La croisière ne s'amuse pas tellement
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Post n°1
Auteur : LyzsSpoiler : < RP's précèdents >
Spoiler : PNJ's - Garde Républicaine
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Une navette traverse l’entrée de l’un des hangars du grand destroyer. La porte de l’engin s’ouvre et Lyzs peut observer une route tracée par deux rangées de militaires se tenant droits comme s’ils avaient toujours fait partie du décor. La jeune femme cligne des yeux avant de se donner un coup de fouet pour s’élancer vers le sol métallique du vaisseau. Protocole ou non, ces choses-là la dépassent. Est-ce de la discipline ? Une application de principes militaires ? Ou bien simplement un rituel mit en place pour satisfaire l’orgueil des plus haut placés ?
Un peu mal à son aise, la générale avance les bras croisés. Elle a envie de se cacher dans son grand manteau, de fourrer son menton dans son col pour masquer son visage. Cependant, elle reste droite et regarde le plus loin possible pour vite traverser cette hideuse allée décorée d’uniformes repassés pour l’occasion. Derrière elle atterrissent deux canonnières auxquelles la jeune femme sous pression n’accorde même pas un regard. A leur bord, deux équipes de gardes républicains qui auront aussi le droit à cet accueil arrangé si méticuleusement.
Au bout du trajet, deux hommes l’attendent. L’un a l’air d’avoir plus d’expérience que l’autre et ses galons le prouvent. Il s’agit de l’amiral chose. Ou de l’amiral machin. Lyzs bloque un peu. Trop d’informations lui parviennent en trop peu de temps, en ce moment. Les noms et les visages se mélangent. Il faut aussi dire qu’elle n’a que faire de la position de ces hommes ou de leurs noms. Ses tentatives pour enregistrer la position de chacun ne sont qu’une question d’étiquette.
La gorge nouée par son ignorance, la jeune femme arrive face aux deux militaires. Ils la saluent. Elle leur rend la pareille sans trop savoir quoi dire. Heureusement, on ne la laisse pas prononcer le premier mot et les présentations se font sans encombre. Un peu chamboulée par la vitesse des événements et l’environnement, la générale trouve très vite un moyen de s’éclipser. Avec hâte, elle file s’enfermer dans les quartiers des officiers pour revoir ses effectifs avant le départ.-----------
Entre quatre murs gris, assise à un bureau qu’elle n’a pas pris le temps de regarder, Lyzs consulte son datapad et serre le poing. Le problème vient de Corvel qui n’en fait qu’à sa tête : il ne prend pas cette mission au sérieux. Embarquer deux recrues en territoire séparatiste est une chose si insensée que digne du vétéran. Profiter du laxisme de la jeune femme est plutôt lâche pour quelqu’un de sa trempe. Aussi sûr de lui soit-il, il ne peut pas aller contre les règles et les lois aussi ouvertement. Il va falloir sévir.
Alors que Lyzs s’apprête à faire appeler Corvel, on lui annonce qu’il se tient déjà devant sa porte. Il sait qu’il va falloir se justifier et il n’est pas venu seul. Il est accompagné de Lara Kuznetsova qui entre sans masquer ses inquiétudes : son visage est crispé. Corvel, lui, a l’air plutôt détendu. Ce qui, forcément, ne plaît pas vraiment à sa supérieure.
Toujours assise à son bureau, répondant à peine au salut de ses deux subalternes, la générale se contente de regarder Ranto dans les yeux en laissant glisser un long soupir d’agacement. Il se tait, il observe. Lana ne sait pas trop ou se mettre et reste un peu en retrait. Ses doigts tentent de se rassurer les uns les autres en attendant que l’orage passe. Etrangement, rien ne se dit. Les deux intéressés restent là, à se regarder en profitant d’un lourd silence qui semble durer une éternité. Enfin, Lyzs se décide à lancer les hostilités.
— Vous n’auriez pas pris ce risque sans faire en sorte qu’ils soient volontaires. Je me trompe ?
— Non. Ils viennent effectivement de leur plein grès. Répond Corvel, très calmement.
— Qui a dit que cette mission acceptait les volontaires ? Relance Lyzs sans cacher son agacement.
— Personne ne nous a dit que ce n’était pas le cas, générale.
— Vous auriez dû refuser, mais je suppose que vous les avez vous-même poussé à venir.
Corvel ne répond pas. Il ne veut pas prononcer ces mots, même s’il sait que la générale voit très clair dans son jeu.
— Nous ne sommes pas l’empire. Nous ne sommes pas Sith. Nous n’envoyons pas de recrues qui ne sont pas formées en terrain étranger pour affronter une menace que nous ne pouvons pas évaluer avec précision. Le but n’est pas de voir qui va survivre pour faire la meilleure unité d’élite.
Le vétéran lève les yeux au ciel. Evidemment, il faut qu’elle en fasse des tonnes. Il n’imagine pas un seul instant que la situation puisse être aussi sérieuse, il ne veut pas comprendre que Lyzs ne veut pas prendre le moindre risque concernant ces bleus. Ça le dérange d’aller contre cette gamine qu’il apprécie tant, mais, selon lui, rien ne vaut le terrain. La bleusaille bronzera plus vite au soleil qu’en intérieur.
— Je vous préviens Corvel. Votre mission principale est de veiller sur ces recrues. S’il leur arrive quelque chose, je vous tiendrai pour responsable. Volontaires ou non.
Prononcer ces mots a été plus difficile que prévu. Lyzs jette à nouveau un œil sur les effectifs. Elle ne semble toujours pas convaincue. Son regard se pose ensuite sur Lana qui, visiblement, a l’air de prendre sa position beaucoup plus au sérieux que Corvel.
— Kuznetsova, vu que vous êtes là. Dites-moi si j’ai raison lorsque je dis que ces « volontaires » ont été désignés. L’un d’eux est votre nouveau filleul, ça ne vous inquiète pas ?
Lana a du mal à regarder les yeux bleus de la générale. Elle n’est pas vraiment de mèche avec Corvel, mais il est impressionnant et est son supérieur direct en plus d’être quelqu’un qu’elle apprécie en dehors de ses heures de service. La générale, elle, bénéficie de tout le pouvoir qu’elle peut tirer de sa position. Et, bien qu’elle ne paraisse pas être une menace à première vue, le manque de perception entourant cette jeune femme ainsi que le ton avec lequel elle s’exprime laissent Kuznetsova dans la plus grande des confusions.
Pour Lana, la table est en désordre : la sécurité des recrues, ses relations avec Corvel, son image auprès de la générale. Elle aurait tendance à vouloir dire ce que sa supérieure veut entendre, mais la lourde main de Corvel vient peser sur son épaule avant qu’elle n’ait pu souffler mot.
— Générale. Je peux vous assurer qu’il n’arrivera rien à ces deux recrues. Nous sommes tous deux entraînés et expérimentés. N’est-ce pas ?
Kuznetsova n’arrive pas à se détendre sans en comprendre elle-même la raison. Elle est d’habitude si franche, si téméraire. Est-ce que le regard insistant de la générale a quelque chose à voir avec ce malaise ? Non… elle se fait des idées. Elle cligne des yeux : les mots de Corvel la raccrochent soudainement à sa fierté. Elle signe affirmativement sa confiance en elle en hochant la tête.
— Bien... Je ne veux plus de magouilles de ce genre. Vous n’avez rien à y gagner, tout à y perdre. Que ce soit dit, Corvel : je vous estime, et je ne voudrais vraiment pas à avoir à réviser mon jugement à votre sujet.
Elle conclut par une longue expiration. Ses mains se rejoignent pour se lier et se poser sur son bureau. Son regard assassin ne veux pas se défaire du visage de Corvel. Si bien que lui-même, d’ordinaire si insouciant, sent qu’il a fait une grave erreur. Un peu plus et il finirait par se remettre en question. Comment cette si petite personne peut-elle tenir tête à ce grand vétéran ? Ou bien même intimider Lana ? Chacun des deux militaires se pose la question l’un pour l’autre et ne dit rien de plus. Finalement, c’est la générale qui aura le dernier mot.
— Nous nous revoyons au briefing.
Toujours debout, les subalternes saluent avant de quitter le bureau improvisé. Corvel a du mal à comprendre ce qu’il vient de lui arriver. Lana cherche aussi ses mots. Ils retournent à leurs activités.
A l’intérieur, Lyzs décompresse en laissant tomber la tête entre ses mains contre son bureau. Elle passe ses doigts dans ses longs cheveux noirs qui se décoiffent pour retomber pèle-mêle sur les épaulettes de son manteau qu’elle n’a pas pris la peine d’enlever. Sa position requiert une certaine fermeté. Elle réalise qu’il n’est pas toujours facile d’affronter les choses de face, mais il est parfois nécessaire de le faire. Et pour y arriver, il ne faut pas se laisser impressionner. Corvel n’a pas peur pour sa position, mais peut-être que rajouter l’affection sur la balance la fera pencher du bon côté. En supposant qu’il y accorde réellement de l’importance…-----------
La démarche de Corvel est plus lente qu’à son habitude. Il passe son regard sur les gardes qui sont en attente dans leur quartier commun. Tous ici le connaissent. Il s’agit des plus prometteurs et de ceux avec qui il a passé le plus de temps en salle d’entraînement. Au fond de cette pièce, Kreyn et Kanos ont été installés. Avant de les rejoindre, il s’approche de deux hommes. Ils sont l’escorte de la générale. Il reste là, à les jauger, avant de repartir en secouant la tête pour se tourner vers son filleul.
— Kanos, Kreyn. Venez avec moi. On a du pain sur la planche.
Le vaisseau fend l’espace depuis un moment, maintenant. Il ne faut pas perdre toute la journée de la bleusaille.
Spoiler : < HRP >
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Post n°2
Auteur : KreynTout était allé très vite une fois que les novices s'étaient portés volontaires, Corvel les avaient renvoyés dans leur quartiers tandis qu'il s'occupait des préparatifs de l'expédition. Le reste de la journée avait été ennuyant pour le whiphid qui était resté dans ses quartiers à méditer. Il devait avoir un meilleur contrôle de lui, sinon il finirait forcément par faire une erreur, erreur qui aurait des conséquences dramatiques pour le whiphid.
Si la méditation lui permettait de se calmer elle avait le désagrément de lui faire revivre la vision qu'il avait déjà eu un nombre incalculable de fois. Son village qui le regardait, le visage grave, les traits durs, un dégoût dans le regards. Puis ils se retournaient et partaient, le laissant sur place. Lui essayait de crier, de parler, mais ses lèvres étaient scellées, il essayait alors de les rejoindre, de courir, de se lever, mais ses jambes s'enfonçaient dans le sol, la vision se terminait ainsi, lui tendant la main vers son village disparaissant au loin. A chaque fois la méditation se rompait, le laissant haletant, transpirant à grosses gouttes, les membres tremblant. Cependant il continuait et recommençait à chaque fois, il voulait revoir leurs visages, même si cela lui infligeait une peine immense, ses ennuis, ses problèmes, tout disparaissait pendant la seconde où il pouvait voir sa famille. Cet instant n'avait pas de prix à ses yeux, le reste de la vision le rappelait à la dure réalité, il était le meurtrier de son village.
Chaque nuit il revivait la journée du massacre, il revoyait le corps de sa femme se tordre de douleur, tentant d'éteindre les flammes qui la dévoraient, il revoyait ses enfants faucher par les munitions des trandoshans, leurs corps devenant peu à peu un amas de fourrure et de chair, il revoyait le corps de ses parents, suspendus à des arbres, dépecés comme du bétail, leurs têtes plantées sur des piques, leurs yeux vides le regardant. Il se revoyait enfin tuant son frère et ses cousins de ses propres mains. Il se réveillait alors, le souffle court, les larmes coulant sans s'arrêter, les mains tendues devant lui comme pour saisir quelque chose. Puis il se rendormait et une voix le berçait dans son sommeil du même mot, meurtrier.
Le lendemain Corvel les attendait dans une armurerie. En tant que membres de la garde républicaine ils devaient être équipés en conséquence. Une fois encore il put constater le manque de considération de la garde républicaine lorsqu'il donna sa corpulence au droïde et que ce dernier lui répondit un « taille non enregistrée ». Il avait alors jeté un regard lourd de sens à Corvel, le genre de regard qui signifiait « Et maintenant ? » On commanda donc d'urgence une armure aux mensurations du whiphid, en attendant il porterait une sorte de bure aux armoiries de la garde républicaine. Le whiphid se drapa dans la bure pendant qu'on leur amenait des armes. Parlons en des armes !!
Le whiphid aurait volontiers réduit le droïde à l'état de boite de conserve, « l'armement » était bien évidemment à taille humaine, conclusion les vibrolames faisaient offices de vibro coutelas dans la main du whiphid, les vibro lances pouvaient lui servir de canne (à l'extrême limite) quand aux armes à distances, aucune n'était adaptée à la main du colosse, et de toute manière le combat à distance était la méthode des lâches et des pleutres du point de vue du whiphid. En revanche une arme attira son attention. Elle n'était pas bien grande elle non plus, mais avait certainement plus de puissance qu'une vibrolame de base, la lame était placée en bout de pique, formant une masse tranchante, une vibrohache qui séduisit immédiatement le whiphid. Sans hésiter il s'empara de l'arme, même si l'allonge n'était pas immense il compenserait cette lacune avec sa force de frappe. Ce serait une arme qui, si elle touchait son adversaire, illustrerait parfaitement le dicton « un coup, un mort ». Si il avait eu cette arme du temps de ses années de gladiateur le whiphid aurait fait un malheur. Se confectionnant un harnais, le whiphid accrocha l'arme dans son dos, ainsi il pouvait la saisir soit par dessus soit par dessous son épaule.
Ils furent ensuite conduit dans une navette jusqu'au lieu d'embarquement du vaisseau. Le vaisseau était immense, le whiphid était impressionné par la carrure du vaisseau. Il aperçut au loin la jeune femme qu'il avait croisé à la réunion des gardes convoquée par le chancelier six mois plus tôt. Elle était différente, il sentait moins d'hésitation de sa part, plus de fermeté, la petite était à coup sûr impressionnante dans son armure de générale. Suivant Corvel, le whiphid traversa la rangée de soldats sans leur accorder un regard, il ne comprendra jamais l'intérêt d'un tel accueil, même pour une générale, aussi il ne chercha pas à se poser de questions et se contenta de suivre son supérieur.
Arrivé dans le vaisseau, Corvel et Kuznetsova furent convoqués par la générale, sans surprise pensa Kreyn, manifestement Corvel avait abusé de sa position en les amenant avec lui pour cette mission, il devrait donc en assumer les conséquences. Quelques minutes suivirent puis Corvel les rejoignit, les invitant à le suivre dans la foulée. Encore un entraînement ? -
Post n°3
Auteur : KanosQuand il se proposa et que Kreyn fit de même, Corvel leur annonça que le reste de la journée était libre et qu’ils pouvaient retourner à leurs quartiers. Juste avant qu’il ne reparte, Corvel lui annonça que son droïde pourrait également venir. R2K9 serait sans doute content, depuis qu’il l’avait récupérer il n’avait de cesse de demander si il pourrait se rentre utile, il ne faisait pas réellement partie de l’armée mais quand il pouvait restait avec Kanos une bonne partie du temps.
Etait-ce une bonne idée de l’amener ? C’était toujours mieux que de le laisser sur Coruscant sans aucune surveillance, il n’avait pas franchement envie de voir R2 être déplacé ou bien être saisi sans qu’il ne puisse rien y faire.
Et dans le pire des cas, il observerait et apprendrait.
Marchant dans les couloirs du QG, il passa devant une longue baie vitré donnant vue une sur petite série de plateforme d’atterrissage, il n’y prêta pas attention au départ mais un très léger bruit qu’il avait déjà entendu à de nombreuse reprise attira son attention et il s’arrêta, regardant la source de ce bruit.
La réponse lui vint sous la forme d’un T-65 X-Wing en phase de décollage, ce sifflement aiguë si particulier était un son qui l’inspirait, et lui faisait immanquablement pensé à son Père.
Son Père avait dans le temps posséder son propre X-Wing personnel qu’il avait pu récupérer par des moyens plus ou moins légaux, et il l’utilisait pour ses déplacements personnelles tandis que le reste du groupe restait dans le Vic Viper.
Tout comme lui, son Père adorait les vaisseaux: il se souvient encore quand il parlait de son vaisseau comme une extension de lui-même et que son moteur était comme une symphonie à ses oreilles, une douce mélodie qui lui permettait de se sentir bien.
Le jeune homme pouvait comprendre pourquoi, ce bruit était fascinant et il avait une certaine hâte d’officiellement apprendre à piloter un tel engin –même si il avait déjà pu s’entrainer sur celui de son Père, du moins connaître les commandes-.
« Toi aussi tu aimes bien trainer là ? »
Il sursauta d’un coup et se retourna. Devant lui se tenait Lya’na qui déjà se retenait de rire.
« Pfuhaha… Excuse-moi, je voulais pas te surprendre Kakane : je peux t’appeler Kakane ?
- Non, pas de problème : Lya’ » Répondit en se grattant la tête Kanos, il reprit également son souffle puis regarda Lya’na. Elle portait un uniforme de Gardien qui d’ailleurs lui allait à ravir, évidemment elle était au rang de recrue tout comme lui, précisons ce dernier portait toujours sa chaussette d’entraînement.
Elle se posta juste à côté de lui et regarda à son tour le X-Wing. Aussitôt il se sentit rougir et détourna rapidement le regard, mais qu’est-ce qu’il se passait ? Cette fille –ou plutôt jeune femme- lui faisait un drôle d’effet.
« J’aime bien regarder les vaisseaux partir, ça me détend. Et toi ? »
La question le tira aussitôt de ses pensées, bien que toujours gêné il répondit aussitôt… Plus ou moins.
« Ouais… J’… J’aime bien aussi. »
Toussotant, il parvint à se calmer puis aussitôt enchaîna.
« Mon père me disait que le moteur de son vaisseau le détendait.
- Il pilotait quoi ? »
Petit mouvement de main vers le vaisseau toujours en phase de décollage.
Et Lya’na eu une réaction surprise et amusé.
« Un X-Wing ? Il était dans l’armée ?
- Oui et non… Un Rebelle en fait, il est mort dedans lors de la bataille de la Forge Stellaire.
- Ha… »
Le ton de Lya’na avait subitement changé, facile de comprendre pourquoi : il venait de lui dire directement où son Père était mort et dans quelle circonstance.
*Comment tuer l’ambiance par Kanos, bien joué crétin.*
« Je n’ai pas connu mes parents personnelles. J’étais auparavant esclave pour un Hutt sur Tattooine. »
Levant un sourcil, il regarda Lya’na qui continua.
« Il n’était pas très méchant, un peu colérique sur les bords, mais si il y a un Hutt qui avait bon fond. C’était lui. Ryla le Hutt, il gérait une petite entreprise de récupérateur d’Eau et avait son petit fonds de commerce.
- Et… C’était comment avec lui ?
- On faisait des tâches, et on s’entrainait à combattre, comme des gens ne l’appréciaient pas il avait peur pour sa vie, et du coup il voulait des gardes du corps. Il avait recruté un mercenaire Mandalorien qui avait formé une partie du personnel au maniement des armes à feux, c’était surtout pour de l’auto-défense. Quant à moi et quelques autres, il nous entrainait également, entre autre au combat à l’épée –des bouts de métal-. Il nous aimait bien, et on l’aimait bien également.
- Un Mandalorien… »
Aussitôt, il songea à Kuro : un esclave pour un Hutt dont ils avaient rêglé le compte, et qui était fils de deux Mandaloriens. Il s’était finalement arrêté sur Kuat et aux dernières nouvelles voulait se faire une petite carrière tranquille à bosser dans des boulots sans ennuis. Gardant l’armure en souvenir.
Un mouvement de Lay’na le tira de nouveau de ses pensées et il la vit commencer à reculer.
« Je dois y aller, entraînement dans 5 minutes et mon boss n’aime pas attendre. A plus tard ! »
Elle commença à reculer… Puis courut vers Kanos et lui fit une petite bise sur la joue avant de repartir en courant.
Laissant derrière elle un Kanos tout rouge qui ne put même pas dire un mot.
Il resta planté là quelques secondes, derrière-lui. Le X-Wing décollait enfin et s’éloigna rapidement dans un vrombissement légèrement perceptible derrière la fenêtre.
Quelques dizaines de minute plus tard, il était sous la douche. Par chance une douche pour une personne était disponible, il savait que c’était possible mais se doucher au milieu des autres n’étaient pas quelque chose qui lui ferait plaisir. Il avait tout de même intimité qu’il souhaitait gardé.
L’eau plutôt tiède coulait le long de son corps. Il se douchait quotidiennement et pourtant cette matinée l’avait tellement fait transpirer qu’il avait l’impression d’être sale depuis des jours.
Néanmoins, il sentait ses muscles légèrement se détendre avec l’eau qui vint refroidir la température de son corps sur l’extérieur.
Il sentit alors une douleur, une angoisse monté sur lui, l’empêchant de respirer et lui faisant perdre l’équilibre.
Sa vision se brouillait tandis qu’une bouffé de chaleur l’agressa, et son corps se mit alors à réagir violemment contre l’eau qui lui paraissait désormais glacial.
Se collant contre le mur, il descendit lentement pour s’assoir et tenter de reprendre le contrôle de son corps, en vain. Ses yeux se mettaient à pleurer sans qu’il ne puisse rien y faire.
Que se passait-il ? Qu’est-ce qu’il lui arrivait ?
Il n’arrivait pas à comprendre ce qu’il se passait, tout ce qu’il pouvait faire était de lutter contre les larmes et la douleur.
Cela dura cinq minutes.
Après ses cinq minutes, il sortit de la douche encore sonné mais en meilleurs état : son corps avait repris des couleurs et la température était redevenue normal, les larmes avaient cessé de coulé.
S’appuyant contre le lavabo, il se regarda rapidement dans le miroir.
Fermant les yeux pour tenter de s’éclaircir les idées, il parvint à le faire au prix d’une grande inspiration.
Il passa le reste de la journée sur son lit, songeant à la mission. Discutant par moment avec R2K9 qui l’y attendait.
Il songea à ses amis, il n’avait aucune idée de si ils s’en étaient sortie ou non. Il avait un moyen simple de le savoir, l’holo-fréquence de Tanio.
Sans réellement réfléchir, il se plaça sur un ordinateur dans la pièce et démarra une transmission vers l’holo-fréquence de Tanio. Il n’y eu aucune réponse, mais la fréquence lui était toujours attribué.
L’ordinateur lui proposa de laisser un message, et Kanos resta quelques instants sans bouger : le ferait-il ? Ou bien allait-il...
Il appuya alors sur le bouton pour débuter le message et aussitôt se lança.
« Salut Tanio… C’est Kanos, je… Je ne sais pas par où commencer. J’ignore si vous êtes encore vivants ou pas… Enfin, si vous êtes là et que vous recevez ce message : je suis en vie. J’ai été dans le coma depuis cette mission, et je me suis réveillé sur Coruscant… Quand à Maman… Elle est morte, mais je suppose que vous le savez si… Si vous êtes aussi en vie.
Là, je suis toujours sur Coruscant, mais j’ai intégré la Garde de la République. Je peux utiliser la force, et j’ai envie de développer cela. En plus… Cela me permettra de protéger ce qu’on à voulu faire non ?
Hésitez pas à me contacter, je mets ma nouvelle holo-fréquence… Ciao. »
L’ordinateur confirma l’envoie du message vocal.
Le lendemain, après s’être levé, lavé et habillé il se dirigea accompagné de R2 vers l’armurerie pour le lieu de rendez-vous. Il y retrouvait Corvel et Kreyn. Il prit comme la première fois un petit blaster Q-2s5 MOA et un bâton de Magna-garde repliable.
Vérifiant que le Blaster fonctionnait, il le plaça dans un petit holster à sa ceinture du côté droit, tandis que le bâton de Magna-Garde était également sur la ceinture du côté gauche. C’étaient des armes convenables, mais intérieurement : son but était d’obtenir son premier sabre-laser. Une arme qui avait créé des légendes et qui lui-même l’avait marqué. Malheureusement, son premier contact rapproché avec un Sabre-Laser avait été celui qui comprenait un Sith cherchant à les tuer. La lame rouge sang l’avait fait trembler pendant plusieurs jours, c’était cette même lame qui quelques semaines plus tard avait conduit aux évènements l’ayant plongé dans un coma.
Ses parents lui en avaient parlé à plusieurs reprises, mais pas le temps d’y songer. Corvel leur fit signe qu’il fallait y aller.
Ils arrivèrent vers une navette et rapidement furent en route pour un croiseur. Un Magnifique classe Venator, un vaisseau désormais un peu vieux mais qui était toujours d’une puissance incroyable.
Quand ils y arrivèrent et sortirent du vaisseau, ce fut pour voir des militaires au garde à vous.
Gardant un regard neutre, il suivit le groupe avec Kreyn et Corvel, R2 suivant juste derrière-lui.
Peu de temps après, Corvel et sa collègue étaient convoqué, pourquoi ? Peut-être parce que Corvel avait fait du forcing pour les faires venir ? En tout cas, il revint peu après et leur fit signe de venir.
Kanos ne répondit pas et se contenta de venir, pourvu qu’ils bougent un peu. L’inaction l’ennuyait déjà. -
Post n°4
Auteur : LyzsSeule, la générale repose ses méninges un instant. Du moins, elle essaie. Très vite, ses inquiétudes reviennent à la charge. Totalement effondrée sur son bureau, elle fourre sa tête entre ses bras croisés pour se cacher, se replier sur elle-même.
La jeune femme, partie naïvement en quête de justice se retrouve être responsable de nombreuses vies. Car c’est suite à son ordre que cet énorme bâtiment traverse la galaxie pour porter assistance aux séparatistes. C'est par sa faute que ces hommes et femmes doivent aller risquer leur peau sur le terrain. Se faisant la conversation à elle-même, elle secoue la tête pour se contredire : ils se sont engagés, ils savaient à quoi s’attendre !
Ces soldats sont entraînés, ils sont prêts. Cependant, l’ennemi est imprévisible. Peut-être qu’accepter de se rendre sur place était une erreur ? La Garde aurait très bien pu refuser pour maintes raisons, mais elle est pourtant bien là et en route. Il va peut-être falloir croiser le fer avec des ennemis dont on ignore presque tout. Ils pourraient bien être aussi perturbés et maladroits que les derviches de Dagobah, ou aussi fanatiques que ce malade rencontré il y a peu dans le laboratoire coruscanti. Cette dernière pensée fait frissonner Lyzs. Il ne faut pas s’attarder sur cette histoire qui n’a de cesse de la ralentir.
Il faut d'abord se convaincre que tout ira pour le mieux. Que tout se passera bien. L'arrestation des Sith et l’escorte de Valiant qui a lieu presque en même temps... Tout se passera comme prévu. Les gardes sont prêts ! Ils le sont, oui, mais les Sith le sont peut-être encore plus. Et, en y pensant, peut-être que l'ancien général a encore une carte dans sa manche ? Un peu confuse, la générale n’arrive pas à stopper cette oscillation entre doute et confiance. Une situation comme celle-là… c’est autre chose que de laisser les officier gérer la routine.
Bientôt ne restent que la panique et la crainte. Cependant, alors que la jeune fille d’autre temps aurait pu céder sous la pression, Lyzs décide de se vider l'esprit pour se reprendre en main. Si elle ne peut pas gérer la situation, il lui faut changer, mûrir... respirer.
Une demi heure passe et les paupières de la générale s'ouvrent. Assiste en tailleurs sur son fauteuil, les mains posées sur ses genoux, elle prend à nouveau conscience de ce qui l'entoure en balayant lentement l'endroit de regard. Elle reste ainsi, sereine, pendant quelques instants avant de se lever et de s'étirer. Ses doutes sont lavés par la paix trouvée dans le calme et dans son abandon à la Force. S'inquiéter maintenant ne sert à rien, il faut garder son sang-froid et agir avec sagesse : impossible de faire marche arrière, il faut donc avancer. Elle attrape son long manteau et passe les manches. Il lui faut assumer son rôle.
D’un pas déterminé, elle se rend au pont de commandement pour rejoindre l’amiral. Tant pis si son âge dérange ou si son manque d’expérience laisse planer certains doutes. Les soldats feront avec et Lyzs mettra sa fierté de côté.----------------------
Dans les hangars du destroyer, un puissant grondement métallique surpasse le tumulte régulier des travaux. Alors que le fer chaud retrouve peu à peu sa couleur d’origine, un homme en bleu de travail relève sa visière de protection pour s’essuyer le front du revers de la manche. Il observe avec satisfaction sa soudure refroidir tandis que son outil, un lourd bras d’acier encore fumant monté sur pied, reprend sa position d’origine en laissant souffler ses pistons. Il se lève et s’étire pour prendre du recul et mieux observer le chasseur arc-170 qu’il est en train de remettre en état. Plutôt grand, assez musclé, le mécano pourrait se comparer à Ranto Corvel qui est justement en train d’arriver pour le saluer.
L’homme retire la protection qui siégeait sur ses cheveux bruns et jette un œil derrière le vétéran. Il y voit une créature dont il ne connaît pas l’espère et un humain en armure. Sa tête semble totalement trancher avec l’idée qu’il se fait d’un garde. Il n’hésite pas à afficher un petit sourire narquois en le dévisageant. Corvel se lance dans les présentations :
— Les enfants, voici John. Je pense qu’on peut dire que c’est le patron, ici. John, voici Kreyn et Kanos. Deux gardes frais comme la rosée du matin. Enfin, façon de parler. Comme convenu, je les laisse entre vos mains.
— Bien, monsieur. J’ai exactement ce qu’il nous faut. Une véritable pièce de collection.
— C’est-à-dire ?
— On ne sait pas vraiment, en fait. Après quelques recherches on a fait le rapprochement avec un classe Delaya. Une série qui date d’il y a au moins quatre mille ans. Et encore, on n’est pas vraiment certains, il a l’air d’avoir été sacrément modifié. Tout ce que je sais, c’est qu’il tient assez bien la route pour être encore là aujourd’hui. Dit-il en frappant son poing dans le creux de la main pour souligner la solidité de l’engin.
— Je me demande si c’est une bonne chose de le confier à des amateurs, pour le coup…
— Ne vous inquiétez pas, monsieur. Je les garde à l’œil !
Un sourire entendu conclut l’échange. Corvel s’éclipse en jetant un dernier regard aux gardes. Il leur adresse une parole avant de quitter l’endroit :
— Obéissez-lui comme si ses ordres étaient les miens. Soyez en heureux, il est plus tranquille que moi.
John sourit. L’ancien chevalier a toujours le mot pour rire. Et ses méthodes… n’en parlons pas. Aujourd’hui par exemple, il faut habituer un garde à son armure en lui faisant faire tout et n’importe quoi. Il faut aussi faire en sorte que la montagne de poil soit un peu plus agile de ses dix doigts en lui confiant du travail de précision. Bon, soit. Pour l’humain, ça va être facile. Cependant, la grande bête poilue avec son énorme tête et ses défenses laisse le mécano un peu perplexe. C’est donc pour lui que sont ces énormes gants à trois doigts…
Le chef mécanicien fait signe de le suivre. Ils traversent une zone où l’activité bat son plein, de nombreux chasseurs sont en maintenance. Des droïdes vont et viennent dans tous les sens et les mécaniciens sont tous concentrés sur leurs tâches. John inspire un grand coup sans s’arrêter, l’odeur du métal chaud lui procure toujours une grande satisfaction. Il passe sous un jet d’étincelles sans broncher, ces choses-là ne lui font plus rien. Il regarde en hauteur et voir que le responsable est un droïde en train de colmater un pépin. Pas de quoi perdre son temps, donc.
Très bientôt, les trois républicains arrivent devant un vaisseau grossièrement rincé à l’eau. Personne ne s’en occupe, il est simplement posé là, au milieu de rien. Quelques caisses sont stockées dans cette partie de ce hangar, mais rien de bien important. Le bruit des réparations se fait plus lointain. John se retourne une fois arrivé sous le nez du fameux engin de soixante-dix mètres de long. On y sent la poussière et l’abandon.
— Je n’ai pas encore eu l’occasion de m’occuper de ce petit bijou, mais, aujourd’hui, le jour est venu ! Pour commencer, bien sûr, il va falloir le nettoyer. Alors à vos chiffons, messieurs. Nous allons jouer les droïdes ménagers !
Dans quelques caisses se trouvant là, il récupère quelques outils de nettoyage et les gants pour le whiphid. Il les tend aux recrues.
— Bienvenue dans l’armée ! Ah ah !
Il part ouvrir la soute en vérifiant l’expression des deux bleus. Lui n’aurait pas apprécié ce genre de traitement, mais à situations spéciales… mesures spéciales.
— Kreyn, vous vous occuperez de tout ce qui a l’air petit et fragile. Votre job c’est de ne rien casser et de décrasser. Faites attention aux grilles au sol, je ne sais pas si elles tiendront le choc après tout ce temps.
Il réfléchit un instant pour se demander s’il est vraiment pertinent.
— Vous êtes plutôt massif, ne le prenez pas mal ! Kanos, vous devez vous habituer à vous déplacer avec votre attirail. Vous allez donc… frotter. Il faut que ça brille. Ça sonne facile, comme ça, mais vous allez suer c’est moi qui vous le dit. Quant à moi, je m’occupe du gros œuvre et des grosses machines. Je vais faire briller la carrosserie, quoi.
Au moins, John ne compte pas rester à rien faire. Même si on pourrait lui reprocher de faire faire n'importe quoi à des militaires, on ne peut pas lui enlever qu'il a un petit côté sympathique dans sa façon d'être. Et puis, ce vaisseau lui tient plutôt à cœur.
— Si vous avez un problème ou un doute, je suis là. N’hésitez pas.Spoiler : < HRP >
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Post n°5
Auteur : KanosL’un des hangars du vaisseau, voilà l’endroit dans lequel Ranto les emmenas.
Evidemment sur le chemin Kanos avait pu observer des hommes s’affairer à divers tâche, transportant document ou effectuant des opérations de maintenance. C’était tout de même impressionnant de voir cela. Un vaisseau de cette taille nécessitait une grande coordination au niveau de son équipage pour être efficace, et nul doute que celui-ci était rodé.
Le jeune garde aimait bien cette atmosphère, quelque chose de continu qui prouvait que ce vaisseau ne dormait jamais.
Autre chose qu’il appréciait était le fait d’avoir enfin reçu une armure. Durant le petit voyage vers le hangar, ils s’étaient arrêtés en chemin pour s’équiper en "tenu de travail". C’était une armure peu imposante qui était visiblement pensé pour laisser un maximum de mouvement à son porteur, moins handicapant physiquement comparé à celle des Clones et Stormtrooper.
Cela pouvait se comprendre étant donné que les Gardes de la Républiques étaient avant tout des utilisateurs de la force, et utilisaient des armes de mêlée –sabrelaser entre autre-.
Elle portait comme couleur un gris oscillant légèrement vers le bleu. Il était un peu plus difficile de devenir toutes les parties de l’armure tant elles étaient nombreuses et semblaient s’entremêlé. Là où il était facile de voir un plastron d’armure de stormtrooper, ou bien une épaulière par exemple. Mais les éléments restaient perceptibles après quelques secondes d’observation.
Une ceinture allait également avec, Kanos pu noter une petite accroche permettant de rajouter des petites sacoches, ainsi que diverse moyen d’accrocher arme, ou bien encore le casque. Nul doute que la ceinture a été conçue de manière à pouvoir être modulé selon l’envie de son porteur.
Les jambières également ne gênait pas les mouvements, et bien que les bottes de combat renforcé était très différent au niveau des sensations pour marcher. Ce n’était pas nécéssairement désagréable et Kanos s’y était très vite habitué.
Le casque était… Particulier. Contrairement aux casques de Stromtrooper, de Clone ou encore de Mandalorien, ce n’était pas une petite visière. Non, tout l’avant était la visière, permettant une bonne vision périphérique. La visière pouvait s’enlever via une pression sur le côté du casque.
L’intérieur du casque quand il était actif offrait une vision sans pollution visuel, mais néanmoins Corvel lui avait rapidement expliqué que d’un petit mouvement de l’œil, il pouvait déclencher certains mécanisme. Regarder le coin en bas à droite de sa vision et clignez deux fois des yeux rapidement déclenchait la vision nocturne. Plus d’autres éléments qu’il n’avait pas pu encore voir. Le reste viendrait très certainement plus tard.
Pour résumer : Une armure en quelque sorte conçu pour être l'outil parfait pour le combattant au corps à corps. Mais incapable d'assumer la tâche de prendre de gros dégâts... Mais généralement le sabre était là pour parer les tirs.
Actuellement, Kanos portait son casque sur la ceinture grâce à une petite accroche conçu spécifiquement pour. Mieux valait pouvoir respirer l’air directement plutôt que via un filtre.
Ranto leurs présenta John, un technicien qui apparemment faisait tourner la boutique. Il était en train de bosser sur un ARC-170 endommagé, il semblait ne pas être en état optimal de fonctionnement : logique sinon il ne travaillerait pas dessus.
L’appareil était assez particulier visuellement, un long cockpit effilé avec trois poste dessus, et une aile de chaque côté du vaisseau, le jeune homme à la mèche rouge savait parfaitement que une fois en mode combat, le vaisseau déployait des petits ailerons qui lui permettait d’assurer une plus grande stabilité en vol. Il avait cependant du coup quatre ailerons sortant de l’intérieur de l’aile principale. Donnant un look quelque peu particulier, similaire au X-Wing déployant ses quatre lasers.
Rapidement, Ranto quitta la pièce tandis que John demanda aux gardes de la suivre, évidement c’est ce qu’ils firent. Durant le trajet ils furent rejoints par l’Unité R2 de Kanos qui avait suivi le groupe de loin.
De nouveau après quelques minutes de marche, le groupe arriva devant… Un vaisseau ? Enfin, un vaisseau c’était certains. Mais c’était un vaisseau particulier, la forme était vieille, le véhicule était plutôt grand et massif, mais il était surtout en piteux état et recouvert de rouille.
Alors que John leurs expliqua à chacun leurs tâches, Kanos observa tout autour de lui le vaisseau, comparant par rapport avec ce qu’il avait vue dans des bases de données sur d’anciens vaisseaux.
Aucun doute possible, c’était bel et bien un Delaya. Il n’avait même pas mal pris le fait d’être assigné à une tâche si peu souhaitable tant l’idée d’être dans ce vaisseau était fascinant.
Alors qu’il prit une serpillère et commença à frotter pour faire briller, chose qu’il savait allait être chiante. D’autant plus que l’armure n’était pas conçue pour passer la serpillère, bien que les mouvements n’étaient pas gênant… C’est surtout que l’on avait rapidement chaud dans cette armure.
Il vit que John n’était pas très loin de lui, et hésitant pendant quelque secondes avant de dire.
« Excusez-moi, j’ai entendu que vous n’aviez pas encore réellement déterminé le type de ce vaisseau… Mais je peux vous assurer que c’est bel et bien un Delaya, la forme insectoïde des ailes correspond aux schémas que j’ai pu trouver, de même que le profil et la taille son identique. Il possède au niveau de l’armement un vieux canon laser rotatif et un lance-torpille à proton. »
Il s’était lancé, Kanos était de nouveau partie dans un domaine qu’il appréciait : les vaisseaux en tout genre et les véhicules. Dans le même temps, cela ne l’empêchait pas de nettoyer –d’une manière plutôt efficace, à croire qu’il avait fait ça auparavant et ce qui était le cas.-.
Restait à voir si John allait continuer la conversation, peut-être que lui et John pourrait s’entendre ?
Kanos l’espérait, mieux valait apprécier ses supérieurs, et être apprécier d’eux : c’est du moins ce qu’il se dit. Et cela le changera de Kreyn qui n’était toujours pas enclins à discuter avec lui.
R2 se manifesta de son côté, demandant à John comment il pouvait se rendre utile sur les réparations du vaisseau. Il ne comptait pas rester sans rien faire à observer apparemment, ce qui était une bonne chose. -
Post n°6
Auteur : KreynCorvel leur intima de le suivre. Ils traversèrent une partie du hangar, de tout côté on s'activait, on déplaçait des caisses, on en inspectait d'autres, le vaisseau était une vraie fourmilière en ébullition, chaque soldat, technicien, pilote avait une occupation, personne ne s'arrêtait pour souffler, c'était une vraie usine. Évoluant au milieu de cette pagaille Corvel les amena devant un mécano qui était occupé avec un chasseur. Le mécano avait à peu près la même carrure que le militaire, quoiqu'un peu plus petit. Corvel leur expliqua rapidement qu'il les laissait aux bons soins du mécano. Kreyn n'en avait cure, il obéissait aux ordres. Il avait juste hâte d'arriver à destination pour se défouler, sa hache pendait dans son dos et ne demandait qu'à être dégainée.
Un sourcil circonspect se leva lorsqu'il entendit les deux hommes discuter, ils voulaient leur confier un vaisseau, apparemment ancien, assez rare ? Ils n'avaient pas froid aux yeux. Cependant il ne pût s'empêcher de douter de la capacité du mécano à les garder à l’œil. Le mécano les guida jusqu'à un chasseur éloigné de l'agitation générale. A ce moment là Kreyn eu une petite appréhension, il espérait qu'il n'aurait jamais à piloter un engin pareil. De un il ne serait jamais à l'aise dans une boîte d'acier qui avait une faciliter déconcertante pour exploser, de deux il n'aimait pas voler et de trois il ne s'était pas engagé dans l'armée pour faire des acrobaties dans les airs. Les chasseurs et autres vaisseaux étaient une des nombreuses choses qui laissaient complètement indifférent le vieux whiphid voire qui lui inspiraient du mépris, avec entre autres les armes à feu, les gamins hautains, et tout ceux qui ne respectaient pas leur place. Aussi si le mécano s'attendait à ce que le whiphid accepte une quelconque invitation à piloter il risquait d'être déçu.
Le mécano longea le vaisseau, passant dans un jet d'étincelle, jet d'étincelle que le whiphid esquiva promptement, ce n'était pas le moment de devenir une torche humaine. Il allait devoir faire attention, avec sa pilosité peu répandue dans l'armée il risquait bel et bien de brûler vif à la moindre étincelle. Il n'y avait d'ailleurs pas que les étincelles qui gênaient le whiphid, le hangar empestait l'huile, le métal, la soudure, et autres odeurs peu agréables pour les humains. Sauf que lui, le whiphid, recevait l'odeur avec beaucoup plus d'intensité qu'un pauvre petit humain. La première inspiration faillit lui donner une quinte de toux et l'obligea par la suite à se forcer à respirer par la gueule, chose peu habituelle pour lui. Et même ainsi l'odeur restait difficilement supportable.
Si il fût heureux de savoir qu'il n'aurait pas à piloter le tas de conserve, il manqua cependant de s'étrangler en entendant les instructions du mécano. Ce n'était pas possible, c'était de la provocation volontaire, on voulait encore l'humilier ou alors c'était un coup de corvel, ce qui n'aurait pas étonné le whiphid. Il devait s'occuper uniquement des petites pièces et de ce qui est fragile ? Il serait impossible pour le whiphid de respecter une telle consigne, il allait inévitablement casser quelque chose, les whiphids n'étaient pas connu pour connaître leur force et Kreyn, qui avait déjà du mal à ne pas briser des phalanges en serrant des mains en était un exemple phare. On lui refila des outils et des gants. Si le whiphid restait impassible l bouillait intérieurement, quelques jours auparavant il aurait balancer les outils à la tronche du mécano, et aurait sûrement fini en cellule. Maintenant qu'il essayait de se contrôler c'était différent, il se contentait de broyer la bouteille de produit qu'il avait dans sa main. Le bouchon finit par céder et un jet de liquide aspergea la coque du vaisseau. Sans se remettre en question Kreyn dévisagea le mécano un court instant avec un air qui en disant long, du genre « il y a un problème ? » avant de se diriger vers le vaisseau.
Un énième soupir s'échappa de la cage thoracique du whiphid, le vaisseau regorgeait de pièces plus petites les unes que les autres, à croire qu'on avait choisi ce chasseur exprès pour ça. Il se pencha pour observer une pièce à peine plus grosse qu'un œuf,il était censé ne pas casser ça ? Il approcha sa main, et commença à lustrer la pièce, lentement, il ne pouvait pas aller plus vite sinon il casserait la pièce, une fois celle ci propre il passa à la suivante, qui se tordit dans un crissement de métal. Tout en maugréant sur l'incapacité des supérieurs à choisir des tâches adaptées au soldat il entreprit de corriger sa bourde avant de la nettoyer sommairement, il serait incapable de faire mieux que ça. Tandis qu'il sentait son calme se fissurer de plus en plus il entendit Kanos discuter avec le mécano.
En temps normal il s'en serait contrefoutu, mais la dose d'agacement déjà présente en lui n'arrangeait rien et c'est en poussant un énième soupir beaucoup plus prononcé qu'il écouta le garde déblatérer sa science, comme un gamin parlant de son jouet. Et lui au milieu de tout ça devait dépoussiérer des pièces miniatures, comment pouvait-il arriver à être calme ? La fumée lui piquait les yeux, le mélange des odeurs lui donnait la nausée et le flot de stupidités (du point de vue de Kreyn) de Kanos lui donnait la migraine, aussi ne s'étonna-t-il pas lorsqu’il entendit un crac au niveau de sa main. Baissant les yeux il observa la pièce de métal déformée au creux de sa main. Il avait un peu trop serré la paume et réduit une pièce à l'état de canette broyée. Était ce une pièce importante ? Toujours est-il qu'un jet de vapeur jaillit d'un conduit pour lui balayer le visage.
Tout en hurlant une série de juron à faire pâlir de jalousie un expert en la matière, le whiphid s'écarta du vaisseau en jetant à terre son chiffon et sa bouteille de produit. Pour l'instant il ne nettoierait plus rien il avait trop envie de réduire en poussière le vaisseau. Une envie qui le remplissait de joie juste en y pensant. A quelques mètres une clef à mollette aux proportions respectables lui faisait des clins d’œil et il devait sincèrement lutter pour ne pas s'en emparer et aller refaire la carrosserie du véhicule. Finalement il la prit, et contracta les muscles, serrant les dents jusqu'à ce que l'outil en fonte soit pliée en deux. Maintenant qu'il avait passé ses nerfs sur quelque chose il allait réessayer mais il ne promettait rien quand à l'état des pièces, tournant le dos à Kanos et au mécano. La journée promettait d'être particulièrement mauvaise car à peine revenu il avait à nouveau tordu une pièce.
Tout en soufflant par les naseaux le whiphid contempla le vaisseau, qu'est ce qu'il fichait là à dépoussiérer une boite de conserve? Il était ici pour se battre, pour une mission, par pour satisfaire le besoin de supériorité d'un officier méprisant. Lâchant le chiffon et la bouteille, il retira ses gants avant de se rapprocher du mécano, le dominant de toute sa carrure.
- Maintenant que cette plaisanterie a assez duré vous n'auriez pas une tâche plus adaptée à ma corpulence? -
Post n°7
Auteur : LyzsA peine mis en route, les gardes républicains fichent déjà le bazar. Le grand poilu a mis du savon partout, il casse des trucs et le jeune homme étale sa science au lieu de bosser en silence. Le mécano finit de lancer traîner une serpillère un milieu de la flaque mousseuse avant de se tourner vers Kanos qui finit son petit exposé.
— …de même que le profil et la taille son identique. Il possède au niveau de l’armement un vieux canon laser rotatif et un lance-torpille à proton.
L’homme hoche la tête en évitant d’avoir l’air contrarié. Le gamin connaît son rayon mais la fierté de John n’apprécie pas vraiment qu’un inconnu essaie de valider son jugement. Il le regarde un instant avant que ses sourcils froncés se décrispent. Son regard glisse alors pour balayer le ventre en duracier du grand vaisseau. Finalement, il se décide à répondre.
— Evidemment qu’il s’agit d’un classe Delaya. Cependant, il reste à définir ses spécificités techniques. La documentation au sujet de ces coucous est difficile à se procurer. Enfin, on se comprend : je parle de choses sérieuses. Pas de sa forme ou de ses armes.
Il se tait un moment. Silencieusement, il se demande s’il n’a pas été un peu trop sec avec la jeune bleusaille. Il soupire en se disant qu’être strict, c’est plutôt le rôle de l’autre grand dadais, Corvel. Il reprend donc, plus posément.
— Enfin, c’est quand même pas si mal d’en savoir autant, pour quelqu’un qui n’est pas du milieu. Tu dois t’intéresser à tout ça, je suppose. Ça te fait quelque chose dans le ventre de voir un engin pareil, non ? Quand on sait que là-dedans il a des pièces vieilles de 4000 ans... Des centaines de ces foutues pièces ! Autant te dire qu’avec l’âge qu’elles ont il va nous falloir en répliquer un paquet, si on veut faire démarrer la bête. Heureusement, on a déjà fait faire les scans. Sinon je peux te dire que je n’aurais pas confié le nettoyage à ton ami. Là en fait, il retire une poussière vieille de quelques années tout au plus. Par contre, il y a pas mal de boulot à faire à l’extérieur. Alors maintenant tu vas t’y mettre !
Très vite, John retourne au travail. Cependant, Kreyn décide de ralentir les opérations et vient maintenant se plaindre. Il a l’air assez bougon, d’ailleurs. Ça pourrait être drôle, s’il n’avait pas l’air prêt à tout fracasser sans même avoir à forcer.
— Maintenant que cette plaisanterie a assez duré vous n'auriez pas une tâche plus adaptée à ma corpulence ?
Allons bon, maintenant il faut s’adapter aux exigences des recrues ? L’homme inspire longuement avant d’oser lâcher le fond de sa pensée.
— Je n’emploierai pas les termes de Ranto parce je pense qu’ils sont déplacés, mais il m’a bien fait comprendre qu’il fallait vous coller sur un travail de précision. Ça aurait à voir avec votre façon de vous battre… Bref, il faut travailler la patience et votre maîtrise de vous-même. Je trouve ça assez étrange, mais ça doit être une de ces magouilles de Je… de garde républicain. La Force, la maîtrise. Enfin, tous ces trucs-là, quoi. Donc non, je n’ai pas d’autre boulot. Prenez votre temps, le but n’est pas d’être efficace. Si vous ne dépoussiérez que quelques pièces, ce n’est pas grave.
Hors de question de lui dire que ces pièces ne seront gardées que comme de simples souvenirs, il ne s’agirait pas de le vexer. Quoi qu’il en soit, il faut faire vite et profiter de son autorité pour ne pas avoir à se confronter à de nouvelles plaintes.
— Allez, on s’y remet, là ! Conclut-il rapidement en retournant à ses affaires.------------------
Plus tard, ailleurs dans le destroyer...
------------------Sur le pont de commandement, on s’agite. Il est bientôt l’heure de sortir de la vitesse de croisière et cela fait plusieurs minutes que l’équipage reçoit un signal séparatiste. Impossible d’établir le contact, mais il s’agit clairement d’une alerte signalant l’approche de la zone protégée.
Sur le large hologramme émit au centre de la salle, Lyzs peut voir la représentation du destroyer s’approcher d’une zone rayée de fils rouges. Il s’agit de la zone de transition où le vaisseau devra ralentir pour récupérer les autorisations de circulation. Doucement, la tension s’installe. La générale, debout et droite comme un « i », avale discrètement sa salive en affirmant sa prise sur son propre poignet, dans son dos. Faisant du mieux pour tenir son rôle, elle ne quitte pas la carte de ses yeux. Son air grave n’est pas factice, mais son calme, lui, est tenu en place par le poids de ses responsabilités.
On annonce la fin du trajet en hyper vitesse. Par reflexe, elle pose sa main sur le dossier du siège de l’amiral quand elle sent son corps partir vers l’avant. Très vite, elle range cette main dans son dos et fait comme si de rien n’était. Et jette un œil à la l'endroit s’étendant en dessous du poste de commandement. Plus bas, derrière une petite barrière, tous les opérateurs s’agitent, communiquent. Les rapports fusent et finalement on se tait au son d’une communication entrante.
Le contact audio est établi. L’amiral regarde alors Lyzs qui tourne elle-même la tête vers celui-ci. Il semble être en attente. La jeune femme comprend vite, elle lui fait un léger signe de la main.
— Il s’agit de votre bâtiment, amiral. Lui-dit-elle poliment.
Hors de question de saper les responsabilités d’un homme plus expérimenté qu’elle. Il ne faudrait pas manquer de respect aux membres des autres corps militaires. Il s’agissait d’un test, peut-être ? Ou peut-être pas ? La générale en tire pour conclusion que le stress lui fait se poser des questions inutiles. Elle décide de ne pas s’encombrer l’esprit avec ça pour l’instant. Aussi, passer la main lui évite d’avoir à parler à la marine séparatiste et lui permet de s’accorder un petit répit.
Silencieusement, comme si elle n’était pas présente, elle observe un échange de formalités plus ou moins banal et concis. Un opérateur transmet le code nécessaire à la traversée de cette zone contrôlée avant que l’amiral mette fin à la communication. Sur la carte, la zone rayée passe du rouge au vert. Le vaisseau met alors le cap vers Utapau pour rejoindre les nouvelles coordonnées de la Main Invisible qui les y attend.
Le Venator effectue nouvelle sortie d’hyper vitesse après un voyage beaucoup plus court. Cette fois, il prend le temps de s’ajuster sur le plan d’un autre grand bâtiment orbitant autour d’une planète dont les couleurs laissent deviner les frontières entre sa flore et ses plaines rocheuses.
Lyzs observe l’astre à travers les quelques fenêtres du pont. Pour la première fois, elle voit une planète aussi nettement. Ça change, d’avoir la bonne place sur le vaisseau. Bien qu’elle n’exprime pas son état d’admiration, ses pupilles dilatées refusent de se détacher de leur centre d’attention. La jeune femme ne comprend qu’il lui faut arrêter son observation que lorsqu’elle entend de nouveaux rapports arriver. Son regard file sur sa droite. Elle peut voir au loin un élément gris flotter paisiblement à un rythme que le destroyer imite pour rester à bonne distance. On reste hors de portée de tir pour ne pas avoir l’air menaçant, mais cela échappe à la générale. Elle a les idées ailleurs et quitte le pont pour aller s’équiper.
Très vite, une navette décolle pour aller rejoindre la Main Invisible. A bord de cet engin si vulnérable, quelques soldats sont assis tandis que Lyzs fait les cent pas. Tant pis pour son image, il lui faut évacuer son stress. La CSI n’aurait pas appelé pour tendre un piège aussi grossier, tout va bien se passer. Les deux gardes républicains qui l’accompagnent sont doués, tout va bien se passer. Après quelques pas, elle s’arrête net pour faire signe de se préparer aux militaires. Très peu de temps après, le pilote annonce leur arrivée et explique à son tour qu’il faut se tenir prêts. Un soldat hoche la tête en silence : encore un tour de sensitifs.
La transport traverse enfin le champ énergétique bleuté émit par la porte du hangar et se pose avec légèreté à l’endroit qui lui est réservé. A l’intérieur, tout le monde se met en rang. Lyzs mène la marche. Devant elle, la porte s’ouvre à un rythme qui lui paraît si lent, si théâtral. L’adrénaline lui joue des tours. Elle sent son rythme cardiaque partir en flèche. Elle s’empresse d’ajuster les manches de son long manteau en se rassurant intérieurement. Ce qui l’attend dans ce vaisseau ne peut pas être si effrayant que ça !Spoiler : < HRP >
Spoiler : < Suite du RP avec la CSI >
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Post n°8
Auteur : KanosAu départ, il pensait avoir vexé John au vue de sa réponse, très vite ce dernier reprit un petit ton plus amical. Retirant la boule au ventre qui s’était instantanément formé dans le ventre du jeune homme. Décidément, il avait quelque chose pour faire mauvaise impression… Peut-être bien que le fait qu’il était bavard y était pour quelque chose.
Songeant aux données sur les vaisseaux, Kanos savait que trouver des informations fiables et précises sur les composants internes d’un vaisseau était une tâche très ardue. Mais il pouvait peut-être essayer de retrouver toutes les infos qu’il avait pu glaner, les rassembler et les garder sur lui sur un petit datapad ?
Bah, trop long et compliqué pour l’instant… Et puis il n’avait pas le temps.
Terminant de nettoyer le plancher principale à la serpillère qui avait déjà repris des couleurs, il s’arrêta un instant pour s’essuyer le front. L’armure commençait à peser sur lui et surtout semblait mal évacuer la chaleur. Avec un peu de chance, le casque placer sur l’armure finirait de transformer l’armure en four, sur une planète désertique, ce serait la joie de porter cette armure pour ne pas dire mortel.
Sortant du vaisseau avec l’équipement de nettoyage, il remarqua que sa serpillère était bien trop sale pour servir de nouveau, par chance. Il y en avait une posé non loin, il n’avait qu’à la chercher.
Kanos fit un pas avant de s’arrêter, une petite idée venait de germer dans sa tête… Il était un Garde de la République –du moins, un Garde en formation-. Il était du coup un sensitif comme disait certaines personnes : au lieu d’aller chercher la serpillère, pourquoi ne pas la faire venir à lui ?
Tendant son bras, et contrôlant sa respiration, Kanos essaya de se connecter. Fermant les yeux, il put de nouveau sentir quelque chose comme lors de l’entraînement avec Kreyn… Il voyait ce qu’il voulait faire… La serpillère commençait à trembloter légèrement mais refusait toujours de bouger.
Puis soudainement, elle sembla se mettre dans l’esprit que c’était une excellente idée de foncer à pleine vitesse vers Kanos. Ce qu’elle fit , cependant ratant complètement la main de la recrue, et s’étalant sur son visage toujours les yeux fermés dans un grand "plaf" sonore…
Derrière la serpillère coulissant lentement sur son visage, il poussa un long soupir légèrement exaspérer mais également content. Il avait réussi à la faire bouger et la faire venir à lui… Par contre pour le contrôle de l’objet en lui-même, ce n’était pas ça du tout.
Prenant la serpillère toujours à moitié sur son visage, il put voir R2 devant lui immobile qui semblait s’étonner de la situation. D’un regard légèrement amusé, Kanos lui fit comprendre de continuer le boulot et l’unité R2 retourna à côté de John, attendant ses instructions.
De son côté, Kanos était de nouveau en train de laver l’extérieur du vaisseau, dépoussiérant le moindre recoin qu’il voyait. La tâche devenait de plus en plus dure, mais il était resté trop longtemps inactif dans ce lit d’hôpital, et il lui paraissait plausible de continuer à faire cette tâche pendant encore plusieurs heures. Une question lui brûlait les lèvres, sur John, et ce vaisseau… Mais mieux valait commencer par celle sur le vaisseau.
« Comment vous avez fait l’acquisition d’un vaisseau vieux de 4000 ans au juste ? » -
Post n°9
Auteur : KreynDans un certain sens le mécano plaisait au whiphid, il n'avait pas lu dans son regard la crainte et la paranoïa habituelle qui saisissait chaque humain quand il venait s'adresser à eux. Mieux que ça il lui avait tenu tête et avait montré qui donnait les ordres. Le mécano ne se laissait pas marcher sur les pieds, au contraire il s'employait à écraser ceux qui venaient le déranger. Gentiment mais fermement renvoyé à sa corvée, le whiphid avait cependant retenu deux mots qui lui donnaient de l'urticaire : « les termes de Ranto parce qu'ils sont déplacés » et « magouilles de je… de garde républicain ».
Apparemment monsieur Corvel avait du tenir un discours peu élogieux à son égard et sur son contrôle de lui même. L'avait-il décrit comme une bête sauvage ? Comme une boule de poil enragée, sans aucun self-contrôle, assoiffée de sang ?
De douloureux souvenirs remontaient, son arrivée chez l'esclavagiste avec son frère et ses cousins, le discours qu'il avait tenu, la violence verbale et morale qu'il avait utilisé pour ôter toute envie de vivre aux autres whiphids, comment il les avait ensuite poussé à attaquer Kreyn, comment il avait fait de lui le responsable de la mort de son village.
Aucun coup de fouet, aucune brûlure au fer rouge, juste des mots, bien plus puissants, qui étaient venus chacun trouver leur emplacement pour faire voler en éclat l'estime de soi de Kreyn. Avec un discours il avait persuadé le whiphid que tout était arrivé parce qu'il avait été faible. Il se souvenait ensuite de tous les adversaires qui l'avaient insultés, du regard qu'on lui adressait, oui il était un monstre, assoiffé de sang, qui avait bu celui de son peuple avant de commencer à boire le sien.
Un seul être était parvenu à soigner ces plaies, à purifier le whiphid, à faire une brèche dans la peau de combattant insensible qui s'était créée autour de lui. Un seul mot, jedi. Et la manière dont il avait été prononcé par le mécano laissait peu d'illusion sur son estime pour eux.
Un dégoût, un mépris à peine dissimulé. Qu'avaient pu faire les jedi pour que leur nom soit prononcé ainsi ? Un nouveau mystère s'était ajouté à la liste de questions que se posait le whiphid. Il se rappelait la première fois qu'il avait rencontré un jedi, c'était dans l'arène, qui lui avait parlé avant de se faire tuer par le whiphid. Le discours s'était heurté à la carapace d'indifférence qui s'était forgée autour du whiphid, il ne se souvenait même pas de ce qu'il lui avait dit, il avait juste chargé et attaquer, la seule chose qu'il savait faire à l'époque. Et quelques mois plus tard il en avait rencontré une autre, mais pas dans l'arène,sous les cris de la foule et l'odeur du sang, non il l'avait découverte dans sa loge.
Elle ne lui avait pas parlé, elle était trop effrayée, sous le choc, le visage tuméfié, une détresse émanant d'elle avec une violence certaine.
Est ce que son regard l'avait touché ? Est ce que le fait que ce soit une femelle l'avait sauvée ? Toujours est-il qu'elle lui avait rappelé sa fille dans ses derniers instants, avant que le trandoshan ne la saisisse pour aller la mitrailler.
Pour la première fois depuis des années le whiphid avait alors pris soin de quelqu'un, il l'avait soigné, protégé, il avait partagé ses rations avec elle. Cette personne n'avait jamais fait quoi que ce soit qui aurait permis au whiphid de parler d'elle avec mépris, elle avait été d'une grande bonté et l'avait sauvé, non jamais il n'aurait pu se permettre de parler d'elle avec dégoût.
Faisant cesser le flot de souvenirs le whiphid hocha la tête pour faire signe qu'il avait compris. Il retourna vers le vaisseau et recommença à nettoyer les pièces. Prenant son temps il recommença à voir les souvenirs défiler sous ses yeux, les premiers jours où la jedi était restée prostrée dans un angle de sa loge, n'osant jamais bouger en sa présence, mangeant et buvant à peine, se laissant soigner sans réagir.
Puis la peur s'était transformée en timidité, puis curiosité, elle avait commencé à aller vers lui, à lui parler, à lui raconter sa vie, à lui décrire des planètes plus incroyables les unes que les autres. Il se rappelait comment elle l'avait amusé en utilisant la force, comment elle lui avait appris à lire, à écrire. Il se souvenait de son rire, de ses multiples expressions, de son sourire, de ses yeux curieux. D'une certaine manière il avait retrouvé sa fille, qui était morte sur Toola. Elle avait été son soleil pendant le reste de sa captivité, sa seule raison de ne pas mourir au combat, avant de mourir à son tour par la faute du whiphid
Le whiphid continuait de frotter les pièces, en soupirant, les larmes coulant le long des poils de sa fourrure. Impossible de les arrêter, il aurait fallu un autre souvenir heureux, et sa vie n'avait été qu'un long enfer. Finalement essuyant ses yeux humides il se reconcentra et continua à nettoyer en murmurant un vieux poème qu'il chantait avant sur sa planète, quand son monde était réduit à une soixantaine de personnes, avant qu'il ne détruise son monde.Spoiler : Spoiler
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Post n°10
Auteur : LyzsA l’extérieur de vaisseau, John s’active. Sur sa tête, il porte une grande visière. Entre les mains gantées, il tient une sorte de polisseuse géante. D’apparence très lourde, sa tête à l’air particulièrement solide. Celle-ci entre lentement en rotation. Le moteur qui l’anime produit un doux ronronnement. De son côté, le jeune garde revient à la charge.
— Comment vous avez fait l’acquisition d’un vaisseau vieux de 4000 ans au juste ?
— Eh bien… Vois-tu, en fait…
D’un coup, l’engin se met à produire un monstrueux vacarme. En souriant derrière son masque, le mécanicien laisse l’appareil se poser contre la paroi du vaisseau. D’un coup, tout son corps de rigidifie afin de garder l’enfin en place. Le frottement est si puissant que la bête de soixante-dix mètres de long toute entière se met à vibrer. Un véritable torrent d’étincelle nait de ce contact si turbulent. Celui-ci s’écrase sur le sol en crépitant alors qu’une forte odeur de brûlé envahit l’endroit.
John se concentre sur ce qu’il est en train de faire durant quelques secondes et en oublie Kanos. Cependant, il n’en a pas pour longtemps avant de calmer l’infernal outil et de relever sa visière. Il ne prend même pas la peine d’observer le métal encore rouge et fumant à cause de la friction.
— On nous l’a ramené. Une perquisition, en quelques sortes. Il traînait dans le hangar d’un collectionneur mafieux ou quelque chose du genre. Je ne sais plus trop, en fait. Enfin, il faut dire que j’étais bien trop content d’avoir l’occasion de poser la main là-dessus pour écouter ce qu’on me disait. Ah ah !
Tout fier, il pose son matériel avant de faire quelques pas vers Kanos. Il ne cherche pas à cacher qu’il est en train de le jauger du regard. Il observe sa carrure et ne cherche pas non plus à masquer son air perplexe. Evidemment, il a une idée derrière la tête. Finalement, il sourit en se disant qu’il pourrait être surprit.
— Bon, tu sais quoi ? Tu vas prendre la ponceuse et tu vas aller la passer un coup sur la carlingue. Il y a des endroits qui ont vraiment mal vieillit. Tu vas aplanir tout ça pour sauver ce qui peut l’être. Si tu tiens plus de trois minutes avec ce machin allumé entre les mains, tu auras fait ta muscu' du jour.
Sans plus de familiarité, l’homme s’en va rejoindre Kreyn pour voir comment il s’en est sorti après ces quelques secousses. Il entre dans la pièce et voit le whiphid en train de tenter de s’appliquer à la tâche. Cependant, il a l’impression qu’il va le déranger dans quelque chose de plus profond… Tant pis.
— De nouvelles perturbations sont en approche. Ça va, là-dedans ?
Visiblement, c’est une question dont il connaît déjà la réponse. Le pauvre doit vraiment peiner avec ses gros doigts, pour être dans cet état.Spoiler : < HRP >
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Post n°11
Auteur : KanosAlors que John s’apprêtait à répondre, voilà que son "outil de travail" démarrait et pendant quelques instant créa un vacarme assourdissant, à tel point que Kanos mis ses mains en protection de ces oreilles, il ignorait si le masque de John protégeait du bruit, mais Kanos ne l'était pas du tout et il ne souhaitait pas devenir sourd.
Finalement après plusieurs secondes qui parurent interminable, la machine s'arrêta et avec elle les tremblements du vaisseau. Mais le résultat était impressionnant, le métal chauffé par la ponceuse était encore rouge pendant que John se tournait vers le Garde.
- On nous l’a ramené. Une perquisition, en quelques sortes. Il traînait dans le hangar d’un collectionneur mafieux ou quelque chose du genre. Je ne sais plus trop, en fait. Enfin, il faut dire que j’étais bien trop content d’avoir l’occasion de poser la main là-dessus pour écouter ce qu’on me disait. Ah ah !
Collectionneur mafieux? Perquisition? Si un vaisseau si vieux avait été entre les mains d'un criminel, c'était très certainement pour autre chose que de voler avec. L'engin était une antiquité digne de sa place dans un musée, mais il y avait autre chose... Ce vaisseau n'était pas qu'un simple Delaya. John avait en plus mentionné que ce vaisseau avait été lourdement modifié. Cela avait un rapport il en était certain, peut-être que ce vaisseau était la possession d'une ancienne personnalité?
Oui, la curiosité de Kanos était piqué au vif. Et si la perquisition était toujours dans les banques de données de la République. Il serait possible de retrouver le "collectionneur" où qu'il soit -très probablement derrière les barreaux-.
Malheureusement, il n'avait pas le temps de plus y réfléchir car John déposa son matériel et se rapprocha de lui, le jaugeant du regard.
Aussitôt une petite boule d'anxiété se créa dans le ventre de l'ancien apprentie-contrebandier.
- Bon, tu sais quoi ? Tu vas prendre la ponceuse et tu vas aller la passer un coup sur la carlingue. Il y a des endroits qui ont vraiment mal vieillit. Tu vas aplanir tout ça pour sauver ce qui peut l’être. Si tu tiens plus de trois minutes avec ce machin allumé entre les mains, tu auras fait ta muscu' du jour.
- Oui monsieur. Répondit-il en reflexe. Cela le surprit d'ailleurs, en très peu de temps il avait ce réflexe avec les individus qu'il ne connaissait pas et qui faisait partie de l'armée. L'exception aussi étrange que cela puisse paraître était Corvel, il n'arrivait pas à savoir comment il devait le nommer. Monsieur Corvel? Instructeur Corvel? Ranto?
Ce qui le surprit également était la demande de John qui lui demandait de prendre l'imposant engin et de l'utiliser sur le Delaya... Le jeune homme eu un petit bruit de déglutition tandis que John le laissa avec l'engin et le masque de protection.
Bon et bien, pas trop le choix.
Il s'avança vers le masque et aussitôt s'arrêta, il avait -à moitié- réussit à ramener la serpillière à lui. Pourquoi ne pas retenter le coup avec le masque?
Tendant la main vers l'objet, il ferma de nouveau les yeux et bien plus rapidement pu sentir son objectif. Le masque commença à légèrement bouger avant de foncer vers lui à toute allure. Dans un mouvement réflexe, le garde ouvrant les yeux intercepta l'objet avec ses deux mains, l'attrapant en plein vol alors que le masque partait en pleine direction de sa tête.
Il avait de nouveau réussit... A moitié.
Ouais, ben je dois vraiment demander à Monsieur Corvel de m'apprendre à faire venir les choses à moi de manière plus lente.
Plaçant le masque sur son visage, il put tout de suite sentir la sueur que John avait laissée dessus, ce qui ne l'étonna guère et ne le dérangea pas plus que cela.
Prenant la ponceuse. Il remarqua aussitôt qu'elle était aussi lourde qu'elle n'y paraissait.
Auparavant, c'était Shoriko qui s'occupait de la maintenance du Vic Viper, c'était un peu sa petite amie, bien entendu Kanos avait pu prêter main-forte à plusieurs occasions, mais si il était doué pour piloter, réparer le matériel... Était une autre paire de manche: rare était les gens qui réussissaient à démarrer un incendie en changeant simplement un boulon d'une grille, Kanos l'avait fait. L’Incident du Boulon.
Plaçant la ponceuse sur une partie en besoin de "maintenance" situé sur la partie arrière du vaisseau, il activa l'engin et aussitôt put sentir les vibrations lui secouer le bras, campant fermement sur ses positions, il put contrôler la bête mécanique et réussir à aplanir les endroits nécessitant son intervention. Ce n'était pas si "compliqué", si l'on oubliait les faits suivants:
- Respirer derrière le masque était difficile. Sans compter l'odeur de métal brûlé.
- Contrôler l'engin nécessitait toute sa concentration, concentration également requise pour ne pas oublier de respirer
- Le contrôler de manière suffisamment habile pour éviter d'arracher les parties encore bonnes, voire carrément retirer entièrement la carlingue et s'attaquer aux systèmes internes n’étaient pas non plus une partie de plaisir.
- Sans oublier le vacarme assourdissant et ce malgré le masque.
Au bout de quelques minutes, il s'arrêta, reposant la machine au sol et constatant son travail au travers de son masque. Les surfaces avaient été aplanies et déjà le métal commençait à refroidir. Oui, il s'était bien débrouillé pour ce coup-là, pas d'incident du boulon en vue.
Incident des bras en revanche qu'il ne sentait plus du tout et qu'il commença immédiatement de masser pour calmer les nerfs chauffés à vif.
Il remarqua alors R2-K9 qu'il le regarda quelques instants... Et un petit bras mécanique sortit de l'une de ses nombreuses portes, une petite ponceuse, voilà ce qu'il avait sortie. Il pointa alors de la ponceuse une petite partie nécessitant quelques coups de ponçages... Coups qu'il donna avec un certains entrain avant de regarder Kanos d'un air... Moqueur?
- K9... Je ne suis pas un spécialiste de l'entretien.
- Beep beep bop?
- Non, je ne déléguais pas tout à un droïde.
- Dop boop beep twi?
- C'est ça moque-toi, je n’ai pas trente-six mille bras spécialement conçu pour cela moi, tas de boulon.
Le ton était d'une moquerie gentille, et K9 ne sembla pas du tout vexé, vue sa réponse suivante.
- Beep beep dop.
- Sac à via... Mouai, pas complètement faux techniquement.
- Dip dop boooop.
- Héhé, allez. On retourne au boulot.
Remettant le masque et la ponceuse, Kanos continua -tant bien que mal- sa tâche. Mais si être autour de ce vaisseau était intéressant, ce n'était pas quelque chose qu'il comptait faire toute la journée.
Il voulait autre chose, quelque chose de plus pratique dans son désormais travail. Savoir se battre, et savoir piloter. Et un sabre-laser aussi, du moins apprendre à en utiliser un… C’était tout de même une partie de ce qui caractérisait les Garde de la République. -
Post n°12
Auteur : LyzsChangement de plan, amiral. Vous allez accueillir un officier séparatiste. Il vous guidera vers Félucia où nos équipes seront déployées. Corvel y dirigera les opérations. Je reste ici afin de porter assistance sur Utapau. Nous rentrerons avec la navette.
L’homme ne dit mot. Il digère doucement ce qu’on vient de lui annoncer. Il va falloir suivre une route séparatiste. Il va falloir laisser un étranger entrer des données à l’intérieur de la belle machinerie républicaine. L’amiral hoche la tête, mécontent, avant d’agripper fermement les accoudoirs de son fauteuil de commandement.
— Transférez les ordres. Préparez l’arrivée de notre… « guide ». Ordonne-t-il.
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Très vite, l’équipage entier est au courant du changement de cap. Occupé à faire en sorte que les gardes ne se ramollissent pas durant le trajet, Corvel apprend la nouvelle par la communication générale. Il s’interrompt et éteint son sabre d’entraînement.
— Continuez. Lance-t-il fermement en s’éloignant des soldats.
Il a du mal à croire que la générale puisse prendre aussi peu de précautions. Ce n’était pas ce qui était convenu ! Il attrape son datapad. Sur son écran, un message est en attente.Ne faites rien de stupide. Tout ira bien, ici.
Le garde soupire. Il a très envie d’aller lui-même ramener cette fichue gamine pour qu’elle soit là où elle devrait être : au chaud. Cependant, Corvel sait qu’il n’a plus vraiment le droit à l’erreur. Plus pendant un bon moment, en tous cas. Alors, pour passer ses nerfs, il fait mine de fracasser l’engin contre le sol. Grognon, il retient de taper du pied…
— Monsieur, tout va bien ? Ose demander l’un des gardes dans son dos.
— Non, mais il parait que ça ira… Reprenez, je ne vous ai pas dit de vous arrêter.
Effectivement, personne n’avait repris l’entraînement. Les gardes sont trop occupés à essayer de comprendre à quoi rime cette réaction. Ils hésitent un instant. Un instant de trop, peut-être ?
— REPRENEZ ! Insiste Corvel, beaucoup plus fort.
Secoués, les soldats s’activent. Ranto, lui, attrape un bâton d’entraînement. C’est au tour de Kanos de prendre quelques coups. Pas de chance !
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Dans la salle des commandes, on s’active. Le séparatiste a été accueilli comme il se doit. Un officier lui aura serré la main en le guidant jusqu’à un poste où ses données ont été vérifiées. Les opérateurs se dépêchent de faire en sorte que tout soit prêt. L’amiral aime quand les choses vont vite.
Peu après, le Venator s’oriente vers la direction à prendre. Ses puissants réacteurs s’illuminent de grandes flammes bleues avant que son image s’étire pour amorcer son brutal départ en hyperespace.
Pendant plusieurs heures durant, les étoiles semblent glisser sur le vaisseau comme de la pluie glisserait sur le pare-brise d’un speeder. Les militaires, trop occupés, n’ont malheureusement pas l’occasion de voir le spectacle. Ils se préparent. Ils se font briefer. Corvel rassemble la première équipe tandis que l’immense bâtiment sort de l’hyperespace pour aller orbiter en silence autour de Félucia.
Quelques minutes plus tard, deux navettes quittent le Venator pour rejoindre la localisation indiquée par l’officier séparatiste qui se trouve à bord de l’une d’entre elles. Avoir un guide facilite grandement les choses pour les autorisations de vol en zones étrangères…Spoiler : < HRP >




