Vivre et laisser mourir.
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Post n°1
Auteur : Rick O'lonellLe voyage initié à Coruscant arrivait à son terme. L'euphorie, qui n'avait cessé de croître tout au long du trajet arriva à son paroxysme lorsque la belle Naboo apparut à travers le hublot du chasseur Toscan -appareil déniché sur la Forge Stellaire-. Ses ondes positives traversèrent l'espace à une vitesse fulgurante; elles avaient déjà gagnées le cœur de cet homme qui était parti depuis trop longtemps. Quelle joie de revenir chez soi! Quelle réjouissance de se savoir auprès des siens et d'être à leurs côtés en cette période de forts troubles politiques. Quel soulagement de constater que rien n'avait changé. Que chaque parcelle de terre était toujours là. Que chaque goutte d'eau salée des vastes océans de ce monde ne s'était pas échappée en son absence... Le bonheur qu'il éprouvait en ce moment était indescriptible. Il n'y avait pas assez de mots pour décrire les sentiments et les sensations qui l'habitaient. Il n'y avait que Naboo. Ce seul mot suffisait pour tout justifier.
Le Sénateur O'lonell guida le chasseur lors de l'entrée dans l'atmosphère de la planète. Les nuages brouillèrent sa vision avant de se disperser et de laisser la place à un vaste paysage idyllique et familier. Les grands continents du monde de la Bordure Médiane se dessinèrent au milieu des immenses océans à la couleur bleu azur qui étaient aussi dangereux que sublimes. Mais très rapidement, la mer disparut pour laisser place à des territoires inexplorés et sauvages, recouverts de forêts et de marécages pour la plupart. Il y avait de rares étendues de prés et de landes aussi tendres que le lait. Ces paysages si minoritaires étaient tout aussi divins... La beauté de Naboo se résumait en réalité dans chaque arbre. Dans chaque petite fleur. Dans chaque pétale. Dans chaque bactérie... Il n'y avait rien sur cette planète qui ne jouait pas un rôle dans la splendeur de ce monde. Tout était précieux. Et les premiers colons humains l'avaient très bien compris en construisant des cités aussi merveilleuses que l'environnement dans lequel elles avaient été insérées. La belle Theed, capitale du royaume Naboo depuis l'unification du peuple était le berceau et le symbole de cette symbiose permanente entre l'homme et la nature. Lorsqu'elle apparut au fin fond de l'horizon, perchée sur une colline et entourée de rivières et d'impressionnantes cascades, elle semblait avoir été là depuis toujours. Elle était née en même temps que ce monde. Personne ne pouvait le nier.
Tel un aimant, Theed attira l'appareil du Gouverneur qui vint survoler les habitations du vieux quartier de la ville avant de foncer tout droit vers le Palais Royal. Rick voulait uniquement s'assurer que le bâtiment qui accueillait Sa Majesté la Reine était en bon état. Une nouvelle fois rassuré de la bonne santé d'une personne chère à ses yeux, l'ancien militaire continua sa route et chuta de 1.000 pieds avant de raser la terre ferme en contrebas de la cité royale et de s'éloigner progressivement de la civilisation. L'aéronef spatial prenait la direction de la Contrée des Lacs, où se trouvait la résidence privée de Rick O'lonell. Theed était désormais bien loin. A travers le hublot se présentaient maintenant une multitude de lacs aux grandeurs variées mais qui partageaient le même charme et la même magnificence. Si Naboo était unique dans la Galaxie, que dire de cette région si particulière... Elle réunissait tranquillité et majesté. Elle mêlait calme et harmonie. Les Naboos ne s'y trompaient pas en venant séjourner dans ce lieu de repos et d'apaisement. S'ils choisissaient la Contrée des Lacs, c'était pour la symphonie inégalable de l'endroit. Lorsque l'on est de passage ici, l'on oublie tout les problèmes nous entourant. Tout les soucis de notre vie sont mis de côté le temps d'admirer et de profiter de ces superbes paysages naturels. On oublie la Galaxie et ses troubles. On oublie les tensions politiques, les malaises voisins. On omet la peur et l'effroi de la guerre. On omet -la- guerre. Rick était à peine arrivé sur Naboo qu'il avait déjà tout omis. Il ne pensait plus à la Forge Stellaire et à la bataille qui s'y était déroulée il y a quelques jours. Il ne pensait plus à l'exécution publique de Hell à laquelle il avait assisté. Il ne pensait plus au futur noir et sombre auquel le peuple Naboo serait confronté. Il ne pensait plus qu'à Naboo. Il savourait ce rare instant de tête à tête entre sa personne et -son- monde. Un court instant de pure délectation qui s'acheva brusquement lorsque la résidence (récemment acquise) de l'ancien soldat se dessina au bord d'un des nombreux lacs de la région. Rick était enfin de retour dans son nouveau domaine.
Le mini hangar se referma après avoir avalé le chasseur Toscan qui venait d’atterrir près d'un cargo non identifié. Mais le Sénateur O'lonell ne le remarqua même pas, trop heureux de retrouver le confort de sa maison. Il descendit difficilement de l'appareil, lui qui avait toujours mal à sa jambe droite. A vrai dire, il souffrait encore plus que ces derniers jours. Il n'avait rien pris pour se soigner mais il allait devoir réagir et faire quelque chose pour ne plus être dans un état pareil. Sa fonction ne lui permettrait pas de vivre éternellement avec une jambe en moins. D'autant plus qu'il allait devoir répondre aux questions de la presse sur son état physique. Pourquoi boitait-il? Comment s'était-il fait toutes ces blessures au visage? Pourquoi ne pouvait-il pas se servir de son bras gauche? Alors qu'il tâtait cette épaule gauche en très mauvais état, le natif de Dantooine supporta la douleur et pressa le pas. Il n'avait aucune raison de s'inquiéter du regard des autres en ce moment même. Il était chez lui, dans sa propre maison. Seul.-J'ai cru ne jamais avoir la chance de vous revoir, Monsieur Rick.
L'ancien soldat sursauta. Alors qu'il venait de pénétrer dans la bibliothèque de sa vaste demeure, un vieil homme au visage meurtri par sa longue vie passée se dressa sur sa droite, service à thé entre les mains. Les cheveux grisonnants, les rides bien visibles sur le portrait et une posture droite mais affinée, il dévisageait Rick comme s'il venait de revoir un très vieil ami. Comme s'il l'avait connu dans une... autre vie. Pourtant, le Sénateur avait face à lui un inconnu. Un inconnu et rien d'autres.-Que faites-vous dans ma demeure? répondit-il d'un ton intimidant mais en aucun cas menaçant, conscient que l'homme qu'il avait en face de lui n'était pas dangereux.
Rick laissa inconsciemment tout le poids de son corps retomber sur sa jambe droite qui ne put résister à la charge bien trop pesante pour elle, handicapée d'une très grave blessure à la cuisse. Le Gouverneur chuta et se retrouva subitement au sol. Poussant un juron au milieu d'un cri silencieux de souffrance, il attrapa une main qui lui était tendue et qui l'aida à se relever. Il s'agissait de ce vieux bonhomme qui avait déposé son service à thé pour venir à son chevet et l'épauler. Alors qu'il se relevait grâce à lui, Rick fut surpris de la façon dont il l'avait redressé. On aurait dit comme un mentor, un protecteur. La manière affectueuse et chaleureuse que ce vieillard avait de poser la main sur son épaule était étrange et mystérieuse. Était-il possible qu'il ne lui soit pas aussi inconnu qu'il le pensait? Quoi qu'il en soit, l'ancien soldat se sépara rapidement de l'aide apportée par cet homme, question de fierté et d'honneur. Il n'aimait guère être assisté, lui qui avait vécu les pires horreurs au front. Il fit comprendre à son homologue qu'il pouvait très bien tenir debout sans son assistance. Comprenant la position du Gouverneur, le vieil homme reprit le service qu'il avait laissé de côté avant de se retourner vers O'lonell qui attendait toujours une réponse à sa question.-Je me prénomme Alfred Kincade. Je suis votre nouveau majordome, observant l'incompréhension du Sénateur, le vieil homme développa son explication, Vous devez cette affectation à la Reine qui m'a demandé de prendre "soin de vous" -ce sont ses propres mots, elle doit avoir ses propres raisons de penser que vous avez besoin de quelqu'un pour vous surveiller-. Dorénavant vous m'aurez sur le dos, que vous le désiriez ou non.
Lui qui pensait pouvoir se reposer tranquillement dans sa demeure, c'était raté. Pourquoi donc Sa Majesté la Reine prenait des choix qui, à priori, ne lui appartenaient pas? Sa position était très étrange. Incompréhensible mais surtout étrange. Une manière comme une autre d'interférer dans les projets politiques et personnels du Sénateur? Non. Non... Rick ne pouvait pas s'imaginer une telle chose. Il avait toute confiance en Sa Majesté comme Sa Majesté avait une confiance aveugle en lui. Jamais elle ne déciderait de placer des yeux et des oreilles autour de lui pour l'espionner. C'était impossible... Effrayé à l'idée qu'il s'agisse de la pure et simple vérité dans cette histoire, O'lonell se retourna et prit le chemin de ses quartiers privés. Boitillant toujours mais faisant mine d'être en excellente santé, il ne put échapper au premier conseil du dénommé Alfred à son égard. Ce dernier le regardait toujours d'un œil inquiet, conscient que son protégé était très mal en point.
-Vous ne devriez pas négliger votre santé, Monsieur Rick. Il se peut que ce que vous avez vécu ces derniers jours aient des effets néfastes sur votre santé dans les années à venir, bien que ses conseils tombaient dans l'oreille d'un sourd, Kincade persista et prit un ton beaucoup plus préoccupé, vous avez démontré votre force et votre extrême loyauté envers Naboo lors de cette bataille sur la Forge. Mais cela ne fait pas de vous un surhomme. Il y a des limites et vous les avez franchies.
Alors qu'il grimpait difficilement les escaliers, le Gouverneur s'arrêta soudainement et tourna la tête vers le vieil homme. Ce dernier venait de dire quelque chose qu'il n'aurait jamais dut savoir. Alfred venait d'évoquer quelque chose qu'il ne DEVAIT pas savoir! Comment savait-il pour l'opération Oberoende? Comment avait-il été mis au courant pour Skovati? Comment?! Extrêmement stupéfait de la situation délicate à laquelle il était confronté, Rick n'émit aucun mot mais il n'avait pas besoin de la parole pour se faire comprendre. Alfred avait très bien compris la signification de son regard abasourdi.
-J'ai été mis au courant par la Reine. Inutile de me cacher ce que vous savez, Monsieur Rick. Je suis là pour vous assister, et vous aider. Non pas pour vous mettre des bâtons dans les roues, conclut-il en toute honnêteté avant de se retourner pour vaquer à ses occupations, la Princesse Kamilia attend en ce moment-même dans le salon. Elle désire vous rencontrer et ne peut reporter ce rendez-vous. Cependant, elle attendra tout le temps qu'il vous faudra pour vous reposer, Monsieur Rick. Elle a été informée de votre... état actuel... conclut-il avant de détourner son regard du Sénateur et de disparaître dans une pièce voisine.
Son regard se perdit sur la bibliothèque qui se tenait en face de lui. Alfred était parti et Rick était désormais seul. Réellement seul. Après tout, n'était-ce pas ce qu'il avait souhaité? -
Post n°2
Auteur : Rick O'lonellAu dehors, une pluie rafraîchissante était apparue sous un ciel triste et ténébreux. L'averse s'accentua et il tombait désormais des trombes d'eau dans la région des Lacs. Dans la cabine de douche, Rick parvenait à entendre les intempéries et le mauvais temps qui empêchaient habilement le silence de s'installer dans la grande demeure de l'ancien soldat. Ce dernier profitait aisément du confort auquel il était confronté actuellement, lui qui semblait avoir été éloigné de son chez soi depuis des années. Son absence avait duré trop longtemps. Mais il était heureux d'être revenu sur son monde. Il n'y avait que sur Naboo où l'eau était si chaude. Si apaisante. Elle seule suffisait à alléger les douleurs physiques et la souffrance mentale...
Rick se regarda dans le miroir et, l’instant de quelques secondes, il se demanda s’il était toujours Rick O’lonell. Le simple fait de prendre ces antalgiques ne lui ressemblait pas. Et pourtant…
Le Gouverneur poussa la porte avant de la refermer délicatement. Cela faisait déjà une heure et demi qu'il était de retour. Mais il avait préféré la solitude, et quoi de mieux qu'une salle de bains pour la trouver. La douche lui avait fait un bien fou, cependant elle n'avait pas guéri ses nombreux traumatismes ramenés de la Forge Stellaire. Les miracles avaient des limites. L'ancien militaire boitait toujours. Et l'ancien militaire souffrait encore de son épaule qui lui faisait horriblement mal lorsqu'il était en mouvement... Peut-être que le dénommé Alfred, son nouveau majordome, avait raison. Peut-être que le politicien ne devait pas délaisser sa santé et faire comme si de rien n'était. La Bataille de la Force Stellaire s'était achevée il y a près d'une semaine, et son état empirait de jour en jour. Pourtant, Rick avait du mal à se mettre à l'évidence. Et c'était à ne pas douter un problème d'ordre psychologique. Mais lequel? ... Descendant les escaliers à la manière d'un droide mais s'aidant d'une canne pour reposer sa jambe blessée, le Sénateur O'lonell rejoignit très vite le luxueux salon de sa demeure où devait l'attendre la Princesse Kamilia, fille de la Reine Oliwia -qui lui avait délégué certains de ses pouvoirs administratifs avec l'accord du peuple-. Vêtu de son habituel costard, Rick semblait soudainement avoir retrouvé son élégance d'antan. Rasé de très près et débarrassé de toutes les imperfections ramenées de la structure Sith sur laquelle il avait combattu, cet homme s'était métamorphosé en l'espace de quelques heures. Peut-être était-ce sa façon à lui de cacher tous les maux qui l'habitaient, derrière cette apparence de gentleman... Mais combien de temps réussirait-il à jouer ce rôle de gaillard insensible? Pouvait-il vivre éternellement avec cette double personnalité? Accueillant la Princesse avec un large sourire et sa bonne humeur habituelle, le Gouverneur de Naboo croisa le regard d'Alfred Kincade qui lui répondit qu'il jouait à un jeu dangereux. Un jeu qui aurait des conséquences très graves chez sa personne. Lui s'en fichait royalement.
-Gouverneur, vous voilà revenu du monde des défunts. Ici, -tout le monde- vous croyait mort. Y compris Sa Majesté la Reine, commença la Princesse en voyant arriver le Sénateur qu'elle salua brièvement. Elle avait toujours la même froideur et cette indifférence qui la caractérisait tant, Inutile de vous indiquer dans quelle situation elle s'est retrouvée par votre faute. Comment aurait-elle pu expliquer votre absence alors que la vérité ne devait en aucun cas être révélée au peuple? Soyez plus prudents à l'avenir, Gouverneur. Vous jouez à un jeu... dangereux...
Rick croisa le regard de Kincade durant quelques secondes avant d'admirer à nouveau la beauté glaciale de la fille de Sa Majesté. S'il faisait preuve d'une extrême dévotion envers cette dernière, il n'en était pas de même avec Kamilia qui semblait éprouver une certaine aversion à son égard. Et ce depuis le premier jour qu'ils se connaissaient. Cela était sûrement dut à la grande confiance que sa mère, Sa Majesté la Reine, avait en lui. Simple jalousie d'une fille envers l'amour d'une mère qui ne lui était pas entièrement voué ou uniquement du scepticisme à l'égard d'un homme qui n'avait aucune raison d'être apprécié d'une telle manière? Si le principal intéressé penchait plutôt pour la première solution (la Princesse Kamilia était plutôt jeune), il lui était arrivé à de rares occasions à avoir des réflexions quant à la deuxième possibilité. Pourquoi cette femme âgé qui avait passé tant d'années sur le trône royal de Theed avait fait confiance à un individu qu'elle n'avait -jamais- connu? Pourquoi avait-elle soutenu dès le premier jour cet homme qui n'avait -jamais- mis un pied sur Naboo? A aucun moment il n'avait voulu en savoir d'avantage sur cette confiance aveugle que lui avait accordé Sa Majesté la Reine dès son arrivée dans la Bordure Médiane. A aucun moment il n'avait voulu connaître la vérité qui le liait de si près à la Reine Oliwia. Peut-être que ce moment était enfin arrivé.-La renaissance est mon hobby, Princesse, répondit-il avec une pointe d'humour qu'il aimait tant utiliser en présence de cette demoiselle.
Kamilia avait toujours le même visage ferme et froid. Il y avait même d'avantage de répulsion dans l'expression faciale lorsqu'elle écouta la réponse de son interlocuteur.-Une renaissance, mais à quel prix? Regardez-vous, Gouverneur. Vous ne pouvez plus tenir debout, rétorqua-t-elle alors que Rick s’efforçait de ne pas utiliser sa canne si primordiale pour qu'il ne s'écroule pas comme un vulgaire château de cartes, Quoi qu'il en soit, je ne suis pas venu pour parler de votre santé. Ma mère désire vous voir au plus vite dans la Résidence Royale. Tachez de ne pas la faire longuement attendre comme elle a pu patienter votre retour ces derniers jours, Kamilia se leva du sofa sur lequel elle s'était installée avant de prendre la direction du hall, où commençait à se diriger le majordome Alfred qui s'était tenu à l’écart de la discussion, une oreille cependant attentive à ce qui s'y déroulait, Si la renaissance vous plaît si bien, sachez que ce n'est pas le cas de nos enfants qui vous ont accompagné sur Skovati.
Son sourire disparut progressivement. Le gentleman qui était réapparu depuis plusieurs minutes en présence de la jeune femme avait laissé place à l'homme blessé, meurtri par les évènements récents. Le vrai Rick, celui qui était enfoui au plus profond de son âme et qui avait été obligé de se cacher sous une apparence seine sortit prématurément de sa cache et prit le dessus sur cette vulgaire façade de séducteur créée de toute pièces. Se levant précipitamment et se rattrapant de justesse alors qu'il allait céder une énième fois à cause de sa jambe invalide, Rick regarda avec grande inquiétude la Princesse Kamilia qui était déjà prête à quitter les lieux.-Combien?! Combien ne sont pas revenus?! ...
La porte de la résidence s'ouvrit dans un silence de cathédrale. Le bruit régulier des trombes d'eau s'abattant sur le sol se fit entendre alors qu'Alfred déployait un parapluie pour raccompagner la Princesse à son transport. Celle-ci baissa quelques instants la tête avant de tourner son regard vers le propriétaire des lieux dont le cœur s'était soudainement mis à battre d'une façon anormale.-Deux. Deux soldats envoyés sur Skovati n'ont jamais remis les pieds sur Naboo, conclut-elle avant de disparaître, sans un mot de plus.
Alfred lui lança un regard avant de disparaître à son tour. Rick se retrouva une nouvelle fois seul dans son imposante demeure. Après tout, c'est ce qu'il désirait depuis plusieurs jours.
Mais ce qui était sûr, c'est qu'il n'avait jamais imaginé cette solitude-là. Une solitude accompagnée d'une culpabilité dont il ne réussirait jamais à se défaire.
Jamais.

