Boules de neige [Imperium]
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Post n°15
Auteur : Rek'kar- S’exposer en terrain découvert et se séparer est une très mauvaise idée. Je doute que le groupe de Talz qui nous a pris au piège soit le seul à opérer dans le coin. S’ils ont pris le temps de brouiller nos communications, c’est probablement parce qu’ils ont un campement dans le coin et ils ne veulent pas qu’on tombe dessus. Débute d’une voix rauque l’officier. Ces créatures nous ont déjà eu par surprise une fois. Je refuse que ce soit le cas une fois de plus… Surtout avec si peu de moyens et des blessés. Nous serions des proies faciles.
A la réflexion, ça fait sens, l’officier a sans doute raison : en l’état, nous ne sommes pas de taille à nous frotter à ces individus s’ils sont encore plus nombreux et non-loin de là. Il serait idiot d’aller se suicider dans leurs sales pattes, ça ne ferait que desservir notre Empire. Combien avons-nous pu en éliminer ? C’est la question qui me tourne en tête depuis le début de réponse de l’officier… Je me demande le nombre qu’il reste de ces pourritures ; est-ce simplement une tactique de guérilla d’un petit nombre, ou plutôt une attaque d’envergure pour faire partir l’empire de Hoth ?
La question se pose belle et bien ; déployer tant d’énergie à éliminer des patrouilles successives sur un terrain maîtrisé, armé et organisé, ça ressemble beaucoup plus à une stratégie militaire qu’a des agressions « gratuites » de petits groupes séparés… D’autant plus qu’ils ne semblent pas vraiment vouloir de prisonnier, ce qui élimine l’hypothèse de recherche d’informations. Il semble que ce soit l’aube d’une petite guerre entre les Talz et notre glorieux Empire !
L’officier réfléchit pendant quelques secondes, sans doute à un plan, puis songe à attendre que des renforts arrivent pour nous aider et préparer une contre-offensive. Soudain, j’aperçois une sombre moue sur son visage, comme s’il venait de comprendre quelque chose d’important ; il reprend après avoir murmuré un juron :
- C’est donc ça leur plan. Ils cherchent à vider la base de ses occupants. Nous sommes la troisième escouade à tomber dans leur piège. Et si mon intuition est la bonne, ces salauds de Talz vont poursuivre ce petit jeu malsain jusqu’à ce que l’avant-poste n’ait plus d’hommes à envoyer en patrouille… Quand la base sera suffisamment vulnérable, ils vont probablement chercher à s’en emparer ou la rayer de la carte.
C’est donc bien ce que je pensais, ils sont organisés et semblent avoir un plan d’attaque. Si ce que vient de dire Kyle est vrai, alors la base cours un véritable danger ; cela étant, au bout de la disparition de 4 ou 5 escouades, le commandant de l’avant-poste devrait se rendre compte qu’il y un problème beaucoup plus important et mobiliser plus de troupes, voir même des vaisseaux ou des unités blindées… Enfin, j’espère, sinon je risque de devoir attendre encore plus d’années bloquée sur cette foutue planète en espérant qu’on me trouve à nouveau… Et je n’ai – étonnamment – pas très envie que cela arrive ; je ne suis pas sûr de tenir dix ans de plus, au niveau mental ; je risque de sombrer dans la folie !
D’autant plus que l’on ne peut se permettre de perdre un avant-poste impérial face à une stratégie si « primitive » - même si elle semble plutôt fonctionner jusqu’à présent - ; il va falloir trouver un axe pour réagir à tout cela. Kyle récupère le fusil de Harper, cueille plusieurs champignons rouges, puis se prépare pour une sortie. J’en profite pour indiquer à Harper comment implanter des boutures des deux variétés de Fungi en utilisant les hyphes présents – grâce à la dispersion des spores – pour les transplanter dans les endroits les plus propices à leur développement. Je rajoute au passage un petit mot sur le fait qu’un champignon met plusieurs jours à pousser et que, si nous devons rester bloquer ici plus longtemps, ils seront sûrement nécessaires à notre survie, alors autant prévenir que guérir !
L’officier m’invective de l’accompagner dans sa sortie, me donnant au passage une paire de jumelles électronique, histoire de pouvoir repérer des mouvements suspects. Je me prépare rapidement, me couvrant de ma parka, récupérant mon arme ainsi que mon couvre-chef ; on marche pendant plusieurs minutes dans la neige. Le froids s’est un peu calmé, même si l’air sec donne des frissons.
On regarde attentivement les environs, histoire de ne pas faire une mauvaise rencontre. Je pense qu’avec la petite correction infligée à ceux qui nous ont attaqués, les Talz doivent désormais faire preuve de plus de prudence que lorsqu’ils nous ont attaqués.
Au bout d’un moment, on arrive sur une petite butte sur laquelle l’officier se camoufle sous la neige ; il m’indique de le couvrir pendant son repérage. Je m’installe donc tête bêche, m’enfonçant facilement dans la neige, laissant simplement dépasser mes électrobinoculaires de l’épais manteaux blanc, regardant derrière nous toute forme de mouvements perceptibles. Rien ne semble bouger de ce côté-ci, c’est le calme plat de Hoth tel que je le connais depuis bien longtemps ; il est rare que des formes de vie sortent tant que cela n’est pas nécessaire. Si l’on prend l’exemple des wampas, ils chassent la nuit pour tomber sur les troupeaux de tauntauns et les attraper par surprise ; il est rare d’en croiser leur jour, durant lequel ils se reposent. Il est plus que rare que ce genre de prédateur ne sorte dans les plaines gelées sans une bonne raison ; c’est d’ailleurs pour cela que la chasse aux wampas est un sport ! Me rendant compte que je divague, je reprends ma concentration sur mon objectif initial.
Après plusieurs longues minutes à scruter l’horizon, l’officier m’indique du matériel à récupérer ; je me retourne doucement dans la neige, jetant un regard à travers mes jumelles pour voir exactement la position des débris : il semble qu’un speeder soit dans un état correct. Je fais un signe pour indiquer que l’information est comprise et que je me dirige vers le point sensible : désormais, la discrétion est de mise, dans cet enfer silencieux, la moindre voix peut résonner et révéler notre position, amenant à la fin de cette excursion.
Je décide de jouer la prudence, avançant accroupi dans la neige, ne laissant dépasser qu’un bout de ma tête, me rendant moins repérable. Je m’approche donc doucement, mais surement, de la cible. Soudain, j’aperçois une silhouette dépassant de la neige, à quelques mètres de moi ; je m’immobilise, descendant doucement ma tête pour me mettre à ramper. Le froid commence à se faire sentir. Heureusement la combinaison de ma fourrure et de la parka me protège pour le moment. Je réprime un petit frisson provenant à la fois de l’excitation prédatrice que de la température extérieure.
Je me dis que si je décide de l’esquiver, je serais de toute façon repéré dès que je récupèrerai du matériel. Je bifurque donc en direction du Talz, avançant doucement, creusant la neige en rampant, le plus discrètement possible. Quand je sens que je ne suis pas loin, je dégaine mon arme, puis je bondis dessus d’un seul coup, l’arme au poing, collé à son visage. Il reste immobile. L’adrénaline redescend d’un seul coup : il a plusieurs impacts de vibrolame dans le corps. Je m’allonge à côté, soufflant, retenant un rire nerveux incontrôlé ; c’est mon ami de la dernière sortie que j’ai faite. Je fouille rapidement autours, récupérant un blaster ainsi qu’une vibrolame à sa ceinture ; je ne suis pas certain qu’avec la tempête tout cela fonctionne encore, mais dans le doute, avoir plus d’armes ne pourra que nous être utile !
Je reprends le chemin initial, faisant un signe de la main discret en direction de l’officier pour signifier que c’est un corps et que je reprends la trajectoire initialement prévue. Par réflexe, je continue à ramper dans la neige, ce qui me sauve la vie, lorsque je me rends compte qu’un léger reflet brillant attire mon regard sur ma droite : je suis quelques centimètres sous un fil presque transparent qui semble tendu à environs un mètre du speeder. Je recule doucement, faisant bien attention à ne pas le toucher, puis je commence à creuser en suivant le fil.
Rapidement, je me rends compte qu’il fait tout le tour du speeder et qu’il semble relié à plusieurs charges explosives placées au quatre coin du pot-aux-roses ! Les salauds, ils ont piégé des restes de matériels avant notre sortie pour pouvoir nous la mettre à l’envers dès que nous serions de sortie… Au moins, ça signifie qu’ils sont intelligents et vicieux, ce qui signifie qu’il ne faudra jamais les prendre à la légère sans en subir les conséquences !
La structure semble réalisée en carré autours du véhicule ; ils ont positionné les charges de manière à forme un rectangle, puis, ont joint les charges entre elle, permettant le déclanchement d’une charge – et donc de toute les autres avec le souffle de l’explosion – dès que quelqu’un franchit le fil. Très bien pensé comme technique, je retiens pour la suite des évènements. Je me mets donc au travail.
Une fois le fil déterré, je creuse autours de charges qui sont positionnées : ce sont des grenades thermiques empaquetées dont une à deux fils reliés au levier; le modèle semble plutôt ancien, du fait qu’on utilise maintenant des déclencheurs électroniques, mais ce genre de vieillerie est effectivement bien plus vicieuse dans l’utilisation que l’on peut en faire.
Heureusement, tout semble avoir été installé à la va-vite et je retrouve par hasard la goupille de l’une des charges. Je la positionne dans le logement adéquat, puis je sectionne les fils qui les relies à deux autres charges. J’en profite pour récupérer le paquet, me disant que quelques grenades ne seraient pas de trop. Ne trouvant pas les autres goupilles, je laisse les charges restantes en place, par peur de me faire exploser.
Je m’avance donc doucement, creusant à chaque pas pour éviter tout autre piège. La chance étant avec moi, ils n’ont pas pris le temps d’installer plus de défenses. Je commence à déneiger le speeder, trouvant rapidement le cadavre d’un des sous-officiers qui nous avait accompagné ici ; sûrement Maxson ou Buckanam. Je creuse tout autours, récupérant son arme ainsi que son paquetage ; je n’ai pas vraiment le temps de regarder son contenu, alors je continue à déneiger le speeder. Pendant que je creuse, je répète en boucle le nom des personnes tombées au combat ces derniers jours, évoqués au cours de notre précédente discussion. Je profite d’un petit temps de pause pour récupérer la moitié du matricule porté au cou de la victime, pour le remettre à Harper ; c’est le genre de souvenir qui aident à se battre. En tout cas de mon point de vue.
Au bout de plusieurs minutes de travail, j’arrive à remettre l’engin droit ; je regarde un peu son état : il semble avoir reçu plusieurs tirs, mais les dommages ont l’air superficiels. Bon, je n’ai pas vraiment d’éventail de solutions : il faut que j’essaye de démarrer le véhicule et que je prépare son extraction – et la mienne, par la même occasion - ; le seul bémol du plan, c’est que… je n’ai pas la taille suffisante pour pouvoir correctement diriger le véhicule, ne pouvant poser mes pattes contre les reposes pieds situé de chaque côté, en bas…
Je maudis ma taille pendant plusieurs secondes, puis je réfléchis. Je crois que j’ai un peu de cordes dans mon sac… Hum… Oui ça peut faire l’affaire. J’attache deux bouts à chaque cale-pied, puis je prévois la bonne longueur et un nœud coulissant pour les mettre au niveau de mes chevilles, me permettant de gérer les commandes en tendant mes jambes… Enfin, si tout se passe bien ! Qu’est-ce qui pourrait mal se passer ?
Soudain, j’entends un grognement lointain, puis un tir part dans ma direction. Merde, les Talz rappliquent ! Je n’ai donc plus vraiment le choix, si mon système échoue, je ne pourrais pas fuir à temps, les charges risquent d’être touchée par un tir, même si elles sont en partie recouverte par la neige.
Pour me laisser le temps de fuir, je décide de tenter le tout pour le tout. Je descends, sectionne un fil du piège, puis me dirige vers l’une des charges. Je pose ma main sur le levier pour ne pas que la charge explose, puis je la projette en direction du tir, de toute mes forces, gardant le levier dans ma patte. Je me jette au sol, couvrant mes oreilles. Une explosion retenti plus loin, projetant un nuage de neige dans les airs. J’en profite pour bondir sur la moto, accrochant mes chevilles dans mon système D, puis j’essaye de démarrer le véhicule. Il toussote, mais ne s’allume pas.
- Démarre… Démarre ! DEMARRE BORDEL !
Les tirs commencent à reprendre dans ma direction, puis des échanges succèdent aux précédents. J’avoue ne pas trop me préoccuper de qui tir sur qui, mais je commence à frapper le speeder, de rage, quand soudain, il démarre, se stabilisant au-dessus de la neige.
J’aperçois du coin de l’œil un reflet de lumière provenant de la direction des tirs : il semble qu’un sniper est décidé de me prendre pour cible. Un tir atterri à l’endroit où se trouvait la charge que j’ai jeté quelques secondes auparavant. Le prochain sera sur l’une des deux restantes, j’en suis persuadé. Je balance les gaz à fond en direction de l’officier. Une seconde après mon départ, un souffle d’une exposition me propulse d’autant plus rapidement dans la direction où je vais, non sans me coller un larsen d’enfer et me déstabiliser.
Je manque de tomber pendant la projection, mais je parviens in-extremis à me retenir, dirigeant avec beaucoup de mal l’engin. Je rejoins la position de l’officier, en faisant en sorte de me positionner à plusieurs mètres pour ne pas compromettre sa cachette. Je pivote le véhicule en direction des Talz que j’ai aperçu précédemment, puis j’ouvre le feu avec les blasters lourds de la moto. Au moins, ça devrait les calmer pendant quelques minutes, le temps qu’ils trouvent un moyen de nous éliminer. Je lance au lieutenant, avec un petit sourire :
- Votre carrosse est avancé mon lieutenant ! Il va falloir dégager rapidement !
Je tir par salve, un peu au jugé, espérant que cela les dissuaderait de répliquer le temps que nous prenions la tangente avec l’officier. -
Post n°16
Auteur : Super PNJL’agent prend réception de l’ordre et s’enfonce dans la neige. Sa petite taille lui permet de rester inaperçu dans l’immense étendue enneigée. Kyle surveille la progression du Drall à l’aide de la lunette de visée du E-11s qu’il a emprunté à Harper. La boule de poils récupère dans un premier temps quelques armes sur un cadavre puis se dirige vers le speeder. Rek’kar disparaît subitement, happé par la pellicule immaculée. De temps en temps, la neige s’affaisse, probablement à cause du Drall. Ce dernier doit sûrement creuser sous l’épaisse couche afin de rester à l’abri des regards. Une manœuvre habile qui empêche cependant l’officier de garder un œil sur son comparse. Pendant plusieurs minutes, l’agent creuse, tourne en rond, exécute des mouvements qui ne font vraisemblablement aucun sens. Le lieutenant, qui ne comprend pas où la boule de poils veut en venir, décide plutôt de surveiller les alentours. Après tout, si Rek’kar sait probablement ce qu’il fait…
Toujours rien à signaler. Une légère brise vient fouetter le visage de l’impérial dissimulé entre deux rochers. Le calme plat qui règne sur la plaine enneigée achève de rendre Kyle méfiant. Il n’arrive pas à se persuader que le danger est passé. Malgré les nombreuses dépouilles de Talz qui gisent ici et là, l’officier reste prudent. Il y a quelque chose, en son for intérieur, qui lui hurle de fuir. Mais le lieutenant demeure sourd à cette recommandation de son subconscient et préfère se concentrer sur son objectif. Sauver ce qu’il reste de son unité est tout ce qui importe réellement à ses yeux. La lunette de visée revient à nouveau sur le Drall, qui se démène comme un forcené pour dégager le speeder de la neige. La petite taille de Rek’kar et la perte d’un bras ne l’empêche pourtant pas de remplir la tâche qu’on lui a confiée. Il compense les défauts liés à sa misérable physionomie par une intelligence vive et redoutable.
Le Drall n’a cependant pas le temps de terminer sa mission de récupération. Les Talz reviennent en force et commencent à prendre pour cible l’agent. Au moins, la théorie du lieutenant se confirme. Ces fumiers doivent avoir une base planquée dans le coin pour se montrer aussi déterminés. C’est une certitude !
Alors que la boule de poils tente de faire démarrer le speeder, l’officier se sert du E-11s qu’il a emprunté pour tenir en respect les assaillants. Les traits laser fusent à nouveau dans tous les sens. Kyle tente de déterminer le nombre de cibles à abattre. Il compte au moins huit combattants ennemis visibles et en mouvement. Les Talz tentent une fois de plus un encerclement. Leur progression est cependant ralentie par les tirs de suppression du lieutenant. Pour l’heure, tout ce qui compte, c’est de donner plus de temps à Rek’kar en empêchant les assaillants de l’atteindre. Cette stratégie s’avère payante. L’agent parvient en effet à faire démarrer le speeder et quitte à la va-vite le lieu de l’embuscade. Les combattants ennemis, qui n’ont toutefois pas dit leur dernier mot, tentent d’abattre le Drall avant qu’il ne puisse fuir. Mais la boule de poils, qui tente de s’accrocher comme elle peut sur la motojet, est rapidement hors de leur portée. L’explosion qui survient après son départ couvre par ailleurs sa fuite. Les particules de neige et de terre s'éparpillent un peu partout en retombant et forment une sorte d’écran de fumée improvisé.
Les traits laser fusent de plus belle, venant s’écraser ici et là en faisant fondre la neige. La combativité des impériaux force les Talz à revoir leur stratégie initiale. Visiblement, ils ne peuvent pas avoir raison des forcenés par la ruse. Ils se lancent donc dans une attaque frontale, tentant de submerger les impériaux par le nombre. Rek’kar exécute une manœuvre à l’arrache, utilise les canons du speeder pour arroser les positions des assaillants puis annonce au lieutenant qu’il est prêt à partir. Enfin ! Ce n’est pas trop tôt...
- Récupérez Harper et Dax et tirez-vous d’ici ! Beugle l’officier en tirant sur un combattant ennemi un peu trop audacieux.
Alors que la créature s’écroule dans la neige, la poitrine percée par un trait laser, Kyle reprend de plus belle.
- Je vais retenir leur attention le temps que vous puissiez partir sans être pris en chasse. Maintenant, faites-moi plaisir et bougez vous le cul !
L’agent ferait mieux de filer en vitesse. Les Talz, toujours aussi déchaînés, poursuivent leur offensive. Les tirs reprennent dans tous les sens. La neige fond à de nombreux endroits, frappée par les salves laser des divers combattants. Des traits verts fendent les airs pour venir s’abattre ici et là. Ils se mêlent aux laser rouges provenant des blasters des assaillants. Quelques corps tombent dans la neige, touchés par les tirs mortels de l’officier. Mais à chaque fois qu'un Talz est mis hors d’état de nuire, un autre le remplace. La position du lieutenant sera bientôt intenable. Les adversaires semblent devenir de plus en plus précis. Les laser s’écrasent autour de Kyle en crépitant. Un tir finira par l’avoir pour de bon, l’impérial s’en persuade silencieusement. Il doit décamper avant d’être encerclé et abattu par les forces ennemies.
Le commandant en second de la base vide son dernier chargeur de six coups sur les assaillants puis enfonce l’arme dans la neige afin de faire croire qu’il tient toujours sa position. Au moins, ça devrait lui donner quelques minutes d’avance… Il roule sur le côté et jette un coup d'œil en contrebas. Les Talz continuent de tirer sur ce qui semble être un sniper embusqué. Parfait. La ruse fonctionne à merveille ! L’officier rampe sur plusieurs mètres afin de ne pas se faire remarquer par les combattants ennemis, puis dévale la colline sans se retourner une seule fois. Alors qu’il entreprend de rejoindre la grotte dans le but de confirmer le départ de ses camarades, le lieutenant est soudainement plaqué au sol.
Un assaillant plus malin que les autres est sur lui avant même qu’il ne puisse lever le petit doigt, prêt à le mettre en pièces. Les griffes du Talz viennent labourer la chair de l’impérial à de nombreux endroits. Kyle hurle comme un forcené, autant de rage que de douleur. L’officier porte la main à son couteau de combat, le tire hors de son fourreau et frappe avec la force du désespoir dans la poitrine de son adversaire. Le Talz poursuit sa sinistre œuvre sans se préoccuper de la blessure, forçant le lieutenant à riposter avec plus d’entrain. La lame s’enfonce encore et encore. Un sang poisseux gicle sur la parka en fourrure et le visage de l’impérial. Finalement, le combattant ennemi s’écroule sur lui, vaincu. Kyle, à bout de force, ne tente même pas de se dégager. Son corps meurtri a atteint ses limites.
Après quelques échanges de tirs sporadiques, le calme revient. Est-ce la fin… ?
L'officier ferme doucement les yeux, cherchant à économiser les dernières forces qu'il lui reste. Alors qu'il se vide lentement de son sang et que toute chaleur corporelle le quitte, le lieutenant en vient à faire le vide dans son esprit. Il est en paix avec lui-même. Au moins, il a permis aux derniers survivants de son unité de vivre une journée de plus. Du moins, c'est ce qu'il espère. L'homme prend une profonde inspiration, tentant d'ignorer la douleur qui tiraille son corps. Un léger sourire se dessine sur ses lèvres. Il s'apprête à rejoindre les braves sur les champs d'honneur.
Mais il se trompe lourdement. Son heure n'est pas venue. Pas encore. Des bruits de pas, dans la neige, le force à tourner la tête vers la gauche. Alors que sa vision se trouble, il croit apercevoir deux Talz se dirigeant vers sa position en grognant quelques mots qu'il ne parvient pas à comprendre. Le commandant en second de la base sombre peu à peu dans l'inconscience. Lorsque les assaillants arrivent finalement à sa hauteur, Kyle n'entend pas les hurlements et les détonations qui suivent, ni les corps qui s'écroulent lourdement dans la pellicule blanche. Quelque chose, ou quelqu'un, traîne le lieutenant pour l'emmener dans un endroit sûr.
Est-ce la fin… ?Spoiler : Spoiler
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Post n°17
Auteur : Rek'kar- Récupérez Harper et Dax et tirez-vous d’ici !
Plusieurs tirs de blaster séparent sa seconde phrase ; la situation devient de plus en plus complexe, des tirs se rapprochent sans cesse de notre position :
- Je vais retenir leur attention le temps que vous puissiez partir sans être pris en chasse. Maintenant, faites-moi plaisir et bougez vous le cul !
Décidément, le lieutenant semble particulièrement tenir à ces soldats : rare sont ceux qui sacrifient autant de fois leur vie pour sauver celle de leurs subordonnés ; c’est sans doute l’une des qualités principales de Kyle, savoir faire abstraction du danger pour protéger.
N’ayant pas vraiment le temps de réfléchir à un argumentaire pour essayer de le convaincre de partir, sa vie étant plus importante que la nôtre, j’ai décidé d’honorer son sacrifice, espérant qu’il trouverait un moyen de se sortir de là et viendrait à la grotte pour une future extraction, lorsque les renforts arriveraient !
J’ai poussé les gaz à fond, m’accrochant difficilement à l’engin, toujours à la limité de la chute, accroché avec mon système D, le tout dans la direction de la grotte ; pour éviter de donner l’emplacement de celle-ci à nos adversaires, j’ai procédé à un petit détour en passant derrière une petite falaise, faisant ainsi disparaître ma silhouette au loin, avant de repiquer vers la grotte, profitant d’une dune de neige et d’une allure réduite pour ne pas attirer nos assaillants. Quand je suis arrivé aux abords de la cavité, Harper a passé la tête dehors, reconnaissant le bruit typique de l’engin.
Je suis descendu tant bien que mal, défaisant les multiples attaches faites avec de la corde et beaucoup de récup’. Une fois au sol, j’ai poussé l’engin jusque dans la grotte, ne me sentant pas suffisamment à l’aise pour tenter la manœuvre en conduisant … C’était déjà un miracle que je ne sois pas tombé durant ma cavalcade, alors mieux vaut ne pas tenter le diable pour la suite !
J’ai rapidement pris la parole avant que le soldat ne commence à poser des questions :
- Harper, écoute moi attentivement : nous avons pu récupérer un speeder en état de marche ; on va sangler Dax dessus et vous allez rejoindre la garnison. Kyle est resté pour couvrir ma fuite afin que je vous ramène l’engin pour que vous puissiez fuir !
Pour ma part, je vais aller chercher le lieutenant ; il n’y aura pas assez de place pour nous trois sur la moto de toute façon et puis… l’Empire a survécu à ma disparition. Si je peux le ramener, peu importe le prix, alors ce sera une forme de victoire, en soi. Mais je me dois d’essayer ; je ne permettrais d’abandonner un supérieur qui se sacrifie pour ses hommes sans aucune once d’hésitation, nous avons trop besoin d’hommes comme lui !
Je vais t’aider à sangler notre collègue et puis je vais récupérer toutes vos affaires qui peuvent m’aider à survivre quelques jours dans la toundra gelée. N’oublions pas que je suis un expert des champignons, je trouverais bien de quoi survivre ; si vous pouviez venir me récupérer une fois que j’aurais sauvé notre officier, je ne dirais pas non, j’avoue que je n’ai pas très envie de repartir pour dix années de solitudes, les précédentes m’ont largement suffi, dis-je avec un sourire en coin
Une dernière chose, n’oublie pas ce que nous a dit le lieutenant sur la potentielle action des Talz pour vider nos effectifs ! Bon courage soldat, ce fut un honneur de m’être battu à vos côtés !J'ai conclu la conversation dans un salut militaire parfaitement exécuté.
Ainsi, nous avons récupérer Dax, qui se trouvait encore dans un état de somnolence grâce aux injections de bacta faites depuis l’embuscade ; normalement, il devrait pouvoir être sur pieds en quelques jours après un petit séjour en cuve de régénération ! Au moins, ces deux braves gars s’en sortirait vivant, peu importe l’issu de ma propre mission, celle que je venais de me fixer : ramener le lieutenant parmi nous.
A l’aide de corde et de bouts de tissus que nous avons dans nos sacs, nous avons sanglé Dax sur la moto de manière à ce qu’il puisse tenir un voyage le plus « au chaud » possible. J’ai ensuite aidé Harper à enduire l’intérieur de leurs armures de sève chaude pour les aider à tenir durant le voyage ; enfin, nous nous sommes dit adieu. Je les ai regardé partir à l’horizon, plein gaz en direction de la base. Désormais, je suis seul. Quoique, à la réflexion, c’est faux : je suis de nouveau l’Empire.
Sur cette belle pensée, je me suis activé, rassemblant dans mon sac ce que Dax et Harper avaient pu me laisser : des rations impériales, quelques gourdes, un briquet tempête, un peu de matériel d’escalade, des munitions, un drap de survie, une grenade thermique et quelques autres grigris, histoire de pouvoir faire diversion au besoin.
J’ai tout rangé, prenant au passage un encas via un petit champignon bleu, ainsi que plusieurs champignons rouges, les pressant pour remplir plusieurs gourdes, histoire de conserver un peu la chaleur, en cas de besoin ou se grand froid. J’ai ensuite pris une vibrolame qui que me restait et j’ai gravé sur le mur de la grotte :
Matricule RK-3647 - recherche commandant Kyle – coordonnées 35/85/23 depuis grotte
C’était un moyen d’indiquer une position à partir d’un point de départ ; bien entendu, ce ne pouvait être aussi précis qu’une balise où qu’une carte, mais cela permettrait sans doute de donner la direction approximative sur l’endroit où l’échauffourée précédente avait eu lieu.
Je me suis dirigé vers la sortie de la grotte, contemplant une dernière fois cet abris de fortune qui nous avait permis de survivre, puis je suis parti vers la position qu’avait adopté le lieutenant lorsqu’il m’avait couvert au sniper. Marchant accroupi, j’ai mis plus de temps que la première fois à rejoindre le monticule qui surplombait le lieu où j’avais pu récupérer la motojet. J’ai d’abord observé avec mes jumelles, pour essayer de percevoir du mouvement, mais rien ne semble bouger à l’horizon ; allongé dans la neige, j’ai attendu plusieurs minutes, laissant le silence glaçant bercer les plaines enneigées de Hoth. Au bout d’un moment, j’ai commencé à sentir le froid pénétrer mes habits ; j’ai décidé de faire mouvement.
Marchant furtivement dans la neige, à l’affut, vers la position de sniper que le lieutenant avait adopté il y a une bonne heure environs, je suis arrivé sur place ; il y a plusieurs traces qui ressemblent à celles des Talz. Ils ont l’air d’avoir fouillé le monticule de neige sous lequel s’était abrité Kyle… Pour autant, il ne semble pas y avoir de traces de lutte, ni même de de sang… voilà qui est étrange… L’officier aurait-il réussi à s’enfuir avant que son heure ne soit venue ? Ce serait en effet une bonne nouvelle ! Mais où a-t-il bien pu aller ? En réfléchissant, il aurait pris la direction de la grotte pour vérifier notre départ et attendre les renforts… Cependant, en considérant sa stature, il n’a pas pu passer comme moi, accroupi dans la neige ; c’est donc un chemin alternatif, plus à couvert. Je me suis mis à regarder autour de moi, tout en restant attentif, cherchant le meilleur chemin pour rejoindre notre ‘camp de base’ le plus discrètement possible. Au bout d’une trentaine de seconde de recherche, j’ai identifié une direction qui me semblait la plus viable selon mes informations actuelles.
En regardant attentivement la neige sur le chemin potentiel, j’ai trouvé les traces de l’officier – ou du moins les traces d’un homme devant ressembler à l’officier - ; j’ai commencé à suivre la piste, espérant que le lieutenant allait bien et que je pourrais le ramener vivant à la base. Cela me permettrait deux choses : ne pas amputer l’Empire d’un officier loyal, mais aussi, même si ce but-là n’était pas avoué en public, de préparer un retour flamboyant au sein de ma patrie : réussir à sauver, par deux fois, au péril de sa vie, son officier supérieur, c’était l’apanage des futurs héros de l’Empire. Ainsi, je pourrais peut-être rentrer plus rapidement au BSI et entamer une nouvelle fois mon ascension des sphères du pouvoir !
Souriant sur ces pensées, je suis rapidement tombé sur les traces d’un combat : neige tâchée de sang, trou discontinu signifiant une violente empoignade au corps à corps… et trois cadavre. Chose étonnante, le premier avait été poignardé, sûrement suite à la lutte visible au sol, mais pour les deux suivants... Ils avaient été abattus d'un seul tir. Peut être qu'un coup de chance avait permis à l'officier de les avoir avant qu'ils ne soient sur lui ? Dans tous les cas, il est fort probable que Kyle ait été capturé ou au moins que l’on essaye de nous le faire croire dans le but de nous attirer pour tenter de le sauver. Le seul détail étrange, c'est que l'impact du tir ayant terrassé deux Talz en un semble provenir de l'endroit opposé de celui d'où venait les traces de Kyle. Etrange...
J’ai jeté un regard circulaire autour de moi, pour essayer de voir s’il y a d’autres traces qui pourraient m’aider à valider – ou non – l’une de mes théories ; soudain, je me suis rendu compte que quelque chose clochait. Il y a, quelque vingtaine de mètres plus loin, une sorte de couche de neige, comme si l’on avait souhaité effacé quelque chose ; je me suis approché, doucement, puis j’ai délicatement pris la neige pour la déposer à côté, révélant bientôt des traces d’affrontement partiellement conservée. Les personnes qui avaient combattu ici avait eu la volonté de camoufler l’échauffourée… Mais pourquoi ? J’ai pris une bonne heure pour tenter de trouver une direction dans laquelle Kyle aurait pu être amené, mais j’ai fait choux blanc. Je suis encore resté quelques minutes, mais ne trouvant rien de plus, j’ai pris la décision de retourner sagement à la grotte et d’attendre les renforts.
Quelque peu dépité de n’avoir rien trouvé, j’ai commencé à partir, lançant un dernier coup d’œil en direction de la zone que je venais de fouiller. Soudain, un détail me frappa : en m’éloignant, j’arriver à distinguer deux camps s’affrontant : des traces d’un côté et de l’autre, une zone centrale… Comment est-ce que j’ai fait pour ne pas m’apercevoir de ça plus tôt ! J’ai observé de ma position, regardant la zone de laquelle venait les talz et celle d’où semblait venir… autre choses ? Peut-être d’autres talz ? Aucune idée de ce qui avait pu se tramer ici…
J’ai donc choisi de suivre les traces qui n’était pas celle de nos ennemis de ces derniers jours ; marchant pendant un long moment, j’ai fait une pause. Tout semble amener à une montagne un peu plus loin… Voilà quelque chose de bien étrange ; peut-être vais-je dans un terrible guet-apens tendu pour quiconque tenterai de sauver l’officier… Ou pire, ai-je suivi les mauvaises traces ? était-ce peut être simplement plusieurs groupes de talz qui s’était battu contre Kyle ? Impossible de savoir ce qui m’attends là-bas.
J’ai mangé une ration impériale et fumé un cigare. Je me suis dit que c’était peut-être ma dernière heure, alors autant profiter de la dernière distraction que la vie pouvait m’offrir. Une fois fait, j’ai repris le chemin, de plus en plus discrètement, m’accroupissant et rampant vers là fin. Quand j’ai enfin pu distinguer une grotte, je me suis écarté de la piste que je suivais pour observer l’entrée. Allongé dans la neige, je suis resté là pendant plusieurs heures sans apercevoir quoi que ce soit… Ne tenant plus, je me suis dit qu’il fallait tenter le tout pour le tout. J’ai rampé dans la neige jusqu’à l’entrée de la grotte ; j’ai tendu l’oreille, sorti mon détonateur thermique, le prenant à la main, en évidence. Maintenant, c’était la partie bluff qui allait entrer en action.
Je suis entré dans la grotte, détonateur à la main, prêt à tout faire sauter en cas d’attaque. Quitte à mourir, autant emporter le plus de ces enfoirés avec moi. -
Post n°18
Auteur : Super PNJLe corps inerte du lieutenant Kyle est traîné jusqu’au fond de la grotte par un éclaireur impérial. L’officier est délicatement posé sur une couchette de fortune confectionnée à partir du pelage d’un animal du coin. Son mystérieux sauveur évalue la gravité des blessures et lâche un juron. Le bougre se vide de son sang et risque d’y passer s’il ne fait rien pour stabiliser son état au plus vite. L’homme se dirige vers son speeder, fouille dans le compartiment de stockage du véhicule et en tire un medpack. Il retourne au chevet de son “patient”, le débarrasse de sa parka en fourrure et de sa veste d’uniforme et commence à nettoyer les plaies à l’aide d’une solution désinfectante. Il applique ensuite quelques bandages imbibés de bacta sur les blessures afin de soulager les douleurs de l’officier. Dans peu de temps, le bacta devrait faire effet et commencer à refermer de lui-même les plaies du lieutenant. Du moins, s’il survit jusque-là.
Le scout trooper rhabille le blessé et l’enveloppe dans une couverture de survie pour le garder au chaud. Il se dirige ensuite vers le modèle 74-Z qu’il essaie de remettre en état de marche. L’impérial se glisse sous la motojet afin de poursuivre son bricolage de fortune. Appartenir au prestigieux corps des Scout Troopers requiert de nombreux talents. Il faut savoir faire preuve d’autonomie et apprendre à survivre en milieu hostile par ses propres moyens. Dans ce domaine de compétence, notre cher éclaireur s’avère être particulièrement bon. Se débrouiller avec les moyens du bord, c’est le quotidien de la fine fleur de l’armée impériale ! Retaper un speeder, il le fait parfois quand c’est nécessaire. Mais la plupart du temps, il préfère quand même quand un mécano s’occupe du problème. Le rafistolage… C’est pas trop son truc. C’est salissant, ça prend du temps… Parfois c’est douloureux. Enfin quand on s’y prend mal. Et il a toujours eu peur de faire n’importe quoi. Il suffit d’un mauvais réglage pour tout faire sauter. Ah ça... Il l’a appris à ses dépens.
Mais pour l’heure, notre scout trooper ne peut pas compter sur le soutien de quelques camarades impériaux spécialisés dans ce domaine d’expertise. Il s’empare d’un tournevis et ouvre un boîtier situé en dessous du panneau de commande. La cellule de puissance n’a pas morflé visiblement. C’est plutôt un bon point. Il poursuit donc son travail d’investigation et constate que le moteur à répulsion a pris un sacré coup. Voilà donc pourquoi il n’arrive pas à manœuvrer correctement son engin. Pire encore. Après divers essais infructueux, il comprend que les câbles d’alimentation ont été intervertis avec ceux des contrôles de l’appareil. Les gainages de couleur supposés identifier les uns et les autres ne sont donc pas les bons.
- Foutus mécaniciens… Si j’avais su… Grogne l’impérial en se battant avec les branchements. Ils mériteraient une mise à pied pour non respect du règlement ces abrutis…
Comme quoi, laisser les autres s’occuper de son bébé, ce n’est peut-être pas la meilleure solution… Il doit vérifier chaque manipulation effectuée sur son speeder afin de ne pas avoir de surprise sur les bras. Alors qu’il tente d’écarter divers câbles à l’aide d’une main, une bobine mal fixée s’arrache et rebondit contre son casque. Un nouveau juron lui échappe. Du travail d’amateur ! Ces imbéciles font du travail d’amateur ! L’éclaireur fera en sorte de passer le message aux copains, histoire qu’ils n’aient pas de surprise… Enfin… S’il s’en sort. Pour l’heure, sa survie semble bien compromise. Avec un officier blessé dans les pattes et une motojet en panne, il ne risque pas d’aller bien loin. Et le pire reste à venir, il en est persuadé.
Le scout trooper marque un temps de pause et surveille de loin l’état de santé du lieutenant. Pour l’heure, il respire de façon régulière et semble presque apprécier sa sieste. Qu’il en profite donc le bougre. L’éclaireur impérial reprend sa tâche principale en sifflotant un air militaire censé le distraire. Alors qu’il effectue un nouveau branchement des câbles, un doute s’empare de lui. Est-ce rouge, rouge, vert ou bien rouge, vert, rouge ? L’homme soupire doucement. Après quelques secondes de réflexion, il part sur le premier choix. Il constate cependant rapidement que le panneau de commande ne répond pas. Peut-être est-ce rouge, vert, rouge finalement… Nouvelle disposition des branchements dans les câbles. Nouvelle tentative. Toujours rien. Le poing du scout trooper s’abat sur le panneau de commande sous le coup de la frustration. Le moteur ronronne un coup puis s’éteint. Une fumée noire sort des volets de poussée et se répand dans la grotte.
- Bon… On va éviter d’insister… Marmonne l’éclaireur pour lui-même.
La dernière fois qu’il s’était occupé des branchements, il avait failli faire exploser son speeder. Il souhaite donc éviter de renouveler l’expérience si c’est possible. Surtout en présence d’un officier. Bon, certes, le gars est dans les vapes. Mais par principe, l’impérial préfère rester prudent. Flinguer le matos de l’armée, c’est prendre le risque de se faire sanctionner. Remarque, au vu de la situation, il pourrait probablement mettre ça sur le dos de ces enfoirés de Talz… Il pourrait alors se voir refourguer un 74-Z tout neuf, en parfait état de marche… Un speeder avec une peinture fraîche tout droit sorti de l’usine. Un rêve… ! Ou pas. Le scout trooper soupire. Il oublie à quel point le matériel peut être capricieux. Les défauts de conception sont monnaie courante sur les engins neufs.
Sacrée merde tout ça. Il aurait peut-être mieux fait de s’enrôler chez les stormtrooper finalement. Moins de complications en perspective, à n’en pas douter ! Pourtant, notre homme sait très bien qu’il aurait regretté ce choix. La sensation de vitesse et de maîtrise de soi aux commandes d’une motojet, les poussées d’adrénaline, les longs moments de solitude entrecoupés de brefs éclats d’action, le silence, la nature… Ce sont ces petites choses qui font qu’il aime cette carrière. Pour rien au monde il ne voudrait changer ça. Porté par un souffle nouveau, l’éclaireur impérial se remet au boulot, persuadé de pouvoir réparer son engin sans faire exploser la grotte. Puis soudain, un bruit à peine discernable attire son attention.
Un cliquetis léger. Non. Un bip sonore… Un comlink peut-être ? Impossible. Il aurait entendu le murmure d'une voix, aussi discrète soit-elle. Une autre hypothèse, moins agréable, s’invite dans l’esprit du scout trooper. Un détonateur thermique. Oui, c’est bien plus probable. Une autre question se pose alors. Est-ce que ces vilains petits Talz ont remonté la piste jusqu’ici ? Dans le doute… L’homme s’empare de son blaster et se dissimule dans un renfoncement de la grotte, prêt à tirer sur quiconque se présenterait à sa vue.
- Qui êtes-vous ? Que faites-vous ici ? Veuillez décliner votre identité et déposer vos armes ! Lance-t-il en veillant à ne pas s’exposer. Au moindre mouvement suspect, je tire !
Depuis sa position, l’impérial croit apercevoir une silhouette. Mais il n’en est pas sûr… S’agit-il d’un individu isolé ? Ou bien agit-il en tant qu’avant-garde et éclaireur ? Impossible à savoir… Tout ce qu’il sait, c’est qu’il n’hésitera pas à tirer sur ce moins-que-rien s'il a ne serait-ce que l’audace de faire un pas de plus.Spoiler : Spoiler
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Post n°19
Auteur : Rek'karUne voix ? Une @£*!&% de voix ? Je manque de me faire sauter au moment où j’entends la question, je m’attendais à beaucoup de choses, mais pas à entendre un humain me parler… A moins que ça ne soi un Talz ? Ou un ennemi de l’empire ? Peu probable, à y réfléchir un peu en profondeur… Trainer un corps sur cette distance sans être un Talz, c’est forcément autre chose ! Serait-il possible qu’un impérial ai survécu aux précédentes expéditions ? Hum… Pas si impossible, au vu de comment on à nous même pu tirer notre épingle de l’embuscade. Mais comment aurait-il pu trouver Kyle ? Certainement pas en tombant au hasard dessus ! Ou alors, il a entendu la fusillade ; voir même peut être l’explosion du piège des Talz sur le speeder déneigé quelques heures auparavant… Bon, que faire. Si je me fais sauter, je ne sauve personne et je tue Kyle. Si je fais sauter la grotte sans savoir ce qu’il y a dedans, je tue Kyle, alors qu’on dirait qu’il y a quelqu’un d’autre…
Je décide de me lancer dans la chose la plus censée. Je désarme la grande thermique que je range dans mon sac ; seul l’écho de la fermeture éclair résonne dans l’entrée de la grotte. Une fois fait, je lève les mains, et je m’annonce, avant de m’avancer :
« - N’ouvrez pas le feu ! Agent Rek’kar du BSI, matricule RK-3647 ! Je suis venu avec pour but de ramener le lieutenant Kyle, commandant en second de note base impériale ; mes intentions sont pacifiques. Je vais m’avancer, merci de ne pas ouvrir le feu, ça me ferais %$!# de mourir après avoir survécu à tous ces Talz… »
Oups. J’ai lâché un gros mot dans une conversation officielle… Bon, j’espère juste que le lieutenant n’écoutait pas notre conversation, ça fait pas très pro de perdre son langage dans une conversation. Après, vu ce que sont ces saloperies de bêtes, ils ont bien mérité quelques insultes gratuites ! Je m’avance doucement, le bras en l’air en signe de résignation, tenant mon collier avec mon matricule dans la main droite, laissant prendre le petit bout de métal pour appuyer mon propos. Je n’ai vraiment pas envie de crever dans une grotte après être revenu de tout ce cauchemar…
Une fois engagé dans la grotte, j’aperçois un soldat, corps des scout trooper, à couvert dans un morceau de la grotte. Une fois arrivé à vue, je semble encore vivant, alors je baisse les bras et souris – autant que possible pour un Drall, même s’il est vrai que ce n’est jamais vraiment bien perçu par les humains, allez savoir pourquoi… Je prends rapidement la parole, histoire de désamorcer la situation :
« - Merci de m’avoir laissé en vie ! Comme je vous le disais juste en entrant, je suis le soldat Rek’kar, agent du BSI. Vous avez peut-être entendu quelques rumeurs sur moi dans la base ces derniers temps ; je suis le gars qui a survécu dix ans, seul, perclus dans une foutue grotte… Je vous passe les détails, mais pour résumer la situation, j’étais en mission avec le lieutenant Kyle et plusieurs autres hommes pour retrouver une unité disparue. On est tombé dans une embuscade – comme vous, je suppose – et on a réussi à s’en tiré. Enfin « on », c’est Harper, Dax, le lieutenant et moi-même.
On s’est reposé dans une grotte, puis on a essayé de récupérer du matos ; ces enfoirés de Talz avaient piégé le seul speeder en état, heureusement, j’ai réussi à le récupérer. Pour couvrir ma fuite, j’ai déclenché les charges qu’ils avaient posés ; c’est ça qui a du attiré votre attention ?
Ensuite le lieutenant a tenu à me couvrir pendant que je ramenais la moto a mes compagnons. Sur place, on a attaché Dax qui était gravement blessé et il est parti avec Harper. Moi je suis resté pour retrouver le lieutenant et me retrancher ensuite dans la grotte en attendant les secours ! Je ne pouvait pas me résoudre à abandonner un officier qui a autant risqué sa vie pour sauver ses hommes...
Quand je suis retourné sur mes pas, j’ai vu les traces de combats qui m’ont, du coup, mené ici ! Je pensais que c’était une planque Talz ou éventuellement des wampas – bien que cette dernière soit hautement improbable vu les traces laissées dans la neige - . Bref, vous avez bien le lieutenant Kyle avec vous ? »
Le soldat me fit un signe pour désigner le fond de la grotte. Kyle est allongé un peu plus loin sur une fourrure d’animal ; sur lui, une couverture de survie et juste à côté, au sol, une dose de bacta vide. Au moins, le lieutenant devrait être stabilisé. Je m’approche pour diagnostiquer son état. Il semble vivant, mais a reçu un grand nombre de coups de griffes… Il lui reste aussi de sa précédente blessure. Personne ne pourra nier son implication au combat !
J’explore les murs de la grotte pour faire l’inventaire des différents champignons présents ; Je prélève un gros rouge pour réitérer l’opération faite sur Harper, à l’aide d’un cataplasme. Je prépare tout ce dont j’ai besoin, sort doucement de la grotte, prenant une bonne pelleté de neige et la ramenant dans une petite cavité au sol. J’en profite pour jeter un coup d’œil au passage, histoire d’être sûr de ne pas avoir vu d’ennemis à l’extérieur.
Je fais chauffer la neige jusqu’à obtenir de l’eau bouillante, utilisant mon petit chalumeau, puis je plonge le champignon une trentaine de seconde dans, pour que la peau se décolle. Une fois fait, je réitère l’opération pour préparer plusieurs cataplasmes. Je me dirige ensuite vers l’officier, changeant certain bandage imbibé de sang pour les remplacer par les soins à base de champignons. Une fois fait, je stocke le rab sur une pierre, en attendant de devoir changer d’autres pansements.
Retournant au centre de la grotte, j’extrait la sève chaude pour remplacer celles présente dans mes gourdes, puis je retourne voir mon nouveau camarade :
« - Bon, j’ai utilisé un traitement pour aider à la cicatrisation de certaines plaies, mais il va rapidement falloir le mettre en cuve pour une régénération totale !
Si ça ne t’embête pas, je vais sortir pour effacer mes traces dans la neige – et les tienne aussi – de façon à éviter que des Talz aient la bonne idée de venir nous faire coucou dans la grotte !
J’ai vu que tu avais une bécane ! Cela étant, je me doute qu’elle doit être endommagée, sinon tu ne serais pas coincé ici, je me trompe ?» -
Post n°20
Auteur : Super PNJL’éclaireur impérial n’en revient pas. Il a l’impression de délirer. Une petite boule de poils, à peine plus grande qu’une peluche, un bras en moins, se présente à lui en tant qu’agent du méprisé mais pas moins terrifiant Bureau de la Sécurité Impériale et se lance dans un monologue interminable. Le scout trooper, blaster au poing, le laisse parler, sans cesser de le surveiller. La petite créature lui balance à la figure un flot d’informations qu’il a du mal à assimiler. Rek’mar, Erkar, ou quel que soit son nom, a un comportement des plus suspects. Il est bien loin de s’attirer la sympathie de l’impérial en bavardant comme s’ils étaient de vieux copains. Essaie-t-il de détourner son attention ? L’homme, dont le doigt est au-dessus de la détente, se demande s’il doit faire taire ce moulin à paroles ou s’il doit lui laisser une chance.
En tant que soldat, on lui avait toujours dit de se méfier du Bureau de la Sécurité Impériale. Le portrait que certains de ses camarades ont dressé à propos des membres de l’obscure et terrifiante police politique impériale est très clair. Ce sont de sales types qui inspirent le respect et la peur par leur simple présence. Des types peu loquaces, mais suffisamment fourbes et cruels pour faire plier n’importe quel individu en moins de temps qu’il n’en faut pour dire “Atchoum”. Des types capables du pire pour obtenir des résultats. Des types, en résumé, que l’on préfère éviter. La boule de poils n’a donc rien du profil idéal si l’on se fie aux nombreux témoignages ou aux histoires qui circulent par dizaines.
Est-ce un imposteur ? Est-ce un piège préparé par les Talz pour l’amadouer et mieux le poignarder par la suite ? L’éclaireur doute. Il ne sait pas quoi penser. Et cet abruti, qui refuse de se taire, l’empêche de raisonner à sa convenance. Est-ce vraiment possible d’être aussi bavard lorsqu’on travaille au sein d'une institution aussi secrète que le Bureau de la Sécurité Impériale ? Le scout trooper ne sait plus trop quoi penser. Bien sûr, Erkmar a balancé des noms qui font mouche dans l’esprit de l’impérial. Et la plaque militaire semble être authentique. Mais qu’est-ce qui permet de confirmer que ce trou du cul est bel et bien celui qu’il prétend être ? Curieusement, le Drall insiste sur le lieutenant Kyle. Est-ce qu’il s’inquiète vraiment pour son sort ou est-ce simplement pour confirmer qu’il est bien dans cette grotte, histoire de faciliter le travail de ses complices ?
Dans le doute… Le soldat indique le fond de la grotte à l’aide de son blaster. L’autre s’y presse sans demander la permission, commence par vérifier l’état de santé de l’officier puis se met à vadrouiller d’un bout à l’autre de la cavité à la recherche de quelque chose. Voilà un comportement fort curieux ! Qu’est-ce qu’il lui prend à celui-là ? La boule de poils s’intéresse visiblement aux champignons qui poussent ici et là, sur le sol gelé ou sur les murs. Il s’empare d’un champignon rouge et sort quelques ustensiles, dont un chalumeau. Que compte t-il en faire ? Est-il en train de se préparer à manger ? Tout ceci ne fait aucun sens… Il doit rêver. Oui c’est ça. Il dort paisiblement et vit actuellement un rêve étrange. Il lui suffit juste de se réveiller… Et cette mascarade prendra fin.
Il se pince le bras. Rien ne se passe. Peut-être faut-il insister… Un coup de poing dans le bas du ventre ne résout pas non plus le problème. Il se retient de jurer et se maudit d’être aussi stupide. Bien sûr qu’il ne rêve pas ! Cette foutue scène est bien réelle ! Et voilà désormais qu’il doit surveiller une boule de poils excitée avec un sacré mal de ventre. Quel imbécile il fait… Rekmuche termine sa tambouille et décide de retourner auprès du lieutenant Kyle afin de procéder à un changement des bandages. Soit ce machin est vraiment impliqué dans sa couverture de faux agent impérial, soit il tient vraiment à ce que l’officier s’en sorte, ce qui indiquerait qu’il est vraiment ce qu’il prétend être. La peluche annonce ensuite qu’elle compte effectuer une sortie histoire d’effacer toute trace d’activité impériale.
Sur le principe, c’est logique. Mais quelque chose, dans l’esprit du scout trooper, lui dicte de se méfier. Si Rekmar est bel et bien complice avec les Talz, trouver un prétexte semble être cohérent pour retourner auprès d’eux et leur donner des informations. L’éclaireur en vient tout de même à se dire que la boule de poils aurait eu le temps de le flinguer deux ou trois fois si elle était vraiment de mèche avec l’ennemi. Ces maudits Talz auraient pu entrer en force dans la grotte et l’abattre froidement, son attention étant reportée sur le Drall. Ces éléments de réflexion le persuadent de croire à l’histoire du présumé agent du Bureau de la Sécurité Impériale. Au vu de l’actuelle situation, la petite créature est peut-être le seul allié sur lequel il peut compter…
- Le moteur à répulsion déconne. On ne risque pas d’aller bien loin ! Et vu le coup qu’il a pris, une réparation risque d’être compliquée, voire impossible. Le top, ce serait de trouver un moteur en bon état sur un autre speeder et de le ramener ici… Ou de récupérer un 74-Z fonctionnel... Soupire l’impérial.
Il étouffe un juron en pensant qu’il ne s’est pas présenté. S’il a affaire à un véritable agent du Bureau de la Sécurité Impériale, il y a de fortes chances pour qu’il soit réprimandé par la suite. Suivre le protocole à règle, ces enfoirés de gratte-papiers savent bien le faire ! Ils excellent dans cet art et ils adorent le rappeler aux autres en exigeant d’eux qu’ils fassent de même… Les plus vicieux vont plus loin encore. Plutôt que de rappeler à l’ordre un soldat manquant à son devoir, ils préfèrent envoyer un rapport à sa hiérarchie afin qu’il soit injustement puni. Dans un sursaut de lucidité, l’éclaireur se raidit et fait claquer ses talons.
- Caporal-chef Uris. Escouade de reconnaissance Gamma. Indique l’impérial. Un droïde sonde a intercepté un message qui a conduit mon unité dans cette zone. On a découvert qu’une colonie de Talz s’est établie non loin d’ici. Ils sont sacrément nombreux et bien armés. Et de ce que j’ai vu, ils ont pris le temps de s'installer comme il faut. Ces trous du cul ont construit leur base dans le flanc d’une falaise. Un truc pas trop voyant, qui se fond dans le décor. Ils ont creusé tout un système de tranchées à l’entrée de leur installation et ils ont même réussi à se dégoter deux tourelles anti-infanterie. Une vraie forteresse en somme.
Le scout trooper marque un léger temps de pause. Il chasse de son esprit le souvenir douloureux et frais de l’embuscade qui a décimé son unité sous ses yeux. Pour l’heure, il doit se concentrer sur l’essentiel. L’homme reprend son récit.
- On a essayé de contacter la base pour signaler leur présence mais ces enfoirés nous ont remarqué et se sont amusés à brouiller les fréquences. Ils n’ont pas mis longtemps à nous tomber dessus. On s’est battu comme on a pu mais ils avaient l’avantage du nombre et de la surprise pour eux. Je suis le seul survivant. Enfin, je pensais l’être jusqu’à ce que je tombe sur le Lieutenant Kyle… Puis vous. Visiblement, vous n’avez pas eu plus de succès que nous.
Après un bref moment d’hésitation, l’éclaireur poursuit.
- Si jamais vous comptez retourner dehors, je vous recommande la plus grande prudence. Ne faites rien de stupide hein. Et si jamais vous avez vraiment du temps à perdre, essayez de localiser les émetteurs qui brouillent nos communications. Évitez d’attirer l’attention en cherchant à les détruire coûte que coûte. Pour l’heure, il faut rassembler les info’. Plus on en sait sur l’ennemi, mieux ce sera pour le flinguer pour de bon ! De mon côté, je vais essayer de retaper la vieille capricieuse qui me sert de motojet et je vais surveiller l'état du Lieutenant.Spoiler : Spoiler
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Post n°21
Auteur : Rek'karLe soldat darde vers moi un regard suspicieux, comme si mon histoire le laissait patois. Pas bon signe. Avoir un allié méfiant, c’est parfois pire que de ne pas avoir d’allié du tout. Le seul bon signe, c’est qu’il y a une motojet dans le coin et que ça permettrait surement de sauver le lieutenant, et éventuellement cet éclaireur et moi-même. L’homme m’a rapidement répondu, un peu circonspect, mais aussi agacé :
- Le moteur à répulsion déconne. On ne risque pas d’aller bien loin ! Et vu le coup qu’il a pris, une réparation risque d’être compliquée, voire impossible. Le top, ce serait de trouver un moteur en bon état sur un autre speeder et de le ramener ici… Ou de récupérer un 74-Z fonctionnel... Soupire l’impérial.
Effectivement, vu comme ça, c’est compliqué d’imaginer partir d’ici immédiatement. Cependant, il y a peut-être solution à ce problème : les restes de motojets qui devait encore attendre, sous une épaisse couche de neige, qu’on vienne les chercher. La plupart doivent être HS, mais peut-être y a-t-il moyen de récupérer quelque chose de fonctionnel pour nous aider à partir vite, histoire de pas devoir attendre les renforts – et donc les risques qu’ils se fassent happer dans un nouveau piège…
Au moins Harper et Dax doivent être hors d’atteinte de ces saloperies de Talz ! Avec un peu de chance, ils sont déjà au chaud et aux soins de la base, rapportant tous ces foutus évènement de ces derniers jours. Normalement, les Talz ne devraient plus être un problème si on connait leur position ainsi que l’objectif que des indigènes se sont fixé !
Le soldat se mit soudain à claquer des talons, droit comme un I, se présentant sur un ton mêlant crainte et dégout. Je me suis soudain souvenu de la réputation des agents du BSI. Tout le monde nous prend pour des enfoirés sans cœur, manipulateur et rancunier… Bon, il est certes vrai que ce n’est pas faux, dans le fond ! Un bon agent infiltré est avant tout quelqu’un capable de sacrifier sa propre vie pour sa mission, d’endosser en permanence un rôle, s’infiltrer, mentir, trahir ; bref, ça finit toujours par déteindre un peu sur notre personnalité. D’autant plus qu’il est très facile pour un agent du BSI de pouvoir faire terminer la carrière d’un soldat avec un rapport bien senti déposé dans le bon bureau. Au final, je pense que je le comprends, même si la situation ici est des plus défavorable. Je tâcherais de le mettre en confiance. Il s’est finalement mis à se présenter :
- Caporal-chef Uris. Escouade de reconnaissance Gamma. Indique l’impérial. Un droïde sonde a intercepté un message qui a conduit mon unité dans cette zone. On a découvert qu’une colonie de Talz s’est établie non loin d’ici. Ils sont sacrément nombreux et bien armés. Et de ce que j’ai vu, ils ont pris le temps de s'installer comme il faut. Ces trous du cul ont construit leur base dans le flanc d’une falaise. Un truc pas trop voyant, qui se fond dans le décor. Ils ont creusé tout un système de tranchées à l’entrée de leur installation et ils ont même réussi à se dégoter deux tourelles anti-infanterie. Une vraie forteresse en somme.
Un stigmate de son affrontement passa sur son visage, lui rappelant sans doute les terribles épreuves subies ces derniers jours. Il reprit rapidement ses esprits et continua :
- On a essayé de contacter la base pour signaler leur présence mais ces enfoirés nous ont remarqué et se sont amusés à brouiller les fréquences. Ils n’ont pas mis longtemps à nous tomber dessus. On s’est battu comme on a pu mais ils avaient l’avantage du nombre et de la surprise pour eux. Je suis le seul survivant. Enfin, je pensais l’être jusqu’à ce que je tombe sur le Lieutenant Kyle… Puis vous. Visiblement, vous n’avez pas eu plus de succès que nous.
Il termina :
- Si jamais vous comptez retourner dehors, je vous recommande la plus grande prudence. Ne faites rien de stupide hein. Et si jamais vous avez vraiment du temps à perdre, essayez de localiser les émetteurs qui brouillent nos communications. Évitez d’attirer l’attention en cherchant à les détruire coûte que coûte. Pour l’heure, il faut rassembler les info’. Plus on en sait sur l’ennemi, mieux ce sera pour le flinguer pour de bon ! De mon côté, je vais essayer de retaper la vieille capricieuse qui me sert de motojet et je vais surveiller l'état du Lieutenant.
Effectivement, au vu de la situation, mais aussi de l’état du lieutenant, entrer à nouveau dans un combat pourrait entraîner notre décès à tous les trois. Partir en repérage était en soi une bonne solution en attendant. Il serait même possible de retourner sur mes traces afin de voir s’il n’y a pas des restes de motojet exploitable ; ça nous permettrait surement de pouvoir nous tirer de la ! Cela étant, des secours devraient être envoyé sous peu, et cela représentait aussi une solution tout à fait viable pour rentrer au bercail sans trop de casse. Après quelques secondes de silence et de réflexion, je me suis lancé à nouveau :
- Enchanté Caporal-chef Uris. N’ayez pas peur de mon statut d’agent du BSI, je sais que nombre de mes confrères utilisent leur influence pour commettre certains méfaits ; je ne suis pas de ceux qui mangent ce pain-là. Nous sommes tous dans le même bateau à l’heure actuelle, il serait particulièrement puéril de ma part d’essayer de jouir de mon poste pour quelque raison que ce soit. Mon but premier est de sauver le lieutenant, mais j’aimerais beaucoup que nous puissions nous aussi nous en sortir !
Je prends bonne note de vos informations sur la base Talz ; je pense que je vais aller faire un petit repérage, histoire d’essayer d’obtenir quelques informations stratégiques supplémentaire, histoire que tous ces hommes ne soient pas tombé au combat pour rien ! De plus si l’on peut grappiller quelques informations sur les brouilleurs, je pense que ça pourra grandement aider l’Empire dans la suite des opérations…
Je vais aller faire ma sortie en restant prudent. Si jamais je ne reviens pas avant les secours et/ou que vous ayez réparé votre moto – c’est-à-dire environs 24h maximum -, considérez-moi comme mort et rentrez à la base. Je ne veux pas que ma tentative d’espionnage coûte la vie à d’autres de mes compagnons.
Je tiens aussi à vous remercie d’avoir sauvé le lieutenant ! Au vu de la zone de combat, je pense que sans vous, il ne serait malheureusement plus de ce monde… Je saurais me montrer exhaustif sur mon rapport quant à votre participation au sauvetage du notre cher officier ; l’Empire a besoin d’homme comme vous, alors autant encourager ceux qui savent faire preuve de bravoure !
Sur ces bonnes paroles, je reviens aussi vite que possible. J’effacerais mes traces sur le retour. Bon courage pour les réparations !
Sur ces paroles, j’ai lancé un petit salut militaire, j’ai pris mes affaires – et quelques réserves de sève de champignons, dans des gourdes - et je suis sorti de la cavité. Dehors, le vent soufflait doucement, laissant les rayons de soleil réchauffer quelque peu les vêtements, bien que le froid restait mordant. Un léger frisson me parcouru l’échine, comme pour me rappeler aux bons souvenirs de mon précèdent isolement.
J’ai commencé à avancer sur la piste qui m’avait servi, choisissant d’abord de retourner sur le lieu où l’on avait trouvé la motojet ayant permis à Dax et Harper de rentrer à la maison. Avec un peu de chance, un moteur serait peut-être dans un meilleur état que celle d’Uris. Au pire, je rentrerais bredouille. En fait non, au pire, je me ferais tuer. Mais je n’arrive pas à me résoudre à un simple décès, pas après tout ce que j’ai vécu pour en arriver là ! Il faudrait au moins une mort héroïque pour que je puisse en être satisfait.
Je me suis donc mis en marche, tous les sens en alerte, prêt à me cacher au moindre bruit suspect. Il n’est définitivement pas facile d’avancer dans de la neige fraîche quand celle-ci fait presque votre taille… Certes, cela me rend moins facilement détectable, mais avancer demande beaucoup d’énergie. J’ai alors décidé d’emprunter la piste qui avait été tracée par le passage d’Uris et du lieutenant – et surement de quelques Talz aussi -.
Au bout d’une marche éprouvante, je me suis retrouvé non loin des cadavres de Talz, dans la zone qui avait vue combattre Kyle avec ces créatures. Je me suis installé sur une bute de neige, me suis couvert de neige, puis j’ai entrepris une observation minutieuse des environs à l’aide de mes jumelles thermiques. Pendant près d’une trentaine de minutes, j’ai observé, immobile. Rien de suspect à l’horizon, pas de mouvements. Il était fort probable que les Talz aient recentré leur activité sur la suite de leur plan. Ou alors, ils tendaient à nouveau une embuscade, au cas où des renforts arriveraient.
J’ai repris la marche, me frictionnant auparavant les mains et les pieds avec de la sève tiède, histoire de ne pas devenir un glaçon. J’ai contourné la zone dans laquelle nous avions récupéré la moto-jet pour me rendre là où tout avait commencé pour moi il y a quelques jours. J’ai fini par retrouvé l’endroit – ou du moins celui dont je soupçonnais l’être -. La neige ayant repris ses droits, seul un petit morceau de moto-jet pointait en dehors de l’épais manteau blanc.
Me disant qu’il y avait des risques de pièges, je me suis mis en quête de carcasse un brin moins évidente. Je me suis dirigé vers l’endroit approximatif sur lequel il devait y avoir l’une de motojet nous ayant amenée ici, puis j’ai commencé à creuser.
Régulièrement, je fais des pauses, histoire de vérifier qu’il n’y a pas d’ennemis qui voudraient me prendre au dépourvu et me loger un tir de blaster dans le dos. Après une bonne heure, j’ai trouvé une carcasse calcinée de 74-Z. Inutilisable. Merde. J’ai creusé tout ça pour rien… Je me suis posé, mâchouillant un morceau de gâteau d’une ration impérial : sec et masticatoire, mais bien meilleur que mes repas de ces dernières années !
Je me suis remis à la tâche, me disant qu’au prochain échec, je changerai d’objectif. Après une paire d’heure, je suis tombé sur un modèle mon endommagé. Certes, l’avant n’existait plus vraiment, mais le compartiment moteur semblait plus ou moins intact ; au moins avec ça, il y aurait peut-être de quoi réparer celle de Uris ! Il ne restait plus qu’a traîner ça jusqu’à la grotte… Plus facile à dire qu’à faire !
J’ai bidouillé avec l’autre carcasse calciné une sorte de luge composée de morceaux de tôles percées au chalumeau et attaché avec des câbles de récupération. Avec cet attirail, je ressemblais juste à un vieux Jawa venant désosser du matériel impérial pour le revendre au marché… En plus, j’ai la même taille que ces machins…
Une fois ma luge de fortune terminée, j’ai décidé de cacher ma trouvaille temporairement afin d’aller explorer un peu en profondeur le territoire ennemi. Utilisant les informations récoltées par Uris, j’ai pris la direction supposée de la base des Talz. La tension monte à chaque pas, conscient que je vais vers un inconnu potentiellement mortel. Je suis courbé, les sens en alerte, prêt à m’enfoncer dans la neige.
Soudain, j’entends un bruit sur ma droite. Je me jette dans la neige, m’enfonçant entièrement dedans, creusant rapidement une petite poche d’air. J’entends des bruits de pas étouffé par le manteau de neige qui me sépare de l’extérieur. Mon cœur s’accélère, j’essaye de garder mon souffle. Un pas vers moi. Un second. Un troisième. Merdre, merde merde ! J’entends une phrase à travers un vieux comlink, déformée. Je ne comprends pas trop ce qui se dit, mais les pas repartent dans l’autre sens. Je souffle un coup, puis sort doucement la tête après quelques minutes, pointant mes lunettes thermiques en direction des pas entendus précédemment. Il y a une patrouille de trois Talz qui s’en va au loin. Prenant mon courage à deux mains, je décide de les suivre.
La filature prendre un bon quart d’heure avant que j’aperçoive leur camp de base ; Uris avait raison : à flanc de falaise, fortifié, tranchées, artilleries… Finalement, on est pas si loin de notre base actuelle : les structures sont en dur, creusé à même la roche, des bâtiments ont étaient installé... A croise qu'ils utilisent une ancienne base camouflée ? Ou alors, c'est que la volonté de détruire l'Empire n'est pas qu'une simple lubie de quelques Talz fou, mais une volonté coordonnée de mettre fin à notre position! Il doit y avoir au moins une bonne cinquantaine de soldats, si ce n’est plus. Sacrément organisés, en plus ! La seule chose qui semble leur manquer, ce sont des véhicules en appuis. Je remarque au passage qu’ils ont récupérés des 74-Z aux impériaux des précédentes patrouilles… De belles saloperies !
Je me mets ensuite à réfléchir : s’ils ont installé de brouilleurs, le camp doit être hors du champs d’action, pour éviter de brouiller ses propres communications. Cela signifie donc, par rapport à sa position et à celle par laquelle nous sommes arrivés… L’un d’entre eux doit se trouver quelque part nord nord-est, un second plein sud et le dernier nord-ouest. Il n’y a plus qu’a vérifié, maintenant…
La premier fut rapidement découvert : il était presque entièrement recouvert de neige, mais sa vieille antenne rustique dépassait. Je l’ai observé de loin, trouvant à proximité une escouade talz, surement là pour défendre l’engin. J’ai pris les notes sur son emplacement. Plus que deux.
Le second fut très difficile à repérer à cause d’un petit brouillard qui s’était levé ; il est aussi recouvert de neige. C’est d’ailleurs grâce à des mouvement Talz que j’ai pu le repérer ; sans ça, impossible de le voir facilement : il n’y a qu’une petit bout d’antenne qui dépasse… Surement un modèle plus ancien.
Quant au troisième, j’ai rapidement abandonné l’idée de le trouver. La nuit commençait à approcher dangereusement et rester dehors ne serait que pur suicide. Au moins j’ai déjà quelques informations en plus et un potentiel moteur de 74-Z , c’est déjà ça.
Repartant à la cachette où j’avais pu mettre ma trouvaille, je suis tombé à quelques mètres d’une patrouille Talz que la fatigue m’avait cachée. Heureusement, j’ai pu profiter de la neige et de ma petite taille pour leur échapper ! J’ai ensuite essayé de rester le plus éveillé possible, mais surveiller tout, à chaque instant, demande beaucoup d’attention…
J’ai finalement atteint mon précieux butin, que j’ai commencé à traîner dans la neige. Conscient de l’énorme trace que je laissais derrière moi, j’ai décidé de prendre le chemin le plus court et de feinter à la fin : une fois assez proche de mon point de départ, j’ai traîné mon morceau de moteur dans une autre direction. Au bout d’un certain temps de marche, j’ai repéré une grotte. J’ai ensuite créé une fausse scène de combat au sol, créant des empreintes de wampas, m’entaillant la main pour laisser du sang dans la neige.
Ensuite, j’ai pris une bonne quarantaine de minutes pour faire des fausses traces allant vers la grotte. Une fois satisfait, j’ai repris mon chemin en sens inverse, marchant sur mes traces à reculons, faisant glisser mon chargement en le tirant. Ce fut long et éprouvant, d’autant que la luminosité tendait à baisser fortement. Heureusement, après de longues minutes d’efforts, j’ai atteint le croisement qui allait à la grotte. J’ai alors porté le morceau de moteur à bout de bras jusqu’à l’entrée de la caverne, quelques centaines de mètres plus bas, puis j’ai terminé d’effacer mes traces. La nuit était là, glaciale. Le vent redoublait de violence dehors et j’étais frigorifié… mes réserves de sève étant épuisées depuis un bon moment…
Une fois entré dans la grotte, j’ai annoncé :
- J’ai repéré leur installation, deux brouilleurs, quelques patrouilles et j’ai trouvé un moteur qui était sous la neige, mais qui ne semble pas trop amoché… j’espère qu’il pourra servir, je serais déçu d’avoir traîné ça sur autant de distance pour rien,dis-je avec un petit sourire
J’ai sorti des affaires que j’avais laissé ici ma boite à cigare : il en restait encore quelques un, tendant au soldat en face de moi l’un d’entre eux. Je me suis ensuite assis, mettant sur moi une couverture de survie pour tenter de me réchauffer, allumant mon cigare au chalumeau. Sacré mission de merde. -
Post n°22
Auteur : Super PNJLe caporal-chef Uris ne tient plus en place. Impatient, il guette le retour du Drall en faisant les cent pas. Sans le matériel adéquat, il ne peut rien faire pour remettre en état de marche sa motojet. L’éclaireur impérial a tout tenté. Toutes les combines de mécano’ peu scrupuleux qu’il connaît sont passées à la trappe, sans qu’il puisse obtenir le moindre résultat. Fatigué, les nerfs à vif, le soldat se laisse tomber le long d’une paroi en poussant un soupir. L’homme ôte son casque, grignote un morceau et laisse son esprit vagabonder. Il rumine en silence les nombreuses interrogations qui lui viennent en tête, mastiquant machinalement le bout de barre énergétique qui lui permet de tenir le coup.
Une colonie Talz… Ici… Sur Hoth. Et pas loin de l’avant-poste impérial en plus. Comment est-ce possible ? Logiquement, toute trace d’activité aurait dû être rapportée. Leur forteresse n’a pas pu se construire en un jour. Et les matériaux qu’ils ont utilisés ont probablement été acheminés depuis une autre planète… Pour le caporal-chef, il n’y a que deux options possibles. Soit ces maudits Talz se sont établis sur ce trou paumé bien avant l’arrivée des impériaux, soit ils ont bénéficié d’une aide quelconque pour s’installer en toute discrétion sans attirer l’attention sur eux… Quoi qu’il en soit, dans un cas comme dans l’autre, cette histoire pue la merde à plein nez. Le dénouement de cette affaire aura forcément des conséquences désastreuses, que ce soit à une échelle locale… Ou à une échelle plus globale. L’Impérium désignera des responsables… Ceux qui seront ciblés par le régime impérial auront à répondre de leurs actes, d’une manière ou d’une autre.
Uris se demande, la gorge nouée par une angoisse soudaine, s’il sera sanctionné d’une quelconque façon par sa hiérarchie. Après tout, on ne peut pas dire qu’il s’est montré particulièrement brillant jusque-là. Son escouade a été décimée par les Talz. On lui en tiendra rigueur, à tous les coups. Alors qu’il mastique un énième morceau de barre, plus par nécessité que par envie, il se demande quel châtiment on lui attribuera pour son échec. Une mise à pied ? Non… L’affaire est plus grave. Une rétrogradation ? Non. Ce serait une sanction bien trop légère. Un renvoi de l’armée alors ? Oui. Ce serait plus logique… Mais là encore, le scout trooper demeure sceptique. S’il venait à passer en cour martiale, on l’accuserait probablement d’avoir manqué à son devoir, d’avoir mené son détachement à sa perte, ou pire… D’avoir sciemment déserté pour sauver sa vie.
L’esprit absorbé par d'innombrables idées noires, le caporal-chef ne remarque pas l’entrée de l’agent Rek’kar, qui se précipite déjà sa rencontre avec de bonnes nouvelles. Il rapporte avec lui de précieux renseignements et un moteur de speeder… De quoi leur sauver la mise en somme. L’éclaireur impérial, à l’annonce de ces informations, reprend espoir. L’accablement que l’on pouvait lire sur son visage se dissipe doucement, laissant place à une expression plus maîtrisée. Uris refuse le cigare que la boule de poils lui propose. Il emballe ce qu’il reste de sa barre nutritive, enfile son casque, puis se redresse promptement, animé par une énergie nouvelle.
- Il y a un bloc de données dans mon sac, là-bas. Indique le soldat en désignant de l’index une sacoche posée à proximité de la couchette de fortune du lieutenant. Vous pouvez vous en servir pour mettre à jour notre carte. Tous les renseignements que vous avez obtenus vont nous permettre d’en savoir un peu plus sur ces saloperies. De mon côté, je vais voir ce que je peux faire avec votre moteur.
Le scout trooper examine l’engin ramené par le Drall sous tous les angles possibles. Mis à part quelques marques d'éraflures, probablement dues à un frottement prolongé sur le sol, le moteur à répulsion a l’air en bon état.
- On va peut-être pouvoir en tirer quelque chose... Commente le caporal-chef avant de soulever la lourde pièce en grognant.
Il ne reste désormais plus qu’à procéder à un remplacement. Et croiser les doigts pour que ça fonctionne. L’éclaireur impérial se glisse sous la motojet, retire le bloc moteur défectueux pour le remplacer par celui ramené par l’agent du Bureau de la Sécurité Impériale. Quelques branchements plus tard, le voilà prêt à effectuer les vérifications d’usage. Batterie, ailerons de direction, senseur de terrain, câbles de guidage… Tout y passe. Dans l’ensemble, les différentes pièces semblent en état de marche. Le soldat décide donc de passer à l’étape suivante. Il grimpe sur sa bécane, pose les pieds sur les pédales, règle la puissance puis accelère dans le vide. Le moteur rugit d’un coup, sans pétarader.
- Agent Rek’kar, félicitations. Nous avons un moyen de transport parfaitement opérationnel. Annonce Uris, un sourire aux lèvres sous son casque.
L’homme descend de son appareil après avoir coupé l’alimentation. Pour l’heure, il semble mal avisé de prendre la poudre d’escampette. Avec les Talz qui traînent toujours dans le coin, toute tentative de fuite semble risquée. Il vaut mieux attendre les renforts avant de tenter quoi que ce soit. Cependant, si l’on veut éviter à d’autres camarades impériaux de tomber dans une embuscade meurtrière, il faut se donner les moyens de les prévenir à temps. L’éclaireur, qui s’estime le mieux placé pour empêcher un nouveau drame, s’équipe en conséquence. Blaster en main et électrobinoculaires en bandoulière, il s’approche du Drall pour l’avertir de son plan.
- Je pars surveiller les environs. Faudrait pas que nos copains se fassent massacrer à leur tour par ces enfoirés… Si jamais ça tire dans tous les sens et que je ne reviens pas, prenez le speeder et tirez-vous en vitesse.
La boule de poils avait fait sa part du boulot. Désormais, c’est au tour du caporal-chef de faire la sienne. Il refuse qu’on le traîte d’incapable, ou pire, de déserteur. Il est prêt à crever s’il le faut, si ça peut lui éviter une humiliation. Alors qu’il quitte la grotte qui lui sert de refuge, le soldat en vient à se demander ce que le Drall notera dans son rapport. Au sein des services secrets impériaux, les agents ont pour sale habitude de s’accorder tout le mérite, quand bien même ils n’ont tenu qu’un rôle minime lors d’une opération. Bien évidemment, l’agent Rek’kar a déjà prouvé sa valeur… Mais il reste encore à déterminer s’il sera du genre conciliant et juste… Ou s’il est prêt à cracher sur ses camarades pour obtenir plus d’importance au sein de sa propre hiérarchie.
L’éclaireur se couche dans la neige lorsqu’il se sait suffisamment exposé au danger. Il prend le temps d’observer l’environnement qui l’entoure à l’aide de ses électrobinoculaires. Les minutes passent lentement. Immobile dans la pellicule blanche qui le camoufle, le scout trooper demeure attentif au moindre petit mouvement, au moindre son, qui pourrait sembler suspect. Lorsqu’il est sûr et certain de pouvoir se mouvoir sans s’exposer à une quelconque menace, le caporal-chef reprend sa progression et explore prudemment les environs à la recherche d’un bon emplacement. Une colline isolée, pas trop loin de sa position, avec une vue dégagée sur la plaine, retient finalement son attention. Il s’y dirige sans empressement, arme à la main, le doigt prêt à presser la détente. Pour l’heure, il semble errer seul dans cette steppe enneigée qui s’étend à perte de vue, tel un fantôme… Ou une âme égarée.
Alors que ses pas le guident vers son objectif, l’homme se perd dans ses réflexions. Jusque là, Hoth a été son affectation la plus difficile. Uris en vient à regretter les grandes plaines ensoleillées de Cathar, la grande et majestueuse cité impériale, véritable prouesse architecturale, la noblesse d’esprit des puissants guerriers Cathars et leurs incroyables villes-arbres… Il se rappelle aussi de son séjour sur l'intrigante mais paisible planète Garqi. Il n’a jamais pu se sortir de la tête ses paysages marqués par différentes nuances de violet et dont l’apparence hypnotique demeure irréaliste à ses yeux. Il se souvient encore de la bonté d’âme des Garqiens, de leur joie de vivre, de la force tranquille qui les anime au quotidien…
Oui. Hoth fait pâle figure à côté de ces mondes riches de cultures et d’histoires en tout genre, d’individus exceptionnels et de trésors architecturaux ou végétaux à couper le souffle. Ici, sur ce monde où rien ne pousse, nul émerveillement n’apparaît à l’horizon. Quand on s’engage dans le prestigieux et très sélectif corps des scout troopers, on s’attend à voir de beaux paysages, à explorer de vastes étendues sauvages, à faire d’incroyables découvertes… La réalité du terrain est toutefois bien plus amère… Surtout pour les jeunes recrues qui se voient affectées sur des mondes désolés, ou d’importance moindre. Sur Hoth, avec le froid, la mort et le silence pour seuls amis, la vie est particulièrement rude... Que ce soit sur le plan physique ou mental. Il faut avoir l’estomac bien accroché. Et des nerfs d’acier. Les divertissements sont peu nombreux. Le confort, pour sa part, se fait désirer.
Uris s’installe dans la neige et balaye les environs à l'aide de sa paire d’électrobinoculaires. Plusieurs minutes passent, paraissent de pénibles heures d’attente. Couché dans la pellicule blanche, les membres engourdis et gelés, le soldat prend son mal en patience. Un souvenir lui remonte à la tête. Le caporal-chef se remémore un moment particulièrement hilarant. Alors qu’il se trouvait en patrouille sur Cathar, sa hiérarchie lui avait affecté un jeune officier qui, par pur caprice, voulait à tout prix faire ses premières armes parmi les éclaireurs. Du fait de la position de son père, bien placé dans la chaîne de commandement impériale, le gosse obtint sans problème un commandement au sein des scout troopers.
Le bougre, qui se voyait déjà raconter mille aventures trépidantes à ses camarades et à la gente féminine, qu’il espérait probablement impressionner, ne fut pas déçu… Lors de sa première mission de terrain, il fut notamment étonné d’avoir à se soulager en pleine nature. L’exercice, qu’il trouva particulièrement déplaisant, le fut d’autant plus lorsqu’il eut la mauvaise idée de s’essuyer le derrière avec des feuilles urticantes… Humilié par ses propres méconnaissances du terrain, privé du confort qu’il affectionnait tant et raillé par les hommes placés sous ses ordres, le jeune officier demanda son transfert avant la fin de la mission. Obtenant gain de cause auprès de sa hiérarchie du fait de sa position privilégiée, le chouineur fut affecté dans une autre unité.
A cette simple pensée, l’éclaireur impérial esquisse l’ombre d’un sourire. Il aurait bien voulu voir ce fils à papa évoluer en pleine nature dans un décor aussi merdique que celui de la planète de glace. Le bougre aurait probablement perdu un membre ou deux à cause du froid… Et de mauvais choix. Uris réprime son envie de rire. Il imagine cet abruti d’officier, les fesses à l’air et la crotte au derrière, fuir un Wampa en se traînant dans la neige comme un forcené. Cette simple scène, à elle seule, est hilarante. Le temps d’un instant, le soldat semble oublier la sombre situation dans laquelle il se trouve actuellement.
Finalement, après un long moment d’attente, les renforts tant attendus semblent enfin faire leur apparition dans l’horizon. Deux chasseurs TIE survolent dans un premier temps la zone afin de repérer les environs. Le bal aérien des deux appareils impériaux et le feulement rauque qui les accompagne partout apportent de la chaleur dans le cœur du caporal-chef. Plusieurs navettes, respectivement des classes Sentinelle et Lambda, viennent ensuite imposer leur chant lugubre dans ce coin paumé.
Pour Uris, ce sauvetage a une saveur particulière. Il se sent bien évidemment chanceux d’avoir survécu à ce qui ne devait être à la base qu’une simple mission de reconnaissance. Malgré le soulagement, il ne peut s’empêcher de demeurer angoissé. Comment sera t-il reçu au sein de l’avant-poste ?
Quelques jours plus tard.
Le capitaine Kohl relit les rapports qu’il a sous les yeux. Et ils ne sont pas bons du tout. Trois de ses patrouilles ont été décimées. Sur les dix-sept hommes envoyés en reconnaissance, seuls cinq sont revenus. Deux d’entre eux sont dans un état lamentable. Et les trois autres sont à peine plus fringants. La faute à qui ? Des Talz… L’officier enrage en silence. Ces salopards ont massacré ses hommes. Il ne leur pardonnera pas le massacre de douze des siens.
Au moins, ce drame a permis de mettre en évidence certaines lacunes au sein du dispositif de sécurité de l’avant-poste. Une bien maigre consolation aux yeux du commandant de la base… La situation actuelle le met dans l’embarras. Bien évidemment, il sait qu’il va devoir faire un rapport à sa hiérarchie. Et on lui demandera sans aucun doute de mettre un terme à cette menace le plus rapidement possible, même s’il doit pour cela retourner chaque caillou de cette maudite planète. A cette simple éventualité, Kohl ne peut s’empêcher de secouer la tête. Si une part de lui meurt d’en découdre, une autre se montre plus prudente. Combien d’hommes devront faire le sacrifice de leur vie pour venir à bout de cette colonie Talz ? Combien de familles devront faire le deuil de l’un des leurs ? Non. Il refuse d’être responsable d’un nouveau drame. Du moins… Pas avant d’avoir pris le temps de la réflexion.
Avant de prendre sa décision, il compte bien entendre de lui-même ce que les survivants ont à lui raconter. Il ne compte pas exposer ses hommes à un danger quelconque sans avoir toutes les informations dont il a besoin pour procéder à une opération de grande envergure. Seuls les fous osent foncer tête baissée dans la gueule du loup… Ou, dans le cas présent, celle d’un Talz.
Un bip sonore le tire hors de ses pensées et de ses rapports. Dans l’intercom, une voix ne tarde pas à se manifester.« Capitaine, l’agent Rek’kar… »
- Faites-le entrer. Le coupe sèchement l’officier.« Bien Capitaine. »
La porte se dérobe dans le mur et laisse apparaître la silhouette amaigrie du Drall. Le commandant de la base pose son bloc de données sur son bureau et invite l’agent à s’installer en face de lui d’un geste de la main.
- Prenez place agent Rek’kar, je vous en prie.
Kohl se penche en avant, son regard planté sur la boule de poils qui lui fait face. Il joint ses mains sur la table à s’en faire blanchir les phalanges, tant la situation lui semble complexe. La mâchoire contractée par un relent de colère, il se décide enfin à parler.
- Agent Rek’kar, vous êtes du genre résilient. Le Bureau de la Sécurité de l’Impérium sera probablement ravi d’accueillir en son sein une pointure de votre acabit. Vient le complimenter dans un premier temps l’officier en charge de l’avant-poste, avant de poursuivre sur un ton plus tendu. Vous vous êtes illustré sur le terrain, si l’on en croit votre rapport. J’ai cependant quelques questions pour vous. Tout d’abord, j’aimerai savoir quel est votre avis sur le caporal-chef Uris. S’est-il bien comporté sur le terrain selon vous ? Deuxièmement, vous avez été témoin des tactiques de combat utilisées par les Talz et vous avez pu vous approcher suffisamment près de leur base pour avoir un aperçu de leur puissance de feu. Pensez-vous que nous avons la moindre chance contre eux ?
Les sourcils du capitaine se froncent sous le coup de l’appréhension. Les réponses de l’agent seront déterminantes pour l’avenir de la base…Spoiler : Spoiler
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Post n°23
Auteur : Rek'karTremblant sous ma couverture, je reprends peu à peu des couleurs, stabilisant ma chaleur corporelle. C’est dans ses moment-là que j’ai hâte d’aller faire un petit tour sur des planètes un brin plus chaude, histoire de retourner dans des environnement un brin moins sympathique. Je regretterai presque Drall si mon peuple n’y vivait pas encore aujourd’hui ! Je pense qu’un jour j’irais faire un petit séjour dans une station balnéaire galactique, histoire de profiter d’une petite permission.
Je fixe Uris, qui m’indique un bloc de données sur lequel je peux renseigner les différents points observés sur la base des Talz. Je me lève péniblement, gardant la couverture comme cape, puis récupère le datapad. Je consulte d’abord ce que l’agent avait pu renseigner dessus, puis ajoute progressivement mes différents points d’observation : balise de brouillage, bâtiments, artillerie, estimation des forces, placement, … Rapidement, la base des Talz prend forme. Au moins, on sera désormais à quoi nous attendre ! Mais le prix payé par l’Empire pour ses informations se comptent en nombre, réduisant ses forces avant le combat final qui frappera inexorablement cette base impériale…
Pendant ce temps, le caporal-chef regarde le bloc moteur ramené sous toutes les coutures ; c’est dans ces moment-là que j’aimerais croire en toute forme de divinité pour leur adresser des prières… n’y connaissant pas grand-chose en mécanique, il était probable que la pièce ramenée soit simplement hors d’usage, ce qui serait fort dommageable pour la suite des opérations…
Heureusement, Uris semble satisfait et commence à se mettre au travail. Pendant qu’il change le bloc, je termine tranquillement mon cigare, profitant de chaque bouffée pour me détendre et essayer de me reposer un peu, sans pour autant m’endormir. La charge de stress de ces derniers jours suffirait surement à vacciner n’importe quelle mauviette républicaine de faire partie de l’armée ! Mais les impériaux ne sont pas fait du même bois ; nous on est vraiment des survivants, entraînés à survivre dans les pires conditions, gardant un mental de duracier.
Je me dirige doucement vers le lieutenant pour voir son état général. La blessure est vilaine, mais il semble encore sous l’effet de la dose de bacta ; son regard semble paisible et sa respiration est plutôt calme. Au moins, le pauvre bougre ne souffre pas plus pour le moment. J’en profite pour vérifier sa première blessure. Pas beau à voir non plus ; il faudra un moment en cuve pour qu’il soit de nouveau sous pied et opérationnel – un tant soit peu qu’on s’en sorte bel et bien vivants -.
Les yeux fermés, je médite un peu sur ses derniers jours, classant mes pensées de manière ordonnée en prévisions du futur rapport, réfléchissant aux différents éléments qui composent l’affaire que nous venons de vivre. Soudain, le bruit du moteur ronronnant résonne dans la cavité, suivi de la voix d’Uris, joviale :
- Agent Rek’kar, félicitations. Nous avons un moyen de transport parfaitement opérationnel. Annonce Uris, un sourire aux lèvres sous son casque.
Enfin une bonne nouvelle ! Comme quoi, ma petite balade dans la neige n’a pas été vaine, ce qui fait particulièrement plaisir à entendre. Il y a désormais un espoir bien tangible de sortir d’ici et de rentrer à la base ; d’autant plus que je ne compte pas finir ma vie et mes services sur Hoth… Clairement, c’est pas l’endroit où faire carrière m’intéresse le plus, surtout si l’on compte que les Wampas ne sont pas mes êtres le plus sympathique de la galaxie… Et les Talz non plus, d’ailleurs !
L’éclaireur, fidèle au corps des scout troopers, m’indique qu’il part vérifier que les gars de la prochaine expédition ne vont pas tomber sous les tirs des Talz, me laissant la moto jet en cas d’escarmouche, histoire de profiter de la fenêtre de sortie pour ramener Kyle à la base pour qu’il y soit rapidement pris en charge.
- Faites attention à vous Caporal-chef, l’Empire a déjà perdu beaucoup d’homme de valeur, je ne tiens pas à ce de nouveaux se rajoutent sur la liste ! D’autant plus que ce serait dommage d’avoir survécu jusque-là et de finir abattu par un Talz ; vous avez déjà survécu à la partie la plus complexe...
La phrase sonne de manière sympathique et enjoué, ressentant de l’empathie pour ce trooper ayant perdu ses camarades pendant l’escarmouche et s’étant retrouvé dans une situation pareille à la nôtre : bloqué et sans communications. L’éclaireur me fait un dernier signe avant de quitter la grotte, s’engageant sur un chemin enneigé de cette contrée hostile.
Après une longue attente, le bruit lointain des vaisseaux impériaux survolant la zone se fait entendre. Il semble que la cavalerie soit arrivée. Ce sera la seconde fois que je suis secouru sur Hoth en moins d’une semaine… un record, je suppose ! Un léger sourire aux lèvres, je souffle de soulagement : le calvaire s’achève ici.
Je passe rendre visite au lieutenant Kyle qui se trouve encore à l’infirmerie. J’y croise Dax, encore alité que je salut chaudement : au moins ils ont pu s’en sortir tous les deux, c’est déjà bien ! On échange quelques banalités, puis je vais voir l’un des médecins pour avoir quelques informations sur l’officier que nous avons sauvé :
- Agent Rek’kar, je viens prendre quelques nouvelles de Lieutenant Kyle
Le médecin fait un salut rapide, puis enchaîne :
- Son état est stabilisé et il n’est plus en danger de mort, mais ses blessures ne sont pas anodines ; il va mettre plusieurs jours avant d’être de nouveau sur pied. Heureusement que vous avez pu stabiliser son état et qu’il y avait des doses de bacta dans vos affaires, sinon je doute qu’il serait encore de ce monde à l’heure qu’il est…
- Merci.
Je fais un salut rapide, puis mon com-link grésille :
- Agent Rek’kar, le capitaine Khol vous attends dans la salle de réunion Oméga pour rapport
- Bien, je suis sur zone dans quelques minutes. Merci.
Après l’aspect écrit, me voilà maintenant dans l’oral. Il va falloir que je parle de mon rapport et que je puisse y ajouter des informations ou des ressentis en plus de la dimension objective inhérente à celui-ci. Je marche rapidement en direction de la salle du complexe, réfléchissant en même temps aux questions que l’on allait me poser.
Devant la salle, j’indique ma présence aux soldats en faction devant la porte qui m’indique rapidement d’entrer dans la salle. Je m’avance doucement, l’air fier et droit dans mon uniforme propre. Au moins, j’ai eu loisir de me changer, de me laver et de profiter du self avant d’avoir à venir me présenter, ce qui me permet de garder un certain standing. J’exécute un salut au cordeau, claquant des talons. Le capitaine me fait signe de m’installer ; je prends place sur une chaise, face à lui. Il plante son regard sur moi et je mets à joindre les mains ; visiblement, il est anxieux, probablement soucieux et contrarié ; en même temps, il en serait de même pour moi à sa place… Il commence :
- Agent Rek’kar, vous êtes du genre résilient. Le Bureau de la Sécurité de l’Impérium sera probablement ravi d’accueillir en son sein une pointure de votre acabit. Vient le complimenter dans un premier temps l’officier en charge de l’avant-poste, avant de poursuivre sur un ton plus tendu. Vous vous êtes illustré sur le terrain, si l’on en croit votre rapport. J’ai cependant quelques questions pour vous. Tout d’abord, j’aimerai savoir quel est votre avis sur le caporal-chef Uris. S’est-il bien comporté sur le terrain selon vous ? Deuxièmement, vous avez été témoin des tactiques de combat utilisées par les Talz et vous avez pu vous approcher suffisamment près de leur base pour avoir un aperçu de leur puissance de feu. Pensez-vous que nous avons la moindre chance contre eux ?
Un compliment pour me mettre à l’aise, puis des questions critiques. Voilà une manière bien connue pour que je puisse répondre dans un bon contexte. Cela étant, intérieurement, je ne ronge pas mon frein sur le compliment : j’apprécie que l’on reconnaisse les actions de ceux qui se sont fièrement battu pour l’Empire – d’autant plus quand c’est moi -. J’ai besoin de cette reconnaissance pour pouvoir à nouveau gravir les échelons du BSI.
Je prends quelques secondes pour réfléchir à la tournure de mes prochaines phrases, puis je me lance :
- Je vous remercie pour le compliment, mais je suis loin d’être le seul à m’être illustré. Toutes les personnes qui ont réussi à survivre à cette embuscade sont de fiers soldats de l’Empire !
Pour répondre à votre première question, je pense que le caporal-chef Uris a sauvé la vie du lieutenant Kyle qui a lui-même risqué sa vie pour couvrir le repli des soldats Dax, Harper et moi-même. Il a abattu deux Talz pour cela. Il a aussi obtenu les premières informations sur la base des Talz me permettant d’obtenir une position. En dernier lieu, avec un morceau de speeder rapporter, réparé son véhicule et nous a offert une échappatoire alternative pour sauver le lieutenant.
Je pense qu’il s’est admirablement distingué et que ce n’est pas un fuyard ; d’autant plus qu’il n’a pas hésité une seule seconde à sauver le lieutenant. J’aimerais qu’il reçoive les félicitations dues à ses actes, autant que faire se peut !
Pour votre seconde question, le problème est effectivement très épineux. J’ai eu un peu de temps de réflexion et je me suis posé ces derniers jours cette question : comment pourrions vaincre les Talz ?
Je vais établir plusieurs faits, si vous me le permettez, afin de mettre la situation actuelle sur la table et de pouvoir répondre à votre question de manière précise.
J’ai sorti de ma poche le datapad qu’Uris m’avait prêté pour y renseigner les données sur l’emplacement de la base ainsi que les informations obtenues. Connectant l’engin à l’holo-transmetteur au centre de la table, une modélisation sommaire de la base Talz en 3D émergea devant nous. J’ai enchaîné :
- Voilà ce que nous savons de la base en question : elle est très similaire à la nôtre, c’est-à-dire encastrée, cachée et dissimulée. Ils sont lourdement armés et j’ai pu compter une dizaine de batterie d’artillerie sol-sol. Sur les dix, deux sont des modèles anti-blindé et une seule est un module anti-aérien. Cela étant, il est facile de penser qu’un assaut aérien pourrait régler le problème ; mais ce n’est pas aussi aisé : la falaise dans laquelle est encastrée la base la protège majoritairement d’attaque par le ciel, obligeant les chasseurs à attaquer de front, face à leur tourelle. Du suicide, en somme.
Sur l’aspect terrestre, il n’y a visiblement qu’un seul accès viable : l’entrée principale de la base. Elle est positionnée au tournant juste après un petit canyon très serré ; je pense que pas plus de trois soldats pourraient tenir de front, ce qui empêche une attaque purement militaire et frontale, ce serait un massacre et il est fort probable que moult embuscades soient tendues.
Niveau militaire, j’ai dénombrer environs une centaine de Talz ; ces créatures ont un avantage non-négligeable : ils sont couverts de fourrure et issu d’habitat glacier, ce qui leur permet d’évoluer dans le contexte de Hoth sans se soucier des problèmes de froids. Certes, certes de nos armures sont plus résistantes, mais si l’action s’enlise, ils sont dans leur élément naturel, pas nous.
Cela étant, je pense que nous pouvons triompher. Je vais vous exposer mes idées.
J’ai marqué une petite pause, histoire de créer une touche de suspens dans le discours, mais aussi une courte pause pour que mon interlocuteur puisse appréhender toutes les informations, les classer et commencer à réfléchir de son côté. Une fois avoir repris mon souffle, bu une gorgée d’eau, je me suis lancé dans la suite de mon discours :
- Quand j’ai observé le complexe, quelque chose m’a frappé ; au début, j’ai noté ça comme un détail insignifiant, mais en cherchant un moyen de vaincre les Talz, je me suis dit que ça pouvait être un sacré pari. La falaise à laquelle est collé la base possède un petit cours d’eau qui sors au pied du camp. Nous sommes d’accord que l’information parait triviale, mais j’ai appris bien des choses ses dix dernières années – en dehors des champignons – c’est qu’un ruisseau souterrain crée forcément des cavités, d’autant plus que celui-là semble assez large, permettant de supposer qu’il a creusé au cours de son existence un réseau de caverne !
L'eau coule en contre bas du camps ennemi, environs 40mètres plus bas en terme de dénivelé. Je pense donc que la falaise est en partie creuse et qu’il serait possible de faire s’y infiltrer un commando pour une attaque surprise en plein cœur du camp. Il est d’ailleurs probable que certaines cavités passent en dessous des fondations de la base, même si on ne sait pas exactement à quelle profondeur, ni quelle densité de cavernes
La deuxième option est de positionner des explosifs et de faire sauter la falaise de l’intérieur, détruisant au passage la base Talz. Je ne sais pas toutefois quelle quantité d’explosifs seront nécessaire pour cela.
Je me permets aussi de mentionner que le camp est en dehors du brouillage radio, mais pas forcément les patrouilles. Ce qui signifie qu’en s’organisant bien, on peut neutraliser en même toute les patrouilles extérieures tout en provoquant le chaos chez les Talz.
Le but du commando serait de détruire la batterie anti aérienne, de manière à pouvoir terminer sur un assaut avec appuis aérien.
Mais avant tout cela, il faut explorer le réseau de grottes potentiel, vérifier si la théorie est bonne – vu qu’il n’y a pas de relevé topographique souterrain de hoth - et envisager ce mode opératoire pour éviter un assaut frontal meurtrier et à nous désavantage.
Voilà globalement ce que je peux tenter de vous apporter sur cette guerre qui s’est déclarée ces derniers jours. Je pense qu’une victoire est possible, mais qu’il va falloir ruser et explorer des pistes moins conventionnelles !
Terminant mon exposé, j’ai laissé la maquette 3D contenant le ruisseau et les modèles potentiels de grotte et de cavités qui pourraient être présentes dans la montagne. Désormais, le capitaine a toutes les cartes en main pour la suite des opérations. -
Post n°24
Auteur : Super PNJL’officier écoute attentivement chaque réponse apportée par le Drall. Il note, en silence, tout ce qui pourra lui servir par la suite sur son bloc de données. Au moins, les versions de l’agent Rek’kar et du caporal-chef Uris semblent concorder. Cependant, l’éclaireur a émis une hypothèse qui n’a visiblement pas effleuré l’esprit de la petite boule de poils. Le scout trooper craint en effet que les Talz bénéficient d’une aide extérieure, ou pire, du soutien d’un ou plusieurs impériaux au sein même de la base. Cette théorie pourrait, à première vue, être complètement foireuse. Néanmoins, le capitaine Kohl accorde un certain crédit à cette accusation. Si l’un des siens était en effet de mèche avec ces sales bêtes, cela expliquerait en partie pourquoi elles ont réussi à dissimuler leur présence aussi longtemps…
Bien évidemment, le commandant de la base ne doute pas un seul instant que l’agent Rek’kar n’a rien à voir avec cette histoire de conspiration, aussi étrange puisse-t-elle paraître. Ou alors, le bougre cache bien son jeu. Quoi qu’il en soit, l’officier compte garder pour lui les inquiétudes du caporal-chef Uris. Enquêter discrètement semble être la meilleure chose à faire pour l’instant… S’il y a bel et bien un traître dans cette foutue base, Kohl le saura, d’une manière ou d’une autre. Le capitaine pose une fois de plus son datapad sur la table, racle le fond de sa gorge puis se penche en avant. L’homme fixe du regard le Drall.
- Agent Rek’kar, je vous remercie pour ces nombreuses indications. Nous saurons en faire bon usage. Certains points restent à éclaircir et de nombreuses pistes nécessitent encore d’être explorées. Pour ces raisons, je ne prendrais pas de décision hâtive, comme vous pouvez vous en douter. Indique l’officier en guettant une réaction sur le visage de la boule de poils.
Le commandant de la base demeure volontairement vague sur ce qu’il compte faire des renseignements apportés par l’agent. Après tout, ce dernier n’a ni le grade, ni les accréditations nécessaires pour avoir un quelconque droit de regard sur les réunions d’état-major. Et au vu de la situation actuelle, Kohl ne sait plus vraiment à qui il peut se fier.
- Quoi qu’il en soit, il est inutile de vous garder plus longtemps sur cette maudite planète. Je me suis entretenu avec vos supérieurs et ils sont prêts à vous réintégrer officiellement au sein des services de renseignements impériaux. Vos états de service sont exemplaires et votre dévouement n’est plus à prouver, si bien qu’il a été décidé de vous promouvoir au rang de major. Poursuit le capitaine. Vous êtes attendu sur Cathar pour y recevoir votre nouvelle affectation. J’ai déjà pris les dispositions nécessaires pour qu’une navette soit prête au départ. L’équipage n’attend plus que votre arrivée pour décoller. Vous n’avez donc que quelques minutes pour faire vos adieux et préparer vos bagages.
L’officier se redresse, récupère son bloc de données et se dirige d’un pas lent vers la sortie. Il s’arrête avant de passer le seuil, se tourne vers le Drall et lui adresse un sourire.
- Veuillez passer le bonjour chez nous de ma part major. Continuez à servir l’Empire avec fierté. L’Empire vous le rendra bien.
Le commandant de la base presse un bouton sur la console de la porte, qui s’ouvre presque aussitôt. Il gratifie l’agent d’un salut militaire impeccable, puis l’observe s’éloigner en silence. Pour la boule de poils, la promesse d’un avenir meilleur semble se dessiner. Kohl, pour sa part, songe aux nombreuses complications qui se profilent à l’horizon. Son esprit bouillonne à nouveau, harcelé par mille interrogations dont il ne connaît pas les réponses. Il sait, par expérience, qu’il ne trouvera pas le repos avant d’avoir fait la lumière sur cette sombre histoire. Il espère secrètement que le caporal-chef Uris se trompe, qu’aucun traître ne se cache au sein même de sa base, que les Talz agissent en toute impunité sans complicité.
L’officier pousse un soupir, dépité. Les nuits risquent d’être longues et agitées...Spoiler : Spoiler
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Post n°25
Auteur : Rek'kar- Agent Rek’kar, je vous remercie pour ces nombreuses indications. Nous saurons en faire bon usage. Certains points restent à éclaircir et de nombreuses pistes nécessitent encore d’être explorées. Pour ces raisons, je ne prendrais pas de décision hâtive, comme vous pouvez vous en douter. Indique l’officier en guettant une réaction sur le visage de la boule de poils.
Jouer sur une contre-attaque étant une possibilité, le risque serait forcément au rendez-vous, reliant chaque décision à un coût. Le commandant en est de toute façon plus que conscient et les hommes déjà perdu au court de différentes embuscades devait déjà peser dans l’équation qui mènerait à notre victoire ; car oui, je n’imagine pas que l’Empire puisse s’incline face à de pareils criminels. Notre but est noble, pas le leur.
Cela étant, il y a quelque chose d’autre dans son regard, comme si il attendait quelque chose… Une confirmation ? Une infirmation ? Ou peut-être un sujet dont je n’étais pas déjà au courant ? Voilà quelque chose de bien étrange. Enfin, pas tant, je n’en reste pas moins qu’un ancien agent du BSI perdu depuis dix ans ; rien de quoi s’alarmer de ne pas être sur tous les sujets sensibles. En tout cas, pour le moment ; j’espère gravir à nouveau les échelons et me hisser au sommet de la hiérarchie pour bâtir un monde meilleur de mes propres mains, acteur du changement qui amènera la paix et l’égalité dans la galaxie.
Le gradé repris rapidement la parole, me coupant dans mes égarements d’esprit :
- Quoi qu’il en soit, il est inutile de vous garder plus longtemps sur cette maudite planète. Je me suis entretenu avec vos supérieurs et ils sont prêts à vous réintégrer officiellement au sein des services de renseignements impériaux. Vos états de service sont exemplaires et votre dévouement n’est plus à prouver, si bien qu’il a été décidé de vous promouvoir au rang de major. Poursuit le capitaine. Vous êtes attendu sur Cathar pour y recevoir votre nouvelle affectation. J’ai déjà pris les dispositions nécessaires pour qu’une navette soit prête au départ. L’équipage n’attend plus que votre arrivée pour décoller. Vous n’avez donc que quelques minutes pour faire vos adieux et préparer vos bagages.
Ainsi commence donc ma future ascension. Je ne m’étais pas tant égaré dans mes pensées quelques secondes auparavant. Major. Major Rek’kar. Voilà qui sonne agréablement à mes oreilles ! J’en serais presque à me pincer tellement tout cela me paraît improbable : il y a une semaine en arrière, je n’étais au final qu’un pitoyable rescapé vêtu de peau, enfermé dans une grotte, restreint a manger des champignons, chasser, et parler avec des fantômes de mon passé. Et maintenant me voilà de nouveau digne, en uniforme, resplendissant et avec une monté en grade… Tout paraît si irréaliste. Mais qu’importe, même si tout ceci n’est qu’un long rêve, un mirage ou même une récompense à mon dévouement même par-delà les limbes, je vais saisir cette chance et donner au futur les couleurs qui bercent mon âme.
A l’annonce de mon nouveau grade, j’ai claqué des talons dans un salut militaire exemplaire pour remercie de l’honneur fait à mon humble personne. Ces années de souffrances m’auront finalement conduite quelque part !
J’allais donc enfin pouvoir quitter cet enfer blanc et battre le solo d’une vraie planète ! En voilà une nouvelle qui a de quoi me réjouir, presque plus que mon grade nouvellement acquis. Un retour à la vie normale. Tout se passerait-il comme je l’ai toujours imaginé durant ces 10 dernières années ? Voilà une bonne question à laquelle personne ne pourrait répondre… Bien que je suis persuadé qu’un quelconque sensitif aurait pu venir m’amadouer de quelques affabulations sur la force et l’avenir qu’ils auraient entrevu… Quoique, dire sensitif est un peu réducteur pour nos fiers chevaliers impériaux. Et considérer qu’un sith soit intéressés par échanger avec quelqu’un d’autre qu’un haut gradé ou un de ses semblables n’est pas beaucoup plus lucide. Finalement, ma pensée n’affecte que les jedis et leurs divagations ; un reliquat du passé, largement dépassé de nos jours. Enfin, je suppose.
Le commandant de la base se leva, puis s’adressa une dernière fois à moi à la sortie pour me souhaiter bon courage, à sa manière, et transmettre ses salutations au monde extérieur. Appuyant sur l’interrupteur, la porte s’ouvre en une fraction de seconde, laissant apparaître le couloir, vide. L’homme en face de moi me gratifie d’un salut irréprochable que je m’empresse de lui rendre avant de tourner les talons. Il ne me reste que peu de temps ici, il va donc falloir que je rassemble mes quelques affaires et fasse mes adieux.
Ainsi, j’ai pris la direction des quartiers au pas de course, puis j’ai rassemblé mes affaires : un uniforme de rechange, quelques habits chauds, mon blaster et le reste de mon sac d’expédition. Je vérifie la poche intérieure, touchant de mes pattes les médailles de mes compagnons si chers à mon cœur. Peut-être ma seule attache sentimentale a des objets, moi qui ai appris, par la force des choses, à me passer de tout.
Je suis rapidement parti, tournant les talons et me dirigeant vers l’infirmerie. Je comptais rendre une dernière visite à Dax et Harper ainsi qu’au lieutenant, même si ce dernier serait surement encore dans sa cuve de bacta.
Arrivé sur place, j’ai salué le médecin de garde, puis je me suis dirigé vers la salle de repos, retrouvant les deux soldats en train de bavarder dans leur lit. M’approchant d’eux, je tends l’oreille par reflexe, immobile, retenant mon souffle pour ne pas trahir ma présence. Simple réflexe de chasse. Visiblement, ils discutent de Hoth, de la dernière mission, de la chance qu’ils ont eu, des bruits de couloirs qui sont parvenus à eux et de l’avenir qui se tient désormais devant eux. Une conversation somme tout à fait banale, jusqu’à ce que le sujet dérive sur la conversation que nous avions eu dans la grotte et les agissements de ce fameux chiss intriguant.
Les rumeurs vont de bon train dans la base ; en même temps, comment leur en vouloir ? Vivre entre ces murs sur cette planète de merde, ça limite les possibilités de distractions !
Je m’approche d’eux, révélant ma présence et mettant fin à leur échange. Leurs yeux se plantent sur moi, affichant de la surprise et un brin de crainte –peut être que ce genre de conversation n’est pas forcément des plus appréciée de leurs supérieurs ? -. S’apercevant que c’est un visage connu, ils se détendent. Je prends les devants :
« - Messieurs, bonjour ! Désolé de vont déranger en pleine conversation, mais ce sont des aurevoirs que je suis venu vous présenter ! J’ai été promu au grade de major et réintégré aux effectifs du BSI ; je quitte donc cette maudite planète que j’ai un peu trop fréquenté à mon goût ; de nouveaux horizons s’offrent à moi et je compte bien saisir l’opportunité.
Je tenais à vous féliciter pour avoir survécu à notre dernière mission et d’avoir su faire preuve de sang-froid et de pragmatisme. Vous êtes de loyaux soldats de l’Empire et vous perdre aurait été dommageable ! Vous avez été mentionné dans mon rapport – en bien, cela va de soi -. Je vous souhaite le meilleur et j’espère que vous survivrez pour mettre une sacrée raclée à ces saloperies de Talz qui osent nous défier !
Transmettez mes salutations au lieutenant quand son état le permettra et remerciez le pour ses actions héroïque qui nous on permit à tous de survivre !
Sur ce, je dois prendre congès, ma navette va décoller sous peu et je n’ai malheureusement pas le temps de parler plus amplement, veuillez m’en excuser ! Comme l’ont m’a dit il y a peu, continuez à servir fidèlement, il vous le rendra bien. »
J’ai conclu mon discours par un salut militaire impeccable, puis j’ai tourné les talons en direction de la zone d’embarcation. Il me manque une seule personne à saluer avant de de mettre un terme définitif à cet exil : Uris. Je demande rapidement où trouver le soldat, puis je me dirige vers l’une des salles de pose. Je me présente à l’homme dans un salut militaire au cordeau :
« - Il ne me reste plus beaucoup de temps ici, ma navette décollant d’ici une ou deux minutes. Je tenais toutefois à vous remercier d’avoir sauvé le lieutenant, mais aussi pour la réparation de notre speeder !
Sachez que je vous ai mentionné dans mon rapport avec tous les honneurs qui vous sont dû. Continuez à servir l’Empire aussi fièrement que jusqu’à présent et votre carrière sera toute tracée !
Sur ces bonnes paroles, je vais tâcher d’être à l’heure pour mon départ. Que l’Impérium veille sur vos pas ! »
Un garde-à-vous plus informel coïncida avec un appel sur mon com-link : la navette décolle dans &min avec ou sans moi. Je me dépêche donc de rejoindre la piste de décollage à laquelle j’arrive une trentaine de secondes plus tard. Je me présente à l’opérateur, jetant derrière moi un dernier regard : le passé est désormais enterré, c’est désormais l’avenir qui me sourit.Spoiler