Serious Man on Serious World
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Post n°1
Auteur : Vlad ToddExtrait d'un fichier en accés privé.
Interrogatoire et évaluation psychologique du Sujet 217 consigné dans la cellule 13 coul. 4 Étag.7.
L'intégralité de ce dossier sera composé par le psychologue spécialisé Livingstone.
Li – Bonjour, vous... Mais que faites vous ! Veuillez revenir à votre place !
217 – Et quel est ma place ? Celle du dégénéré mental moisissant dans une asile ?
Li – Monsieur, veuillez reprendre votre place, immédiatement ! Cessez de sourire avec idiotie et revenez à votre place, fichtre et foutre !
217 – Vous me choquez... Dr.Livingston je présume ? Votre père ne vous à il jamais appris la politesse ?
Li – Sujet deux cent dix sept, je …
217 – Non, normalement vous rebondissez sur « Justement, parlons de votre père » et vous me sortez le scénario habituel. Allons, ne prenez pas cette tête, votre brevet de psychologue n'est sûrement pas inutile ni immérité. Voyons, à quoi servez vous dans cet endroit ? Ah, et revenez donc à votre place, sujet livingstone !
Li – Je n'accorde aucun regard à cette tentative de prise du pouvoir dans votre interrogatoire, continuons. Savez vous pourquoi vous êtes enfermé içi ?
217 – Savez vous où se trouve le règlement qui annonce que je dois répondre à vos questions et que vous ne devez pas répondre aux mienne ?
Li – Il suffit !
217 – Finalement, vous n'avez pas à répondre à ma question. Je suis maintenant persuadé que vous avez votre place dans cet asile..
Li – Quel.. quelle impertinence !
Pas de réponse, sourire du sujet, attitude impertinente ( mouvement des membres inférieurs posés sur la table et bras croisés derrière le chef )
Livingstone – Passons. Pour commencer, j'aimerais connaître votre avis sur l'affaire de meurtre auquel vous semblez être mélé.
217 – Mon avis ? Le trou dans le crâne de la victime, voilà mon avis ! Avouez que cet impotent ne servait à rien,je vous ai débarassé d'un poids. Et puis, ca m'a bien arrangé...
Li – Vous reconnaissez donc avoir envoyé le sujet 99 à la mort, sans le prévenir, dans le but de vous unique de vous protéger du sujet 870-21 ?
217 – Ce n'est pas tout à fait vrai.
Li ? - Que voulez vous dire ?
217 – Je voulais aussi infliger quelques dommages à Neil et ramasser dans sa veste le bounty qu'il me devait.
Li – Le boun.. Le bounty ?
217 – Je ne pensais avoir aucune loi mais finalement, la loi du distributeur de barres chocolatées est très stimulante.
Li – Je... je vois. Vous prenez cette attitude inconsciemment pour satisfaire votre égoisme et essuyer votre honte en la nourissant, le savez vous ?
217 – Non, je vous écoute dr.Livingstone, j'ai tout mon temps devant moi, on m'a condamné à perpet'. Allez y, vieux, vous n'auriez pas un coussin ? Pardon, je ne voulais pas vous déranger. Vous parliez de psychologie, un petit monde que je connais bien. Eh bien... Vous verriez votre tête, quel violence dans ce regard ! Je suis choqué. Vous devriez prendre vos jours de congés avant de blesser quelqu'un, homme grossier que vous êtes ! »
** *Vlad réussit tout de même à rire malgré le poids et la douleur que sa lèvre supérieur, légèrement tuméfiée lui imposait. Il partit dans un ricanement qui continua longtemps à se répercuter dans le couloir clair, aux murs d'une froideur clinique. Un rire qui se changea très rapidement en bruit de menottes cliquetant ou se frottant. Les deux gardes chiourmes qui tenait chacun le « Joker » par un bras se mirent à renifler puis s'échangèrent des banalitées en assurant trouver ridicule l'attitude décontractée de leur proie. A l'approche de la salle à manger, ils commencèrent à lui parler des régles officieuses qui régnaient dans la prison psychatrique et des femmes. Vlad les écouta presque attentivement jusqu'à ce qu'ils atteignent la grande pièce aux murs oranges où se pressait plus de 300 corps, bruyants et puants souhaaitant prendre le dîner et pour les drogués, ramasser les incontournable calmants du soir. Lorsqu'il arriva, on ricana, on fit tourner sa fourchette d'un air intéressant, on le détailla du pied à la tête avec une expression de jalousie et parfois de dégoûts. Ou parfois d'envie. Quant à Todd, il releva la tête d'une façon théatrale et fit balancer ses menottes pour avoir l'air un peu plus grands au millieu de gardes qui grognaient têtes baissés. Sa phrase aurait pu provoquer un tremblement de terre de rire, elle signa son entrée dans le rang le plus désordonné de la galaxie :
« Pas possible, il y a un monde fou içi ! »
...
Une fois seul, un plateau contenant des légumes rapés, un tournedos de bête dantooinienn et un verre d'eau posé devant lui, Vlad attendit et observit. Assis en ligne sur les longues tables de métal aux peintures usées, les fous et schizophrènes meurtriers bavardaient, mangeaient goulûment avec parfois sur le visage, un sourire. Solitaires, ou dans de très petites bandes, l'autre partie de l'asile, les psychotiques et autres serials killer maniaque et discrets attaquaient les points stratégiques de leurs assiettes pour reprendre leurs forces mais ne se livrait pas à la ripaille. Ils parlaient peu, de manière réservée et ne lançait au « petit nouveau » que des regards soit intéréssés, soient effacés, à peine curieux. Le futur Cerberien, aprés avoir terminé son repas, se laissa glisser sur sa chaise et attendit l'inévitable en grattant son nouveau t-shirt promo, gris avec « N°217 » comme seule inscription.
L'inévitable portait des lunettes, voilà un détail auquel il n'avait pas pensé. Aprés s'être assis avec nonchalance sur une chaise, il gratta les dites montures et s'éclaircit la gorge, son regard cherchant celui du fils de Benrov. Ce dernier attendit une dizaine de secondes ( une grosse dizaine de secondes ) pour lui rendre son regard et préféra poser SA loi tout de suite.
- Vous ne me dites pas bonjour, ou bienvenue. Vous attendez que je le fasse ou pas, pour me juger. Petite ça comme technique, pour des gens comme nous...
Pendant un instant, l'inévitable-à-lunettes ne répondit pas, les lèvres pincées. Puis il posa doucement ses mains sur la table – des mains délicates, féminines – qui ne tranchait finalement pas beaucoup avec le visage roux, aux grosses joues et au regard pétillant. Un visage qui avait autrefois brillé de joie sous le soleil de ce regard, devenu aujourd'hui machiavélique.
- J'étais dessinateur et auteur de bandes dessinées et d'holoaventures pour enfants. Ils ont retrouvés une douzaine de cadavres de gosses dans ma résidence de Coruscant, nus et attachés. J'en ai eu 21 en tout et cerise sur le gâteau, j'avais apporté un demi-placard de drogue lorsqu'ils m'ont attrapé.
Son regard avait complètement changé lorsqu'il regarda Vlad une seconde fois. Lorsqu'il le frappa avec ses yeux.
- Et toi ?
- Ce que j'ai fait est moins impressionant mais ton petit cerveau habitué à inventer des banthas roses chantant sous la pluie que la terre est fertile ne comprendrait pas leur quantité, ni leur racines...
- Egocentrique, petit malin qui a recréé l'enfer.. On en a plein les couloirs, des gens comme toi.
- Je n'en ai absolument rien à faire. Ils me laissent, ils m'aident, ils ne se retournent pas ou bien les couloirs dont tu parle seront bientôt hantés.
- Je t'aime bien, finalement. Je te présenterai au reste du groupe ce soir. Un petit nouveau... C'est Numero gagnant qui va être content..
- Numéro gagnant ?
- Un fils de bonne famille qui a perdu la tête aprés avoir gagné une très très grosse somme d'argent en pariant sur Umgul. Il a trempé dans une affaire de délit d'initié et a tout perdu, ce qui a entrainé la mort de sa famille, à la lame et l'explosion d'un terrain de tournoi umgulien, faisant plus d'une cinquantaine de morts, je crois. A moins que ce ne soit cent. On l'a retrouvé alors qu'il était en train de se pendre chez lui et le voilà içi. C'est un bleu dans le groupe lui aussi, il est arrivé il n'y a pas deux ans. Maintenant, ce …
- La ferme. Fais moi voir ton clan de petites frappes, on va peut être s'amuser avec eux.. Ai-je bien fait de jouer mon roi de trèfle ? Hm....
..
L'homme proposa au Joker un rendez vous dans les toilettes sous le couvert d'un besoin banal. Sans accepter ni refuser, Vlad se leva et suivit docilement ses gardiens pour une visite guidée de son étage et plus précisément de son couloir. Ce dernier, qui commencait par un long virage aprés un deux cent mètres d'administrations et de postes était constitué d'une quinzaine de cellules, toutes occupées sauf une, fait rare. En effet, l'asile était censé pouvoir s'élargir pendant des années en ne contenant que le quart de la population possible. Il était presque plein.
La première cellule était occupée par Numéro Gagnant, qui, le jour où Vlad le découvrit était allongé sur son lit, et fixait le plafond, le regard vide. Quelques pas plus loin à gauche, un homme barbu et corpulent, de taille haute, s'evertuait à approcher son livre de ses yeux afin de le lire. Lorsque l'horloge sonna trois heures du matin, il s'écria agacé :
« Oh, c'est bon ! Je sais qu'il est une heure, pas besoin de le répéter trois fois ! »
Le pensionnaire suivant, qui avait la posture et les traits d'un ancien religieux, tentait de monter sur le rebord de la fenêtre en chantonnant :
« C'est l'abbé bête qui monte, qui monte, qui monte »
On lui expliqua plus tard que cet homme avait été le chef d'une secte puissante et violente, avant de perdre la tête aprés une mutinerie interne. Une autre fois, Vlad passa devant sa cellule et l'homme était en train de pécher sur le sol, assis dans son lit. Ce jour là, il leva de grands yeux et prononca distinctement devant un Vlad au visage grave et compréhensif :
« Je ne pèche pas, voyons, j'apprends à mon verre de terre à nager »
Il ne tenait aucune canne.
La dernière cellule avant celle de Vlad était celle d'une jeune femme, légèrement plus grande que le fils de terroriste et qui possédait un visage d'ange, comme tout bon démon. Seul coup de craie au chef d'oeuvre que son corps formait, ses yeux étaient complétement inexpressifs et leur pupille en était réduite à une taille ridicule. Sa voix était blanche, murmurée, et un peu de rouge à lèvres dépassait de ses lêvres. En s'approchant, malgré la poigne de ses gardiens, Vlad put sentir son odeur. Du sang et le chariot de la folie, renversé par les lions qui le menait. Cocktail vainement dissimulé sous des effluves de parfums coruscanti. Elle fixait le nouveau pensionnaire comme s'il était la seule personne encore au monde avec elle, mais son regard vitreux laissait deviner qu'elle était en réalité perdu dans un amas de pensées qu'aucun humain non-atteint de folie n'aurait pu supporter. Leur premier dialogue s'en tint à ces mots :
- V.. Vous ressemblez à mon second mari..
- Combien en as tu eu, petite ?
- Un...
…..
Un lit sommaire, une table de nuit avec un bout de pain tiré d'une obscure ferme de tatooine et un verre de lait bleu. Une toilette étudié pour ne pas pouvoir se noyer, trois caméras de surveillance bien placée et une armoire à rangement automatique aimanté , évitant entre autres la pendaison.
Voilà donc à quoi se résumait une chambre de fou criminel. Fou criminel... Aprés un ricanement, Vlad s'assit sur son lit en se demandant quel crime avait bien pu pouvoir commettre l'abbé bête et la jeune femme au rouge maladroit.
Ce premier soir dans l'asile fut aussi le premier soir du déclin mental de la partie sérieuse de Vlad. Au lieu de partir dans les toilettes communes pour y rencontrer le psychotique dessinateur, Vlad avait déposé une lettre devant l'homme de l'horloge, une lettre qu'il avait fabriqué découpant un bout de papier dans un cahier vierge qu'il avait réussi à amener, Ce mot demandait à Mister Horloge comme l'avait surnommé Vlad de se rendre dans les toilettes communes pour rencontrer « un ami » qui pourrait l'aider à s'évader.
A vingt trois heures, alors qu'il pensait à se réveiller pour avoir le plaisir d'avoir une nuit blanche, Vlad le fut par un rire devant sa porte et écouta attentivement ce qui semblait être une discussion de gardien. Il ne sut jamais ce qu'il s'était réellement passé mais Mister Horloge fut retrouvé avec le cou tordu, mort juste avant que les gardiens responsables des toilettes arrive au galop. Quant au psychotique, il s'en sortit avec un nez cassé et une demi année de mittard. Vlad n'eut jamais le temps de le revoir.
Petit à petit, la routine de l'asile s'installa. Vlad détestait la routine mais tout les matins, il se réveillait le plus tôt possible, faisait marcher son cerveau jusqu'au plus tard possible, se levait suivait les autres pour manger le plus possible et passait sa journée dans sa cellule à faire pleurer les psychologues les plus endurcis qu'on lui envoyait et à faire semblant de fumer, de coucher une bande d'autochtones hongris avec un double blaster ou à tuer. Parfois même, il conduisait un swoop invisible.
Tout cela n'avait rien d'enfantin, bien au contraire mais même lui n'en était pas complètement certain. Au cours de la journée, il entendait les communications hurlées de ses camarades de couloirs et plaçait toujours un fou-rire bien contrôlé lorsque les gardiens les arrêtait. La seule femme du couloir était la moins « bavarde de toute » car personne ne comprenait quand elle parlait, de toute façon, elle avait juste assez de voix pour fredonner sans arrêt Magnolia Forever ainsi qu' Et Maintenant exactement à la note prés.
Ainsi s'écoula le temps dans l'asile qui, de nos yeux n'a pas de nom mais dont le nominatif dansait dans les yeux de Vlad, pour une danse de plus en plus endiablée vers la folie, un territoire dont il était maintenant maître.
Un jour, Todd fut appelé par le psychologue qui souhaiter terminer son cursus second d'observation. Comme d'habitude, le fou s'habilla sans mot dires, faisant un petit sourire à la caméra, puis s'emmêla les cheveux. Comme d'habitude, il attendit que deux gardes viennent le chercher et, sur tout le chemin qui menait à la salle d'interrogatoire, il les interrogea lui même, de telle façon que bientôt, sans avoir pu préparer une nouvelle défense, les gardes eurent l'esprit complètement nu, grogant de rage tandis que Vlad faisait découvrir leurs fantasmes les plus secrets au public et les ombres de leurs passées, sous le rire narquois des prisonniers en état de suivre une discussion et de se gausser de la ridiculisé de leurs geoliers. Comme d'habitude, Vlad fut à moitié jeté sur sa chaise dans la salle et comme d'habitude, il mit aussitôt les pieds sur la table et ses mains derrière son crâne.
Une des trois lumières s'alluma et le psychiatre spécialisé Linvingstone, l'homme qui avait juré de le briser, apparut sur la chaise devant lui, d'une façon inattendue pour une fois puisqu'il frappa violemment sur la table, faisant trembler cette dernière au point d'en éjecter les pieds du futur Joker. Soudain, intéressé, Vlad releva la tête..
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Post n°2
Auteur : KovarnCe dernier prit une expression penaude exagérée et déclara :
- Mon maquillage, il me manque...
- Racontez moi ! Racontez moi, tout ! Vous partez aprés demain pour une nouvelle asile, je veux savoir. Je veux que vous ne soyiez pas mon échec. Je veux !
- Mais tu perds la tête, pauvre vieux. Je t'ai déjà tout raconté des dizaines de fois.. Accroche toi bien, je recommence. Bali balo dans son berceau … !
- La ferme !!! 217, cette chaise est électrique. Je vais augmenter la tension, et à chaque mensonge que vous me donnerez, j'irais plus loin.
- Je peux consulter les règles de l'asile ? J'étais pourtant certain que vous n'aviez pas le droit de donner un peu de plaisir aux détenus...
Sans répondre, le psychologue appuya sur un bouton en dessous de la table et des chaînes vinrent enserrer Vlad qui, aprés une très légère hésitation, rougit avec une expression de jeune vierge effarouchée. Après une grimace, le diplômé de psychologie violente appuya sur un second bouton et une décharge électrique fit trembler tout les membres de Vlad, faisant même passer dans ses yeux des étincelles tout à fait effrayantes.
- Qui êtes vous ? Vous êtes dans cette asile pour avoir tué votre père, le terroriste Benrov Todd. Le vampire de Taris. Cela n'explique en rien pourquoi vous êtes dépourvus de certaines .. choses et doté d'un sadisme étonnant. Vous êtes un des seuls psychopathes incompréhensibles.
Vlad ne répondit pas tout de suite, occupé à se passer la langue sur les dents, pour profiter de ce que l'émail avait isolé de la tension électrique. Au loin, une détenu se mit à crier stridemment, comme tout les jours.
- Faisons un marché tout les deux. Je vous raconte tout, et vous, vous appuyez sur les boutons quand je vous le demande ?
- Allez y, ne perdons pas de temps.
Et, se maudissant lui même, il envoya une décharge à Vlad, qui, cette fois, eut un petit gloussement parfaitement ridicule.
- Benrov a violé ma mère. Il l'a violée. Je crois, qu'elle était étudiante.. Oui, c'est ça, votre détecteur de mensonge ne vous ment pas, elle était étudiante. Il l'a appâtée sur un serveur de discussion en ligne, il lui a menti et lorsqu'elle s'est laissée avoir, il l'a violée toute la nuit et il l'a tuée, puis il l'a.. séquestrée neuf mois.. Tout ce qu'il voulait, c'est un gosse, une sorte d'héritier..Au bout de neuf mois, je suis venu au monde et il l'a jetée. Oui, jetée pas très loin, au bord d'une route pour qu'on la retrouve dans sa pathétique position.
J'ai été élevé par Benrov Todd, le vampire de Taris . Très tôt, j'ai été initié aux joies du terrorisme. Mon père s'est servi de moi alors que j'étais nourrisson. Il a coupé la fréquence d'une holotransmission Tarisienne écoutée et s'en est servi pour m'agiter devant lui, devant des millions de personne, avec son fameux « maquillage », du rouge sang – et parfois du vrai sang -, sur son front. Il a soutenu que je prendrai sa relêve, qu'il allait m'apprendre tout ce qu'il savait et que je deviendrais plus puissant encore que lui. Il avait raison sur presque tout les points. Très tôt, à la place de berceuses, il m'a fait endormir sur des récits atroce, il ramenait des filles à la maison et ses hommes ramenait les contrats qu'il effectuait avec elles. Et il ne se privait pas d'égorger les hommes et de violer les femmes devant moi. De les torturer aussi. Il les torturait et il couvrait leurs hurlements en criant comme une banshee : « Vlad, je lui met le scalpel dans le cœur ? Hein ? Dis Vlad, je lui met ? Ca pique, ca pique, n'est ce pas Vladounet !! ». Tout les jours pendant la moitié de son temps. Pendant l'autre moitié, il était ivre, ivre mort et il me frappait, me demandait de faire quelque chose pour lui, puis me frappait en récompense. Cela n'a pas duré dix ans car au bout de quelques temps, il m'a poussé à se saouler en même temps que lui. Et nous buvions. Et nous torturions. Et nous violions. Non, pas il, nous.Vous êtes psychologue, vous savez bien qu'a force de voir l'horreur, on en réclame plus, et a force de réclamer plus, cela ne nous fait plus rien. Je suis devenu quasiment insensible. Un monstre. Je suis devenu un monstre. Le pire des monstres. Et il avait raison de me battre, oh oui, il avait raison. Un jour par exemple, il s'est aperçu que j'avais la phobie des arraignées et des clowns. Benrov était un très fin psychanalyste lui aussi. Il a ouvert le bocal d'une tarentule dans ma chambre et a fermée la porte à clef. Bien sûr j'étais dedans. J'ai passé trois heures d'enfer...Et puis les clowns... Il en a engagé des tas, et il les faisait surgir dans la lumière alors que je dormais. Il les payait pour me faire des spectacles gratuit, le plus effrayant possible. Ca l'a amusé à un moment, et il est venu avec moi avec des armes. Il rigolait, rigolait et si un clown ne le faisait pas rire, il le tuait. L'autre devait continuer. Continuer de faire rire Benrov jusqu'à ce qu'il ne tienne plus, ou bien dans le cas contraire, Benrov l’abattait. A cette époque, j'étais déjà devenu aussi monstrueux que mon père et j'avais pris l'habitude de leur crier : « Sois drôle ou sois mort ! » et autres atrocités tout à fait révoltantes. J'ai passé mon enfance ainsi. Et je ne vous ai pas parlé des moments où Benrov m'emmenait avec lui et me faisait tenir son arme alors qu'il achevait une cible, ni des amis sadiques et masochistes qu'il invitait et qui jouaient avec nos corps. Sans sourciller.Le jour où la police est arrivé, j'étais dans la même pièce que mon père. Il avait deux armes dans la main et en avait laissé une derrière lui, pour moi. Pour que je le défende. Ou peut être pour que je le tue. Il savait que je l'avais dépassé. Il savait qu'il avait crée son œuvre, le monstre qu'il souhaitait et peut être pensait il faire sa révérence. J'ai attendu que les policiers finissent leur sommations, et commencent le compte à rebours d'avant la fusillade. Puis je lui ai tiré dessus. Dans le crâne. Il a perdu peu de sang, par rapport aux bilans hémoglobinal des hommes qu'ils disséquaient vivant devant moi.Peu de sang...J'ai récupéré sa boîte à maquillage, je l'ai caché sur moi et j'ai lancé mon arme dehors. Quelques heures plus tard, j'étais envoyé ici. Et aujourd'hui, j'en pars. Un nouvel établissement s'est bousculé au portillon pour avoir dans ses rangs le monstre qui rit. El loco.
Hébété, le psychanalyste quitta lentement des yeux son détecteur de mensonges et dévisagea Vlad Todd avec une étincelle nouvelle dans les yeux. Un instant, le silence ne fut interdit que par les cris stridents de la jeune femme qui n'avait pas arrêté depuis le début du discours. Puis, aussi brusquement qu'il était apparu, le psuchologue frappa son poing sur le bouton le plus élevé de décharge électrique. Même la chaise et ses chaînes bougèrent sous le choc, tandis que le corps de Vlad était pris de convulsions d'une puissance inouîe. Pour seule réaction, le psychologue referma sa bouche béante et frappa deux nouvelles fois sur le bouton, tandis que les hurlements du terroriste se transformait en un rire incontrôlable.
….
Vlad lâcha un petit soupir. Enfin, l'alarme s'éteignit et avec elle, la petite lumière qui éclairait sa chambre. L'extinction des feux ne se fait jamais sans bruit ici. Déterminé, il releva la tête et examina le lavabo où il venait de laisser son sang. Les séquelles du petit jeu de ce matin avec le psychologue. Dire toute la vérité avait éveillé en lui une sensation nouvelle ( celle d'être conscient de dire seulement la vérité ) et cela le faisait encore sourire, mais sourire était douloureux avec tout cette tension qui se promenait dans son corps. Aprés demain, le convoi l'emmenerait dans une nouvelle asile, avec quinze autres fous dangereux triés sur le volet. Mais demain, il s'enfuirait. En effet, à force d'écouter les conversation des autres, il était tombé sur la bonne et s'était immiscé dans un plan d'évasion tout à fait excitant qui concernait trois des hommes censés être changés d'asile dans deux jours et maintenant, lui.
Demain...
Tout était prévu. Vlad s'endormit facilement, avec la hâte de tenir une nouvelle fois une arme dans sa main et de se battre pour sa survie. Le danger restait la seule chose qui l'enthousiasmait encore....
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Post n°3
Auteur : Vlad ToddIl est 9heures. Le futur Joker se prépare en souriant. Dans douze minutes, c'est à lui de monter sur scène. Depuis deux minutes maintenant, le n°129 doit être dans l'infirmerie spécialisée en premiers soins. L'infirmière était une femme musclée et autoritaire, noyée dans ses diplômes de médecine et de psychanalyse mais c'était la seule affectée aux premiers soins dans cette petite asile.
De plus l'asile était « bien foutue » et depuis l'infirmerie, on pouvait accéder au garage à véhicules. Plus que neuf minutes. L'odeur de la liberté et celle du sang se combattent dans ses narines, ses mains légères comme un rêve s'accrochent aux barreaux de sa cellule. Dans la cellule d'à coté, la jeune femme au visage angélique réveille doucement son mur et commence à lui parler.
Vlad écoute d'une oreille et hoche même la tête à une réponse de la jeune femme. Oui, ses cheveux sont sales.
….
- Madame ? Qu'y a il ? Je suis occupé, ne voyez vous pas que ce jeune homme est au bord de la prostration ?
- C'est le numéro 217. Il va mal, il se plaint de maux aux ventres, il crache du sang, et semble.. gémir. Ce doit être important..
L'infirmière soupira. Depuis des années, elle tentait de ne traiter qu'une seule personne à la fois mais à situation exceptionelle réaction exceptionelle.
- Faites le entrer.
Comme souvent, tout se passa très vite. Alors que Vlad entrait dans la pièce en se tenant l'abdomen, le n°129, couché sur son lit, se jeta sur l'infirmière qui tenta de se battre mais elle eut plutôt l'impression de taper du pied en gémissant tandis que son père l'emmenait ferment se coucher. En quelques fractions de temps, un bras sur la bouche et un autour du cou, la pauvre femme mourrait à petit feu dans sa recherche d'une soudain précieuse goulée d'air. Sans perdre de temps, Vlad s'était retourné et d'un coup de poing, avait fait taire le garde duro qui s'apprêtait à appuyer sur le bouton d'alarme.
Puis, comme prévu, il attrapa sur une table la chose la plus coupante ( en l'occurrence un scalpel ), fit volte-face, constata que l'homme sortait une arme et tendait la main vers le bouton d'alarme. Trop tard. Le plan tombait à l'eau. Dans un geste pourtant calme, Vladimir Todd lança son scalpel vers le chef de son adversaire. Au moment ou les doigts de ce dernier touchait le bouton, l'objet, dans un dernier moulinet, se planta profondément dans son front. Avec un rugissement étouffé, il s'écroula et se tordit de douleur au sol, en silence puisque Vlad lui avait passé un baillon improvisé – une sorte de lingette contenant des produits de soins humains et trandoshans – autour de la bouche, typiquement duro.
Lorsqu'il se releva, l'infirmière, sans vie, glissait doucement des bras de 129, qui se pourléchait les babines. Un tic de schyzophrénie qui faisait son signe de distinction dans l'asile.
- Retiens toi ! Ou sont les autres ?
- Ils n'ont pas pu venir... Nous sommes seuls. Tiens, j'ai trouvé les vêtements. La plupart ont la coupe féminine mais de toute façon, ce sont des vêtements de médec... Ah voilà ! Tiens, met ça. Ah non, c'est une taille gamoréenne. Tiens, celui là est parfait. Eh bien, prends. Que fais-tu ?
Vlad attrapa sans le regarder son costume d'infirmier polismassien, les yeux rivés sur sa voisine de cellules qui, après être calmement entrée dans l'infirmerie se déshabillait dans le but d'enfiler elle aussi une tunique.
- Je viens aussi. Dépéchons. Je cache les corps.
Tandis que 129 profitait du spectacl, les yeux écarquillés d'une façon trés adolescente tout en enfilant sa tunique, Vlad rangea deux scalpels dans sa poche et passa des outils relativement semblables quoique plus modernes à ses compagnons de voyage. Enfin, les trois fous dépouillèrent les cadavres de tout ce dont ils n'avaient plus besoin, et trouvèrent comme prévu, une carte magnétique de petite taille, permettant l'accés au garage à véhicules. Une fois prêt, habillés, « armés », le trio sortit calmement de l'infirmerie, apparemment vide et se dirigea sereinement vers le parking. En réalité, la jeune femme partit en première, déambula dans les couloirs jusqu'à atteindre la porte close à reconnaissance magnétique et passa la carte devant. Discrètement, en parlant d'anatomie humaine, les deux hommes l'avaient rejointes et s'engouffrèrent dans le parking à sa suite.
Ils étaint 4, quatres hommes et non pas un qui discutaient tranquillement. Rapidement les choses tournèrent au vinaigre. N°129 paniqua et se jeta derrière un vaisseau de transport dans un geste qui ne laissait aucun doute. Malheuresement, contrairement aux holovids, les gens ne sont pas crétins, ce qui explique pourquoi aussitôt, deux blasters de sports, style nabulien, apparurent dans les mains des trois membres du personnels et le trio fut aussitôt prit en cible. En ricanant, le Joker se mit à défoncer la porte coulissante du plus proche vaisseau tandis que la jeune femme et le troisième homme rampèrent dessous pour échapper aux tirs. En activant l'alarme – bon dieu ce qu'une alarme peut être chiante -, les psychanalystes et autres gardes se mirent à courir vers le vaisseau ( un croiseur léger de classe starwalt ) en arrosant Vlad de leurs tirs. Ce dernier fut touché à l'épaule et s'arrêta si soudainement de rire que c'en fut déstabilisant. Son épaule blessée en arrière, il arracha violemment ce qu'il restait de la porte, celle çi venant percuter le sol et y glisser en grinçant, permettant un léger feu d'artifice d'étincelles puis s'engouffra à l'intérieur. Démarra. Se jetant de nul part, les deux autres fous se jetèrent en arrière tandis que le monstre d'acier modifié écrasait consciencieusement les trois ennemis actuels de son nouveau propriétaire.
Aprés la tempête de cris et de changements déstabilisants pour les sens ( nouvelles odeurs cadavériques notamment ), le silence retomba. Lentement, Vlad apparut à la porte du vaisseau, la main gauche posée sur son épaule, un pli perplexe sur le front annonçant qu'il avait lui aussi remarqué que l'alarme était terminé et son vêtement d'asile ( orange avec un cadre blanc pour le numéro ) taché de sang, le costume d'infirmier s'étant déchiré. Lorsqu'il s'aperçut que les deux autres avaient réussi à ouvrir une porte d'une sorte de navette nemoidienne grâce à une sorte de clef à distance, appartenant à l'infirmière. Sachant très bien qu'ils ne l'attendrait pas, Vlad se mit à courir vers la porte, oubliant la douleur de son épaule que le vent dégagé par son mouvement excitait, oubliant que la porte du garage se réouvrait sur tout un tas de vigiles et autres gardes qui avaient répondus à l'alarme, oubliant que cette foutu porte était presque fermée.
Pour finir, il bondit dans le vaisseau en se tenant de profil, son épaule blessée en avant, évitant au dernier moment la salve de tirs dirigés vers lui. La Navette était déjà en train de partir. Quelques minutes plus tard, le trio était hors de l'asile ( difficile de leur fermer la porte quand on avait pris son de ramasser un blaster pour détruire le système de fermeture ), et bien que la navette était touchée, elle pourrait bien voler, lentement d'accord, jusqu'à une planète lointaine, où ils seraint libres de faire...
… ce qu'ils veulent...
…
Cela fait neuf heures, peut être dix. Cette foutue connerie possède un pilotage automatique désastreux, il faut donc se reléguer les commandes pour la conduire vers nulle part. A l'heure présente, c'était la jeune folle, qui avait avoué s'appelait Violetta « Viola » qui menait cette quête inutile et les deux hommes, chacun appuyés sur un coin du mur se reposait. Ou plutôt, l'un d'entre eux se reposait tandis que Vlad, ayant retrouvé les deux cartes vides de son jeu, écrivait dessus d'étranges symboles qu'il appelait lettres, voir alphabet basique en grognant lorsqu'on lui posait la question et qui ensemble formait un poème.
« Je voudrais pas crever
Non monsieur non madame
Avant d'avoir tâté
Le goût qui me tourmente
Le goût qu'est le plus fort
Je voudrais pas crever
Avant d'avoir goûté
La saveur de la mort... »
Le silence monta. Prit de l'importance. Les deux hommes levèrent les yeux au même moment. Ce fut Vlad qui fit naître l'mpulsion, ce fut encore lui qui la propagea à son compagnon. Un sourire carnassier s'illumina sur son visage. En silence, un scalpel vint se glisser entre ses doigts, en continuation de sa main. L'homme pâlit.
Le premier coup fut porté à la cuisse. Le sang prit son temps pour quitter le corps immobile. Le second coup fut raté, l'homme se débattant. Le troisième, porté dans la paume de la main, perfora jusqu'au mur et le fit crier.
- Que se passe il ?
Vlad ne put répondre. D'un coup du gauche rageur, son adversaire venait de lui faire sonner un vrai jeu de cloches dans le crâne, puis en lui brisant presque le poignet, lui fit lâcher le scalpel et accessoirement sa main gauche. Décidé à poursuivre sur son avantage, l'homme fit don de son pied à Vlad en se relevant, puis l'attrapa par le cou et le releva. Mais Vlad ne pouvait pas parler, noyé dans son fou rire. Comme s'il tenait une bombe, l'homme, après s'être léché les babines projeta Vlad dans le mur, puis le rattrapa et se mit à crier, en couvrant le rire du futur Joker :
- Tu as tenté de me tuer !
- Poil au nez.
- Tu voulais quoi ? La fille ? T'amuser ? Hein, c'est ça ?
- Poil au bras.
- Ridicule. Tant pis, tu l'auras voulu !
- Poil au...
Hurlant de rage, l'homme releva Vlad, le scalpel de ce dernier dans la main et tenta de planter l'ustensile normalement réservé aux soins entre ses deux yeux. Tenta. Difficile d'armer son bras et de frapper quelqu’un avec lorsque ce dit bras est tordu.
Son épouvantable sourire au visage, Vlad propulsa son crâne dans le torse de son adversaire, le faisant tomber, puis lui envoya son pied dans le menton. Il y eut un bruit étrange ressemblant à celui d'un homme gras glissant sur l'eau et l'homme heurta le mur avant de rejoindre le sol, mort.
Vlad, son pied droit bâtant et son pouls respiratoire s'affolant, , s'assit sur le sol en tailleur, attendit quelques secondes et rit, d'abord doucement puis de façon plus violente, moins espacée. Un peu plus d'une minute après sa mort, le fou, son sourire aux lêvres rapellant à Vlad un joker sur une carte de jeu fut dépouillé de son dernier crédit et se retrouva à demi nu sur le sol.
Fatigué, Vlad vint s'asseoir à côté de la jeune femme, qui conduisait toujours et continua à écrire sur son paquet de cartes, pensant qu'il lui faudrait trouver un entraînement pour continuer à se battre. Le silence s'installa, l'espace de quelques minutes.
- Tu n'es pas folle. Depuis l'évasion, tu es calme comme un tusken le matin.
- A 8 heures, ils m'ont donnés des calmants.
- Beaucoup ?
- De quoi endormir un bronchiosaure.
- Je me disais bien que tu ressemblais à un bronchiosaure.
- Merci. Viola Fravettet Dia Erba.
- Vlad Todd. J'espère que l'on se reverra, mais sans calmants cette fois. Laisse moi les manettes, je crois que je sais ou on pourrait aller..
