Une contrée illimitée.......
-
Post n°1
Auteur : Jagabamdahttp://star-wars-rpg.soforums.com/t5863-Communications-Holographiques.htm?s…
Le bruit de la mer, le son des vagues qui viennent s’échouer sur une longue et large plage
« - C'est quoi la confiance en soi, Baba ?
- "La confiance en soi traduit l’aptitude d’une personne à croire en ses capacités et à fonder ses actions sur le sentiment de sécurité intérieure."
- " Moi, j’avais lu : « permet à une personne de reconnaître la valeur de ce qu’elle croit, dit et fait. "
- " Oui, cela se traduit ainsi. Si l'on peut dire ! "
Traînant ses pieds, sur ce sable chaud, tête baissée. La petite écoute les paroles de son "Baba". Celui-ci, les mains croisées dans le dos, pas à pas, continue à exposer afin d'éclairer les questions de son jeune enfant. Puis, soudain, il s'arrête, se place face à la gamine, genoux à terre. Sur cette action, la petite s'arrête, elle aussi, et lève la tête de ses pieds, fixant son père. L'homme, les mains posées sur les poignets de l’enfant, comme pour capter toute son attention, lui dit :
- Tu sais, Jaga, ta question est si importante pour une petite fille de ton âge que j'aimerais que tu ne puisses jamais oublier les paroles que je vais te dire aujourd'hui .... Pour cela, je souhaiterais que tu écoutes attentivement ... Quelque soit le chemin que tu prendras dans ta vie. Quelque soit le chemin que tes grands-mères et mères veulent tracer pour toi, Jaga, mon enfant ! ... N'oublie jamais ces mots.
Jagabamda plisse les yeux. Elle voulait juste une réponse à une question, le ton de son père l'intrigue. Ils s'assoient, là face à cette étendue d'eau, et il poursuit.
"- Avoir confiance en soi, ce n'est pas une mince affaire. C'est une compétence, une compétence à acquérir tout le long de sa vie. La confiance en soi commande ainsi une bonne connaissance de notre potentiel et de nos capacités. Plus une personne est au fait de ses forces tout comme ses faiblesses, plus sa confiance en elle sera solide et avérée. Avoir confiance en soi, c’est davantage voir ce qu’on peut faire, quand et comment le faire, que de croire ou affirmer qu’on peut tout faire.... Tu comprends ? ....Cette confiance en soi doit te permettre de relever un défi difficile, non par orgueil, mais parce que tu sais que tu en seras capable. .... Dès lors, tu ne craindras pas d’exposer tes actions ... ton travail à la critique. ... parce que tu en reconnais la valeur et que tu es fière du résultat obtenu. Ainsi, dans ta vie, ma fille, tu apprendras à gérer les problèmes et les situations de façon honnête et morale. »
- " La confiance en soi permettra à une personne de relever un défi difficile, non par orgueil, mais parce qu’elle sait qu’elle en est capable." se répète-t-elle dans sa tête. "Mais je n'ai que 10 ans, comment dois-je interpréter ses mots ? Aucune réponse à cette question..............................................................................................
Soudain, changement de décor, la petite fille a pris de l'âge ; Assise sur le grand divan du patio, un document à la main, elle contemple les fleurs qui venaient d'éclore à quelques pas sous la petite jardinière près de la troisième marche...
« - Humm ! Humm ! Je vois ! Alors, le travail avance ? » Fait l’homme assis à ses côtés. Son père sortant d'elle ne sait d'où, est installé près d'elle et débute la conversation comme si une question avait été posée. Surprise, elle ne répond pas... D’où était-il arrivé ? Depuis combien de temps est-il assis là ?
« - Le travail, paie ! Es-tu une acharnée à la tâche, Jaga ? Es-tu une bonne « travailleuse » Jaga ? »
La jeune brune scrute le regard de son père, il lui parle mais n’attend pas ses réponses.
« - Les travailleurs ayant une bonne confiance en eux savent comment traiter avec les personnes. Les travailleurs qui ont confiance en eux et qui se connaissent bien discernent les tâches qui leur conviennent plus que d’autres et se questionnent sur ce qui limite leur capacité d’action... Ils n’hésitent pas à dire qu’ils ont besoin d’aide lorsqu’ils estiment qu’une tâche dépasse leurs capacités, sans nécessairement douter du fait qu’ils soient compétents. Ils ont appris à se faire confiance et à prendre des risques pour relever des défis... Ils prennent des décisions facilement...
Se tournant vers l’adolescente, sourire aux lèvres.
« - Ce qu’il te faudrait constater, jeune fille, c’est que les efforts que tu dois déployer pour arriver à tes fins t’apportent de la satisfaction et tu devras en être fière de montrer ton travail aux autres. C’est ainsi que tu auras suffisamment d’assurance pour fonctionner dans des situations incertaines. Va et Vois, comment apprécier de plus en plus la qualité de ton travail et de ton apprentissage, ainsi que les efforts des autres. »
Presque instinctivement, sa main s’agrippe à ce vieux parchemin, ses doigts parcourent les lettres d’or gravées, tandis que ses yeux essaient de déchiffrer l’inscription. Pendant ce temps, la voix de son père s’imprègne dans ses oreilles, les paroles se suivent.
« - Prends le temps d’étudier le développement de cette capacité à t’auto-évaluer, Jaga. Cela t’aidera à mesurer le chemin parcouru et les améliorations encore souhaitables. Il est temps de te rendre compte de l’importance d’actualiser ton potentiel et du pouvoir dont tu disposes pour le faire, ce qui te permettra d’accroître ton autonomie et te pencher sur ta destinée. »
« Est-ce une conversation qu’on doit avoir avec son père quand on a que 16 ans ? » Elle était sur le point de lui poser la question lorsqu’elle se rend compte que la place n’est plus occupée. Tournant la tête à droite, puis à gauche, se penchant en avant, en arrière... elle se lève d’un bond, s’approche de la balustrade, la tête faisant des vas et viens incessants afin de scruter l’horizon .Aucune trace, rien... Pas l’ombre de ce père évaporé aussi vite qu’apparu.
Il fait une chaleur insupportable. Puis, tout à coup, le froid la transperce. Son souffle s’accélère, devient irrégulier, un instant, haletant, puis, normal de nouveau. Un long soupire s’émet, et la respiration se reprend par sa normalité. Le stress, l’angoisse, que se passe-t-il ? Non, il n’y a pas de raison de s’affoler. Tout va bien ! Il faut bien l’avouer que les évènements de ces derniers mois l’avaient mis les nerfs en pelote. Sans oublier, la disparition soudaine de cette figure paternelle qu’elle n’avait pas pris le temps d’aller retrouver de son vivant. C’est peut-être ce qui la hante. « C’est un rêve, un cauchemar ? Non un rêve, le plaisir pour un instant de le retrouver peut-être, de le voir une fois de plus, une fois encore... Ne me quitte pas » Se dit-elle... Sa voix la surprend, c’est la sienne, mais elle paraît si proche et si lointaine à la fois « Ne me laisse pas ! ». Comme un râle léger, les mots sortent de sa bouche...........................................................................................
Le soleil paraît décider de se retirer, à l’horizon... Un bruit léger, mais un bruit certain attire l’attention de la jeune fille. Elle qui se croyait seule en ce jardin odorant, voulant profiter d’une escapade de fin d’après midi. Le bruit vient de la serre. Qui cela peut-il être ? Sans hésitation d’un pas léger, elle s’y dirige ... Passant la tête dans l’encadrement de la porte, essayant d’apercevoir qui cela peut-il bien être.
« - Raichand ! Une voix féminine provenant de la grande demeure parvint jusqu’au fond du jardin. Cette voix insistante reprend de plus belle. - Raichand ! Où es-tu ? Raichand ! Es-tu dans les parages ? » La voix se tait.
Une silhouette masculine agenouillée au raz du sol, retire sa main d’un pot qui ressemble à s’y méprendre à une jardinière, apporte vers sa bouche le membre recouvert d’un gant sali de terre comme pour signaler à la jeune femme se tenant dans cet encadrement de porte de ne dire mot, un « Chuuuttt !!! » semble s’émettre du bout des lèvres sur un souffle léger. Puis par de grands gestes vifs de ses doigts, il lui fait signe de s’approcher. Tout en restant dans la même position, il reporte ses mains dans le pot et s’active à y planter des bulbes.
Jagabamda s’approche lentement. D’un pas après l’autre, les mouvements de son drapé et le tintement de ses bracelets accompagnent en douce mélodie le son de la voix du « jardinier en herbe »
« - La facilité à apprendre de ses expériences traduit la capacité d’une personne à s’améliorer continuellement ... à tirer des leçons de ses succès et de ses échecs. ... –As-tu ces deux traits de personnalité, Jaga ? La volonté d’apprendre, d’une part, et la capacité à tirer des leçons de cette expérience, d’autre part ? Humm ? Alors ? .... Rappelle-toi, ces traits de personnalité se retrouvent chez les personnes qui adoptent une attitude réflexive par rapport à leurs choix et leurs actes. ... Tu te souviens ? "En cherchant à comprendre ce qui a été productif et ce qui ne l’a pas été", tu parviendras à apprendre de tes propres expériences. ... Tu tireras des leçons qui te sont utiles dans de nouveaux contextes d’action.... Tu évites ainsi de reproduire les erreurs du passé. »
Levant les yeux de son ouvrage, laissant planer que quelques secondes de silence, la profondeur de ses yeux noirs ébène traverse celle de la Telosienne.
« - Jagabamda, tu as en main des outils pour changer tes façons de faire et améliorer tes pratiques.... ».
Rapportant son attention sur sa butte de terre, il reprend sa plantation. Jagabamda reste debout à quelques mètres de lui, n’osant faire un pas de plus. Et, lui, il parle, parle sans lever la tête de sa jardinière et de ses bulbes. Tout en s’activant à planter, une après l’autre ses « oignons » de plante qui se retrouvent insérés dans cette jardinière avant d’être recouverts par une poignée de terre. Le geste et le mouvement de l’homme restent réguliers tout comme son flux de parole.
« - Les personnes qui assument leurs obligations et qui mesurent la portée de leurs actions, on dit d’elles ... qu’elles sont fiables ... qu’il est possible de leur faire confiance parce qu’elles s’acquittent de leurs devoirs ... qu’elles respectent leurs engagements et qu’elles acceptent les conséquences de leurs actes... Et, oui ! Le sens des responsabilités ! »
Le voir bouger la tête de haut en bas suffit à la jeune femme. Elle comprend qu’il acquiesce à lui-même ses dires, mais elle, personnellement a du mal à suivre. Il continue son monologue sans préoccuper de sa réaction. Elle aurait aimé lui demander, qu’elle était le but de cette discussion. Aucun son ne peut sortir de sa bouche, ses fines lèvres restent scellées l’une contre l’autre. Elle soupire. Il poursuit.
« - Le sens des responsabilités se manifeste chez les personnes qui sont conscientes de leurs obligations et qui effectuent leurs tâches en acceptant la responsabilité de leurs actions et de leurs décisions. C’est ainsi qu’ils gagnent la confiance et le respect. ... Cette facilité d’adaptation prend forme autour de tes qualités qui te permettent de changer tes plans ou tes façons de faire... Il s’arrête, se tait, recouvre sa bulbe de terre, lève la tête, regarde la jeune femme debout devant lui et dit : « - Ce sens des responsabilités qui te caractérise, ma fille, traduit ta capacité à accepter des responsabilités et à assumer les conséquences de tes actes, ne l’oublie jamais. »
Debout au milieu de cette serre, Jagabamda sent son palu lui glisser sur les épaules et prend soudain conscience qu’elle porte sa tenue traditionnelle de soie, le « tikka » à son front et les pieds, sans sandales, ils sont nus, et n’ont pour seul contact que la terre de ce sol aride.
Soudain, un vent venant de l’extérieur ébranle légèrement la structure, s’engouffrant quelque peu à travers les quelques petites ouvertures. Le ciel s’assombrit furtivement avant de laisser place à un ciel beaucoup plus clair et lumineux. Un léger rayon de soleil traverse la paroi vitrée de la fenêtre laissant apparaître derrière l’homme un trait de lumière, habillant son dos d’un halo, fait ainsi découvrir les teintes grisonnantes des cheveux. L’homme se lève, ôte délicatement les gants de ses mains et les laisse choir sur la petite étagère à sa droite. Il s’approche de la jeune fille. Jagabamda, se retrouve face à «Raichand, de Telos et du clan des Dorf », son père, son « Baba ». Le visage était le même qu’elle avait gardé, le dernier, celui qu’elle a pu contempler avant qu’il les quitte à jamais. Sa gorge se serre, sa poitrine retient une douleur languissante, ses yeux ne peuvent s’empêcher de faire monter quelques larmes. Il est debout, là, à présent devant elle. Elle peut sentir son parfum, sentir son souffle. Si elle pouvait lever les bras, elle pourrait lui toucher la peau...En se soutenant du regard, la voix de l’homme, plus chaude et plus grave intime à sa fille :
« - Tu es capable de faire preuve de sang-froid et de régularité dans tes efforts ... Ne te décourage pas ! Donne-toi plutôt du courage devant les obstacles ! ... Identifie tes sources de motivation qui t’aideront à poursuivre la réalisation de ta tâche ! Accepte et intègre les changements qui surviennent dans différentes sphères de ta vie. »
Prenant les mains de sa fille dans les siennes, avec douceur, il serre délicatement les doigts fébriles, d’une voix plus douce du père aimant.
« - Te souviens-tu de tes 10 ans Jaga ? Te rappelles-tu de ta question ? Te rappelles-tu de ma réponse ? Te souviens-tu de ce que je t’ai dit à cet instant mon enfant ?
« - Oui, il est vrai, j’avais dix ans, mais mes souvenirs ne remontent pas aussi loin, il n’y a pas si longtemps que ça .... » Allait-elle lui relater ce rêve qu’elle venait de faire ? Allait-il lui parler de ... ? Jaga voulait faire sortir au moins un son, un mot, mais rien toujours rien. Les larmes lui montent aux yeux. Pourtant, elles ne coulent pas sur ses joues et Raichand reste imperturbable.
« - Réaliser une tâche, la mener à bien en dépit du fait qu’elle exige un effort prolongé et constant.... Cette facilité se révèle dans les différentes sphères de ta vie Jaga, au gré des obstacles auxquels tu te butes et que tu te buteras.... Ta facilité de persévérer est le plus souvent associée à tes traits de caractère comme la constance, la patience, l’assiduité, la ténacité. ...
Après une course folle dans la voix, après avoir sorti comme un concerto ces derniers mots, il laisse place à un temps silencieux. Ce temps de silence plane dans l’air telle cette brise qui parcourt le corps de Jagabamda .... Le répit fut court ....
« -Tu as pris des mesures pour améliorer tes pratiques ! Tu as étudié personnellement avec ton équipe les problèmes rencontrés pour comprendre ce qui n’a pas fonctionné ! Vous êtes allés au fond des choses pour régler ces problèmes ! Persévérance ! Persévérance ! »
Elle ne peut pas détacher son regard de ses yeux noirs de jais, c'était comme s'ils l'aspiraient. Elle ne peut dire ce qu’elle ressent. Elle se sentait horriblement mal un instant et a tout à coup eu peur, comme si elle avait besoin de se mettre à l'abri. Et dans l’instant suivant, un bien-être et un plaisir la submergeait. Quelle sensation étrange, lorsqu’il l’a juste fixé, avec ces yeux.
« - La confiance en soi ! N’oublie jamais, Jaga ! N’oublie jamais ! Rappelle-toi ce que je t’ai dit ! Quelque soit le chemin que tu prendras ! Quelque soit ta destinée ! N’oublie jamais.........Ja...
Du bruit, le noir, des courbatures...http://star-wars-rpg.soforums.com/t5863-Communications-Holographiques.htm?start=15#p79598