Les conséquences d'un songe obscur...
-
Post n°1
Auteur : Vimki EdstMer avait répondu par l'affirmative et très vite les deux compères s'étaient dirigés vers la chambre du conseil. Ils passèrent au milieu de l'Agora qui, depuis quelques temps, voyaient de nombreux novices discutaient du beau temps. Il est vrai que l'ordre en avait bavé et que les Jedi devaient être parmi les moins nombreux dans la galaxie, les plus faibles peut-être. Mais Vimki, en traversant le Sanctuaire, sentait que les choses allaient tourner. La bataille qu'il avait rêvé, il ne savait exactement quand elle surviendrait, mais elle pourrait avoir des conséquences bénéfiques pour le camp Jedi. En effet, si cette fois encore, les Jedi parvenaient à circonvenir les Sith, ils pourraient très bien reprendre leur lien avec la République, chose qu'il y a longtemps, notre vieillard aurait jugée absurde. Mais les choses avaient changé. La trahison de l'Empire et l'ordre 66 avaient tout transformé, aussi bien pour Vimki que pour la plupart des généraux Jedi. Mais l'ordre 66 et l'empire étaient révolus, leurs menaces ne planaient plus sur la galaxie.
Déboner suivait les deux hommes silencieusement, ça et là, des regards pleins de curiosité se posaient sur lui et il y eut même un jeune pour essayer de le toucher. Le chien bondit sur le côté et se mit à grogner, il fallut que Vimki claquât de la langue pour que le chien se calme. Il était malheureusement trop gros pour entrer dans le bâtiment qui menait à la chambre du conseil et il resta sagement devant l'endroit. L'ordre n'avait plus les fonds de Coruscant pour se reconstruire, et c'était peut-être mieux ainsi. Vimki lui était peut-être anachronique dans ses intentions. Dans le sens où, lui maintenant, était prêt à faire la guerre, à combattre et protéger, alors qu'auparavant il s'éloignait de toutes politiques, de toutes velléités d'intervention dans les choix de la force. Seulement, il avait vu avec la Forge, que le mal, qu'il lisait dans les Archives, existait et qu'il œuvrait sans repos à la destruction de l'Ordre.
La mort d'Elta était la raison de son exil, il ne l'avait pas supportée, il n'avait pas supporté que l'Ordre une nouvelle fois entre en guerre. Mais l'Ordre, il le pensait aujourd'hui, n'avait eu que trop raison. C'était dans ce type de réflexion que Vimki marchait à côté de Mer qui restait silencieux parce qu'il ne savait que trop bien le destin de son ami. Le futur que lui réservait l'Ordre. En définitive, la Force n'avait pas permis à Vimki de devenir ce vieil ermite méditatif qu'il risquer d'être en revenant sur Haruun Kal. Elle avait, une nouvelle fois, bouleversé les choses, bouleversé les conceptions de Vimki. Et c'était en nouvel homme qu'il marchait vers la première porte du batîment, tout de bois qui menait à la chambre. Deux jedi en bures la gardaient, sérieux et immobiles, parce que plonger profondément dans leur rôle. Lorsqu'ils pénétrèrent dans un long couloir qu'un tapis immense et rouge recouvrait, Vimki commença à se poser des questions sur son retour. L'intérieur était somme toute assez obscur, on sentait comme une austérité, un mystère qu'il n'avait retrouvé que dans la chambre à Coruscant. Le conseil tentait sûrement et par l'architecture qu'il avait choisi de préserver les vestiges traditionnels de son passé. C'était pourquoi sur les murs des portraits holographiques pendaient, portraits représentant les grands membres de l'Ordre et qui faisaient écho aux grandes statues de bois qui tronaient ça et là sur l'Agora. Le bois des murs avait une odeur particulièrement enivrante, ce qui signalait que malgré le peu d'effectif, un ménage quotidien était organisé. Au bout du couloir, de longs escaliers et la statue de la grande Jedi sur le côté, puis, une porte métallique qui tenait sur des gonds de bois. La porte de l'Antichambre. La fatidique. Mer et le vieillard arrivèrent dans l'Antichambre, dont la forme ovale symbolisait la sagesse englobante du conseil. En effet, l'Ordre n'aurait pu renaître sans un conseil, et ce conseil ne pouvait en être un sans faire preuve de sagesse et de prudence en ces temps troublés de l'histoire galactique. Il faisait chaud dans l'Antichambre. Des conduits d'aérations vrombissaient en signalant que le conseil était encore réuni. Un boitier sur le côté de la porte du conseil permit à Mer de se s'annoncer. Quelques secondes plus tard, il entra et fit un signe de la main qui indiquait à Vimki qu'il devrait attendre quelques instants. A l'austérité du couloir répondait l'austérité de l'Antichambre. Un lieu propice à l'introspection. Vimki ne savait pas quelle serait la réaction de l'Ordre à l'annonce de son retour, et en soi, l'appréhendait quelque peu. Il savait qu'il ne pourrait pas revenir chez les Jedi sans subir quelques réprimandes. Et pis, son lien avec la Force, troublé depuis la forge, allait sûrement occasionner d'autres sanctions. Mais, comme dit précédemment, c'était avec un coeur joyeux et prêt à tout qu'il était revenu sur Endor. Il ferma les yeux, ne comptant pas les minutes qui s'écoulèrent entre le départ de Mer et l'ouverture des portes. Il pensa longuement, se préparant intérieurement à dire tout ce qu'il avait à dire. Se préparant à avertir le conseil que malgré son lien rompu avec la Force, celle-ci continuait de lui parler à travers ses songes, et que ceux-ci n'étaient pas de bonne augure. Il était prêt.
Bientôt la porte s'ouvrit, et Mer, un sourire amicale sur les lèvres lui fit signe d'entrer. L'intérieur de la chambre du conseil ressemblait à la chambre de coruscant, le faste en moins. Les maîtres, réunis et assis confortablement dans leur siège, posèrent leurs regards sur lui.
Il entra...
-
Post n°2
Auteur : Super PNJ
-----Adi Jolian ----------- Elyna Faràn ----------- Fic Drecko ----------- Ka Di Mounda
[Membre Observateur] - [Membre Permanent] - [Membre Permanent] - [Membre Permanent]

Melchior ----------- Melgibad Stevens --------- Notra Kwo ------------- Odan Rurr ----------- Tarka'gre
[Membre Permanent] - [Membre Observateur] - [Membre Observateur] - [Membre Permanent] - [Membre Observateur]
Les prétendants s’enchaînaient et ne se ressemblaient pas. Il était rare pour le Conseil Jedi de tenir autant d’audiences, si ce n’était en temps de crise. Pourtant, les sujets du jour différaient tous les uns des autres. Du moins, au premier abord. Force était de constater qu'il était de plus en plus difficile de lire l'avenir. De plus en plus d'obscurité venait perturber les visions des différents maîtres. Même Elyna Faràn, réputée comme la plus aguerrie dans cet exercice, osait de moins en moins se fier à ses visions. Les temps étaient durs sur Endor. Loin dans le ciel, les nuages s'amoncelaient et un violent orage était à prévoir. Seulement, les Jedi paraissaient désemparés : ils voyaient venir la menace mais ne savaient comment la contrer. Une chose était certaine : leur temps était compté. Mais, une fois arrivés à l'échéance, que se passera-t-il ?- … des prouesses impressionnantes, s’exaltait Ka Di Mounda.
À ces mots, Odan Rurr s’exclama :- Vous semblez oublier qu’elle a fait appel au Côté Obscur pour se tirer de ce mauvais pas.- Ce n’est qu’une novice, elle a encore…- Justement !
Le ton de Maître Rurr était sans équivoque. Il lança un regard dur à son homologue, histoire d’enfoncer le clou. Son opinion était toute faite. Même si l’Ordre Jedi avait besoin de renforcer ses effectifs et de consolider sa base de chevaliers, il était hors de question de s’adonner à des promotions à tout va. Pour avancer, l’Ordre devait privilégier la sécurité et prendre le temps d’observer certaines traditions. Ce n’était pas pour rien que les novices étaient initiés dès l’enfance et des années durant.
Le débat fut mis en suspend par une demande d’audience. Il s’agissait de Maître Hesnar. Tous dans la salle se souvenaient de sa dernière entrevue, qui s’était achevée dans une ambiance des plus tendues. Le maître Jedi, aussi courtois que possible, n’avait pas manqué de faire montre d’un certain mécontentement vis-à-vis de la politique du Conseil. Restait-il à espérer qu’il ne se présentait pas à eux dans l’idée de les invectiver davantage.- Faites-le entrer, intima Elyna Faràn.
Maître Mer Hesnar
D’un pas lourd, le Khil fit son entrée dans la Chambre du Conseil. Tour à tour, il regarda chacun des maîtres droit dans les yeux avant d’entonner les raisons de cette audience :
– Bonjour à vous toutes et à vous tous. Je me présente à vous aujourd’hui avec, j’espère que vous en conviendrez comme moi, une bonne nouvelle.
Mer marqua une pause, le temps de laisser ses paroles faire effet sur ses hôtes. Puis il annonça :
– Le chevalier Vimki Edst est de retour parmi nous. Vous vous souvenez certainement de lui comme étant un chevalier érudit et cultivé. Il passait le plus clair de son temps dans les Archives.- Oui je me souviens de lui,… fit Fic Drecko. N’est-ce pas lui qui, contrairement à nos directives, s’était précipité dans la bataille de la Forge Stellaire ?
– En effet, répondit placidement Maître Hesnar. Quoi qu’il en soit, il m’a indiqué devoir s’entretenir avec vous d’un sujet capital. Dois-je le faire entrer ?
Les maîtres Jedi s’échangèrent un regard. Le message était clair : oui, ils désiraient savoir ce que Vimki Edst avait à leur dire. D’un signe de tête, Elyna Faràn invita Mer Hesnar à aller chercher le Jedi revenant. Le Khil s’exécuta : il ouvrit les portes, introduisit Vimki comme il se devait, puis prit congé. Désormais, Vimki était seul face au Conseil. Chacun des maîtres dévisagea le nouveau venu. Certains le rencontraient pour la première fois depuis qu'ils avaient rejoint le Conseil. Car, depuis le départ de Vimki cinq ans auparavant, le Conseil avaient bien évolué. Certains membres avaient péri : c’était le cas de Rylen Korr -bien que ce point soit encore sujet à débats au sein-même du Conseil- et de Shabaal. D’autres avaient mérité leur place au sein du Conseil, comme Elyna Faràn et son apprentie Adi Jolian, Melgibad Stevens, Notra Kwo et Tarka’gre. Enfin, il y avait des visages familiers, que Vimki pouvait aisément reconnaître. Parmi eux figuraient Ka Di Mounda, Melchior, Odan Rurr et Fic Drecko. Ce dernier prit justement la parole :- Bienvenue Chevalier Edst. Nous n’espérions plus vous revoir. Quel vent vous amène ?
Le ton du Nautolan était calme et posé. Il savait sa question passablement plate, mais il ne voulait pas laisser l’un de ses congénères au tempérament plus sanguin entamer la conversation. Ça ne servait à rien d’acculer Vimki sous des reproches ou préjugés. Avant d’émettre le moindre jugement sur l’absence inexpliquée et ses actions semble-t-il inadaptées, Fic Drecko préférait entendre Vimki s’exprimer. Il le savait : ce que le vieillard avait à dire était important.Spoiler : HRP
-
Post n°3
Auteur : Vimki Edst
Il prit une longue inspiration et pénétra la salle qu'une pénombre énigmatique recouvrait. Les Maîtres étaient là, plongés dans quelques sujets sérieux, et le dévisagaient tandis qu'il faisait ses premiers pas devant l'assistance. Ils traitaient alors du côté obscur et il lui semblait bien qu'il devrait parler de ce sujet durant son audience. Apparemment, une novice y avait cédé, mais n'était-ce pas le risque de tous utilisateurs de la force? Lui-même, empreint de sincérité et de déférence devant la sagesse du conseil serait obligé d'aborder ce qui s'était passé à la Forge, le lien qui s'était brisé en lui, justement à cause du côté obscur. Il allait jouer franc jeu et pour cette même raison, bien qu'auparavant il se disait heureux d'affronter le conseil, son pas chancela parce qu'il se sentait presque visé par leur conversation. Comme il s'y attendait, il reconnaissait certains d'entre eux et les salua d'un opinement du chef. Il fit quelques pas et arriva enfin face à eux, au milieu de la pièce, droit comme un i et les mains croisées dans le dos, opposant à la curiosité du conseil, le front de ses années de chevalier Jedi, qu'il n'était plus réellement. C'est là qu'il expira dans un long souffle bruyant. Fic Drecko le nautolan aux tentacules vertes fut le premier à parler, pour dire quelque chose de somme tout assez banale. Vimki sentit dans sa remarque, malgré sa simplicité, une sorte d'étonnement. Ils devaient le croire mort; il observa Melchior qu'il appréciait tout particulièrement, vu le nombres d'heures qu'ils avaient passées tous deux, dans leur jeunesse, à discuter des interprétations du code de l'ancienne république. Celui-ci bien que souriant avec le mystère qui le caractérisait dans toutes situations, ne pouvait empêcher de laisser transparaître un mécontentement. Vimki se dit que ce mécontentement devait provenir de leurs conversations avant qu'il n'entrât. D'une certaine manière, Odan Rurr et Melchior, si sa mémoire était bonne, n'avaient jamais pu se supporter l'un l'autre, à la vue de leurs différends; et à présent, ils étaient tous deux au conseil, obligés de s'écouter parler, de débattre de sujets qui devaient parfois être particulièrement barbants. Vimki ne put retenir son rire étouffé habituel en pensant au ridicule de la situation, rire qui résonna dans la salle malgré la ventilation bruyante. Il s'éclaircit la gorge et reprit son sérieux, son entrée ne dura que quelques secondes, il est vrai, mais son vieil esprit espiègle eut le temps de détailler les nouveaux membres et de calibrer sa voix, sa posture, résultat de son expérience, ainsi que le regard qu'il prit.
"Bonjour Maître Drecko, Maîtres du conseil..."
Fit-il en laissant traîner la dernière syllabe dans les airs et effectuant une révérence de la tête. il s'éclaircit à nouveau la gorge une fois, à la manière dont un orateur, après avoir lancé ses premières paroles, s'arrête en s'étant rendu compte que sa voix n'était pas assez forte, ou pas assez adéquate pour être bien comprise de ses interlocuteurs. Mais tout à coup, au moment où il ouvrit la bouche pour continuer, un flash passa devant ses yeux. Ce flash ne dura qu'un millième de seconde et seuls les membres les plus observateurs le percevraient, mais il vit et entendit à nouveau, le gémissement et la mort d'Elta. Il vibra presque imperceptiblement:
"Tout d'abord... Je voudrais m' excuser d'interrompre ainsi votre réunion, mais comme a dû vous dire Maître Hesnar, je devais m'entretenir avec vous d'un sujet d'importance. Mais avant cela, il me faut retracer mon parcours depuis la Forge..."
Lorsque le mot"Forge" parcourut son œsophage, se répercuta dans ses dents pour enfin sortir de sa bouche, il vibra à nouveau, mais cette fois, de façon plus visible. Cela faisait 5 ans certes, mais les blessures n'étaient pas totalement refermées. Bien au contraire.
"Certains d'entre vous se souviennent sûrement que je ne fus pas affecter aux Jedi qui ferraillèrent durant la Bataille. A cet époque, je n'avais que les archives en tête, et j'y passais le plus clair de mon temps. Cependant, j'appris que la Chevalière Elta et le Chevalier Bador avait rejoints la bataille, et ne pouvant me résoudre à laisser mes amis dans le danger, je pris la route de la Forge avec empressement..."
Il ferma les yeux comme si il revivait les émotions qui le traversèrent lorsqu'il apprît le départ d'Elta. Comme si, la scène se rejouait sous ses yeux. Continuant son récit, il les garda fermés, jusqu'à ce qu'il prononce les mots fatidiques indiquant la présence des sith. Son visage alors changea du tout au tout, ses machoires se contractèrent et une lueur étrange scintilla dans ses yeux. Un feu. Ca prenait l'allure d'un feu dévorant.
"Sur place, je cherchais au plus vite le moyen de les retrouver. J'esquivais du mieux que je pus le combat, de manière à retrouver le bataillon des Jedi. Seulement, lorsque je retrouvais d'autres chevaliers, ils m'indiquaient qu'Elta et Bador étaient pris dans une escarmouche. Je dois m'arrêter un instant, pour expliquer ma réaction. Il est vrai que mon lien à Bador et Elta n'était pas ordinaire. C'était mon maître et j'avais grandi avec Elta. Je comprendrais donc que vous perceviez mon action comme une faute, et un attachement excessif, et vous n'auriez que trop raison. Je partais donc avec empressement à leur recherche, la bataille faisait rage et l'on ne distinguait plus les tirs alliés ou ennemis. Je me retrouvais attaquer par un bataillon de droides qui m'accula contre une porte. Je dus l'ouvrir in extremis et la refermer aussitôt. C'est alors que je vis, Elta et Bador, en plein combat contre deux sith. Malheureusement, le Chevalier Bador fut déconcentré par mon arrivée et malgré ses 4 sabres, il fut transpercé par l'un de ses assaillants, et il tomba, raid mort. Du moins c'est ce que je croyais jusqu'à aujourd'hui."
Il pinça les lèvres, car il savait trop la douleur que ces souvenirs provoquaient en lui. Ses yeux s'humectèrent suffisamment pour que cela se remarque, tout autant que son visage qui s'affaissa dans la tristesse, que ses rides innombrables renforcèrent avec puissance. Son teint lui-même changea à cause de la foule d'émotion qui se chamboulaient dans son ventre, car il s'était promis de jouer franc jeu. Il s'éclaircit à nouveau la gorge, mais cette fois, c'était une boule de tristesse qui obstruait les canaux de sa voix. Il reprit, avec une force exagérée, comme dans un soupir, à la façon dont un orateur après avoir rappelé un triste événement, essaye de garder le sérieux et l'attention de l'assistance. C'était chose vaine, déjà sur lui, des regards qu'il n'osait croiser, poser des yeux de natures différentes. Peut-être que certains compatissaient, peut-être que d'autres condamnaient, il ne le sut qu'après avoir terminé son récit.
"Je ne sais par quel exploit je parvins à pousser les assaillants. Quelque chose s'alluma en moi, et vous reconnaîtrez la colère, chers maîtres... L'un des sith vola contre un mur et je me jetais avec tout ce qui semblait être de la rage sur celui debout. Je parvins à le terrasser, mais avant, il parvint lui même à assommer Elta. Pensant que j'avais réussi à la sauver, je la mis sur mon dos et partait dans la précipitation. Je comptais... Revenir... Mais... Dans mon dos, le sith s'était relevé et il lançait son sabre sur nous. C'est ainsi qu'Elta mourut, dans mes bras.. Morte pour la paix... Morte pour l'Ordre..."
Les accents de sa voix était montés, son visage avait repris vie. Il revivait sa colère et sa tristesse, par chance, aucune larme ravivée ne coula sur son visage crispé. Il y eu de la défiance dans sa voix, lorsque il termina sa phrase. Il regarda le conseil, ses sourcils étaient froncés, réprobateurs. C'était l'Ordre il est vrai qui était responsable, mais dans la loi cosmique, dans la Force, il était aussi lui responsable. Cette voix chargée d'une colère reprimée s'adressait aussi bien au conseil qu'à lui-même. Ses mains passèrent devant lui et formèrent deux poings se chevauchant, il se mit à fixer un point du mur et continua à parler:
"Je ne suis qu'un Archiviste, vous le savez. Mais j'ai... J'avais... des facilités dans le domaine de la Force. Je terrassai mon ennemi que j'exécutai en étreignant sa gorge, le soulevant dans les airs. Il ne put pas se défendre. Puis... La porte que j'avais précédemment refermée s'ouvrit et les droides commençèrent à faire feu sur moi. J'emmenai Elta, morte, bel et bien, sur mon dos, jusqu'à mon vaisseau. En moi, les choses avaient changé. Cet accès de colère, ce que les livres et les holocrons appellent une "surcharge" de Force, m'avait transfiguré. Après ce moment fatidique, je ne sentis plus mon lien avec la Force. Il était brisé et jusqu'à récemment je ne pus plus entrer en contact avec la force cosmique."
C'était dit. Son lien avec la Force avait été perturbé, il devait le dire. Malgré la colère et la frustration, c'était un passage obligatoire. Il ferma à nouveau les yeux. il se vit à nouveau éclairer par les leds multicolores de son vaisseau, le corps d'Elta sur le deuxième siège face à la vitre du cockpit. Il sentait à nouveau l'étrange amas de midichlorien qui passaient dans son ventre, l'étrange frisson qui passait dans son échine, et, la colère, irrépressiblement mêlée de tristesse et de honte. Depuis, le début de son recit... Depuis son rire détendu, d'innombrables émotions étaient passées sur son visage. En somme, ils avaient un vétéran sous les yeux. Un général talentueux durant la guerre des clones et un rescapé de Coruscant et un rescapé de la Forge. Il était par lui-même, une sorte de monument d'aventures. Une relique du passé. Lorsqu'il reprit la parole, la tristesse résonna encore dans ses mots, ainsi que le désarroi:
"Dans les émotions qui me contrôlaient alors, rendant nul tous les entraînements que j'avais eus jusqu'alors, je décidai de ne pas rentrer sur Endor. Je décidai... de ne jamais revenir sur Endor... Parce que dans ma colère, j'avais pris contact avec la face obscure de la force... Parce qu'Elta était morte, ainsi que Bador, et que c'était l'Ordre que je tenais pour responsable. Certains d'entre vous, connaissent mon rapport à la guerre. Certains d'entre vous connaissent mes positions vis-à-vis de l'Empire démocrate et de l'implication des Jedi dans l'ordre de la galaxie, qui je le pense, n'a que mené irrémédiablement à l'ordre 66. Certains d'entre vous savent..."
Puis, il soupira. Et baissa la tête. les émotions qu'il venait de vivre dans son récit venaient de passer, l'ayant transformé à chaque phrase, l'ayant poussé dans de vieux retranchements. Il releva la tête et sourit paisiblement. Aussi paisiblement que l'éclat d'une vieille étoile. Aussi calme que le vent stellaire qui réchauffe la surface d'Endor. Il soupira une nouvelle fois:
"Je décidai de retourner Haruun Kal pour un Exil. J'escomptais me couper du monde définitivement, d'autant que je n'étais plus perturbé par les intuitions de la Force communes à tous Jedi. J'enterrai Elta et entamai mon deuil. Les années furent longues et malgré des heures de méditation je ne retrouvai pas mon lien à la force. Pourtant, il y a de ça une petite semaine, elle m'a parlé à nouveau. Pas comme elle le faisait d'habitude. C'était bien différent. Elle m'a parlé en songe, et il a fallu que je revive ce rêve plusieurs fois pour que j'en comprenne la tessiture. Je vis une forteresse noire sur un planète bleue. Une forteresse du côté obscur, et vous ne savez que trop bien à qui elle peut appartenir. La guerre... Ce songe est annonciateur de la guerre! il en est même propiciatoire. Et c'est pourquoi... Malgré mes erreurs et mon manque de foi en l'Ordre, je désirai vous parler. Ne vous y trompez pas... Cette forteresse, je l'ai vue, et elle existe bel et bien. Elle hante chacun de mes pas et si vous me laissez accès aux Archives, car je comprendrai que vous désiriez me sanctionner pour ma disparition, je suis persuadai que je trouverai dans les récits du passé quelques indices prouvant son existence. Je pense... que c'est une arme sith qui préfigure leur retour. Je pense... je vous en prie ne dites pas que ce ne sont que des suppositions, cette forteresse, sa menace, je la sens dans ma chair… J'ai aussi vu le cadavre d'un jedi rongé par les vers… Et ces visions… Ce visions... L'avenir est trouble, chers maîtres. D'autant plus trouble que le Jedi le moins prompt à l'intervention dans les affaires de la Force, vient vous prévenir d'une guerre...soupir Je m'en remet à votre sagesse... Seulement, cette fois, si vous me laissez agir, je ne me contenterai pas de rester dans les Archives et je compte bien jouer le rôle des Jedi. Si malgré mon lien rompu avec la force, j'en suis encore un."
Sa dernière phrase voltigea dans les airs et emplit l'écho de la salle. Bien que sa voix ait les accent de la vieillesse, son visage était sérieux, déterminé, auréolé de rides et rappelait son passé de guerrier. Sa bouche pincée, ses mains serrées sur l'avant et sa posture droite ne pouvaient qu'inspirer une profonde conviction en ce qu'il venait de déclarer à la face du conseil. Ils devaient le croire, il en allait de la sureté de l'Ordre. Pourquoi serait-il revenu sinon? Il ne savait pas quelle serait la réaction du conseil. Il savait simplement, ou du moins il espérait, que tout ce qu'il venait de dire avait fait son effet. Il ne serait pas revenu sur sa rupture avec la Force et avec l'Ordre, si il n'avait pas l'intime conviction que cela était nécessaire pour comprendre l'urgence de la situation. Son regard passa sur chaque membre du conseil, lentement, son visage sérieux s'éclaircit, reprit son allure sympathique habituelle. Et contre toute attente. Son petit rire étouffé se déploya dans le silence plein d'expectative qu'avait provoqué la fin de son laïus. Il n'était somme toute pas un grand orateur, mais était déjà passé devant le conseil. En fait, seul le fait d'avoir vécu à nouveau les émotions juchées dans son passé, expliquaient les expressions qui avaient métamorphosé son visage, la posture de son corps et l'accent de sa voix. C'était somme toute un personnage bien excentrique que les nouveaux membres du conseil rencontraient... Le retour d'un vieil ermite... -
Post n°4
Auteur : Super PNJFic Drecko se souvenait très bien de la Bataille de la Forge Stellaire. Son esprit en était marqué tel le bétail de Dantooine est marqué au fer rouge. Une trace indélébile s’était inscrite au fond de sa mémoire avec une seule promesse : celle de le hanter jusqu’à la fin de ses jours. Et, il le savait, Fic Drecko n’était pas le seul à être hanté de la sorte par cette funeste bataille. Il se souvenait très bien de l’arrivée de l’escadron Jedi. Sur le moment, le Nautolan avait affecté un soldat clone à une seule et unique tâche : lui transmettre, en direct, chacune des pertes Jedi. Au fur et à mesure qu’un de leurs frères d’armes tombait, Fic Drecko avait entendu dans son comlink la voix de Bêta 86-P lui confier les noms d’une liste qui s’allongeait beaucoup trop. C’était un moment difficile et il avait tenu à honorer la mémoire de ceux morts au combat. Car déjà il savait qu’il ne resterait plus rien de leurs cadavres à l’issue de la funeste bataille. Le premier décès fut le jeune Olias, suivi rapidement par Hiarik et Jal’daan. Beaucoup trop d’autres avaient suivi.
Si le chevalier Edst n’avait pas été affecté, c’était pour une simple et bonne raison. Le Conseil Jedi savait que peu de chevaliers reviendraient de la bataille. Leur mission périlleuse comprenait de faibles chances de succès. Mais leur sacrifice était indispensable pour garantir la survie de l’Ordre et de la Galaxie. La Forge Stellaire, relique Sith d’une puissance incommensurable, menaçait de plus en plus Endor qui, à l’époque, était peuplée par les Jedi et les renégats. Il fallait donc préserver des combats quelques érudits, car c’était sur eux que reposerait la lourde tâche de former les prochaines générations de chevaliers Jedi.
Pourtant, Vimki Edst avait désobéi. Il avait décidé de contourner un ordre direct du Conseil pour se précipiter dans le feu de la bataille. Au péril de sa vie, c’est l’ensemble de la mission qu’il avait mise en danger. Et de l’Ordre tout entier, car en son absence, plusieurs générations de novices étaient menacés de ne disposer que d’un enseignement réduit. Et tout ça, il l’avait fait... par amour ? Par un sentiment déplacé, une erreur de jugement. D’une voix calme et posée, Ka Di Munda prit la parole :- Voilà pourquoi les enseignements Jedi stipulent expressément que l’attachement est interdit. Il peut conduire à des actes de folie, aux risques démesurés et aux conséquences les plus graves.- Elta est morte pour l’Ordre, en effet, ajouta Melgibad Stevens. Comme beaucoup d’autres Jedi ce jour-là. Mais leur sacrifice a été commis pour une cause plus grande : la survie de la Galaxie. Nous avons suffisamment de recul maintenant pour savoir avec pertinence que ce violent coup à l’Empire Sith a par la suite mis fin au régime. Par son sacrifice, Elta a libéré la Galaxie du joug Sith.
Pour autant, le torrent d’émotions continuait de déferler sur Vimki alors qu’il progressait dans son récit. Ses paroles étaient sincères et son trouble émotionnel n’échappa à aucun des maîtres présents dans l’assemblée. Comme lui, Tarka’gre avait perdu un être cher. Elle se souvenait encore de cette embuscade dans laquelle son équipe était tombée. Aux côté d’Odan Rurr, ils avaient tenté de résisté. Mais, sous l’effet de surprise, ils avaient été contraints de battre en retraite. De retour dans l’un des hangars de la forge, c’est elle qui avait porté le corps sans vie de son padawan, sous les yeux éberlués de Melgibad Stevens. Tous les occupants de la pièce partageaient un point commun : ils avaient vécu l’horreur de la Forge Stellaire. Par conséquent, tous étaient touchés par le récit de Vimki, à leur façon. Certains comprenaient mieux ses actes, d’autres les condamnaient. Mais aucun ne pouvait demeurer impassible. Même les maîtres Mounda et Stevens, qui étaient intervenus au début préféraient maintenant garder le silence et écouter les dires du chevalier jusqu’au bout. Et c’est d’ailleurs un lourd silence qui accueillit la fin du récit.- L’avenir est trouble, oui... commença Elyna Faràn d’une petite voix. Prédire l’avenir est un exercice dangereux. Il s’agit de distinguer le probable de l’improbable.
Elyna se souvenait encore de ses visions, qui lui avaient permis de secourir Phyl Reez et deux novices Jedi lors de leur expédition dans la Montagne Noire. Malheureusement, elle n’avait pas pu déjouer une vision d’horreur : la mort d’Olorin Vendar, membre du Conseil. C’était d’autant plus tragique qu’elle prenait sa part de responsabilité dans son décès : c’est elle qui avait envoyé Sam rejoindre le groupe mené par les maîtres Vendar et Reez. Autrement dit, c’est elle qui avait directement fait rentrer le sanglier-loup dans la réserve à geejaws. Car, à la surprise générale, Sam avait basculé dans le Côté Obscur, trahi les siens et tué Olorin Vendar. Certaines des visions d’Elyna s’étaient réalisées, d’autres non. Elle qui était la plus aguerrie dans l’art divinatoire doutait depuis de ses compétences en la matière. Mais elle n’osait rien en dire à personne. Par conséquent, elle doutait des propos de Vimki, encore plus lorsque celui-ci leur indiquait avoir perdu tout lien avec la Force.
- Les Sith... entama Melchior, d’un air pensif, Ils sont vaincus. Bien entendu, la menace perdure. Mais nous ignorons tout de leur nombre et de leurs forces. Il est vrai que c’est une menace que nous ne devons pas prendre à la légère.- Il est vrai, ajouta Fic Drecko, qui voulait recentrer les débats. Nous vous remercions, Chevalier Edst, pour avoir fait tout ce chemin afin de nous alerter de ce danger. Soyez sûr que le conseil étudiera ce sujet avec le plus grand soin. Toutefois, je vois d’autres questions dans le cadre de la séance qui nous occupe.
Le Nautolan marqua une pause, histoire d’assurer que tous ses camarades écoutaient bien :- Vous dites avoir perdu tout lien avec la Force ?
Il était pensif. Non loin de lui, Ka Di Mounda était étalement plongé dans ses réflexions, un discret « Hm » trahissant le manège incessant de ses pensées. Fick Drecko poursuivit :- C’est un phénomène rare, comme vous devez le savoir. Et c’est d’autant plus intéressant que la Force se manifeste de nouveau en vous... En ces temps obscurs, comme vous le signalez si bien.
Fic Drecko se pencha sur le côté, afin de ramasser un objet qui traînait au sol, à côté de son siège. En se redressant, il s’adressa de nouveau à Vimki.- Mais êtes-vous réellement sensible à la Force ? Je ne connais pas de meilleur moyen de le savoir qu’en réalisant ce petit test, que vous devez connaître. Indiquez-moi simplement ce qui apparaît sur mon écran.
Le Nautalan termina sa phrase en ce sourire qui le définissait si bien. Est-ce que Vimki parviendra à montrer au Conseil son lien renouvelé avec la Force ?Spoiler : HRP
-
Post n°5
Auteur : Vimki EdstIl avait raison le Céréen, Vimki ne pouvait qu’aller dans son sens. Ce n’était qu’une observation venue du code, mais on ne put pas dire que cet adage sur l’attachement n’eut pas son effet sur le vieillard grisonnant. Il baissa un instant la tête lorsque le céréen eut fini sa phrase et écouta Stevens dans son bref laïus. Lui aussi n’avait pas tort. Elta était morte pour une plus grande cause ? Ces mots pleins de sens, étaient pourtant vide aux yeux de l’ancien Vimki. Il aurait tourné talon si ils avaient été prononcés il y a quelques années. Mais aujourd’hui, malgré l’émotion qu’il ressentait toujours au souvenir de la Twilek au grand cœur, il accepta les paroles de Stevens sans broncher, sans rechigner sur le moindre de détail et avec un cœur repentant. Il avait fait tout ce chemin pour leur dire ce qu’il avait vu, et maintenant, avec toute la patience qui lui était donnée d’avoir, il devait accepter les conséquences sinistres de son retour devant le conseil. Devant ces sages, maintenant qu’il avait perdu son lien avec la Force, n’était-il pas plus qu’un novice ? Lointaines étaient les années de sa jeunesse de chevalier jedi.
Puis, Elyna Faràn prit brièvement la parole. Il la regarda un instant, comme si ce qu’elle venait de dire avait pris dans son esprit une tessiture particulière. En effet, ce qu’elle faisait en rappelant la difficulté de la divination dans la Force, c’était remettre en question le fondement de sa vision. Elle ne le faisait pas frontalement, elle ne remettait pas en cause le bien fondé de ce qu’avait partagé Vimki, et Vimki lui-même doutait encore, pourtant, il ne put s’empêcher de ressentir un léger pincement dans son ego. Ego qui depuis quelques années qu’il ne voyait plus de monde, était réapparu sous un forme nouvelle. D’expérience, il ne lui fut pas difficile de réprimer son émotion dans ce cas là, pas dans le précédent, et par ailleurs, il ne lui fut pas difficile de percevoir le doute de la maître jedi à l’encontre de ses mots. Mais il n’était que trop normal qu’il fut mis en doute, qu’il ne soit pas cru tout de suite, parce que son lien avec la force était rompu. Du moins, en grande partie, car il fallait bien qu’elle soit toujours là dans un coin de son esprit, dans un atome de son corps, pour qu’un tel songe se révèle à lui. Ce n’était donc pas que la bien fondé de sa vision qu’il fallait prendre avec des pincettes aux yeux de conseil, mais aussi le fait qu’il ait annoncé le retour des siths. Le conseil devait rester prudent, il ne pouvait du jour au lendemain se jeter à corps perdu dans le combat contre ce qui n’était peut-être plus que des ombres passant rapidement sur un mur. Des fantômes ou de simples rumeurs… Puis Melchior prit la parole, Vimki sourit à sa vieille connaissance, malgré les propos qu’il tenait qui incombaient le sérieux. Vimki qui avait parlé longuement, hésitait à reprendre la parole, mais quand Melchior eut terminé, il ne se réprima pas :
« Les Sith sont une menace millénaire. Les archives sont catégoriques, les Sith savent se cacher, ils savent tromper et confondre. Ils vont par deux, ils sont sortis de cette logique durant l’Empire, mais dès que les choses vont contre eux, dès que les choses deviennent difficiles, ils retournent à cette croyance. Nous savons qu’ils sont plus que deux, qu’ils sont néanmoins moindre et amenuis, qu’ils sont sûrement entrain de souffrir des conséquences même de la guerre. Pourtant. Vous devez comprendre que je suis convaincu qu’ils sont là, préparant lentement la guerre, les yeux rivés sur leur but : la puissance et la domination… Croyez moi, si certains d’entre eux ont survécu, ce n’est que pour nous détruire dans leur sinistre vengeance et mon rêve n’est qu’un résidu du côté obscur qui agît dans l’ombre. »
Il s’arrêta de parler et fixa le sol. Puis il regarda chaque membre du conseil. Il dit ensuite, très rapidement après son petit discours :
« Avant de voir la forteresse, j’ai vu un corps habillé d’un bure de jedi rongé par les vers, reposant dans la poussière et la cendre. Je vous le dis… Les Sith préparent quelque chose. »
Puis le Nautolan le remerçia, Vimki crut tout d’abord qu’il allait être congédié, mais le Maître jedi avait une dernière chose à lui demander. C’était en rapport avec la rupture de son lien à la force. C’était un sujet difficile pour le vieillard qui se sentait faible devant ces grands maîtres. Depuis qu’il avait perdu la force, malgré l’assurance feinte qui résidait en ses paroles, il sentait bien la difficulté de parler avec des sages férus des arts de la Force. Lui Vimki, n’avait que son coeur et son courage à leur opposer. Alors quand le Nautolan tira d’à côté de lui un holopad, Vimki tressaillit. Il sentit en lui une sorte de honte. Tant de choses n’étaient pas résolu depuis la Forge. La méditation parfois ne suffit pas à évacuer les éléments perturbateurs de l’esprit d’un Jedi. Parfois, l’Action est nécessaire. Vimki savait ce qui lui restait à faire. Il ferma les yeux, croisa les mains dans son dos, et sans répondre au Nautolan, commença à sonder ce qui restait de son lien avec la Force.
Un grand silence se répercuta dans son esprit. L’absence de tout lien ? Non, un lien différent, moins personnel et moins fort qu’auparavant… Le vieillard observait, somme toute, le néant. Auparavant, ce sont des images vives et innombrables qui auraient traversé son esprit. A présent, il n’y avait qu’une faible lueur, si faible qu’elle paraissait ne pas exister. Mais pourtant, elle existait. Et c’est pourquoi le vieillard se fia à la Force, à la façon dont n’importe quel utilisateur se fit dans ce grand tout lorsqu’il cherche une réponse. C’était pourtant un grand silence. Au bout de quelque secondes, ce silence fut rempli par le vrombissement désagréable de la salle. Puis ce furent les respirations de chaque membre assis. Puis le froissement des vêtements qui se pliaient d’impatience. Puis, le battement de son propre coeur.
Il avait toujours les yeux fermés. Mais tout d’un coup, alors que son esprit sondait la Force, et que celle-ci semblait lui renvoyer la salle comme dans un faible écho, il vit l’holopad du Nautolan et sur son écran, il perçut les contours anguleux d’un blaster. Est-ce que son esprit lui jouait des tours, ou était-ce véritablement la Force qui s’exprimait dans son esprit, si faiblement, dans un flou étrange ? Par le passé, il n’aurait pas eu à fermer les yeux, une simple seconde aurait suffi, à présent, cela faisait presque 30 secondes qu’il sondait son esprit.
Il fit, après avoir ouvert les yeux, avec une certaine hésitation, ne sachant que faire des visions qui s’adressaient à lui :
« Je… Je crois que c’est un Blaster! »
Avait-il véritablement trouvé la réponse ? Ou n’était-ce qu’une réponse hasardeuse sortie de son lien ambigu à la Force… La réponse serait dans la réalité. Au moins, il se serait fié à la Force et quelque chose aurait répondu, que ce soit son esprit ou le grand tout lui-même !
Hrp :
Navré de long retard et de la faiblesse de cette réponse. IRL… IRL… Bref, encore désolé ! -
Post n°6
Auteur : Super PNJVimki faisait-il preuve de sagesse ou d’arrogance en rappelant que les Sith étaient une menace éternelle ? Quoi qu’il en soit, force était de constater qu’il marquait un point. Comme l’avait précisé Melchior, les adorateurs du Côté Obscur de la Force n’étaient certainement pas à sous-estimer. Et Vimki enfonçait habilement le clou. Il avait raison lorsqu’il disait qu’on savait qu’il existait des Sith. Mais qu’en était-il réellement aujourd’hui ? Depuis leur coup d’éclat sur plusieurs planètes, dont Mygeeto, Muunilist et Utapau, ils n’avaient plus fait parler d’eux. Certes, leur attaque auprès de la Confédération des Systèmes Indépendants avait pris tout le monde par surprise. Mais la riposte confédérée avait été violente au point de laisser présumer à une énième disparition des Sith. Était-ce réellement le cas ? Peut-être pas. Auquel cas, les mauvais présages de Vimki Edst étaient à prendre en considération. Mais était-il réellement fiable ? Il s’était déjà exilé de l’Ordre une fois et avait même perdu son lien à la Force. De toute bonne foi qu’il était, les maîtres du Conseil Jedi pouvaient-ils réellement se fier à lui ?
En entendant la réponse de Vimki, personne ne bougea. Puis, après un silence pesant, Fic Drecko déclara :- Merci Vimki Edst pour être venu nous alerter de ce danger. Maintenant, le Conseil a besoin de délibérer. Pouvez-vous attendre dans l’antichambre que nous vous rappelions ?
Le maître Jedi ponctua sa phrase par un geste de la main, désignant la porte de sa paume ouverte. Au même moment, celle-ci s’ouvrit, invitant par la même occasion Vimki à se diriger vers la sortie.
Mer Hesnar attendait son vieil ami dans l’antichambre. Il savait le moment important pour son camarade d’antan. Il accueillit donc Vimki d’un sourire apaisant. Au moment de prendre la parole, il posa la main sur l’épaule du vieillard :
– Je suis fier de toi, mon ami. Peu de personnes auraient eu ton courage. Revenir après tant d’années ne doit pas être facile.
Le Khil n’avait guère de choses à ajouter. Aussi prêta-t-il son oreille à ce que pouvait dire Vimki. Car, même s’il n’avait jamais connu pareille situation, il comprenait aisément le trouble dans lequel pouvait se trouver le natif de Khomm.
* *
Les portes s’ouvrirent à nouveau. Il s’était écoulé un certain temps avant que l’ancien archiviste ne soit autorisé à se présenter une deuxième fois devant le Conseil. Mais il était l’heure pour Vimki Edst de revenir auprès des plus sages Jedi. Tous étaient installés dans leur fauteuil et l’accueillirent d’un lourd silence. Nul doute que son cas avait été l’objet de longues discussions. Il s’agissait en effet d’une situation hors du commun. Jamais, auparavant, un Jedi n’était revenu vers le Conseil après avoir perdu son lien avec la Force. Car Vimki avait bel et bien perdu son lien avec la Force : il n'avait pas su reconnaître le vaisseau qui s'était affiché sur l'écran de Maître Drecko. Une nouvelle fois, le Nautolan laissa un instant de silence avant de prendre la parole d’un air solennel :- Vimki Edst, vous vous êtes présenté à nous aujourd’hui afin de nous prévenir d’un grand danger. Pour cela, nous vous en remercions.
Il marqua une pause, fixant Vimki droit dans les yeux :- Comme précédemment indiqué, nous allons étudier sérieusement la menace que vous avez évoquée. En revanche, concernant votre retour au sein de l’Ordre Jedi..
Le ton du maître Jedi s’affirma :- Il est difficile, pour nous, de prendre une décision dès maintenant. Ce dont nous sommes certains, c’est que nous ne pouvons pas vous considérer aujourd’hui comme un Chevalier Jedi. Nous ne vous autorisons plus à porter ce titre.
Le ton du maître Jedi s'était fait presque mystique, comme si ses paroles le transcendaient, comme s'il parlait au nom d'une autorité dont il n'était que l'intermédiaire : la Force. Vimki allait-il connaître le même sort que Revan Cordona ? La Jedi renégate avait été mise au fer, après un retour similaire à celui de l’archiviste. Mais une différence notable distinguait les deux Jedi : l’une avait trahi l’Ordre à plusieurs reprises, alors que Vimki ne s’était détourné de lui que pendant quelques années et à travers une vie d’autarcie. Naturellement, le Conseil allait être plus clément envers lui. Fic Drecko reprit, toujours sur un ton sérieux, bien que plus détendu :- Ceci dit, votre lien à la Force ne semble pas totalement rompu. Il se peut qu'un infime trait vous rattache à Elle, une connexion ténue que vous pourrez peut-être nourrir avec le temps, et à force d'entrainement.
Le Nautalan marque une pause et reprit, avec un sourire complice :- Autrefois, un Jedi vous a considéré apte à rejoindre notre Ordre. Peut-être en fera-t-il de même aujourd’hui ?
Melchior jugea bon d’intervenir à ce moment, afin d’apporter quelque précisions à ce que venait de dire son confrère :- Maître Baldor est actuellement en mission sur... Thule.
Une légère tension s’installa dans la pièce alors que le Jedi prononçait le nom de la planète. Peut-être inconnue de Vimki, elle était réputée auprès des plus érudits pour avoir abrité les Sith il y a de cela plusieurs milliers d'années. Fic Drecko reprit :- Il sera certainement ravi de vous retrouver. Dites-lui ce que vous nous avez dit. Et remettez-lui cette missive.
Joignant le geste à la parole, le maître Jedi tendit une enveloppe scellée. C'était certes un moyen de communication rudimentaire, mais le Conseil voulait être certain qe Vimki remettrait cette lettre à son ancien maître. Melchor déclara :- Rendez-vous sur les passerelles et prenez un chasseur.- La dernière fois, vous n’aviez pas eu besoin de notre autorisation pour nous prouver que vous étiez capable de piloter un tel engin ! s’esclaffa Notra Kwo.
Plusieurs de ses comparses lui jetèrent un regard noir, lui faisant bien comprendre que le moment n’était nullement propice à un tel humour. Dans un sourire, Fic Drecko désigna la porte et prononça ces mots d’encouagement :- Allez-y, Vimki Edst ! Et que la Force soit avec vous !
Derrière l’archiviste, les portes du Conseil s’ouvrirent en grand.Spoiler : HRP
-
Post n°7
Auteur : Vimki EdstIl y eu une longue attente avant que le conseil ne donne sa réponse. Vimki sortit de la salle du conseil et tomba droit sur le Khill, Mer Hesnar, son vieil ami. Celui-ci avait attendu tout ce temps pour pouvoir l’encourager, et Vimki quelque peu chamboulé par le contenu de son entretien avec le conseil, ne pouvait pas dire que sa présence n’était pas appréciable. Malheureusement, il ne put présenter qu’un front relativement pensif et sombre, car il savait qu’il avait d’une certaine manière outrepasser son rang et probablement offenser le conseil. Il y a quelques années, il n’aurait eu aucun problème à le faire, ne considérant le conseil que comme un groupe d’illuminé se croyant si fort et si grand qu’ils étaient incapables de voir le danger de leur position au sein de la galaxie. Mais, aujourd’hui, il était venu de lui-même jusqu’à eux, pour les prévenir d’un danger, et si il présentait un front pensif, c’était qu’il espérait qu’il avait été écouté. Lorsque le Khill eut terminé sa phrase, qu’il posa sa main sur son épaule que sa cape protégeait, Vimki lui sourit, à demi, trop engoncé dans ses réflexions.
« Merci de ta présence, Mer, mais je ne sais pas si c’est avec du courage que je suis revenu. La Force, si je la ressens encore, si elle me guide encore, m’a forcé à revenir. Les sith seront bientôt de retour, j’en suis persuadé. Voilà la raison de mon retour, la raison pour laquelle j’affronte le conseil alors que tu connais mon retrait vis-à-vis d’eux. »
Il lui raconta brièvement son rêve, et le Khill l’écouta sans mot dire. Son ami semblait plus concerné par ce qu’il disait que ne l’était le conseil. Pourquoi ? Parce qu’entre eux un lien plus grand existait. Vimki était par ailleurs presque sûr que Melchior avait écouté sa vision avec attention. Parce qu’ils se connaissaient. Les autres membres du conseil faisaient preuve de politesse et de rien d’autre. En tout cas, c’était ce que pensait Vimki, quelque peu troublé encore. Puis, Vimki expliqua ce qui s’était passé durant la Forge et la perte de son lien à la Force, avec fort détail, comme précédemment. Son ami lui dit qu’il retrouverait bientôt son lien à la Force, car il avait décidé de s’entourer d’utilisateur et non pas de demeurer en exil. Peut-être était-ce vrai ?
« Tu as sûrement raison, mon ami ! Il semblerait que je doive encore m’entraîner, m’y aideras-tu ? Je t’offrirai un verre après la réponse du... »
Les portes s’ouvrirent derrière eux, dans leur bruit caractéristique. Vimki salua Mer de la tête qui lui dit qu’il l’attendrait sur l’Agora avant de reprendre ses occupations. Vimki pénétra à nouveau la Chambre et affronta la sentence du conseil. Celle-ci semblait logique de prime abord. Il ne serait plus chevalier pour un temps, ce qui était plus que normal. Mais, ils avaient, fantasques comme ils pouvaient l’être, l’idée de l’envoyer dans une sorte de mission de messager. Vimki n’avait jamais eu ce genre de mission, par le passé, seules la guerre des clones et les archives l’avaient occupé. Ils dirent également qu’ils allaient sérieusement étudier la menace que Vimki avait évoqué. Mais ce n’était pas suffisant aux yeux du vieillard. Il aurait fallu directement faire une recherche dans les archives et circonvenir toutes traces du passé des sith dans l’espoir de retrouver cette arme.
Notra Kwo fit une blague qui ne passa pour aucun des membres présents, mais qui provoqua le rire si étrange de Vimki. Melchior lui indiqua qu’il devait prendre un chasseur pour rejoindre la planète Thule qui rappelait au vieillard la guerre des clones.
Vimki se dirigeant vers l’Agora pour revoir Mer, ne put s’empêcher de se rappeler ce qu’il se savait de cette planète, à la façon dont un écolier se rappelle une leçon passée. Il arriva jusqu’à Mer avec qui il parla quelques instants lui expliquant qu’il devait partir promptement. Ils se donnèrent rendez-vous à la Cantina, à son retour. Puis Vimki se dirigea vers l’une des passerelles où se posaient les chasseurs.
Il dit aux mécaniciens qui il était et pourquoi il avait besoin d’un chasseur et il se retrouva très rapidement dans le cockpit d’un chasseur qui semblait tout sauf neuf. Ceux-ci durent se dire que n’étant que « messager » pour l’ordre, il n’avait pas besoin de plus performant c e qui eut le mérite de faire sourire le grisonnant. Bientôt, il allumait les réacteurs et s’élançait dans le ciel d’Endor avant d’entrer en Hyperespace une fois sorti de l’orbite de la planète.