Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

Aller directement au contenu
  • Accueil
  • Récent
  • Mots-clés
  • Populaire
  • Utilisateurs
  • Groupes
Habillages
  • Light
  • Brite
  • Cerulean
  • Cosmo
  • Flatly
  • Journal
  • Litera
  • Lumen
  • Lux
  • Materia
  • Minty
  • Morph
  • Pulse
  • Sandstone
  • Simplex
  • Sketchy
  • Spacelab
  • United
  • Yeti
  • Zephyr
  • Dark
  • Cyborg
  • Darkly
  • Quartz
  • Slate
  • Solar
  • Superhero
  • Vapor

  • Défaut (Aucun habillage)
  • Aucun habillage
Réduire
Logo

Star Wars RPG

  1. SWRPG
  2. Galaxie Principale
  3. Reste de la Galaxie
  4. Bordure Extérieure
  5. Vinsoth
  6. Renaissance.

Renaissance.

Planifier Épinglé Verrouillé Déplacé Vinsoth
9 Messages 1 Publieurs 58 Vues 1 Abonné
  • Du plus ancien au plus récent
  • Du plus récent au plus ancien
  • Les plus votés
Répondre
  • Répondre à l'aide d'un nouveau sujet
Se connecter pour répondre
Ce sujet a été supprimé. Seuls les utilisateurs avec les droits d'administration peuvent le voir.
  • Le ChroniqueurL Hors-ligne
    Le ChroniqueurL Hors-ligne
    Le Chroniqueur
    a écrit sur dernière édition par
    #1

    Post n°1
    Auteur : Pandore

    Le goût amer de la défaite entrelacé avec la rage d’une promesse ratée, ils en étaient les différents combustibles qui motivèrent l’âme solitaire à s’aventurer sur Vinsoth. Son corps encore meurtri par les dernières séances de torture lui donna mauvaise mine, les bras écorchés par l’acier, sa bure normalement ébène fut recouverte de perle sanguines, fraîches ou secs mais ce qui perturba le plus l’acolyte, c’était ce casque grossier. Aussi étrange que ça puisse paraître, le jeune homme n’y voyait pas une quelconque honte ou gage d’humiliation mais un moyen de renaître à travers un simple bout d’acier. 

    Sur le voyage, ses mains palpent l’acier du casque, cette forme grotesque à défaut d’être un bloc avait une présence réconfortante, les pensées du torturé ne pouvaient pas quitter ce casque, c’était seulement lui et personne d’autre et de toute façon il n’y avait plus personne d’autres, sa famille n’était plus qu’un lointain souvenir tandis que ses seuls connaissances amicales ont fini exécutées comme des chiens pour sa naissance en tant qu’acolyte. 

    Mais ces notions de Sith, de prophétie que le vieillard lui contait restaient encore… Flou. Dur à saisir lorsqu’on expérimente rien du tout et c’est sûrement d’ailleurs pour cela que Pandore laisse son corps déambuler à travers les paysages montagneux de Vinsoth, pour trouver une nouvelle raison de vivre. Car une chose est sûre pour le Soren, c’est que sa colère ainsi que sa haine sont inextinguibles et que rien ne semble pour l’instant atténuer cette douleur à la poitrine. Qu’est-ce qu’il l’attendait dans cette nouvelle académie ? D’autres Sith ? Ces derniers sont-ils aussi dangereux et rusés d’après les rumeurs présentes ? Pour Pandore la Force restait tout de même une énigme, une capacité dont il n’a pas encore compris les prémices ; quelques légères visions lui ont permis de comprendre son lien avec cette fameuse Force.

    De nombreux apprentis ont dû voir le jour sur cette planète, dans quel contexte sont-ils devenus Sith ? Sont-ils tous nés du malheur et de la rancœur ? Est-ce le scénario qui unit les membres du côté obscur, la colère de Pandore est-elle légitime comparée aux autres ? Son esprit rumine encore et encore, envahi par un flot de pensées à lui faire mal au crâne, au fur et à mesure que le jeune homme s’approche du temple, sa motivation hésite à plusieurs reprises, le demi-tour semble si tentant mais, pour aller où ? Plus rien ne l’attend derrière lui alors, il ne lui reste plus que le devoir d’avancer, d’écouter sa hargne qui le guide à travers son être pour rejoindre cette fameuse académie.

    Au détour d’un long chemin interminable qui n’a cessé de monter vers les monts de deux montagnes, l'académie s’y dissimulait. Les infrastructures semblaient bien mieux entretenues que celles de l’académie précédente. Le corps de l’acolyte commençait à lui faire mal, supplémenté à la fatigue, on lui avait tout bonnement empêché de dormir face au rythme inarrêtable d’un droïde. Le poids de la douleur lui donnait une raison de continuer et de devenir plus fort pour ne plus jamais ressentir ce genre d’humiliation. 

    S’arrêtant à quelques centaines de mètres de l’entrée principale, Pandore estompe le sang sur ses bras martyrisés, frotte à plusieurs reprises sa bure avant de reprendre le chemin. L’image est importante, il le sait de sa vie d’avant, mais est-ce que cette connaissance sera utile ? 

    La fin du trajet demeura dans le silence, des gardiens postés à l’entrée le fixèrent au loin, Pandore reste interdit face à ces hommes mais pour la première fois de sa vie, il le ressentit, cette puissance rouge qui émane de ce lieu, une haine palpable se dégage de chacun des membres de cette académie, s’en était oppressant et pourtant, le voilà face à cette grande porte. 


    - Je suis Soren, je veux devenir l’un des vôtres. 

    Ni plus ni moins, c’est son destin qui l’attend.

    1 réponse Dernière réponse
    0
    • Le ChroniqueurL Hors-ligne
      Le ChroniqueurL Hors-ligne
      Le Chroniqueur
      a écrit sur dernière édition par
      #2

      Post n°2
      Auteur : Zaden Kryos

      À l'entrée de l'Académie Sith de Vinsoth, cela faisait désormais trois heures standard que les deux gardes avaient pris leur poste. Généralement, il s'agissait d'acolytes ayant réussi leur entraînement mais pour qui la connexion avec la Force était trop faible pour aspirer à devenir de véritables Sith. Ils se chargeaient donc de la protection et de la surveillance de ces lieux maudits. Les deux individus demeuraient anonymes derrière leurs imposantes armures sombres, couleur de l'obsidienne, chacun tenant d'une main et laissant reposer sur son épaule ces grandes vibro-piques dont les pointes crépitaient d'énergie électrique au moindre mouvement.

      Alors que chaque journée semblait monotone dans cette désolation, il n'était pas coutume de voir beaucoup d'allées et venues au sein de l'académie, excepté les adeptes de la Force qui en faisaient partie. Ce jour-là serait différent. Pour la première fois depuis des lustres, une personne extérieure à l'académie et étrangère à Vinsoth se rendrait d'elle-même en ces sombres lieux imprégnés du côté obscur.


      Tandis que les gardes gardaient leur calme et leur stature figée comme dans le marbre, au loin ils l'aperçurent : un voyageur, un aventurier ou un homme fou. L'homme qu'ils distinguèrent portait une bure usée par les voyages, et à mesure qu'il s'avançait d'une démarche chancelante, on pouvait détecter qu'il portait un casque, ou plutôt un imposant heaume de fer que les humains portaient à l'ère pré-galactique. L'homme, s'il pouvait en être un, ne laissait aucune partie de son corps visible à l'exception de ses deux bras. Ce fut par là qu'il était possible de reconnaître un humain ou alors un proche-humain. Ses bras étaient sales, recouverts de sang séché et de blessures grossièrement pansées. Sa peau portait les marques d'innombrables combats et d'une survie acharnée dans les territoires sauvages.


      Alors qu'il s'avançait vers l'entrée monumentale de l'académie, on pouvait pour ainsi dire apercevoir la fatigue qui pesait sur lui comme deux lourds fardeaux sur ses épaules. Ses pas traînaient dans la poussière rouge de Vinsoth, soulevant de petits nuages de terre qui retombaient sur sa bure déchirée. L'individu était manifestement mal en point, épuisé par un voyage qui avait dû être long et périlleux.


      Lorsqu'il fut à hauteur des gardes, postés de chaque côté du portail, ces derniers, d'un geste synchronisé et aussi bien exécuté que des guerriers Noghri, avancèrent leurs piques vers l'avant tout en les pointant vers le ciel, avant de les activer. Déclenchant par la même occasion l'électricité qui émit son bruit si caractéristique, un grésellement menaçant qui résonna dans l'air chargé de tension.


      Le vagabond fut le premier à prendre la parole, sa voix étouffée mais déterminée filtrant à travers son heaume.


      - Je suis Soren. Je veux devenir l'un des vôtres.


      Alors l'audace portait un nom : celui de Soren. Les deux gardes échangèrent un regard derrière leurs visières, leurs respirateurs émettant un sifflement mécanique. Il s'agissait bien de la première fois qu'un homme se présentait de lui-même aux portes de l'académie avec une telle requête. Mais nulle place au doute dans leurs actions. L'un d'eux abaissa sa pique avec une dextérité improbable avant de venir toucher l'homme affaibli sous l'aisselle, déchargeant juste assez d'énergie pour le faire s'effondrer. Le bruit qui suivit fut celui du casque en métal qui claqua contre le sol de Vinsoth, résonnant comme un glas dans le silence soudain.


      Quelques heures plus tard, le dénommé Soren ferait connaissance avec les geôles de l'académie. Il était parvenu à l'intégrer, mais pas toujours de la manière que l'on souhaite. Suite à son effondrement, les deux gardes appelèrent du renfort et l'homme casqué fut transporté en cellule. L'un des gardes tenta de lui ôter son casque mais l'objet résista à tous leurs efforts, certainement une pièce personnalisée par son porteur, peut-être même liée à lui par quelque ancien rituel ou malédiction.


      Les geôles étaient vides et sombres, creusées à même la roche de Vinsoth. Soren était le seul occupant de ce sous-sol humide où l'obscurité semblait avoir une consistance presque palpable. À l'entrée de sa cellule, un verre d'eau croupie avait été déposé ; derrière lui, aucun lit, aucun banc, juste de la roche taillée à même le sol et des murs suintants d'humidité. L'air était chargé de l'odeur de moisi et de quelque chose de plus sinister, la peur, peut-être, ou les échos de souffrances passées.


      Puis des bruits de pas résonnèrent dans le couloir sombre, lents et mesurés, s'approchant de plus en plus vers la cellule du captif. Chaque pas semblait résonner avec une autorité naturelle, faisant vibrer légèrement les barreaux de métal. Lorsqu'enfin ils s'arrêtèrent, une présence imposante se matérialisa dans l'ombre.


      Derrière les barreaux se tenait une grande silhouette revêtue d'une armure noire comme la nuit. À ce qui semblait être autrefois sa bouche ainsi que sa machoire apparaissait un appareil mécanique complexe, un respirateur laissant apparaître deux diodes rouges luminescentes qui pulsaient au rythme de sa respiration artificielle. Des cheveux mi-longs, d'un noir profond, lui tombaient sur les épaules, encadrant un visage à demi dissimulé par son masque. Deux autres points rouges apparaissaient là où se trouvaient ses orbites, brillant d'une lueur malveillante dans l'obscurité des geôles.

      L'ombre observa le captif un long moment en silence, jaugeant sa valeur, sondant peut-être sa détermination ou sa faiblesse. Puis croisa ses bras gantés de cuir et de métal, et d'une voix grave et métallique, déformée par son respirateur, elle posa une question qui résonna comme un jugement

       
      - Dis-moi, Soren... qu'est-ce qui peut bien pousser un homme à venir apprendre ce que d'autres fuient ? Qu'est-ce que la galaxie t'a pris pour que tu te retrouves ici ?


      L’ombre qui posait la question, attendait une réponse du prisonnier, mais déjà elle avait ressentit au fond d’elle, que cet individu, ne se trouvait ici pas par hasard et que la Force y était pour quelquechose...

      1 réponse Dernière réponse
      0
      • Le ChroniqueurL Hors-ligne
        Le ChroniqueurL Hors-ligne
        Le Chroniqueur
        a écrit sur dernière édition par
        #3

        Post n°3
        Auteur : Pandore

        Le chemin fut éprouvant pour espérer se tenir devant l’enceinte de l’académie Sith et pourtant, lorsque l’arrivant lorgne son regard casqué sur les deux gardes vêtus d’une armure ébène, bien évidemment armés, ce dernier comprend rapidement l’histoire qui se dissimule derrière cette gigantesque création qu’est l’académie. Lui qui n’avait vraisemblablement jamais ressenti une connexion avec la Force, ce lieu ainsi que son histoire est fortement imprégné du côté obscur tant que sa poitrine se resserre, victime d’un malaise palpable. Pandore ressent les sinistres destins des acolytes, des surveillants Sith à qui on leur a promis des rêves de grandeurs, résigné à la surveillance de la mauvaise graine. Bien plus viscérale, la mort suinte sur le corps de l’exilé, invisible mais dérangeante elle est belle et bien présente. 

        Les gardes postés, interdits, s’activent finalement pour tenir à distance l’esseulé, la pointe des armes s’allument et semble atteindre des instructions. Soren n’attend pas pour reculer d’un pas, un aveu de faiblesse ? Très certainement, comment réussir à repousser deux gardiens entraînés quand nous sommes blessés ? C’est bien là la question que se pose l’acolyte, que faire ? Son cœur s’accélère, pulse contre sa poitrine, ses iris se dilatent, prêt à saisir le manche d’une des deux lances pour se lancer sur une contre-attaque osée. La respiration de l’inconnu se fait entendre sous le bloc d’acier, à l’affût du moindre mouvement qui pourrait le neutraliser. Son regard se balance entre les deux gardes, observant silencieusement les gants, les bras, à chercher le petit détail qui pourrait trahir la provenance d’un coup. Puis… Hop ! Sa main saisit le manche du bâton à sa droite, n’ayant nullement le temps de le saisir, une décharge percuta son aisselle, lui faisant perdre connaissance majoritairement à cause de la fatigue du voyage.

        Les quelques heures de convalescence sont accompagnées de cauchemars, de regrets, de douleur. En panique, Pandore se réveille dans une salle terriblement noire. Son corps lui fait toujours autant mal, cette courte sieste n’avait aucune caractéristique réparatrice, alors l’Alderaanien se redresse tant bien que de mal dans cette sinistre cellule et, encore une fois, cette sensation qui prend à la gorge ne part pas, ce concentré de terreur est encore plus impactant en ces lieux. Pourtant, une interrogation parcourt l’esprit du jeune homme ; ne perdant point une seconde celui-ci place ses jambes en tailleur, inspire profondément puis expire et ferme lentement ses yeux pour ressentir l’écho de ce taudis. Les cris provoqués par la torture, les larmes de désespoir ainsi que les promesses de vengeance, tout vient dans l’oreille du prisonnier comme s’il en était l’avatar de leurs lamentations, des bras s’accrochent au dos de l’Humain cherchant à l’embarquer dans la pénombre et dans ce chaos d’émotions, Soren se délecte de chaque blessure, de chaque mort. Survivre, il n’y a que ça qui compte, le reste appartient au néant et c’est pour cela que les murmures obscurs ne l'atteignent pas, cette survie le forge, de son jeune âge, toute expérience est importante à prendre et assimiler.

        Alors que sa psychée se perd entre souvenirs et l’instant T, une présence bien réelle vient brusquement briser sa méditation. Des pas d’un rythme régulier et assuré s'approchent au même rythme que les barreaux vibrent, son geôlier ? Seul le futur le dira néanmoins tout est incertain, quoi faire ? C’est cela qui compte et vu les options mises à sa disposition, rien ne permet au taulard de faire quelque chose.

        Le temps de songer à entreprendre un moyen de se dégager de cette situation très peu recommandable, une grande figure se distingue de l’autre côté des barreaux, une grande silhouette intimidante naît des ombres, silencieux, les deux hommes se toisent sans rien dire. Néanmoins l’aura qui se dégage de l’homme débout en est intimidante, Soren reste en tailleur jusqu’à apercevoir deux diodes rouges se dégageant du masque respiratoire laissant cette lueur illuminer les quelques détails faciès de son interlocuteur. Des cheveux aussi noirs que l’obscurité qui entoure les deux protagonistes, deux petites lueurs écarlates naissent au sein de ses orbites, la corruption, celle que Pandore peut ressentir.

        Est-ce que la peur guide l’esseulé ? Lui-même l’ignore, un cocktail mélangeant folie et audace a amené un noble Alderaanien à se retrouver captive dans une prison Sith. Sa détermination vacille face au Sith, ce dernier possède un détail que le vieillard n’avait pas, cette âme noire perceptible, une envie cruelle de faire le mal, son être hurle au sang et à la mort. 

        Qu’attend-il de son otage ? De la pitié ? Non, Pandore le sait, personne ne s’amuse avec les gens pitoyables, ils sont identifiables à des souris à qui on rêverait d’y mettre notre pied afin de l’écraser jusqu’à en laisser une charpie de sang et d’organes, supplier n’est même pas envisageable, que veut-il entendre… 


        - Dis-moi, Soren... qu'est-ce qui peut bien pousser un homme à venir apprendre ce que d'autres fuient ? Qu'est-ce que la galaxie t'a pris pour que tu te retrouves ici ?

        De nouveau, ses pensées sont coupées par cette fois-ci la voix de la sinistre silhouette. Cette question bien que totalement légitime pousse l’acolyte à réfléchir bien plus loin que d’habitude, qu’est-ce qui l’aurait brisé au point de se rendre au cœur du mal ? L’échec d’une vie d’artiste ou celle d’une vie de noble ? Ou bien les syndromes post-traumatiques de son gang froidement assassiné ? Qu’est-ce qui justifierait bien la présence d’un homme dans cette académie ?

        Perturbé par la profondeur de cette question, Soren ne dégage aucune once de peur ou d’hésitation, les apparences sont importantes face aux bourreaux, une longue expiration métallique quitte le casque d’acier avant d’entendre le timbre grave de la voix du détenu ?

        - Suis-je un fou pour avoir écouté mon cœur ? L’appel de l’aventure qui m’amène dans l’antre froide d’une académie Sith est-il un hasard ou un signe du destin ? Je n’en sais rien. Ceux qui ont croupi ici, avant moi, j’ai dévoré leurs lamentations, brisé leurs quelques espoirs de vengeance. Ici je suis l’unique survivant, peut-être est-ce la survie qui m’amène ici ? 

        Soren se lève, dans la douleur, gémissant face aux efforts. L’individu s’approche, guidé par cette lueur rouge.

        - Oui… Je pense que ma survie m’a amené ici, la vie d’un artiste ou d’un noble rime avec mort, la mort de mon âme, Ici, j’ai déjà fait un avec le malheur qui se dissimule au sein des murs de cette académie. Je… N’avais jamais parlé avec tant de franchise depuis ma naissance. 

        Sa main entoure lentement le barreau qui sépare l’acolyte du Sith. 

        - Suis-je fou d’avoir essayé de vous trouver, Sith ? Aurais-je signé ma mort d’avoir cherché à rejoindre ceux qui, comme moi, cherchent à utiliser la vie d’autrui pour peindre ? Le chaos orné par les flammes orangées, sali par le sang impur des autres, n’est-elle pas une belle couleur qu’on mérite le droit d’admirer ?

        1 réponse Dernière réponse
        0
        • Le ChroniqueurL Hors-ligne
          Le ChroniqueurL Hors-ligne
          Le Chroniqueur
          a écrit sur dernière édition par
          #4

          Post n°4
          Auteur : Zaden Kryos

          Après que Soren eut fini de parler, un long moment s'écoula. Les deux individus se faisaient face à quelques centimètres, les barreaux de duracier servant de barrière entre eux. Zaden, quant à lui, resta parfaitement immobile, son regard empreint du côté obscur posé sur l'homme, semblant percer l'acier du heaume de ce dernier. Le silence était long, pesant, comme si les paroles de l'Alderaanien continuaient à travers un écho dans ce sous-sol humide de l'académie. Seul le bourdonnement lointain des générateurs et le goutte-à-goutte incessant de l'humidité troublaient cette quiétude morbide.

          Soudain, Zaden émit un son qui aurait pu être pris pour un rire, mais qui, sortant de son respirateur cybernétique, devint un sifflement métallique et inquiétant. Le son résonna contre les murs de pierre, créant un écho qui sembla se perdre dans les profondeurs de l'académie. Le Sith recula légèrement, son regard perçant ne lâchant pas celui de Soren. Puis, lentement, il croisa ses bras à l'arrière de lui, sa cape sombre sur ses épaules donnant l'impression que ces derniers venaient de disparaître dans les plis du tissu, ne laissant visible que sa silhouette imposante et menaçante.


          - Remarquable, dit-il enfin, sa voix portant une nuance d'admiration sincère mêlée à quelque chose de plus dangereux. Tu parles de survie, d'art et de chaos... mais tu ne vois pas encore la vérité qui se cache derrière tes propres mots.


          Zaden s'approcha des barreaux à nouveau, ses bottes résonnant sur le sol humide. À cette distance, Soren pouvait distinguer les détails de son visage partiellement cybernétique. Des cicatrices serpentaient le long de sa joue gauche disparaissant sous son respirateur dont les diodes rouges pulsaient au rythme de sa respiration artificielle. Ses yeux, quant à eux, brillaient d'une lueur rouge qui n'avait rien de technologique, c'était la corruption du côté obscur qui transparaissait à travers ses iris, une flamme malveillante qui semblait consumer son âme de l'intérieur.


          - Sais-tu ce que je vois quand je te regarde, Soren ? Il pencha la tête, étudiant l'homme casqué comme un spécimen fascinant.  Je vois un homme qui a déjà choisi le côté obscur sans même le savoir. Tu as survécu, tu as prospéré dans le chaos... et maintenant tu viens ici, la suite logique de ton aventure. Ce n'est pas la Force qui t'a amené ici, non... c'est ton ambition, ton avidité de pouvoir.


          Le Seigneur Sith recula et commença à faire les cent pas dans le couloir devant la cellule, ses mouvements fluides et ses pas résonnant dans ce sous-sol humide. Sa cape ondulait derrière lui à chaque mouvement.


          - Tu ne cherches pas à utiliser la vie d'autrui... tu veux la dominer. C'est pour cela que tu es venu avec ton équipage sur Vinsoth. C'est pour cela que, malgré le danger apparent de cet ancien temple, tu t'y es aventuré. Zaden marqua une pause, s'arrêtant brusquement pour fixer Soren d'un regard pénétrant, presque pour s'assurer de l'impact de ses prochains mots. Tu savais le risque, mais le plaisir d'avoir le contrôle de vie ou de mort sur eux était exaltant, n'est-ce pas ? Leur mort a su t'apporter la rage d'en ressortir vainqueur, ou du moins... en apparence.


          Zaden s'arrêta complètement, ses yeux semblant pouvoir percer à travers les pensées du détenu. Sa voix se fit plus basse, plus intime, comme s'il partageait un secret terrible.


          - Ce vieux fou ne t'a laissé qu'un vide au goût amer en toi... un vide que seule la puissance saura combler.


          Et tandis qu'il semblait vouloir continuer de parler, des pas précipités approchèrent de la cellule. Au son, il était possible de deviner qu'il s'agissait d'un seul individu, mais visiblement pressé. Les échos résonnaient dans les couloirs humides, se rapprochant avec une urgence palpable. Un garde ? Ou un acolyte ? Une deuxième silhouette s'ajouta à celle de Zaden dans la pénombre du corridor, une jeune femme, humaine, aux traits fins mais marqués par la fatigue. Elle était vêtue d'habits simples et sombres, typiques des acolytes de l'académie, non armée, ses cheveux bruns tirés en arrière révélant un visage où se mêlaient détermination et appréhension.


          - Seigneur, dit-elle d'une voix ferme mais appréhendant visiblement la réponse du destinataire de ses paroles, le superviseur m'a dit que vous cherchiez un acolyte. Me voici.


          - Bien, tu as fait vite, acolyte, répondit Zaden avec une satisfaction évidente, sors cet homme de cette cage. Il indiqua de sa main mécanique la cellule où se trouvait Soren, son geste empreint d'une autorité absolue.


          La femme hocha de la tête avec obéissance, s'approchant de la cellule d'un pas assuré. Elle utilisa le panneau de contrôle lumineux situé sur le côté, ses doigts tapotant rapidement les codes d'accès. Les diodes vertes s'allumèrent, et le mécanisme de verrouillage émit un bip électronique suivi d'un déclic métallique. Sans prévenir, l'ombre de Zaden s'était déplacée avec une fluidité surnaturelle, se matérialisant juste derrière elle tel un spectre vengeur. D'un mouvement brutal et calculé, il la poussa violemment dans la cellule, la jeune femme trebuchant et s'effondrant sur le sol humide. Avant qu'elle ne puisse comprendre ce qui se passait, Zaden referma la porte du même terminal que la pauvre acolyte avait utilisé quelques instants plus tôt, le mécanisme se verrouillant avec un claquement définitif.


          L'acolyte semblait confuse, ne réalisant à peine ce qui était en train de se passer. Ses yeux écarquillés passaient de Soren à Zaden, cherchant une explication à cette situation incompréhensible. Soren, quant à lui, avait fait un pas sur la droite instinctivement, laissant l'humaine tomber dans la cellule sans intervenir. La surprise avait envahi les deux occupants de cet endroit restreint, l'air soudain plus épais, plus oppressant.
          Zaden tourna lentement sa tête vers l'originaire d'Alderaan, ses yeux rouges brillant d'une lueur malveillante dans la pénombre. Sa voix se fit plus douce, presque paternelle, mais chargée d'une menace sous-jacente.


          - N'aie pas peur, acolyte. Si j'avais voulu te tuer, tu serais déjà mort. Non... tu m'intéresses. Il est temps de voir si tu peux transformer cette philosophie de la survie en véritable pouvoir. Il marqua une pause, savourant l'instant, ses doigts tambourinant contre les barreaux. Tue-la et prouve-moi que tu mérites ce que tu revendiques.


          Les deux captifs se faisaient maintenant face dans un espace confiné de quelques mètres carrés seulement. Aucune arme à disposition, juste leurs mains nues et leur volonté de survivre. La jeune femme, encore sous le choc, commençait à comprendre l'horreur de sa situation. Ses yeux se posèrent sur Soren avec un mélange de peur et de supplication muette. Mais l'un d'eux seulement vivrait ses derniers instants dans cette galaxie, et cette réalité implacable planait dans l'air comme une sentence de mort, alors elle ferma ses poings prête à en découdre.


          Tandis que dans les yeux rouges du Sith brillait une promesse à la fois terrible et séduisante, celle d'un avenir où la domination et le pouvoir deviendraient les nouveaux atouts du jeune homme casqué, à condition qu'il prouve sa valeur dans le sang et la violence.

          1 réponse Dernière réponse
          0
          • Le ChroniqueurL Hors-ligne
            Le ChroniqueurL Hors-ligne
            Le Chroniqueur
            a écrit sur dernière édition par
            #5

            Post n°5
            Auteur : Pandore

            Ne le réalisant pas forcément, la marque du côté obscur est bien plus ancrée que l’acolyte ne le pense, des stigmates de celle-ci font déjà leurs œuvres, une soif de domination, des pulsions meurtrières mais surtout, un regard presque similaire à son interlocuteur. Peut-être est- ce là, la raison pour laquelle Pandore porte cette prison faite d’acier lui servant de casque, éviter de ressembler à ses pairs, d’être cette nouvelle génération de Sith qui s’adapte aux différentes sociétés ? Le message à travers ce bloc d’acier reste encore énigmatique pour son porteur, se cherchant encore sur beaucoup d’aspects, Soren voit l’homme de l’autre côté des barreaux comme une réponse, une réponse à tant d’énigmes. 

            L’esprit de Zaden reste insondable pour l’acolyte, que cache-t-il derrière son respirateur ? Les Sith sont connus pour manigancer de nombreux desseins obscurs amenant chutes et destruction aux malheureux qui les rencontrent. Pour Soren, c’est déjà un avertissement, celui-ci de ne pas se donner corps et âme au diable car à l’échelle de la Galaxie, quiconque est le pion de quelqu’un d’autre, maintenant, la question est la suivante : Soren sera le pion de l’inconnu ? Impossible à savoir, pour l’instant il n’est qu’un prisonnier sans défense avec de beaux discours, il lui manque un moyen de mettre de l’action sur ses mots.

            L’Alderaanien peut distinguer les différents implants technologiques qui composent le visage de la silhouette ébène, ce dernier aussi est prisonnier du métal, pas d’une manière symbolique comme Pandore mais bien plus concrète, des défaites passées ? Des membres tranchés ? Des vestiges honteux d’antan, les Sith aiment bien se ressourcer dans leurs échecs passés mais est-ce vraiment le cas ? En tout cas, cette pensée restera intime au jeune homme qui reste silencieux face aux mots de l’utilisateur du côté obscur. Dit-il vrai ? Est-ce le résultat d’une forte envie de domination ? Soren n’est qu’un amas de chair poussé par le pouvoir et l’envie ? Toute son existence aurait été tracée selon ces concepts ? Aurait-il lui-même orchestré la mort de sa bande pour son propre plaisir ?

            Un long silence sépare les mots de Zaden, le détenu reste anormalement calme suite à des mots qui auraient provoqué au moins une petite réaction mais difficile de nier qu’au fond de lui, Soren a joui de cette survie, ce plaisir d’avoir été l’individu choisi pour représenter les derniers souhaits d’une académie morte. Il suffit tout simplement d’accepter cette voie, à quoi bon la nier ? L’ancien noble s’y est déjà trop enfoncé pour avoir un excès d’humanité, reculant de quelques pas, ses mains se posent délicatement sur son casque en acier. L’envie de tomber à genoux est pressante, d’hurler jusqu’à s’en briser les cordes vocales de l’horreur qu’il avait commise pour en arriver jusqu’à là mais une longue expiration fébrile quitte le casque.  

            - Oui. S’affranchir des limites était exaltant, le nier serait mentir. Découvrir la mort dans son état le plus pur était intense, dansant avec elle, j’ai compris comment jouer avec les règles de la vie. Et pourtant mon arrogance fut vite corrigée, les traces de cuir qui brûlent encore sur mes bras, l’acier tranchant de ce sabre qui lacère ma peau, ce sont des sensations que je n'oublierai jamais. 

            Son regard affronte celui de Zaden.

            - Oui, il m’a déconstruit pour ne laisser qu’un réceptacle, un corps réclamant la puissance de dominer autrui. Et je…- 

            Des foulées bruyantes se matérialisent au fin fond du couloir, les lèvres de l’esseulé se scellent et laissent alors la nouvelle arrivante s’annoncer. Curieux, Soren recule de quelques pas pour laisser les ténèbres l’engloutir, écoutant cette nouvelle conversation. Il ne bouge plus, s’adaptant aux linceuls noirs que l’obscurité des lieux prodigue aux cellules. 

            Une libération ? Voilà une récompense fort agréable de revoir la lumière synthétique des néons qui illumine les lieux d’habitation, les noirceurs sont équivalentes à la solitude, on l’apprécie mais elle termine par dévorer son résident. Le regard casqué de celui né sur Alderaan juge l’acolyte, sa mine fatiguée témoigne d’un apprentissage éprouvant et sa silhouette révèle un manque d'entraînement. Pourquoi le type à la croisée entre l’homme et le cyborg ne peut pas ouvrir lui-même la cellule ? Il suffit de quelques secondes supplémentaires pour comprendre la machination que cherchait à réaliser Zaden.

            Ainsi, Soren se déporte sur le côté en esquivant l’acolyte désormais au sol, puis le bruit machinal des barreaux se referme de nouveau, laissant donc deux individus dans la même cellule.

            De nouveau, ce sentiment fort naît au sein de l’esseulé, une envie destructrice d’annihiler celle qui l’empêche d’atteindre la marche suivante, un bruit parasitaire s’enfonce dans les conduits auditifs de l’Humain et ses rétines bloquent sur l’objectif, le frêle corps de cette acolyte sans défense, ce désespoir qui observe Pandore, ce dernier s’en nourrit pour récupérer l’énergie manquante de ses derniers jours et d’un mouvement vague, la plante de ses pieds s’élève sur les bras de la femme. Cherchant à désarmer cette dernière, le détenu utilisa son épaule pour charger alors l’acolyte afin de la renverser au sol.

            Surplombant alors celle qui se trouvait désormais au sol, Pandore se positionne à califourchon au-dessus de la brune. Les mains de l’Alderaanien maîtrisent aussitôt celles de l’acolyte, de force, la laissant sans merci. Son souffle saccadé s’accompagne d’un léger rire, observant la jeune femme sans défense.

            Crac. 

            L’acier grotesque du casque s’écrase lourdement sur le visage de celle qui fut trahie.
            Des gémissements camouflés par les éclatements de bulles de sang qui éclatent dans la gorge de l’acolyte l'empêchent de crier.

            Crac. 

            Son nez se brise sous l’impact, quelques dents disparaissent. 

            Crac. 

            La boîte crânienne s’est fracturée, son visage n’est plus qu’une œuvre d’art abstraite.

            Crac.

            Le sang se repaît sur l’acier ébène du casque de Soren. 

            Le boucher se relève, si les orbites écarlates de Zaden s'adonnent à observer la macchabée, le résultat est sans appel. Un visage totalement déformé, creusé par la violence du survivant. 

            Ploc, ploc, ploc… Quelques gouttes de sang s’écrasent au sol, disparaissant dans l’obscurité. Il s’approche de nouveau, saisissant les barreaux de ses deux mains. 

            Qui est le tueur ? Vous ou moi ? L’homme choisit, l’esclave obéit mais, si j’ai pris du plaisir à lui arracher chaque détail qui composait son visage, sommes-nous donc tous les deux les meurtriers ?

            1 réponse Dernière réponse
            0
            • Le ChroniqueurL Hors-ligne
              Le ChroniqueurL Hors-ligne
              Le Chroniqueur
              a écrit sur dernière édition par
              #6

              Post n°6
              Auteur : Zaden Kryos

              Après avoir laissé les deux individus à leur sort mutuel, l’Anzat défiguré recula, observant avec patiente la suite des événements. L’esprif vif de l’homme portant le casque, ne perda pas plus de temps pour charger la jeune acolyte et le plaqué au sol. La maitrisant en étant sur elle, le futur Sith, émit un léger rire sadique d’abattre son casque sur le visage de la femme, le craquement des os et de la chair qui s’écrasait produisait un bruit résonnant à travers cette petite cellule, désormais théâtre d’une mise à mort impitoyable.

              Le seigneur Sith, regardait la scène avec satisfaction, les différents coups donnés par le jeune homme provenait de l’envie de survivre mais aussi d’un besoin viscérale propre à tout utilisateur du côté obscur celui de dominer et de vaincre. Soren bien qu’affaiblie, avait prouver sa capacité, ou du moins celle de pouvoir prétendre à recevoir les enseignements des Sith. Parviendrait-il à devenir l’un des leurs, ou son sort sera-t-il similaire à celui de cette jeune acolyte ? seul le destin et sa volonté le dirait.


              Alors que le meurtrier se relevé, son heaume recouvert du sang frais de sa victime coulant pour venir prendre la forme de goutte avant de ne tomber sur le sol, Zaden lisait dans son esprit l’appel du côté obscur, nul doute que ce dernier possédait une connexion avec la force. Et contre toute attente, il prit la parole.


              - Qui est le tueur ? Vous ou moi ? L’homme choisit, l’esclave obéit mais, si j’ai pris du plaisir à lui arracher chaque détail qui composait son visage, sommes-nous donc tous les deux les meurtriers ?


              Avoir cause la mort de cette femme avait du être exhaltant mais cela avait également augmenté sa confiance en lui visiblement. Voilà que ce dernier se compare au niveau du Sith déduisant que ces deux là n’étaient que des meurtriers.


              - Ton arrogance est palpable...acolyte. En prononcant, cela Zaden reconnaissait la place de ce dernier au sein de l’académie noir. J’oublierais cet affront, vois cela comme une recompense pour ce divertissement que tu m’as proposé.


              Quand bien même ces mots ne présentaient aucune menace, le regarde de l’interlocuteur quant à lui prouvait tout le contraire. L’Anzat déverouilla la porte depuis le terminal à l’aide de la Force, laissant alors à Soren de nouveau sa liberté. Un silence pesant. Puis, sa voix reprit, plus grave


              - Ce soir, tu n’es pas mort. Tu as survécu. C’est la seule chose qui t’autorise à vivre un jour de plus au sein de cette académie


              Il fit un geste de la main vers le couloir plongé dans l’ombre.


              - Récupère le badge sur la tenue de la faible et quitte cette cellule. Tu es un acolyte à présent, va rejoindre tes paires. Et demain, tu commenceras ton étude des voix Sith.


              Il tourna légèrement la tête, comme pour lui glisser un dernier avertissement


              - Ne laisse personne gagner ta confiance, les gens d’ici ne sont pas aussi naïf que ceux de ton équipage...


              Et sur ces mots, Zaden disparut dans l’obscurité du couloir, ne laissant derrière lui que le froid, le silence… et le sang encore tiède sur le sol. Soren avait gagné sa place au sein de l’académie Sith et désormais sa formation d’acolyte commencerais, mais ce soir il pourrait dormir dans des quartiers et non pas derrière des barreaux, quand bien même le confort des quartiers des acolyte était presque similaire à celui de simple prisonnier...


              Spoiler
              Spoiler
              HRP
              Tu peux rejoindre le quartier des acolytes, là-bas une tenue t'attendra.
              Ensuite une passage au réfectoire avant une courte nuit de sommeil. Le lendemain un instructeur vous réveillera et vous amènera dans la cour,
              Il vous formera à la technique de la forme I sur des vibrolames. Deux acolyte échoue et devront se battre en duel ce qui te donnera un aperçu que l'erreur n'a pas sa place. Je prendrais le rôle de l'instructeur après le duel, je te laisse carte blanche pour reste.
              Les rumeurs vont vite dans l'académie et chaque acolyte et le rival de l'autre sois prudent...

              1 réponse Dernière réponse
              0
              • Le ChroniqueurL Hors-ligne
                Le ChroniqueurL Hors-ligne
                Le Chroniqueur
                a écrit sur dernière édition par
                #7

                Post n°7
                Auteur : Pandore

                Sous ses airs curieux se cachait une surprise à celui qui venait de l’embaucher dans ce monde impitoyable, un test non quelconque qui cherchait à tester les limites du seigneur qui se tenait de l’autre côté des barreaux. Un poil susceptible ? Sûrement, en tout cas le jeune Pandore se contentera d’un dernier regard sur la macchabée derrière lui pour contempler son massacre, c’était lui ou elle donc pas de quoi d’avoir de remords ? Non, bien sûr que non. Son humanité était déjà partie suffisamment loin pour regretter l’assassinat de sang froid d’une morte en sursis, saisissant le badge de cette dernière suivi d’un léger mouvement sa main s’élèvera au niveau de son heaume, essuyant la trace de sang conséquente sur ce dernier, un moyen de se nettoyer lui ferait du bien, pensa t’il. Néanmoins l’esseulé pouvait officiellement reconnaître sa personne dans cet ordre par l’énonciation du mot acolyte par son interlocuteur, était-ce une fin en soi ? Non, loin de là, ce n’est que la première marche d’une longue montée en puissance. 

                Alors que la porte s’ouvre, finalement libéré de cette énième prison, quelques pas suffisent à Soren pour se tenir près du cyborg, l’aura de ce dernier est aussi palpable que l’arrogance de l’acolyte, une bile obscure ébène étouffe la gorge du nouvel acolyte, une sensation si dérangeante qui s’est soudainement activée. Son lien avec la Force réagit au contact du seigneur, naturellement, Soren plie l’échine face à l’Anzat en guise de remerciement et de respect à son nouveau seigneur. La mort peut s’abattre vite alors mieux vaut ne pas s’amuser à taquiner celui qui semble être en charge de ces lieux. Le discours du maître laisse comprendre à l’acolyte qu’une question de survie et de volonté, des faits concrets loin des monologues Jedi ou républicains. Un seul échec et mort suivra à la seconde, c’est une mise en garde que le casqué n’oubliera pas de sitôt. Pourtant c’est bel et bien l’ultime avertissement qui atteindra la vigilance du disciple, la confiance est un sujet très délicat surtout chez les individus se trouvant au sein de cette académie. Les faibles accordent leur confiance pour survivre mais les forts ne sont pas sots, Soren le sait, son avenir ne doit dépendre de personne pour le meilleur et pour le pire.

                Les barreaux métalliques enfin rangés, cette nouvelle vie s’offrait à lui après un commencement compliqué. Pensif, il se dirigea droit vers le quartier des acolytes, nombreux étaient les regards méfiants des autres vis-à-vis de sa personne, le mystère attire mais pour Pandore, il n’a ni le temps ni l’envie de se présenter aux autres car le futur n’attend pas. Ainsi, franchissant la porte de son nouveau lieu de vie, une nouvelle tenue l’attendait sur la table, des habits simples et sombres, similaire à sa bure que l’acolyte porte actuellement. Le futur Sith se dévêtit pour porter les vêtements traditionnels des acolytes, tout n’est que matériel et signé d’une symbolique inutile, l’esseulé n’y voit qu’un long cheminement à accomplir. Ainsi l’homme quitta cette chambre où il ne prit même pas la peine de prendre ses marques pour rejoindre le réfectoire, peu importe l’homme ou sa volonté, personne ne peut résister à l’horrible sensation d’être affamé, priver un type de nourriture et au bout d’une semaine il songera à manger son prochain donc forcément, l’appel de la nourriture était un bienfait réconfortant pour Soren. 

                Une fois le repas dans les mains, le casqué s’isola au maximum pour glisser discrètement les bouts de nourriture à sa bouche, sans se faire voir. Les regards ne cessent de l’observer, comme une bête de foire qu’on aurait abandonnée au milieu de dizaines de paysans, loin d’être à l’aise avec cette foule qui serait capable de lui planter un couteau dans le dos, Pandore retourne dans ses quartiers pour y passer une nuit, malheureusement bien trop courte pour être agréable.

                - ON SE RÉVEILLE ACOLYTE ! DIRECTION LA COUR, VOUS AVEZ CINQ MINUTES.

                Sous les cris insupportables des instructeurs qui firent le tour des chambres, l’acolyte se dirigea donc vers sa première leçon où l'apprentissage des formes de combat est de mise, certains rangs furent déjà sollicités pour commencer l’entraînement là où Soren venait tout juste d’arriver, pourtant, à peine son regard se pose sur ceux qui pratiquaient déjà que l’instructeur tira deux acolytes du rang à cause de leur échec. 

                L’acolyte avait saisi une vibro-épée dans les étendoirs d’armes, cette sensation de tenir une arme était… Grisante, la sensation de pouvoir tuer encore plus facilement, avec le tranchant d’une lame, soufflant du nez, amusé par la suite, Soren observe donc la punition des deux autres élèves avec attention. 

                - Si vous n’êtes pas capable d’apprendre ne serait-ce que les prémices du combat, pourquoi on devrait se casser en deux pour vous former ? Il n’y aura que le meilleur de ces deux imbéciles qui aura peut-être la chance de continuer sa formation avec nous. Acolyte… En garde.

                Les deux jeunes hommes étaient terrorisés, est-ce que cela rimait avec la mort de l’autre pour gagner ? Savoir que leur vie est en jeu doit être une sensation extrêmement palpitante.

                1 réponse Dernière réponse
                0
                • Le ChroniqueurL Hors-ligne
                  Le ChroniqueurL Hors-ligne
                  Le Chroniqueur
                  a écrit sur dernière édition par
                  #8

                  Post n°8
                  Auteur : Zaden Kryos

                  Ces deux acolytes avaient échoué lamentablement à apprendre les bases même du combat. Malgré des mois d'entraînement intensif dans les cours poussiéreuses de l'académie, ils demeuraient d'une médiocrité consternante, leurs mouvements gauches et prévisibles trahissant leur manque cruel de discipline. Le surveillant, un homme au visage buriné par des années de service auprès de l'Ordre Noir, avait pour dicton : "l'excellence ou la mort". Bientôt, l'un des deux combattants connaîtrait l'excellence tandis que l'autre ne récupérerait que la mort en guise de récompense.
                  Les deux prétendants de l'académie se mirent en garde au signal du surveillant, leurs mains tremblantes agrippant le manche de leur vibro-épée, la lame pointant vers leur adversaire dans une parodie de stance martiale. Autour d'eux, certains acolytes observaient sans dire un mot, leurs visages masqués par l'ombre de leurs capuches. D'autres, plus cruels, envoyaient des railleries acerbes dans le seul but de déstabiliser les combattants, leurs voix résonnant comme un chœur de corbeaux dans la cour.

                  - Montre-nous donc ta technique légendaire ! lança l'un d'eux avec un ricanement. Tu vas mourir comme un chien ! ajouta-t-il, provoquant des rires étouffés.

                  Un des combattants, le plus jeune des deux, souleva sa lame avec un mouvement saccadé et courut vers son adversaire en poussant un cri de fureur désespérée, davantage motivé par la panique que par la stratégie. S'ensuivit le fracas métallique des lames qui s'entrechoquaient dans une mélodie discordante, chaque coup maladroit résonnant comme un glas. À chaque échange, chaque regard empli de terreur entre les protagonistes, la mort observait, attendant son élu avec une impatience grandissante. Les lames s'entremêlaient dans un spectacle bien décevant, pour n'importe quel bretteur entraîné qui regardait ce combat, ce n'était qu'une perte de temps, une démonstration pathétique de tout ce qu'il ne fallait pas faire.

                  Le surveillant serrait les dents, son regard perçant analysant chaque erreur, chaque ouverture ratée. Il avait vu des milliers de duels dans sa carrière, des combats mortelle où chaque mouvement était calculé, précis, létal. Ce qu'il observait maintenant n'était qu'une parodie grotesque de l'art du sabre.
                  Au bout de quatre minutes interminables qui semblaient s'étirer comme des heures, les deux épéistes étaient toujours debout, blessés et ensanglantés mais debout. Leurs tuniques sombres étaient déchirées et tachées de rouge, témoignage de leur incompétence mutuelle. Chacun de leurs coups n'était que superficiel, effleurant à peine la peau de l'adversaire sans jamais porter l'estocade finale. Des filets de sang coulaient le long de leurs bras, mais aucune blessure n'était assez profonde pour mettre fin au combat.

                  Le surveillant, perdant patience et sentant sa réputation se ternir devant les autres acolytes, prit les devants. D'un geste brusque empli de Force, il désarma les deux hommes, leurs vibro-épées voltigeant dans les airs avant de retomber lourdement sur les dalles avec un claquement sec. Puis, dans un silence pesant, il ne balança qu'une seule lame au sol, la positionnant à distance égale des combattants épuisés.

                  -Finissez-en désormais, gronda-t-il de sa voix rauque, ou vous serez tous les deux éliminés. L'Ordre n'a pas de place pour les faibles.

                  Ces mots résonnèrent comme une condamnation. En quelques secondes décisives, l'un des deux combattants, le plus grand, parvint à récupérer la lame grâce à une roulade désespérée. D'un mouvement brutal, il déstabilisa son adversaire, le faisant trébucher sur les pierres irrégulières. Mais au moment de porter le coup fatal, alors que la lame étincelait au-dessus de sa tête, il hésita. Son bras trembla, comme pris par une dernière prise de conscience, un ultime sursaut d'humanité non encore corrompu par le côté obscur. Ses yeux rencontrèrent ceux de son adversaire à terre, et il y vit sa propre terreur reflétée.

                  Le "vaincu", comprenant instinctivement que cette hésitation était sa seule chance de survie, sauta sur l'occasion avec la férocité du désespoir. Il roula au sol, ses mains fouillant frénétiquement les gravats, et attrapa une pierre rugueuse de la taille d'un poing. Dans un élan de violence inouïe, mû par l'instinct de survie le plus primitif, il assena un coup puissant au visage de son adversaire. Le choc fut effroyable, un craquement sinistre accompagnant l'impact. L'homme s'écroula par terre comme un pantin désarticulé, avant que son bourreau, ivre de rage et de terreur mélangées, ne continue de lui donner des coups répétés jusqu'à ce que le visage de la victime ne soit plus qu'un souvenir lointain, une bouillie sanglante méconnaissable.

                  Le silence qui s'abattit sur la cour était assourdissant. Seuls les halètements du survivant et le bruit sourd des derniers coups résonnaient encore. Plusieurs acolytes détournèrent le regard, écœurés malgré leur entraînement à la cruauté.

                  Le surveillant eut un sourire carnassier, ses lèvres se retroussant en une grimace satisfaite, tout en s'avançant vers le vainqueur ensanglanté qui tremblait encore de ses efforts.

                  -Voilà le genre de comportement que vous devez avoir, Acolyte, déclara-t-il avec une satisfaction évidente. Ne laissez jamais votre ennemi gagner. Réduisez-les en miettes avec tout ce que vous aurez à disposition. La pitié est une faiblesse, la compassion un poison. Laissez la rage devenir votre moteur et votre envie de vaincre votre unique motivation. C'est ainsi que naît un véritable Sith.

                  Sur ces bonnes paroles teintées de philosophie obscure, l'entraînement à la lame reprit avec une intensité renouvelée. Soren, reconnaissable à son casque distinctif, commença à apprendre les débuts de la forme I – Shii-Cho, fondement indispensable qui lui confierait les basiques du maniement de la lame. Cette forme, bien que considérée comme élémentaire par les maîtres, demeurait la base sur laquelle tous les autres styles s'appuyaient. Le surveillant, fort de son expérience, savait repérer les recrues avec un potentiel caché. À l'instar des véritables Seigneurs Sith qui l'avaient formé, il décida donc de se mettre particulièrement sur le dos de l'homme au casque, lui prodiguant un mélange toxique de railleries et de conseils techniques.

                  -Alors Acolyte, lança-t-il avec un mépris calculé, c'est avec ces mouvements que tu veux mourir ? Un faible comme toi ne survivra jamais face à un homme entraîné. Tu dois pivoter avec ta cheville pour te mettre en garde, pas comme un droïde de protocole défaillant !

                  En mélangeant conseils pratiques et provocations psychologiques, le surveillant savait qu'il pouvait provoquer des émotions négatives chez Soren, alimentant sa colère et sa frustration. Ces provocations, savamment dosées, pourraient être transformées en carburant pour son entraînement, selon les préceptes ancestraux de l'Ordre Sith. La colère menait à la haine, la haine menait à la puissance.

                  Cette ambiance oppressante continua toute la journée jusqu'au crépuscule. Après cet entraînement intensif qui avait laissé tous les participants épuisés et endoloris, le groupe devait se diriger vers une salle de méditation où ils seraient mis en immersion avec la Force, apprenant à puiser dans leurs émotions les plus sombres pour alimenter leur pouvoir. Mais alors que tous se rassemblaient avant de repénétrer dans l'intérieur austère de l'académie, des bruits sourds similaires au tonnerre se firent entendre dans le ciel rougeoyant.

                  Le surveillant, suivi de plusieurs acolytes intrigués, leva la tête vers les cieux. Et c'est là qu'ils le virent : dans l'espace, avec le crépuscule qui baignait Vinsoth d'une lueur orangée, des vaisseaux en plein combat mortel se livraient une bataille acharnée. Des tracées laser fusaient au loin, illuminant l'obscurité naissante de lueurs bleutées et rouges. La stupéfaction envahit la plupart des témoins, leurs visages reflétant une incompréhension totale face à ce spectacle inattendu.

                  Le surveillant, lui, commençait à comprendre la gravité de la situation. Son expérience militaire lui permettait de reconnaître les signes d'une attaque coordonnée. Mais il n'eut même pas le temps de réagir ou d'organiser une défense qu'un homme en armure noire arriva au pas de course dans la cour, ses bottes claquant sur les dalles de pierre. À la vue de ce dernier, l'instructeur des acolytes s'inclina respectueusement, reconnaissant immédiatement l'autorité suprême qui émanait de cette silhouette imposante.

                  -Dark Sillius... murmura-t-il avec révérence.

                  Aucun autre mot ne put sortir de sa bouche, le puissant Sith coupant la parole avec sa voix autoritaire qui résonnait comme un commandement divin.

                  Slice Sith-Nous sommes attaqués, surveillant. Vinsoth est sous le feu de l'ennemi. Il lança simultanément un regard perçant sur les acolytes assemblés. Les forces que l'Ordre possédait n'étaient pas glorieuses en nombre, mais chaque membre devrait compter. Il les jaugea tous un par un rapidement, son regard expérimenté évaluant leur potentiel de combat, mais un seul d'entre eux retint véritablement son attention : un acolyte portant un heaume distinctif. Notre flotte est déjà mise à mal et des transporteurs ennemis arrivent sur toutes nos installations stratégiques. Je viens de m'entretenir avec Zaden. Nous devons nous déployer efficacement afin de contenir la menace le plus longtemps possible.

                  Le surveillant, visiblement dépassé par la rapidité des événements, lui qui depuis le début de cette journée apparaissait comme une figure d'autorité incontestable, possédait désormais le charisme équivalent à celui d'un simple acolyte face à ces nouvelles alarmantes.

                  -Mais... nous n'avons pas les effectifs nécessaires, balbutia-t-il, la panique transparaissant dans sa voix. Ces acolytes ne seront jamais capables de...

                  Sillius, puissant adepte du côté obscur comme en témoignait son titre prestigieux de Dark, ne tolérait pas la faiblesse. D'un geste de la main, il effectua une étreinte de Force sur l'instructeur, serrant sa gorge d'une poigne invisible et implacable.

                  Slice Sith-Assez de jérémiades, surveillant, gronda-t-il avec une autorité glaciale. Les acolytes iront se battre pour l'Ordre. Ce sera là une épreuve ultime pour chacun d'entre eux, un baptême du feu qui révélera leur véritable nature. En finissant sa phrase, il relâcha son emprise sur le surveillant.

                  Ce dernier se remettait péniblement de son étouffement partiel, une main tremblante autour du cou, stigmate de l'inconvenance vécue quelques instants auparavant. Sa respiration était sifflante, ses yeux larmoyants.

                  -Bien, Dark Sillius, articula-t-il avec difficulté, ils... ils se battront pour la gloire de l'Ordre.

                  Alors Dark Sillius fit un regard circulaire et désigna trois acolytes pour le suivre. Parmi eux se trouvait Pandore, acolyte prometteur qui désormais allait devoir faire ses preuves à travers le feu et le sang, dans l'arène impitoyable de la guerre.

                  Slice Sith-Vous trois, suivez-moi immédiatement, ordonna-t-il de sa voix de stentor. Nous nous dirigeons vers Minas, où des Mandaloriens ont pris d'assaut le continent. Ce sont de très bons guerriers, ne vous laissez pas avoir par leur réputation. Mais ils apprendront aujourd'hui la puissance Sith, la même qui a eu raison d'eux sur Malachor il y a plusieurs millénaires. L'histoire se répète, et nous en serons les acteurs.

                  Le destin venait de prendre un tournant décisif. Le temps pressait. Dans quelques minutes, peut-être quelques secondes, l'académie ne serait plus un sanctuaire d'apprentissage, mais un champ de bataille. Et Pandore, simple acolyte encore concentré sur l'apprentissage du Shii-Cho, allait devoir faire face à un ennemi bien réel.

                  Spoiler
                  HRP
                  Tu peux poster rapidement pour clore ce topic.
                  Ensuite direction le sous-forum "Malor" sur Vinsoth, tu peux y créer le topic "Vague de Beskar" 
                  Tu y décris ton arrivée, des troupes ennemis ont déjà commencé à arriver via leur transporteur ensuite Wyrim suivra après ton post (A voir si il sera en PJ ou via PNJ) 
                  Dark Sillius et toi, vous êtes ensemble au début, tandis que les deux autres acolytes dirigeront deux pelotons de soldat et iront chacun de leur côté. 

                  1 réponse Dernière réponse
                  0
                  • Le ChroniqueurL Hors-ligne
                    Le ChroniqueurL Hors-ligne
                    Le Chroniqueur
                    a écrit sur dernière édition par
                    #9

                    Post n°9
                    Auteur : Pandore

                    Les bras croisés à l’intérieur des manches de sa bure, le regard masqué de l’acolyte observe silencieusement l’affrontement de ses deux compères. Bien que totalement novice dans les arts martiaux des sensibles à la Force, Soren aperçoit des faux mouvements, de l’hésitation, le cœur bien trop accroché pour accomplir leur devoir. L’incompétence est une chose, l’hésitation en est une autre. Il n’y a nul besoin de savoir que l’hésitation est la meilleure amie de la mort, celle qui frappe rapidement, de manière incisive à faire trembler les moins téméraires d’entre nous pourtant l’hésitation rime avec la peur et cette même peur est l’un des meilleurs carburants aux êtres vivants pour survivre. Comment la dompter ? L’habitude, aussi injuste la mort soit-elle, le seul moyen de vaincre les mauvaises habitudes qui peuvent nous coûter la vie n’est rien d’autre que l’entraînement ainsi qu’un facteur bien trop souvent oublié : la chance. Sous le regard novice de Pandore, ce dernier s’amuse à distinguer les erreurs pour ne pas les répéter afin de parfaire son apprentissage mais ô dieu que le monde est cruel, si seulement il savait la suite des événements, profite sagement car, la tempête approche. 


                    Ce qui devait être un combat d’entraînement n’y ressemblait en rien, plus proche de la lutte à la survie qu’un duel d’escrime, les acteurs ensanglantés n’avaient aucune compétence requise pour venir à bout de l’autre. Désormais ce n’était qu’une course à la résilience, qui de ces deux quidams allaient craquer en premier ? C’est avec attention que le casqué observe ce combat non sans remarquer l’instructeur trépignant de colère face à ces incapables. 

                    Désarmant donc les deux novices pour mettre en jeu une ultime arme qui donnera la chance à son porteur de l’emporter, la conclusion allait avoir lieu. Jusqu’à là calculateur, Soren fut étonné de voir un regain d’humanité chez celui qui avait tout pour gagner. 

                    Tu hésites, tu meurs. 


                    La suite n’est qu’un spectacle macabre dont l’envieux de vivre n’en rata pas la fenêtre, la partie inférieure de la mâchoire qui se déchire au contact de la pierre, c’est de ça que Soren et tous ceux qui ont entrepris ce voyage au sein du côté obscur avant lui sont capables. Une colère si noire que n’importe quel moyen est une fin pour survivre et voilà que cette doctrine est la base chez la jeune pousse Sith. Suite à cette conclusion, l’entraînement reprit de plus belle et d’une certaine manière, le camp d’entraînement était scié entre ceux qui furent galvanisés par le combat tandis que d’autres, bien trop peureux face à la mort, commençaient à afficher des signes de peur, d’hésitation dont l’instructeur prit un malin plaisir à notifier.

                    Armé, Soren entreprit une éducation à l’épée, plus qu’un simple bâton qui sert à frapper, une arme est l’extension du bras et de la main. Le coup ne doit pas être trop fort au risque de se heurter le bras suivant la déstabilisation du membre ou à l’instar, trop faible, le coup n’atteindra pas correctement l’adversaire. Le combat est un art, l’art de la guerre est une science. Impossible de rater les enseignements de ce premier cours alors l’acolyte s’y attelle avec passion malgré la présence perturbatrice de l’instructeur.

                    Loin d’être imbu de sa personne, le jeune homme avait une rigueur exemplaire face à la pression, s’il savait mettre à part la toxicité de son entraîneur pour ne tirer que les astuces utiles, Pandore s’accoutuma de modifier sa façon d’utiliser ses jambes à chaque coup expédié. Le coup était devenu bien plus rapide et “humain” loin de la comparaison robotique que l’instructeur s’était amusé à faire.

                    Sous un rythme étreignant, l’entraînement continua pendant plusieurs longues heures, jusqu’à ce que la lune de Vinsoth pointe le bout de son nez. Les acolytes partagent souffrance et astuce suite à cette première journée de formation, certains continuent toujours de dévisager le porteur du casque de fer pourtant les quelques railleries cesseront face au cauchemar car l’heure n’est plus au calme. La tempête est là.


                    Une bataille spatiale. Plusieurs vaisseaux se rendent coup pour coup, les tirs de laser frappant l’intégrité des boucliers des véhicules pour détruire l’autre. La Force n’a rien à voir avec ça, un affrontement technologique dépendant des pilotes et des armements, que faire face à ce spectacle d’acier alors que notre personne n’est qu’une poussière face à l'immensité d’une bataille dans les étoiles ? Eh bien, Soren ainsi que ses camarades d'apprentissage sont subjugués par cette nouvelle terrifiante, l’espace orbitale de Vinsoth était mis à mal mais, par qui ? Cette question restera longtemps en suspens pour l’acolyte la question d’actualité est : comment survivre ? 

                    Si les jeunes apprentis commençaient à comprendre l’ampleur de cette invasion, le surveillant était déjà en train de réfléchir au protocole à suivre, à répliquer face à cette attaque, à tant de choses que Soren ignore mais un sentiment incontrôlable prend forme au sein du natif d’Alderaan. Une envie rouge, la volonté de pousser ses limites et d’arracher toute forme de vie ennemie. Pourtant rien ne l’oblige à participer à cette guerre, lui qui n’est qu’un simple acolyte d’un ordre ne l’ayant à peine reconnu, pourquoi ne pas simplement prendre la fuite ? 

                    Les yeux rongés par la colère de l’homme ne quittent pas le ciel tandis que le monde autour de lui s’active, réagit aux ordres, était-ce là son ultime test pour devenir un Sith ? Est-ce l’appel du destin qui lui donne tant envie de participer à cette bataille, les légendes se repaissent d’exploits sans réfléchir alors pourquoi hésiter à se battre ? Il n’en fallait pas plus à l’envieux pour se focaliser sur la marche à suivre. Un homme en armure aussi imposante que celle de Zaden se distingue. Le brouhaha commun se tût face aux premiers mots du Dark, ce qui était en train de devenir une évidence fut confirmé par Sillius.

                    Soren suit le groupe que les acolytes avaient formé en attendant de recevoir leur prochain cours mais il fallait se rendre à l’évidence qu’ils allaient tous devenir de la chair à canon pour obtenir un résultat dans cette invasion, l’Alderanian se demanda qui avait la puissance pour vaincre l’autre, les Sith ou l’envahisseur ? Impossible d’y répondre à cause du manque d’éléments à sa connaissance. En attendant les ordres de Dark Silius, le fonctionnement du temps ralentit, comme si l’académie était en train de vivre ses derniers moments, que faire ? 

                    “Vous trois, suivez-moi immédiatement.”

                    1 réponse Dernière réponse
                    0
                    Répondre
                    • Répondre à l'aide d'un nouveau sujet
                    Se connecter pour répondre
                    • Du plus ancien au plus récent
                    • Du plus récent au plus ancien
                    • Les plus votés


                    • Se connecter

                    • Vous n'avez pas de compte ? S'inscrire

                    • Connectez-vous ou inscrivez-vous pour faire une recherche.
                    Powered by NodeBB Contributors
                    • Premier message
                      Dernier message
                    0
                    • Accueil
                    • Récent
                    • Mots-clés
                    • Populaire
                    • Utilisateurs
                    • Groupes