Campagne en eaux troubles....
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Post n°6
Auteur : BlokkusL'ambiance se détendit quelque peu dans l’entrepôt, clairement l'emplumé préférait la négociation à la confrontation, c'était souvent le cas quand on faisait face à des fils de Mandalore.
Ce qui chagrinait Davoos c'est que le serpent à plume était bien informé , très bien informé, il y avait il un informateur au sein du gang des Golden Basilisk? il tourna la tête vers Sydow son second, il le chargerait personnellement de vérifier ce point.
Le leader avança puisque le nouveau venu prétendait avoir volontairement attiré le gang pour le rencontrer en personne, un drôle de façon de gérer ses affaires alors qu'il suffisait qu'il envoie un émissaire dans leur QG souterrain le leader étant toujours partant pour faire affaire.
Selon lui le propriétaire aurait omis de préciser qu'il se trouvait sur le terrain des Mandaloriens, c'était fort possible, leur réputation n'étant plus à faire , le Duro avait usé de ce stratagème pour attirer le client, il espérait sans doute que Davoos l'en débarrasse tout en encaissant un loyer voire une caution substantielle, il s'occuperait de cet escroc plus tard
Mais si l'emplumé ignorait qu'il marchait sur les plates bandes des basilisk, pourquoi prétendait il les attendre? cette créature était un filou mais le Mando' n'était pas né de la dernière pluie.
Cependant il savait flairer une bonne affaire quant elle se présentait et il est vrai qu'il avait encore dans la gorge sa cargaison subitement disparue.
Il était retourné voir Breel son informateur, celui ci après avoir perdu quelques dents durant l'entretien avait bien confirmé que Y'ang était derrière tout ça , enfin selon la rumeur.
C'était suffisant pour Davoos pour le défier mais pas assez pour la Guilde des marchands d'Orvax, il en était persuadé.
-Effectivement, je suis Davoos, leader des golden Basilisk.
Mes alliances ne concernent que mon clan et moi.
L'inconnu savait donc avec qui les Bes'uliik faisaient affaire mais aussi qu'il y avait une certaine dissension avec les Vibrohaches.L'individu en devenait dangereux, il en savait trop, Davoos fut tenté de l'abattre ainsi que tous ces complices, ses hommes à l'extérieur termineraient le travail en éliminant les gardes T'Surr.
Mais une phrase vint bloquer ses envies sanguinaires, l'emplumé prétendait à mi mot savoir qui était le coupable dans la disparition d'un de ses cargos.
-Si l'information est fiable, je vous laisserai trafiquer ici bas.
Si vous me mentez par contre...
La menace était à peine voilée, il est vrai que les mandaloriens n'étaient pas réputés pour leur subtilité.Davoos ne dérogeait pas à la règle.
-Je vous écoute... -
Post n°7
Auteur : Lord SotagarLes griffes cliquetèrent encore un temps, puis Pagaal s'immobilisa. Il devait bien être à un ou deux mètres des mandaloriens. Sont sourirs malicieux s'élargit davantage, un regard enflammé animait ses pupilles.
Il appréciait tout particulièrement cet aspect challenge. Le mandaloriens ne voulait pas de mensonge. Qu'à cela ne tienne. Il poursuivrait ses suggestions.
'' Les gouvernements demande des preuves, nos métiers aussi. Mais, il est parfois des instants ou la convergence d'un faisceaux d'indice constitue une preuve à lui seul. Je vous laisse juge de celui que je vais vous soumettre.
Il y a quelques années, trois bandes, sœurs concurrents, on scellé une alliance qui allait marquer l'histoire d'Orvax IV. Comme beaucoup d'accords, toutefois, celle-ci à été bâtis sur une petite dissimulation et quelques magouilles.
Si je vous disais que ce que les rumeures désignent comme le coupable, sont en réalités une habile manœuvre pour orienter un choix ? Le vôtre ?
Au moment ou cette alliance à été forgée, votre bande se portait (et se porte toujours d'ailleurs) extrèmement bien, celles des vibrochaches, la seule pouvant a peu près rivaliser avec vous, aussi.
Mais qu'en est-il de la troisième ? Elle est faible, à rencontrée plusieurs échec, n'est pas sur son monde d'origine.... Et voilà que comme par miracle, les Golden Basiliks se rendent compte qu'ils peuvent être atteint, et des rumeures accusent leurs rival direct. Peu après, alors que la tension monte, voici que cette petite bande, sortie de nulle part, propose une alliance aux sœurs devenues ennemies.... Pratique non ? Voici que le seul élément de cette alliance qui n'avait aucune valeure, en gagne une : elle servira d'intermédiaire de paix pour négocier avec les Vibrohaches, de... mettons pont neutre permettant d'éviter aux deux bandes de ne pas s'anéantir.
Après cela... rien, plus rien au sujet de cette attaque. Et je parierait sans peine que vous n'avez plus eut à souffrir de disparitions similaires dans vos rangs dès que cet accord fut scellé. Et tandis qu'une paix méfiante s'instaurait entre les Vibrohaches clamant leur innocences mais accusé par les preuves et les Golden Basilisks, fiers guerriers détestant qu'on ne tente de les duper. Voilà que la troisième roue connait un nouvel essor, se porte bien mieux sous l'aura protectrice de ses deux nouveaux alliés... ''.
Il marqua une pause, laissant les informations faire leurs chemins, il n'avait rien affirmé, comme d'habitude, juste donné les éléments sous un nouveau jour. Il comptait bien ébranler la perception qu'avait le mandaloriens de l'affaire pour le faire douter. Puis, après quelques instants, il sentait bien qu'il allait demander plus, quelque chose de tangible... Comme apte à être présenté devant la Guilde des marchands, et indice capitale capable de faire passer ce faisceau du rang d'hypothèses à probabilité sérieuse.
'' Vous avez sans doute du entendre parler de la disparition et mort de Gardula le Hutt. Il se trouve que les Hutts sont parmi mes clients préférés. Ils sont bien plus friands de mes talents d'information que de mes produits qu'ils achètent pour faire bonne mesure et parce qu'il m'arrive de temps en temps, d'éveiller leur curiosité. Gardula avait beau être la cinquième roue du carrosse, il n'en demeurait pas moins un Hutt, et s'en prendre à un Hutt, vous le savez sans doute, c'est défier l'autorité des tout-puissants.
À l'époque des faits, je n'étais pas encore arrivé sur Orvax IV. Mais... il se trouve que j'ai mené enquête pour eux en demandant un petit coup de pouce à des... Amis quand je me suis installé.''.
Les amis en question n'étaient autres que le formidable réseau de crèves la faim et mendiants, serviteurs, voir esclaves en quête d'un bonus inondant les rues et couloirs de toutes les villes de la planète pour lesquels aucun événements, surtout les « secrets » dégénérant ou ceux tenues dans des lieux où ils officiaient, n'étaient totalement secret.
'' Ces amis m'ont parlé d'une certaine vente discrète, effectuée en urgence, très peu de temps après que d'autres m'aient confiés avoir entendu un certain raffut dans les appartements de Gardula.
Lors de cette vente, on dit qu'un sith à fait son apparition et à mis un bazar complet. Que tout s'est très mal terminé avec un départ en urgence, sur les chapeaux de roues, par une porte de service. Et l'un d'eux à formellement reconnus un chef... Celui des Sons of Apocalypse.
Etonné, par la chose, j'ai creusé plus avant, et ai appris qu'à cette époque, Gardula avait fait l'acquisition d'une marchandise très spéciale, une marchandise que d'aucuns aurait considéré comme dangereuse, constituée de... Sensitifs.
Je suis presque sûr que si nous passions un appel dans les rues, certains acheteurs présents à cette vente et sans doute spolier se présenteraient et reconnaîtraient sans doute le vendeur de ces esclaves. Ou alors les gardes T'surr. Et en prenant le temps de remonter les formulaires et actes de vente, nous pourrions trouver les esclaves restant qui pourraient sans doute aucun appuyer ces éléments.
Ça, c'est si nous avions du temps. Mais je déteste perdre le mien, et vous aussi. Alors j'ai opté pour le raccourci dangereux en allant chercher ce qu'il manquait directement à la source.''
Il sourit avec une quasie-jubilation, sortit délicatement ses ailes de ses manches et en tendis une vers l'arrière en signe de quémande. Alors, Barishan avança doucement, très lentement, tremblant de peur. Il portait un datapad.
Une fois que Pagaal l'eut en main. Il avança délicatement en le gardant dans les mains. Ses pattes cliquetèrent au sol jusqu'à être en face du mandalorien auquel il tendit le datapad : dessus, la plaque d'identification de l'un des containers.
'' Je vous avoue que le récupérer n'a pas été aisé... Et il est à l'abri.''
Il fit un sourire entendu final : '' Je ne vient jamais dans un nouvel endroit sans me renseigner... Ni prendre mes précautions... À ma façon. Vous utilisez des armes, j'utilise mes informations. ''
Pagaal faisait en réalité maintenant son bluff, il comptait sur ce qu'il avait dit précédemment pour embrouiller le Mandalorien, retourner son esprit, sa fierté et sa colère contre les Sons of Apocalypse. Pour cause, ils n'avaient rien pris (cette fois) : les deux containers avaient été ceux ayant lancé Pagaal. Mais il comptait sur son bagout et l'impression qu'il donnait de savoir beaucoup, et de savoir du sensible pour convaincre. Il l'avait bien vu, le Mandalorien était intrigué et tatillons, à voir maintenant si le bluff de Sabaak lui donnerait un allié. Car assurément, si le Mandalorien était convaincu, jamais les Sons of Apocalypse ne s'en sortiraient, car Davoos se serait sentit manipulé. Les gens ordinaires n'aimaient pas cela, mais les Mandaloriens....
Cela dit, le coup de bluff avait son lot de risques. Surtout si les Sons se montraient moins stupides qu'à l'ordinaire pour leur défense. Mais indéniablement, pour Pagaal, leur intelligence ne ferait pas le poids face à la sienne. D'autant qu'en matière de manipulation, il ne serait pas surpris que devant la Guilde d'autres voix s'élèvent contre les Sons, rompant leur silence par l'éclatement au grand jour de l'affaire, accumulant par la même sur les épaules fragiles non pas des preuves, mais un faisceau tellement lourd que tous voudront leur faire la peau... Et en profiter pour écarter un rival décidément gênant.... Ainsi, Pagaal comptait-il sacrifier une bande pour réconcilier les autres et les amener à envisager la nécessité de mettre fin à la guerre. Une paix sur ce cadavre serait idéale.... Avec lui en prêtre de cérémonie.....
Mais tout cela, allait dépendre de la réaction du Mandalorien, donc : ''Bar'rhashê !'' ou ''C'est joué'' comme on disait sur Airbooine. -
Post n°8
Auteur : BlokkusSuivant l'invitation de Davoos , l'emplumé commença son exposé des faits, sur ce qu'il savait ou pensait savoir, il y avait une sacré nuance...
Sotagar commença par parler de l'alliance conclue presque à contrecœur entre les Vibrohaches et les golden Basilisk sous l'initiative de Gir O Do.Il mit l’accent volontairement sur le fait que la bande du swoopers n'était pas originaire de la planète et surtout était bien moins implantée que ces deux concurrents directs, ce qui n'était pas faux loin s'en faut.
Puis il enchaina en ravivant les souvenirs du Mandalorien avec une histoire dont tout le monde avait entendu parler sur Orvax IV, deux choses très rares qui devaient être intimement liées.
La mort d'un brave commerçant Hutt et la présence impromptue de chevaliers Jedi au marché aux esclaves.
Le nouveau venu n'était pas si bien informé s'il pensait qu'un Sith était responsable des dégâts dans l’entrepôt, si de nombreux esclavagistes et quelques clients avaient été tués lors de cette vente clandestine, le fait que des esclaves avaient été libérés en grand nombre était la signature de l'intervention de l'ordre Jedi , les sanguinaires Sith auraient massacré tout le monde sans se poser de question, c'était toujours comme cela qu'ils agissaient ne laissant que mort et désolation derrière eux.
Et surtout aucune lame rouge n'avait été signalée lors des échauffourées.
Personne ne savait pourquoi ces Jedi étaient intervenus mais selon le lord il s'agissait d'une vente de marchandise constituée essentiellement de sensitifs, maintenant cela avait un sens...
Et Gradu le Hutt était ambitieux , il avait toujours eu les yeux plus gros que le ventre ce qui était un paradoxe chez les natifs de Nal Hutta, cette limace aurait bien été capable d'essayer de vendre des paddawans ou des novices Jedi, c'était sans doute cela qui avait attiré l'ordre jedi sur Orvax et crée une belle pagaille, il méritait bien sa mort ce Dik'ut!
Mais si l'emplumé faisait le lien entre la marchandise, la mort du Hutt et la bande des Sons of apocalypse, c'est qu'il avait une théorie... Une théorie bien dangereuse qui pourrait signifier la fin des "Sons" , tuer un Hutt était un crime de lèse majesté dans toute la galxie, les differents kadijik du cartel ne laisserait pas passer un tel affront et demanderaient la tête du coupable.
Et Sotagar venait peut être de lui apporter sur un plateau, mais il fallait plus que des paroles , il fallait des preuves ou sinon ce serait sa propre tête qu'il dissimulait sous son casque qui serait tranchée net.
Le serpent à plumes continua a distiller son venin en proposant, de retrouver des survivants parmi les gardes ou les clients voire les esclaves et peut être même des preuves matérielles avec les registres du commerce. Ce serait un moyen comme un autre de se débarrasser des Sons, Davoos n'avait jamais été emballé par cette alliance contre nature.
Puis Sotagar sortit un as de sa manche, il exhiba fièrement un datapad affichant la plaque du container appartenant aux Golden qui avait disparu! Ainsi c'était le gang de Gir qui avait fait le coup! ce maudit crane d’œuf s’était bien moqué de lui, non seulement il l'avait volé mais il avait comploté contre lui pour bénéficier de la protection des fiers guerriers Mandaloriens. Ce Céréen ne perdait rien pour attendre! Davoos lui ferait payer ça et très cher! lui et sa bande allait être vendu comme esclave dans une mine de Ryll! Après avoir longuement observé l'image affichée sur le datapad, il explosa:
-Le fils de Hutt! il nous a roulé! Je vais le buter!!
Blessé dans son orgueil, aveuglé par sa haine et sa soif de revanche, Sotagar avait finalement convaincu le chef des Golden Basilisk qu'il avait été trahi, restait à savoir ce que l'emplumé attendait exactement du Mandalorien maintenant... -
Post n°9
Auteur : Lord SotagarLes choses avaient bien avancé ; elles tournaient à l'avantage de Pagaal qui, toutefois, restaura quelque peu son sang-froid et articula, les yeux dans le vide, avec un ton bien plus sobre et neutre traduisant ses souvenirs :
'' J'imagine bien ce que vous ressentez à présent, la trahison est une désagréable expérience que je connais. Trop bien même. ''.
Et tout en disant cela, il fit remuer très légèrement sa queue, tout en faisant cliqueter une de ses griffes sur le sol. Marques indélébiles de ce que la perfidie pouvait engendrer.
Il se recentra sur l'affaire. La question de savoir s'il pouvait continuer ses affaires ici tout en étant dispensé d'une contribution avait déjà sa réponse, d'autant que la nouvelle humeur du mandalorien mettait tout de suite cet enjeu de coté. Restait un coup bien placé à faire, et peut-être, peut-être seulement, gagnerait-il son estime. Quant à sa confiance, il y aurait encore du chemin.
Bien des gens pourrait penser que gagner l'estime de quelqu'un est une piètre victoire. Mais celle d'un baron d'Orvax.... Et mandaloriens de surcroit, cela serait un triomphe.
'' Je me doute combien le tuer pourrais en effet assouvir votre désir de revanche. Néanmoins, ne serait-il pas plus sage de les capturer et de les livrer aux hutts ? D'autant que par ce biais, vous pourriez coordonner l'affaire avec les vibrohaches et ainsi, sceller véritablement votre alliance.... En duo. De plus, vous montrerez à tous que vous non plus, on ne ce moque pas de vous impunément, sans parlé du fait que les Hutts garderont en mémoire ce petit service que vous leurs aurez rendu. ''.
Pagaal ne voulait pas la place des Sons, il réfléchissait déjà à une plus haute échelle. Et justement, il comptait bien mettre bientôt sur la table son jeu.
'' Vous êtes l'un des principaux barons d'Orvax, et comme il semblerait que Barishan se soit trompé de Mandalorien quand je lui ai dit d'aller lui soumettre mon projet, je me permet de vous le ré exposer : la guerre fait rage sur Orvax depuis maintenant bien longtemps. Et, je désire proposer aux principaux et plus puissants barons de la planète, ceux devant qui les autres s'inclinent, un plan pour ramener la paix tout en leur permettant de pouvoir prospérer sans qu'il n'y ait plus crainte sur cette planète, quand on a réussit, que le premier venu ne viennent tout gâcher, en prenant le fruit de ses efforts.
Aussi, j'aurais apprécié réunir ces barons, ainsi qu'un représentant du conseil des Hutts afin de leur exposer mon idée, de vive voix, et en face-à-face. Ainsi que devrait ce traiter toute affaire audacieuse quand on a du cran. ''.
Il ne souriait pas, cette fois, pas de masque ou de subtilité, il croyait en ce qu'il disait et espérait bien que le Mandaloriens accepte son offre. Qu'il paraîtrait à la réunion.
'' Si vous acceptez, j'aurais quelques idées à vous soumettre en plus en vue de l'organiser de sortes à ce qu'elle soit un franc succès pour tous. Et surtout, pour que le mérite de la capture des assassins de Gardula vous revienne de plein droit, et devant tous. ''.
Il était resté là, a moins d'un mètre de lui, le regardant dans les yeux, gardant ses mains dans ses manches, ne prenant pas la victoire pour acquise, loin de là.
Le Mandalorien verrait-il le respect, au-delà de la simple politesse, qu'il lui portait ? -
Post n°10
Auteur : BlokkusDavoos bouillonnait sous son armure, non pas à cause du changement climatique ou d'un virus quelconque en 19, non, c'était la rage qui faisait monter sa température interne.Dans son esprit parano toutes les pièces semblaient se mettre en place, depuis le début Gir-O-Do l'avait manipulé. Mais le Céréen allait vite apprendre à ses dépends qu'il ne fallait pas jouer avec les nerfs d'un fils de Mandalorien.
Le serpent à plume reprit la parole invitant le Besalisk a plus de mesure ou plus de sournoiserie pour lui il valait mieux le capturer et le livrer à la famille de Gradu sur Nal Hutta, c'est vrai que quand on connaissait la réputation sadique des Hutt, il y avait de grandes chances que le chef des 'Sons Of Apocalypse' finisse dans la carbonite ou dans l'estomac d'un prédateur local.
Il proposait même de s'allier avec les Vibrohaches pour mieux détruire les Sons.
La créature était sournoise, elle savait instiller le doute dans l'esprit de son interlocuteur mais Davoos ne tomberait pas deux fois dans le même piège, il allait régler le problème à sa façon: dans le feu et le sang!
Puis Sotagar dévoila enfin ses véritables intentions: réunir tous les barons d'Orvax afin de signer un pacte de non agression et sans doute de libre échange entre les differents cartels.Mais il avait besoin que quelqu'un se porte caution pour lui, après tout il n'était qu'un nouveau venu insignifiant sur le marché aux esclaves.
-J'accepte d'organiser une réunion avec les principaux barons, mais ce sera à vous et à vous seul de les convaincre du bien fondé de votre proposition.
Je profiterai ensuite de cette réunion pour dénoncer les agissements de Gir.
Le Besalisk lui devait bien ça, le lord lui avait ouvert les yeux sur la trahison des Sons, lors de cette réunion, il allait lui laisser la parole pour l'organisation de ce fameux traité et ensuite il s'occuperait personnellement de Gir qui serait présent lors de cette fameuse table ronde.
le feu et le sang serait donc au programme! -
Post n°11
Auteur : Lord SotagarPagaal s'inclina respectueusement, il ne s'attendait pas à tant, mais qu'un baron assure ses arrières pour organiser la réunion lui facilitais bien les choses.
'' Comme vous dîtes mandalorien. ''.
Il commença à reculer sans toutefois se retourner. Il attendit d'être à 5 bons mètres pour commencer à le faire, s'arrêtant en chemin pour demander :
'' Maintenant, s'il n'y a rien d'autre et que vous le permettez, je m'en vais retourner à mes affaires. ''
Il fallait laisser le temps au temps, une étape importante avait été franchie, et Pagaal était de ce genre à ne pas s'épandre en vaines discussions une fois l'accord clé conclus.
Restait néanmoins à voir si le mandaloriens allait revenir sur sa décision de le laisser opérer sans avoir à souffrir de taxes.
Cependant, même si au final, il devrait lui céder une part de sa cargaison, cela ne le dérangerait pas outre mesure, ayant déjà envisagé d'étendre ses activités en-dehors du système, à l'aide du gouvernorat.
Mais par précaution, il se préparait dès à présent à la rencontre évoquée, où il allait devoir sortir toute l'étendue de son art en vue de persuader les barons. C'est qu'après tout, ce qui les intéressait pour certains était là où ils gagnaient le plus.... -
Post n°12
Auteur : Lord SotagarLa nuit tombait sur la planète. Une fois n'était pas coutume, un violent orage y prenait place et dans les appartements, Pagaal et Barishan avisaient.
Les Golden Basilisk allaient réunir pour eux le gratin des barons ; autrement dit, une bonne part du travail était déjà faîte, restait à garder un œil sur ceux ayant le moins d'intérêts à cette paix. Mais une autre affaire préoccupait le Sathari.
'' Combien de tes congénères ont rejoint la planète ? ''.
'' Un certain nombre, mais il faudra encore du temps avant que le réseau ne devienne opérationnel. ''.
La discussion n'était pas anodine. Jusque-là, Pagaal avait reposé ses renseignements sur les traines-patins des basses rues d'Orvax, sur tout ce personnel de seconde main souvent mal évalué par leurs employeurs. Mais leur fidélité allait aux montants offerts, et l'intriguant savait que sur ce terrain, il lui fallait tout spécialement compter sur la loyauté, les autres pouvant être relégués aux fonds.
Il avait eu de bons contacts avec les Pantoran, et ils les importaient en parallèle d'esclaves affranchis sans avenirs ou de miséreux s'étant montrés particulièrement zélé pour constituer un réseau planétaire efficace et loyal.
Il allait encore falloir un certain temps avant qu'il ne puisse prendre la relève. Idéalement, lorsque Pagaal accéderait au poste de gouverneur.
'' On a reçu des nouvelles de Jin, il nous a fournit les informations nécessaires concernant ce serveur. ''
'' Très bien, envoie l'un des nôtres le confronter dans un lieu public, qu'il se sente en sécurité. Puis révèle lui nos informations le concernant. Ensuite, assure-toi qu'il soit nos yeux et nos oreilles au sein des quartiers de ce.... pesant personnage. ''
L'individu auquel faisait allusion Pagaal n'était autre qu'un personnage proche de devenir un individu incontournable d'Orvax, et de siéger en conséquence au conseil que souhaitait le Sathari. Le seul souci étant qu'en plus d'être un rival des autres barons, il était aussi de ceux qui n'avaient absolument pas intérêt à ce qu'un couvercle de paix s'appose sur l'astre.
'' Et s'il n'est pas coopératif ? ''
'' Alors assure toi pour que son repas le transforme en un atout autrement plus expéditif...''
Un sourire froid, presque cruel se dessina sur le visage de Satark à la pensée de ce dont il adviendrait dans le cas où l'option qu'il préférait n'était pas acceptée par le serveur.
'' Envoie également l'une de tes congénères à la cour de notre ennemi. J'ai ouï dire qu'il appréciait les grandes réceptions et les courtisans, spécifiquement celles bonnes chairs, d'autant plus quand elles sont exotiques.''
Barishan eut un petit mouvement de grimace.
'' Je ne vois pas grand nombre de mes semblables qui accepteraient d'aller jusque dans le lit de ce porc. ''
Pagaal s'arrêta, tourna la tête et soupira :
'' Il ne me semble pas avoir suggéré cette idée, il est préférable qu'une femme tourne autour d'un homme, elle obtient de lui bien plus qu'une fois que ce dernier à eut ce qu'il désirait d'elle et assouvit ses envies. Surtout ce... « Porc » comme tu dis.''
Barishan acquiesça, cela le rassurait : '' Je vais transmettre les instructions. ''
A ce moment, le Sathari alla vers les portes et les fis ouvrir.
'' Ne veux-tu pas que je t'accompagne ? La nuit tombe, les rues deviennent dangereuses ''.
'' Non merci, les gardes vont m'accompagner à ce rendez-vous. Contrairement à la première fois, nous allons voir des petites gens, en cas de soucis, ils interviendront.''
Barishan n'était pas friand de l'idée, mais il connaissait désormais trop bien Pagaal pour insister.
'' A ta guise, prend garde malgré tout. ''.
Il ne répondit pas et les portes se fermèrent. Barishan sortit son transmetteur et le garda un temps en main en s'approchant des vitres pour contempler le coucher de Soleil. Toute cette affaire était une belle partie de sabaak. Dangereuse, il devait l'admettre, mais tellement excitante dans le même temps.*
Objectivement, Pagaal s'attendait en effet à être attaqué. Même si les gardes étaient là. Cependant, c'était plus recevoir un tir de blaster qu'il avait en tête plutôt que de se trouver face à un vol à l'arraché. L'idée de paix avait commencé doucement à se répandre sur la planète, et même si son nom était encore largement inconnu, ses idées, elles, commençaient à faire parler d'elle, même si cela approchait plus l'anecdote que le sérieux.
Certains toutefois, se méfiaient des anecdotes.
Il allait ainsi, en cette soirée pourtant relativement agréable, à la rencontre d'un individu s'étant accaparé le contrôle des petites affaires pour le coup, réellement illégale de la planète.
Car si les géants des trafics trônaient au sommet et faisaient la loi, rendant leurs affaires légales ; ils y avaient également des charognards récupérant les miettes laissées tombées pour en tirer à leur tour bénéfice. Sans compter que les dans ces ruelles sombres emplies de mendiants, le même ordre régnaient que dans les prestigieux appartements des hauteurs : tous s'arrangeaient, se constituaient en bande, régnaient sur des quartiers non-revendiqués et tentaient de surnager, parfois au détriment des autres. Et dans cette masse de petits, d'abducteurs et de surineurs. Il y avait une figure incontestée, un parrain souverain, un roi des voleurs aux pouvoirs de destruction bien en deça de ceux des barons, mais au nombre de partisans suffisamment important pour lui garantir qu'on ne vienne pas tenter de le vassaliser : personne ne tenait à se prendre un soulèvement populaire, une foule en colère passant telle des sauterelles sur les propriétés pour les piller et les incendier entièrement, submergeant de leur masse toute résistance en massacrant cruellement quiconque s'opposait.
Seuls les hutts pouvait réellement se permettre de ce débarrasser presque sans dommage de ce personnage, mais ils n'avaient guère intérêt à ce qu'il parte : les rues ne leur faisaient pas de misère tant qu'il était là, et cela leur plaisait. Alors il avaient gagné son titre silencieusement conféré par les seconds maîtres d'Orvax.
Pagaal allait le voir une fois encore pour gagner un soutien, un soutien capable de lui apporter la paix dans les rues.... Contre substantielle compensation, il n'en doutait pas.
Curieusement, toutefois, le trajet ne fut pas perturbé, ou brutalement interrompu. « Le Berger » comme il se faisait appeler, l'attendait patiemment dans sa propre cantina.
Quand Pagaal entra, il fut quelque peu surpris de constater qu'elle était vide. Ils allaient être seuls. Du moins en apparence. Restant un peu à la porte, il hésita à dire au garde de demeurer à l'extérieur. On ne savait jamais. Toutefois, de ce qu'on lui avait rapporté sur le personnage, ou il jouait cartes sur table, ou il éliminait très simplement l'adversaire qui lui déplaisait... s'il le pouvait toutefois.
'' Cela ira messieurs, attendez au-dehors. ''
Les gardes se postèrent donc de parts et d'autre des portes principales tandis qu'elles se fermaient.
Étrangement, toutefois, elles ne se vérouillèrent pas. Satark s'attendait au contraire. L'individu lui faisant face souriait doucement, sa tête donnait à première vue l'impression d'un individu simple et bienveillant. Mais Pagaal commençait à bien connaître ce genre de personnage pour savoir qu'il se trouvait face à un confrère comédien.
'' Bonsoir très cher invité. Je suis ravi que vous ayez pu venir. ''
'' Et moi, je ne peux que vous remerciez très cher hôte, de me recevoir ainsi. ''
Il s'inclina très légèrement avec un sourire :
'' On m'a parlé d'affaires, d'entrevues et de négociation en face à face, que des choses qui me plaisent donc, j'aurais eu bien mauvais ton à refuser. ''
Il tranchait assez radicalement avec le niveau d'éducation et de raffinement qu'avaient sans doute la plupart de ses vassaux. Cela plaisait à Pagaal, et il pouvait sentir que se trouver face à autre chose qu'une brute de plus, qui plus est un personnage exotique et raffiné, avait son petit effet sur le Berger.
Il ne disait rien, continuant de regarder de sa petite bouille de phoque Sotagar. Il attendait patiemment que celui-ci parle.
Pagaal avança donc, restant debout face à son hôte en remontant le chemin principal. En effet, sur les bords, dans des sortes de petites fosses, se trouvaient les tables. Au centre, surélevé et au niveau du chemin principal, le bar en cercle devant lequel se tenait l'interlocuteur.
'' Peut-être avez-vous entendu circuler la rumeur selon laquelle quelqu'un œuvrerait à ramener la paix sur notre petite planète ? ''
Le Berger ne dit rien, continuant sa mimique silencieuse en gardant les yeux fixés sur Sotagar.
Il ne laissait rien transparaître, et cela, Sotagar l'interprétait comme un signe de professionnalisme, car lui n'avait pas de casque pour cacher quoi que ce soit. De son être en général se dégageait l'impression d'un individu dont la bouille cachait l'âge et l'expérience. Indéniablement, lui, on ne pouvait lui apprendre que peu, et le sensationnel ne l'impressionnait très certainement pas.
Il semblait plus rationnel, plus logique.
Aussi, Pagaal ne précisa pas à sa phrase qui était cette personne, le Berger s'en doutant probablement déjà.
'' Il se trouve que pour parvenir à cette paix, il a besoin, a minima, de l'approbation du roi des ruelles, à défaut de gagner son soutien. Et bien entendu, il va de soit qu'il lui faut connaître sa position, sans quoi, il ne peut y avoir de négoce. ''
L'individu demeura encore un temps silencieux, le fixant tandis qu'il achevait de parler. Finalement, il sortit de sa posture de sel et commença à son tour les jeux.
'' Une paix ne m'intéresse guère à première vue. Après tout, c'est de l'explosion des grands que nous tirons souvent nous meilleurs revenus. Aussi, tant qu'ils continuent à se faire la guerre, ils continuent à créer des miséreux, et plus il y a de miséreux, plus je gagne. Sans compter qu'à s'entre-déchirer, il me livre des richesses magnifiques sur un plateau d'argent. Les grands prennent certes beaucoup, mais ils laissent toujours une ou deux miettes. Pourquoi me plaindrais-je alors de la présente situation. Et que m'apporterait une paix sinon la ruine ? ''
Il continuait de sourire doucement, visiblement, il n'était pas opposé à l'idée, mais avait clairement exposé que la logique n'en faisait pas une option pour laquelle il devait à priori être favorable.
'' Cela est bien vrai. Néanmoins, dans ce nouvel ordre qui est ainsi proposé, la paix ne va pas se tenir seule. Il est une chose de dicter la loi, il en est une autre de l'appliquer.
Les relations de la planète sont établies sur le principe de féodalité. Vous avez l'avantage de n'être point vassal, mais suzerain à part entière. Un individu spécial.
Afin que vous et vos ouailles soyez bénéficiaires à juste part de cette paix, je vous propose d'être le pendant de la force d'application de cette paix. D'être les individus qui chasseront et traqueront les potentiels personnages qui chercheraient à la rompre. En plus d'un traitement que l'office du gouverneur vous verserait, vous pourriez prélever une part sur les avoirs des contrevenants mis hors d'état de nuire. ''
'' Vous avez remarqué que je n'étais soumis à quiconque. Cela n'est pas totalement exact, mais passons, dans les grandes lignes, j'ai saisi votre pensée. Si je perçois à court et moyen terme les intérêts de façon certaine. En revanche, je ne vois absolument pas comment une telle situation pourrait être pérenne. Vous semblez un être avisé, et en parallèle du marteau que vous vous proposer de me donner, pour briser les contrevenants sur l'enclume de vos lois, je suppose que vous mettrez en place de quoi récompenser la loyauté. Votre objectif étant la paix et l'harmonie, vous veillerez à faire le nécessaire pour qu'elle soit plus avantageuse en y consentant qu'en y étant contraints. Aussi, il arrivera un moment où les contrevenants ne se feront plus nombreux et où ma personne se retrouvera sans aucun doute dépendante de la vôtre, puisque j'imagine que je me trouve en face du gouverneur pressentit... ou espéré. ''
Pagaal fit quelque pas, pensif. Le berger était un individu qui lui ressemblait plus qu'il n'aurait pensé. Il envisageait toutes les options, conservait la meilleure, et tendait à s'arranger pour la faire fleurir.
'' Une fois la paix amenée, je me doute bien que les revenus du gouvernorat ne proviendront assurément pas des barons. Il faudra donc financer par le biais de contribuables. Et à mon sens, le fisc à toujours été l'escroquerie légale la plus rentable. Je vous propose que vous héritiez de la charge, ainsi, vous pourrez prélever sans être dépendant de quiconque une partie des taxes pour votre compte, tant est qu'il en reste suffisamment pour le gouvernorat et que, bien sûr, vous ne trailliez pas trop les mamelles des contribuables. Après tout, nous leur aurons ramené la paix, la moindre des choses sera qu'ils contribuent à l'entretenir. ''
Un petit rire machiavélique s'accru, en parallèle du Berger qui se prit au jeu, franchement amusé par la remarque.
Après s'être bien gaussé ainsi, il reprit la parole :
'' Je dois bien admettre que vous savez faire usage de l'art du négoce. C'est un plaisir de conclure avec vous. ''
'' Seriez-vous d'accord ? ''
'' En un certain sens : votre offre repose sur un succès futur, tant est qu'il advienne. Aussi, voici ce que je vous offre. Vous m'avez montré que la paix pourra m'être profitable, et vous avez tout autant que moi intérêt à accomplir votre promesse. D'autant que si je ne serait point dépendant, j'aurais tout intérêt à contribuer au maintien de cette paix qui reposera, en grande partie sur vous.... En conséquence, je ne tenterais rien contre vous, mes hommes non plus, et je vous laisserais bénéficier de certains de mes propres informateurs, mais ce sera tout. Si vous êtes élus, vous gagnerez en moi un allié indéfectible pour les raisons que je vous ai exposé. Si vous échouez, et bien, malheureusement, notre affaire s'arrêtera là, mais je ne vous en garderait point rancune, car je n'aurais rien perdu, et même, je me repaitrais sans doute de la carcasse de votre affaire taillée en pièce par les barons.''
Il reprit son rire, Pagaal l'imita, lui aussi avait ce sens de l'humour cruel et d'un rationalisme rasant. Ils se ressemblaient beaucoup dans leurs façons de faire, et chacun d'eux l'avait perçu. Tout en raillant, il allèrent alors l'un vers l'autre, se prirent dans les bras avant que le Berger ne se retourne vers le bar pour sortir diverses bouteilles du comptoir et deux verres afin qu'ils ne boivent à leur entente tranchante tout en laissant cette hilarité morbide s'élever dans la nuit de cette petite planète.... -
Post n°13
Auteur : Lord SotagarUne semaine avait passé. Les battants coulissèrent tandis que Pagaal entrait dans son appartement. L'aube n'allait plus tarder. Personne dans la salle principale. Seulement son bureau, sur la gauche, un peu surélevé avec, de part et d'autres, des étagères dont les néons blancs illuminaient la salle encore plongée dans le noir.
Pagaal passa l'aile devant le senseur. La lumière ne se fit pas.
Deux choses : où la lampe était cassée, où il était mort dans les prochaines secondes.
Le temps passa. Rien. Par précaution, il longea le mur et alla jusqu'à la baie vitrée par laquelle filtrait un peu de lumière vers l'intérieur de la pièce. Les projecteurs et lampes des hautes tours d'Orvax constituaient un environnement lumineux étrangement apaisant que Pagaal prenait parfois plaisir à regarder.
Le mouvement du Sathari étonnait le Tradoshan, était-il stupide à se placer ainsi devant la lumière telle une cible ? Il choisit de ne pas bouger. Il allait attendre de voir si cette étrange créature allait se risquer dans la pénombre.
'' Êtes-vous là pour m'abbatre ? ''.
Le Trandoshan ne répondit pas, pensant qu'au final, il n'était peut-être pas complètement stupide.
'' Si c'est le cas, veuillez vous hâtez, le temps est un bien précieux qui vaut son pesant de crédit. ''
Le chasseur de prime bougea la tête de surprise. Il n'avait pas tort.
'' Restez à la fenêtre Lord. '' Articula-t-il dans un basic à l'accent horrible.
Pagaal demeura devant la vitre, regardant au-dehors.
'' Pourquoi vous envoie-t-on ? ''. Demanda-t-il simplement.
Le Trandoshan, toujours dans la pénombre, invisible pour Pagaal, se demandait vraiment ce que son client pouvait bien trouver à cet animal. Mais bon, après tout, tant qu'il était payé, tout allait pour le mieux.
'' On m'a chargé de vous convaincre de cesser vos tentatives. ''
'' Et de quel calibre de convictions parle-t-on au juste ? ''. Demanda-t-il de son ton suave, légèrement souriant.
Le Trandoshan éclata franchement de rire, le piaf avait un humour correct pour un empaillé.
'' Le genre capable de régler de problème de façons définitive si vous vous obstinez. ''
Pagaal ne savait pas à qui il avait affaire. Il ne pouvait pas le voir et cela commençait à lui courir sur le système. Néanmoins, il conserva son calme d'apparence et poursuivit d'un ton suave.
'' Votre client a-t-il peur des fous ? ''.
'' Je n'en sais rien, et je m'en cogne. Je suis venu vous mettre en garde. Cessez ces tentatives. Sinon, la prochaine fois, nous n'aurons pas de conversation du tout. ''
'' Avez-vous ordre de me prévenir avant de m'abattre ? ''.
'' Évidemment '' Rit-il grassement. '' Vous avez bien entendu à mon basic que je ne suis pas le genre de type qui aime palabrer.''. Il rit encore.
Pagaal entendit alors des bruits de pas. Il pouvait savoir exactement où il se trouvait dans la pièce. Mais son blaster était braqué sur lui, et un mouvement trop brusque causerait un tir. Il choisit de ne pas bouger.
On l'épargnait, mais pourquoi ? Une mise en garde plutôt qu'une exécution sommaire, étrange.
Il allait falloir interroger le réseau, savoir qui était ce commanditaire si courtois. La lumière se ralluma. Pagaal se retourna. Barishan sortait de la chambre, encore à moitié endormit.
'' Que fais-tu là ? À cette heure ? ''.
'' Nous venons d'être la cible d'une infraction, et moi de menaces. ''.
Dit très simplement Pagaal en s'avançant vers lui.
'' Fais changer les verrous, ajoute-en des physiques dont tu seras le seul à avoir la clé, contact immédiatement nos contacts chez les chasseurs de primes ! ''.
Son ton avait commencé à monter, sa colère ressortait.
Barishan demanda alors une explication des faits, puis, habitué à gérer cette attitude, suggéra :
'' Il vaut mieux oublier ces gars, ils ne trahiront pas un client. Demandons plutôt au réseau habituel. Cherchons du côté des seigneurs hauts en couleur, ton homme sera là-dedans. ''.
Pagaal serra son bec, ses yeux se plissèrent, il réfléchissait plus vite, mais pas forcément mieux quand il était en proie à la colère. Il releva les yeux et s'arrêta net : au-dessus de son bureau, les portants exposant un bien très précieux étaient vide.
Son sabre avait disparu, le sabre Sathari qu'il avait réussi à récupérer sur Pantora n'était plus là.
Il n'explosa pas de rage. Au contraire. Il semblait très calme. Barishan se retira prudemment tandis que Pagaal sortait prendre l'air, avançant sur le balcon en cliquetant de ses pattes. La nuit était profonde. Il revenait avec des nouvelles mitigées, on venait de le menacer et son sabre avait disparu, et s'il était parvenu à convaincre le chef des mécaniciens de l'astroport, ce n'était qu'à condition qu'il ne soit pas remplacé d'ici là. Une sourde colère l'habitait tandis qu'il scrutait de ses yeux plissés les rues.
Leurs activités ne différaient pas de l'habitude. Les choses commençaient à se corser. Si tôt, cela le dérangeait, il aurait préféré que cela advienne plus tard.
Il reçut alors un appel. En plein milieux de la nuit, cela devait être urgent. Une pantorane apparue. L'une des congénères de Barishan.
'' Qu'y-a-t-il ? ''.
La Pantorane commença à parler clairement, faisant rapport : '' Je suis entrée dans le cercle élargit du personnage que vous m'avez demandé de surveiller. Mais il à prochainement décidé de partir pour un voyage d'affaires sur Tatooine, la charge de son business ici va être laissée à son bras droit, un humain du nom de Len Slovaz. Toutefois, il est probable que le porc continue de garder un œil sur ce qu'il se passe pendant son excursion. ''
La nouvelle changeait les idées à Pagaal, aussi retrouva-t-il un peu de sa logique et de son calme.
'' Pour combien de temps part-il et qui va-t-il voir ? ''.
'' Il a seulement parlé de contacts. Qui dois-je suivre ? ''
''Le patron évidemment. Je me charge du bras droit. Tâche de te rapprocher davantage et de savoir qui l'accompagne. Dès que tu as du progrès, contact moi, j'aurai de nouvelles instructions. ''.
La pantorane salua et se retira
Sans attendre, Pagaal fit volte face et marcha prestement jusqu'à la chambre, entrant en trombe, ce qui réveilla Barishan.
'' Où en sommes-nous avec le serveur ? ''.
Le Pantoran, sursauta, portant sa main au cœur avant de lâcher dans une profonde respiration.
'' Il a accepté la rencontre, elle à été fixée dans une cantina de son choix. ''.
'' Elle est sous les ordres du berger ? ''.
Le berg... quoi ? Barishan, prit un temps puis articula : '' Je vérifierais. ''.
Puis il leva les yeux sur Pagaal, un peu secoué en demandant : '' Que se passe-t-il ? ''.
Pagaal afficha alors un sourire machiavélique : '' Il faut que nous nous procurions des Vers de Gorms dressés ''.
'' On va tuer quelqu'un ? ''.
'' Nooon, il va avoir un arrêt cardiaque. ''.
Et sur ce, Pagaal se redressa, un sourire satisfait aux lèvres, avant d'ajouter : '' Tu interrogeras aussi nos réseaux sur un potentiel personnage se déplaçant avec sabre de forme particulière, probablement comme ils n'en ont jamais vu. ''.
Barishan était épuisé, et il pensait que Pagaal aussi avait besoin de dormir à présent. Aussi articula-t-il finalement :
'' Très bien, très bien, mais à présent, laisse moi dormir, on fera tout ça demain au lever du Soleil, autrement, nous deviendront fous bien avant de passer sous les outils d'un quelconque tortionnaire. ''.
Il se drapa dans sa couette. Pagaal redescendit alors dans le même univers que lui. Il se retira, éteignit les lampes au passage et gagna sa chambre.
Là, se trouvait simplement un siège aux extensions assez particulières. Il prit place dessus de sorte à être incliné sur le côté à 45° comme lorsque l'on se repose sur un bord. Sa queue n'était pas bloquée par un dossier et ses griffes pendaient dans le vide, relâchant la pression qu'elle exerçaient normalement au bout de ses pattes. Il pouvait enfin se reposer et mettre réellement de côté le mal infligé par ses appendices artificiels. Sa colère, combinée aux nouvelles, lui avait donné une énergie nouvelle qu'il comptait bien exploiter pleinement. -
Post n°14
Auteur : Lord SotagarLa cantina était miteuse, Barisahn s'y rendait pour y rencontrer des portes-flingues, une petite bande qui, selon les dires de Pagaal, aurait au final des raisons de se joindre à eux. Comme tous les coins miteux d'Orvax, elle grouillait de personnages plus où moins recommandable. Mais comme toujours, l'avantage unique de cette planète est qu'une tête nouvelle n'était pas remarquée, tant la profusion d'espèce s'y trouvait. Aussi, un pantoran n'allait-il pas faire tâche dans le décor.
Barishan demeurait assit à une table circulaire, située près d'un mur et dont les deux bancs à dossiers en quarts de cercle semblaient sortir du mur pour se terminer en laissant un large angle d'ouvert, de sorte à ce que l'on puisse accéder à la table.
Outre les fenêtres, très mal placées, et la porte ; la lumière provenait d'une lampe usée posée au centre de la table, d'un gris un peu graisseux. De là, pouvait-on conclure que l'hygiène n'était certes pas une priorité dans ces endroits. Bien que ce ne soit pas la première fois qu'il expérimente ce genre de désagrément, Barishan ne put retenir une grimace doublée d'un frottement de ses doigts entre eux et sur des serviettes pour se débarasser de cette crasse.
Le brouhaha était permanent, le basic et d'autres langues mélangée créait un aglimatia de prononciations s'entendant sûrement jusque dans la rue. Le serveur allait et venait en suivant le cercle de son office placé au centre de l'établissement en répondant aux commandes des clients. La sécurité du lieu n'incombait pas à des gardes T'surr qui demeuraient à l'extérieur, mais reposait sur quelques wookies ; autrement dit, le genre de créature à ne pas chercher.
Un sac se posa lourdement sur la table de Barishan. Levant promptement la tête. Il vit un humain mal rasé au regard désabusé : '' Vous offrez les verres ? ''
Derrière lui, cinq lascars d'allure aussi peu recommandable, quoique attentifs à leur environnement.
Barishan fit signe aux personnages de s'asseoir, nul doute qu'il avait trouvé ceux qu'il cherchait. Enfin... ''trouvé''.
Il appela un serveur, chacun commanda sa boisson, sauf Barishan. Cela parut surprendre la bande qui le regarda avec assez d'appréhension : '' Je ne bois pas. ''.
La seule réaction de l'humain, qui semblait être le chef, fut un haussement d'épaule. Il s'en foutait pas mal.
Ses vêtements étaient assez usés, il gardait à la ceinture un blaster et ses hommes disposaient pour quelques-uns de fusil blaster, suivant des modèles courant. A voir la boue qui se trouvait sur leurs tenues, parfois leurs visages et mêmes jusque sur leurs mains, le pantoran les à d'abord pris pour des individus peu sérieux.
Mais les armes le stoppèrent dans cette pensée : certaines étaient vieilles, cela se voyait, mais pour le reste, elles étaient impeccable. Excellemment bien entretenue, non-bricolés même si des améliorations « prévues » tels que des viseurs ou des lampes les ornaient, et surtout pour la plupart, propre à luire.
L'humain but son verre d'une lampée et le posa d'un coup sec sur la table.
'' Alors, comme ça, il paraît qu'on veut nous voir ? Quel est le job ? ''
'' Travailler pour mon maître. ''.
'' Je veux bien te croire, mais qu'est-ce qu'il veut faire ? ''
'' Vous embauchez à durée indéterminée. ''.
L'humain soupira avant de lui faire de gros yeux, il ne répondait pas à sa question.
'' Il vous le dira lorsqu'il en aura besoin, que sais-je ?! ''.
'' Il a bien un but final non ? '' Posa-t-il finalement lassé.
'' Vous posez souvent ce genre de questions ? ''.
'' On veut nous embaucher pour une durée inconnue, pas de prix proposés et en plus le loustic, personne ne le connaît, alors oui, je demande. '' . Lâcha-t-il avec un grand geste des mains vers l'avant comme s'il lâchait un gros poids sur la table.
Barishan soupira :
'' La paix sur Orvax ''.
Un silence courra de tout son erre sur la table. Le brouhaha de la cantina le rendit inaperçu. Mais l'instant d'après, la bande toute entière éclata de rire. Seul l'humain parut faire un sourire en coin, il n'était même pas amusé : par ce simple geste, il traduisait ses doutes d'une façon plus diplomatique.
'' Je ne compte plus le temps passé sur cette planète. Mais d'aussi loin que je m'en souvienne, la chienlit générale à toujours été au programme. Ton boss est soit taré, soit idéaliste. ''
'' C'est plutôt le genre réaliste, et pour avoir une vue plus globale des choses, je peux vous assurer que c'est plus qu'une simple idée. ''.
'' Écoute euh.... '' Il butait sur l'identité de son interlocuteur, et comme ils n'avaient pas encore fait les présentations :
'' Barishan '' articula le Pantoran.
'' Locknah... '' Annonça-t-il avant de reprendre : '' Ecoute Barishan, j'en ai vu des types avec des idées loufoques, mais des gars qui rêvaient de faire la paix sur Orvax, c'est la première fois. Tout ce que je peux dire, c'est que comme pour tout le reste, c'est quelque chose qui s'achète sur cette planète. Alors si tu nous veux, donne-nous un prix. ''
'' L'idée n'est pas de vous offrir un paiement. ''.
L'humain recula, toute la bande regarda le pantoran. C'est alors qu'il se leva et s'apprêta à partir quand une formule usée par cet étrange être à la peau bleu l'arrêta :
'' Tout les crédits de la galaxie ne vous donnerons pas la chance de saisir ce que mon maître vous propose. ''.
L'humain s'arrêta. Il était toujours debout, mais comme les siens, il s'était immobilisé et fixait Barishan. Il continua alors :
'' Vous évitez de vous faire remarquer, vous remplissez des contrats pour pas mal de nouveaux venu encore inconnus et surtout vous êtes constamment sur vos gardes. Quelque chose laisse penser au Seigneur Sotagar que votre peau ne vaut plus grand chose, que ce soit sur cette planète, ou dans le reste de la galaxie. Serait-ce à cause d'une malencontreuse affaire sur Bimmissari ? ''. Et tout en disant cela, il regardait dans le fond du verre vide qu'il avait attrapé en main, se donnant un faux air distrait.
L'humain se crispa et commença à porter la main à son blaster.
Barishan le nota et posa de suite :
'' Nous ne vous avons pas dénoncé, et ce n'est pas une menace. Pagaal aurait gagné bien des crédits en vous livrant. Autrement, ce n'est pas moi, mais un feu nourrit de blaster qui vous aurait accueillis ici. ''.
'' J'ai aussi connu des tordus qui aiment à voir leurs victimes se faire tailler en pièces, alors faut voir, il est pas encore trop tard. '' La lanière de cuir retenant le blaster avait sauté, les premiers canons commençait à se dresser.
'' Si j'étais vous, je rangerais ces armes. Vous êtes dans une des cantinas du Berger, et s'il n'est pas un allié du Seigneur Sotagar, il n'en est pas non-plus un ennemi. ''.
'' Et alors ? ''
'' Vous n'avez pas été intercepté où eu de problème ici parce que le Berger ne met pas de bâtons dans les roues à mon maître. Alors maintenant cessez vos conneries et asseyez-vous ! ''.
Il avait légèrement élevé la voix et avait un regard déterminé. L'humain n'apprécia pas, mais son air méfiant se changea en attention accrue. Il fit signe au siens de se calmer et remit la sûreté de cuir sur son arme avant de se rasseoir.
Barishan fit signe et commanda de nouveau la même chose.
Il y eut un long silence, Barishan attendit que les verres arrivent, puis il expliqua.
'' Cette paix peut paraître insensée, ou folle ; mais elle est votre meilleure chance d'arrêter de courir les rues et d'éviter comme la peste la lumière.
Si elle à lieu, des pardons seront accordés, et indéniablement, si vous êtes dans le camp du chef d'orchestre de cette paix, vous y aurez droit par la protection de mon maître en remerciement des services rendus. Ensuite, vous pourrez faire ce que vous désirez, y compris quitter son service. ''.
'' En somme, pas un rond et de vagues promesses. J'suis désolé, mais ça reste un maigre. Je dirais même, pour prendre des mots gracieux et élégants comme vous : insuffisant. ''
'' Vos crédits disparaissent dans les plaisirs futiles sans que vous en profitiez pleinement, près à dégainer à chaque tournant. ''.
'' Et en quoi ça changera une fois au service de ton gars ? On continuera à risquer notre peau au moins jusqu'à ce qu'il fasse sa paix ; pour peu qu'il y arrive. Alors peut-être qu'on ne profite pas pleinement des plaisirs de la vie, mais quitte à crever, autant que ce soit avec une femme exerçant un métier ancien et honnête à califourchon sur moi. ''
Un silence glissa, Barishan soupira. Les négociations étaient plus compliquées. Il faut dire qu'il n'était pas Pagaal et n'avait pas son sens bien plus aiguisé de la négociation. Sans compter que le bonhomme en face de lui n'était pas né de la dernière pluie et avait déjà du kilométrage au compteur. Il donnait bien dans les 40 ans à cet humain...
Le pantoran réfléchit, il valait mieux trouver rapidement une parade, ou la bande allait se carapater en vitesse et disparaître des radars. Déjà que les trouver avait été presque un miracle, il s'agissait maintenant de ne pas les perdre.
'' Vous pourriez le rencontrer. ''.
L'humain parut surprit.
'' C'est un personnage qui, comme vous, est rationnel, avec certaines particularité. Vous ne perdez rien à l'écouter ? ''.
L'humain redoutait un piège : '' Ce n'est pas courant de rencontrer son employeur. ''
'' Cela arrive, et pour être depuis longtemps avec lui, je peux vous assurer que vos services, si vous les lui donner, seront bien récompensés. ''.
'' Ouaip, « seront », allons bon. '' La table s'esclaffa. Mais heureusement, il décida finalement : '' Allons donc le voir ton patron, qui sait, il sera peut-être plus convainquant que toi ! ''
Barishan eut un petit sourire en coin, et d'un petit ton très sur de lui, conclut alors qu'ils s'apprêtaient à quitter la cantina : ''Oh, soyez en sûrs... ''. -
Post n°15
Auteur : BlokkusMessage à destination de Lord Satagar
Conformément à votre demande, j'ai convoqué une réunion des Barons, vous trouverez ci joint les coordonnées du point de rendez vous.
Venez seul et sans arme.
Davoos
https://star-wars-rpg.soforums.com/t8661-Assemblee-du-Tiers-Etat.htm#p91441
