Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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Star Wars RPG

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Quand il est question de rencontrer le gris

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    Le ChroniqueurL Hors-ligne
    Le Chroniqueur
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    #1

    Post n°1
    Auteur : Super PNJ

    [ HRPG = Suite du conseil Jedi : http://star-wars-rpg.xooit.com/t3637-Conseil-Jedi.htm?start=15#p43081 ]

    Spoiler :  Pour plus de confort lors de la lecture nous vous rappelons qu'il vous est possible d'appuyer sur la touche F11 de votre navigateur internet pour passer en mode plein écran ; une sélection musicale vous est aussi proposée en option en cliquant sur ce spoiler. Bonne lecture
    [Flash unavailable]




    Hurza
         

    Le bonhomme regarda silencieux la Jedi s’en aller. Il  lui adressa un signe de main en guise de remercîment et d’encouragement ne se rendant compte qu’une fois de plus qu’il ne pouvait être vu par l’intéressée. Essuyant ses larmes avec ce qui restait de sa manche en lambeaux le pauvre homme releva la tête, quelque chose semblait avoir germée dans l’esprit du chevalier. « - Nous avons à parler. En route Senara ! Ma petite padawan ! Tu es officiellement padawan tu te rends comptes ?! c’est super ! ». Rien n’avait vraiment changé. Hurza se mit à agir comme à son habitude : soit sur un coup de tête. Celui qui  resterait à jamais par le cœur maître de la jeune Senara l’attrapa par la main avant de la tirer en trombe dans le vaste dédale de couloirs qui s’étendaient les un les autres en large et en travers de la congère de glace. C’était à croire qu’ils avaient quittés Hoth que quelques jours tout au plus tant les agissements du bonhomme étaient encore une fois identiques au passé. Senara n’eut pas le temps de dire quoi que ce soit qu’elle était déjà embarquée par son maitre vers une autre destination bien inconnue.

    Mais malheureusement TOUTES les choses semblaient être vouées à ne pas changer : il ne fallut pas longtemps pour que le Jedi maladroit ne les perdes dans ce labyrinthe de couloirs… Encore et toujours, dans ce lieu pourtant si familier…  A la vue de cette incapacité à s’orienter peut être faudrait-il penser à lui offrir une boussole pour son anniversaire ? Du moins je dis ça comme ça ce n’est qu’une idée.  Il fallut une fois encore l’intervention de la jeune élève pour guider son maître dans le dédale de galeries. Alors qu’ils avançaient à présent d’un pas rapide et déterminé en direction de la salle où il lui avait fait dans le passé sa première vraie leçon,  ils tombèrent  au détour d’un tournant sur le vieux Melchior dit barbe grise. Véritable sage parmi les grands maitres du haut conseil ce dernier n’avait été présent durant la réunion. Une aubaine lorsqu’il était connut son caractère à  la limite du fanatisme religieux. Il existait depuis longtemps déjà un différent entre maître Melchior et Hurza. Pourtant en cet instant le vieillard sembla remettre à plus tard leur différent et leur adressa un signe de main des plus amicaux en les invitant à s’approcher.

    Hurza baissa la tête dépité avant de le rejoindre. C’était une véritable animosité non réciproque qui s’était instaurée au fur du temps  entre le vieil homme et le jeune Jedi. Barbe grise avait été en effet dans le passé l’unique maître jedi à avoir refusé et ceci catégoriquement l’entrée du chevalier dans le Haut Conseil Jedi de Hoth. Il n’appréciait guère le jeune maître le considérant bien souvent comme une source de danger bien trop ouvert à des connaissances fort sombres. Ce refus valait encore en ces sombres jours méprise et moquerie de la part d’autres chevaliers. Une chose qui rongeait de tristesse le pauvre homme depuis bien des années maintenant. Pourtant avec la prochaine délibération du haut conseil tout était amené à évoluer, Hurza à présent suspendus se doutait bien du verdict qui sortirait les jours prochain… Le condamnant à perdre son titre et sa padawan… Melchior lui intima l’ordre de le suivre à l’intérieur d’une pièce  qui se situait à quelques mètres seulement de leur position. Il avait besoin de l’aide du maître de Senara dans une affaire peut ordinaire. (Ce qui était à vrai dire très surprenant quand on connaissait les habitudes du vieux Sage qui était réputé pour décliner toutes formes d’aide quel qu’elle soit). Avec regret Hurza accepta de repousser ce qu’il voulait dire à sa padawan à la condition qu’elle puisse les accompagner. La théorie de l’échange équivalant parla, une concession pour une cession, et  Melchior d’abord réticent fini par accepter la demande. Tous les trois pénétrèrent dans une petite pièce non loin de là.


    :maîtrejedi: « - Entrez je vous en prie. Voyez Hurza la situation est délicate, un groupe de Jedi a retrouvé ceci lors d’une opération de récupération sur Coruscant. Le lieu où cette chose se trouvait émettait un signal Jedi codé… Pourtant la balise de détresse n’en était pas une et nous n’avons rien trouvé d’autre là bas… La manière par laquelle ils sont tombés dessus m’amène à me demander si ce n’était pas laissé là délibérément pour que nous le trouvions… Le vieillard désigna de sa main tremblotante un objet tout particulier : un Holocron. Au début on a pensé qu’il devait s’agir d’un des Holocrons volés au temple pendant la 1ere Bataille de Coruscant mais son étude nous à montré que nous nous trompions. Il n’est pas dans nos registres. C’est un objet beaucoup plus récent que nous avons là, nous estimons sa création à quelques années tout au plus. Dire que nous pensions les méthodes de fabrication perdues… Contrairement à moi votre devoir vous à poussé à voyager et infiltrer les lignes de nos ennemis, Hurza. Bien que c’est en partie pour cela que je vous refuse et refuserais toujours le rang de maître au sein de notre conseil, je pense que vous pourriez peut être connaitre certaines choses au sujet de cet objet que les nôtres ignoreraient en temps normal ? »

    L’Holocron en question était déposé sur une petite table. Depuis qu’il avait été trouvé et amené ici par un groupe de Jedis en mission sur Coruscant personne n’avait voulut rester seul en présence de l’objet conscient du mystère malsain qu’il véhiculait. Et ils avaient raison de se méfier, c’était une pièce de construction Sith. Sa forme pyramidale était la signature classique de cette caste religieuse, ne laissant aucun doute possible sur la nature de son constructeur. Pourtant les 4 surfaces apparentes étaient toutes bien différentes des pièces lambda que l’ordre Jedi avait eut l’habitude de côtoyer tout au long de l’histoire. La chose semblait entièrement lisse, le matériau utilisé à sa construction suggérait par son aspect se situer entre la glace, le métal, et le verre, reflétant le monde, la lumière, mais non la vie. Un mystère ne l’empêchant  pourtant pas d’être fort beau mais de véhiculer aussi un profond sentiment de froid et de malaise… Et ceci même sur Hoth…
    Trois des faces apparentes avaient sur leur surface un ensemble de phrases étranges gravées à même cette matière. Seule la quatrième face sortait du lot : là était gravées seulement  6 lettres d’Or :
    Cypher.

    Face 1 :

    Les rires enivrants dont s’emplit la prison
    Vers l’étrange et l’absurde invitent sa raison ;
    Le Doute l’environne, et la Peur ridicule,
    Hideuse et multiforme, autour de lui circule….

    Face 2 :


     Ce génie enfermé dans un taudis malsain,
     Ces grimaces, ces cris, ces spectres dont l’essaim …
     Tourbillonne, ameuté derrière son oreille,
     Ce rêveur que l’horreur de son logis réveille,


    Face 3 :

     Voilà bien ton emblème, Âme aux songes obscurs,
     Que le Réel étouffe entre ses quatre murs !


    Face 4 :


    Cypher.

         
    Le grand sage melchior dit barbe grise se retourna vers Hurza et Senara avec calme. Il avait durant plusieurs jours étudié avec attention l’objet pour en décortiquer ses mystères mais ce dernier s’était pour l’instant refusé à s’ouvrir. Le regard perçant du vieil homme se posa sur le chevalier. Hurza n’en fit pas grande attention et commença par lire les inscriptions tout en le contemplant avec soin. Il récitait à haute voix ce bien étrange poème y cherchant une quelconque signification. Pendant ce temps là le vieux maitre Jedi continuait ses élucubrations. Il était rare de le voir s’emporter mais le sujet lui tenait tant à cœur qu’il n’en avait dormis depuis plusieurs jours.

    :maîtrejedi: « - Cet objet est tout à fait unique en son genre comme vous pouvez le constater ! Je n’ai jamais vu de matière semblable à celle-ci … De la glace, du verre, je ne saurais que dire … Elle reflète tout exception faite des êtres vivants… C’est une pièce rare et exceptionnelle ! Il n’y à pas de doute possible il s’agit bel et bien d’un Holocron provenant d’un culte Sith contemporain … Contemporain ?! Vous vous rendez compte ?! Bien que nous ignorons de quoi il s’agit, les premières informations qu’il nous à été possible de glaner nous permettent de supposer que le nom de ce culte est Cypher… Une chose étrange car jamais l’ordre Jedi n’a été mit au courant de l’existence de différentes castes chez les Siths. Nous commençons à nous demander s’ils n’ont pas été dans les dernières années en proie à une guerre interne…  Ouvrir cet holocron nous permettrait à coup sur d’en apprendre plus sur nos ennemis et d’en tirer un enseignement utile sur comment les combattre.
     Malheureusement actuellement toutes nos tentatives sont restées vaines…  C’est là que vous et vos connaissances entrez en jeu Hurza.»


    Hurza était très intrigué par l’objet en lui même, autant il reprenait les formes significatives de l’art Sith, autant cette matière et l’inscription apposée ne trouvaient pas de réponses à toutes ses questions. Avec calme et faisant preuve d’une attention toute particulière il le contemplait l’objet sous tous ses traits. Le jedi effleura la surface avec admiration, c’était vrai que c’était une pièce unique, et bien que des mains Sith l’avait à priori construite elle inspirait la beauté et la sérénité.
    Pourtant rapidement l’enchantement se transforma en panique…  La surface qui restait depuis tant de temps inerte sembla s’entourer un instant d’un faible halo, lorsque celui-ci disparus le visage du Jedi commença lentement à apparaitre. L’holocron reflétait à présent sa personne rapidement suivit par celle de de Melchior et de Senara. Il se retourna vers le vieillard et tout en reculant il lui agrippa le bras. D’un geste de sa main libre il fit signe à Senara de reculer. Tout les regards étaient dors et déjà fixés sur l’objet.


    « - Par tous les astéroïdes de Geonosis, qu’avons-nous fait ?! »

    Quelques birbes, quelques mots, mais suffisants pour susciter les pires craintes sur ce qui se tenait devant eux. Au contact de la surface inerte lorsque celle-ci avait réagie le chevalier avait sentit ce qui se cachait dedans… Les annotations qu’il avait lues quelques temps plus tôt prirent alors toute une autre signification ! Il fallait s’en éloigner le plus vite possible ! La peur pour lui-même et ses compagnons s’emparait du maître Jedi. Il avait compris ! Il savait dorénavant quelle était la nature du mal qui dormait en silence au creux de cet Holocron ! Il fallait fuir !

    « - Il y à quelque chose à l’intérieur Melchior ?! Avez-vous donc perdu la raison ?!  Il faut sortir ! Par l’amour de la force ne ressentez vous pas ce qui se cache à l’intérieur ! Il y à des choses qui dorment et qu’il ne faut pas réveiller ! Il faut le détruire immédiatement ! Il faut s’en débarrasser ! Vraiment je suis sérieux ! Il n’aurait jamais fallut l’apporter ici ! Au grand Jamais ! Nous sommes tous en danger ! Senara sors d’ici immédiatement ! ! ! »


    Le ton d’Hurza avait été des plus autoritaires. C’était la première fois qu’il hurlait littéralement un ordre à sa padawan. La crainte pour son élève était audible dans le ton de sa voix tant celle-ci tremblait. Il était très sérieux. Quel que soit la chose qui était tapie dans l’Holocron, Hurza semblait avoir compris sa nature et était conscient du risque. Avant même qu’elle ne puisse répondre ou agir il s’était déjà retourné face à l’Holocron et tentait de le recouvrir avec un pant de sa bure. La chose était ardue et il était malheureusement trop tard.... La sinistre magie Sith était dors et déjà à l’œuvre et l’Holocron avait sentit ce qu’il cherchait depuis fort longtemps : la puissance et le chagrin. L’esprit troublé d’Hurza et dans une moindre mesure celui de Senara hypersensible à la force était tout ce qu’il manquait au mal pour se révéler.

    L’halo qui entourait l’Holocron se mua en lumière. Il commençait à briller. Une lueur si vive qu’elle perçait le tissu de la bure du Jedi et aveuglait littéralement les 3 personnes à l’intérieur de la pièce. Un instant plus tard l’étoffe qui le recouvrait se mise à brûler. Les flammes dévoraient avec appétit l’étoffe. . Par le feu et par la lumière salvatrice l’impression de se trouver en présence d’une petite étoile était dans tous les cœurs. Hurza retira le pant de sa bure avec empressement pour l’éteindre en la frottant maladroitement…

    C’est alors que le haut de l’objet sembla s’ouvrir, comme si le bitogno d’une cocote minute avait été éjecté par trop de pression. Ce fut par cet orifice ainsi formé que commença alors à s’échapper une fumée expulsée à grande vitesse. L’air déjà peu chaud semblait se refroidir de secondes en secondes. Tout en sortant la fumée émettait un sifflement désagréable qui s’approchait de celui d’une therillère sur le gaz, un bruit qui se faisait de plus en plus fort tout au long des secondes qui s’écoulaient. Dans la tête des trois personnes commençait à raisonner un ensemble de murmures bien étranges. Une voix récitait le poème annoté sur l’objet. Ce qui se trouvait à l’intérieur de  l’Holocron sortait…

    Une fois entièrement sortie, la bien étrange fumée prit une forme tout autant stupéfiante : celle d’une personne… Un fantôme ? Un esprit ? Les questions fusaient tandis que la silhouette tournoyait dans la pièce, glaçant l’atmosphère par sa seule présence. C’est quant elle se figea enfin dans les airs que le doute n’avait plus lieu d’être. Ce tenait là, devant eux, un esprit Sith ; fier, grand et puissant. Il s’agissait d’un homme au visage doux dont les longs et beaux cheveux blanc semblaient être balloté par un vent invisible. C’était là la manifestation même de la Force à son état le plus brut. Cette apparence fantomatique s’apparentait à la vision d’un ange, inspirant à la fois l’apaisement, l’admiration et la terreur.

    Autant lui que les 3 Jedis restaient muets. Ils étaient là, tous immobiles, semblant se juger et se méfier. Finalement son regard des plus imposants se porta sur Senara. De grands yeux blancs la fixèrent alors avec attention. La jeune fille hypersensible était (sans que personne ne le veuille) en bien mauvaise posture : face à cette force à l’état brut l’adolescente était mise à mal. Les marques physiques de cette réaction se voyaient à présent clairement : la respiration de l’adolescente se faisait de plus en plus difficile. Une voix inconnue commençait à résonner dans sa tête. C’était la voix de l’esprit Sith. Elle s’adressait à la Padawan avec douceur et sagesse. Il lui demandait qui elle était, qui elle servait et où est-ce qu’ils se trouvaient ? Dans l’esprit de la jeune fille fulminaient certaines images qui lui étaient inconnues,  par-dessus toutes, revenait l’image d’un arbre blanc. L’intonation de la voix changea un instant lorsqu’une question des plus déroutantes se fit : où se trouvait l’Omega ? Pourtant toutes ces questions ne trouvaient aucune réponse. La jeune Senara tenant tant bien que mal les barrières de son âme fermées n’était-ce que pour ne pas s’évanouir. L’esprit n’avait ni l’envie ni le besoin et l’intension de la brutaliser mais les questions se faisaient à chaque refus plus insistantes. La question au sujet de l’Empereur Sith se faisait de secondes en seconde plus pressante, plus violente. Il ne se rendait pas compte qu’elle luttait autant contre ses attaques mentales que contre l’évanouissement. La padawan commençait à suffoquer…  Son corps tremblotant était dès lors au bord de l’évanouissement.
    «  - Senara ! » Conscient de ce qui se passait sous ses yeux Hurza ne resta pas plus longuement inactif et courut se placer entre elle et le curieux esprit. Sa main sur son sabre il était prêt à l'affronter bien que la chose était bien inutile : on ne pouvait vaincre physiquement ce qui ne l'était pas.

    L’effet fut immédiat : toute cette Force sembla se volatiliser d’un seul coup. Le lien qui se tissait entre l’esprit et la padawan avait été fort heureusement détruit par cette intervention soudaine. L’attention et les questions qui étaient portées à l’adresse de Senara  avaient dès lors quittées sa tête. Elle pouvait enfin respirer…
    Le spectre n’en resta pas pour autant inactif. Sans crier gare il se jeta sur Hurza. Un souffle glacial parcourut la pièce, à côté de celui-ci les vents gelés de Hoth paraissaient à de bien simples brises matinales... Au choc des deux entités un panache de brume blanche s’éleva soudain, plongeant aussitôt la pièce dans le chaos et le tumulte le plus total. Lorsque la fumée et la panique retombèrent l’esprit emprisonné dans l’Holocron avait disparus. Hurza se trouvait seul, à genoux au milieu de la pièce, les mains sur son cœur. Il grelotait.

    Melchior qui était resté bien impuissant durant tout ce temps sembla reprendre ses esprits. Le tout avait été à la fois tant irréaliste et si rapide que le vieillard n’avait put réagir promptement. Mais le vieillard comptait bien se rattraper à présent que tout était terminé. D’un pas rapide pour son âge il s’avança vers le Jedi pour voir comment il allait. Avec calme barbe grise lui apposa sa main sur l’épaule avant de froncer les sourcils… Quelque chose n’allait pas… De sa lourde voix grave il s’adressa au chevalier.


    :maîtrejedi: « -  Hurza vous allez bien ?! »

    De lourdes goutes de sueurs coulaient le long du front du jeune Jedi. Il tremblait… La bouche ouverte il tentait désespérément d’articuler quelques mots difficilement compréhensibles…

    « - Hurza … Je su… Je suis Hurz… Je suis…. H….. Je… s... J… Protégez… prot... Sena….r…»


    :maîtrejedi: « - Hurza ?! Hey mon garçon, restez avec nous ! »

    Mais il était trop tard. Les yeux du maître de Senara se refermèrent avant que tous ses muscles ne finissent par se relâcher. Son corps ne tarda pas à s’effondrer à terre dans un dernier râle. Il gisait là inerte … le visage à même le sol…
    Craignant que senara ne panique le sage s’empressa de savoir ce qui en était. Il plaça avec empressement ses doigts au niveau de la carotide de ce dernier… Le pouls était faible est battait en decrescendo… Le jeune maître se mourrait dans les bras du vieil homme en cet instant bien impuissant.


    :maîtrejedi: « - Hurza ?! … Par la force nous sommes entrain de le perdre… »


    […]

         

    Les ténèbres  entouraient le Jedi. Lorsqu’il rouvrit les yeux se fut pour faire face à l’incompréhension la plus totale. Où il se trouvait à présent il n’y avait plus aucun son, plus de pièce, plus melchior, plus d’Holocron, plus d’esprit Sith… Rien… Un vide noirâtre à perte de vue.
    Dans les méandres de l’esprit du jeune maître Jedi, dans la noirceur de cet endroit, au creux de la plus sombre de ses pensées, apparut lentement une forme qu’il redoutait avec amertume. Longue et mince, l’esprit Sith rencontré quelques temps plus tôt se présentait face au Jedi… Ainsi se tenait devant lui, dans sa demi-conscience, l’être anciennement enfermé dans l’Holocron.

    Cet esprit, ombre parmi les ombres, occulté de son vivant, le regardait avec le même silence. Il lui souriait timidement. Dans la tête d’Hurza commença alors à raisonner une voix amicale et douce,  identique à celle qui avait interrogée Senara quelques temps auparavant. Elle  s’adressait à lui avec sagesse, ses susurrements n’entrant entravés d’aucune haine à son égard.

    « La douleur, la tristesse, la déception … Ce que je vois ici est bien loin des sentiments permis à un Jedi me tromperais-je ?…  »

    « - Ou sommes nous ? Comment êtes vous arrivé ici ? »

    L’ombre qui se tenait devant le Jedi commença alors à s’effacer dans l’obscurité avant de disparaitre totalement ; se confondant avec la brume noirâtre qui apparaissait lentement autour d’elle. D’un geste de la main Hurza voulut la retenir un instant pour la contempler une dernière fois. Mais il était trop tard, le Sith avait disparut. Après quelques secondes de répits la voix qu’il avait entendu revint à son esprit, mais celle-ci avait changée, elle était maintenant emprise d’une certaine colère… Une puissance telle que chaque mot prononcé arrivait à ses oreilles comme autant de serpents qui s’apprêtaient à mordre. La pesanteur de l’air semblait s’être alourdit et chaque mots était aussi bruyant dans sa tête qu’un tir à bout portant d’un turbolaser lourd d’un des grands destroyers de la Grande Guerre.

     « - Voyons … ! Comment peux tu déblatérer autant de connerie mon ami ?! Je suis ici de la même manière que toi bien entendu… ! Nous sommes dans ta conscience, dans ton esprit ! Ce que tu vois là n’est que souvenirs et pensées ! Tu rêves Hurza… ! Mais ce rêve est ô combien réel ! »

    « - Qui êtes vous ?! Comment connaissez-vous mon nom ?! Bordel c’est quoi cette merd* ?! »

    Là ou se trouvait le fantôme du Sith il ne pouvait y voir qu’un noir sans fin. Mais celui-ci qui sembla lentement s’embraser dans ces lointaines profondeurs. De secondes en secondes des faibles lueurs rougeâtres pareilles à des étoiles semblaient s’allumer. Mais ce n’était point des étoiles, c’était des yeux qui, par millions fixaient sans relâche le nouvel arrivant.

    « - Ce n'est pas un rêve c'est un cauchemar ! Je dois me réveiller … Je dois me réveiller …. »
     
    « - Voyons… ?!  Du calme Hurza !  La voix avait reprise un ton calme et serein. Je te trouve très remonté tu sais… ?! Ce que tu sais, je le sais, et ce que je sais tu le sais. Nous sommes à présent reliés,  J’ai pris l’initiative de prendre ton corps pour des affaires personnelles. Tu ne m’en veux pas j’espère ? J’ai pensé que t’expliquer la situation serait la moindre des choses. Le plus important, n’est pas qui je suis, mais ce que je sais. Je sais "beaucoup" de choses… Voire même trop … Mais saches que je connais une vérité que tu cherches depuis longtemps … »

    Le visage du spectre Sith se re-matérialisa à quelques centimètres de celui d’Hurza. Le chevalier pouvait maintenant aisément se voir dans le reflet que renvoyaient les beaux yeux blancs de cet être singulier. Un bruit semblable au tonnerre résonna dans l’immensité, se répercutant dans un écho sans pareil qui jamais ne s’arrêtait… 

    « - … A l’ instant où je te parle nous sentons avec discernement que tu tente une fois de plus de te mentir à toi-même. Accepte… ! Accepte la peur qui gronde en ton cœur ! La peur de perdre cette Senara comme tu as perdu ta Kautilya !
    Car je le sais ! Depuis ce jour, depuis le sac du temple Jedi tu n’as eut de cesse de te demander : qui ? … Qui était le Sith qui à tué ta padawan…  La petite … Kautilya… ! Qui était cette ordure ? Ce bourreau d’enfant ? Qui a ôté la vie de cette petite ?!  Qui ?! Je sens la tristesse, le désir de vengeance, le remord, la colère et la volonté d’en finir … certes étouffé mais présents… Un cœur meurtris… !  Alors laisse-moi te dire ceci : je connais l’assassin de ta padawan ! »


    Hurza était tétanisé. Les yeux aux bords des larmes il tenta de détourner son regard de son interlocuteur. Pourtant le fantôme semblait décider à continuer la conversation. En quelque mouvement il s’avança un peut plus son visage, ses mains fantomatiques allèrent agripper sur ses épaules tandis que que ses lèvres s’apposèrent à quelques centimètres d’une de ses oreilles. Ce fut en cet instant que l’esprit lui susurrât les derniers mots à l’oreille.  

    « -  … car son nom est [CENSURÉ]. »

    « - Non … non … Ce n’est pas possible ! Ce n’est pas vrai … Ce …. Je….Je ne pourrais jamais ...  Non ! Nooooooooon ... »


    Pourtant les dires de sont interlocuteurs étaient vrai. Ils étaient à présent tout deux liés et les souvenirs qu'il partageait avec le fantôme firent chavirer son coeur. L'image de l'assassin de sa padawan vue par ce dernier se grava à jamais dans sa tête ... Le Sith n'avait pas mentit...
    La main droite du Jedi empoigna le Sith par la gorge. Étrangement il avait put s'en saisir ... le spectre avait une enveloppe physique... Hurza comprit ... Mais il n’y avait plus de motivation, plus la moindre volonté... Les paroles prononcées venaient de signer la fin de tout espoir … Jamais il ne pourrait retrouver l’assassin de Kautilya et réclamer justice en son nom … La chose relevait de l'impossible, il avait échoué … Hurza, anéanti, tomba à genoux, entouré de ce noir sans fin. L’esprit du jedi impuissant et en larme s’enfonça lentement dans les ténèbres qui se rapprochaient incapables de retenir plus longtemps la force pure de celui qui s’emparait rapidement de tout son corps. Il disparaissait à son tour … En quelques instants il était dors et déjà trop tard, le sith avait prit le dessus sur son esprit, son corps était perdu. L'esprit avait gagné.


    […]

    Spoiler : Spoiler

    Mufus

         

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      Auteur : Slice


       
         
                Slice Bloodrush         

         
         

       

      Ses yeux s’ouvrirent à l’air libre après plusieurs années d’attentes dans l’obscurité. L'être qui était resté cloitré dans l’Holocron qu’il avait lui-même construit jusqu'à en perdre la notion du temps. Il y avait là une certaine ironie d’avoir été son propre bourreau… Mais en ce jour le monde lui apparaissait de nouveaux comme il le voyait dans le passé, un lieu bien différent de celui qu'il quitta le jour de sa mise à mort. Enfin l'esprit Sith recouvrait la liberté. En se concentrant il fut rapidement capable de voir les fils de force qui s’étalaient dans toutes les directions. Cette concentration était anormale, il y avait là des sensitifs et non pas seulement ceux qui se trouvaient dans cette pièce ... Sentiments et nouvelles connaissances apparaissaient à son esprit, c'était là ce qu'il partageait avec le Jedi qu'il venait de posséder. Rapidement en vue de ces nouvelles informations le monde lui parut différent, il se trouvait à une nouvelle époque, faible, au milieu de Jedis...

      :maîtrejedi: « - Mon enfant ! Votre maître revient à lui ! Hurza ?! Vous allez bien ?»

      Une main puissante se saisie de son épaule, Melchior l’aidait à se relever. Tous ignoraient qui était à présent aux commandes du corps d’Hurza. Pourtant l’aura qui entourait le chevalier semblait augmenter soudainement, le tout de façon exponentielle. Soudain les deux hommes se regardèrent dans le blanc des yeux, les sourcils de melchior se froncèrent alors une nouvelle fois avant de lâcher Hurza qui très faible, retomba à terre. Il se mouva avec difficulté afin de se relever un tant soit peut et parvint aux prix de lourds efforts à se tenir à genoux. Alors qu’il était à terre, face à Melchior un large rictus se dessina le long de ses lèvres.

      « - Hin Hin … Hurza ?! Celui que vous appelez Hurza n’est malheureusement plus dans capacité de vous répondre vieille barbe grise … »

      L’intonation de sa voix avait changée, quelque chose cloquait vraiment. La force semblait s’être agglutinée autour du chevalier comme si certaines barrières venaient de s’abattre… les barrières du côté obscur. La sinistre réalité commençait à s’introduire dans l’esprit de Melchior mais il était déjà trop tard... Le sage semblait l’avoir remarqué et avait sortit son sabre laser, prêt à devoir agir s’il le jugeait nécessaire. Droit devant Hurza tel un bourreau qui attendait de réaliser sa basse œuvre, un regard des plus accusateurs contemplant le supplicié, il prit la parole dans une intonation des plus grave. 

      :maîtrejedi: « - Qui es tu … Sith ? »

      Sith ! Les paroles délivrées par le vieillard étaient si forte en contenue qu’elles se répercutèrent en écho dans les oreilles des trois membres présents. Pourtant celui qui se présentait sous les traits d’Hurza ne le nia pas, ni même ne broncha. A même le sol, avec la même intonation liant sagesse et charisme il s’adressa à Melchior.

      «- Mon nom ? Il y à bien longtemps que la chose ne me fut pas demandée… Je me prénommais dans le passé Slice Bloodrush … Ombre parmi les ombres, occulté de mon vivant… L’homme au masque de sang. Je suis un paria... Abandonné par les miens et tués sous les ordres de mon ancien frère… Mais ce nom ne vous diras rien tant j’ai vécu dans l’ombre de ce dernier … De ce traitre ! Lui qui m’a affublé du nom de parjure !  Cet enfoiré d’Omega ! »

      Sous le coup de la colère une des grilles de ventilation explosa, le visage d’Hurza bien que marqué par la fatigue n’était plus le même, son attitude elle-même avait changée. Melchior avait la confirmation de ce qu’il craignait, l’individu semblait bel et bien être un Sith et commençait à recouvrir lentement sa puissance. Pire, il s’avérait être un ancien compagnon de l’empereur lui-même. Celui qui à présent faisait massacrer les leurs, celui qui c’était assit sur le trône d’empereur par le sang et les larmes. Le vieil homme activa son sabre dans un geste déterminé.

      :maîtrejedi: « - Par ordre du conseil Jedi en exil, au nom des vestiges de l’assemblée sénatoriale de la république, vous, Sith, êtes en état d’arrestation. Rendez vous où je répondrais par la force. »

      « - Me rendre ? Pour qui vous prenez vous vieil homme ? Le visage du maître Jedi fixait à présent le sage du conseil avec insistance tandis que son corps se relevait doucement dans des gestes sacadés. Hurza ressemblait en cet instant à un pantin, poupée de chiffon qui lentement se levait, sous l’action bienveillante d’un marionnettiste.  Vous ne connaissez rien …  La ténèbres, la lumière … Tant d’amalgames … Vous êtes ignorant et faible … »

      :maîtrejedi: « - Voila donc un refus, je ferais ce qui doit être fait. »

      Melchior leva son épée, il allait à présent agir avec les tenants et aboutissants que cela comptait, pour la survie de l'ordre Jedi le viellard allait faire couler le sang.

      « -  Hey attendez ! Faites pas l’con ! Hey mais att… »

      Les complaintes du Sith ne servaient plus à rien la décision avait été faite. Le sage Melchior semblait avoir compris la fatidique vérité : Hurza était dorénavant possédé par un esprit Sith. Ce qu’il ressentait ne présageait rien de bon, il était puissant, une puissance qu’il regagnait de minute en minute, il fallait agir avant qu’il ne soit trop tard. Le choix lui avait été proposé et la réédition avait été déclinée.
      Il ne c’était pas donné la peine de bien écouter les paroles du Sith certain qu’il tenterait de le tromper dans la plus pure tradition de cette caste religieuse. Se fut résolut et bien qu’il n’encourageait jamais l’usage violence que le vieil homme c’était résigné à agir. Tuer un innocent sous l’emprise d’un Sith était un sacrifice à faire tant le danger pour l’ordre tout entier était grand ! Les Jedis avaient déjà agis dans ce genre de situation lors de la grande guerre, il fallait parfois renoncer à une chose pour en sauver une de plus grande importance… La vie et sa sauvegarde était une chose bien cruelle. Un ancien compère de l’Empereur Sith était là sur Hoth ! Leur base secrète ! Dernier rempart contre les Siths et leur purge massive ! Le choix qu’il avait du faire avait été très rapide et c’était à présent dans une configuration des plus déterminé qu’il s’apprêtait à tuer celui qui se nommait Slice et donc,… dans la même mesure tuer son hôte : Hurza. En moins de temps qu’il en fallait pour battre des cils le maitre jedi  rabattit son épée.

      Pourtant Slice/Hurza, n’avait pas bougé… Il se contenta, impassible, de brandir son bras en direction de Melchior. Le vieillard était trop lent en comparaison de la fougue jeunesse : l’instant d’après une vague de force fondit dans la direction du maître du conseil le prenant par surprise et l’envoyant heurter un mur. Il s’effondra assommé tant le choc fut brutal mais eut le temps de crier un ordre des plus clair à l’adresse de Senara avant de perdre connaissance :


      :maîtrejedi: « - Tue le ! »

      Mais déjà Hurza c’était relevé et contemplait ses mains avec ébahissement. Avec une attitude des plus surprenantes il les apposa  à sa bouche avant de regarder avec étonnement, il ne saignait pas… Un nouveau corps s’offrait à lui, plus de maladie, plus de souffrance, lui qui des années durant vomissait son propre sang à tel point qu’on lui attribuât le surnom peut flatteur de masque de sang !  Enfin, enfin il était libre et pouvait contempler le monde. Le regard levé il scrutait en vain le plafond de la pièce lui donnant un air dément. Il jubilait.

      « - Le corps d’un maître Jedi, rien que ça ?! Je n’aurais put rêver mieux mais me voila à présent moi même bourreau...  Enfin libre … Combien ? Combien de temps ais-je attendu en vain ?... Un ? Deux ? Cinq ? Dix ans ? L’Omega pensait-il vraiment qu’envoyer 4 de ses disciples serait suffisant ? Ils ne m’ont eut que par traitrise … Nous avions une promesse …  De l’époque ou nous étions frère, par le cœur et par la force… Omega l’aurais-tu oubliée ?
      Bannis de ma propre patrie … ! Abandonné, trahis par mon frère et … ami … !  Seigneur Crow, Silver ?! … Pourquoi ? Pourquoi m’avez-vous donc abandonnés ce jour ou j'eus tant besoin de votre aide … ?! Car ce jour là le ciel s’est envolé en un nuage de fumée. Le masque et le miroir se sont brisés, mais mon voile toujours caché. Le soleil s’est couché et la lune s’est levée. Mon cœur mis à nue, tout a disparut. Je ne veux plus de toi, dans mon coeur tu es mort… Depuis longtemps j'ai perdu la foi. Crains-moi mon frère et souviens toi de la douleur de ton épaule...»


      Hurza ou du moins celui qui possédait à présent son corps s’avança d’un pas décidé en direction de la sortie. Il avait dors et déjà le projet de quitter cette pièce et de retourner à son lieu de culte sur Coruscant. L’esprit du Sith n'ignorait pourtant pas le funeste destin qui s’était abattu sur son propre corps et ses frères maintes années plus tôt. Lui-même avait été massacré quelques années plutôt par les Siths sous l’ordre direct de l’Omega … Le culte de Cypher n'était plus, du moins c'est ce que les Siths pensaient. Car à présent, tel le phénix, la 3ème branche Sith s'apprétait à renaitre de ses cendres avec comme premier acte le retour du guide, Slice Bloodrush, le paria...

      Mais pour partir il lui fallait faire face à un élément insoupçonné. Face à lui se tenait là une Senara grelottante, frêle et limite au bord de l’évanouissement. Malgré tout cela elle avait saisie son épée et semblait bien décidée à lui bloquer la sortie. Slice, car c’était bien lui, n’avait pas dégainé son sabre pour autant. La violence gratuite n’avait jamais été dans ses habitude d’autant plus qu’il se devait de ne pas sous estimer ou contrarier l’esprit d’Hurza. La domination qu’il exerçait sur le corps de ce dernier avait ses limites, agresser la padawan pouvait faire changer la donne et réveiller le Jedi. Or c’était bien là une chose qu’il fallait éviter à tous prix pour le Sith. Malgré tout cela, sans même le vouloir, l’aura croissante qu’il dégageait en cet instant serait bientôt si forte qu’elle pourrait se répercuter de manière négative sur la jeune padawan bien trop sensible à la Force. Restait l’espoir qu’une telle rencontre ne la terrasserait pas.

       En silence le bonhomme termina les quelques pas qui le séparait de la téméraire jeune fille et se contentât de s’agenouiller en face de cette dernière. Il se trouvait si près d’elle que les deux visages n’étaient séparés que d’une dizaine de  centimètres. Les deux êtres se fixaient l’un l’autre sans mots, restait à savoir ce que se préparait à faire le surprenant personnage. Les yeux d’Hurza qui étaient d’ordinaire d’un beau bleu semblable aux flots des océans de Kamino avaient changés de manière drastique. Ceux-ci paraissaient à présent plus clairs voire à la limite d’un blanc nacré. Il y avait là plusieurs marques physiques inéluctables de la possession du Jedi. Pour sauver Hurza, captif de son propre corps il ne restait en cet instant qu’une infime lueur d’espoir vaillante mais condamnée à la nuit... Slice continuait de fixer la padawan avec une insistance toute particulière, son regard se perdant dans ses yeux… L’attitude avait changée mais la chose semblait la même, il semblait lire en elle tout en puisant dans ses propres souvenirs. Il apposa son index sur les lèvres de la padawan lui signifiant de ne pas gaspiller de paroles inutiles.

      « - Senara  Daïtan c’est cela ?... Hmm. N’aie pas peur ma petite je ne te veux aucun mal … Je regrette sincèrement de t’enlever ton maître mais j’ai besoin de lui ; du moins de son corps… Il me faut terminer ce qui fut commencé. Si je suis ici alors l’heure est proche et les pions placés ne peuvent plus longtemps être ignorés. Les jours sombres s’annoncent... L’être singulier huma l’air quelques instants. Cela faisait tant d’années qu’il avait perdu son corps que toutes ces sensations étaient à présent une bien étrange redécouverte. Slice Bloodrush se sentait revivre. Il re-goûtait enfin aux délices d’une enveloppe charnelle. Le simple fait de communiquer s’avérait être une bénédiction, lui qui des années durant n’avait connut qu’attente et solitude… Ton maitre n’a jamais été capable de te faire part clairement de ce qu’il ressentait pour toi. D’une certaine manière il semble ne pas être capable d’exprimer grand chose ... Ça ne sera en aucun cas à moi de t’en faire part. Soit seulement consciente que tu as sans doute été une des rares dernières sources de gaité chez ce dernier depuis l’avènement des sinistres évènements qui firent tressaillir son cœur. Tu es prometteuse et douée, il est fier de toi et je doute qu’il eut trouvé d’autres raisons de vivre ces derniers temps s’il ne t’avait pas rencontré… Le Sith ôta son index laissant la bouche de Senara libre de tout mouvement.
      Mais c’est peiné que je me trouve obligé de vous séparer ! Ne soit pas surprise par mes propos car sache que ce qu’il sait et ce qu’il à vu sont à présent miens. Et ce que je sais, ce que je vois, il le voit. Là est le lien entre deux êtres : moi et ce jedi. Il est conscient mais entravé, partageant souvenir et sentiment, ne pouvant qu’être le spectateur de ce qui fut anciennement son corps. C’est ainsi que fonctionne la symbiose entre nos deux êtres ! »

      Symbiose était plutôt un grand mot vu qu’en cet instant l’esprit du Sith squattait littéralement la tête d’Hurza sans lui demander réellement son avis. Le jedi était là, quelque part, conscient, mais un spectateur bien impuissant. Slice était dors et déjà le marionnettiste et le corps du chevalier restait ni plus ni moins qu’un pantin à la merci de l’étrange personnage. « - Ohhhh, calme toi mon enfant… Il n’est pas mort… Il va ‘’bien’’ ne t’inquiète pas…Ton maître est quelque part par ici. » Slice désigna un instant son cœur de l’index dans un des gestes des plus sérieux avant de pencher sa tête plus près que jamais de celle de la jeune fille. Les yeux blancs se déversaient dans les siens, pénétrant en elle et son esprit et feuilletant chacune de ses pensées. Chaque secondes qu’il passait l’air semblait se charger. Le Sith reprenait encore et encore sa force, lentement mais surement. Si la tombe de Dark Heran ou le Pau’an avaient étés déroutant par la Force qu’ils dégageaient l’homme en face d’elle en cet instant était unique. La puissance d’un maître Sith se libérait doucement, chaque battement de cœur semblant résonner comme jamais. Slice avait longtemps été le compagnon et l’égal de l’Omega. Le nouvel Empereur ne devait son surplus de puissance qu’à sa traitrise lors de la première bataille de coruscant. Ce fut dans les ruines du temples Jedi qu’intervint ce qui devint la première cession Sith, lorsque Slice fut témoin du meurtre de ses propres compagnons par celui qu’il considérait comme un frère. Ce jour là le mépris de la vie qu’éprouvait son amie le marqua à jamais. Une inégalité qui ne tarderait pas à disparaitre. L'arbre blanc de Cypher ne tarderait pas à re fleurir...

      « - Mais tu dois comprendre que je ne peux te laisser ton maitre à présent !  Tu dois être forte et accepter l’idée que dorénavant tu devras continuer sans lui. Je ne suis pas prêt de renoncer à ce corps !  
      Je sens bien des choses en toi… ?! Tu as un grand potentiel cela ne fait aucun doute ! Ça à été remarqué et par maintes personnes ! Mais reste sur tes gardes car ton ordre sera bien désireux de t’utiliser avec la disparition du garde fou que constituait ton maître. Ouvre les yeux et tu verras par toi-même la vérité. Les Jedis t’ont enseignés de supprimer tout sentiments, de ne devenir qu’un pantin sans âme au service de la prétendue force. Pourquoi vivre sans sentiment et servir l’ordre Jedi ? On vous enseigne que les sentiments mènent au côté obscur mais ce n’en est rien ! Ne sont là que foutaises ! Les passions n’ont pas à disparaitre. La réalité c’est qu’une telle condition humaine est bien sinistre et ceci tu ne peux le nier. Qui sont les pires, ceux qui s’ouvrent à leur cœur ou ceux qui refusent de l’écouter ?
      Les Siths, eux, ont de tout temps compris la vraie place de la passion et des sentiments. Elle génère aussi de la puissance… Mais ce culte souffre de l’image négative transmise par bons nombre de ses membres indignes, c’est une chose que je t’accorde. Mais ces jours sont comptés.
      Les sourcils du corps d’Hurza se froncèrent, Slice ne semblait pas porter les Siths de l’ordre dans son cœur…
      Pourtant nous ne sommes pas tous comme cela contrairement à ce que votre conseil tente de vous faire croire… Ce n’est pas la faction qui détermine nos actions mais bel et bien les êtres qui choisissent de faire le bien et le mal. J’ai vu des Jedis faire le mal … Et j’ai vu des Siths faire des actions que l’on attribuerait à tord aux chevaliers…  Mais une chose est sure jeune fille … Se refuser d’écouter ses sentiments, d’entendre ce que nous dictes notre cœur, c’est se condamner et renoncer à son humanité. Si l’homme connait amour et colère ce n’est point pour se le masquer... Alors pourquoi supprimer en vous ce qui fait de vous des hommes ? La réponse vous la connaissez, mais pourtant vous la masquez : pour vous pousser à servir sans arrières pensées la volonté de vos maîtres !
      Il est étrange que jamais le conseil jedi, pourtant l’unique sphère d’autorité de votre ordre, n’ait été mentionné dans le code Jedi ? Et pourtant, de tout temps, ce sont eux, qui se nomment sages, qui décident pour vous ! Ils ont fondés une hiérarchie proche des serfs. Novices, padawan, chevaliers, maîtres, vous les servez avec aveuglement au nom de leur sagesse. Vous humbles Jedis êtes condamnés à les servir, esclaves ignorants.... Vous êtes sensés agir selon la volonté de la force, mais la force ne parle pas, n’agie pas… ce n’est qu’un flux et un reflux sans alignement. Elle est et elle sera quoi qu’il advienne. Ce sont eux : vos sages, qui parlent en son nom. Je ne vois là que prophètes ! Aux visions étroites, bornées et manichéennes. Tes maitres sont bien trop amoureux du pouvoir pour s’en détacher, et ceci sans s’en rendre compte… Et jamais ils ne comprendront que le monde n’est qu’une infinité de gris ! »


      Slice venait de terminer un bien étrange monologue sur l’ordre Jedi. Ses propos bien que particulièrement rude étaient sous fond de franchise, il n’était pas du genre à tenter de faire sombrer un esprit inferieur au sien dans le côté obscur. Les mots prononcés en cet instant sonnaient vrai et apportait là une vision aussi bien extérieure à l’ordre par ses expériences qu’intérieure par les souvenirs qu’il récupérait de l’âme d’Hurza. Le conseil n’avait techniquement jamais eut de véritable légitimité et quand on regardait leurs actes la question de la sagesse pouvait être soulevée. Quant au code Jedi en lui-même il se rapprochait du code Sith… Une suite de phrases stupides et inutiles dans lesquelles ont pouvait tout voir et son contraire. Bloodrush avait brûlé dans le passé le code Sith tant il le coïnciderait ce dernier comme tissus de mensonges. Ses yeux qui s’avéraient si troublant se refermèrent. L’étreinte que la force occupait sur Senara sembla un instant se relâcher… Sans pour autant disparaitre.  

      « - Je sens aussi le doute, la tristesse, la peur et une certaine colère à cette annonce… ?! Est-ce pour ta vie ? Pour ton ordre ? Pour ces sages du conseil ? Pour ton maître ? Qu’elle qu’en soit la raison hôte cela de ton esprit ! N’écoute donc pas cette colère et toutes ces sombres pensées jeune fille. Forge toi tes opinions. Trace seule le chemin qui sera tient. Et cette tâche commence en ce jour ici bas ! »

      D’une manière générale le sombre Sith avait toujours considéré que les êtres étaient maitres de leur destin. Il comptait bien passer de la théorie à la pratique sur le fond d’un adieu certain entre Senara et son maître. Tout en secouant légèrement l’enfant pour ne pas qu’elle s’évanouisse la main gauche d’Hurza se referma brusquement sur  la main droite de Senara. Les doigts crispés de la jeune padawan tenant toujours fermement son sabre éteint. Avec force le Sith  amena l’arme sur sa propre poitrine tout en gardant son emprise... Là, le sabre pointé en direction de son cœur il regarda la jeune fille avec calme. Elle ne pouvait se débiner, le Sith était à sa merci. Elle n’avait qu’à activer la lame pour qu’il soit foudroyé l’instant suivant.

      « - Libre à toi de choisir Senara Daïtan... !  C’est en cet instant que pour la première fois de ta vie tu es véritablement maitre de ton destin. Libre à toi d’agir comme tu le désires ! Car c’est de ton action que dépend à présent le destin de ton maitre et de moi-même. Tout deux sommes liés par ce corps. N’agie pas selon des codes ou des préceptes… mais bel est bien avec ton cœur ! Car le cœur à des raisons que la raison ignore et non l’inverse. Une fois la phrase terminée le ton du Sith changea, celui-ci était beaucoup plus autoritaire… Sa main empoignait celle de Senara avec force afin de l’empêcher de se débiner, elle ne pouvait pas faire marche arrière.
      Alors Senara Daïtan, il est temps pour toi de choisir !

      Laisse là ce conseil qui vous manipule et ouvre-toi à ton cœur. Pousses toi et laisse moi passer... Si c’est ce que tu souhaites alors accompagne-moi ! Ensemble, maître et élève nous œuvrerons à faire appliquer ce qui doit être fait pour que nos familles coexistent. Juges impartial et bourreaux nous ferrons appliquer le châtiment que méritent les traitres à la solde de l’Omega et ses collaborateurs ! Pour qu’enfin nous puissions vivre en paix… sith et Jedis, comme se fut le cas lors de l’après Guerre.
       
      Ou alors agis en Jedi mon enfant ! Fait ce que ce vieil homme à tenté de faire ! Obéie à l’ordre d’un des membres du conseil ! On ne peut faire plus clair dans ce qu’il t’a ordonné de faire ! Tue ! Et  juge ô combien les tiens sont catégoriques lorsqu’il est question de rencontrer le gris ! Fait abstraction de tes sentiments, devient l’arme par laquelle la force se manifeste, dévouée à ton conseil et aux valeurs de ton ordre tel que l’on te l’a enseigné ! Il t’est possible de mettre fin à tout cela… Active ton sabre Senara Daïtan et tue moi !

      Si tu ne l’active pas tu auras failli ! Tue-moi ! Car sinon je serais alors en mesure de quitter ce lieu avec le corps de ton maître. Ce sera alors des adieux… Soit consciente d’une chose : si je meurs, alors il mourra. Mais si je pars je verserais le sang. Car nul de ceux qui resteront fidèle à celui qui se prétend Empereur ne seront épargnés. La guerre des Seigneurs Siths aura dors et déjà commencée.

      C’est à toi qu’incombe en cette heure la dure épreuve de faire un choix aux lourdes conséquences, pour toi, pour moi, pour ton maitre, pour le futur... »


      Une larme perla le long de la joue gauche du visage d’Hurza.
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        #3

        Post n°3
        Auteur : Senara

        Senara était sortie de la salle du conseil à la suite d'Hurza, un peu troublée. 
        Si elle avait toujours été consciente que les actes de son maître étaient parfois, même souvent, à la limite de ce qui était accepté par l'ordre, elle n'avait jamais remarqué la moindre parcelle d'ombre chez lui. Il était Jedi, sans aucun doute. Et si elle elle avait pu voir cela, pourquoi les maîtres du conseil ne s'en rendaient-ils pas compte? Pourquoi le considéraient-ils comme un suspect? 
        Il avait peut-être fait des choix dangereux pour elle, mais ils s'en étaient tous les deux sortis. N'était-ce pas un signe que c'était ce qu'il fallait faire? Une marque que la Force le guidait... Ces maîtres qui disaient suivre les voies de la Force n'étaient-ils donc pas capables de voir ses signes les plus évidents? ou alors... non, l'autre solution était encore pire... 
        Il valait mieux penser que leur dureté venait de l'époque troublée et si périlleuse pour l'ordre, ils ne pouvaient pas se permettre de courir le moindre risque. 
        Même si Senara ne voyait pas quel risque son maître pouvait représenter... 

        Hurza s'arrêta dans l'antichambre du Conseil et lui adressa des paroles de félicitation. Mais le coeur n'y était pas elle le voyait bien. Même quand il lui ébouriffa les cheveux. 
        Puis, se laissant tomber au niveau de sa padawan, le maître maintenant suspendu la serra contre lui, avant de se mettre à pleurer. Maladroitement, la petite padawan passa ses bras autour du coup de son maître pour essayer de le réconforter.

         
        Après cette séance plus que mouvementée au conseil, elle se retrouvait dans une situation sans doute inédite, et elle ne savait pas comment réagir. Elle cherchait à remettre de l’ordre dans ses pensées, mais la femme de ménage, visiblement de mauvais poil, ne lui en laissa pas le temps, et les chassa sans ménagement, avant d’aller s’en prendre au padawan aveugle qui attendait plus loin.
        Mais Senara n’eut pas l’occasion d’intervenir. Le chevalier Cordana arrivait, et s’en prit assez vertement à la mégère. Avant de revenir vers eux. Elle s’adressa à Hurza, elle devait avoir senti son chagrin, et elle s’efforçait de le chasser avec un peu plus d’efficacité que Senara. Son intervention arracha un sourire à la padawan et parurent remettre sur pieds le pauvre Jedi.
        La Jedi les quitta pour aller à son tour affronter le conseil.
         
        J’aimerais pas être à leur place…
         
        Au moment même où elle pensait ça, Senara se rendit compte qu’elle ne savait pas trop si elle parlait des maîtres du Conseil ou des deux chevaliers de Dxun.
         
        Puis Hurza l’entraîna  travers la base. Il voulait lui parler. Ça faisait un moment qu’il voulait lui parler si elle se souvenait bien…
        Encore une fois le sens de l’orientation plus que défaillant du Jedi l’obligea à prendre la direction des opérations, au moins jusqu’à la salle d’entraînement.
        Mais il était dit qu’ils n’y arriveraient jamais. Un maître Jedi surgit tout d’un coup dans un couloir et les intercepta. Senara identifia Melchior, connu pour être quelqu’un de… difficile.
        Il voulait montrer quelque chose à Hurza. Senara n’aimait pas ça, mais elle n’avait pas son mot à dire. Elle se retrouva obligée de suivre les deux maîtres dans une salle. Arrivée devant la porte, elle eut un moment d’arrêt. Non, décidément elle ne voulait pas entrer là-dedans. Il n’y avait absolument aucune raison à ça, mais elle ne voulait pas…
        Elle entra pourtant à la suite des deux hommes. Son regard fut rapidement attiré par l’holocron. Encore un maléfice imaginé par les Siths. Quelle menace celui-ci pouvait-il bien cacher ?
        Senara restait les yeux fixés sur l’objet, comme hypnotisée.
        Elle ne prêta aucune attention au discours de Melchior, pas plus qu’à la réaction paniquée d’Hurza.
        Il fallut que celui-ci lui hurle littéralement dessus pour qu’elle réagisse.
        Elle cligna plusieurs fois des yeux. Amorça un mouvement de recul. Mais ce mouvement fut interrompu par l’ouverture de l’holocron. Quand ses yeux se furent habitués à la lumière sortant de l’holocron, Senara put voir une forme spectrale, un esprit Sith, mais ça, la jeune fille l’avait compris dès l’ouverture de l’objet. Il se tourna vers elle. A nouveau, son hypersensibilité allait lui jouer des tours. Le spectre était une masse pure de Force Obscure, et celle-ci assaillait l’esprit de la padawan, sans que l’esprit en aie même conscience probablement.
        Elle ne pouvait plus bouger, elle avait du mal à respirer même, elle ne tremblait pas encore, mais cela ne saurait tarder.
        Les choses empirèrent quand l’esprit lui parla, ou plutôt quand la voix de l’esprit résonna directement dans sa tête. Il lui posait des questions, nombreuses, impératives. Il voulait des réponses.
        La vision de la jeune fille se troubla, même si elle avait voulu lui répondre, elle n’aurait pas pu. Elle fermait son propre esprit à celui du Sith, ce qui énervait apparemment ce dernier. Mais si elle ne le faisait pas, elle savait qu’elle sombrerait.
        Mais de toute façon, elle ne pourrait pas tenir bien plus longtemps.
         
        Hurza, qui avait appris  reconnaître ces signes intervint, juste à temps. Il se jeta entre sa padawan et le spectre, libérant Senara de l’emprise du Sith.
        Elle prit une grande inspiration, comme quelqu’un qui a cru se noyer, et qui rejoint la surface et l’air libre
        Elle reprit péniblement pied dans la réalité, pour constater que la forme spectrale avait disparu et que Hurza semblait mal en point au milieu de la pièce.
         
        NON !
         
        Elle se laissa tomber près du corps de son maître, incapable de faire quoi que ce soit, incapable même de réaliser ce que constatait Melchior.
         
        « - Mon enfant ! Votre maître revient à lui ! Hurza ?! Vous allez bien ?»
         
        Elle réagit par contre à ces derniers mots, mais sans doute pas de la façon qu’attendait Melchior. Elle se releva d’un bond et s’écarta des deux hommes. Elle semblait avoir compris avant même que celui qui n’était plus Hurza parle et révèle ainsi que l’esprit du Sith s’était emparé du corps du Jedi.
         
        Un cauchemar ! ça doit être un cauchemar… ça ne peut pas être vrai…
         
        Le temps que son propre esprit admette la réalité de la chose, Hurza… non, pas Hurza, le Sith… avait envoyé Melchior redécorer le mur. Avant de perdre connaissance, le vieux maître eu le temps de lancer un ordre à Senara.
         
        « - Tue le ! » 
         
        Le tuer ? Il semblait avoir complètement oublié la padawan, il contemplait le plafond tout en débitant un monologue incompréhensible, où revenait pourtant l’idée de trahison et de vengeance.
        Senara profita de ce monologue (décidément, les méchants ne sont pas originaux, il faut toujours qu’ils fassent un monologue…) pour se placer devant la porte. Elle ne savait pas ce qu’elle allait faire, mais elle savait qu’elle ne pouvait pas laisser ce Sith s’enfuir avec le corps d’Hurza.
        Bizarrement, l’influence du côté obscur semblait avoir fortement diminué depuis que le spectre avait investi le corps d’Hurza. Comme si l’influence du Jedi (quoi qu’il soit devenu) combattait celle du Sith. Au moins, elle ne risquait pas de s’évanouir… pour l’instant.
        Mais alors qu’il se rapprochait, elle se rendit compte que son aura grandissait de nouveau. Au moins, c’était clair, elle devait régler la situation, peu importait comment, au plus vite. Mais c’était plus facile à dire qu’à faire. L’homme qui lui faisait face était un Sith, sans aucun doute, mais c’était aussi Hurza. Et même si ça n’avait pas été le cas…
        Senara ne pouvait pas se résoudre à tuer. Pas comme ça, pas dans une exécution pure et simple. S’il y avait bien un principe qu’elle avait retenu de Little-Lorrd, c’était celui-là : il n’y a rien de plus précieux que la vie, il ne faut l’ôter qu’en toute dernière extrémité, et il ne faut jamais se réjouir de la mort de quelqu’un, même un ennemi. Si les nomades de l’espace avaient eu à se battre à plusieurs reprises, et s’ils l’avaient à chaque fois fait avec un certain talent, et une volonté farouche, ils avaient toujours, après les combats, pleuré leurs adversaires tombés aussi bien que leurs propres morts. Et Senara avait gardé cette philosophie gravée au plus profond de son esprit.
         
        La petite padawan ne savait pas quoi faire. Et bien vite, elle se retrouva incapable de faire quoi que ce soit. Le Sith avançait, et elle restait là, tétanisée, comme hypnotisée. Elle ne pouvait pas faire le moindre geste.
        Il était maintenant juste devant elle. Pour l'empêcher de parler, il lui posa un doigt sur les lèvres. Ce contact la fit tressaillir, il laissait comme une impression de brûlure, mais une brûlure causée par le froid. Le genre de brûlure assez connu sur Hoth.
        Puis il l’appela par son nom, il ne pouvait pas le connaître pourtant… à moins qu’il n’ait accès aux souvenirs d’Hurza… cette pensée avait de quoi faire frémir. Mais si Senara tressaillit de nouveau, ce n’était pas à cause de ça.
        Entendre son nom dans la bouche du Sith, et sentir son doigt sur ses lèvres était presque insupportable pour elle. Une preuve, s’il en était encore besoin, qu’Hurza était bel et bien possédé par l’esprit Sith. Elle se remit à trembler. Et elle comprit qu’elle ne pourrait rien faire pour l’empêcher de quitter la pièce. Il n’aurait qu’à la pousser légèrement pour qu’elle s’effondre.
        Pourtant il n’avait pas l’air décidé à lui faire du mal. Il commença à parler, calmement, comme s’il ne se trouvait pas au beau milieu d’une base où tout le monde voudrait le tuer en découvrant la vérité.
        Il lui parla de son maître, la rassurant sur son sort, il était encore vivant, mais « prisonnier » de son propre corps… il s’excusa aussi de ce qu’il faisait. Ça n’avait aucun sens. Personne ne l’obligeait à faire ça, c’était son choix, à lui de l’assumer. Qu’est-ce qu’il cherchait en s’excusant ? Senara n’arrivait pas à aligner deux idées cohérentes, les paroles même du Sith avaient du mal à se frayer un chemin à travers les protections mentales qui tentaient tant bien que mal de la maintenir consciente.
        Elle n’en perdait pas un mot, elle les enregistrait sans s’en rendre compte, elle serait sans doute capable de les analyser plus tard, mais sûrement pas à l’heure actuelle.
        Mais il n’avait pas fini, il enchaîna sur une critique de l’Ordre Jedi, et une mise en garde, ce à quoi on pouvait s’attendre, mais aussi à une critique des Siths. Ce qui était plus surprenant.
         
        Trahison, ressentiment, vengeance, ces émotions flottaient dans l’air, perturbant la Force, presque tangibles. Mais est-ce qu’elles venaient du Sith, ou de Senara ? Elle-même était incapable de le dire.
         
        Bizarrement, ça l’aidait à reprendre pied, relativement, elle ne semblait plus sur le point de perdre connaissance, même si son état n’était toujours pas brillant.
         
        Qu’est-ce qu’il essaie de faire là ?... Où il veut en venir ? « Qui sont les pires, ceux qui s’ouvrent à leur cœur ou ceux qui refusent de l’écouter ? » Voilà une question intéressante… mais qui ne pose pas les vrais problèmes… l’Ordre Jedi refuse l’existence même des sentiments… c’est vrai… mais les Siths se laissent dominer par leurs émotions… Qu’est-ce qui vaut mieux alors ?... « Forge toi tes opinions. Trace seule le chemin qui sera tient. Et cette tâche commence en ce jour ici bas ! » Si tu crois que je t’ai attendu pour commencer… Qu’est-ce qu’il fait ???
         
        Senara se retrouva avec le sabre éteint au niveau du cœur d’Hurza… ah non, du Sith… le Sith qui lui maintenait avec force la main, l’empêchant de faire tout mouvement pour se dégager.
        Les yeux écarquillés, elle fixait son arme, cette arme qu’elle n’avait pas voulu, et qui menaçait maintenant celui qui n’était plus tout à fait son maître, mais pas vraiment un ennemi non plus.
        Il lui laissait le choix… le tuer, et par la même occasion tuer Hurza, mais mettre fin à la menace qu’il représentait, et la chaîne de morts et de violence qu’il annonçait. Ou le laisser passer. Ou encore… la troisième possibilité qu’il évoqué manqua lui soulever le cœur… le suivre ? Le suivre dans une voie de sang et de mort ? Jamais !
         
        Bourreaux ? Oui c’est tout à fait le mot… bourreau… je ne me placerai jamais en juge, et encore moins en bourreau… De quel droit le ferait-on ?...
         
        Sur les dernières phrases du Sith, alors qu’il n’avait pas tout à fait fini de parler, Senara se rendit compte qu’elle pleurait. Des larmes silencieuses et solitaires roulaient sur ses joues, l’une après l’autre.
         
        Trois choix. Deux, puisque le dernier n’était pas envisageable. Deux choix donc. Mais quelque soit celui qu’elle ferait, il lui briserait le cœur elle le savait. Quoi qu’elle fasse, elle aurait d’ores et déjà failli. Failli à ce que l’Ordre attendait d’elle, ou faillit à ce qu’elle pensait être sa nature la plus profonde. Deux choix, mais aucun meilleur que l’autre. Deux choix, qui déboucheraient forcément sur une catastrophe. Deux choix qui se tenaient face à elle, comme deux juges terribles et intransigeants.
        Et son cœur saignait devant ces choix.
        Et son cœur pleurait.
        Et, finalement, son cœur lui apporta la solution. La troisième voie.
        Elle ferma les yeux, attendit que les larmes se tarissent, que sa respiration se calme, que la certitude du choix effectué s’installe en elle.
        Alors, sans rouvrir les yeux, elle projeta de toutes ses forces une vague de Force en direction du Sith. Ce n’était pas une attaque très puissante, mais elle eut l’avantage de surprendre l’homme.
        Il avait attendu sans crainte qu’elle active son sabre ou qu’elle s’écarte. Il ne semblait pas avoir envisagé qu’elle choisisse une troisième option.
        Il était maintenant à quelques mètres à peine, mais au moins, Senara était libre de ses mouvements.
        Dans un chuintement sourd, la lame verte de son sabre s’alluma.
         
        -C’est à moi de faire mon choix ? Quand ai-je jamais vraiment eu le choix ? Même maintenant, ce n’est pas de mon choix qu’il est question, mais du tien, de celui que tu m’imposes, Sith. Tu as causé cette situation, et tu m’imposes les différents choix. Où est mon choix là-dedans ? Tu me demandes d’écouter mon cœur, sais-tu seulement ce qu’il peut dire ? Sais-tu seulement ce que crie le tien ? Non… car ce n’est pas ton cœur… le tien, tu l’as perdu il y a longtemps… et si tu étais capable d’écouter celui de mon maître, tu ne me parlerais pas choix comme tu viens de le faire.
        Il n’a jamais été question de mon choix ici, mais bien du tien… Tu me demandes de choisir pour toi. Si je m’écarte, ou si je te suis, cela voudra dire que tu es libre de tuer et de te venger. Si je te tue, tu n’auras plus jamais à te poser la question du choix. Mais c’est ton choix ça ! Pas le mien ! Pourtant, tu ne veux pas prendre la décision toi-même, celle de me tuer, ou de retourner d’où tu viens…
        Je ne te tuerai pas. Ce serait un meurtre, une exécution, et je ne suis pas un bourreau, il n’y a rien de plus précieux qu’une vie, et on ne peut se permettre de la trancher qu’en tout dernier recours.
        Je ne te tuerai pas, mais je ne te laisserai pas passer non plus.
        Si tu veux quitter cette salle, tu devras m’affronter.
        Choisis Sith, mais choisis vite. Chaque minute qui passe réduit tes chances de sortir d’ici. Moi je ne crains rien, ma vie m’a échappée quand j’avais six ans, maintenant elle repose au sein de la Force.
        Ce qui doit être sera, quoi qu’on fasse. Alors à quoi bon s’inquiéter ? Il suffit de se laisser porter en restant attentif. Attentif à la Force, aux autres, à son cœur, ça revient au même, puisque la Force est en toute chose… Senara se plaça lentement en garde. J’attends ta décision, Sith.
         
        Elle était beaucoup moins sure d’elle qu’elle ne voulait le faire croire. La vague de Force l’avait vidée, et si elle réussissait, sans trop savoir comment, à ne pas trembler, elle savait qu’elle était au bord d’une énième crise.

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          Post n°4
          Auteur : Raiden

          Cela faisait maintenant un bon moment que j’attendais, assis près de la porte, que le Conseil daigne m’appeler à comparaitre. Afin de me présenter sous mon meilleur jour, j’avais troqué mes vêtements habituels pour une tenue de Padawan conforme au règlement de l’Ordre. Profitant de cette attente, je fermai les yeux et me concentrai sur les souvenirs que j’avais de cet endroit. Pendant un bref moment où mon esprit s’était ouvert à la Force, j’étais parvenu à percevoir le monde sous un nouveau jour. Mes yeux ne m’étaient plus d’aucune aide mais j’avais le sentiment de pouvoir sentir les choses grâce à la Force. Alors je me plongeai en méditation, ralentissant ma respiration et mon cœur afin de m’ouvrir à la Force. Je fus d’abords plongé dans le noir comme depuis mon réveil. Je me focalisai sur mes autres sens afin de les amplifier. Au départ rien ne changea jusqu’à ce que je sente un très léger courant d’air qui parcourait les couloirs. L’air glacé s’engouffra dans mes narines et je pus saisir certaines odeurs transportées par la brise comme cette odeur de produits qui brûla la gorge. La femme de ménage ne devait pas se trouver bien loin, surement occupée à nettoyer le sol. D’ailleurs, mon ouïe sembla aussi s’améliorer puisque des chuchotements jusque là inaudibles devinrent compréhensibles. La bonne femme paraissait assez énervée à en juger par les jurons qu’elle prononçait et il y avait de fortes chances que ce soit en rapport avec son travail. Au final, j’arrivai à capter quelques informations de l’environnement où je me trouvais mais  cela ne représentait qu’une quantité infime. Ce que j’avais ressentis dans l’infirmerie, c’était ça mon but. Je me concentrais encore plus et à mesure que la Force m’envahissait, mon corps se faisait de plus en plus lointain. Mon champ de vision commença à doucement s’élargir et, progressivement, je parvins à « voir » la Force qui circulait autour de moi. Je tendis une main devant mon visage et je vis mon aura qui s’en dégageait. Une idée germa alors dans mon esprit. Je la plaquai contre le sol et envoya une vague de Force à travers. Mon esprit parvint à percevoir une onde se propageant autour de moi sur le sol et le long des murs. L’expérience ne dura que quelques secondes mais grâce à ça, je repris confiance et me dis que cet handicap pourrait très bien devenir un atout. Bien sûr, j’allais devoir y consacrer de nombreuses heures d’entrainement.  
            
            
          Avec un timing parfait, la porte de la Chambre du Conseil s’ouvrit à ce moment précis. M’appuyant contre le mur, je me relevai en ramassant ma canne. Aux bruits de pas, je devinai que deux personnes venaient de sortir. L’une de ces deux personnes devait être de petite taille, assez frêle et agile tandis que l’autre marchant d’un pas pesant en trainant des pieds. J’en déduisis rapidement que la séance ne s’était surement pas passée contre prévue et que cette personne venait de subir un revers assez douloureux. Je réajustai mes vêtements en écoutant distraitement leur conversation. Je ne m’étais effectivement pas trompé. La personne qui avait le pas le plus gracieux était une fille. Senara. Et elle venait de passer Padawan. A cette idée, mon cœur se pinça et je dus me forcer à déglutir. Continuant mon analyse, l’autre devait surement être son Maître. Il essayait de la réconforter mais sa voix tremblait. Avait-il subit une quelconque sanction du Conseil ? Ça par contre je ne le savais pas.  
            
          Je me tenais bien droit devant l’entrée de la Chambre, attendant que les Maîtres m’autorisent à entrer quand soudainement j’entendis une autre personne arriver en grommelant. Aux jurons qu’elle prononçait, je reconnus de suite la femme de ménage. Elle marchait d’un pas rapide et énervé, frappant le sol de ses talons comme si elle voulait faire s’écrouler tout le complexe. Ma présence étant parfaitement légitime dans ce lieu, je ne m’inquiétai pas plus que ça. Elle s’arrêta juste derrière moi et força le Maître Jedi et sa Padawan à partir. Puis, avant que je puisse réagir, elle me frappa dans les reins avec son arme atypique. Déséquilibré et surpris, je voulus me rattraper au mur le plus proche mais je trébuchai et m’étalai sur le sol, ma canne volant un mètre plus loin. Allongé sur le sol, je parvins avec peine à prononcé quelques mots.  

           
          -J’attends… J’attends mon passage devant le Conseil.  
            

          D’autres bruits de pas se dirigèrent vers nous. C’était un défilé ou quoi ? Les gens venaient et repartaient aussi vite que le vent. Et cette fois, la personne. Non. Les deux qui arrivaient semblaient véritablement énervés. D’ailleurs, l’une des deux vint se placer derrière fois et sermonna la femme de ménage au sujet de son comportement. La voix était celle d’une femme et l’intonation forçait le respect. Je sentis mon estomac se nouer rien qu’en écoutant ses paroles. Puis, étrangement, le seau de la mégère se renversa et l’eau qu’il contenait se répandit sur le sol jusqu’à mes mains.  
            
          Je me sentais vraiment mal et surtout, je me sentais humilié. Honteux, je tâtonnai maladroitement le sol autour de moi à la recherche de ma canne pendant ce qui me parut des heures. Mes oreilles chauffaient et mon visage avait surement tournée au rouge. Sans un mot, je me relevai après avoir récupérer ma canne et, oubliant le Conseil, m’enfuyais de cet endroit. Sans le vouloir, j’empruntai le même chemin que le Maître Jedi et sa Padawan avant moi.  
            
          Encore peu habitué à me déplacer sans mes yeux, je marchai très lentement en faisant attention à tous les obstacles. Heureusement, les Jedi étaient dans l’ensemble très organisés et rien ne trainait dans les couloirs. Au passage, je croisais d’autres personnes mais, étant très absorbé par mon parcours, je ne prêtais pas attention à ce qu’ils disaient. Toutefois, je sentais quand même le regard des autres sur moi. Voir un Jedi aveugle et tâtonnant un peu partout pour s’y retrouver ne devait pas être chose courante.  
            
          Au bout de plusieurs minutes à errer dans la base, j’entendis des personnes discuter au détour du couloir. Je m’appuyai contre le mur et marchai le long de celui-ci jusqu’au coin où je m’arrêtai. Je m’arrêtai et m’adossai, la tête baissée et l’esprit alerte. Sans pouvoir l’expliquer, je devinai que ce qui allait se jouer revêtait d’une certaine importance. Soudain j’entendis une voix que je connaissais bien donner l’ordre de tuer. Je l’avais déjà entendu lors de mon précédent passage devant le Conseil. En fouillant un peu dans ma tête, je parvins à mettre un visage sur cette voix. Je ne connaissais pas son nom mais il s’était dressé clairement contre mon passage au rang de Padawan. Une bouffée de colère monta en moi tandis que je serrai ma canne contre mon cœur. Ce fut ensuite une deuxième voix qui prit la parole. Je ne l’avais jamais entendu mais les paroles qu’elle véhiculait étaient lourdes et sombres mais aussi vraies. Apparemment, cet être venait de prendre possession d’un Maître Jedi. Il racontait son histoire et l’Oméga, Seigneur Noir et dirigeant suprême de l’Empire, semblait y avoir une place de choix. Tout s’éclaircit quand il prononça le nom de Senara. Je relevai la tête d’un coup alors que tout s’emboitait dans mon esprit. Son Maître Jedi, celui qui était sortit accablé de la Chambre de Conseil, était possédé. Puis il entama un long monologue sur les dessous de l’Ordre Jedi, sur la place des sentiments et l’autorité selon lui illégitime du Conseil. Son ton était calme, lent et posé. Je m’ouvris à la Force et ressentis immédiatement une vague de Force obscure se répandre autour de cet être. Je me concentrai dessus et visionnai son aura à travers le mur. Elle était si présente que je n’avais besoin d’aucun effort pour la voir. Tous les muscles de mon corps se contractèrent comme pour se défendre face à cette agression tandis qu’une violente migraine m’assaillit brusquement. Je dû retenir un gémissement tellement la douleur était forte. Je fus obligé de fermer mon esprit pour échapper à cette étreinte. Sa puissance était effroyable et le pire, je n’avais fait que l’effleurer ce qui eut pour conséquence d’ajouter du poids à ce qu’il disait. Etant un Jedi je n’avais pas à croire les dires d’un Sith mais je n’arrivais pas pour autant à les mettre en défaut. Tout cela rejoignait parfaitement ce que j’avais pu ressentir quand je perdais le contrôle de moi-même face à mon démon.  

           
          Mû par l’instinct, je sortis de ma cachette et me mis à découvert. Je me tenais maintenant debout, appuyé sur ma canne, face à la source de cette sombre puissance. En y réfléchissant je me sentais complètement abruti. Que pouvais-je faire face un tel être et ce, dans mon état ? D’un autre côté, cette Senara était Padawan et je ne pouvais pas non plus resté sans rien faire. Balayant le sol devant moi, j’avançais vers cet homme que je désignais comme un Sith. D’ailleurs, je perdis toute crédibilité quand je passai à côté de lui en regardant droit devant moi. Ce ne fut que lorsque Senara reprit la parole pour une histoire de choix que je me rendis compte que je tournai le dos au Sith et fixait le mur depuis quelques secondes. Je me mordis la lèvre tellement j’avais honte pour la deuxième fois de la journée. Espérant que personne ne m’ai remarqué, je fis volte-face et me postai cette fois aux côté de la jeune fille, face au Sith.  

           
            
          -Je ne sais pas qui tu es et j’en ai franchement rien à carrer. Mais si tu essayes de l’attaquer, je t’enfonce mon sabre dans un endroit que t’es pas prêt d’oublier.  

           

           
          Je contrôlai ma peur afin de paraître le plus menaçant possible mais au final je devais bien l’avouer, je me faisais dessus. Je laissai tomber ma canne sur le sol et me saisis de mon sabre. En même temps, je m’ouvris doucement à la Force, laissant filtrer l’aura du Sith, afin de ne pas me retrouver submergé par toute cette puissance noire.  
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            Post n°5
            Auteur : Kalane

            Un déchirement.


            Voilà, c'est ça. C'est le seul mot capable de donner une idée de la sensation que venait de ressentir Kalane. Deux choses étaient sûres : ce déchirement était très puissant mais lointain et ne concernait pas la jeune Togruta, mais cela n'allait en rien arranger l'état de bouleversement dans lequel elle nageait depuis la fin de la Bataille. La bataille... Si lointaine déjà. Et pourtant, elle venait de la revivre lorsqu'elle l'avait raconté à ce chevalier Jedi, cet homme qui l'avait acceuillie et écouté son histoire sans broncher, puis qui lui avait conseillé de dormir jusqu'à ce que l'on décide de son sort le lendemain. Mais comment dormir lorsqu'on ressent une sensation aussi intense qu'un déchirement ?


            Kalane ouvrit les yeux. Ses deux poings se mirent à serrer le sac de couchage qui la gardait en son sein depuis le début de la nuit. Son comlink s'était détruit lors de son « atterrissage » sur Hoth. Elle n'avait donc rien d'autre à faire que réflechir aux derniers évenements ou s'interroger sur la provenance du déchirement. La curiosité fut la plus forte, comme elle y était habitué et malgré le doute sur la légalité de son acte, Kalane se leva doucement, resta quelques instants debout sans bouger, en attendant que le monde arrête de tourner autour d'elle. Serra les dents. Il faisait froid sur Hoth, même à l'intérieur, et depuis qu'on lui avait prise sa toute nouvelle armure de clone sur Dxun, elle n'était vêtu que d'un simple pagne de secours, qui cachait sa nudité sans la protéger des conditions climatiques et des chocs. Un nouveau frisson parcourut le cors de la jeune femme, lorsque le souvenir de la sensation réveilla ses nerfs, farfouilla dans ses tripes et picota son cerveau.


            La curiosité augmenta et, aprés avoir longtemps chercher le souffle serein et précis du prédateur, Kalane se mit en marche, ses pieds nus heurtant avec régularité les imperfections des couloirs et autres salles qui ponctuaient son chemin dans la base des gardiens de la paix déchus. Sa « chambre » n'était pas bien loin du Conseil Jedi et peu d'entre eux arpentaient actuellement les couloirs. Ses pas la menèrent rapidement auprés de la salle attenante au Conseil où elle était certaine que la chose s'était déroulée. Et n'était sûrement pas terminée


            Mais, surprise, une jeune femme qui procurait à Kalane une sensation nouvelle, irrépréssible et haute en couleurs. Ne pouvant lâcher un hoquet de surprise, Kalane Karenne sursauta en arrière tandis que la maître Jedi Revan Cordana la regardait reculer...

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              Post n°6
              Auteur : Revan Cordana

              Revan était revenue prêt de jala, elle attendait son tour avec à la fois appréhension et impatience, elle était pressé de voir qui pouvait faire partie de se conseil , Qu'elle type de personne pouvait se targuait d'être aux sommet de cette ordre jumeaux, Ils étaient certes frère et soeur, mais pour le moment, Revan ne se sentait pas chez elle ici, quelque chose n'allait pas , quelque chose la dérangeait, ou plutôt plusieurs chose la dérangeait.
              Déjà elle avait le sentiment  que quelque chose allait arriver, mais elle ne savait pas quoi.
              Ensuite elle n'avait que peu apprécié l'état dans lequel Hurza était sorti de cette salle.
              Comment, mais comment pouvait ton se targuer de juger les autres quand sois même ont passe temps assis bien tranquillement assis sur son siège, à l'abri des regard de la galaxie, laissant bien loin de sois tous les soucis du monde extérieure, elle ne connaissait pas encore les membres de se conseil, mais une chose était sur elle ne les apprécier déjà pas.
              Alors qu'elle pensait et repensait à pas mal de chose pour passer le temps, elle vit en face d'elle, une jeune togruta, mais ce qui surprit le plus la jedi, ces pas le faite qu'elle était la en face d'elle, semblant attendre quelque chose, mais ça tenue, elle portait un simple pagne !! Même pas une bure, Pourtant Revan était sur de sentir la force en elle.
              Certes la jeune femme avait l'air troublé et un peu perturbé d'après ces sens de jedi, mais la voir comme ça si peu vêtu dans un univers aussi hostile, elle trouvait cela presque inhumain. Comment ils avaient pu la laisser dans un état pareil ?
              Revan s'approcha d'elle, Elle mit Ces mains sur ces épaules, et elle entrepris de la réchauffer.

              -Ma pauvre, tu dois être morte de froid !

              Revan était assez agacé, elle voulait l'aider, lui trouver des vêtements, mais elle ne connaissait pas du tous comment ce temple était fait.
              Alors elle attrapa la jeune femme par la main et elle l'entraîna avec elle.
              Elle s'éloignait de la salle du conseil, mais la elle n'en n'avait plus rien a faire, son objectif était clair trouver quelque chose pour cette jeune femme, Revan s'approcha d'un jedi assez jeune, un padawan apparemment, Revan remarqua cela grâce à la tresse qu'il portait toujours.

              -Hey toi ! Indique moi ou je puisse trouver des vêtements pour cette jeune fille.

              Le jeune homme avait l'air surprit et il n'avait pas trop l'air de savoir quoi répondre

              - Et bien heuuuu .... je ne sais pas si je peu vous le dire .........

              - Dit le ces tous !!!!! Je n'est pas vraiment la patience d'attendre cette réponse et elle non plus.

              le jeune padawan avait l'air effrayer, mais il se décida à parler.

              -Et bien les vestiaires se trouve assez loin d''ici .......dans une pièce qui est au fond d'un couloirs.

              Revan aurait bien étripé le jeune garçon si elle n'avais pas été une jedi gentille et patiente.

              -Oui mais cela ne me dit pas ou cette pièce se trouve.
              -Dit moi comment l'on va la bas !

              Le padawan la regardais droit dans les yeux, il n'avait pas l'air de comprendre la réaction trop passionné de la jedi et ce fus un autre qui le sortie de cette misère.
              Un jedi un peu plus âgé approcha, il mit sa main sur l'épaule de revan et il lui dit avec un grand sourire.

              -Allons, pas la peine d'être aussi agressive, le chemin des vestiaire et le suivant.
              -Prend le couloir a gauche, puis tourne à droite et encore à gauche.
              -Ensuite rentré dans la troisieme pièce sur ta droite.
              -Cela te conduira dans un autre couloir, tu devra aller dans le fond de celui ci puis tu ira deux fois sur ta gauche
              -Et si tu ne te perd pas en cours de route ces la deuxième porte à droite.

              Revan le regarda droit dans les yeux et elle lui dit un sourire.

              -merci beaucoup, et heuu je vais faire en sorte de ne pas me perdre.

              Sur ces paroles, Revan attrapa la main de la Togruta puis elle parti en courant, elle avait mémorisé le trajet que lui avait indiqué le jedi, Le chemin était vraiment long, Revan n'imaginais pas les couloirs de ce temple aussi long, mais au bout de plusieurs longue .... mais alors longue ....... mais très longue minutes.

              Elles arriveraient enfin devant les vestiaire et la garde robe jedi.
              Revan entra dans la pièce suivit de kalane

              -Je pense que tu trouvera ce qu'il te faut la dedans .... à mon avie ya toute les tailles et pour tous les styles donc ne te prive pas .
              -Moi je sort, je vais monté la garde dehors histoire d'être certaine que personne ne rentre pendant que tu changera.

              Revan sortit de la pièce pour laissé Kalane en toute intimité.

              [HRP - KAlane, choisit ce que tu veu comme vétement ]

              Revan attendait dehors, elle en profité pour médité un peu, pour ressentir la force, ce qui l'entourait et plus loin encore et pourquoi pas sentir le coeur de l'univers, même si la elle s'emballait un peu, elle essayait de sentir ce qui l'entourait et d'aller plus loin à sentir le temple dans son ensemble, oui dans son ensemble.
              Dans l'intégralité du temple, elle avait toujours sentit un petit point noir, qu'elle avait associer au pau'an que Hurza et Senara avait capturé, Mais maintenant elle sentait autre chose, quelque chose de plus sombre de plus fort et surtout de plus dangereux, Mais le pire ces que cette ombre grandissait à vu d'oeil, Revan le sentait, cette menace était grande et sombre, elle devait faire qu'elle chose.
              Revan ouvrit la porte un peu brusquement et cria a travers la pièce.

              -Heyyy !!!!! viens vite ya une problème.

              Revan attendit que la jeune togruta arrive, puis elle dit

              -Vite suis moi je crois que l'on a un gros soucis.
              -Au faite ces quoi ton nom ? Moi ces Revan ... Revan Cordana.

              Revan ne savait pas du tous ou elle allait, elle ne faisait que suivre son instinct, suivre la force qui la guidait dans la direction de cette masse sombre au milieux de l'océan de lumière.
              Revan courrait avec la togruta au travers des couloirs, Elle savait qu'il n'y avait aucune seconde à perdre, cette menace était trop grande, mais au vu de la puissance qu'elle dégageait, tous les jedi du temple serrait rapidement au courant de ce qui se passait.
              Revan arriva dans le couloir, elle voyait le dit lieu avec la menace, mais ces à se moment qu'elle remarqua que sa coéquipière n'étais pas armé, ce qui pouvait causé un gros problème....

              -Zut.... comment allons nous faire ..... tu n'est pas armé.

              Ces à se moment la que revan sentit les autres présence dans la pièce, elle qui au début ne c'était focalisé que sur le sith, elle avait ignoré les autres.
              Elle sentait un jedi inconscient, mais assez puissant, un autre beaucoup plus faible qu'elle ne connaissait pas et .....
              Noon pas elle, mais quesqu'elle faisait la !!!
              Senara !?!?!? que faisait telle ici et sans Hurza.
              Car à se moment la Revan ne se doutait pas que la menace qu'elle sentait était Hurza ou plutot son corp occupé.

              - Fais très attention, je ne sais pas qui est cette menace, mais elle est extrémement dangeureuse, surtout ne te précipite pas et ne te laisse surtout pas dominé par la peur.

              C'étais bien les pauvres petit conseil qu'elle pouvait lui donné à cette instant.

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                Post n°7
                Auteur : Slice

                " Les jours sombres ", le terme était tout désigné pour décrire avec fidélité les derniers jours d’Hurza et sa padawan depuis leur mésaventure sur Dantooine. A présent séparé l'un, l'autre par l'esprit qui avait possédé le maître, la jeune Jedi se devait de faire face seule à ce bourreau pour le moins atypique. Au cœur de la pièce l’heure était à la consternation. En ce jour bien des sentiments partagés par les intéressés étaient contraires à toutes les valeurs enseignées au sein de l’ordre Jedi. Le tout ne faisait qu’aggraver une atmosphère déjà bien chargée. La force elle même en était en cet instant entachée. Car bien que la chose fût faible, aux limites même de la perception, la force était assez brouillée par ces cœurs meurtris pour empêcher de discerner avec  clairvoyance certains éléments qui d’ordinaire se seraient avérés flagrants. La jeune Senara en ayant ou non pis conscience de la chose avait été en mesure de faire appelle à ce flux de manière à projeter une vague de force sur son interlocuteur. La réaction de l’enfant avait surpris ce dernier qui n’avait à aucun moment envisagé une telle action. Prit par surprise Slice s’en était allé valdinguer quelques mètres en arrière.

                Avec calme il se releva. Ne bougeant pas, se complaisant dans un silence des plus lourds il écoutait avec attention la réponse de l’adolescente. C’était là des propos qui étaient dans le vrai. Le Sith n’avait aucune intention de rétorquer quoi que ce soit respectant la décision, ce n’était pas sa vie mais au moins traçait-elle sa propre route. Parmi les choix lui avaient été donnés, elle avait opté pour une troisième solution. Pourtant certaines choses le laissaient septique. La jeune fille s’était refusée à le tuer mais aussi à le laisser passer… Le choix qui en résultait était unique et s’affichait  pour l’intéressée dans une foi inébranlable en certains idéaux qui la pousserait inexorablement à se sacrifier. Car nul padawan sensé ne pouvait espérer victoire dans un affrontement avec un Seigneur Sith... Elle paraissait en cet instant sure d’elle et déterminée bien que son corps témoignait des stigmates caractéristiques du tumulte qui se passait à présent dans son cœur déchiré. Elle était résolue à l’affronter quitte à y perdre la vie… Les dires de Slice avaient été clairs quant à sa reddition, il ne comptait pas abandonner ce corps. L’enfant se condamnait sciemment à la mort. Pourtant l’idée en elle même était sensée : Senara jouait le temps, un temps qui bien que physiquement lui serait fatal pouvait permettre à des Jedis d'arriver en renfort et l’empêcher de fuir. Mais ceci baffouait là une consigne donnée jadis à l'enfant par Hurza : ne pas mettre sa vie en danger ... Elle l'avait promise....

                Et déjà la cavalerie semblait répondre à cet appel ! Un autre Jedi en tenu traditionnelle venait à son tour de pénétrer dans la pièce sabre à présent dégainé. Pourtant son attitude des plus déconcertantes amena le Sith à réévaluer le personnage. Celui qu’il avait prit pour un chevalier semblait être au second regard qu'un simple padawan comme le suggérait le pan frontal de sa bure bien plus court que l'était la toge traditionnelle réservée aux maîtres et chevaliers. Les paroles de l'inconnue étaient celles d'une personne déterminée mais ses actions étaient bien surprenantes. Désordonné et tâtonnant il donnait là l’image d’une personne diminuée. Les yeux bandés ne faisaient que rajouter à l'incompréhension du Sith. Slice ne trouvait de réponse cohérente … Etait-ce une ruse ? Ce dernier se laissa penser qu'il s'agissait sans aucun doute d'une nouvelle pratique Jedi. Quand l'on connaissait leurs traditions, les tresses, les épreuves et tout le tsouin tsouin il était aisé de se dire qu'ils n'étaient plus à une connerie près. Une chose était sure, ce dernier brandissait fièrement son arme tout comme Senara. Les deux se préparaient au combat. La menace orale de Raiden était des plus significatives bien que très atypique et fit esquisser un léger sourire sur les lèvres du Sith.

                Slice haussa les épaules.

                « - Ma décision ? … Vous êtes bien innocents et inconscient jeunes Jedis et votre action en témoigne. Si j'avais voulut fuir alors la chose serait déjà faite : je serais passé par la grille de ventilation au dessus de nos têtes.  D'un geste du doigt Slice liant exaspèrement et amusement il désigna la grille qui quelque temps plus tôt avait d'explosée sous le coup de sa propre colère. L’homme semblait avoir déjà analysé les différentes manières de s’enfuir c'était mauvais signe.Mais si j'avais voulut vous tuer alors vous seriez déjà mort. Aucune décision ne se doit d'être prise hâtivement, car ce genre d'attitude n'amène que l'échec.

                Les pères ne seront pas mis à mort pour les fils et les fils ne seront pas mis à mort pour les pères : chacun sera mis à mort pour son propre péché. La loi du talion sera appliquée, le mal par le mal, le sang par le sang. Vous êtes peut être jeunes mais vous êtes Jedis : des moines guerriers fait pour tuer.

                Car le sabre laser est une arme, ni plus ni moins. Toutes ses utilisations s’inscrivent dans un tout : et ce tout est un art de tuer. Quel que soit les justifications on ne peut se refuser à cette vérité, et ceci aussi dure puisse-telle être à vos oreilles… Tes propos sont beaux jeune fille mais ils sont ceux d’une personne qui n’a jamais été amenée à tuer. Quelqu’un qui n’a pas été contrainte de faire couler le sang … Mais ne nous juge pas car en temps de guerre il n’y avait nuls innocents, tous coupables  sans exception… Et j’ai fini moi même par payer le prix de ma vie. Ta vision n’est donc qu’un idéal utopique ... Le sabre qui siège dans vos mains ne protège pas la vie, bien au contraire, il est là pour l’ôter. Vos  sages, eux,  l’ont bien compris quand on voit le nombre de victimes des Jedis à travers l’histoire et la Grande Guerre. Et bien que je préfère ton idéal à la vraie nature de son utilisation je crains que cette idéologie ne pourra jamais percer tant que les vôtres resterons  guidés par vos prophètes ...

                Vous avez apprit à maîtriser la force et manier le sabre mais malheureusement je n'ai nullement l'envie ni le besoin de croiser le fer avec vous. Vous êtes jeunes et désireux de connaissances mais lorsque l'on souhaite apprendre au sujet de la force il faut en connaître toutes les parties constituantes et non s'arrêter à la vision étroite et dogmatique de l'ordre Jedi. Laissez-moi donc-vous le montrer … »


                Le sabre d’Hurza pendait toujours à sa ceinture, il ne semblait pas résolut à s’en servir dans l’immédiat mais quelque chose se préparait …
                Regardant les deux jeunes gens qui lui bouchaient le passage, le Sith se résigna à agir. Le temps du choix était passé et l’heure des actions avait dorénavant sonnée .Il restait à savoir si cet instant serait marqué par les tintements du glas ou au contraire celui de la vie.
                L’homme recouvrait inéluctablement sa force perdue. Celle-ci s’ajoutait à celle de celui qu’il possédait, corrompant par l’obscur l’aura que dégageait ce corps. Et pourtant, … malgré tout cela, il restait encore une part de clair au creux de ce sinistre pantin, faible mais vaillante … Hurza n’était pas mort. Slice ne s’en préoccupait pas, il sentait la puissance brute  le parcourir. La force s agglutinait autour de l’être singulier c’était la les prémices de quelque chose. Restait à savoir quoi ?
                En silence le Sith rabattît la capuche de sa bure sur sa tête. Il avait de tout temps préféré cacher son visage du regard des autres, de peur de leurs attitudes, de leurs jugements … Ce sentiment de malaise était accentué avec le fait de posséder un corps qui n’était pas le sien. La répartie de Senara n’avait faite qu’accentuer la chose mais l’heure n’était pas à la panique et Slice était en cette journée plus que  posé. Avec une expression de calme et de sérénité des plus atypiques compte tenu de la situation il ferma ses paupières. La menace générée par deux novices brandissant courageusement à son encontre leurs épées allumées ne semblait pas l’alarmer, bien au contraire … Tout en inspirant profondément il susurra quelques mots.


                « - Que vos yeux se ferment tandis que les miens s’ouvrent… »

                L’être singulier se concentrait. La température interne du corps de Slice (donc celui d’Hurza) commença lentement à baisser. C’était bon signe, cela signifiait qu’il n’avait rien perdu de ses capacités d’antan. A présent toute son attention était portée sur le fond et non la forme. Les battements de son cœur commencèrent à décliner. Il ralentissait à un rythme lent et monocorde dont chaque battement espacé par de nombreuses secondes. Le cœur résonnait à ses oreilles tel le rythme décroissant d’une horloge en fin de vie. Ce qui entourait l’homme en cet instant semblait disparaitre au profit de la force pure. Les bruits, les Remus ménages tout  s’estompait…

                Puis le Sith ouvrit les yeux, son regard blanc était plus accentué qu’autrefois. Le seigneur Sith se mit en cet instant à voir le monde dans sa totalité, son regard perce à travers les nuages, le roc et la chair. Il percevait à présent clairement chacune fluctuations de la force, les filaments de force étaient encore plus nombreux que dans ses souvenirs. Il voyait  la forme physique et invisible en temps normal du lien qui existait entre toutes choses. Le flux s’offrait à ses yeux. Les fils étaient nombreux et multiples, bien plus que sur Kashyyyk ou sur Coruscant, preuve de la présence des Jedis en cet endroit. Les liens autour de lui s’accentuaient encore et encore, de seconde en seconde, il regagnait en puissance. L’étreinte se faisait forte, les filaments parcouraient tout ce qui pouvait exister.

                Un spasme parcourut tout son corps, c’était une chose qu’il n’avait sentit depuis bien des années. Devant lui s’offrait à présent à ses yeux une des plus belles choses que l’homme pouvait espérer un jour de voir : ce qu’il appelait lui-même les « filaments de force », subtil champ d’énergie qui entoure tout ce qui est et tout ce qui vit. Slice était alors en communion avec le reste du réel, le chant de son cœur fusionna ne faisait plus qu’un avec l’harmonie qui retentissait à ses oreilles. Ses doigts se crispèrent, il allait passer à l’action.
                Par son entrainement qui s’était fait en grande partie en autodidacte l’homme connaissait la nature de ce lien et les manières d’en tirer avantage. Les souvenirs de son premier combat d’entrainement contre son frère déchu lui revinrent en tête : il lui suffisait de se laisser porter par la puissance que conduisaient ces filaments comme il l’avait fait maintes fois dans le passé. Esquissant un sourire le Sith s’en saisit d’un.  Ne faisait en cet instant plus qu’un avec la force, ses jambes redevinrent aussi légère que dans le passé, le lien qu’il venait de prendre ondulait jusqu’à la sortie de la pièce, le monde paraissait différent comme si autour de lui le tout c’était ralentit. Slice ce laissa guidé par le fil sur une partie de son chemin.  

                Le temps de quelques battements de paupière avait suffit. En quelques instants Slice avait à une vitesse surprenante quitté sa place pour aller se faufiler avec la vivacité et la traitrise d’un serpent entre Raiden est Senara. L’aveugle n’eut pas le temps de réaliser ce qui lui arrivait qu’un coup de pied en pleine poitrine le fit tomber à terre. De sa main gauche le Sith appela la force, soulevant Senara dans les airs et la plaquant contre un mur. Elle était piégée, ses pieds à quelques  centimètres seulement du sol mais ne pouvant plus bouger. De sa main droite qui était toujours libre l’homme utilisa la télékinésie. Avec force il  ôta sans difficultés le sabre des doigts crispés de Senara l’amena dans sa propre main. Une fois l’enfant désarmée Slice jeta l’épée derrière son épaule. La tête inclinée, la padawan piégée, il la regardait tel un chat qui tenait entre ses griffes une souris.


                « - Si ta vie t’a échappée à six ans alors il est temps pour toi de la reprendre en main jeune fille ! On ne vie qu’une seule fois et pas par procuration. Si prendre et une chose, savoir donner en est une autre ! N’as-tu pas conscience que j’aurais put te tuer à maintes occasions ?! J’aurais put, j’aurais dut ? Je ne le ferrais pas.
                D’une simple pression de mes doigts je suis dans la capacité de te faire passer de vie à trépas. Tiens ceci pour acquis quand il sera question de rencontrer le gris.

                Saches que jouer le temps en m’affrontant au sabre est une belle initiative mais c’était te condamner … tu le sais … Je ne t’ai pas donné cette option et tu ne pourras la prendre. N'as-tu donc pas le souvenir de la promesse que tu fis à ton maître ? Par cette action espérais-tu laisser à d’autre ce que tu n’étais pas capable de faire par toi même ?
                Slice désigna de son Index Raiden. Son sabre toujours à sa ceinture il parcourut du regard la pièce, trois Jedis, trois hors de combat. Il retourna sa tête en direction de Senara, terminant ses propos sur un ton plus confident.  Mais dans tout les cas, pourquoi ? Pourquoi être prête à mourir alors que tu avais la possibilité de te voir épargner ta vie ? ».  

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                  Auteur : Senara

                  Senara regardait le Sith avec l’étrange impression de ne pas le voir. Plus les minutes passaient, plus il retrouvait sa puissance, et plus la padawan était en difficulté. Sans que son adversaire fasse quoi que ce soit pour ça, à part être dans la même pièce qu’elle.
                  Senara puisait dans la Force pour ne pas perdre connaissance, mais ce faisant, elle ouvrait son esprit à l’aura sombre du Sith. Elle parvenait encore à la maintenir à l’écart, mais pour combien de temps ?
                  Déjà, sa vision se troubla. Elle ne distinguait plus vraiment ce qui l’entourait. Ce n’était plus Hurza qui se tenait face à elle, mais une vague silhouette sombre, l’aura du Sith, avec en son cœur une faible lueur, la présence du maître Jedi. Elle distinguait aussi Melchior, une concentration lumineuse gisant au sol. Le reste de la pièce était très flou, mais elle voyait malgré tout les quelques meubles, des tâches vagues disséminées ça et là. Par contre, elle percevait des choses qui se trouvaient hors de la pièce. Les présences lointaines et ténues d’autres Jedis, les masses métalliques de droïdes vaquant à leurs occupations, celles, inertes, des vaisseaux dans le hangar, puis, plus loin encore, les  étendues gelées de la planète.
                  C’était un peu comme dans la grotte aux cristaux, mais en plus étendu cette fois, et en plus fort. Comment pouvait-elle se concentrer sur ce qui se passait dans la pièce avec tout ça ?
                  C’est ainsi qu’elle manqua complètement l’arrivée de Raiden, elle ne réagit que lorsqu’il prit la parole, et remarqua alors seulement son aura, plus faible que celles du Sith et de Melchior, plus proche sans doute de sa propre aura à elle. Un padawan donc. Mais un padawan à l’aura un peu troublée, il devait osciller entre lumière et obscurité. Il lui sembla reconnaître celui qui attendait près de la salle du Conseil. Qu’est-ce qu’il faisait là ?
                  D’après ses paroles, il venait l’aider. Même si ses mots n’étaient pas franchement ceux que l’on s’attendait à entendre dans la bouche d’un Jedi. Tel le chevalier blanc, il volait au secours de la demoiselle en détresse.
                  Sauf que la demoiselle avait rien demandé, que comme chevalier, il n’était pas franchement au top, en plus si elle se souvenait bien, il était aveugle… et surtout, elle ne voulait pas qu’on tue le Sith. Et ça, l’autre padawan s’en moquait royalement.
                  Elle n’eut pas le temps de lui expliquer les choses, le Sith reprenait finalement la parole, pour répondre à ce qu’elle avait dit.
                   
                  Senara cligna plusieurs fois des yeux, sans résultat notable. Elle n’avait pas pensé à la grille de ventilation. Elle n’avait pas pensé à grand-chose en fait.
                   
                  Je sais bien qu’il aurait pu me tuer déjà… ou s’enfuir… C’est pas une raison…
                  La loi du Talion ? A quoi bon ? Le sang appelle le sang, la haine appelle la haine, la vengeance appelle la vengeance. Le cercle se referme et tourne sans fin, infernal et meurtrier… alors, à quoi bon ?
                  Non, je n’ai jamais tué, et je ne veux pas le faire un jour. C’est peut-être idéaliste, ou tout ce qu’il veut, mais c’est ce que je pense, et ce que je ressens. C’est pourtant lui qui m’a dit d’écouter mon cœur… et moi, je ne voulais pas d’un sabre, et je ne veux pas m’en servir…
                  Mais c’est pas pour ça que je juge les autres… C’est une question de choix. Chacun est libre de faire ceux qu’il veut. Moi j’ai fait les miens, et je les assumerai, même si ça veut dire risquer ma vie. Je laisse les autres se débrouiller avec leurs propres choix…
                   
                  Les pensées de Senara suivaient le discours du Sith. Y répondant, même si elle était bien décidée à ne pas les formuler à voix haute. De toute façon, c’était inutile. Les adultes ne comprenaient jamais ce qu’elle voulait leur dire, que ce soit les membres du conseil ou le Sith… Ils interprétaient toujours de travers…
                  Elle fronça les sourcils, elle ne comprenait pas ce qu’il disait à présent.
                   
                  Nous montrer quoi ?
                   
                  Puis il ferma les yeux.
                  Senara vacilla alors qu’une chape glacée s’abattait sur elle.
                   
                  Qu’est-ce… Qu’est-ce qu’il fait ?... bon sang ! Je vois plus rien ! Qu’il arrête ! Mais qu’il arrête tout de suite !
                   
                  Elle se sentait au bord de la panique, en plus, tout ça aggravait son état. Elle se remit à trembler.
                  Elle eut pourtant une pensée pour le padawan à côté d’elle. C’était donc ça, être aveugle ? Cela faisait quelques minutes qu’elle ne voyait plus de façon traditionnelle, mais à travers la Force uniquement, à cause sans doute de la crise qui s’annonçait. Mais maintenant, cette vision même, aussi perturbante qu’elle soit, avait disparu.
                  Senara ferma les yeux, se coupant de toute influence extérieure. Elle avait essayé plusieurs fois déjà de faire ça, et avait toujours échoué. Mais là, elle n’avait pas le choix, il fallait qu’elle surmonte sa crise, qu’elle la repousse et qu’elle reprenne le dessus.
                  Apparemment, c’était une question de motivation. Car elle parvint à reprendre, au moins en partie, le contrôle d’elle-même. Elle rouvrit les yeux, rassérénée. Elle voyait de nouveau "normalement".
                  Enfin, c’est ce qu’elle croyait, mais la suite des événements la fit douter.
                  Slice se déplaça, bien trop vite. Est-ce qu’il pouvait vraiment aller aussi vite ? Ou est-ce que c’était elle qui ne voyait toujours pas clair ?
                  Elle n’eut pas le temps de comprendre. Le Sith était entre les deux padawans, et il se débarrassa d’eux en quelques secondes. Raiden fut jeté à terre. Et elle…
                  Elle eut un hoquet de douleur. Souffle coupé, elle ne pouvait plus rien faire. Ce n’était pas tant le choc contre le mur qui avait causé ça. Mais l’attaque de Force.
                  Enfin, ce n’était pas vraiment une attaque, mais ça avait suffi à balayer tous les efforts de la petite padawan pour repousser sa crise.
                  Elle allait sombrer, c’était inévitable. Le néant l’appelait. La crise s’annonçait terrible. Mais elle ne pouvait pas se permettre de lâcher prise trop tôt. Avec une obstination remarquable elle s’accrochait aux lambeaux de réalités qu’elle percevait encore. Ce qui se limitait au Sith qui lui faisait face et qui lui parlait. Il lui avait arraché son sabre sans même qu’elle s’en rende compte.
                  Elle avait du mal à saisir le sens des mots du Sith.
                  Enfin, il en ressortait qu’il n’avait définitivement pas compris ce qu’elle avait voulu dire…
                   
                  -Tu ne comprends pas… Tu ne comprendras jamais…
                   
                  Elle avait réussi à murmurer ces quelques mots. Mais ils sonnèrent la fin des haricots.
                  La crise déferla sur elle, et tout devint noir.
                  Rien n’aurait pu préparer le Sith à la violence de cette crise, pas même les souvenirs d’Hurza.
                  Le corps de la jeune fille s’arqua, échappant à l’emprise du Sith. Puis il se recroquevilla sur lui-même.
                  Senara se retrouva dans une position fœtale, dans une sorte de bulle de Force à presque un mètre du sol. La pièce autour d’elle semblait avoir subi une explosion.
                   
                  Mais Senara n’avait plus conscience de rien. Elle flottait dans un vide infini. Elle n’était plus rien. Même plus une conscience perdue. Cette crise avait balayé son esprit comme un fétu de paille.
                  Si elle avait été en état de voir à travers la Force, si elle avait pu distinguer les auras, elle aurait vu que la sienne avait presque disparu.
                   

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                    Auteur : Raiden

                    Je me tenais entre Senara et l’Indésirable, sabre au clair et prêt à croiser le fer. Je savais la Padawan derrière moi tandis que l’aura sombre se dressait en face. Sans bouger mais tous les sens en alerte, j’écoutais avec attention tout ce qu’il disait. Il clamait haut et fort qu’il était ici par sa volonté et que nous ne n’avions aucun impact sur ses faits et gestes. Il pouvait aussi bien fuir ou même nous tuer avant que nous ne puissions réagir. Quelque part, sentant toute cette tension qu’il dégageait, je le croyais bien volontiers. Resserrant la poigne que j’exerçais sur mon sabre, j’entendis la mélodie du cristal résonner dans ma tête. J’étais pleinement conscient que c’était un Seigneur Sith qui se tenait devant moi et que par conséquent, même à deux, les chances de victoire étaient quasi inexistantes. Le seul espoir résidait dans le fait qu’un Maître Jedi détecte la présence de l’intrus et rapplique rapidement. Face à un être d’une telle puissance, je ne pouvais que me raccrocher aux principes Jedi mais une part de moi-même s’abreuvait de ses paroles et il n’avait pas tout à fait tort bien au contraire. La jeune fille semblait quant à elle mise à mal et se contentait de rester silencieuse. Je pris alors la parole.


                    -Le sabre est une arme et a pour seule raison celle de tuer. C’est l’objectif même de son maniement. Seul quelqu’un qui approuve cela est digne de le porter. Quant à la guerre, elle n’est mue par aucune justice. Que nous soyons Jedi ou Sith, cela n’a aucune importance car chaque camp se bat pour ses convictions. Tout ce qu’on peut espérer, c’est que ces convictions justifient de tuer un autre Homme.


                    Cet enseignement, je le tenais de toutes les épreuves que j’avais travers. Ma vision était certes beaucoup plus sombre que celle des Jedi en général mais, à mes yeux, elle se rapprochait beaucoup plus de la réalité. Les Jedi comme les Sith défendaient des idéaux et, dans ce sens, ils n’étaient pas si différents que ça.

                    Mes yeux brulés fixaient le visage du Jedi possédé et plus le temps passait, plus sa présence s’accentuait. L’aura de Force qu’il dégageait se répandait autour de lui telle une nécrose au sein même du complexe Jedi. Au milieu de cette zone noire luisaient deux petits points lumineux qui tentaient de résister et de survivre. Surement pour me redonner confiance, j’exécutai un mouvement de moulinet avec mon sabre. Cette attente me tuait littéralement.

                    Soudain, sa puissance augmenta de façon exponentielle tandis que son emprise sur ce lieu se faisait plus forte. Il n’allait pas tarder à attaquer. Paradoxalement, je sentais l’activité de son corps diminuer. Il fallait se préparer à une attaque d’envergure, un exemple de sa puissance. Je pouvais voir la puissance qui irradiait de son corps et qui, s’il avait été visible, aurait pu aisément me brûler les yeux une seconde fois. Avant que je puisse réagir de quelque façon, sa présence devint subitement floue. En un éclair, il avait disparu. Aux aguets, je sentis un léger mouvement d’air derrière et me retournai aussi sec et profitai du mouvement pour armer mon bras dans le but de lui trancher la tête. Enfin ça c’est qui était prévu. Mais il ne me laissa pas le temps et m’éjecta d’un puissant coup de pied quelques mètres plus loin. Je percutai violemment le mur et m’effondrai au sol, complètement sonné. Sombrant dans l’inconscience, mon champ de perception se rétracta rapidement et je plongeai dans l’obscurité la plus totale.

                    Après de longues minutes passées au pays des Bisounours, je revins doucement à moi. Je repris progressivement le contrôle de mon corps puis me relevai péniblement en m’appuyant contre le mur. Le choc contre le mur avait été si violent que je le ressentais encore. Je parvenais à bouger mais chaque mouvement provoquait une douleur qui vrillait chacun de mes muscles. Je me mis à genoux histoire de reprendre le contrôle de ma propre respiration. Un liquide chaud commença à couler sur mon visage pour s’imbiber dans le tissu de mon bandeau. L’enfoiré m’avait ouvert l’arcade. Je trempai mon index dans le sang et le portai à mes lèvres. Etrangement, plus aucun son ne résonnait dans le couloir. Pourtant, je savais que le Sith était toujours là et quant à la Padawan, je ne la percevais plus. Expirant longuement, je me concentrai et m’ouvris légèrement à la Force. Ma perception s’affina lentement et je pus distinguer l’aura de l’intrus. Près de lui, je pus sentir une aura extrêmement faible qui semblait agoniser. L’avait il tué ? Cette idée réveilla en moi des sentiments que je pensais avoir enfoui lors de ma dernière épreuve. Une rage que je n’avais jamais connue commença à naître en moi. Je ne connaissais pas du tout cette fille et malgré cela, un désir de vengeance déferla en moi, balayant tous mes idéaux de Jedi. Je voulais tuer cet homme, tout simplement. J’avais le goût du sang dans la bouche et à cet instant, j’eus l’impression de me retrouver sur Dantooine lors de cette fameuse nuit. A la différence que cette fois, c’était moi le démon.

                    Je m’ouvris d’un seul coup et entièrement à la Force, la laissant se déverser à travers moi. Utilisant ce torrent d’énergie pure, j’accentuai encore ma colère et la focalisai contre le Sith. Je venais, à l’instant même, de briser définitivement toutes les digues que j’avais construites et maintenues. Cependant, malgré tous mes efforts, je n’étais qu’un moucheron face à un être d’une telle puissance. Je me relevai doucement et ramassai mon sabre qui avait volé à moins d’un mètre d’ici.



                    -Je t’avais prévenu, Sith. Peu importe les conséquences mais je vais te renvoyer d’où tu viens la queue entre les jambes.


                    Était-ce grâce à toute cette haine que je ressentais ? J’arrivais maintenant à percevoir clairement l’endroit où se tenait le Sith. A ces pieds brillait une faible lueur qui vacillait. Je fis un pas vers lui et allumai mon sabre. Cependant, lorsque je mis le pied dans son champ d’action, la tension qu’il dégageait s’abattit sur moi et manqua de me plaquer au sol. Instinctivement, j’y opposai ma rage ce qui me permis de continuer mon avancée vers lui. J’avais l’impression de lutter contre une vague engloutissant tout ce qui se trouvait sur son chemin. Mais je tins bon et m’approchai doucement mais surement. Ma peau me donnait l’impression de brûler tellement son aura était puissante. Au final, je me retrouvai à un peu plus d’un mètre de lui, face à face.

                    Mon visage était crispé sous la colère et l’idée de lui arracher chacun de ses yeux éveilla en moi un plaisir malsain. Je dressai mon arme face à lui et me mis en garde. Je fléchis légèrement les genoux, pied gauche devant et tins mon sabre horizontalement, la lame au niveau de la taille et pointée vers la droite.



                    -Le sabre est une arme. Son maniement est l’art de tuer. Après la théorie, passons à la pratique.


                    Concentrant la Force dans mes jambes et mes bras, je sautai dans les airs aussi haut que je le pouvais et me laissai tomber sur le Sith avant d’abattre mon sabre sur lui avec l’envie de le fendre en deux. Malheureusement, j’avais beau être dans une fureur sans nom, ma cécité restait un handicap important et mon coup, trop imprécis, ne fut pas difficile à esquiver. Alors je me réceptionnai au sol en m’accroupissant et essayai de lui balayer les jambes.
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                      Auteur : Slice

                      Les dernières paroles de la jeune padawan avaient été énoncées dans un ultime murmure. Elles résonnèrent un moment aux oreilles de Slice qui les écouta avec attention. Ainsi il ne comprendrait jamais … Sith et Jedi, deux mondes séparés l’un de l’autre par les années mais qui pourtant restaient bien proche dans les actions. Alors que la jeune enfant se cambrait dans des positions forts étranges, le Sith se contenta de hausser les épaules, concluant cette conversation par des propos adressés à  lui-même.

                      « - Sans doutes … Sans doutes … »

                      Sous les yeux blancs du funeste personnage, le corps de Senara malmené par cette violente crise se ramenait en position fœtale. L’homme intrigué contemplait avec attention cette bien étrange scène. Ceci le ramenait à ses propres crises dues à son ancienne maladie, puis à celles consécutives des opérations qu’il avait subit lors de son incarcération… Des démons qui l’avaient hanté tant d’années … D’un geste de la main il caressa les cheveux roux de la padawan sans savoir vraiment ce qu'il faisait lui même. Y voyait-il là une autre enfance brisée ? En était-il responsable ? Éprouvait-il pour l'enfant certaines choses qu'Hurza éprouvait avec tant de force qu'il ne parvenait à l'effacer de ce cœur ? Serait-il au moins capable physiquement et mentalement de la tuer s'il en avait la nécessitée ? Toutes ces réflexions lui firent bien peur et Slice retira précipitamment sa main. Les fils de force ballotaient littéralement autour de l’adolescente dont l’aura semblait s’effacer au fur et à mesure que le temps passait. Le tout était bien surprenant et le laissait particulièrement perplexe. Soudain un haut-le-cœur parcourut le corps que possédait le Sith.

                      * Senara

                      L’individu apporta sa main sur son cœur. Ce dernier battait avec une vive intensité. Il ressentait là Hurza, qui, frappé par la scène tentait de remonter des limbes d'où il était prisonnier ... Espoir futile et actuellement impossible … Le jedi restait entravé, n’étant qu’un simple spectateur de ce qui était anciennement sien. Pourtant il ne pouvait rester sans réagir aux malheurs de sa padawan … Les sentiments du maître suspendus étaient très fort pour l'enfant ... Ceci pourrait s'avérer être un inconvénient futur ...

                      Senara ! Senara !

                      Un nouveau pincement au cœur l'interpela. Rester à contempler l’enfant pouvait s’avérer problématique …  L’homme décida de se retourner afin de conserver un contrôle total sur le corps. Si Hurza ne voyait pas Senara, peut-être perdrait-il de son entrain. Ne plus contempler ce sinistre spectacle ne voulait pas pour autant dire qu’il n’existait pas, mais ça semblait quand même marcher... Le jeune homme qu’il avait écarté quelques instants plus tôt d’un coup de pied lui faisait de nouveau face. C’était à croire qu’il cherchait le bâton pour se faire battre.

                      Les paroles du garçon étaient moins gaies que ses premières menaces. Elles témoignaient à présent d’une certaine colère. Ses propos et ses actions se rapprochaient d'une vision de la force et du sabre laser bien plus en accord avec la réalité, une vision qui était pourtant bien loin des idéaux et des préceptes Jedis. Slice resentait à présent pleinement les potentiel de cet individu et ce démon enfouis qu'il venait d'utiliser. Ainsi il faisait appel à son plein potentiel, supprimant la pathétique barrière de l'obscur qu'avaient instauré de tout temps les Jedis ... C'était une attitude bien surprenante venant de l'un d'eux. Le berger regardait avec calme cette âme égarée qui  souhaitait le tuer. Les propos étaient clairs, Raiden réclamait vengeance. La haine, la violence … c’était là des sentiments qui certes permettaient de dépasser certaines limites, mais menaient inéluctablement à l’obscur. Alors que Slice examinait avec attention ce changement d’attitude, le jeune jedi bien qu’amoindrie lança son attaque.

                      Une attaque, soudaine et rapide qui ne manqua pas de surprendre sa cible. Slice esquiva le coup vertical non sans mal, il n’avait pas pensé à ce qu’une attaque pour le moins aérienne soit tentée par une personne aux yeux bandés. Pourtant la suite n’avait pas non plus été prévue. La seconde attaque, plus sournoise le pris de court. Le Sith sentit ses jambes fauchées par la balayette du jeune Raiden avant de comprendre ce qui lui arrivait. Dans un geste désespéré de détresse il tenta de garder l’équilibre mais tomba finalement à terre non sans un dernier message à l’encontre de son adversaire :
                      « - Et merd … ». Sa tête heurta le sol dans un bruit des plus significatifs. A demi-conscient, à demi dans les vapes, les yeux du Sith s’agitaient sous ses paupières… Des souvenirs refaisaient surface…

                      [...]
                         

                      C’était une de ces si nombreuses nuits qu’il avait passé avec son frère d’adoption ... Slice et Shigeru, tous deux allongés dans l’herbe dans l’un des champs surplombant le petit village de son enfance. Les deux jeunes hommes contemplaient le ciel, rêveurs. Shigeru, sur le ventre, les bras en V, retenait ça tête de ses deux mains. Un épi de blé dans la bouche il scrutait les étoiles des ses yeux brillants.

                      « - Tu te rends comptes Slice ? On dit qu’autour de chacune de ces étoiles il y à au moins une planète ! Ça en fait un paquet ! »

                      Slice, allongé sur le dos, les mains derrière la tête contemplait lui aussi le ciel. Un sourire d’admiration s’étendait le long de ses deux joues, un récital de poème apposé sur sa poitrine. La nuit était magique en cette soirée et les vents chauds de l’été berçaient son corps avec tendresse. Cela faisait maintenant plusieurs années qu’ils rêvaient tous deux, amis et frères, de devenir de ces aventuriers vivant des histoires épiques telles que leur contait Mr Ishida quand ils étaient encore enfants. Mais nombreuses étaient les rumeurs au sujet d’une guerre, lointaine et violente, mais tout ceci était bien loin de la petite et paisible planète. Ils s’en souciaient guerre. Mimant d’attraper une étoiles fillante avec ses mains Slice tourna sa tête en direction de son frère d’adoption.

                      « - Nous serons les premiers à toutes les découvrir Shigeru ! Dans toute la galaxie les gens diront : "Hé ho ce sont les frères Ishida et Bloodrush qui ont trouvés ces endroits !" Nos noms seront connus en bien, ils s’associeront à des découvertes et non à des destructions ! Et ... et ... et enfin les gens m'aimeront ... »

                      Soudain, Slice, pris d’une de ces crises se pencha sur le côté. Il toussait violemment, tenant sa main devant sa bouche … Le sang macula rapidement ses doigts avant de se rependre au sol et sur ses habits … Le petit livret se vit à son tour taché de rouge. Shigeru avait accourut. Impuissant il ne put que lui apposer une main des plus réconfortante sur l’épaule, suppliant son frère d’aller mieux. Slice continuait à vomir son sang à même les herbes de cet endroit qu'il affectionnait tant. A demi délirant par la fièvre et la douleur il pleurait et récitait entre deux vomissement les poèmes qu'il avait lut dans la journée ... Shigeru se saisit de sa main droite qu'il serra de toutes ses forces, les yeux brillants les deux frères d'adoptions se regardaient l'un l'autre. Slice serra autant qu'il put la main de son frère avant de finalement évanouir après avoir vomit plusieurs autres flots de sang. Pourtant tous deux le savaient, la maladie de Slice était incurable … Et leurs rêves s'annonçaient pour être à jamais qu’utopies … Les supplications de son frère résonnaient à ses oreilles tandis qu’un voile occultait ces souvenirs… Les souvenirs de ces douces nuits laissèrent progressivement place à une vision plus triste et sombre de son existence.

                      Slice était plus âgé. Il contemplait en silence le vieux fermier qui depuis toujours l’insultait et le traitait de bâtard. Cet homme qui n'avait eut de cesse de lui envoyer des pierres et le considérait comme une insulte aux traditions locales. De là où il venait l’adoption était une chose mal vue, on avait une seule famille, et la perdre était un déshonneur. Le sentiment de rejet de la part de l'entourage des Ishida et au sein du village était grand. C'était d’autant plus importants en raison de sa maladie qui entre ses sautes d'humeurs perpétuelles et ses vomissement le rendait réellement inquiétant … Ce vieux bonhomme de la campagne encré dans ces cruelles traditions somnolait sur sa rocking chair, inconscient du sort funeste qui l'attendait.

                      Du sang sur son pagne consécutif d’une crise récente, l’enfant avait attrapé la vielle pioche rouillée que ce vieillard utilisait d’ordinaire pour l’élagage de ses terres. Avec milles précautions, répétant maintes fois son geste l'enfant aux cheveux blanc s’arma de courage avant de passer à l’acte. Enfin il donna le coup qui se devait d'être fatal. Le vieillard se réveilla en sursaut, dans un unique cri, pour s’effondrer aussi tôt. Le pic de la pioche avait transpercé son crâne en passant par l’orifice oculaire. Il avait été tué sur le coup.

                      Contemplant son acte Slice se rongeait les ongles. Le sang coulant sur ses chaussures l'enfant recula un peut paniqué. Le jeune garçon trempa ses doigts dans le liquide rougeâtre. C’était une des premières fois qu'il était en contact physique avec du sang qui n’était pas le sien … Il le fit passer entre ses doigts, ce liquide qui était synonyme de vie chez les êtres vivants était chez lui synonyme de mort … Pourquoi ? Pourquoi son corps rejetait son propre sang ? … Mais bien que maintes questions se faisaient à son esprit il fut rapidement pris de panique par l'acte ignoble qu'il venait de faire. Rabattant ses mains sur sa tignasse blanche, la peignant de sang par la même occasion, l’enfant laissa là le cadavre du viellard, s’enfuyant rapidement en pleurant … Il avait tué.

                      Une nouvelle fois ses souvenirs changèrent. Il revoyait le visage de Shigeru maintenant plus âgé. Ce dernier était en bien mauvaise posture, prit d'une teinte bleutée. Un regard suppliant aux bords des larmes. Ses propres mains sur la gorge de son frère Slice compris trop tard ce qu’il était entrain de faire. Reprenant conscience tardivement il aperçut le docteur Ishida, qui pénétrant dans la pièce lui assainit un violent coup de poing en plein visage …
                       
                      Les dernières brides de souvenirs à lui revenir en cet instant à l'esprit étaient parmi les plus éprouvant de sa vie. Le jour où il comprit qu'il avait tout perdu, sa vie, son corps, les siens ... Il se trouvait dans la navette qui l'amenait au centre de détention spatial … D'un hublot il observait la gigantesque station orbitale pénitentiaire où il allait passer sans le savoir 5 années de sa vie. Cinq années de tortures, d'expérimentations scientifiques et des conditions inhumaines … Le centre de détention spatial … Un enfer qui volait autour du soleil Sigmar … Slice ne parvenait plus à retenir ses larmes, de ses mains entravés par ses menottes il cacha son visage en proie à la panique. Il avait finit par aller dans les étoiles, mais ce n’était point les cieux qu’il s’attendait à rencontrer enfant. C'était bel et bien un enfer … Une larme perla le long de sa joue, ruisselant le long de sa longue cicatrice, il avait perdu Shigeru et Ishida, il avait tout perdu … On l’avait abandonné…
                         
                         

                      […]
                         

                      Les yeux du Siths se rouvrirent. Laissant là bas, au fond se sa mémoire, ses quelques fragments du passé. Tristes et sinistres, telle que fut sa vie d’antan. Sans un mot, dans un silence morbide le bonhomme se releva tel un pantin. D’une main brandie en avant il projeta une vague de force sur Raiden, l’envoyant heurter violemment un des murs de la pièce. Slice était en colère.

                      Cherchant de sa main gauche à tout hasard dans ses poches quelque chose à jeter dans la tête à Raiden pour lui signifier son mépris Slice finit par en sortir le legs de Dark Heran. La chevalière sur laquelle était incrustée le minuscule holocron paraissait encore plus belle que le jour ou elle fut ôtée des doigts squelettique de l’ancien seigneur Sith par Hurza. Slice contempla quelques instants l’objet, se gardant bien de le toucher avec ses doigts mais utilisant tout comme le maître de Senara l’étoffe déchirée pour la tenir entre ses mains. La bague en elle-même était là l’incarnation d’une époque ancienne et passée, celle des plus puissants seigneurs siths, des temps ou la règle de deux n'étaient pas, de l'époque ou orfèvrerie Sith était un art. C'était un artefact des plus puissant dont nul ne savait vraiment ce qu'il recelait. Pour le savoir il n'y avait qu'une seule véritable solution : il fallait le passer à son doigt. Des souvenirs du Jedi lui revinrent en mémoire, une ancienne discussion entre Hurza et le maître Ka Di Mounda.

                      * Nous ignorons comment se présente le legs de Dark Heran mais les écrits relatant son existence tendent à établir que ce serait un artefact Sith pour le moins puissant. Le seigneur noir aurait créé et mit personnellement ce dernier à la disposition de son digne héritier s'il parviendrait à franchir ce qui est définit comme le bassin de Dark Heran. Un rite pour prouver sa valeur. [...] On ignore bien des choses mais je suppose qu'il existe une corrélation très forte entre le domaine de l'esprit et cet objet compte tenu du personnage. [...] L'unique chose que nous savons vraiment c'est qu'il est très probable que cet objet soit "maudits". Il est mentionné en tant qu' " Ezeru ", ce qui se traduit dans la culture Sith comme une malédiction. Les quelques objets à travers l'histoire à avoir porté ce titre sont fort sombres et puissants certes, mais aussi maudits. Qu'il s'agisse de talisman, de sceptre ou de tout autre objet, leur histoire à démontré qu'il fut très difficile voire impossible à leur porteur de s'en séparer. C'était autant des barrières physiques que mentales ! Bien souvent la séparation se fit au prix de la mort du porteur ... [...] En vue des risques actuels dans la quête que vous me confiez je tenterais de donner aux archivistes les informations consécutives à mes recherches sur le sujet, nous ne saurons être que trop prudent si j'advenais à mourir et que l'un des nôtres étaient en contact avec un Ezeru ... *

                      Le Sith avait une idée bien précise en tête, tout en se grattant le menton il se décida d'agir. D'un mouvement ample il se retourna une nouvelle fois en direction de Senara dont la situation semblait avoir empirée ... De ses yeux il voyait en cet instant le tumulte et cette force qui s'agglutinait encore et toujours autour de la frêle âme de adolescente. A la vue de cette crise si violente il se demandait si l'enfant s'en sortirait indemne. Allait-elle périr par sa faute ?
                      Passant des idée aux actes Slice se saisit de la main de l’enfant inconsciente avant de lui mettre la bien sinistre chevalière autour de l’annulaire gauche. Contemplant son méfait avec satisfaction il se recula rapidement lorsque l'holocron monté sur la bague se mit à briller d'une pâle lueur rougeâtre. Quelque chose se passait, mais alors pour savoir de quoi il s'agissait c'était une autre affaire ... De toute manière ça ne pouvait pas être personnellement pire pour Senara qu'actuellement ... Mais une autre chose se devait à présent d'être faite, il fallait régler le problème de Raiden.


                      Il détourna son regard de la jeune enfant focalisant toute son attention sur Raiden qu’il avait acculé dans un coin. Il ne fallait pas lui laisser une deuxième opportunité de lui nuire. Un large sourire se dessina le long du visage d’Hurza, celui d’un chasseur s’apprêtant à sonner l’hallali sur une bête blessée. Pour la première fois depuis son retour le Sith se saisit de son épée. Dans un mouvement rapide il saluât Raiden tel qu’il l'était convenu dans les règles du duel à l'épée. La lame se présenta alors  verticale puis inclinée à 45° avant que le Sith ne se mette en garde.

                      « - Hé bien Jedi. Tu as de la colère et de la haine, mais tu ne sais t’en servir convenablement ! Tu utilises tes démons afin d'avancer, de dépasser tes limites, ils accroissent certes ta force mais à ne pas savoir les maîtriser tu cours à ta perte jeune homme. Il faut trouver l'unité et savoir faire qu'un, ni les refuser, ni les laisser te submerger ! »

                      Slice ne chercha pas à faire dans l'originalité contrairement à sa première attaque désarmée. Il avait dors et déjà l'avantage du lieu et de l'expérience. Dans un bond il se rua sur sa cible, l'arme à la main. Il attaquait cette fois-ci pour tuer comme le novice l'avait fait contre lui quelques instants plus tôt. Les lames s'entrechoquèrent avec violence. Le jeune garçon restait toujours là, debout, parant bravement l'attaque. Les épées l'une contre l'autre vibraient et brillaient comme jamais. Le bleu clair du sabre d'Hurza contre la lame argenté du preux chevalier blanc. Il était de plus en plus difficile pour l'un ou pour l'autre de tenir face à l'adversaire. Puis Slice usa à son tour de la traitrise, il fit un moulinet avec son sabre faisant glisser sur la droite la lame du jeune jedi inexpérimenté. Ce fut à cet instant qu'il empoigna physiquement de sa main gauche la gorge de ce dernier.

                      Retenant l'épée de Raiden sur le côté avec son propre sabre le Sith contemplait celui qui lentement était condamné à étouffer entre ses doigts. Approchant son visage de celui du Jedi abandonné par le conseil, Slice puisa dans la peur et les sentiments de ce dernier pour lui faire des adieux.

                      « - Je m'en reviens de la mort Jedi, et je puis t'assurer qu'il n'y à pas de vie dans le néant. Il y à juste la mort ! Fait toi à cette idée pendant que la vie te quitte. Tu as du potentiel ! Un très grand potentiel ! Mais tu es faible ... Tu étais différent des autres jedis ... Si tu avais eut un enseignement pour t'ouvrir non pas forcément au mal mais juste à l'obscur ... Si tu avais sut le manier et voir à quel point tes maîtres t'ont mentis ... Voir comment ton ordre vous manipules ! Si tu avais sut faire appel à tes démons ... ! Alors ... alors tu aurais été à ma place et j'aurais été à la tienne. Tu aurais vu la puissance du gris et l'aurais embrassé au lieu de la renier ! Juges par toi même cette puissance qui te terrasse et emporte mon nom dans ta tombe. Car faute de rédemption tu vas périr en ce jour de ma main. Mon nom est Slice Bloodrush; Seigneur Noir assassiné de l'Ordre Sith de Cypher; maître d'un culte massacré; témoins des miens assassinés; et qui dans cette vie ou dans l'autre aura sa vengeance.  »

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                        Auteur : Raiden

                        Le Sith esquiva facilement ma première attaque mais ne vit pas venir le coup suivant. Ma balayette lui faucha les deux jambes le faisant perdre son équilibre. Ses points d’appui déstabilisé, il chuta au sol et dut se cogner violemment la tête puisqu’il perdit conscience dans la foulée. Son aura régressa rapidement et il perdit pratiquement toute son agressivité. Je me tins debout près de lui, mon sabre à quelques centimètres de sa gorge, prêt à lui trancher la carotide. Même un Seigneur Sith, aussi puissant soit-il, ne pouvait survivre à une hémorragie sans recevoir de soins d’urgence. Mes yeux brûlés étaient baissés vers son visage. Il était dans les pommes mais son esprit fonctionnait à plein régime comme si des visions ou des souvenirs venaient hanter son sommeil. Devais-je profiter de la situation pour en finir avec lui ? Surement. Avoir tué un Seigneur Sith au sein même du complexe Jedi suffirait largement à balayer les doutes qu’éprouvait le Conseil à mon égard. D’ailleurs, ce n’est pas l’envie qui me manquait. Mais d’un autre côté, les propos qu’il avait tenu dès le début s’accordaient à la perfection avec mes idéaux. C’était un Sith, un ennemi de l’Ordre Jedi et ce peu importe les sentiments qu’il semblait éprouver pour ses pairs. Depuis mon arrivée sur Hoth et ma rencontre avec Bertrolen, j’avais obéis sans rechigner à toutes les directives des Maître sans toutefois trouver les réponses que je cherchais. Peut-être que cet homme pouvait m’apprendre tout ce que j’avais besoin de savoir. Immobile et le visage devenu inexpressif, je fixai sans le voir cet homme qui, même inconscient, était tiraillé par de nombreuses pensées. Parmi tous ses marmonnements, je pus distinguer quelques brides assez compréhensibles. Il devait sans aucun doute revivre des passages tragiques de sa vie. Mais ça n’allait pas durer et il pouvait se réveiller d’un moment à l’autre, détruisant toute chance de le neutraliser. Il fallait que je me décide. Inspirant profondément, je levai mon sabre au-dessus du corps di Sith, la pointe dirigée vers le bas. J’armai mon coup mais au moment de l’achever, ma cible se réveilla soudainement.

                        Sans que je ne puisse contrer, il m’envoya une vague de Force à bout portant qui m’envoya une fois de plus contre le mur. Je glissai le long de celui-ci et me retrouvai assis au sol. Même si j’étais toujours inconscient, j’avais l’impression que des dizaines de cloches sonnaient toutes en même temps dans mon crâne. Je crus même voir un éléphant passer en trombe dans le couloir. Ma perception devint assez floues et j’avais de plus en plus de mal à distinguer l’aura de la Padawan, ou du moins ce qu’il en restait. Même celle du Sith devint moins distincte au milieu de toute la puissance qu’il dégageait. Je le vis s’approcher de la jeune fille avant de s’agenouiller auprès d’elle. Il parlait d’une sorte de malédiction. Qu’allait-il lui faire ? J’essayai de redresser mais la douleur m’immobilisa sur place, m’arrachant au passage un gémissement de douleur. Des images se présentèrent alors dans mon esprit. Je voyais ce Sith se tenir fièrement sur mon cadavre, exhibant la tête de la Padawan à la crinière de feu. Alors d’un seul coup, je retrouvai la force de me lever et de ramasser mon sabre.

                        Quand je fus debout, mon adversaire m’attendait déjà, face à moi et prêt au combat. Je sentis son agressivité monter en flèche en même temps qu’il activait son sabre. Il allait enfin se battre sérieusement et étrangement, ça me plaisait malgré le fait que je n’avais aucune chance. Il salua et je fis de même. Une partie de ma colère s’était envolé et ne me restait plus que l’envie du combat.

                        Sans prévenir, le Sith fondit vers moi, sabre au clair. Il arriva si vite que je parvins à contrer son attaque de justesse. Le bruit des lames s’entrechoquant fut semblable à celui du tonnerre tandis que la puissance du coup me força à reculer. Contrairement à tout à l’heure, je sentais clairement son envie de tuer et je dus lutter pour ne pas vaciller. Une fois la première attaque repoussée, j’entendis un grésillement provenant du côté gauche et, sans réfléchir, je m’accroupis au sol pour l’esquiver. Pour toute réponse, je portai une attaque horizontale visant à lui trancher les genoux mais mon sabre frappa dans le vent. Je me relevai tout de suite et, sans pouvoir réagir, mon adversaire me saisit à la gorge et me souleva d’un seul bras jusqu’à ce que mes pieds ne touchent plus le sol. De son sabre, il écarta le mien pour que je ne puisse pas l’utiliser contre lui. Rapidement, l’air me manqua et de mon bras libre, je m’accrochai à son bras tandis que mes pieds battaient dans le vide.

                        Alors il entama un nouveau monologue, à croire qu’il aimait parler tout seul, sur les mensonges proférés par le Conseil de l’Ordre Jedi. Selon lui, je possédais en moi un grand potentiel que les Jedi m’empêchaient d’utiliser. Tandis qu’il me donnait son nom, je sentais ma vie partir entre mes doigts. Mon cerveau, en manque d’oxygène, commençait à s’embrumer pendant que les battements de mon cœur allaient en accélérant.



                        -Je ne… Je ne peux pas mourir. Pas tout de suite…


                        N’ayant d’autres choix, je décidai d’utiliser une attaque d’une telle puissance qu’elle pouvait mettre à terre n’importe quel ennemi. J’armai mon pied droit en arrière et mis toute ma puissance dans ce coup qui atteignit le Sith en plein dans l’entrejambe. Comme l’aurait fait n’importe quel homme, il lâcha prise et se plia en deux. Quant à moi, je tombai sur le sol et restai agenouillé un moment, essayant de récupérer mon souffle. Je n’avais pas beaucoup de temps pour renverser la tendance. Aussi je récupérai mon sabre et activai la lame. Je me dressai devant lui et armai ma frappe qui devait lui trancher la tête. Seulement, au moment de porter le coup, mon bras refusa de bouger. Je tournai mon visage vers la Padawan. Elle n’avait pas bougé depuis tout à l’heure mais je sentais toujours sa présence. Alors je me résignai et éteignis mon sabre avant de laisser mon bras tomber le long de mon corps.


                        -Si tout ce que vous dites est vrai, aidez-moi à trouver ma voie. Que les Jedi m’aient menti, peu importe. Mais ils n’ont pas les réponses à mes questions.


                        Suite à ces mots, toute la haine, la rage et la colère que je ressentais s’évanouirent comme par enchantement. Mon envie de sang et mon agressivité disparurent. Je me tenais désormais à la merci du Sith, attendant son jugement. Tandis que je devais passer devant le Conseil, je me tenais désormais face à un Seigneur Sith à espérer qu’il accepte de m’enseigner son savoir. Quelle ironie…
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                          Auteur : Slice

                          Le temps semblait s’être arrêté pour les deux protagonistes encore conscient dans la pièce. Le jeune et téméraire novice qui n’avait pas hésité un instant à affronter un seigneur Sith pour défendre une camarade se tenait à présent devant Slice d'une manière fort humble. L’heure était au silence et l’attente d’une réponse de la part de son interlocuteur s’avérait longue. En cet instant les secondes défilèrent en nombre sous le regard amusé de ce qui avait été anciennement le corps d’Hurza. Le tout prenait une nouvelle forme qui s’avérait fort intéressante. Slice Bloodrush avait certes perdu ses disciples, mais en cette journée il avait la possibilité de maitre la main sur un élève plus que prometteur. Une pensée vint à Xar, qui fut durant une courte époque son apprenti et ami ... Ce dernier avait malheureusement eut une fin tout aussi radicale que la sienne, il était mort comme tout les autres quelques temps avant la mise à mort de Slice. Bien que le seigneur Sith paraissait calme, un orage grondait en son cœur, une tempête qui n'aurait de cesse qu'avec éradication de l'ordre de son ancien frère.

                          Les deux êtres se faisaient face. Immobiles statues de marbre, se fixant l’une l’autre en silence. Le maître Sith n’avait en aucun moment bougé lors de l’action du jeune Jedi. Il l’avait ainsi laissé libre de ses choix et de ses actes. Raiden eu en ce jour l’unique possibilité de le terrasser. Mais il en avait été autrement et le Jedi n'avait pu se résigner à faire les dits actes ... Il lui avait été impossible de tuer Slice, impossible de se conformer à la volonté d’un maître du conseil. Impossible de devenir un héros pour les membres de son ordre, impossible de se conforter une fois de plus à un monde qui n'était pas le sien.
                          C’était à présent l’épée éteinte qu’il implorait en cet instant celui qui quelques temps encore avait été son adversaire de l’amener avec lui. Raiden n’avait dors et déjà plus de lien avec les Jedis. Pour sauver et venger Senara il s’était ouvert à l’obscur, il avait écouté et utilisé son démon. C'était là une voie bien difficile à abandonner lorsque l'on l'épousait.

                           
                          Quitter cette planète de glace. Voila sans aucune surprise l'objectif qu'avait Slice. Sans un mot le seigneur Sith le regardait Raiden avec amusent.
                          Les souvenirs de l’attaque de Coruscant étaient bien en tête, slice se commémorait ces jours d’apothéoses où aveuglés par l’euphorie de la victoire lui et les siens avaient crus mettre fin dans le sang à des millénaires de conflits entre les deux castes. A présent il considérait d’un œil nouveau la futilité de la chose. A cette époque il avait pensé que toutes cette violence aurait amenée les Jedis meurtris à épouser les ombres. Mais à présent il comprenait la stupidité de cette pensée, car tant qu’il y avait des hommes il y aurait des Siths et des Jedis … Tant qu'il y aurait des hommes, il resterait des idéaux.


                          « - Te voila bien utopique jeune homme. Tu as eu l’unique possibilité de défaire un adversaire, une occasion que tu n'as pas saisit. »


                          D’un geste de la main Slice fit appel à la force. De ces yeux clairs il voyait clairement les filaments qui s'entouraient autour du cou de Raiden. Ceux-ci toujours plus présent, plus fort. L'homme voyait son emprise sur la gorge de sa victime. Il lui suffisait de resserrer la main pour l'étrangler. Et bien qu'il n'en était pas là, l'étreinte était suffisante pour être ressentie par l'intéressé.

                          « - Souviens toi de cette emprise et souviens toi à quel point ta vie ne tient qu’à un fil. Il n’existe qu’une loi, commune aux Siths et aux Jedis que l'ordre de Cypher est amené à suivre. La règle des deux : un maître, un apprenti. Ni plus, ni moins. »


                          Dans un mouvement désinvolte Slice dégagea l'emprise qu'il détenait sur Raiden. Laissant son interlocuteur libre de tout mouvement l'individu se contenta de le pointer de son index. C'était une attitude autant stupide qu'inutile, l’aveugle qui se tenait devant lui ne pouvait en effet rien voir. Au moins certains dirons que le Sith garda une certaine prestance par cette attitude, d'autres mauvaises langues rétorquerons alors sans doute que cette dernière est toute relative.

                          « - Les Siths sont gouvernés par la loi du plus fort où l’élève est amené à renverser le maître. Ce genre d’attitude n’a lieu d’être au sein du culte, penser le contraire c’est arrêter de penser. L’allusion quant à la mise à mort pour quiconque tenterait de renverser Slice était à peine voilée. Mais mes propos restent les mêmes. Tu as du potentiel jeune homme, reste à voir si tu t’en montre digne ... Je n'ai jamais eu pour habitude de m'associer avec le premier connard venu, encore moins de le former. Quoi qu’il en soit il ne fait aucun doute qu’autant toi que moi ne sommes pas ici à notre place ! Que nous le voulions ou non nous sommes actuellement dans le même merd* ... Ainsi je te propose de passer un marché. Aide moi à quitter cette planète et je te mettrais à l’essaie. Si jamais tu te montrais digne alors on ira peut-être même manger un de ces quatre un bout au Macdo’ Galactique du coin, c’est moi qui inviterait ! Top là ? »

                          Slice leva ça main en direction de celle de Raiden. Il était coutume sur sa planète natale de conclure un deal de la sorte. Deux personnes faisant affaire tapaient chacun dans la main de l'autre dans un
                          « top là » oral. Le tout clôturait alors une négociation et engageait les deux parties dans un contrat oral. La chose était en ce jour la même biens que les pénalités dans ce cas ait été bien supérieure à une simple amende.
                          Les mains s'entrechoquèrent.

                          Avant de quitter la pièce Slice s'adressa une dernière fois à celui qu'il avait décidé de prendre à l'épreuve. Alors que le seigneur Sith c'était présenté il n'en avait été aucunement pour Raiden. S'il devait le former et ne serait-ce que quitter avec lui cette planète de merd* encore préférait-il connaître le nom de se camarade d'infortune.


                          « - Donne moi au moins ton nom ?! »

                          Une fois le tout mis à plat, Slice et son nouveau compagnon entamèrent leur périlleux voyage en direction du hangar. Pour se faire il leur fallait pour commencer de quitter la pièce. Dans un dernier regard le Sith contempla la jeune Senara. Elle était à présent seule avec Melchior inconscient, un Ezeru siégeant à son doigt. L'heure de la séparation tant annoncé avait sonné. Le maître impuissant abandonnant de force sa padawan. Le cœur d'Hurza sembla gronder une dernière fois avant de disparaitre dans le chagrin ...
                          Pourtant ceci ne semblait pas s'annoncer comme la fin des péripéties, à peine la porte ouverte Slice tomba nez à nez avec une autre jeune novice. C'était à croire qu'il n'y avait que des vieillards et des gamins dans cette base. La jeune tortuga le regarda avec surprise. Il n'avait pas de temps à lui consacrer, qu'il s'agisse de la pousser ou de lui ordonner de se décaler le Sith considérait cela comme une perte de temps, il était pressé. Apportant rapidement à lui toute les peurs et les angoisses qu'il percevait en cet instant il s’insinua dans l'esprit de l'enfant les déversant dans un flot des plus sinistre.



                          « - Bhou ! »  

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                            Auteur : Kalane

                            Kalane dut cligner plusieurs fois des yeux et se mordre la lèvre inférieure pour oser avoir l'idée de penser à la probablité éventuelle que ce qui venait de lui arriver était vrai. La femme qu'elle avait malencontreusement rencontré au détour d'un couloir  et qui dégageait quelque chose de si puissant qu'elle avait failli en faire un infarctus l'avait immédiatement prise sous son aile et s'était inquiétée de ses vêtements ! 


                            Catapultée dans une buanderie, n'ayant pas pu placer un mot et s'étant vu griller le passage à plusieurs Jedi, la Togruta était en ce moment complètement dépassée. Aprés plusieurs secondes égrénées dans l'ébahissement le plus total, elle se décida enfin à bouger et attrapa timidement un des sac à peine améliorés qui servaient de vêtement traditionnel au jedi puis se déshabilla, regrettant l'absence de miroir pour enfiler l'habit. C'est alors que l'ensemble des surfaces de son corps la piquèrent au même moment, alors que sa tête devenait étrangement lourde. Le chef entre les mains, Kalane subit le revers de la sensation lorsque le calme revint, de façon si soudaine qu'elle eut l'impression de voir son âme se libérer de son corps.


                            La sensation était revenue. Il faudrait qu'elle en parle à la Jedie, il s'agissait sûrement d'une personne de confiance. Mais comment lui expliquer qu'elle n'était théoriquement pas novice ? Bah, il fallait d'abord s'occuper de la source de perturbations. A peine sortie - habillée - de la buanderie, Kalane dut suivre une fois de plus le pas car Madame était préssé. Beaucoup plus vite qu'elle ne l'aurait voulu, la chasseuse se retrouva dans un couloir étrange d'où les perturbations semblaient naitre.. Et mourir.


                            Une porte s'ouvrit alors que Kalane venait justement de s'arrêter derrière. Choc. Un Jedi se présenta à elle, son corps était assez normale quoique patraque mais ses yeux, son expression et quelques autres choses, que la Togruta pourrait nommer plus tard lorsqu'elle l'aurait su : l'aura la gênait. La gênait horriblement. A peine surpris, l'homme plissa les yeux imperceptiblement.


                            Aussitôt, la jeune jedie recula, et poussa un cri strident et effrayé. Celui de la jeune femme émotionellement instable à qui l'on fait surgir tout ses démons. Ce qui se passa dans la tête de Kalane à ce moment là dépassa l'étendue et l'ampleur que peut provoquer un simple mot imaginé par des humains. Les peurs et les sentiments qui s'éveillèrent en elle rendirent doux et plaisantes ses cauchemards les plus agités.


                            Le Sith, aparemment indifférent à ce qu'il avait provoqué, prononca un " Bouh " parfaitement pathétique et surtout détaché qui tranchait avec les images défilant dans le crâne de la Togruta. Ebahie, elle ne put rien faire et en oublia tout son courage. La personne qui se tenait en face d'elle était un monstre. Le pire des monstres et dans la plus totale des logiques, malgré les insistances de son cerveau, son corps ne bougea pas. On arrête pas le pire des monstres.


                            Kalane se reprochera sûrement longtemps de ne pas avoir bougé à ce moment là mais elle laissa passer Slice comme si il n'eut pas existé. Si Revan ne s'occupait pas de cela, le Sith serait lâché dans la nature avec la plus grande des facilitées.
















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                              Auteur : Revan Cordana

                              Revan sentait un mal grandissant, mais elle était encore loin de s'imaginer ce qui était entrin de se passé, elle sentait la préssence de senara diminué, jusqu'a presque disparaitre, cela avait crée en elle une certaine inquiétude, la petite senara était une jeune fille doué, mais elle restait une jeune padawan et au vue de la menace que revan sentait actuelement elle ne pouvait rien faire et elle n'avait sans doute rien pu faire.
                              Revan commença à s'aproché de la porte, qui devait lui apporté dans de réponse, mais surtout avant tous elle devait se montré prudente.
                              Elle prit son sabre laser en main et elle commanca à avancé, mais elle n'avait pas remarqué que la jeune Kalane était déja arriver devant la porte et que celle ci c'étais ouverte.
                              Une ombre sombre était la, Kalane avait terrifier, mais c'étais plus qu'une impresion, cette derniere était vraiment térrifier.
                              Mais d'une terreur peu comune, Revan sentit qu'il utilisé la force pour faire voir des images à la pauvre petite.

                              Revan s'aprocha encore et elle utilisa la poussé de force sur slice, pas a un niveau suffisant pour l'envoyer promené, mais suffisament fort pour le destabilisé et le déconsentré, histoire qu'il relache la pauvre Kalane de son emprise, d'ailleurs cette derniere s'ecroulla sur le sol froid et glacé du temple.

                              Mais revan fu des plus surprise, car en même temps elle fit tomber la capuche du Sith et le visage qu'elle vit, elle ne pouvait le croire.

                              pas lui ..... ces impossible


                              -Hur......za .... mais quesqui ces passer ???


                              Revan était tous d'abord incrédule, elle n'arrivait pas a croire qu'il avait pus basculé aussi vite ..... Ou alors ces qu'il avait toujours caché son jeux ?? Non elle ne le penser pas capable, elle l'avait vu se comporté, elle avant senti au travers de la force certaine de ces émotions et jamais, jamais  il n'avait montré la moindre parcelle d'ombre dans son coeur.
                              D'ailleurs c'étais un autre esprit qu'elle sentait, quelqu'un avait prit le corp d'hurza, mais qui ? et pourquoi ?


                              - Dit moi sith ? qu'elle est ton nom ? et pourquoi fait tu cela ?


                              Revan alluma son sabre, sa lame blanche illumina le couloir, elle ne voulait prendre aucun risque, surtout pas avec quelqu'un de cette trempe.
                              Elle fit quelque pas en avant, puis elle vit quelqu'un derriere lui, à son aura, elle aurait parier un padawan, mais pourquoi restait t'il derriere lui sans rien faire ? Lui aussi avait décidé de trahir ?

                              -Toi la derriere lui ? pourquoi ne fais tu rien ? toi aussi tu compte trahir l'ordre ?

                              Pourquoi ? c'étais une question qui touner en boucle dans ça tête, certes le conseil actuel avait tous sauf l'air digne de confiance, mais bon pourquoi trahir, pourquoi rejoindre les sith et leur doctrine destructrice ?

                              - Pourquoi ? pourquoi la haine et la destruction vous attire ? la mort, les combats vous plaise tant que ça ? ou ces la promésse d'une puissance illusoire ? il n'y a aucune vérité dans la destruction, aucune vérité dans la mort, certe l'enseignement jedi est loin d'etre parfait, mais qu'elle enseignement peut avoir l'arrogance d'etre parfait.


                              Revan aurait voulu resté calme, se montré comme dans chaque adversité un bloc de glace, mais la les question la harcelait trop, de plus elle s'inquiétait, pour Kalane qui était resté au sol, mais aussi pour Senara, ça préssence était si faible, si faible qu'elle se faisait presque oublier.

                              -Senara .....

                              Le visage de revan devien cette fois un plus plus dur, elle affichait une certaine rancoeur envers le sith qui avait apparament prit le contrôle du corp d'hurza et de se padawan qui se tenait tranquilement derriere lui..

                              -Quesque vous lui avez fais ??  Ont ne sent presque plus ça présence ?

                              Revan se savait pas trop quoi faire, devait elle l'attaquer ? devait elle le laisser passé ? elle ne savait plus trop quoi faire, certes c'étais un sith qu'elle avait en face d'elle, mais c'étais toujours Hurza....... tous dépendrais des réponses qu'elle aurait.

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                                Post n°15
                                Auteur : Slice

                                La togruta  n’était plus un problème.  En quelques instants la jeune femme s’était écroulée à terre. Son corps rougeâtre tranchait catégoriquement avec la blancheur et la froideur du sol de glace sur lequel elle se trouvait. Bien qu’il n’en parla jamais, Slice resta intimement persuadé que c’était avant tout son « Bhou » qui avait terrassée l’intéressée et non pas sa manipulation mentale. Alors qu’il s’apprêtait à continuer sa route un énième Jedi vint lui barrer le passage.

                                La vague de force eut l’effet escompté : celui de la surprise. Prit au dépourvu Slice recula, sa capuche tombant en arrière elle laissa alors apparaitre le visage d’ Hurza. Son adversaire semblait le connaître. C’était là la dénommée Revan, la Jedi qu’Hurza avait rencontré sur Dantooine avec Senara. Elle semblait largement perdue, déboussolée, et pour ainsi dire cette attitude était largement compréhensible. Pourtant ses propos était bien les même que les autres membres de son ordre. Accusateurs et stéréotypés :  Sith égalant méchant et la destruction … Slice baissa la tête de dépit. Il commençait à se dire qu’il aurait été préférable d’être retrouvé par des non sensitifs … Au moins eux avaient un tant soit peu plus de vocabulaire. Il semblait avoir récupéré certains tics d’ Hurza, comme celui d'éprouver par moment une profonde honte ... Il redressa la tête fixant Revan avec malice, un sourire narquois aux coins de ses lèvres. Faisant bouger sa main gauche comme s’il s’agissait d’une marionnette le Sith avait joint ses doigt de manière à imiter une personne qui parle. Durant toutes les questions de Revan il continua la chose, signe qu’elle l’agaçait ...
                                Une fois qu'elle eut enfin terminée il lui répondit de manière décontractée.

                                « - Alors premièrement tu ne me tutoies pas merci. Deuxièmement, voyons voir …  Si je te disais que je me nome  Dark machin ? Je suis un vilain méchant Sith.  J’aime bien détruire les trucs parque c’est cool et que c’est jeune et rebelle.  Je suis super haineux envers mes parents et la société parce que je ne peux pas sortir le soir après minuit et j’ai eus une enfance super malheureuse. Quant à la padawan Senara je viens de lui fracasser la tête avec le manche de mon sabre car je suis super méchant et j’aime bien les morts et les combats. Ses derniers mots avant de tomber dans le coma ont étés : pourquoi doit-on porter une tresse, oh mon dieu vous que vous êtes méchant ! »

                                Slice laissa apparaitre un sourire moqueur sur son visage. Si les jedis étaient certes dans le vrai sur plusieurs idées sur leurs ennemis héréditaires ils avaient largement tendance à stéréotyper les Siths. Les membres du culte souffraient en effet d’une image très négative véhiculés par la majorité des membres de l'ordre de l'Omega. Ce n’était pourtant pas pour autant qu’il fallait y inclure l’intégralité des Siths. Dans un geste décontracté il haussa les épaules avant de se saisir de son sabre et de l’allumer. Sans en dire plus le Sith salua à l’épée Revan. Son acte pouvait paraitre anodin mais était clair en sa signification. Il s’apprêtait à l’affronter. La lame d’un bleu clair éclaira les creux de son visage laissant apparaitre un regard qui tranchait avec l’habituel regard d’Hurza.

                                « - C’est bien ce que tu voulais entendre n’est –ce pas Jedi ? Ce que tu veux c’est ce genre de propos, le reste tu ne l’écouterais pas de toute manière. Alors reste dans ton ignorance … Si tu demandes pourquoi et que tu dis les réponses je ne vois pas trop la raison qui te pousse à poser les questions. C’est tellement « Jedi »… Vous êtes tellement  bornés et prévisibles … Le bien, le mal, vous n’avez que ça à la bouche. Tout le temps ! Une vision manichéenne bien en dehors de la réalité. Ce qui est triste, affligeant même, c’est que les gens comme moi, ceux qui savent voir à travers vos visions étroites et dogmatiques, sont inéluctablement stéréotypés par les gens comme vous. Le monde n’est qu’une infinité de gris et c’est à présent l’heure de la leçon … »

                                Slice, le sabre à la main se mit en position d’attaque. Il ne plaisantait pas, l'heure était au duel. Se concentrant comme à son habitude il usa de la force de manière à voir les liens qu’il avait si bien visualisé dans la pièces précédente. Encore une fois il parvenait clairement à les voir, multiples et délicats, fines lignes véhiculant la force, reliant le tout et le néant. Slice s’en saisit d’une, décuplant dès lors sa vitesse il se rua sur Revan.
                                En moins de temps qu’il fallut pour cligner des yeux l’homme s’était jeté sur elle, les épées s'entrechoquèrent.

                                Le sith n'en resta pas actif pour autant, il envoya un coup de coude en plein dans la mâchoire de Revan. Le coup eut l’effet escompté et la fit reculer. Ne lui laissant toujours pas le temps de réagir il coupa net son sabre et apposa sa main droite sur son épaule avant de lui faucher les jambes avec sa jambe droite. La prise (de judo) avait été habillement exercée et son adversaire tomba à la renverse à l’envers, son sabre lâché dans la surprise tomba à terre.
                                Mais alors qu’elle allait heurter le sol le sith la reteint de son bras gauche. L’arrière du crâne de Revan littéralement dans ses mains il sentait les cheveux de cette dernière sous ses doigts. Elle était si proche de lui qu'il ressentait à présent ce qu'elle avait caché aux autres, cette colère et une envie bouillonnante de se venger des traitres ... Revan était bien moins blanche qu'elle ne voulait le laisser paraitre. Mais ce n'était plus une chose importante, elle était perdue. Le pied de Slice retenant fermement à terre le sabre de sa victime.
                                A l’image d’un croissant de lune les dents blanches d’Hurza brillaient de milles éclats. Revan avait perdue. Le tout avait été si rapide ... Elle allait être mise à mort … Il ne lui restait plus qu’à ouvrir ses oreilles une dernières fois, emportant avec elle les dernières paroles de son meurtrier dans sa tombe.


                                « - Toi qui semble si douée pour parler pour autrui que penses-tu du classique : et maintenant Revan Cordana, tu vas mourir ? »


                                Lâchant l’épaule de Revan Slice n’en dit pas plus. C'était la fin.
                                Il activa une nouvelle fois son sabre, retenant de son bras gauche sa victime. Elle ne pouvait se dégager de son étreinte, ne pouvant qu'être spectatrice de sa propre mort ... Le geste était clair et précis, il allait apporter le coup fatal à la chevalière rebelle.
                                Les yeux de la jeune femme se fermèrent, elle était résignée à passer à trépas lorsque le sabre s’approcha à toute allure de sa tête.
                                Pourtant le Sith le coupa net avant de rapprocher avec l'agilité d'un serpent sa tête de celle de la Jedi. Sa funeste mascarade avait marché. Il apposa ses lèvres sur celles de Revan. Mais le Sith ne se contenta pas d’un simple baiser sur ses lèvres, il l’embrassa longuement et avec tendresse. Dans toutes les hypothèses, jamais la Jedi n'aurait put s'attendre à une pareille situation. Là était bel et bien la leçon du seigneur du culte de Cypher, une leçon qu'elle ne pourrait jamais oublier. Un Sith était littéralement entrain de l'embrasser. Pour une personne qui avait passée toute sa vie dans le respect du célibat demandé par l'ordre Jedis une telle action n'était pas anodine, c'était son premier baiser ...
                                Une fois la chose faite le Sith se contenta d'agir en gros connard de base. Il la lâcha et la laissa tomber à terre avant de donner un coup de pied dans son sabre pour l'envoyer le plus loin possible dans le couloir.


                                « - Je suis désolé j'ai un Empereur à tuer je ne te laisses pas de numéro. »

                                Le Sith envoya un clin d'œil à la Jedi à terre avant de se retourner vers Raiden. Tous deux ne lui laissèrent pas le temps d'émerger de tout se tumulte, la laissant seule et déconsertée par ce qui venait de se passer. Slice et Raiden s'enfuirent dans le vaste dédale de la base de Hoth. La chasse au Sith était lancée.

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