Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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Star Wars RPG

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Brume sur l’Échine

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    Le ChroniqueurL Hors-ligne
    Le Chroniqueur
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    #1

    Post n°1
    Auteur : Finall Kel’qso

    L’air stagnait sous les arbres. Finall restait immobile, adossé à un tronc, son bandeau tourné vers le centre de la clairière. La Force lui transmettait chaque détail : les pulsations désordonnées du cœur humain, les spasmes résiduels du Rodien, et surtout… la concentration glacée de Zaden.

    Il avait déjà vu la mort, il avait même tué, mais jamais ainsi.

    Ce n’était pas une exécution. Pas une punition. C’était autre chose. Une méthode lente, clinique, qui vidait l’homme de ce qu’il était sans une goutte de sang versée au sol. Finall percevait le lien, ce canal invisible par lequel l’Anzat siphonnait la Force vitale de sa proie. C’était méthodique, inhumain.

    Il regardait, captivé malgré lui, par cette extraction minutieuse, ce ballet cruel où chaque souffle, chaque souvenir arraché semblait nourrir Zaden d’une puissance nouvelle. La peur, la douleur, la vie elle-même, tout se mêlait dans cette danse silencieuse. Finall sentait un mélange d’émerveillement et d’effroi devant ce qu’il voyait : une maîtrise rare, presque artistique, de la souffrance et du contrôle.

    Quand le corps s’effondra, vidé, Finall resta figé un instant. Fasciné par la complexité de cet art morbide, il comprenait que le Côté Obscur ne se limitait pas à la destruction brute. Ici, il y avait une science, une puissance subtile, et il savait qu’il avait encore beaucoup à apprendre.

    Quand son maître lui ordonna d’approcher, Finall s’exécuta sans hésiter. Son pas était mesuré, fluide. Pas un mot, pas un geste superflu. Il s’arrêta à une distance respectueuse.
    Son esprit était en alerte. Il savait que chaque mot, chaque ordre comptait. Que cette entrevue n’était pas un simple rapport, mais un nouveau test.


    Sans ciller, il écouta Zaden, le bandeau braqué vers lui comme s’il pouvait lire dans son esprit. Sa mission sur Nar Shaddaa avait donc été jugée satisfaisante. Le Seigneur Sith évoqua l’avant-poste sur Echine, un continent hostile, avec une station d’écoute muette depuis trois cycles standards, un silence radio inquiétant.

    Le Seigneur Sith chargea Finall d’enquêter, de rester sur place en cas de panne, d’éliminer s’il s’agissait de sabotage, et d’agir selon son jugement.

    Le dispositif de communication crypté passa dans sa main. L’avant-poste Umbral était perché sur un pic, difficile d’accès. Douze personnes y travaillaient, loyales et compétentes.

    Leur silence simultané inquiétait.

    Le Mirakula aurait une semaine standard pour revenir, sinon il serait considéré comme perdu pour l’Ordre.

    Finall, le bandeau braqué vers son maître,

    Je pars à l’aube, maître. Dit-il d’un ton sec.

    Le corps vidé gisait toujours au sol, vestige d’une démonstration cruelle. Une leçon simple : ici, chacun est un outil, une ressource à consommer.

    Le communicateur dans sa poche pesait lourd. Il n’avait pas le droit à l’erreur. Il tourna les talons, s’éloignant dans le silence, les feuilles mortes craquant sous ses bottes.

    Le reste de la journée s’était écoulé dans un calme tendu.

    Finall n’était pas retourné à ses quartiers.

    Il avait passé plusieurs heures dans la bibliothèque de l’académie. Pas pour chercher du savoir ancien, pas cette fois mais pour se documenter sur la station Umbral.


    Les archives internes contenaient des rapports de missions passées sur Echine. Il en consulta chaque fragment disponible.

    Conditions météo. Faune recensée. Dossiers sur l’avant-poste Umbral. Fiches du personnel. Historique des incidents techniques.

    Il lut vite, méthodiquement, enregistrant l’essentiel.


    Peu d’informations étaient récentes. Le silence radio n’était pas la première anomalie de ce genre, mais jamais aussi prolongée.

    Il releva aussi plusieurs mentions d’étranges disparitions dans la région. Faune mutante ? Sabotage local ? Les rapports restaient flous.


    Il s’attarda sur la topographie du secteur : pics acérés, chemins escarpés, gouffres masqués par les brumes.

    Pas de voie directe. Une progression lente et risquée, à prévoir dès la sortie de la navette.

    À la nuit tombée, il quitta la bibliothèque. Il rentra dans ses quartiers et profita en pour se reposer avant sa longue mission.

    Ses affaires étaient prêtes depuis longtemps : équipement sobre, utile.
    À l’aube, il se rendit au spatioport de l’académie.

    Une navette cargo l’attendait, moteur déjà allumé. Le pilote, un vétéran de ce genre de missions, lui adressa un simple signe de tête.

    Finall embarqua sans un mot.

    Le décollage fut brutal. Le ciel de Vinsoth s’assombrit à mesure qu’ils prenaient de l’altitude.


    Le vol fut court.

    À l’approche d’Echine, la navette fut secouée par des courants imprévisibles. À travers les senseurs, on distinguait les montagnes déchiquetées, les bancs de brume s’accrochant aux crêtes.

    Le pilote posa l’appareil sur un plateau rocheux, le seul endroit praticable dans la zone.

     Cinquante kilomètres vers le nord-est, grogna-t-il. Après, tu seras seul. Bonne chance.


    Finall descendit. Le vent froid lui fouettait déjà le visage sous le bandeau.

    Autour de lui : le silence. Un monde minéral, sauvage, hostile.


    Il fit un premier pas sur la roche noire.

    Le transport vibra une dernière fois avant de le déposer sur le sol rocheux.

    Finall descendit. L’air mordait la peau, saturé d’électricité.


    Mais pour lui, ce n’était pas le vent ni le froid qu’il ressentait d’abord.

    C’était la Force.


    Un champ dense, chaotique.

    Le continent d’Echine vibrait d’une énergie sourde.

    Pas de la vitalité comme dans les jungles ou les cités, non.


    Ici, la Force était fracturée par les montagnes, comprimée, instable.


    Chaque pic formait un nœud.

    Des courants obscurs serpentaient le long des parois, se rétractaient dans les gouffres, remontaient en vrilles quand le vent se levait.


    Le ciel lui-même vibrait sous ces tensions : des arcs électriques déchiraient parfois les brumes, laissant des traces douloureuses dans le flux.

    Le sol, lui, n’était jamais inerte.

    Sous la roche, Finall percevait des présences lourdes, lentes : les Vers-pierre, masses de faim aveugle.

    Au-dessus, les Drakors planaient, silhouettes acérées dans la Force, véritables lames mouvantes prêtes à fondre sur toute source de vie.

    Les Kraels étaient plus subtils : leur lien au brouillard brouillait les perceptions, comme s’ils glissaient entre les mailles mêmes de la Force.

    Dans cet environnement, chaque pas était un danger permanent.

    Les sentiers semblaient parfois disparaître sous ses perceptions, comme si la montagne elle-même cherchait à effacer sa trace.

    Le pic Umbral, bien plus loin, se dressait comme une balafre verticale dans le flux.
    Sa structure émettait une vibration artificielle, rigide, presque intrusive dans ce champ naturel tourmenté.

    Les générateurs géothermiques pulsaient dans la Force, des immenses battements sourds sous tension.

    Mais Finall ne percevait aucun signe clair des douze présences humaines.

    Trop loin, trop brouillé pour être pris en compte.

    Il savait que la Force ne lui offrirait pas de réponses nettes sur leur sort à cette distance. 

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    • Le ChroniqueurL Hors-ligne
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      #2

      Post n°2
      Auteur : Finall Kel’qso

      Finall plissa les lèvres sous son bandeau, ses muscles restaient tendus. Ce silence, cet effacement dans la Force lui vrillaient l’esprit. Sa lame chev, modifiée, restait à portée. Son poids contre sa hanche l’ancrait.

      Il fit un premier pas. La brume électrique l’enveloppa aussitôt. Chaque inspiration froide lui volait un peu plus de certitude. Le vent hurlait entre les crevasses, charriant des échos sans origine.

      La perception balayait le flux, cherchant un indice, un résidu. Rien. Un vide dense comme si même la montagne refusait d’être perçue.

      Il avança, lentement. Chaque pas comptait. Le froid mordait, l’équipement filtrait mal. Mais la Force soutenait sa volonté.
      Après deux heures standards de marche, une anomalie dans le flux. Une forme figée. Pas une ombre mais une absence. Compacte, étrangère. La station Umbral.

      Il venait d’arrivé et la mission ne faisait que commencer.

      Le sentier se rétrécit, collé au flanc de la montagne. Juste assez large pour ses pas. Le flux lui-même semblait comprimé contre la roche.

      Il s’arrêta net.

      Pas un calme.

      Un souffle. Un battement puis plus rien.

      Le choc fut immédiat. Aucune alerte dans la Force. Son flanc heurta la pierre, il roula. Il sentit du sang dans sa bouche.
      À demi redressé, il dégaina sa lame.

      Autour de lui, rien.

      Mais il le savait. Pas des présences. Des vides mouvants. Deux, peut-être trois. Comme des bulles dans le flux. Indétectables.

      Les Kraels.

      Prédateurs natifs d’Échine. Liés à la brume comme à un camouflage vivant. Leurs formes ne vivaient pas dans la Force. Elles y flottaient à côté, floues, instables, comme mal arrimées au réel. Invisibles dans la Force mais visible au regard physique.

      Un bond. Un frisson dans l’air.

       Il pivota. Lame en travers. L’impact faillit lui disloquer l’épaule. Il tint. La chose recula. Pas blessée plutôt  prudente.
      Elles ne cherchaient pas à tuer. Elles ne fais eant analysaient le mirakula.

      Deux autres jaillirent. Il recula, se laissa glisser dans une faille étroite de la roche, forçant l’étau. Deux coups bloqués de justesse. Il relâcha une poussée sèche.

      Deux masses tombèrent. Aplaties contre les rochers. Silencieuses.

      Il restait une bête.

      Dos à la paroi, il attendit. Elle bondit.

      Il encaissa, riposta. Sa lame coupa à travers une couche chitineuse. La créature lâcha un cri court, étranglé. Puis recula. Sa silhouette se distordit, se replia sur elle-même, presque comme un mirage.

      Il ne bougea plus. Sa respiration résonnait contre ses côtes. La Force revenait peu à peu. Lente. Distordue.
      Pas de blessure grave. Mais son équilibre avait fléchi.

      Finall progressait lentement.

      Les premiers kilomètres ne furent qu’une mise en jambes : chaos rocheux, falaises taillées à la serpe, fissures masquées par des plaques de mousse noire. À cette altitude, l’air devenait sec, chargé d’ozone. Chaque inspiration lui picotait les narines, mais il avançait, régulier, le bandeau tendu vers l’avant.

      Le terrain était instable. Il longeait d’anciens canyons asséchés, où l’érosion avait sculpté des arches naturelles aussi tranchantes que des vibro-lames. Parfois, des restes de balises impériales rouillées apparaissaient, vestiges d’une époque où l’Ordre s’était cru capable de dominer Echine. Une carcasse de droïde sentinelle gisait à moitié ensevelie dans un repli de terrain, ses photorécepteurs ternes, percés de griffures.

      La journée s’étira.

      Sous les nuages bas, la température chuta brusquement. Un front orageux avançait, porté par les vents du nord. Finall décida de ne pas s’arrêter. Il suivait une ancienne ligne de maintenance gravée à même la roche, à peine lisible même pour sa perception. Par endroits, elle disparaissait totalement. La Force elle-même semblait hésitante.

      À la mi-journée, il fut attaqué.

      Un Krael surgit de la brume, presque sans signe avant-coureur. Il s’enroula autour de lui comme une écharpe vivante, cherchant à l’étouffer. Finall réagit par réflexe. Sa poussée de Force brisa le lien. Le Krael s’écrasa contre une paroi, se contorsionna, puis glissa dans une crevasse avec un cri sourd. Il reprit sa route.

      La nuit tomba vite.

      Les Drakors devinrent actifs. Il les percevait comme des crochets flottants au-dessus de lui, cherchant une faiblesse, une impulsion, un battement de cœur trop fort. Il marcha sans torche, se fondant dans les ombres, attentif à chaque vibration.
      À mi-parcours, il trouva un abri sommaire : les restes d’un relais de l’époque de L’oméga. Un bunker à moitié écroulé, encore alimenté faiblement par une cellule thermique enterrée. Il y passa quelques heures, méditant en position assise, le dos contre un mur fendu. Son sommeil fut fragmenté, hanté par des images de gouffres mouvants et de voix sans visage.
      À l’aube du deuxième jour, il reprit la route. Les pentes se faisaient plus raides, les précipices plus nombreux. Des Vers-pierre avaient creusé d’anciens tunnels, parfois encore actifs. Il évita de justesse une embuscade en restant sur un sentier secondaire, longeant les crêtes.

      La station Umbral approchait.

      À travers la Force, il la voyait de mieux en mieux : une structure dressée à flanc de montagne, ancrée dans la pierre comme une écharde. Les générateurs vibraient par intermittence, signe d’un dysfonctionnement partiel. Le blindage de la station parasitait encore sa lecture intérieure, mais une chose était sûre : elle n’était pas vide.

      Quelque chose... ou quelqu’un... y restait.

      Il ralentit.

      Dernier passage : une arrête rocheuse qu’il devait franchir, avec le vide de chaque côté. Les vents se levèrent, hurlant entre les pics. Le froid mordait plus fort. Il se cala contre la paroi, avançant centimètre par centimètre.

      L'apprenti s’arrêta un instant et contempla cette fameuse station.

      Grise, massive, hérissée d’antennes tordues et de plaques blindées noircies par les intempéries. 

      Puis il continua sa marche. Pas après pas, vers son objectif.

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        #3

        Post n°3
        Auteur : Finall Kel’qso

        Le bâtiment se dessinait enfin derrière les crêtes. Massif, plaqué contre la roche, ses contours vibraient fortement dans la Force. Depuis l’extérieur, elle semblait presque intacte. Les moteurs tournaient encore. Quelques diodes sur la coque pulsaient lentement, comme un cœur qui refusait de s’arrêter.

        Le jeune Sith s’arrêta. Il étendit sa perception. Il y ressentait encore de la vie là-dedans. Choisissant une enquête discrète il s’accroupit, la main sur la roche froide. La Force ne criait pas mais le murmurait. Il avança sans bruit, longeant le flanc, jusqu’à une entrée secondaire.

        Le verrou avait été forcé proprement. Le sas céda sans effort et le mirakula s’insinua dans l’obscurité.
        L’odeur était la première chose. Fer, huile et beaucoup de ce qui ressemblait à du sang séché. Pourtant aucune trace de lutte violente.

        Un premier corps, affaissé dans un couloir latéral. Pas armé. Mort y’a un moment. Un tir net dans la gorge. Puis un second, à moitié avachi dans une salle de repos. Un plateau encore posé sur la table. Mêmes signes. Un travail précis et calculé.
        Il comprenait rapidement la situation actuelle.

        Le personnel n’était plus présent. Mort durant leurs quotidiens. Ce n’était pas une attaque frontale mais une opération chirurgicale. Le groupe qui avait fait ça savait ce qu’il faisait.

        L’apprenti progressa, guidé par la Force. Chaque détour, chaque recoin, filtré par sa perception. Il évitait les zones ouvertes, se fondant dans les ombres.

        Plus loin, une vibration humaine, subtile. Des voix étouffées comme noyées dans le fond sonore de la station.
        Des pas, rythmés et coordonnés. Pas de pression dans la Force. Pas de signature claire.
        Pas des utilisateurs en tout cas surement pas des Sith ou Jedi.
        Mais des non-sensibles, peut-être des mercenaires ? Ou bien clones ? En tout cas leur discipline trahissait un entraînement structuré.

        Finall s’immobilisa, dos contre une cloison. Il ralentit son souffle, le laissant se fondre dans le silence.
        Un souffle d’air chaud s’échappa d’une grille à hauteur d’épaule. Derrière, deux silhouettes passèrent. Tenue légère, blaster E-11.
        Il perçut leurs échanges. Murmures pressés. Accents mêlés, rugueux, probablement des mercenaires ou des locaux enrôlés.

        Tant qu’on finit, il dira rien. On fait ce qu’il a demandé, pas plus.
        Il vient d’où, ce fameux patron ?
        Paraît qu’il vient d’la Bordure, d’un coin assez à l’aise. Mais bon, tout l’secteur veut la peau des Sith.
        « rire étouffé » C’est clair… les mecs se font des ennemis partout où ils passent.

        L’un vérifiait une série de charges posées le long du câblage principal pendant que l’autre fixait une balise portative sur un pylône d’antenne. Marquage inconnu, mais clair.

         C-327-D. 


        Il comprit. Ce n’était pas une panne. C’était un sabotage assez organisé mais amateur.

        Un groupe local, armés et infiltrés. Dirigés sans doute, par un agent extérieur mais qui ? 

        Finall se figea dans l’ombre.
        La mission n’était pas terminée.

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          #4

          Post n°4
          Auteur : Zaden Kryos

          Les deux mercenaires achevaient leur inspection du secteur de maintenance, leurs gestes précis trahissant un entraînement militaire solide. Le plus grand des deux, un homme au crâne rasé marqué de cicatrices, vérifia une dernière fois les charges explosives disposées le long des conduits principaux.

          - Secteur 7 sécurisé, Chef , murmura-t-il dans son comlink. Les charges sont en place, détonation programmée dans quarante minutes.


          Son équipier, plus jeune, aux traits burinés par les soleils de la Bordure Extérieure, ajusta la balise de marquage sur le pylône d'antenne. Il jeta un coup d'œil à son chronogramme.


          - On a fait du bon boulot. Personnel neutralisé proprement, pas de traces d'effraction visible de l'extérieur. Le client sera satisfait.


          - Ouais, mais j'aime pas ces histoires de Sith. Ces types-là, ils ont le don de surgir de nulle part quand on s'y attend le moins.


          Le plus jeune eut un rire nerveux.


          - T'inquiète pas, Korr. D'après les rapports, la plupart sont morts ou en fuite depuis la chute de l'Empire d’Omega. Et puis, qu'est-ce qu'il pourrait faire contre une équipe comme la nôtre ?


          Korr hocha la tête, mais sa main resta près de son blaster. Quelque chose dans l'atmosphère de cette station lui donnait la chair de poule. Trop de silence, trop d'ombres.


          - Allez, on remonte. Le chef veut qu'on vérifie les systèmes de communication avant de partir. Faut s'assurer que plus rien ne pourra transmettre vers la flotte Sith.


          Ils se dirigeaient vers la sortie du secteur quand le plus jeune s'arrêta brusquement, consultant un petit appareil fixé à sa ceinture. L'écran du détecteur de mouvement clignotait faiblement.


          - Korr... regarde ça.


          Le mercenaire expérimenté fronça les sourcils en observant l'écran. Une signature thermique faible mais distincte apparaissait dans les niveaux inférieurs de la station, là où ils se trouvaient.


          - C'est peut-être un système de chauffage défaillant ?  suggéra le jeune mercenaire, mais sans conviction.


          Korr secoua la tête, son instinct de vétéran en alerte.


          - Non. C'est trop régulier, trop... regarde la température ; c'est une signature biologique.


          Il activa son comlink, sa voix désormais tendue.


          - Chef, ici Korr. On a un problème potentiel ; détection d'une signature thermique non identifiée dans les niveaux inférieurs.


          La voix grésillante de leur commandant leur parvint.


          - Reçu, Korr. Montez immédiatement en salle de contrôle pour briefing. Et restez en alerte si quelqu'un a survécu à notre nettoyage, il faut l'éliminer avant que notre mission soit compromise.


          Les deux mercenaires échangèrent un regard inquiet. Leur opération, jusque-là parfaitement exécutée, prenait une tournure inattendue.


          - Tu crois que c'est un des employés qui aurait réussi à se planquer ?  chuchota le plus jeune.


          Korr vérifia son blaster une dernière fois.


          - Peut-être. Dans tous les cas, on va pas tarder à le savoir.


          Ils quittèrent le secteur de maintenance d'un pas rapide, leurs bottes résonnant dans les couloirs métalliques, laissant derrière eux une station piégée et un mystère non résolu qui attendait d'être élucidé, qui pouvaient-ils bien être ? pourquoi un commando ici, dans quel but ? 

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          • Le ChroniqueurL Hors-ligne
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            #5

            Post n°5
            Auteur : Finall Kel’qso

            Le Miraluka restait immobile, caché entre deux conduits d’alimentation dans une cavité partiellement effondrée. La Force lui transmettait chaque vibration.

            Il percevait leurs présences leurs pas, voix et gestes formaient un relief précis. Deux signatures proches : l’une lourde, lente et assez tendue l’autre par contre l’inverse du premier elle était nerveuse, rapide, plus instable.

            D’après leur conversation ils posaient des charges. Le mot “client” revenait. “Sith”, aussi. Il sentit un tressaillement dans l’un des deux — pas de peur, mais une vieille appréhension. Ils connaissaient ce genre de mission. Ils savaient que ce genre d’endroit pouvait cacher bien pire que du personnel.
             
            Il se tassa un peu plus dans le recoin. Invisible à l’œil nu, mais plus pour longtemps.

            Un bip léger brisa le rythme des échanges. Un appareil venait d’alerter. Le plus jeune se figea. Finall le sentit d’un coup : le poids du regard, la tension de l’instant. Le plus vieux approcha.

            « …Signature thermique non identifiée dans les niveaux inférieurs. »

            Pas de doute, ils l’avaient repéré.

            Il se força à ne pas réagir. Pas tout de suite. Il sentit leurs pas reculer, les deux silhouettes remonter d’un pas rapide, armes prêtes. Il capta leur nervosité — contenue, mais bien réelle.

            Finall resta figé, ses sens tendus à leur limite.

            Il capta nettement la tonalité autoritaire qui émergea dans leur comlink. Le vétéran, répondit rapidement, puis le duo échangea un dernier regard. Ils s’étaient fait appeler par leur chef. Une réunion imminente, probablement un renfort.

            C’était une ouverture.

            Ils allaient quitter cette zone pour se rassembler en salle de contrôle, laissant derrière eux un secteur sans surveillance immédiate. Finall savait qu’il pouvait bouger sans être repéré du moins pour un moment.

            Il attendit qu’ils s’éloignent, leur silhouette s’évanouir dans le couloir métallique, puis glissa silencieusement hors de son refuge.

            La station vibrait faiblement, mais ses pas étaient maîtrisés, ses appuis légers. Il bifurqua vers un accès de maintenance latéral, où les systèmes de communication étaient vulnérables. S’il sabotait ces relais, il couperait leurs liens et affaiblirait leur coordination.

            Il ne se faisait pas d’illusions : le commando était entraîné et organisé. Mais cette pause, c’était son moment.

            Il devait agir vite.

            Le couloir était étroit, bordé de câbles rongés et de panneaux descellés. L’air y portait une odeur de métal brûlé, mêlée à celle, plus subtile, d’un fluide hydraulique en fuite. Finall progressa sans bruit, guidé par le frémissement de la Force, chaque pulsation des systèmes lui indiquant la proximité des points névralgiques.

            Un carrefour. Trois modules de relais empilés, connectés à la dorsale de transmission. Il posa deux doigts sur le blindage du premier boîtier, ferma brièvement les yeux.

            Oui. C’était ici il en était certain.

            Il sortit une petite charge IEM à déclenchement différé. Matériel récupéré sur Nar Shaddaa, discret, non traçable. Il fixa l’engin dans un creux entre deux gaines. L’impulsion qu’elle produirait désactiverait les relais sans les détruire juste assez pour couper leurs communications internes. Une fois isolés, ils seraient plus lents et il l’espère moins coordonnés.

            Deux autres charges vinrent se nicher à des points secondaires. Il ajusta la temporisation : deux minutes. De quoi s’éloigner sans bruit.

            Il recula sans bruit, remonta par une échelle de maintenance, bifurqua vers les niveaux supérieurs.
            À mi-chemin, un frisson.

            Quelque chose remontait dans l’axe opposé. Pas seul. Un binôme ?

            Il s’immobilisa dans un renfoncement étroit, dos plaqué contre une cloison tiède. Son souffle se suspendit.

            Les présences s’approchaient.

            Le premier ouvrait la marche avec régularité, chaque pas calé, chaque balayage net. L’autre suivait sans un mot, couvrant les arrières, focalisé sur les angles. Aucun flottement. Pas de sursaut. Juste des réflexes rodés.

            Dans la Force, ils formaient un noyau stable, lisse, sans dissonance. Deux esprits disciplinés.

            Le premier émettait une impression froide, presque clinique : mouvement, observation, tri. L’autre, plus compact dans la Force, agissait comme une ombre — peu de traces mentales, peu d’intention visible, mais une présence tendue au bord du déclenchement.

            Un pas léger frôla le métal. Une silhouette passa, visière abaissée, arme levée.

            Il capta une voix, filtrée par les micros :
             Secteur A5, clair. Passage vers la salle 32.

            Puis un signe de tête vers un embranchement. Ils continuaient toujours de manière méthodique.

            La Force pulsa, l’alerte maintenue.

            Finall attendit deux respirations après leur passage, puis glissa hors de l’ombre.

            Au loin, trois déclics nets. Les détonateurs armés. Le décompte avait commencé.

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              #6

              Post n°6
              Auteur : Zaden Kryos

              Les charges IEM explosèrent dans un grondement sourd, plongeant instantanément les couloirs dans une semi-obscurité. Les lumières d'urgence se mirent à clignoter de manière erratique. Dans le silence qui suivit, seul le bourdonnement des systèmes auxiliaires troublait l'atmosphère.
              Les mercenaires se mirent à bouger avec une précision redoutable, leurs lampes tactiques perçant les ténèbres en faisceaux croisés. Leurs formations se resserrèrent instinctivement, l'entraînement avait pris le dessus sur la confusion.

              Korr émergea d'un embranchement, son blaster E-11 balayant méthodiquement les angles morts.

              - Contact visuel !

              Le jeune Miraluka plongea derrière une console de maintenance, les impacts de blaster crépitant autour de lui. Il roula sur le côté, dégaina son épée.
              Ce fut alors que l'entraînement des mercenaires se révéla dans toute sa brutalité. Ils ne cherchèrent pas l'affrontement direct. Deux tireurs prirent position en hauteur, utilisant les passerelles de maintenance pour un tir plongeant. Deux autres bloquèrent les issues, leurs armes automatiques crachant un feu nourri qui força Finall à rester couvert.

              Un filet énergétique s'abattit soudain sur l’aveugle depuis une alcôve latérale. Finall s'effondra, pris au piège, son épée tombant hors de portée avec un claquement métallique.

              - Cible neutralisée !  rugit Korr en émergeant de l'ombre, un lanceur de filet fumant entre les mains.

              En quelques secondes, quatre mercenaires se positionnèrent autour du Sith immobilisé, leurs blasters pointés vers sa tête. Le cinquième, un homme au visage balafré, s'approcha lentement.

              - Eh bien, eh bien...  murmura le dernier en s'accroupissant près de Finall.  Un petit Sith. Tu as causé pas mal de désagréments à mon équipe, gamin.

              Korr cracha sur le sol, essuyant une trace de sang qui coulait de son arcade sourcilière.

              - On fait quoi, on appelle le Chef ? Le client a dit "pas de témoins".

              Le silence se fit pesant dans le couloir dévasté. Seul le bourdonnement des systèmes d'urgence accompagnait maintenant la respiration tendue des mercenaires. Finall était à leur merci, cerné par cinq professionnels de la mort qui n'attendaient qu'un geste de Korr pour appuyer sur leurs détentes.

              L'étau s'était refermé, ou le côté Obscur allait prouver le contraire...

              Spoiler
              Spoiler

              HRP
              Tu fais face à une expérience de mort imminante. Finall va réunir toute la rage en lui qu'il a accumulé et exécuter une vague de force qui va neutraliser trois mercenaires et les deux autres seront projeté et désorienté pendant un cours instant...
              Après cela fait toi un chemin jusqu'au poste de commandement de leur Chef. 

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                #7

                Post n°7
                Auteur : Finall Kel’qso

                Le déclic métallique résonna à peine, mais il le sentit dans la Force : un mouvement sec, trop précis. Quelque chose surgissait d’une alcôve.

                Un éclair d’énergie fondit sur lui. Il tenta de pivoter, mais ses appuis cédèrent, sa jambe happée par une impulsion gravimétrique. Le choc le projeta au sol, l’enserrant dans une toile d’énergie pulsante, collée à sa peau comme un feu vivant. Sa lame tomba hors de portée, raclant le sol sur quelques mètres.

                Il se débattit violemment. Impossible. Le maillage vibrait, verrouillant chacune de ses articulations.

                Des pas lourds s’approchèrent. 

                Cible neutralisée !

                Ils étaient là. Cinq. Il les percevait sans les voir : lourdeur des bottes, le souffle maîtrisé, blasters prêt à tirer. Tous visaient sa tête avec précision.

                Sa respiration devint courte. Une brûlure ancienne remonta, acide, familière. Une douleur qu’il n’avait plus ressentie depuis des années.

                Le filet devenait la cage.
                Le métal, le collier.
                Le sol, la boue d’Orvax.

                Il revivait son enfance. Les coups de fouet. Les cris du contremaître. Le cliquetis des chaînes. L’odeur du sang. Son petit corps tremblant, incapable de se défendre.

                Pas cette fois.

                La peur bascula est quelque chose flamba à l’intérieur.

                Un appel instinctif, brutal, primal.

                La Force répondit. Pas par des mots plutôt par une déferlante muette. Un cri silencieux explosa de son être.

                Tout son corps se tendit, ses muscles arrachèrent le filet, et une Vague partit. 

                Une onde noire, brute, violente.

                Trois mercenaires furent balayés de plein fouet. Ils volèrent comme des pantins, broyés contre les cloisons. L’un s’écrasa, sa nuque brisée. L’autre resta vide de mouvement et le troisième convulsa au sol.

                Les deux restants furent projetés à plusieurs mètres. L’un heurta un conduit. L’autre roula, désorienté.
                L’apprenti se redressa lentement.

                Son souffle rauque, ses membres tremblants. Il planta ses doigts dans le sol, se remit debout et ramassa son arme d’une main ferme.

                Le contact du métal calma une partie de sa fureur.

                Aucune hésitation.

                Un pas, puis deux et la lame siffla dans l’air. Le premier survivant tenta de lever son arme mais s’effondra sous le coup. La gorge tranchée, une fontaine écarlate jaillit de son centre.

                L’autre, au sol, leva ses bras dans un geste dérisoire de protection mais le sabre l’abattit sans ralentir. Le crâne perforé cogna la cloison dans un bruit mat. Inerte.

                Silence.

                Un bip grésilla faisant rompre ce silence mortuaire.

                 Pas le temps pour l’écouter.

                 Il fit glisser le comlink du bout du pied vers un recoin. Hors de portée sonore.

                Plus aucun tir. Plus aucune voix. Juste le sifflement des systèmes de secours et la pulsation rouge des éclairages de crise.

                 Il savait où diriger.

                 Le poste de commandement était proche, deux sections plus haut, protégé par une porte blindée. Si le chef y attendait toujours, il allait bientôt comprendre que l’initiative avait changé de camp.

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                  Post n°8
                  Auteur : Zaden Kryos

                  Le Commandant du groupuscule observait les écrans de surveillance avec attention. Les caméras infrarouge avaient capté les derniers instants du combat, du moins jusqu'à ce que cette... chose se produise. Une onde d'énergie invisible avait grillé la moitié des capteurs du secteur, visiblement, ils avaient sous estimé que l’Ordre Noir envoit un disciple afin d’examiner la station...ils s’attendaient à une patrouille de soldats tout au plus et le temps que les forces rassemblé par la celégienne arrive, il n’aurait qu’à tenir la position.

                  - Korr, rapport ! aboya-t-il dans son comlink.


                  Silence radio.


                  - Répondez !


                  Toujours rien. Seul le grésillement des communications coupées lui répondait. Il se tourna vers son équipier, un Duros aux yeux rouges perçants qui contrôlait les commandes de surveillance.


                  - Keph, status des charges principales ?


                  - Toujours opérationnelles, Commandant. Détonation prévue dans... Il consulta son chronogramme. Vingt-trois minutes.


                  - Parfait. Et les systèmes de sécurité ?


                  - J'ai réussi à rétablir partiellement les communications. Le Duros marqua une pause. Commandant... les biosignatures de l'équipe Beta ont disparu. Toutes.


                  Le chef serra les mâchoires. Cinq hommes d'élite, éliminés par un seul Sith. Le client l'avait prévenu que ces adeptes obscurs étaient dangereux, mais il n'avait pas imaginé... ça.


                  - Activez les verrous magnétiques sur toutes les issues principales


                  - Compris, Commandant.


                  Le Duros pianota rapidement. Dans toute la station, des portes blindées se verrouillèrent avec un claquement métallique. Des barrières énergétiques s'activèrent dans les couloirs stratégiques. Mais le commando savait que cela ne ferait que ralentir leur adversaire. Keph fronça ses sourcils inexistants.


                  - Commandant... si il accède au réseau de ventilation, il pourra contourner nos verrous.


                  Le Sith était malin et visiblement plus dangereux qu'ils ne l'avaient anticipé. Il fallait changer de stratégie. Le chef des opérations consulta une dernière fois son chronogramme. Vingt-deux minutes avant la détonation. Largement suffisant pour éliminer un Sith, même doué pensait-il. Un nouveau bip d'alerte interrompit son analyse tandis que sur l'écran principal, une section de la station venait de passer au rouge.


                  - Il a trouvé l'accès au réseau de maintenance, murmura Keph. Il se dirige vers...


                  L'écran se figea, puis s'éteignit complètement.


                  - Merde. Il sait ce qu'il fait.


                  Il serra les poings. Ce n'était plus une simple élimination c'était devenu une partie d'échecs mortelle. Et il commençait à avoir l'impression que son adversaire avait plusieurs coups d'avance.

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                    Post n°9
                    Auteur : Finall Kel’qso

                    Le métal vibrait faiblement sous ses paumes, une pulsation organique, stable et précise. Ce n’était pas un générateur.
                    Finall restait accroupi dans le conduit, le souffle court, l’épaule engourdie, la jambe droite en feu. Chaque mouvement tirait douloureusement sur ses muscles déchirés, mais il ne ralentissait pas. La douleur… c’était un langage qu’il avait appris à parler.

                    Devant lui, la grille. Et au-delà, la salle de commandement. Deux présences. L’une agitée, nerveuse. L’autre, froide, bien ancrée — sans doute le chef d’escouade.

                    Ils m’attendent.

                    Il écarta lentement la grille. Le métal racla, discret, mais audible. Il se glissa dans l’ombre du couloir, accroupi, la main gauche serrée autour du manche brut de son épée Chev. Dans l’autre, une lame courte récupérée sur un corps.

                    Un battement. Juste assez pour glisser un morceau de cape roulé dans l’angle de la pièce.

                    Trois tirs fusèrent, vifs, précis, collés. Le tissu s’effondra sous les impacts, brûlé. Finall roulait déjà de côté, muscles tendus, plaqué contre un renfoncement.


                    Le Duros ouvrit le feu sans attendre. L’autre… réfléchissait.

                    Finall compta trois battements, respira profondément, et tira sur la Force.


                    Ils avaient bougé. Le Duros s’était retranché derrière une pile de caisses trop hautes pour un tir optimal. Le commandant restait près de l’entrée secondaire, en hauteur.

                    Bien organisée…

                    Finall expira lentement, prit une inspiration, puis bondit sur la droite en tendant un bras. Une vague mal canalisée de Force projeta une caisse contre le mur, bruyamment. Le Duros se retourna, tirant à l’aveugle.

                    Trop tard.


                    Finall jaillit de l’ombre, lame en avant. Le premier coup fut stoppé net par une pièce d’armure, mais le choc fit plier le genou de l’alien. Le second entailla le flanc.

                    Un hurlement guttural. Le Duros tenta de riposter. Finall lui brisa le bras d’un revers sec de la garde, puis planta la lame courte dans sa gorge.

                    Le corps s’effondra.


                    Il se redressa à moitié — et se figea.

                    Le commandant était déjà là.

                    Le coup de crosse frappa sa tempe, son oreille bourdonna. Il recula, mais l’autre ne lui laissa pas de répit. Deux pas, un genou levé dans les côtes. Finall gronda, vacilla, serra les dents. Le commandant arma un coup de poing. Il bloqua avec l’avant-bras, riposta avec le pommeau de son épée.

                    Le commandant dégaina un vibro-couteau, son regard stable, concentré.

                    Tu vas pas désamorcer ce merdier à temps, lança-t-il froidement.

                    Finall ne répondit pas, verrouilla son poids, et frappa.

                    Un enchaînement brutal. Tranchant horizontal — bloqué. Coup de genou — esquivé. Riposte du commandant — Finall recula d’un cheveu, sentit la lame passer près de sa gorge. Il para avec le plat de l’épée, mais le choc faillit lui faire lâcher prise.

                    Puis l’autre attaqua pour de bon. Une série de frappes rapides, précises, vers les points faibles de l’armure. Finall encaissa un coup au flanc, hurla de douleur, tituba, mais transforma la douleur en élan. En hargne.

                    Il plongea sous un revers, roula maladroitement, planta sa lame dans la jambe de l’homme. Pas profondément, mais assez pour briser son rythme.

                    Le commandant recula, mais Finall ne lui laissa pas le temps. Il frappa en arc, visa l’épaule — dévié. Revint par le bas — touché.

                    Une entaille dans l’armure. Le sang perla.


                    Leurs souffles se mêlaient, moites, rythmés, comme des tambours.


                    Le commandant feinta un pas de côté, tenta de le contourner. Finall fit mine de suivre, puis feinta une ouverture. L’homme mordu à l’appât et chargea. C’est là que Finall frappa.

                    Pas proprement. Pas en force. En désespoir.

                    Il planta la lame dans la hanche, enfonçant l’arme de tout son poids. Les deux tombèrent ensemble, s’écrasant au sol. Un instant de lutte, les jambes s’agitèrent. Le commandant tenta de saisir quelque chose à sa ceinture.

                    Trop lent.

                    Le corps se raidit. Il venait d’avaler une capsule. Finall sentit l’odeur métallique. Le battement cardiaque cessa. Il roula sur le dos, rampa, cracha du sang. Sa main tremblait autour du manche de l’épée.

                    Il ferma les yeux. Écouta.

                    Le signal. Toujours là. La vibration, plus rapide. Une urgence. Une faim.

                    Sa perception à travers la Force glissa vers le panneau mural, derrière la console. Un souffle parcourut la station. L’alerte ne venait pas du combat, mais de ce qu’ils avaient enclenché.


                    Pas de temps pour les questions.

                    Il se releva, chancelant, et marcha vers la menace.

                    Le panneau vibrait. Un grondement discret, grave, comme un écho venu du sol.

                    Finall se traîna jusqu’à lui, genoux marqués de sang, épaule en feu. Chaque geste était un arrachement, mais il n’y avait pas de place pour l’hésitation.

                    Il planta sa lame dans le boîtier. Une étincelle jaillit, le métal se tordit. Le panneau céda à moitié. Derrière, un nœud de câbles, des relais scellés, une matrice instable d’énergie.

                    C’est là. C’est ça le battement.

                    Il posa une main tremblante sur la structure. Une onde de chaleur monta jusqu’à son bras. Une pulsation synchronisée… pas avec la station, mais avec un détonateur à distance. Déjà armé. Il n’avait pas stoppé un compte à rebours — ils l’avaient déclenché plus tôt.

                    Leur chef avait prévu de mourir ici. Et de l’entraîner avec lui.


                    Finall serra les dents. Ses doigts brûlaient. Il tira sur la Force — non pour détruire, mais pour ressentir. Il perçut la vibration interne, les relais de sécurité, les circuits de redondance.

                    Il ne connaissait rien aux explosifs.


                    Mais il reconnaissait un cœur quand il en sentait un battre.


                    Alors il frappa. Une fois. Deux fois. Il martela la base du relais avec la crosse de son arme, jusqu’à ce que le métal se déforme, jusqu’à sentir la vibration changer de ton, devenir chaotique.

                    Puis il y eut un déclic.
                    Le rythme s’interrompit.
                    Pas stoppé, mais brouillé.
                    La chose était sourde. Comme morte… ou confuse.
                    Pas désactivée entièrement, mais empêchée le déclenchement, pensa-t-il intérieurement.


                    Finall recula d’un pas, chancela. Il jeta un dernier regard vers la salle. Le commandant gisait là, la capsule encore collée entre ses lèvres. Pas un mot. Pas une explication.

                    Tant pis.

                    Il tourna les talons et courut.

                    Les couloirs défilèrent. Le métal glissait sous ses bottes ensanglantées. Il passa devant des corps — certains qu’il avait laissés, d’autres non. Des portes, des générateurs, des balises clignotantes. Il n’y avait plus rien à sauver ici.
                    Juste sortir.


                    Une secousse fit vibrer la station. Lointaine. Peut-être une surcharge. Peut-être un second système. Il accéléra. Chaque pas tirait sur ses muscles. Sa perception par la Force vacillait, tachée d’éclairs sombres.

                    Mais il sentit l’ouverture. L’air plus vaste. L’odeur des roches extérieures.


                    La sortie.


                    Il bondit à travers un sas éventré, roula sur le gravier tranchant, et tomba à genoux dehors.

                    La montagne l’accueillit dans un silence écrasant.


                    Derrière lui, la station resta muette. Aucun souffle d’explosion.


                    Finall resta là un instant. Genoux dans la poussière. Dos brûlant. Poitrine tremblante.

                    Puis il se releva.

                    Et marcha vers la crête.

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                      Auteur : Finall Kel’qso

                      L’air changea.
                      Finall s’arrêta.


                      Sa respiration soulevait sa poitrine en saccades lentes, mais ce n’était pas l’essoufflement qui l’alertait. Quelque chose — plus bas, sous la ligne brisée des rochers — vibrait. Une pulsation fine, presque noyée dans le chaos ambiant, mais assez claire pour qu’il s’y accroche.

                      La Force le poussait.

                      Il bifurqua. Descendit un étroit sentier entre les plaques d’ardoise fendue. L’humidité lui collait à la nuque, la terre était meuble, instable, mais il avançait.

                      Chaque pas faisait naître une tension plus nette, comme un écho ancré dans la roche.
                      Pas une présence. Pas un danger.

                      Il repéra une faille dans un contrefort, à demi enfouie sous des branchages. Un tunnel naturel.
                      Instinctivement, il s’y glissa. Rampant d’abord, puis accroupi.
                      L’atmosphère était lourde, saturée d’odeurs minérales et d’humidité froide. Plus il s’enfonçait, plus la Force vibrait autour de lui. Un environnement dense, différent de l’académie.

                      Et puis… il le sentit.
                      Un éclat.
                      Un point de tension pure.


                      Il se redressa dans une petite cavité ronde, à peine assez grande pour tenir debout. Le sol était couvert de poussière minérale et de fragments rocheux. Mais là, juste devant lui, partiellement enfoui dans une crevasse naturelle… un éclat cristallin luisait doucement.

                      Bleu. Pur. Naturel.


                      Il resta figé un instant, abasourdi.

                      Un cristal Kyber ?

                      Il ne s’y attendait pas. Pas dans cet endroit perdu, abandonné, si loin des temples et des puits de mémoire.
                      Il tendit lentement la main. 
                      Au toucher, une sensation étrange remonta le long de son bras. Pas une résistance — une acceptation prudente. Le cristal vibrait, comme vivant.

                      Finall le souleva. Il sentit son poids réel — faible — mais chargé. Comme si chaque pulsation contenait une tension prête à éclater.

                      Il resta accroupi, tenant le cristal, les doigts encore souillés de sang et de suie.


                      Un long silence.
                      C’était réel.
                      Pas un piège, ni un mirage, ni une vision.


                      Un cristal de sabre, ici. À portée.
                      Offert ? Trouvé ? Peu importait. Ce genre de hasard n’existait pas.

                      Il baissa la tête un instant, concentré.

                      Ce n’était pas un cristal pour lui. Pas sous cette forme.


                      Le cristal reposait dans sa main.


                      Froid. Lisse. D’un bleu pur, intact. Il ne vibrait pas comme ceux de l’académie. Celui-ci était vivant, naturel, mais… étranger.

                      Finall s’agenouilla dans la cavité rocheuse, puis s’assit en tailleur, laissant le silence l’englober. La grotte suintait encore d'humidité. La Force y coulait, sourde, lente, concentrée.

                      Il ferma les yeux.
                      Ses doigts se resserrèrent sur le cristal.


                      Il écouta.


                      Chercha à comprendre ce qu’il devait faire. Il n’avait jamais appris à saigner un cristal. Personne ne le lui avait enseigné. Pas même son maître.


                      Mais il sentait qu’il pouvait. Que la réponse était là, quelque part, à portée de volonté.


                      Il se concentra.
                      Pas sur le cristal.
                      Sur lui-même.


                      Tout ce qu’il avait contenu depuis Orvax. Depuis Kex. Depuis la station.

                      L’humiliation d’Orvax, l’odeur de la cage, la morsure du fouet sur sa peau nue. Les ordres aboyés, la peur de l’erreur, le mépris silencieux. Le regard de son maître quand il tombait, comme on regarde une bête trop maigre pour tirer une charge.

                      Et la station. Le silence oppressant. Les corps froids. L'ombre de ceux qu’il avait traqués. Les visages des soldats, leurs cris, leurs tirs paniqués. Le goût du métal sur la langue, celui du sang sur les gants. Le regard vide du commandant à genoux. La fin abrupte, volée. Aucune réponse. Juste une certitude : il ne connaissait toujours pas leur but. Et pourtant, il avait tout détruit.

                      C’était là. En lui.

                      Pas un torrent. Un gouffre.


                      Un puits sans fond, rempli de rancune, de pertes, de douleurs contenues, d’instants qu’on n’efface pas. De violence qui n’avait jamais eu le temps de s’exprimer autrement qu’à travers la survie.

                      Il ne s’excusa pas.
                      Il n’en voulait pas à la Force.


                      Il lui offrit tout ça, sans fard, sans honte. Il imposa son histoire à ce cristal comme on impose une vérité qu’on ne discute pas.

                      Et la Force, comme un fleuve noir, s’éleva en lui.

                      Le cristal commença à vibrer.
                      Un frémissement, presque imperceptible.
                      Puis une tension, une friction.
                      Un conflit.

                      Finall serra les dents. Il n'avait pas besoin de dominer le cristal.
                      Il devait l'obliger à voir. À comprendre. À plier.


                      Il ouvrit les yeux.
                      Et dans un souffle, le saigna.

                      Un craquement sec résonna dans la grotte. Le cristal se fêla en son cœur.
                      La lumière bleue vira au cramoisi.
                      D’abord instable. Puis plus sombre. Rouge sale, noircie par endroits, comme une braise contenue dans une gangue trop fine.


                      Il ne sourit pas.
                      Mais il sentit, dans ses tripes, que c’était juste.


                      Il sortit le manche restauré qu’il portait depuis Nar Shaddaa. Ouvrit l’émetteur.
                      Ses mains tremblaient, mais pas d’hésitation.
                      Il ajusta les polarités. Inséra le cristal encore brûlant dans la chambre. Referma le tout. Verrouilla les conduits.
                      Un simple clic métallique.


                      Il resta assis un instant, tenant le sabre dans sa paume. Puis l’activa.
                      Un hurlement sec fendit l’air.


                      Le faisceau jaillit dans un éclair rouge sombre. Instable. Vibrant.
                      L’arme vibrait dans la paume comme une bête retenue par un fil.


                      Finall le fixa.
                      Pas avec les yeux.
                      Avec la Force.


                      Et pour la première fois, ce qu’il tenait dans sa main ne venait pas du passé.
                      C’était à lui.
                      Entièrement.


                      Il coupa le sabre. Le fixa à sa ceinture.
                      Puis se redressa.

                      Avec ce sabre complet, il se considérait maintenant comme un véritable Sith — du moins en apparence.

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                        Post n°11
                        Auteur : Finall Kel’qso

                        Le froid de la grotte ne l’avait pas quitté.

                        Sabre en main, Finall redescendit lentement le flanc rocheux, appuyé contre les pierres humides, traînant sa jambe blessée sans un mot. La douleur battait à son flanc comme un second cœur, mais il l’ignorait.

                        Le cristal vibrait encore dans la paume de son arme. Vivant. Rouge comme la colère qu’il n’avait pas su éteindre.
                        Il traversa les marais sans croiser âme qui vive. Ni chasseur, ni patrouille. Juste la vase, le silence et l’écho sourd de ce qu’il venait d’accomplir.

                        Quand les premières structures de Volak réapparurent à l’horizon, il ne leva même pas la tête. Il passa les murs, les hangars, le port en ruines, comme une ombre parmi les ombres.

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