Début de l'Ascension
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Post n°6
Auteur : Zaden KryosZaden une fois son discours finit pris place sur un siège de marbre noir surplombant l’arène. Face à lui, deux aspirant au pouvoir du côté obscur se livreraient une lutte mortelle, ayant pour récompense la possibilité d’entrevoir ce pouvoir.
Kex, le nikto, natif de corellia, commenca par railler l’aveugle, mais ce dernier restait étonnamment calme alors qu’il s’apprêtait à affronter la mort. Le sergent fantassin déclencha le début des hostilités.
Le combat fut rapide, Kex s’était montré ambitieux dans ses attaques et le nouveau venu avait fait preuve d’une aisance déconcertante. Alors que le corps sans vie de l’acolyte gisait sur le sol,
Zaden rejoignit le Miraluka. La foule était stupéfaite qu’un simple ait pu faire preuve d’une si bonne aisance alors qu’il était dépourvu de sa vue…
L’Anzath accepta alors Finall comme son apprenti, désormais ce dernier serait son ombre, mais pour cela il devait l’entrainait, quand bien sa démonstration fut bonne, le facteur chance était trop présent.
Finall fut emené à l’infirmerie afin que ces légères blessures soit soignés durant la nuit.
Le lendemain matin, le concerné fut amené dans les quartiers de Zaden.
Le seigneur Sith était assis en tailleur en pleine médition lorsqu’il fut coupé par un garde.
- Seigneur Zaden, l’acolyte Finall est là comme ce que vous avez demandé.
Zaden ouvrit les yeux et se releva doucement, il plongea son regard sur Finall. D’un geste de la main il fit signe au garde de se retirer. Sa voix mécanique artificielle remplit alors le blanc sonore.
- Ta prestation fut remarquable hier Acolyte. J’ai pu sentir à travers la force ta connexion au côté obscur, elle est faible mais présente à présent nous devrons la forger pour qu’elle devienne une arme.
Il prit une pause, en avançant vers un mur comportant quelques archives de l’ordre ainsi qu’une fresque. La même fresque que Tyrax lui montra à ses débuts affichant le grand schisme
- Nous sommes les héritiers de ces visionnaires qui se sont battus contre les Jedi. Un jour prochain, nous parviendrons à les anéantir et enfin la domination du côté obscure dans la force pourra être totale.
En finissant, il attrapa des ses deux mains, l’une régénérait par le côté obscur et l’autre mécanique, un petit holocron, ce dernier renfermé le codex Sith en le tendant à Finall il répéta les paroles
- "La paix est un mensonge, il n'y a que la passion.
Par la passion, j'ai la puissance.
Par la puissance, j'ai le pouvoir.
Par le pouvoir, j'ai la victoire.
Par la victoire, je brise mes chaînes.
La Force me libérera."
- Réfléchit à ses connaissances, il y'a dans l'aile Est de l'académie des archives, adjacent à ces dernières se situe des chambres de méditions. Rends toi là bas et médite sur ce code, ce soir je te retrouverais dans les archives afin que tu me dises ce que tu en as comprit
L'acolyte allait devoir méditer sur le code sith. Une étape primordial, comment devenir sith ou prétendre vouloir l'être sans connâitre les fondements même de cette idéologie. Pour cela il aurait accès aux chambres de méditations, un lieu où tout membre de l'académie peut se rendre pour méditer sur le côté obscur...mais aussi un lieu ou les actions passent inaperçue.Spoiler
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Post n°7
Auteur : Finall Kel’qsoLe soir du rituel, Finall se rendit à l’infirmerie, sans doute pour faire soigner ses blessures.
Allongé sur la couche métallique, il repassait les événements dans sa tête : les gestes, les frappes, l’instant précis où sa vibrolame avait transpercé l’adversaire. Tout défilait, net, précis.
Le Nikto l’avait sous-estimé. Il n’avait vu ni sa perception, ni sa précision. Mais Finall savait : ce n’était pas un simple coup de chance. La Force avait guidé sa main. Il ne l’avait pas appelée consciemment — elle était juste là. Brutale. Directe. Comme un fleuve qu’il avait traversé sans hésiter.
À l’aube, le Miraluka, désormais Acolyte de l’Ordre, fut escorté par un garde jusqu’au bureau de son mentor : le Seigneur Zaden Kryos.
Dès que la porte s’ouvrit, une odeur métallique, mêlée à celle de la pierre noire, l’enveloppa. L’endroit était austère, presque monastique. Des archives holographiques recouvraient les murs, entrecoupées de fresques anciennes : batailles acharnées, visages masqués, symboles oubliés du vieil Empire Sith. Un unique siège de marbre volcanique trônait au centre. Tout dans cette pièce imposait le respect — ou broyait l’orgueil.
Finall resta silencieux. Il reçut l’holocron Sith avec révérence, à deux mains. Avant de sortir, il s’inclina.
Sans un mot, il quitta le bureau, déjà tourné vers sa prochaine mission. Il suivit les couloirs de l’Académie jusqu’à la salle de méditation, observant l’holocron, observant les murs. Chaque pierre semblait l’observer en retour. Ici, seuls les plus forts survivaient.
La salle était vaste et nue. Murs sombres, dalles noires, torches électriques diffusant une lueur rougeâtre. Au sol, un cercle gravé de runes anciennes marquait l’espace de méditation. Le silence régnait.
Finall s’assit en tailleur, plaça l’holocron devant lui et ferma les yeux. Les mots de son maître se mêlèrent aux souvenirs : coups, chaînes, la marque d’esclave, la rage contenue. Chaque phrase du Code Sith résonnait profondément. Par la passion… Oui. C’était elle qui l’avait maintenu en vie.
Mais au cœur de sa concentration, un froid brutal le transperça.
Une intention. Sèche. Précise. Ce n’était pas une simple présence : c’était un cri muet, saturé de haine. Quelqu’un approchait. Invisible à l’œil nu, mais évident dans la Force.
Pas un son. Presque pas un souffle. Une présence qui se tordait pour échapper à la perception.
"Quelqu’un vient pour tuer."
La pensée s’imposa, glaciale.
Il ne bougea pas. N’ouvrit pas les yeux. Il attendit.
Un souffle. Une vibration trop appuyée. Il pivota d’un coup. Sa main frappa l’ombre. Une silhouette surgit, lame en main.
Il para, riposta, se redressa. Le duel fut bref. Tendu. Finall voulait comprendre.
L’acolyte attaquait avec rage, mais il lisait en elle comme dans un livre. Il attendit l’ouverture, crocheta la lame, la désarma, la plaqua contre le mur, la main à la gorge.
— Arrête ! Je me rends ! Lâche-moi ! cria-t-elle, haletante.
— Que me veux-tu ?
Elle cracha au sol. Son regard brûlait.
— C’est moi qui méritais ça. J’étais là avant toi. Et toi, t’arrives… et on te donne tout.
Finall resserra la pression. Pas pour l’étrangler. Juste pour qu’elle comprenne.
— On ne m’a rien donné. J’ai pris. Comme tu as essayé de le faire. Mais tu as échoué.
Silence. Froid. Absolu.
— Tu vis encore. Profites-en. Mais ne reviens plus.
Il la relâcha. Elle tomba, suffocante. Lui repartit, déjà retourné vers sa méditation.
De nouveau assis, il se recentra sur l’holocron. Les muscles tendus, mais l’esprit lucide. Chaque mot du Code prenait un sens nouveau. Ce n’était plus un texte. C’était une clé. Un chemin. Une arme.
La passion avait toujours été là. Le pouvoir, il l’avait effleuré. Il comprenait désormais : seule une volonté trempée dans la douleur peut forger un vrai disciple du Côté Obscur.
Le crépuscule glissait entre les colonnes. L’ombre rampait lentement sur les pierres froides.
Finall se leva. Ses pas résonnaient dans les couloirs. Il marchait vers les archives, porté par une nouvelle clarté.
Il n’était plus un simple apprenti.
Les lourdes portes du savoir s’ouvrirent dans un grondement feutré. Il entra, seul. L’immense salle n’était éclairée que par les veilleuses murales. Les ombres dansaient entre les rayonnages. Une odeur de vieux parchemin et de métal chauffé flottait dans l’air.
Au fond, dans l’un des renfoncements, une silhouette l’attendait. Imposante. Silencieuse.
Finall s’avança, l’holocron entre les mains, et s’agenouilla.
Silence.
Puis sa voix s’éleva, calme, assurée :
— Le Code n’est pas un simple texte. C’est une chaîne. Chaque mot est un maillon. Et chaque maillon mène à la libération. La passion est la première clef. C’est elle qui donne sens à tout. Douleur, colère, haine… ne sont pas à fuir. Elles sont à comprendre. À canaliser.
Il posa les mains sur ses cuisses, marqua une pause.
— La puissance ne vient pas de l’extérieur. Elle naît quand on accepte ce que l’on est. Chaque blessure, chaque humiliation forge une lame. Et cette lame, je vais l’aiguiser.
Il redressa la tête. Ni défi, ni soumission.
— Je ne suis pas là pour plaire. Ni pour obéir aveuglément. Mais je suis prêt à apprendre. À plier, s’il le faut… pour mieux me relever.
Il tendit l’holocron.
— Je suis ton élève. Apprends-moi à frapper juste. -
Post n°8
Auteur : Zaden KryosZaden s’était rendu comme convenue dans les archives de l’académie, ici et là quelques acolytes s’occupaient à approfondir leur connaissance sur le côté obscur. Le meilleur moyen de renforcer sa connexion avec ce pouvoir était dans la compréhension, certes cela avait pour conséquence de passer du temps reclus à l’étudier et à le comprendre…mais pendant ce temps les compétences physiques, l’art du combat était délaissé.
Comment les Sith avaient-ils pu descendre si bas, l’histoire leur avait donné des empires à multiples reprises et aujourd’hui ils étaient reclus dans l’ombre sur une planète…l’Anzath commenca à penser à l’acolyte repéré plus tôt…ce Finall, il a du potentiel pensa-t-il, avec le bon entraînement il pourrait faire de lui un outil précieux pour l’ordre Sith. Et tandis qu’il était dans ces pensées, l’acolyte aveugle, apparut, s’approchant de Zaden, sa démarche trahissait une aisance décomplexée…quelle révélation avait-il pu entrevoir ?
S’arrêtant à une distance raisonnable pour faire preuve de respect, le Miraluka s’agenouilla devant Zaden. Et enfin il prit la parole.
- Le Code n’est pas un simple texte. C’est une chaîne. Chaque mot est un maillon. Et chaque maillon mène à la libération. La passion est la première clef. C’est elle qui donne sens à tout. Douleur, colère, haine… ne sont pas à fuir. Elles sont à comprendre. À canaliser. La puissance ne vient pas de l’extérieur. Elle naît quand on accepte ce que l’on est. Chaque blessure, chaque humiliation forge une lame. Et cette lame, je vais l’aiguiser. Je ne suis pas là pour plaire. Ni pour obéir aveuglément. Mais je suis prêt à apprendre. À plier, s’il le faut… pour mieux me relever.
Il redressa sa tête tout en redressant ses mains, tendant avec elles l’Holocron que le nouveau seigneur du conseil lui avait donné dans la matinée.
- Je suis votre élève. Apprenez-moi à frapper juste.
Zaden observa Finall un instant, silencieux. L’ombre du soleil de Vinsoth qui se couchait se reflétait à travers les fenêtres de cristaux des archives. Puis, lentement il attrapa de sa main cybernétique l’Holocron, avant de prendre la parole, sa voix toujours autant déformée.
- Tu as compris l’essentiel acolyte…mais seulement la surface. Tu dis ne pas être là pour plaire. Bien. Oublie alors tout désir d’approbation. Tu veux apprendre à frapper juste ? Alors d’abord tu apprendras à encaisser, je t’enseignerai. Non pas à être fort mais à survivre là ou les faibles meurent…il est temps pour toi de passer à l’étape suivante. Suis-moi.
L’ombre des deux individus traversa les couloirs de l’académie, les apprentis et autres acolytes s’écartaient de leur chemin. Leur trajet les amena hors de l’enceinte de l’académie et ils continuèrent de marcher une bonne demi-heure standard avant d’arriver à ce qui s’assimiler le plus à une carrière de quartz abandonné. Au milieu de cette carrière, un chat des vignes était en train de rôder.
Zaden se stoppa à une distance nécessaire afin que la bête ne remarque pas la présence des ces invités non désirés. A la gauche de Finall, un petit gisement de pière sur lequel une pioche était enfoncé…tandis qu’une dizaine de mètre devant, un sabre métallique mais bien plus risqué à récupérer…
- Cette bête bloque l’exploitation de quartz nécessaire à la fabrication de catalyseur pour les Chevs. Apporte-moi ses crocs et débrouille toi pour ne pas mourir.
L’objectif était clair, réussir ou mourir.Spoiler
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Post n°9
Auteur : Finall Kel’qsoFinall se redressa lentement, les yeux fixés sur le chat des vignes. Il suivait chaque mouvement, chaque grondement, chaque éclat de griffe. Il n’avait pas peur. Ou refusait de l’admettre.- « T’es juste un obstacle de plus… Un test. Et moi, je ne suis pas venu crever ici. »Il bougea. Chaque pas, pesé. Calculé. Pas de deuxième chance.Il s’accroupit vers la pioche. Le manche grinça dans sa paume : mal équilibrée, mais suffisante pour frapper. Ou distraire. Mâchoire serrée, il glissa en arc de cercle, contournant la zone pour approcher du sabre sans alarmer la bête.Mais le chat le sentit. Il releva la tête, renifla. Les oreilles pivotèrent. Un grondement sourd monta.Finall chargea. La pioche fusa, frappa le museau. Choc brutal. Le bois craqua. Du sang jaillit. La bête recula d’un bond, sonnée, grognant. Il lâcha la pioche brisée et courut vers le sabre planté plus loin.Une douleur le trancha au flanc : une griffe l’avait frôlé. Il roula, heurta un rocher. Ses doigts trouvèrent l’arme. Il se redressa, un genou à terre, souffle court. Le sabre vibrait. Trop léger. Mal équilibré. Suffisant.Le chat tournait autour. Gueule rouge. Regard de tueur. L’avantage avait changé de camp.Il feinta. Le chat bondit.Impact. Ils roulèrent. Une griffe lui ouvrit l’épaule. Il hurla, repoussa la bête d’un coup de pied, roula sur le côté, saisit la pioche abandonnée et la lança. La lame effleura le pelage. Juste assez pour gagner une seconde.Un genou. Puis l’autre. Il se releva, vacillant. Le sabre toujours en main. Le reste ne tenait qu’à sa volonté.Son souffle ralentit. Lentement. La douleur devint habitude. Quelque chose bouillonnait en lui. Une chaleur froide. Sourd. Contrôlée. Ce n’était pas la peur.C’était de la rage.Pas explosive. Pas aveugle. Une haine lente. Une pulsation noire dans les veines. Son esprit s’y glissa. Une voix muette, connue. Aucune parole. Juste une direction.La bête fonça.Il leva la main. Aucun plan. Aucun calcul. Juste la volonté.La Force pulsa.Le sabre fila. Une ligne droite. Un éclair. Il transperça la gueule du monstre. Cri bref. Étouffé. Le métal trancha. Le corps s’effondra.Finall resta là. Agenouillé. Bras ballants. Souffle irrégulier. Ses mains ruisselaient de sang. Son épaule brûlait. Son flanc pissait le rouge. Il n’avait pas gagné.Il avait survécu.Il baissa la tête. Le sol tanguait. La Force vibrait encore. Présente. Rassurante… puis elle se retira.- « Apprends-moi à encaisser, hein… »Un sourire amer lui effleura les lèvres.Il se redressa. Lentement. Un grognement à chaque mouvement. Un pas. Puis un autre. Il s’accroupit près du cadavre, planta le sabre dans la gueule ouverte et arracha les crocs, un à un. Ils glissèrent entre ses doigts, encore tièdes.Il les enveloppa dans un tissu. Se leva. Tourna les talons.Trophée en main. Douleur en bandoulière. Il repartit. -
Post n°10
Auteur : Zaden KryosLe Miraluka combattait la bête avec acharnement, la vision du combat remémora à Zaden son propre combat face à la créature de la fosse, des mois auparavant. Finall savait se battre, certe sa technique manquait de perfection mais sa connexion et son ressentit qu'il devellopé grâce à la force, mélange des capacité de son espéce ainsi que son lien au côté obscure, lui permettait d'entrevoir ses opposants ainsi que l'environnement qui l'entourait.
Il récupéra une pioche pour s'assurer une défense minimale jusqu'à l'obtention du sabre, bien sûr le combat ne fut pas sans blessure, au plus grand plaisir du Sith qui observait la scène un sourire carnacié à son visage. Finalement, vint le coup fatal, la lame du sabre transperça la gueule du Chat, le sang de couleur bordeau jailli en abondance autour de la bête et recouvra son pourfandeur par la même occasion.
Zaden s'approcha lentement du cadavre de la créature, ses pas écrasant le gravier qui crissait sous ses bottes. Les ombres s'allongeaient dans la carrière, tandis que les deux lunes de Vinsoth commençaient leur ascension dans le ciel. L'acolyte aveugle avait arraché les crocs comme demandé et se tenait maintenant face à lui, souffle court, blessures ouvertes mais debout, sa tenue maculée de sang Bordeaux se découpant contre son propre sang. Le seigneur Sith étudia un instant les trophées sanguinolents que lui tendait Finall.
- Tu as survécu, acolyte, comme ce que j’avais prévue. Tu as su utilisé ton environnement à ta avantage.
L'Anzath s'empara des crocs et du sabre métallique que Finall avait utilisé contre la bête. Le sang bordeaux s'écoulait encore le long de la lame, frais et épais, dégoulinant sur le sol rocailleux où il formait de petites flaques sombres. Les yeux de Zaden s'attardèrent sur cette arme rudimentaire, relique du passé, il s’agissait d’une épée Chev, que ces derniers avait fabriqué en masse lors de la dernière Grande guerre de Vinsoth il y’a plusieurs milliers d’année...étonnament cette lame était encore intacte et parfaitement maniable. Une idée vient alors à l’Anzath.
La carrière de quartz abandonnée s'étendait autour d'eux. Des formations cristallines brisées captaient les dernières lueurs du jour, renvoyant des éclats multicolores qui contrastaient avec la désolation du lieu. Ici et là, des outils rouillés et abandonnés témoignaient d'une exploitation interrompue brutalement. Des ossements, certains manifestement non humanoïdes, d'autres tristement reconnaissables, jonchaient le sol, à moitié enfouis sous les débris et la poussière rouge caractéristique de cette région.
- Ton lien avec la Force est encore primitif, brut. Tu l'as utilisé par instinct plutôt que par maîtrise.
Il sortit une petite fiole ornée de glyphes anciens de sa ceinture et recueillit méticuleusement le sang de la bête qui gouttait encore des crocs. Puis, il entailla sa propre paume avec la pointe du sabre et laissa son sang se mêler à celui du chat des vignes. Les deux liquides se rencontrèrent en tourbillonnant.
- Les anciens Krath savaient que le pouvoir ne réside pas seulement dans la Force, mais dans les rituels qui la canalisent. Certe leur vision hérétique n’a fait que de fracturer l’Ordre Sith mais leur techniques doivent être précieusement conservés
Zaden commença à murmurer des incantations dans une langue ancienne, des mots appris auprès des prophètes obscurs, oubliés par la plupart des Sith modernes. La voix déformée du Seigneur Sith prit une tonalité plus grave, plus profonde, comme si plusieurs voix parlaient à travers lui. Des échos semblaient répondre du fond de la carrière, répétant ses paroles en un chœur macabre.
Il enduisit la lame du sabre du mélange sanguin et traça des symboles ésotériques sur le métal. L'arme semblait absorber le liquide, comme assoiffée. Une lueur rougeâtre commença à émaner du métal.
- Cette lame te servira jusqu'à ce que tu sois digne de forger ton propre sabre laser.
Le rituel terminé, il tendit l’épée à Finall. L'arme traditionnelle Chev avait été transformée. La poignée s'était réchauffée et semblait s'adapter à la prise de l'acolyte, comme si elle cherchait à fusionner avec sa chair.
- À présent, ta véritable épreuve commence.
D'un geste brusque, Zaden désigna l'entrée d'une grotte au fond de la carrière. L'ouverture béante, telle une gueule édentée, s'enfonçait dans la roche. Des stalactites brisées pendaient de l'entrée comme des crocs menaçants. Au sol, à moitié enterré sous les gravats, le crâne fracassé d'un humanoïde fixait le vide de ses orbites vides.
Un vent glacial s'engouffra soudain dans la carrière, charriant avec lui l'odeur âcre de la mort et de la décomposition provenant des profondeurs. Les nuages obscurcirent les étoiles naissantes, plongeant la carrière dans une semi-obscurité inquiétante. Seule la lueur rouge de l’épée enchanté et le faible éclat des cristaux de quartz éclairaient encore la scène.
- Entre dans cette grotte. Si tu en ressors, ce sera en tant que véritable apprenti Sith.
Un craquement sourd résonna depuis les profondeurs de la grotte, comme si la terre elle-même frémissait d'anticipation.
- Tu as deux heures. Après quoi, je ferai s'effondrer l'entrée.
Zaden pointa du doigt un cadavre presque momifié adossé contre une paroi rocheuse à proximité de l'entrée. Les restes d'un acolyte, vêtu de lambeaux d'une tenue d'apprenti Sith, ses doigts desséchés encore crispés sur ce qui avait été un sabre d'entraînement.
- Celui-là est mort de soif, attendant une aide qui n'est jamais venue. La peur de la mort est un puissant catalyseur pour maîtriser la Force. Utilise-la.
Quelque part au fond de la grotte, un bruit sourd résonna à nouveau, suivi d'un écho qui semblait se prolonger indéfiniment dans les profondeurs. Était-ce un éboulement naturel ou quelque chose, ou quelqu'un ?
Zaden recula d'un pas et croisa ses bras, son visage à moitié masqué était impénétrable, mais ses yeux, deux brasiers de haine froide, ne quittaient pas l'acolyte.
- Au fond de cette grotte, la Force coule comme un torrent. Tu devras la soumettre à ta volonté. Trouve ton chemin jusqu’à son Coeur, si tu réussis, ta connexion avec le côté obscur sera forgée dans la roche et le sang.
Un autre corps, plus récent celui-là, gisait à quelques mètres de l'entrée, à moitié englouti par l'obscurité de la grotte. Sa position trahissait une mort brutale, probablement écrasé par un éboulement. Un avertissement pour celui qui tenterait de manipuler des forces qu'il ne maîtrisait pasencore.
L'entrée de la grotte se dressait devant l'acolyte, béante et ténébreuse. Des courants d'air froids s'en échappaient, portant avec eux l'odeur humide de la pierre, le parfum du sang et quelque chose de plus... l'écho lointain de la Force qui attendait d'être dominée.Spoiler
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Post n°11
Auteur : Finall Kel’qsoFinall descendait.
Chaque pas, plus lourd que le précédent. La grotte semblait se resserrer autour de lui, le sol devenant chaque fois plus froid, plus glissant, comme pour le ralentir. Mais il ne pouvait reculer. Il n’avait plus le choix.
Le corps brisé d’un autre acolyte gît près de l’entrée, recouvert de pierres écrasantes. Une fin rapide, brutale. Un avertissement. Il le savait. L’obscurité n’avait pas d’autre règle que celle de la force.
À l'intérieur, la tension était palpable. La Force se faisait plus dense, plus oppressante. Elle bouillonnait dans l’air, prête à se manifester. Quand il franchit le seuil, tout se déchira.
Une présence naquit du néant. Elle ne prit pas seulement la forme d’un visage. Elle prit tout.
Kex, ses yeux noirs remplis de rage et de souffrance, apparut devant lui. Non plus simplement une vision, mais lui. Son corps, ses gestes, ses expressions. La même douleur qui s’était gravée dans ses souvenirs, mais cette fois, il la vivait à travers l’autre.
– Tu m’as tué. Murmura la voix de Kex. Une douleur sincère, déformée par la haine.
La lame de Finall s’élança, mais avant qu’il n’atteigne son adversaire, une autre forme jaillit.
Le surveillant d'Orvax IV. Il était là, sa silhouette imposante, son air glacial. Sa voix résonnait dans les profondeurs de Finall.
– Tu m’as toujours craint, Finall. Tu croyais t’échapper. Mais tu n’es qu’un esclave dans une autre cage.
La force de l’apparition l’écrasa, sa lame déviée sous le choc de ce visage familier. La douleur se mêlait à la violence du combat. La sueur perlait sur son front, les coups pleuvaient sans relâche.
Chaque mouvement était désespéré. Chaque coup un échec. Le visage de son père. Il apparut, un sourire accablé sur ses lèvres.
– On n’a pas pu te protéger.
Finall grimaça, une douleur lancinante traversant son esprit. Le corps de son père se tordait autour de lui, ses bras l’enlaçant dans une étreinte qui n’avait jamais existé dans la réalité. Il ressentait chaque battement du cœur de cet homme qui l’avait aimé, mais qui l’avait aussi laissé derrière. La voix résonnait encore :
– Tu étais trop petit, trop faible pour comprendre. Mais j’aurais voulu que tu sois libre, mon fils.
Les visages s’enchaînaient. La réalité se distordait autour de lui. Il ne savait plus qui frappait. Il ne savait plus s’il combattait ou s’il était vaincu.
La colère s’empara de lui. Les voix devenaient plus fortes, plus menaçantes. Elles criaient toutes en même temps. Un enchevêtrement de paroles cruelles et révoltées.
– Tu as laissé ta souffrance te définir !
– Tu fuis encore !
– Tu pense vraiment que la Force te rendra libre ?!
Ses coups ne faisaient plus d’effet. Il tombait. Il se redressait, mais tout l’enserrait, tout l’écrasait. Le corps de chaque personnage l’envahissait, il les ressentait, leur douleur, leur rage, leur défaite. Chaque visage prenait possession de lui. C’était un tourbillon de haine et de remords.
Il n'était plus un combattant. Il n’était plus qu’un témoin de sa propre défaite.
Puis, au moment où il crut qu’il n’y avait plus d’air, plus de lumière, une voix différente s’éleva. Une voix calme, autoritaire, mais sec.
L'Observateur. Il le voyait maintenant en face de lui, debout, immobile, comme une incarnation de la vérité.
– Tu veux dominer la Force. Mais quel est ton vrai visage, Finall ? Que cherches-tu à fuir en elle ?
C’était comme si chaque mot frappait en plein cœur, comme si la vision de l’Observateur avait allumé une flamme dans son âme.
Une pause.
Finall fit un pas en arrière. Puis un autre. Il ferma les yeux. Il n’était plus assiégé par les visions. Il ne les fuyait plus. Il les comprenait. Il les absorbait. Chaque mot, chaque visage, chaque douleur. Il les ressentait, non comme des entraves, mais comme des clés.
Et il leva les mains.
La Force. Pas comme une énergie extérieure. Mais comme une partie de lui-même.
La grotte, la vision, tout s’effondrait autour de lui. Les images se déchiraient, se transformaient sous sa volonté. La lumière, l’obscurité, tout était sous son contrôle maintenant.
Les pierres, le roc, les êtres, tout s’arrêta. Et ce n’était plus la voix de de l'Observateur, ni celle de son père. C’était la sienne. Une voix calme, puissante, affirmée :
– Je suis le maître de ma souffrance. Et ainsi la Force est mon alliée.
La grotte s’effondra sous la puissance du choc. Mais Finall n’en eut que faire. Il marcha, lentement, avec la Force, sans jamais la laisser se distordre à nouveau.
Il n’était plus ce qu’il était avant. Il n’était plus cette esclave.
Il était un jeune Sith. -
Post n°12
Auteur : Zaden KryosPendant que Finall s’engoufrait dans les profondeurs de la grotte, Zaden s'était éloigné de quelques pas, observant l'entrée béante avec patience. Le seigneur Sith s'installa sur un affleurement rocheux dominant la carrière abandonnée, les deux lunes de Vinsoth projetant sa silhouette sur le sol.
La première lune, Saris, d'un blanc crémeux, montait à l'horizon oriental tandis que sa sœur plus petite, El Vins, s'élevait lentement au sud. Au loin, les contreforts des montagnes Krev se dessinaient, noires et menaçantes contre le ciel étoilé.
Les minutes s'écoulaient, devenant heures. La faune nocturne de Vinsoth commençait à s'éveiller. Des cris lointains d'oiseaux-charognards résonnaient. À deux reprises, Zaden perçut le hurlement caractéristique d'un prédateur chassant dans les plaines en contrebas, peut-être un autre chat des vignes, ou quelque chose de plus imposant encore. L'air se chargeait d'humidité, annonçant la bruine légère qui tombait souvent au petit matin dans cette région.
Zaden sortit un holotransmetteur de sa ceinture. Une projection vacillante apparat, rapports de mission, coordonnées stellaires, données de reconnaissance.
Il parcourut les informations envoyées par Nyx'ara depuis sa mission d'exploration sur la planète Ossus. L’apprentie Sith avait pénétré profondément dans les ruines de l'ancienne bibliothèque Jedi, bravant pièges et gardiens mécaniques. Ses descriptions détaillées des salles souterraines encore scellées après des millénaires d'abandon firent naître un rictus satisfait sur le visage de l'Anzath. Les vestiges du savoir Jedi, bientôt entre les mains des Sith, une douce ironie. La voix grésillante de Nyx'ara se fit entendre dans l’enregistrement.
- Seigneur Zaden, j’ai localisé la chambre des archives comme ordonné. Les sceaux portent les marques des premiers Jedi. La puissance qui en émane est... troublante. J'attends vos directives pour procéder à l'extraction des artefacts identifiés.
Zaden referma l’holotransmetteur avec un geste sec. Ossus regorgeait de secrets oubliés, des connaissances que les Jedi croyaient perdues à jamais. Des connaissances qui serviraient bientôt l'Ordre Sith. Mais pour exploiter pleinement ce trésor, il aurait besoin de plus qu'une simple apprentie. Il lui faudrait un disciple dont la connexion à la Force transcendait les limites habituelles.
Son regard se tourna à nouveau vers l'entrée de la grotte. Une heure et demie s'était écoulée. Dehors, la brise nocturne s'était intensifiée, charriant l'odeur métallique du sang séché et de la poussière, mêlée aux effluves des plantes carnivores qui s'épanouissaient dans les recoins humides de la carrière. Ces végétaux, aux feuilles d'un violet profond, s'ouvraient uniquement la nuit pour capturer les insectes attirés par leur nectar phosphorescent.
Un mouvement furtif attira l'attention de Zaden. Dans l'ombre d'un rocher, un petit charognard, créature locale ressemblant à un croisement entre un lézard et un rongeur avait commencé à s'approcher du cadavre du chat des vignes. D'un geste négligent, Zaden projeta une vague de Force qui brisa le cou de la créature. Le petit corps convulsa brièvement avant de s'immobiliser
L'Anzath se leva et fit quelques pas, contemplant les étoiles visibles entre les nuages. Ses pensées se tournèrent vers son propre maître, maintenant disparu. Tant d'échecs dans l'histoire Sith, tant de cycles de grandeur et de chute. Cette fois, il en serait autrement. Cette fois, les fondations seraient solidement ancrées dans le pouvoir véritable, dans la maîtrise subtile et la manipulation des énergies les plus fondamentales de l'univers.
Puis vint l'effondrement. L'entrée de la grotte s'écroula sosu un amas de pierre broyée. Des blocs massifs de roche s'écrasèrent au sol, rebondirent, se brisèrent en fragments plus petits. La poussière enveloppa tout.
Progressivement, le nuage de poussière commença à se dissiper. Sortant de la grotte effondrait, Finall avançait. L'aura de l'acolyte avait changé fondamentalement. Là où se tenait auparavant un être empli de doutes, de colère brute et indomptée, se dressait maintenant une présence sombre et contrôlée. Ses vêtements déchirés par le combat et l'épreuve révélaient un corps couvert de blessures, certaines fraîches, d'autres plus anciennes, cicatrices d'esclavage et de luttes passées. Pourtant, ces marques semblaient désormais insignifiantes, des vestiges d'un passé révolu, d'une identité abandonnée.
Zaden sentit le changement avant même que Finall n'approche, la peur s'était transformée en pouvoir, la rage en détermination froide. Il avait fait face à ses démons intérieurs et les avait soumis à sa volonté.
Finall s'arrêta à quelques pas de son maître, s'agenouillant dans un geste qui n'avait plus rien de servile, un acte de respect calculé envers celui qui lui avait ouvert la voie. Son corps, malgré les blessures et l'épuisement, ne trahissait aucune faiblesse.
- Relève-toi. Tu n'es plus un acolyte. Désormais, tu es mon apprenti.
Faisant mine à son apprenti de le suivre, les deux adeptes du côté obscur marchèrent en direction de l’académie...
5 Heures standard plus tard
L’apprenti Sith Miraluka, avait bien fait parler de lui à son retour, la lame ancestrale en sa possession et les runes d’ensorcellement Sith prouvé que ce dernier était devenu le protégé du seigneur Zaden. Finall, été d’ailleurs retourner à l’infirmerie où il eu quelques bandages ainsi qu’une paumade à base de mixture douteuse, après s’être remis il fut convoqué dans les quartiers de son maître...
Le sas s’ouvrit, Zaden ne se retourna pas, il avait ressenti qu’il s’agissait de son nouvel apprenti Finall. Il était mains croisées dans le dos entrains d’observer la plaine faisant face à l’académie, l’imposante bais vitré laisse apparaître des kilomètres de vie sauvage.
- Approche, apprenti. Dit Zaden, à travers son modulateur de voix.
Finall se trouvait désormais quelques mètres derrière lui, à son tour il pouvait observer ce que son maître regarder. Puis Zaden repris ses paroles.
- Tu as su faire tes preuves jusqu’à présent, ta connexion à la Force et au côté Obscur ne fait nul doute désormais. Ton entraînement continuera mais plus au sein de cette académie, il est temps que tu mènes des missions à bien pour l’Ordre et pour les plans que nous avons…
Il se retourna et en utilisant la force alluma un holo projecteur qui s’activa entre lui et son apprenti. On y distinguait, un twil’ek mâle, 37 ans, sa localisation était Nar Shaddaa, à droite d’autres informations les lieux qu’il fréquentait souvent et le quartier où il était le plus souvent repéré le Quartier Rouge non loin des déchétteries.
- Ce personnage est un ancien associé d’une connaissance de Kuat…récémment nous avons pu apprendre qu’il travaillait pour un Hutt dirigeant un petit consortium sur la fabrication de réacteur pour destroyer et cet individu est la personne en charge des opérations du noyau, et il est en concurrence directe avec notre soutien de Kuat. Par conséquent, nos amis perdent des crédits et par la même occasion nous également…Je devais m’y rendre pour régler ce…litige, mais tu iras en ma place et agira pour moi.
Zaden éteigna l’holoprojecteur et transferra les données sur une clé comlink cryptés avant de la tendre à son apprenti.
- Trouve ce Twil’ek et fais en sorte qu’il ne soit plus capable de travailler…cependant fais attention, Nar Shaddaa est le repére des Hutts et il vaut mieux pour toi que tu évites d’attirer l’attention…rends-toi d’abord à l’armurie. Demande au gardien ton équipement, il est prévenu, ensuite rends-toi vers Nar Shaddaa. Contacte-moi lorsque ton objectif est rempli.
Après avoir donné ses dernières instructions, l’Anzat se retourna à nouveau vers sa position initiale. Son apprenti, Finall allait devoir partir en direction de Nar Shaddaa, mais pour cela quelques équipements l’attendaient à l’armurerie, l’inventaire figurait sur la clé cryptait donné par son maître.
- Un comlink crypté
- Un holoprojecteur
- Une malette de protection Blastech dans laquelle il pourrait ranger sa lame et la faire passer pour un artefact…
- Quelques vêtements de meilleur manufacture, fabriqué sur Anaxes qui laisserait l’individu se fondre dans la masse
- Une pochette de 150 crédits pour les besoins sur la lune des contrebandiers
Ainsi le Miraluka partait avec pour but de remplir sa première directive de son maître.Spoiler
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Post n°13
Auteur : Finall Kel’qsoLa navette publique l’avait débarqué à la station extérieure, juste avant le coucher du soleil. Le sol de Vinsoth, sec et poussiéreux, lui parut plus familier que jamais. L’air était lourd, chargé d’odeurs d’humus et de métal chauffé. Pas un mot n’avait été échangé pendant tout le trajet.
À la sortie de la plateforme, deux soldats l’attendaient. L’un d’eux scanna rapidement son identifiant. L’autre se contenta d’un hochement de tête avant d’ouvrir la voie.
Le Seigneur Zaden vous attend, dit-il simplement.
Le Miraluka suivit sans un mot, son manteau claquant derrière lui.
L’académie grouillait d’activité. Un groupe d’acolytes en tenue d’entraînement courait dans la cour inférieure, escorté par un surveillant armé d’un bâton à électrochocs. Plus loin, des cris résonnaient depuis l’arène secondaire. Le sang séchait lentement sur les pierres.
Des droïdes de maintenance passaient, glissant entre les colonnes massives. Un instructeur au crâne tatoué échangeait à voix basse avec une Chev au regard dur, probablement une élève méritante. Les statues de Dark Sharok et de Dark Kovarn projetaient leur ombre sur la cour centrale.
Finall traversa les couloirs, passa sous une arche gravée de maximes en Sith. Il reconnaissait chaque recoin. Chaque craquement de dalle. Chaque vibration obscure.
On le mena jusqu’à une porte haute, austère, le garde l’ouvrit et il entra seul.
Le bureau du Seigneur Zaden.
Froid. Ordonné. Une baie vitrée surplombait les marais à l’extérieur. Nulle lumière ne filtrait. Juste le rouge terne du ciel mourant.
Zaden était là. Debout, dos tourné, immobile.
Finall s’inclina brièvement, puis s’exprima d’une voix calme, directe :
Le twi’lek, Keph’taar, a été localisée dans le quartier rouge de Nar Shaddaa. Puis isolé, capturé, et transporté à pied jusqu’au cabinet désigné. Aucun incident en chemin.
Il marqua une courte pause, puis reprit sans hausser le ton :
La puce a été extraite par un médecin clandestin, un Quermien. Intervention rapide.
La transmission a été effectuée via un relais sécurisé. J’ai reçu confirmation de la réception.
La puce a été détruite après l’envoi, conformément aux instructions du client.
Puis, comme un ajout plus personnel :
Une pièce secondaire a été récupérée pendant la mission.
Un sabre laser ancien. Elle est endommagée. Sans cristal. Le modèle à l'air différant du votre. L’arme a été modifiée récemment, probablement pour la revente. Mais elle porte une trace… obscure. Résiduelle.
Il ne bougea plus. Le silence s’installa.
Il attendait. -
Post n°14
Auteur : Zaden KryosUn cycle standard auparavant, le seigneur Sith Anzati était revenue sur Vinsoth à la suite de son excursion discrète sur Korriban, ce voyage s’était avéré plus que fructueux pour l’ambitieux Zaden, l’esprit d’Ajunta Pall lui donna accès à des connaissances qui pourrait changer l’avenir de l’Ordre Sith ou du moins c’est ce qu’il croyait…
Aussitôt de retour à l’académie Zaden, s’empressa de rejoindre son bureau, déposant précieusement l’holocron du Jedi Noir dans une anti-chambre dérobé. Il laissa un regard se baladé sur l’intégralité de la pièce qui autrefois appartenait à Dark Tyrax…désormais elle était sienne, l’Anzat ne pourrais d’ailleurs jamais l’oublier, sa mutilation en étant la preuve horrible.
Il fit quelques pas pour rejoindre son fauteuil avant de s’assoir dedans, face à lui quelques rapports sur l’état actuel de Vinsoth ainsi que de la population, à les lire il semblait confirmer l’idée que le gouvernement fantoche mis en place par Dark Oblivious quelques années auparavant porté ses fruits…les projets avançaient selon les agendas, rien à signaler, l’Ordre Sith pourrait continuer ses activités en tout tranquillité et dans l’ignorance de la communauté Galactique. Puis vint le dernier rapport de la pile, celui que Zaden attendait avec le plus d’impatience, l’apprentie Sith Nyx’ara qui avait été envoyé sur Ossus, son rapport était sous forme d’holo message, le Sith pris la clé pour l’insérer dans le lecteur de son bureau, quelques secondes après un hologramme laissa apparaître à taille réduite le corps de l’apprentie.
- Seigneur Zaden, nous avons marqué la plupart des localisations dans l’ancienne bibliothèque Jedi, cependant toujours aucune trace de l’ancien temple…des gardiens créer à partir de la force étaient dans les ruines, nous avons perdu un acolyte mais je suppose que tel est la voie des Sith, les faibles doivent périr pour permettre aux forts de survivre…Toujours est-il nous avons désormais établi un périmètre de sécurité à l’entrée. Concernant les archives, de nombreux ouvrages sur la Force et ses enseignements, nous avons pris soin de ne rien toucher mais avons lancer un scan que vous trouverez en complément de ce message, il vous fera visualiser en 3D ce que nous avons déjà découvert pour le moment. Comme convenue je vous recontacterais dans 7 cycles standard afin de faire mon rapport.
Zaden poursuivi la lecture par l’affichage de la carte 3D envoyé par l’apprentie, par-dessus laquelle il vint superposer une carte « supposant » de la structure existante trouvé dans les archives de l’académie Sith. Plusieurs morceaux ne correspondaient pas mais certains couloirs et certaines pièces pouvaient être assimilé…ce qui intéressé Zaden était le niveau inférieur 6, là étant censé se trouver des ouvrages sur les midi-chloriens…mais aucune correspondance entre les deux cartes…il faudrait continuer les recherches.
Après quelques temps à réfléchir à la suite de la direction à adopter, le seigneur sith fut interrompu dans ses pensés par un garde.
- Seigneur, votre apprenti Finall, est dans une navette en orbite il atterrira bientôt au Statioport de Volak. Dit-il d’une voix toute solennelle.
- Bien, qu’on lui dise de me rejoindre dans mes quartiers.
Quelques temps plus tard, le Miraluka était devant Zaden entrain d’établir son rapport sur Nar Shaddaa et la manière dont il était parvenu à accomplir son objectif, mais alors que ce dernier parlait, l’Anzat avait remarqué à son ceinture un objet nouveau…et c’est avec nul doute qu’il comprit qu’il s’agissait là d’un sabre laser. A ce moment son apprenti ajouta ses dernières paroles.
- Une pièce secondaire a été récupérée pendant la mission. Un sabre laser ancien. Elle est endommagée. Sans cristal. Le modèle à l'air différant du votre. L’arme a été modifiée récemment, probablement pour la revente. Mais elle porte une trace… obscure. Résiduelle.
Zaden faisant face à son apprenti, posa ses deux mains sur son bureau avant de lui répondre.
- Bien, je suis sûr d’entendre sous peu des nouvelles de Drevon, il sera plus que satisfait de savoir que la mission c’est passé sans encombre…Il est primordial qu’il continue de financer notre ordre et pour cela nous devons à tout prix l’assister comme ce que tu as fait…
Il marqua une pause, puis se redressant, s’avança à hauteur du Miraluka, le regard rouge de Zaden planté sur le bandeau qui recouvré les orbites vide de son apprenti. D’un geste il s’empara du sabre laser, sentant la surprise chez Finall.
- Tu es tombé là sur un outil bien utile, apprenti…
Le Sith Anzati observait le sabre laser dépourvu de son crystal kyber en le manouvrant en l’air avant de le tendre vers Finall à nouveau.
- Garde-le, c’est le tien désormais. Cependant il va te falloir le rendre utile et pour cela tu n’auras d’autre choix que de récupéré un crystal kyber…bientôt tu pourras utiliser un véritable outil de puissance, sois patient…
Et tandis que Zaden parlait, il sentit une sensation en lui qui le dévorait, oui il devait se nourrir maintenant cela ne pouvait plus attendre…et désormais il pouvait tester son apprenti, ce dernier parviendrait-il à lui apporter des personnes ?
- Apprenti, vas à Volak, trouves-y deux personnes et ramène-les-moi. Je t’attendrais au bosquet derrière l’académie. De préférence des personnes qui ne manqueront à personne afin de ne pas attirer l’attention… -
Post n°15
Auteur : Finall Kel’qsoFinall était resté droit, silencieux, face à son maître. Son rapport avait été clair, concis. À présent, une nouvelle mission l’attendait. Direction Volak. L’apprenti ne posa aucune question. Il avait compris qu’il n’en saurait pas plus.
Il hocha simplement la tête.
Ce sera fait.
Sans un mot de plus, il tourna les talons et quitta les quartiers du Seigneur Sith. Le sabre attaché à la ceinture, l’esprit déjà tourné vers sa prochaine tâche.
Les couloirs de l’académie étaient calmes.
Quelques acolytes passaient en silence, tête baissée. Finall avançait d’un pas régulier. La voix de Zaden résonnait encore dans son esprit. Pas tant les mots… plutôt l’intention derrière.
Il traversa le hall principal, descendit vers les docks internes. Une navette descendait vers Volak toutes les demi-heures standards.
Il attendit adosser à un mur, bras croisés. Deux Chevs en uniforme passèrent devant lui sans un mot. Il revenait d’une mission extérieure, et le voilà déjà reparti.
Quand la navette arriva, il monta sans un regard pour les autres passagers. À l’intérieur : quelques civils et membres du personnel logistique.
Le trajet fut court. Quinze minutes au-dessus des marais pourpres de Vinsoth, avant l’approche de Volak, la cité industrielle.
À peine débarqué, il sentit l’agitation typique des zones basses : marchés de pièces détachées, entrepôts désaffectés, places ombragées où s’entassaient les exclus et les parias.
Parfait.
L’objectif était simple : ramener deux proies à l’académie. Vivantes.
Il tira un peu plus sa capuche. Puis il s’enfonça dans les ruelles, laissant derrière lui le spatioport et son vacarme métallique.
Le sol était sale. Les vapeurs d’hydrocarbure flottaient à hauteur de visage. Volak ne manquait ni de proies, ni de recoins pour disparaître.
Finall progressait lentement. Il n’avait pas besoin de se presser. Trouver les bons profils prenait plus de patience que de force.
Il traversa une première artère où s’entassaient les étals de récupérateurs. Plus loin, des cantinas miteuses, peuplées de contrebandiers, de dockers, de laissés-pour-compte.
Il s’arrêta un instant dans l’ombre d’une enseigne clignotante.
Son attention se porta sur deux silhouettes affalées contre un mur. Un Rodien et un Humain, jeunes et affamés mais le regard fuyant. Déjà marqués par la rue. Personne ne les chercherait.
Il s’approcha lentement.
Vous deux. Le ton neutre, sans appel.
Les deux relevèrent la tête, méfiants.
Du travail, de la bouffe et des crédits.
Leur instinct de survie parla avant leur bon sens. L’humain se redressa en premier.
Où ça ?
Suivez-moi.
Pas un mot de plus. Il pivota, s’enfonça dans une ruelle latérale. Les deux le suivirent, un regard vers l’arrière, hésitants mais accrochés à l’espoir d’une chance de vivre.
Le retour vers le spatioport fut rapide. Il choisit les passages les plus déserts.
Devant la rampe de la prochaine navette vers l’académie, il se tourna vers eux.
Montez.
Ils obéirent. Trop faibles et trop affamés pour résister.
Finall resta debout durant tout le trajet, immobile.
Le sabre battait légèrement contre sa hanche à chaque vibration de la navette.
Quelques minutes plus tard, les tours sombres de l’académie émergèrent à l’horizon.
La navette atterrit. Il descendit en premier.
Dans un geste bref, il désigna aux deux hommes de le suivre.
Ils pénétrèrent le sentier menant au bosquet, derrière les murailles.
Le ciel rougeâtre filtrait à peine entre les arbres décharnés.
Ils n’étaient plus très loin du point de rendez-vous.
Finall ralentit, vérifia les alentours d’un coup de Force sous sa capuche. Personne aux alentours.
Puis, d’un geste sec et précis, il frappa le premier homme d’un coup de paume dans la nuque. Son corps se relâche et avant même qu’il compris il s’évanouit.
Le second tenta à peine de réagir. Un crochet bref dans le foie le plia en deux, puis un revers le fit sombrer à son tour.
Pas un mot, pas un cri.
Finall les attrapa par les bras et les traîna vers le bosquet derrière l’académie, comme Zaden l’avait ordonné.
Le sentier s’enfonçait derrière les bâtiments de l’académie, vers les bosquets sombres que peu d’acolytes osaient fréquenter.
Finall avançait d’un pas régulier, un corps tiré de chaque main, traînés sur le sol terreux. Les deux hommes étaient inconscients, leur respiration lente mais stable.
Il atteignit enfin la clairière désignée. Une zone dégagée, à l’abri des regards.
Sans un mot, il relâcha les deux corps, puis se redressa.
Son bandeau tourné vers l’obscurité des bois, là où il savait que son maître l’observait déjà. -
Post n°16
Auteur : Zaden KryosAu fond du bosquet, là où les arbres créaient une ombre parfaite, le Seigneur Sith humanoïde apparu. Sa silhouette imposante le démarquait clairement au milieu des arbres et ses pas ne produisaient aucun bruit sur les feuilles mortes. Derrière lui, deux gardes de l'académie l'accompagnaient, leurs visages dissimulés sous leurs casques, chacun armé de pique, ils accompagné leur nouveau maître des lieux.
L'Anzat observa les deux corps inconscients étendus sur le sol terreux. Le Rodien et l'Humain respiraient encore, leurs poitrines se soulevant faiblement. Une satisfaction envahit Zaden alors qu’il regardait les deux pauvres âmes à ses pieds. Mais la faim... la faim le dévorait de l'intérieur comme un brasier.
Depuis sa mutilation aux mains de Dark Tyrax, se nourrir était devenu un supplice. La perte de sa mâchoire inférieure et d'un de ses appendices proboscidiens avait transformé ce qui était autrefois un acte naturel en une épreuve douloureuse et frustrante. L'enseignement d'Ajunta Pall lui avait montré de nouvelles possibilités, mais la théorie ne remplaçait pas la pratique. Il devait expérimenter, adapter ses nouvelles connaissances à sa condition physique altérée.
D'un geste, il ordonna aux gardes de se saisir du Rodien. Les deux soldats obéirent sans un mot, soulevant le corps inerte avec une efficacité mécanique.
- Emmenez celui-ci aux laboratoires de l'académie, ordonna-t-il d'une voix gutturale, déformée par son vocodeur. Que personne ne s’approche de lui sous aucun prétexte, mes recherches débuteront par lui.
Les gardes hochèrent la tête et disparurent dans l'obscurité, emportant leur fardeau vers les entrées secrètes de l'académie. Zaden resta seul avec Finall et l'Humain inconscient.
Le Seigneur Sith s'agenouilla lentement près du corps de l'Humain. L'homme était jeune, peut-être vingt-cinq ans standards, les traits émaciés par la malnutrition et la vie dans les bas-fonds de Volak. Ses vêtements sales témoignaient d'une existence misérable, mais son visage avait encore une certaine innocence. Cela ne ferait que rendre l'expérience plus... instructive.
Zaden posa sa main gantée sur le front de l'homme. Les paupières du vagabond papillonnèrent, puis s'ouvrirent lentement. Il fallut quelques secondes pour que la conscience revienne pleinement, puis la peur explosa dans ses yeux.
- Qu'est-ce que... où suis-je ? balbutia-t-il en tentant de se redresser.
D'une pression ferme, Zaden le maintint au sol. L'homme découvrit alors le visage de son ravisseur dans la pénombre. La peau pâle de l'Anzat, ses yeux d'un rouge profond, et surtout... la partie inférieure de son visage, déformée par les cicatrices et l’imposante prothèse mécanique qui remplaçait partiellement sa mâchoire détruite.
Un cri de terreur pure s'échappa de la gorge de l'Humain.
- Silence, murmura Zaden, et sa voix déformée rendit l'ordre encore plus terrifiant.
Il use légèrement de son influence mentale, pas assez pour endormir sa proie, mais suffisamment pour paralyser ses cordes vocales. L'homme continua de hurler, mais aucun son ne sortit de sa bouche. Ses yeux s'écarquillèrent d'horreur tandis qu'il réalisait qu'il ne pouvait plus émettre le moindre bruit.
- Bien mieux, hurler ne t’aidera malheureusement plus… soupira Zaden avec une satisfaction cruelle.
Il approcha son visage de celui de sa victime, l'appendice proboscidien qui lui restait émergea lentement de sa narine. L'Humain tenta de se débattre, mais une nouvelle pression de la main du Sith coupler à l’usage de la Force l'immobilisa complètement. Seuls ses yeux pouvaient encore bouger, exprimant une terreur absolue tandis qu'il comprenait ce qui allait lui arriver. L'appendice se glissa délicatement dans la narine de l'homme. Au lieu du drainage brutal et rapide qu'il pratiquait autrefois, Zaden tenta quelque chose de différent. Inspiré par les fragments de connaissance d'Ajunta Pall, il chercha à établir une connexion plus subtile, plus... intime.
L'énergie vitale commença à s'écouler, mais lentement, par à-coups. Zaden ressentit immédiatement la différence. Au lieu de simplement absorber la force vitale, il pouvait maintenant percevoir les émotions de sa victime, ses souvenirs les plus récents, ses peurs les plus profondes.
L'homme s'appelait Dek. Il avait perdu son emploi dans les mines de Volak trois mois plus tôt. Sa femme l'avait quitté. Il vivait dans la rue, survivant de mendicité et de petits larcins. Des images floues de son passé déferlèrent dans l'esprit de Zaden, une enfance heureuse sur une ferme, des rêves brisés, une lente descente vers la misère.
Mais ce qui fascinait le plus l'Anzat, c'était la qualité de cette connexion. Il ne se contentait plus de voler la vie, il la comprenait. Chaque souvenir, chaque émotion absorbée enrichissait sa propre expérience. C'était comme si les fragments de personnalité de sa victime venaient se greffer temporairement sur la sienne. La terreur de Dek était exquise, absolue, non diluée par l'espoir ou la colère. Zaden savoura chaque nuance de cette peur, comme un connaisseur savoure un grand cru.
Cependant, sa condition physique limitait encore ses possibilités. L'absorption était irrégulière, parfois douloureuse. Les modifications génétiques partielles reçues sur Korriban n'avaient pas encore pleinement compensé ses mutilations. Il lui faudrait du temps, de la pratique, et probablement d'autres sujets d'expérimentation.
Dek s'affaiblissait progressivement, son teint devenant livide, petit à petit le peu de vie qui restait dans l’homme s’en alla, rejoignant la longue liste de victimes à l’actif de l’Anzat Sith.
Zaden se tourna vers Finall, qui avait assisté à toute la scène sans broncher. L'apprenti Miraluka se tenait parfaitement immobile, son bandeau tourné vers son maître, impossible à déchiffrer.
L'Anzat essuya le sang qui coulait encore... L'alimentation restait un processus douloureux, mais les nouvelles techniques montraient des promesses intéressantes. Il faudrait simplement s'adapter.
- Approche-toi, apprenti, ordonna-t-il d'une voix plus ferme.
Il observa Finall s'avancer d'un pas mesuré. Le Miraluka avait prouvé sa compétence sur Nar Shaddaa, et maintenant sur Vinsoth. Il était temps de lui confier une mission plus complexe, quelque chose qui testerait vraiment ses capacités.
- Ton travail sur Nar Shaddaa était satisfaisant, commença Zaden. Exactement ce que j'attendais d'un apprenti de valeur.
Il marqua une pause, laissant ses mots résonner dans le silence du bosquet.
- Mais les véritables défis ne font que commencer. L'Ordre a des préoccupations qui dépassent les simples missions d'extraction. Il y a sept continents sur Vinsoth, et chacun abrite des installations stratégiques de l'académie.
Zaden se mit à marcher lentement autour de son apprenti, ses pas produisant désormais un léger crissement sur les feuilles mortes.
- Sur le continent d’Echine, l’ordre a installé une station d’écoute nous permettant de détecter les intrusions dans le système afin de nous préparer au pire. Mais il y’a désormais trois cycles standard, nous n’avons plus reçu de signal de leur part, silence radio…
Il s'arrêta devant Finall, plongeant son regard rouge dans le bandeau qui dissimulait les orbites vides de son apprenti.
- Je veux que tu te rendes sur Echine. Découvre ce qui s'est passé à l’avant-poste. S'il s'agit d'un simple dysfonctionnement technique, alors reste sur place le temps que cela soit réparé. S'il s'agit de sabotage... élimine les responsables. S'il s'agit d'autre chose...
Le regard de Zaden, devint plus intense, comme si il refusait de continuer lui-même sa propre phrase.
- Utilise ton jugement. Tu as carte blanche, mais je veux un rapport complet à ton retour. Cette mission te permettra de prouver que tu es plus qu'un simple exécutant. Il te faudra faire preuve d'initiative, d'intelligence, de capacité d'adaptation.
Le Seigneur Sith sortit de sa robe un petit dispositif de communication crypté et le tendit à Finall.
- Echine est un continent hostile. Grandes chaînes de montagnes, faune dangereuse, conditions climatiques extrêmes. L’avant-poste Umbral a été construit au sommet d’un pic, l'accès reste difficile. Tu devras faire preuve de prudence autant que de détermination.
Il se détourna légèrement, contemplant la tour sombre de l'académie.
- Le personnel était composé de douze personnes : six gardes, quatre opérateurs, un commandant et un technicien en communication. Tous des individus loyaux et compétents. Leur silence simultané est... préoccupant.
Zaden pivota à nouveau vers son apprenti.
- Tu partiras à l'aube. Une navette cargo te déposera aux coordonnées que j'ai programmées dans ce communicateur. À partir de là, tu devras te débrouiller seul. L’avant-poste se trouve à environ cinquante kilomètres du point de largage, à travers un terrain particulièrement inhospitalier.
Il marqua une nouvelle pause, semblant peser ses mots. L'Anzat observa attentivement la réaction de Finall, il était difficile à déchiffrer, mais sa posture suggérait une attention totale aux instructions reçues.
Zaden se dirigea vers l'orée du bosquet, signalant que l'entretien touchait à sa fin. Il s'arrêta une dernière fois, sans se retourner.
- Tu as jusqu'à la fin de la semaine standard. Pas un jour de plus. Si tu n'es pas revenu d'ici là, je considérerais que tu as échoué... définitivement.
Le silence retomba dans le bosquet. Derrière eux, le corps de Dek gisait…vide. Zaden contempla un instant sa propre création, satisfait des progrès accomplis mais conscient du chemin qui restait à parcourir. -
Post n°17
Auteur : Finall Kel’qsoLa lumière rougeâtre filtrait à travers les brumes du soir quand Finall franchit enfin les grilles de l’académie. Les soldats Sith s’écartèrent sans un mot, l’observant passer, silhouette solitaire couverte de poussière et de boue, le pas boitillant, le regard perdu dans l’invisible.
Il ne salua personne. Ne chercha pas d’aide.
Le sabre pendait à sa ceinture, grossier encore, brut, mais vibrant d’une présence sourde. Les rares acolytes croisés sur son chemin s’étaient figés en le voyant, attirés par ce qu’ils ressentaient — ou repoussés.
Il grimpa les marches de pierre noire comme un condamné. Le silence l’accompagnait. Pas même les statues des anciens Seigneurs ne semblaient le juger.
Devant les portes du hall principal, il s’arrêta.
Une fraction de seconde.
Juste assez pour souffler.
Puis il entra.
Pas un mot. Pas une explication.
Juste ce regard opaque, usé jusqu’à l’os, et la Force autour de lui — plus dense, plus lourde, comme chargée d’un feu qui ne demandait qu’à être attisé.
La salle d’audience baignait dans une lumière rouge sombre, presque suffocante. L’air était chargé, lourd de non-dits et d’attentes silencieuses.
Finall entra, le pas mesuré, les muscles tendus. Chaque mouvement portait le poids des heures passées à lutter, à fuir, à survivre. Il s’arrêta à quelques mètres de l’ombre imposante qui ne bougeait pas, attendant simplement.
Il inclina la tête en un salut bref, sa voix rauque s’échappa dans le silence.
La station était morte quand je suis arrivé. Douze morts, pas de Sith. Des mercenaires, précis, professionnels.
Il laissa ses mots flotter un instant, le souvenir du combat crispant ses poings.
J’ai désamorcé leur engin explosif, tué l’escouade mais le chef s’est empoisonné. Pas d’interrogatoire possible.
Le Seigneur Sith demeura immobile, une présence lourde pesant sur ses épaules.
Ils avaient verrouillé le site.
Finall marqua un temps. Son regard se posa sur la ceinture, là où pendait son arme achevée.
Sur le chemin du retour, j’ai découvert une grotte. Les vibrations dans la Force étaient fortes, instables. Un gisement naturel de cristaux Kyber.
Il le retira de sa ceinture, dévoilant l’arme brute.
J’en ai extrait un.
La pièce sembla se refermer sur eux. Le silence était dense, presque palpable.
Je l’ai saigné instinctivement. Il a résisté, mais a cédé. Le cristal est encore instable. Il brûle… différemment.
La silhouette devant lui ne fit aucun geste, mais Finall sentit le poids du regard, scrutateur, presque jugé.
Il n’était plus le jeune Miraluka qui avait fui son passé. Plus l’ombre apeurée qui s’était glissée dans les marais.
Il était un apprenti. Forgé par la souffrance, affûté par le combat.
Le silence dura encore un instant, puis Finall se redressa, serrant les poings.
Le sabre battait doucement contre sa hanche, pulsant avec une promesse nouvelle.
Dans la Force, une trace de son passage restait, lourde et déterminée. -
Post n°18
Auteur : Zaden KryosZaden observait son apprenti avec l'intensité d'un prédateur étudiant sa proie. Le jeune homme venait de terminer son rapport sur la mission d'Echine, et chaque mot résonnait dans l'esprit calculateur du Seigneur Sith comme les pièces d'un puzzle macabre. Une attaque, pas un accident. Des mercenaires, pas des pirates opportunistes. Les implications étaient troublantes.
Le Miraluka poursuivit son récit, expliquant comment il était parvenu à récupérer un cristal kyber dans une grotte non loin de la station détruite. Zaden arqua un sourcil, surpris malgré lui par cette découverte inattendue. Vinsoth n'était pas réputée pour ses gisements de cristaux kyber... À moins que l'implantation de l'Ordre Noir, plusieurs années auparavant, n'ait commencé à influencer la géologie même de la planète ? Cette question, aussi fascinante soit-elle, demeurait secondaire face à l'urgence de la situation.
L'Anzat prit la parole, sa voix grave portant une note d'approbation calculée.
— Bien, Finall. Tes compétences évoluent, c'est... encourageant. Cependant, les nouvelles que tu apportes ne présagent rien de bon. Cette attaque sur Echine n'est pas le fruit du hasard quelqu'un nous observe, nous étudie, et maintenant... quelqu'un agit contre nous. Il nous faudra creuser plus profondément cette affaire.
À peine avait-il terminé sa phrase que son holocom se mit à vibrer avec insistance. L'identifiant du capitaine Wissex clignotait en rouge signal d'urgence maximale. Zaden décrocha immédiatement, et l'hologramme du capitaine de la flotte Sith se matérialisa dans un scintillement bleuâtre.
Durant la communication il apprit qu’une attaque de grande ampleur touchait Vinsoth et que bientôt les forces ennemis commencerait leur débarquement
La communication se coupa dans un crépitement électronique, laissant la salle dans un silence pesant. Seuls Zaden et son apprenti Finall demeuraient, l'atmosphère chargée d'une tension palpable.
Le Seigneur Sith tourna lentement son regard vers le jeune homme qui venait tout juste d'acquérir son sabre laser. Un sourire sans joie étira ses lèvres, révélant une satisfaction amère.
— Ta nouvelle possession tombe à point nommé, ironisa-t-il, sa voix teintée d'un humour sombre. Il semblerait que l'attaque sur Echine n'était qu'un prélude... un test de nos défenses avant l'assaut principal. Nous sommes désormais envahis, et je crains que nous ne nous dirigions vers une défaite cuisante.
Il s'interrompit, commençant à arpenter la salle de ses pas mesurés, ses mains jointes dans le dos. Son esprit stratégique analysait chaque option qui pouvait se presenter.
— Nous quitterons Vinsoth, reprit Zaden après un long silence, mais pas maintenant. Pour l'instant, nous devons résister, leur donner l'illusion que nous nous accrochons à cette planète comme des désespérés. Il faut qu'ils croient que nous refusons la fuite... du moins jusqu'à ce que nos véritables plans soient en place.
Finall se redressa, il savait que son maître était sur le point de lui confier une mission cruciale.
— Finall, tu partiras pour Aeziel. Ce secteur stratégique ne doit pas tomber entre leurs mains. Mais d'abord, rends-toi à la cour intérieure. Tu y trouveras Plessii, impossible de le rater, c'est un Wookiee d'une stature impressionnante et d'un tempérament... explosif. Dis-lui que c'est moi qui ordonne qu'il t'accompagne. À deux, vous devriez pouvoir tenir la position et éliminer quiconque osera s'opposer à vous. Ne me déçois pas, apprenti. Cette bataille sera le véritable test de tes capacités guerrières.
Soudain, les lourdes portes de la salle d'audience s'ouvrirent avec fracas. Dark Sillius pénétra dans la pièce, son aura d'autorité sévère précédant chacun de ses pas. Sa prestance imposante et son regard perçant trahissaient une impatience belliqueuse.
— Zaden ! lança-t-il d'une voix chargée d'autorité et d'agacement. Que faisons-nous exactement ? Nous sommes sous attaque, nos ennemis osent nous défier sur notre propre territoire ! Il est temps de leur montrer ce que signifie s'opposer à la puissance des Sith. Pourquoi ne contre-attaquons-nous pas immédiatement ?
Zaden inclina respectueusement la tête, bien qu'intérieurement il trouvât cette arrogance typiquement Sith parfaitement ridicule. Cette mentalité de supériorité aveugle, cette conviction que leur simple statut de Sith les rendait invincibles... c'était précisément cette hubris qui avait conduit leur ordre au bord du gouffre à travers les âges. Mais il masqua parfaitement ses pensées, répondant avec le respect dû au rang de son interlocuteur.
— Dark Sillius, bien sûr que nous allons combattre. Je viens justement d'ordonner à l'apprenti Finall de se rendre sur Aeziel pour défendre ce secteur vital. Je pense qu'il serait judicieux que chacun d'entre nous prenne en charge une zone stratégique clé. Ainsi, nous pourrons limiter les dégâts et coordonner notre résistance de manière optimale.
Dark Sillius hocha vigoureusement la tête, ses yeux brillant d'une ferveur combative.
— Excellente idée ! Dans ce cas, je prendrai Minas sous ma protection. J'emmènerai plusieurs acolytes avec moi, il est temps qu'ils apprennent ce que signifie vraiment servir les Sith. Cette bataille sera leur baptême du feu !
— Parfait, approuva Zaden. Quant à moi, je resterai à l'académie pour m'assurer que nos biens les plus précieux, archives, artefacts, holocrons, puissent être dissimulés ou évacués si nécessaire. Il serait catastrophique que de telles richesses tombent entre des mains ennemies. Dark Nihls est déjà partie pour Echine superviser la construction d'une nouvelle station de surveillance. Connaissant ses capacités stratégiques et son pragmatisme, elle saura parfaitement comment agir face à cette situation. Je ne m'inquiète pas pour elle. Et pour El Vins, Shin’kai s’y était rendu pour une inspection...il supervisera cette zone
Dark Sillius frappa du poing dans sa paume, galvanisé par la perspective du combat.
— Excellent ! Alors ne perdons plus de temps. Chaque seconde compte désormais !
Il tourna les talons et quitta la salle à grandes enjambées, son énergie martiale résonnant dans le couloir.
Zaden reporta son attention sur Finall, son expression redevenant grave et solennelle.
— Tu as entendu nos dispositions, apprenti. Il est temps pour toi de partir et de prouver ta valeur. Cette bataille ne sera pas seulement un test de tes compétences au combat, ce sera l'épreuve qui déterminera si tu as l'étoffe d'un véritable guerrier Sith. Ne me déçois pas. L'avenir de notre ordre pourrait bien dépendre de chacun d'entre nous dans les heures à venir.
Après le départ de Finall, Zaden se retira dans ses quartiers privés, l'esprit déjà tourné vers les préparatifs complexes qui l'attendaient.
Au-dessus de Vinsoth, la bataille spatiale faisait rage. Les chasseurs Sith, malgré leur agilité et la compétence de leurs pilotes, étaient inexorablement submergés par la supériorité numérique de l'ennemi. Les explosions illuminaient l'espace d'éclairs aveuglants, tandis que les débris de vaisseaux détruits formaient un ballet mortel autour de la planète.
Sur la surface, les forces Sith se déployaient méthodiquement vers leurs positions assignées. Chaque place forte, chaque secteur stratégique accueillait désormais ses défenseurs, déterminés à vendre chèrement leur vie.Spoiler
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Post n°19
Auteur : Finall Kel’qsoDe retour sur l'Évasion Fiscale
Alors que je descends de la navette, je ressens plusieurs émotions distinctes dans le hangar.
De la Haine dégagée par mes alliés de l'Ordre. Compréhensible. Nous avons perdu notre Académie, notre lieu de vie. Perdu des hommes et du matériel.
Malgré mon arrivée récente et la rapidité avec laquelle tout s'est enchaîné, je me demande comment nous allons nous reconstruire. Cela prendra du temps, certes. Mais nous reviendrons plus forts.
"Je reviendrai plus fort."
Les mercenaires, eux, sont d'humeur moqueuse. Ça se comprend. Nous, guerriers Sith, avons échoué à reprendre notre vaisseau. Et de la main même de nos envahisseurs.
Mais je me demande si, à leur place, ils ne feraient pas de même.
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Sentant mon flanc de plus en plus douloureux, je décide de faire mon rapport rapidement. Mettre un terme à cette mission, puis me reposer en profitant des soins disponibles.
Je traverse les couloirs en grande enjambées. Direction la salle de briefing.
Le Seigneur est là, comme à son habitude, dos tourné, fixant à travers la vitre notre Ordre. Enfin, le peu qu'il nous en reste.
Ma voix est neutre.
Le Nebula est perdu. Les forces ennemies supérieures. Repli effectué avant pertes plus importantes.
Silence.
Je serre les poings fortement.
J'ai échoué, Maître.
