Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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    Le Chroniqueur
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    #1

    Post n°1
    Auteur : Super PNJ

    Service de Sécurité Extérieure
    République Fédérale
     




     

    Diplomate Seru & colonel Savage 




    Si l’évolution technologique et scientifique, communément appelée le Progrès, avait apporté énormément de bienfaits à la population galactique, notamment en terme de transports et de communications, elle ne faisait pas le bonheur de certains. Et parmi ceux-là, on pouvait voir au premier rang les agences de renseignements de tous les types de gouvernements passés et présents.

    Car si l’on pouvait discuter avec Sullust depuis Géonosis grâce à l’Holonet, et tout un tas d’autres services de correspondance galactiques, on pouvait aussi pirater cette conversation, et très rapidement donner les informations capturées à quelqu’un d’autre. Ce qui devenait problématique lorsqu’il s’agissait de données secrètes, d’arrangements discrets ou de projets encore en gestation dont l’on protégeait la confidentialité.

    C’est pourquoi, lorsque la Commission à l’Armée et celle de la Diplomatie tombèrent d’accord sur la nécessité de contacter secrètement la CSI, afin de s’entretenir sur plusieurs sujets brûlants de l’actualité géopolitique galactique, ils optèrent pour la bonne vieille méthode de l’envoi d’émissaires physiques, afin d’éviter toute fuite, et de risquer d’ébruiter des tractations qui devaient restées cachées aux yeux de tous, du moins pour le moment.

    Avec cet impératif de sécurité et de silence, c’est tout naturellement les Services de Sécurité Extérieurs de la République qui furent désignés pour mener à bien la mission. Les SSE alliaient en effet l’efficacité, la discrétion et leurs agents étant triés sur le volet étaient plus que capables. Rapidement, une équipe fut mise à pied, comprenant 5 commandos du 27ème corps des Marines Galactiques, le corps militaire damné des SSE, le diplomate Seru, et le colonel Visejh Savage, ce-dernier prenant le commandement de la mission.

    On aurait pu s’étonner de la présence d’un colonel pour une mission de terrain, mais cela n’avait rien de fortuit. La Purge des hautes institutions de l’Etat -là où les cloisons avec le monde politique étaient plus que poreuses- battaient son plein, et de nombreux hauts fonctionnaires et gradés étaient suspendus et sous le coup d’interrogatoire poussé. On avait d’ailleurs choisit de nombreux ex-rebelles pour mener ces examens et enquêtes, afin de s’assurer de leur objectivité et de leurs résultats.
    Conscients cependant que la République était bien trop faible pour se séparer trop rapidement de tous ceux qui peuplaient les organes de l’Etat, et conscients qu’une purge trop rapide et brutale risquerait de provoquer un soulèvement de loyalistes impériaux faisant tomber le régime, les organisateurs de la Purge veillaient à ce que dans certains cas l’on ne vérifia que la loyauté et non pas les antécédents.

    C’était le cas ici du colonel Savage.

    Ce-dernier avait bien compris la nature de sa « mission ». S’il s’en acquittait fidèlement comme on lui avait demandé, il serait lavé de tous soupçons, et pourraient même être promu. Et l’obstacle qu’il devait affronter était selon les républicains suffisant pour s’assurer de sa loyauté. En effet, un véritable loyaliste impérial ne pourrait décemment pas négocier secrètement avec la CSI, ennemi de toujours de l’Empire, sans au moins une fois faire preuve de mécontentement ou de vives critiques à l’égard du régime.
    Toutes ces raisons expliquaient le mutisme dont fit preuve le colonel durant le trajet depuis Coruscant, et justifiait l’expression fermée et neutre qui s’étalait sur son visage carré. La navette lambda, fraîchement repeinte aux couleurs pourpres de la République, sortie finalement de l’hyperespace plusieurs heures après avoir décollé de Triple Zéro, et se retrouva dans le système de Mygeeto.

    La destination n’avait pas été choisie au hasard. Premièrement, cette planète de la Bordure Extérieure était peu le centre des attentions. Deuxièmement son climat forçait les gens à s’abriter dans les superstructures urbaines ou industrielles, si un quelconque espion décidait de s’inviter, il serait rapidement repéré et n’aurait pas beaucoup d’endroits où se cacher. Exactement ce qui s’était passé pour les commandos du BSI qui avaient été dépêchés là-bas afin de trouver le Joker. Ils avaient été faits comme des rats. Ce qui amenait à la troisième décision, la petite pourrait peut-être obtenir directement leur libération, mais les SSE ne comptaient pas trop là-dessus. Les confédérés avaient toutes les cartes en main, ils n’allaient pas se défausser pour faire plaisir à la République.
    La navette se plaça en vol stationnaire en orbite de la planète confédérée, et attendit un peu le temps qu’ils soient repérés. Le pilote ouvrit alors un canal sécurisé à destination du spatioport principal. 


    - Ici la navette républicaine Boréalis-9. Nous transportons une mission diplomatique de haute importance, afin d’établir un contact avec les autorités confédérées. Nous demandons de rencontre un responsable le plus rapidement et discrètement possible. Nous ne ferons rien sans autorisation, terminé.

    L’engin spatial dériva très lentement dans l’espace séparatiste dans l’attente d’une réponse. Le colonel Savage réfléchissait à ses ordres de mission, et aux divers sujets diplomatiques. Bien sûr la question la plus importante était Kessel, mais l’autre problématique toute aussi délicate était l’invasion de Cathar, et la potentielle participation de la République à l’occupation de la planète.



    Spoiler : By
    Trent Kith
     
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      Le Chroniqueur
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      #2

      Post n°2
      Auteur : Super PNJ




       Capitaine Lockart [dsp]
      Commandant Delia
      Chef de station [dcrs]
      Président Sin Hall [mygeeto]


         
      Du gris il était passé au blanc … Arborant une tenue d’escrime couleur écrue  et ayant laissé au vestiaire son traditionnel couvre-chef, le Capitaine Lockart était méconnaissable. En cet instant seule une broche aux couleurs du DSP rappelait encore sa fonction. L’insigne était fièrement accroché sur le Col Mao de sa tunique.
         
        
      Vibrolame à la main, l’officier profitait de la matinée pour affiner son style à l’épée. Il avait coutume de commencer sa journée par tâter le fer avec un droïde d’entrainement. L’homme et la machine ne retenaient pas leurs coups et ces séances d’escrimes demandaient une attention à toute épreuve. Lockart était concentré, son visage trahissait autant d’émotion que l’unité IG-100 qu’il affrontait.

      Les passes d’armes se succédaient sur le tapis. Comme à son habitude, le Magna Garde prenait progressivement l’avantage. Lockart avait beau favoriser une posture défensive, plus les échanges passaient et plus la chair fatiguait. Le droïde, lui, conservait l’endurance propre à son statut de machine.

      Le Zabrack commençait doucement à s’essouffler. Par deux fois ses parades furent enfoncées par l’ennemi, le premier coup l’atteignit au genou, le second en plein visage. L’homme tituba avant de se relever. Impassible, l’IG-100 se rua vers lui. Lockart plaça sa garde a côté de son visage, dans le plus pur style du Soresu.

      Mais alors que le Magna Garde était sur lui on entendit le bruit caractéristique d’une personne qui pénétrait dans le dojo. Surpris par cette nouvelle variable, le visage du droïde se retourna un court instant pour identifier le nouvel arrivant ! Le Capitaine saisit sa chance et profita de cet instant d’inattention pour attaquer l’adversaire sur son flanc. Le coup fut d’une rare violence : passant outre la garde du droïde l’épée l’atteignit à la gorge.

      Un filet d’huile s’écoula du menton du robot pour s’en aller couler a grosses goutes sur le tapis. Le Zabrack l’avait touché sur toute la longueur du cou.

      Malheureusement pour lui, le coup n’était pas assez puissant pour mettre hors d’état de nuire son l’épéiste de métal. D’un coup de poing le Magna Garde se dégagea de l’emprise du Zabrack et retira l’épée de sa gorge. La seconde d’après le droïde brisait la virolame sous son pied … Lockart était maintenant désarmé, l’IG-100 sur lui avec son bâton électrique qui tournoyait au-dessus de sa tête. Le visage de l’officier se crispa, l’homme arma son poing … il savait qu’il n’aurait qu’une chance !


      « - Fin de l’exercice ! »


      Une voix féminine venait de s’élever dans le dojo. Le robot stoppa net son attaque et Lockart exprima sa colère avec une profonde véhémence dans ses propos.

      Encore excité par le combat, il ne réalisait pas qu’il avait risqué gros … Sa blessure a la joue avait beau être superficielle, elle coulait elle aussi à grosse goûte. L’homme passa sa main sur sa pommette, découvrant ses doigts maculés de sang … Une femme à la coupe de cheveu stricte et au visage angélique était en train de le rejoindre. D’un mouvement de la main il congédia le droïde et lui ordonna de se rendre à l’atelier pour une révision. Si l’homme ne l’avait pas tué sur le coup, il était clair que l’estoc à la gorge avait été violent !


      « - Vous interrompez mon entrainement Commandant Delia … Je pensais avoir été clair sur le fait qu’on ne m’importune pas durant mon entrainement matinal … »


      Restant silencieuse, la jeune femme esquissa un léger sourire. Elle récupéra une serviette et une éponge avant de rejoindre le Zabrack sur le tatami. Une fois à son niveau elle lui susurra au creux de l’oreille :


      « - Une navette Républicaine est en approche ... une mission diplomatique. »


      Le visage de Lockart changea du tout au tout. Sa mâchoire se crispa dans un tic nerveux, laissant apparaitre de larges dents blanches de carnassier sous ses fines lèvres. D’un mouvement sec il se saisit de l’éponge que lui tendait Delia et s’humecta le visage. La sueur et le sang qui s’écoulaient sur ses tempes bourdonnantes témoignaient de l’état d’excitation dans lequel il se trouvait encore.

      Mygeeto était un choix étrange pour la venue d’une délégation Républicaine. La planète était largement oubliée par la populace et outre l’attaque du Joker et l’arrestation des espions Impériaux,  les actualités en provenance de sa surface étaient d’une banalité affligeante. Le problème résidait surtout que derrière une apparente routine,  cette planète installée loin des regards indiscrets abritait officieusement des complexes industriels top secrets.

      Pour un astre aussi peu médiatisé il était surprenant de voir autant d’interventions extérieures. Il y avait eu l’attentat du Joker, le chevalier Impérial, les espions Impériaux et maintenant une mission diplomatique …

      Il était deux possibilités : la première était que la République avait des vues sur certains agissements de la planète, ce qui correspondait avec la vision paranoïaque de la C.S.I mais qui n’allait pas dans le sens des efforts entrepris pour masquer les activités. De l’autre côté peut être qu’ils pensaient que cette planète était une planète secondaire, endroit idéal pour des discussions officieuses … Après tout toute la politique séparatiste visait à ne pas laisser supposer les actions entreprises ici.

      L’agent du DSP était sceptique ...


      « - Les Républicains ? Ici ?! Depuis la libération de nos émissaires nous n’avons quasiment plus eu de contact avec leur autorité. Je pensais qu’ils contacteraient Géonosis, pourquoi Mygeeto ? »


      La jeune femme hocha la tête avant d’activer un appareil qu’elle tenait dans le creux de sa main. Le message du vaisseau s’éleva dans toute la pièce.

      « -  - Ici la navette républicaine Boréalis-9. Nous transportons une mission diplomatique de haute importance, afin d’établir un contact avec les autorités confédérées. Nous demandons de rencontre un responsable le plus rapidement et discrètement possible. Nous ne ferons rien sans autorisation, terminé. »

      Lockart haussa les épaules. Delia lui fît par des premiers éléments en leur possession :


      « - Le DCRS estime à 80% la probabilité qu’il s’agisse d’une mission diplomatique Républicaine. Les installations souterraines sont quasiment indétectables et par soucis de sécurité j’ai fait stopper la production des suppléments de la Légion Amber. Les entrées sont clôturées et l’intégralité des individus au courant sont au silence, excepté vous, moi et le Président Sin Hall. »


      « - Évitez à tout prix de générer des déplacements de troupes suspects, rien qui puisse paraître suspect. »

      « - C’est déjà fait, je ne suis pas une bleu Lockart … Pour info : dans le cas où nous tombions dans les 20% de probabilité énoncés par le DCRS, j’ai déjà ordonné à l’escouade du CIRS-6 en faction sur la station d’écoute de Colddar V de nous rejoindre sur Colddar I. »


      « - Parfait ! Pour ce qui est des prisonniers Impériaux capturés lors de la crise de Korriban le mieux est encore de renforcer les effectifs sur le lieu d’internement. Prenons le risque qu’ils localisent la prison, nous les déplacerons de toute manière après cette entrevue. Devant l’impératif Lockart pris conscience de l’importance de retourner à son poste. Il hotta sa tunique et s’essuya avec la serviette tout en prononçant : Je vais prendre mon poste au QG de Colddar I et m’assurer qu’il n’y a pas d’entourloupes. »

      Le Zabrack allait s’en aller lorsque la Commandant l’attrapa par le bras en lui annonçant :

      « - Nous avons contacté le Consulat : vous êtes chargé de veiller au bon déroulement des négociations. »

      « - Moi ? Je suis un agent du DSP pas un négociateur … »

      « - Le Président Sin Hall, le chef de station du DCRS et moi mêmes avons aussi été mobilisés. Compte tenu de sa faible position médiatique, Mygeeto n’a pas de corps diplomatique Confédéré à proprement parlé ... Les représentants locaux sont présents mais nous n’avons pas de dignitaires officiels de l’Administration Séparatiste avec l’accréditation nécessaire pour négocier avec l’étranger au nom de la C.S.I. Le Consulat a pris la décision de nous confier dans l’urgence ces prérogatives. »


      « - Trop aimable …
      Lockart passa la serviette autour de sa taille. Dans ce cas de figure je me dois d’être un minimum présentable, je vais me doucher. Il regarda sa camarade un instant avant de rajouter : vous m’accompagnez ? »

      Delia esquissa un sourire avant de lui administrer une claque. La pommette ensanglantée du Zabrack saigna de plus belle. La Commandant le regarda un moment avec malice avant de se retirer. Lorsqu’elle quitta le dojo le Capitaine fût certain d’avoir vu un clin d’œil …

      « - Au moins j’aurais tenté … »

      [...]
           

      Et c’est ainsi que la C.S.I prépara la venue des dignitaires Républicains sur Mygeeto.

      On autorisa la navette Républicaine à atterrir sur Colddar I : la citadelle mère. La neige tombait hardiment et le blizzard était si fort qu’il masquait la vue a plus de 10 mètres ! Des troupes du CIRS-6 envoyées sur la piste d’atterrissage se dépêchèrent de  faire rentrer les nouveaux venus à l’intérieur du complexe. Ces membres du Corps d’Intervention et de Recherche Séparatiste étaient équipés d’armures lourdes de nouvelles générations, idéales pour affronter les rigueurs de ce climat.

      A l’intérieur de la Citadelle les autres militaires de l’escouade étaient en tenues légères, ordinairement utilisé lors des opérations spéciales. La présence de ces soldats en disait beaucoup sur la C.S.I : des services internes prenaient visiblement de l’importance au point de s’occuper de l’accueil direct des invités de marques. De plus, leur équipement était de nouvelle génération et témoignait de l’émergence d’une nouvelle forme de soldats Séparatistes : les troopers. Depuis Gelmir et ses Irons Troopers, la C.S.I avait entreprise de former des unités mobiles d’élites et de réaction rapide. Prévus pour opérer sur son territoire ou à l’extérieur, ces groupes n’étaient composés que de quelques escouades et chaque corps avait ses propres spécificité. Le CIRS-6 était l’un d’eux : une troupe de forces spéciales internes dépêchés dans la lutte anti-terroriste. Tout comme le DSP et le DCRS, s’ils étaient là c’était à cause du Joker et de son attentat ...

      Les militaires se montrèrent très courtois avec la délégation et on les mena jusqu’à un large hall. C’était le même lieu ou quelque mois plutôt Lockart avait rencontré ses collaborateurs et les administrateurs du système.

      Le choix de Colddar I était réfléchi : c’était la citadelle mère. Derrière ses murs se trouvaient une colossale puissance de feu et un apanage de luxe à faire mourir d’envi les plus grands Hutt de Nar Shadaa … Colddar I était à elle seule un éloge a la puissance de Mygeeto et du Clan Bancaire. Bien que conservant un style très épuré, il était fait en ces murs un tel apanage de richesse que toute la fortune de Tatooine n’aurait en rien pu l’égaler.

      Le salon de réunion était une large pièce recouverte du sol au plafond de marbre blanc. Une table en bronzium était posée au centre. Autour d’elle flottaient des fauteuils à sustentation dans le plus pur style du clan bancaire. Des bas-reliefs dorés ornaient chaque mur. Il était fait des représentations de l’histoire de Mygeeto, d’antiques batailles etc ... D’autres gravures, plus récentes, représentaient hommes, femmes, enfants et même droïdes élevant haut et fier les couleurs du Séparatisme.

      Les représentants Confédérés n’étaient pas encore arrivés lorsque les dignitaires Républicains pénétrèrent à l’intérieur. Les membres du CIRS-6 les invitèrent à s’asseoir aux places qu’on leur avait préalablement attribuées. Tandis qu’une Muun leur apportait des rafraichissements les soldats se reculèrent et vinrent à se mettre à 3 mètres derrières leurs invités, fusil en bandoulière et main sur le holster.

      Enfin la porte principale s’ouvrit, laissant pénétrer le Président Sin Hall, le chef de station du DCRS, la Commandant Delia et le Capitaine Lockart. Mis à part le Muun Président, tous portaient l’uniforme. Le Zabrack avait revêtu son sinistre habit gris et son habituelle casquette … Seul Sin Hall n’était pas tenu de respecter la rigueur militaire et portait une tenue propre à sa race. L’imposant personnage s’approcha de la table et fit une brève salutation à l’égard des nouveaux venus avant d’annoncer :
           

      « - Au nom de la Confédération des Systèmes Indépendants et du Système de Mygeeto, je vous souhaite la bienvenue sur notre territoire. »

      Les représentants Séparatistes vinrent ensuite s’asseoir à la table. Les deux délégations se faisaient face. Le Capitaine du DSP sortit de sa veste un étui à cigarette et en extirpa une fraichement roulée. Il la passa délicatement entre ses doigts avant de la tapoter machinalement sur la table. Poc … poc … poc … poc … poc … Enfin il la fit tournoyer dans sa main et la mit à sa bouche avant de l’allumer.

      « -  Je suis surpris de la nature secrète de notre entrevue. Je pensais que la C.S.I avait fait suffisamment preuve d’amitié à l’égard des peuples de la République pour que nous ne soyons plus obligé de nous voir en secret
      … Il alluma sa cigarette. Le Sénat compte-t-il cacher nos relations au public où y’a-t-il une motivation secrète derrière cette mystérieuse entrevue ? »

      Spoiler : Spoiler
      :Jawa:
      _Mufus

           

           
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        #3

        Post n°3
        Auteur : Super PNJ

        Service de Sécurité Extérieure
        République Fédérale





        Diplomate Seru & colonel Savage




        Dès l’autorisation accordée, la navette descendit tranquillement sur Mygeeto, immédiatement suivie par l’augmentation du rythme cardiaque de ses occupants. Il fallait être clair, ils se jetaient volontairement et la bouche en cœur dans la gueule du loup. Seul le maigre espoir de traiter avec des individus civilisés existait encore.
        Durant la descente, Savage s’entretint avec Seru, ils révisèrent ensemble leur partition diplomatique et vérifièrent les points les plus urgents à aborder. La discussion enraya rapidement vers la place de la CSI, son fonctionnement, ses idéaux, etc. C’était un moyen caché de ne pas penser à l’appréhension quo grimpait.

        Les commandos vérifièrent leurs armes, leur concentration inébranlable. Mais que pourraient faire 5 troopers, aussi expérimentés qu’ils soient face à une planète entière ? Ils n’avaient qu’un rôle d’honneur. Ce qui n’était pas sans déplaire à leur sergent d’ailleurs.
        Le diplomate Aaron Seru était issu d’une grande famille de serviteur de l’Etat, et avait longtemps évolué dans les sphères diplomatiques impériales. Sa valeur n’était plus à prouver, mais pourtant il ne se sentait guère à l’aise à cet instant précis.
        Finalement le vaisseau atterrit.

        Les commandos sortirent lentement, leurs armes en évidence et formèrent un carré autour de la trappe. Savage puis Seru goutèrent alors à l’atmosphère froide et sèche de Mygeeto. De légers flocons de neige s’écrasèrent sur la tunique olive du colonel, laissant des impacts humides, comme s’il avait été touché par des larmes. Il mesura l’étendue de cette mission.

        Le premier véritable contact diplomatique et physique entre la République et la Confédération des Systèmes Indépendants. Il ne fallait pas tout faire fo*rer. Absolument pas.

        Une escorte de soldats confédérés les amena vers l’intérieur d’un des immenses bâtiments gris et ternes, typiques du monde. Les marines du 27ème Corps montrèrent diligemment leurs armes aux hôtes séparatistes, mais ne furent pas autoriser à suivre les deux officiels. Savaje fut très impressionné de l’intérieur de la Citadelle, des troupes qui s’y trouvaient, et de l’accueil qui leur était réservé.
        Les séparatistes semblaient vouloir leur faire passer un message, quelque chose pour leur dire qu’ils étaient bel et bien puissants, et qu’il ne fallait pas les sous-estimer.

        Et puis ce fut la débauche de luxe ; une richesse sans pareil que Seru n’avait pu trouver que dans les couloirs du Sénat sous l’Ancienne République. La sobriété n’était pas de mise ici. Bien que Savage trouve que les tentures juraient affreusement avec les dorures, et menaçaient de faire vomir l’artiste frustré en lui, il observa muettement avec un œil perplexe.

        Depuis leur arrivée les deux hommes affichaient un visage neutre, qu’ils avaient répété pendant leur trajet. Il ne fallait pas dévoiler quoi que ce soit, comme au poker, un jeu antique. Malheureusement Savage fut le seul à ne pas pouvoir retenir ses mâchoires de se serrer vivement lorsqu’ils pénètrent dans la dernière salle. Les gravures du séparatisme, ventant la gloire et le courage des guerriers droïdes brûlant la République puis l’Empire, la fameuse bataille de Coruscant II qui avait achevé le règne de G.Man, et signé l’humiliation la plus virulente pour l’Armée. A cette époque le colonel était un caporal, et il avait été fait prisonnier dès les premières minutes de la bataille, une tâche indélébile sur son honneur. Un flot de souvenirs et de sentiments profonds et virulent l’assaillirent.

        Seul un toussotement de Seru lorsqu’ils s’assirent lui fit changer d’expression pour reprendre ce visage lisse et calme. Les confédérés avaient joué la carte de la supériorité sur la République. Il fallait laissez faire, il fallait repartir sur de nouvelles bases. Un nouveau futur, et ce à tout prix, alors il devait ravaler sa fierté pour le moment.
        Les deux républicains hochèrent poliment la tête lorsqu’on leur annonça la bienvenue sur Mygeeto, observant discrètement la délégation face à eux.

        Depuis qu’ils avaient été sur cette planète, les deux hommes n’avaient vu que presque que des uniformes, et c’était aussi le cas ici. Seru se rappela que même sous l’Empire il n’avait pas vu autant d’uniformes en tout genre. C’était quelque peu déroutant, la société confédérée était-elle si militarisée que ça ? Etait-elle belliqueuse et prête à se battre au moindre petit casus belli ?

        Soudainement un homme tapota son paquet de cigarette et prit la parole, s’adressant simplement à eux. Selon le plan établit par les officiels républicains, Savage aurait la première réplique à faire. La question surprit toutefois le colonel, les confédérés étaient-ils dans le monde des bisounours ? L’idée même de transaction secrète était la base des négociations entre factions. Ou alors il s’agissait d’une attaque mal cachée contre un prétendu comportement hostile de la part de la République. Dans tous les cas, ce n’était pas la meilleure façon de commencer une conversation pour le missionnaire républicain.


        - En ma qualité d’officier de la République Fédérale, permettez-moi tout d’abord de vous remercier de votre accueil. Je me présente, je suis le Colonel Savage, et voici l’ambassadeur Seru. Pour répondre à votre question monsieur, Savaje fit quelques secondes de silence afin de souligner l’absence de présentation du côté CSI, sachez tout d’abord que la République espère pouvoir établir des relations saines et amicales à l’égard de la Confédération, et que nous comptons bien travailler à la consolidation de ces relations.

        Il marqua une pause.

        - Cependant deux choses motivent la discrétion de cette entrevue, ainsi que le choix de cette planète. La première est, et je pense que vous pouvez vous en douter, la nature même des problématiques qui nous ont amenés ici, et ensuite l’urgence de ces événements, qui ont empêché notre gouvernement de monter une délégation en grande pompe, si vous me permettez l’expression. Je vais laisser mon collègue vous expliquer justement les sujets qui ont provoqué cette situation.

        A ces mots Aaron hocha légèrement la tête vers leurs interlocuteurs.

        - Il existe différentes problématiques qui nous préoccupent gravement, et la plus importante d’entre toutes nécessite votre attention. Elle a été tenue secrète depuis son commencement, et doit le rester. J’insiste sur ce point. Voilà de cela moins de 2 jours, un individu que vous connaissez bien a envahi la planète Kessel, il s’agit de l’ancien général Gelmir.

        Le diplomate ménagea un temps de flottement, pour que les confédérés digèrent l’information. Il omit volontairement de mentionner que ce n’était pas directement le seigneur de guerre lui-même, il fallait marquer la CSI, ne pas leur laisser le moindre doute sur qui était derrière cette invasion.

        - Bien que la République ne soit pas liée, juridiquement parlant, avec Kessel, il se trouve pourtant que de nombreux criminels ressortissant de notre territoire sont régulièrement envoyés sur le pénitencier principal, afin de les confiner dans un endroit où ils ne poseront plus de problèmes à la société ; une pratique héritée de l’Empire. De plus, de nombreux autres gouvernements en font de même, et se déchargent d’une partie de leur population carcérale sur ce monde. Vous comprenez donc pourquoi, face à ce contexte sécuritaire, une invasion militaire a quelque peu inquiété la République. Que pourrait-il se passer si des prisonniers parvenaient à s’évader en masse au milieu des combats ? Quelle garantie avons-nous ?

        Aaron considéra quelques secondes les relations potentielles entre la CSI et Gelmir. Mieux valait pour l’heure ne pas évoquer ce qui inquiétait vraiment la République, à savoir le réservoir de sociopathes et autres tueurs en série que Gelmir aurait à porter de main pour se constituer une armée de tueurs psychotiques capable de semer le chaos de l’intérieur.

        - Il se trouve aussi que, lorsque l’ancien général a décidé de lancer son assaut, un ambassadeur d’Alderaan, planète fédérée à la République, était présent sur place, pour des raisons qui nous sont pour l’heure encore obscures.

        - Je me permets de préciser qu’une frégate de la Marine Fédérale est déjà présente sur place et est entrée en contact avec Gelmir.

        - Tout à fait. Je voulais dire que d’après ce que nous savons, il se trouve que l’ambassadeur a été fait prisonnier, et est captif de Gelmir, qui lui reproche en outre d’avoir enclenché les hostilités après un coup d’Etat sur la planète. Comme vous le constatez la situation est clairement sous tension et délicate.

        Seru attrapa délicatement le fin verre de cristal devant lui, et avala quelques gorgées d’eau. Savage prit la parole.

        - Comprenez bien ceci : la République ne demande pas votre assistance dans cette crise. Elle veut simplement une seule chose de votre part, que vous nous laissiez gérer la situation sans intervenir, avec la garantie que nous agirons avec modération et réflexion. Nous vous proposons pour cela un droit de regard, mais nous aimerions bien que la CSI ne s’immisce pas. Sachez aussi que nous n’exigeons rien, simplement que nous émettons le souhait de résoudre cette problématique par nous-même.

        Il l’avait annoncé de but en blanc, et directement, comme prévu. Le cas était somme toute assez simple une fois les tenants et les aboutissants saisis. Et la réponse se devait d’être simple elle aussi. C’était risqué de la part de la République, mais il n’y avait pas le temps pour établir des compromis et des négociations. Un ambassadeur était prisonnier et une planète pleine de psychopathes était sous le contrôle d’un seigneur de guerre pour le moins grognon au petit dej’.

        Si la CSI répondait favorablement, un poids énorme serait retiré des épaules de la République. Sinon, les choses seraient plus intéressantes mais bien plus corsées. S'il y avait au moins une chose de certaine, c'était que désormais le changement de régime était visible, la République ne foncerait pas tête baissée vers les difficultés comme l'avait fait l'Empire, désormais la République négocierait et s'entretiendrait en premier lieu, et surtout avec la CSI.



        Spoiler : By
        Trent Kith
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