THE FALL Bastion
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Post n°3
Auteur : Stella Lukos[HRP : Je ne sais pas si ce post aura une grande utilité dans cette mission impossible mais bon... Il faut que je bouge un peu !]
L'état émotionnel de Stella variait de l'excitation enfantine à la nervosité extrême : d'un certain côté elle se réjouissait de pouvoir enfin passer à l'action, de l'autre le fait de se retrouver dans l'espace confiné du vaisseau de débarquement en compagnie de clones la mettait au bord de la crise de nerfs. Du coup, la jeune Zabrak enfouissait son visage poupin dans la bure trop grande qu'on lui avait fournie. Passant d'un extrême à l'autre, la novice avait du mal à tenir une conversation suivie avec ses voisins. Pourtant ils faisaient des efforts pour briser la glace.
- Vous venez de quel système mademoiselle ? tenta son voisin de droite qui avait enlevé son casque pour lui sourire
- Hein ? Oui, oui, il doit faire un temps magnifique en cette saison sur Bastion ! répondit-elle en regardant pensivement à travers le hublot
Il lui fallut quelques secondes pour réaliser que les soldats la regardaient bizarrement et comprendre qu'elle avait répondu à côté de la question.
Ahem...Ca craint ! Vite, vite, diversion ! lui fit entendre son détecteur de bourdes mental
- Il est long ce trajet vous trouvez pas ? Je vais voir le pilote pour lui demander d'accélérer un peu. lança-t-elle avant de quitter son siège à une vitesse où on aurait pu le confondre avec un siège éjectable
La jeune Zabrak avait besoin d'un peu d'espace...enfin, de moins de confinement. Aussi elle se rendit dans la cabine de pilotage et alla s'asseoir en équilibre sur le dossier du pilote. Ce dernier n'osa pas protester en raison du grade de la novice, de loin supérieur au sien. Cependant il ne pouvait s'empêcher de penser que cette gamine manquait vraiment de tenue et d'éducation. En tant que clone, il avait passé toute sa vie à suivre les ordres. La désinvolture de Stella le mettait très mal à l'aise. Heureusement qu'ils étaient presque arrivés.
- Alors on va se poser ? C'est quoi le plan d'attaque ?
Une demi heure. Une demi heure qu'elle le harcelait de questions. Le pilote était à bout de nerfs lui aussi. Il regrettait amèrement sa précédente mission sur Bastion : sa bonne connaissance des lieux l'avait désigné d'office comme pilote pour cette invasion. Mais pour une fois, il lui répondis autrement que par une monosyllabe.
- On se pose d'un instant à l'autre. Il faut prendre le contrôle de l'Hotel de ville ou d'un autre lieu du pouvoir.
- Ah, c'est ce grand bâtiment là bas ? s'exclama Stella avec enthousiasme en pointant un immense bloc de béton orné d'un hexagone.
- Non ça c'est l'ambassade des Séparatistes. Vous reconnaissez pas leur emblème ?
En fait, Stella savait bien que le bâtiment appartenait à la CSI mais elle avait eu envie d'une confirmation. Comme si le fait de douter du fait que la planète n'était peut-être pas neutre la rendrait plus vulnérable. Elle avait besoin d'un appui extérieur pour concrétiser sa pensée.
- Mais alors…Ca veut dire que toutes les forces armées des planètes séparatistes vont nous tomber dessus. C'est une mission suicide !
- En effet. Ils viennent de lancer un appel radio invitant la population à se réfugier dans le bunker de l'ambassade le temps d'appeler les renforts.
Le pilote était lui aussi un peu agacé d'avoir eu à supporter la jeune Zabrak pour des prunes. Mais il se dit que Kovarn annoncerait la retraite dès qu'il prendrait conscience de son erreur. S'il pouvait entre temps se débarrasser de cette gamine insolente…
- Mais vous savez, c'est fréquent chez les Sith d'envoyer les novices sur des missions volontairement infaisable pour voir comment ils réagissent face à une situation périlleuse. lâcha-t-il avec une désinvolture surjouée
Mais il n'obtint pas de réponse : Stella avait disparu de sa cabine. Le pilote soupira d'aise. Enfin, le silence. Du côté passager en revanche, l'agitation régnait. Stella avait débarqué tout sourire, bien campée sur ses pieds légèrement écarté, les poings sur les hanches.
- Les gars j'ai un plan. Je n'ai pas le temps de vous l'expliquer mais je vais quitter le vaisseau en avance. Vous me suivrez, mais pas de trop près. Genre…500 mètres. Laissez moi 500 mètres d'avance. Mais vous défoncez tout sur votre passage ! débita-t-elle à toute vitesse.
Puis, peu sure de l'intelligence des clones elle ajouta : - Vous avez compris ?
- Peut-être serait-ce plus clair avec plus de détails sur votre plan. risqua une voix dans le fond
- Pas le temps je vous dis ! Tiens toi, là bas, passe moi ton flingue. Prévenez Umbra et Kovarn que je tente une intervention au sol. ordonna-t-elle du ton le plus autoritaire dont elle était capable
Avant que le clone n'ait donné de signe d'agrément, elle lui arracha son blaster des mains en s'aidant de la Force, ouvrit la planche de débarquement avant que le vaisseau ne se pose et sauta à terre. Stella piqua un sprint en direction de l'ambassade en dissimulant l'arme sous les plis de sa bure. Dans le vaisseau, un silence abasourdi.
- …Elle est folle ou elle est folle ? demanda le plus téméraire d'entre eux
- T'inquiètes, elle a surement une bonne idée derrière la tête. Enfin, j'espère.
De toute manière, ils ne pouvaient pas discuter ses ordres. Pendant ce temps, la jeune novice s'était mêlée à la population en fuite. Stella imitait à la perfection le civil lambda terrorisé par le débarquement. Enfin comme elle n'était pas très rassurée non plus, la jeune Zabrak n'eut pas trop à se forcer. Elle atteignit l'ambassade sans encombres et profita de sa petite taille pour se faufiler parmi les premiers réfugiés. Comme elle l'avait estimé, la porte se referma sur elle avant que les clones n'aient pu la rejoindre. Ils allaient cerner le bâtiment et essayer d'entrer par tous les moyens. Rien n'arrêtait les clones. Stella en était certaine.
Enfin, j'ai bien fait de prendre le flingue…
Stella avisa un Skakoan qui envoyait un appel à l'aide à la CSI qui promit une répression sévère. Cela se présentait mal pour l'Empire. Mais les Séparatistes ignoraient qu'il y avait un joker dans le jeu.
Vous allez voir ce que vous allez voir bande d'enfoirés ! se dit-elle pour se donner du courage
La jeune Zabrak grimpa sur une estrade et se débarrassa de sa bure qui entravait ses mouvements. Elle pointa son arme vers les têtes et déclara d'une voix aussi claire et assurée que possible :
- Okay les gens, vous êtes à présent mes otages. Le bâtiment est cerné par une division de clones à l'heure qu'il est. Tiens vous entendez ces coups de feu ? Ils entreront ici tôt ou tard et ils n'attendent qu'un signe de ma part pour éliminer tout le monde. Si vous êtes sages, comme on l'a déjà dit, personne ne sera blessé. Mais au moindre débordement, je tire dans le tas.
Stella tourna brusquement le blaster vers le Skakoan qui avait l'air d'un diplomate.
- Passe-moi ton émetteur. Moi aussi je vais envoyer un petit coucou à la CSI…
Bien sûr, tout cela n'était que du bluff. Stella n'avait jamais tenu d'arme de ce calibre de sa vie. Elle avait vu les clones s'en servir et savait donc vaguement comment la faire fonctionner. Un seul homme était armé dans le bunker. La novice lui fit signe de poser son arme : elle possédait un plus gros calibre que lui. Mais son blaster était affreusement lourd. La jeune Zabrak prenait sur elle pour ne pas trembler. Elle pria le dieu de la chance, au cas où il existerait, de faire arriver au plus vite sa petite escouade.
Ah et aussi, si vous faites en sorte qu'Umbra et Kovarn approuvent ce que je viens de faire, ce serait super ! ajouta-t-elle à sa prière
[Flash unavailable] -
Post n°4
Auteur : Super PNJConfédération des Systèmes Indépendants :

Dignitaire CSI
Mr ChabiteSous-lieutenant
Chris BurnettFace à la menace, le Skakoan leva machinalement les bras au dessus de sa tête. Abassourdi par une réédition aussi rapide face un seul ennemi, l'agent Burnett interrompit ce mouvement en posant calmement une main sur l'épaule de son supérieur. Il le força du regard à remettre ses bras le long de son corps. Il fallait absolument rester digne, des agents de sécurité supplémentaire n'allaient pas tarder à arriver. Burnett avait discrètement appuyé sur une commande disposé sur sa ceinture pour prévenir les forces de protection du bâtiment que l'ambassadeur était en danger, et ce dés l'arrivée spectaculaire de la guerrière impériale, bien avant qu'elle ne s'en prenne directement à l'ambassadeur. Si Chris Burnett était effectivement LE garde du corps personnel de Mr Chabite, il était évident que l'ambassade séparatiste était protégé par bien plus d'un «homme».
Le sous lieutenant s'interposa entre Stella et son supérieur, son fusil blaster bien levé vers elle, et il n'avait aucune intention de le lâcher.
"- Le port d'arme est strictement interdit dans l'enceinte séparatiste. Cette règle s'applique à tous les visiteurs, qu'ils soient invités ou pas. Rendez vous service et lâchez votre arme."
Plusieurs droïdes B1 et d'autres agents de sécurités firent irruption dans la pièce. Toutes leurs armes se pointèrent sur la guerrière impériale, la priant une fois de plus de lâcher son blaster. L'agent Burnett profita de la présence d'un droïde officier pour s'approcher de lui et lui glisser quelque chose à "l'oreille".
"- Il faut impérativement vérifier que ce n'est pas le seul ennemi à s'être glissé parmi les réfugiés." Dit il en murmurant.
Le droïde acquiesça et contacta des renforts. D'autre force allait descendre des étages pour participer à la fouille. Le protocole de protection de l'ambassade avait fini de se mettre en place. Les volets de sécurité, malheureusement à peine blindé, étaient tous abaissés bloquant ainsi toutes les portes et les fenêtres donnant sur l'extérieur. Les membres de l’ambassade n'avaient guère de doute sur leur solidité face aux forces «d'invasion», mais ces protections avaient quelque chose de moralement réconfortant. C'est d'ailleurs ça et leur supériorité numérique dans le bâtiment, même éphémère, qui permit à l'ambassadeur de reprendre ses moyens et de s'adresse sans gêne à leur visiteur.
"-Vous souhaitez obtenir mon émetteur? Une enfant a vraiment été choisi pour négocier avec la CSI, ou alors vous avez décidez ça toute seule? Rien d'étonnant, s'autoproclamer est quelque chose de très courant dans l'empire. C'est certainement ce que vous appelez une initiative et elles sont souvent en corrélation avec vos ambitions personnelle. Chez nous on appelle ça la sottise."
"- Personnellement j'appelle ça péter plus haut que son cul."
"- Une armée... ça peut être très utile. Dit il en ignorant totalement la remarque de son agent de sécurité. ça peut permettre de vaincre une autre armée, ça peut permettre de prendre des territoire et d'arriver à une véritable annexion dans cinq, dix, vingt ans ou peut être cinquante. Sauf que vous n'avez pas une armée, vous avez une divisons, peut être deux, même pas de quoi tenir une région. On ne décide pas de se faire des colonie avec les moyens d'une nation en voie de développement.
Qu'allez vous faire exactement? Rester pendant 30 secondes sur certain point stratégique pour «capturer» les lieux? On est pas dans un jeu vidéo ici. Dans le meilleur des cas vous allez submerger les forces locales essentiellement par votre supériorité aérienne. Les opposants vont donc laisser tomber toute forme d'uniforme et idée d'attaque réglementaire pour jouer les bons petits civil quand ils seront devant vous, puis ils vous feront la misère une fois que vous aurez le dos tournés, vous connaissez sûrement le terme de guérilla.... et ça va durer des année, des dizaines d'années. Laisser une grande partie de ses forces s'embourber sur une planète, surtout quand on a très peu de moyen, c'est stratégiquement suicidaire. Vous avez eu les yeux plus gros que le ventre.
Mais vous avez raison, vos alliés vont bien finir par rentrer parce qu'on a pas de quoi défendre cet endroit... comme vous vous n'avez pas de quoi prendre et encore moins tenir la planète. Vous pouvez être sur que tout ce que vous allez nous faire, vous le paierez en retour. La CSI est vraiment très rancunière.
Qui est votre supérieur? comment le contacter? Si vous avez un temps soit peu d'autorité et d'intelligence, dîtes à vos forces de rebrousser chemin."
Son courage ne tenait qu'a un fil, mais il devait absolument tenir tête aux impériaux. Tôt ou tard, l'armée séparatiste arriverait et elle balayerait toutes présences impériales sur la surface de la planète. Si elle apprenait que son ambassadeur avait capitulé, elle le lui ferait payé. La CSI était rancunière, il l'avait dit lui même. Il valait mieux mourir en héro plutôt qu'en traître.Spoiler : Spoiler
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Post n°5
Auteur : Stella LukosStella ne put s'empêcher de sourire quand le personnel de la base l'encercla en lui ordonnant de baisser son arme. Elle avait l'impression qu'ils étaient la manifestation des muscles de ses bras qui menaçaient de lâcher sous le poids de l'arme. Evidemment qu'elle avait très envie de baisser son blaster, ce n'était pas la peine d'insister autant. Mais avant de s'exécuter, la jeune Zabrak devait gagner du temps pour permettre à son escouade de la rejoindre. Les Séparatistes avaient l'air très chatouilleux, ce ne serait pas facile.
Mais depuis l'épisode Rancor, Stella restait légèrement claustrophobe : se retrouver enfermée dans un espace bondé et cernée par-dessus le marché…il n'y avait rien de tel pour la plonger dans la terreur. Or c'était dans la peur panique que la novice pouvait donner le meilleur d'elle-même. Cela représentait sa plus grande force, son atout. Cependant, comme la jeune Zabrak devait se mettre en permanence au pied du mur pour être efficace, elle n'avait aucune marge de manœuvre et jouait toujours le tout pour le tout. Ce qui, à la longue, s'avérait risqué. C'est pourquoi elle avait fait graver des portes bonheurs directement dans sa peau.
Ici, le Skakoan et son garde du corps essayaient d'intimider l'enfant qu'ils croyaient avoir devant eux. Le petit gabari de la novice y était pour beaucoup, mais Stella considérait que son enfance avait pris fin à la mort de son père, c'est-à-dire plus de dix ans auparavant. Ils ne la connaissaient pas. Ils ne savaient pas de quoi elle était capable quand elle libérait sa langue bien pendue.
- Alors premièrement, je suis moins jeune que j'en ai l'air et même si ce n'était pas le cas, un type a dit "la valeur n'attend pas le nombre des années"
Stella avait lu cette phrase sur un emballage de boisson alcoolisée dans une cantina de Tatooine et l'avait retenue sans vraiment savoir pourquoi.
- Deuxièmement, poursuivit-elle, si tu trouves notre stratégie d'attaque suicidaire, votre stratégie de défense l'est aussi : vous avez ressemblé une grosse partie de la population au même endroit, il suffit que j'indique mes coordonnées à mon boss pour qu'il envoie une bombe sur ce "ma-gni-fi-que" bâtiment et bim la population de Bastion décimée. Car évidemment vous deux vous allez tenter se sortir les premiers, ce qui créera un magnifique bouchon. Et moi vu que je ne suis qu'une enfant, je passerai très bien par une de ces petites fenêtres là haut. Alors je crois qu'au niveau stratégie suicidaire, il y a un point pour la CSI.
Ce bluff était peu vraisemblable mais Stella s'en tenait à la règle du "plus c'est énorme, plus ça marche". De plus, à la réaction du Skakoan, la novice avait compris que son assurance ne tenait qu'aux blasters pointés vers elle. Puis elle se tourna vers Brunett qui s'était cru très fin avec sa petite remarque.
- Troisièmement, si tu reste à péter plus bas que ton cul, tu vas vite te retrouver dans la merd*.
Cet argument ne servait à rien mais Stella n'avait pas pu s'empêcher de le placer, au risque d'interrompre sa réflexion visant à démolir l'image protectrice de la CSI. Mais son cerveau fonctionnait à plein régime.
- Quatrièmement, à en juger par l'état de vos défenses, on pourrait maîtriser cette planète avec une division de droïdes B2 sans le moindre problème.
Stella avait eu envie de pousser la provocation en parlant de droïdes B1 mais elle tenait ce type de droïde en si piètre estime qu'elle n'avait pas voulu les mentionner.
- Cinquièmement, vous semblez beaucoup sous estimer nos moyens. Si nôtre armée est un peu réduite, elle est constituée des soldats les plus efficaces et les plus fidèles à notre cause. Tu peux en dire autant des droïdes ?
Encore un bluff peu vraisemblable mais bon, cela lui permettait de grappiller quelques seconde de plus.
-Sixèmement, tu te goure sur notre objectif. On est ici pour démontrer l'inefficacité de la CSI à protéger ses colonies. Regarde à quelle vitesse on vous a submergé ! Le temps que les renforts arrivent on aura eu tout le temps de décimer la population. Chose qui ne serait jamais arrivé avec une vraie défense permanente, en un mot, une défense impériale. Alors oui, effectivement quand vos renforts arriveront on sera certainement obligés de plier bagage. Mais on aura laissé un souvenir cuisant à la population. Ils se souviendront à quel point les séparatistes sont longs à la détente. Et quand on aura de vrais moyens de conquête ils nous accueilleront à bras ouvert pour se ranger du côté des plus forts.
Haha, t'avais pas pensé à ça hein, abruti ? ne put-elle s'empêcher de penser malgré le caractère bancal de son argument.
- Septièmement, admettons qu'on arrive à conquérir cette jolie planète maintenant et que sa population soit assez stupide pour mener contre nous une guérilla sans fin plutôt que de profiter des avantages des protection impériale. Tu crois vraiment qu'on est venus sans préparer le terrain ? L'Empire a des agents infiltrés un peu partout ici, dans tous les milieux. Il ne se mettra pas en place un mouvement de révolte sans que l'on soit mis au courant. Maintenir l'ordre ne devrait pas poser de problème. Et quand bien même vous réussissiez à nous expulser au bout de quelques années, on aura suffisamment puisé dans les ressources locales pour donner un nouveau départ à l'Empire. Cette planète est bourrée de potentiel n'est-ce pas ?
Stella pris les réfugiés à témoin pendant que les agents de sécurité procédaient à une fouille assez brutale liée à la méfiance. Des tirs de blasters se firent entendre pendant qu'elle parlait. De plus en plus proches. Ce n'était plus qu'une question de secondes avant que les clones ne pénètrent dans l'ambassade. Cela évita à Stella de déballer une myriade d'arguments sans intérêt remettant en doute la virilité du diplomate et de son garde du corps. La jeune Zabrak avala sa salive qui commençait à lui manquer avant de poursuivre :
- Huitièmement, tu prétend que la CSI est rancunière. Elle n'a jamais dû avoir affaire à moi ou à mon boss. Je peux vous garantir que l'Empire se relèvera et que la première chose qu'il fera alors c'est faire payer ceux qui ont osé le sous estimer.
Les clones firent une entrée bruyante et soudaine à ce moment là. Stella fut un peu soulagée que les blasters des agents de sécurité se tournent vers la nouvelle menace. Ils n'eurent aucun mal à neutraliser les droïdes et abattirent quelques civils malchanceux en essayant d'atteindre les agents de sécurité procédant à la fouille. Stella attendit que les tirs diminuent d'intensité pour conclure sans perdre l'usage de ses cordes vocales.
- Et enfin "last but not least", mon boss, le futur Empereur en personne a suivi notre échange depuis le début et il n'a aucun ordre à recevoir des Séparatistes.
Stella se félicita d'avoir activé son propre émetteur en se faufilant dans l'ambassade. La jeune Zabrak renouvela sa prière au dieu de la chance pour que son bluff fonctionne sur l'esprit assez faible du Skakoan et surtout pour que Kovarn lui fasse signe. Elle n'avait pas envie d'être venue pour rien.
- Maintenant passe moi ton émetteur, gronda-t-elle, avant que je ne te l'arrache de force.
Stella redressa son blaster qui avait fatalement entraîné son bras vers la bas et le pointa vers les deux hommes qui n'avaient échappé à la fusillade uniquement parce que la novice se trouvait entre eux et les clones. Plus vite elle viderait son chargeur sur eux, plus vite elle pourrait reposer ses bras meurtris.
[Et maintenant, je propose d'attendre notre Koko national] -
Post n°6
Auteur : Super PNJConfédération des Systèmes Indépendants : 
Dignitaire CSI
Mr Chabite
Sous-lieutenant
Chris Burnett
Ainsi, les séparatistes étaient la cible de cette invasion. Dans ce cas l'empire avait mal choisis son adversaire et son lieu d'attaque. Sa crédibilité était déjà très faible, elle en prenait un nouveau coup aujourd'hui. L'ambassadeur était resté appuyé sur le bouton de son émetteur pour que la CSI puisse suivre toute leur conversation. Il y avait beaucoup de monde sur Géonisis qui était très étonné d'entendre les paroles de la zabrack. Mr. Chabite ne savait pas si Stella Lukos comprenait la gravité de ses mots et de sa situation. Elle était en ce moment considérée comme porte parole de l'empire et chacune de ses phrases prenaient une importance considérable."- BAM !!!"
Problème, la guerrière impériale n'était pas disposé à lâcher son arme et maintenant que ces amis étaient arrivé il y avait peu de chance qu'elle change d'avis. Les impériaux avait été plus rapide que prévu. Burnett, qui était toujours entre Stella et l'ambassadeur pour éviter qu'elle le lui tire directement dessus, baissa son arme, se retourna, attrapa l’émetteur des mains de son supérieur et le tendit ensuite à leur agresseur.
La guerrière impérial venait d'être touché par un tir incapacitant venant du E11 de Burnett, il avait a peine redressé le canon pour pouvoir lui viser les jambes. Il glissa dans un même temps l’émetteur dans sa poche et attrapa Stella avant qu'elle ne tombe à terre pour s'en servir de bouclier humain. Il écarta l'arme de son otage avec son pied et leva ensuite son propre blaster pour tirer dans la direction des impériaux les plus proches(avec des charges d’énergie létal cette fois.) Les mouvements de foules reprirent dès le premier coup de feu. Les civils se bousculaient et courraient dans tous les sens. Nombre d'entre eux tombèrent dans l'échange de tir. C'étaient ces mêmes mouvement de foule qui avait permit à Stella de rentrer dans l'ambassade incognito et qui permettaient maintenant Burnett et Chabite de resister. La panique leur permit de se glisser puis s'enfermer dans la salle la plus proche, celle du générateur, c'était également celle qui avait la porte blindé la plus solide et surtout aucune fenêtre. Chris inspecta rapidement les lieux... ils étaient bien les seuls ici. Si Mr Chabite tremblait de tout ses membres, le sous lieutenant continuait de faire son travail comme si de rien n'était. Il attacha les bras et les jambes de Stella sur un tuyau puis lui donna quelque claque pour lui faire reprendre ses esprits.
"- Si vous vouliez démontrer que les séparatistes avaient des problèmes de sécurité, vous ne croyez pas qu'il aurait été plus logique d'attaquer l'un de ses mondes?! Cria-t-il avec une colère qu'on ne lui connaissait pas. Moi ça me semble fondamentale. Sans ça tout votre raisonnement est ridicule. Bastion n'est ni une colonie ni une planète à part entière de la CSI. C'est un monde tout ce qu'il y a de plus indépendant. On a des accords et un ambassades chez eux, rien de plus. Vous savez des gens ou des planètes peuvent avoir des relations sans qu'il existe un dominant ou un dominé, avoir un ambassade chez eux pour faciliter nos échanges et nos accords, ça ne nous met pas à la tête de leur planète. Enfin je ne sais pas si vous savez ce qu'est un ambassade? En fait je sais même pas si vous savez ce qu'est une colonie. Nous n'avons pas l'habitude de mettre des vaisseaux de guerres chez nos alliés sauf en cas d'accord bilatéral. Nos relations n'étaient pas assez poussé pour cela, Bastion en n'a donc jamais fait la demande mais après cet événement ça pourrait changer. Vous aurez effectivement changé les choses mais pas du tout dans le sens que vous avez imaginez."
Mr Chabit fit une pause pour reprendre son souffle. Il était passé dans un nombre incalculable d'état en très peu de temps. La surprise,la peur, la colère etc... Une petite pensé alla vers ses amis, son personnel et les petites centaines d'habitants qui devaient maintenant regretter de s'être abrités dans l'ambassade séparatiste. Les impériaux n'avait absolument pas de quoi couvrir toute la région, bon nombres d'autre habitants devaient s'en être sorti. De son coté Burnett gardait un œil sur stella et sur la porte d'entrée. Un blaster dans une main, l'émetteur de la CSI toujours allumé dans l'autre.
"- Alors, effectivement les forces de sécurité chargé de la protection rapproché du personnel de l'ambassade ne peuvent pas résister à des centaines de soldats équipés d'arme lourde. Il n'y a en réalité pas de quoi sauter au plafond face à cette affirmation. Mais vous vous semblez vous féliciter à penser que plusieurs de vos divisons peuvent venir à bout de notre ambassades. Je vous donne toute mes sincères «félicitation». Tout expert tactique vous direz «encore une chance», mais moi j'ai envie de vous applaudir." Il se mit à applaudir bruyamment. Son état de nervosité devenait inquiétant.
"- Que Bastion demande de l'aide ou pas à la confédération, que ça soit un de nos monde ou pas, les forces séparatiste vont venir, elle ne peuvent blairer aucune forme de colonisation. L'empire aurait mieux fait de se tenir à l'écart pendant un moment au lieu d'attaquer une planète alors que les tension sont toujours au point le plus haut. On pourrait prendre ça pour de l’audace mais c'est de la pure stupidité. Vos histoires d'empereur sith invincible, de vos forces loyal très puissante, gardez ça pour les faibles d'esprit, la CSI n'y a jamais cru et n'y croira jamais!!! Le sénat lui même à fini par se débarrasser de ses légendes urbaines, la galaxie en train d'en faire autant. Aujourd'hui on a juste le droit aux dernières gesticulations d'un peuple dépassé par les événements.
Vous avez conscience que les armées de la nouvelles républiques et de la confédération sont à mille lieu des vôtres? Que même de simple planète ont des forces incroyablement plus imposante que votre empire? Que repousser votre attaque va être d'une extrême simplicité?Je vais arrêter de me poser des question, je crois tout simplement que la réponse est non. Vos prédécesseur étaient lancés sur le même principe d’invincibilité et on voit ce qu'ils sont devenu aujourd'hui. Heureusement vous n'avez pas appris de vos erreurs, ce que vous prenez pour un avantage est en fait votre plus gros défaut. Si vingt mille hommes au grand maximum étaient suffisant pour annexer une grande région ça serait déjà pas mal, alors une planète... Si c'était aussi simple de venir à bout d'une guérilla, ça aussi ça se saurait et comme vous n'avez de toute façon pas les forces pour couvrir le terrain, c'est encore plus ridicule. En fait tout vos actions sont basé sur du rêves et pas du tout sur la réalité. Vous allez chuter de très haut."
Les clones allait bientôt réussir à rentrer dans la pièce. L’ambassadeur parlait de plus en plus vite pour être certain de finir tout ce qu'il avait à dire avant d'être mis aux arrêts.
"- Utilisez votre cerveau pour une fois. Mettez en balance l'empire: Qui vient prendre le pouvoir par la force, qui est prêt à massacrer pour obtenir ce pouvoir et qui en réalité ne peut même pas assurer la «sécurité» de ceux qu'ils soumettent face aux grandes organisation politiques, militaires et à un certain nombre de planète; contre la CSI, qui n'a pas de vue sur bastion, qui est juste contre la colonisation, qui ne veut pas soumettre la population, qui a déjà eu des contrat et des accords avec eux sans accros et qui a de quoi arrêter plusieurs attaque de ce genre en même temps. Comment pouvez vous penser un seul instant faire le poids contre nous? Vous êtes largué, et sur tous les niveaux.
C'est bêtes, ça aurait bien pu se passer si vous aviez battu en retraite. Bastion vous aurez sûrement demandé des comptes et pas nous, mais puisque cette attaque nous était destiné, je suis dans l'obligation de conclure que vous nous déclarez la guerre. On en restera pas là. On va trouver où vous créchez et vous déloger, c'est tout ce que vous méritez."
"Ton maître nous écoute? Parfait!!!" Puisque l'empire ne connaissait pas la politesse, l'ambassadeur allait utiliser le même tutoiement que Stella avait utilisé avec lui. "T'es dans la merd* Empereur! Dans la merd*!!"
Spoiler : Spoiler
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Post n°7
Auteur : Stella LukosStella ne repris conscience qu'à la quatrième baffe de Brunett. Elle retrouva progressivement ses capacités pendant que le Skakoan sauvait les apparences auprès de ses supérieurs. L'arrogance mal placée du diplomate commençait à lui taper sur le système. C'était d'autant plus vrai maintenant qu'elle n'était plus libre de ses mouvements. La novice avait mal partout. Surtout à l'amour propre. Trop fière pour extérioriser sa douleur, elle partit d'un grand éclat de rire et lança en léchant le sang qui coulait de son nez :
- Tu me trouves stupide ? C'est trop drôle ! T'as tout pris au pied de la lettre ! T'as même pas capté que je racontais des conneries plus grosses que moi pour gagner du temps ! Ya juste un léger souci d'information de notre côté mais ce sera vite réglé. En attendant, j'ai horreur de me déplacer pour rien.
Stella débita plus rapidement ces deux dernières phrases, consciente qu'ils s'agissait de reproches à peine voilés destinés à Kovarn. Et puis, elle n'avait plus envie d'ergoter avec quelqu'un qui avait visiblement plus de bagou qu'elle.
* J'ai peut être chatouillé la CSI là où il fallait pas mais en même temps…J'avais même pas bougé qu'ils étaient déjà prêts à nous rentrer dans le lard…Il a raison l'autre abruti, t'es dans la merd* Kovarn : mission suicide, action suicidaire !* admit la novice pour elle-même
Mais la jeune Zabrak était viscéralement incapable de s'avouer vaincue. Elle ne se l'avouerait jamais mais sa fierté était encore plus mal placée que celle de Chabite. Stella ne pouvait pas se laisser humilier plus longtemps. La novice sentit qu'elle faisait un nouveau pas vers le côté Obscur lorsqu'elle se découvrit une nouvelle source de puissance : la rage. Sourde, féroce, meurtrière. Elle laissa la Force l'envahir et la dirigea sur l'individu le plus dangereux de la petite pièce. Brunett fut violemment projeté en arrière et se cogna la tête contre la poigné de la porte. Il tomba, inerte. Stella avait mal dosé son coup : ses entraves avaient explosé au passage mais elle s'était déboîté l'épaule gauche. Elle tomba lourdement à terre et explosa encore de rire pour masquer sa grimace.
- Tu fais moins le malin maintenant hein ? ricana-t-elle en ramassant le blaster de Brunett et en le pointant sur le Skakoan
Stella n'avais pas envie de liquider le diplomate tout de suite. Comme elle l'avait déclaré précédemment, la jeune Zabrak détestait rentrer les mains vides. Son passé parmi les malfrats y était pour beaucoup : il fallait toujours rentrer au QG avec un butin. Le ressortissant séparatiste serait certainement une monnaie d'échange intéressante, en plus des quelques centaines de civils prisonniers du bunker. Au point où elle en était, autant chatouiller la CSI jusqu'au bout. La novice colla le blaster de Brunett sur le tempe de son propriétaire et pressa la détente. Le garde du corps lui était plus utile mort que vivant, pour l'état d'esprit de son patron. Il s'agissait surement d'un dur à cuire et Stella n'avait pas digéré le fait d'avoir été prise par surprise. Elle avait encore l'arme pointée sur sa victime lorsque deux de ses clones parvinrent enfin à défoncer la porte blindée. Ignorant que Brunett venait d'être neutralisé, ils avaient leur blaster pointé vers l'entrée. Stella se sentit vaguement visée.
- Eeeh, on se calme les gars. Occupez vous plutôt du lascar derrière là. ordonna-t-elle en récupérant le blaster qu'elle avait laissé dans la salle principale et qu'un soldat avait eu la bonne idée de ramasser.
Chabite sortit donc de la pièce sous bonne garde. La jeune Zabrak profita du moment où le Skakoan passa près d'elle pour lui arracher l'emetteur. Enfin. Stella se racla la gorge et rapprocha les deux émetteurs.
- Bon eh bien je suppose que vous m'entendez là dedans. Voilà le topo : j'ai avec moi quelques centaines d'otages ET un ressortissant séparatiste sous bonne garde. Toute tentative d'intervention de la part de la CSI sera suivie d'un massacre. Sachant que si massacre il y a, même si vous repoussez notre offensive, vous aurez sacrément mauvaise presse ici bas. si vous êtes plus ouverts à la négociation que votre compatriote, vous pouvez vous adresser directement à mon supérieur, il vous entend.
Stella estimait avoir à peu près redressé la situation. Elle ne se faisait pas trop d'illusions quant à la crédibilité de ses paroles mais elle ne pouvait pas partir comme ça. Un ordre direct de Kovarn aurait plus de poids et s'il sonnait la retraite, elle pourrait s'en aller la tête haute.
Eh bé, je m'en souviendrai de cette planète ! soupira-t-elle intérieurement
[Désolée si ça vous paraît un peu bâclé, c'est pas facile de faire quelque chose de propre avec une connexion qui saute toutes les deux minutes ><] -
Post n°8
Auteur : KovarnElles avaient complètement envahi ses jambes. Durant un certain temps, il se contenta de grogner, comme si elles allaient prendre peur et s'en aller, espérant secrètement qu'elles n'étaient que de passage sur son corps et qu'il pourrait retrouver ses jambes aussi sec. Il n'en était rien. Après un long soupir rauque, le Zabrak décroisa ses longues pattes et grimaça alors que les fourmillements qui parcouraient ses membres inférieurs depuis quelques minutes dèjà s'étendaient à toutes ses veines avant de disparaître progressivement. Il reporta son attention sur son bouquin alors que Skeeter Davis gémissait à la radio sa plainte romantique, l'envolée romantique lui permit alors de rassembler sa concentration et bientôt, il ne pensa plus ni aux fourmis, ni à tout ce qui touchait le monde physique et se perdit dans les aventures de son personnage du moment. Quelque part, au loin, sur une autre planète peut être, l'Empire suffoquait, s'autogreffait une nouvelle tête après avoir été renversé par la République, mais il n'en avait rien à faire. Seule comptait la voix suave de l'ancêtre de la chanson romantique féminine et les péripéties qu'un couple d'amants vivaient, sans s'en plaindre, en sages héritiers de la tradition des amants maudits. Ils vivait avec eux, loin de toute réalité, attentif à chacun de leurs gestes comme s'ils n'avait pas lu et vu cette histoire des dizaines de fois dèjà. Il tremblait avec eux lorsqu'ils se retrouvaient dans une cabane abandonnée au fond d'un parc aussi luxuriant que désert, se frottait mentalement les mains lorsque la jeune femme glissait un couteau dans une serviette trop propre et la tendait à son amant, perdait toute respiration lorsque ce dernier, après avoir embrassé sa complice, se rendait en roulant les muscles virilement, dans la demeure de son adversaire, et se glissait dans le patio, puis le salon, puis le couloir des chambres...
Skeeter Davis s'était tue. Pas rancunier pour un sou, Parov Stelar avait aussitôt pris sa suite, distilant partout ses notes incroyablement nostalgiques, à la fois festives et incontestablement tristes, la bande son d'une soirée de jeunes filles des années 50 qui auraient passé la nuit à rire innocemment sous la pluie et le tonnerre, au fin fond de Brooklyn. Le refrain divertit le zabrak, qui commença à se lever pour se faire un lait de poule, accessoirement doublé d'un petit remontant comme de l'alcool wookie, lorsque son holopad sonna. Le grognement du tueur cornu en pantoufles se transforma en un soupir grave lorsqu'il avisa la provenance de l'appel. Immobile, l'hologramme de son interlocuteur attendait son activation et fixait le zabrak de ses yeux verts tremblants, créés grâce à plusieurs millions d'octet lancés chaque seconde. Comme par magie, la radio s'interrompit, Parov Stelar s'éloigna de la réalité en chantonnant et tout s'arrêta en dehors comme au sein de l'esprit du zabrak, qui assit, ou plutôt tomba dans son fauteuil avant d'approcher son doigt du communicateur. Il hésita quelques instants, puis appuya, doucement. L'hologramme prit vie, et sa voix, la voix de Kovarn Korel, emplit la pièce. Elle était fatigué, mais elle restait forte, féline et.. Et elle n'appelait ni à une réponse, ni à une quelconque contestation.
- L'Autorité Impériale se rend sur Bastion. Je compte sur vous. Je sais ce que vous pensez de l'avenir de la galaxie, mais croyez moi, si l'Empire tombe seul, vous tomberez avec nous. Vous savez très bien que la galaxie est accrochée à la falaise depuis longtemps, mais la meilleure façon de ne pas tomber, c'est de ne pas regarder en bas. Je compte bien relever la tête : ne gâchez pas tout, vos talents vous ont été donnés pour un but précis. Réfléchissez bien, mais soyez prompts : nous partons.
« merd* ». Après avoir lancé son communicateur sur un fauteuil, le zabrak s'adossa à l'une de ses armoires et se prit la tête entre les mains. Il resta ainsi, dans un silence de cathédrale, une bonne demi heure durant, puis, se leva, les lêvres serrées, entra son code pour faire coulisser les portes de sa réserve et, d'une légére pression tactile, ouvrit un réservoir duquel s'échappa un flacon de poudre ocre, qu'il laissa tomber. Le flacon chuta, percuta l'arrête de l'armoire et fondit vers le sol, au dessus du quel il s'arrêta, en plein millieu de l'appartement, comme suspendu par des fils invisibles. Au dessus de lui, la main grande ouverte, le zabrak inspira un grand coup, expira deux fois plus, et d'une torsion du poignet, fit remonter le récipient avant de l'attraper. Moins d'une minute plus tard, il sniffait son premier rail. La radio grésillait sans parvenir à trouver une musique convenable, et le bouquin, tombé au sol, brillait, quelque peu poudré, si bien que seul la dernière phrase du personnage principal, Rorschach, était visible.
« Cette ville meurt de la rage. Ne puis-je rien faire d'autre qu'essuyer ses babines ? »
….Bastion dormait encore. Après tout, l'armée rouge et noir cachait son soleil, et les vaisseaux séparatistes qui venaient de se lever emplissaient aussi le ciel, empêchant les habitants du monde millitaire de distinguer le moindre échappatoire, le moindre rai de lumière, dans ce tableau confus, aux courbes d'acier, bientôt barré d'un long trait rouge qui transpercerait au passage beaucoup de cœur. L'Empire s'était donc trompé : la CSI avait pris possession de Bastion sans le dire. Comme toujours, les séparatistes avaient un coup d'avance, et au lieu d'avancer leurs pions vers la république pour lui faire la guerre, ils s'étaient levés comme un seul homme à l'arrivée des impériaux, pourtant brisés et privés de l'Omega, principal moyeu de la guerre froide qui avait agité les deux camps. L'attaque de Bastion, aussitôt annulé par un Empire qui n'avait pas besoin d'ennemis en plus, s'était transformé en chasse à l'Impérial, alors que les gros vaisseaux impériaux se retiraient dèjà un à un. Dans la confusion, un Harbinger continuait à filer vers la capitale fortifiée, imperturbable, à mi chemin entre une comète tombée du ciel et un projectile de catapulte à la trajectoire méthodiquement préparée. A l'intérieur, un zabrak habillé d'une bure noire, les yeux jaunes, des mains de Zeltron et des cornes de taureau. Il avait des ordres. En fait, il cherchait une jeune femme, pour la sortir de là, et l'emmener exécuter une autre mission, autrement plus important et beaucoup moins compromise. Il s'arrêta le plus loin possible des forces séparatistes, profitant des chamailleries entre vaisseaux de front, et se glissa entre deux immeubles sans se soucier le moins du monde des éventuels témoins.
Cette fois, c'est les Arctic Monkeys qui faisaient vibrer le cockpit de l'étrange missionnaire, et il tapotait du pied en sifflant alors que ses doigts volaient sur un datapad noir et rouge : du dossier Confidentiel signé par un alias de Kovarn, il entra dans le sous-dossier « Stella Lukos » et récupéra son adresse d'holokit, dans laquelle il laissa ce message énigmatique :
« Votre GPS contient désormais une adresse dénominée Styx. Rendez vous à cet endroit, je vous y attends. Si vous souhaitez vivre, soyez là aussi vite que possible, et ne vous faites pas suivre par les séparatistes où je devrais vous éxécuter moi même. Ceci est un ordre qui vient de haut. » -
Post n°9
Auteur : Stella LukosStella commençait à s'agiter. Intérieurement bien sûr. Elle ne voulait surtout pas perdre la face devant le Skakoan. Mais les forces Séparatistes approchaient dangereusement. La jeune Zabrak tenta vainement de se calmer en se rappelant qu'elle avait tout un bunker d'otages pour se protéger. Mais tout de même. Le sueur perlait déjà à son front quand les signes d'un affrontement plus sérieux qu'au départ de firent entendre. Les tirs de blaster se rapprochaient. Au bout d'un temps qui lui paru une éternité, son émetteur s'agita. Le visage de la novice s'éclaira. Enfin ! L'Empereur donnait un signe de vie.
* C'est pas trop tôt...* soupira-t-elle lorsque la voix métallique grésilla pour annoncer qu'elle avait un nouveau message.
La novice parcourut rapidement les quelques lignes qui dansaient devant ses yeux d'ambre. Elle devait se rendre dans un lieu nommé "Styx"...un nom qui ne lui disait rien qui vaille...et veiller à ne pas se faire suivre par les Séparatistes...plus facile à dire qu'à faire...
Je suis DANS l'ambassade séparatiste abruti ! En plein cœur du conflit !
La jeune Zabrak se retint juste à temps de ne pas hurler le fond de sa pensée à son supérieur. Elle avait suffisamment d'ennuis comme ça. Et puis, quant à la manière de sortir du bunker, Stella avait son idée. Passer entre les mailles du filet séparatiste serait un jeu d'enfant : elle avait fait ça pendant toute sa jeunesse parmi les dealers. Son plan était simple, peut être même simpliste : elle allait sortir comme elle était entrée. En se faufilant dans le foule.
Stella n'en palissait pas moins de rage face au regard goguenard du Skakoan. Elle se servit de son bras encore valide pour vider la moitié d'un chargeur sur sa tête. Puis la novice se tourna vers ceux qu'elle considérait désormais comme SES clones. Rien qu'à elle.
- Ouvrez moi cette porte, ça devient irrespirable ici. ordonna-t-elle en remettant sa bure deux fois trop grande.
La jeune Zabrak prit sur elle pour ne pas grimacer en passant son bras gauche dans la manche.
- Essayez de rejoindre le vaisseau et barrez vous. lança-t-elle en guise d'adieu
Eux comme elle savaient très bien qu'ils avaient très peu de chance d'en sortir vivants. Stella les considéra un instant avec le pincement au coeur d'une fillette obligée de jeter son jouet préféré hors d'usage. Le mouvement de foule serait leur seul espoir. Stella agita sa main droite (celle portant son étoile de chance) dans leur direction. Ils ouvrirent la porte. Comme prévu, les civils, trop heureux de quitter enfin la compagnie de la gamine écervelée à la gâchette facile se ruèrent dehors. La novice se laissa happer par le mouvement de foule et se mit à courir en zigzag, à la recherche d'un endroit désert. Les Séparatistes, bien trop occupés à pourchasser tout ce qui porte une armure blanche, ne virent même pas l'individu encapuchonné qui ressemblait de loin à un Jawa avec des problèmes de croissance.
Une montée d'adrénaline l'empècha de se rappeler précisément les détails de sa fuite. L'essentiel est qu'elle se retrouva bientôt à errer sur des passerelles inoccupées depuis le début de l'attaque. Stella s'adossa contre un bâtiment en prenant garde à ne pas se trouver dans le champ de vision des vaisseaux qui déchiraient le ciel de tirs de blasters. Elle reprit son souffle et en profita pour jeter un œil plus posé à son GPS. Evidemment son "sauveur" n'avait pas pris le risque de se poser au milieu des jardins qu'elle venait de quitter. C'était là que se concentrait la majeure partie de l'affrontement. La jeune Zabrak avait plusieurs kilomètres à parcourir. Avec une épaule déboîtée, un blaster trop lourd et une bure trop grande...Cela s'annonçait plutôt mal.
Ses yeux tombèrent sur un speeder abandonné dans le chaos provoqué par l'arrivée des Impériaux. Ni une ni deux, Stella enfourcha le bolide et cala le blaster entre ses jambes. Elle ne connaissait pas ce type de modèle. Celui-ci était bien plus high-tech que les petits speeders qu'elle utilisait sur Tatoonie pour avaler des kilomètres de dunes et aller trafiquer avec les Jawas...En plus avec son épaule elle ne pouvait conduire que d'une main. Heureusement que tous les speeders fonctionnaient sur le même type de schéma. Le piloter était largement faisable. Pénible mais faisable.
De toute manière c'est pas comme si j'avais le choix... maugréa-t-elle
Le speeder traça sa route tant bien que mal à travers les gratte-ciels. Stella finit par s'habituer aux commandes. Mais arrivée aux trois quarts du trajet, elle manqua un virage et parvint à sauter de justesse avant que son engin ne percute l'immeuble voisin. Peu rassurée à cause du fait qu'elle avait perdu son blaster dans l'affaire, la jeune Zabrak se remit à courir, craignant d'avoir attiré l'attention. Elle atteignit le vaisseau de destination à bout de souffle.
Le pilote était dans une position étonnamment décontractée pour une telle situation. Stella ne pouvait pas bien voir son visage de cet angle mais elle sentait qu’elle allait bien s’entendre avec son sauveur. La jeune Zabrak frappa trois coups sur la vitre du cockpit pour attirer son attention. Bien qu’elle tenait à peine debout, la novice lui servit son plus beau sourire. Mais elle avait oublié de baisser son capuchon, son sourire avenant avait une apparence sinistre…
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Post n°10
Auteur : Super PNJ.
A la mémoire de ceux tombés pour la C.S.I : 
Feu
Dignitaire CSI
Mr Chabite
Feu
Sous-lieutenant
Chris Burnett
Visiblement les Impériaux étaient en train de prendre conscience de la totale absurdité de leur plan d’invasion. Après avoir débarqué leurs troupes et mobilisé quasiment la totalité de leur faible flotte, les pauvres clampins encore fidèle à Dark Kovarn s’attelaient déjà à évacuer leur position. Bastion était abandonnée avant même d’avoir été conquise. A les voir ainsi s’enfuir la queue entre les jambes, il fût évident que non content d’être un mauvais dirigeant, le prétendu « nouvel Empereur » était aussi très nul en stratégie ...
« L’invincible Empire » faisait piètre figure et c’était dans le désordre le plus total que son « armée » abandonnait Bastion. Il fallait dire que les Impériaux devaient se dépêcher ! Avant même que les Séparatistes ne débarquent, les assaillants se mangeaient d’ores et déjà une contrattaque spatiale venue d’une planète voisine! Car si Kovarn pensait qu’il était en présence de vaisseaux Séparatistes, il n’en était rien ! La C.S.I n’avait encore débarqué de vaisseau sur place et s’il en avait été autrement vous l’aurez lu précédemment dans un de nos posts. Les vaisseaux qui s’attaquaient aux Impériaux étaient-donc des appareils de Bastion et de planètes voisines, qui, alertées par les évènements, n’avaient pas mis longtemps pour débarquer sur place et poutrer les intéressés.
Les nouveaux arrivants comptaient bien rendre la pareille aux Impériaux. Sans doute n’avaient-ils pas apprécié l’attaque d’un monde souverain par les derniers vestiges de la faction colonialiste ?! La riposte était violente et ce fût sans doute dans le souci de sauver sa peau Kovarn annula la mission sur Bastion. Déjà les lourds croiseurs Impériaux battaient en retraite ! La déroute commençait à se transformer en chasse à l’Impérial !
Fait important, si c’était les intérêts Séparatistes qui avaient étés attaqués en cette journée, c’était bien les forces indépendantes des planètes du secteur qui étaient venus à bout de la témérité de l’assaillant. Vu la rapidité de l’attaque et le fait que Bastion n’était en aucun cas une planète Séparatiste, la Confédération n’avait pas été en mesure de déployer des renforts avant que ne s’opère le retrait quasi immédiat des forces de l’ennemi.
Alors que l’Empire subissait l’humiliation de la déroute, une seule question trottait dans toutes les têtes : A quoi avaient-ils bien put penser en débarquant ainsi sur une planète civilisée ? L’Empire ne se souvenait-il pas de la prise de Tatooine par le Cerberus qui avait été balayée dès que Valiant y avait envoyé des renforts ? Avaient-ils aussi oubliés qu’il s’était passé la même chose sur Taris, où la mouvance Cerberus avait été totalement massacré par la coalition Taris-C.S.I-Corellia ? Mais alors pourquoi réitérer une telle attaque avec des moyens si faibles ?! Jamais ils n’auraient pu tenir Bastion ! Non content de viser trop haut, les Impériaux avaient surtout attaqué l’ambassade Séparatiste et tué ces dignitaires ! C’était incompréhensible ! Les vestiges avaient eu la possibilité de reprendre doucement leurs forces et au lieu de cela, ils avaient préféré rentrer dans le lard et aller titiller les Séparatistes ! Kovarn était-il stupide ou avait-il un plan don il était l’unique personne à comprendre la finalité ?
Visiblement l’Empire avait perdu tout lien avec la réalité et il n’y avait qu’un seul responsable à cette chienlit : Kovarn. Aveuglé par ses délires et son fantasme d’un Empire invincible, il ne comprenait pas que les dernières forces qui restaient fidèle à sa cause n’étaient rien comparé à ce que l’Empire avait été jadis. Son « armée » n’avait que le nom car en comparaison un seul contrôle droïde transportait plus de soldats qu’il n’en aurait jamais …
Quoi qu’il en soit les Impériaux avaient tapés dans la fourmilière. Cette journée allait devenir une date marquée par l’infamie. Jamais la Confédération n’oublierait ses martyrs. Chris Burnett, Mr Chabite … C’était là deux noms qui deviendraient le symbole d’une seule cause : la vengeance. Personne ne restait impuni après s’être attaqué aux Séparatistes. Valiant s’était mangé les dents quand il s’était opposé aux forces de la C.S.I sur Korriban et ce serait au Cathar d’en faire à son tour la douloureuse expérience ! Car si elle n’avait rien dit, la Confédération planifiait déjà la suite des évènements de Bastion.
Comme elle l’avait fait lors de la crise de Korriban, la C.S.I envoya un message dans toute la galaxie. Les Confédérés posaient leurs conditions. Ce message s’adressait à chaque Impériaux avec un concept simple : s’ils trahissaient le Cathar et abandonnaient sa cause ils auraient la vie sauve ! Dans le cas contraire ils rentreraient en guerre contre la Confédération dans son intégralité. Kovarn avait eu l’avantage de la première main, c’était maintenant à son adversaire de piocher les cartes. La différence c’était que la CSI ne se couchait jamais, on allait aller toujours jusqu’au tapis. Malheureusement pour eux, les Impériaux n’avaient en tout et pour tout que la petite blinde ...
La Confédération des Systèmes Indépendants adresse dès l’or un ultimatum à tous les Impériaux :
Nous exigeons :
- La reddition complète et sans condition de l’intégralité des forces armées de l’Empire.
- Le démantèlement immédiat de tous ses vaisseaux.
- La libération des territoires occupés et la mise en place d’élections libres sous contrôle de forces Indépendantes.
- La tête de Kovarn Elifas Korel.
Tous ceux qui se rendront ont l’assurance d’être traité en tant que prisonnier de guerre. Cet ultimatum a pour unique but de vous épargner d’une destruction totale. En cas de rejet ou si vous n’acceptez pas maintenant nos conditions, vous devez vous attendre à un déluge de ruines venu des airs comme il n’en a plus été vu depuis la Grande Guerre. Après cette attaque suivront des forces aériennes et terrestres en nombre et en puissance telles que vous n’en avez jamais vues et avec les aptitudes au combat dont vous êtes déjà bien conscients.
Jamais nous n’oublierons le caractère de cette agression. Quel que soit le temps qu’il nous faudra, le peuple Confédéré, fort de son droit, éradiquera sans la moindre pitié tous ceux qui ne déposeront pas les armes.[HRP : Kovarn, merci de lire les posts précédents avant de poster et de ne pas jouer la C.S.I :
- Bastion n'est pas une planète C.S.I, nous y avons une ambassade. On la répété bien assez dans nos posts pour que ce soit clair.
- Si il y a des vaisseaux Séparatistes sur place c'est encore à nous de le décider. On a rien dit de tel. Du coup nous en déduisons que les vaisseaux rencontrés et que tu présentes comme étant de la C.S.I sont ceux de la planète et des planètes voisines.]
Spoiler : Spoiler
Mufus -
Post n°11
Auteur : Super PNJSpoiler
Les trois vaisseaux étaient apparus dans l'espace réel en provenance direct du spatioport de Garang. La reine DOnOs ayant répondu favorablement à l'appel au secours de la planète voisine qu'était Bastion. Il y avait eu des tensions entre les deux monarques sur la stratégie à adadopter mais comme souvent la reine avait eu le dernier mot.
Il était hors de question qu'une planète voisine de Dantooine bascule d'un coté ou de l'autre la Confédération ou l'Empire c'était un risque que ne voulait pas prendre la reine. C'est pour cela qu'elle avait ordonné au commandant Zelburk de se rendre sur place afin de protéger la planète.
A bord de sa passerelle le commandant observait ses écrans de contrôle visiblement d'autres planètes voisines avaient répondu à l'appel au secours de Bastion et les envahisseurs n'avaient eu d'autre choix que d'abandonner leur position.
Après avoir ordonné aux capitaines du "Gates" et du "Trump" de garder les boucliers levés et de rester en état d'alerte, l'officier en chef lança un message sur tout les fréquences.
-Ici le commandant Zelburk de la flotte royale de Dantooine.
Nous venons en paix, suite à l'appel au secours de votre gouvernement.
La reine DOnOs s'engage a fournir toute aide humanitaire et du personnel médical avec votre accord.
Couronne de LOm Terminé/
La flotte royale arrivait certes après la bataille mais elle ne comptait pas être en reste, la reine avait donné des instructions strictes quant aux règles d’engagement, la flotte ferait office de bouclier de défense et fournirai une aide humanitaire rien de plus, il était hors de question de poursuivre les envahisseurs, ce n'était pas son travail et allait à l'encontre des intentions pacifiques de Dam DOnOs.Spoiler
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Post n°12
Auteur : Stella Lukos[HRP : je reprend le pnj de Koko, avec l'accord des admins]
Parov Stelar fut tiré brusquement de sa rêverie musicale par l'insistant toc-toc de Stella. Elle affichait un sourire radieux, comme si elle n'avait aucune conscience de ce qu'elle venait de déclencher. Il venait de recevoir les revendications séparatistes sur son écran de communication. Il ne faisait plus bon d'être impérial dans le coin. Bien sûr il avait tenté de contacter de nouveau Kovarn, son supérieur direct. Mais depuis ses dernières instructions, l'Empereur fraîchement nommé ne donnait plus signe de vie.
Le Zabrak grogna. C'était précisément ce genre d'attitude qui avait dû pousser cette Stella à agir de son propre chef. On ne laissait pas une novice sans la moindre formation dans une mission de conquête aussi hasardeuse ! Il interrompit sa réflexion : la jeune Zabrak s'impatientait. Stelar ouvrit la trappe d'accès en réprimant un soupir. Il n'aimait pas trop les gamines. Stella disparut de son champ de vision et quelques secondes plus tard, une voix fluette glapit derrière lui :
- Salut ! C'est toi qui m'a envoyé le message ? Question stupide ! Evidemment que c'est toi, je sais lire une carte quand même ! Pourquoi tu m'as interrompu dans ma mission ? J'avais un diplomate séparatiste et 200 civils comme otages ! De quoi les faire chanter !
Le fait d'avoir descendu Chabitte et Brunett ne l'avait pas totalement apaisée. Stella avait encore une bonne dose de ressentiment à évacuer, peu lui importait sur qui. Mais Parov fut assez rapide pour désamorcer la bombe. Même s'il n'était pas suffisamment concentré pour sonder l'esprit de la novice (il avait encore la chanson dans la tête), il avait horreur des piplettes. Surtout lorsqu'elles l'interrompaient au milieu d'une bonne chanson, surtout lorsqu'elles avaient l'insolence de le tutoyer, surtout lorsqu'elles débitaient des idioties plus grosses qu'elles. Sans se retourner il feula un "SILENCE !" irrité.
Stella réalisa qu'elle avait une fois de plus parlé sans réfléchir. Elle venait de sentir la puissance obscure du grand Zabrak.
Mais merd Stella, t'en rates pas une...ce type pourrait te désintégrer en un battement de cil et toi tu lui parle comme si vous aviez gardé les Bantha ensemble ! se reprocha-t-elle
Si elle n'avait pas voulu conserver un minimum de contenance, la jeune Zabrak se serait donné des baffes. Mais en réalité, Parov n'était pas si puissant que ça. Seulement, ça faisait longtemps que Stella n'avait pas croisé de sensitif particulièrement talentueux mis à part Kovarn. Et ce dernier avait une barrière mentale totalement hors de sa portée. En revanche, maintenant qu'il avait repris sa concentration, les sentiments de la novice n'échappèrent pas à Parov, qui décida d'en profiter pour avoir la paix. Il fit gravement pivoter son siège pour faire face à son interlocutrice.
-Est-ce que tu réalises à quel point ce que tu viens de faire nous a mis dans la merd ?
- De toutes façons, les Sep' étaient prêts à nous désintégrer au moment où on est apparus dans le ciel de Bastion ! grommela Stella avec une mauvaise foi à peine dissimulée
- C'est ça. Allez attache ta ceinture, on décolle avant de se faire repérer.
Stella obéit sagement et prit place à côté de celui qu'elle considérait désormais comme son sauveur. Mais la novice sentit l'ennui revenir au galop. Aussi elle ne put s'empêcher de se remettre à parler.
- Au fait, où on va ?
- Sur Coruscant.
- Tout ce chemin pour finalement revenir à Coru… c'était bien la peine tiens… maugréa-t-elle
Le Zabrak en avait déjà assez de cette gamine qui troublait sa tranquillité. Sa petite voix haut perché lui tapait sur le système. Il amorça le décollage, espérant que le bruit des moteurs couvrirait le flot continu des paroles de Stella. En vain.
- Maintenant tu vas la fermer ou je te laisse sur place ! gronda-t-il
La jeune Zabrak se tut, plus par vexation que par réelle peur de la menace. Après tout, il n'aurait pas pris le risque de venir la chercher sans une bonne raison. La petite navette rejoignit le dernier Star Destroyer. Les deux Zabrak en sortirent rapidement et rejoignirent le poste de pilotage. Pendant que le pilote enclenchait l'hyper propulsion, Stella étouffa un soupir à la foi d'ennui et de soulagement. Elle avait laissé quelques plumes sur Bastion, elle ne comptait pas en laisser une de plus sur Coruscant. Mais finalement on était venu la chercher. Son sauveur n'était certes pas le chevalier blanc dont elle avait rêvé. Mais peut être s'agissait il du sauveur qu'elle méritait : un chevalier noir. -
Post n°13
Auteur : Dam DOnOs« Face à cette violence extrême nous nous sentons impuissants. Notre principale préoccupation concerne la protection. Alors que nous prenons en charge des milliers de blessés, nous voyons des milliers de personnes fuir leurs refuges, leurs maisons, c’est en fait la seule issue qui leur reste pour ne pas être tuées. »
Suite à ce message, l’organisme d’aide aux victimes de guerre que la reine DOnOs avait mis en place depuis la bataille de Kamino, était aussitôt déployé sur Bastion.
Cet aide humanitaire SSF (Secours sans Frontière) mise en place a adopté une stratégie en trois axes : soins de santé primaire pour les réfugiés, soutien aux réseaux de médecins locales capables d’apporter une aide médicale à l’intérieur de la Capitale, et une aide humanitaire médicale auprès des populations déplacées.
La reine de Dantooine, suivait avec beaucoup d’intérêts les activités de cet organisme.
Elle s’installa au calme afin de prendre connaissance des dernières nouvelles. L’équipe sur place est composée de médecins, d’infirmière, d’interprètes, d’un garde et d’un secrétaire médical.
C’est un véritable calvaire que les réfugiés ont traversé avant d’atteindre enfin le Centre de SSF. Après avoir été témoins du massacre de leurs voisins ainsi que de leurs proches, ils arrivèrent épuisés tant physiquement que psychiquement après un voyage de plusieurs centaines de kilomètres de marche.
Situé dans un camp, d’une capacité de 5 000 patients, proche de l’entrée de la ville, le centre de santé accueille près de 150 patients par jour, majoritairement des femmes et des enfants.
Le visage de son médecin personnel apparût sur l’écran, sans attendre, il énonça :
- L’intensification des violences et des combats ont entraîné un afflux permanent de personnes dans les divers camps, qui comptent actuellement plus de 600 tentes et presque cinq milliers de blessés et réfugiés. Les équipes assurent des distributions de couvertures et de bâches permettant d’assurer l’étanchéité des tentes et de meilleures conditions de vie pour affronter les nuits. Nous avons mis en place un système d’adduction d’eau potable et d’évacuation des eaux usagées. Afin de réduire le risque de maladies infectieuses au sein du camp nous distribuons actuellement des kits d’hygiène.
La reine restait à l’écoute. La plupart des réfugiés raconte leur histoire d’une voix monocorde, le visage grave, évoquant sans détails les corps déchiquetés lors des massacres.
La deuxième équipe de SFS a ouvert un centre de santé et une unité d’hospitalisation pour répondre aux besoins médicaux urgents des quelques 30 000 réfugiés installés dans un village de fortune.
- « Majesté, principalement des civiles sont les victimes de ce conflit. Près de 4 millions d’autochtones auraient besoin d’aide, en particulier médicale, à l’intérieur du pays, avec de nombreux blessés, près de 2 millions de déplacés internes et 1,2 million de bâtisses endommagées ou détruites. Par ailleurs, de nombreux Bastionais ont fui et ont trouvé refuge dans des camps de fortune. Plus d'un million sont enregistrés auprès du Haut Dignitaires pour les Réfugiés tandis que des dizaines de milliers d’autres sont présents dans les plaines sans être enregistrés. Vivant dans des conditions précaires, ces personnes ont besoin d’un accès aux soins. » précise le médecin chef coordinateur général du programme à Bastion.
- « Les principales pathologies rencontrées par nos équipes sont des affections liées aux conditions de vie de ces personnes durant leurs multiples déplacements. Elles sont souvent parties dans la précipitation, en abandonnant tout ce qu’elles possédaient. » . A ce jour, près de 3 500 consultations ont été réalisées.
- A proximité du camp, pour répondre à une demande des communautés locales, les équipes médicales installent actuellement un centre pour les femmes venant d’accoucher et vivant dans les camps de la région. Le centre peut accueillir pendant quelques jours les mères et leurs enfants afin de leur assurer un peu de chaleur et de confort ainsi que des conditions de vie décentes, il compte pour le moment qu’une dizaine de lits. 2 infirmières viendront renforcer l’équipe afin de dispenser des soins post-nataux. Le centre devrait être fonctionnel dans les jours à venir, malgré un contexte sécuritaire extrêmement tendu,
- Au traumatisme de cette violences, s’ajoute encore celui de la séparation des familles.
A une centaine de kilomètres, un lieu d’accueil spécifique a été aménagé pour les tous les enfants arrivés seuls.
- Mais lorsque les conditions minimales de survie seront enfin offertes aux réfugiés, il est probable que les situations de grande détresse, voire d’effondrement psychique, seront plus fréquentes.» rétorqua la reine.
.Les missions humanitaires de SFS peuvent prendre des formes extrêmement diverses. Reprit-elle. Des renforts viendront grossir les rangs de l’équipe
Même si nous ne pouvons pas remédier à tous les problèmes sociaux ou économiques de ces planètes, nous sommes fiers de pouvoir affirmer que l'engagement de nos volontaires améliore la vie de milliers d'individus.
- Des bénévoles ont engagés leur volonté d’aider, leur enthousiasme et leur énergie.
Une majorité de ces missions ne nécessite pas une formation particulière. Ainsi, une sorte d’orphelinat sera mise en place, des bénévoles pourront apprendre aux enfants les choses que malheureusement leurs parents ne peuvent plus leur enseigner. En s’impliquant dans la vie quotidienne de ces orphelins, ils pourront les aider à préparer leur vie d'adulte. Ils seront peut-être amenés à donner ou participer à des cours formel donnés dans certains camps qui abriteront aussi une école. Distribution des repas, organisation des cours ou tout simplement des jeux avec ces jeunes pour leur donner quelques instants heureux et leur faire oublier pendant quelques instants..
- Tâchez de faire au mieux usage de leurs talents, leur expérience et leurs compétences.
- Dès leur arrivée, les équipes vont identifier d’où ils pourront être le plus utile. Pourrions-nous aussi compter sur des volontaires disposant d’une expérience médicale ou paramédicale ? Ils peuvent nous être particulièrement précieux pour certaines missions qui impliquent des soins à des personnes blessées ou malades.
- « Le nécessaire sera fait de notre côté. Nous avons lancé un appel auprès des étudiants ou professionnel confirmé, Médecins, Infirmières et infirmiers, Sages-femmes Si vous n’avez plus rien à rajouter, Messieurs, Mesdames, je vous remercie de la qualité du travail réalisé Ne ménagez pas vos efforts. Je reprendrai contact avec vous d’ici peu.
La reine éteignit l’écran et resta un long moment dans le silence.
« Autant de défis à maîtriser face à des populations vulnérables. Notre avenir en dépend aussi. En cohérence avec les valeurs qu'elle défend, Nous devons assumer les responsabilités humanitaires que cela implique à l'égard des populations en danger. SECOURS SANS FRONTIERE devient un acteur clef de ces enjeux. » -
Post n°14
Auteur : Super PNJ-Cohortes Royales de Sécurité-
C'était leur premier déploiement....
A bord du vaisseau de transport les agents des CRS patientaient l'arme en main, le roi DOnOs avait décidé d'envoyer a titre gracieux, un centurion, sorte de conseiller militaire, ainsi que la phalange Black afin de parfaire leur entrainement.
Ce n'était pas vraiment une zone de conflit, mais une zone à risque, des réfugiés, des pauvres, des affamés, des fonctionnaires locaux dépassés.
Mais il fallait bien sécuriser les bénévoles de Secours sans Frontière et les camps montés à la va vite.
C'était le commodore Gorman qui menait les opérations, dans un premier temps il avait chargé la batterie logistique d'installer le camp de base, de simples tentes, quatre miradors, un a chaque coin et des barbelés pour sécuriser le tout, au centre une tente plus grande que les autres ou flottaient l'étendard royal de Dantooine, c'était le quartier général:
Deux heures plus tard, le commodore et le centurion devisaient devant une carte de Bastion.
La priorité était d'assurer la sécurité c'est pour cela que les policiers seraient renforcés par une escouade de CRS, à l'extérieur du campement on recruterait parmi les réfugiés afin de gonfler les rangs de la milice locale.
-Ou en sommes nous commodore?
-Le conseil provisoire a accepté notre idée de couvre feu. Mes hommes appuient les forces de sécurité.
-Plus de vol ni de pillage donc?
-Quelques exactions au nord de la capitale mais le meneur a été arrêté, il sera jugé et sans doute fusillé prochainement.
-Négatif! c'est à la cour de justice de Bastion de s'occuper de son cas, nous livrons les coupables c'est tout!
-Bien centurion!
-Sinon des traces d’éclaireurs Impériaux?
-Non, ils ont tous fuis ou sont mort lors des combats. Aucun prisonnier.
-Dommage,j'aurai aimé avoir des informations sur le but de l'Empire ici...
Breckinridge était un ancien du Régiment d'Action et d'Infanterie de Dantooine, il avait été formé par les forces spéciales Républicaines, et pas loin de l'age limite pour les opérations d'active , son affection au sein de la Cohorte était logique.Il aurai ainé pouvoir procéder à des interrogatoires à l’ancienne pour savoir si les Vestiges Impériaux n’avaient pas laissé quelques loups solitaires ou cellule dormante sur place.
Le commodore Gorman , lui était un ancien conscrit impérial sur Dantooine dont le contrat venait de se terminer, en tant qu'ancien trooper sa reconversion au sein de la Cohorte était toute tracée, il avait même réussi à récupérer de nombreux membres de son ex unité pour former la phalange.
Pour le moment il se contenterait de faire ce pourquoi le roi l'avait mandaté.
Aider à la reconstruction de Bastion...Spoiler
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Post n°15
Auteur : Sion KumitomoJe partais donc dans la même journée vers Bastion et mon lieu de rendez-vous. La navette avait été mise à ma disposition par Dantooine et elle comportait tout le confort nécessaire à un voyage tranquille. Je sirotais tranquillement alors que je m’interrogeais intérieurement sur le passé et le futur. La conversation avec la reine de Dantooine avait coupé court après ses explications. Je n’avais pas parlé et, de toute façon, elle n’avait pas l’air d’avoir l’intention de me laisser continuer. Je ne poussais pas la patience de la reine. Plus tard dans la journée donc, alors que j’étais dans la navette vers ma destination, je disposais donc tout le loisir de réfléchir à la conversation passée. Ce n’était pas une conversation comme les autres somme toute. J’étais jeune dans le « métier » contrairement à mon interlocutrice, nous n’avions donc pas la même position de force face à l’autre. Elle parlait en connaissance de cause et de contexte alors que j’étais là sur la simple recommandation de sa plus proche conseillère. Je n’étais pas perdu mais pas dans mon élément. Hors, la base de ce que je voulais faire nécessitait une capacité d’adaptation dont je devais maintenant faire mes preuve.
Bon, pour être tout à fait franc, je ne m’attendais pas du tout à ce genre de réponse de sa part. Elle était franche et directe. Apparemment, ma première question n’avait pas été prise dans son contexte. Je ne remettais pas en question son avis ni celui de Dantaria, celle en qui elle avait une confiance quasiment aveugle. Je voulais simplement savoir quelles qualités lui avait énuméré Dantaria afin qu’elle se décide à me recommander pour une mission qui me parait aussi difficile et pointilleuse.
Je n’avais pas approfondi la question dans cette optique. Cela m’aurait certainement attiré des ennuis et je voulais être à la hauteur des espérances de la reine de Dantooine. Je n’étais encore rien et cette « mission » était définitivement un moyen de me faire connaître et d’acquérir de l’expérience.
Les choses sérieuses commençaient vraiment maintenant et la reine voulait me le faire savoir. Même si les premiers mots échangés furent finalement des banalités, elle me montrait d’ores et déjà le chemin et je ne pouvais que suivre.
Elle me rappelait premièrement que je n’avais aucune connaissances. C’était quelque chose que je percevais comme un moyen de pression détournée sur moi. Même si je ne lui en fis pas part, elle montrait tout de même qu’elle pouvait m’élever tout comme me rabaisser et faire en sorte que je ne sorte jamais de ma sphère personnelle. Mais j’en profitais comme un tremplin de carrière. J’arborais un sourire ni radieux ni provocateur, et je montrai mon attention en hochant légèrement la tête à la fin de ses phrases.
Et apparemment, la rencontre promise par la Sénatrice sur Bastion ne se résumerait pas à une simple visite de courtoisie. Ce serait des négociations pures et dures dans le premier sens du terme.
Je ne savais pas trop quoi penser des propositions de la Sénatrice. Dans sa bouche, ce ne serait pas une annexion mais une collaboration étroite. Elle faisait briller le fait qu’elle soit reliée à la République et, je pense, que Dantooine devait transporter les mêmes valeurs que celle-ci. Ce qui justifiait par la même occasion la démarche de Dantooine envers Bastion. C’était réfléchi avec intelligence. Elle remettait habilement les vestiges de l’empire Sith sur le tapis justifiant partiellement la volonté qui était la sienne. Franchement même si je venais de faire sa connaissance, la Sénatrice DOnOs était décidément une femme politique de talent.
Mes pensées divaguèrent un peu, surmené par tout ce poids sur mes épaules que je n’avais pas l’habitude de porter. Il faut dire que ma vie a été faite toujours d’une part d’insouciance. Et j’avais du mal à m’en débarrasser. Ici, il fallait que je contrôle tout alors qu’avant, j’avais pris l’habitude de laisser certaines choses dans les mains du destin. Tout n’était pas rose et des fois, ça se passait pas aussi bien que prévu. Mais c’était « carpe diem ». Maintenant, chaque détail devait être sous mon contrôle afin que les négociations et, plus tard les éventuelles fonctions politiques que j’aurais à occuper, se passe comme je l’entendais. Encore un symbole de la nouvelle vie que je décidais d’embrasser. Rien n’est impossible.
J’étais donc l’émissaire Dantooinien sur Bastion, chargé de faire passer les idées de la Sénatrice, en soi défendables bien sûr, auprès de la classe politique de la planète pour faire en sorte que ceux-ci ne voient pas cette manoeuvre comme un simple moyen pour Dantooine d’annexer purement et simplement Bastion. Certes, les aides que Dantooine avait fournie à la planète alors en difficulté étaient conséquentes et jouaient délibérément dans la balance des négociations. Le partenariat devra donc faire miroiter aux dirigeants de Bastion que cela leur serait plus que bénéfique et non le contraire : défense, provisions, accords commerciaux, bref tout sauf une annexion. En gros, si je résume plus simplement, je devrais faire passer la pilule.
Mon cerveau réfléchissait à cent à l’heure alors que je me rappelais en entrevoyais moi-même les enjeux énormes conséquence de ce déplacement. Certes, cela ne sera pas sans opposition mais que serait une négociation si elle était déjà gagnée d’avance? Cela ne menait à rien.
Dans l’esprit de la Sénatrice, il était donc temps de montrer aux dirigeants que leurs choix devaient être en adéquation avec le peuple qu’il gouvernait et non en vertu d’un profit personnel ce qui, plus ou moins, concordait avec la vision que j’avais d’un politicien.
Par contre, pour être totalement franc, l’un des dernières phrases de la Sénatrice était un défi. Sans le cacher , ou piteusement, celle-ci me provoquait afin que je prouve que mes capacités n’étaient pas simplement une fraude. Et même, la fin était presque clairement désagréable. « Ne pose plus de questions, tu m’énerves », c’était ce que implicitement je comprenais de ses dires. Mais bon, c’était un défi sain. Je ne rechignai pas contre ça.
Finalement, l’arrivée sur Bastion coupa court à mes réflexions tandis que je voyais la navette atterrir doucement ne se permettant seulement qu’une petite secousse lorsqu’elle toucha le sol.
Bastion était très différent de ce que j’avais connu jusqu’ici. Malgré mes périples, je n’étais jamais venu ici auparavant et c’était un changement radical. J’attendais alors l’émissaire qui était censé venir me trouver ici afin que nous parlions. -
Post n°16
Auteur : Super PNJ-Cohortes Royales de Sécurité-
Au sol:
Depuis l'attaque Impériale, les choses avaient repris leur cours, les Cohortes Royales de Sécurité assuraient la sécurité dans les rues et des conseillers formaient les forces de sécurité planétaire, grâce aux efforts de Secours Sans Frontière , les camps de réfugiés se vidaient petit à petit, les blessés avaient terminés leur convalescence et on reconstruisait les villes ravagées par les batailles.
Hormis quelques accrochages ici ou la par des gangs de pillards, les choses revenaient à la normale, visiblement l'Empire avait décidé d'abandonner Bastion, on disait que la Confédération des Systèmes Indépendants avait même vengé la planète sur Cathar.
La phalange Black avait été prévenue de l'arrivée d'un émissaire de la Reine. Une dizaine de CRS faisaient office de gardes d'honneur à la descente de la navette de Mr Kumitomo. A peine débarqué, on lui souhaita brièvement la bienvenue avant de l'entrainer dans un speeder blindé noir, même si la situation s'était calmée on était pas à l'abri d'un attentat suicide.
Le speeder était encadré par deux autres speeders muni d'automitrailleuse, deux moto jets ouvraient la voie, l'astroport ressemblait à un camp retranché, les CRS étaient partout avec deux TX-TT qui gardaient l'entrée.
Le convoi filait vers le camp de base 'HAINES' , par la fenêtre, Sion pouvait voir des chantiers ici ou la avec des grues gigantesques en plein travail.
Au bout de quelques minutes de trajet et après l'avoir équipé d'un gilet pare balle, on arriva dans le camp de la phalange Black.
Sous bonne escorte, l'émissaire royal fut conduit à la tente du centurion, celui ci était tranquillement assis à son bureau, buvant une tasse de caf et étudiant les derniers rapports d"activité, selon lui tous les voyants étaient au vert, la phalange et les membres de SSF pourraient quitter la planète sous peu.
L'ex membre du Régiment d'élite de Dantooine, eut un sourire tout en se levant pour serrer chaleureusement la main de Sion.
-Bonjour monsieur Kuminoto, je suis le centurion Breckinridge.
Il invita l'émissaire à prendre place au bureau en lui proposant également une tasse de caf.
-Bienvenue sur Bastion et désolé pour toutes ses précautions mais on est jamais trop prudent et un émissaire royal serait une cible prioritaire.
Après avoir servi une tasse de caf à Sion, le centurion commença son rapport, présentation holo à l'appui.
-J'ai le plaisir de vous annoncer que Bastion est finalement pacifiée, les Cohortes Royales de Sécurité ont assuré le maintien de la paix et après avoir éliminé certaines menaces comme des cellules impériales ou autres gang de pillards grâce à l'appui de chasseurs de prime, la zone est dorénavant sure.
Nos conseillers ont également assuré la formation des miliciens et officiers.
On dit que certains se sont réfugiés dans les montagnes des plaines de l'Ouest mais l'armée régulière devrait pouvoir gérer ce problème.
Comme vous avez pu le constater par vous même, la planète est en pleine reconstruction, Secours Sans Frontière a accéléré la mise en place des infrastructures, hôpitaux, école, administration, vous pourrez dire à la Reine que notre présence n'est plus nécessaire dorénavant.
Breckinridge était tout sourire, il pensait naïvement que l'émissaire venait aux nouvelles, il ignorait tous des instructions particulières confiées par la reine DOnOS, lui et sa phalange avait accomplie sa mission, il espérait retourner rapidement sur Dantooine, retrouver femme et enfant, il ne savait pas que son contrat allait être sans doute prolongé pour des raisons politiques.Spoiler
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Post n°17
Auteur : Sion KumitomoMême si le voyage n’avait pas été particulièrement fatiguant, la rapidité avec laquelle les événements s’étaient déroulés m’avait tout de même éreinté. Peut-être pas au point d’en être désagréable quand même. Pourtant, malgré leur nécessité apparente, toutes les mesures de sécurité misent en place finissaient immanquablement par peser. Des vaisseaux blindés où l’on était tous collés les uns aux autres, des gardes m’entouraient pour assurer une protection des plus proches.
J’avais pourtant accès à une fenêtre qui me permettait de distinguer l’extérieur. Un extérieur prometteur apparemment. Bastion s’en sortait, c’était une nouvelle réjouissante même si je n’étais pas ici simplement pour faire un détail. C’était entraînant à voir et le trajet ne fut pas long par chance. Mais le gilet par balle que l’on m’enfila sans plus détail lui n’était pas de cet avis. Devrais-je négocier avec ça sur le dos? Déjà que je marchais avec une canne, ils ne m’arrangeaient pas la tâche.
Indéniablement, mes pensées s’égarent là… On m’emmenait vers un petit camp, celui m’a-t-on dit de la phalange Black. De là, nous nous dirigions vers la tente du centurion, lui aussi émissaire de la Reine sur cette planète en quelque sorte. Celui-ci avait l’air paisible et souriant, sirotant une tasse de café et analysant apparemment des hologrammes devant lui.
Au vu des graphiques et textes parsemés sur la page, ces hologrammes étaient probablement des comptes-rendus d’une quelconque activité. Le centurion se réjouissait presque même à voir les yeux scintillants admirant divers points verts.
« Bonjour Centurion. Enchanté de faire votre connaissance! »
J’acceptais poliment la tasse de café que l’on me proposa. Oui, il était plus que le bienvenu lui! Enfin quelque chose qui m’aiderait à tenir le fil de mes pensées.
« Je comprends tout à fait. Je vous remercie pour ça. Prudence est mère de sûreté dit-on, n’est-ce pas? » J’arborais un léger sourire afin de mettre en confiance le Centurion qui n’avait pourtant sans doute pas besoin de cela. Ce que je ne tardais pas à comprendre lorsqu’il enchaîna, après la tasse de café, son rapport sur la situation qu’il m’appuyait avec ce que j’avais vu tout à l’heure.
Selon lui et ses informations, Bastion reprenait son futur en main malgré la difficulté apparente de la tâche. La plupart des zones étaient maintenant hors de danger et les quelques groupes récalcitrants restant allaient être mis au pas. Il assurait donc que la zone était sûre.
Les différents miliciens et officiers de Bastion ont également bénéficié d’une formation et de l’expérience dantooinienne. Leur efficacité est donc meilleure.
En somme, reconstruction et assainissement ainsi que les dernières défenses résumaient la situation actuelle de la planète. Voilà qui n’allait pas me simplifier la tâche malheureusement. Comment faire entendre la voix de la Reine aux locaux. Leur planète bénéficie d’un regain de santé certain et je venais pour leur annoncer que Dantooine souhaitait prendre la planète sous son aile en quelque sorte. J’aurais forcément des revendications nationalistes et indépendantistes réfutant le besoin de rester plus longtemps ici et c’était plus que probable avec la situation dorénavant.
De son côté, le Centurion pensait pouvoir rentrer chez lui dans les meilleurs délais. J’eus presque une mine contrite lorsqu’il m’annonçait cela avec fierté preuve du succès de sa mission ici. Or, je venais pour l’exact contraire. Lui dire de rester, car la Reine en avait décidé autrement. Cela allait sans doute le refroidir et ça me faisait presque de la peine. Je ne voulais pas qu’il prenne cela comme une remontrance ou autre.
« C’est très bien. Je vois que vous avez fait un travail exemplaire ici, dis-je avec conviction. Ce que vous me montrez semble être des plus optimiste pour l’avenir. Mais malheureusement… » - Je marquais une pose pour chercher les mots justes. - « Mais malheureusement, la reine ne m’envoie pas ici pour une simple vérification vous savez. »
Son enthousiasme venait de s’évanouir d’un seul. C’était un homme intelligent et il avait sans doute commencé à saisir ce que cela impliquait si ce n’était pas une visite de routine.
J’enchaînais aussitôt.
« Je dois m’entretenir avec le conseil provisoire et plus largement, la population de Bastion en ce qui concerne la suite des événements. »
Je décidais de rester flou pour le moment quant au sujet exact même si pour lui, ce devait probablement être clair.


