Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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Quand la vie se corse

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    #14

    Post n°14
    Auteur : Dark Oblivius

    Il était certain qu'elle avait encore bon nombre de chose à apprendre. Mais si tout les seigneurs Sith ont un point commun, c'est bien leur formation. Tous ont du plié le genou devant leurs Maître avant qu'eux même ne deviennent des légendes du côté obscur. Fidèle lui même se prenait à rêver de devenir une de ses légendes.

    La jeune Humaine une fois le duel terminé utilisa la force pour rendre le sabre à l'ancien Coruscanti qui le capta d'un seul trait. Elle avait fait du progrès, elle n'était pas tombée dans les pommes. Il rangea le sabre à sa ceinture et commença à tourner autour de Kalith l'observant de bas en haut. Son bâton tapant le sol à chacun de ses pas.


    - Tu es agiles, je te le concède, mais tu ne t'ouvres pas encore assez à la force, tu cherches le côté obscur sans parvenir à le trouver. Ton corps s'affaiblie et te rend faible. Je vais t'apprendre jeune apprentie...

    Son bâton se leva aussitôt percutant l'abdomen de la jeune demoiselle qui se plia presque immédiatement. Son poing percuta son visage avant que Fidèle n'invoque la force pour la projeter quelques mètres plus loin. Le but n'était pas de l'handicaper, mais de lui faire sentir la douleur. Fidèle activa son sabre laser, la lame rouge refléta le jaune vif de ses yeux. Implorant la force il bondit sur sa jeune apprentie...

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    • Le ChroniqueurL Hors-ligne
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      #15

      Post n°15
      Auteur : Kalith Shan

      -- Tu es agile, je te le concède, mais tu ne t'ouvres pas encore assez à la Force, tu cherches le Côté Obscur sans parvenir à le trouver. Ton corps s'affaiblit, te rend faible. Je vais t'apprendre jeune apprentie...



      Quand bien même je pensais être prête à toute éventualité, celle-ci me percuta violemment l'abdomen. Autant dire que j'avais raté le coche, j'avais à peine vu le bâton bouger que j'en avais pris un sacré coup en plein sur le plexus solaire. Et puis bon, ce n'était pas comme si un garde venait de me cogner sur la tronche une heure plus tôt, je commençais à être habituée! Mais non, pas encore assez au vu du grondement étouffé que m'arracha la douleur d'un coup de poing en pleine mâchoire. Celle là non plus je ne l'avais pas vue venir. Mais elle faisait sacrément mal! Il avait bien du me faire un hématome de la taille d'un détonateur thermique, ce salaud...Et plus j'enrageais, comme sentant mes mouvements et ma perception ralenties, comme si tout était ralenti autour de moi mais que j'étais capable de compter les secondes à la même vitesse que d'habitude, à réfléchir à la même vitesse que d'habitude malgré le ralentissement ambiant. Bien évidemment, vous l'aurez compris au vu du lot de questions qui me taraudent, que mon cerveau est en ébullition permanente et que ma pensée va souvent bien plus vite que vous ne le pourriez croire. Alors ça me laissait le temps d'assimiler cette douleur, pas de la soulager, mais de la sentir exacerber la montée d'adrénaline qui s'emparait de mon corps alors que j'apercevais, toujours au ralenti, et que j'entendais, toujours au ralenti, cette lame rouge clair qui se dressait peu à peu de la poignée argentée et noire du sabre du Sith. Puis la peur m'envahit quand j'aperçus son premier mouvement, se mettre en appui. Il allait courir. Il allait courir vers moi. Oui, il allait courir vers moi avec un objet potentiellement plus létal que quatre vingt dix pour cent des trucs déjà vénéneux, venimeux, dangereux, assassins, trompeurs et carnassiers que cette planète pouvait recenser. Autant vous dire que la liste était longue et que les capacités meurtrières de certaines ne sont plus à vérifier. Je me sentais embarquée dans un effroi surnaturel, dans un abîme noir aux tréfonds insondables, une peur qui vous glace et vous fait ressentir la haine du meilleur et le désir du pire, les tréfonds abyssaux où s'épanche la soif d'une entité sans chair que l'on appelle communément "la mort". Mais ce n'était pas ma mort qui ressortait alors que je comprenais, instant après instant, qu'il ne s'agissait plus le moins du monde d'effroi, mais de sadisme et de masochisme mêlés dans un délicat ballet plus destructeur que tout ce qui était en mesure d'exploser dans cette galaxie.



      * Ce n'est pas un chiot apeuré qui tremble devant son maître qui m'ôtera mes chances de prendre la place qui me revient. Et celle ci n'est pas annoncée pour ceux qui passent l'arme à gauche.*



      J'aurais aimé pouvoir décrire en détail cette sensation si enivrante, cette impression de perdre le contrôle de son corps et de son esprit et de profiter, d'être extérieure aux faits, le spectacle exact que l'on avait rêvé quelques secondes avant de faire le choix terrible que de s'abandonner à la haine de l'autre et aux ardeurs et aux pulsions les plus enfouies et dangereuses qu'un esprit complexe puisse créer. C'était dans ces moments là que l'on comprenait ce qui avait pris chaque personne proférant un génocide. C'était dans ces moments là que l'on se sentait tourner comme une danseuse de Mos Esley, avec en plus la grâce, la puissance, le désir de destruction et de mort du prochain qui se propageaient dans le moindre recoin du corps et de l'esprit. C'était le début d'une danse macabre, une danse de marionnettes dont le Côté Obscur était le manipulateur. Y avait-il meilleur conseiller que lui? Je ne crois pas. Rien ne pouvait sauver ma vie si ce n'était le Côté Obscur. Et je me fiais entièrement à lui. J'avais l'impression d'irradier, mais que ma peau était glacée, une glace qui ne demandait qu'à fondre et se craqueler sous des mouvements agressifs. Son bâton dans une main, son sabre dans l'autre, il n'était plus qu'à trois mètres de moi, environ, peut-être un peu plus, peut-être un peu moins, je ne sais plus, mais surtout, il était prêt à me planter son arme en travers du corps. Ou à me trancher en deux, il n'avait pas amorcé son mouvement offensif. J'étais donc là, gisante, appuyée sur les coudes pour tenter de me relever, et lui qui arrivait par le côté. J'eus un instant l'impression que la Force créait une bulle autour de moi, une bulle protectrice, chaude, calme...Mais le calme n'était que le battement que mon cœur venait de rater en comprenant que ce n'était rien de plus qu'une canalisation. Je m'appuyais sur mon coude gauche, tournant le visage vers lui, un sourire cruel sur le visage, et je lançai mon bras dans la direction de son torse. Le cri franchit mes lèvres sans que je n'aie réellement voulu le pousser, mais il faut bien dire que dans ma pensée du moment, c'était tout à fait cohérent.



      - CRÈVE !



      Toute cette énergie pure qui m'entourait une seconde avant sembla, invisible et implacable, traverser chaque fibre de mon bras, chaque os de l'épaule jusqu'au bout des phalanges et au creux de la paume pour finir par jaillir comme un Geyser immatériel et frapper le Sith en pleine cage thoracique. J'étais furieuse, prête à gagner un combat perdue d'avance. En avais-je le potentiel? C'était une question que je ne me posais même pas, la réponse était évidente : le potentiel, peut être, le talent, absolument pas. Quand à la chance, je n'y ai jamais réellement cru. Le hasard peut être clément comme cruel. Et cette fois-ci, c'est pour mon maître par intérim qu'il se refusait à la clémence. Je le vis, déséquilibré en plein saut (il me semble que je puis avancer sans trop me tromper qu'il s'agissait probablement d'une tentative pour me couper en deux des épaules au bassin en diagonale, que ce soit dit pour les curieux), s'étaler quelques mètres plus loin dans un petit nuage de poussière. Évidemment, sur une planète hostile dans le genre de Dathomir, on ne pouvait guère reprocher à qui que ce soit que son perron soit poussiéreux, on pouvait voir le sol se griser à l’œil nu. Je m'étais relevée, la douleur me tiraillant toujours à l'abdomen comme à la pommette, et le fait de crier n'ayant pas amélioré les choses, je ne pouvais que lui en vouloir d'autant plus. Je tentais de toutes mes forces, en laissant ce torrent d'énergie infinie se propager dans chaque atome de mon corps, d'arracher de sa main le sabre qu'il tenait, et qu'il tenait fermement pour opposer une farouche résistance à ma tentative de traction par la Force. Mais il ne pouvait m'attaquer pendant ce temps, et c'était là une excellente chose. Je ne le lâchais pas des yeux, sans m'avancer, assez loin de lui pour éviter un coup même ample mais assez proche pour pouvoir faire usage de la Force. Je voulais son sabre. Je ne le lâcherais pas avant d'être certaine que je ne peux pas l'obtenir même en y mettant toute mon énergie. Je sentais mes traits se tendre en un sourire mauvais, j'avais l'impression que mes yeux semblaient vouloir faire une balance des blancs sur un invisible filtre couleur cyan, m'offrant un joli voile rouge sur le regard. Je me rendrais compte plus tard que j'étais tellement tendue quand j'atteignais ces stades de rage intense que les vaisseaux sanguins de mes yeux se gonflaient à bloc pour éviter que ma vision ne se déforme.



      - Donne-moi ça...Que je te le plante en travers du crâne!



      Oh si seulement il avait lu dans mon esprit à ce moment précis...Peut-être l'avait-il fait, je ne sais pas, mais si c'est le cas, il y a pu voir tant de choses de ma vie et de ma pensée que si peu d'autres avaient eu le privilège d'entrapercevoir quand l'envie s'en faisait sentir d'en parler avec un ou deux privilégiés. Il y a pu voir toutes mes peines, toutes mes douleurs, tout le souvenir physique et mental de ces épisodes de mon passé et de l'instant présent. Il devait pouvoir y voir également toute l'avidité, l'ambition et la détermination qui ne me faisaient jamais défaut, et qui aujourd'hui encore continuent à le faire. Je sentais le calme froid du désir de vengeance renfermer toute la haine, le courroux, la douleur, la peine et le sadisme en ébullition comme dans une bille de verre imaginaire de la taille d'un crâne de Rancorr, et il était prêt à éclater. Et si cette bille éclatait, il mourrait. Je le tuerais. J'attendrais seule le retour du maître des lieux, je demanderais aux soeurs de m'amener à lui, et j'aurais un beau trophée à lui apporter, en même temps qu'un poste vacant au grade supplémentaire...Il me suffisait juste de le tuer...Ah...Si seulement...oui, si seulement...

      Si seulement j'arrivais à lui prendre son foutu sabre...

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      • Le ChroniqueurL Hors-ligne
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        #16

        Post n°16
        Auteur : Dark Oblivius

        Fidèle avait réussi à faire sombrer la jeune femme sous l'emprise totale du côté obscur. Il pouvait sentir sa rage grandissante. Les premières fois ou Fidèle invoqua le côté obscur, il fut lui aussi totalement submergé et incapable de reprendre réellement le contrôle perdu dans ce flot de pensées incontrôlable. Et cette envie de tuer omnisciente qui parcours chaque fibre de son être.

        Sous l'influence du côté sombre de la force, la jeune novice arrivait à décupler son lien avec la force et à utiliser une vague de force qui déséquilibra le Maraudeur. Son sabre fut attiré par la jeune humaine qui utilisa toutes ses ressources pour pouvoir s'en emparer. Joueur Fidèle lâcha prise laissant le sabre venir jusqu'à Kalith. Il recula légèrement.


        - Tu veux ma mort jeune Novice ? Crois tu vraiment que ce sabre t'aidera à me terrasser ? Le côté obscur sera mon arme. Viens, fait face à ton destin !

        A l'aide de la force l'ancien Coruscanti souleva plusieurs rocher qu'il propulsa sur la jeune humaine. Il n'y avait plus aucune retenue à présent...

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          a écrit sur dernière édition par
          #17

          Post n°17
          Auteur : Kalith Shan

          - Tu veux ma mort jeune Novice ? Crois tu vraiment que ce sabre t'aidera à me terrasser ? Le côté obscur sera mon arme. Viens, fait face à ton destin !


          - Ta mort ne sera que le premier pas vers ce destin, et je t'humilierais avec ta propre arme, simplement pour le déshonneur que tu en retireras. Je te tuerais avec les dents si c'est ainsi qu'il me faut te déchirer la carotide.



          Furieuse, je ne voulais que sa mort. Le faire souffrir, avant, l'éprouver, l'épuiser, j'avais presque l'impression d'être alimentée par une source d'énergie illimitée, de n'être plus mortelle. De dépasser toutes les limites que la connaissance théorique imposait à l'homme. Mes limites? Je n'en avais plus. Je saurais trouver les siennes. Tournant l'un autour de l'autre comme des gladiateurs prêts à l'assaut, les yeux dans les yeux, lui comme moi, nous savions que la confrontation était inévitable, et ça m'allait parfaitement. L'abandon de soi à la douleur et à la haine, au goût du sang, à la nécessité de le faire couler par litres sur le sol de pierre... La lame rouge dans la main, je ne pus que constater la lévitation des rochers autour de moi. Il allait me les envoyer sur la trogne, et ça, c'était mauvais pour mon matricule...je veux dire, inutile d'être un grand sage pour savoir que jamais je ne pourrais compenser la traction de Force qu'il exerçait sur un seul de ces rochers. Il me faudrait les éviter.


          Je n'en fis pas moins,mon corps mu par une pensée qui n'était plus la mienne, et je sentais qu'en évitant les blocs de pierre, acrobatie après acrobatie, je me rapprochais de lui. Il pourrait me pousser de son chemin sans mal aucun. Il me faudrait donc ruser si je voulais l'approcher et me mettre dans une position plus dangereuse pour lui.




          - Tu n'as même pas de nom que tu aies porté à ma connaissance. Déblayer un fantôme de mon chemin ne sera pas un problème.



          Il fallait que je rentre dans son jeu. Je voulais le pousser à bout à mon tour. Voir jusqu'à quel déploiement de puissance je pourrais le tenir en échec. Je ne pouvais le faire indéfiniment, il était, sans doute aucun, bien plus puissant que moi. Je voulais le forcer à me laisser me mesurer à lui dans son plus grand déploiement de puissance, me faire une idée du décalage entre lui et moi. Ou le vaincre, si j'y parvenais. Ce serait la meilleure chose que je puisse faire pour mon ascension parmi les Sith. Ce serait un bon début. Mais malheureusement, il était encore trop puissant. Lancer son sabre pour le récupérer par la Force aboutirait forcément à la perte de l'objet pour moi, et sa récupération par mon adversaire. Les gardes de tout à l'heure observaient le petit manège que nous nous imposions en tachant d'éviter les coups perdus.


          Il pouvait percevoir, à quelques mètres près, ma présence, grâce à la Force. Il n'avait même pas à garder les yeux ouverts. Mais sa perception était imparfaite. Les rochers n'étaient pas loin de pleuvoir à proximité de moi, j'en arrivais à me demander si les scinder en deux ne me sauverait pas la vie, mais le sabre les traverserait sans dévier les morceaux. J'allais probablement prendre un certain nombre d'éclats dans le visage si je venais à tenter le coup. Je me contentais donc d'éviter, et de choisir un caillou de taille moyenne, que j'attrapai en faisant une roulade pour éviter un rocher, et l'envoyai le plus fort que je le pouvais, tout en ajoutant au lancer une poussée de Force pour en accélérer la vitesse, vers la jambe du Sith, sur l'intérieur de la jambe, au niveau du nerf au dessus du genou, et je laissai les rochers s'écraser successivement derrière moi en continuant à les éviter.


          Je me moquais de savoir si mon projectile avait atteint sa cible, le sol pierreux et poussiéreux me permettait de déraper sur quelques dizaines de centiimètres pour éviter les rochers, mais surtout, il me permettait de continuer à lui tourner autour.


          Armée, un petit sourire en coin sur le visage, je balançais, aux pieds de mon adversaire, une poussée de force verticale en direction du sol. La dépression créée par la pulsion vers le bas attira la poussière soulevée, en formant un écran difficilement traversable par le regard humain et agressif pour les yeux. Le Côté Obscur guidait le moindre de mes mouvements, je ne contrôlais en vérité plus rien. Je pourrais parler de moi à la troisième personne, tant la dissociation entre mon corps et mon esprit était puissante. Qu'attendre de plus d'un déploiement d'énergie aussi puissant que le torrent de rage qui m'animait. Je l'aurais tué si j'en avais eu l'occasion sur cet assaut.


          Poussant sur mes jambes, aidée par la Force, je me décalai sur la gauche à une vitesse que je n'aurais pas crue possible la veille au soir, pour éviter une offensive sur ma précision précédente et me préparer à frapper, éteignant le sabre pour ne pas laisser filtrer la lumière vive à travers la poussière autour de lui. Lorsque je rallumai le sabre en portant un coup horizontal au passage, je sentis le sabre entamer quelque chose. Son bras ? Sa hanche ? Sa tête ? Sa cape ? Un obstacle quelconque ? Je n'en avais aucune idée, mais avant que je n'aie le temps de bouger du nuage de poussière que je venais de soulever, une poussée de Force m'envoya valser deux bons mètres plus loin en dissipant les particules amassées au passage.


          Je fermais les yeux un instant durant, pour éviter de me ramasser la poussière dans les yeux, et m'écrasai lourdement contre le sol de pierre. Je me relevais, le dos m'élançant du bassin à la nuque, et me mis en garde, le discernant clairement face à moi. Il m'avait blessé, ce salaud, une fois de plus. Et je comptais bien le lui faire payer.


          - Les choses ne font que commencer, sans-nom. J'vais t'broyer.

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            #18

            Post n°18
            Auteur : Dark Oblivius



            Lannister Matriarche






            Quelque part dans ce vide intersidéral... Le destroyer stellaire Victoire restait comme l'avait demandé Dark Oblivius. L'objectif principal était surtout de ne pas se faire remarquer par les vaisseaux de la confédération. Cele faisait déjà plusieurs heures que le Seigneur du vaisseaux été parti. Il avait vu partir aussi les Jedi noirs partirent en direction de Félucia pour secourir ce qu'il semblait être un autre sensitif. Décidément les missions de sauvetages battaient leurs pleins.

            Marrek était resté sur le pont passant la plupart de son temps à regarder par la baie le vide intersidéral. Soudain, une communication entrante arriva. Le canal fut rapidement décrypté par l'équipe de communication Bothan. Le message était clair, il y avait quelque chose de nouveau sur Dathomir. Etant la seule vraie planète de l'organisation Sith dirigé par Dark Oblivius rien ne devait la menacer. Marrek indiqua la marche à suivre, les sirènes retentirent dans tout le vaisseau qui se mit en position pour rentrer en vitesse lumière.


            Pendant ce temps là sur Dathomir, Fidèle était encore en lutte avec la jeune élève toujours sous l'emprise total du côté obscur. Son envie de tuer se focalisa entièrement sur le Maraudeur Sith qui malgré l'envoi de diverse objet à l'aide de la force n'arrivait pas à mettre hors jeu la jeune Humaine. Et c'est même après l'utilisation de la poussière comme camouflage que la Revanchiste laissa apparaître sur l'avant bras du Maraudeur une légère entaille laissant apparaître une tache de sang au fur et à mesure.

            Bizarrement, l'ancien Coruscanti sentait que la situation s'inversait. Le côté Obscur avait enveloppé Kalith et lui permettait de déchaîner. Fidèle sentait le doute monter en lui. Il la fixa droit dans les yeux laissant apparaître toute l'étendue de sa rage. Il leva les deux bras et utilisa la force pour soulever la jeune apprentie.

            Ses pensées se tournèrent vers Dark Oblivius. Comment le seigneur noir des Sith réagirai lorsqu'il apprendrait qu'un Maraudeur avait été mit en échec par une simple Novice. Une étrange idée lui traversa l'esprit, bien différente de celle de base. Il resserra l'emprise plus spécifiquement sur la gorge de la jeune demoiselle.


            - Ton manque de respect provoquera ta chute. Tu n'es pas digne de rejoindre les rangs des Sith. Et si tu n'es pas une belle offrande pour mon futur maître vivante, alors peut-être que morte...

            La détermination de Fidèle était sans faille. L'emprise bloqua complètement la trachée de Kalith. Il sentait sa vie abandonner son corps afin de rejoindre la Force et alors que toute son attention était focalisé sur l'ancienne serveur de Kuat, une violente poussée de force éjecta Fidèle laissant Kalith reprendre sa respiration. C'était la matriarche en personne. Deux soeurs de la nuit s'approchèrent de Kalith encore très faible.

            - Tu as une bien drôle de façon de former une apprentie jeune Humain. Le meurtre était peut-être quelque chose de courant sous l'ère d'Oméga, mais Dark Oblivius a été clair, chaque Sith ou futur Sith est important à ses yeux.

            - Comment osez-vous ?!

            - Tu es ici dans mon domaine ! Et tu dois te plier à ma volonté !

            - Crois tu vraiment qu'une simple soeur de la nuit vulgaire prostitué du côté obscur va faire le poids face à un Maraudeur Sith ?

            - Et vous parlez de respect... Mais j'ai un doute concernant votre statut. Un Maraudeur Sith mit en difficulté par qui ? Une jeune Novice qui commence à peine à comprendre les rudiments de la Force. J'en ai assez vu. Messieurs, si vous voulez bien escorter ce parasite hors de ma vue.

            Suite à ses mots et dans un immense fracas électrostatique le gigantesque Destroyer stellaire se plaça juste au dessus du village. Un petit détachement de soeur de la nuit conduit par Lannister. Le géant Coynite arriva à hauteur des nouveaux arrivant.

            - Mon Maître m'a prévenu que quelque chose se passait ici. Qui sont ces deux personnes.

            - Maître Lannister, la clairvoyance des Seigneurs Sith m'étonnera toujours. Il y a quelques jours un Sith est apparu rapidement rejoins par une jeune Novice. Je pensais à une simple formation au début, mais j'ai du empêcher ce Maraudeur de tuer sans sommation cette jeune fille, j'ai réagis en adéquation aux ordre de votre Maître.

            - Bien, qu'il soit immédiatement conduis en cellule, Dark Oblivius se chargera de le juger. Quand à la jeune fille, qu'elle se repose. Je lui poserais moi même les questions plus tard. Il ouvrit une communication avec le destroyer Victoire. J'ai identifié le problème Général Marrek. Un Maraudeur Sith et une jeune Novice. Il n'y a pas de menace direct, mais je reste sur place au cas ou.

            Le géant observa les soeurs de la nuits porter la jeune Novice dans le temple.

            - Capitaine Lannister, je vais me charger de la jeune fille, elle se sentira peut-être plus rassurée par notre présence. Nous la préparerons pour l'arriver de ton Maître soyez-en certain.
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              #19

              Post n°19
              Auteur : Kalith Shan

              Morte. J'étais morte pendant une seconde. C'était bizarre, en réalité, je devais surement être à la frontière entre le monde des vivants et l'union avec la Force...Mais probablement pas morte. L'étau sur ma gorge ne se desserrait pas, et le manque d'oxygène me rendait cruellement plus faible chaque seconde.


              J'avais bien essayé de projeter la Force vers lui et le repousser pour lui faire perdre sa concentration, mais au final, tout ce que je pus faire, ce fut m'agiter dans le vide et accrocher à ma ceinture son sabre laser. Après tout, il m'avait bien chipé mon blaster! Enfin, après réflexion, il y avait déja deux jours qu'il ne tirait plus, alors de toute façon, qu'il le garde. J'avais réussi, moi, gamine de quinze ans, apprenant à peine à découvrir le Côté Obscur, à mettre en echec un temps durant un Maraudeur Sith. Et ce après un mois de malnutrition et de nuits composées de siestes avec changement de "lit" toutes les demi-heures, histoire de pas se faire bouffer par le premier bestiau venu. Autant vous dire que j'étais loin d'être en pleine forme, et pourtant, j'avais réussi.


              Certes, il fallait reconnaître tout de même que j'avais frôlé la mort sans pouvoir rien y faire, et que si il avait fait ça dès le début du combat, ça n'aurait pas été la même histoire. Il avait voulu jouer en me laissant prendre son sabre. Je me serais avancé de trois centimètres de plus et je lui tranchais net les os, les muscles et les tendons. Il pouvait déja compter sur quelques points de suture, à n'en pas douter vue la tâche sombre qui s'étendait sur sa manche...C'était déjà une belle victoire, même si il avait fallu que quelqu'un me sauve la vie.


              Une des Soeurs. La Matriarche. Le haut du panier dans la hiérarchie des Soeurs, la pointe de la pyramide. La plus puissante et la plus sage. Son maquillage rendait difficilement discernables ses traits naturels, mais l'on pouvait deviner, sous l'apparence menaçante que lui donnaient les traits noirs et les zones colorées de son visage peint, qu'elle avait les pommettes hautes et la fierté en incombant à son rang et à sa puissance.

              Je n'entendis pas tout. L'espèce de géant s'appelait donc Lannister, si je ne me trompais pas. Si je m'étais rendue compte tout de suite qu'il y avait un vaisseau au dessus de nous, j'aurais pu comprendre d'où il venait. Seulement, c'est au moment ou je compris que ce n'était pas un "vaisseau" mais plutôt un VAISSEAU!!!! dans le genre Destroyer Stellaire, que je me suis dit que les choses risquaient d'être encore plus ardues...Et probablement plus létales.


              Heureusement, la Matriarche suivit les deux Soeurs qui me portaient. Ma tête tanguait, mes yeux roulaient dans leurs orbites quand j'essayais de me focaliser sur quelque chose. J'avais les poumons en feu. Et j'avais encore envie de me battre.


              Mais dans la mesure ou j'étais encore incapable de tenir debout, ou de me concentrer sur quoi que ce soit, il fallait que je trouve un moyen de faire arrêter cette cavale infernale que faisait mon cerveau dans ma boîte crânienne. Je me concentrai, comme nous l'avions fais plus tôt dans sa hutte, en puisant dans toute cette haine, cette envie de tuer, ce besoin de vengeance et cette déception profonde de ne pas l'avoir sévèrement blessé mêlée à la satisfaction de l'avoir fait lourdement douter de ses capacités à me vaincre; je canalisai cette masse d'émotions et de pensées et la seule réflexion qui me vint à l'esprit était : "plus vite tu guériras, plus vite tu pourras finir ce que tu as commencé".


              Les Soeurs m'emmenèrent au temple, pansèrent ma jambe, ouverte sur tout le mollet et une partie de ma cuisse à cause de ma chute, lorsque son emprise de Force cessa, qui s'acheva sur des rochers anguleux, me firent boire un liquide sucré qui m'anesthésia petit à petit, et je glissai peu à peu dans un sommeil profond, bercée de songes de vengeance, de sang et de mort, qui me procuraient à chaque instant un sentiment de puissance d'une part, et de fierté d'avoir accompli un petit exploit sur la voie de ma destinée. Si j'avais réussi à le blesser, alors je pouvais réussir à le tuer. Et il était Maraudeur, pas Novice ou Apprenti, non, Maraudeur. Un Sith d'un rang certain dans la hiérarchie. Quelques années d'entraînement ne pourraient que me faire de bien, c'était bien là ce que je pensais, et j'étais, je pense, bien loin d'avoir tort.


              Je ne sais pas combien de temps je suis resté dans cet espèce de pseudo-coma, mais à mon réveil, les blessures de ma jambe avaient presque disparues, et les égratignures sur mes bras et mon visage n'avaient laissé aucune cicatrice. J'étais presque refaite à neuf! J'ouvrais les yeux doucement pour apercevoir une forme à mon chevet. Quelques battements de cils plus tard, je compris qu'il s'agissait d'une des Soeurs. J'étais encore faible, et je ne doutais pas que la méditation m'aiderait à retrouver des forces. J'arrivais à grand peine à articuler quelques mots.


              - ...M-Me...Merc...Merci...


              Mes yeux se refermèrent doucement et j'entrai dans une douce transe pleine de fureur et de peine dans laquelle, je l'esperais, je retrouverais l'énergie qui me manquait pour pouvoir poursuivre l'aventure de ma vie.

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                #20

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                Auteur : Dark Oblivius



                -Sœur Karry 


                La nuit été tombée sur Dathomir. Un ciel empli d'étoiles se dessina alors peu à peu éclairant l'obscurité du lumière légèrement bleuté. Quelques feux de camps par-ci par là dans le camp de fortune des soldats. Le destroyer lui s'était remis en orbite prêt à partir à tout moment. Le temple des soeur de la nuit lui était légèrement plus éclairé et aussi plus actif. Même si la nuit été tombé depuis quelques heures, la plupart des Soeur s'occupaient à diverses tâches.

                Sœur Karry, qui fut la première Sœur à croiser le chemin de Dark Oblivius et qui fut obligée de le diriger vers le temple. Elle pensait parfois à cette rencontre et au possible changement possible qu'apportera un lien durable avec l'Ordre Sith. Elle était aussi présente lorsque le Maraudeur Sith tenta de tuer tout simplement la jeune Humaine. Sans l'intervention de la Matriarche il l'aurait sans doute fait.

                Son corps avait accusé le coup, mais au prix de lourd sacrifice. Karry ce chargea d'appliquer ses talents de guérisseuse sur les diverses plaie de Kalith. Elle alluma aussi quelques encens. Trempant un bout de chiffon dans de l'eau chaude elle nettoya le corps salie par le sol de Dathomir.

                Une fois son corps lavée, les blessures pansées, Karry se posa non loin du lit et observa la jeune Humaine. Les minutes passèrent dans la chambre la nuit s'avançant toujours plus. Après deux heures d'attentes et alors que les premières lueurs du jours commençait à apparaître dans un rouge intense difficilement visible à travers les montagne, une voix tira la Soeur de la nuit de ses pensées. Elle s'approcha posa sa main sur son front. Pas de fièvre, c'était déjà un bon point, ses blessures ne s'étaient pas infectés. Mais elle était encore faible. Elle se retourna prenant une assiette contenant un jus rougeâtre. Elle redressa la tête de la jeune Novice avant de lui verser doucement le nectar. Quelques gorgés était suffisant. Elle déposa le bol sur le sol à côté du lit.


                - Je n'ai fais que pansés tes blessures Kalith. C'est la Matriarche que tu devrais remercier, c'est elle qui t'a sauvée la vie face à cet Homme. Ne t'agite pas trop, ton corps est encore faible. Je ferais de mon possible pour te remettre sur pied le plus rapidement possible.

                Sa main se posa sur le bandage situé sur la jambe de la jeune demoiselle. Elle les enroula autour de sa main avant de les poser sur un socle de métal et de les brûler. Une aura verte s'en dégagea le temps que l'ensemble du tissu ne se consume.

                - Repose toi encore quelques heures, tu dois prendre le plus de force possible, une longue journée d'attend.

                Karry posa sa paume sur le front de la jeune Humaine la plongeant dans un sommeil profond. La matriarche entra quelques minutes plus tard.

                - Comment va t-elle ?

                - Elle se remet, plus vite que je ne l'aurais pensée, elle puise dans le côté obscur pour reprendre des forces.

                - Oui je le sens aussi. Nous n'avons aucune nouvelle de Dark Oblivius pour le moment. Découvre son vrai potentiel, je me charge de savoir comment le Maraudeur a pu nous découvrir. Viens me retrouver une fois que tu auras fini ta tâche Soeur Karry.

                - Bien Mère.

                La Maîtresse des lieux se retira laissant une nouvelle fois la jeune sorcière obscur et la jeune Novice ensemble. Une longue attente encore certainement. Elle reprit la même position que la dernière fois. Son regard se posa sur Kalith encore en profond sommeil.
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                  #21

                  Post n°21
                  Auteur : Kalith Shan

                  Encore quelques heures s'écoulèrent avant que je ne reprenne mes esprits dans une mesure acceptable. Je ne sais pas ce que m'avait fait boire la Soeur de la Nuit à mon chevet, mais ça m'avait aidé à me reposer d'un doux sommeil empli de rêves certes incohérents, mais néanmoins bien plus agréable que les cauchemars que j'aurais pu faire, laissant le Côté Obscur recharger mes batteries (si les droïdes me passent l'expression) sans faire souffrir mon corps plus que de raison.

                  Enfin rétablie en mesure suffisante, je m'enhardis jusqu'à me redresser doucement et m'adosser au mur, restant assise, jambes croisées, la couverture cachant mon corps. J'étais nue, la guérisseuse m'avait lavée et avait pansé mes blessures. Un frisson d'angoisse me prit soudain et la première chose que je dis, prenant le pas sur le ''je me sens mieux'' que je m’apprêtais à articuler fut remplacé par quelque chose de bien plus impérieux et agressif.


                  - Ne bougez pas.

                  Je me concentrai pour sentir dans la Force l'empreinte de Revan sur son cristal de sabre. Une peur panique amorçant l'arrivée d'une rage folle si je ne retrouvais pas mon héritage s'empara de moi. Je ne le sentais pas plus dans les draps que sous le lit. Mon attention monta d'un cran encore quand je tentais de sonder la Soeur, qui semblait avoir compris que ma colère n'était pas tournée contre elle et que je cherchais quelque chose.

                  Elle ne l'avait pas sur elle le moins du monde. Je cherchais ailleurs, partout dans la salle, parcelle après parcelle, avec une rigueur et une détermination qui ne laisserait jamais s'échapper l'objet. Quelque chose se fit ressentir, venant d'un amas grisâtre et sale de tissus abim...ah, c'était mes fringues, en fait.


                  Je me levais doucement, perdant l'équilibre au premier pas que j'amorçai, mais me rattrapai sans choir et poursuivis prudemment mon avancée vers mes vêtements sales. Ma cape était pleine de poussière que l'on aurait dit incrustée dans le tissus. La bande que je plaçai sous ma brassière était bien là, mais le cristal n'y était plus. Je fouillai tous mes vêtements. Impossible de le retrouver...Jusqu'à ce que j'aperçoive un reflet pourpre au sol.


                  Il s'était glissé entre deux lames de parquet. Je n'attendais guère plus longtemps et écartai les planches de bois d'un millimètre de chaque côté autour du cristal par la Force pour pouvoir l'attraper aisément. Je le ramenai jusqu'au creux de ma main, tâtant mes vêtements et retrouvant sous ma cape, à ma ceinture, ce que j'avais subtilisé au Sith, et comptais bien remettre à Oblivius plus tard. Je souris doucement et retournai sur le lit, toujours aussi nue, assise en tailleur, une main devant mon bas-ventre et mes bras devant ma poitrine par mesure de pudeur, je montrai



                  - Excusez-moi, c'est...la seule possession que j'aie réellement. J'y tiens énormément. Je tuerais la moindre personne qui essaiera de me l'enlever, mais si je la perds, le problème est autre et d'autant plus grave...


                  Je conservai le cristal dans le creux de ma main fermée, sentant sa chaleur, sentant son énergie, et repris un peu de contenance. Les restes de brume envahissant mon cerveau un peu plus tôt se dissipaient progressivement. Je serais en état de réfléchir et de marcher. Peut-être courir un peu. Mais seul le Côté Obscur pouvait me permettre de faire des efforts plus intenses, si tant est que j'y sois forcé.


                  - Sans vos soins, je ne sais pas si je me serais relevée de mes blessures...Merci...Puis-je savoir ce qui va se passer, maintenant, s'il vous plaît ?..
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                    #22

                    Post n°22
                    Auteur : Dark Oblivius

                    La jour était maintenant bien amorcé lorsque la jeune Novice reprit ses esprits. Elle semblait aller mieux, mais très vite elle s'agita, son angoisse se transforma rapidement en colère, Karry leva un sourcil regardant perplexe Kalith se lever pour essayer de chercher quelque chose. Si au début la jeune soeur de la nuit pensait au fait qu'elle soit nue surtout en la voyant se jeter sur ses habits, mais très vite elle se rendit compte que l'Humaine cherchait quelque chose d'autre qu'elle parvint à retrouver.

                    Un petit sourire se dessina sur les lèvres de Karry, presque amusée. Prenant appuis sur ses hanches elle se releva d'un trait. Elle fouilla dans un placard et en sortie une tenue de cuire rouge. Elle la tendit à sa patiente avant de s'adosser contre un meuble.


                    - Tu possèdes quelque chose d'assez rare pour une simple Novice sans formation. C'est un cristal pour un sabre laser si je ne me trompe pas ? Pourquoi est-il si important pour toi ?

                    Le sabre laser n'était pas une arme spécifique au soeur de la nuit, en raison que aucune grotte présente sur la planète ne permet d'en posséder, mais elles n'en restaient pas moins dangereuse.

                    - C'est mon rôle de soigner les blessés, et de se fait je ne pouvais te regarder te vider de ton sang sans rien faire. Ne me remercie pas. Et bien vu que tu le demandes, nous allons prendre des provisions et partir. Avant toute chose il te faut prendre des forces. Tu as vécue trop longtemps en sous nutrition et je pense que reprendre des forces et t'entraîner fera le plus grand bien à ton corps. Tu as démontrée ta détermination face à Fidèle, le Maraudeur Sith. Maintenant il va falloir développer ton assurance. Enfile cette tenue. Je vais chercher de quoi manger. Rejoins moi dans la cours.

                    Karry se retourna laissant la jeune Novice seule afin qu'elle puisse se changer en toute tranquillité. La jeune femme se dirigea vers les provisions et prit le nécessaire pour vivre lors de cette petite expédition. Elle passa aussi dans l'armurerie et prit deux vibro-lame. D'un pas léger elle sortie du temple pour rejoindre Kalith. Elle lui tendit un balluchon et passa devant elle pour ouvrir la marche.

                    - La route de ton initiation va être longue, parle moi un peu de toi... Kalith c'est ça ?

                    Les deux Humaines sortirent assez vite du camp et commencèrent leurs ascension vers une montagne situé à quelques kilomètres.

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                      #23

                      Post n°23
                      Auteur : Kalith Shan

                      Après m'être changée tant bien que mal (j'avais encore l'esprit un peu embrumé et mes mouvements restaient quelque peu incohérents) et avoir enfilé une tenue de cuir rouge, j'avais eu tôt fait d'empalmer le sabre dérobé à Fidèle dans le creux de ma manche gauche, faisant bien attention à dissimuler la bosse occasionnée par le manche du sabre derrière ma cuisse en tenant mon poignet gauche de la main droite et inversement alors que la guérisseuse était partie. J'avais un sabre. Il était presque invisible, sous tous les angles. Et il n'était pas question que je le laisse, ni que je le laisse trop voir tant que je n'avais pas l'occasion de le poser dans la main de Dark Oblivius ou de le passer en travers du corps de Fidèle. Je rejoignais la Soeur dans la cour et repris la posture initiée dans la hutte pour cacher mon arme, qui se révéla s'emboiter à la perfection dans le creux de ma hanche maintenant que le cuir s'était un peu plié. Invisible.

                      - Oui, je m'appelle Kalith...Kalith Serylroe Nova, de la famille Shan...Mais en général, on m'appelle Kal' ou Saphos...c'est une longue histoire, concernant le second surnom


                      Quelques secondes furent nécessaire pour que je sois capable d'articuler correctement avant de répondre. Les choses sérieuses ne faisaient que commencer, elle l'avait bien dit et j'en étais persuadée, ''la route de ton initiation va être longue''...elle avait raison c'était une certitude. Je ne me privais pas de prendre un instant


                      - Je suis née sur une planète un peu...hostile. Mes parents sont ingénieurs, ils allaient chercher les plans d'un nouveau vaisseau de transport léger sur Tiss'Shar et...Je suis née deux semaines avant la date prévue, et élevée de fait par les autochtones...Les Tiss'Shar sont un peuple bien à part, leur petite planète est à côté de Korriban...J'aimerais bien y retourner un jour, je suis certaine que se former avec leurs guerriers serait un atout non négligeable...


                      Repenser au temps que j'ai eu vécu sur Tiss-Shar (huit ans, pour être précise, précédant les sept années sur Kuat) ne m'était pas arrivé depuis bien longtemps. J'y avait appris les mœurs de l'endroit, principalement axés sur la loi du plus fort, et la langue locale quoi que mon organisme humain (et notamment mon appendice buccal) ne me permette pas de la parler à la perfection. C'était là bas que j'avais appris la mort avant d'apprendre la vie.

                      Les rituels des Tiss-Sharl, nombreux et guerriers, avaient toujours un rapport particulier à la mort et à la confrontation physique. Leur philosophie ressemblait quelque peu à celle de certaines tribus trandoshans, c'était là une chose interessante à observer.

                      - Les cinq premières années de ma vie, je n'ai pas vu mes parents plus de deux heures si l'on exclut l'accouchement. Ce sont deux Isk-ar qui m'ont élevés, Uul-Rha-Sahd et Ka-Vi-Ruë...Ils ont des écailles qui ressemblent à la pierre de lune...Ces créatures sont des chefs-d’œuvre de la nature, tant dans leur apparence que dans la synthétisation de leurs mœurs. Ensuite, nous sommes partis sur Kuat, mes vieux ont repris leur travail et je venais à peine de découvrir mon affinité avec la Force sous la tutelle d'Uul-Rha et Ka-Vi. Ils étaient ingénieurs en mécanique, spécialisés dans la technologie militaire de pointe, des gens incroyables. Ils m'ont appris ce qu'ils savaient de la Force. Quelques Siths s'étaient arrêtés sur Tiss-Sharl peu de temps avant dans le cadre d'une opération de reconnaîssance, mais les Tiss-Shar ne s'étaient pas montrés très sensibles à la Force. Ils compensaient par leur instinct.

                      Parler des Tiss-Shar qui avaient fait mon éducation durant les premières années de ma vie n'était pas chose aisée...Ma mémoire était quelque peu défaillante quand à cette période, il faut dire que les choses s'étaient vite enchaînées, à cette époque là, et je ne comptais pas y passer des heures. Je n'avais aucunement parlé de ma famille ''ancienne'', et je ne comptais pas le faire tout de suite.


                      - Sur Kuat...J'ai fait dépenser des sommes astronomiques à mes parents. Ils ont toujours soutenu les Siths...financièrement parlant, mais ce sont des couards de première. Faire plus qu'envoyer quelques crédits, ils avaient du mal. Ils avaient peur des Sith. Alors il a fallu que je trouve un moyen de me tirer de là...J'ai pris le blaster de secours de mon père, descendu deux droïdes de garde en vidant la moitié des cellules énergétiques et volé un vaisseau après avoir surpris une conversation entre Fidèle, puisque c'est son nom, et un contrebandier, et il a dit venir ici. J'ai rentré les coordonnées de Dathomir dans le vaisseau, et je me suis...crashé ici de belle manière. Puis j'ai trouvé le maraudeur que je cherchais et la suite...Vous la connaissez. Un jour, ce sera lui qui sera suspendu de les airs en train d'étouffer. Et ce sera lui qui s'écrasera sur le sol, mais personne ne viendra à son secours...



                      Le temps était sûrement venu de passer au degré de conversation supérieur, et d'attaquer les choses sérieuses de belle manière. Trente secondes passèrent dans le silence le plus complet, un petit sourire mesquin se dessina sur mes lèvres et disparut quand ma pensée se clarifia quelque peu. Je repris la parole pour annoncer le gros dossier.


                      - Je suis la descendante de Revan et de Bastila Shan. Dark Revan portait ce cristal dans sa première lame. C'est un Jenruax ou un Damind, d'après les quelques personnes aptes à en juger à qui je l'ai montré. Et ce sera le cristal de mon sabre quand j'en aurais enfin un à moi...


                      Ce n'était qu'un demi-mensonge, après tout. Il s'agissait du sabre de Fidèle que je gardais à la main. Notre ascension se faisait de plus en plus précise au fur et à mesure que je parlais, concentrée sur mes mots pour ne pas ressentir un restant de fatigue physique. Si confrontation il y avait durant notre périple, je ne serais pas la jeune femme éreintée qui avait combattu un maraudeur Sith. J'étais autrement plus apte et reposée. Je ne connaissais toujours pas le nom de mon interlocutrice, mais il me faudrait bien l'apprendre à un moment ou à un autre.


                      - Je ne vous ai pas demandé...Comment...vous appelez-vous, si ce n'est pas indiscret ?..Ou...comment dois-je vous nommer, si votre nom de moi ne mérite pas d'être connu, je comprendrais, je ne suis qu'une Novice...

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                        Post n°24
                        Auteur : Dark Oblivius

                        Dathomir était une planète bien particulière, les saisons changeaient très peu, un climat plutôt doux et humide dans les régions boisés et plus aride au niveau des montagnes et déserts. Cette planète avait donc la particularité de ne pas changer, un peu comme Coruscant bien que là ce soit tout à fait naturel. La faune était présente depuis des millénaire avec en haut du tableau les terrible Rancor. Les clans, pourtant différent des utilisatrice tu côté obscur avait compris ce caractère bien particulier et elle faisaient tout leur possible pour que cela reste. C'était une des raison pour laquelle Dathomir vivait assez recluse, ça et le peu d'intérêt économique de la chose et toutes ses légendes sur des Femmes tueuse. A la galaxie...

                        Soeur Karry, tout en continuant à marcher à travers la flore locale écouta attentivement le discours de Kalith sondant au passage son corps pour essayer de déceler un mensonge. Tout semblait normal et son histoire avait l'air de tenir debout.


                        - Je m'appel soeur Karry, guérisseuse du clan des soeurs de la nuit. Tu as l'air très soucieuse de ton statut Kalith, pourtant l'initiation est nécessaire, longue et irritante, mais absolument nécessaire. Je sais bien que la voie des Soeurs de la nuit n'est pas ton objectif, mais notre entraînement pour le moment te sera utile pour ta condition physique et ta compréhension des choses.

                        Le sommet était encore à quelques heures, de son point le plus haut, une source d'eau en découlait et dévalée les dizaines de kilomètres pour se déverser dans un lac. Ce lac avait une signification pour chaque Soeur de la nuit, mais une signification différente pour chacune d'entre elle. Les eaux du lac avait la réputation lorsqu'un corps était entièrement immergé de provoquer diverse sensation qui mettait le point sur les facultés et la nature de la personne. Karry s'arrêta à son bord caressant l'eau avec sa main.

                        - Ce lac est sacré pour nous. Tu viens de me compter une histoire intéressante, jeune Novice, mais maintenant ce sera au lac de te tester. A et... Aucun vêtements ne doit être présent sur toi lors de ce rituel...

                        Karry posa les baluchons sur le sol et prit une niche de pain en attendant que Kalith soit prête. Elle se positionna en tailleurs.

                        - Tu vois le rocher la bas prêt de la cascade ? C'est par là bas que tu dois pénétrer dans le lac, bon courage Kalith.

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                          Le Chroniqueur
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                          #25

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                          Auteur : Kalith Shan

                          - Je m'appelle Soeur Karry, guérisseuse du clan des Soeurs de la Nuit. Tu as l'air très soucieuse de ton statut Kalith, pourtant l'initiation est nécessaire, longue et irritante, mais absolument nécessaire. Je sais bien que la voie des Soeurs de la nuit n'est pas ton objectif, mais notre entraînement pour le moment te sera utile pour ta condition physique et ta compréhension des choses.


                          - Je suis soucieuse de ma puissance...Mon seul objectif, Sœur Karry, c'est d'apprendre. Et je ne doute pas un instant que l'enseignement des Sœurs de la nuit aura à m'enseigner. C'est un honneur pour moi de suivre votre apprentissage...J'ai juste une question avant d'entamer les hostilités… Si j'ai bien compris ce qu'il s'est passé sur la place, il y a fort à parier que je partirais avec cet homme... Lannister, je crois ?.. enfin...Pourrai-je revenir plus tard pour apprendre des Soeurs?..


                          La question était sincère, tout comme mes propos précédents. Je me sentais investie de cette même ardeur qui m'avait envahie lorsque Fidèle m'avait appelée « Mon apprentie ». Je poursuivrais donc ma formation auprès des Soeurs avec un plaisir non dissimulé. Dans toutes les légendes, les Soeurs de la Nuit étaient les gardiennes d'une idéologie, d'un savoir antique qui se composait en partie de rituels anciens, et ça, ça m'intéressait tout particulièrement. Et à voir la puissance de la matriarche, que je n'avais pu percevoir qu'un instant avant de perdre tout repère, j'étais prête à parier que leur enseignement était des plus intéressants Mon parcours initiatique allait être long et semé d'embûches, mais je m'étais faite la promesse d'apprendre le plus possible, et je comptais bien la tenir. Karry ne répondit pas à ma question, et je compris le sens de son silence. Chaque chose en son temps.


                          - Ce lac est sacré pour nous. Tu viens de me conter une histoire intéressante, jeune Novice, mais maintenant ce sera au lac de te tester. Ah, et... Aucun vêtement ne doit être présent sur toi lors de ce rituel...


                          La nudité ne me gênait absolument pas, et dès lors qu'elle eut dit ''aucun vêtement'', je commençai à me déshabiller, prenant garde à ne pas laisser voir le sabre, et pliai le haut de la tenue de manière à ce qu'il se retrouve au cœur du vêtement sans en altérer le pliage. Fière du résultat, je retirai ensuite le bas de la combinaison de cuir rouge, me retrouvant uniquement vêtue d'une bande d'étoffe, noire, deux fois repliée sur mes seins et d'une culotte de tissu, noir également, devant la guérisseuse. Je sortai du premier de mes derniers remparts vestimentaires le cristal auquel je tenais tant et, laissant se relâcher l'étreinte du tissu, sans me préoccuper de la non-couverture de ma poitrine, j'enveloppai dans l'étoffe mon seul héritage et le posai doucement sur mes vêtements, vérifiant qu'il n'avait aucun moyen de tomber malencontreusement, et me tournai vers Karry avec un petit sourire amusé.


                          - Là, il ne risque pas de tomber!


                          -Tu vois le rocher la bas prêt de la cascade ? C'est par là bas que tu dois pénétrer dans le lac, bon courage Kalith.


                          -Soit...Merci, sœur Karry.


                          Je retirai mon ultime sous-vêtement et m'assis au bord de l'eau, sans la toucher. Je tentais de m'ouvrir à la Force, et pris quelques secondes pour m'y abandonner, nue, toute entière, me focaliser sur le rocher que je devais atteindre, celui qui de ressentir les possibles pièges de l'endroit. Je ne ressentais que les courants, dus à la cascade et à quelques rapides avant que le lac ne se forme des petits cours d'eau qui l'alimentaient, comme si la vie, autre que sous forme de plancton, n'existait pas dans cette eau.


                          Pourtant je voyais de mes propres yeux les petits alevins qui nageaient dans l'eau claire. Inutile de s'étendre dix ans sur la question : je n'arriverais jamais à en attraper un à mains nues, mais la Force pouvait amplement me permettre de soulever quelque chose de cette taille...J'essayai sans résultat.


                          -...hein?


                          Pourtant, quelque chose bouillonnait au fond de...non, pas au fond de l'eau. L'eau bouillonnait dans la Force. Elle semblait être faite de Force pure, et pourtant, j'étais certaine de m'y pouvoir baigner sans mal…non, ce serait trop facile. Le peu de renseignements que j'avais sur ce genre de structures ne m'aiderait pas. Ce lac, j'aurais été prête à le parier, était un genre de point de Force, une espèce de ligne Ley ou de Nexus...Comprendre le phénomène était un acte bien trop loin de mes capacités pour que j'y puisse prétendre, savoir ce que me réservait cette traversée nautique également.


                          Je n'avais pas peur, ce n'était pas le problème...Karry me fixait avec intérêt. Non pas parce que j'étais nue (quoi que, allez savoir!), du moins ne me semblait-il pas, mais elle percevait ce que je tentais de faire, sans aucun doute. A en croire ce que mes perceptions de Force me permettaient d'observer, elle souriait doucement et plissai les yeux, comme en attente de la suite des évènements.



                          Elle fait partie des Soeurs, elle a déjà passé cette épreuve. Et si elle l'a passée, il n'y a pas de raison que ce ne soit pas le cas pour moi.



                          Plus facile à penser qu'a assimiler ! A la seule idée que la Force ne me sauverait pas la vie cette fois ci comme elle l'avait faite jusque là, j'étais dubitative. Je me relevai lentement.


                          - J'imagine que ''aucun vêtement'' compte aussi comme ''aucune arme''… , maugréai-je entre mes dents en faisant entrer mon premier pied dans le voile translucide de l'eau claire du lac aux eaux d'argent.


                          A peine mon pied avait-il touché l'eau que je me sentais étrangement vide. Vide de toute mémoire. Je n'avais plus que mon nom et ce que mon petit cerveau reptilien avait enregistré comme réflexes en stock pour me défendre. Kalith...Kalith Serylroe...Kalith Serylroe Novae… C'était bien comme ça que je m'appelais. C'était tout ce que j'avais. Plus rien, plus de souvenirs anciens. Plus de famille, plus d'amis, plus de bagage pour survivre...Il me fallut quelques secondes à sonder ce vide intersidéral qu'était ma mémoire pour me rendre compte qu'en réalité, j'étais dans mon esprit comme dans une pièce où tout aurait été poussé contre les murs et bâché. C'était l'image qui me revenait de manière récurrente, un vide presque complet, ou tout est caché, bâché, planqué...Et impossible de retirer les voiles sur les meubles de mon souvenir.


                          Les yeux clos, debout dans l'eau, j'avais peur. Nager, je savais le faire, j'avais appris avec les Tiss-Shar, qui étaient aussi bons nageurs que marchands et assassins, et l'idée de plonger pour avancer me traversa l'esprit, mais je ne savais pourquoi, j'étais envahie autant d'un vide sidéral que d'un murmure inaudible mais que pourtant je comprenais. J'avais besoin de ce bagage pour poursuivre mon chemin jusqu'au rocher, c'était mon destin que de passer cette épreuve. Petit à petit, je regardais autour de moi, lentement, et mon regard se posa sur Karry.


                          Qui était-elle ? Que faisait-elle là ? Ou étaient mes vêtements ? Qu'est-ce que c'étaient que ces vêtements en cuir à côté d'elle, ces baluchons, ce petit paquetage sur les habits...Tirée de ma torpeur interrogative par un coup de vent, je ne sais pourquoi, mais instantanément, je me sentis pleine d'une haine avide de sang du bout des ongles des pieds aux pointes des cheveux. Ce tourbillon me donna envie d'avancer, et je ne sais pas pourquoi, j'étais persuadée qu'il y aurait quelque chose à tuer sur ce rocher, exactement ce que j'attendais...Mais il ne fallait pas. Dans cette nouvelle mémoire, faite d'envie et de haine autant que de manque et de peine, j'avais le souvenir de cette petite réflexion que je venais d'avoir : j'avais besoin de ma mémoire pour avancer. Il ne fallait pas que j'avance sans.

                          Je sondai l'eau du bout du pied et avançai d'un pas, un seul, et me sentis comme frappée de stupeur. Je reculai d'un pas, puis d'un second, sortant de l'eau le peu de mon corps qui y était entrée. La plante de mes pieds touchait encore l'onde claire, de quelques millimètres recouvrant le sol. La mémoire me revint à l'instant. Pas moyen de m'en protéger. L'idée qu'il me restait pour survivre était idiote mais...J'avais la certitude qu'elle pourrait marcher. Doucement, j'employai ma concentration à défaire le petit paquetage contenant le cristal rouge de Revan, et le déposai sur le tissu noir.

                          En effet, cette fois, je progressai plus doucement, demi pas par demi pas, et jetai régulièrement un coup d'oeil au cristal. Le reste du bagage ne m'intéressait pas. Cristal de sabre-laser, sabre-laser de Jedi ou de Sith, Sith, donc initiation. Cette seule succession d'idées me permettait de ne pas perdre pied. La fureur m'envahit de nouveau. Progresser de manière assurée, oui, mais sans imprudence, fièrement, mais sans orgueil. Contre pareille entité de Force, il était inutile de tenter de lutter. La puissance que j'avais pu sentir chez Fidèle était si insignifiante à côté de ce que ce lac déployait...Le danger était plus grand. De l'épreuve, je retirerais plus de gloire. De la gloire, je tirerais une fierté. De cette fierté je ne voudrais jamais me séparer, alors il me faudrait oeuvrer pour la conserver. J'avais ainsi un cheminement cognitif qui me permit d'avancer un peu, jusqu'à avoir de l'eau à mi-cuisse. J'avais déjà traversé plus de la moitié du lac et pour le moment, tout se passait bien. Mais un pas de plus me fit regretter ma progression. Revan se tenait devant moi, en surplomb au dessus de l'eau. Il flottait dans les airs, irradiait de puissance, un sabre bleu à la main.


                          - Tu devrais avoir honte d'être aussi faible. Le sang de mon sang vaut mieux que ta pitoyable existance.


                          Ses mots furent pour moi comme un vent glacé qui paralysa mes membres alors que la lame de son sabre s'approchait de ma gorge relevée. J'étais sa marionnette. Et je ne pouvais rien faire pour me sauver. Il voulait me tuer. Le nom de Revanchiste n'était pas sien pour rien. Il avait fini Jedi, aux dernières nouvelles. Mais un jedi ne tuerait pas une apprentie sans défense. J'avais peur l'instant d'avant, mais depuis que cette réalité m'était apparue, je n'étais plus certaine que d'une chose : il ne me tuerait pas.


                          - Un jedi ne frapperait pas une femme sans défense.


                          La lame azurée rentra dans le sabre. Et une rouge en sortit, d'un rouge profond, bordeaux, avec un cœur sombre. Je ne la connaissais que trop bien. Il me fallut le prendre de vitesse dans les mots. Ce n'était pas chose aisée si l'on prend en compte le fait que je me tenais le crâne depuis son apparition. J'avais l'impression que le lac voulait lire, lire, et lire encore dans mon esprit, mais je bataillais encore et encore pour ne pas le laisser faire. Les mots passèrent mes lèvres après avoir réussi à percer entre mes dents serrées.


                          - Dark Revan tuerait-il sa descendante de sang froid ? Pour se priver de la voir reprendre le flambeau ? Tu n'es qu'une ombre...ce cristal, il est LA BAS!


                          Le hurlement était autant de douleur que de rage. Cette image de Revan n'était rien de plus qu'une représentation de mon imaginaire, une apparition que le Côté Obscur m'opposait à ce jour pour tester mes défenses...Mais je ne pus résister à la pression qui me tiraillait et finis un genou au sol tandis que sa main tendue vers moi appuyait sur mes épaules. Je sentis son sabre le long de mon cou, coupant une courte mèche de mes cheveux qui s'évanouit dans l'eau du lac.


                          - Avance. Et grandis.


                          -Je deviendrais la plus grande, Revan. Tu auras de quoi être fier de ton sang...


                          L'image disparut mais je ne me relevai pas tout de suite. Un instant de réflexion me fut necessaire : qu'est-ce qui m'obligeait à empêcher le lac de me sonder ? J'ouvris mes défenses un instant et bien mal m'en prit. Le cri de douleur mentale qui passa mes lèvres fut tout à fait involontaire. C'est comme si une vrille de cristal glacée venait fouiller les moindres recoins de ma mémoire. Refermer cette ouverture béante dans ma muraille psychologique ne fut pas chose aisée, mais j'avais retenu la leçon : mon esprit n'appartenait qu'à moi.


                          Lorsqu'enfin je parvins à refermer ce que j'avais moi-même laissé s'ouvrir, je fermai les yeux et me redressai. L'eau devenait plus profonde. Je grimaçai à l'idée de ce qui m'attendait et plongeait mon visage dans l'onde argentée. Il ne m'était pas possible de respirer, c'était bien de l'eau. Donc ce lac était bien un lac. Je ne savais nager que totalement immergée, c'était là le propre de la natation Tiss-Sharl. Le rocher, en réalité, était minuscule. Au niveau de la cascade, la profondeur était ridicule, mais pour y accéder, il me faudrait traverser une tranchée insondable. Je tentais de pousser l'eau à l'aide de la Force, puisque j'avais encore pied à l'endroit où j'étais. Je constatai avec plaisir que je ne pouvais pas interagir avec ce qui se trouvait dans l'eau, mais avec l'eau elle-même, c'était chose possible.


                          J'avais à peine passé la frontière entre l'endroit où j'avais pied et l'insondable pronfondeur faisant douve autour de mon objectif que je me sentis attirée vers le fond, d'un coup. L'air s'échappait de mes poumons petit à petit, j'avais beau pousser vers le bas, impossible de remonter. En regardant en bas, je n'eus guère plus de réponse quand à ce qui m'agressait qu'en regardant en haut. J'avais l'impression d'être pris dans les tentacules d'un Sarlaac...aquatique. C'était une espèce typiquement terrestre pourtant...Je ne pouvais rien voir, mais petit à petit, je me sentais suffoquer, de plus en plus loin de la surface…


                          Il ne me semblait plus qu'une chose. Il me semblait que j'avais failli. J'allais mourir ici, au fond de l'eau, sans personne pour pouvoir m'aider. Karry était loin, sur la berge, et de toute façon, l'enseignement Sith, et celui des Soeurs certainement, étaient basé sur la survie du plus apte. Par conséquent, si je mourrais, c'était que je ne valais pas plus que n'importe quel imbécile, et ma destinée cesserait là. NON ! J'avais mis en échec un maraudeur Sith, combien de Novices pouvaient donc y prétendre ? Bien peu. J'étais la descendante de deux manipulateurs puissants de la Force ET du Côté Obscur, combien de Novices pouvaient donc y prétendre ? Bien peu. J'étais bien au dessus d'eux.


                          Petit à petit, alors que je sentais mon corps céder à la pression des profondeurs, mon esprit se recroqueviller, comme quelques heures ou jours auparavant lorsque s'acheva mon combat contre Fidèle...Il voulait rejoindre la Force...Ma pensée se refermait sur l'instinct de survie et la haîne de ceux qui m'avaient envoyée ici... Karry ne m'avait rien dit... Fidèle ne m'avait rien dit... La Matriarche ne m'avait rien dit, et Lannister ?.. Il ne m'avait rien dit non plus ! Il me faudrait des décennies avant de pouvoir le leur rendre, mais je resterais en vie assez longtemps pour me venger, c'était un désir certain, une certitude désirée. Le déploiement de Force qui s'ensuivit, difficile de le comprendre. Il ne venait pas de moi, mais m'avait propulsée jusqu'à la surface de l'eau...Et je me rendis compte que cette douve subaquatique n'avait jamais existé. Et que j'avais la main sur mon objectif. Je m'assis sur le rocher, lentement, et croisai les jambes, les mains posées entre mes jambes pour cacher mon intimité, et je fermai les yeux, comme pour commencer à méditer tout en affichant un minimum de pudeur.


                          Malgré la douleur, malgré la peine et J'avais atteint le rocher. J'étais sortie de l'eau. J'avais survécu. Je pouvais passer à la suite. Je pouvais m'endurcir encore.


                          * Même Revan n'a pas su m'arrêter... *


                          Je reprenais mon souffle doucement en repensant à ce qui venait de se passer, événement après évènement. Le phénomène de Force qu'était ce lac me dépassait, et je ne doute pas qu'il dépassât jusqu’à la plupart des Siths confirmés. Mais si le mystère restait entier, une certitude y était encore.


                          - J'y suis enfin...Soeur Karry...Que... dois-je faire ?..

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                            Post n°26
                            Auteur : Dark Oblivius

                            - Tu es encore jeune, tu viens de découvrir un tout nouveau monde, comprend bien que les choses vont changer d'ici peu, et il te faudra être prête Kalith. Le dessin de Dark Oblivius parait clair aux premiers abords, mais il est beaucoup plus subtil. Tu n'es pas sans savoir que les Sith se revendique seul Maître véritable du côté obscur, méprisant toute autres utilisateurs, mais pour la première fois depuis des siècles un consortium semble possible, nous sommes tous connectés d'une certaines manière à la force. Nous avons tous à apprendre de chacun.

                            Pour la première fois je vois un avenir pour tous, ta soif de connaissance est déjà un bon point. Ta détermination face à un adversaire plus fort que toi est un bon point. Ton affinité avec la force est un bon point. Tu as tout les éléments pour devenir un grand seigneur Sith. Maintenant il te faut croire en toi et en le côté obscur.

                            L'arrivée de Lannister n'est pas une coïncidence, dans son message adressé à son bras droit juste avant de perdre contact, il a indiqué qu'il avait senti quelque chose sur Dathomir, à savoir si c'était le Maraudeur, ou bien toi. Si il a pu te sentir, alors toi aussi. Qu'a tu ressentie à son contact exactement ?



                            La était l'énigme. Si le terme menace n'était pas très adéquate, il restait cette question que seul Kalith pouvait éclaircir. Qui avait pu attirer l'attention du Seigneur Sith au point que son bras droit ne se déplace en pleine opération ? De plus la mission de la matriarche était assez curieuse, pourquoi ne pas simplement attendre l'arrivée de Dark Oblivius ? Karry s'embourba dans toutes ses pensés, mais cette porte de sortie semblait être cette jeune Humaine encore innocente du côté obscur. Qu'avait-elle de si important ? Est-ce lié à sa lignée ? Tant de réponse et pour seul aide ce voyage initiatique. La soeur de la nuit le savait, il faudrait qu'elle soit attentive.

                            Elle observa la jeune Novice entrer dans l'eau, le regard attentif au moindre signe passant au peigne fin l'ensemble de son corps nue pour y déceler un signe, quelque chose. Alors que Kalith s'enfonçait petit à petit dans cette transe Karry repensa à son pendentif. Il semblait d'une importance capitale pour elle. L'attachement... Voie de la rédemption pour certain, pour d'autre elle n'est que le reflet du côté Obscur et de son envie de posséder chaque chose. D'une simple utilisation de la force elle attira le cristal jusqu'à elle. La voix de Kalith la tira de ses pensées. La jeune Humaine avait réussi. Encore un test passé avec succès.


                            - Tu as réussi, le lac t'a sondée dans tes moindres retranchements. Pourtant il y a encore quelque chose, ton attachement à ce collier. Karry laissa glisser la chaîne faisant apparaître une partie du collier. Tu as tout abandonné, même ta famille et pourtant tu as gardé ce cristal, bien acquis au fil des génération, héritage de tes ancêtres. Que ferais-tu pour lui ?

                            La main de Karry se balança dans la direction de Kalith. Le cristal se balança dans les air volant au dessus des eaux claires du lac avant de plonger dans l'eau à quelques mètres de Kalith.

                            - Lorsque tu auras compris les risques de l'attachement, retrouve moi.

                            Karry posa un petit bol sur le sol et y versa quelques poignets de poudres et quelques feuilles qu'elle brûla à l'intérieur. Après quelques minutes, la jeune Humaine se rapprocha de la soeur de la nuit, elle pouvait sentir sa colère, mais ce test était le dernier, du moins pour aujourd'hui, l'heure était à l'étude.

                            - Tu peux te rhabiller, je vais t'apprendre à maîtriser les essences afin de pouvoir t'en servir pour diverses raisons. Comme je te l'avais déjà dis, on m'a appris à utiliser les herbes dans le but de guérir. Si ça semble si facile, il n'en ai rien car les plantes ne sont rien sans le pouvoir qu'on lui inculque. Ce ne sont que des connexions pour te permettre d'utiliser tel ou tel pouvoir sur un corps.

                            De cette recette tu vas en récolter un léger liquide verdâtre. Il te faudra le verser alors sur le feu et te concentrer dans le seul et unique but de guérir.

                            Le léger liquide était prêt, ainsi que le tout premier cobaye de Kalith, une jeune oisillon blessé. Nul doute que la jeune élève savait quoi faire.

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                              Auteur : Kalith Shan

                              - J'étais en train d'essayer de ne pas mourir, à ce moment là, et croyez-moi, ça n'aide pas à se concentrer sur une manifestation quelconque...Mais j'ai eu l'impression d'avoir comme un contact de Force avec lui, mais étrangement, alors que je sais que je n'ai jamais ressenti quoi que ce soit auparavant qui y ressemble approximativement, j'avais l'impression que c'était une chose que j'avais déjà vécue...Et ça sentait le charnier, aussi. C'est bizarre. Mais ça sentait le charnier...à croire que Lannister passe son temps à tailler des morceaux de viande.


                              Dit comme ça, ça pouvait ne pas paraître sérieux, mais c'était exactement ce que j'avais ressenti et pensé quand j'avais rencontré l'espèce de golgoth qui disait être là à cause de ma confrontation avec le maraudeur Sith. Je me retins fortement de sourire quand Karry m'annonça que j'avais le potentiel pour devenir un grand seigneur Sith. Je ne comptais pas être moins que ça, de toute façon. Les choses se corsèrent quand j'aperçus que le cristal n'était plus sur le tissu. Ni lui, ni la chaîne qui le retenait. Il était dans la main de Karry. Elle avait pris MON cristal. Elle avait pris ma dernière réelle possession. Elle avait franchi la limite entre ce qu'elle avait le droit de faire et ce qu'elle ne pouvait faire qu'en en payant le lourd tribut de la haine.


                              Mais alors que j'étais perdue dans ma haine vagabonde à l'objectif bien défini cette fois, elle le jeta. Dans le lac. Je m'étais redressée, nue, debout sur le rocher, la pudeur n'importait plus le moins du monde dans la balance de mes actes et pas guère plus dans celle de mes pensées. Je tentai de l'attraper au vol par la Force, mais il était trop loin pour mes capacités, et pour ma stabilité, je préférais éviter le contact de cette foutue flotte, je préférais ne pas finir trempée pour revenir dans ma tenue de novice. Karry n'avais pas emporté de serviettes pour se sécher.


                              J'arrivais à peine à dévier la trajectoire du collier pour le faire tomber plus près de moi et le faire entrer das l'eau de manière plus douce, mais dès qu''il entra en contact avec ce que les collet-montés de la science appelaient du monoxyde de dihydrogène (la flotte, en somme. Ca peut toujours servir si quelqu'un veut pouvoir faire le malin en cours de chimie), le cristal se désolidarisa de son pendentif, et je n'eus d'autre choix que de plonger, sachant désormais que je risquer d'affronter pire que ce qui m'était arrivé quelques minutes avant. En ce qui concerne le collier, la chaînette d'or était facile à repérer, elle brillait sans discontinuer a la seule lueur d'un soleil de soir d'automne, mais pour la pierre, c'était une toute autre histoire.


                              Etrangement, la chaîne fut facile à récupérer. Je sentais le lac autour de moi, mais aucune vision, aucune traction, pas une once de harcèlement mental, comme si le lac avait eu son compte au premier tour. Confiante, et non sans avoir pris le temps de nouer le collier autour de mes doigts de sorte qu'il ne puisse en tomber, je replongeais pour récupérer le cristal en lui-même...mais les choses se corsèrent atrocement, j'avais l'impression de nager dans de la gelée. Les membres englués, ralentis, je n'arrivais plus à progresser aussi vite tandis que l'eau, devenue du miel ou je ne sais quelle substance étrange, se refermait sur mon dos et appuyait sur mes côtes à m'en faire mal. Je grimaçai à peine, mais ce mouvement des muscles faciaux me demanda un effort plus que considérable, ce qui ne manqua pas de titiller mon sens du challenge au point de me faire entrer dans une forme de transe "volcanique". La montagne calme n'est que le revêtement d'une chambre de magma en ébullition. La colère qui s'était emparée de moi était purement matérialiste. Le cristal de Revan pouvait être trouvé par n'importe quelle Sœur à venir si je ne le trouvais pas. Auquel cas quelqu'un d'autre l'aurait que sa descendante légitime, il n'y avait que difficilement moyen pour moi d'accepter cette idée (ce que je ne fis absolument pas, ruminant de seconde en seconde sur sa perte temporaire).


                              Je parvins à grand peine à sortir la tête de l'eau et à reprendre une inspiration. Au contact de l'air, cette espèce de caramel aquatique redevint de l'eau, libérant mes cheveux et ma peau de la masse gluante qui les recouvrait l'instant d'avant. Je ne pouvais pas déployer physiquement assez de force ni d'endurance pour atteindre le fond de l'eau, mais mon bien y était sûrement déjà depuis de nombreuses secondes. J'espérai que le courant ne l'emporterait pas, mais il semblait que le fond de l'eau était stagnante. Je pris une grande inspiration et plongeais à nouveau en maudissant la guérisseuse (intérieurement, bien sur, l'air est précieux quand on nage dans de la confiture bien coagulée). L'eau-mélasse était toujours aussi gluante, il était toujours aussi difficile de progresser dans cet environnement, mais je ne comptais pas lâcher l'affaire, et je me sentais plus irritée que jamais à l'idée de ne pas parvenir à récupérer mon bien, car il était à moi, et seulement à moi. L'idée, d'ailleurs, de constituer une collection de cristaux de sabre vint poindre dans mon esprit. Ce n'était qu'une question de temps avant qu'elle ne devienne une réalité. Et gare à celui qui voudrait m'en subtiliser un!


                              La Force refusait d'agir sur l'eau, ou d'être projetée contre ce que celle-ci contient depuis l'extérieur, mais m'aider du Côté Obscur pour forcer un peu moins sur mes bras et progresser plus vite était possible. J'atteignais le fond, la rage au ventre, le sang criant vengeance, la tête bourdonnante de visions, d'horreur pour certains, de délices pour d'autres, un peu sur tous les plans, des visions de vengeances possible. Et le désir de retrouver ce qui m'appartenait. A cet instant, ce n'était pas le lac qui m'avait pris mon identité, c'était elle. Et elle l'avait renvoyée au fond de l'eau pour m'envoyer à la recherche de moi-même et faire mes preuves une fois de plus, contre ma propre avidité cette fois…


                              C'est en comprenant cela que je poursuivis ma progression. Moins je forçais sur la matière, plus mes mouvements étaient fluides, plus je progressais aisément. Cette gelée transparente était difficilement compressible, et il fallait le temps pour la matière de prendre forme avant de permettre un autre mouvement. L'exercice consistait donc à jouer les volcans. Un visage et un corps calme entourant un esprit bouillonnant comme de l'acier en fusion. Je posai les pieds au fond de l'eau collante et sirupeuse en prenant garde à ne pas piétiner mon cristal. Il n'était pas à côté du point de chute de la chaîne, que j'avais pu attraper entre deux orteils en quelques secondes. Il me faudrait chercher.


                              Le relief du lac, les jeux d'ombres et lumière sur les galets en tapissant le fond, le soir naissant rendaient difficile l'observation, et il me fallut à deux reprises remonter à la surface pour respirer sous peine de sentir mes poumons (qui me brûlaient déjà) éclater.
                              La troisième fut la bonne, mais m'étonna particulièrement. Un petit crabe avait attrapé mon héritage et commençait à se faire la malle avec. Je l'attrapai précautionneusement sur les côtés de la coquille pour éviter de me faire pincer, et tentai de reprendre mon bien, mais il tenait bon. Il compensait ma traction avec une aisance étonnante pour une bestiole de vingt centimètres de long. Je n'étais pas très forte, certes, mais enfin...une fois la pince arrachée sans le moindre remord et le crabe éclaté contre un rocher, je sentais déjà la pression augmenter et chaque brasse ressemblait à un exploit d'escaladeur.


                              Jamais je n'aurais pensé que nager sur trois mètres pouvait être aussi éprouvant pour un corps humain, mais si il ne s'agissait que de remonter jusqu'à la surface, les choses auraient été facile. J'avais gardé le cristal dans mon poing droit fermé, mes doigts entrelacés avec la chaîne d'argent, et lorsque je m'apprétais enfin à crier victoire en levant celle-ci pour célébrer le fait de ne pas m'être noyée, je rencontrai une étonnante résistance. Comme une couche de glace épaisse qui m'empêchait de sortir la tête hors de l'eau. Un seul trou, de la taille d'une petite balle, permettait de voir l'air libre directement.


                              J'y collais mes lèvres en me pinçant le nez de la main gauche pour éviter que l'eau n'y rentre et pris une profonde inspiration. Je la soufflai dans la foulée, et recommençai trois ou quatre fois. Ça faisait du bien de respirer. Restait à trouver comment sortir… une idée me vint, et je sortis de l'eau, du bout des doigts, le collier et la pierre. Celle-ci se raccrocha sans mal dans le chas qui lui était destiné, et je lançai le bijou du bout des doigts. Il atterrit sur la glace alors que je nageais vers le bord du lac en longeant la glace et en faisant usage de la Force pour que le collier traverse, sur la glace, la même distance que moi dessous, et enfin j'arrivais à un nouveau trou où je pouvais respirer dans la gangue gelée.


                              L'eau n'était pas froide pourtant, mais la progression demandait cette fois de forcer sur la musculature au maximum, et j'étais loin d'être habituée à ce genre de choses sur des durées aussi étendues. Il me faudra encore quatre minutes d'exploration subaquatique, deux bosses en cognant mon crâne contre la glace (qui n'était évidemment qu'une vision que la Force m'obligeait à croire) et une perte temporaire mais enrageante de mon pendentif quand je sortis enfin de là-dessous pour admirer la lisse étendue d'eau devant moi, sans la moindre once de glace. Je remis mon collier, pris quelques minutes pour me sécher au soleil et enfilai de nouveau ma combinaison, gardant le sabre bien caché, et le cristal contre ma poitrine.


                              - Ne vous avisez JAMAIS de retoucher à ce cristal. Vous n'imaginez pas le mal que j'ai eu à le localiser, à le faire récupérer par ceux qui en avaient les moyens et me le faire assigner comme héritage. Le travail, la souffrance et l'acharnement sont des amis de longue date. Mais ce cristal est à MOI.


                              C'était peut-être un poil de l'insubordination, certes, mais j'ai toujours eu un caractère certain et des abords de glace (je commençais à comprendre pourquoi ce lac m'avait tant fait galérer) pour toute personne ne rentrant pas dès la première seconde de notre rencontre dans le moule de mes différentes attentes. Je repris un ton plus humble en saisissant mes poignets de la main opposer derrière mon dos.


                              - ...Excusez-moi, Soeur Karry, j'ai eu un peu de mal avec le lac et je ne suis pas tout à fait revenue à moi.


                              J'admets que l'excuse était foireuse, je pensais le moindre de mes mots. Cependant, ce n'en était pas moins vrai : j'étais encore sous l'emprise du Côté Obscur, et ce de belle mais insidieuse manière. Trêve de simagrées, il était temps de se remettre au travail. J'écoutais les instructions de ma professeur du moment, et me concentrai comme indiqué. L'oisillon devait guérir. Si dans un premier temps je commençais par me demander


                              * pourquoi ? Pourquoi je ne le laisserais pas crever ? Je ne vis pas pour les autres. Une Sith herboriste...Tsss...*


                              Mais bien vite je compris que d'une part, ce savoir pouvait m'être utile, d'autre part, la grande majorité des Siths n'avait probablement jamais bénéficié d'un enseignement à ce sujet (ce qui m'amenait à pouvoir me considérer comme une privilégiée et avoir un atout en réserve), et pour terminer, je venais déjà d'ouvrir un peu grand ma bouche pour une novice en menaçant mon instructrice, alors si je devais en plus refuser un exercice voire y échouer...ce serait probablement mauvais pour la suite des événements.


                              Cependant, se plier à l'exercice était une chose, l'appliquer en était une autre. L'idée de guérir était bien là, mais si cet oisillon était blessé, c'est bien qu'il y avait une raison. Le liquide n'avait pas encore fini de réduire, je me concentrai sur la blessure. Elle avait été infligée à l'aile par quelque chose de coupant, mais de peu affûté, comme une griffe, le genre de chose qui déchiquète plus que ça ne tranche. Ce n'était pas une chute, la plaie était trop propre pour cela, il ne pouvait s'agir que d'un ''accident de la vie sauvage''. Et il aurait probablement peur toute sa vie du genre d'ennemis qui lui avaient infligé cette blessure.


                              L'idée me traversa l'esprit de l'achever plutôt que d'en faire un être faible, mais une bien plus retorse m'occupait la tête. Il était grand temps de faire joujou avec la Force. Si quelques instants plus tôt je crachai intérieurement sur l'art de la guérison par la Force, il me semblait bien plus intéressant de considérer les plantes comme un catalyseur de la volonté, un vecteur de transmission et de réalisation d'un acte de Force. L'oisillon guérirait sans doute, si la mixture qu'avait préparée Karry ne s'avérait pas faussement salvatrice. Mais en plus de guérir, il deviendrait rancunier. Au point de vouloir faire payer à celui qui l'avait blessé de l'avoir envoyé si bas. Il lui faudrait peut-être des jours, peut-être des années, mais la vengeance était un plat qui se mangeait froid. Je versai le liquide sur les flammes en saisissant le cobaye que Karry me présentait pour lui faire respirer les vapeurs du liquide crépitant prenant feu en dégageant une aura verte parcourue de zébrures noires. Soit, on pouvait voir exactement ce que je venais de faire juste en regardant l'aura, ça, ce n'était pas au programme. Avec un peu de chance, ce serait un point bonus ? Si l'oiseau ne me claquait pas dans les doigts et si il était plus complexe d'instiguer plusieurs volontés au lieu d'une seule dans le mélange...Le cas échéant, il faudrait recommencer, probablement..



                              - Il s'apaise peu à peu, son cœur bat normalement...Que dois-je faire de plus, sœur Karry ?.. Est-ce que...j'ai réussi ?..

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                                Auteur : Dark Oblivius

                                Le lac était toujours aussi passionnant, tellement différent à chaque passage. Karry se souvient de son passage dans les eaux argentés du lac. Elle avait du se battre contre des algues vivantes agrippant l'ensemble de son corps et la tirant vers le fond. C'est avec une rage sans borne qu'elle avait pu se dégager ramenant sur la berge une herbe violette. Encore aujourd'hui elle ne comprenait pas pourquoi cette feuille était apparu ? Peut-être est-ce lié à son talent d'herboriste qui sait ?

                                - Si cette épreuve était si simple, ce ne serait pas vraiment une épreuve. Souviens toi de ton passage, de toutes les sensations que tu as ressentie, elles sont parfois révélatrice de son destin et de nos propres capacités.

                                Comme prévu la jeune Femme se jeta dans l'eau afin de récupérer son cristal, bien que laborieusement elle passa le test utilisant le côté obscur dans sa forme la plus pure.


                                - L'importance qu'à ce cristal pour toi reflète aussi la faiblesse qu'il t'apporte. Aurais-tu eue la même réaction sur un champ de bataille ? Quitter des yeux ton objectif pour récupérer ton cristal ? Comprend bien que ce n'était ni plus ni moins qu'un test. Le lac a vu l'importance qu'il avait pour toi jeune Fille et ta mis à l'épreuve. La possession se transforme en jalousie, et de cette jalousie se reflétera une peur viscéral. Tu dois comprendre toi aussi que ton passé et ton futur ne t'appartienne plus, tu es lié maintenant au côté Obscur et il sera ta seule possession, ce cristal est juste un vestige. Le moment venu tu devras faire un choix. Ta lignée ? Ou la voie des Sith comme l'a fait ton ancêtre avant toi ?

                                Karry le savait que trop bien, un objet, même aussi petit et innocent que ce cristal peut causer des dégâts substantiel à l'Ordre. Peut-être que Kalith ne le comprenait pas encore.

                                Le rituel commença, Karry se contenta d'observer la jeune Novice. Le rituel n'était pas simple, le temps d'apprentissage des herbes était de plusieurs années pour être parfaitement apte. La jeune Novice ne semblait pas pleinement impliqué par cette entraînement. Pourtant elle s'y affréta essayant de guérir la plaie de l'oiseau. La soeur de la nuit passa sa main dans son sac sortant une petite boîte légèrement agitée. A l'intérieur un petit félin d'une dizaine de centimètres affamé. Karry indiqua à Kalith de lâcher le petit être qui essaya de s'envoler sans succès. Il tomba sur le sol encore souffrant. Ses ailes battirent encore et encore sans le moindre succès d'envol. La main blanche de l'Humaine libéra le petit félin qui repéra facilement le petit oisillon. Il sauta dessus le tuant en quelques secondes et dévorant petit à petit le peu de chaire présent sur l'oiseau.


                                - Il semblerait que non. Sache que même si les guerriers Sith sont puissants, une blessure reste une blessure. L'art de la guérison est un élément essentiel au même titre que l'art de la mort jeune Novice. Si nous n'avions pas ce secret, tu n'aurais même pas pu te lever, ta blessure à la jambe et ta fatigue t'aurais cloué pour plusieurs jours dans ce lit. Si tu avais pu guérir correctement ce petit oiseau, alors il aurait pu s'envoler et avoir un destin différent.

                                Faisons l'exercice à l'inverse. Karry mélangea plusieurs substance à une vitesse déconcertante à force de pratique. Un liquide légèrement violet s'en sorti. Ce petit Félin est notre repas, concentre toi et par ta seule volonté et avec ses essences tue cet animal.

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