopers de l’escouade de Richelieu. Le chef d’escouade leur adressa un regard et ordonna sèchement.
-Allez! on avance!!
Les soldats de l’Imperium reprirent leur esprit de combattant et continuèrent la progression et procédèrent à l'inspection de toutes les salles de leur secteur qui n’était pour la plupart que des remises de pièce détachée ou d’atelier abandonné. Richelieu ordonna à ses troupes de rester en position de combat avant d’activé sa radio.
-Section Méduse au rapport, Zone Clear pour notre secteur. En attente d’ordre.
Les soldats en armure blanche prirent chacun une zone à couvrir de son E-11 de dotation surtout après l’information sur une présence presque confirmée. L’ambiance obscure n'arrangeait rien à la tension présente. -
Post n°6
Auteur : Super PNJVRRRRROM.
Un crachement sourd s'échappa des conduites d'aération des couloirs menant au pont principal. Trop puissant pour être une soufflerie fonctionnaliste, il signifiait à tous les intrus qu'il avaient été repérés par quiconque dirigeait le destroyer dérivant au milieu des ruines de l'antique Forge Stellaire. Ce bruit, signifiant l'allumage et la mise en route des systèmes de défense de la barge obscure, symbolisait la fin des haricots et la décarrade des tire-au-flanc, pour un retour aussi rapide que possible à l'ordre. En d'autres termes, la rigolade, c'était terminé.Tchik-tchik. Tchik-tchik. Tchik.
Plus subtils, les grincements métalliques qui se répercutaient comme un écho dans les corridors vides et poussiéreux évoquaient la marche lente et attentive d'une cohorte indénombrable. Derrière les portes de closes des salles qui perçaient les couloirs noirs et froids, on pouvait sentir un imperceptible mouvement. Soudainement, les faibles lumières qui éclairaient jusqu'alors en sursautant plafonds et murs s'éteignirent, plongeant les lieux dans des ténèbres uniquement percées par la lointaine lueur des étoiles qu'on pouvait apercevoir en certains endroits de la coque abîmée.VRRRRROM. VRRRRROM.
Une soufflerie, cette fois ? Non, les crachotements d'une alarme. Quelques secondes plus tard, des néons rouge vif s'allumèrent sur les panneaux de commande des nombreuses portes blindées qui fermaient salles et couloir, annonçant leur fermeture à quintuple tour avec fracas. Les quelques portes non scellées étaient supportées par de petits champs de force de couleur rouge qui bloquaient le passage vers des lieux que les connaisseurs de destroyer stellaire reconnaitraient comme étant les quartiers de l'équipage et des officiers. Tout subtils qu'ils aient pu être à leur arrivée, les intrus n'avaient pas pu passer inaperçus assez longtemps pour éviter d'être pris au piège. Le vaisseau fantôme, comme mû d'une volonté propre, avait ressenti comme dans sa chair les blessures infligées par les chalumeaux impériaux, et entendait bien envoyer les anticorps pour combattre ce nouveau venin qui pénétrait ses entrailles.
Mais d'abord, il allait isoler le mal dans des pièces closes, et passer l'entièreté de la zone au karcher. Littéralement. Dans un cliquetis à l’unisson, les plafonds des salles d'entrainement et des couloirs s'ouvrirent pour laisser apparaître de petits becs en duracier pas plus gros que des poings. L'instant suivant, des gouttelettes d'acide s'échappaient de ces sprays sophistiqués, arrosant à un ou deux mètres autour d'eux les malheureux qui s'étaient aventurés trop loins des parois froides des murs.Tchik. Tchik. Tchik-Tchik-Tchik-Tchik-Tchik-Tchik-Tchik.
Ce n'était pas qu'un tir de sommation, mais bien une première salve pour annoncer aux organiques qui avaient résisté à la pluie abondante que le concierge s'apprêtait à venir ramasser les corps. En les trouant de part et d'autres s'ils tenaient encore debout.
HRP: les segments en vert sur la carte (voir carte du premier post)sont des portes blindées, à présent fermées. L'alarme a été donnée et des sprays acides ont été diffusés dans tous les couloirs et les salles directement attenante. Des bruits métalliques approchent depuis les baraquements et les sorties d'ascenseur. Les sprays continueront à diffuser pendant cinq minutes avant de s'éteindre et de laisser les prochains larrons (douze droïdes Mark I de chaque côté des ascenseurs, quatre droïdes Mark II depuis les baraquements) entrer en scène.
On commence fort - le MK ne fait pas dans la dentelle. Si la vague d'assaut est vaincue, le calme retombera.
J'interviendrai pour conclure les affrontements ou les relancer en fonction des réactions des différents PJs et PNJs.
Bonne chance... vous en aurez besoin.Spoiler : Auteur
-
Post n°7
Auteur : HivernusCompartiments tribord.
Les hommes du capitaine Himron progressent en silence dans les couloirs déserts du destroyer stellaire. A chaque pas, un petit nuage de poussière s’élève dans l’air recyclé du vaisseau fantôme. Selon les premières observations, tout porte à croire que le bâtiment de guerre est à l’abandon depuis des lustres.
- L’état de ce vaisseau est lamentable… Commente un stormtrooper pour détendre l’atmosphère. Celui qui commande cette épave ambulante devrait s'inspirer du comportement exemplaire de la marine impériale en termes d’entretien et d’hygiène.
- C’est marrant ça… J’ai pas l’impression que tu sois le mieux placé pour la ramener. Fait remarquer un autre soldat à sa suite, amusé. Quand on mange une sanction disciplinaire pour avoir laissé traîner sa merde dans les vestiaires, on a rien à dire !
- Eh ! C’est bien pour ça que je la ramène justement. Visiblement, faut croire que certains ne sont pas aussi pointilleux que notre commandant...
- Silence ! Restez concentrés sur l’objectif. Et gardez les yeux ouverts. Intervient un caporal.
Ce petit rappel à l’ordre est nécessaire pour maintenir les capacités opérationnelles de la section au plus niveau. Un combattant distrait est un combattant qui a deux fois plus de chance de se faire trouer le plastron. Les stormtroopers poursuivent leur exploration minutieuse, les sens en alerte. Pour le capitaine Himron, la situation est délicate. Les différents rapports qu’il reçoit des chefs d’unités sont pour le moins déroutants. Aucune présence à bord n'est détectée pour le moment. Ou bien les senseurs déconnent à plein régime, ou bien ces foutus individus se sont bien planqués. Fouiller un vaisseau de la taille d’un destroyer risque de prendre des heures au bas mot… Et s’il y a bel et bien des intrus à bord, comme le soupçonne en effet le commandement, alors les sections d’abordage sont exposées au danger.
Finalement, un grincement inquiétant force la colonne à s’arrêter. Un mastodonte d’acier, s’il n’est pas entretenu avec soin par un équipage méticuleux, aura tendance à s’abîmer rapidement. Se peut-il donc que l’intégrité structurelle du vaisseau soit compromise ? La réponse ne tarde pas à se faire connaître. Dans un fracas assourdissant, le bâtiment de guerre passe en branle-bas de combat. Des systèmes d’éclairage illuminent désormais les parois poussiéreuses du destroyer d’une vive lueur rouge et d'imposantes portes blindées sectionnent peu à peu les couloirs, isolant ainsi les différentes unités d’abordage impériales les unes des autres.
Himron, à la tête de la section Chimère, assiste à un spectacle sinistre. L’un de ses hommes, coincé entre deux portes, est peu à peu écrasé par la pression qu’exerce sur lui le mécanisme. Plusieurs soldats impériaux se sont déjà rués vers lui pour lui porter assistance. Mais il est déjà trop tard. L’armure en plastoide se tord, cède. Et il en va de même des os du stormtrooper, dont les hurlements inhumains font frémir l’officier. Dans un ultime craquement, le corps du bougre cesse enfin de remuer. Le pauvre homme s’est éteint… Et avec lui, ses douleurs se sont envolées. Pour les autres, l'événement est marquant. Mais il faut aller de l’avant. Quelqu’un, ou quelque chose, s’est visiblement emparé du vaisseau. Tout porte à croire que ce quelqu’un ou quelque chose ne va pas se contenter de fermer quelques portes… Le capitaine doit réagir rapidement afin d’épargner au reste de ses hommes un destin peu glorieux.
- Nous sommes coincés ! Pris au piège comme des rats ! Enrage un soldat en jurant dans son casque.
- Du calme. Ordonne Himron, dont l’esprit est en ébullition. On cesse de se lamenter et on trouve une solution. Sortez les explosifs et les chalumeaux s’il le faut !
- Chef oui chef !
Alors que les soldats se mettent au boulot, l’officier tente de se situer dans le vaisseau. Si l’on considère que la configuration du bâtiment de guerre devrait s’apparenter à celle d’un destroyer stellaire de la marine impériale, il devrait être facile de se repérer facilement. Après un bref moment de réflexion, le capitaine estime qu’ils doivent être coincés entre la salle des communications et les quartiers des officiers. Il reste désormais à savoir où se situent les autres unités afin de coordonner au mieux les recherches. Trouver ceux ou celles qui sont à l’origine de ce désagrément est en effet une priorité.
- Section Manticore, au rapport.
Aucune réponse. Le silence est total. Tentant d’ignorer l’angoisse qui lui monte à la gorge, Himron tente un nouvel essai.
- Manticore, vous me recevez… ? Manticore, rapport de situation. Maintenant !
Toujours rien. L’officier envisage le pire. Il serre ses poings à s’en faire blanchir les phalanges, rongé par une colère qui ne demande qu’à s’exprimer. Si jamais il venait à perdre plus d’hommes que nécessaire…
- Section Centaure, est-ce que vous me recevez ?« Ici Centaure, affirmatif Capitaine. C’est le bordel ici. Les portes se sont bloquées. Impossible d’entrer ou de sortir. On a des hommes coincés à l’intérieur d’une salle et les commandes de la porte ne répondent plus. »
- Reçu Centaure. On a le même problème ici. Restez sur vos gardes. Quelque chose me dit que ce n’est que le début des emmerdes...
Autour de lui, les soldats de choc impériaux sont à l'œuvre. Certains, à l’aide de chalumeaux, découpent méthodiquement les portes blindées afin d’ouvrir un passage sûr pour l’ensemble de la section. D’autres, moins patients, étudient avec une précision chirurgicale les meilleurs endroits où poser des charges explosives. Si la situation l'exige réellement, ils semblent prêts à tout faire sauter pour se sortir de ce traquenard.
Soudainement, le plafond du couloir se dérobe dans un fracas assourdissant pour laisser apparaître un étrange système de tuyauterie. Comme s’il était rompu par une quelconque pression, l’un de ces tuyaux se met à fuir, relâchant sur les stormtroopers un jet pour le moins singulier. Un premier homme se met à grogner lorsque les gouttes entrent au contact de son armure. Le plastoide fume, bouillonne, fond. Un second soldat est pris de douleurs. Puis un troisième. Un par un, les impériaux exposés aux gouttelettes se débattent furieusement, la peau rongée par un liquide particulièrement agressif. Himron comprend alors...
- Écartez-vous de là ! Acide ! Hurle l’officier à ses subordonnés.
Les combattants en armure blanche ne mettent pas longtemps à réagir. Ceux qui le peuvent aident les blessés à s’éloigner du jet mortel. Tous n’ont pas la chance d’en réchapper cependant. Un soldat ayant ôté son casque, démangé de toute part par le spray qui lui dévore l’épiderme, s’écroule au sol et cesse de remuer. La dépouille du pauvre homme, arrosée en continu par la pluie acide, s’affaisse peu à peu. Comme si la situation n’était déjà pas assez tendue, d’autres becs s’extirpent du plafond pour projeter sur les malheureux leur fluide létal. D’ici quelques minutes, l’ensemble de la section sera anéantie.
- Poussez-vous de là ! Beugle à travers son casque le capitaine en poussant en arrière les deux soldats occupés à attaquer les portes blindées au chalumeau. Plus le temps pour ça !
Himron s’empare de la charge explosive qui pend à sa ceinture, l’arme et l’enfonce dans la cavité formée par les chalumeaux.
- Reculez ! Ordonne-t-il d’une voix autoritaire.
L’explosion qui survient derrière lui manque de l’assourdir pour de bon. L’acier des portes grince furieusement mais tient bon. Le détonateur thermique n’a fait pratiquement aucun dégât. La déflagration a cependant endommagé partiellement le système de verrouillage des portes, si bien qu’il est désormais possible de passer une main à travers.
- En avant soldats ! Avec moi ! Vocifère l’officier de plus belle en tentant déjà tirer l’une des portes.
Les hommes valides de la section Chimère se ruent vers leur supérieur pour lui prêter main forte. Les impériaux tirent comme des forcenés sur les portes en espérant travailler assez dur pour pouvoir passer au travers de cette foutue épreuve. L’énergie qu’ils dépensent est colossale. Le résultat, à l’inverse, est décevant. Les portes n’ont reculé que de quelques centimètres tout au plus. Les jets d’acide, derrière eux, mutilent toujours ceux qui tiennent encore debout. Chacun tente d’ignorer au mieux les gouttes de l’infect produit qui lacère leur chair. Les stormtroopers, animés par une rage de vaincre, ne relâchent pas leurs efforts. Finalement, après un ultime effort, le mécanisme des portes lâche enfin.
- Go go go !
Un par un, les soldats passent d’une section de couloir à une autre. Ceux qui le peuvent soutiennent les blessés ou les traînent dans leur sillage. Quelques corps sont cependant abandonnés sur place. Pour le capitaine Himron, l’objectif est désormais de rejoindre la salle des communications. Il espère sincèrement qu’il pourra y mettre ses hommes à l’abri...
Compartiments bâbord.
Les hommes de la section Centaure se chargent de répertorier l’ensemble des pièces détachées qu’ils ont sous les yeux. Chaque élément disposé sur les étagères est immortalisé à l’aide d’un cliché et d’une note détaillée particulièrement instructive. Si jamais le vaisseau devait être détruit, l’Impérium aurait au moins le mérite d’avoir quelques archives sur le sujet…
- C’est étrange… J’ai le sentiment d’avoir déjà vu ces pièces quelque part... Marmonne un soldat, pensif.
- Pas étonnant. On a eu le droit à ce genre de bestioles sur Corulag. J’reconnais bien la tête d’un modèle Mark 4 là. Et ça… Houlà… On dirait les bras d’un modèle Mark 2. J’avais oublié à quel point c’était imposant. Répond un autre, sur sa droite.
- Ah ça… Le capitaine Koff savait comment s’y prendre avec ses recrues. J’me demande s’il se charge toujours de l’instruction de la bleusaille.
- Alors là… Aucune foutue idée.
Le destroyer stellaire passe soudainement en état d’alerte. Une sirène stridente se met à résonner d’un bout à l’autre du couloir. Les portes s’abaissent brusquement et se verrouillent, isolant les impériaux en divers groupes. Un stormtrooper se précipite vers la console et tente d’ouvrir manuellement la porte du compartiment de stockage. Rien n’y fait. Le panneau de contrôle refuse visiblement de répondre aux ordres. Les soldats, pris au piège, se ruent vers la porte et tambourinent sur l’acier afin d’attirer l’attention de ceux qui sont coincés à l’extérieur.
- Merde ! Ces enfoirés se sont bien foutus de notre gueule ! Jure un première classe, qui tente par tous les moyens possibles d’enfoncer la porte.
- Du calme camarade. On trouvera bien un moyen de sortir. Le rassure un autre, qui cherche visiblement une solution autour de lui.
Lorsque les arrosoirs jaillissent du plafond, les hommes sont pris par surprise. La pluie acide qui s’abat sur eux leur arrache des cris de douleur particulièrement saisissants. Les plus résistants tentent, sans succès, de boucher les becs afin de retenir le flot caustique qui se répand sur leur armure. Dans leur vaine tentative, les soldats n’obtiennent qu’une vague de brûlures. Le plastoide fond, colle à la peau, force certains à commettre l’impensable. Les plus désespérés cherchent à se débarrasser de leur armure, dont ils sont désormais prisonniers. Ceux-là sont les premiers à s’écrouler, le visage en sang, les bras en charpie, le corps tordu sous l’effet d’une douleur insoutenable.
A l’extérieur, leurs camarades sont soumis au même supplice. Les plus déterminés s’acharnent sur la porte, à la recherche d’un moyen pour secourir ceux qui se retrouvent coincés dans la salle. Les autres tentent tant bien que mal de supporter ce jet d’acide qu’un ennemi invisible leur jette à la figure. Après quelques minutes, le calvaire s’achève enfin. Plusieurs soldats sont étendus au sol, morts ou inconscients. Par endroit, la chair s’est mêlée au sol pour ne former qu’une bouillie à l’odeur infâme. Ceux qui tiennent encore debout se portent au secours des blessés. D’autres parviennent finalement à faire céder le mécanisme de la porte et rejoignent le reste de la section. A l’intérieur, le spectacle est tout aussi macabre. Le sergent à la tête de la section Chimère dresse un premier bilan… Et il n’est pas bon du tout.
Alors qu’il s’apprête à faire son rapport à son supérieur, un trait laser le manque de peu et s’écrase sur le mur derrière lui en crépitant. Des droïdes d’assaut s’avancent dans sa direction en faisant feu sur son unité. Un premier stormtrooper s’écroule, la poitrine percée par plusieurs tirs.
- Contact ! Contact !
Autour du sergent, les hommes tentent tant bien que mal de se mettre en position de combat. Les soldats, sur trois rangées, répliquent avec l’énergie du désespoir contre l’assaillant droïde. Ceux qui le peuvent s’abritent dans les renfoncements de porte, afin de bénéficier d’un couvert léger. Les autres, à genoux ou couchés, s’espacent les uns des autres afin de ne pas offrir à l’ennemi trop de cibles faciles. Dans le feu de l’action, un impérial est touché à la jambe par une puissante décharge et tombe à la renverse. Son casque heurte le mur dans un craquement sourd. Le bougre, s’il n’a pas eu son compte, est probablement sonné pour un bon moment.
- Grenades aux points critiques ! Faites moi sauter ces tas de boulons ! Ordonne le sous-officier en voyant les rangs de sa section s’éclaircir peu à peu.
L’homme active le relais de transmission de son casque, qui refuse dans un premier temps de répondre.
- Capitaine, ici Centaure. Nous avons engagé l’ennemi. Je répète, nous avons engagé l’ennemi. Au moins dix hostiles à traiter. Des modèles droïdes Sith à en juger l’apparence. Nous avons besoin d’assistance. A vous.« Himron à Centaure. Reçu. On va essayer de vous sortir de là. Tenez le coup. Les renforts sont en route. »
Une explosion survient au moment où la transmission s’interrompt. Plusieurs automates volent en éclat, soufflés par la déflagration. Mais l’assaut furieux des droïdes se poursuit… Les échanges de tirs strient l’air de diverses nuances de rouge. Les traits laser ricochent d’un côté ou de l’autre, s’écrasent contre une paroi et font crépiter les trous d’impact. Dans ce bourbier sans nom, les impériaux doivent donc vaincre ou périr.Spoiler : Spoiler
-
Post n°8
Auteur : KryannEnfermées. Purement et simplement enfermées. Et surtout, piégées comme des rats. En se cachant, Sarina et Kryann venaient de se mettre dos au mur seules, alors qu’elles pouvaient entendre les Impériaux ouvrir les salles une à une. Distinctement, on pouvait également les écouter énumérer les pièces détachées de droïdes, de Mark, autant de détails qui ne disaient absolument rien à Kryann. La Cathar adressa un regard inquiet à son Maître qui ne répondit qu’en mettant son index sur ses lèvres. Silence total, pour le moment, tant qu’elles n’en savaient pas plus, ou qu’elles ne seraient pas repérées. Mais elles n’eurent pas le temps de se concerter. Un bruit de verrou magnétique, et Sarina ne put que constater l’effrayante vérité : elles étaient bloquées. Surtout, les Jedi pouvaient entendre les cris affreux des soldats en armure, plus loin, qui semblaient souffrir le martyre d’une torture impossible à déterminer, pendant quelques minutes. A nouveau, Kryann se boucha les oreilles, mais elle ne pouvait pas faire autrement que ressentir leur douleur à travers la Force. Se roulant à nouveau en boule, il fallut l’intervention de Sarina sur son esprit pour agir comme un baume.
< Kryann, ressaisis-toi, mon élève. J’ai besoin de toi en pleine disposition de tes moyens. Relève toi, maintenant, nous pleurerons les morts lorsque tout sera terminé. >
Le Côté Obscur mêlé aux cris de douleur avait un effet pire que l’acide pour l’empathique Cathar, incapable de se fermer aux vibrations asymphoniques produites par les hommes qui étaient assaillis. Il lui fallut un long moment pour laisser les paroles de son Maître pour se frayer un chemin jusqu’à son cerveau, et autant de temps pour qu’elles fassent effet. Lorsqu’enfin, elle put lever les yeux, l’apprentie put voir que leur propre salle avait été attaquée. L’acide qui avait atteint leurs homologues s’était également répandu dans leur geôle improvisée, mais elles s’en étaient bien sorties : mue par un réflexe inouï, Sarina avait fait opposition aux jets de son corps, utilisant la Force pour dévier les gouttelettes mortelles. Heureusement pour Kryann, qui serait elle-même en train d’agoniser, dans le cas contraire. Mais la Cathar était fatiguée, lasse, le repos ne la trouvait pas, et il semblait y avoir encore et toujours des épreuves. Yavin avait marqué son esprit au fer rouge, et son bourreau, son propre esprit, semblait vouloir la toucher encore.
Ce fut lorsque Sarina lui caressa les cheveux avec tendresse qu’elle trouva la force de se relever. Son Maître semblait comprendre qu’elle soit totalement désarmée, bien entendu, mais surtout, elle lui laissait le temps de se remettre de ses émotions. La Chevalière lui murmura.
-Tout ira bien. Calme toi, et prends ton arme. C’est à notre tour d’entrer en piste.
Au loin, on pouvait entendre des bruits métalliques. Les Jedi étaient entre deux feux. Derrière elles, les soldats de l’Imperium. Devant, une menace inconnue, mais mécanique, à n’en pas douter. Le vaisseau se défendait, et ne le faisait pas à moitié. Rapidement, des tirs de blaster furent échangés. Un soldat hurla « Contact ! », un autre, peu après, cria « Grenades ». Il était temps pour les Jedi d’entrer en scène. Mettant en commun leurs énergies, elles firent sauter le verrou magnétique de la porte grâce à la Force. Sabre au clair, une lame rouge, deux lames vertes, fondirent sur les droïdes restants au moment où certains se faisaient balayer par la déflagration d’une grenade. Au milieu du feu de celles-ci, les deux sensitives se ruèrent sur ce qui restait de l’escouade droïde. Armés de blasters et de boucliers, ils obligèrent rapidement les Jedi à revoir leur stratégie initiale. Constatant que leur renvoyer leurs tirs n’aurait de l’effet qu’au bout d’un temps qu’elles n’avaient pas, elles se résolurent à avancer, rapidement, slalomant entre les tirs. Dans une chorégraphie aussi absurde que splendide, elles abattaient leurs armes sur leurs ennemis mécaniques, dansant au milieu des tirs. Leurs bures furent trouées à plusieurs reprises, mais elles n’en avaient cure.
Kryann, elle, ne retrouvait pas l’excitation du combat et l’ivresse du pouvoir. Pas encore. Se confronter aux droïdes n’était pas aussi exaltant pour elle que de s’opposer à des organiques, fussent-ils faibles ou idiots. Elle ne ressentait pas, à cet instant présent, le besoin absolu de se surpasser, d’être audacieuse et impétueuse comme elle avait pu l’être déjà à de nombreuses reprises. Au contraire, elle se montrait méthodique et efficace, limitant au maximum es mouvements pour économiser son énergie. S’aidant de la Force et de son instinct, elle ne parait les coups que quand c’était nécessaire, préférant manier l’art de l’esquive avec finesse, comme on lui avait appris. Si les boucliers lui opposaient une certaine résistance, ils finissaient invariablement par tomber, aidée en cela par les tirs renvoyés et ceux venant de l’arrière, de l’infanterie impériale.
A côté d’elle, maniant ses deux armes dans son style bien particulier, Sarina s’était adaptée au combat et à Kryann, protégeant ses arrières, gardant toujours un œil sur elle, pour éviter qu’elle ne prenne une balle perdue. La Savareen lui laissait le soin de détruire leurs ennemis, consciente qu’il lui fallait une catharsis, incapable de lui apprendre en quelques semaines à se tempérer. Alors autant qu’elle se défoule sur ces ennemis robotiques. Surtout que ceux-ci offraient une résistance suffisante pour l’obliger à garder son esprit en éveil. Maître et élève combattaient de concert, recherchant une efficacité optimale. Kryann tranchait, découpait, paraît, sans s'arrêter, sans respirer. Son engagement suffisait à réduire finalement les droïdes au silence, avec l'aide de leurs alliés de circonstance. Alors que son sabre tranchait une ultime tête, un droïde derrière lui explosa sous les balles des soldats.
Au milieu de ce carnage mécanique, les deux Jedis se regardèrent, alors que le calme et la fumée retombaient sur la scène. Dans un seul et même mouvement, leurs lames disparurent et les poignées furent remises à la ceinture. Déjà, Sarina se tournait vers les soldats qui gardaient leurs blasters levés. Elle leur décrocha un léger sourire, avant de prendre la parole.
-Soldats. Je suis le Chevalier Darel, et voici mon apprentie, la Padawan Kryann. Je suis navrée que les présentations soient si cavalières, mais je crois que vous comme nous faisons face à une menace qui nous dépasse individuellement.
Ses yeux étaient légèrement rieurs, sa voix calme et douce, et si l’on exceptait les monceaux de métal qui gisaient à ses pieds, rien n’aurait pu signaler qu’elle venait à peine de rengainer ses lames.
-Je vais être directe : acceptez vous une alliance de circonstance ? -
Post n°9
Auteur : ValiantLe commando 177 de l'armée Cathar avançait lentement et prudemment dans les coursives du destroyer MK , tous les membres de l'escouade avaient les nerfs à vif, Valiant ne faisait pas exception, préférant les champs de bataille à ciel ouvert que de combattre dans un tombeau volant. un tombeau... c'est à cela que ce vaisseau lui faisait penser, il n'était pas sensitif pourtant le clone ressentait un désagréable pressentiment en arpentant ce compartiment, il semblait n'avoir jamais été habité par des êtres organiques, tout était neutre, aseptisé comme si le bâtiment était tout juste sorti d'un chantier naval.
Le général Leiden avançait , le visage fermé et la main sur son épée Lig, il était pourtant un vétéran e nombreuses guerres mais lui aussi sentait que quelque close clochait et ce sentiment fut renforcé quand les portes se refermèrent subitement et automatiquement. Ses vieux reflexes reprenant le dessus, le moff ordonna:-Regroupement!Le sapeur de la légion volontaire faillit être écrasé par la lourde porte métallique, il ne dut sa survie qu'a son instinct l'ayant fait bondir ou la porte s'actionnait, les commandos resserraient les rangs tandis que les lumières passèrent au rouge comme si le destroyer passait en état d'alerte.Est ce que la flotte à l'extérieur était passée à l'action? ou le commandant réagissait il à l'abordage de la soute de son navire?Du plafond, des petits becs métalliques apparurent et un liquide en jaillit immédiatement l'Opérateur Jason hurla de douleur quand l'acide transperça son armure pour attaquer sa peau, Hindi de la garde dorée réagit et boucha le bec avec une des ses lames, avant de jeter ses gants qui commençaient a se dissoudre. Il avait gagné un court répit.
Leiden lui, d'un violent coup d'épée tordit un deuxième tuyau , le liquide attaquant alors une paroi avant de stopper son écoulement aussi soudainement qu'il s'était déclenché.
On s'attela à soigner l'opérateur , lui enlevant rapidement ses pieces d'armes et saupoudrant sa peau rougie d'un analgésique à base de Kolto et Bellophon lui injecta un puissant anesthésiant pour qu'il arrête de hurler, il tomba rapidement dans un coma réparateur.Leiden jeta un regard entendu à Valiant avant d'annoncer:
Le membre des Opérations Spéciales Impériales leva la tête brutalement et jeta un regard noir au dissident hélas celui ci avait malheureusement raison, transporter un bléssé ne ferait que ralentir la progression et ferait sans doute plus de mal à Jason, à contrecœur le clone ordonna:
-Recouvrez le, on continue, on le récupérera au retour!
Alors que le brigadier posait une couverture de survie sur l'infortuné Jason, le général ajouta:
S'il est encore la...Les commandos repartirent en avant, ils avaient déja perdu un membre de leur équipe sans même tirer un coup de blaster, il combattait un ennemi invisible, le moral était touché, ils arrivèrent devant une porte blindée qui était bloquée. Odipe sortit de sa ceinture des outils et se mit aussitôt à bricoler le panneau d'accès de l'issue afin de shunter son fonctionnement, au bout de quelques secondes, la porte de dépressurisa et s'ouvrit de moitié, suffisamment pour laisser passer un homme à la fois, Leiden passa devant une nouvelle fois.L'escouade avança jusqu'à un couloir en arc de cercle, en plein milieu une porte s'écarta pour laisser passer deux droids MARK I, cette fois il n'y avait plus aucun doute, ce destroyer était de facture Sith, ce type de machine était un atout important de l'Armée impériale du Second Empire Sith., la Forge Stellaire en avait produit par centaines de milliers, lors de la dernière bataille Valiant combattait à leur coté mais cette fois ils étaient ennemis, les machines se mirent à tirer de leur double blaster immédiatement sur les impériaux mais ceux si réagirent rapidement en répliquant et en se couchant au sol.
Un premier droid explosa sous un feu nourri, le second actionna son lance flamme léchant le visage de Leiden, qui d'un seul bond réduisit l'écart entre lui et son opposant d'acier, il lui trancha le bras enflammé, puis décapita la machine.
Dans l'embuscade Hindi avait récolté un trait de blaster dans l'épaule, le Cathar serrait les dents et ne se plaignait pas, il était un guerrier d'élite, on lui banda rapidement sa plaie le garde doré fixait Valiant droit les yeux, grimaçant simplement quand on resserra son bandage, il lui demanda:
-Grand moff a quoi on a affaire ici?-Certainement à l'héritage de l'empereur...Et sans un mot de plus prenant finalement conscience dans quoi ils s s'étaient embarqués les membres de l'escouade continuèrent à avancer vers d'autre danger , profitant que l'issue était restée ouverte derrière les deux droids.
-
Post n°10
Auteur : HivernusAprès quelques minutes de combat, les derniers droïdes tombent sous les tirs des soldats impériaux et les sabres laser des mystérieux intervenants. Le sergent Riggs jette un coup d'œil autour de lui. Seuls deux de ses hommes sont encore en état de combattre. Un autre, visiblement touché à la jambe, tente tant bien que mal de tenir debout en restant appuyé contre un mur, blaster en main. Le reste de son unité est dans un état déplorable. Quelques blessés se lamentent au milieu des corps sans vie de leurs camarades. Impacts de tirs et trous béants viennent parsemer les armures blanches des stormtroopers. Les blessures sont plus ignobles les unes que les autres. La chair est mise à mal, retournée, brûlée, arrachée ou dissoute sous les tirs furieux des armes laser et les jets d’acide.
Sans l’aide de ces curieux personnages, qui se prétendent Jedi, il est sûr et certain que son escouade aurait été entièrement balayée par ces foutues machines. Pourtant, contre toute attente, les hommes encore valides de son unité demeurent méfiants. Les blasters restent pointés sur ces étranges sauveurs. La proposition d’alliance qu’ils amènent avec eux ne semble pas susciter la moindre sympathie chez les soldats. Pour Riggs, il ne fait aucun doute qu’ils seraient prêts à tirer sur ces affreux en bure sur son ordre. Mais ont-ils la moindre chance de l’emporter ? Et pourquoi faudrait-il se priver d’alliés en de telles circonstances ? Toute aide est bonne à prendre selon le sous-officier, surtout quand on voit avec quelle facilité le système de défense du vaisseau a réussi à réduire de moitié les effectifs de la section Centaure...
- Baissez vos armes, nom d’un Bantha ! Ordonne le sergent en se plaçant dans la ligne de tir de ses hommes. On ne tire pas sur de potentiels alliés !
- Je ne voudrais pas vous manquer de respect sergent mais… Le soldat hésite un instant puis poursuit. On n’a aucune raison de se fier à ces donzelles. Et puis la Cathar... Vous avez bien vu la couleur de son sabre… Seuls les Sith portent le rouge en bannière !
- Si nous avions affaire à des Sith, nous serions déjà morts. Ils n’auraient en aucun cas essayer de nous sauver la mise. Réfléchissez un peu bon sang. Et baissez-moi ces armes ! Exécution ! Beugle Riggs avec autorité.
Les stormtroopers s’interrogent du regard, réticents, puis baissent finalement les blasters. S’ils acceptent de coopérer, c’est uniquement parce qu’ils ont reçu l’ordre de le faire. Au moindre écart, il ne fait aucun doute qu’ils seront prêts à faire feu sur ceux dont ils se méfient encore.
- Portez secours aux blessés. Commande le sous-officier, voyant certains de ses hommes remuer au sol.
Le sergent à la tête de la section Centaure, ou du moins ce qu’il en reste, se tourne vers les deux prétendus Jedi. Alors qu’il s’apprête à présenter ses remerciements à ses sauveurs, Riggs est interrompu par une voix qu’il pourrait reconnaître entre mille.
- Rapport de situation, sergent. Demande alors le capitaine Himron dans son dos.
Le sous-officier s’attendait à voir son supérieur débarquer avec la cavalerie. ll est déçu de constater qu’à l’instar de son unité, celle du capitaine a souffert des mêmes problèmes. Seuls deux hommes accompagnent l’officier. Les défenses du vaisseau ont-elles réellement causé tant de dégâts dans les rangs impériaux ? Impossible. Impensable… Et pourtant...
- On a essuyé de lourdes pertes mon capitaine. On a au moins trois morts et autant de blessés, si ce n’est pas plus. Et sans l’intervention de ces Jedi, l’issue aurait pu être plus dramatique encore. Indique Riggs.
- Des Jedi hein… Marmonne Himron en détaillant les deux individus en bure.
Au moins, l’idée qu’il se fait des Jedi semble correspondre à ce qu’il a sous les yeux. Jusque là, il n’avait entendu parler de ces mystérieux personnages qu’au détour d’un verre ou dans de vieux rapports militaires datant ou bien de l’Empire Démocrate, ou bien de son sinistre successeur. C’est bien la première fois qu’il a l’occasion d’en voir quelques-uns de ses propres yeux.
- Ils sont de notre côté. Enfin… Je crois. Annonce le sergent, perplexe. Ils nous proposent une alliance temporaire...
- Je vois.
L’officier semble aussi dubitatif que son subordonné. Son esprit est tout à coup submergé de questions. Ce foutu vaisseau semble être le point d’attraction de tout un assortiment d’individus. Le haut-commandement avait parlé de potentiels Sith, de pirates ou de ferrailleurs à bord… Et on se retrouve maintenant avec des Jedi sur le dos ? Il ne manquerait plus que la Confédération des Systèmes Indépendants et la République Fédérale se pointent sur place pour que la fête soit complète !
Une question, parmi les autres, semble toutefois s’imposer. Peut-on réellement se fier aux Jedi ? Ils souhaitent coopérer avec les impériaux, mais jusqu’où ? Et surtout, jusqu’à quel moment ? Si Himron a bien appris quelque chose au fil de ses lectures, c’est que les prétendus garants de la paix ne sont pas fiables à cent pourcent. Il suffit de se remémorer le schisme qui s’est opéré lors de la période de règne de l’Empire Démocrate pour comprendre que ces alliés de circonstance pourront se retourner contre eux à la moindre occasion. Que faire donc ? Mettre aux arrêts de potentiels ennemis ou accepter une trêve afin de combattre un adversaire commun ? Face à tant d’interrogations, tant d’incertitudes, le capitaine ne peut pas prendre de décision hâtive. Il doit d’abord en informer sa hiérarchie.
- Nous sommes trop exposés ici. Sergent, ramassez vos blessés. Récupérez tout ce qui peut encore servir. Armes, munitions, médikits... Commande l’officier.
- A vos ordres. Que fait-on des autres ?
Himron soupire. La doctrine en vigueur dans l’armée impériale veut qu’on se soucie d’abord des vivants avant de se soucier des morts. Lorsqu’un combat fait rage, un soldat n’a pas le temps de se préoccuper de ses camarades tombés sur les champs d’honneur. Pourtant, un principe de base veut qu’aucun frère d’armes ne soit abandonné à l’arrière, qu’il soit vivant, blessé ou mort. Pour assurer la survie du plus grand nombre, le capitaine doit cependant se résoudre à assumer un choix difficile.
- On se chargera de nos morts lorsque ce foutu vaisseau aura été complètement sécurisé. Pas avant.
- Compris.
Un simple geste de la main suffit à confirmer les ordres de l’officier. Deux soldats dépouillent leurs camarades de tout l’équipement qui peut servir. Les autres se chargent d’administrer les premiers soins aux blessés avant d’envisager un quelconque déplacement. Ceux qui le peuvent sont soutenus par leurs frères d’armes. Ceux dont les blessures sont trop sérieuses ou suffisamment incapacitantes sont transportés à bout de bras. Mais il semblerait que les impériaux manquent vraisemblablement de main d'œuvre...
- Si vous souhaitez vraiment nous aider, Jedi, vous pouvez commencer dès à présent. On aura tout le temps de discuter d’un plan d’action lorsqu’on aura mis en sécurité nos blessés. Cet endroit n’est pas sûr. D’autres droïdes pourraient débarquer à tout moment. Lance Himron aux deux individus en bure, avant de s’adresser à ses hommes. En avant. Restez sur vos gardes.
En officier modèle, le capitaine se place à la tête de la petite colonne, blaster en main. Si quelqu’un ou quelque chose doit les surprendre, l’homme se tient prêt à réagir. Le groupe traverse une série de couloirs, sans rencontrer âme qui vive. Les résidus de jets d’acide, ici et là, indiquent néanmoins que le système de défense du vaisseau est actif où que l’on soit. Himron contourne une flaque, puis en enjambe une autre, bientôt imités par les stormtroopers qui l’accompagnent. Un grincement inquiétant le force soudainement à arrêter la colonne. Le temps de quelques battements de cœur, l’officier patiente, le doigt prêt à presser la détente, les sens à l’affût. Derrière lui, les soldats demeurent silencieux au possible. Nul n’ose remuer ou faire le moindre bruit. Finalement, lorsqu’il est clair qu’il s’agit d’une fausse alerte, le groupe reprend sa progression.
Au détour d’un énième couloir, le capitaine aperçoit enfin une silhouette amicale, celle d’un soldat de son unité occupé à monter la garde. Selon ses directives, ce qu’il reste de la section Chimère s’est effectivement retranché dans la salle des communications afin d’établir un avant-poste. Un nouveau flot de blessés vient rejoindre ceux et celles qui occupent déjà le fond de la salle. Sous les yeux de l’officier, l’infirmier militaire du groupe tente de faire son devoir au mieux, bien qu’étant surchargé de travail. Le capitaine observe ses hommes s’affairer autour de lui. Certains prêtent main forte pour soigner les blessés. D’autres organisent des barricades de fortune afin de résister à un assaut ennemi si celui-ci venait à pointer le bout de son nez par ici.
Himron dresse un premier constat. Les sections Chimère et Centaure ressemblent bien plus à une troupe éreintée à la suite d’une campagne de six mois contre les Griffes Cendrées sur Cathar qu’à une force d’abordage fraîchement débarquée sur un vaisseau fantôme… Ce qui laisse présager le pire pour la suite des évènements.
- Est-ce que l’équipement de la salle des communications est opérationnel soldat ? Demande l’officier au stormtrooper de garde.
L’impérial, dont l’armure blanche a perdu de sa splendeur, la tête recouverte d’un épais bandage déjà maculé de sang, répond dans un premier temps à son supérieur d’un geste négatif de la tête.
- Impossible de se servir des consoles mon capitaine. Un dispositif empêche tout usage non autorisé. Explique t-il.
Bien évidemment... Le contraire aurait été trop beau.
- Retournez à votre poste, soldat. Quelqu’un viendra vous relever dans trois minutes. Ordonne Himron d’une voix qui se veut maîtrisée. Sergent, faites le bilan des pertes. Et trouvez quelqu’un pour faire sauter le mécanisme de verrouillage des portes. Si jamais on doit évacuer, il faut qu’on puisse le faire rapidement sans être à nouveau piégés par ce satané système de défense.
- Reçu.
Le sergent Riggs donne ses ordres. Les hommes s’activent. Un premier bilan des pertes est remis au capitaine. Huit stormtroopers morts. Neuf autres blessés… Pour l’officier, il s’agit là d’un aveu de faiblesse de sa part. Il se persuade silencieusement qu’il a mal entraîné ses hommes, qu’il les a envoyés au massacre. Cette simple pensée l’enrage. Il lui reste à peine assez de soldats pour maintenir une présence impériale dans ce secteur… Sans parler du fait qu’il faut s’occuper des blessés, sans quoi le bilan sera encore plus lourd.
- Sergent, essayez de prendre contact avec les autres unités. On a besoin de s’informer de la situation de chacun afin de coordonner nos actions. Et prévenez le haut-commandement qu’on a besoin de renforts. Si la situation venait à se compliquer à nouveau, on ne tiendrait pas longtemps.
- A vos ordres.
Le sous-officier s’écarte le temps d’un instant afin de communiquer avec le reste des unités déployées au sein du vaisseau fantôme. Le capitaine Himron se retrouve donc désormais seul avec les deux Jedi qui ont bien daigné les accompagner. Sous son casque, il adresse aux étrangers un regard méfiant. La présence même de ces individus à bord du navire de guerre ne présage rien de bon.
- Capitaine Himron, responsable des sections d’abordage de la première flotte d’intervention rapide impériale. Si vous avez des questions, c’est à moi qu’il faut les poser. Indique l’officier d’une voix qui ne laisse peu de doute sur ses sentiments à l’égard des Jedi. Avant que l’on puisse parler d’une action commune, j’aimerai savoir ce qui vous amène à bord de ce vaisseau, combien vous êtes et surtout, quelles sont vos intentions ?
Avant de déterminer s’ils peuvent être leurs alliés, il convient de savoir quel degré de menace ils représentent pour l’Impérium… Après tout, Himron refuse de confier sa vie à des personnes qui pourraient tout aussi bien se retourner contre lui. Et jusqu’à preuve du contraire, rien ne permet de confirmer qu’il s’agit bel et bien de Jedi. S’il n’y avait que lui, il y a longtemps qu’il aurait ordonné à ses hommes de s’emparer de ces individus afin de procéder à un interrogatoire. Mais puisqu’ils ont pris la peine de sauver certains d’entre eux d’une mort certaine, le capitaine est prêt à leur laisser une chance… Il espère simplement ne pas le regretter.Spoiler : Spoiler
-
Post n°11
Auteur : KryannKryann, même sans grande expérience militaire, n'avait guère de doutes quant à l'avenir de cette escouade impériale sans elle et son maître : décimée, à grands renforts de droïdes et autres lasers aussi violents qu'inattendus. Le combat qui venait de s'achever en laissant ça et là des carcasses, robotiques et humaines, en témoignait : les mécaniques ne semblaient pas très poussées, même pour une novice, ce qui laissait augurer soit du meilleur si la défense n'était composée que de cela, soit du pire, si il fallait s'attendre à des créations plus puissantes. Pourtant, malgré leur équipe en mauvais état suite à l'attaque, et malgré leur aide, il n'y avait pas à tendre l'oreille ou autre très intelligent pour se rendre compte de la défiance des soldats envers elles.
Pourtant, le Sergent se jeta presque devant les canons de ces hommes avant de leur intimer le calme. Evidemment, ce n'était manifestement pas suffisant pour les soldats, qui regardaient étrangement Kryann et Sarina. La Padawan les regardait droit dans les yeux, ses pupilles jaunes retrouvant leur froideur habituelle après la fureur du combat. Finalement, les armes se baissent du côté impérial, alors que la Cathar remet son sabre à sa ceinture. Bien sûr, le regard de certains semble se fixer dessus, notamment à cause de sa lame rouge. Mais elle n'en a cure. A priori, l'officier semble de leur côté, ce qui leur assure déjà une certaine sûreté. Situation qui ne dura pas. Rapidement, un autre officier arriva, s'adressant directement au premier.
-Kryann ? Tu t'agites, à la fois dans la Force et physiquement. Je comprends que l'adrénaline du combat soit présente, mais tu dois rester calme. Le moindre geste de travers pourrait nous mettre dans une situation délicate.
La voix de Sarina parvint aux oreilles de Kryann. Comme souvent, elle était apaisante. Un baume pour l'esprit de la Cathar, comme toujours. De l'eau froide sur la brûlure qu'était son esprit. A chaque fois, il était un peu plus clair qu'elle avait besoin de cette présence-là. Elle ne put que hocher de la tête avant que la Savareen ne reprenne.
-Regarde-les. Ils sont comme nous. Habités par l'appréhension, l'incompréhension. Je mettrais ma main au feu qu'ils n'ont pas plus d'informations que nous sur ce vaisseau et qu'ils n'ont pas pu prévoir quoi que ce soit. Et cette attaque ne risque pas de les rassurer outre mesure. Rappelle-toi le Conseil : nous ne sommes pas là en mission diplomatique.
-Pourquoi leur proposer une alliance, Maître ?
-Je ne compte pas voir des êtres vivants, peu importe leur origine et leur allégeance, mourir sans que j'aie pu faire quoi que ce soit pour tenter de les aider. Ils sont à bord pour la même raison que nous, et pour l'heure, nos objectifs convergent.
La Jedi s'arrêta de parler lorsque l'officier nouvellement arrivé les héla. Pas de présentation, pas de politesse, mais pas d'agressivité non plus. Il était aussi tendu que pouvait l'être Kryann, et elle le comprenait, surtout au vu de la situation. Lorsqu'il leur demanda de l'aide, la Cathar acquiesça. Néanmoins, ce n'était pas elle, avec sa force de mouche, qui allait pouvoir porter un soldat. Aussi, sur un signe de tête de son Maître, elle prit la queue de la colonne, avec un autre Stormtrooper, fermant la marche, l'oreille aux aguets, et les yeux sans cesse en mouvement pour s'assurer que rien ne leur foncerait dessus dans le dos. Même en faisant attention à l'environnement, elle ne pouvait pas ignorer les quelques regards de l'Impérial. Sur elle, sur son sabre, sur ses yeux... La Cathar ne pouvait pas nier ressembler à une incarnation des Sith, c'était une certitude. Mais elle choisit de l'ignorer. Pour l'instant.
Les couloirs sans vie, sans animation, s'enchaînèrent sans révéler d'autres surprises malsaines. Pas une arme n'eut à être tirée, heureusement. Lorsqu'ils arrivèrent dans la zone sécurisée, Kryann put inspecter ce qui restait de la force impériale. Intérieurement, elle se prit à espérer que ce n'était là qu'une avant garde et qu'il y avait plus de forces ailleurs, car tous semblaient épuisés. Elle-même n'était pas dans son meilleur état, mais ce n'était pas comparable avec eux. Ils semblaient désabusés, dépités, affaiblis. De loin, elle voit Himron dores et déjà donner ses premiers ordres, secouer la tête, dents serrées. Objectivement, il paraît être le plus touché moralement et pourtant, il essaye de montrer l'exemple, tête droite, épaules rejetées, même en venant vers Sarina. Kryann les rejoignit au moment où il se présentait. Ton ferme, froid, mais pas suffisant pour enlever à la Chevalière un léger sourire qui se voulait amical et rassurant.
-Chevalier Sarina, et ma padawan Kryann, comme je vous l'indiquais plus tôt. Nous sommes ici pour la même raison que vous, j'en ai peur. A l'origine, nous avons, comme beaucoup je crois, trouvé un message en ancien Sith. Je vous passe sur les détails de l'enquête que nous avons mené de notre côté, je doute que ce soit pertinent dans notre situation.
Elle fit une pause, regardant Kryann qui prit la parole, malgré son appréhension.
-Nous sommes ici pour percer le mystère de ce vaisseau, comme vous je pense. Comprendre ce qu'il est, d'où il vient, pourquoi ce message a été transféré à travers la galaxie. Et pour cela, nous ne sommes que deux, à notre connaissance.
Elle inspira un grand coup, juste après avoir laissé échapper un miaulement. Son corps frêle tremblait légèrement sous le regard perçant de l'officier et celui, encore plus lourd, de son maître. Elle conclut finalement :
-Pour l'heure, nous voulons éviter plus de morts, autant que faire se peut. Vous l'avez vu, ces droïdes attaquent indifféremment vos hommes ou nos personnes. Quoi qui soit à la tête de ce vaisseau, il nous considère comme ennemi. Je comprends que vous puissiez être réticents, mais nous n'avons que notre bonne foi à opposer à vos doutes. Et je n'ai à exprimer que ma crainte de ce qui pourrait advenir si nous en venions à nous opposer.
La main de Sarina se posa sur son épaule, la serrant légèrement. La Savareen savait très bien que la Cathar détestait les prises de parole, qu'elle le fasse sans la consulter avant montrait bien l'état d'urgence de la situation.
-Kryann a raison, Capitaine. Je vais lui demander de voir si elle peut s'occuper de relever vos hommes pour leur permettre de se reposer. Nous pourrons discuter de vos doutes et de nos objectifs entre quatre yeux.
La Cathar acquiesça, reconnaissante, avant de tourner les talons, saluant juste Himron. Rapidement, elle avisa la barricade qui semblait la plus importante, s'appuyant sur celle-ci, en passant outre les regards des stormtroopers en faction. Si leur Capitaine acceptait la proposition de la Cathar, ils se retrouveraient bien vite relevés de leur garde. Pour l'apprentie, il était hors de question de se reposer. L'adrénaline et le tourbillon de violence qui l'habitaient encore rendait toute tentative de retrouver son calme impossible. Si elle paraissait tranquille à cet instant précis, son âme et et son esprit étaient en ébullition. A tout moment, ces impériaux pouvaient leur tomber dessus et elles devraient se frayer un chemin sanglant vers une hypothétique sortie. A tout moment, le vaisseau et ses occupants pouvaient lancer une nouvelle attaque et tous les tuer. Quelle que fut la fin que leur réservait l'avenir, aux yeux de la Cathar, elle serait aussi rapide que salvatrice. Elle et son Maître étaient coincées ici, sans la République, sans soutien de l'Ordre, incognito, et même si elles sortaient vainqueur de la prochaine bataille, qu'en serait il de la prochaine ? Et de la suivante ? Et de celle qui suivrait encore après ? Une succession de pertes qui mènerait inévitablement à la leur, probablement.
Sarina devait percevoir son trouble, se disait Kryann, et pourtant elle ne venait pas la voir. C'était à elle, elle seule de trouver les réponses. Accoudée à la barricade de fortune, ses yeux se fermèrent, se concentrant sur elle-même. Sur sa propre force. A ses oreilles, toute cette situation n'était qu'une gigantesque cacophonie qui pulvérisait ses tympans. Mais profondément enfouie en elle, il y avait une petite voix. Non. Un air. Comme une boîte à musique, perdue dans un tiroir, qui continuait de fonctionner. Simple, douce, juste. Sa boîte à musique. Son âme. -
Post n°12
Auteur : KryannAccoudée à la barrière, la Cathar regardait vaguement le couloir. Les yeux dans le vide, elle était simplement plongée dans d'intenses réflexions. Celle-ci n'allaient pas bien loin, à la mesure de l'intellect et des connaissances de la jeune fille tourmentée. L'ancienne esclave était ballottée par les événements, emportée par le cours, le torrent qu'elle ne pouvait que subir. Et elle se demandait, alors même qu'à cet instant précis elle subissait l'inaction, ce qu'elle pouvait bien faire pour inverser cette courbe. Comment reprendre le contrôle de son destin, et de sa vie ? Ses pensées allèrent immédiatement à Sarina, qui la guidait comme elle le pouvait, et lui inculquait ce qu'elle savait, mais lui laissait finalement bien peu de choix. Ou bien était-ce de sa faute, à elle, mauvaise élève, comme toujours ? Incapable de prendre une décision claire et de s'y tenir ? Ou bien ne voyait-elle pas, tout simplement, les choix qu'on lui proposait ?
Puis, elle en vint à penser à ceux qu'elle avait pu rencontrer. Dayimiyo, d'abord. Comme elle, il semblait perdu. Comme elle, il semblait subir. Avait-il réussi, au moins l'espace d'un instant, à se rendre maître de lui-même ? Elle avait presque pitié de lui, autant qu'il devait avoir pitié d'elle. Le pire des sentiments, celui de la faiblesse. C'était ça qui la rongeait à cet instant. A son intime incapacité à changer les choses. Elle avait rejoint les Jedi presque contrainte et forcée. Elle avait été incapable de se fondre dans le moule de la formation, se retrouvant isolée car incapable d'être partie prenante d'un collectif. Puis, on l'avait utilisée pour mener une enquête qu'elle n'était même pas sûre d'avoir résolu, et enfin, promenée aux quatre coins de la Galaxie. Et dans tout ça, avait-elle réussi une fois, une seule, à remonter le courant ? Non.
Et de toute façon, qu'aurait-elle fait ? Que pouvait-elle faire ? Elle releva la tête sur le couloir. Un couloir plus ou moins inexploré, pour autant qu'elle sache. Il y avait sans doute autre chose, plus loin. Des mystères. D'autres musiques, d'autres mélodies qui l'attiraient. C'était ça, sa porte de sortie. Ou plutôt, sa reprise en main. Profitant qu'on ne fasse pas attention à elle, la Cathar sauta par dessus la barricade, sabre en main, non allumé, et se faufila dans cette travée. Elle en était désormais convaincue, ce n'était pas en restant avec ces impériaux qu'ils s'en sortiraient, et encore moins qu'ils découvriraient ce que cachait ce vaisseau. Elle eut à peine le temps de faire quelques dizaines de pas, tournant au détour d'un couloir, qu'une porte se referma brusquement derrière elle, emprisonnant sa bure dans l'entrée. Spectacle ridicule qu'une padawan isolée, obligée de se débattre pour se débarrasser d'un de ses uniques vêtements pour se défaire d'une emprise d'un simple vaisseau. Oui, à cet instant précis, elle était pathétique. Mais étrangement... Cela ne fit que raffermir son cœur. Pour une fois dans sa vie, elle était décidée. Pour une fois, elle était déterminée. Aux tréfonds d'elle même, elle retrouvait une flamme qu'elle n'avait connue que lorsqu'elle s'était échappée de son tortionnaire.
En jetant sa bure, c'était comme si elle se débarrassait également de la chape de plomb qui pesait sur ses épaules. La porte était fermée derrière elle, elle était désormais seule. Elle chercha bien à l'ouvrir, mais elle devait être connectée ailleurs. Sa lame rouge s'alluma, illuminant également ses yeux jaunes, les faisant luire d'un brasier incandescent. Ce fut à ce moment que les lumières s'affaiblirent, avant de clignoter, pour finalement s'éteindre brutalement, laissant la Jedi dans le noir complet, avec pour seule source de lumière sa lame rouge. Il n'en fallait pas plus pour qu'elle la brandisse devant elle, avançant prudemment.
Un bruit.
Elle tendit immédiatement l'oreille, comme pour se persuader qu'elle avait mal entendu. Mais son ouïe était fine, et aiguisée, et son être lui hurlait désormais qu'elle était en danger. Elle n'avait pas réalisé, jusqu'à cet instant, qu'elle allait devoir agir seule. Le rythme de son cœur augmenta d'un cran, la pression et la tension lui faisaient ressentir jusqu'à cette veine qui battait sur sa tempe, et la résonance de ses pas sur le métal froid se répercutait dans tout son corps, du bout de ses orteils jusqu'à ses griffes acérées. Sa prise se raffermit sur la lame du sabre, sans doute un peu trop pour le manier avec la même légèreté que son Maître. Avait-elle fait une erreur fatale en se séparant d'elle ? Non, elle ne devait pas y penser. Devant elle, elle ne pouvait rien distinguer, et derrière elle, c'était le noir complet, absolu. Comme si tout la ramenait à ses peurs initiales, au noir de ses pires nuits.
Nouveau bruit.
Cette fois, elle ne pouvait pas douter. Droit devant elle, le bruit lent d'un pas robotique se faisait entendre, ne laissant guère de doute quand à la suite des événements. Le sabre s'éteignit d'un coup, comme pour se laisser une chance de rester discrète. Au loin, les optiques rouges et inquiétantes des droïdes bougeaient en rythme, sur la même fréquence que les bruits. Elle était sans douté repérée. Au moment même où elle se dit ça, l'enfer se déversa sur elle. Depuis le couloir, deux lance-flammes s'activèrent pour frapper la jeune fille qui s'échappa d'un saut périlleux arrière, la faisant retomber plusieurs mètres plus loin, grondant et grognant lorsque son genou frappa le sol, et elle feula à l'attention des droïdes qui l'assaillaient. Immédiatement ensuite, ce fut un déluge de plasma et de lasers, provenant de quatre sources différentes. Dans le noir, hormis les optiques et les projectiles, on voyait luire quelques boucliers, champs de force impénétrables. Le sabre-laser se ralluma, alors que la Jedi se mit en action.
Les séances d'entraînement avec Sarina, rares mais intenses, revenaient dans sa mémoire et dans ses membres, activant des réflexes qu'elle avait acquis de force, lorsque son Maître lui assénait des coups pour lui faire comprendre qu'elle n'était pas en position. Cet entraînement à la dure convenait parfaitement à Kryann, qui avait besoin de se sentir à la fois soutenue et à la fois challengée. Sa confiance totale envers la Savareen avait un effet favorable sur les pratiques, qu'elle accumulait et assimilait finalement sans problème. Pour pallier à ses maigres forces, elle avait peaufiné sa maîtrise de la forme IX, et elle évoluait avec légèreté et grâce. Bien sûr, elle était loin de maîtriiser le Shien, et des accrocs étaient encore visibles, mais la fluidité était déjà bien présente. Ses gestes se limitaient au strict nécessaire, presque minimaliste, et elle basait désormais son style davantage sur l'esquive, n'utilisant son sabre qu'en cas de besoin.
C'est ainsi qu'elle avançait sur les droïdes d'un pas assuré, tentant de se rendre insondable et imprévisible, esquivant les attaques, rengainant parfois son arme pour forcer ses ennemis à la chercher et à perdre de précieuses secondes.Se faufilant dans ce couloir, ne reflétant que quelques tirs, elle se retrouva bientôt au contact des droïdes, sautant sur eux. Son sabre s'abattit sur un champ de force, sans parvenir à passer au travers, la forçant à reculer. A peine parée, elle dut esquiver à nouveaux des tirs de blasters. Mais elle avait vu ce qu'elle voulait voir. Deux droïdes étaient équipés d'un bouclier, deux sans. Alors qu'un nouveau feu s'abattit, elle renvoya des lasers vers l'une des machines qui se trouva aveuglée par un tir droit dans son optique. La Cathar dut immédiatement s'échapper après cet acte, se repliant encore de quelques pas derrière un renfort, qui ne tint pas longtemps lorsque les lance-flammes se remirent à nouveau en marche.
A nouveau elle sauta vers un nouveau couvert, ses vêtements manquant de peu de se faire frire, alors qu'elle se réceptionnait à quatre pattes, pour bondir sur sa prochaine cible, le second droïde non protégé. Passant à côté, vive comme l'éclair, sa lame s'alluma juste pour trancher au milieu du corps robotique, qui s'effondra dans une gerbe d'étincelles et dans un grand bruit sonore. Les deux autres ne s'en laissèrent pas compter et continuaient d'essayer de noyer la Jedi sous un feu nourri mais celle-ci esquivait encore et encore, finissant par se porter hors de vue des machines. Fidèles à leur programmation, elles lui emboîtèrent le pas, repliant leurs boucliers pour accélérer. Erreur fatale. Le sabre laser s'alluma, volant droit vers la première des cibles, pour le trancher en deux dans le sens de la hauteur, avant de s'éteindre et de rouler plus loin, trop loin pour la Jedi qui se retrouvait désormais acculée et sous la menace du second droïde qui reforma sa défense et s'avança lentement, jusqu'à pouvoir la canarder.
Dans la tête de Kryann, tous les voyants s'allumaient, et elle commençait à ressentir une peur atroce, qui lui vrillait les entrailles, remontant jusqu'à ses oreilles, ses mains tremblaient désormais, presque avides de pouvoir à nouveau tenir l'arme honnie et désirée. Surtout, il y avait au plus profond d'elle-même cette colère sourde qui elle aussi se manifestait, se montrant de plus en plus intense et incontrôlable. Elle ne pouvait pas, elle ne voulait pas mourir ici. Elle cria. Un cri d'une tristesse infinie, d'un désarroi total. Mais elle ne pouvait rien faire d'autre. Des larmes coulaient sur ses joues, dans sa fourrure. Elle ferma les yeux pour ne pas voir la mort. Mais elle ne vint jamais. Lorsqu'elle rouvrit les yeux, surprise, elle vit son ennemi, suspendu à quelques centimètres du sol, qui semblait se convulser. Sans s'en rendre compte, la Cathar était en train de tordre, de briser, de morceler ce droïde, de toute sa rage, toute la puissance de sa colère et de sa haine contenue, qui se déclenchaient à cet instant. Elle cria à nouveau, et le droïde explosa, en dizaines de fragments brûlants, alors que la Cathar tomba à genoux.
Les mots de ses Maîtres successifs lui revenaient brutalement en tête, alors qu'elle se rendait à peine compte de ce qu'elle avait fait. Ce qu'elle venait de laisser éclater, ses émotions, ses peurs venaient de lui sauver la mise. Mais elle avait fait cela pour survivre, pour continuer de se battre... En quoi était ce mal que de se défendre avec ce qu'elle avait à disposition. La tête à nouveau pleine de ces questions, elle se releva, finissant par récupérer son sabre-laser en serrant les dents. A nouveau, il lui avait semblé ne pas être elle-même lorsqu'elle avait combattu, c'était comme si elle s'était vue de l'extérieur, ne se contrôlant pas vraiment. Elle inspira profondément. Puis, elle reprit sa marche dans les ténèbres. -
Post n°13
Auteur : ValiantPrudemment l'escouade 177 progressait dans les coursives, Leiden jeta un regard noir aux carcasses métalliques de droids Mark, il avait combattu à leur coté par leur passé, mais aujourd'hui, il se battait surtout pour sa vie, Valiant lui ayant promis l'amnistie à lui et ses sympathisants rebelles en échange de sa collaboration.
Ils s'engagèrent dans une nouvelle salle vide, hormis des armures de combat sombres et impersonnelles qui étaient alignés les unes à coté des autres attendant leur propriètaires mais qui étaient ils? Pour le moment ils n'avaient croisé âme qui vive hormis des défenses automatisés et des machines de combat.
Une porte se dressait devant eux, encore un accès verrouillé, Odipe reprit la manoeuvre et sabota la serrure électromagnétique, derrière lui Bellophon et Hindi braquèrent leur arme sur l'issue , prêts à recevoir un nouvel ennemi.
Un dernier coup de cutter à fusion du spécialiste, et la lourde porte métallique s'ouvrit dans un grincement sinistre et quelque chose bondit sur l'équipe Cathar, deux griffes en duracier tentèrent d'embrocher le Cathar qui en tomba par terre, le sapeur ouvrit le feu à son tour mais la pièce était trop exigu pour une bataille rangée et les tirs semblaient ricocher contre un bouclier énergétique.-Refermez la porte! vite!!Odipe transpirant, s'exécuta, rebranchant rapidement deux connectiques ensemble et la porte écrasa le droid de type Mark II dans un bruit de fracas de métal assourdissant. L'adjudant de la légion Volontaire demanda en examinant une des griffes d'acier.
-Par l'enfer, qu'est ce que c'est que ça??
Ce fut le général Leiden qui répondit cette fois, il était habitué à ce genre de machine.-C'est un droid d'assaut Mark II , de la corporation Czerka, très utilisé dans la galaxie...Le Cathar de la garde dorée intervient, se massant son épaule bléssée;
-Mais utilisé par qui?
Cette fois ce fut Valiant qui clôtura le débat, il était inutile de se poser des questions alors qu'il suffisait de trouver les réponses.-On le saura bien en avançant!Odipe désactiva les connectiques et la porte s'ouvrit à nouveau sur le droid en morceaux, d'un coup précis d'épée Lig, le général désactiva définitivement cette machine. La nouvelle pièce semblait servir de réfectoire des tables et des sièges étaient dréssées, mais visiblement elles n'avaient jamais servi, le réfectoire était desservi par quatre portes , les soldats se déployèrent pour couvrir toutes les issues.Le membre des opérations Spéciales Impériale et serrurier de l'équipe hésitait, il questionna le moff.
-J'ouvre laquelle?
Mais Valiant n'en savait rien , une des portes se trouvaient en face de celle par laquelle ils étaient entrés, et le couloir était en arc de cercle, sans doute se retrouveraient ils dans le même secteur, donc cela n'avait aucun intérêt, les deux autres aussi étaient alignées, il fallait faire un choix, instinctivement il choisit celle de droit, du geste il l'indiqua à Odipe.
Le spécialiste, dégaina son cutter à fusion et ouvrit le boitier qui commandait la serrure électronique, mais soudain derrière eux une porte s'ouvrit automatiquement un nouveau droid fit on apparition ,c'est Valiant qui l'élimina d'une simple rafale avant que celui ci n'ait le temps de lever son blaster lourd en direction des commandos.
A peine distrait, Odipe fit s'ouvrir la porte , Hindi était toujours prêt à tirer par tous ce qui allait se présenter à eux, mais rien ne vint ,encore une fois Leiden passa devant pour se trouver dans une pièce vide de tous occupants
A croire que tout l'équipage avait déserté ou avait été éliminé par les droids de combat, mais ou se trouvaient leur cadavre dans ce cas?
La pièce devait servir de réserve pour le réfectoire mais il n'y avait aucune nourriture ou conserve d'entreposée, a croire que ce vaisseau n'avait jamais été habité...
Cette fois pas de choix il n'y avait qu'une porte devant eux, Bellophon couvrait les arrières au cas ou un autre droid surgirait de nulle part pour les prendre à revers.
Mais rien ne vint, et Odipe ouvrit la porte sans difficulté, il commençait à comprendre le réseau interne du destroyer, cette fois ils se trouvèrent dans l'armurerie, des rangées de fusil blaster étaient alignés les un à coté des autres, des fusils d'assaut, des disrupteurs des vibrolames et même quelques blaster lourds à répétition.
Les commandos furent impressionnés par la quantité d'arme présente dans la salle, Leiden s'attarda sur une vibrolame, mais préférant sa propre épée il la remit en place.-De quoi équiper une armée...
-Mais dans quel but?
-La conquête bien sur, quoi d'autre!Ce dialogue entre le moff et le général finit de convaincre le reste de l'équipe de neutraliser cette menace fantôme que faisait peser ce destroyer maudit sur Cathar et sur la galaxie en général.Quelque chose clochait, des défenseurs automatiques, aucun être vivant, il fallait en savoir plus avant d'avancer encore plus, Valiant se décida a contacter l'équipage de son vaisseau même s'il n'aimait pas vraiment l'idée de séparer ses forces.
-Killtik Volant ici leader 177
Envoyez Soph'IA et le garde Rhyr à l'intérieur du destroyer;
Qu'elle se connecte à l'ordinateur de bord.
Mais prudence, nous faisons face à des droids de combat: terminé.
Moonty le navigateur accusa réception et aussitôt le Cathar et le droid BD3000 sortirent dans le sas à la recherche d'un panneau de connexion ou Soph-IA pourrait se brancher.
Et c'est silencieusement que le reste du commando se remit en route, sans le savoir ils approchèrent de la salle des communications... -
Post n°14
Auteur : KryannKryann reprenait son souffle. Ce combat avait laissé des traces, à la fois dans son pelage, marqué par l’effort et des tirs de blaster qui l’avaient frôlée d’un peu trop près, et dans son corps, courbaturé et tendu. Les récents événements, enchaînés à une vitesse folle, ne lui avaient laissé aucun répit, aucune chance de se reposer, de charger les batteries. Et à présent qu’elle s’était jetée dans la gueule du loup, la situation empirait de seconde en seconde. Son dos plaqué contre la paroi du vaisseau, ses yeux parcouraient les coursives lentement. Elles se ressemblaient toutes, s’enchaînaient sans jamais changer et pourtant jusque là elle n’avait eu aucun doute sur la direction à prendre. A ses pieds, les restes d’un duo de droïdes Mark I qu’elle venait de rendre hors service. A sa main, son sabre, qui ne quittait plus sa poigne ou presque, devenant presque l’extension de son bras.
C’était un sentiment curieux. Lorsqu’elle avait créé cette arme, à l’origine, il devait représenter la quintessence de tout ce qu’elle abhorrait, tout ce qu’elle voulait éviter de devenir, tout ce qu’elle combattait : l’obscurité, l’aveuglement, le Côté Obscur. La forme inquiétante qu’elle lui avait donnée était là pour le rappeler. Et pourtant, c’était ce qu’elle utilisait maintenant pour combattre. Ce qu’elle utilisait à chaque fois. Elle se rappelait les yeux consternés de Maître Qos. De Sarina. De Janev. A chaque fois qu’elle faisait quelque chose qui sortait de l’ordinaire, à chaque fois qu’elle se rendait coupable d’une transgression au Code Jedi et à tout ce qui s’y rapportait. Mais était-ce sa faute ? Elle n’avait jamais eu de guide, réellement. Jamais eu d’apprentissage digne de ce nom. Elle n’était qu’une Cathar effrayée et apeurée, perdue dans un recoin de la Galaxie.
Non.
Pas effrayée. Elle était… en colère. Chaque pas qu’elle faisait, elle se rendait compte qu’elle pouvait le faire seule. Que tous ces précieux conseils, ces leçons, elle aurait pu les apprendre seule. Sarina n’était pas là ? Tant pis. Elle se débrouillerait seule, suivant son instinct. Et ce n’était certainement pas des machines qui se mettraient en travers de son chemin. D’ailleurs, il était temps de se remettre en route, de couper court aux réflexions. Ses bottes de marche claquèrent bientôt à nouveau sur le sol froid et métallique. Elle n’avait plus peur, malgré la lumière hasardeuse. L’arme à la main, elle progressait dans ces couloirs, sans pour autant se perdre. La Force la guidait.
Ses pas la menèrent finalement à travers les escouades et patrouilles ennemies. Pas une supplémentaire ne tomba sous sa lame, pas plus qu’elle ne souffrit d’une autre blessure. La cacophonie ambiante de la Force s’amplifiait dans ses oreilles et son esprit, la rendant bientôt sourde à toute modification ou altération de celle-ci. Ses sens de Jedi étaient aveugles. Perdus. Mais ses autres sens, ceux qui lui avaient permis de survivre lors de ses années d’esclavage, étaient intacts. Elle respirait, inspirait, voyait parfaitement ce qui l’entourait. Et pourtant, rien de tout ça ne suffirait bientôt. Au hasard de ses pérégrinations, elle finit par tomber sur une porte close, une de plus. La main de la Cathar se posa sur le métal froid. Immédiatement, son poil se hérissa et ses griffes sortirent, acérés et puissantes, prêtes à dépecer. A travers tout son corps, une sensation de froid, de haine, de faim, d'horreur, tout cela mélangé, la sondant de part en part, comme un éclair. Ses sensations se retrouvèrent aiguisées d'un seul coup, avant de revenir à un état normal.
Sa main s'échappa. Ses yeux se perdirent sur la porte. Pas de mécanisme apparent. Pas de console, absolument rien. En revanche, une sensation de vide, de rien, d'obscurité complète en émanait. Etait-ce ce qu'elle venait chercher ici ? C'était improbable, ici. Et pourtant... Cette porte était au bout d'un couloir vide, sans vie. Au bout du vaisseau. Là où rien ne semblait venir. Prudemment, elle posa à nouveau sa main. Cette fois, pas d'éclair. Comme si le premier était unique, un avertissement... Alors elle posa l'oreille contre la porte. Evidemment, il n'y avait pas un bruit, derrière, pas un mouvement. Sauf à travers la Force. La cacophonie qui régnait jusque là était remplacée par une mélodie sombre, très sombre, un roulement inquiétant et noir, qui semblait venir des profondeurs de l'Univers même, jusqu'à Kryann. Mais elle ne pouvait plus reculer. Reculant de deux pas, elle inspira un grand coup. Ses mains se joignirent devant elle et, usant de la Force, elle les écarta. Suivant le mouvement, la porte s'ouvrit lentement, sans bruit, sans fracas. Comme si elle n'attendait que cela.
Arme au poing, éteinte, la jeune Cathar pénétra les lieux. A l'intérieur, tout était noir. Les enseignements de Sarina lui revinrent brutalement en tête. Même dans le noir le plus complet, la Force te guidera. Mais la Force était omniprésente ici. Le sabre laser s'alluma, diffusant sa lumière rouge, permettant de distinguer une pièce ronde, avec 4 piliers en son centre. L'évidence sauta aux yeux de la Padawan, elle se trouvait dans une salle de méditation. Mais quelque chose clochait, à l'évidence. Et lorsque ses yeux se posèrent sur le centre de la salle, elle comprit. Une forme humanoïde s'y trouvait, agenouillée. A peine Kryann prit-elle conscience de sa présence que la forme se déplia et se releva, se tournant vers la Jedi, qui serra les dents.
-Forme de vie inconnue.
Elle ne répondit pas. La voix était robotique, claire, et froide, et n'attendait pas de réponse. La Cathar leva son arme vers elle, alors qu'elle faisait un pas.
-Identification terminée. Forme de vie primitive. Espèce : Cathar. Forme dangereuse. Elimination en cours.
A ces mots, la forme produisit à son tour une lame de sabre-laser et se jeta sur Kryann. Les armes s'entrechoquèrent violemment, repoussant la Jedi sous le choc de deux bons mètres. A peine eut-elle le temps de se remettre en garde que l'androïde lui sautait dessus à nouveau, avec violence. Ses bras mécaniques lui offraient bien plus de force que sa taille ne laissait envisager, et immédiatement, Kryann se retrouva sur le reculoir, serrant les dents pour ne pas perdre son arme ou défaillir dès les premiers coups de lame. Il lui fallait rapidement comprendre la programmation de son adversaire, sans quoi elle ne pourrait pas le défaire. Lorsque les lames se croisèrent de nouveau, à de nombreuses reprises, la Cathar s'évertua à rompre le corps à corps au plus vite, de manière à s'écarter de son ennemi et de sa lame. Sa puissance brute suffisait à mettre en difficulté la padawan, qui grognait à chaque attaque, tâchant de se rappeler des enseignements de Sarina sur le Shien, cette forme qui lui permettait de compenser sa faiblesse physique par des esquives et des coups rapides. Mais bientôt, cela ne suffirait plus.
Le combat était une torture pour elle. Le manque de repos pesait dans ses jambes, et elle ne parvenait pas à percer la garde adverse. Malgré la peur qui agitait à présent son ventre, elle sentait qu'elle fléchissait. Peu à peu, il lui semblait que son esprit quitter son corps, alors qu'elle perdait en lucidité et en cohérence, ses gestes se faisant plus brusques, plus saccadés, alors qu'elle s'était habituée à un style fluide et léger. Mais alors qu'il lui semblait qu'elle perdait définitivement pied, son esprit sembla se rebeller. Contre tout. Contre ce vaisseau, cet ennemi, cette puissance, ces enseignements. Elle repensait au regard de jugement ses maîtres successifs lorsqu'elle utilisait la puissance de ses sentiments pour se défendre. Et la colère montait en elle, progressivement, en même temps que le combat s'équilibrait, lentement. Enfin, elle parvenait à reprendre le contrôle de son destin. Enfin, elle était en position de vaincre. Mais au moment où elle se lançait dans un enchaînement destiné à désarmer puis percer son adversaire, celui-ci répondit de la manière la plus surprenante qu'il soit : il rompit le combat en sautant loin en arrière.
-Test concluant. Unité Soon-I, retraite. Fin de la menace.
Puis il s'enfuit, sans laisser le temps à la Cathar de réagir, les portes de la salle se refermant entre elle et son ennemi. Elle était de nouveau seule. Isolée. Usée. Elle mit un genou à terre, soufflant un grand coup. Une fois de plus, elle avait survécu, mais à quel prix ? Les sentiments contraires qui l'habitaient l'avaient emportée... Mais à quel prix ? A nouveau, elle était désemparée, comme si ses volontés s'entrechoquaient. Mais la vérité était là : sans ces sentiments, elle serait sans doute morte... Mais pourquoi l'autre avait-il fui ? Pourquoi avait-il annoncé que la menace était passée ? De quel test parlait il ? Autant de questions qui tournoyaient dans la tête de Kryann. Dispersées par les événements.
Alors qu'elle se relevait, la salle sembla s'illuminer. Une lumière pâle permit à la Jedi de voir les différents contours. Cette lueur émanait du centre de la pièce, au milieu des piliers. Une sorte d'appel. Elle s'approcha, imprudente et curieuse à la fois. Un pas après l'autre, une main tendue vers l'avant comme si elle espérait attraper quelque chose. Mais tout ce qu'elle touchait était l'air, le vide... Jusqu'à atteindre le centre exact de la pièce. C'était comme... comme si une onde de puissance venait caresser son pelage, ses narines, ses oreilles. La même puissance que lorsqu'elle avait touché la porte... Le Côté Obscur.
Elle tressaillit, frissonna, lorsqu'elle se rendit compte de la puissance que dégageait ce lieu. Un lieu de Force. Mais que faire ? Après tout... C'était grâce à ça qu'elle s'en était sortie. C'était même sans doute ça, le test dont parlait l'androïde. S'en était-elle montrée digne ? Ou l'héritière ? Elle ne savait pas. Mais ce courant l'acceptait, elle en était persuadée. Qu'avait-elle à perdre ? Un combat de plus, et ce serait sans doute le dernier de toute façon dans son état. Alors elle s'agenouilla. Se prosternant presque, elle accueillit cette puissance en elle, méditant au cœur de cette salle qui avait dût accueillir d'autres sensitifs, autrement plus puissants, plus sombre. Leur aura pénétrait presque la Cathar qui pouvait presque mettre des noms dessus, instinctivement. Mais surtout, elle se laissait porter par ce courant dévastateur. Plus elle l'acceptait, plus il lui semblait retrouver des forces, et plus elle se sentait tendue, aux aguets. Et plus il lui semblait gagner en puissance. -
Post n°15
Auteur : Bens Malastar--Quelques années auparavant--
L'étude des Holocrons à l'académie de Trayus ne pouvaient plus attendre, Bens avait laissé cela de côté beaucoup trop longtemps et il était temps de rentrer à l'académie.
L'hyperespace avait ça de bon, on avait tout le temps pour méditer, activité que Bens pratiquait bien plus assiduement depuis qu'il avait quitté l'Ordre Sith. Cette énergie émanant de soi pouvant percevoir les énergies aux alentours était bien sous-évaluée par ses anciens comparses siths. Les Jedis Noirs lui avaient appris a canaliser cette force afin de s'éveiller mieux au monde qui l'entoure.
C'est notemment lors d'une méditiation que le Seigneur des Jedis Noirs perdit le contrôle de son vaisseau, un des réacteur avait lâché. Aucune planète connue n'était répertoriée aux alentours... La survie allait être difficile.
Ce n'est qu'alors qu'il ressentit une perturbation dans la force, une perturbation si intense qu'elle capta tout de suite l'attention du sensitif.
Bens navigua jusqu'à un énorme bâtiment qui puait le côté obscure de la Force, glaçant presque son sang. Cette pression lui fit comprendre, ou tout du moins croire que des secrets se cachaient à l'intérieur.
Bens attérit dans un des hangars du bâtiment et commença se investigations à bord de ce vaisseau qui était désert, aucune forme de vie n'avait été détecté par le balayage de Force de l'ancien jedi. Tout du moins, dans la limite des zones qui n'étaient pas brouillées par une force inconnue.
Ce n'est qu'après une bonne demie heure voir une heure, qu'une armada de droïdes magna-gardes tombèrent sur le Jedi Noir qui n'eut même pas le temps de se défendre. Sa vision s'obscurcit...--De nos jours--
Un bruit de pression se dégageant réveilla Bens, il était totalement vaseux, son esprit était embrouillé, il était faible, mou.
Un droïde se tenait devant lui, Soon II, scannant ses fonctions vitales. En regardant autour de lui, il vit plusieurs corps enchainés sur des tables inclinées en diagonales, ces corps étaient inertes, sans vie.-Vous êtes réveillé! Vous êtes sur MK, L'héritage de l'Oméga. Cette bâtisse a besoin de se nourrir de Force pour s'alimenter, voilà pourquoi vous êtes ici. Vous êtes un sujet très intéressant, cela fait des années que vous êtes ici et vous êtes toujours vivant, je ne pensais pas pouvoir maintenant MK aussi longtemps grâce à vous.
Des sirènes retentirent, des lumières rouges illuminèrent la pièce.-Nous sommes attaqués! De signes de vies sont ici! Vous devez défendre l'héritage de l'Oméga! Vous êtes comme lui, vous êtes un Sith! Vous...
A ces mots, Bens se leva tant bien que mal, regarda autour de lui afin de trouver ses affaires personnelles, qu'il trouva rapidement, son sabre rouge et son double sabre violet étaient intactes, il se tourna vers le droïde:
-Et tu veux que je fasse quoi? Je suis amorphe a cause de toi? Gagnes du temps, ce vaisseau doit être piégé non? Il doit bien y avoir quelqu'un d'autre ici?-Oui, je peux gagner du temps, certains couloirs sont piégés, je vais réactiver les pièges.
Bens laissa vaquer le droïde et entreprit une méditation régénératrice, elle fut courte, mais suffisante pour qu'il puisse se battre non pas au mieux de sa forme, mais suffisamment pour ne pas mourir.
Il se releva, ouvrit la porte, et avança vers l'inconnu... -
Post n°16
Auteur : KryannLa Cathar se tenait à genoux, tête baissée, yeux clos. La lumière avait à nouveau baissé, comme si elle suivait l'activité de la Padawan, comme si elle était directement reliée à elle. Ce qui n'était sûrement pas le cas. Au calme physique qui l'envahissait venait s'opposer le tumulte de son esprit qui aurait pu se lire dans son regard. La jeune Jedi était envahie d'images sombres qu'elle ne parvenait pas à isoler pour l'heure, venant la perturber et la tourmenter, chassant à travers son esprit, comme si elles essayaient de taillader son âme. La souffrance intérieure fit serrer les dents à Kryann qui ne pouvait que subir à cet instant. La sensation de brûlure était telle qu'elle crut un instant devoir fuir, mais un sursaut de volonté la fit tenir.
Rassemblant ses maigres forces, elle canalisa le flux de puissance en elle, comme si elle essayait de dompter une vague, ou une tempête. Bientôt, elle comprit. Il ne fallait pas résister à cette puissance, mais se laisser porter. Immédiatement après qu'elle eut réalisé, elle se sentit partir, lentement, comme emportée par le tumulte. Mais le courant ne semblait plus la blesser, au contraire, il l'emportait, lentement, doucement, presque tendrement finalement, la berçant. Toute cette puissance, tout ce savoir réuni au même endroit, comment était-ce possible ? Et que devait-elle faire ? Elle prit conscience que, quoi qu'il arrive, elle avait passé un point de non-retour, et qu'elle ne pourrait pas faire marche arrière. Mais elle ne pouvait pas lutter non plus, faible, trop faible. C'était ce qu'elle se disait, que sa faiblesse la condamnait à subir.
La faiblesse. Elle la voyait.
L'homme marchait lentement, comme hébété, à peine réveillé d'un long sommeil. Il marchait dans le noir le plus complet, ou bien était-ce qu'elle ne pouvait pas voir les décors, elle n'en savait rien. Mais toujours était-il qu'elle ne voyait que lui. Qui était-il ? Qu'est ce que ses pensées cachaient ? Quel était son but ? Il semblait affaibli physiquement, mais elle le ressentait dans la Force. Etait-ce à double sens, pouvait-il la sentir aussi, ou bien n'était-ce qu'une projection due à ce flux de puissance ? Mais surtout, au delà de ça... Il semblait perdu.
Perdu. Comme elle.
Comme d'autres. Les images s'évaporèrent, laissant la place à quelqu'un d'autre, plus jeune. Les yeux jaunes, avec une vibro-lame. Lui aussi semblait fatigué... Mais plus que le précédent. La sueur qui suintait sur son front laissait entendre qu'il venait de fournis un effort. Pourtant, il semblait aussi regarder partout, comme si il cherchait quelque chose, quelqu'un, sans comprendre. Il n'était sans doute pas seul.
La solitude.
Celle de cette étrange personne, assise dans le noir, semblant méditer, dans un calme absolu. Rien ne semblait pouvoir l'atteindre, mais intérieurement, il était agité, comme... perturbé. Par quoi, elle ne pouvait le savoir, elle ne pouvait le comprendre, comme si il parlait autre chose que le Basic, comme si il était absolument fermé à toute communication. Pourtant, elle pouvait ressentir, au-delà de la situation, un sentiment de peur, qui se trouvait être pour elle presque délicieux à cet instant précis. C'était presque comme si la Cathar se délectait de voir la misère des autres, comme si elle s'amusait de voir qu'elle n'était pas la seule.
Il y en eut une dernière. Elle aussi, était seule. Elle aussi, était perdue. Probablement isolée, ailleurs, sur un monde inconnu et dans un endroit tout aussi inconnu. La peur l'habitait, elle aussi, mais également une rage et une haine à l'encontre... à l'encontre de quoi, de qui ? Probablement la Galaxie entière, au vu du bouillonnement qui l'agitait. Qui était-elle, pourquoi la voyait-elle aussi... nettement ? Elle put constater ses habits chauds, les mouvements de ses yeux, sa peau pâle, sa tête hérissée de fines cornes. C'était comme un animal blessé à observer, un animal si dangereux qu'on hésiterait à l'approcher même à l'article de la mort. Elle semblait proche, si proche... Pourquoi elle, et pas ceux qu'elle voyait avant ? Dans sa projection mentale, c'était comme si elles se faisaient face, yeux jaunes dans yeux bleus. Désarmées, l'une comme l'autre, à une distance de bras. Tout les séparait. Elle semblait fière, droite, malgré une situation compliquée, là où Kryann devait lutter à chaque instant pour ne pas avoir les épaules voûtées et le regard tourné vers le sol. Elle finit par tendre le bras, comme si elle voulait toucher la joue de l'autre...
L'image s'évapora et Kryann revint à elle, d'un coup. C'était comme se noyer, ses poumons semblaient sur le point d'éclater. Elle prit une grande inspiration, se retenant de ses mains pour ne pas s'effondrer au sol, souffle court, muscles tendus, à quatre pattes, comme l'esclave qu'elle avait toujours été. Il lui fallut quelques minutes pour reprendre une respiration à peu près normale et reprendre conscience de l'endroit où elle était. Au milieu d'une salle de méditation, dans un vaisseau perdu aux confins de la Galaxie, sans possibilité évidente de retour, sans espoir d'être autre chose qu'une victime de plus dans une guerre absurde. Non, certainement pas. Elle se secoua, littéralement et mentalement, pour chasser cette idée de son esprit. Elle était toujours vivante, son sabre pendait toujours à sa ceinture, et cette longue méditation lui avait redonné des forces. Non, elle ne flancherait pas. Elle était là contre son gré, mais elle comptait bien s'en servir. Prendre les choses en main. Lutter pour ce qui lui tenait à cœur, peu importait les conséquences.
C'est alors qu'elle entendit un délic de machinerie juste sous ses pieds. Puis un second, un troisième, comme si un mécanisme se mettait doucement en place. Pourtant, elle n'avait touché à rien, pas depuis la fin de son duel... Reculant prudemment d'un pas, elle put voir le sol s'ouvrir, sur une toute petite surface, laissant sortir une étrange pyramide noire et rouge. L'aspect était aussi simple que ciselé, créant une attraction presque magnétique sur la Cathar dès qu'elle eut posé les yeux sur elle. Lentement, elle refit un pas en avant. Lorsqu'elle tendit la main vers cet objet incongru, celui-ci commença à léviter, lentement, pour se rapprocher de la patte tendue. Dans un étrange ballet, elle tourna autour, se posant finalement dans la paume de Kryann.
Intérieurement, elle se doutait de ce qu'était cette chose. En son âme et conscience, elle avait compris qu'elle était en présence de l'un de ces fameux objets de Force que l'on appelait holocron. Elle comprenait aussi qu'à bord de ce vaisseau, qu'avec ces couleurs, alors il y avait de fortes chances que ce soit un holocron Sith. Elle se souvenait des leçons sur ces objets rares et puissants, réservés à la transmission des choses les plus importantes qui soient, parmi les sensitifs. Pouvoirs, connaissances, informations... Pour qui savait exploiter ce que contenait un holocron, ils étaient source de puissance. Mais ce n'était pas son cas. Et pourquoi utiliserait-elle un objet Sith ? Elle n'en avait pas le droit, pas la force, pas le courage. Mais qu'en faire, dans ce cas ? Elle ne pouvait pas le laisser ici. Il fallait le rapporter à son Maître, au Conseil. Mais les Maîtres Jedi, où étaient-ils, en ce moment, alors qu'elle, Padawan rejetée parmi les Padawan, risquait sa fourrure sur un ancien vaisseau probablement hanté par le Côté Obscur ? Ce serait injuste. Ce serait... du vol. Et ça, jamais. On lui avait volé sa planète et son enfance, n'était-ce pas suffisant ? Mais une voix en elle lui murmurait que c'était le destin de ces choses, que rien de bon ne sortirait de l'utilisation d'un tel artefact. Balivernes.
Elle marchait depuis des années sur la corde raide, entre côté Lumineux et côté Obscur. Elle ne se reconnaissait ni dans l'un, ni dans l'autre. Elle avait entendu les Codes, elle avait lu des enseignements, aucun ne la satisfaisait. Un sentiment d'incomplétion l'habitait. Alors, franchement, quel mal y avait-il à utiliser cet holocron ? Elle savait ce qu'elle voulait. Non. Elle n'en avait pas besoin. Elle avait un Maître, peut-être un jour aurait-elle le grade de Chevalier Jedi, comme Sarina, si elle se montrait patiente, puissante. Sarina, son modèle, son guide. Elle ne pouvait pas échouer. Et en même temps... Elle aurait sans doute besoin de plus. Toujours plus. Une faim dévorante.
Sa seconde main passa au dessus de l'holocron. Lentement, posément, avec un léger tremblement dans les doigts. La Force imprégna ses mouvements, alors qu'elle se saisissait d'un mécanisme invisible, le faisant tourner entre ses doigts, jusqu'à entendre l'artefact s'activer. Les lignes rouges sur la surface noire se mirent à scintiller doucement, et la pyramide reprit sa lévitation, s'éloignant légèrement de Kryann qui se mit à flotter à son tour, à quelques centimètres du sol. L'holocron s'ouvrit, et une voix percuta l'esprit de la Cathar.
-Qui es-tu ?
La Jedi ne répondit pas, serrant les dents, alors que ses tempes lui semblaient à deux doigts d'exploser. La puissance de cette voix, son intonation froide et tranchante lui donnaient envie de se rouler en boule dans un coin comme... non, jamais ! Pas maintenant. Elle ne serait plus ce qu'elle était. La voix reprit, légèrement plus douce, plus apaisée.
-Qui es-tu, sensitive ? Ne crains pas ma voix, celle-ci n'est plus ce qu'elle était, enfermée comme elle est... Je suis Xaequa. J'ai vécu bien des années en arrière, physiquement. Vois, je ne suis pas une menace. Tu peux bien me donner ton nom.
-Kryann. Kryann de l'Ordre Jedi.
-Oooooh... L'Ordre Jedi est donc encore debout, tant de temps après ? Fascinant, passionnant, extraordinaire, je dois dire de voir une telle institution survivre à travers les millénaires, les guerres, les crises, et pourtant conserver la confiance de tous. Mais allons, ce n'est pas l'Ordre qui m'intéresse, c'est plutôt toi. Qu'es-tu exactement ? Une Cathar, évidemment, une Jedi, tu l'as dit...
-Je... Stop ! Arrêtez ! Ma tête...
-Pardonne-moi, chère initiée, après toutes ces années, comme je te l'ai dit, j'ai du mal à me réguler, à me faire bien entendre.
-C... comment m'avez vous appelée ?
-Initiée. Chère initiée, même, pour être précise. Oui, je suis ce qu'on pourrait appeler une enseignante, un professeur, que d'aucuns appelaient sorcière en mon temps, mais je crains que leur obscurantisme forcené n'ait voilé leur esprit...
-Un... professeur ?
-Eh bien ! Oui. Est-ce si surprenant ? Les plus puissants sensitifs ont tous créé des holocrons pour justement perpétuer leur héritage, et c'est bien évidemment mon cas... A ceci près que j'y ai également transféré mon esprit, pour être sûre que la transmission se fasse correctement, comme je l'aurais faite moi-même, avec toute la finesse que cela comporte. Oh, bien sûr, je comprends ton trouble. Je le vois, je le sens, je l'entends. Tu es un être de lumière, tu te demandes ce que tu dois faire de cet holocron qui te semble si obscur, n'est ce pas ? Tu te demandes si tu peux faire confiance à cette voix dans ton esprit. Je n'ai nul nécessité de te tuer, de te broyer, alors que j'aurais aisément pu le faire, sans même me fatiguer.
-Vous... vous êtes un esprit Sith ! Sur un vaisseau Sith, dans un holocron Sith ! Je ne peux pas vous faire confiance !
-Vraiment ? Pourtant, tu es seule ici, et tout ce qui a croisé ta route a tenté de te tuer, n'est ce pas ? Je peux t'aider. Retrouve ma tombe, sur Alzoc III, dans la Bordure Extérieure. Tu comprendras, là-bas.
La Cathar n'eut pas le loisir de répondre, ni même de s'étonner d'une telle réponse. A peine fut-elle faite que la voix se retira de son esprit, et que l'holocron retomba, inerte, entre ses mains. Elle avait pourtant tant de questions. Tant d'interrogations. Qui était réellement cette Xaequa ? Une Sith, à n'en pas douter... Mais elle disait vrai. Elle n'avait pas essayé de la tuer, elle... Les yeux jaunes de Kryann se tournèrent vers la porte alors que, machinalement, l'holocron glissait à sa ceinture, fixé fermement. Sa décision était prise, pour une fois.
La porte explosa sous la force de Kryann. Sabre allumé en main, rien ne l'arrêterait. -
Post n°17
Auteur : RichelieuC’est étrange… c’est si calme. Tout est si noir et flou. Il ne sent plus rien, même plus son corps. Pas de lumière divine à l’horizon, pas de paradis, pas d’enfer, où est il ? C’est à ce moment-là qu’il ouvrit les yeux. Après le calme, la tempête. Il reprit connaissance sur une scène apocalyptique. Il y avait au sol deux stormtroopers inconscients sans doute morts et presque entièrement rongés par de l’acide. Quelques mètres plus loin, c’est un autre soldat qui tombe lourdement sur le sol d’un coup après avoir été foudroyé par un tir de blaster.
On lui tendit une main qu’il saisit et se releva péniblement sous un feu nourri. Il partit se mettre à couvert avec ce qu’il restait de ses hommes engagés dans un combat sans merci contre de grosses boîtes de conserve armées aussi appelées droïdes. Un des soldats originaire de Cathar avait déjà prévenu le commandement de la situation actuelle. Ils étaient dans un sacré bourbier. Cachés dans des recoins ou derrière des caisses, la section Méduse tenta de mettre fin à cette menace de droïdes qui avaient causé la perte de l’un des sien après que deux des leurs furent eux aussi emmenés dans les bras de la faucheuse par un piège à l’acide.
Richelieu redoubla d’ardeur après sa petite absence pour neutraliser la menace. Il ne voulait pas revivre le massacre perpétué durant sa formation et encore moins finir sans vie au milieu de nulle part. Les robots étaient eux aussi très résistants, il fallu plus d’une dizaine de tirs et une grenade pour finalement les rendre silencieuses.
La section souffla un court instant avant de se regrouper et de se remettre en ordre de bataille pour continuer la mission. Il était sûr que celle-ci laisserait des traces dans l’esprit de cette section. La section avança dans le couloir jusqu’à se présenter devant une porte, sans un mot, le premier de la colonne s’activa pour ouvrir la porte tendis qu’il était couvert par les autres. Richelieu appréhendait l’ouverture de cette porte. Après tout, le vaisseau est truffé de pièges. Qu’est ce qui les attends derrière cette maudite porte? Une fois cette lourde porte ouverte, la section fonça dans la pièce obscure et les soldats investirent les lieux. Il n’y avait rien à part une petite salle avec pleine de machines que seul un officier delà marine peut faire fonctionner. Richelieu attrapa sa radio pour faire son rapport.
-« Section méduse au rapport, nous avons perdu trois soldats durant un combat contre des droïdes et des pièges à l’acide. On est actuellement dans une sorte de salle de contrôle… Enfin ça y ressemble mais… HAAAA !!! (grasseyement) »
En effet, le sol s’était ouvert sous le pied et la section tomba dans un autre piège. Les soldats tombèrent dans une sorte de tunnel sans fond qui durant plusieurs longues secondes avec de nombreux virages avant d’atterrir dans un couloir encore plus étrange mais cette fois-ci habité et vivant. Les stormtroopers se relevèrent d’un bon comme si la peur leur avait donné une nouvelle force. Ils pointèrent tous seul blaster dans la même direction, celle d’un être vivant très mystérieux à l’aspect très obscure. Richelieu cria sur cette étrange présence
- Identifiez-vous immédiatement !
Derrière lui, son second activa sa radio et s’adressa au chef des opérations :
-«Ici section Méduse, Nous sommes une fois de plus tombé dans un piège et nous sommes nez à nez avec un étrange individu sans doute obscur. Nous ne connaissons pas notre localisation. A Vous. »
Les hommes de la section Méduse sont très tendus face à cet homme. Est ce un allié ? Un ennemi ? Est-il seul ou accompagné ? Cette histoire ne sentait vraiment pas bon et certains devaient se demander comment ils ont atterri ici et pourquoi ils se sont engagés mais ils sont là et vous devoir assumer leur choix d’engagement dans les troupes de choc de l’Imperium. Richelieu n’avait pas vraiment envie que tout ceci finisse en bain de sang. Il devait ramener le plus possible de ses hommes à la maison mais c’était mal parti dans cet enfer flottant! -
Post n°18
Auteur : ValiantLe commando 177 avançait à pas feutré, les soldats étaient sur les dents suite aux nombreux pièges auxquels ils avaient du faire face, ils avaient déja perdu un des leurs, et déploraient plusieurs blessés parmi l'escouade et pourtant Valiant continuait d'avancer comme si le avait un coeur froid.
Mais le Moff avait un but, trouver qui était aux commandes de ce destroyer obscur et le neutraliser une bonne fois pour toute, il en avait assez des menaces obscures qui pesaient sur la galaxie.
Il avait déja combattu des Sith, des Derviches sur Korriban, cette fois il était bel et bien résolu à éradiquer ce culte maudit.
L'opérateur Odipe désactiva une énième serrure électromagnétique, tous les blasters se braquèrent sur l'ouverture quand la porte s'écarta, encore une fois Leiden entra en premier prêt à pourfendre de son sabre lig tout adversaires se mettant sur son chemin qu'il soit mécanique ou organique.
Cette fois ils se trouvaient dans la salle de communication et encore une fois personne n'était en poste. Observant négligemment les écrans le général annonça:-Ca devient lassant de chasser les fantômes!
L'humanoide perdait patience, il s'était lancé dans cette bataille contraint et forcé dans un but purement égoiste de reprendre un peu de pouvoir sur Cathar, lui qui avait banni lors de sa défaite.
Le légionnaire s'approcha d'un des écrans, il s'assit sur la chaise du préposé aux communication et commença à pianoter sur le datapad face à lui:
-C'est un ancien code Impérial.
Valiant se tourna vers l'adjudant l'air surpris comment un code impérial s'était retrouvé sur ce vaisseau.-Vous pouvez le cracker?
Bellophon enclencha plusieurs commutateurs et tourna différentes molettes dans tous les sens.
-Affirmatif, d'ailleurs je reçois un signal:-Sur haut parleurs!
-«Ici section Méduse, Nous sommes une fois de plus tombé dans un piège et nous sommes nez à nez avec un étrange individu sans doute obscur. Nous ne connaissons pas notre localisation. A Vous. »
Valiant connaissait cette appellation, c'était une unité d'infanterie impériale sur Cathar, sans doute avait il abordé peu de temps avant l'arrivée du Kiltik volant dans l'espace réel. En tout cas un mot avait attiré tout l'attention du moff: Obscur...
Ainsi donc, il y avait autre chose que des droids de combat dans ce destroyer maudit, cela tombait bien.
Le seul probléme de cet appel au secours c'est que l'opérateur radio ignorait sa position à bord du destroyer, il fallait s'attendre à un nouveau jeu de piste.
Leiden lui aussi avait compris ou résidait le problème, il proposa:
-Séparons nous! on n'aura qu'a écouter les bruits de blaster pour nous guider!
Un plan comme un autre, même si le moff n'aimait pas trop l'idée de diviser ses troupes dans un environnement aussi hostile, c'était pourtant sans doute la seule solution pour résoudre le mystère de ce destroyer:-En effet... Hindi avec moi!Odipe; avec le général:Belophoron vous restez ici, piratez toutes les fréquences, et guidez nous si vous le pouvez!Envoyez Soph-IA et Rhyr à vos cotés pour pirater les bases de données.Action!
Sans perdre une seconde l'adjudant contacta le Cathar en lui indiquant la route pour le rejoindre dans la salle des communications, le droid BD n'aurait qu'a se connecter pour dupliquer tous les échanges radio qui avaient été émis depuis ce destroyer.
Laissant le légionnaire aux commandes, les quatre soldats sortirent de la salle de communication et ils prirent le chemin de l'armurerie avant de se trouver face à une nouvelle porte, prudemment Odipe la schunta et c'est l'arme au poing que Valiant entra en premier cette fois.
C'était visiblement une infirmerie de bord, des lits étaient alignés recouvert de flimplast, ainsi qu'un tas d'appareils médicaux mais aucune trace d'activité récente, c'était clinique.
La porte du fond s'écarta soudain et un nouveau type de droid surgit en leur faisant face: il était campé sur quatre pièces mobiles articulées et faisait penser étrangement à un droid destroyer, il actionna immédiatement les deux canons blasters qui se trouvaient sur ses avant bras et le Cathar s'interposa devant son moff, il reçu une double décharge de plein fouet et tomba raide mort sans même avoir eu le temps de tirer.
Leiden bondit et d'un coup d'épée sectionna un des avant bras, le droid recula et encaissa les rafales combinées des blasters d'Odipe et Valiant.
La machine s'effondra tandis que le général lui plantait sa lame dans son oeil unique, après un dernier sursaut et un bruit de cliquetis lugubre, la machine se désactiva définitivement.
Alors que Leiden récupéra son arme recouverte d'huile verdâtre il annonça fièrement.-Encore un droid Mark! Y'a pas à dire, les Colicoides font du travail de qualité...
C'était une espèce insectoide très développé de Colla IV possédant une technologie très avancée dans le domaine de la robotique, ils ont collaboré avec la Fédération du Commerce concernant la création de leur armée droid.
Mais Valiant observait le brave Cathar qui avait donné sa vie pour lui. Il lui ferma les yeux.-Tu es venu de loin pour mourir. Cathar pleure un des ses fils!
Avec Odipe , ils déposèrent doucement Hindi , de la garde dorée, sur un des lit de l'infirmerie, encore un corps qu'ils viendraient récupérer plus tard s'ils le pouvaient pour lui accorder de vraies funérailles sur sa planète natale.-Je continue seul, partez de votre coté.Dans une heure standard à la salle de communication!
-Mais moff...
Valiant le coupa net , il se doutait que le soldat refuserait d'abandonner son chef. Mais il préférait que le soldat des Opérations Spéciales Impériales garde un oeil sur Leiden.-C'est un ordre spécialiste!
Cette fois, le soldat n'insista pas, il accompagna Leiden par la porte d'ou le droid avait surgi, le clone entendit les deux membres du commando s'éloigner et déverrouiller la porte suivante.
Après un dernier regard sur le corps du garde, il actionna lui aussi une porte, celle ci s'ouvrit sans difficulté sur une pièce aux étagères vides, il remarqua une caméra dans un coin, enclenchant son lance flamme miniaturisé dans son bracelet, une langue de feu se déploya qui fit fondre l'objectif. Il n'aimait pas être observé, surtout s'il ne savait toujours pas exactement qui était derrière l'écran.
Puis prudemment il avança jusqu'à la porte suivante tenant fermement son fusil blaster, d'un simple coup de poing sur le commutateur, il l'ouvrit pour se trouver derrière à un individu à capuche qui lui semblait pourtant étrangement familier.
Il avait déja vu cette personne, mais ou et quand? cela ne lui revenait pas dans l'immédiat mais il le saurait bien assez tôt.
Ce qui était encore plus surprenant était la rangée de stormtrooper de l'autre coté de la pièce, l'inconnu était donc coincé entre Valiant et la section Méduse!
Même s'il portait sa mythique armure écarlate reconnaissable entre mille au sein de l'Impérium, le clone préféra s'identifier si jamais ceux ci n'avaient pas été avertis de sa présence à bord.-Je suis le Moff Valiant.
Puis sans spécialement attendre de réponse de la part des impériaux, il s'adressa directement à l'humanoide sous la capuche le menaçant de son avant bras. Etonnamment celui ci n'avait même pas tourné la tête quand le clone était apparu dans son dos.-Vous! A genoux les mains sur la tête!
L'inconnu allait il obtempérer ou tenter quelque chose de stupide comme engager le combat? il était coincé entre deux feux d'un coté, les fusils blasters de la section Méduse et de l'autre, le lance flamme de Valiant.
Le sith était tombé de Charybde en Scylla c'était un peu la situation actuelle au sein du destroyer obscur...


