Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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Star Wars RPG

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  • Le ChroniqueurL Hors-ligne
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    #2

    Post n°2
    Auteur : Super PNJ

    - Mais qu’est-ce que tu fous planté-là ?

    C’était Shalaak, qui venait de s’exclamer, alors qu’il avait tout juste failli percuter Alelis. Le Neimoïdien, pressé de reprendre le cours de sa vie sur Kessel, n'avait pas prêté attention à l’endroit où il posait les pieds. Empli de vivacité, il prit soin de vérifier qu’il n’avait aucune blessure, avant de dévisager le jeune adolescent. Finalement, ce fut en braillant d’une manière excessive, étant donné qu'il se trouvait juste en face d’Alelis, qu’il s’exprima :

    - Quoi ? T’as personne pour venir te chercher ? Haha ! Dommage pour toi !

    Le vaurien avait à peine terminé sa phrase qu’il repartait déjà d’un bon pas, cherchant très certainement à rejoindre son ami Zurtek. Voilà que Shalaak s’engouffrait dans une sorte de cantina qui ne payait pas de mine. La façade était recouverte d’enseignes lumineuses, dont la lueur du pénible clignotement était effacée par la poussière environnante. Devant le bâtiment, une Zeltrone avait observé la scène d’un air amusé.

    - Alors, gamin, tu es perdu ? lança-t-elle d’un air goguenard.

    Quelle qu’ait été la vision qu’Alelis se faisait de Kessel, il touchait-là à sa véritable essence : celle d’un monde parfaitement individualiste. Assez paradoxalement, c’était sur cette planète qu'on jetait les hors-la-loi. Mais les personnes les plus redoutables étaient peut-être bien celles qui se trouvaient en-dehors des murs des vaisseaux pénitentières. Car c’était précisément eux qui étaient éloigné du système carcérale et de sa poigne juridique. Ils étaient les véritables « hors-la-loi ». Enfin, en apparence. Car, comme Alelis s’apprêtait à le découvrir, de sombres manigances régissaient le fonctionnement de Kessel. Une mécanique bien huilée, comme la plus précise des horloges. Or, en posant le pied ici, le jeune homme venait, sans le savoir, d’en interrompre le cours, créant ainsi une série de réactions qui allaient façonner sa destinée.

    Mais pour l’heure, Alelis avait des sujets primordiaux à résoudre. Car, pour la première fois, il sortait d’un environnement où tout lui était imposé. Avoir la liberté de choisir, c’était aussi celle d’échouer. Allait-il faire les bons choix ? Dans une planète hostile, allait-il savoir reconnaître les bonnes personnes ? Allait-il prendre les décisions pouvant amener à sa survie, ou le conduire à sa perte ?



    Spoiler : HRP

    Début très ouvert, pour te laisser façonner l'aventure à ta guise. Je te contacte en MP pour poser le cadre.
    Pete Jeabro

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    • Le ChroniqueurL Hors-ligne
      Le ChroniqueurL Hors-ligne
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      #3

      Post n°3
      Auteur : Alelis Eyerwhi

      Alelis se sentit bousculé et faillit perdre l’équilibre. Plongé dans la contemplation de l’atmosphère environnant, il était simplement resté debout devant la porte. Incapable de prendre une décision, pourtant facile, il sentait le danger. Kessel n’avait, pour ainsi dire, pas vraiment l’air accueillant. C’était Shalaak qui l’avait bousculé et vérifiait maintenant qu’il ne s’était pas fait mal. Instinctivement, Alelis effleura sa poche et sentit ses crédits toujours présents. C’était déjà une bonne nouvelle, il ne devait pas se faire voler ses maigres possessions. Le neïmodien l’invectiva :

      - Quoi ? T’as personne pour venir te chercher ? Haha ! Dommage pour toi !

      Alelis ne voyait pas ce qui était si drôle, mais il savait peu probable qu’il partage l’humour du vaurien vantard. Celui-ci s’éloigna, et le jeune homme le suivit des yeux. Il allait certainement rejoindre ses acolytes, il valait mieux ne pas le suivre, connaître ce genre de personnage ne lui apporterait que des problèmes. Shalaak étant parti à gauche, cela décida Alelis de partir à droite. Il s’apprêtait à se mettre en route lorsqu’une zeltrone lui adressa la parole, apparemment amusée de la petite scène :

      - Alors, gamin, tu es perdu ?

      Son air goguenard ne sentait pas bon, Alelis doutait que quelqu’un propose de l’aide sans retour, ici. Il l’observa, elle était plutôt jolie, ou du moins elle l’avait été. Habillé en cuir, ses vêtements serrés ne laissaient pas de place au doute, elle était là pour inciter les gens à rentrer dans sa cantina. D’ailleurs Shalaak avait disparu derrière une porte située à quelques mètres de la zeltrone. Non, décidément, il valait mieux s’éloigner. Alelis secoua la tête et sourit poliment. Il partit de l’autre côté avant de reçevoir une réponse.

      Il décida de faire un tour du quartier, il avait encore quelques heures avant le coucher du soleil et n’avait que deux priorités en tête : se restaurer et trouver un endroit sûr où dormir. Le jeune homme commença par faire le tour du bâtiment en face de l’aéroport. En suivant une rue large, il se rendit compte que de multiples ruelles traversait la bâtisse, au bruit, il pensa qu’un marché devait s’y tenir. Les quelques regards qu’il jeta dans cette direction le troublèrent. Était-il possible qu’il soit tombé dans l’endroit le plus mal famé du parsec, ou même de la galaxie ? L’adolescent se sentait comme une proie facile, il mit ses mains dans ses poches et se couvrit la tête avec la capuche de son pull. Quitte à ne pas paraître menaçant, autant se faire discret et resté dans des lieux publics. Il continua de marcher dans la grande rue avant de tomber sur un stand qui proposait des plats pour quelques crédits. Il compta les pièces dans sa poche, et sortit le montant exact pour une sorte de soupe avec des morceaux. S’approchant du stand, il s’adressa au vendeur :


      - Une soupe, et vite.

      Il posa les crédits sur le comptoir, et le vendeur lui jeta un regard mauvais. Il n’appréciait pas le ton.

      - Bien sûr bonhomme, faut pas être pressé comme ça. Je la chauffe et je te sers. T’es pas d’ici toi, qu’est-ce que tu fais là ?

      Alelis leva les yeux, et tenta de garder un visage impassible.

      - Je fais une escale

      - Une escale tiens donc ! Pas beaucoup de gens s’arrêtent sur Kessel, tu vas où comme ça ?

      - Rejoindre un ami

      - Pas locace hein ? On en voit débarquer des phénomènes mais le seul point commun c’est que personne n’est aimable. Tiens voilà ta soupe.

      Alelis prit la portion que lui tendait le commerçant et s’éloigna d’un pas vif. Il avait peur, mais tâchait de ne pas se montrer. Il entendit le vendeur marmonner quelque chose et cracher par terre. Le jeune homme se dit qu’il aurait peut-être dû être plus aimable, peut-être même aurait-il reçu de l’aide, ou des informations sur un endroit où loger. Sa soupe n’était d’ailleurs pas si mauvaise. Mais non, il ne pouvait faire confiance à personne. Il finit de manger et continua de marcher dans la grande ruelle. Arrivé au coin nord-est, il se retrouva à une intersection, et vit à quelques mètres une enseigne avec un néon. Personne devant la porte, pas de racolage, c’était déjà un bon point. Il pourrait sûrement louer une chambre ici pour pas grand-chose. Il se décida et poussa la porte.

      Spoiler : HRP
      Désolé pour l'absence !

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      • Le ChroniqueurL Hors-ligne
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        #4

        Post n°4
        Auteur : Super PNJ

        La vue qui s'offrit au jeune homme n'était pas des plus envoûtantes, même comparée à ce qu'il avait vu auparavant sur cette planète. L'endroit était, pour ainsi dire, miteux au possible : presque entièrement plongé dans le noir, les seules lumières qui éclairaient la pièce provenaient de stores à peine entrouverts qui permettaient de voir l'épaisse poussière dans l'air, et d'une ampoule au plafond visiblement en fin de vie, au vu du faible rayonnement qu'elle émettait et de sa tendance trop fréquente à s'éteindre puis à se rallumer en quelques secondes. On arrivait tout de même à identifier les divers éléments qui occupaient l'espace de cette pièce.

        Sur les côtés se trouvaient quelques tables. À l'une d'elles, on pouvait voir un type tout en noir affalé, possiblement évanoui à cause de l'abus de boisson ou d'une bagarre. Le faible éclairage rendait difficile de voir clairement à quoi il ressemblait.

        À certains endroits du plafond, des gouttes tombaient à intervalles réguliers, formant des petites flaques sur le sol que personne n'avait pris la peine d'essuyer.

        Enfin, face à l'entrée, on distinguait un comptoir, ou du moins ce qui y ressemblait. Et derrière ce comptoir, il y avait quelqu'un, quelqu'un de conscient, cette fois. Une vieille Gran à la peau verdâtre, visiblement la réceptionniste de ce "motel", si l'on pouvait encore le qualifier ainsi, plus occupée à fumer une longue pipe métallique.

        Avant même d'avoir vu qui venait d'ouvrir, elle avait hurlé d'un coup de sa voix rauque :

        "La porte !!"

        L'accueil des clients n'était vraisemblablement pas son fort. Toutefois, en voyant la silhouette d'Alelis, ses trois yeux noirs se tournèrent vers lui.

        "Tiens donc, une nouvelle tête. Approche donc, j'vais pas te manger."

        Lorsqu'elle le vit un peu plus clairement, le vieillarde laissa s'échapper un sifflement.

        "Eh bien eh bien, t'es pas trop mal fichu ! Pas comme tous les paumés qui atterrissent ici."

        Elle accompagna sa plaisanterie d'un rire grinçant, qui se changea bien vite en toux. Manifestement, elle fumait un peu, voire beaucoup trop.

        "Allez, rentrons dans le vif du sujet. Besoin d'une chambre ? T'es tombé au bon endroit. J'en ai justement quelques unes de libres, tant que tu as quelques crédits, bien sûr. On fournit pas la bouffe, mais y a à boire, si besoin. Même si..."

        Elle se pencha en avant vers lui, tout en lui faisant signe de s'approcher un peu plus, pour lui chuchoter :

        "Entre nous, si t'as soif, tu peux toujours voir s'il reste un fond dans la bouteille de l'autre, de toute façon il risque pas de se réveiller de sitôt", fit la Gran en pointant du doigt l'homme évanoui un peu plus loin.

        Se remettant en arrière dans son siège, l'alien adressa un sourire jaune au jeune homme.

        "Alors mon chou, qu'est-ce que ce sera ?"

        Spoiler : HRP
        Voilà, mon premier RP en tant que superviseur. On commence doucement, histoire de poser les bases, mais je vais faire en sorte de démarrer assez vite. Je t'oriente un peu pour l'instant mais tu es libre de prendre des initiatives et de proposer des trucs, je m'adapterai au besoin.
        Si tu as des questions ou des suggestions, tu sais où me trouver.


        Spoiler : Spoiler
        Dayi

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          #5

          Post n°5
          Auteur : Alelis Eyerwhi

          Alelis poussa la porte d’entrée, et un épais nuage de poussière sembla sortir de la salle. Il était difficile pour le jeune homme de savoir s’il y avait plus de poussière à l’intérieur ou à l’extérieur de l’établissement. Il se couvrit la bouche de sa manche et entra. Aussitôt, une voix rauque lui cria de fermer la porte, ce qu’il fit au plus vite. Alelis regarda autour de lui, essayant de se donner une idée de la qualité de ce motel, en attendant que ses yeux s’habituent à la pénombre.

          L’endroit était un véritable taudis. Appeler cela un motel était une injure pour le métier. La salle principale, dont un bar prenait une bonne partie de la place en face de la porte, ne comportais qu’une dizaine de tables et de banquettes. Un homme ou plutôt quelque chose qui ressemblait à un humanoïde vêtu de noir était affalé sur l’une d’elle, une bouteille à moitié vide posée devant lui. La lumière filtrant à travers les stores laissait penser que l’établissement n’avait pas été nettoyé depuis sa création.


          "Tiens donc, une nouvelle tête. Approche donc, j'vais pas te manger."

          Alelis fixa la créature derrière le bar qui venait de lui adresser la parole. Une gran d’un certain âge, et d’un certain poids, juchée sur le haut d’un tabouret lui intima d’approcher. Le jeune homme pensa alors qu’il avait fait un bon choix, l’établissement semblait calme et peu fréquenté. Il pourrait y rester incognito pour la nuit, et la tenancière avait même vaguement l’air sympathique.

          "Eh bien eh bien, t'es pas trop mal fichu ! Pas comme tous les paumés qui atterrissent ici."

          Alelis rougit, et se mordit l’intérieur de la joue. Cela devait être normal sur Kessel de parler aux gens de la sorte. Il se rendit compte alors qu’il ne connaissait vraiment rien de la Galaxie. S’avançant vers le bar, Alelis gardait un œil sur l’homme en noir sur sa table. Il sentait qu’il devait s’en méfier, mais il n’aurait su dire pourquoi. En y repensant, le jeune homme se rendit compte qu’il était crispé depuis son arrivée sur la planète. Il ressentait le danger dû au fait d’avoir quitté sa zone de confort. Il souffla un bon coup et tâcha de se détendre avant de répondre à la Gran.

          "Allez, rentrons dans le vif du sujet. Besoin d'une chambre ? T'es tombé au bon endroit. J'en ai justement quelques unes de libres, tant que tu as quelques crédits, bien sûr. On fournit pas la bouffe, mais y a à boire, si besoin. Même si..."

          La créature se penchant alors, Alelis pût aperçevoir ses trois seins se balançant devant ses yeux. Légèrement gêné, il la regarda droit dans ses trois yeux. Décidemment ça faisait beaucoup pour une première journée.

          "Entre nous, si t'as soif, tu peux toujours voir s'il reste un fond dans la bouteille de l'autre, de toute façon il risque pas de se réveiller de sitôt", fit la Gran en pointant du doigt l'homme évanoui un peu plus loin.

          Ace tourna les yeux vers l’homme, il émit une sorte de grognement et bougea un de ses bras, mais il était toujours profondément endormi. La bouteille devant lui, remplit d’un liquide brun ne donnait clairement pas envie de s’en approcher. Après avoir réprimé un haut-le-cœur, Alelis répondit à son interlocutrice :

          "Alors mon chou, qu'est-ce que ce sera ?"

          "Juste une chambre pour la nuit, ça sera très bien."

          "Le prix est affiché là, la maison ne fait pas crédit. Allez viens je vais te montrer mon palace ! "

          Alelis jeta les quelques crédits demandés sur le comptoir et suivit la claudicante Gran jusqu’au turbo élévateur dont une sorte de rat venait de s’échapper. L’hôte donna un coup dans le panneau de contrôle qui vibra étrangement et s’illumina. C’était un miracle que cette machine fonctionne encore. Alelis se demanda dans quel état était la chambre qu’il avait louée.

          En sortant au premier étage, une odeur différente frappa le jeune homme. Plutôt de la moisissure, contrairement aux vapeurs de transpiration et d’alcool qui empestait la salle principale. Là encore, il se retint de tousser, ne souhaitant pas se mettre son hôte à dos, bien que celle-ci semblait tout à fait lucide sur son établissement. Elle lui indiqua la chambre A-12 et lui ouvrit la porte. Par chance, celle-ci avait l’air plutôt propre, enfin, ce que propre pouvait signifier dans cette partie de la Galaxie. Les draps étaient élimés mais ils ne sentaient pas comme le précédent occupant, et il y avait l’air d’avoir un peu moins de poussière ici qu’ailleurs. Alelis remercia l’alien et s’assit sur son lit en tailleur.

          Cela le frappa tout à coup, il était seul. Vraiment tout seul.

          Il sentit tout à coup la fatigue tomber sur ses épaules, après son voyage et le stress accumulé. Enfin il avait du calme et un endroit où rester sans être dérangé quelques heures. Son esprit se mit à vagabonder alors qu’il réfléchissait à la prochaine étape. Il ne savait pas où aller, comment revenir sur Corellia incognito et retrouver ses amis pour les sauver. Il ne savait d’ailleurs pas si prendre. Sur ses joues quelques larmes coulèrent, mais il ne voulait pas pleurer, il voulait rester fort et combattif pour ses amis. Il se regarda dans le miroir et vit un jeune garçon mince, limite maigrichon, dont le visage criait l’ignorance du monde extérieur et la tristesse. Il aurait dû se rendre à l’évidence, il n’avait aucune chance de faire face aux barons de Corellia, et de sauver ses amis.

          Il s’endormit sur ces pensées, désespéré, fatigué, l’estomac plein de soupe était la seule chose positive à laquelle se raccrocher. Demain, peut-être, une solution viendrait à lui.

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            #6

            Post n°6
            Auteur : Super PNJ

            C'est vrai, il était seul, désormais. Il n'avait plus aucune attache, désormais. Plus d'amis, plus de famille, plus de planète. Il ne restait plus que lui. Mais au prix de cette solitude, il avait récupéré une chose qu'il avait perdue il y a des années.

            La liberté.

            Pour la première fois depuis très longtemps, il était de nouveau maître de son avenir. Ce qui forgerait son lendemain dépendrait de ses choix, et de ses choix seuls. Fini de trimer comme un esclave pour un système complètement corrompu et complice des criminels. Et tout cela, Alelis le devait au sacrifice de ses amis. Ils avaient choisi de lui offrir cette liberté, la vivre pleinement n'était-il pas de fait la meilleure manière de les en remercier ?

            Qui plus est, à bien y réfléchir, il n'était pas tout à fait seul. Il lui restait toujours le seul compagnon qui ne le quitterai jamais, celui que rien, pas même des milliers d'années-lumière, ne pouvait séparer du jeune homme. Même s'il n'en avait pas pleinement conscience, la Force était avec lui.

            La détresse du Corellien était compréhensible. Cette liberté nouvelle était à double tranchant : livré à lui-même sur ce monde malfamé et sans aucune idée de quoi faire, il était perdu. Mais, à son réveil, le destin, la Force, ou peut-être simplement le hasard, allait mettre sur sa route une opportunité, et sous une forme... assez singulière.



            Au petit matin, Alelis fut réveillé par du bruit, dont l'origine se trouvait au rez-de-chaussée. Il n'était pas difficile d'imaginer pourquoi : la patronne se prenait le bec avec un client.

            "Je t'en prie ! J'ai juste besoin d'un endroit où rester quelques heures, et après tu n'entendras plus jamais parler de moi. Allez, quoi !

            -T'es bouché, ou quoi ? Pas de crédits, pas de chambre, point barre ! C'est clair, nabot ?"

            La Gran était appuyée sur le comptoir, tandis que ses trois yeux étaient rivés vers le bas. Il faut dire que son interlocuteur ne brillait pas par sa taille : il ne devait pas faire beaucoup plus qu'un mètre. Cela dit, c'était peut-être la chose la moins notable chez lui.

            Il s'agissait d'une créature à la peau légèrement violette, dont la morphologie était unique : son corps était supporté par ses membres supérieurs, tandis que ses membres inférieurs faisaient offices de bras. L'espèce à laquelle appartenait cet individu était de fait évidente : c'était un Dug. On n'en voyait pas souvent dans ce secteur, mais ce n'était cependant pas impensable de tomber sur l'un d'eux sur Kessel. Curieusement, les deux aliens "discutaient" en basic. Pourtant, leurs deux espèces étaient originaires de Malastare, et peu de Dugs maîtrisaient la langue commune de la galaxie, alors pourquoi ne parlaient-ils pas tous deux en Gran ?

            "J'y crois pas ! On m'a dit que c'était l'endroit où aller si on voulait se faire oublier, et voilà que je me fais jeter !

            -Tant qu'on a de quoi payer, oui ! J'fais pas dans la charité moi, alors si t'as pas un rond, vire de là, tu fais fuir ma clientèle !

            -Clientèle ? Tu te fiches de moi ? Y a personne à part moi !"

            Effectivement, on ne pouvait pas dire qu'il y avait foule, bien au contraire. Tout était vide, personne ne faisait la queue derrière le Dug, et aucune des tables n'étaient occupées. L'homme de la soirée précédente était parti, laissant derrière lui une bouteille entièrement vide, cette fois.

            "C'est justement parce que tu beugles comme pas possible qu'y a personne !" Rétorqua-t-elle.

            Face à son refus de quitter les lieux, la vieillarde serra les poings, avant de l'observer plus en détail. Ayant remarqué quelque chose, un sourire vicieux se dessina sur son visage ridé.

            "Ah, tu veux jouer à ça ? Très bien, ça m'va. Mais faudra pas t'étonner si tes maîtres viennent te chercher dans pas longtemps pour te r'mettre au boulot."

            En effet, sur chacun de ses poignets - ou chevilles, selon le point de vue - se trouvaient des fers, dont les liens avaient été rompus. De plus, collier visiblement trop serré entourait le cou du petit alien. De toute évidence, c'était un esclave. Un esclave en fuite.

            Le Dug déglutit, peu enclin à l'idée de perdre si vite sa liberté enfin retrouvée.

            "C-c'est bon, pas la peine d'en arriver là ! J'ai compris, je m'en vais."

            À ces mots, il tourna les talons, dépité, et se dirigea vers la sortie.

            "C'est ça, et ferme bien la porte en sortant, surtout !"

            La Gran se rassit alors, se désintéressant presque immédiatement de lui, et se mit à fumer sa pipe.

            "Foutus Grans, tous des égoïstes..." Pesta-t-il en marmonnant, et en prenant soin de prononcer son insulte en Dug.

            En fin de compte, le prix de la liberté était cher pour tout le monde. Mais peut-être que dans ce cas précis, quelques crédits pouvaient faire la différence...



            Spoiler : HRP
            Voilà, on commence enfin. Tu as le choix ici : tu peux aider le Dug comme le post t'y invite, mais aussi parler à la réceptionniste, ou simplement partir si l'envie t'en prends. À toi de voir ! Ne t'inquiète pas, j'arriverai à recouper quoi qu'il advienne.


            Spoiler : Spoiler
            Dayi

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              #7

              Post n°7
              Auteur : Alelis Eyerwhi

              Alelis se réveilla d’un sursaut, et cligna plusieurs fois des yeux pour s’habituer à la lumière filtrant par les stores miteux. Il avait fini par sombrer de fatigue malgré la tristesse qui l’habitait. C’était pour le mieux finalement, une nouvelle journée commençait, qui lui permettait de ranger hier dans la catégorie souvenirs. Le jeune homme s’assit sur son lit et s’étira, il n’avait dormi que quelques heures, et aurait bien continué sa grasse matinée.

              D’ailleurs, c’était bizarre en fait, mais rien de tangible ne l’avait réveillé. Au fond de lui, Alelis sentait quelque chose. Cela lui rappelait son enfance dans un sens, il savait qu’il ressentait la Force, c’était grâce à cela qu’il avait abondamment confiance en son instinct. Mais cette fois-ci c’était différent. Sur Corellia, petit, il ressentait les choses familières, la forêt environnant sa maison et donc sa zone de confort. Mais ce qui se passait ce matin ne ressemblait à rien de familier, il n’arrivait pas à mettre le doigt sur ce que cela représentait.

              Sortant de sa chambre, il comprit qu’une présence étrangère était entré dans l’établissement. Il descendit par l’escalier, en écoutant les éclats de voix. Ça avait l’air de chauffer d’ailleurs, quelqu’un ou quelque chose devait mettre en rogne la Gran. En y réfléchissant, Alelis se dit que la Gran n’avait sûrement pas besoin de grand-chose pour être en rogne. Il marcha sans un bruit et se planqua discrètement avant de rentrer dans le hall, il jeta un coup d’œil dans la pièce principale.

              Alelis comprit alors ce qu’il ne comprenait pas encore. C’était un bipède qui parlait avec la gérante, mais celui-ci, outre sa couleur violette, avait la particularité d’utiliser ses membres supérieurs pour se tenir debout. Alelis n’avait jamais rencontré un Dug, mais il savait ce que c’était. Ils étaient réputés pour être fort en caractère et celui-ci ne semblait pas faire exception. Le Dug demandait l’hospice à la tenancière mais il n’avait pas de quoi la régler. Celle-ci lui intimait donc poliment ou presque d’aller chercher refuge dans un autre établissement. C’est alors que la Gran menaça le Dug d’appeler ses maîtres, ce qui surprit le jeune humain. Il aperçut alors les enclaves autour des membres du Dug, et il fut pris de pitié.

              C’était donc cela ce sentiment familier dans la Force. Alelis ne connaissait pas de Dug et il avait été bien incapable d’identifier une quelconque espèce dans le maëlstrom intérieur qui lui avait fait se réveiller. En fait, ce qu’il ressentait, c’était les émotions du Dug, le désespoir, voilà qui lui était familier. Bien qu’il ne sache rien du nouveau venu, il était parvenu à ressentir cela, ou plutôt, la Force s’était manifesté en lui de cette manière. La révélation frappa Alelis et il fût perdu dans ses pensées quelques secondes. À vrai dire, ça faisait beaucoup à digérer en une journée et demi.

              Cela faisait plusieurs mois qu’il n’avait pas ressenti de manifestation de Force, et jamais il n’avait « connecté » avec les émotions d’un autre être vivant de la sorte. Une tonne de questions assaillait son esprit :
              *Comment se fait-il que je ressente cela ?
              *Est-ce bien réel ou les Dugs peuvent-ils fausser leurs émotions ?
              *Comment et pourquoi est-il arrivé ici, au même endroit que moi ?
              *Que puis-je détecter d’autre ?
              *Ne risques-je pas d’être submergé par les émotions des autres ?
              *Comment se fait-il que cela arrive maintenant ?

              Alelis réalisa alors qu’un silence s’était installé. Il était perdu dans ses pensées, et n’avait même pas remarqué que le Dug était parti. Obéissant aux injonctions de la Gran, il venait de claquer la porte. Le jeune humain sortit alors de sa cachette, et fit comme s’il descendait à l’instant de sa chambre. Il entra dans la pièce principale, et, saluant la Gran, lui demanda comment s’appelait le visiteur qui avait fait tant de bruit.

              - Sais pas, renifla-t-elle.

              Alelis bondit dehors, regarda autour de lui, et vit à quelques mètres seulement la créature violette qui marchait en direction du marché, essayant visiblement de ne pas se faire remarquer. Le jeune homme décida de ne pas l’interpeller, pour ne pas attirer l’attention. Il rabattit sa capuche sur sa tête et marcha d’un pas vif en direction du Dug. L’ayant rattrapé, il siffla et lui dit :

              - Je t’ai entendu… te faire jeter par la Gran.

              Surpris, le Dug le dévisagea, apparemment peu impressionné, et quelque peu irrité. Le jeune homme désigna les enclaves aux poignets de la créature.

              - Je sais ce que c’est… Je peux t’offrir des crédits pour la nuit si tu veux.

              Au moment où il disait cela, une voix dans sa tête lui intimait de se taire. Après tout c’était stupide, il n’avait déjà pas grand-chose, et lui aussi ne désirait pas non plus se faire remarquer. Aider un esclave en fuite, visiblement, n’était pas franchement la plus brillante idée. Mais la sensation qui l’avait réveillé ce matin l’apaisait, lui disait qu’il faisait le bon geste, et qu’il devait avoir confiance. Montrant ses mains, il fit sauter les crédits nécessaires dans sa paume, pour convaincre le Dug, toujours méfiant. Décidemment, Kessel était une drôle de planète.

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                #8

                Post n°8
                Auteur : Super PNJ

                Le Dug le dévisagea un instant, son regard dubitatif alternant entre le visage du jeune homme et les crédits qu'il lui tendait. Puis d'un coup, il s'en empara d'un geste vif, et son expression changea du tout au tout en une fraction de seconde.

                "Merci bien, mon gars ! Tu me sauves la mise !"

                D'un seul coup, il était franc et amical, peu être même un peu trop. C'était comme s'il avait accordé sa confiance au corellien instantanément. Il n'envisageait même pas que cela puisse être un piège. Était-il vraiment si naïf ?

                "Ah ! Je me suis pas présenté, mes excuses. Enchanté, je m'appelle Bal Taadzar, mais mes amis m'appellent Bal. Et vu que tu m'as aidé, t'en fais partie. Au fait, à qui ai-je l'honneur ?"

                Sans même attendre sa répondre, Bal lui tendit la main - ou le pied - afin qu'il la lui serre. Une fois les présentations terminées, le petit alien se mit à scruter les environs, afin de s'assurer qu'il n'y avait personne qui les espionnait.

                "Bon, j'ai bien envie d'en savoir un peu plus sur toi, mais vaudrait peut-être mieux rentrer. Faudrait pas qu'on nous voie ensemble, dans notre intérêt à tous les deux. On pourrait se raconter nos histoires respectives à l'intérieur, t'en dis quoi ?"

                Sans se demander une seconde si Alelis était d'accord, il se dirigea vers la porte du motel, mais attendit son nouvel "ami" avant d'entrer. Lorsqu'elle vit revenir le Dug aux côtés du jeune humain, la réceptionniste faillit tomber de son siège.

                "Encore toi ?! Cette fois ça suffit, tu vas dégager de gré ou de force !

                -Wowowo, du calme la vieille ! J'ai de quoi payer cette fois, regarde !"

                Pour confirmer ses dires, il déposa les crédits sur le comptoir, non sans mal du fait de sa petite taille. La vieille alien les saisit et fit rapidement le compte.

                "C'est bon, y a assez. Mais où est-ce que t'as..."

                Ses trois yeux se tournèrent vers le jeune homme à ses côtés, et elle fit vite le rapprochement.

                "Me dis pas que tu t'es laissé émouvoir par ce nabot puant ?"

                Elle porta une main à son front, laissant s'échapper un soupir.

                "... A-13, juste à côté de celle du jeunot. Je te laisse y aller, tu trouveras bien tout seul."

                Ce faisant, elle lui lança le petit dispositif servant à déverouiller la chambre, qu'il attrapa au vol avec une certaine habileté, avant de se hâter vers l'escalier.

                "C'est ça, merci bien. Allez viens p'tit gars, j'ai hâte d'en savoir plus sur mon bienfaiteur !"

                Sur ces mots, il disparut à l'étage. Avant qu'Alelis ne puisse le suivre, la Gran lui attrapa le bras, et le fixa droit dans les yeux.

                "Un conseil gamin : tu devrais pas t'mêler de ce genre d'affaires, surtout si tu cherches à faire profil bas. Tu risques de t'attirer un paquet d'ennuis, crois-moi sur parole. La gentillesse ça a pas sa place ici."

                Cette fois, son ton était plus que sérieux, et son regard l'était tout autant. Elle ne plaisantait pas.

                "T'en fais pas, je dirai rien, je tiens toujours ma langue quand il s'agit des clients. Mais dehors, il tiendra pas cinq minutes. Assure-toi de pas être là quand ça arrivera. Enfin, c'est toi qui vois..."

                Elle le lâcha finalement, et retourna s'asseoir pour fumer. À l'étage, Bal attendait Alelis au pas de la porte de sa chambre. Le Dug l'avait déjà visitée, et s'était bien vite accomodé à l'endroit, n'étant gêné ni par l'odeur ni par la crasse ambiante. En voyant le corellien monter, le Dug lui fit signe de venir. Une fois tous les deux dans la chambre, il fit un bond sur son lit, et tapota le matelas, qui malgré son piteux état, tenait bon.

                "Ah, quelle joie d'avoir de nouveau un lit à disposition. Ça m'avait manqué... Encore merci, mon gars. C'est un gros risque que t'as pris pour moi, j'oublierai pas ce que t'as fait. Du coup dis-moi, qu'est-ce qui t'es arrivé pour finir sur Kessel ? Si t'es ici c'est bien que tu as eu des histoires pas jouasses, non ? En tout cas, je connais personne qui viendrait sur cette planète pourrie volontairement."

                Le Dug était curieux, peut-être même envahissant, mais il ne pensait pas à mal. C'était simplement dans sa nature.

                "De mon côté, disons que j'ai pas été très malin. J'ai fait un pari avec un type, un dévaronien. J'ai senti tout de suite qu'il était pas net, c'était le genre de gars qu'il faut pas approcher d'habitude. Je sais que j'en ai pas l'air, mais je sais jauger les gens. Toi par exemple, t'es un bon gars au fond, je le vois dans ton regard. Mais bon, quand on a pas d'autres options, faut parfois prendre des risques. Le type promettait son cargo à quiconque le battait au Sabacc. Il payait pas de mine, mais il me fallait vraiment un vaisseau. Le truc, c'est qu'il avait pas précisé ce qui arrivait à ceux qu'il battait. Ça, je l'ai découvert après m'être fait ratatiner - même si je suis sûr qu'il trichait ! Bref, pas besoin de t'expliquer la suite, je pense que t'as compris. Après mon arrivée ici, j'ai réussi à me faire la malle en douce, et me voilà, sans un rond, et avec des esclavagistes aux fesses."

                Sa situation n'était en effet pas des plus enviables. Et malgré tout, Alelis pouvait sentir la détermination du petit alien. Il n'était visiblement pas du genre à se laisser abattre.

                "Mais c'est pas grave, c'est les aléas de la vie. L'important, c'est de savoir rebondir. D'ailleurs, je compte pas rester longtemps : j'ai trouvé un moyen de partir. Hé ! Si tu cherches à te tirer de cet endroit, t'as qu'à m'accompagner ! Vois ça comme une manière d'honorer ma dette envers toi. C'est pas sans risques par contre, donc si tu préfères t'abstenir, pas de problèmes. C'est comme tu le sens. Si t'es d'accord, je te raconte tout, mais si ça te tente pas, oublie que j'ai dit ça, d'ac ?"

                Disait-il vrai ? Avait-il réellement un moyen de quitter Kessel ? Il avait l'air d'y croire, en tout cas. Mais Alelis pouvait-il prendre autant de risques sur la simple parole de Bal ? Au bout du compte, le choix lui appartenait.

                Spoiler : HRP
                Ça y est, on arrive au dernier post introductif, l'intrigue va vraiment démarrer. Et elle sera pas trop longue à priori, comme tu le voulais. Tu seras chez les Jedi en un rien de temps ! Comme d'habitude, je reste à disposition si besoin.


                Spoiler : Spoiler
                Dayi

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                  Post n°9
                  Auteur : Alelis Eyerwhi

                  Alelis se demandait s’il ne venait pas de commettre une grossière erreur. Déjà, il offrait presque l’intégralité de ses possessions à un inconnu, et en plus cet inconnu était recherché. Alelis se morigéna intérieurement, ce n’était pas comme ça qu’on passait inaperçu sur ce genre de planètes. Mais cela lui était venu subitement. Il avait pris en pitié ce Dug réduit en esclavage comme lui-même l’avait été. Il se souvint alors, plus jeune, d’un Dug connu dans une bonne partie de la galaxie comme pilote de pod. Et il était sacrément bon à l’époque. Alelis ne se souvenait pas du nom du pilote, mais il avait plusieurs fois imaginé se battre en course de pod, lorsqu’il volait des speeders avec ses amis sur Corellia. Cela n’avait rien à voir, en soi, mais le fait d’avoir un souvenir positif d’un autre membre de la race du Dug l’avait poussé à la gentillesse. Il espérait maintenant ne pas le regretter. Le Dug se présenta comme Bal Taadzar. Alelis décida de garder son nom pour lui, pour le moment, et se présenta comme Ace, son surnom depuis l’époque des speeders. La poignée de main, ou de pied, le surprit, le Dug était fort des quatre membres et faillit lui déboiter l’épaule, avant de retourner précipitamment dans la cantina.

                  Lorsqu’ils rentrèrent, la tenancière mis en garde Alelis. Il ne devait pas accorder son aide à tout le monde ici. Le jeune homme ne connaissait encore rien de la Galaxie, mais si tout le monde refusait son aide à tout le monde, il n’était pas étonnant de voir des populations entières enchaînées. La Gran, aussi bienveillante qu’elle voulait en avoir l’air, n’était sûrement pas une sainte pour travailler sur cette planète maintenant. Alelis la remercia et rejoint le Dug.

                  Ce Dug était bavard, très bavard. Le jeune humain se demandait si tous étaient comme cela, ou si celui-ci particulièrement avait la langue pendue. Il ne tarderait pas à le savoir puisque le Dug ne s’arrêtait de parler que pour respirer. Il lui avait posé trois questions sur son passé et enchaînait sur le sien avant même d’avoir des réponses du Corellien.

                  Celui-ci expliquait ses mésaventures et comment il s’était retrouvé enchainé. De toute évidence, des parties de son histoire étaient clairement occultées, mais chacun devait maintenir sa part d’ombre, pour sa propre sécurité. Particulièrement, le Dug ne précisait pas comment il s’était enfui, ni à quel point les esclavagistes le collaient aux fesses. C’est alors qu’il lui proposa de se faire la malle avec lui.

                  Alelis n’avait pas vraiment prévu de continuer cette collaboration. Aider le Dug avait également pour but de détourner l’attention de la cantina mais il avait peut-être commis une erreur en agissant de la sorte. À la base, il comptait prendre une navette qui l’emmènerait sur une autre planète, plus accueillante et où il pourrait trouver du travail. Mais il ne savait pas où aller. Le Dug avait l’avantage de lui proposer un choix plus grand, son vaisseau à deux et un départ rapide. Alelis essayait de se concentrer, de sonder le Dug pour tenter de savoir s’il lui cachait quelque chose. Mais de toute évidence, le Dug cachait beaucoup de choses à beaucoup de monde, et il lui était impossible de tirer cela au clair maintenant. Il lui fallait choisir, répondre à son impulsivité salvatrice de tout à l’heure. Si c’était un piège, Alelis le trouvait sacrément capillo-tracté pour lui, il ne représentait même pas une grande valeur pour un esclavagiste. Si ce n’en était pas un, alors la Force lui souriait.
                  Alelis respira un grand coup, et sereinement, tendit la main au Dug :

                  - Marché conclu, partons de ce trou à rat.

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                    Post n°10
                    Auteur : Super PNJ

                    Satisfait, Bal lui saisit la poigne avec entrain.

                    "Tu peux me faire confiance mon gars : si tout se passe sans accroc, on aura quitté ce caillou en moins de temps qu'il ne faut pour le dire ! Mais va falloir attendre ce soir, ce sera plus simple de sortir quand il fera sombre."

                    Le Dug sauta alors du lit et alla jusqu'au couloir. Passant la tête à travers le cadre de la porte, il regarda à gauche, puis à droite. Mieux valait éviter qu'on les entende. Une fois s'être assuré qu'il n'y avait personne, il verrouilla la porte, et remonta sur son matelas.

                    "Bon, maintenant écoute bien, voilà le plan. À environ une heure d'ici, il y a un camp d'esclaves. C'est un camp de transit, en attendant qu'ils soient vendus et envoyés dans les mines de sel. C'est de là que je me suis enfui, et c'est là que se trouve notre ticket de sortie. Y a un Nautolan, un autre esclave, qui m'a proposé de s'échapper ensemble. Le truc, c'est qu'il s'est fait choper sur cette planète, et son vaisseau est encore quelque part en ville. Il était sensé m'emmener hors de Kessel, mais il a pas réussi à me suivre quand on a tenté notre évasion. Donc c'est simple : on va le chercher, on le ramène, et il nous tire de ce trou à rats. Du génie, hein ?"

                    L'idée était loin d'être fantastique, et pourtant le Dug avait l'air très fier de son "plan".



                    Le ciel était désormais pratiquement sombre, les deux compagnon d'infortune venaient de quitter la ville en étant le plus discrets possible. Ça n'avait pas été une mince affaire, loin de là. Et voilà que Bal entraînait Alelis dans un plan très risqué, ce qui n'avait pas l'air de le déranger plus que ça. De plus, durant une bonne partie du trajet, il n'arrêtait pas de parler. De tout, de rien, d'à peu près tout ce qui pouvait lui passer par la tête, et très souvent des choses sans intérêt. Ça n'arrêtait pas, il semblait pouvoir continuer encore longtemps. Il y avait de quoi filer la migraine à quiconque l'écoutait. Et Alelis devait subir tout ça sans pouvoir y échapper.

                    Et puis, après un certain temps, la cadence ralentit peu à peu, jusqu'à ce qu'un silence inespéré s'installe. Bal s'était-il rendu compte de son insupportabilité ? Ses lèvres se séparèrent à nouveau, mais ce qui en sortit différait du reste.

                    "Dis-moi mon gars... Est-ce que t'as un rêve dans la vie ?"

                    Curieusement, il avait posé cette question sur un ton moins enjoué qu'avant.

                    "Tu sais, un truc qui te passionne, qui te donne envie de te lever le matin ?"

                    Son attitude était pour le moins étrange, tout d'un coup. Où voulait-il en venir ? Le Dug leva alors les yeux au ciel.

                    "Moi, j'ai toujours voulu être pilote de vaisseau. Je parle pas de vaisseau de course ou de chasseur, juste avoir mon vaisseau rien qu’à moi. Pas le plus fou des rêves, je sais, mais je m’y suis toujours raccroché quand ça allait pas. J’imagine que je suis pas exactement comme les Dug habituels. Je suis né dans la Bordure Extérieure, et j’ai jamais mis les pieds sur Malastare, ça doit jouer. C’est pour ça que je comprends rien à la langue de l’autre vieille sorcière. Enfin bref. Mon rêve, j’ai toujours tout fait pour le réaliser, malgré la poisse que je me coltinais. Le coup du Sabacc, c’était pour ça. Et je compte bien essayer à l’avenir, peu importe les risques. Même si je canne entre temps, je pourrai au moins me dire que j’ai jamais abandonné. C’est pour ça que je dis que tu devrais penser à en trouver un, de rêve. Quelque chose qui te motive, qui compte pour toi. C’est seulement comme ça qu’on vit une vie sans regrets."

                    Il y eut un léger blanc, jusqu’à ce que le Dug laisse s’échapper un faible rictus sec.

                    "Ah, excuse-moi, p’tit gars. Je dois t’ennuyer avec mes histoires barbantes."

                    Cette fois, Bal se tut pour de bon. Et le reste du voyage se fit dans le silence.



                    Finalement, ils arrivèrent à destination.

                    "Voilà, on y est. C'est juste devant."

                    Le Dug fit signe au jeune homme de le suivre et le mena jusqu'à des rochers derrière lequels ils pouvaient se dissimuler.

                    Légèrement en contrebas, au milieu de quelques mares d'acide, se trouvait une série de larges tentes. Autour d'elles, plusieurs gardes munis de blasters faisaient des rondes. Malgré la pénombre, on pouvait les distinguer grâce aux quelques lampes montées ça et là dans le camp. Il y en avait huit de visibles, peut-être étaient-ils plus à l'intérieur.

                    Bal se tourna vers le corellien.

                    "Les esclaves sont dans les tentes, va peut-être falloir chercher un peu avant de trouver notre homme. Dans mes souvenirs, parmi les 50 et quelques esclaves qu'il y avait, c'était le seul Nautolan, donc tu devrais le reconnaître facilement."

                    Il regarda un instant au sol autour de lui, et attrapa une grosse pierre qu'il tendit à Alelis.

                    "Sers-toi de ça pour casser les chaînes, elles sont pas très solides. Et ça pourrait aussi servir... au cas où on se fait repérer. Si ça arrive, surtout n'hésite pas. Ces gars-là le feront pas, eux."

                    Le Dug regarda le jeune homme dans les yeux. On pouvait lire dans son regard un sérieux inhabituel.

                    "Fais gaffe, p'tit gars. Ça va être dangereux, donc attention à toi. Je sais que je t'en demande beaucoup, surtout après ce que t'as fait pour moi, mais je peux te le garantir. Si on arrive à s'en sortir, je te le revaudrai pour le restant de mes jours."

                    Bal lui donna une petite tape dans le dos (aussi haut que sa taille le lui permettait), puis se prépara à se lancer aux côtés du jeune homme.

                    "C'est quand tu veux... Ace."



                    Spoiler : HRP
                    Désolé pour l'attente ! Les choses sérieuses commencent enfin. Je te laisse décider de l'approche que tu veux prendre pour entrer dans le camp. Tu peux trouver le Nautolan en un seul post, tu n'as pas à te soucier "d'aller trop loin" dans le récit. On est proches de la fin de ce RP d'introduction, je pense que d'ici deux posts ça devrait être bon. Comme toujours, je suis disponible si tu as une question.



                    Spoiler : Spoiler
                    Dayi

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