Dans le désert, il n'y a pas que le soleil qui brûle
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Post n°1
Auteur : Ishiro ShinraPrécédement...
Les limbes, la nuit, le froid.
- Ishiro !!
Je reconnais cette voix entre toute, mais pourquoi !?
- Ishiro, pourquoi avoir agi de la sorte ?
- Ne te souviens-tu pas de ce que je t’ai enseigné pendant tout ce temps.
Frôler la mort est une chose, mais la défier consciemment, ce ne sont pas les manières d’un assassin !
Non seulement tu as oublié les quatre règles primordiales, mais en plus tu t’es laissé aveugler par ta soif et agi sans discernement. Un enfant aurait fait preuve de plus de maturité face au danger !
- Il va te falloir apprendre à gérer tes émotions si tu souhaites vivre vieux.
Le maître Hokt Shaa’t qui avait pris le temps de me former me faisait maintenant un long laïus sur toutes les règles enfreintes, toutes les erreurs commises !
Je me souvenais parfaitement de ce discours, qui me parait maintenant d’un autre temps !
Cela doit faire au bas mot 120 ans, lors de ma toute première leçon de chasse. Je traquais me semble-t-il une terrible proie, j’étais encore jeune et je prenais à la légère tout ce que l’on essayait de m’apprendre, pensant que je savais mieux que tout le monde.
Seulement cette fois ci, il aurait mieux fallu que je sois attentif, plutôt que de foncer tête baissée sur ma proie. Je ne chassais pas une petite bestiole inoffensive, cette fois mon maître m’avais mis sur les traces d’un prédateur local très clairement plus dangereux que les petits herbivores inoffensifs que je traquais jusqu’à présent.
J’aurais dû être plus prudent, respecter les règles de chasse, ne pas m’aventurer sans être sûr de la méthode, sans assurer le résultat de cette traque.
Mais je n’en avais fait qu’à ma tête, et cela m’avait couté une sérieuse remontrance de la part du Maître Assassin en plus d’un alitement prolongé pour soigner mes lourdes blessures.
Tout ce temps passé, il me semblait avoir appris de cette aventure malheureuse de l’époque, de ne plus avoir pris de risques aussi inconsidérés, de respecter les règles d’or de mon maître.
La douleur est maintenant pleinement perceptible, elle m’envahi jusqu’au tréfond de ma chair. Je ressens la brûlure sur presque tout mon corps, et j’ai l’impression d’avoir les os en compote. Mais le pire, c’est mon esprit, je me sens tellement humilié, comment ai-je pu prendre autant de risque, si j’avais fait le minimum pour me renseigner sur lui, jamais je ne me serais aventuré dans ce combat, perdu d’avance, il m’était supérieur en tout. Je me souviens de ces éclairs jaillissant de ses mains, de sa façon de me maintenir suspendu au-dessus du sol et de me faire subir puis me faire projeter contre les différentes parois rocheuses tout autour de moi. Je ne me souviens plus vraiment de tout ce qui s’est passé, j’ai subi une lourde défaite, une humiliation sans pareille, quelque chose que je n’ai jamais vécu auparavant.
Je ne pensais pas que la Force pouvait conférer autant de pouvoir, de puissance. L’homme que j’ai voulu affronter était un guerrier d’un niveau que je n’avais jamais croisé jusqu’à ce jour, et voilà le résultat.
Je ressens une chaleur sur le visage, la caresse d’un souffle peut être, lorsque la douleur irradie ma joue, je constate que c’est un coup, lointain, alors je me résigne, cette fois ci la faucheuse est en chemin pour venir finir le travail et m’emporter à ses côtés, puis finalement rien de plus ne viens, mon corps disloqué semble vouloir bouger, il vaciller, bouge, comment est-ce possible !
La douleur me replonge dans l’enfer de ma chair, je ressens chaque parcelle de mon corps et chacune d’elle me cause d’atroce douleurs. Ce mouvement imprévu me plonge plus profondément dans les limbes de mon esprit, je cherche un endroit qui pourrait me protéger de cette souffrance, ce tourment insupportable Je n’ai plus conscience de ce qu’il se passe autour de moi, je me rends simplement compte que je subi mon sort, que je ne peux pas faire plus. Mon corps ne répond plus de rien, je me sens prisonnier d’une poupée de chiffon, avec un supplice dans chaque parcelle de mon être qui se déclare au moindre mouvement imperceptible. Je me plonge alors dans les techniques de mes ancêtres, apprises il y a longtemps, je tomber volontairement dans ce coma maîtrisé que nous Anzat sommes capable de rejoindre et d’en sortir à notre bon vouloir.
Je plonge dans le néant de mon esprit et vogue dans ces limbes les plus lointaines. Progressivement les douleurs s’apaisent en apparence, je ressens le détachement à mes flux nerveux, la transmission est interrompue et je profite de ce moment de répit, comme un bruit blanc qui aide à plonger dans le sommeil pour enfin me reposer. Je revis le combat contre ce seigneur Sith, et je me rends compte de toutes les erreurs que j’ai pu commettre, de sa supériorité dans le combat, de son écrasante puissance.
Il n’y a pas d’autre alternatives, si je souhaite un jour être à la hauteur, il me faut devenir encore plus fort, je dois trouver une solution pour combattre les utilisateurs de la Force à armes égale. Hors de question que je revive une pareille humiliation, je ne le supporterais pas. Je ne sais pas ce qu’il se passe autour de moi, mais j’ai l’impression de que je récupère un peu, je reviens d’un pas vers la réalité, mes os son en train de se consolider, de se réparer ; mes brulures sont moins violentes, visiblement je suis en train de me remettre.
Pour ce qui est de l’esprit, je ne vais pas mieux, je rumine toujours ma défaite. Ce couteux échec me hante toujours, et j’ai pour intension de me former pour palier à cette lacune certaine qui m’a emmené à mon état actuel. Si j’en avais été capable, je me serais tournée vers ces guerrière, ces amazones aux techniques de combats redoutablement efficaces, mais cela serait-il suffisant !?
Je pourrais aussi aller sur Anzat, retrouver mon ancien maître pour accroitre mes techniques, comprendre le fonctionnement de la Force, me baser sur des techniques solides afin de me perfectionner et devenir plus fort.
Lentement je sors de ma torpeur, la lumière du jour me brûle la rétine, je suis dans le coltar, je ne sais pas du tout ou je me trouve puis la voix de la gamine qui me résonne dans la tronche, ça fait un mal de chien d’entendre sa voix de crécerelle qui me perce les tympans et m’irrite le cortex cérébral.
Je ne comprends rien de celle quelle me raconte, elle me dit que le Tusken Noir n’est plus, mais moi ce n’est pas lui que j’ai rencontré dans cette foutue saloperie de de montagne noire, que la mission est un succès. Pas pour moi en tout cas, et à voir sa tronche, Erys aussi à pris chère, elle ne se tiens pas droite, elle est affalée sur chaise et semble me tenir rigueur des pertes qu’elle à eu de son côté. En plus j’ai cette nette impression que c’est à regret qu’elle est venue me chercher, puis elle me bassine avec un discours sans fin sur sa rencontre avec une adversaire, puis un détail attire mon attention, je l’interromps brusquement avec un mot :
- Orias ! Celle que tu as rencontrée c’est Orias, et elle est avec Dark … je ne sais pas, il n’a pas jugé bon de finir de se présenter !
Je prends le temps à mon tour de lui expliquer le déroulement de ma rencontre avec ce Sith, de cet appel qui ne m’était pas destiné mais que j’ai tout de même entendu, puis cette explosion de rage, de violence, lorsque j’ai voulu m’en prendre à lui.
Là madame se tire, comme de rien et me dis on se revois plus tard, lors de l’embarquement pour Coruscant. Je referme les yeux, et me met à réfléchir. Coruscant, je n’ai jamais mis les pieds dans le noyau, beaucoup de monde, la foule à ce que l’on dit. J’aurais peut-être l’occasion de trouver quelques renseignements sur quelques membres capables de me donner une formation. Je suis encore endolorie lorsque je décide de me lever, je me dirige vers ce qui fait office de salle de bain, je laisse glisser ma chemise d’hôpital et je m’affronte dans le miroir qui me fait face. Ce salopard à laissé sa marque sur une bonne partie de mon corps, l’empreinte de ces chaînes d’éclair qui ont déferlées sur mon corps. Lentement je fais le recensement de chacune d’elles, je commence à vouloir les compter, mais leur nombre est trop important pour rester objectif. Finalement j’ai eu beaucoup de chance, je suis encore vivant, et là, maintenant je constate que je ne suis pas passé loin de l’inévitable mort qui nous attends. Pour chaque marque que je découvre au fur et à mesure de mon inspection, je me fais la promesse de devenir plus fort, de pouvoir tenir tête à tous les utilisateurs de la Force. Je me fais la promesse de ne plus agir sous l’empressement comme je l’ai fait, mais d’agir avec une précision chirurgicale, d’être précis et méticuleux. Je vais prendre les toutes les précautions pour vivre vieux, j’ai des siècles qui m’attendent, et je compte bien en profiter autant que possible.
Lorsque je remets mon armure, je vois qu’elle aussi à sérieusement souffert, rappel à l’ordre de ce douloureux affrontement. Puis je sors de la salle d’eau, là, planté devant moi un soldat qui me salut fébrilement, mort de trouille… semblerait que beaucoup aurait aimé me voir succomber à mes blessures, mais c’est ainsi, j’ai survécu, faudra vous y faire….
La jeune recrue m’informe qu’il a pour ordre de m’accompagner à une navette en partance pour Coruscant, et que l’adjudant Talmark est déjà partie pour la planète capitale. Tant mieux quelque part, j’ai envie de voir personne, encore moins cette gamine, j’ai juste le désir que l’on me foute la paix.
Le chemin jusque l’astroport est terriblement long, mais fort heureusement il se fait en silence. Je profite de pianoter sur un Holonet trainant dans le speeder, je cherche si je peux trouver des renseignements, j’envisage de me rendre sur Anzat, mais aucun vol commercial pour ma planète, il faudra que je trouve un autre moyen. Au passage après quelques recherches je tombe sur un certain Froome, qui bosse au sein de la République, un chevalier si j’ai compris, qui semble bien connaitre la Force, il faudra que je me renseigne auprès de lui savoir s’il peut m’en apprendre un peu plus sur le sujet, car ce que je trouve est basique, et ce n’est pas ce qui va m’aider à mieux comprendre !
Nous sommes arrivés, la recrue me dépose juste devant la navette, je prends mon bardât, lui rends son salut et m’enfile dans l’appareil en direction de ma future destination. Je me mets bien à l’écart et fort heureusement, il n’y a presque personne. Je m’installe autant que possible et attends patiemment le moment du décollage