Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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Star Wars RPG

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Au coeur du brasier.

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    #1

    Post n°1
    Auteur : Hivernus

    Quartier des affaires. Checkpoint Aurek.

    Les points de contrôle militaires sont légions au sein de la base. Tout est bon pour éviter une hausse du trafic d’armes et de produits de contrebande dans ce cloaque géant qu’est Base Vergesso. Le checkpoint Aurek, installé dans le centre névralgique de la ville spatiale, est un élément clef de la lutte contre la prolifération de marchandises illégales. Vingt stormtroopers sont constamment affectés à la protection de ce point de passage et effectuent des fouilles systématiques des individus souhaitant passer d’un quartier à un autre. Par mesure de sécurité, une pièce d’artillerie E-Web est installée derrière une série de barricades et de barbelés, afin d’éviter tout mouvement de foule hostile. Pour le sergent Constanza et ses hommes, cette affection est d’un ennui mortel. Ils auraient largement préféré être envoyés dans les quartiers chauds de la base, à la recherche de criminels prêts à les affronter. Mais les ordres sont les ordres. Chacun doit faire avec ce qu’il a sous la main. Peut-être qu’ils seraient récompensés par la suite pour leur état de service exemplaire...

    Un transport de classe ST-101 s’arrête à quelques mètres du checkpoint, sa route entravée par une barrière. Le chauffeur est rapidement approché par trois stormtroopers. La nervosité qu’il affiche sur son visage couvert de sueur met les soldats sur leurs gardes. Les armes, mises en évidence, sont prêtes à l’emploi. Le conducteur sait qu’il ne peut pas forcer le passage sans perdre, au mieux, son véhicule, ou au pire, la vie. Il se tient donc tranquille et sourit étrangement aux impériaux en armure blanche.


    - Veuillez présenter la data-carte du véhicule ainsi que le laisser-passer Monsieur. Ordonne sèchement le premier garde.

    - Oui… Oui… Bien sûr… Tenez, voilà ! Balbutie l’homme.

    Le soldat de choc vérifie les papiers du pilote. Ses deux comparses font le tour du transport. Ils inspectent la carrosserie du véhicule, puis jettent un coup d’oeil au contenu de la cargaison. Le chauffeur tourne la tête, regarde dans la direction des stormtroopers occupés à ouvrir les caisses entreposés à l’arrière du transport de classe ST-101. L’individu semble pris de panique, pousse la portière sur le garde qui se tient devant lui et prend la fuite dans la foule.

    - Eh ! Arrêtez-le ! Hurle alors le sergent Constanza qui surveille la scène de loin.

    Plusieurs impériaux se lancent à sa poursuite. Le conducteur se fraie un chemin à travers les passants, n’hésitant pas en pousser certains pour ralentir les forces seigneuriales lancées à ses trousses. Mais sa petite balade prend rapidement fin. Un agent du Coeur Ardent se jette sur le fuyard et le maintient au sol. Plusieurs soldats ne tardent pas à les rejoindre et mettent en joue le suspect.

    - Ne me tuez pas, j’ai rien fait ! Beugle alors le pilote, maintenu face contre terre.

    - Mais bien sûr ! Ferme donc ton clapet si tu ne veux pas embrasser la crosse de mon arme ! Répond d’un ton mauvais un stormtrooper.

    - Vous… Vous n’avez pas le droit ! Continue l’autre.

    Le forcené, pourtant prévenu à l’avance, reçoit la correction appropriée. Plusieurs coups de crosse dans les côtes suffisent à le calmer pour de bon. L’homme se tord de douleur, gémit quelques instants, puis cesse de remuer. Les soldats impériaux lui passent les menottes, le soulèvent puis le traînent jusqu’au point de contrôle. L’agent du Coeur Ardent s’empare de son comlink et transmet quelques directives. Une patrouille ne tarde pas à embarquer le chauffeur. Le malheureux sera probablement interrogé par les services de renseignements du seigneur Hivernus, avant d’être jeté dans une cellule... Du moins, s’il survit aux mauvais traitements des agents du Coeur Ardent. Le comportement du pilote, jugé réellement intriguant, force les troupes seigneuriales à continuer la fouille du véhicule. Finalement, après quelques minutes de recherches, un compartiment secret est découvert. Plusieurs armes sont extirpées de ce dernier et sont immédiatement saisies par les soldats.

    - Regardez ça Sergent… C’est pire que des rats ! Il en reste beaucoup selon vous ? Lâche un garde en entreposant les blasters dans une caisse destinée au dépôt des objets confisqués.

    - Plus tu cherches, plus t’en trouves malheureusement. Cela va prendre des semaines, des mois même, pour nettoyer cette ville. Crois-moi, on est loin d’en avoir fini ici. Soupire Constanza. Il va falloir que le seigneur Hivernus songe à fournir plus de moyens à l’armée pour tenir Base Vergesso sous contrôle. Cet endroit est une vraie poudrière.

    Un nouveau véhicule semble vouloir importuner le peloton en charge du checkpoint Aurek. Un modèle A-A5 vient se placer derrière le transport de classe ST-101 temporairement laissé à l’abandon. Un type en armure grise, un blaster glissé dans un holster de jambe, descend du véhicule une fois que ce dernier est à l’arrêt. Le sergent et plusieurs de ses hommes encerclent naturellement le transport et le curieux individu qui en sort, sans toutefois montrer le moindre signe d’agressivité. La méfiance est néanmoins de mise… Surtout après l’incident avec le forcené voulant passer des armes en douce. L’étrange individu présente un laisser-passer à celui qui lui semble être le plus haut-gradé. Constanza, qui vérifie la validité du sauf-conduit sur son appareil, est étonné du résultat. C’est la première fois qu’il a sous les yeux une accréditation de niveau 5.

    - Vous pouvez y aller Monsieur. Répond simplement le sergent, puis s’adressant à ses hommes en pointant le transport de classe ST-101. Dégagez-leur le passage, virez-moi cette merde!

    Les stormtroopers s’exécutent aussitôt. L’énigmatique combattant embarque à bord du modèle A-A5. Le véhicule passe le point de contrôle et paraît happé dans la foule du quartier des affaires. Le mystère qui entoure le type en armure grise reste entier. Mais pour les impériaux affectés au checkpoint Aurek, cette curieuse rencontre mérite d’avoir une réponse claire et précise.

    - Qui c’est ce gars là ? Demande un garde au sous-officier.

    - On dirait une unité de protection rapprochée. Mais le seigneur Hivernus dispose déjà de la Brigade Impera à cet effet. Constate Constanza. A en juger l’armure, qui est un savant mélange de celles des soldats de choc et des éclaireurs, je pense plutôt qu’il s’agit d’un type des forces spéciales.

    - Ah ouais… Je vois le genre ! Et le camion doit en être plein à craquer. Ajoute l’autre soldat.

    - Sûrement en effet. Reste à savoir ce que ces gars là vont faire dans le quartier des affaires… S’interroge alors le sergent.

    - Du nettoyage ! Qu’ils nous débarrassent donc de toute cette foutue vermine ! Ricane le stormtrooper dans son casque.

    - Bien parlé Soldat ! Espérons que ce soit en effet le cas. Grogne doucement le sous-officier en charge du point de contrôle. Un nettoyage de printemps s’impose dans ce trou à merde.

    Mais le personnel militaire du checkpoint Aurek n’a pas le temps de se perdre en bavardages inutiles. Les passants sont nombreux à vouloir passer d’un quartier à un autre. Une longue file s’étend sur plusieurs dizaines de mètres. D’autres véhicules ne tarderont pas à pointer le bout de leur carrosserie. Tout ceci pose d'évidents problèmes de sécurité. De l’avis de Constenza, il faut plus de monde pour occuper les points de contrôle et éviter les moindres débordements. Et vu la longue journée qui l’attend, il ne va sûrement pas se priver d’en toucher deux mots au commandant de la garnison.

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      Le Chroniqueur
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      #2

      Post n°2
      Auteur : Hivernus

      Quelque part dans le quartier des affaires…

      Un véhicule de modèle A-A5 est garé devant une colonne d’appartements. On pourrait croire qu’un transport stationnant là depuis cinq minutes est suspect, mais en réalité, il est courant pour les véhicules de s’arrêter dans cette rue très passante. Par ailleurs, le flot de piétons qui passe à proximité du A-A5 camoufle quelque peu l’engin. Nul ne semble se douter qu’à l’intérieur, des soldats en armure grise n’attendent que le bon moment pour agir... Surtout que les probables guetteurs ont pu voir le conducteur du véhicule descendre. Et pourtant… L’Unité Tactique d’Intervention Rapide s’apprête à passer à l’action. Les hommes vérifient machinalement les attaches des armures et l’état des armes.

      Le lieutenant Garland dévisage un à un les soldats qui forment son escouade. Neuf d’entre eux sont d’anciens scout troopers, des combattants capables de se dissimuler dans la nature et doués pour le tir de précision. Les deux autres membres sont issus des troupes de choc et sont des spécialistes en matière d’explosifs. Mais ces onze soldats ne sont désormais plus de simples scout troopers ou de modestes stormtroopers. Ils forment désormais une élite. L’Unité Tactique d’Intervention Rapide a été constitué par l’officier pour remplir des tâches spécifiques. De ce fait, ses membres ont été entraînés par les meilleurs pour opérer en tout autonomie. Il y a fort à parier que le travail du lieutenant Slaryn et de ses camarades va s’avérer payant… Une fois de plus. L’entraînement qu’ils ont fourni aux soldats de l’UTIR est d’une excellente qualité. Ceux qui ont servi quelques temps au sein des Opérations Spéciales Impériales en connaissent un paquet sur les situations difficiles. La Brigade Impera a bien de la chance de pouvoir compter dans ses rangs une poignée de ces commandos.


      - Très bien Messieurs, écoutez bien ! Lance Garland à ses hommes. Nous sommes ici pour choper un gros poisson. Selon nos renseignements, il se trouve qu’un gros bonnet se planque dans le bâtiment en face de nous. Le seigneur Hivernus le veut vivant, alors je me dois de vous transmettre son profil. Notre cible est un Trandoshan qui bosse pour le Syndicat Tenloss… Un mercenaire qui a réussi à passer entre les mailles du filet et qui profite désormais de son statut pour diriger les gangs locaux. Sa capture est d’une importance vitale pour la suite de nos opérations.

      L’officier scrute les moindres réactions sur les visages des soldats qui l’accompagnent sur cette mission. Certains affichent un mince sourire aux lèvres, prêts à en découdre. Mais les autres se contentent de garder une expression neutre, comme concentrés sur quelque chose… Impossible, cependant, de savoir ce qu’ils ont en tête. Il n’y a pas de tension visible. Et de toute manière, ceux qui pourraient être envahis par la moindre inquiétude se défoulent silencieusement sur l’entretien des armes et la vérification des munitions. Il y a certaines habitudes qui permettent d’évacuer le stress... Le lieutenant Garland active un holoprojecteur miniature. Presqu’aussitôt, une reproduction réduite des environs est projetée dans le vide.

      - Trois entrées et sorties identifiées. Ce qui signifie que nous allons devoir former plusieurs groupes pour couvrir la zone. Quatre et Cinq avec moi. On prend l’entrée Nord. Deux, Six et Sept, l’entrée Sud est à vous. Trois, Huit, Neuf et Dix, vous vous chargez de l’entrée Est. Indique l’ancien scout trooper à ses partenaires. Onze et Douze, vous êtes nos meilleurs tireurs, je compte sur vous pour trouver un endroit surélevé afin de surveiller efficacement l’ensemble de la zone.

      - Les meilleurs tireurs de l’unité… Après vous. Ricane l’un des soldats.

      Quelques sourires et rires furtifs circulent.

      - Très marrant Douze. Soupire Garland en se retenant d’esquisser l’ombre d’un sourire. Personne n’a de question ? Parfait ! On décolle !

      Les hommes enfilent leur casque et quittent le transport à toute vitesse, surprenant les individus traversant la rue passante. Certains s’enfuient, pris de panique. D’autres s’écartent simplement afin de ne pas être impliqués dans une quelconque affaire. Les soldats en armure grise ne s’arrêtent pas et se divisent en quatre groupes, selon le plan.

      - Très bien les gars, on va effectuer les vérifications d’usage ! Vous me recevez tous ? Demande le lieutenant dans le comlink intégré à son casque.

      « Je vous reçois cinq sur cinq. » Indique Deux.

      « Pareil Lieutenant. » Ajoute à sa suite Trois.

      « Lima Charlie Lieutenant. »

      - Parfait. À toutes les unités, préparez-vous à entrer à mon signal. Commande ensuite l’officier. On passe à l’action dans quinze secondes !

      Garland se met en position, avec ses deux camarades. Les autres groupes d’intervention font de même. Dans quelques secondes, ce serait le gros bordel… Quatre pose une charge explosive sur les portes de l’entrée et s’éloigne presqu’aussitôt.

      - Messieurs, vous connaissez tous votre boulot. Soyez prêts à ouvrir le feu. Mais ne tirez que sur les individus armés ! Je ne veux aucune bavure ! Commente le lieutenant dans la communication de groupe.

      La charge explose. Les portes volent en éclat. Les commandos investissent le bâtiment, tel un éclair foudroyant que rien ne peut arrêter.

      - Escalier devant ! Vérifiez la gauche ! Ordonne Garland à Quatre et Cinq, alors qu’il sécurise lui-même la droite.

      Cinq couvre l’escalier, tandis que Quatre se charge d’ouvrir une à une les portes côté gauche. Le lieutenant fait de même à droite. Jusque là, rien à signaler. Le groupe décide de s’engager dans l’escalier, prudemment.

      « Lieutenant, ici Trois. Rien à signaler de notre côté. Nous avançons plus loin dans la structure, vers une sorte de sous-sol. »

      - Bien reçu Trois. Restez sur vos gardes. Terminé.

      Plusieurs détonations résonnent soudainement à l’intérieur du bâtiment. Un échange de tirs, à n’en pas douter. Une supposition simple qui ne tarde pas à être confirmée par le deuxième groupe.

      « Lieutenant, ici Deux, nous venons d’engager l’ennemi. Au moins quatre cibles confirmés. »

      - Reçu Deux. Tenez votre position, nous arrivons dans leur dos. Vient l’informer l’officier.

      Le groupe mené par Garland continue sa progression dans l’escalier jusqu’à la sortie. D’un simple geste de la main, le lieutenant donne l’ordre d’arrêt. Les soldats se collent contre le mur et attendent de nouvelles directives. Celui qui commande l’opération jette un rapide coup d’oeil dans le couloir. Ces abrutis n’ont pas pensé à surveiller leurs arrières… Les petites frappes semblent concentrer leurs efforts sur le groupe de Deux. Parfait ! Quelques gestes supplémentaires suffisent à faire passer les ordres aux deux autres commandos du groupe. Les trois hommes quittent l’escalier et prennent position derrière l’ennemi. Pris entre deux feux, les canailles tombent les unes après les autres. Trois vauriens sont déjà à terre. Un quatrième type les rejoint rapidement, la poitrine fumante. Le dernier se retranche dans une pièce. De l’autre côté du couloir, trois soldats avancent tranquillement. Les deux groupes se rejoignent devant la salle où le forcené s’est enfermé, prêts à terminer le nettoyage.

      - Quatre, détruis cette porte. Six, à mon signal, tu balance une grenade flash.

      Les hommes se mettent en place de chaque côté de la porte. Quatre pose une petite charge explosive sur la console de la porte et Six prépare déjà son bras pour le lancer de grenade. Une petite détonation, suivi de gerbes de feu, indique que les commandes de la porte sont hors service. La porte se retire instantanément dans le mur et la grenade flash est presqu’aussitôt lancée dans la pièce. Un nouveau bruit assourdissant se fait entendre et une lumière vive vient emplir le couloir. A l’intérieur de la salle, le malfrat hurle de douleur, aveuglé. Les commandos le désarment puis lui passent les menottes.

      - Trois, statut du groupe ? Demande alors le lieutenant dans le comlink intégré.

      « Nous avons presque fini en bas, rien à signaler. »

      - Reçu Trois. Terminez votre inspection et revenez sur vos pas. J’ai besoin de vous pour sécuriser nos arrières. Lâche à sa suite Garland.

      « Lima Charlie Lieutenant. On se met en mouvement. »


      L’officier assomme l’individu fait prisonnier et se tourne ensuite vers les hommes qui l’accompagnent.

      - Trois se chargera de celui-ci. Il nous reste encore un étage à nettoyer. Indique le commandant de l’opération. On repart ! Deux, maintiens ton groupe sur mon flanc gauche.

      - A vos ordres Lieutenant.

      Les soldats longent à nouveau le couloir. Chaque groupe occupe un côté spécifique, selon les instructions. L’officier engage ses hommes dans un nouvel escalier qui doit les mener au deuxième étage du bâtiment. Avec le vacarme des combats, la cible et ses acolytes doivent s’être préparés. Il y a fort à parier que des vauriens attendent patiemment que les commandos pointent le bout de leur nez pour tirer à vue.

      - Onze, Douze, est-ce que vous avez un visuel sur ce qu’il se passe au deuxième étage ?

      « Négatif Lieutenant. Ils évitent les fenêtres visiblement. »

      - Très bien. Puisqu’ils veulent jouer au plus malin, coupez le courant.

      « Bien reçu. »

      - Messieurs, passez en vision nocturne. Souffle le lieutenant aux soldats qui l’accompagnent.

      Quelques secondes plus tard, le bâtiment entier est plongé dans le noir. Les membres de l’UTIR ne semblent pas affectés par ce changement brusque. Les bandits, à l’inverse, sont visiblement contrariés par le manque de visibilité.

      - Go go go !

      Les commandos terminent leur progression dans l’escalier et surprennent deux voyous. Un torrent de tirs se déchaîne sur les forcenés. Le premier s'effondre et dégringole dans l’escalier, la gorge percée par un trait laser. Son comparse est projeté contre le mur, la poitrine trouée de part en part par de multiples rayons mortels. Dans le couloir, les autres se mettent à paniquer. La voix rauque d’un Trandoshan donne des ordres. Il est là. Tout prêt.

      - Grenade flash ! Commande Garland.

      Un soldat jette un détonateur dans le couloir. Certains malfrats se mettent à couvert. D’autres, pris dans le feu de l’action, ne font pas attention aux avertissement de leurs acolytes. Lorsque le dispositif explose et vient illuminer le corridor, les commandos se lancent à l’assaut. Une rafale de blaster crépite sur le mur, juste derrière le lieutenant. Il se jette en arrière et roule sur le côté, se mettant à l’abri dans le renfoncement d’une porte. L’officier pointe son arme vers l’origine des tirs et appuie sur la détente. Une silhouette s’écroule. D’autres fripouilles sont déjà à terre, aveuglés par la grenade flash ou abattus par quelques rayons laser. Les tirs mortels des assaillants et des défenseurs se croisent. Quelques traits jaillissent encore, puis tout s’arrête. Quatre membres de l’UTIR, agenouillés ou debouts, mettent en joue les individus qui remuent encore au sol. Les deux autres progressent lentement entre les corps, afin de trouver la cible.

      Et elle est là. Remuante. Les mains sur les yeux. L’effet de la grenade flash a toujours un rôle dévastateur sur ceux qui ne sont pas préparés. Toutefois, alors que les deux soldats s’apprêtent à passer les menottes au Trandoshan, ce dernier réagit violemment. Ses puissants bras propulsent dans les airs le premier commando venu, qui s’abat lourdement contre la paroi d’un mur.


      - Verrouillez vos blasters sur tir paralysant ! Ordonne l’officier en voyant déjà le deuxième soldat se faire étrangler.

      Les hommes s’exécutent. Plusieurs tirs viennent frapper l’imposant lézard bipède, qui s’effondre sans un mot. Le pire a été évité. Garland se précipite vers les deux commandos sévèrement secoués par le T’doshok. Ils sont vivants, bien qu’un peu ébranlés.

      - Contactez une unité médicale.

      - A vos ordres.

      « Lieutenant, ici Onze. Il y a du mouvement dans la rue. Deux escouades de stormtroopers se dirigent vers votre position au pas de course. J’aperçois les stries bleues de la Brigade Impera sur au moins quatre soldats. »

      - Noté.

      Le boucan causé par les tirs et les cris a du alerter la garnison locale, à tous les coups. Du fait de son statut particulier l’Unité Tactique d’Intervention Rapide n’a rien à craindre des troupes régulières. Mais la présence de membres de la garde rapprochée du seigneur Hivernus sur le terrain est un fait étonnant. La plupart du temps, les stormtroopers de la Brigade Impera se cantonnent à des missions de patrouille au sein du quartier de la Citadelle, ou bien à des missions de protection. Il est en fait très rare de les voir si loin de leur caserne sans raison apparente…

      Les stormtroopers de l’armée régulière se positionnent autour du bâtiment afin de sécuriser la zone. L’élite s’enfonce à l’intérieur, afin de se porter à la rencontre du lieutenant et de ses commandos, qui ont déjà commencé à faire le ménage. Les morts sont alignés le long des couloirs. Les malfrats faits prisonniers, pour leur part, sont regroupés et surveillés comme il se doit. Les armes, pour leur part, sont entassés sur une table, prêtes à être confisquées. Un soldat se charge déjà de faire l’inventaire des prises.

      Lorsque les quatre stormtroopers aux armures striées de bleu s’avancent vers l’officier, avec à leur tête une femme d’une beauté exotique, Garland ne peut s’empêcher de froncer les sourcils. Elle… Ici. Si l’Anzat ne surveille pas les arrières du seigneur Hivernus, c’est que la capture du Trandoshan est d’une importance capitale. Azah Suutrar n’a pas de statut officiel au sein de l’armée seigneuriale. Elle n’est qu’une ombre dont la noirceur corrompt ou tue. Mais cette femme cruelle est également les yeux et les oreilles de l'humanoïde à peau bleue. Prendre le risque de lui déplaire, c’est prendre le risque de déplaire au seigneur de la guerre. Le lieutenant retire son casque et fait claquer ses bottes.


      - Lieutenant Garland… Je vois que votre unité est d’une efficacité redoutable... Constate la tueuse en série en admirant le carnage causée par les commandos. Le seigneur Hivernus est satisfait par vos résultats. Vous êtes devenus la Tempête Grise… Ou plutôt… La fureur incarnée de notre seigneur.

      - Merci Madame. Se contente de répondre l’officier.

      - Je prends le relais Lieutenant. Lâche l’Anzat en affichant un sourire sadique sur son visage. Votre unité peut disposer.

      - A vos ordres… Madame.

      Garland exécute un deuxième salut militaire puis fait claquer ses talons. Quelques minutes plus tard, l’UTIR s’est retirée du bâtiment et a de nouveau disparu dans la ville, telle une force fantôme insaisissable. Alors que les hommes discutent à voix basse à l’arrière du véhicule, le lieutenant ne pense qu’à une seule chose. Il s’interroge silencieusement sur les supplices qu’Azah Suutrar réserve à son… Jouet. Le mot est éloquent. Car il y a fort à parier que celle qui sert de garde du corps et d’assassin ne va pas se contenter de questionner le Trandoshan. Elle va jouer avec. Elle va se délecter de sa souffrance… Elle est faite ainsi.

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