Une rencontre avec le "Tiers-Etat".
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Post n°1
Auteur : HivernusOrvax IV. Plaque tournante de l’esclavage.
La vermine est à tous les coins de rue sur cette planète. Contrebandiers, marchands d'esclaves, richissimes hommes d’affaires, trafiquants en tout genre, mercenaires sous contrat, chasseurs de primes… Ce ne sont pas les crapules qui manquent par ici. Toute la lie de la galaxie se rassemble ici pour tirer profit de la vente d’êtres vivants. Keldron Iblis en a la nausée. En tant que voyou recherché dans plusieurs secteurs pour des faits de recel et de contrebande, le vieux Corellien n’est certes pas l’homme le plus honnête que l’on puisse rencontrer… Mais il n’a jamais accepté de se livrer à des activités qui pourraient nuire à autrui. Visiblement, ce n’est pas le cas pour tout le monde. Ici, sur cet enfer vivant où nombre d’individus n’ont aucun droit si ce n’est celui d’être vendu comme objet de consommation à quelques personnages fortunés, les salopards sans aucun état d’âme sont légions.
L’ancien militaire traverse la foule, jetant quelques coups d'œil aux rangées de cages qui l'entourent. Des esclaves, la mort dans l’âme, attendent par dizaines que leur destin soit scellé. Wookies, Niktos, Twi’leks, Talz, Togrutas… Keldron Iblis compte au moins deux douzaines d’espèces différentes. Il y en a de toutes les sortes, formes et couleurs… Et pour tous les goûts. Les esclavagistes vendent leurs captifs comme l’on vend de la camelote. Des lots entiers d’individus corvéables sont proposés à la vente par l’intermédiaire de crieurs. Ici et là, acheteurs particuliers et marchands de chair concurrents se pressent sous diverses estrades pour acquérir au meilleur prix les spécimens les plus demandés. Les autres sont maintenus en captivité dans des enclos étroits, parqués tels des bêtes de foires et exposés à la vue de tous. Dans une cage, plusieurs enfants sont blottis les uns contre les autres en sanglotant, intentionnellement séparés de leurs parents dans le but d'être vendus à des sommes vertigineuses.
Le Corellien serre doucement les poings et se retient de jurer. Sales enfoirés… Qu’ils profitent donc de leurs richesses mal acquises tant qu’il en est encore temps ! Qu’ils s’étouffent avec pendant qu’on y est ! Car lorsque le seigneur Hivernus viendra en ces terres pour libérer ces pauvres gens de leur joug, l’élite esclavagiste d’Orvax IV sera saignée à blanc. Oh oui, le vieux roublard ne va pas se priver de demander à son ami Chiss de faire le ménage sur cette planète.
- Ne comptez pas trop là-dessus, Iblis… Le seigneur Hivernus n’a aucun intérêt à se mettre à dos une grande partie du monde criminel. Orvax IV demeure, pour l’heure, exempt de tout châtiment. Glisse une voix séduisante derrière lui.
Une voix que le vieux roublard reconnaît entre mille… Un frisson parcourt sa colonne vertébrale. Azah Suutrar, la tueuse préférée de l'humanoïde à peau bleue, se tient à quelques pas de lui. L’homme n’est pas vraiment étonné de constater que son plus proche allié à décider d’envoyer son exécutrice personnelle en tant qu’émissaire. Une créature aussi dangereuse et persuasive que cette Anzat a tout à fait sa place sur un monde aussi impitoyable qu’Orvax IV.
- Vous êtes obligée de lire dans mes pensées à chaque fois que vous me croisez, Suutrar ? Gromelle le Corellien.
- Je ne vis que pour servir le seigneur Hivernus, Iblis. Lire dans les pensées d’autrui fait partie de mes attributions. Répond doucement la tueuse en série, un sourire aux lèvres. Savoir tout ce qu’il se passe dans la tête de ceux et celles qui entourent mon illustre seigneur est à la fois un devoir et un passe-temps particulièrement plaisant…
- A la bonne heure… Vous m’en voyez ravi pour vous. Soupire l’ancien militaire.
- J’en doute. Mais peu importe. Vos contacts ont-ils réussi à nous dégoter des informations sur les principaux barons du crime d’Orvax IV ? Demande finalement à voix basse la première lame d’Hivernus.
- Bien évidemment. On retrouve parmi les principaux acteurs de la planète les chefs de gang les plus influents du coin. Ils sont certes dangereux mais assez prévisibles. Pour la bonne somme, nous devrions être en mesure d’acheter leur soutien. Indique Iblis, cherchant un coin plus discret pour parler. Mes contacts ont également mentionné différents représentants de la pègre Hutt et quelques hommes d’affaires parmi l’élite esclavagiste d’Orvax IV. Ce sont surtout ces individus là qu’ils nous faudra convaincre.
Azah Suutrar ricane doucement. Jouant avec une mèche de cheveux glissant sur son épaule dénudée, la tueuse semble tout à fait sereine à l’idée de converser avec la lie de la galaxie. Ces barons du crime, qu’ils soient rois parmi les voleurs et les assassins ou suzerains de puissants empires marchands ne semblent être qu’une énième source de divertissement à ses yeux. Après des décennies passées à frayer parmi les requins, à tuer, espionner et voler pour les êtres les plus puissants du monde invisible, l’Anzat est comme un poisson dans l’eau. Elle est ici chez elle, en territoire conquis.
- Vous me sous-estimez, Iblis. Glisse la première lame d’Hivernus entre deux rires.
Le Corellien demeure silencieux. Malgré ses réserves, il sait à quel point la tueuse en série peut se montrer persuasive. Combien d’individus a-t-elle charmé, intimidé ou grassement payé pour le compte de quelques seigneurs du crime ? Seule la Force le sait… Mais les rumeurs qui circulent au sujet de la belle du Chiss, que ce soit au sein de Base Vergesso comme dans le reste de la Bordure Extérieure, donnent une idée de la créature qu’elle est réellement. Ceux qui ne peuvent être convaincus par les mots ou achetés avec de l’or sont soumis à un traitement cruel.
Si l’ancien militaire doute qu’elle puisse user de violence avec les barons d’Orvax IV, l’option n’en demeure pas moins possible. Après tout, l’Anzat est capable de tout… Et surtout du pire. Les nombreux cadavres qu’elle sème sur son passage ne diront probablement pas le contraire, au grand regret de la vieille crapule. L’homme se gratte doucement l’arrière de la nuque, contrarié. Il va devoir redoubler d’efforts pour rester sur ses gardes, Suutrar pouvant à la fois être une alliée précieuse et une source ambulante d’ennuis en tout genre.
- Détendez-vous, Iblis. Ce n’est pas l’envie qui me manque mais je ne suis pas venue ici pour causer du grabuge.
Keldron se mordille la lèvre pour ne pas jurer. Cette maudite mégère prend un malin plaisir à lire le fond de ses pensées. Bien évidemment, il aurait dû s'en douter. Et il ferait mieux de s’aviser de profaner la moindre insulte à son égard, s’il ne veut pas la froisser. La tueuse favorite du seigneur Hivernus esquisse l’ombre d’un sourire, visiblement satisfaite par son choix judicieux.
- Pas la peine de faire cette tête-là, Iblis. Vous vous y ferez. Commente Azah Suutrar, amusée.
- Si vous le dites…
Le vieux roublard ne semble pas particulièrement convaincu. Se faire à l’idée que quelqu’un puisse s’insinuer dans sa tête à sa guise ne l’enchante guère. Un cortège de bonne envergure, constitué d’une vingtaine d’hommes en armes, s’avance vers eux en scindant la foule en deux. Le Corellien devine l’allégeance des soldats rien qu’en observant leur équipement. Armes de confection impériale ou seigneuriale et kit comodo sont la marque des combattants à la solde d’Hivernus. Puisque les commandos des forces spéciales seigneuriales sont déjà occupés sur divers théâtres d’opération, ces types-là sont probablement des mercenaires de Sécurité Globale, l’organisation paramilitaire fondée et financée par le Chiss pour protéger ses intérêts.
L’officier de la petite troupe, un grand gaillard robuste armé d’une carabine blaster AML-C1, s’avance vers les deux compères en présentant son plus beau salut militaire. Le bougre est probablement un ancien de l’armée, à en juger son attitude rigide.
- Nous sommes prêts, madame. Indique-t-il en faisant claquer ses talons.
Un impérial… Pour sûr. Seuls ces types-là s’amusent à joindre leurs talons de la sorte. Les vieilles habitudes militaires sont difficiles à faire mourir, semble-t-il. Et puisque le gars en question semble avoir passé la quarantaine, il a probablement déjà une expérience du combat. Les autres soldats du groupe ne doivent pas faire exception à la règle. Qu’ils soient des mercenaires expérimentés, des déserteurs à la recherche d’une nouvelle unité de combat ou d’anciens soldats ayant besoin de se faire de l’argent, ces individus-là ont tous été triés sur le volet. Hivernus n’est pas du genre à laisser n’importe qui assurer la protection de ses intérêts. Il aura probablement choisi ce qu’il se fait de meilleur dans le monde des porte-flingues pour servir ses propres desseins, à n’en pas douter. Tant mieux. Si l’on doit en venir aux mains avec ces saletés d’esclavagistes, mieux vaut être entouré de combattants aguerris.
Au signal de la tueuse en série, la colonne se remet en marche. Le cortège s’enfonce peu à peu dans les entrailles de la cité. Keldron Iblis s’attendait à ce que la rencontre ait lieu dans un beau palais ou tout autre complexe mettant en avant la grandeur et la richesse de la pègre esclavagiste. Il s’est visiblement trompé sur toute la ligne. Contre toute attente, les barons du crime préfèrent se terrer dans une simple cantina. Le choix du lieu est étonnant, mais pas forcément dénué de sens. Trouver un terrain neutre pour accueillir divers rivaux n’est pas une mince affaire. Et vu l’important cordon de sécurité mis en place par les uns et les autres, on comprend aisément que l’entente entre les différents seigneurs d’Orvax IV ne tient qu’à un fil.
Le quartier entier est bouclé et parvenir à pénétrer en son sein n’est pas une mince affaire. L’escorte d’Azah Suutrar est invitée à demeurer à l'extérieur du périmètre. L’officier menant la petite troupe ne semble pas particulièrement ravi à l’idée de laisser l’Anzat et son comparse seuls entre les griffes des barons du crime. Mais il garde son sang-froid et n’émet aucune remarque. La première lame d’Hivernus obtient toutefois satisfaction en demandant à ce que quatre de ses gardes puissent l’accompagner, ces derniers ayant des présents à remettre aux divers parrains de la pègre locale.
C’est donc en compagnie du Corellien et d’une poignée de mercenaires que la créature favorite du Chiss s’aventure au sein de la cantina. Le groupe est reçu avec peu de sympathie, les différents porte-flingues présents sur place étant déjà occupés à se regarder en chien de faïence. A la vue d’autant d’hommes en armes de gangs et d’organisations différentes, l’ancien soldat semble nerveux. Un T’surr gardant la porte menant à l’arrière-salle, où se sont rassemblés les principaux seigneurs esclavagistes d’Orvax IV, s’écarte doucement en croisant ses deux paires de bras contre son torse. Les voilà enfin devant la lie de la galaxie…
Humain, Mandalorien, Céréen, Rodien, Twi’lek… Iblis tente tant bien que mal de dresser un portrait des différents barons présents. La présence notable d’un Falleen et de plusieurs Hutts complète cette fresque pour le moins riche en couleurs. Certains seront plus difficiles à convaincre que d’autres, à n’en pas douter. On dit par ailleurs que les Falleens et les Hutts sont insensibles à la persuasion mentale, tant ils sont fourbes. Suutrar ne pourra donc pas user de ses talents psychiques pour s’attirer leurs faveurs, comme elle sait si bien le faire avec les faibles d’esprit. Le vieux roublard sait toutefois qu’elle a d’autres atouts en main…
L’Anzat n’est pas sans charme et elle en a conscience. Ceux qui ne peuvent être convaincus par quelques tours de passe passe mentaux sont en général séduits par sa beauté naturelle. La tueuse en série sait comment attiser les désirs brûlants de la gente masculine en s’habillant de la manière la plus simple qui soit. Sa tenue légère, qui la laisse pratiquement nue, ne laisse que peu de place à l’imagination.
- Mes seigneurs… Débute-t-elle d’une voix douce en s’inclinant respectueusement, offrant une magnifique vue sur son décolleté plongeant aux barons se tenant devant elle. Son Excellence, le seigneur Hivernus, vous présente ses plus sincères salutations et tient à vous remercier par avance de lui prêter une oreille attentive.
D’un geste discret de la main, la première lame d’Hivernus invite les soldats l’accompagnant à déposer leurs présents au centre de la pièce. Quatre coffres de bonne taille trônent désormais au beau milieu de l’arrière-salle, ouverts de manière à ce que les divers seigneurs du crime locaux puissent avoir une vue sur leur contenu. Les deux premiers regorgent de crédits, en quantité suffisante de sorte à ce que la pègre locale puisse s’offrir un nouveau palais ou ce qu’il se fait de mieux en matière de vaisseau de luxe. Le troisième coffre, pour sa part, est rempli de pierres précieuses en tout genre. Le dernier est quant à lui saturé d’épices de grande qualité.
- Son Excellence vous fait don du contenu de ces coffres en guise de bonne foi… Poursuit l’Anzat, un sourire angélique aux lèvres. Et promet d’offrir le triple à quiconque lui fournira un contingent de deux mille esclaves guerriers. Si ce contingent est exclusivement composé de Kaleesh, Wookies, Talz, Myneyrshi ou Srrors’toks, Son Excellence offrira le quintuple du contenu de ces coffres.
Keldron guette du coin de l'œil une réaction sur les visages des différents barons du crime. L’offre est généreuse… Et le vaurien ne doute pas un instant que le seigneur de la guerre a les moyens de tenir ses promesses. La fortune personnelle de l'humanoïde à peau bleue s’accroît considérablement avec le temps, que ce soit grâce aux profits générés par les différentes entreprises qu’il possède ou du fait des récentes confiscations de biens ciblant principalement ses rivaux.
Mais pour l’heure, rien n’est fait. Le Corellien se demande silencieusement combien de ces misérables personnages sont prêts à se jeter sur l’offre… -
Post n°2
Auteur : BlokkusDepuis la dernière assemblée du Tiers Etat , la situation avait quelques peu évoluée, ce prétendu lord Satagar avait disparu aussi soudainement qu'il était apparu, on disait que le Céréen et son gang avait été décimé sur Nar Shadda, laissant une place vide dans l'échiquier esclavagiste.
Du coup les différents parrains se disputaient, territoire ou marchandise on réglait ses comptes à coup de blaster ou de vibrolame dans le dos, bref rien qui ne change du quotidien sur Orvax IV.
Mais une trêve fragile avait été décrétée, on disait qu'un seigneur de guerre avait une proposition enrichissante à faire à l'assemblée , et la promesse de crédits avait toujours tendance à désamorcer une situation chez les maitres esclavagistes.
Ils étaient tous la, assis à la table avec leur propre garde du corps attendant avec impatience ce seigneur de guerre, quelle ne fut pas leur surprise quand une Anzat légèrement vêtue fit son apparition dans la salle, si elle n'avait pas été accompagnée de son escorte, on aurait pu penser à une danseuse venue divertir ses invités.
Elle présenta ses hommages au nom d'un certain seigneur Hivernus, tous échangèrent un regard visiblement ici personne ne connaissait ce sombre personnage.
Ensuite ses gardes du corps déposèrent des coffres rempli de crédits , de pierre précieuse et d'épices ,cette fois tous échangèrent un regard entendu, certes on ne connaissait pas ce seigneur mais il savait comment négocier avec les barons d'Orvax IV.
Vint ensuite la proposition, cet Hivernus voulait 2000 esclaves, c'était une grosse commande mais sur Orvax c'était chose facile à se procurer, le soucis était que ce triste sir était exigeant, il voulait des guerriers...
Mais il promettait le triple du prix convenu, et promettait même de quintupler la somme si on lui fournissait des espèces en particulier.
Wookie, Kaleesh, Talz, Myneyrshi et Srrors'toks! Que des espèces primitives et brutales, aucun doute ce seigneur voulait se constituer une armée!
Le twi'leck responsable des entrepôts se leva et affirma:
-J'accepte cette proposition!
Un des Hutt en lâcha sa chicha avant de crier:
-Pour qui tu te prends? ce marché est pour les Hutt!
-Non c'est pour mon clan!
Ajouta Y'ang, le chef des vibrohaches.
Et c'était parti pour la foire d'empoigne, quelle belle image donnait l'Assemblée aux émissaires d'Hivernus.
On criait, on hurlait on se menaçait même, les gardes ne savaient plus ou donner de la tête, le doigt sur la gâchette, on frôlait le drame.
Quand soudain quelqu'un monta sur la table et siffla entre ses doigts pour imposer le silence.
Les barons et les gardes se regardèrent, personne ne savait qui était cet impudent, mais s'il avait réussi à infiltrer l'assemblée c'est qu'il représentait un cartel d'Orvax.
Il s'agissait de Sorv'Ino, natif de Chandrila et ancien contrebandier, escroc , marchand en toute genre qui en servant Blokkus avait récupéré son réseau d'esclavagistes en remplacement des Sons of Apocalypse.
C'est seulement a partir de ce moment qu'on nota la présence de deux droids assassins devant la porte, ils avaient profité du chaos pour entrer.
-Messeigneurs un peu de calme voyons.
Davoos le chef des Mandalorien du clan des Golden Basilissk s'adressa à l'intrus.
-Mais t'es qui toi déja?
-Pardonnez mon entrée théâtrale, je suis la langue du Hutt, je représente un Kajidik, qui préfère rester anonyme, je suis le successeur de Gir-O-Do.
Il se tourna ensuite vers l'Anzat qui semblait amusée par la situation et le déchirement des barons.
-Chère madame, c'est une bien belle offre, mais au vu de spécificité la commande, il nous faudra un peu de temps pour trouver vos spécimens.
Le silence revenu, Sorv' descendit de la table et ramassa une chaise qui avait été renversée, il la remit à l'endroit et s'assit en croisant les mains sur la table.
-Mes amis, je suis sur qu'en mettant nos stock en commun nous pouvons trouver ces 2000 esclaves guerriers et partager le versement. Nous avons déja ces quatre coffres à diviser.
Avant de venir, le Chandrilien s'était renseigné auprès d'Amistad ,le droid comptable, "des Sons", aucun clan n'avait autant d'esclaves- guerriers en sa possession et encore moins parmi toutes les espèces désirées les autres barons en avaient pleinement conscience.
C'était le genre d'offre qu'on ne pouvait laisser passer, et sans doute que ce seigneur ne manquerait pas de revenir sur Orvax pour d'autres commandes, ces quatre coffres étaient une sorte de carte de fidélité.
Les autres membres de l'assemblée, gardaient le silence ,indiquant leur accord par un simple signe de tête.
-Nous, membres de l'Assemblée nous engageons madame, à vous fournir vos 2000 esclaves pour le seigneur Hivernus dans un délai très court, je vous le garantis.
Mais Sorv ' avait une idée derrière la tête, il comptait bien doubler tout ce beau monde, il pensait à rendre une petite visite à un vieil ami sur Trandosha pour récupérer des prisonniers Wookie et aussi recruter une équipe de mercenaires lourds pour trouver les autres espèces désirées à travers la galaxie.
Respectant une ancienne alliance, il allait sans doute devoir s'associer avec Davoos et Y'ang, car on avait toujours besoin de petit personnel pour faire le sale boulot dans ce genre de trafic... -
Post n°3
Auteur : HivernusLes semaines passent et les puissants seigneurs du crime d’Orvax IV semblent dans l’incapacité de tenir leur promesse. Si la terrible Azah Suutrar commence à perdre patience, il n’en est pas de même pour Keldron Iblis. Le vieux roublard Corellien s’est servi de ce temps précieux à des fins utiles, se créant de très nombreux contacts parmi les locaux qu’il pourra par la suite utiliser au sein de son vaste réseau d’informateurs et de collaborateurs. Usant de son charisme naturel, de son sens des affaires ou de pots-de-vin généreusement distribués, l’homme a ainsi réussi à se tisser un bout de toile au sein de la population d’Orvax IV.
Cependant, l’ancien militaire ne s’est pas simplement contenté de sympathiser avec les acteurs de la vie locale. Le Seigneurat de Bajic est en guerre contre l’un des plus puissants syndicats du crime de la Bordure Extérieure et ses armées requièrent toujours plus d’hommes. Si la nouvelle de l’intégration de plusieurs planètes au sein du domaine personnel d’Hivernus est bien parvenue aux oreilles d’Iblis, il n’en demeure pas moins que ses légions avalent les recrues avec beaucoup d’appétit et qu’il en faut toujours plus pour constituer les rangs d’une grande armée capable de rivaliser avec les innombrables troupes de mercenaires de l’Association Natori.
Le Corellien s’est donc retrouvé à devoir arpenter les différents marchés aux esclaves de la planète à la recherche de profils spécifiques, s’improvisant malgré lui client des nombreux vendeurs de chair locaux. Guerriers capturés au cours de batailles aussi insignifiantes que lointaines, gladiateurs ayant des dizaines de combats à leur actif, mercenaires et chasseurs de primes endettés auprès de la mauvaise personne, individus robustes appréhendés au cours de raids pirates, esclaves soldats entraînés depuis l’enfance à l’art de la guerre et vendus au plus offrant par lots entiers… Le vieux Keldron n’a pas fait la fine bouche, allant même jusqu’à débourser des dizaines de milliers de crédits pour un groupe de redoutables et très prisés combattants Yuzzem.
Plusieurs centaines d’esclaves ont ainsi été libérés de l’enfer d’Orvax IV pour en rejoindre un autre, situé à quelques secteurs d’ici, afin de servir les intérêts d’un seigneur de guerre au sein de sa redoutable armée. Loin de s’en offusquer, nombre de ces captifs recrutés voient cette opportunité comme un nouveau départ, la promesse d’une liberté prochaine, d’une solde généreuse et d’une réunification de leur cellule familiale aidant probablement à les convaincre de combattre au nom d’un nouveau maître. D’autres, désormais liés par une dette d’honneur au Chiss, acceptent sans broncher l’idée de servir les intérêts de ce souverain mystérieux. Quoi qu’il en soit, ces hommes et aliens, liés par un destin commun, ont rejoint les rangs d’une armée qui figurera bientôt parmi les plus puissantes de la galaxie… Un ultime privilège réservé à une poignée de chanceux.
Ces quelques groupes d’individus achetés à bon prix ne forment toutefois qu’un maigre lot de consolation face aux deux mille esclaves guerriers promis par les barons d’Orvax IV. A l’exception des imposants Yuzzem, réputés pour leur force de caractère et leur puissance, ou des esclaves formés dès leur plus jeune âge à l’art de la guerre, les captifs incorporés aux armées seigneuriales demeurent physiquement et psychologiquement plus faibles que les espèces recherchées par le seigneur Hivernus. Il leur faudra au bas mot des mois d’entraînement et d’endoctrinement pour faire d’eux de parfaites machines de guerre… Une pâle comparaison face aux Kaleesh, Myneyrshi, Wookies et autres aliens convoités par l'humanoïde à peau bleue, qui sont quant à eux de véritables guerriers dotés d’un esprit inflexible et d’un sens de la discipline très prononcé.
Quoi qu’il en soit, Keldron Iblis s’efforce de trouver un sens à sa présence sur Orvax IV. Racheter des dizaines d’esclaves dans l’espoir de pouvoir leur offrir une vie meilleure, tout en assurant au seigneur Hivernus un apport en recrues, demeure un moyen comme un autre de contribuer à la cause qu’il s’est juré de défendre. Et les contacts qu’il se fait parmi les voyous de la planète esclavagiste lui seront probablement utiles un jour ou l’autre.
Pour Azah Suutrar, la tâche semble plus ardue. Afin de tromper l’ennui, la créature favorite du Chiss s’est donnée en spectacle devant des milliers d’individus, profitant des arènes locales pour affiner ses talents meurtriers, ôtant volontiers la vie à des gladiateurs qui en temps normal auraient probablement eu une chance de briller au combat. Une façon comme une autre, pour la tueuse en série, de montrer aux barons d’Orvax IV qu’il ne serait guère avisé de tromper la confiance que leur accorde le seigneur Hivernus.
Pour le vieux roublard Corellien, il semble évident qu’il faudra plus qu’une série de morts insignifiantes au sein des arènes de combat pour intimider les seigneurs du crime locaux. Mais les combats sanglants dans lesquels l’Anzat se met en scène ont au moins l’avantage d’attirer l’attention sur elle. Si la tueuse préférée du Chiss brille par son talent sous la lumière des projecteurs, l’ancien militaire a quant à lui le champ libre pour fouiner ici et là, œuvrant volontiers dans l’ombre de sa partenaire afin de demeurer discret. C’est l’avantage de travailler en équipe avec une psychopathe imprévisible… Quoi qu’il puisse en penser.
Azah Suutrar pénètre dans le hall d’accueil de l’hôtel où elle loge le corps ruisselant de sueur et du sang de ses adversaires vaincus. Le réceptionniste ne semble pas vraiment surpris, ni même dérangé. Il a peut-être déjà eu affaire à d’autres clients totalement déjantés… Ou alors il cache bien son jeu et fait preuve d’un incroyable sang-froid. Peu importe. La tueuse en série se moque bien des états d’âme d’un simple laquais. Empruntant un turbo-élévateur desservi par un droïde protocolaire à la carlingue parfaitement lustrée, l’Anzat rejoint un étage entièrement privatisé. L’endroit, protégé par une unité entière d’agents opérant pour le compte de Sécurité Globale, semble s’être transformé en une véritable forteresse au sein de laquelle seuls les membres du personnel de l’hôtel et une poignée d’individus triés sur le volet sont autorisés à circuler librement.
Se réfugiant dans ses quartiers privés, la créature préférée du Chiss s’offre les délices réconfortants d’une douche bien chaude. La tueuse en série s’abandonne corps et âme à ce moment de détente, laissant la tiédeur de l’eau lui dénouer les muscles, la laver de toute impureté. L’instant est cependant de courte durée. Quelqu’un vient frapper contre la paroi de la porte, indiquant à l’Anzat que son attention est requise ailleurs. Enfilant rapidement un peignoir et laissant ses longs cheveux mouillés couler en cascade le long de ses épaules, Azah Suutrar vient ouvrir la porte à un soldat. L’homme, muni de l’habituel barda militaire des opérateurs de Sécurité Globale, fait sèchement claquer ses talons.
- Il y a un appel important pour vous dans la salle panoramique, madame.
Acquiesçant d’un signe dédaigneux de la tête, la tueuse en série arpente le couloir vêtue de son seul peignoir sous le regard impassible d’agents de sécurité entièrement concentrés sur leur tâche. Les excentricités de l’assassin sont monnaie courante et il devient nécessaire, à la longue, de ne plus y prêter attention sous peine de perdre une partie de sa santé mentale. L’Anzat pénètre dans le salon panoramique en adressant un bref signe de tête à Keldron Iblis, déjà installé dans un fauteuil, puis s’incline doucement devant la silhouette holographique projetée au-dessus d’une table basse.
- Excellence… Comment puis-je vous servir ? Souffle Azah Suutrar.
Le Corellien fronce doucement les sourcils, passablement perturbé par cette nouvelle frasque. S’il est désormais habitué aux délires étranges de sa camarade, il n’en demeure pas moins toujours aussi perplexe. N’ayant pas la force d’émettre le moindre commentaire, l’homme se contente de soupirer, se frottant les yeux comme pour effacer de sa mémoire une nouvelle image d’horreur. Frilla Hawan, pour sa part, ne semble pas affectée par la vision d’une créature sublime se présentant en peignoir lors d’une conversation officielle. Ayant été l’élève privilégiée de l’Anzat, la jeune femme connaît presque sur le bout des doigts l’excentricité affolante dont fait preuve la tueuse en série.
- Vos services sont requis ailleurs, Azah. Le Seigneurat de Bajic a besoin de vos talents spécifiques pour former les bases d’une nouvelle unité de combat. Vous devez donc quitter Orvax IV dans les plus brefs délais. Vos ordres de mission et votre destination vous seront transmis d’ici peu.
Azah Suutrar s’incline de plus belle, un léger sourire venant étirer ses lèvres. Dommage… Elle commençait à peine à s’amuser ici. Après tout, la planète esclavagiste foisonne de victimes à terroriser, de proies à chasser, d’adversaires à éliminer. Tant pis. Elle ne perd pas espoir. Peut-être pourra t-elle reprendre ses sinistres activités en ce bas monde une fois sa tâche accomplie… Oui. Il en sera ainsi. Elle n’en doute pas.
Pour Keldron Iblis, cette déclaration est à la fois une bonne et une mauvaise chose. Le départ prochain de la tueuse en série annonce des changements à venir. Sans la présence de l’assassin, il est certain qu’il y aura moins de problèmes potentiels à gérer… Mais l’ancien militaire n’est pas dupe. En dépit de ses défauts, l’Anzat reste une arme redoutable et un outil particulièrement efficace qui, par sa simple existence, parvient à inspirer crainte, désir ou respect dans le cœur de ses proies. Et le fait qu’elle sache attirer l’attention sur elle a largement profité au Corellien. Sans la tueuse en série à ses côtés, il est certain que le contrebandier sera bien plus exposé aux nombreux dangers qui rôdent sur place. Il faudra donc redoubler de vigilance.
- Keldron, je salue volontiers vos efforts. Vos recrues constitueront la base d’une nouvelle légion qui, j’en suis sûre, ne manquera pas de briller avec honneur sur le champ de bataille. Poursuit la fille adoptive du Chiss. Je compte sur vous pour reprendre en main les négociations avec les barons d’Orvax IV. Mettez-leur la pression. Les contingents qu’ils doivent fournir sont vitaux aux plans de mon père… S’ils ne peuvent tenir leur engagement, nous nous tournerons vers quelqu’un d’autre.
- C’est noté, Excellence.
- Autre chose… Plusieurs de nos sources font mention de vaisseaux de guerre utilisés comme navires esclavagistes. Essayez de vous informer sur de potentiels destroyers impériaux transitant dans le système, ou sur d’éventuels gros clients qui pourraient sortir du lot. Des acheteurs en provenance de Nar Shaddaa par exemple… Ou originaires du secteur Parmic.
- Bien compris, Excellence. Répond le Corellien, un sourire en coin. Vous pouvez compter sur moi pour fouiner dans les moindres recoins de ce foutu endroit…
- Bien. Inutile de vous rappeler que la discrétion est de mise…
- Ne vous inquiétez pas, Excellence. Je saurai me faire plus petit et insignifiant que la plupart des gens du coin. Nul ne fera attention à moi, je peux vous l’assurer. Déclare Keldron Iblis d’une voix parfaitement assurée.
- Je l’espère, Keldron… Je l’espère. Le Seigneurat de Bajic ne peut pas se passer de vos précieux renseignements… Et encore moins de votre personne. Tâchez donc de rester en vie.
La silhouette translucide de Frilla tressaute puis disparaît, laissant le vieux contrebandier seul avec la tueuse en série.
- Aucune inquiétude à avoir… La vieille carne, c’est difficile à abattre. Murmure l’ancien soldat dans sa barbe, un brin moqueur.
L’Anzat sourit à cette remarque, amusée, puis se retire en silence dans ses quartiers privés. L’homme suit son exemple. De nouvelles missions les attendent et il faut désormais s’y préparer comme il se doit. L’échec n’est pas envisageable. -
Post n°4
Auteur : BlokkusLe mystérieux client était exigeant et le chemin avait été sinueux pour trouver ses 2000 esclaves pourtant, L'Union de Stabilité Budgétaire y était arrivée en suivant de nombreuses pistes tandis que les autres barons peinaient à rassembler les espèces demandées.
De son coté, Amistad , le droid Secrétaire n'avait pas ménagé ses efforts , traversant la galaxie, de Tatooine à Trandosha en passant par Kalee pour trouver la perle rare et négocier avec les différents réseaux esclavagiste ou un fonctionnaire Kaleesh.
D'un autre coté, Stendman, et son équipe de traque métallique, était parti chasser le Talz sur Alzoc III au nez et à la barbe de l'avant poste Républicain.
Et pour finir en passant par Klaas , un intermédiaire au marché noir de Coruscant, l 'USB avait enfin mis la main sur des Myneyrshi et des Srrors’toks, ceux ci avaient été les plus compliqués à dénicher c'est pour cela qu'on avait fait appel à un esclavagiste T'Surr, une référence dans le domaine.
Toute la marchandise avait été rassemblée dans les sôutes du 'Leusden' , il ne fallait pas qu'on sache sur la planète que Sorv'Ino jouait un double jeu dans le dos des barons d'Orvax et le cargo patientait anonymement en orbite.
Les esclaves étaient parqués dans des cages, soignés et nourris et de temps en temps on leur collait un coup de vibrofouet pour faire taire toute velléités de rébellion.
Sorv' avait repris à son compte le Q.G des Sons, et au vu du sort funeste des précédents propriétaires, il avait veillé bien évidemment à renforcer la sécurité , des portes blindées, des vitres antiblaster des barreaux en duranium aux fenêtres, ajouté à une présence continue de droids gardes du corps, il n'avait pas lésiné sur les dépenses.
Il lu et relu le contenu de la marchandise tout en dégustant une chope de bière Corellienne,et c'est avec une fine moustache de mousse sous le nez qu'il se décida à contacter le client, celui ci ayant déja trop attendu:
-A destination de l'émissaire de Bajic.
J'ai tenu ma promesse, vos 2000 esclaves ont été rassemblés , uniquement les races spécifiées comme convenue.
Je vous propose de me rejoindre pour examiner la marchandise.
Sorv Ino , Baron d'Orvax
Voila, le message était envoyé, ne restait plus qu'a attendre que le client ne réponde, Sorv avait été le seul à pouvoir répondre à la commande grace aux moyens fournis par l'Union de Stabilité Budgétaire, Le Correlien allait lui faire comprendre qu'il valait mieux passer directement par l'USB, plutôt que par la concurrence.
"Il vaut mieux s'adresser à Dieu qu'a ses saints" -
Post n°5
Auteur : HivernusTirer les vers du nez aux puissants esclavagistes d’Orvax IV demande un certain tact. On ne peut pas leur demander de balancer des info’ sur leurs clients comme ça, sous peine de finir dans une cage… Ou pire. Iblis n’aime pas attirer l’attention sur lui, de toute manière. Il préfère la jouer subtilement, en nouant des liens amicaux avec certaines personnes influentes pour se retrouver invité par leur intermédiaire aux grandes soirées du coin et ainsi avoir accès aux meilleurs potins. En laissant traîner ses oreilles non loin des discussions, le vieux roublard a ainsi pu connaître en détail les principaux sujets de conversation des barons esclavagistes.
Bien évidemment, et il fallait s’y attendre de la part de criminels, le thème principal de leurs entretiens porte sur les querelles de territoires, les désaccords sur le prix des marchés et les potentielles alliances et trahisons entre organisations rivales. S’unir autour d’une cause commune pour mieux s’entretuer par la suite… Il n’y a rien de plus classique parmi les syndicats du crime. Quelques discussions tournent autour de la commande particulière du mystérieux seigneur de guerre Hivernus. Certains s’y intéressent uniquement par appât du gain quand d’autres, plus pragmatiques, cherchent à savoir s’il représentera un client récurrent, un allié de choix ou un potentiel adversaire à l’avenir…
Invité à boire en compagnie d’éminents marchands de chair locaux et de représentants de divers groupes criminels, le Corellien obtient enfin une information importante. Plusieurs d’entre eux se plaignent de l’attitude exécrable d’un intermédiaire, qui se permet au nom de son employeur de critiquer les retards récurrents et le manque de professionnalisme de certains barons esclavagistes. L’homme aurait apparemment piqué une colère noire suite à la réception de plusieurs lots d’esclaves de mauvaise qualité. Pire encore, ses exigences toujours plus insolites et improbables en matière de marchandise semblent taper sur les nerfs de tout le monde. Il paraît même qu’on envisage de lui donner une bonne leçon afin de lui faire passer l’envie de se plaindre… Voilà un personnage intéressant sur lequel se renseigner. Et Keldron Iblis obtient facilement le nom de cet intermédiaire indésirable, l’homme étant vraisemblablement détesté par une bonne partie de l’élite d’Orvax IV. Une nouvelle piste à suivre s’ouvre donc.
Durant des jours, le vaurien s’est efforcé de trouver de manière discrète des informations sur ce curieux individu. Il parvient à dégoter, ici et là, quelques indications qui mettent en lumière le profil type des esclaves recherchés par cet intermédiaire méprisable. Se servant de son vaste réseau de contacts et d’informations, le Corellien entreprend alors de se renseigner davantage sur les habitudes de l’homme, sur ses relations et ses activités. Il récolte ici et là quelques dossiers croustillants sur l’individu, s’apprête à les examiner, à en tirer des conclusions intéressantes.
Mais il est interrompu dans son travail d’enquête.
Un bip sonore retentit alors qu’il étudie minutieusement quelques clichés issus d’une source sûre. Iblis abandonne son inspection, s’enfonce un instant dans son fauteuil de bureau afin de détendre sa nuque endolorie par des heures de travail puis appuie sur un bouton. Un message s’affiche sur l’écran du bureau. Les barons d’Orvax IV semblent enfin prêts à faire affaire. Ayant pris goût à enquêter sur l’intermédiaire mystère, Keldron trouve le moment mal choisi. Peu importe. Il reprendra son investigation là où il l’a arrêté. Pour l’heure, il lui faut honorer son engagement auprès des esclavagistes.
L’homme contacte d’abord le capitaine de l’escadre navale du “Vent Noir” afin de le tenir informé de la situation. L’officier doit se préparer à faire un bond dans le système d’Orvax dès que le Corellien aura confirmé la transaction avec les barons esclavagistes. Il a en effet été jugé plus prudent de ne pas dévoiler la présence de l’escadre à des paires de yeux potentiellement malhonnêtes ou à la solde d’une puissance étrangère… Et puisque le “Vent Noir” a dans ses cales la cargaison destinée aux barons esclavagistes s’ils tiennent leur engagement, la prudence semble d’autant plus nécessaire. Le vieux roublard prépare ensuite son départ vers le point de rendez-vous choisi par son contact. Accompagné d’une douzaine de commandos lourdement armés et chargés de sa sécurité personnelle, Keldron Iblis s’embarque à bord d’un vieux transport stellaire qui doit le mener vers le lieu de rencontre.
Le vaisseau rejoint rapidement l’orbite de la planète. Au milieu du trafic aérien d’Orvax IV, la présence d’un cargo Gallofree solitaire patientant en vol stationnaire ne semble pas particulièrement attirer l’attention. On pourrait en effet croire que le vaisseau attend de recevoir les autorisations d’une tour de contrôle avant de poursuivre sa route. C’est bien vu. Le subterfuge fonctionne à merveille. Le vieux roublard aurait largement pu passer devant sans y faire attention s’il n’avait pas eu la confirmation d’une rencontre à ces coordonnées précises. C’est alors qu’un moment de doute traverse l’esprit du Corellien.
Pourquoi convenir d’un rendez-vous en orbite, à bord d’un transport GR-75 miteux, quand il aurait été plus pragmatique d’effectuer un échange au sol ou depuis une station ? Se peut-il qu’il s’agisse d’un piège ? Les barons esclavagistes auraient ils décidé de trahir la confiance du seigneur Hivernus ? Non. Ils auraient tôt fait de subir son courroux et cela n’est guère bon pour les affaires. Il est plus probable que l’un des leurs ait choisi de se la jouer personnelle afin de rafler toute la mise. Mais dans le doute, autant se méfier... Keldron Iblis prévient les hommes chargés de sa sécurité de rester sur leurs gardes. Après tout, on ne sait jamais à quoi s’attendre avec des criminels. Nombre d'entre eux sont imprévisibles et il le sait par expérience.
Après avoir annoncé sa présence à l’équipage par communication interposée, le Corellien reçoit l’autorisation d’embarquer à bord du “Leusden”. Les deux vaisseaux entament alors une manœuvre d’arrimage et un sas extensible vient bientôt les connecter. Escorté par six des opérateurs chargés de sa protection personnelle, l’homme rejoint ensuite le transport GR-75 où il est reçu par un comité d’accueil… -
Post n°6
Auteur : BlokkusSur la passerelle du 'Leusden', les mains dans le dos le capitaine Jochem observait les étoiles en orbite d'Orvax, que de chemin parcouru depuis l'académie spatiale de Carida, le Correlien soupira, une carrière de pilote de navette militaire suivi de quelques années au sein de la Vulcan Air Line Mustafarienne et voila qu'il était enfin capitaine de son propre vaisseau... un vaisseau esclavagiste malheureusement.
On annonça l'arrivée du client, le natif de Correlia eut un sourire forcé, il allait enfin pouvoir se débarrasser de sa cargaison si encombrante, heureusement il avait délégué la prise en charge de la marchandise à quelques durs à cuir d'Orvax habitués à manier le vibrofouet et la matraque électrique. Il ordonna qu'on déploie le sas pour l'arrivée de l'émissaire du seigneur du Bajic, lui resterait sur la passerelle , les activités qui se dérouleraient dans la soute prochainement le mettait mal à l'aise.
Dans la soute, on avait distribué coup de fouet et de matraque pour faire taire tous ce beau monde, Sorv Ino admirait toutes les cages remplies des spécimens désignés, la moisson avait été bonne même s'il avait fallu faire des investissements.
387 Wookie, 275 Talz et 185 Kaleesh sur Tatooine
262 Wookies sur Trandosha
201 Kaleesh sur Kalee
180 Talz sur Alzoc
250 Myneyrshis et 260 Srrors’toks sur Coruscant
Il était temps pour lui de rencontrer le client, vétu de sa combinaison noire et accompagné de deux droids garde du corps, le Chandrilien attendait l'émissaire du seigneur Hivernus, il avait été rassuré en apprenant que ce ne serait pas l'Anzat, cette créature lui donnait la chair de poule.
Evidemment le client passa le sas escorté de sa propre garde personnelle, Sorv en attendait pas moins, la confiance était toute relative dans ce milieu, il fit une courte révérence.
-Monseigneur, bienvenue à bord du Leusden, si vous vous voulez bien vous donner la peine de me suivre.
Passant devant, Sorv se dirigea vers les cages ou patientaient toutes les créatures les exhibant tel un orsahler montrant ses animaux de compagnie.
-Comme demandé voici vos 2000 esclaves, uniquement les espèces demandée, je me dois de vous avouer qu'il nous a été particulièrement difficile de trouver des Myneshris et Srrros'Tok.
L'esclavagiste tendit un datapad au client contenant le listing précis de la marchandise. Un Wookie grogna un Weequay le fit taire d'un coup de matraque sur les barreaux de sa cage.
-Le Leusden se tient à disposition pour livrer les esclaves n'importe ou dans la galaxie.
Oui, la Langue du Hutt assurait également le service après vente, le capitaine Jochem ne serait pas ravi mais il pourrait transporter la marchandise jusqu'au point désigné par le client et gratuitement en plus. Il fallait bichonner les clients qui payait rubis sur l'ongle. -
Post n°7
Auteur : HivernusC’est la Langue du Hutt en personne qui vient accueillir Keldron Iblis. Il fallait s’en douter. Ces sales limaces n’ont jamais été capables de se montrer dignes de confiance. Peu importe. Le Corellien se moque bien de savoir avec qui il fait affaire tant que ce mystérieux Kajidic honore sa part du marché, même si cela implique de rouler dans la farine les autres barons esclavagistes. Ils s’en remettront… Ou chercheront un moyen de se venger. Mais pas avant que le vieux contrebandier et les siens aient quitté la planète pour de bon. Enfin c'est ce qu'il faut espérer.
Sorv’Ino invite le roublard et son escorte à le suivre à l’intérieur du vaisseau afin de leur présenter la cargaison. Et quelle cargaison ! Deux mille esclaves parqués dans des cages trop étroites, surveillés et punis comme il se doit par des surveillants qui prennent visiblement leur pied à faire usage de leurs outils de torture. Keldron Iblis n’est pas particulièrement enchanté d’assister à une telle scène. S’il n’y avait que lui, il ferait flinguer toutes ces ordures esclavagistes afin de faire libérer prestement ces pauvres gens. Mais il ne fera rien de tel car ce serait se mettre à dos les puissants barons d’Orvax IV et il ne faudrait pas que le Seigneurat de Bajic souffre d’une mauvaise réputation par sa faute. Le jour viendra où ces vendeurs de chair auront leur compte… Mais pas aujourd’hui vraisemblablement.
S’il fulmine de rage en son for intérieur, il n’en est rien à l’extérieur. Son visage, aussi neutre que possible, n’affiche aucune émotion. Des années de pratique dans le milieu criminel lui ont permis de dissimuler ses sentiments sous une façade trompeuse. L’homme fait le tour des cages, inspecte la qualité de la marchandise… Il fait parfois la moue en voyant les traces que les coups de fouet ou de matraque ont laissées sur la chair ou la fourrure des captifs. Malgré tout, le Corellien semble satisfait par l’état général de la marchandise. Et le datapad qu’on lui remet confirme que les hommes de main du mystérieux Hutt se sont démenés pour fournir au seigneur Hivernus le contenu précis de sa commande.
- C’est pas trop mal… Il y a quelques signes, ici et là, de dégâts sur la marchandise qui mériteraient que je revois à la baisse votre prime… M’enfin… Vous avez fait du bon boulot et je ne vois pas l’intérêt de vous punir pour un travail bien fait. Déclare finalement le vieux roublard, jouant son rôle d’intermédiaire indifférent au sort des esclaves à la perfection. Si vous voulez bien m’excuser un instant…
Iblis s’éloigne afin de transmettre un message au reste de son équipe, demeurée à bord du transport, via un comlink sur une fréquente cryptée. L’échange ne dure que quelques secondes tout au plus. Lorsque la conversation s’achève, l’homme revient tout naturellement faire la discussion au représentant du mystérieux seigneur Hutt.
- Nous sommes ravis de pouvoir faire affaire avec vous. Indique le Corellien en venant serrer la main de son homologue de manière dédaigneuse, une manière comme une autre de confirmer la transaction commerciale. Vous recevrez d’ici peu les coordonnées à suivre. Et les accréditations nécessaires pour confirmer l’échange de marchandise.
Son rôle d’intermédiaire terminé, Keldron Iblis quitte le Gallofree esclavagiste avec son escorte et s’embarque à bord de son transport personnel. Les deux vaisseaux se séparent alors, prenant des directions différentes…---
L’équipage du “Leusden” reçoit finalement le message tant attendu après quelques minutes d’attente. Le transport GR-75 est invité à rejoindre les abords du système Orvax afin de conclure la transaction. Arrivant à proximité du lieu de rencontre fixé, les esclavagistes peuvent voir poindre à l’horizon la silhouette imposante d’un croiseur de fret de la classe Neutron et celles, plus petites, des trois canonnières Vanguard assurant sa protection. Quatre chasseurs TIE quittent le hangar du “Vent Noir” afin de se porter à la rencontre du vaisseau cargo, puis se placent en position d’escorte une fois les accréditations confirmées par le commandement.
Le “Leusden” est finalement autorisé à approcher le croiseur de fret après un bref moment de silence destiné à vérifier le contenu de la cargaison via les senseurs. Une fois les manœuvres d’arrimage effectuées, les premiers va-et-vient entre vaisseaux débutent. Les mesures de sécurité à bord du “Vent Noir” sont particulièrement strictes. La plupart des accès sont restreints et des gardes armés sont postés devant chaque porte. Des sections entières de stormtroopers portant la livrée bleue et blanche des troupes d’élite du Seigneurat de Bajic assurent la protection des installations parcourues par les esclavagistes. Une par une, les cages sont entreposées dans les cales du croiseur sous le regard discret et silencieux des plus redoutables combattants du seigneur Hivernus.
Après avoir achevé le transfert des esclaves d’un vaisseau à un autre, les esclavagistes sont invités à patienter à bord du “Leusden” le temps qu’un officier vérifie l’état de la cargaison. L’attente ne dure que quelques minutes. Un capitaine vêtu d’un uniforme impérial aux manches striées d’une unique bande bleue vient finalement confirmer qu’ils seront généreusement payés pour leurs services. Par groupes de deux ou quatre, divers stormtroopers se relaient pour apporter les caisses destinées aux employés du mystérieux Hutt. En tout, ce sont vingt conteneurs que les soldats d’élite du seigneur Hivernus viennent déposer sur le sol froid du transport esclavagiste. Cinq conteneurs sont remplis d’épices de grande qualité. Cinq autres regorgent de pierres précieuses. Les dix derniers sont pour leur part chargés de crédits en tout genre.
La richesse du seigneur de la guerre est telle que le contenu de ces coffres n’est, semble-t-il, qu’une goutte d’eau comme une autre prélevée au sein de son immense fortune personnelle. Après avoir salué les esclavagistes, non sans une once de mépris dans la voix, l’officier quitte finalement le transport GR-75 en compagnie de ses stormtroopers.
Les chasseurs TIE patrouillant autour du point de rencontre reçoivent l’ordre de rentrer dans le ventre du “Vent Noir”. Les appareils à bord, le vaisseau effectue une lente rotation puis passe en hyperespace une fois positionnée face à une certaine étoile. Les trois canonnières Vanguard de son escorte disparaissent peu de temps après. Il ne reste désormais plus que le “Leusden”, dérivant seul aux confins du système Orvax.