Hangar 12.
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Post n°1
Auteur : HivernusLe capitaine Alezandra Samusenko joue avec ses longs cheveux blonds. La jeune femme enroule une mèche autour de son index, l’air contrariée. Nommée inspectrice générale de l’arme blindée et commandante du 501ème régiment de chars de combat par le capitaine Sylvar, ministre de la guerre, l’officier doit s’assurer que son unité soit parfaitement opérationnelle avant que la décision de l’engager sur un théâtre d’opération ne soit donnée. Le contremaître Bussel, chargé de l’entretien et de la réparation des véhicules de combat du Seigneurat de Bajic, semble perplexe.
- Je déteste le travail mal fait. Voyez donc par vous-même ! Ceux qui ont fait ça sont de vrais sagouins ! Pire que des Jawas ! Soupire le chef des mécaniciens. Même un Wookie ferait mieux !
- Combien de véhicules sont inutilisables ? Demande Samusenko, pensive.
- Sept. Ah non. Huit. Enfin neuf… Si j’me souviens bien. Mes gars se tuent à la tâche jour et nuit pour rattraper le temps perdu mais ce ne sont pas des machines ! Il va nous falloir plus de temps... Se plaint le contremaître.
- Il me faut ces blindés le plus rapidement possible Bussel. Redoublez d’efforts s’il le faut. Répond la jeune femme.
- Ma p’tite dame, vous êtes bien mignonne mais on ne répare pas les erreurs des autres en un rien d’temps ! Surtout quand on sait pas où ça merde. Rétorque Bussel en tripotant nerveusement sa combinaison de travail. Ces engins sont bourrés de défauts de fabrication et on retrouve même des trucs qui n’apparaissent pas dans la documentation ! Faut refaire les branchements, vérifier l’état de l’armement, s’assurer que les moteurs ne sautent pas au premier démarrage…
- J’ai compris. Vous avez besoin de temps. Et j’ai besoin que le travail soit fait le plus rapidement possible. Si je fais doubler les effectifs, est-ce que vous pensez pouvoir en préparer la moitié pour la semaine prochaine ?
- Peut-être bien que oui… Réfléchit le chef mécanicien. Mais on a aussi la peinture à appliquer… Et on doit faire quelques modifications pour le char de commandement. Et si ça s’trouve, on va manquer de pièces ! Enfin, ce que j’veux dire, c’est qu’il ne faut pas s’attendre à un miracle.
- Faites de votre mieux dans ce cas. Mais tâchez de résoudre ce problème dans les plus brefs délais. Commente le capitaine, un brin de perplexité dans la voix.
- A vos ordres, M’dame !
L’officier fait le tour des blindés et mène sa petite inspection, interrogeant les mécaniciens et visitant l’intérieur des véhicules. Le contremaître l’observe rôder, tel un rapace, au sein du hangar. Ces militaires lui tapent sur les nerfs. Ils ne les apprécient guère, oh ça non ! Ils sont toujours là à surveiller ce qu’ils font ces bons à rien. Bussel enrage en silence. Voilà bien cinq bonnes heures que ses hommes travaillent avec acharnement sur ces foutus machines. Et il ne peut pas les envoyer faire une pause à cause de la donzelle. Elle aurait tôt fait de le réprimander parce qu’ils ne bossent pas assez vite.
Heureusement que la paie est bonne… Sans ça, notre mécanicien en chef se serait fait un plaisir de glander. Rien que pour emmerder la soldatesque !
Samusenko s’attarde bien trente minutes dans le hangar, puis décide de tourner les talons. Elle en a assez vu pour aujourd’hui. Le contremaître pousse un soupir d’aise. La v’là enfin partie la mégère ! Quand le Tusken n’est pas là, les colons dansent, comme on dit sur Tatooine. Les mécaniciens profitent de l’absence de leur “surveillante” pour souffler un coup. Ils l’ont bien mérité. Bussel sourit à pleines dents. Il a envie d'un bon casse-croûte. Notre homme jette un coup d'oeil aux engins de combat parfaitement alignés sur plusieurs rangées et secoue la tête. On s'occupera de ça plus tard !