Paradoxal
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Post n°1
Auteur : Leiel OssoI
Le sable est gris, creusé de petites flaques transparentes qui reflètent le ciel et dans lequel nagent des grenouilles bleues et noires. J'avance vers la ligne des arbres, par-delà le sable. Des troncs minces et clairs, enflammés par l'orange vif du feuillage. Derrière eux, parfois, je peux voir un humanoïde. Sa peau est colorée par la terre grise et le maquillage orange qui souligne ses traits. Je ne parviens pas à l'atteindre, alors que je sais qu'il m'attend. Déçue, je m'arrête, et le soleil passe au-dessus de moi, à toute vitesse. Il fait toujours jour mais les ombres ont changé. Je m'accroupis, passe des poignées de sable gris sur ma peau blanche. J'écrase des feuilles oranges et dessine des lignes colorées le long de mes bras, de mes jambes. L'homme fait un signe de tête, et je lui emboîte le pas.
Les autres hurlent, mais leurs voix sont couvertes par le bruit des explosions. On me met une grenade thermique dans les mains. Je regarde autour de moi, mais personne ne peut m'expliquer comment s'en servir. Quelqu'un me voit hésiter, hurle. Je dis : « Je ne peux pas la lancer ». La grenade explose, me déchiquetant et brûlant ce qui m'entoure.
Mes poumons vont éclater. Je nage aussi vite que je le peux vers la surface. J'en suis si proche que je relâche l'air qui me restait encore. Mais quelque chose saisit ma cheville et m'entraîne dans les profondeurs. Le soleil et la surface s'éloignent. Tout devient obscur, et je respire une immense goulée d'eau délicieusement chaude.
Le masque est gigantesque, plusieurs dizaine de fois ma propre taille, et sa voix résonne si fort que j'ai l'impression de saigner à l'intérieur. Je m'agenouille devant lui et baisse la tête. Il crie toujours. Subitement, je tend la main et touche le masque du bout de l'index. Silence. Quand je lève les yeux, je suis seule, mais le sang a coulé de mes oreilles, de mes yeux, de ma bouche.
- Vous n'auriez pas du venir seule.
C'est un immense oiseau noir, au long bec, qui parle avec une voix de femme, mélodieuse et posée. Derrière moi, quelqu'un dont je ne connais pas le visage mange de la viande crue et suce des os.
- Laissez, je vais m'en occuper.
L'oiseau se change en humanoïde. Je ne peux pas voir son visage, mais c'est lui à présent qui suce des os.
Je lui donne un collier mais cela ne suffit pas. Le jeune homme tend toujours la main. Alors bijou après bijou, je remplis sa paume. Son œil mort me fixe. Ca ne suffira pas. Ce n'est pas assez.
En désespoir de cause, j'arrache une de mes dents avec mes doigts et je la lui tends. Il la prend, l'avale et me tourne le dos.
Je dois parler à la foule, mais ma gorge est serrée et aucun mot ne me vient. On déchire ma robe et je me tiens debout et nue alors que les spectateurs hurlent leur colère. La première pierre m'atteint au front, mais je ne bouge pas, pas plus quand on me lapide. Chaque coup résonne dans mon corps. Je hurle : « Assez ! » Les pierres s'arrêtent en plein vol, mais tous me montrent du doigt, pleins de colère. -
Post n°2
Auteur : Leiel OssoII
Je marche dans un musée, au milieu d’œuvres que j'admire. Je les arrose d'huile et je frappe deux pierres. Je ne sais pourquoi, des étincelles jaillissent.
- Mais que faites-vous ? Vous avez perdu la raison ?
- Je ne veux pas faire ça, aidez-moi.
Malgré moi, je tends le bras et les œuvres s'embrasent, puis ma main, mon bras, mon visage. Je crie, mais aucun son ne quitte mes lèvres.
Je mange à la table du maître, mais tout est pourri. Il insiste pour que j'avale la nourriture infecte. Comme je refuse, il se lève et me hurle dessus. Je baisse la tête, honteuse. Tout en m'insultant, il se met à vomir du sang qui inonde la nappe. Cela ne l'arrête pas. Alors je saisis un diapason, pique un morceau de viande en décomposition et le porte à ma bouche. Il cesse de hurler, mais le sang coule toujours sur son plastron, sur son menton. Il prend ma nuque dans sa main et m'embrasse. J'avale son sang. J'étouffe.
Mes pas s'enfoncent dans le sable et je finis par glisser dans la bouche d'un sarlacc. Mon corps est déchiré par chaque dent et c'est un morceau de chair sanguinolente qui parvient tout en bas, tout au fond. J'ai froid, j'ai mal. Très loin en haut, je vois un point de lumière. Il s'élargit soudain, et je suis projetée dans la clarté aveuglante. Je crie.
C'est la musique qui a créé le monde, et je suis la musique. Devant moi, une étoile, une vraie étoile, celles qu'on voit dans le vide de l'espace, pas à travers une atmosphère. Je tends la main et la touche du bout du doigt. Elle disparaît, et la musique avec. Il ne reste que moi, dans le vide de l'espace. Je suis bien.
Je marche rapidement dans un couloir immense dans lequel des robes magnifiques sont exposées. Je dois en choisir une, mais elles sont toutes également superbes. Je ne veux pas renoncer aux autres. Je commence à les entasser sur mon épaule, toutes, n'importe lesquelles. Elles pèsent trop lourd et je dois m'arrêter, je refuse de les lâcher.
Je marche dans un champ de céréales sur Raxus. A ma gauche, il y a la forêt, à ma droite, le fleuve. Le soleil brille dans mon dos, mon ombre s'étale devant moi. Une inquiétude me prend. Je me retourne, mais mon ombre est toujours devant moi, et le soleil est encore dans mon dos.
La vieille dame insiste pour que je me dépêche. Peut-être est-ce Mamissa, mais je ne reconnais pas son visage. Je suis une enfant et je balaye un sol aux carreaux cassés. C'est trop tard. Il rentre et déjà il commence à crier. Mais ce n'est pas mon père, c'est une silhouette de lui en plast, aux traits grossiers. Je ne sais plus quoi faire. Je pleure.
Nous levons tous les yeux vers le ciel. La lune a commencé à bouger, de droite à gauche, puis elle a enflé sous nos yeux. Nous savons tous que c'est la fin, qu'elle va s'écraser sur nous et tout détruire. Certains hurlent de terreur, d'autres se mettent à pleurer. Des gens courent sans but. Moi, je regarde le spectacle, et je le trouve beau. Je souris. -
Post n°3
Auteur : Leiel OssoIII
C'est une créature à tête d'insecte, aux yeux à facettes. Je dois lui donner la pierre violette que j'ai dans les mains, mais je veux la garder pour moi. Des gens se penchent sur moi, m'incitent à l'offrir, mais je serre mes doigts dessus et refuse de céder. L'insecte hoche la tête et dit : « Ce n'est pas grave, tu l'as gagnée ». J'éprouve un soulagement immense, mais quelqu'un me poignarde dans le dos. Je tombe, et la pierre roule par terre.
Je vide un poisson. Mes gestes sont précis, j'ai fait ça souvent. Je passe la main dans son ventre, détache la poche à venin, sépare les deux estomacs, puis tire sur le sac abdominal. Il vient facilement, entraînant les viscères, mais je ne l'enlève pas du premier coup. Je continue de tirer et il en vient toujours. Bientôt il y a plus de tripes que de poisson, mais mon travail n'est pas terminé.
J'ai perdu la totalité de mon corps. Je suis maintenant un assemblage mécanique. Je ne ressens plus rien. La soulagement que j'éprouve se change en panique. Je ne sens plus rien, alors j'arrache mes membres les uns après les autres. Il ne reste plus qu'un œil de moi, une cellule photosensible. Je ne ressens toujours rien, mais le calme est revenu. La lumière aveuglante annihile tout.
Je suis enceinte. C'est un garçon. Je ne veux pas de l'enfant alors je parle avec lui pour le convaincre de partir, mais il ne sait que dire « non ». Alors que je lui parle, je traverse la grande avenue de Raxulon. Un speeder fonce sur moi. Je vais mourir. L'enfant dit : « Non » et le speeder fait une brusque embardée, passe juste à côté de moi. Je cesse de discuter avec l'enfant, furieuse et humiliée.
- Vos yeux sont rouges. Vos rétines aussi sont abîmées ?
- Non. Elles sont parfaites. Les vôtres sont malades.
- Plus maintenant. Je vois mieux à présent.
- Non, vous ne voyez rien. Vos yeux ne peuvent pas voir le [indistinct]. Il sera bientôt trop tard.
L'homme bleu frappe du poing la table du banquet et toutes les coupes se cassent. Je prend un bris dans ma main et le porte à ma bouche. Ce n'est pas du verre mais du sucre.
Je dois être sur Kashyyyk parce que la ville que je visite est à la cime d'un arbre. Les bâtiments sont neufs, les gens polis et accueillants. On me tend un fruit que je croque, mais il n'est pas mûr, il est très amer. Je cherche un endroit où le jeter. Au moment où je veux le faire tomber dans un conduit d'évacuation, mes doigts ne s'ouvrent plus et je glisse avec le fruit jusqu'à la base de l'arbre immense. Ses racines plongent dans une eau boueuse, les ordures s'amoncellent partout. La ville en haut est propre mais rejette tout ce qui est sale ici. La vermine grouille, la pourriture se répand partout, souille la base du tronc malade.
- Que faites-vous ici ? Vous ne devriez pas être là.
C'est une femme dont le visage est celui d'un félin. Elle porte un ruban rouge autour du poignet. J'ai honte d'avoir été prise, je veux m'excuser mais j'y parviens pas. -
Post n°4
Auteur : Leiel OssoIV
Je tresse les cheveux de ma sœur, même si je n'en ai jamais eu. Elle me ressemble beaucoup mais est plus jeune que moi. Assises par terre, nous ne parlons pas, tout à mon travail. Mais j'ai mêlé mes cheveux blancs aux siens et la natte immaculée nous empêche de nous séparer, de nous lever. Nous restons là, tête contre tête, assises sur le sol de cette ancienne maison, immobiles dans un rayon de soleil.
Le prisonnier supplie, à bout de forces : « Nous avons besoin de plus de temps, de matériel, de nourriture, ce ne sera jamais fini à temps ! »
Je suis un homme. Mon uniforme est méconnaissable, à part mon arme de service, tout à fait réglementaire. Je réponds : « Vous devez respecter les quotas, ce n'est pas négociable. Retournez au travail. »
Un ouvrier forcé se lève, le buste vers l'avant, les mains serrées, les lèvres pincées. Je tire et il tombe. J'ai accompli mon devoir. C'est bien.
Depuis le pont de mon vaisseau, je regarde Raxus Prime se consumer dans les flammes. La planète, entièrement embrasée, brûle sa propre atmosphère. Le spectacle m'émeut, c'est là la vraie nature de la beauté. Comme à chaque fois que je suis confrontée à la perfection, la colère me prend. J'ai besoin de casser quelque chose. J'ordonne qu'on oriente les canons sur Secundus. Bientôt, la planète sœur disparaît dans une boule de plasma presque bleu par endroit. Sublime. Je souris. Soulagement.
C'est un masque qui parle comme un homme. Je ne suis pas sûre qu'il soit une machine, ni même qu'il soit vivant. Je n'entends pas ce qu'il dit, seulement son accent, ses intonations, tout ce qu'implique son discours. La conférence m'ennuie. Je démonte un droïde pour passer le temps. Quand son servo-core repose dans ma main, le discours se termine et tout le monde me regarde. J'ai honte, mais maintenant je sais.
Je porte une robe simple qui a été blanche. A présent elle est rouge, lourde de sang, comme ma peau et mes cheveux. Quand je le réalise, je cherche ma blessure. Cependant rien ne coule de moi, à part une immense colère et une confusion incompréhensible. « Je vais le tuer, je vais le tuer, je vais le tuer jusqu'à ce qu'il soit mort ! » sont les seuls mots qui me viennent. Le lieu me paraît étranger. Je dois rêver.
Cela ressemble à un phare. Une tour qui projette un rayon de lumière aveuglant. A l'opposé est une obscurité aussi dense que l'autre partie est vive. Les deux rais passent sur moi, tour à tour, hostiles. Je ne peux pas leur échapper, je cherche au mauvais endroit.
C'est un ancien champ de bataille. La planète a dû être belle, jadis, mais il est difficile de l'imaginer maintenant, comme il est difficile de déterminer précisément le lieu. Dans l'air flotte l'odeur si particulière du carburant brûlé. Je suis l'amie des animaux. Un oiseau peu farouche picore à mes pieds. Cela me fait plaisir, cette absolution de la nature. Pourtant j'ai fait des choses horribles. Mais je suis pardonnée. -
Post n°5
Auteur : Leiel OssoV
Les orgues sous la montagne chantent. Elles connaissent ma voix, le goût de mon sang. Kessel me pousse vers la porte dans la pierre. Je ne veux pas entrer, je sais que la musique sublime n'est que cris et dents. « Vous avez promis », dit-il, et moi, j'ai envie de l'y pousser lui, et tous ceux avant lui, qui donnent des enfants à manger à ce qui peuple les cavernes. Mais j'ai promis. Le couloir est étroit, jusqu'à ce que je doive ramper pour pouvoir avancer. Les parois sont si serrées que je reste coincée. Derrière mon incompétence bat le cœur de la montagne. J'aimerais le toucher avant de disparaître.
Dae'mid est assis dans mon fauteuil. Je lui apporte une tasse de caf'. Il regarde par la fenêtre la ville qui est toujours la même et qui n'a pas besoin d'être regardée pour rester ainsi. Moi, j'aurais poussé les murs, j'aurais enflammé l'espace. J'aurais fait autrement.
Il tourne la tête vers moi et il est impossible de savoir avec certitude, dans ce visage si différent des nôtres, si son sourire est poli, de circonstance, ironique, blasé. « Vous allez trop vite, comme d'habitude. Reprenez à la source. »
Je ne comprends pas ce qu'il veut dire, ce qui m'angoisse profondément.
C'est un œuf à la coquille bleutée. Il pèse lourd dans ma main. J'hésite. Je pourrais le manger maintenant, avoir assez d'énergie pour plusieurs jours. Mais je pourrais aussi le faire éclore, protéger l'oisillon et manger ses œufs pour toujours. Est-ce que j'ai le temps de le faire ? Les moyens de le faire ? L'oiseau ne s'envolera-t-il pas avant qu'il ne soit mon ami ?
- Vous ne devriez pas.
La main de Saad veut retenir mon mouvement, mais je me dégage, agacée, et lance les cubes de chance. Ils ne s'arrêtent pas de rouler et je me retourne vers lui, perplexe.
- Maintenant, il faut attendre le dernier tour pour connaître la valeur de la combinaison.
Mais il n'y a pas de combinaison. Les dés roulent toujours. Par-delà le plafond de verre, une flotte immense occupe le ciel, des vaisseaux, individuels et rapides ou immenses et solennels, projettent leur ombre sur la table de hintaro.
- Vous ne devriez pas, répète Saad.
Les dés sont déjà jetés. Ils ne cessent de tourner.
Les coups de poing du Maître font fleurir des roses bleues. L'une d'elle s'ouvre dans l'intérieur de ma cuisse. Le muscle palpite sous la peau colorée. Je reconnais le lit, la musique, le reflet de l'éclairage sur le mur, comme il forme une tête d'oiseau ou celle d'un petit dévaronien quand on fait bouger mon corps.
Ce n'est pas le Maître, puisqu'il n'a qu'un œil au milieu du front, puisque moi, je ne suis pas la petite et que personne, ou presque, n'est mon maître. La petite se serait tu, elle aurait mordu ses lèvres, tourné la tête et regardé le dévaronien se changer en oiseau. Moi, je suis autre et je me débats. De toutes mes forces, même insuffisantes. Et même après qu'il se vautre sur moi, ma rage explose encore et je refuse de me soumettre. Je tiens un morceau de miroir dans la main. Je le poignarde, sans relâche, jusqu'à ouvrir la peau, dévoiler les organes, dégager les os. Je le tue, encore et encore, jusqu'à ce qu'il soit mort. Je suis debout, Je porte une robe simple qui a été blanche. A présent elle est rouge, lourde de sang, comme ma peau et mes cheveux. J'ai déjà fait ce rêve. Le verre a coupé la pulpe de mes doigts.
- Je sais que vous êtes là.
Quelqu'un est debout, juste dans mon dos. Je connais sa voix, mais je ne parviens pas à me retourner. « Tu vas trop loin, CP-2308. Appuis-toi sur ton conditionnement ». Le soulagement est immédiat, je me détends, apaisée. Pourtant, l'idée de l'autre est toujours présente.
- Je sais que vous êtes là.
Il répond encore : « Tu prends des risques inutiles. Les choses viendront en leur temps. » Mais j'ai besoin de l'Océan, pour convoquer à ma conscience ce qui échappe encore à ma mémoire.
- Pourquoi je ne me souviens pas de vous ! Pourquoi y a-t-il des choses que je dois ignorer !
Sa voix résonne dans mon dos : « Tu n'as pas besoin de te souvenir d'autre chose que de ce que tu dois. »
Cette fois, je me retourne, agacée. Les différentes significations du verbe « devoir » me dégoûtent.
J'ai perdu mon pass d'accès à la Préfecture, ce qui m'agace magistralement. Cela prend du temps de le refaire, je dois prouver ma qualité à chaque point de contrôle, je m'en veux d'être aussi négligente. Quelques jours plus tard, une fois la copie acquise, je retrouve le premier pass, exactement où je pensais l'avoir laissé. Quelle aubaine ! J'en ai maintenant deux !
Les entrepôts sont à la fois incommensurables et pleins à ras bord de droïdes de combat B1. S'ils sont tous désactivés, leur présence immobile, muette, cette sorte de pétrification de leur intelligence artificielle me fait peur. Ils pourraient se réveiller. Ils pourraient s'activer, tout à coup. Qu'est-ce qui les empêcheraient de m'abattre ? Ne voient-ils pas qui je suis ?
Je suis dans l'Océan. Je suis l'Océan. Dehors, mon corps est attaché à une table, la tige axiale est enfoncée dans son logement, à la base de mon cervelet, et les informations se déversent dans ma tête. Dans l'Océan, je sens ce poids, celui de l'eau autour de moi, celui de l'extérieur qui tangue, celui de mon corps qui s'effondre en dedans. C'est trop. J'aimerais crier que c'est trop. Mais l'Océan est vide, et ailleurs on me remplit jusqu'à ce que je cède. Et puis les images changent. Un nuage me paraît incroyablement en relief, je connais tous les détails du schisme antanéen de -34558 BFS, je pourrais pomper manuellement le circuit de refroidissement en cas de panne sur l'altérateur couplé d'un patrouilleur Tartan, je saurais exactement combien de temps de cuisson il manquerait à un foie de gorger avant d'atteindre la perfection, j'ai mal, j'ai mal, mon crâne va exploser, je serais capable de recoudre les alvéoles d'un exopoumon palangais, l'Océan est vide et plein en même temps, c'est trop, je crie et je me réveille.