L'exil d'un Jedi
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Post n°1
Auteur : RosskressLa bataille de la forge stellaire touchant à sa fin Rosskress combattait les derniers chasseurs restants. Le combat l’entraîna au loin de la flotte jedi. Il suivait un groupe de fuyard qu’il souhaitait neutraliser pour éviter toute attaque à revers de leur part. Ces derniers ne devaient plus avoir de munitions puisqu’ils semblaient fuir le combat à tout prix, le trandoshan souhaitait pourtant s’assurer qu’ils ne pourraient poser problème.
Soudain, l’un des chasseurs effectua une manœuvre d’engagement et se mit à tirer vers le chasseur jedi. Le jeune jedi tenta une esquive mais l’attaque l’avait pris totalement au dépourvu, il essuya alors quelques tirs. L’un deux passa à travers son bouclier pour endommager les systèmes de communications. La surprise passée, Rosskress engagea lui aussi le combat et tira sur un fuyard dont le vaisseau explosa aussitôt, il se retourna alors vers son agresseur pour l’attaquer à son tour. Il se retrouva alors nez à nez avec lui, un tir reflexe lui permis de toucher l’adversaire qui abandonna la manœuvre aussitôt. Le jedi suivit alors l’ennemie pour l’achever, c’est alors qu’il se rendit compte que les fuyards ralliaient un croiseur qui venait en renfort. N’étant pas de taille face à un croiseur et ne parvenant plus à communiquer avec la base, Rosskress fuit à son tour pour tenter de retrouver la flotte jedi. Il s’aperçut alors que sa boussole avait été endommagée par le tir de tout à l’heure. De nouveaux chasseurs impériaux avaient eu le temps de décoller et s’étaient lancés à sa poursuite. Le trandoshan n’avait qu’une seule alternative possible pour éviter la mort, il lui fallait fuir le plus vite et le plus loin possible.
Il commença alors à calculer tes coordonnées pour passer en hyperespace, il ne savait pas vraiment ce qu’il était en train de faire mais il sentait que ces coordonnées étaient bonnes. En même temps, les impériaux engagèrent le combat, le lézard devait résister pendant que l’ordinateur de bord calculait le trajet. Il ne pouvait faire front, il fallait qu’il use de l’agilité de son chasseur pour survivre. Il se dirigea alors vers les débris du chasseur qu’il avait abattu tout à l’heure. Les tirs lasers de ses ennemis pleuvaient autour de lui, sans la Force il n’aurait pu tous les éviter. Arrivé aux débris, il jeta un œil à l’ordinateur de bord. 33% d’itinéraire calculé. Les morceaux de vaisseaux brûlés lui fournissaient une couverture mais pas pour longtemps, les tirs adverses les hachaient rapidement et, de plus, le croiseur allait bientôt être à portée de tir. Rosskress n’avait d’autre choix que de tenter le tout pour le tout et d’engager le combat avec les intercepteurs qui faisaient toujours feu vers lui.
Il faut être fou pour faire une chose pareille !
Le trandoshan effectua alors un virage très serré pour se retrouver face aux chasseurs. Les tirs le frôlaient, il se mit lui aussi à faire feu sur ses adversaires. L’effet de surprise leur fit stopper le tir pour tenter une manœuvre d’évitement, cette dernière s’avérait périlleuse car les impériaux volaient en formation serrée, et les tirs du jedi diminuait le nombre de manœuvres possibles. Cela offrait un léger répit au jeune jedi qui poussa les réacteurs de son chasseur au maximum afin d’éviter de se faire prendre en tenaille. Cela lui permit de distancer ses poursuivants mais il devait ralentir car à cette vitesse le vaisseau était bien trop lent à virer et cela pouvait s’avérer fatal en plein combat.
Le jedi profita du répit pour consulter où en était l’ordinateur de bord du vaisseau qui indiquait avoir calculé 80% de l’itinéraire pour l’hyperespace. Rosskress se sentit soulagé de pouvoir partir de cet enfer, mais soudain des tirs lasers le frôlèrent à nouveau. Le combat reprit alors, mais seuls 3 vaisseaux le suivaient à présent, le gros de l’escadrille été probablement rentré au croiseur, ils se montraient moins agressifs dans leur attaques et semblaient simplement sommer une reddition. Peut-être avaient-ils compris ce que préparait le jedi qui ne faisait que tourner en rond pour survivre comme s’il attendait quelque chose. C’est à ce moment que l’ordinateur finit de calculer le trajet et indiqua au trandoshan sur quel axe se caler afin de pouvoir enclencher l’hyperespace. Le jedi se montra très rapide dans la manœuvre afin d’éviter d’être touché si près du but.
Le chasseur jedi un peu roussi disparu dans le fin fond de l’espace laissant sur place le croiseur et les chasseurs qui rejoignaient la bataille
Rosskress profita du trajet pour inspecter son vaisseau via l’ordinateur et faire le tour des dégâts essuyés lors du combat. Le bouclier n’était pas au mieux de sa forme et avait été soumis à rude épreuve, quelques commandes annexes avaient brûlées et étaient devenues inactives, les munitions étaient sur le point de manquer et les systèmes de communications étaient complètement détruits.
Ça ne va pas être pratiqué pour communiquer avec le spatioport… Pourvu que la Force ne m’ait pas dirigé vers une planète hostile envers les jedis.
Ses pensées furent interrompues par un message d’alerte sur l’ordinateur. Celui-ci indiquait qu’un mouchard avait été collé sur la carlingue de son appareil. Il était peu probable que le croiseur l’eut suivi mais les chasseurs avaient déjà dû entrer en hyperespace. Le jeune jedi profita du voyage pour tenter de réactiver les systèmes de communications mais sans droïde astromécano il était difficile de les réparer, il tâcha également de préparer un plan pour se débarrasser de ses poursuivants à la sortie de l’hyperespace.
[…]
A sa sortie d’hyperespace, le pilote de combat en herbe était prêt à en découdre et profita du temps qu’il avait avant l’arrivée des chasseurs ennemis pour s’approcher au maximum de la planète. La planète était recouverte d’eau et de larges continents, elle dégageait une lueur bleutée magnifique à voir. Elle dégageait une forte aura et un fort courant la traversait, la Force émanait puissamment d’elle. Rosskress se sentit traversé par ce courant et comprit pourquoi son intuition l’avait mené ici, la Force était très puissante sur cette planète du fait des riches faune et flore qui la constituaient. Il vit les impériaux arriver sur son radar, à sa grande surprise ils n’attaquaient pas et se contentaient de l’encercler et de suivre sa route. Vu la situation, il préféra ne pas attaquer, ses chances de victoires restant minces. Il rejoint ainsi la planète sans encombre, un chasseur passa devant lui et l’emmena jusqu’à un immense statioport près d’une cascade. L’endroit était magnifique, le hangar effleurait une falaise qui surplombait une superbe vallée. Il se posa donc à l’endroit indiqué par son « escorte » ne sachant pas très bien s’il était prisonnier ou non. Il descendit du vaisseau en prenant soin de cacher son sabre laser sous son blouson, il valait mieux masquer son identité pour le moment. Quelques hommes armés arrivèrent en face de lui, ils se montraient fermes mais pas réellement menaçants ou agressifs ;
« -Forces de sécurités royales de Naboo. Veuillez nous suivre s’il vous plaît, notre capitaine désirerait vous parler. »
Le trandoshan montra son accord d’un signe de tête et suivit les hommes jusqu’à un bureau situé à l’étage du spatioport. Là, un homme en tenue d’officier l’attendait, il fit un salut aux autres soldats qui retournèrent à leurs postes, seul celui qui avait pris la parole resta dans la pièce. L’officier invita Rosskress à s’asseoir.
« -Bien, nous avons été informés par les impériaux de votre arrivée. Ils nous ont dit que vous étiez un dangereux criminel de guerre qu’il fallait arrêter à tout prix. Ils n’ont pas le droit d’action ici, seule leur présence est autorisée. Maintenant, je tiens à avoir votre version des faits afin de savoir ce que l’on va faire de vous.
-Pour commencer, sachez que je ne représente pas une menace pour vous : je viens en paix. J’ai simplement fuit une bataille entre les jedis et l’empire pour sauver ma vie… Le jeune jedi ne savait s’il pouvait faire confiance à ces soldats et n’osait encore révéler la vérité.
-Bon. Si vous n’avez pas d’autre indications à nous apporter nous allons être contraint de vous enfermer en attendant la venue des impériaux. L’homme se leva et fit signe au soldat de venir chercher le trandoshan.
-Attendez ! L’officier annula son ordre et se rassit.
-Ainsi vous devenez raisonnable. Dites-moi tout. Le chasseur jedi ne pouvait pas tromper et ne laissait aucun doute sur l’identité du visiteur.
-Je suis un jedi. Je prenais part à la bataille contre l’empire, je me suis retrouvé séparé de ma flotte, mon vaisseau a été endommagé et j’ai dû fuir la bataille pour sauver ma vie. C’est alors que je me suis dirigé ici en suivant mon instinct et que l’empire m’a suivi. »
L’officier regardait le jeune jedi qui tentait de s’expliquer avec compréhension. Il mit un certain temps à répondre et paru pensif pendant un moment. Il se leva et se tourna vers la fenêtre qui donnait sur le hangar principal. Il se retourna vers Rosskress.
-Ecoutez jedi. Je ne suis pas en mesure de prendre une décision à vôtre sujet. Nous allons vous mettre en cellule le temps que des personnes en mesures de trancher sur votre cas se prononcent, n’y voyez aucune offense c’est juste temporaire. Je vous laisse votre arme mais votre vaisseau sera sous bonne garde d’ici à ce qu’une décision soit prise.
-Bien capitaine, je comprends, mais je n’ai pas besoin de mon arme pour le moment, vous pouvez la prendre en gage de ma bonne volonté.
Le jedi se leva et d’un geste noble et plein de bonne volonté il tendit son sabre laser à l’officier.
-Veuillez me suivre jedi.
Rosskress fut escorté jusqu’à une cellule dans un bâtiment important d’où il avait pu apercevoir ce qu’il pensait être le palais. Dans la cellule, le trandoshan se mit à genoux dans une position qu’il affectionnait pour méditer. Il ferma les yeux et se laissa emmener par le flot de Force présent sur la planète. Il se concentra d’abord sur la ville où il se trouvait et sentit chaque habitant, puis il sentit la nature autour de cette ville avec les animaux et les plantes. Tout sur cette planète respirait l’harmonie, le jeune homme sentait qu’il fallait protéger cette planète de l’empire et du mal qu’il engendre. Il se sentait le besoin d’aider cette planète, pas pour lui mais pour la Force et son équilibre.
Quelques jours passèrent quand la porte de la cellule s’ouvrit, laissant entrer le capitaine des forces de sécurité. Rosskress se leva et se sentait pleinement reposé de ses aventures, cette planète lui donnait beaucoup de force, il se sentait très calme et apaisé.
-Pardonnez cette détention, mais votre cas est délicat à appréhender, d'où cette longue attente.Mais tenez-vous prêt jedi, vous allez rencontrer notre reine. Mes supérieur m’ont donné l’ordre de vous conduire jusqu’à elle. Nous allons garder votre arme encore un moment et vous serez sous ma surveillance ainsi que celle de mes hommes.
-Bien capitaine, je vous suis.
Rosskress s’avança et se laissa fouiller par son escorte avant de la suivre. Il se tenait droit de toute sa hauteur, le torse bombé, il dégageait une certaine prestance qui n’avait rien à voir avec ce qu’il dégageait à son arrivée sur Hoth, il semblait comme baigné de lumière.
On le fit pénétrer dans la salle du trône, les soldats s’écartèrent pour laisser une marge de respect à la reine tout en restant proche du dit jedi. La reine arriva avec d’autres personnages importants, tous les soldats se mirent au garde-à-vous pour l’accueillir avant de reprendre leur rôle. La reine prit place sur le trône en face du trandoshan qui restait debout face à son interlocutrice, les autres personnages prirent place tout autour de la reine. Le jedi s’inclina devant la reine en signe de respect. -
Post n°2
Auteur : Rick O'lonell
La nouvelle se répandit très rapidement dans les couloirs du Palais Royal : poursuivi par une escadrille de l’armée Impériale, un Jedi s’était posé à l’astroport de Theed, trouvant en Naboo un lieu de refuge et de paix. Conformément aux règles de conduits à adopter dans un tel cas de figure, les autorités Naboos et les forces Royales avaient pris le contrôle de la situation, empêchant toute mauvaise action des chasseurs stellaires de l’Empire qui crurent bon de laisser le soin aux Naboos d’arrêter le présumé « terroriste » qui représentait un grand danger pour la population. Le Jedi en question pouvait en réalité s’estimer heureux d’avoir atterri sur Naboo et non sur un monde comme Coruscant où on l’aurait déjà abattu sans pitié.
La Reine Oliwia de Naboo fut aussitôt mise au courant de l’atterrissage de ce visiteur dont la nature n’avait plus été vue sur cette planète depuis des années. Un Jedi -en vie- sur son monde ?! N’importe quel dirigeant politique aurait été dans l’embarras au moment de choisir entre le livrer aux autorités Impériales ou non. Mais la Reine ne connut pas cet embarras. Elle avait depuis longtemps prévu une telle situation en se mettant d’accord avec le Sénateur O’lonell et la Princesse Kamilia, sa fille : s’ils venaient, un jour, à avoir entre leurs mains la vie d’un Jedi, alors ils garantiraient sa sécurité et sa survie au détriment des lois Impériales en vigueur. Si l’Empire considérait les Jedi comme des terroristes à éliminer sans remords, ce n’était pas le cas de la Monarchie Constitutionnelle de Naboo dont la Constitution garantissait la liberté individuelle et surtout la liberté de culte. Au nom de quoi un régime galactique déclarant être fondé sur la liberté des peuples et la laïcité politique n’acceptait pas la présence de Jedi sur ses territoires ? La société humaine de Naboo avait été fidèle à ses convictions et à ses idéaux depuis sa naissance. Rien ni personne ne l’obligerait à trahir ses principes au nom d’une haine aveugle. C’était comme ça et ça ne changerait jamais. Jamais. S’il y avait un point où la Reine Oliwia serait ferme, c’était bien celui-ci. Mais il y avait d’un côté les actes, et de l’autre côté les représailles. S’il ne se faisait aucun doute que Naboo allait accueillir et accorder l’asile politique à ce Jedi, Naboo devait se préparer aux réactions de l’extérieur et notamment celles du pouvoir Impérial. Comment celui-ci allait réagir lorsqu’il apprendrait que l’une de ses planètes membres agissait contre ses lois et contre sa volonté ? La réponse n’était pas difficile à connaître… Pourtant, rien ne semblait indiquer que la Reine était inquiète. Au contraire. Tant qu’ils agissaient en vertu des fondements et de la philosophie de la société Naboo, ils n’avaient aucune crainte à avoir : leur réaction était tout à fait naturelle.
Les conseillers et les proches collaborateurs de la Reine avaient été rassemblés dans la salle du trône du Palais Royal. Représentants du peuple, fidèles servantes de Sa Majesté, soldats de la garde Royale… L’auditoire était impressionnant, la curiosité de chacun s’était éveillée lorsqu’ils entendirent parler de ce Jedi réfugié. Depuis combien de temps ils n’en avaient pas vu un ? Autrefois adulés et adorés par la population galactique, ils furent du jour au lendemain critiqués et détestés sans aucune raison apparente, si ce n’est celle que l’Oméga avait voulu faire croire à la galaxie entière : les Jedi étaient dangereux pour la cohésion et la survie de l’Empire. Mais par le passé, des Jedi étaient venus défendre les Naboos lors de l’invasion de la Fédération du Commerce. Par le passé, des Chevaliers Jedi étaient venus défendre les tribus Gungans contre une attaque de Chevaliers Sith qui avait massacrés plusieurs citoyens innocents. Naboo avait une dette éternelle envers ces individus. Et en ce jour historique, elle allait le montrer et le prouver.-Représentants du peuple et membres de la Garde Royale. Si je vous ais réunis dans la salle d’audience du Palais Royal, c’est pour vous faire part d’une nouvelle très importante. Il y a un peu plus de trois heures maintenant, la sécurité du spatioport de notre capitale a arrêté un étranger d’origine Trandoshan se déclarant être un Gardien Jedi. Poursuivi par des chasseurs de combat de l’armée Impériale, il s’est posé sur notre monde avec l’espoir d’y trouver un havre de paix et dans l’espoir de s’y voir accorder l’asile. Contrairement à ce que l’on veut nous faire croire, ce Chevalier Jedi n’a montré aucun signe de dangerosité. Il s’est montré ouvert et s’est laissé arrêter sans engager de conflit…
La Reine Oliwia fut interrompue dans son discours par l’un de ses conseillers, le dénommé Sio Boggle. Bien plus vieux que Sa Majesté (qui, elle, avait déjà atteint la quarantaine) Sio Boggle était l’un des doyens de l’entourage de la famille Royale et était respecté pour son expérience. C’est donc avec une extrême facilité que celui-ci se leva de son siège, montrant à la Reine qu’il voulait réagir à ses propos. Elle lui laissa la parole et tous le regardèrent avec attention.-Votre Majesté, si je puis me permettre, nous ne devrions pas discuter plus longtemps au sujet de ce Jedi : qu’il soit respectueux de nos services de sécurité ou non, il fait partie d’un culte prohibé par la justice Impériale. Si je suis, comme vous, un fervent opposant à cette décision de l’Empire de cataloguer les Jedi comme des terroristes, là n’est pas la question. Nous devons penser au peuple Naboo avant tout, celui pour lequel nous sommes ici, au milieu du Palais souverain. Ce Jedi peut apporter malheur à notre monde et à ses habitants qui ne demandent que la paix, déclara d’une voix sure le vieil homme qui joignit ses mains devant lui comme pour inciter la Reine à prendre en considération ses avertissements.-Sio Boggle, votre avis sera toujours écouté et respecté entre ces murs. Vous êtes ici depuis aussi longtemps que moi, vous avez traversé les âges et les différentes époques que notre monde ait connus. Dois-je cependant vous rappeler ce que les Chevaliers Jedi ont fait pour nous et pour notre peuple par le passé ? Dois-je vous rappeler qu’ils nous ont aidés à nous défaire de la dictature imposée par la Fédération du Commerce lorsque la République ne faisait rien pour nous aider ? Dois-je vous rappeler –et le représentant Tarpal sera là pour appuyer mes propos- déclara la Reine Oliwia en se tournant vers le Big Boss Tarpal, représentant permanent de la civilisation Gungan au Palais Royal, dois-je vous rappeler que les Jedi sont venus de leur plein gré aider et protéger nos fidèles alliés dans les plaines lorsqu’ils ont été lâchement attaqués par des Guerriers Sith ? Et quand est-ce que nous leur avons montré un quelconque remerciement pour ce qu’ils avaient fait pour nous ? La Reine avait beau être à ce poste depuis très longtemps, elle n’avait pas perdu de son charisme ; sa voix était aussi influente que les effets de la Force sur l’esprit, le Gouverneur O’lonell s’est battu de tout son pouvoir au Sénat Galactique pour montrer l’attachement de Naboo aux Jedi. Il a maintes fois clamé l’indifférence de la classe politique sénatoriale face à la chasse aux Jedi. Des Jedi qui sont passés du statut de gardien de la paix et de la justice à celui de hors-la-loi. Cette étiquette de parias de la société, c’est NOUS qui leur avons donné. C’est nous qui, par notre insouciance totale à leur égard, avons abandonné et dénigré le travail légendaire de ces hommes qui ont préservé la paix et la démocratie dans la galaxie durant des millénaires ! Personne n’osait contredire la Reine qui, par son don d’oratrice (le même qui lui avait permis d’être élu des années auparavant) persuadait chaque personne présente dans la salle du trône, selon vous, Sio, nous devrions arrêter et livrer ce Jedi aux autorités Impériales de Coruscant pour préserver la sécurité et le bien-être du peuple. Votre réaction est noble et je suis honorée d’avoir à mes côtés des hommes tel que vous qui pensent tout d’abord à la vie des citoyens Naboos. Mais livrer ce Jedi à l’Empire reviendrait à abandonner notre parole et nos principes. Rappelez-vous les fondements de la société dans laquelle nous vivons. Jamais, je dis bien jamais –tant que je resterais souveraine Naboo- un être humain sera arrêté pour son appartenance à un culte, et rien que pour son appartenance à un culte. Car les lois Impériales traquent les Jedi uniquement pour leur appartenance à un Ordre qui n’a fait que jurer allégeance à la démocratie. Tant qu’ils ne porteront pas atteinte à notre société, ils seront acceptés comme des citoyens de la Galaxie en vertu des libertés individuelles que notre société accorde à tous. Ce Jedi sera donc libre de circuler dans nos rues. Nous l’accepterons. Personne ne me fera revenir sur mes mots, ni même l’Empire. Je suis ferme et je le resterai, conclut la Reine avant de s’adosser au dossier du siège royal et d’attendre la venue du Jedi qui était d’ores et déjà attendu.
Un soldat alla prévenir que le visiteur pouvait se présenter devant l’audience qui lui avait été réservée. Le soldat en question revint quelques minutes plus tard avec dans son dos le Jedi. Imposant Trandoshan qui paraissait moins grand que ses congénères, ce Jedi attira toutes les attentions jusqu’au point de sembler recueillir bien plus de popularité et d’importance que la Reine elle-même. Après tout, cela faisait combien d’années que chaque personne ici présente n’avait pas vu un Jedi ? Avaient-elles au moins une fois dans leur vie approcher d’aussi près l’un de ces Chevaliers dont l’illustre notoriété était connue aux quatre coins de la galaxie ? Respectueux des traditions antiques de la société humaine Naboo –qui imposaient le salut royal en présence de Sa Majesté la Reine- le natif de Trandosha salua la Souveraine des Naboos et laissa la parole à la vieille femme qui se leva pour accueillir avec politesse leur hôte du jour. S’approchant près du Jedi, elle ouvrit la séance tant attendue par tous.
-Chevalier Jedi, je suis heureuse de vous accueillir ici, au sein du Palais Royal de Theed. Je me présente : je suis la Reine Oliwia, Souveraine et Monarque des Naboos. Avant que cette audience ne s’ouvre, je tiens à vous assurer que vous êtes en sécurité ici : nous avons pour habitude de recevoir les étrangers avec hospitalité et courtoisie, assura Sa Majesté au visiteur Trandoshan avant de se retourner et de se poser à nouveau sur le trône royal, néanmoins, votre venue soudaine nous offre le droit d’en savoir d’avantage sur vous et sur les conditions de votre arrivée. Comment vous êtes-vous retrouvés sur Naboo et, surtout, que fuîtes-vous au-delà des étoiles ? demanda tout simplement la vieille femme.
Le Chevalier Jedi était invité à répondre aux questions de la Reine Oliwia. Ses réponses allaient certainement décider de son sort futur… -
Post n°3
Auteur : Rosskress-Chevalier Jedi, je suis heureuse de vous accueillir ici, au sein du Palais Royal de Theed. Je me présente : je suis la Reine Oliwia, Souveraine et Monarque des Naboos. Avant que cette audience ne s’ouvre, je tiens à vous assurer que vous êtes en sécurité ici : nous avons pour habitude de recevoir les étrangers avec hospitalité et courtoisie, néanmoins, votre venue soudaine nous offre le droit d’en savoir d’avantage sur vous et sur les conditions de votre arrivée. Comment vous êtes-vous retrouvés sur Naboo et, surtout, que fuîtes-vous au-delà des étoiles ?
Ces mots rèsonnaient dans l'esprit du jedi comme un immense réconfort et un grand soulagement. Ici, il pouvait se cacher de l'empire qui le poursuivait et il était d'autant plus heureux que cette planète semblait regorger d'une immense richesse culturelle et spirituelle. Mais pour l'heure il lui fallait d'abord expliquer à la reine et à son peuple pourquoi et comment il s'était retrouver là.Il prit un léger moment avant de commencer sa réponse, le temps de mettre en ordre ses pensées.
- Tout d'abord, reine Oliwia, je tiens à vous remercier pour votre accueil, je n'aurai espérer au terme de ma fuite recevoir tant de bienveillance. Le plus grand respect émanait des mots du trandoshan, il parlait de manière calme et posée, ainsi il souhaitait montré sa gratitude. Je pense que vous êtes au courant de la bataille qui a eu lieu entre l'empire sith et les jedis, mon ordre a attaqué la forge stellaire impériale. Au cours de cette bataille, je faisais partie d'une escadrille de chasseurs stellaires. Le combat faisait rage. Dans mon élan, je me suis retrouvé séparé de la flotte jedi et je suis tombé dans une embuscade. Mon chasseur a été endommagé, si bien que je n'avais plus de systèmes de communication et il m'était impossible de retrouver mon chemin vers la flotte. Un croiseur et une escadrille me pourchassaient, je n'avais comme choix plus que la fuite. J'ai alors entré des coordonnées hyperespace dans mon ordinateur de bord, pour cela je me suis fié à mon instinct et à la Force et je suis arrivé sur votre planète. Dans ma fuite, les impériaux avaient placé un mouchard sur mon appareil et c'est pour ça qu'ils m'ont suivi jusque sur votre planète.
Le trandoshan marqua un temps de pause et regarda l'assemblée qui le fixait avec attention prête à en apprendre plus sur ce visiteur mystérieux.
- Je me nomme Rosskress, je suis un jeune jedi de l'académie de Hoth. J'ai encore beaucoup à apprendre de la force et de ses secrets. Je dois vous dire aussi que votre planète a suscité un grand intérêt chez moi. En effet, dès mon arrivée j'ai pu ressentir un fort lien entre elle et la Force et j'aimerai vraiment étudier ce lien afin de parfaire ma connaissance de la Force. Aussi, j'aimerai vous offrir mes services à vous et à votre peuple. Je sens que le lien qui vous unit vous et votre peuple à vore planète est très fort et je pense que c'est une des raisons pour laquelle la Force est très forte ici. Je voudrais réellement protéger ce lien qui je pense est unique dans la galaxie.
Rosskress essayait de communiquer la sagesse qui pouvait être la sienne. Il tenait à rendre un service à ce peuple pour le remercier de l’accueillir comme il le fait. Il se sentait redevable envers eux et la reine. Il était suspendu aux lèvres de cette dernière dans l'attente de sa réponse. -
Post n°4
Auteur : Rick O'lonellSage était le Jedi. La vérité émanait de chacun de ses mots. Et il ne fallait pas être un fidèle allié de la Force pour le ressentir: le dénommé Rosskress n'avait aucune raison de mentir et disait vrai sur toute la ligne. La Reine Oliwia se demandait encore comment on avait pu rejeter ces individus si honnêtes et si intègres. C'est avec des hommes tel que le visiteur Trandoshan qu'une société pouvait atteindre son but ultime: le bien-être de tous qui amenait le bien-être de chacun. Mais un autre genre d'êtres humains s'étaient invités à la danse avant d'imposer leur point de vue si différent de celui de la majorité. A croire qu'il fallait toujours être en conflit avec l'extrême opposé de soi dans la vie. L'un ne pouvait exister sans l'autre.
Ainsi, Rosskress le Trandoshan avait participé à la désormais célèbre Bataille de la Forge Stellaire. Cette dernière avait été rendue publique par le Général Valiant lors d'une séance politique au Sénat Galactique. Le visiteur n'apprenait donc rien de nouveau aux Naboos ici présent, si ce n'est que les Jedi faisaient partis des rangs rebelles ciblés comme étant les acteurs du coup de massue porté à l'Empire. En réalité, cette annonce mettait la planète de Sa Majesté Oliwia dans un embarras de premier choix: en plus d'accueillir un Jedi qualifié de "terroriste" par le régime galactique Impérial, la Reine allait probablement protéger un homme qui avait clairement avoué s'en être pris à l'Empire lors de cette Bataille. En protégeant Rosskress, Naboo s'opposait très clairement à l'Empire... Mais comment faire pour ne pas bafouer ses valeurs et ses principes? Ce Jedi n'était pas un monstre comme la propagande Impériale tentait de le faire avaler aux peuples de la galaxie! Dans ses paroles émanaient l'amour, la faim de savoir et l'harmonie. Il aurait très bien pu être un citoyen Naboo qui aspire au bonheur et à la vie. Son seul tord fut celui d'être un Jedi...
-Je vous remercie de votre franchise au nom du peuple Naboo, Rosskress le Jedi, se levant de son siège et s'approchant de l'étranger, la Reine Oliwia lui tendit la main et serra celle de son hôte avant de faire un signe courtois de la tête, je mets fin à cette audience extraordinaire qui aura été courte mais enrichissante. Vous êtes ici depuis plusieurs jours maintenant et je tiens à vous redonner votre liberté car, comme l'ensemble de votre Ordre, vous le méritez. Cependant je me dois de vous obliger à délimiter votre accès à un certain nombre de quartiers pour garder votre présence ici au secret. Vous aurez la permission de vous déplacer à l'intérieur du Palais Royal ainsi que dans ses jardins. De plus, la Reine se retourna et alla se coller à la grande baie vitrée qui donnait une superbe vue sur Theed et les alentours du Palais, dans le cadre de votre instruction Jedi et de vos méditations, vous disposerez d'un accès privilégié au Jardin Broadberry Meadow que vous pourrez rejoindre par le parc de notre magnifique Palais. Si vous désirez aller au delà des limites que je vous ai fixé, vous devrez en demander l'autorisation, la Reine regarda à nouveau le Trandoshan dans les yeux tout en se rapprochant de lui, si c'est dans votre intérêt que nous vous imposons ces règles, comprenez notre position: les autorités Impériales sont au courant que vous êtes ici, sur Naboo. Votre présence sur nos terres peut mener à un grave incident diplomatique et cet incident, s'il vient à se produire, aura des retombées sur notre peuple. Si nous garantirons votre sécurité -et vous pouvez en être certain- nous ne devons pas éveiller les soupçons. Pour le moment, c'est comme si on ne vous avait jamais accueilli.
L'ensemble des participants à cette réunion Royale se levèrent en même temps que l'audience prenait fin.-Vous logerez dans nos quartiers et vous aurez à disposition ce dont vous souhaiterez. Il suffira de demander. Vous êtes chez vous. Considérez-nous comme des amis, car nous vous traiterons comme tel. Nous ne représentons pas l'Empire et ses lois, sur Naboo, conclut la Reine avant de saluer à nouveau le Jedi.
Lorsque tous quittèrent la salle, la Reine se retourna et alla se coller à la même baie vitrée qu'elle aimait tant approcher. Elle avait la capitale Theed sous ses yeux. Et elle avait -une fois de plus- entre ses mains la destinée de son monde.

