De la colère à la Haine
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Post n°13
Auteur : Romy SunRéfléchis?
"Ce type m'a emmenée aux frontières de la mort, balancée contre les murs de son temple, éclatée la tête des ses attaques et il me demande de réfléchir sur ses actes? C'est pas possible, je dois être mort, dans le coma, y'a un truc qui m'échappe! A moins qu'il ne se foute encore de ma gueule!!!!"
Elle tira sur sa clope violemment, serrant la mince tige entre ces doigts, grinçant des dents légèrement. Pourtant la question qu'il lui posait n'était pas sans réponse. Romy ne le savait que trop bien. Elle avait vécue avec ce genre de question : le pourquoi des actes des uns et des autres. Elle avait souvent été déçue des réponses d'ailleurs. Souvent injustifiable, inexplicable, démontrant les vicissitude des espèces sois disant intelligente , les actes de mort, de violence physiques ou verbales, d'accusations ou de brimades étaient souvent... sans explication, sans réfléction. Ils existaient uniquement pour combler un vide, un manque, celui de dominer, celui d'asservir la différence et de la noyer dans une norme stérile.
-De là d'où je viens, on peut tuer pour peu de chose. La différence, le mépris, le bouc émissaire, l'émancipation, le contrôle, l'argent, l'amour, le pouvoir, le sexe, la nourriture, l'obstacle, la peur,l'exemple, le doute.
On peut tuer quelqu'un parce qu'il renvoit l'image de sois-même que l'on assume pas. Par ce qu'il est moche. Parce qu'il faut bien montrer qu'on est le plus fort. Ou simplement par ce qu'on est con. Parce que dans le désir de vouloir se démarquer du moule dans lequel on baigne, on finit par s'y conformer en éliminant ce qui est plus hors du moule que soit.
Après, on peut aussi simplement tuer parce qu'on dérange.
Elle finit sa cigarette et l'écrasa au sol, fixant Morgoth qui s'occupait de sortir les boyaux de sa larve.
Vous auriez pu me tuer pour ça. Parce que je dérange. je suis chez vous. Peut être parce que j'ai endommagé votre temple de mes mains. Peut être aussi parce que je ne suis pas assez forte pour vous battre. Pour le moment.
La lucidité était un atout chez Romy. Elle savait comprendre de ses expériences et ne pas se leurrer ou se voiler la face. Enfin moins que la moyenne des gens en tout cas.
Les mots lui étaient venues naturellement, comme des souvenirs d'une vie antérieure. La crainte, la colère, la rage, la peur, le mépris, la soif de violence et de vengeance s'étaient déversés maintenant hors d'elle. Non, elle n'était pas apaisée, elle ne le serait sans doute jamais, mais elle avait craché tout ce qui avait fait ...qu'elle détestait le monde.
Elle ne comprenait toujours pas ce qu'elle faisait là, assise après s'être prise la raclée de sa vie, devant l'homme qui l'avait étrangement épargnée alors qu'il n'en avait rien à foutre d'elle. Il manquait une explication, et Romy ne savait pas laquelle.
-Je sais pas pourquoi je suis là. J'pensais que c'était pour y mourir mais apparemment non. Certes me tuer ne vous aurez rien apporté, mais apparemment me laisser en vie non plus. Y'a un truc que j'pige pas j'crois!
"Enfoiré....ouais...je suis paumée moi" -
Post n°14
Auteur : L'OmegaDes paroles sincères, venues du cœur. Des paroles échappées à un être qui c’était construit une carapace, une muraille haute et profonde pour éviter les assauts du monde. Un roc creux, un animal blessé par la vie. Méditant ses paroles, cherchant le sens profond de chaque phrase Morgoth garda le silence et se leva comme une ombre, abandonnant sa carcasse. Il avait besoin de réfléchir. Et il se sentait, sur ce monde de lave, humeur à réfléchir en marchant. Il sortit de la salle aux colonnes, puis du temple et marcha quelques temps, ramassant au passages quelques matériaux pour allumer un feu.
Quand il se présenta a nouveau aux portes du temple Romy l'attendait. Elle avait récupérer ses affaires et n'allait pas tarder a allumer une nouvelle cigarette.
Elle attendait une réponse. Quelle qu' elle soit.
Il s’arrêta a un pas d'elle la fixa entre les deux yeux. Cela dura dix longue secondes. Dix secondes ou elle le regarda sans faillir avec un mélange de colère, de peur, de dégout, de défiance et d’incompréhension.
Lui n'y voyais qu'une fille, une humaine borgne. Un objet brisé qu'il lui faudrait réparer, polir, entretenir. Valait elle le coups de tant d'efforts ? Il avait beaucoup réfléchi. Le chemin de la destruction de l'Arbre Blanc demandais plus que le don de la Force. Plus qu'une simple coincidence. Elle ne pouvais etre qu'un test, une épreuve complexe proposé a lui par une entité supérieur. Car le don de Force bien que précieux ne devait etre enseigné qu'au plus doué, a ceux qui le meritait.
Il hésita.
Elle cligna de l’œil et quand sa paupière eu fini de battre il lu dans l’éclat nouveau ce qu'il attendait. Détermination. Puissance. Volonté.
Elle s’avança pour reprendre sa route, tracer sa voie. Elle le frolla et il se mit a parler quand il fut a nouveau un pas de distance
-Au début on croit mourir a chaque blessure. On met un point d'honneur à souffrir tout son saoul. Et puis on s'habitue a endurer n'importe quoi, a survivre a tout prix.
Malgré le vacarme des volcans explosant a l'horizon il l'entendit stopper sa marche et tendre l'oreille. Il se retourna, elle aussi. Comme quelques instants auparavant ils se faisaient a nouveau face.
-Vous vous etes demandé pourquoi je ne vous ait pas pris la vie tout a l'heure Frauleine. La réponse est simple. La vie est belle.
Nous n'en disposons que d'une seule et nombreux sont ceux qui la gâchent, courant derrière des futilités. Souvenez vous de notre combat. Je vous ai dispenser ma leçon ; Vous avez un don rare. Vous pouvez l'ignorer ou le développer, vous en totalement libre. L'Empire cherche des gens comme vous pour servir chez les Templiers.
Voyez, à défaut de m'apporter quelque chose je sert les intérêts de ma famille. Vous y trouverez des Sith là bas. Avisez les de ma présence. Et dites leur de ne pas me chercher. Mon sentier n'est pas le leur.
Je vous l'ai dit, je suis Sith. Je vois des choses qui échappent a bien des gens. La décision que vous allez prendre influera à jamais sur toute votre existence et vous ne pourrez jamais revenir en arrière quelque soit les remords, les coups et les difficultés.
Vous étes a l'heure du choix Romy Sun. Et il est temps. -
Post n°15
Auteur : Romy SunRomy resta un instant face à lui.
Durant les dernières minutes, elle s'était demandé s'il ne s'était pas moqué d'elle tout le long de leur combat et de leur discussion. Il n'avait rien dit de probant, semblait plus intéressé par la carcasse de la larve qu'à elle, et il s'était éloigné pour marcher l'air de rien. Et pourtant, elle était restée là, attendant une réponse qui ne semblait pas vouloir venir. Elle sentie la colère remonter le long de sa gorge, mais elle savait que face à lui, elle n'avait aucune chose. La décision était donc simple, il fallait partir, fuir encore. Le destin ne l'avait apparemment pas emmenée au bon endroit.
Et c'est à ce moment là qu'il avait décidé de parler.
"L'Enfoiré...."
La vie est belle. Romy se prit à rire. Oui, elle l'était probablement. Non, la vie n'était pas belle, elle était moche, sale, empestait l'hypocrisie et le mal-être. Mais Romy savait qu'elle était précieuse. C'était sans doute pour cela qu'elle ne s'était pas détruite elle-même, sans doute pour ça qu'elle combattait, pour voir jusqu'où elle serait capable d'aller.
Il l'avait coincé sur de simple constatation. Elle avait un don, elle avait le choix. Elle était devant la porte de sortie mais avait le choix de se planquer dans le placard pour continuer l'aventure dans le vaisseau. Cela méritait effectivement reflection. Elle alluma sa gauloise odorante qui attendait depuis une dizaine de minute d'être embrasée par le feu salvateur de son briquet. Elle tira et souffla sa fumée comme le dragon qu'elle était. Les paroles de Morgoth sonnait juste mais pourtant quelque chose ne satisfaisait pas Romy dans ces paroles.
-Les templiers hein?...Ecoutez, je ne suis pas la créature la plus forte ni la plus intelligente qui sois dans cette galaxie, par contre malgrè son unique oeil je pense être capable de voir et de sentir des choses que peu de gens peuvent voir.
Elle tira à nouveau sur sa clope et n'avait pas bougée d'un centimètre.
-Je sais que j'ai un don. On me l'a déjà dit. On m'a dit aussi qu'il fallait que je l'exploite, et c'est dans cet optique que je suis partie.
Nouvelle barre de fumée.
-Je sais aussi que ce n'est pas l'Empire qui m'a trouvée mais vous.
"Oh non, tu ne te débarrasseras pas de moi comme ça Enfoiré..."
- Et je sais aussi que ce n'est pas l'Empire qui à réussi à me mettre une raclée dans ce temple. C'est la deuxième fois que ça m'arrive.
Oui, c'est la deuxième fois qu'elle perdait face à quelqu'un. Et le premier, elle ne voulait pas s'en souvenir. Elle fixa Morgoth dont l'image était floutée par la fumée de sa cigarette.
-J'ai fais mon choix. J'vais pas partir sur une défaite.
Elle finit sa clope et la jeta dans une crevasse. Au moins elle ne salirait pas le sol du temple. -
Post n°16
Auteur : L'Omega
-Morgoth-
Ainsi a l'heure du choix elle se tournait vers lui. Morgoth.
Une issue folle pour une folle, sans doute. Mais le héraut de l'ordre Sith n'en avais cure. Il lui faudrait des lames pour affronter l'Arbre Blanc. Et des poings. Et d'autre choses .
-Si vous me suivez 'Fraulein' sachez que vous devrez suivre une voie dangereuse. Une voie sombre, tortueuse, sans gloire, sans espoir de voir un jour la lumière.Mon chemin n'est pas celui de mes frères. Il est quelque part, bien pire. Et si vous malgré tout vous etes encore décidée a recevoir mon enseignement vous ne pourrez plus faire marche arrière, partir et fuir comme votre père...
Cette mise en garde Morgoth ignorait pourquoi il l'avait lancée, mais la réaction de la jeune femme, il l'a senti immédiatement. -
Post n°17
Auteur : Romy SunRomy resta figée un moment, écoutant à peine les paroles du Trandoshan.
"Nia nia nia, ça sera dure, nia nia nia, pas de lumière... nia nia sombre...Si tu savais d'où je viens mon gars, tu arrêterais vite de me sortir tes conneries".
Elle sortie une nouvelle cigarette et l'alluma, le laissant finir son monologue agaçant. Morgoth avait le don d'être agaçant et aussi celui de frapper juste, là où ça faisait mal, là où ça perturbait. Si sa suprématie physique était redoutable, celle mentale l'était encore plus parce qu'elle était cachée. Et plus la borgne était en contact avec lui, plus elle découvrait les facettes mentales dangereuses de son hôte. Et surtout, plus elle avait l'impression d'en apprendre sur elle-même, et ça c'était carrément...
"Flippant. Ce type est flippant"
Et Romy n'imaginait pas à quel point.
" Et si malgré tout vous êtes encore décidée à recevoir mon enseignement vous ne pourrez plus faire marche arrière, partir et fuir comme votre père..."
Romy tira la plus longue latte de cigarette de son existence, sa pulsation cardiaque devait s'être subitement arrêtée pour monter en flèche à 180 et redescendre progressivement sous l'effet du tabac et de la privation d'oxygène. Elle serra les poings, se balança sur ses jambes plusieurs fois, fixant Morgoth de son unique oeil en espérant percer à jour les idées du reptile.
Depuis le début, il se jouait d'elle. Il connaissait mieux ces siths que quiconque, et en voyant Romy, il n'était pas difficile d'établir le schéma de l'enfance difficile. Il avait une chance sur deux pour déterminer lequel de ces deux parents étaient un lâche, une chance sur trois si on considère la possibilité que les deux puissent l'être. Peut être que chez les Siths, l'abandon était traditionnel, peut être que Romy le portait sur elle. Ou peut être simplement qu'il se foutait de sa gueule, comme toujours.
Et maintenant? Quelle était la position à adopter? Ses mâchoires s'étaient lentement resserrées dans leur grincement habituel, elle tira une nouvelle fois sur sa cigarette, espérant que la fumée desembrume son cerveau mis à l'épreuve.
"L'enfoiré... c'est presque trop facile, trop prévisible. Le père, la mère, pfff... c'est faible ça . Il me fait marcher, il se fout de la gueule, il continue encore et encore le chacal.."
Elle lâcha un rire sec et blasé. Quelle était la probabilité pour qu'il connaisse son père alors qu'elle ne savait rien dessus. Ou presque? Les souvenirs de cette époque était enfouis dans un lieu ou même sa mémoire ne voulait pas creuser. Morgoth jouait avec elle. Encore.
"Je vaux mieux qu'un putain de complexe d'absence paternelle. Je vaux mieux que tes questions et tes défis à la con."
Elle fixa enfin le Trandoshan.
-Je n'ai jamais vu la lumière. Et je me contrefous de la voir un jour. En fait, je me contrefous de votre gloire, de votre espoir, de votre voie dangereuse et de vos frères d'armes. Je suis pas tombée sur vous par hasard, sans doute parce que j'avais déjà un pied sur votre chemin, ne vous en déplaise 'Seigneur Morgoth'
Sa voix était teintée d'une légère acidité. Oui, il avait une fois de plus réussi à l'énerver.
-Je ne connais pas de lâche dans ma famille. Parce que je n'ai plus de famille....
Sa mère? Son souvenir s'estompait lentement, elles s'étaient faitse leurs adieux, elles se retrouveraient en enfer. Son père? son père. Son père...
Romy faillit demander des informations sur son père. Pourquoi? pour voir s'il s'agissait d'un coup de bluff ou non. Si effectivement, il avait connu l'homme qui avait donné naissance au monstre qu'elle était et sans doute pour demander tant d'autre choses. Mais Romy avait sa fierté, et elle ne voulait pas donner d'arme supplémentaire à Morgoth. Il arrivait déjà suffisamment bien à se jouer d'elle et à lui torturer les méninges sans qu'en plus elle ne lui donne sciemment les armes pour mieux se faire abattre. Ses poings étaient serrés.
"....il se fout de ma gueule ...."
Elle souffla la fumée par le nez et siffla à travers ses dents.
-Les amabilités sont-elles terminées? D'autres questions peut-être?
Si elle avait pu, elle lui aurait collé une droite. -
Post n°18
Auteur : L'OmegaAinsi, sur le parvis du temple Sith de Mustafar l’étrange Morgoth venais de recruter une lame de plus pour sa quête contre l'Arbre Blanc. Comme les Sith des temps anciens il rompait sciament la règles des deux, la compétitions qui devais s'instaurer ensuite entre eux pour n'en voir qu'un seul s’élever au delà de sa condition d’élève pour devenir par la suite, maître. Car de survivant il le savait, il n'y en aurait pas. Ou presque. Le Force n'avait pas besoin d'une relation aussi simple entre deux de ses représentants. S'ils étaient utile au Sentier d'Or ce ne serait ni Morogth ni un autre qui freinerais leur ascension. Ils grimperaient seul les marches de l'histoire et de la connaissance.
Mais pour l'heure son rôle était de se faire obéir, signer leur pacte par plus que des mots s’envolant.
Un repas chaud suffirais.
-Non. Vous pouvez m'aider a porter ca ?
Une question plus rhétorique que sincère tant il s'empressa de se débarrasser de la moitié de ce qu''il portait pour le donner à Romy. Mélange de bois, de mousse et d'autre chose le chargement devais pas la suite aider à réaliser le repas évoqué précédemment. Emboîtant ensuite le pas vers la salle aux colonne il retrouva un seul de ses deux autres élèves. Apres de brèves paroles il lui paru que l’absent avait décider d'explorer les profondeurs du temple a la recherche de petites proies a attraper. Sans arme et sans équipement c’était la une chose risqué pour un novice mais encore une fois Morgoth se remettait a la Force pour le voir revenir vivant, ses pensées dérivant ensuite sur l'agencement de son foyer pour obtenir une braise rapide mais durable et ne pas totalement enfumer la salle. Il ne s’arrêta dans cette tache que deux trois fois pour répondre à des questions d'ordre théologique et spirituelle sur l'enseignement Sith et la nature de leur venue ici à son jeune élève.
A la fin il embrassa le lichen sec en faisant danser un éclair entre ses doigts. Une utilisation dérivé et peu orthodoxe de l'éclair de force mais efficace car la flammèche se transforma vite en flamme et le petit bois en délicieux feu de camps. Avec les plus gros morceau de carapace de la larve Morgoth se confectionna adroitement une espèce de petite poêle dont il graissa le fond avec les barres de lards dépecer sur cette dernière. L'odeur de gras monta doucement puis viens ensuite celle de la viande grillé quand il y posa les autres morceaux, plus riche. Une touche de civilisation et de sophistication dans un décors frusque et martial. Le premier morceau cuit il le plaça dans le dernier eclat assez grand de carapace, lui s’apprêtait à manger directement dans le plat.
-Dite moi Frauleine, vous souvenez vous de notre combat ? De ce que vous pensiez ? Sauriez vous capable de vous remettre a votre grès dans un pareil état ? -
Post n°19
Auteur : Romy SunOk.
Ce type est barge. Mais au fond était-elle mieux? Elle était là, sa clope aux lèvres, en train de confier le sens de sa vie à un fou auquel elle rêvait de refaire le portrait.
Pour une fois, à la réplique du Trandoshan, Romy ne pu pas serrer les poings et ruminer son énervement puisqu'elle avait été subitement chargée comme une mule par le bois qui encombrait les bras de son...son quoi alors? son ami? Non, certainement pas. Son ...supérieur hierarchique? Romy grimaça, ce n'était pas exactement ça non plus. Son...collègue de travail? C'était idiot.
"Non... merd*...pas ça..."
Maitre. Celui qui donne les leçons s'appelle le Maitre. Bien qu'elle n'était pas restée très longtemps à l'école, la borgne se souvenait parfaitement de ce terme sur lequel elle crachait ouvertement : ni dieu, ni maitre, ni rien du tout. Et là, elle se retrouver face à tout ce qu'elle avait abjurer il y'a longtemps. Et le pire de tout ça, c'est qu'elle l'avait choisie.
"Je vais te foutre ce bois là ou je pense, et tu boiteras un sacré moment toi!'
Romy resta quelque seconde sans bouger avec son chargement, observant Morgoth mettre en place le foyer pour le feu et répondre à des questions dont elle ne comprenait pas exactement le sens. La Force. Elle en avait entendue parlé très très vaguement, sans doute il y'a très longtemps. Mais sa propension à rester à l'écart et à s'isoler du reste du monde avait sans doute posé un voile obscure sur bon nombre de terme qui pouvait sembler banaux pour n'importe qui. Une fois que son "Maitre" eut former ce qui ressembler à une place pour faire un feu de camp, Romy déposa son chargement à côté, constatant qu'il y avait probablement assez de combustible pour faire démarrer le bûcher.
Elle s'assit en face, le regardant cuisiner.C'est vrai que son estomac était vide depuis un moment et l'odeur de la viande grillée le reveilla lentement.
Son oeil dériva sur les flammes qu lui chauffaient le visage , elle réfléchissait. la vitesse avec laquelle tout ces evenements s'était enchainés était...étrange. On aurait dit qu'elle venait d'ouvrir une porte qui se trouvait en face d'elle mais qu'elle ne pouvait pas voir puisqu'elle tournait en rond dans le noir. Et maintenant, la lumière de l'évidence était si aveuglante qu'elle se sentit perturbée. Et cette perturbation l’agaçait autant qu'elle l’énervait Ses machoires grincèrent sinistrement pour lui rappeler qu'elle avait elle même choisie de suivre le type qui lui avait mis la raclée de sa vie. En même temps, qui d'autres pourrait mériter qu'elle le suive? Mériter Non, il n'y avait pas de mérite la dedans. Personne ne mériter d'être suivit par un monstre comme elle, c'est ce qu'on lui avait répété toute sa vie et au final c'est ce qu'elle croyait.
En fait s'était l'inverse. Méritait-elle de suivre ce type, ce maitre et ses enseignements?
"....il ne m'a pas tuée"
Elle était encore en vie en train de le regarder cuisiner avec cet air non chalant et je m'en foutiste qui avait le don de la mettre hors d'elle très facilement. Voila, elle était enervée, il fallait qu'elle se défoule, c'était pour ça qu'elle se sentait perturbée. Il fallait qu'elle tape quelque chose et vite, qu'elle calme les nerfs que le lézard avait maltraité. Elle finit sa clope, fit craquer son cou, écrasa le mégot et le balança dans le feu. Elle s'apprêtait à se redresser quand Morgoth se décida enfin à ouvrir la bouche.
Sans doute pour lui demander la cuisson de sa viande.
"Saignante....comme ta gueule bientôt..."
-Dite moi Frauleine, vous souvenez vous de notre combat ? De ce que vous pensiez ? Sauriez vous capable de vous remettre a votre grès dans un pareil état ?
Perdu. La question était...normal pour une fois. Même si elle avait toujours du mal à comprendre l'origine de se foutu surnom débile.
-Il y'a des chances... Vous avez le talent pour m’énerver très facilement.
"sans rire"
- Je n'ai pensé qu'à une seule chose : vous démolir. En général, ça marche bien. Mais pas sur vous apparemment. Après, c'est assez flou en général. Je m'enrage, y'a pas d'autres mots. Mais ce n'est pas comme si autre chose prenait possession de mon corps, je me sens bien là. Je me sens même au sommet de ma forme dans ces moments. C'est comme une sensation de puissace qui galvanise, qui electrise et qui emporte tout sur un chemin qui ne se finit que par deux choix : la victoire ou la mort. ...
Vous avez bousillé mon schéma. Je suis encore en vie et je n'ai pas été victorieuse dans cet échange.
Et vous savez quoi? ça m’énerve.
Elle ne l'avait pas regardé depuis qu'elle avait commencée à parler, préférant se focaliser sur le mouvement des flammes. Ses poings se serrèrent lentement, le métal de ses gants était bouillant, se nourrissant de la chaleur agressive du foyer.
-Ma force et ma faiblesse sont même endroit : dans mes tripes, dans ma rage, dans ma colère, dans ma haine, dans tout cet enervement que vous avez le don de dechainer encore plus facilement que les autres.
Oui, je peux me mettre facilement dans cet état, je suis même constamment dans cet état. Après, savoir s'il sera aussi intense... cela va dépendre de si vous êtes dans les parages ou non...
Mais rassurez vous, je déteste tous le monde. J'pourrais tabasser toutes les personnes que je croiserais simplement parce que les regards qu'ils me portent m'emmerde. Mais...j'avoue qu'après reflexion sur ce qui c'est passé en bas, vous avez la palme. Cela n'avait jamais été aussi fort.
Elle sortit une clope et l'alluma machinalement.
Sans doute parce que ce n'est pas de la puissance que j'ai ressentie au fond de moi à ce moment mais de l'horreur. De l'horreur mutée en rage, la peur de ne pas être à la hauteur, la peur de perdre, de mourir, de se faire encastrer la tête dans un mur par un lézard géant et philosophe. Je crois qu'c'est ça qu' j'ai ressentie...
Un silence ce fit juste après, coupé uniquement par le crépitement des flammes.
"On parit combien que cet enfoiré te réponds une phrase complètement à côté de ta déclaration? a moins qu'il ne t'ignore... c'est ça...mets toi en colère toute seule maintenant, ça te changera..." -
Post n°20
Auteur : L'OmegaS'essuyant doucement la babine le trandoshan ne laissa doucement filtrer qu'une phrase, murmuré, presque susurré
-La paix est un mensonge, il n'y a que la passion...
L'apprenti humain répondit de canon en laissant échapper « Par la passion j'ai la puissance. »
Il s'agissait la d'un poème ancien, d'une doctrine plus vielle que les murs du temple. Mais qui convenait particulièrement a la situation, a la personne, a eux.
-Par la puissance, j'ai le pouvoir.
Par le pouvoir, j'ai la victoire.
Par la victoire, je brise mes chaînes.
Puis, comme si rien ne c’était déroulé Morogth retourna à son morceau de viande tandis que l'apprenti allais a ses occupations IL ne reprit la conversation qu'une fois le morceau terminé. Il avais les doigt poisseux et gras qu'il essuya alors naturellement sur un coin de sa bure. Certes l'image classe et mystérieuse en prenait un coups mais a ne rien avoir d'autre sous la main autant tirer partie des mètres de tissus tombant. Qui de toute façon remarquerais l’état moyennement propre d'une de ses jambes ?
-La colere est un moyen d'arriver a comprendre et contrôler la Force. Je ne vous parle pas de ves muscles ou de l'action d'un corps sur l'autre mais de ce qui fait jaillir des éclairs de ma main et me fait voir l'avenir. La haine aussi. Mais n'oubliez jamais l'amour,la compassion et l'empathie. Car elle se cache dans le vivant et toute émotion qui vous fera sentir comme tel vous aidera à la maîtriser. Finissez repas et levez toi. Je vais vous apprendre les bases de notre savoir.
Il attendis que la jeune femme finisse son repas et se leve bon grès malgré. Droite, a six pas de lui elle attendais fébrillement ce qui allais se passer. Morgoth avait une idée précise pour cette exercice. Il invoqua la Force plus que de raison, faisant vibrer l'air de cette derniere, la rendant presque palpable. Aux pieds de Romy les petits cailloux se soulevèrent et flotterent a quelques millimètre du sol. Même l'apprenti interrompis sa tache pour regarder, presque effrayé son maitre lézard.
-Ete vous prête Romy Sun ? -
Post n°21
Auteur : Romy SunRomy se sentit lever les yeux au ciel. Les yeux oui, tel un guerrier qu’on aurait amputé d’un de ses membres, elle avait quelque fois l’illusion de contrôler encore cet œil invalide. Et parfois, dans ses excès de délire, elle croyait même pouvoir voir avec, même si au fond elle savait que ce n’était probablement qu’une illusion.
« Une comptine… une saleté de comptine débile pour enfant…il me l’avait pas encore faite celle là »
Elle tira lentement sur sa gauloise laissant Morgoth et l’un de ses élèves finir leur petite poésie. Elle n’écoutait pas vraiment, elle n’apprenait rien par ces paroles, tout simplement parce que c’est ainsi qu’elle avait géré sa vie jusqu’ici. Elle se demandait d’ailleurs si cette litanie avait été improvisée par le Trandoshan à l’instant, pour elle, mais elle se ravisa.
Il ne ferait jamais rien pour elle. L’humain connaissait lui aussi les paroles.
En fait, si elle n’écoutait pas, c’est aussi parce qu’elle avait l’impression de déjà connaitre cette chanson. Comme si quelqu’un la lui avait déjà dite, peut être au temps du berceau, peut être son père ?
« Et voila, en plein dans son piège… L’enfoiré mentionne un truc complètement hasardeux et toi tu cours te jeter dedans et tu retournes la tête toute seule avec ça après. Pas très malin ça…. Idiote. »
Elle souffla la fumée par le nez, chassant les pensées contradictoires en même temps que la fumée toxique de ses poumons. Il fallait qu’elle se reconcentre sur l’essentiel, sur ce qui ce passait maintenant. Elle n’avait jamais vécu dans le passé, n’avais jamais envisagée le futur et ce n’était probablement pas une bonne idée de commencer maintenant.
« Mais bordel, je suis sure que j’ai déjà entendu ça quelque part….. »
Mais Romy ne dit rien, comme à son habitude, faisant craquer ses doigts lentement tout en fixant Morgoth qui finissait de se délecter de son repas d’une façon peu élégante. Les yeux de Romy se déplaçaient de l’apprenti humain qui s’éloignait, au feu, à Morgoth, à ses pieds, au feu, à Morgoth, au feu, et à la nourriture. Elle avait faim. Elle fixa Morgoth et se servit. Si elle n’avait pas le droit, il lui ferait bien évidemment la réflexion. Elle n’avait jamais mangé de Larve de lave, c’était un goût étrange et particulier, une texture un peu molle et élastique mais elle avait mangé pire. Et elle avait besoin de reprendre des forces.
Romy ne se souciait pas son élégance ou des questions d’images, aussi elle planta ses dents dans le morceau de viande d’une façon assimilable à une bête féroce. Ressembler aux dames de la haute société n’était pas dans ses priorités, elle ne savait d’ailleurs pas grand-chose à propos des comportements à avoir dans ce genre de situation, et elle s’en foutait. Le Trandoshan commença alors un long discours alors qu’elle finissait de dévorer son morceau.
Elle n’aurait pas le temps de s’en griller une avant le début de sa « leçon ». Elle épousseta un peu son pantalon et se tint face à Morgoth, se balançant lentement sur ses jambes. La dernière fois qu’elle s’était retrouvée face à lui pour une « leçon », elle s’était retrouvée encastrée dans le mur puis dans le sol. Ici, il y avait de la laves, des arbres, des gros cailloux… ce n’était pas forcement mieux …
Elle réfléchit à ses paroles, là, elle les avait écoutées. Pour une fois, il avait un peu parlé de lui, de ses talents et de ses méthodes. Et il commença aussi à parler de choses complètement inconnues à Romy. L’avenir, l’amour , la compassion, l’empathie, le vivant, toutes ces choses, ces concepts, ces sensations, étaient des données inconnues par la jeune borgne. Elle n’avait jamais envisagée l’avenir, jamais connue ou ressentie de l’amour, de la compassion ou de l’empathie pour qui que ce soit et mis à part peut être sa mère (et encore) elle n’avait jamais été la cible de pareil sentiment. Et en ce qui concerne le vivant … si elle mentait, elle savait ce que c’était d’être en vie, elle l’avait encore plus compris dans le temple tout à l’heure. Mais elle devait avouer qu’elle se sentait plus comme une âme errante inerte et amorphe de tout sentiment que comme quelqu’un de vivant. Elle ne vivait pas, elle survivait. Et en fait, elle ne savait pas trop pourquoi. Un coup de chance sans doute, pour le moment personne n’avait réussit à l’abattre, même pas elle.
Elle fit craquer sa nuque, sa mâchoire se serra instantanément, comme ses poings. La leçon venait de commencer. L’atmosphère se fit plus lourde, chargée de la même puissance qui coulait à travers le temple. Autour d’elle, toutes les particules, poussières, cailloux, se mirent à flotter au dessus du sol.
-Etes vous prête Romy Sun ?
La seule réponse acceptable ici était oui. Oui, parce que tout à l’heure elle avait fait le choix d’être là, elle n’était pas partie, elle lui avait demandé de lui apprendre. Elle ne reculerait pas.
-Oui.
Elle se mit en position de défense, garde levée à mi-hauteur, jetant des coups d’yeux inquiets aux cailloux autour d’elle. Elle se sentait mal à l’aise. Mal à l’aise parce qu’elle ne savait pas ce qui allait se passer et qu’elle n’avait peut être pas envie de se refaire démonter par le lézard à seulement quelques heures d’intervalles de sa précédente raclée.
Elle réfléchit quelques instants, faisant grincer ses dents lentement. Il y avait plusieurs possibilités : il pouvait simplement lui balancer les cailloux à la gueule, mais il pouvait aussi s’en servir de diversion pour l’envoyer valser plus loin, et il pouvait évidemment faire les deux, ne rien faire ou faire un truc qu’elle n’avait pas envisagée.
« Bon…j’suis mal là…Pas de panique, tu t’es sortie de pire situation et c’est pas des gravillons dans la gueule qui vont te poser problème vu ce que tu t’es mangé dans la tête tout à l’heure ».
Il avait parlé de son état, de sa colère, de sa haine, de tout ce qui avait fait qu’elle avait réussie à parer ses coups. Elle n’avait pas 36 000 moyens de se sortir d’une situation pareille…
« Allez, énerves toi… »
Romy n’avait pas besoin de trop se concentrer pour faire monter la rage en elle. Il lui en fallait peu : une phrase, un geste, un souvenir, une mauvaise nuit …
Elle pensa à Morgoth. Elle repensa au temple. Quelque chose lui serra les tripes violemment, un mélange de peur et de haine pure, une colère sourdre et viscérale dans laquelle elle rassemblait les forces qui allaient être nécessaire à sa survie.
« Allez, ramènes toi, je suis prête Tête de Lézard »
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Post n°22
Auteur : L'OmegaIl n'avait pas invoquer la Force en telle quantité pour la violenter comme elle semblait le croire mais pour la réveiller. Elle et ses instincts. Quand elle avait ouvert les yeux tout a l'heure elle brûlait d'émotion contraire amplifié par l'immense pouvoir tapis au font d'elle. Maintenant ses émotions s’amplifiait dans et en dehors d'elle sans toute fois arriver encore au point ou elle arriverait a en prendre conscience.
Mais meme pour Morgoth invoquer un tel pouvoir ne pouvais se faire sans en payer le prix. Il ressentait la haine de Romy. Il sentait sa colère. Son impuissance. Aux visions de la jeune femme se mêlaient maintenant les siennes.
Ses démons avaient la forme du temple de Kashyyyk. L'odeur dans son nez était celle du feu, de la peur, des corps brisé. Le son dans ses oreilles étaient celui de la pierre craquant sous la chaleur, des poutre de bois géante s’effondrant dans les salles de médiations, des cris de guerre wookie et des suppliques de ses frères. Et la seule image dans ses yeux celle d'un Arbre Blanc majestueux, gigantesque, mener par une chose moins qu'un homme mais plus qu'une ombre...
A travers ses écailles son sang criait vengeance. Pour le temple, pour ceux tomber sur la Forge a ses cotés, pour tout ceux qui viendraient. Mais le Sith au fond de lui cherchait a garder le contrôle, à ne pas confondre ses visions avec la réalité. Il n'y arrivait que par la familiarité des lieux. Mais sentant petit à petit son emprise sur sa rage se relâcher il relâcha la Force dans l'air, les murs et le temple lui même. Les vielles pierres avaient tellement été imbibé de Force aux fils des ans qu'elle en avaient fini par absorber les phénomènes de ce type sans se briser, bouger ou protester. Au contraire, elle rendait la Force petit a petit comme dans d'autre lieu elle rendait de la radioactivité..
Ainsi Morgoth évita le pire. Mais expurger sa rage n'en avait pas toute fois lavé des émotions éprouver. Plus que jamais il avait envie de se battre, de fendre ses ennemis et accomplir son destin.
-Frauleine, vous avez vu comment je m'y suis prit. Vous l'avez senti dans votre etre. Vous l'avez presque toucher. Il y a dans cette piece assez de résidu pour vous aider. Mais vous devrez y arriver seule. Trouvez moi quand vous y arriverez.. Moi il me faut.. Il me faut..
Laissant sa phrase en suspend Morgoth quitta la piece pour arpenter le temple et retrouver l'apprenti perdu. Voila un certain temps qu'il n'etait pas revenu et si le temple de Mustafar regorgeait encore d'energie Sith il y avait aussi des dangers propres a former et tuer des apprentis. Des dangers que réduire en lambeau calmerais Morogth.
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Post n°23
Auteur : Romy Sunles cailloux retombèrent aux sols lourdement et Morgoth lui tourna le dos pour disparaitre dans les tréfonds du temple. Romy en position de combat, sa colère à fleur de peau, ne comprit pas la situation. Une fois de plus, semblait vouloir jouer sur la corde sensible, sur la frustration de la jeune femme pour la mettre hors d'elle. Mais dans ce cas pourquoi n'était-il pas resté pour l'affronter?
-Hey!
"Hey, tu te barres où enfoiré? J'attends moi?"
Les mots moururent entre les mâchoires serrées de la jeune borgne. Des questions apparurent : à quoi jouait-il? avait-elle fait quelque chose de mal? Ou...simplement n'était-elle pas encore assez forte? Romy se demandait s'il n'avait pas rebroussé chemin pour ne pas lui mettre une raclée une nouvelle fois, mais n'était-ce pas là le prix de l'apprentissage? Même si Romy risquait de mal le vivre, n'était-ce pas dans sa rage et sa frustration qu'elle trouvait sa force? A moins que ce soit autre chose.
Elle baissa ses poings et regardant l'ombre du lézard disparaitre dans les couloirs du temple.
"qu'il aille se perdre, ça m'fera des vacances"
Elle sortit son paquet de gauloise et la mis à ses lèvres. L'autre apprenti la regarda étrangement.
-Quoi? qu'est qu'il y'a? Tu veux ma photo?
Il retourna à ses occupations, laissant la jeune femme allumer sa cigarette et recracher la fumée. Lentement, elle s'assit sur les marches du temple, son oeil se posant sur les volutes de fumée qu'elle générait. Parfois, elle se demandait si cette fumée n'était pas "vivante" tant elle arrivait à distinguer des formes connues dans ses arabesques. Elle avait souvent eut l'impression d'y voir des choses, des gens, des situations et souvent aussi, elle s'était résignée. C'était une idée stupide, marrante mais stupide.
Elle repensa aux paroles de Morgoth. Il y'avait assez de traces et de résidus pour qu'elle comprenne, pour qu'elle ressente et qu'elle passe le cap toute seule. Elle tira lentement sur sa clope, aspirant un maximum de fumée. Le parfum enivrant du tabac lui montait à la tête, c'était comme si elle arrivait à sentir la rotation Mustafarienne, comme un espèce de vertige étrange. Elle souffla la fumée, les muscles de sa nuque se détendant légèrement.
"je l'ai presque touché hein? ....Oh, c'est étrange ça"
Ce qui était étrange, c'était cette forme qu'elle voyait dans la fumée. Ce n'était pas un visage, pas un lieu, ni une situation, c'était un œil. Elle en était presque sure. Une œil qui s'ouvrait lentement devant elle, dessinait par le brouillard grisâtre et puant.
Romy fixa l'oeil. Elle avait presque envie de rire tant la situation était absurde.
"ma parole, tu vas pas bien dans ta tête toi"
Elle pencha la tête sur le côté, levant sa main pour essayer de chasser cette forme fantasque. La pupille de l'oeil se mit, enfin sembla se mettre à fixer le doigt. Romy ouvrit grand ses yeux.
"Mais qu'est ce que c'est que ça..."
Elle fit passer sa main devant cet oeil curieux, la pupille suivit le mouvement. Puis, prise d'un doute, Romy dirigea son doigts vers le centre de l'oeil.
Elle se prit une décharge monumentale dans le bras.
-OUuuutch.
Elle secoua violemment sa main et son bras, vérifiant la trace d'éventuelle lésion. Rien, il n 'y avait rien. Il n'y avait plus d'oeil, plus de fumée, plus rien. Un instant, elle se demanda si elle n'avait pas simplement hallucinée tout ça. L'autre apprenti n'avait pas bougé d'un centimètre, elle non plus et... sa cigarette était intégralement consumée alors qu'elle venait juste de l'allumer. Enfin, elle croyait.
"Vous l'avez presque touchée. il y'a assez de résidu dans cette pièce pour vous aider"
Romy se passa une main sur le visage. Elle réfléchissait. Elle réajusta son bandeau sur son oeil, plus par reflexe que pour autre chose. Là, elle l'avait touchée ce fameux résidus. Mais que pouvait-elle en faire? Elle l'avait touchée sans être dans un état d'énervement intense, mais dans un état plus profond. Une espèce d'interrogation, un stress, un doute, un énervement latent et sous-jacent. Elle se redressa et fit les 100 pas. Lors de son combat, elle était presque parvenue à le frapper, concentrant sa hargne dans son poing. Elle l'avait concentré, elle l'avait rendu palpable. Et cet oeil? Son manque de vision, sa curiosité, sa frustration face à son manque de savoir, elle l'avait aussi rendu palpable.
"Même si je ne savais pas que cet œil fictif pouvait t'coller une sacrée châtaigne"
Presque touché.
Non, elle allait le toucher. Cette histoire commençait à la gonfler suffisamment. Elle savait que sa force était dans sa rage, dans toutes ces émotions violentes qu'elle ressentait au fond d'elle. Elle qui croyait que sa passion pour la rixe était une extériorisation de tout cela, elle se trompait. Elle avait toujours frappé avec ses poings, juste ses poings et un peu d'adrénaline. Là, elle devait frapper avec, son âme.
"Allez, on se le refait, énerves toi"
Enervée, elle l'était déjà un peu. Elle repensa à des état qui l'avait agacée : les rires moqueurs des gens, les reflexions gratuites et méchantes. C'était presque trop facile. Sa pulsation cardiaque augmenta alors que ses poings se serraient jusqu'au sang et que ses mâchoires émettaient le grincement caractéristique de sa rage.
"Bon, la suite maintenant..."
Elle l'avait fait tout à l'heure, face à l'homme lézard, mettre sa force dans son poings. Mais elle n'avait pas vraiment su comment. Il avait parlé de résidu, de force imprégnée dans les murs. C'était sans doute sa qui avait animer cet oeil de fumée. Elle ferma son oeil et tenta de retrouver cette sensation lors qu'elle tirait une latte trop grande sur sa cigarette, mais ce n'était pas la rotation du système qu'elle cherchait, c'était autre chose, qu'elle avait déjà ressentie dans la salle des colonnes.
Elle resta bien 5 min à chercher, poings serrés et yeux fermés. Et, elle le sentit presque. Ouvrant subitement les yeux, elle se mit en position de combat. Sa respiration e fit courte, sa vision se fit concentrée sur le mur d'en face. Elle tapa du pied, une vibration se fit ressentir, puis profitant de l'impulsion du sol, elle s'élança, poing en l'air. Elle s'arrêta à un mètre du mur et pourtant...elle était persuadée d'avoir vue les pierres vibrer quand elle avait donnée son coup.
Elle fit demi tour, bascula sur ses jambes frénétiquement, il y'avait du challenge. Il y avait de la colère mais aussi de ...l'envie d'y parvenir, de trouver sa voie, d'accomplir quelque chose et de comprendre ce qu'elle semblait savoir depuis très longtemps. Elle se retourna une nouvelle fois, tapa du pied, pas plus fort que précédemment, mais elle eut l'impression que son saut fut plus grand. Elle frappa, l'air se tordit sous le choc, la poussière se souleva, venant lui piquer les yeux. Elle toussa et s'éventa de la main, puis elle s'approcha de la pierre. Là, sur la pierre, il y avait une trace, un léger anneau souligna un impact précis. Romy passa sa main dessus.
-Outchh
Elle se reprit une châtaigne. Décidemment, la nervosité rendait conducteur. Elle secoua la main pour dissiper la charge d'énergie. Devait-elle aller chercher Morgoth? Non, il avait sans doute envie d'être seul. Et elle, elle n'était pas encore assez forte à son gouts. Elle ne le serait peut-être jamais. -
Post n°24
Auteur : L'OmegaA force de perséverence et de prise sur soi la jeune Romy Sun s'eveillais au mystère et trésors de la Force. Celui qui se rapprochait le plus d'un maître dans cette voie, le Sith Morgoth aurait pu décrocher un sourire ou l'encourager dans cette voie si, six étage plus bas, dans la pénombre d'une crypte a la gloire d'un Seigneur oublié il n’était pas en train de combattre bec et ongle une créature mutante de plusieurs fois sa taille crachant de l'acide et manquant de le cisailler s'il prenait le luxe de rester plusieurs seconde au même endroit. Un défi intéressant quand la lame d'un sabre laser égratignais a peine et que les éclairs de force lui faisait l'effet d'un chatouillis.
Fort occupé donc, le Sith se moquait bien de l'avancé de la jeune femme. Mais a défaut de narrer ce combat et les exploit du Trandoshan nous recentrerons la narration sur l'humain présent avec la douce Romy Sun dans la salle aux colonne.
Du doux nom de Culann, ancien esclave ayant gagné par le sang sa liberté le jeune homme suivait depuis les forets sombre de Kashyyyk Morogth. A ses yeux moins qu'un maitre au sens strict mais plus qu'un professeur le Trandoshan le fascinait tout autant qu'il l'effrayais. Il l'avais vu capable de grande choses, de disparaître, se fodnre dans la nuit pour ensuite réapparaître naturellement plus loin. Il c’était éveillé au pouvoir de la Force a ses cotés et pourtant au fond, il se sentait aussi ignorant qu'au premier jour sur des points qui lui semblait fondamental. Mais son maître parlait par énigme (ce qui n’était pas son point fort) et tachait de faire découvrir à ses élèves la leçon au lieu de leur dire simplement. Un tutorat intéressant quoi que parfois très chiant.
-Ca pique hein ? Laisse glisser ! C'est ça le truc ! Toujours se tenir sur le fils du rasoir. Pret a s'en servir, prêt a sentir mais sans pour autant le faire. Ré-essaye. De toute façon c'est ce qu'il te ferait surement faire s'il était là. C'est ce qu'il nous fait faire aussi. Et vu comme il est parti il est pas là avant un moment.. -
Post n°25
Auteur : Romy SunLe fil du rasoir. Si elle avait eut un rasoir sous la main, son fil serait déjà en train d'abimer la peau fragile et blanche de l'apprenti dénommé Culann. Pourtant, son ton n'était pas irritant, il n'était ni désagréable, ni quoi que ce soit qui aurait justifié un acte barbare envers ce jeune homme. C'est juste qu'il était là, et que Romy n'aimait personne.
Romy frappa à nouveau. La pierre commençait à se désagréger lentement à force des assauts répétés de la jeune femme. Plus fort, plus puissant, plus précis, elle arrivait maintenant à concentrer sa "Force" sur un point très petit, ce qui lui conférait une puissance assez destructrice. Enfin, destructrice sur le mur d'un temple de Mustafar.
En fait, durant sa multitude d'essai, la borgne avait apparemment trouvée plusieurs techniques d'attaques. Elle avait tout d'abord observée qu'à l'endroit où elle posait son pied pour prendre appuis avant de sauter, il y'a la trace d'un impact, presque similaire à celui sur le mur mais en plus large, presque de la taille de son pied. Un talent à développer qui pouvait s'avérer très utile, y compris pour soulever des quantités astronomiques de poussières autour d'elle.
Ensuite ses poings. C'était une évidence qu'on à les voyait. Leurs armatures métalliques luisaient d'une façon de prédatrice, prêtes à enfoncer le crâne de n'importe quel aventurier un peu trop provocateur. C'était sa force, c'était aussi sa faiblesse, sans ses poings, elle était nettement diminuée. Il fallait qu'elle parvienne à les renforcer suffisamment et à trouver les parades qui ferait qu'elle ne le perdrait pas.
Elle avait décelé un autre problème avec ses poings d'ailleurs. Enfin, un problème sur lequel elle travaillait depuis peu. Comment battre un ennemi si on ne peut pas le toucher? Morgoth le Trandoshan lui avait montré que cela n'était pas si facile, mais pas impossible non plus, et à force de travail, elle parviendrait à toucher sans que son poings n'ait à heurter quoi que ce soit. Culann parut applaudir et commenter son attaque, de façon plutôt...amicale? Romy ne savait pas trop, Romy n'avait jamais utilisé ce mot.
Romy essaya de desserrer les dents et se retourna lentement vers Culann. Il la regarda, presque interrogateur, s'attendant probablement à ce qu'elle lui pose une question ou lui demande conseil. Mais Romy ne demandait jamais conseil et il était rare qu'elle pose des questions. Toujours en le fixant de son unique œil, elle tira la dernière gauloise de son paquet et l'alluma. Elle tira longuement dessus puis avec un léger sourire, elle tapa violemment au sol en direction de Culann.
L'onde de choc souleva un flot de particules dans l'air qui saturèrent la zone et retombèrent lentement sur Culann. Il toussa.
- PFff ah ah ah ... très drôle...J'disais ça pour toi moi, pour t'aider.
-M 'aider? et en quel honneur tu f'rais ça?
"je vais t'aider à fermer ta gueule moi...."
Culann finit d'enlever la poussière de ses épaules.
-On est sensé être du même côté toi et moi non? dans le même camp, des alliés, des ... pas de amis, mais des collègues, p'tetre des potes , des camarades, js'ais pas si tu vois le genre....
-Non, je ne vois pas
"un "gentil" manquait plus que ça..."
Culann regarda Romy l'air étonné, comme s'il venait de comprendre quelque chose d'évident.
-Oh...ok. J'y suis p'tetre aller un peu fort avec tout ces termes, mais en gros...toi et moi, on est les disciples de Morgoth, avec l'homme lézard aussi, celui que tu as vu en bas. Et , on est pas sensé s'entretuer.
"pas encore sensé s'entretuer."
Romy tira une nouvelle fois sur sa clope. Culann regarda le bout se consumer lentement.
-..ça doit faire la dixième clopes que tu fumes depuis ce matin...tu devrais peut être pas fumer autant non?
-ça m'évite de buter mes "alliés".
"ou pas"
- et sans vouloir t'offenser, elles puent.
- ça c'est pour que mes "amis" me retrouve.
"comme j'ai pas d'ami, ça permet d'avoir la paix'
Culann sourit. Romy finit sa cigarette et se retourna vers son mur. Elle tapota du pied sur le sol. Elle vit Culann se reculer légèrement en marmonnant un "ah non pas deux fois...". Ce Culann était... étrange. Elle se demandait même comment il avait pu atterrir ici. Elle lui poserait la question, enfin un jour peut être. En attendant, elle devait progresser pendant que Morgoth était partit balader. -
Post n°26
Auteur : L'OmegaLaissant l'humaine a ses exercices Culann s'approcha des reste du feu de Morgoth et de la carcasse de la larve. Il avait perdu le match avec le serpent pour la bouteille d'eau. Puis après, entre les coups qu'ils c’étaient filé son ventre se tordait sous la faim. Et il avait de la viande sous la main.
Considérant la proie comme abandonné par son chasseur il jugea qu’être charognard n'etait pas si déshonorant que ce que l'on disait. Mais l'ancien esclave n'avait ni griffe ni l’habitude de tripatouiller les charogne. L'odeur lui remua le cœur mais la faim passa en premier. Il découpa (quoi que déchiqueta aurait été plus approprié) un bas morceau qu'il tenta de faire braiser sur les reste du feu. Son repas fut mi-brulé, ni cru mais la satisfaction d'avoir fait sa propre tambouille effaça bien vite cette déconvenue.
Pendant ce temps l'humaine semblait avoir comprit le principe de base pour invoquer la Force. Mais même un novice comme Culann voyais sa difficulté a l'invoquer sous une autre forme que brutale et directe. Élève depuis plus longtemps du Trandoshan il apprenait lui à l'utiliser en faisant autre chose. Sans doute pour plus tard n'y faire aucune attention et la faire bouger aussi facilement que ses bras.
Des bras la femme en avait. Culann avait observé avec attention la première leçon de la femme donné par Morgoth et n'aurait pas aimé se prendre une de ses droites. Il resta là, la regardant soulever toujours plus de poussière pendant que son esprit vaquait aux corneilles. Il n'en sorti que quand il cru sentir le temple trembler. Mais aussitôt concentrer il su qu'il n'en étais rien. Ou alors la Force lui disait de se bouger les fesses. Il se devais de continuer ses entraînement. Dans les matériaux ramené par Morgoth pour son feu il y avait des cailloux charbonneux et aussi deux morceau de bois parfait pour ce qu'il envisageait de faire. A peine plus long que son bras, large de deux phalange les bâtons avait tout pour faire de simple épée d’entraînement.
Il se attrapa et se rapprocha dans le dos de Romy. A deux mètre d'elle il lui jeta en cloche l'un des deux bâton. Entre la poussière et la fumée de ses ignobles cigarettes on pouvais voir tout les mouvements de l'airs qu’entraînait cette action.
Le baton tomba bruyamment aux pied de la jeune femme.
-J'ai besoin de m’entraîner aussi. L'autre etant pas là ca te dis de la remplacer ? Cool merci !
Sans lui avoir laissé le choix Culann se placa en position de garde. Pret du feu il commenca a faire leviter un coquillage de Kashyyyk. Se concentrer sur deux choses a la fois et réussir. Voila quelle etait sa mission. -
Post n°27
Auteur : Romy SunRomy regarda le bâton qui gisait à ses pieds.
« Qu’est ce qu’il me veut le morveux ? »
La borgne n’aimait pas être dérangée dans son travail. Elle n’aimait vraiment pas être dérangée pour des broutilles. A ses yeux, Culann s’ennuyait et cherchait à tuer le temps en tapant avec son bout de bois la seule forme de vie intelligente présente dans les environs : elle.
-Tu sais pas t’entrainer tout seul ?
-Un caillou reste moins intelligent qu’un être vivant.
-j’manie pas le bâton.
Culann sourit, Romy n’aima pas ce sourire. C’était celui de quelqu’un qui préparait un mauvais coup, celui de quelqu’un qui se foutait de ce qu’elle avait à dire. Depuis le début de la « discussion » , l’autre apprenti avait commencé à faire léviter les pierres et les coquillages autour de lui, comme Morgoth l’avait fait auparavant. Une méthode de concentration sans doute. Elle fixa Culann, déployant ses sens pour guetter le moindre mouvement que ça soit de lui ou de ses foutus coquillages. Le bâton gisait toujours à ses pieds.
Culann s’élança, les cailloux ne bougèrent pas d’un pouce.
« Il est rapide, le pt’i enfoiré ».
Romy plongea, fit une roulade avant, attrapa le bâton et se retourna, tige de bois dressée en paravent contre l’attaque du jeune homme. Le choc fut violent, il résonna dans le bâton puis dans son bras. Culann n’attendit pas qu’elle comprenne l’action pour poursuivre. Il feinta sur le côté droit, puis gauche, recommençant encore et encore, en forçant Romy à reculer à chacun de ses assauts.
Romy n’avait jamais manié le bâton. La seule arme qu’elle connaissait c’était ses poings. Et elle avait beau avoir entendu dire que le sabre était l’extension du bras, la seule extension qu’elle connaissait lui permettait d’incruster ses phalanges dans la mâchoire de ses adversaires. Romy recula encore et encore, puis l’un des coups de Culann passa, la frappant violemment au niveau de la hanche.
« OUtch »
Romy se baissa, roula à nouveau sur le sol et s’écarta pour éviter de se faire abattre par une pluie de coup. Lorsqu’elle se redressa, elle constata que les cailloux n’avaient toujours pas bougés, continuant de léviter à quelques centimètres du sol.
« Ok. C’est là que tu le démontes. »
Elle serra ses poings autour de son bâton. Culann ne lui laissa pas le temps de trop réfléchir, il s’élança, elle s’écarta sur le côté et envoya la tige de bois à l’horizontal sur le côté gauche du jeune homme. Il para l’attaque sans peine. Elle se recula immédiatement pour se mettre hors de portée voyant la remonter de coude du garçon lui arriver droit dans le menton.
« Prévisible. Beaucoup trop prévisible. Et si tu réfléchissais un peu maintenant… »
Culann la fixait avec un sourire narquois. Il dominait clairement depuis le début, la forçant à se replier systématiquement. Pas d’offensives possibles.
-En effet, tu manies pas le bâton.
La pupille de Romy se rétrécit instantanément. Depuis le début du combat, Romy avait subit, cherchant une concentration là où elle n’était pas. En regardant bien, Morgoth et Culann se ressemblaient un peu, même méthode de combat, même méthode de concentration, même nonchalance irritante. Le maitre et l’apprenti se ressemblait. Etait cela que Romy voulait devenir ? Un autre clone du reptile. Non, Romy n’était pas Culann, ni Morgoth, ni qui que ce soit. Elle n’était pas calme, elle n’était pas zen et elle ne puisait pas sa Force en faisant voler des cailloux. Et pourtant depuis le début du combat, elle n’avait eut de cesse que de regarder la puissance de Culann s’exprimer sur les coquillages. Belle diversion, gros manque de concentration. La défaite était au bout de ce chemin. Romy se rappela alors qui elle était.
Et ce type commençait à l’énerver.
« Je vais te l’enfoncer quelques part et tu pourras plus marcher»
Romy se mit en garde. Culann sauta dans les airs, Romy prit son bâton à deux mains et le leva à l’horizontale au dessus de sa tête, barrant une nouvelle fois l’assaut du jeune sith. Le choc généra une onde de choc et de Force autour d’eux, enfonçant Romy de quelques centimètres dans le sol, même si elle ne bougea pas, laissant l’onde de choc se dissiper le long de son corps. Si cela avait une autre personne que Romy, il se serait probablement fait déboiter les épaules avec un rempilement des vertèbres dorsales, peut être même une fracture des genoux. Heureusement pour elle, le « crac » qui retentit ne provenait pas de ses articulations, mais de son bâton, nettement moins chanceux qu’elle en terme de résistance et de solidité.
La borgne fit un bon en arrière pour se sortir de la portée de Culann, préférant une nouvelle fois la fuite à la pluie de coup que lui réservait l’apprenti. Elle fixa son bâton. Elle en avait un morceau dans chaque main, il était presque coupé net. Ses doigts se plantèrent comme des griffes dans l’écorce sombre. Romy ferma les yeux. Le temps de chauffe était fini. Culann s’était assez amusé, elle avait trop fuit depuis le début de ce combat.
Elle fixa les cailloux puis Culann. S’il s’attendait à ce qu’elle fasse de même, il se foutait ses dix doigts dans l’œil. Ils étaient différents. Ils ne combattaient pas de la même façon, donc ils ne manieraient pas la Force de la même façon. Armée maintenant de ses deux bouts de bois, elle se mit en en position de défense et fit un petit geste de la main.
« Allez, viens voir maman morveux…. »
Culann s’élança. Romy attendit, respirant très lentement, se servant de la rage qui lui bouillonnait dans le ventre pour capter des signaux. Elle sentit comme un courant d’air qui lui caressa le visage, faisant bouger légèrement une mèche de cheveux. Les gestes de Culann se décomposèrent dans un ralentie surréaliste, laissant leur trace dans l’air. Elle détendit les bras, les leva et elle glissa ses deux morceaux de bois contre le sien avant qu’il ait pu finir son geste.
Intercepté dans sa danse, Culann réagit, les cailloux s’agitèrent un peu. Romy profita de l’avantage de maniabilité que ses deux morceaux de bâton lui conféraient pour bloquer les nouvelles attaques de Culann, encore et encore, alternant droite et gauche à une vitesse effarante. Puis, elle frappa et elle toucha. Juste sur la hanche, comme il l’avait frappée auparavant. Ensuite, elle ramena ses deux bâtons devant elle, les appuya sur celui de Culann et elle le repoussa, préférant l’éloigner que d’endurer une riposte.
« Un partout morveux »
Culann recula, légèrement déséquilibré, mais se ressaisit vite. Les cailloux dansèrent légèrement. Une petite perte de concentration sans doute.
« Une grosse perte dans peu de temps. ».
Culann fixa Romy intensément. Le combat prenait une autre tournure, un affrontement dans les différences. Ils avaient beau avoir le même Maitre, ils ne seraient jamais les mêmes. Elle le vit fermer les yeux et se reconcentrer.
A l’intérieur d’elle, Romy se sentait… étrange. Mélange de crainte, de jubilation, de rage, d’impatience, de réflexion. Un mélange détonnant, le tout enfermé dans une cocotte minute et mis sur le feu. La soupape allait exploser dans peu de temps. Cet état, c’était dans la première fois qu’elle le ressentait. Elle voyait la peur de mourir, la rage de vaincre, mais aussi la gloire de la victoire, l’impression d’avancer. Peut être un peu la jubilation de faire plier l’ennemi, mais aussi de servir une cause. Sa cause. Pas simplement pour se défendre, mais surtout pour devenir…encore meilleure. Et elle deviendrait encore meilleure. Elle se moquait d’être meilleure que Culann. Elle voulait juste être meilleure. Parce qu’en étant meilleure ; elle se vengerait du monde. Car elle détestait le monde. Elle était une bête féroce et enragée, un monstre comme il disait. Et le monstre était sur le point de se réveiller
« J’vais te bouffer morveux ».
Les cailloux se stabilisèrent. Culann s’élança à nouveau, plus rapide et plus vif qu’avant, la Force obscure accompagnant ses gestes avec une précision et une force impressionnante. Et pourtant Romy le sentit arriver. Mais pour battre Culann, il ne fallait pas l’affronter sur son terrain, elle avait essayée, et elle avait failli perdre. Non, pour battre Culann, il fallait le surprendre.
Elle frappa violemment le sol du pied, La Force avec elle. Un opaque nuage de poussière se souleva quasi-instantanément, recouvrant toutes la zone de combat en quelques secondes. Culann ne vit plus rien. Il se concentra cherchant Romy dans la masse.
Mais c’était un peu trop tard. Elle, elle le voyait dans cette poussière asphyxiante, et elle l’avait trouvé avant que lui ne la trouve. Elle frappa sur l’une de ses mains pour lui faire lâcher son arme et avec son autre bout de bois, elle fit voltiger « l’épée » de Culann plus loin. Puis, elle lui asséna un violent coup dans le ventre pour le faire plier et elle se plaça derrière lui, un bras fermement enroulé autour de sa gorge, prête à l’étrangler. Elle entendit le bruit des cailloux heurtant le sol, le combat était fini.
-J’tavais dis que j’ maniais pas le bâton.
-tu peux me lâcher maintenant…
Elle lâcha Culann et se recula alors que la poussière retombait lentement. Pas question qu’il en profite pour l’attaquer. Sans quitter Culann des yeux, elle sortit son paquet de cigarette de sa poche et en mis une à ses lèvres. Puis elle tendit le paquet de Gauloise en direction de Culann.
-Une cigarette « camarade » ?