Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

Aller directement au contenu
  • Accueil
  • Récent
  • Mots-clés
  • Populaire
  • Utilisateurs
  • Groupes
Habillages
  • Light
  • Brite
  • Cerulean
  • Cosmo
  • Flatly
  • Journal
  • Litera
  • Lumen
  • Lux
  • Materia
  • Minty
  • Morph
  • Pulse
  • Sandstone
  • Simplex
  • Sketchy
  • Spacelab
  • United
  • Yeti
  • Zephyr
  • Dark
  • Cyborg
  • Darkly
  • Quartz
  • Slate
  • Solar
  • Superhero
  • Vapor

  • Défaut (Aucun habillage)
  • Aucun habillage
Réduire
Logo

Star Wars RPG

  1. SWRPG
  2. Galaxie Principale
  3. Reste de la Galaxie
  4. Bordure Extérieure
  5. Dagobah
  6. Arrivée catastrophe sur Dagobah !

Arrivée catastrophe sur Dagobah !

Planifier Épinglé Verrouillé Déplacé Dagobah
28 Messages 1 Publieurs 126 Vues 1 Abonné
  • Du plus ancien au plus récent
  • Du plus récent au plus ancien
  • Les plus votés
Répondre
  • Répondre à l'aide d'un nouveau sujet
Se connecter pour répondre
Ce sujet a été supprimé. Seuls les utilisateurs avec les droits d'administration peuvent le voir.
  • Le ChroniqueurL Hors-ligne
    Le ChroniqueurL Hors-ligne
    Le Chroniqueur
    a écrit sur dernière édition par
    #1

    Post n°1
    Auteur : Mr Helios

    Perdu dans le fils de ses pensées. Ses écouteurs branchés, il somnolait. Hol observait l’immensité de l'espace par le hublot du vaisseau. Une équipe de voyageur avait bien voulu le prendre a son bord. Cette équipage était plutôt hétéroclite, il y avait le pilote qui était un Zabrak nommé Litrak. Il avais une tenus de pilote et un blaster a la ceinture. Th'adra, une Twi'lek portant une tenus une pièce de mécanos, elle avais constamment une clef a molette dans les mains. Elle était chargée des moteurs, Le dernier homme à bord était un chasseur de primes se nommant Fat Betod. Ce dernier était une énigme comme chasseur de primes, un homme particulier. Sa carrure frêle et sa façon de se mouvoir ressemblaient à celle d'un fermier sorti d'on ne sait où et ne parlons pas de son accent incompréhensible. Mais ses nombreuses maladresses étaient assez amusantes pour tout le monde a bord. L'espace peu paraître bien terne. Ce Chasseur de prime était attachant, un peu hors de ses terre aux yeux de Hol. Contrairement aux deux autres qui paraissaient avoir du vécu dans l'art de survivre !
    Si ces voyageur ont bien voulu embarquer Hol. C'était parce qu’à la clef il y avais 200 crédits facile. Hol était prêt à payer cette fortune pensant qu'il serait en sécurité avec eux. C'était sur la cantina d'Utapau qu'il avait marchandé avec le Zabrak la dite somme, dont-il payerait la totalité à l'arrivée sur Naboo ! La seule raison qui eut poussé cet équipage à accepter ce nouveau venu était qu'eux aussi devaient y aller pour y déposer une marchandise importante. Une affaire pour eux ! De plus, étant en supériorité numérique face à un jeune homme, ils devaient se dire qu'ils n'auraient aucun mal à extorquer plus grâce à leurs "charmes". C'est d'Utapau qu'ils partirent pour un long voyage à travers les étoiles dans un navire rapiécer !

    Le vaisseau était grand, il ressemblant à un transporteur armé qu'aurait encore fière allure. Vu l'état de la coque et des quartiers, c'était clairement une antiquité volante, spacieuse mais délabrée. Le genre de vaisseaux qui travers le temps et l'espace. Elle avait dû vivre un grand nombre de batailles. Asser pour voir les équipages se succéder. Hol se rassura en se disant qu'ils pourrait rivaliser face à trois ou quatre autres chasseur. Malheureusement vi son âge, cette épave avait ses faiblesses. Encore une fois elle était sortie de l'hyperespace sans prévenir personne. C'est Th'adra qui dut aller recalibrer les appareilles. Elle y était depuis bientôt 30 minutes. On entendais des jurons frapper la coque du vaisseaux. Hol se demandais si elle utilisais sa vois pour effrayer les machins et les faire repartir. C'était à se demander si la mythique chance de Hol ne refaisait pas à nouveau surface ! Bref, il observait l'infini de l'espace depuis sa chambre. Une chambre bien éclairée, elle était d'une taille modérée et offrait une superbe vue sur l'espace.

    Hol était accroupi sur son lit, les jambes croisées en posture méditative. Serein, il s'emplissait de cet infini insondable et lumineux qui est comme immobilisée par l'éternité. Ces étoiles inondaient l’esprit du jeune homme. Elles étaient de petites lumières colorées par les gaz spatiaux. Un tableaux qui représentait une flammes éthérique figée. Le jeune homme se demandais s'il pouvais la traversée. Ces images s'imprimaient dans son mental. Car c'est l'essence même de la Force à son sens, une beauté qui ne peux être observée de ses yeux uniquement de loin. Si l'on se trouve en son centre il est impossible de la voir, juste la ressentir, l'imaginer. Mais si on s'éloigne suffisamment, on peut l'apercevoir à nouveaux. Un autre centre ? Si vous vous décidez à aller de nouveau en ce centre. Elle redeviendra cette chimère que vous pourchasser sans fin.
    Les plus fermés d'esprits diront qu'à aucun moment on ne peut l’apprécier complètement. Mais le plus dur pour ces derniers reste d'aller la chercher en eux ! Car cette Force est omniprésente, elle est ! Elle n'est qu'une illusion produite par ce tout, elle est sa manifestation dans ce monde. C'était la vision qu'avait Hol de l'univers et de la Force. Il n'avait jamais eu de formation Jedi ou Sith, donc il ne savait peu de chose. Mais ça ne l'empêchait pas de se forger son avis sur la compréhension et l'utilisation de cette puissance universelle. Il finira par trouver une place parmi les plus grands !

    Toujours plongé dans sa méditation, Hol observait la planète qu'il pouvait voir par la fenêtre. Cette sphère verte se nommait Dagobah. Son apparence est plutôt agréable, mais le jeune homme ne voulait pour rien au monde y mettre les pieds. Les légendes qui se racontent à son sujet sont plutôt inquiétantes. Elles parlent d'un seigneur Sith qui serait mort sur cet objet céleste et qu'il aurait laissé son empreinte à jamais. Le genre de lieu qu'il valait mieux éviter bien que l'on devait y apprendre beaucoup de choses sur les côtés obscur et lumineux de la Force. Hol fut sorti de cette méditation par une étoile qui venait d’apparaître, suivie d'une secondes et une troisième, aux totales une dizaine enchaînèrent leur sortie. soudain il réalisa que c'étais des vaisseaux de combat, et des bons ! Ils sont probablement sous les ordres de la CSI vu leurs blasons, mais pourquoi sont-ils ici ?
    *Ho !* stupéfait, il réalisa qu'il ne savait pas ce que transportait les contrebandiers. Si c'était ce que cherchait le CSI il était dans une très mauvaise passe !

    Soudain le vaisseau du Zabrak accéléra, les lumières cliquetaient sous l'impact que subissaient les boucliers, les persécutions bousculant tout le monde à son bord. Sa première pensée fut:


    -Ce foutu contrebandier c'est bien privé de spécifier que la cargaison a probablement été volée à cette organisation !

    Hol devait réagir vite ou il allait probablement finir ses jours dans ce cercueil de métal volant. Il réfléchit quelques secondes puis les vaisseaux ennemis ouvrirent a nouveaux le feu. Il n'avait pas beaucoup de choix, soit rester ici et risquer la mort avec eux. Soit il quitte le navire pour aller sur cette planète. Il choisit la fuite du navire. En un éclaire, il s'empara de son sac, de son bâton et sortit de sa chambre en courant. Il connaissait un peu le bâtiment et se dirigea d’instinct vers les nacelles de sauvetage. En chemin il passa devant la salle des machines. Il vit la Twi'lek, elle beuglait et tapait le moteur avec rage. Elle proférait des menaces et des insultes aux pauvres amas de métal, menaçant de les balancer dans une déchetterie s'ils ne s’enclenchaient pas assez rapidement. Hol passa en trombe devant la salle priant pour qu'elle ne lui demande rien... Quand soudain il entendit la voix du cerbère sortir de ce portail vers les enfer -"Sale fils de ****** inutile... ! Tu crois faire quoi là?!" cette phrase lui donna un frison de panique, elle avait compris qu'il voulait se faire la malle, elle le détruirait probablement avec sa clef à molette...! Il voyais déjà son cadavre broyer allonger juste devant la console des nacelles. -*Pas moi ! Pas moi !* priait-il.

    Heureusement pour lui elle hurlait sur ses outils...
    -*Ouf !* rassuré le jeune homme continua sa course vers son objectif. Les murs tentèrent par surprise de sauter à son visage. Tout étais un chaos sans nom, des objets volais durant les manœuvres d'évitement. Le système de graviter perdais en puissance. Sur le chemin Hol vit Fat, ce dernier salua Hol de la main. Une erreur qu'il ne tarda pas à regretter. Contrairement à Hol, Fat ne s'accrocha à aucun objet lorsque le navire tourna un peu trop rapidement. Le pauvre fut projeté sur un des murs avec violence. L'incompréhension de la situation se lisaient parfaitement dans ses yeux et sur son visage. Heureusement il réussit à se relever, sous les rires de Hol qui ne pouvait plus se retenir -*Ha ! Quel couillon ! C'est trop beau !*. Lorsque Hol se décida à repartir il vit Fat s'agripper à une porte, il avait un léger sourire au coin des lèvres.
    Hol réalisa dans quelle situation il était à son tour. Suffisamment pour lâcher une expression dépitée et une courte pensée
    -*Et m**** !* avant de percuter le sol avec la même intensité que son comparse. Bien que sous le choc, Hol se relevait intinctivement, il devait sortir en vitesse de cette boîte. Fat, lui, continua son chemin vers les canons du navire. L'inquiétude qui gagnait Hol se fit plus oppressante lorsqu'il vit le pseudo chasseur aller manier les tourelles. Sa nacelle pourrait passer devant ce type... Redoublant d'efforts le fuyard se précipita vers son salut à moitié persuadé que les vrais chasseurs auraient vite fait de détruire cette poubelle ! Les coups qu'encaissait le navire se faisaient trop nombreux. Se cramponnant pour ne pas tomber une seconde fois. Il étais arrivé en un morceaux.

    Enfin il finit par voir les nacelles et voulut sauter dans la première qui se présentait ! Il balanca d'abord son sac et son bâton dans le coffre
    -*Histoire de ne pas me faire tuer pendent l'atterrissage* Puis il rentra dans la nacelle. À l'intérieur, un écran avec un petit clavier se trouvait sur sa droite. tapottant sur la console il verrouilla Dagobah et appuya sur le bouton de lancement. Un chronomètre de dix secondes commença. Il ne put s'empêcher de marmonner:

    -Pourquoi c'est toujours dix secondes ! pourquoi pas six ou trois ! Je suis prêt bordel !

    Durant ce temps et cette phrase qui paraissaient interminables. Hol ferma les yeux pour ne plus avoir à penser à l'imminence de sa mort ! À la fin du décompte, il rouvrit les yeux pour voir sa nacelle quitter le navire... Soulagé il regarda le navire qui finalement au lieu d'exploser passa en hyperespace le laissant avec les chasseurs du CSI. Furieux il beugla:

    -Sérieusement je quitte le navire et il disparaît ! Mais m**** ! ce n'est pas vrai, c'est quoi cette blague?!

    La situation empirait ! Maintenant il fallait faire avec une dizaine de chasseurs ! Hol ne pouvait rien pour le moment. Contrarié il décida donc de rebrancher ses écouteurs et attendre que quelque chose se passe. Il écoutait une musique en harmonie avec sa situation... un peu de Métal ça ne fait jamais de mal. Les chasseurs ne poursuivirent pas le cargo, ils se dirigèrent vers la nacelle et la scannèrent. Observant la scène, notre jeune aventurier se contenta de regarder les étoiles une dernière fois. Priant pour que ces foutus vaisseaux de guerre poursuivent les contrebandiers et ne l'abattent pas immédiatement. Un des vaisseaux paraissait le narguer. Il était face à Hol l’éblouissant avec son scanner qui passait à répétition, la seule chose qu'il put dire était:

    - Bute-moi ou fous moi la paix ! Je n'ai rien qui t'appartienne, alors dégage ! Ce n'est pas croyable... t'es même pas capable d’utiliser un scanner correctement ou quoi ! Il n'y a R.I.E.N D.A.N.S C.E.T.T.E N.A.C.E.L.L.E ! Alors dégage la vue je dois allers m'écraser sur cette planète damnée et j'aimerais bien profiter du panorama un dernier moment. Un rictus terrifiant se lisais sur son visage.

    Finalement le scan s’arrêta et le vaisseau retourna dans son escadron. Le groupe reformé ils se décidèrent à suivre les contrebandiers. Probablement que leurs traqueurs avaient calculé le point de sortie des parias.

    -Enfin seul ! *: S’exclama-t-il.* Bon il doit me rester une bonne vingtaine de minutes avant d’atteindre l'atmosphère de cet enfer végétal.

    Les écouteurs toujours branchés il jeta un regard sur le tableau qui indiquait: 25 minutes avant collision avec Dagobah. La situation étant moins critique il se décida à changer de répertoire. Il opta pour une musique plus classique. Comme des violons, un piano, quelque percussions et des instruments à vent. Il voulait une mélodie qui puisse coller avec la solitude de cet espace indescriptible. Il se laissa bercer un court moment. Tout se passait bien il avait presque oublié dans quel réalité il allait sauter, son âme sondait l'infini.
    Lorsque, d'un coup, l’alarme de la capsule s'activa brusquement. Sursautant, il envoya un coup de poing dans le panneau de contrôle ! On ne l'interrompt pas dans sa méditation nom de... Regrettant un peu son geste, car oui frapper un écran ça amoche la main. Il comprit qu'il ne lui restait que quatre minutes avant l’impact. Il rentrait déjà dans la couche d'ozone, les flammes enveloppaient le petit cercueil dans lequel il avait sauté pour fuir un autre cercueil plus grand... super décision !
    Les secondes s'écoulaient comme les mètres qui le séparaient du sol, aucun moyen de remonter le temps. Il devait se faire à l'idée qu'il serait sur une planète qui fait dans la sélection naturelle ! Le tombeau dans lequel il était se rapprochait dangereusement d'un marécage. Curieusement la seule image qui restait dans le crâne du futur cadavre était les dix secondes... encore et toujours. Il comprit qu'en dix secondes on avait le temps de se préparer au pire ! 11--10--9--8--7 dans l'ironie habituelle, il se dit:

    -Un début de journée comme les autres ! PARFAIT !

    4--3--2--1... BOUM !
    1 réponse Dernière réponse
    0
    • Le ChroniqueurL Hors-ligne
      Le ChroniqueurL Hors-ligne
      Le Chroniqueur
      a écrit sur dernière édition par
      #2

      Post n°2
      Auteur : Mr Helios

      Le crâne du garçon vibrait suite à cette chute céleste, étourdit par l'impact, il ne bougeait plus. La capsule s'était arrêter dans un arbuste, à en déduire des reste fument du cratère. Ce qui l'avais probablement sauvé de la noyade, ailleurs la capsule se serrais enfoncer en un rien de temps. Le laissant dans un tombeaux de métal froid. Atterrie dans un sac de noeud était plutôt bon signe dans ce cas la. Ses écouteurs étaient toujours fixés à ses oreilles, ils tournaient la même musique en boucle depuis l'impacte. Un voyant rouge s’alluma au-dessus du survivant, le sortant de son coma. De concert avec la lumière rouge, une alarme aboyait un signal de détresse particulièrement énervant. Pour le moment il n’entendait pas la sonnerie irritante, puis, il eut la mauvaise idée d’enlever les écouteurs. Le bruit devint immédiatement envahissant, difficile de continuer comme ça. Ouvrant péniblement les yeux, alourdi par le choquer, il fixait ce signal ininterrompu. Son bras se leva lourdement jusqu'à la console de commande, il tapota quelques fois de l'index pour finalement réussir à stopper cette cacophonie inaudible. Une dizaine de secondes plus tard, suite à manipulation semblable, les voyants firent de même. Enfin ! Le silence se fit Roi. Hol pouvait profiter du calme qu'offrait son tombeau métallique. Il était fatigué au point de ne plus pouvoir rester debout, il songea :

      - Bon sens ! Dans les films, les atterrissages n'ont pas l'air si violent, si dur. Ahhhh ! Ça fait un mal de chien !

      Il avait besoin de se reposer avant de continuer plus loin. Il relâcha la pression dans ses jambes et s'accroupit comme il put, improvisant pour ne pas se blesser davantage. La navette n'était pas assez grande pour croiser les jambes. N'étant clairement pas au mieux, pour ne pas dire très mal. Il dut s'y reprendre à plusieurs fois. Sa position le faisait donc souffrir, ne pouvant pas complètement plier ses genoux, qui étaient endoloris par ce choc orbitale. Ce fut dans cette posture qu'il finit par s'échouer dans les bras de Morphée !

      Curieusement, Hol se trouvais tellement plus léger, un peu perdu, embrumé. Mais il se sentit suffisamment bien pour survoler sa nacelle sans la moindre difficulté. Il se trouvait au-dessus de l'impact et ça ne semblait pas le déranger plus que ça. Bien que d'ordinaire, un humain ne sache pas voler dans les airs comme un oiseau, il s'adapta rapidement. Hol regarda l’horizon depuis ce point de repère suffisamment élevé pour distinguer le chaos qui l'entourait. La vue coupa aussi net le souffle du dur à cuire ! Submergé, il observait le soleil se lever sur un nouveau monde. Un magnifique panorama, duquel on pouvait distinguer trois magnifiques couleurs.

      L'immense étendue de forêts marécageuses colorait le bas de cet improbable tableau, qui paraissait, tout du moins, confus. Un vert terne parsemé de quelques traits bruns, sous une légère brume qui occultait, foutait, les formes naturelles de la région. Au-dessus, une magnifique couleur orange sciait l'oeuvre au tiers. Elle se mélangeait timidement avec la brume, qui ne pouvant dominer tout la toile se contentait de perturber son environnement le plus proche. Plus on montait plus les couleurs se faisaient lumineuses, confiants et chaleureuses. Passant graduellement d'un orange serein à un jaune aussi vif qu'éclatant. Peu à peu ce tableau se fessais plus limpide, les détailles arrivais en nombres. et a ce moment le jeune homme se rappelas de la netteté des paysage de son enfance. Avait-il retrouver l'intégrité de sa vision ? Durant ce voyage onirique, le temps paraissait stoppé. Pourtant, la nature était bien en mouvement elle ! Les feuilles, les animaux, le vent, tous continuaient de vivre selon son rythme. Seul Hol fut pendu dans les cieux, comme paralysé par la Force elle-même...

      À cet instant, un éclair frappa les sens du jeune homme. Il réussit à pressentir une énergie sombre envahir son espace. Une forme incarnant le mal se réveillait à des lieux d'ici. L'aventurier le sentait, mais il ne pouvait la voir. Elle se camouflait dans le paysage, furtivement, discrètement. Elle épiait de l'ombre, attendant pour accomplir sa vile besogne. Heureusement, elle ne paraissait pas suffisamment puissante pour le corrompre, mais assez pour l'attirer. Elle lui murmurait un poison qui s'insinua dans son esprit, puis dans ses veines. Il y avait quelque chose qui ressemblait à de l'espoir ! Cette force susurrait des promesses de puissance, de dons inimaginables, elle lui promit d'exaucer ses désirs les plus enfouis ! Mais plus attirants que tout, était l'idée de pouvoir fuir cette maudite planète.

      Ce fut inexorable ! Hol allait se diriger en direction de cette porte de sortie, quelle qu'en soit le prix à payer. Il allait continuer de chercher le moyen d’apprendre à manipuler la Force, dans son ensemble et son absolu. Déçu que son chemin l'ait mené ici, il gardait espoir. Il connaissait les principaux dangers de cette émotion, les dédales que l'on emprunte sur cette voie sont plus que traîtres. Il lui fallait redoubler de vigilance, pour ne pas sombrer dans les abysses qu'était le désespoir. La moindre chute et la lumière déparasitaient aussitôt sans laisser de traces. Comme le vent emporte les feuilles en été, l’espoir pouvait être soufflée au moindre échec. Le jeune aventurier ne se laissait pas impressionner par ses idée noir, car il avait l’habitude de devoir avancer sans savoir où il devait se rendre. Bien qu’ignorant son destin, ça ne l’empêchait pas de savoir qu'il en possédait un. Au même titre que toute vie ! Pour éviter d'imaginer cette fatalité qui pourrait bien lui arriver dans les jours à venir. Il avait plus que de l’espoir ! Il avait une confiance totale en son futur et en lui !

      Motivé, il avait repris ses forces. L'aventurier se préparait à sortir de cette boit qui ne le retiendrait pas plus longtemps. Toujours accroupi, il dut se relever, péniblement vu le temps passé dans cette position. Ses mouvements s’affinèrent au fur et à mesure qu'il bougeait, il en profita pour récupérer ses écouteurs et les glisser dans une des poches de son blouson bleu. Ses cheveux volumineux s'étalaient sur son visage, lui bloquant partiellement la vue. Il n'avais rien pour les attacher. Si seulement il ne les avais pas laisser dans le vaisseaux. Il les balaya rapidement derrière sa nuque, ils ondulèrent sur la fourrure qui parsemait son col.

      Tout ne paraissait pas si noir. Il s'enchantait à l'idée qu'il ait pu prendre une douche peu de temps avant de partir en catastrophe du navire. Au moins, il était propre ! Bien que sur cette prison, il ne pourrait sûrement pas le rester longtemps, vu le climat, la consistance du sol ou la densité de l'air. Il voyais surtout les particules de poussières voler en bande, attendent sa sorti pour se collées a lui... Ses habits n'avaient rien, son pantalon était toujours aussi froissé, sa chemise, elle, paraissait correcte et son blouson ne changeait pas. Toujours aussi immuable malgré le temps. Hol jeta un dernier coup d’œil dans la vitre, qui réverbérait faiblement son image. L'apparence translucide qu'offrait la cloison suffisait à Hol pour se dévisager une ultime fois. Il observa le vert de ses yeux dans la glace et se dit amèrement :

      -Bon, il est temps d'y aller...

      Il prit une dernière inspiration et tapota à nouveau sur le clavier du tableau, la commande bipait à chaque contact. Bizarrement, la porte ne s'ouvrit pas comme elle le devrait, elle affichait "Sortie bloquée", ce qui n'allait pas l'aider. La paumes de ses mains agrippaient les poignées sur le haut de la porte. Dans une posture ridicule, il poussa de toutes ses forces. La pression se faisait lourd, ses membres forcèrent le métal. Il donnait la totalité de son énergie, mais ça ne s'ouvrait toujours pas ! Il commençait à faiblir, Retournant dans le fond de la nacelle. Dans l'impasce, il se remotiva une nouvelle fois. Remontent comme une bête, il défonça se qui bloquait le passage en poussant de tout son âme. Ses bras lui firent un mal terrible. Et enfin ! Un vent de liberté vint frapper Hol au visage lorsqu'il réussit à ouvrir le terrible "cercueil". Curieusement après avoir donné tant, il suivit le couvercle du sarcophage et tombait avec, La nacelle tombait sur le coter. il se cogna la tête une énième fois. Malchanceux comme il était, le rescapé laissa tomber son petit appareil dans la foulée, risquant de le perdre définitivement. Sonné, il se releva désorienté, puis alla récupérer son matériel dans le casier sans se soucier de son bien le plus précieux. Innocemment, il se précipita derrière la nacelle, ouvrit le casier sans peine et récupéra son sac et son bâton. Alerte il semblais tout de même bien sonné. Une forme de transe ou une fatigue trop forte ?

      Respirant profondément. Il se souvenait d'où provenaient ces vibrations qui feraient fuir n'importent quelles personnes saintes d'esprits. Mais Hol décida de sa prochaine destination dès lors qu'il comprit la puissance du lieu. Aussi dangereux soit-il ! De plus, il ne pouvait rien faire de plus dans cette situation, perdu comme il fut.

      Sans plus y penser, il partit, heureux d'avoir une petite chance de pouvoir continuer son chemin. Il s'enfonçât dans le marécage. Sortant péniblement ses bottes du sol spongieux, qui voulait lui dérober ses chaussures à chaque pas. Il continua d'avancer durant dix minutes. L'explorateur écoutait attentivement les bruits de ce lieu menaçant. Les piaillements de ce qui s'apparente à des oiseaux ou des hurlements macabres raisonnèrent au loin. Puis vint le calme avant la tempête, selon Hol ! C'est souvent lorsque l'on s'y attend le moins que le danger surgit de nul part, c'est aussi à ce moment qu'il est le plus mortel. Ce qui maintenait le jeune homme sur ses gardes, à l’affût du moindre mouvement. Il approfondit cette direction une quinzaine de minutes avant de glisser sa main dans sa poche, curieusement, il y manquait un petit quelque chose...!

      Réalisant qu'il avait perdu le seul grigri qui pourrait le maintenir sain d'esprit, il se motiva pour faire demi-tour et revenir sur ses pas. Ce monde auras à force d'usure, son mentale. Ne sachant pas où il avait pu perdre ses écouteurs, il lui fallut plus d'une heure pour revenir de là où il était parti. La mine de ce garçon s’avérait plutôt comique, il affichait une grimace de mécontentement et une pointe de folie dans le regard. Normal vu les derniers événements, se disait-il face a la vitre de la nacelle. Heureusement, à partir de là. Il ne lui fallut qu'une seconde pour retrouver sa précieuse possession. Prudemment, il alla les attraper, les rangea dans sa poche et la ferma. Avant de continuer, l’aventurier contempla une dernière fois sa tenue, peu enchanté de la crasse qui s'y déposera sûrement d'avantage. Pour le moment, les dégâts furent au niveau de ses bottes et de son pantalon trop large. Suffisamment salit pour qu'il tire une tête dépourvue de bonne humeur. Son blouson n'était pas trop sali, juste deux ou trois petites éclaboussures. Son regard lui devient maussade, empli d'amertume vis-à-vis de la vie qui ne l'aidait pas vraiment. C'est donc peu enjoué, seul, déprimé et dépareillé qu'il commençait son épopée sur cette planète maudite !

      1 réponse Dernière réponse
      0
      • Le ChroniqueurL Hors-ligne
        Le ChroniqueurL Hors-ligne
        Le Chroniqueur
        a écrit sur dernière édition par
        #3

        Post n°3
        Auteur : Mr Helios

        Voilà un nouveau jour que Hol parcourait cette vaste étendue marécageuse, dont la cime des arbres ce trouvaient à une centaines de mètres au-dessus de sa tête. Cette fresque de verdure laissait échapper une ambiance lugubre, d'où des ombres bondirent de branche en branche à l’affût d'un repas. Dans le sac, les vivres se faisaient discrètes, il observait la nature pour voir ce qui pouvait être comestible de ce qui ne l'était pas.

        Pour le moment, il découvrit un fruit provenant d'un arbuste aux feuilles ovales de couleurs violettes, ses fruits furent difficiles à ouvrir, et ils n'avaient pas de goût. L'aventurier remarqua rapidement que certains herbivores se nourrissaient de ce fruit, ce qui pourrait lui être utile en cas de famine.

        Il devait être midi lorsqu'il commença à avoir faim, heureusement il avait toujours quelques rations militaires sur lui. Certains se sont souvent demandé à quoi ça rimait d'avoir des rations de survie dans une cantine en pleine ville, comme quoi. Pour le moment ils ne les regrettaient pas, une de ces rations le sustentait plus que nécessaire. Rassasier, il compta une dernière fois, il lui restait trois rations. II devait reprendre le chemin, la direction que lui indiquait son instinct.

        Il ne suivait pas réellement son instinct, mais plus un frissonnement entre ses épaules. Car ses déductions étaient claires, il se dirigeait droit dans un piège. La puissance qui émanait du lieu vers lequel il se rendait n'était pas une illusion. Contrairement aux promesses que lui faisaient ses démons. Ils voulaient lui offrir la galaxie sur un plateau... Mais, il y imaginais d'avantage sa tête.

        Hol ne connaissait pas grand chose sur la Force, sa mère lui avait juste expliqué qu'elle était universelle, elle traversait le temps et l'espace. En bref, il espérait que son message irait atterrir dans des oreilles de bonnes personnes... ou juste dans des oreilles. Il improviserait par la suite, et en attendent il fixait sa destination. Toujours curieux de découvrir ce point si mystérieux il reprit son chemin entre les racines et les feuilles du marécage.

        Le crépuscule approchait à grands pas, tout comme Hol accéléra le sien lorsqu'il sentit son frissonnement s'accentuer. Il passa rapidement d'une marche rapide à une course effréné. Sautant au-dessus de nombreuses racines qui le manquèrent de peu. Comme les multiples trous dans le sol qui ne demandaient qu'à le dévorer. Passant près de plusieurs chutes mortelles, il finit par ralentir, arrivé à l'entrée d'une grotte qui s'engouffrait sous un arbre gigantesque.

        Malgré la taille impressionnante de la cavité, aucune lumière ne sans échappait. C'était l'opposé, elle aspirait toute substance en son antre. Terrifié à l'idée d'entrer dans ce... tertre, il se reprit, réuni son courage et avança d'un pas déterminé dans cette sombre tanière. Il pénétra cette pénombre pour remarquer un détail préoccupant. Il ne voyait rien, absolument rien, le noir complet. Il avança donc prudemment, pas à pas. Soudain un léger détail le perturba dans son élan. Son pied continuait de descendre, comme s'il n'y avait rien en dessous.

        L'esprit confus par le coter obscur de ce lieu, par cette puissance qui émanait de cette tanière. Le petit casse-cou, submergé par l'appel de cette entité rata la marche... et dévala une pente ardue, se cognant la tête, le dos, les jambes et les épaules contre différents obstacles. Un nouvel impact plaqua le cascadeur au sol, le poussant aux limites de l’inconscience.

        Ce nouveau choque passé Hol, entreprit de se relever. Sûr de lui, il alla un peu trop vite et retomba face contre terre. Il regrettait déjà amèrement son idée. Aller dans la tanière du mal... c'est profondément débile, stupide et suicidaire. Ses forces retrouvées, il se releva doucement, attiré par un détail, il n'était pas complètement dans le noir, une légère lumière bleutée brillait sous ses yeux l'éblouissant quelque peu.

        Il observait cette lumière attentivement, la scrutant, curieusement ça ne bougeait pas. Intrigué par sa découverte, il s'approcha de ce qui semblait être un champignon lumineux et spongieux. Cette chose recouvrais la terre. De cette moisissure émane une lumière verdâtre et pâle. Cette repoussant source de lumière était tout de même la bienvenue et que l'odeur nauséabonde qui lui sauta subitement au visage et réveillais des picotement dans son corps, devait provenir de... de ça, quoique se soit. Un rapide coup d’œil lui indiquait qu'il était sous l'arbre, dans un dédale de tunnels dignes des pires labyrinthes, un piège mortel en soi. Cela ne sera pas une partie de plaisir, trouver la source du pouvoir et en ressortir vivant risque d'être... une mésaventure mémorable.

        Il lui fallait un plan pour ne pas se perdre définitivement dans ce réseau de racines et de terre. L'explorateur avait une petite solution à son problème, n'ayant pas de fil d'Ariane, il opta pour une autre approche. La malléabilité du sol servirait de fil conducteur. Il laisserait une trace avec son bâton métallique, mais pas seulement ! Il avait aussi prévu une solution pour les intersections.
        Il utilisera les champignons lumineux suivis d'une flèche en contre-sens, indiquant la sortie. Cette dernière illumination ne fut pas suffisamment sûre pour ce dernier, comme s'il manquait un détail.

        Sa volonté de retour, il emprunta le chemin qui se dressait devant lui, prenant soin de marquer l'entrée en détachant tous les champignons pour les poser au sol. Ceci fait, il devait choisir entre trois voies, une à droite, une en face et une à gauche. Il décida de se tenir a la chance en commençant par la gauche. Il longea le couloir humide du tombeau, là le suintement violacé des champignons n'était pas là pour le rassurer davantage. l'ambiance était soudainement plus macabre.

        Enjambant une racine qui bloquait le chemin, Hol aperçut une forme dans la pénombre. L'énergie qui s'en émanait, lui rappela vaguement celle perçue lors de son arrivée près du lieu du crash, à la différence qu'ici il put clairement percevoir son intention. Cette force qui l'épiait le traquait comme si c'était une proie. Elle l'a attiré ici, dans sa tanière, pour le tuer et le dévorer. L'idée de finir ses jours ici déstabilisa le jeune homme, augmentant sa peur d'un cran. - Pourquoi suis-je ici à la fin ! Hurla-t-il.

        Intimidé par le prédateur qui hante l'arbre, Hol arrive à une intersection, un chemin mène à gauche et un autre part en diagonale vers son point d'arrivée. L'aventurier décroche alors quatre champignons des murs pour les poser au centre du croisement. Trois champignons qui forment une pointe de flèche et le dernier la queue, tous espacés de dix ou quinze centimètres. Ces champignons, parlons-en ! Chaque fois qu'ils les détachaient du mur, son odorat menaçait de se donner la mort. Sans parler de la texture... bon sens, une véritable éponge pourrie. Il en suintait un sucre visqueux, collant, dégoûtant au possible.

        La sale besogne fait, il regarda ses mains recouvertes d'une mixture violette et luminescente, qui dégoulinait de ses doigts. Définitivement écœuré par l'expérience botanique, il reprit la route en empruntant le chemin de gauche. Le plus dur fut de supporter la menace de l'ombre qui planait, et qui paraissait se nourrir des angoisses de Hol. Elle aspirait quelque chose de son esprit, des souvenirs, des émotions, mais elle se nourrissait avant tout de la peur grandissante du garçon. Beaucoup moins confiant qu'à son arrivée, il commençait à tourner en rond, bientôt perdu sous terre, il ne se souvenait plus de ce qu'il devait faire en ses lieux.

        Tout espoir perdu, il sombre dans de funestes pensées. Ne voulant plus bouger il s'arrêta quelques minutes, méditant pour retrouver le calme et la sérénité qui devait ne jamais plus le quitter. Pour le moment cette entité ne pouvait pas l'atteindre physiquement, donc il devait protéger son mentale s'il voulait survivre. Soudain il réalisa qu'il n'était pas complètement dans le noir, pas complètement perdu, car les "champignons" lumineux brillaient toujours dans cet enfer.

        Il se rappela qu'avant qu'il ne se perde, il eût marché un long moment et avait marqué un grand nombre de croisement, il se rappelle aussi qu'il errait depuis des heures, perdant confiance au fur et à mesure du temps qui passait. C'est quand il est entrer dans cette tanière pleine de corps d'animaux pourrissant, qu'il ne se souvenais de rien. Heureusement il en étais loin. Après avoir retrouver sa mémoire il commença sa méditation par plusieurs inspirations profondes pour calmer la tension dans son corps. Un semblant de plénitude retrouvée, il devait à présent protéger son fort intérieur en dressant des protections pour se défendre des assauts incessants de cette ombre mortelle.

        Il ne savait pas vraiment comment protéger son âme de cette chose, alors il improvisa, imaginant que des murs immenses se dressaient tout autour de lui. Cette architecture qui se dressait en Hol commençait à se refermer au-dessus de sa tête. Un dôme se formait dans le mental du garçon, un abri, qui devrait le protéger. L'espérait-il ! La sensation que sa vitalité se drainait de son corps s'effaça sans autre mesure, le libérant d'un poids dantesque. Il reprit suffisamment de contrôle pour réaliser qu'il était perdu dans ce labyrinthe. Il ne lui restait que la chance pour retrouver l'entrée ou au moins des champignons qui traînerait sur le sol.

        Une sensation de renaissance l'enveloppa sans explication. L'espace d'un instant, il avait récupéré une bonne perception de son environnement. Il pouvait déceler le pouvoir qu'il recherchait en ce lieu. Il était vraiment proche, à une embouchure de là. L'aventurier se précipita dans la direction, réalisant qu'elle devenait de plus en plus intense. Il arriva devant une des traces de son passage, des champignons indiquant grossièrement une direction. Elle paraissait pointer la direction opposer à l'énergie ressentie.

        Arrivé devant l'entrée. Hol fut face à une immense salle, qui se trouvait au centre de l'arbre. Une trentaine de mètres sous terre ! La salle s'imposait par sa taille, au milieu, une structure rayonnait d'un aura sombre. L'énergie des lieux lui rappela rapidement quelque chose de monstrueusement puissant. Qui face à une force si intense, ne put retenir un rictus victorieux. Mais le loup ne s'aventurait jamais longtemps de sa tanière, l'ombre qui pourchassait le garçon se rapprochait doucement, lui laissant le temps de se mettre à son aise et de perdre son attention. Ce que fit à nouveau le jeune homme, il ne pouvait pas garder sa protection mentale bien longtemps dans une atmosphère pareille. Peu à peu la force obscure des lieux, démontrait le mentale de Hol, l'affaiblissant face à la créature.

        1 réponse Dernière réponse
        0
        • Le ChroniqueurL Hors-ligne
          Le ChroniqueurL Hors-ligne
          Le Chroniqueur
          a écrit sur dernière édition par
          #4

          Post n°4
          Auteur : Mr Helios




          Il avait enfin réussi ! Il finit par trouver le Graal après lequel il courait depuis le début de la journée. Mais que faire maintenant ! Il ne savait pas comment appeler la Force, selon lui, alors comment envoyer un message dans un torrent pareil ?! Voyant difficilement comment faire, il ne remarqua pas l'autre entité s'approcher silencieusement. Puis une voie raisonna derrière lui, le sortant de ses hypothèses. Cette tonalité, Hélios la connaissait cruellement bien, elle lui inspirait de la peur. Une peur qui commençait à s'emmagasiner depuis un moment, déstabilisé, il se retourna et vit l'un de ses pires cauchemars.

          Ponos dressait face à lui son immense stature, imposait une peur similaire. Tel un démon, dont les yeux transpirant la cruauté en fixaient Hélios. C'était le monstre qui avait pillé son village, tué son père et l'avait vendu à un savant fou. Tout ça pour une poignée de crédit ! Cette abomination de l'humanité continuait son avancée en médisant ceci :
          - Alors tu as réussi à t'enfuir ! Bien joué, mais je viens pour te ramener dans ta maison ! Le patriarche m'a promis une belle somme si je l'aidais à te ramener vivant." Soudainement, il se mit à hurler " ALORS TU VAS RETOURNER SAGEMENT DANS TA CAGE OU JE VAIS TE BRISER LES OS JUSQU'AUX DERNIERS !

          À ces mots très imagés, le jeune aventurier sentit la panique s'accentuer. Lorsque Ponos sortit sa vibro-lame et se mit à courir dans sa direction, ce fut uniquement par réflexe que Hol put parer l'attaque du pirate avec le centre du bâton. Il avait attrapé son bâton instinctivement, l'instrument se "répartissait" en trois parties. La partie de droite du tube métallique dévia le sabre du colosse. Utilisant la synergie de la parade et la force qu'il exploitait en pivotant, le jeune combattant utilisa la partie gauche de son arme pour l'enfoncer dans le rein de Ponos en le contournant. Cet enchaînement ressemblait plus à une danse qu'à un combat.

          Voulant continuer sur sa lancée, il recula d'un pas pour attaquer avec la partie droite du bâton, visant la clavicule, pour la briser et avoir un avantage. Mais Ponos avait déjà vécu un grand nombre de combats aux corps-à-corps. Il para donc, avec une facilité attendue, l'attaque du jeune homme et enchaîna d'un poing dans la mâchoire. Hol fut projeté sous la puissance du coup. Sonné, il se releva rapidement pour faire face et ne pas laisser, à l'autre, un avantage.

          Il bluffait, le choc qu'il avait reçu dans les dents le sortit définitivement du combat. Le colosse, conscient de l'état de son adversaire, se rua de nouveau sur Hélios pour lui asséner une seconde mandale, tout aussi dévastatrice que la première. A nouveau à terre, il était perdu. Le novice ne pourrait jamais vaincre un monstre dans cet état. Il n'était pas assez fort, ni assez habile.

          Il s’apeurait de seconde en seconde, le combat ne le mènerait qu'à sa perte, pas la peine de rester ici. L'explorateur en herbe se précipita vers la sortie, "ignorantin" les insultes du pirate. Le chemin était tracé ! Apparemment, il était déjà passé ici. Bizarrement, il l'avait oublié pour une raison ou une autre. Probablement dû à la puissance de la créature qui hantait les lieux.

          Son objectif actuel était de sortir de cet enfer, fuir la créature et le pirate. Cette décision ne l'aiderait pas à s’échapper de cette planète, mais il resterait en vie. Un plan qui s'effondra rapidement devant la terrifiante découverte du pauvre hère ! Face à lui se dressait un autre de ses pires cauchemars, l'une des deux abominations qui ont détruit sa vie.

          Le Patriarche ! Qui n'était autre que le savant fou à qui il avait été vendu, il y a des années de ça. Un homme en blouse blanche entouré de ses gardes. Son regard ne laissait aucun doute sur son absence de santé mentale. Hélios le connaissait bien, il avait vécu cinq ou six ans sous sa "tutelle". Subissant les pires traitements que pouvait imaginer une personne normale... et bien plus encore. Cet homme l'avait traumatisé en lui infligeant les pires tortures, mentales et physiques, pour développer ses capacités. Hélios avait souffert toutes ses années pour que cette chose puisse récolter des informations sur la Force et son utilisation. Et il avait encore affaire à lui aujourd'hui ! Ou plutôt à ses gardes, qu'il lâcha comme des chiens d'un geste de la main.

          La meute aux trousses, l'aventurier fit demi-tour sans chercher la confrontation. Le pirate l'avait bien trop amoché. Ce fut en zigzaguant qu'il revint sur ses pas, il ne tenait plus droit. Il imaginait bien que le prédateur des étoiles l'attendrait dans la salle pour lui tendre un piège, mais il y avait un deuxième passage avant d'entrer dans li cirque. Arrivé dans les couloirs qu'il voulut emprunter, Ponos le devança. Le garçon esquiva au dernier moment la poigne du colosse, évitant de se faire bêtement capturer. Durant la feinte, il faillit chuter sur le sol. Comme un lapin qui se retournerait durant une fuite in extremis. Il ne perdit pas sa vitesse, probablement due à l’aurification à laquelle fut soumise son esprit si en un cour laps de temps.

          Son cœur faillit s’arrêter à chaque minute qui passait, tellement la terreur y fut présente, tellement elle le serrait à la poitrine. Une sensation de perdition parcourait le corps de Hol, risquant de le paralyser de peur, l'offrant à la créature de l'arbre. Cela ne venait pas de ses adversaires. Elle venait de son esprit, de l'intérieur de son âme. Comme un incendie qui se propage dans ses poumons, l'étouffant à petit feu, il s’agenouilla sous cette terrible pression. Son dos se recroquevillait

          Il ne lui restait qu'une solution pour survivre ! Espérer que la salle ait une deuxième entrée, ce qui lui offrait une faible possibilité de fuite. Une rapide observation des lieux scella son aventure, dans une tanière sombre, entouré de ses pires ennemis ! Une fin terrible pour le jeune homme qui avait parcouru autant d'épreuve, toute plus dure les une que les autres. Pourquoi ? Pourquoi devait-il mourir dans un lieu si lugubre ? Pourquoi seul ? Pourquoi si vite ?.... Pourquoi lui ? Il ne méritait pas ça. Il était juste là, pour trouver une réponse à son avenir. Il voulait simplement maîtriser son talent, le développer et en tirer un savoir, une sagesse.

          Toutes ces choses se passaient si vite, il ne pouvait pas comprendre ce qui lui arrivait. Cette douleur qui parcourait son corps à nouveau. Au fur et à mesure qu'elle se propageait dans ses entrailles, elle le dévorait ! Tout comme ce feu qui en déroulant de bas en haut sa langue de flammes brûlantes, embrasait tout sur son passage. Cette souffrance faisait de même. Elle consommait ses émotions, son énergie... Sa vie.

          Hol était acculé entre l'hôtel et ses futurs bourreaux. Ne pouvant fuir, il perdit espoir. Une ombre de solitude s'empara de son âme, elle le poussait en direction d'un profond précipice. Il était perdu, il devait mourir ici. Sans aucune échappatoire, il devait affronter ces assassins qui le mettraient en pièces, en à peine quelques secondes. Pourquoi ? Pourquoi avait-il fallu qu'il soit embarqué dans une histoire pareille ? Pourquoi devait-il mourir ici ?

          Il était si jeune et il sentait déjà son futur lui échapper. Y avait-il plus grande souffrance que de n'avoir absolument aucun espoir, aucun avenir ? Il était complètement emporté dans un flot de pure dépression, un abysse si profond que la chute ne finirait sûrement jamais. Il ne lui restait plus rien, plus rien à part les ténèbres.

          Une nouvelle émotion vient prendre la place de toute cette horreur. Quelque chose se passait au fond de lui. Cette émotion emplissait Hol d'une énergie destructrice. Il allait devenir fou. Ses limites étaient atteintes. L'incendie qui le consumait prenait une ampleur inimaginable. Ces flots d'énergie qui parcourraient Hol allaient exploser.

          Pour cela Hol allait devoir laisser son côté obscur s'épanouir. Une décision difficile pour un futur Padawan ! Non, il ne pourrait pas laisser une part de son âme prendre le dessus sur l'autre. Surtout si le côté obscur dominait, l'univers aurait à affronter une créature inimaginable.

          Jamais Hol ne le permettrait. Mais pourrait-il contenir cette puissance. Pour ça, il lui faudrait un container, une boîte, qu'importe, un récipient, quoi ! Heureusement pour lui, il y avait une structure qui renfermait quelque chose derrière lui. Cette structure devait obligatoirement posséder une forme de protection ou du moins un verrou.

          Cela fera l'affaire, il devait se calmer, reprendre un certain contrôle de lui-même pour pouvoir ressentir l'aura de cet hôtel. Beaucoup plus facile à dire qu'à faire. Il voyait, ressentait, peu à peu, une certaine puissance qui se dégageait. Sa concentration n'était pas au maximum, et il le savait bien. Un effort plus grand de ce qu'il serait capable de fournir, lui était demandé.  Impressionné par ce qu'il ressentait, il ne devait pas se laisser distraire. Il en était conscient. Il ne devait pas seulement le visualiser, mais il devait fusionner.

          A ce moment-là, un frisson parcourut son subconscient, l'avertissant qu'un danger bien plus grand habitait ce sarcophage, mais il n'avait pas d'autre choix. Ce fut avec incertitude que son esprit entra dans la crypte.

          Tout était paisible dans cette boîte de marbre. De plus tout paraissait s'arrêter à l'extérieur, comme si la force qui l'habitait distordait le temps. Bizarrement, l'intérieur est énorme du point de vue d'un esprit nouveau, comme celui de Hol.

          Soudain, une forme rouge s'illumina au loin. Elle était ardente et Hol pouvait ressentir sa chaleur d'où il était. Une chaleur dont l'aura sanguinaire était imposante. Il hésita avant d'avancer. Subitement, le brasier fut si rapide qu'il donna l'impression de se téléporter face à l'aventurier.

          Une flamme si grande, si ardente, si puissante que Hol ne pouvait s'imaginer tenir plus de quelques millièmes de seconde face à ÇA !
          - Qui ose venir me réveiller ! Questionna l'entité démesurée. Je me nomme Bloodthirsty ! Un des Sith les plus puissants de mon temps ! Qui es-tu vermisseau !?

          Comment pouvait-il répondre ? Lui qui était tétanisé par cette forme démoniaque. Un insecte face à un titan, la différence entre les deux était incomparable. Submergé par les émotions, il ne pût lâcher qu'un "Hol". Et il l'avait dit aussi vite qu'il le pouvait. Il ravala sa salive pour prendre les devants et continua:

          -Je ne veux rien d'autre que quitter ces lieux mais pour ça je dois utiliser le verrou qui vous retient. Étonnamment l'amas de flamme explosa en hurlant avec fureur

          - COMMENT OSES-TU PRÉTENDRE QUE JE SUIS RETENU CONTRE MON GRÉ !

          Le foyer avait explosé si puissamment que Hol faillit être emporté dans un autre monde. Le souffle passé, l'entité poursuivit d'une voix rauque :

          - Je suis venu de mon plein gré pour... méditer. Car cet univers a fini de me livrer ses secrets et je m'en suis finalement lassé. Je me suis reçu sur cette planète pour y être seule et ce éternellement... Mais aussi pour répondre à une question. Pourquoi le côté obscure et le côté lumineux de la force s'opposent ? Il laissa une pose avant de reprendre. Après avoir trouvé la réponse, il n'y avait à mes yeux, aucune raison de continuer. J'ai donc décidé d'attendre que la Force m'envoie une nouvelle réponse. ET DIS-MOI POURQUOI VIENS-TU ME DÉRANGER ?

          La voix du Sith était devenue moins rauque, il paraissait vouloir en savoir plus à propos du garçon qui l'a réveillé. Hol s'excusa rapidement pour ne pas finir carbonisé en un clin d’œil. Il expliquait comment ses mésaventures l'avaient emmené par ici. Son arrivée, sa rencontre avec ses cauchemars et la raison pour laquelle il était là. Le jeune homme paraissait reprendre le contrôle de ses pensées, comme le Sith n'était pas si décidé à lui ôter la vie, l'énergie paraissait se délecter du destin de Hol, vu le temps qu'elle avait passé dans cet arbre sans intervention extérieure.

          Il paraissait normal qu'elle soit distraite de son quotidien monotone par les mésaventures du jeune idiot désirant survivre.
          Toujours aussi impassible, le Sith reprit la parole et dit

          - Je suis d'accord de t'aider à t'échapper de la créature qui se nourrit de l'esprit de ceux qui sont attirés ici ! Et si tu arrives à la vaincre, tu pourras même devenir mon apprenti. C'était insoupçonnable, il allait aider Hol à s'enfuir. Une véritable aubaine s'il réussissait, car il restait méfiant à l'égard du guerrier. Après tout rien n'écartait la possibilité d'un piège. Les dires de Bloodthirsty étaient clairs, il avait abandonné la pratique depuis des millénaires, mais sa puissance était toujours fulgurante, une sagesse s'échappait en abondance de la boule d'énergie. Cette aura rassura Hol, suffisamment pour qu'il accepte l'aide, il ne se demandait pas si le sage allait le trahir, mais s'il allait le corrompre. Il se distinguait particulièrement par l'ombre de cette forme qui imposait une atmosphère oppressante. Pesant le pour et le contre, Hol demanda courageusement :

          - Et que devrais-je offrir en échange ? Dit-il avec détermination.

          - Rien ! Répondit-il avec un sèchement. Tu reviendras de ton plein gré ou par hasard ! Ha ! Ha ! Ha !

          Une inquiétude s'empara du garçon, le stoppant dans ses certitudes. Malheureusement pour lui il était trop tard, il commençait déjà à revenir dans son corps.

          Pendant ce temps, Bloodthirsty lui dit :

          - Tu peux tout affronter ! Je vais m'occuper des détails, fait moi confiance...!

          Peu à peu l'état dans lequel il était, refit surface. Ses peurs, ses haines, sa détresse, il retrouvait des sentiments qui le détruisaient, qui le paraissaient. Il ne pouvait à nouveau plus bouger, un mur se dressait face à lui. Une échappatoire qui aurait dû s'écrouler sur lui. Un avenir qui aurait dû s’effacer. Épuisé par ce changement d'état, Hol retrouvait ses esprits comme s'il n'avait jamais quitté son corps. Réalisant s'être égaré un instant, il reprit rapidement conscience. Il devait réagir vite. Pris de panique, il déversa sa Force en direction de ses adversaires. Un puissant cri résonna dans la chambre, il fit vibrer les murs, les personnes, la terre et les racines de l'arbre. L'espace même se mit à trembler, envoyant un message au travers de la Force. Une énergie grave surgit juste après ce message et resta dans l'arbre. Se propageant dans le corps des bourreaux, l'effet fut instantané et ils se stoppèrent net comme s'ils furent soudainement privés de leurs vitalités. L'obscurité qui habitait ce cri les cloua au sol. Difficile de comprendre ce qui venait de se passer, mais une occasion en or se présentait.

          Il ne lui fallut que quelques secondes pour Traverser la chambre, passer au travers du mur qui refusait de le laisser fuir. Ses adversaires ne pouvaient rien faire pour l'en empêcher. Tétanisés, ils ne paraissaient plus représenter la moindre menace.

          Pourrait-il le faire ? Pourrait-il exécuter ses créatures immédiatement ? Non.  Il ne devait pas rester ici pour le moment, de plus, s'il l'abattait maintenant, il ne pourrait pas savourer un superbe combat contre ses cauchemars dans un avenir plus ou moins proche. Il continua donc sans s'arrêter, il retrouva rapidement ses traces et remonta à la surface avec une facilitée déconcertante. Comme si tout ce qui venait de se passer n'était qu'un rêve, une illusion. Il avait tant souffert pour atteindre la source, qu'il ne comprenait pas comment il pouvait sortir aussi rapidement. Il alla même à se demander s'il méritait de sortir, s'il pouvait réellement vivre !

          La lumière ! Il voulait voir la lumière. Il voulait être sûr d’être en vie. Il escalada rapidement les métrés qui le séparaient de la sortie, pour finalement atteindre son souhait. Une fois arrivé dehors il prit la plus grande inspiration possible et remercia son destin de continuer. Bien qu'il fût heureux d'avoir pu sortir, il n'était pas sûr que le message soit entendu dans cet univers.

          Quatre jours plus tard Hol attendait toujours ! Il avait établi une petite base sur un des arbres, la vue qu'elle offrait était aussi stratégique que magnifique. Il pouvait voir une grande partie des alentours. Un lieu parfait pour se reposer, pour méditer sur ce que cette aventure lui avait appris. En attendant que quelque chose se passe, il décida de rester là...
           

          1 réponse Dernière réponse
          0
          • Le ChroniqueurL Hors-ligne
            Le ChroniqueurL Hors-ligne
            Le Chroniqueur
            a écrit sur dernière édition par
            #5

            Post n°5
            Auteur : Händal

            Il fut tiré de son sommeil par une rapide décélération du petit vaisseau dans lequel il se trouvait. Le cockpit était étroit et n’offrait pas de grand confort. S’il avait sombré dans le sommeil, s’était de par la tension qui était retombée lorsqu’il avait quitté l’endroit d’où il venait, réalisant que ceux qu’il avait jusqu’alors craint ne pourraient plus le rattraper. Soudain, une petite série de bips retenti, en même temps qu’un écran s’alluma devant ses yeux. Händal se redressa et regarda l’écran en question. « Dagobah – Secteur Sluis ». Voilà ce qu’il lut. Le nom d’une planète dont il n’avait jamais entendu parler et située dans un secteur qui lui était tout autant étranger. Il regarda alors par le hublot frontal et observa la boule verte sombre dont il se rapprochait à chaque seconde. Pourquoi ici ? se demanda-t-il. Y avait-il réelle intention de l’alien qui lui avait en sorte offert sa liberté de le mener en ce lieu précis ou était-ce simplement sa prochaine destination qui était pré-enregistrée dans ce vaisseau ? Qu’allait-il trouver à terre ? Une multitude de questions l’assaillaient alors qu’il pénétrait dans l’atmosphère de la planète. Il décida de s’installer au mieux en attendant d’atterrir. C’était là tout ce qu’il pouvait faire…

            Environ 1 heure plus tard, il était debout devant la porte d’accès de l’engin, posé dans une petite clairière et examinant cet environnement des plus sinistres. Marais sombres à droite, bayou putride à gauche, et arbres tortueux de tous les côtés. Une forêt brumeuse se dressait devant lui. Le taux d’humidité ambiant était on ne peut plus pesant et devait faire que la brume qui s’étendait à perte de vue ne devait pour ainsi dire jamais se lever. Ce spectacle ne l’incitait pas à s’aventurer plus profondément à la découverte de ce qui se trouvait ici, mais il ne pouvait rester là. Il ne savait pas si cette planète était habitée ou pas, mais si elle l’était, nul doute que son atterrissage fut détecté et que les autochtones étaient déjà en chemin. Et dans sa situation, il n’était pas envisageable de les attendre sagement sans rien savoir de leur agressivité potentielle. Il n’avait pas fui une condition non enviable pour en trouver une pire encore. Il décida alors de prendre le chemin de la forêt qui lui offrirait, pensait-il, plus de possibilité pour se cacher au besoin. Mais avant cela, il retourna dans le cockpit pour voir si rien d’utile et facilement transportable ne s’y trouvait. Il découvrit un sac à dos comportant quelques rations alimentaires et divers éléments médicaux. Il s’en saisit et se dirigea donc là où il pensait avoir le plus de chances de survie, cette forêt verte dans laquelle il imaginait que nombre de créatures sauvages s’y trouvaient. Il était à l’affût du moindre bruit…

            Plus il avançait, plus il avait le sentiment d’être épié. Des ombres furtives s’agitaient dans les hauteurs. Il s’arrêta un instant, réfléchissant. Que faisait-il exactement ? Etait-ce judicieux de s’éloigner du vaisseau ? Errer seul en évitant les formes de vie locales sans rien savoir de leur animosité était-il la meilleure décision à prendre ? Il se dit que non. De plus, il ne pouvait rester dans le doute quant à savoir s’il était seul dans cet enfer végétal ou pas. Il décida donc de rebrousser chemin vers le vaisseau qu’il venait de quitter. Il ne lui serait pas difficile de le retrouver dans la mesure où il s’était contenté jusque-là d’avancer droit devant…

            Arrivé en lisière, le vaisseau se trouvant à environ 200m de lui, il se dit que sa position, tapi dans l’ombre et lui offrant une vue assez dégagée sur la clairière, était idéale pour ne pas être surprit. Il s’assit donc contre un arbre, attentif. Les bruits alentours étaient nombreux et il lui était difficile de se concentrer afin de discerner clairement d’où et de quoi provenaient chacun des sons. Il ferma les yeux un instant, essayant de faire le vide en lui et d’associer ce qu’il entendait à une source définie. Rapidement, il se trouva plongé dans une sorte de transe. Le sentiment qu’il éprouvait était assez troublant. Situé entre une extrême concentration et une relaxation apaisante. Il lui semblait ne pas avoir à interpréter la nature mais plutôt que la nature elle-même lui indiquait ce à quoi il devait être attentif. C’était la première fois qu’il ressentait un tel sentiment. Il eut du mal à s’en détacher afin de rouvrir les yeux, alerté par du mouvement à quelques enjambées de lui…

            1 réponse Dernière réponse
            0
            • Le ChroniqueurL Hors-ligne
              Le ChroniqueurL Hors-ligne
              Le Chroniqueur
              a écrit sur dernière édition par
              #6

              Post n°6
              Auteur : Mr Helios

              Allongé sur le sol, Hol somnolait. Il n’avait pas mangé depuis un moment et devait aller chercher de la nourriture pour survivre. Mais comment vouloir sortir alors que des créatures cherchent à le bouffer quotidiennement. Non, il avait définitivement perdue la motivation de sortir, donc rien ni personne ne pourrait l’en dissuader.

              Soudainement un bruit semblable à un réacteur retenti ! Ce fut son ventre qui lui ordonnait d’aller chercher de quoi ne pas mourir. Sous cette complainte, il ne put que lâcher un long râle d’agonie et dut se relever. Son regard est machinal, sa posture défait, ses habilles son aussi crasseux que son visage et son odeur est… fort. Bref, il fait sauvage, pas sûr que l’on veuille parler avec lui… ! De tout façon qui pourrait le voir, il était définitivement seul sur cette planète. Alors il ni avait pas de problème à ressembler à un Rancore pourrissant.
              Ses pupilles sur-dilatées scrutaient la porte et il ne pouvait se défaire de l’idée, tentante, de rester dans sa hutte. Un trou… en hauteur, dans un arbre. Rien que l’on puisse appeler une maison, mais cette sécurité lui suffisait pour l’instant. Il avait rapidement posé quelques bouts de bois pour donner l’impression d’une porte. Un second vacarme stomacal sonnât, plus fort que le dernier.
              « Ok ! ok… » se dit-il.

              Il finit par mettre un pied dehors, il observât les alentours et sorti de chez lui. Il avait souvenir d’un arbre fruitier qui traînait à un ou deux kilomètres. Ça devrait lui suffire pour le moment, de plus son ventre le torturait péniblement.

              Il pataugeait dans la gadoue depuis si longtemps que ça ne lui fessait plus rien. Il fit rapidement les deux kilomètres et arriva devant l’arbre, qui était complètement dénudé. Plus un fruit, il devait chercher ailleurs, plus loin. C’était si fatigant de survivre, il devait continuer encore et encore, sans jamais avoir un moment agréable, douillet ou au chaud. La marche continua sur deux autres kilomètres avant de trouver un autre arbuste comestible. Arrivé devant il fut pris par l’envie de sauter dessus, mais se retint. D’autres bébêtes pas commodes veulent elle aussi ses fruits. Il observait les alentours avant de se ruer sur son trésor.

              Il dévora la moitié des fruits sans appelle, reput il s’apprêtait à retourner dans son abri lorsque son ventre se remit à vibrer… ! Minute, ce ne fut pas son ventre mais un vaisseau qui traversa le ciel pour aller se poser dans une clairière non loin de là ! Mais comment c’était possible, qui serait assez fou pour aller sur cette planète. Probablement un contrebandier, pour une quelle conque transaction. Encore ses foutus parias, toujours à semer le trouble dans sa vie. Mais cette fois ce serrait différant, il allait dérober le vaisseau du pirate. De tout façon son contacte le récupérait sans problèmes… sûrement ! Donc pas la peine de s’inquiéter pour lui, il s’en sortira. Pour le moment il ne pouvait pense à autre chose que son ticket de sorti, enfin une opportunité de quitte cette planète. Il ne la manquerait sûrement pour rien au monde… si monde il y a.

              Il se précipitait vers le vaisseau qui se posa non loin, au milieu d’une claire. Il ne distinguait pas le pirate qui descendait du vaisseau, mais un doute commençait à s’insinuer en lui. Il n’y avait pas la place pour l’hésitation, ce pourrait lui coûter sa survie. Il observait le paria qui sortit comme si de rien n’était, comme s’il était chez lui ! Le plus surprenant c’est que ce fou abandonne son moyen de transport sans même regarder derrière lui. Une occasion en or, Hol attendit qu’il soit à bonne distance. Heureusement pour lui le vent souffle en sa direction, recevant quelques bourrasques en plein visage. Il se précipita, à une vitesse que seul lui peu atteindre pour bondir sur son salut. Il ne pouvait pas le croire, il avait enfin le droit de quitter cette planète. Après être devenue à moitie sauvage il allait pouvoir retrouver la civilisation, mais surtout un bon repas chaud et un lit douillet.

              Heureusement pour Hol le pirate n’avait pas refermé derrière lui, il n’y avait donc rien pour empêcher le jeune homme de la jungle de pénétrer le vaisseau. Arrivé au cockpit, le mercenaire arriva lui aussi, il avait fait demi-tour. Coups de bol il ne rentra pas dans son bien et alla se reposer sous un arbre… ha, l’idiot. Hol retourna rapidement à son occupation, il vérifiait que les moniteurs furent bien activés, les moteurs était déjà chaud et les clefs sur le contact. C’était le moment il ne lui restait qu’à appuyer sur le gros bouton rouge pour décoller, Facile !

              Ce fut avec énergie qu’il écrasa sur le bouton d’éjection d’urgence du transporteur… Impressionner pas sa stupidité, le garçon eut un moment en suspend, pour regretter les prochaines secondes. Étrangement il ne se retrouvait pas à l’extérieur, non une alarme s’activa et réveillât tout la faune et la flore des alentour, dessus s’affichait
              « Erreur ! Module hors service. Arrêt d’urgence des moteurs ! ». Définitivement lassé pas sa chance, il se précipita hors de son dernier espoir. Ni une ni deux il courut aussi vite qu’il put, assez pour ne pas être rattrapé. Il allait en direction de son arbuste fruitier lorsque soudain il percuta une souche d’arbre, qui le méta à terre. Le choque était assez rude, suffisamment pour lui donner l’imprécision que la souche elle aussi bougeait… Car oui, elle bougeait. Ce fit à ce moment qu’il comprit, ce n’était pas une souche mais un prédateur. Une sorte d’ourse qui est recouvert de crasse et d’écores. Comme si fuir un pirate ne suffisait pas, il allait devoir faire avec un monstre. Pas le temps de l’observer, il fallait fuir, mais rien ne l’empêchait de récupérer deux ou trois fruits au passage. Une idée peu judicieuse sur tout que le prédateur était réveillé, suffisamment pour balancer ses énormes griffes sur le sauvage. Toujours agile, il les évita avec fluidité. L’énorme patte décrocha la tête de l’arbuste au lieu de celle du garçon. Pas pour autant apeurée, il se précipita le plus loin possible de là pour ne pas finir en charpie. Il courut un long moment avant de retrouver son trou dans l’arbre et comme il l’avait envisagé personne ne l’avait suivie. Bien qu’un pisteur pourrait suivre sa trace il se demandait si le Pirate partirait à sa recherche et s’il pouvait le traquer. Dans le doute Hol se prépara à l’éventualité de retrouvaille non désirée. Préparant son paquetage plus que modeste, il réalisait qu’une fois de plus… c’est la ***** !

              1 réponse Dernière réponse
              0
              • Le ChroniqueurL Hors-ligne
                Le ChroniqueurL Hors-ligne
                Le Chroniqueur
                a écrit sur dernière édition par
                #7

                Post n°7
                Auteur : Händal

                Alerté donc, Händal ouvrit les yeux et scruta la clairière. Rien de visible. Il ne savait quoi penser. Cette impression qu’il avait ressentie alors qu’il était en pseudo transe avait été intense et ne laissait pas de place à de multiples interprétations. Dans son fort intérieur, il savait que la nature s’était adressée à lui, lui intimant que quelque chose se passait. Il ne savait ni pourquoi ni comment, mais il en était convaincu. Il était donc à l’affût de ce mouvement qu’il avait perçu et cherchait à en définir l’origine. Ses yeux s’arrêtèrent sur le vaisseau et il crut déceler une présence dans le cockpit. Il plissa légèrement les yeux, essayant de confirmer ceci en se focalisant sur les vitres de l’appareil. Oui. C’était bien cela. Quelqu’un était dans le cockpit et s’y affairait. Nul besoin de se précipiter. L’individu n’irait pas loin sans ce code d’initialisation des systèmes que lui avait donné son bienfaiteur sur Eradiu. Il pouvait donc attendre calmement que lassé, l’autre ne ressorte. Il pourrait ainsi en voir plus de ce dernier, et notamment déterminer s’il était armé. La patience était donc de mise…

                Quelques instant plus tard, une alarme retentie et il vu la silhouette d’un homme sortir de l’engin et partir à grandes enjambées. Qu’avait-il fait ? Voulait-il alerter toute la région de sa présence en ces lieux ? Pourquoi ? Il le regarda partir et se dit que le mieux à faire était de le suivre. A distance idéalement. Händal longea donc la lisière en direction de là où était parti le type quand il entendu un bruit venant de là où il se dirigeait. Une sorte de cassure. Comme si un arbre venait de se faire abattre. Décidément, se dit-il, la discrétion n’était pas le point fort de cette personne. Si l’alarme n’avait pas suffi, voilà qu’à présent il jouait aux bûcheron. Se rapprochant, il comprit le pourquoi d’un tel raffut. Les traces de griffes ne laissaient de place aux doutes. Un animal était à l’origine de l’abattage de la tête de cet arbre qui gisait à terre. Il lui faudrait faire attention. Si un animal était capable d’infliger ceci à un arbre au demeurant résistant, quand serait-il d’un pauvre corps humain sans autre protection que le tissu des vêtements portés. Il examina les traces laissées par l’homme et la bête, et en déduit que le premier avait réussi à s’enfuir plus profondément vers l’intérieur de la forêt. Voulant en avoir le cœur net et savoir si ce dernier était isolé ou éclaireur, Händal décida de suivre ces traces afin de trouver son campement. Il allait essayer de le pister…

                Il allait donc commencer à suivre les traces quand surgit une sorte d’ours, toutes griffes dehors. L’animal en question, responsable des dégâts causés à ce malheureux arbre lui faisait face, et visiblement plus enclin faire de lui son repas que de simplement lui indiquer la bonne direction. Il n’était pas question de rester face à une telle bête. Dans un éclair de lucidité, il pensa que le seul abri à sa disposition était le vaisseau dont l’alarme avait à présent cesser de hurler. Ni une ni deux, il se mit à courir aussi vite possible en direction de son salut, sans même se retourner et voir si la distance le séparant de la chose augmentait ou réduisait. Il pénétra à l’intérieur, à bout de souffle, et referma la porte d’accès derrière lui. Il était en sécurité, bien que l’immonde griffue tournait autour de la carlingue et ne semblait pas décidée à sauter le repas dont il serait le principal ingrédient. Son regard se tourna alors vers ce qu’affichait désormais l’écran de contrôle. « Erreur ! Module hors service… ». Il essaya d’entrer à nouveau le précieux code qu’il connaissait, mais en vain. Il semblait que le moyen de transport qui l’avait mené en ces lieux hostiles était hors d’état de marche. Rien n’y faisait. Et cette saleté de bestiole était toujours là. Il n’avait rien à faire sinon d’attendre. Il se cala donc dans le siège et entreprit de faire le calme en lui, comme il l’avait déjà fait peu avant…

                Un grand arbre. Un trou. Un visage inconnu dont seul les yeux dilatés étaient perceptibles… Au gré de ses pensées qu’il laissait aller librement, retrouvant cet état de transe qui était de plus en plus apaisante, c’est ce qui lui vint en image, comme flottant dans l’air. C’est à la perception de ces yeux inhabituels qu’Händal ouvrit les siens. Etait-ce un rêve ou les divagations de son esprit ? Il ne pouvait le dire. Il se redressa et inspecta les alentours à la recherche de la bête. Où se terrait-elle ? Etait-elle encore présente ou avait-elle perdu patience et s’en était allée à la recherche d’une autre proie ? Combien de temps avait-il gardé les yeux fermés ? Un certain temps sans doute. Il prendrait des forces et, si l’animal ne ressurgissait pas, il se remettrait en chemin, pistant celui qui avait rendu le vaisseau inutilisable. Il ouvrit le sac toujours en sa possession et ingurgita l’une des rations de survie s’y trouvant. 4. Il en restait désormais 4. S’il devait rester sur cette planète, il lui faudrait vite trouver de quoi se repaitre régulièrement. Il regarda à nouveau dehors. Aucun danger en vue. Il sortit avec précaution de l’appareil et retourna là où commençait la piste qui devrait le mener vers le saboteur…

                Suivant cette piste, il s’enfonçait de plus en plus dans la végétation. Cela faisait déjà quelques kilomètres qu’il avançait plus ou moins péniblement, essayant de prendre de multiple points de repères afin de retrouver, en cas de besoin, le chemin de la clairière. Les traces étaient parfois diffuses et peu aisées à suivre. Néanmoins, il réussissait à les trouver et se rapprochait du but. Au détour de l’un de ces nombreux arbres tortueux qui dans un certain sens se ressemblaient tous, un fort pressentiment l’assailli. C’était comme si à nouveau la nature s’adressait à lui, lui intimant de s’arrêter ici précisément. Ne comprenant ceci mais respectant l’instinct qui jusque-là ne l’avait trompé, il s’adossa à l’arbre et observa tout autour de lui. Levant les yeux dans les hauteurs, il n’en revînt pas. A quelques 100m de lui, un grand arbre se dressait, un trou en son centre avec quelques bouts de bois donnant l’impression d’une porte. Il n’en revenait pas. Comment cela était-il possible ? La ressemblance entre ce qu’il avait devant les yeux et ce qu’il avait vu préalablement était ahurissante. Il se rapprocha lentement et le plus discrètement possible jusqu’à n’être plus qu’à une dizaine de mètre du tronc, caché derrière de grosses racines mortes jonchant le sol…

                Les yeux rivés sur ce trou qu’il pensait être le repère de celui dont il avait suivi les traces, Händal réfléchissait. Un tel abri ne pouvait être que celui d’une âme isolée. Il ne pouvait s’agir d’une communauté. Le rapport de force, au cas où la situation tournait au vinaigre serait donc d’un contre un. Il restait néanmoins un facteur risque non négligeable. L’individu était-il armé. Il pensait que non. N’aurait-il pas utilisé quel que soit l’arme dont il eut disposé contre l’espèce d’ours plutôt que de fuir ? C’est ce que lui aurait fait, préférant faire face au prédateur plutôt que de l’avoir à ses trousses. Non. S’il était armé, il ne devait pas s’agir d’un blaster ou autre du genre. Au corps à corps, Händal ne s’y serait pas risqué contre la bestiole. Alors il supposa que son individu mystère ne possédait rien ne pouvant l’atteindre à distance. Mais une question se posait à lui. Que faire. Aller droit au contact et voir ce qu’il adviendrait ou attendre sagement que l’autre se décide à sortir ou rentrer s’il n’était pas là ? Que faire ? Se disant qu’il avait suffisamment attendu ces derniers temps, il se décida…

                Sortant de derrière l’amas de racine, il se mit à découvert, faisant face au trou le surplombant, mais restant tout de même à une certaine distance et prêt à bondir de côté, au cas où. Il n’allait pas tarder à savoir si ses considérations avaient été les bonnes. Quoique s’il recevait un coup de blaster bien placé, il n’aurait le temps d’y penser. Néanmoins il avait pris la décision d’assumer ce risque calculé. Il réalisa alors qu’il ne savait même pas si tous deux pourraient communiquer. Quelle était la race de cet individu. Pour sur humanoïde de ce qu’il avait entraperçu, mais sans aucune autre garantie. Il se lança. Il verrait bien. Que pouvait-il faire d’autre ?

                « Hey, en haut… » … Un instant d’attente, puis rien. Il réitéra plus fort. « Hey, en haut... » …

                1 réponse Dernière réponse
                0
                • Le ChroniqueurL Hors-ligne
                  Le ChroniqueurL Hors-ligne
                  Le Chroniqueur
                  a écrit sur dernière édition par
                  #8

                  Post n°8
                  Auteur : Mr Helios

                  La fatigue l’ayant vaincu, il s’endormit à force d’attendre. Il rêva de l’entité qu’il avait rencontrée dans l’arbre, elle l’appelait. Elle lui susurrait à l’oreille, elle l’attirait, elle le corrompait, c’était le mal. Hol se retournait dans son sommeil, transpirant de tous pores, il recevait des images étranges.

                  Elle lui montrait la force qu’il pourrait avoir s’il se joignait au côté obscur, s’il intégrait les Shits. Comment il pourrait dominer la galaxie d’un simple geste de la main, où la détruire sans aucun remords. Puis il se retrouva soudainement dans une immense pièce blanche, sans raison particulière il était arrivé dans ces lieux étonnants. Une arche s’ouvrit à une dizaine de mètres, elle était noir ébène, hérissée de longes piques se perforant les uns les autres. Une forme en sortie, il la connaissait. C’était Bloodthirsty, le seigneur Shit en personne qui se trouvait face à lui.

                  Une seconde arche s’ouvrit, elle était opposée à la première, en direction et en forme. Blanche comme la lumière, elle avait l’aire translucide, comme si elle n’opposerait aucune résistance si l’on voulait la traverser. De la sortie Jake, le meilleur ami d’Hélios. Jake alla saluer son ami et s’assit sur une chaise. Qui aux parts avant, n’avait pas l’air d’être là ! Mais… Bizarrement il était difficile de douter de son existence... ou de son inexistence. Hol ne comprenait pas tout ce qui se passait, Stoïque il demanda :


                  -Pourquoi suis-je là… surtout pourquoi êtes-VOUS ici ? Je suis complètement perdue et je n’aime pas ça du tout ! Finit-il par s’exclamer.

                  -Nous nous trouvons dans les limbes de tes pensées et moi le Grand Bloodthirsty je vais te prouver que le côté obscur de la force est supérieur en tous genres. Alors que ton ¨camarade¨ va vainement tenter de défendre le côté ¨lumineux¨. Sur ses paroles il laissa Jake s’exprimer, ce dernier répondu sagement :

                  -Je suis juste venue te dire bonjour et prendre de tes nouvelles ! Voir une dernière fois mon vieux frère !

                  Son sourire parlait à sa place. Il n’était pas là pour argumenter mais pour discuter, simplement. Dès qu’il eut fini le Shit reprit la parole :

                  -Je suis le mieux placé pour te dire ce qu’est réellement le côté si puissant, qui est le mien. L’obscure est dans tout l’univers, il est la somme de toute chose et personne, il a toujours existé et existera toujours. Imagine la grandeur de ton nom si tu te joins à moi, si tu deviens mon disciple tu seras certainement plus proche du divin que si tu suis ce faible et ses paroles !

                  Il avait raison sur un point se dit Hol, le côté obscur est partout et en chaque personne. Elle pouvait vaincre chaque véhicule, être vivant, planète ou système solaire. Mais s’il y a une chose qu’elle ne pouvait vaincre c'est la lumière. De plus, Hol n’a pas besoin d’être puissant pour être satisfait de lui-même. Suite à cette vérité, Jake continua :

                  -Tu sais je vais bientôt retourner parmi les vivants, la Force me rappelle sous un nouveau nom. Alors je voulais, une dernière fois, te voir, te parler, avant de te dire mes adieux… Je sais que tu es heureux pour moi, je sais aussi que tu es triste de me perdre définitivement ! Il baissa la voix, émut. Il reprit :

                  -Tu savais que je te suivais où que tu ailles et quoi que tu fasses. Mais ça n’a jamais influencé ton comportement ou tes décisions. Pour preuve je ne les aie pas tous approuvés. Mais aussi c’est pour ça que je t’admire tant. Tu n’es rien d’autre que toi-même… Tu es mon Frère D’âme et je suis si fière de toi !

                  Sur ses tendres mots les deux arches se rouvrirent et les appelèrent, se sentant aspiré, les deux ambassadeurs délivrèrent chacun un ultime message. Le Shit Proclama « Je suis ce qui détruira tes obstacles ! » et le frère murmura « Je suis ce qui protégera ton existence ! ». Les portes franchie, les deux êtres disparurent laissant Hol seul dans cette pièce grande et froide.
                  Isolé, il se dit
                  « Pourquoi choisir ? », après tout ce n’est que question d’équilibre et d’utilisation. Pendant qu’il se demandait comment y arriver une voix résonnait de plus en plus fort, un peu comme un « Hey, listen ! », qui résonnerait encore et encore. Une nouvelle arche apparue face à lui, elle l’aspira sans autre mesure. Était-il arrivé ici de la même manière ?

                  Les yeux mi-clos, il s’éveilla peu à peu. Il respirait rapidement, détrempé, la crasse qui le recouvrait avait déjà aspiré sa transpiration. Choquer par cette odeur de moisissure et de terre qui habitait les lieux, il se releva péniblement et alla jeter un œil en dehors du trou. Ses cheveux étaient sur le point de devenir des dreads s’il n’était pas bientôt soigné, son visage bruni par ses jours à errer dans ce monde sauvage et ses habiles auraient besoin de plusieurs lavages avant de pouvoir retrouver l’idée d’esthétique minimal.
                  Son package sur le dos, il sortit de la baraque pour se retrouver au-dessus de son rival. Par quel miracle avait-il pu le retrouver, quel sortilège pouvait permettre à cet homme de le retrouver ? La réponse il la connaissait… sa chance ! Qui dé qu’elle le peut le met dans les pires situations, il doit toujours faire face à un problème tombé de nulle part.

                  Pour le moment le… pirate ou qui que ce soit, ne fessait que le regarder. Était-il un ennemi ou un ami, devait-il l’affronter ou l’aider ? Bien qu’il se soit posé la question, Hol est quelqu’un de suspicieux. Il n’accorde pas sa confiance aussi facilement à un intrus. Admette son erreur est difficile pour lui. Mécontent il voulait voir comment allait réagir son inviter, il débuta un de ses jeux. D’humeur joueuse il plongea son regard de fou dans les deux fentes cachées derrière une capuche. Sans prévenir il tira un fruit sur le nouvel arrivant qui l’attrapa sans problème, mais à peine avait-il tiré son projectile qu’un second suivait distraitement le premier. Hol sauta de son arbre et attrapa une liane sans se retourner, il ne regarda pas si sa ruse avait fonctionné et commença une course effrénée.

                  Il avançait rapidement dans ce lieu auquel il c’était finalement habitué. Agile de base, ce petit séjour dans un relief aussi accidenté lui offrit un entrainement idéal pour se perfectionner. Il avançait bien plus vite que son adversaire, qui a bous de souffle, le suivait de moins en moins vite. Prenant le temps de ralentir pour l’attendre, il fit un dernier sprinter sur la fin. Aussi rapide que le vent il traversa le foret et arriva au vaisseau. Son regard se posa sur une des ailes, décider à attendre son invité, il se posa les jambes croisées et son bâton métallique sur l’épaule. Son sourire taillait une crevas d’une oreille à l’autre, un spectacle peu rassurant pour qui le rencontrerait.
                  Un peu fatigué, il était contant de pouvoir se reposer un court instant avant de voir débouler sa prochaine rencontre. En espérant avoir affaire à une personne plus recommandable que ses anciens
                  ¨camarades de voyage¨ tous aussi déplaisant que dérangé !

                  1 réponse Dernière réponse
                  0
                  • Le ChroniqueurL Hors-ligne
                    Le ChroniqueurL Hors-ligne
                    Le Chroniqueur
                    a écrit sur dernière édition par
                    #9

                    Post n°9
                    Auteur : Händal

                    Toujours le regard tourné vers ce trou, il avait la conviction qu’allait surgir le saboteur. Et ce qu’il vu ne fût pas ce qu’il avait imaginé. Un visage sauvageon hirsute venait d’apparaître. Mais ce qui le choqua le plus fût ces yeux fous dilatés qu’il avait vu en rêve peu avant. Comment cela était-il possible ? Händal était tellement décontenancé par ce fait qu’il n’eût un peu plus pas le réflexe d’attraper le projectile que venait de lui lancer l’individu visiblement peu enclin au dialogue. Au moins, il avait obtenu confirmation que celui-ci ne disposait de rien de très sérieux en terme d’armement. Regardant ce projectile, il constata qu’il s’agissait d’un fruit. Estimant que ce dernier était comestible, il le rangea dans son sac et s’apprêta à le remercier ironiquement. Mais alors qui levait les yeux, il vu un 2ème projectile arriver. Il sauta de manière vive sur le côté mais ne put empêcher ce nouveau fruit de s’écraser sur son épaule. Décidément, ce guss à de la suite dans les idées pansa t’il. Ni une ni deux, il le vu sortir de son trou et prendre ses jambes à son cou…

                    Décidé à confronter son adversaire, il se mit à sa poursuite dans cet environnement jonché de racines et autres végétaux faisant qu’il fallait bien lever les pieds pour ne pas risquer de s’étaler par terre. Etonnement, l’autre ne semblait pas subir le terrain. Il avait du mal à le suivre mais comprit vite ce vil brigand allait. Droit au vaisseau qu’il venait de saboter. S’il espérait tenter à nouveau sa chance, il allait être déçu. Ayant analysé la situation, Händal décida de ralentir le pas et de s’arrêter à couvert, juste à la lisière de la clairière dans laquelle il observa ce jeune homme se poser tranquillement en essayant de prendre une posture intimidante. Il réfléchit un instant, reprenant son souffle. L’autre était visiblement esseulé. Son apparence laissait plutôt penser à un rescapé qu’à un autochtone organisé. Il avait fui en abandonnant son trou au pillage. Cela signifiait qu’il ne possédait rien de valeur où auquel il était attaché. Tout allait dans le sens où cet homme serait fraîchement arrivé et désorienté, ou alors un ermite cherchant à s’isoler du monde. Il pencha pour la première option et se décida à aller à nouveau à sa rencontre…

                    Il sortit le fruit de son sac pour le prendre à la main et se dirigea en marchant tranquillement vers son adversaire, lui aussi arborant un sourire malicieux. Arrivé à quelques pas de l’autre, toujours le regardant droit dans les yeux, il tapota le fruit et en prit une bouchée…
                    « Merci bien… cela change des rations de survie… » lui lança t’il ironiquement et regardant le fruit. « Pas assez sucré à mon goût néanmoins… »
                    A présent, son regard le défiait. Comment allait-il réagir ? Il ne lui laisserait pas le temps d’y penser. Il renchérit.
                    « Nous avons donc 2 options… Nous affronter dans ce genre de petit jeux visant à épuiser l’autre, où alors associer nos efforts afin de nous en tirer au mieux… »

                    Ce qui avait germé dans sa tête était simple. Visiblement, cette planète n’était pas hospitalière. Il commençait à penser que l’alien sur Eradiu, sentant sa fin proche, s’était simplement venger de sa situation en l’envoyant ici. Mais avec un peu de chance, l’autre fou aurait quelques connaissances en mécanique ou autre et pourrait par exemple, à défaut d’utiliser l’engin qu’il avait saboté pour repartir, utiliser la transmission longue distance pour envoyer un appel à l’aide ou autre. Mais pour cela, il fallait d’abord qu’il devienne un peu plus coopératif. Et de nombreuses questions devaient encore trouver réponse sur les conditions du sauvage. Peut-être… Il pouvait toujours essayer cela… oui… Il se concentra.

                    Lire les pensées. Lorsqu’il était sur Eradiu, il s’était longtemps entraîner à cette pratique. Et même si son taux de réussite n’avait aucun envieux à faire, il lui était arrivé de réussir quelques fois. Il pouvait toujours essayer. On ne sait jamais. Händal plissa alors les yeux, se focalisant sur le regard du malotru et essaya de pénétrer dans sa tête. Rien. Plus il se concentrait et essayait, plus il se disait que cela était peine perdue. Décidément, c’était toujours lorsque l’on avait besoin de ses capacités que celles-ci fuyaient. Il arrêta. Il pensait que de toute façon, l’autre allait lui répondre et qu’il serait donc fixé sur leur coopération potentielle. Mais soudain…
                    « GrrrRRrrooOOOaaaaAAArrRRrrr… »

                    Décidément, la bestiole avait de la suite dans les idées. Voilà que l’animal auquel ils avaient tous deux déjà échappé chacun de leur côté venait de refaire son apparition et se dirigeait à toute vitesse droit vers eux. Le temps n’était plus au dialogue, ou plutôt au monologue dans la mesure où il n’avait toujours pas entendu le son de la voix de son rival. Il fallait à nouveau faire vite sous peine de finir dans l’estomac du fauve. L’autre était devant le vaisseau, en quelque sorte lui barrant l’accès. Et Händal ne savait pas s’il le laisserait passer ou s’il lui jouerait un tour. Il n’avait aucune confiance en lui. Il ne lui fallut donc pas longtemps pour décider de quoi faire. Ni une ni deux, il se mit à courir en empruntant le même chemin qu’il venait de faire, mais à l’inverse. Il savait où il trouverait un abri en hauteur. Peut-être était-ce une certaine forme de crainte, mais il lui sembla aller beaucoup plus vite qu’à l’aller. Il n’avait même pas pris le temps de regarder si la bête l’avait suivi lui ou s’était plus attardée sur l’autre. Et au final, cela lui importait à ce moment précis assez peu lorsqu’il arriva au pied de l’arbre dans lequel était ce trou qui lui servirait de refuge…

                    Il grimpa dans les hauteurs et se posa dans le trou, regarda dehors et constata que l’animal n’était pas là, puis referma ce qui servait de porte. Il découvrit alors le lieu où vivait l’autre, comme il l’avait imaginé sans grand confort. Il allait maintenant se reposer un peu. Vraisemblablement, cette planète ne lui réservait pas que de bonnes surprises et il était préférable d’être en bonne condition pour y survivre. Chaque instant de repos, si court soit-il, devait être prit et apprécié. Qu’allait lui réserver les prochaines heures ou les prochains jours, Händal n’en avait aucune idée…

                    1 réponse Dernière réponse
                    0
                    • Le ChroniqueurL Hors-ligne
                      Le ChroniqueurL Hors-ligne
                      Le Chroniqueur
                      a écrit sur dernière édition par
                      #10

                      Post n°10
                      Auteur : Mr Helios

                      Décidément il n’y avait pas moyen comprendre ce type. Pourquoi il était ici ? Calme il n’avait pas l’aire de lui en vouloir, pourtant Hol ne c’était pas privé de lui balancer des fruits au visage et optionnellement fait planter son vaisseau. Mais ce voyageur lui proposait tout de même une alliance. Était-ce un piégé ou simplement une invitation. Dans les deux cas il n’avait pas trop le choix, que faire ? Le mieux serrait de récolter des informations sur son cette personne, probablement n’avait-il rien à craindre… pour l’instant.

                      Un rugissement retenti, c’était encore cet ours, il était tenace dans le genre. Généralement ils n’ont pas vraiment l’endurance de poursuivre leur proie, c’est pour ça qu’ils se camouflent près des arbustes. Un bon moyen de se nourrie sans bouger. Ils peuvent rester près d’un point d’eau potable ou d’un arbre fruitier deux ou trois semaines pour attraper leur nourriture. Celui-là était motivé dans le genre, il devait être jeune, déjà qu’il n’était pas grand il s’acharnait dans le vide. Cette espèce n’était pas faite pour poursuivre des êtres humains, mais plus de gros herbivore pas téméraire.

                      L’histoire se répétait, l’un des deux naufragés était en fuient. Ce qui rassurait Hol c’était que l’autre ne combattait pas non plus, ils étaient sûrement autant sur la défensive l’un que l’autre. Rapidement déguerpi, il ne restait que lui et le jeun ourse. Ce dernier regardait Hol l’aire de le vouloir. Peu impressionné par la bété son sourire plus moqueur que narquois se raillait d’elle. Ce n’était pas la première fois qu’il la croisait, elle l’assaillait à chaque fois, ni arrivant jamais elle avait jeté l’éponge. Le seul moment où elle faille lui arracher la tête c’était lorsqu’il lui rentra dedans après avoir fui l’inconnu. Finalement elle préférait poursuivre une proie moins rapide, voire moins humaine.

                      Débarrasser des deux gêneurs, il alla dans le vaisseau pour voir ce qu’il pourrait faire pour débloquer la situation. Le panneau de commande face à lui affichait le même message
                      « Erreur ! Module hors-service. Arrêt d’urgence des moteurs ! » ce n’était pas un problème, il suffisait d’utiliser la commande du menu et de trouver les sécurités de l’appareil. Le souci était qu’il n’avait pas le mot de passe administrateur, impossible d’avoir accès au menu sans. Il ne pouvait même pas faire décoller l’engin. Déçu il alla attendre le retour du rival sur l’aile, se demandant quand il allait le revoir.
                      Le soleil se couchait au loin reflétant les derniers rayons lorsque l’autre arriva, il n’avait pas passé un bon moment depuis son arrivée apparemment. Amusé, le sourire de Hol était intéressé, que pouvait-il bien lui dire ? Le rictus se fit de plus en plus grand au fur et à mesure que le pauvre bougre se rapprochait. Il était temps de se présenter, son regard de fou plongé dans celui de son interlocuteur, il dit d’un ton assuré :


                      -Alors comment tu trouves cette planète ? Peu accueillante n’est-ce pas ! Donc pour te répondre, je préfère une trêve tant que je ne te connaîtrais pas plus. Il regarda le centre de pilotage et continua.

                      -Au passage tu n’aurais pas le mot de passe que je puisse avoir accès à la sécurité de cette boîte. Car bien que tu n’aies pas l’aire de comprendre comment elle fonctionne, c’est en vérité assez simple. Mais sans les bonnes autorisations je ne peux rien faire ! Soudainement il se rappela. Ho et appelle-moi Hol !

                      À cette dernière phrase c’était fini, le sourire d’une oreille à l’autre, ses pupilles trop dilatées pour être normales et sa nonchalance c’était un personnage qu’il valait mieux craindre au premier abord. Cette aire de fou sorti de nulle part était accentué par son aire sauvage, crasseux il n’inspirait pas confiance, bien au contraire. Qui serait assez fou pour lui tendre la main ? Ce serait comme la mètre dans la gueule d’un Rancore. Mais au fond Hol voulait juste paraître comme quel qu’un de confiance… ou juste normale. Il tendit son bâton pour aider son nouveau contacte à monter sur l’aile, espérant ne pas faire de quiproquo, il voulait juste être amical...
                      Avant de proposer de l'aidé pour monter sur le véhicule, il devint plus froid. Ce fut alors qu’il demanda sur un ton monogame :

                      -Que cherches-tu et pourquoi es-tu ici ? C’est clairement un monde de fous et tu m’as l'aire assez sainte mentalement. Qui attend-tu ici ?

                      Il était soudainement sérieux, son sourire disparu il ne restait que ses deux points noirs semblant aspirer tout émotion. Les frontières de ces trous noirs se coloraient d’un vert gris-émeraude, ces fines bandes retenaient-elles la folie du vide ? Ce regard hypnotisait tout ce qui pouvait le croiser, comme une lumière dans le noir. Elle éveillait une fascination obscure !

                      Difficile de le quitter des yeux, le vide est attractif. Dès lors ce néant mis de côté on peut constater que Hol est normale. Sa peau est crasseuse mais pas balafrée, son visage cacher derrière ses cheveux n’est pas impressionnant, il est même doux ! Bien que dans l'état actuel il soit plus proche d’un animal, olfactivement parlent. Il est Compliquer de rester proche de lui sans se boucher le nez.
                      Bien qu’il fasse un geste en direction de l’inconnu, Hol était retissant à l’idée. Il est difficile pour lui de donner, il n’a pas fois en l’humanité qui lui avait tant pris.

                      1 réponse Dernière réponse
                      0
                      • Le ChroniqueurL Hors-ligne
                        Le ChroniqueurL Hors-ligne
                        Le Chroniqueur
                        a écrit sur dernière édition par
                        #11

                        Post n°11
                        Auteur : Händal

                        Il s’était assoupi. Durant son sommeil qui n’avait pas été très réparateur, il avait vu le visage marqué de cet Alien, propriétaire d’origine de ce vaisseau qu’il avait laissé aux mains de l’homme aux yeux fous. Dans son rêve, l’Alien parlait mais plus il se concentrait, plus les sons sortant de sa bouche étaient incompréhensibles. Comme si le message qu’il voulait délivrer était codé ou destiné aux seules oreilles d’une personne avertie. C’était le sentiment qui ressortait dans l’ensemble du songe duquel Händal sortait peu à peu, ouvrant ses yeux et redécouvrant cet abri de fortune jonché à bonne hauteur du sol…

                        La nuit commençait à tomber. Mis à part ce rêve étrange, rien n’était venu perturber la quiétude du trou dans lequel il se trouvait. Ni l’animal, ni son rival. Peut-être c’étaient-ils entretués. A cette pensée, il fut assailli par un sentiment qu’il n’aimait pas et qu’il avait déjà ressenti il y avait peu de temps. Le sentiment d’être responsable de la disparition d’une âme. Même si, jusque-là, l’autre n’avait en aucun cas été amical ou même ne serait-ce que coopérant, il ne lui souhaitait pas de mal et n’avait pas envie d’être coupable de son malheur. C’était dans cette état d’esprit qu’il avait vécu ses toutes premières année au contact de sa mère et avait longtemps regretté de ne pas pouvoir appliquer ceci au regard des conditions qui avaient été les siennes jusqu’alors. Donc ce n’était pas aujourd’hui qu’il était libre qu’il allait faire fi de cette philosophie et lui tourner le dos. Il allait retourner en direction de la clairière et voir de ses yeux ce qu’il était advenu de l’autre…

                        Arrivant, une fois de plus, à proximité du vaisseau, il découvrit l’autre quasiment dans la même configuration que précédemment. A savoir posé sur l’aile de l’engin et un sourire aux lèvres. De son coté, lui n’était enclin à sourire. Il commençait sérieusement à en avoir marre de jouer à cache-cache et entendait, bien que d’une certaine manière content de le voir en vie, le lui faire savoir. Il avançait donc droit vers son rival d’un pas déterminé et ne décrochant pas son regard de ces yeux trop dilatés. Au moment où il s’apprêtait à ouvrir la bouche, ce fut l’individu souriant qui prit les devants…

                        Alors comment tu trouves cette planète ? Peu accueillante n’est-ce pas ! Donc pour te répondre, je préfère une trêve tant que je ne te connaîtrais pas plus.

                        Händal le regarda, quelque peu surprit du ton détendu utilisé et qui lui parut peu de circonstance au vu de leurs premiers rapports disons assez tendus.
                        Au passage tu n’aurais pas le mot de passe que je puisse avoir accès à la sécurité de cette boîte. Car bien que tu n’aies pas l’aire de comprendre comment elle fonctionne, c’est en vérité assez simple. Mais sans les bonnes autorisations je ne peux rien faire ! Soudainement il se rappela. Ho et appelle-moi Hol !

                        Décidément, pour quelqu’un qui avait précédemment refusé le contact en lui balançant des fruits du haut de son arbre, le donc dénommé Hol devenait bien bavard. Et qui plus est, demandait un code qui s’il le connaissait pourrait lui permettre on ne sait quoi avec le risque potentiel d’être abandonné seul sur cette planète. Voilà ce qu’Händal pensait sur l’instant. Certes il pensait que tout être possédait quelque chose de bon en soit, mais il appartenait à chacun également de déterminer s’il souhaitait que ce soit ce bon côté qui prédomine ou non. C’était là le libre arbitre de tout individu. Et aujourd’hui, il n’était pas prêt à miser sur le penchant de son interlocuteur…
                        « Hol donc… Moi, c’est Händal… »

                        Hol était devenu visiblement plus froid. Sans doute était-ce lié au fait que la question du code était restée sans réponse, voir plus, sans même une allusion. Il lui tendait désormais son bâton pour visiblement l’aider à le rejoindre sur l’aile de l’engin. Avait-il l’air si fatigué que cela ? Néanmoins, par politesse, Händal ne refuserait pas cette aide. Il attrapa le bâton et se hissa sur l’aile aux cotés de celui qui deviendrait peut-être son compagnon d’aventure.
                        Que cherches-tu et pourquoi es-tu ici ? C’est clairement un monde de fous et tu m’as l'aire assez sainte mentalement. Qui attend-tu ici ?

                        Bonne question se dit-il intérieurement. Que cherchait-il ici et qu’attendait-il ? Si seulement il le savait. Il lui fallait trouver réponses à donner. Le Hol était désormais plus sérieux tandis qu’Händal l’observait de plus près constatant que celui-ci n’avait visiblement pas eu l’occasion de se toiletter depuis quelques temps…
                        « A vrai dire, je suis ici par une volonté n’étant pas la mienne… Cette destination était préprogrammée dans cet engin qui m’a été confié… J’espérai arriver à un endroit... disons… plus civilisé… »
                        Allait-il directement lui raconter les conditions de son départ d’Eradiu et les circonstances dans lesquelles ce vaisseau lui avait été offert ? Non. Bien évidemment non. Il préférait pour l’instant éviter cette conversation déplaisante. Du moins tant qu’il ne connaitrait pas mieux le jeune homme lui faisant face…

                        « Et toi ? Es-tu ici par choix ? Je présume que ton projet n’est pas d’ouvrir une station hôtelière arboricole sur cette planète… »
                        Lui posant cette question, il avait voulu ajouter une touche humoristique afin de détendre un peu l’atmosphère et de pouvoir dialoguer plus sereinement. Et pour enfoncer le clou, il allait faire preuve d’attention envers Hol. Il sortit de son sac une ration de survie en prenant la précaution que l’autre ne voit pas combien d’autre restaient à l’intérieur, la coupa en deux d’un coup sec, et lui tendit…
                        « J’imagine que tu en a marre des fruits… Au passage, bon lancé… » Il regarda la tache laissée par le deuxième projectile sur son épaule…

                        La nuit était maintenant tombée. Il attendrait de voir ce qu’allait être la réponse de Hol, et en fonction, lui proposerait de s’abriter pour la nuit, soit dans son arbre, soit dans ce vaisseau. Quoi qu’il en soit dans un endroit où tout deux n’auraient à craindre la faune de cette planète…

                        1 réponse Dernière réponse
                        0
                        • Le ChroniqueurL Hors-ligne
                          Le ChroniqueurL Hors-ligne
                          Le Chroniqueur
                          a écrit sur dernière édition par
                          #12

                          Post n°12
                          Auteur : Mr Helios

                          Ouf ! Heureusement il n’était ni agressif ni violent. Au contraire il était même capable d’humour. Ce fut la première bonne nouvelle depuis longtemps, il pouvait enfin retrouver une once d’espoir.

                          Pour le moment il ne pouvait pas partie de cette planète mais il pourrait au moins parler. Non pas qu’il est le premier à vouloir des interactions sociales, mais il commençait à se comporter comme les Autochtones. Preuve en est les fruits qu’il avait lancés sur Händal, ce n’était pas des plus malins pour entamer une bonne entente… vouloir voler un vaisseau non plus ! Mais à part ces petits écarts, il n’était apparemment pas fait pour devenir ennemis.

                          Cette information enregistrée il regarda la demi-ration, hésita un moment et l’attrapa d’un geste de la main. Son sourire était de retour, plus serin, il répondit :


                          -Bon ! Merci pour la proposition, mais non je ne suis pas ici pour une station hôtelière arboricole ! Je suis simplement… dans une situation habituelle ! Voilà une réponse hors norme.
                          Comment dire ? Je suivais une destination définie et je suis arrivé dans un lieu indéfini. Suite à de nombreuses malchances qui implique, un atterrissage d’urgence dans une nacelle de survie, d'une errance de quelques semaines, une survie difficile et finalement toi ! Bref je suis sans aucun doute une sorte de vagabond perdue dans l’espace.

                          Il fallait faire une première explication. Résumer sa péripétie n’était pas dérangeant, juste comique. Il ne révélait pas grand-chose sur lui et ça pourrait rassurer l’autre. Suite à cela il espérait aussi avoir à son tour une petite éclaircie sur sa nouvelle connaissance. Au moins un autre détaille que son nom.

                          Il remarqua autre chose ! Il ne lui avait pas donné le code. Il était aussi méfiant que lui, un bon point pour Händal. Bon il ne pourrait pas avoir le code et il fallait se sortir de cette situation, il fallait expliquer comment régler le système.


                          -Ok ! Bon ton vaisseau est toujours opérationnel mais tu n’as toujours pas réussi à résoudre mes gaffes. Il suivie son raisonnement.
                          Donc tu ne sais pas comment fonctionne ton appareillé et on ne t'a pas expliqué comment l’utiliser ! Tu la volée ? Son regard se fit défiant.
                          Est tu un mercenaire ou un pirate ? Généralement on ne saute pas dans un cercueil de métal sans savoir où il va nous mener. À son regard s’ajouta un sourire complice.
                          Serrais-tu aussi fou que moi ? Au moins tu n’es pas stupide au point de me donner le code au premier contacte. Ce que je respect !

                          Il soupira et explique comment il devait ouvrir le menu du panneau de commande et dans quel menu il pouvait trouver les sécurités du système.

                          Ils commençaient à faire froid, le soleil se couchait doucement comme la température qui chutait. Presser il l’invita à rentrer dans son vaisseau. L’observant une dernière fois il se souvint du fruit qu’il avait lancer. Avec un reniflement satisfait, il dit :


                          -Héhé ! Ce n’était pas voulu mais j’en suis pas peu fière !

                          Sinon cette planète ne ferait pas une bonne station hôtelière arboricole. Je verrais plus un terrifiant parc d’attractions ou un camp de scoute !
                          Hol cherchait à réchauffer l’ambiance. Contrairement à l’atmosphère qui se refroidissait à vue d’œil. Attiré par un refuge il sauta et attendît à côté de la porte.
                          Bon tu viens ? Tu dois encore réparer mes bêtises. N'hésite pas à poser des questions s’il y a un truc que tu n’as pas compris !

                          Hol devin plus chaleureux soudainement, son comportement est définitivement lunatique. Difficile de se faire à une attitude comme la sien, il se demandait comment Händal le prendrait. Il ne voulait pas paraître déplacé mais ne pouvait s’en empêcher, il savait que ses premières rencontres ne savaient pas commet l’abordé au premier contacte.
                          1 réponse Dernière réponse
                          0
                          • Le ChroniqueurL Hors-ligne
                            Le ChroniqueurL Hors-ligne
                            Le Chroniqueur
                            a écrit sur dernière édition par
                            #13

                            Post n°13
                            Auteur : Händal

                            Finalement, son interlocuteur se comportait de manière civilisée. Händal se disait qu’il avait fait le bon choix en misant sur une approche allant dans le sens de l’entraide plutôt que d’entrer en conflit. Et ce, malgré le mauvais départ que leur relation avait pris. Le dialogue s’engageait désormais entre les deux jeunes hommes. Il constata que le trait d’humour qu’il avait essayé de disséminer avait obtenu gain de cause. Le sourire était de retour sur le faciès de Hol qui entreprit de lui répondre.

                            Bon ! Merci pour la proposition, mais non je ne suis pas ici pour une station hôtelière arboricole ! Je suis simplement… dans une situation habituelle !

                            Avait-il bien entendu ? Il eut un moment de doute…
                            Comment dire ? Je suivais une destination définie et je suis arrivé dans un lieu indéfini. Suite à de nombreuses malchances qui implique, un atterrissage d’urgence dans une nacelle de survie, d'une errance de quelques semaines, une survie difficile et finalement toi ! Bref je suis sans aucun doute une sorte de vagabond perdue dans l’espace.

                            Oui. Il avait bien entendu et comprit par la suite des explications données par le malchanceux Hol ce dont il retournait. Il s’était donc retrouvé sur cette planète par la force des choses et avait depuis survécu seul dans ce milieu hostile. Cela pouvait d’une certaine manière expliquer, voir excuser, le comportement non accueillant qu’il avait eu à son égard. Händal ne fit qu’opiner du chef en signe de compréhension…

                            Il allait à son tour lui en dire un peu plus, le moins possible pour être honnête, mais n’eut le temps d’ouvrir la bouche que l’autre reprenait.
                            Ok ! Bon ton vaisseau est toujours opérationnel mais tu n’as toujours pas réussi à résoudre mes gaffes. Donc tu ne sais pas comment fonctionne ton appareillé et on ne t'a pas expliqué comment l’utiliser ! Tu la volée ? Est tu un mercenaire ou un pirate ? Généralement on ne saute pas dans un cercueil de métal sans savoir où il va nous mener. Serrais-tu aussi fou que moi ? Au moins tu n’es pas stupide au point de me donner le code au premier contacte. Ce que je respect!

                            Voleur. Mercenaire. Pirate. Oui, en effet, lui-même se serait posé exactement les mêmes questions au regard des circonstances. Il allait être franc et honnête. Après tout, Hol venait de lui expliquer comment faire pour débloquer la situation avec le vaisseau et donc lui offrait en quelque sorte un ticket de sortie. C’était là un risque énorme qu’il prenait en ayant suffisamment confiance en le fait que Händal n’allait pas lui jouer un tour et partir seul. Il inspira profondément, regarda Hol dans les yeux et allait commencer, mais Hol reprit, l’invitant à présent à le rejoindre à l’intérieur du vaisseau pour essayer de réparer les systèmes…

                            Händal le suivi et referma la porte. La température était meilleure à l’intérieur, ne serait-ce que par l’absence de vent et d’humidité. Il sentait que le jeune homme était pressé de quitter cette planète. Qui ne l’aurait pas été après avoir été isolé ici pendant quelques semaines. Il était temps d’apporter quelques détails personnels.
                            « Non. Je ne suis ni voleur, ni brigand, ni mercenaire… … … »
                            Händal entreprit alors de lui expliquer le contexte de sa prise de possession de l’engin. Lui expliqua d’où il venait et pourquoi il avait fui Eradiu. Il réalisa après coup qu’il en avait peut-être trop dit. Certes il n’avait pas dit avoir tuer ôter la vie à l’Alien et donc risquer de passer pour un tueur, les certains détails pourraient le faire passer pour un fou. Comme par exemple le fait d’essayer de lire dans les pensées d’autrui ou encore d’avoir fait lévité, il ne savait comment, une cuve de produit chimique. Bref, il était trop tard et il regrettait déjà de s’être trop étalé sur son passé.
                            « Tu me semble t’y connaître en la matière… toujours plus que moi… alors… »
                            Il réfléchit encore un peu, puis ce décida.
                            « 8 A 6 C… C’est ce dont tu as besoin je pense… »
                            Il venait de lui donner le précieux code qui peut-être allait servir à quitter cette planète. Mais quelque chose n’allait pas…

                            « Où comptes tu aller ? Es-tu attendu quelque part ? »
                            De manière objective, il n’avait pas envie de s’éterniser sur Dagobah. Nom de cette planète qu’il avait découvert sur l’écran avant d’atterrir. Mais il avait le sentiment de ne pas devoir partir tout de suite. Son instinct lui intimait que la raison pour laquelle cette destination au demeurant peu accueillante était préprogrammée dans l’appareil ne pouvait être un simple hasard. Qu’aurait fait cet Alien diplomate ici, là où personne ne semble vivre mis à part eux, c’est-à-dire un fuyard et un naufragé ? Il y avait forcément une raison derrière tout cela. Evidemment, cela ne le regardait en rien, mais son instinct lui disait d’attendre encore un peu. Attendre quoi ? Il n’en avait aucune idée. Mais s’il partait maintenant, il aurait toujours en lui le doute et le sentiment de n’avoir pas honorer la volonté de celui qui lui avait permis de changer de vie. C’est pour cette raison qu’il en déciderait autrement s’il advenait que Hol répare l’engin en moins de temps qu’il faille pour le dire. Et cela, il n’allait pas tarder à le découvrir…

                            1 réponse Dernière réponse
                            0
                            • Le ChroniqueurL Hors-ligne
                              Le ChroniqueurL Hors-ligne
                              Le Chroniqueur
                              a écrit sur dernière édition par
                              #14

                              Post n°14
                              Auteur : Mr Helios

                              Enfin ! Il pouvait voir autre chose que de la végétation. L'abri qu’offrait la carlingue du vaisseau était bien venue, une bonne occasion d’être réchauffé par un appareille électronique. Auparavant il avait déjà voulu allumer un feu dans le trou qui lui servait de refuge. Une très mauvaise idée, il faille s’étouffer avec la colonne de fumer qui envahit sa cachette en un rien de temps. Certes il aurait pu creuser le plafond pour laisser s’échapper ce cumulus, mais il ne voulait pas s’implanter ici. Pas comme l’avait suggéré, avec humour, son congénère.

                              Il préféra chasser ses souvenirs pour ce concentré sur l’obstacle présent. De plus son partenaire se confie soudainement.
                              Se fit donc avec attention qu’il écouta son nouveau partenaire. Une histoire bien triste selon lui. Surtout une preuve qu’où que l’on aille, il y a des personnes prêtes à abuser sans aucune limite des autres. Ce récit toucha Hol plus que de raison, il pouvait encore ressentir l’horreur qu’avait vécue son cadet. Un véritable torrent de souffrance encore incandescent, car les esclaves sont souvent torturés et traités comme des déchets. Il en savait quelque chose, être un cobaye ne devait pas être si différant de ce qu’avait dû vivre Händal. Il en voulait à la MC.

                              Le plus dur était qu’il venait de quitter cette situation, à quoi pouvait-il penser, où pouvait-il aller ?

                              En ce qui concernait sa personne c’était simple. Il vivait au jour le jour depuis deux ans sans savoir ce qui lui arrivait. Il avait pu accepter sa situation, mais pour ce qui est de l’ancienne esclave… il devait être perdu !

                              S’inquiétant sûrement pour rien, il continua. Après tout son camarade avait l’aire de savoir ce qu’il faisait… un peu trop pour ne rien cacher !? Non pas que quitter son monde pour plonger dans l’inconnue soit difficile, mais en tant qu’esclave ça devait être sa première décision. Alors pourquoi il voulait à ce point suivre cette voie, il avait l’univers à découvrir… alors pourquoi s’obstiner sur une destination qui n’est pas la sienne mais celle d’un Alien, que pouvait-il y gagner ?

                              Il avait beaucoup de questions à poser à son interlocuteur. Bien que pour l’instant il préfère les mettre de côté et se concentrer sur les sécurités. Il avait enfin le code ! Ne comprenant pas pourquoi il c’était finalement décider à le lui donner.

                              Il ne lui fallut que quelques secondes pour déverrouiller le système depuis le premier panneau de contrôle venue. Peut-être voulait-il simplement faire un geste de confiance, ou était-il flémard et voulait-il déléguer ? Pour sa part si quelqu’un lui expliquait quelque chose qu’il n’avait pas compris, il se dépêcherait de faire la manipulation pour l’intégrer. La connaissance est la clef de la réussite se disait-il.

                              Son objectif accompli il pouvait enfin faire ce pour quoi il était entré dans le système, pourquoi il avait accepté de débloquer tout le navire, il était près, il avait toute prévu. Les sécurités débranchées il lui serait facile d’avoir accès à cette partie du vaisseau. Il se retourna vers Händal le regard sombre et lui dit le plus sérieusement possible :


                              -Tu as des douches… ? Et un lit si possible ?

                              Souriant, il oubliait un détaillé. Son partenaire lui avait posé une question lui aussi. Toujours aussi rapide, il ne le laissa pas prononcer un mot et enchaîna sur une réponse :

                              -Je suis un explorateur ! Je ne sais pas où je vais mais j’y vais. Bien que je sois attendue à quelque part, je ne sais pas où cela peut bien être. Je suis la voie qui est sur les chemins de mes destinées. Il lui était difficile de donner un éclaircissement plus pousser vue que lui-même ne savait pas. Bien que dans l’ensemble il cherche à apprendre comment développer et contenir son talent en rejoignant les Jedi.

                              Il pourrait poser d’autre question, mais il ne voulait pas l’interroger maintenant. Fatigué, sale et à bout de course, il avait besoin de repos. Et il voulait lui laisser du temps pour s’adapter à la situation. Ses yeux se fermaient d’eux-mêmes, il n’en pouvait plus. Le corps endolori par ses longes journées sur ce monde. Un peu de confort lui ferait le plus grand bien. À condition que son nouveau camarade ne le balance pas par le sas à la première occasion ! Une opportunité qui ne saurait tardé pas vu l'état actuel des choses.

                              Bien qu’il commençât à se faire à cette compagnie, à lui offrir de la confiance et du soutien. Hol ne savait pas pourquoi Händal n’était pas partie dès son arrivée, pourquoi rester sur un enfer végétal et ne pas partir sur une planète plus civilisée ? il n'avait apparemment même pas essayer. Beaucoup de questions restaient sans réponse. Pouvait-il tourner le dos à cet inconnu sans courir le risque d’être trahi, comme il l’avait si durement été. Que pouvait bien cacher ce jeune homme et pourquoi est-il si sûr de lui ? Les questions qui assaillaient Hol le coulais de plus en plus. Il fit sur le point de s’endormir lorsque…
                              1 réponse Dernière réponse
                              0
                              • Le ChroniqueurL Hors-ligne
                                Le ChroniqueurL Hors-ligne
                                Le Chroniqueur
                                a écrit sur dernière édition par
                                #15

                                Post n°15
                                Auteur : Händal

                                Finalement, son compagnon d’infortune n’avait pas eu l’air de le prendre pour un fou lorsqu’il avait évoqué les différents aspects de son histoire. Cela avait en un sens rassuré Händal mais aussi soulevé plusieurs questions dans sa tête. Comment se faisait-il qu’un homme doué de raison ne puisse rire où même sourire à l’évocation d’une cuve qui lévite par la seule force de la pensée ? Comment une personne douée de raison ne pouvait en un sens se sentir menacée à l’entente du fait que l’on puisse lire en les pensées et ainsi trouver les plus infimes secrets que l’on aurait jamais voulu sciemment partager ? Peut-être était-ce simplement parce que Hol n’avait rien à cacher et du fait ne prêtait attention à tout ceci. Cette pensée le rassura en un sens…

                                Tout à ses réflexions, il regarda le jeune homme à qui il venait de remettre les codes se mettre en action et bidouiller le système informatique. Il regardait avec attention les manipulations que l’autre faisait, tachant de comprendre et d’enregistrer les démarches. En un rien de temps, il semblait que les sécurités étaient débloquées. Une bonne chose de faite se dit-il. Händal pouvait voir une certaine satisfaction dans le regard de Hol. Et le sourire affiché par ce dernier ne venait pas le contredire.

                                Tu as des douches… ? Et un lit si possible ?

                                Il venait de briser le silence et enchainait sans attendre de réponse…
                                Je suis un explorateur ! Je ne sais pas où je vais mais j’y vais. Bien que je sois attendue à quelque part, je ne sais pas où cela peut bien être. Je suis la voie qui est sur les chemins de mes destinées.

                                Cette dernière phrase laissa Händal pensif. La réponse avait été évasive. Etait-ce de manière volontaire ou simplement pour ne pas trop se dévoiler ? Le jeune homme paraissait sincère. En partant du principe qu’il disait la vérité, cela signifierait que Hol était en quelque sorte un vagabond de l’espace cherchant son chemin et sa propre voie. En ceci, ils étaient du coup tous deux pareil, ne sachant exactement où aller ni ce dont ils devaient attendre à leur arrivée. Deux parcours différents avec au final la même attente d’un destin qui se met en place et les entraîne quelque part où ils se réaliseraient…

                                Mais tout ceci n’était que simples suppositions. En réalité, il n’avait aucune certitude en ce qui concernait le jeune homme dont il commençait à s’habituer au regard assez troublant. Ce qui était clair, c’était que l’un comme l’autre ne se voyait pas rester sur cette planète plus longtemps qu’il ne faudrait. Néanmoins, l’un paraissait plus pressé que l’autre. De son coté, Händal n’avait aucune idée de quelle destination ils pourraient entrer dans le système de navigation en cas de départ. Et pour être honnête, même s’il savait su où aller, il n’avait aucune garantie concernant le bon vouloir de Hol, ou de ses désidératas…

                                Réalisant que son interlocuteur attendait toujours une réponse, Händal prit finalement la parole.
                                « Pour les commodités, fais comme chez toi… »
                                Il allait continuer sa phrase, le remerciant d’avoir débloqué la situation et lui demandant à nouveau mais de manière un peu plus précise l’endroit où il désirait se rendre en quittant cette planète, mais il fut interrompu. Un énorme bruit venait de se faire entendre à l’extérieur. Ce son provenait de la lisière de cette clairière où était posé le vaisseau. De quoi s’agissait-il ? D’un animal ? D’autre chose ? Händal regarda Hol cherchant des réponses. Ce dernier était visiblement épuisé. Ses yeux d’ordinaire grand ouverts et donnant accès à ces pupilles dilatés hors du commun étaient sur le point de se fermer. Il lui fallait du repos à l’évidence. Il fallait prendre une décision…

                                « Tu as entendu ça ? »
                                Il réfléchissait à toute allure. Au final, cette planète n’avait peut-être rien d’inhabitée. Händal éprouvait une certaine inquiétude. Jusque-là, les seules formes de vie qu’il avait aperçue étaient animales et végétales, mais que savait-il vraiment de l’environnement de Dagobah ? Pas grand-chose en vérité. Ce n’était pas comme s’il avait eu le temps d’étudier ceci avant de débarquer. Le mieux et le plus sécurisant, se dit-il, serait de monter des tours de garde afin d’éviter toute surprise. C’est ce qu’il allait suggérer…
                                « Reposes toi… Je vais aller dehors et monter la garde. Mieux vaut éviter les surprises… Si le cœur t’en dit, tu me rejoindras et me remplacera à ton réveil… »
                                Il n’attendit pas de réponse et ouvrit la porte de l’engin, sortant et laissant Hol seul à l’intérieur. C’était là un nouveau risque qu’il prenait, laissant à l’autre l’opportunité de tout verrouiller et de l’abandonner, mais il avait le sentiment de pouvoir lui faire confiance…

                                Händal se posa tranquillement sur l’aile de l’engin et soupira, scrutant les alentours du regard. Rien en vue. Se pouvait-il que ce soit son imagination qui lui ait joué des tours ? Quoi qu’il en soit, il était persuadé qu’il se devait de rester vigilant. Bien que lui aussi était fatigué, il ferait en sorte de rester éveillé et à l’écoute. Il repensa à cet étrange état dans lequel il s’était retrouvé plongé lorsqu’il avait fermé les yeux et essayé de se concentrer. La sensation qu’il avait alors eu que la nature s’adressait à lui sans qu’il n’ait besoin de l’interpréter. Peut-être était-ce là la solution. Il allait essayer de retrouver cet état dans lequel il s’était senti on ne pouvait mieux…

                                Il s’assit les jambes en tailleur, essaya de relâcher ses muscles endoloris par ces allers et retours dans ce qu’il qualifiait de jungle, et ferma les yeux, se concentrant sur le ressenti de toute chose l’entourant. Au fur et à mesure, il plongeait de plus en plus profondément dans une sorte de méditation où chaque son s’associait naturellement à un élément naturel. De temps à autre, des images venaient flotter dans son esprit. Le visage de sa mère qu’il avait récemment perdu, le visage de cet Alien à qui il avait ôté la vie, le visage de Hol et ses grand yeux dilatés, et aussi… Un visage étrange… Un visage qu’il n’avait encore jamais vu jusqu’alors. Un visage avec de très grands yeux et des espèces de longues cornes flasques. Un visage faisant penser à la profondeur des océans. Un visage évoquant à la fois une très grande sérénité mais aussi une forme de souffrance acceptée. Surement la fatigue influençait-elle son imagination. Il secoua doucement la tête et se reconcentra sur ce qui l'entourait. A présent, Händal avait perdu toute notion du temps et était profondément plongé en méditation. Il ne s’était jamais senti aussi bien…

                                1 réponse Dernière réponse
                                0
                                Répondre
                                • Répondre à l'aide d'un nouveau sujet
                                Se connecter pour répondre
                                • Du plus ancien au plus récent
                                • Du plus récent au plus ancien
                                • Les plus votés


                                • 1
                                • 2
                                • Se connecter

                                • Vous n'avez pas de compte ? S'inscrire

                                • Connectez-vous ou inscrivez-vous pour faire une recherche.
                                Powered by NodeBB Contributors
                                • Premier message
                                  Dernier message
                                0
                                • Accueil
                                • Récent
                                • Mots-clés
                                • Populaire
                                • Utilisateurs
                                • Groupes