Un retour inattendu
-
Post n°1
Auteur : ReiLa galaxie est vaste. Vaste au point tels que chaque jour, dans l'indifférence la plus totale des centaines de vaisseaux disparaissent à jamais corps et bien. Souvent leur disparition s'expliquait facilement. Piraterie, panne, défaillance critique de système vitaux ou tout simplement, un mauvais jeu de coordonnée qui transformais un voyage de quelques heure en errance d'un millier d'année entre deux mondes inconnus quand le hasard ne gardait pas les pauvres bougres dans l'hyper-espace. Mais parfois aussi, des anciens vaisseaux revenaient à la vu de tous avec un équipage bel et bien vivant. Le Piaf appartenait à cette catégorie. De mémoire d'homme l'ancien cargo n'avait jamais eu fière allure. Cabossé, sale et fait de bric et de broc ses anciens propriétaires n'avait fait que le réparer et l'améliorer pour en faire un vaisseau passe-partout capable de transporter des quantité respectable de marchandise légale, ou non, sans attirer les regards. Une mission qu'il avais toujours accompli avec la plus grande efficacité. Mais aujourd'hui le vaisseau ne pouvait qu'attirer les regards. Plus cabossé, plus sale que d'habitude il ne ressemblait pas tant à un cargo qu'à un vaisseau survivant. Trace de carbone sur la coque, de brulures, d'incendies, de réparation de fortune le Piaf avait indéniablement assisté (ou participé) à de rudes batailles. Mais le Piaf n'était pas sortie d'hyper-espace pour amener la guerre au-dessus de la planète océan. Il venait pour autre chose.
-« Ici le cargo corellien Piaf, demande autorisation d’atterrissage pour Typoca City, secteur usine de clonage. Raison commerciale et réparation. Equipage de quatre personnes dont deux clones. Demande de confirmation. Terminé. »
Le pilote regardait Kamino avec une nostalgie teinté de rage. Kamino. La planète qui l’avait vu naitre et ou il avait toujours espérer ne jamais remettre les pieds. Et pourtant aujourd’hui il s’apprêtait à s’y poser dessus. Tant de souvenir. Le gout des portions de croissance semblais suinter dans sa bouche tout comme le bruit des vagues frappant les fines parois des dortoirs. Et cette odeur de désinfectant omniprésente dans les usines.
-Alors ?
La question aussi sèche que courte au dessus de son oreille sortie le clone de sa rêverie. Sa patronne n’avait cure des états d’âme de son pilote et n’attendais qu’une réponse à sa question.
-« IL » avait raison. L’accusé de réception est formel. Puis il n’ont ni raison ni intérêt à le modifier. Tant bien même il y aurait eu un rapport d’erreur sur les protocoles du réseau holonet. Non, la date est bien exacte.
La tête penchée par-dessus son épaule sa patronne regarda avec attention le message de réception du message audio. On ne pouvait en effet certes pas se tromper. Aux yeux de la galaxie elle n’était partie que depuis presque un an. Avec une certaine fatigue elle pensait elle à son propre temps subjectif. Quand elle avait réussie à trouver un agent du résaux de Black Mesa la traque des officines, des laboratoires et des agents de l’organisation lui avait prit cinq longues années. Cinq années de lutte, de combat à travers les dimensions, les mondes et les galaxies pour finalement revenir au point de départ et voir que non, pour d’autre, le temps été passé beaucoup plus lentement…
-Met toi en position stationnaire CB et attend leur directives. S’ils refusent notre atterrissage contacte moi directement, je vais me préparer dans la soute.
Le clone opina tandis que sa patronne se dirigeais en effet vers la soute. Kamino, la galaxie. Tout en tripotant ses cicatrices de guerre le clone, toujours dernier au courants des projets de sa maitresse se disait qu’une fois de plus , d’ici quelques temps, les choses allaient se montrer diablement excitante. -
Post n°2
Auteur : Sion Kumitomo
Une fois de plus, Exare Ku, nommée à la tête du gouvernement kaminoan depuis maintenant plusieurs mois, se retrouvait avec les rênes de la planète. Bien sûr, en tant que politicienne avertie, cela ne la dérangeait pas outre mesure, mais cela apportait bel et bien une charge de travail en plus conséquente. Elle ne suivait pas forcément les affaires du Sénateur de près et devait donc se mettre à la page au plus vite dans ce genre de situation. Habituée à une tension forte, elle menait cependant cette tâche d’une main de maître. Ce n’était finalement pas pour rien que l’actuel Sénateur, Sion Kumitomo, l’avait propulsée sous le feu des projecteurs politiques. Elle n’avait jamais démérité et, à l’inverse de la plupart de ses comparses, s’était rangée du côté du Sénateur dès les débuts de la campagne de celui-ci. Depuis longtemps, il manquait quelqu’un de novateur, prêt à mettre ce coup de pied dans la fourmilière, à la tête de Kamino. Exare avait vu en lui un espoir, espoir qui ne s’était toujours pas éteint.
Deux jours plus tôt, celle-ci avait reçu, comme à l’accoutumée lorsque cela arrivait, un message holographique provenant du Sénateur en précisant les modalités de son départ. Il entamait donc un voyage, une nouvelle fois, vers Coruscant afin de découvrir la nouvelle prétendante au poste sénatorial sur la planète. Pour être engagé, Sion était effectivement actif. Peut-être trop ? Était-elle habilitée à juger cela ? La Kaminoanne balaya ses pensées d’un coup de main rageur. Il lui restait encore tant à faire et cette journée était sur le point de finir… Par des heures supplémentaires. Le salaire généreux qu’elle touchait ne compensait que faiblement la fatigue qu’elle accumulait à la tâche. Le Sénateur saurait peut-être se montrer généreux à son retour…
Dans le cadre de ses fonctions, surtout lorsque Sion s’absentait, elle était en contact permanent avec tous les niveaux de l’administration planétaire. Il était essentiel que l’information soit correctement relayée afin de parer à toute éventualité, qu’elle soit bonne ou mauvaise. Plusieurs fenêtres étaient ouvertes devant elle, projetées holographiquement, alors qu’elle travaillait dans son bureau de fonction. Celui-ci était spacieux et confortable, dans le style kaminoan le plus pur. Impeccablement blanc. Une petite fenêtre laissait entrevoir la pluie battante coutumière. C’était un contraste intéressant. Le blanc intérieur et le gris foncé extérieur. Cela dénotait directement à l’œil de l’invité. Toutefois, la première Ministre s’était permise d’opter pour un éclairage plus tamisé que les lumières vives, aussi blanches, crues des couloirs. L’ambiance qui s’en dégageait était donc plutôt chaleureuse. Sur le bureau, outre les nombreux datapad informatifs, se trouvait des cadres des membres de sa famille. Une petite vidéo, passant en boucle, représentait Exare et sa famille lors d’un dîner. Cela rappelait que les Kaminoans n’étaient pas aussi froids que leur planète le laissait présager. Ainsi se trouvait-elle, assise rigidement sur sa chaise, sa tête se dressant au-dessus du bureau.
Une icône rouge se mit à clignoter, de manière très visible, sur l’ordinateur principal. Rouge… Un message urgent. Exare attendit deux petites secondes, lâchant un soupir, avant d’appuyer pour recevoir la communication entrante. Robin et Mike, respectivement ministre de l’Intérieur et directeur des SSK, apparurent à l’écran, leurs visages bleutés à travers l’écran. Ceux-ci étaient soucieux et concernés. Les nouvelles n’étaient pas bonnes, surtout durant l'absence temporaire du Sénateur.
- Oui ? Que se passe-t-il ? – lâchait-elle d’un ton tendu, redoutant une mauvaise nouvelle.
Robin prit la parole en premier.
- Un vaisseau totalement inconnu s’approche à ce moment même des usines de clonage désaffectées.
Une émotion qui pourrait s’apparenter à de la surprise apparut sur le visage de la Kaminoanne. Qu’est-ce qu’un vaisseau non identifié pouvait venir fabriquer aux alentours des usines ?
- Une identification approximative de l’appareil ?
Ce fut au tour de Mike, le mieux placé dans cette situation, de prendre la parole.
- A partir des premières constatations, le vaisseau ne représenterait pas un danger immédiat. – Soupir visible d’Exare. – Toutefois, nous ne savons rien de ses réelles motivations. Il apparaît être un vaisseau cargo vieillissant. Pour être franc, je ne sais pas comment celui-ci peut encore être en état de marche, au vu de son état extérieur.
- Attendez… « Ses réelles motivations ? » Il y en aurait d’autres ?
Prise de parole de la ministre de l’Intérieur.
- Oui. Un message entrant sur nos canaux provenant dudit cargo. Celui-ci porterait le nom de « Piaf » et demande une autorisation d’atterrissage dans le secteur des usines désaffectées. Les raisons, avancées comme étant des réparations et commerciales, restent opaques et floues. Difficile de connaître la véracité de leurs propos.
- Nous supposons qu’il n’est pas assez armé pour pouvoir causer quelque dégât que ce soit. – apportait Mike.
Exare, toujours droite, regardait dans le vide. Son regard, braqué sur l’hologramme de la ministre et du directeur, ne les regardait pas directement. Il passait sensiblement au travers, perçant, comme pour essayer de percevoir les motivations du vaisseau suspect. Elle laissa s’écouler plusieurs longues secondes. Elle ne pouvait se permettre d’être lente. Les décisions urgentes devaient être prises au plus vite.
- Nous ne pouvons autoriser un atterrissage dans le secteur demandé. C’est catégorique. – Dit-elle d’un ton autoritaire. – Ne sachant pas leurs motivations, nous devons prendre les plus grandes précautions quant à la gestion de ce vaisseau. Les faire atterrir est un risque, je le conçois, mais nous ne pouvons également laisser celui-ci rôder dans l’espace aérien planétaire. Une décision doit être prise en connaissance de ces facteurs.
Les deux "partenaires" acquiescèrent avec respect. Il n’y avait que peu de chose à ajouter. Exare agissait avec prudence et celle-ci était de mise. Ils auraient tout deux agi de même. Quelques secondes encore… Dans un dernier regard, Exare lança ses directives. Elle allait prendre les choses en main. Le vaisseau n’avait pas l’air menaçant outre mesure et il avait de lui-même signalé sa présence et son arrivée. Ses intentions, quoique questionnables, n’étaient probablement pas en mesure de porter atteinte gravement à qui que ce soit. Toutefois, en l’absence du Sénateur et de part leur volonté précise de se poser dans le secteur des usines, secteur encore sensible, Exare ne souhaitait prendre aucun risque. Gare aux imprudences ! Celles-ci, d’une simple erreur de discernement, pouvaient vous coûter cher. Et plus qu’à « vous ». Elle prit donc une décision qui au premier abord pouvait sembler assez surfait, mais qui, selon elle, se justifiait aisément au regard des éléments qu’elle avait en sa possession. Le Sénateur faisait ce qu’il voulait, elle ne prenait pas des décisions à la légère lorsqu’il n’était pas présent. Mieux vaut prévenir que guérir après tout, se dit-elle résolument. Des menaces, il y en avait partout surtout depuis la capture de Valiant. Kamino craignait d’éventuelles représailles. Le contrôle des vaisseaux inconnus, surtout lorsqu’ils demandaient à atterrir dans une zone protégée, était rigoureux.
- Envoyez quatre chasseurs légers en direction du vaisseau ainsi qu’une navette de transport. Que tous les passagers du vaisseau se fassent connaître. Veillez-y. Le message devra être clair et sans équivoque. Ils devront se plier à nos ordres. Aucun atterrissage dans le secteur des usines. S’ils souhaitent atterrir, ce sera à l’astroport principal de la planète à bord de la navette mise à disposition. Fouillez le cargo à la recherche de toute présence non déclarée ou de matériel suspicieux. Celui-ci restera en orbite sous contrôle rapproché. Préparez des soldats à l’astroport à leur arrivée. La prudence est primordiale, rappelez-le aux troupes. Une vingtaine d’hommes devrait être suffisante. Les quatre chasseurs accompagneront la navette. Si le vaisseau venait à ouvrir le feu ou agir de manière à compromettre la sécurité, ils ont l’autorisation de riposter jusqu’à destruction de la menace. Envoyez un représentant diplomatique s’enquérir de leurs volontés à l’astroport. Robin, mettez en place ces directives. Mike, tâchez d’en apprendre plus sur les derniers mouvements connus des vaisseaux. Quand l’identité des occupants sera connue, dénichez le plus d’informations possible et transmettez-les moi. Oh, et n’oubliez pas de tenir la foule éloignée de la zone d’arrivée. Vous avez le champ libre. Je reste dans mon bureau en cas de changement imprévu.
- Bien. Tout sera en ordre. Nous nous tenons prêt.
Leurs réponses furent sensiblement les mêmes. Ils étaient tous trois décidés à mettre cette affaire au clair dans le plus grand calme possible et le plus efficacement bien sûr. Les ordres d’Exare furent mis en œuvre dans un laps de temps relativement raisonnable, une vingtaine de minutes tout au plus. La défense planétaire avait été revue et les temps d’intervention repensés. Cela permettait, comme dans ce genre de situation, d’être présent sur place dans les meilleurs délais. Kamino et son Sénateur souhaitaient parer à toute éventualité. Une chose que la première Ministre approuvait avec vigueur.
Lorsque la liaison fut coupée, Exare poussa un long soupir, las. Qu’est-ce qu’un cargo usagé et en très mauvais état pouvait vouloir ? Quelles étaient ces « propositions commerciales » ? Exare penchait pour quelque chose à la limite de la légalité. Malgré sa prise en charge des événements, elle en profita pour envoyer un message à destination du Sénateur, comme à son habitude, sur la ligne sécurisée afin de le mettre au courant de la situation. « Un cargo suspicieux a récemment demandé un atterrissage dans la zone des usines de clonage. Leurs motivations seraient commerciales, en plus de faire réparer leur vaisseau. La situation est pour l’instant sous contrôle et des mesures nécessaires ont été prises. Vous serez au fait de l’évolution. » Clair, net et précis.
Les chasseurs et la navette arrivèrent prêt du vaisseau cargo. Celui-ci était méchamment amoché pour être franc. Il était presque à se demander par quelle magie il arrivait à tenir ses passagers en vie. Les rivets étaient sans doute en train de trembler, ne demandant qu’à lâcher prise à la première secousse. Des parties cabossées, noircies par le carbone et les flammes étaient visibles. Personne ne savait d’où il sortait, mais cela n’avait pas dû être un moment de détente sur les terres verdoyantes de Naboo, pour sûr. Ils diminuèrent leur allure tout en restant en rotation aux alentours du tas de ferraille, épiant le moindre de ses mouvements.
« Message à l’attention du vaisseau cargo,
Je suis le pilote de la navette faisant face à vous. Nous sommes envoyés par la sécurité de Kamino afin d’accéder à votre demande sous certaines conditions que vous devrez respecter. Votre arrivée se fera via cette navette directement à l’astroport où une aire a été réservée. Tout atterrissage aux alentours ou directement dans la zone des usines de clonage est totalement proscrit sous peine de très lourdes représailles. Vous devrez consentir à la fouille entière de votre appareil. Nous tenons ici à éviter toute menace. Un diplomate sera à votre disposition depuis l’astroport afin de discuter avec vous concernant vos demandes, preuve de la bonne foi kaminoanne. Votre coopération entière est donc requise afin que tout se passe dans les meilleures conditions.
Fin de la transmission. »
Les pilotes étaient sur le qui-vive. Ils étaient prêts à réagir à n’importe quelle action en provenant du cargo à moitié détruit. Le diplomate, novice mais vif d’esprit, se trouvait à l’astroport, et arborait un regard inquisiteur et surpris à la fois alors qu’il regardait le ciel. Gris. Il était temps de voir quelles nouvelles apportaient ce mystérieux vaisseau. Ce serait l’une de ses premières missions. Bien sûr, il serait secondé et surveillé, on ne le lâchait pas dans la jungle des négociations sans aide. Des mesures avaient été prises. -
Post n°3
Auteur : ReiLa voix de CB, le pilote, retentit dans l'ensemble du circuit de communication du vaisseau.
-Madame, ça bouge en bas. Je détecte... Quat... Cinq appareils en trajectoire d'interception. Analyse en cours.
Un départ de vaisseaux ? Et aussi rapidement ? Ce ne présageait rien de bon. Voilà qui allait commencer à assombrir la journée de Rei. La chasseuse qui finissait de se préparer dans la soute se dépêcha de finir de sangler son équipement à sa tenue avant de se rendre le plus rapidement possible au poste de pilotage. Fort heureusement le Piaf n’était ni l'Orgueil ni l'un de ses autres destroyers, de véritables petites villes n'a elle toutes seules qui demandaient dans des situations d'urgence comme celle-ci une présence continue sur la passerelle sous peine de perdre plusieurs minutes (voire plus!) dans des turbos élévateurs ou à bord de petit véhicule de transports dédiés. Non, sur le piaf elle n'avait qu'à faire quelques enjambées pour se pencher au-dessus du siège du pilote.
-Rapport !
-Analyse terminée Madame. Quatre chasseurs tactiques Aurek et... Une navette. Type G-wing visiblement. Ils seront sur nous d'ici une minute trente. Quels sont vos ordres ?
Dans un réflexe tout à fait humain Rei se mit à regarder la surface de la planète, espérant voir de ses propres yeux ses vaisseaux en question. Que faire . Et qu'est-ce que cela voulait dire ? Pas de réponse directe et l'envoie d'un groupe de chasse . Le clone dans un souci d'efficacité affichait d'ores et déjà les caractéristiques d'usine des différents modèles en approche. Les premiers, les plus dangereux pour un cargo (même lourdement modifié comme le piaf) n'étaient que des chasseurs d'intervention rapide. Mais quand même suffisamment arme pour poser problème. L'autre, ce qu'elle considérait comme un vaisseau de soutien n’était en réalité, pas le meilleur choix possible pour une interception militaire. Peu armé, pas assez rapide pour les rattraper le G-wing semblait être plus taillé pour le transport de personnel entre deux installations proches que pour la guerre.
-Interception d'ici quarante-cinq secondes. En attente.
La chasseuse de primes n'avait plus vraiment de temps pour réfléchir. Lors de son dernier passage sur Kamino tout c’était bien passé. Vente d'informations confidentielles a la sénatrice, bon rapport avec le pouvoir en place et... Et tout ceci lui rappelait à quel point la situation avait changé en cinq ans. Non. Rectification. En un peu moins d'un an. Cette réflexion lui fit prendre sa décision. Elle n’était plus par-delà les régions inconnues. Le monde en face d'elle était (normalement), un monde civilisé, régi par des lois qui même si elles pouvaient varier, ne serait jamais passé d'une libre circulation des hommes et des marchandises à l'abattage gratuit de vaisseaux sans intention hostile. Ou alors elle n'était pas rentrée dans le bon univers et les choses allaient fortement se gâter pour elle. Sa paranoïa de chasseuse de primes lui dit cependant de ne pas écarter cette éventualité.
-Alimentez armes et bouclier. Préparer un cap hyper-spatial. Je veux être prêt à sauter s'ils ouvrent le feu. Et camouflez les relevés énergétiques. je ne veux pas qu'ils sachent la moindre chose comprit .
-Oui, à vos ordres.
Le clone ne prit pas le temps de saluer sa maitresse et s'affaira à la tache en tripatouillant l'ordinateur de bord, appuyant sur des boutons, des interrupteurs et, quand il pu, jeta un œil lui aussi vers l'ennemi possible. Ce dernier apparut finalement et s’agrandit à vue d’œil. Le clone s'agita encore plus et, c'est avec triomphe qu'il s'exclama que tout était prêt quand le premier chasseur rentra dans l'enveloppe de tir du Piaf. Ces derniers altèrent finalement leur vecteur d'approche pour entourer le cargo et l'inspecter visuellement. La petite navette G-wing elle, se plaça face au Piaf, en position relative immobile avant de transmettre un message.
« Message à l’attention du vaisseau cargo,
Je suis le pilote de la navette faisant face à vous. Nous sommes envoyés par la sécurité de Kamino afin d’accéder à votre demande sous certaines conditions que vous devrez respecter. Votre arrivée se fera via cette navette directement à l’astroport où une aire a été réservée. Tout atterrissage aux alentours ou directement dans la zone des usines de clonage est totalement proscrit sous peine de très lourdes représailles. Vous devrez consentir à la fouille entière de votre appareil. Nous tenons ici à éviter toute menace. Un diplomate sera à votre disposition depuis l’astroport afin de discuter avec vous concernant vos demandes, preuve de la bonne foi kaminoanne. Votre coopération entière est donc requise afin que tout se passe dans les meilleures conditions.
Fin de la transmission. »
Le message se termina dans un silence à peine troublé par les grincements du vaisseau cargo. Diantre, la dernière fois que Rei avait dû se plier à des mesures de sécurité si drastiques dans un secteur civilisé de la galaxie cela avait été lors de son infiltration de la plus sécuriser des prisons de haute sécurité P-Break sur Coruscant. Et encore. Elle avait pu s'y poser avec son propre vaisseau (volé). Mais se faire voler des scientifiques par Hell et atomiser par le Cerberus avait semble-il, fait évoluer les choses...
Aujourd'hui en tout cas elle n'avait pas vraiment d'autre choix que d’obtempérer. Sauter en hyperespace la ferait passer pour suspecte partout dans la galaxie et refuser tout de go l’empêcherait de faire ce pour quoi elle était venue jusqu'ici. Si elle souhaitait continuer à faire des affaires dans le secteur elle n'avait donc pas d'autre choix.
-Vu qu'ont c par le choix... De toute façon tout est bien en place .
-Oui Madame. On a vérifié deux fois et fait scanner le piaf par l'affut avant de partir. Il a beau avoir eu quelques chocs ses senseurs sont toujours aussi bons. Il leur faudra démonter chaque boulon de ce navire s'ils veulent vraiment trouver quelque chose.
Comme tout navire digne de ce nom le Piaf avait en effet, plusieurs compartiments de contrebande cachée ici et là tout au long de sa structure. Dans le cas présent elles ne transportaient rien de dangereux mais une fois encore, la paranoïa de Rei l'avait conduit à y mettre un ou deu blaster, une balise de repérage et d'autres babioles. « Au cas ou »où.
-Bien. Transmets leur qu'on est ok. Par contre n'oublie pas de leur rappeler que depuis l'épisode sur la planète du Mulet le sas d'accroche est cassé, il s’accrochait à notre « tube ». Je sens qu'ils vont adorer tiens.
Le « tube ». Un moyen aussi vieux que le transport spatial lui-même. Voir même plus vieux. Pour faire simple le système datait d'une époque où les diverses espèces de la galaxie n'avaient pas encore de système standardisé de sas entre les différents vaisseaux. La solution adoptée à l'époque (et toujours utilisée) consistait alors à tendre entre les appareils un fin couloir de plastique pressurisé faisant alors office de coursive. Cette manœuvre figurait toujours dans les manœuvres que tout pilote se devait de savoir effectuer en cas, notamment d'accident grave ou de défaillance des procédures standard (comme ici). Mais bien peu appréciaient cette méthode. Lente elle demandait aux deux vaisseaux de conserver tout du long une immobilité parfaite et une proximité de quelque metre. Sans compter que ceux empruntant le « tube » se retrouvaient confrontés a une réalité que beaucoup niaient inconsciemment. Une mince épaisseur d'acier les protégeait du froid mortel de l'espace. Et parfois encore moins. Même la radio coupée CB aurait pu entendre le pilote de la navette kaminoenne ronchonner dans son cockpit. Il s’exécuta néanmoins avec quelques difficultés et, après une bonne dizaine de minutes de manœuvre un bref « toctoc » résonna contre la paroi du sas du tube du « Piaf ». Rassemblé devant ce dernier ce fut CC, l'autre clone du bord qui ouvrit la trappe et se retrouva nez à nez avec la dizaine de soldats en armure complètes qui attendaient de pouvoir enfin entrer à bord du cargo.
Leur style frappa Rei. Habitué aux armures des stormtroopers impériaux même lors de sa dernière visite les soldates envoyées depuis la surface avaient à nouveau adopté le style d'armure de l'ancienne république c'est-à-dire les bonnes vieilles armures clone phase II. Seul le logo peint sur leur épaule avait changé pour quelque chose de plus chargé, moins stylisé. Sans doute celui de cette nouvelle « République fédérale ». De même pour celui qui semblait être l'officier en charge de la fouille. Le gris clair impérial avait laissé place à une tenue plus autochtone, moins martiale mais qui ne tranchait pas avec son rôle de supérieur. C'est à ce dernier que Rei s'adressât directement en tendant une petite carte plastifié...
-Bonjour. Je suis en charge de ce vaisseau. Rei Ayanami, chasseuse assermenté de la guilde des chasseurs de Primes. Mes passagers, ces les deux clones que voilà. Vous trouverez confirmation de mon statut et de leurs identités sur ma datacarte carte. J'ai aussi un droïde dans la soute. Il est actuellement désactivé. Vous pouvez commencer votre fouille si vous le souhaitez. Quand vous verrez qu'il n'y a rien de dangereux ici vous me permettrez enfin de poser mon vaisseau.
L'officier se saisit de la data carte qu'il glissa dans le lecteur de document approprié et leva les yeux vers la chasseuse de primes l'air grave. Il semblait avoir l'air d’être le type d’officier suivant aveuglement les ordres sans se rendre compte des absurdités qu'ils puissent parfois contenir. La chasseuse de primes se devait de mettre les choses au point avec lui.
-Comprenez officier que si nous quittons le bord ce vaisseau sera conciderer comme à la dérive. Et au vues son été actuel, plutôt comme épave. Et les codes de navigation dans un système civilisé son très clair là-dessus. Toute épave peut être réclamée par le premier venue sans quoi il est dans l'obligation légale de déblayer le chemin pour éviter tout risque d'accident dans la zone ou il navigue.
Étant en orbite d'un monde peuplé et soumit au trafic spatial c'est ce dernier point qui me pose problème. Je ne tiens ni à me faire faucher mon vaisseau ni à le retrouver pulvérisé. Mes clones ne possédant pas de brevet de pilotage et mon droïde non plus si je quitte le bord je serais légalement en situation d'abandon de mon poste de capitaine et laisserais ses deux là en perdition dans l'espace. Peine punie dans l'espace galactique. Et si je laisse un de vos hommes à bord il me fauche légalement mon vaisseau en raison des articles de loi que j'ai cité tout a l'heure. Donc, officier, une fois votre fouille finie, pouvez-vous demander à la surface de me désigner une zone d’atterrissage? Tant pis si je ne peux pas me poser comme d’habitude dans votre usine, je marcherais.
L'officier fronça fortement de ses sourcils noirs tandis qu'il donnais des ordres pour entamer la fouille du vaisseau. Il avait comprit qu'il avait a faire à ce que le langage spécialisé nomme une casse coui***e. Rei pour sa part le fixait droit dans les yeux et appréciait cette situation. La légalité, l'ordre et la puissance de la loi. La civilisation galactique qui lui avait manqué durant ces cinq dernières années de vadrouille dans les régions inconnue lui aurait presque fait esquisser un sourire. Restais désormais a voir si les choses allaient se dérouler comme elle le souhaitais.
-
Post n°4
Auteur : Sion KumitomoL’officier, fraîchement promu au poste tant convoité, affichait une mine légèrement désemparée et aigrie. Cette mission, annoncée comme anodine par ses supérieurs, se présentait comme une opportunité de « faire ses preuves ». Il avait mérité sa promotion, pour sûr! Mais certaines compétences n’étaient vérifiables que dans le feu de l’action. Et l’action, il s’y trouvait à la fois à l’épicentre et loin. D’un côté, une personne pour l’instant relativement inconnue, malgré ses papiers apparemment en règle, lui débitait un flot incessant de vocabulaire juridique. Non pas qu’il était trop stupide pour le comprendre mais sa patience affichait les premiers signe de ses limites. Pourtant, les ordres qu’il avait reçu, quelques dizaines de minutes plus tôt, résonnaient encore dans son esprit. « Le cargo sera rapatrié par les autorités et les passagers gardés sous surveillance active ». Or, autoriser la capitaine face à lui à piloter le vaisseau constituait, suivant son bon sens, une entrave à ces ordres arbitrairement prononcés. Il fallait peser le pour et le contre et vite. Rei Ayanami… Un vaisseau en mauvais état… Deux clones, chose incongrue.
- Bien, bien- commença-t-il avec agacement. - Vous allez, vous et vos deux acolytes, passer dans le vaisseau envoyé par Kamino, comme convenu. C’est non négociable. De plus, mes hommes ici présents se chargeront de piloter votre vaisseau à la zone d’atterrissage convenue et resteront en vol derrière la navette durant le voyage. A partir duquel vous pourrez le retrouver après l’entretien avec le diplomate. Est-ce bien clair?
Il valait mieux que cela le soit. L’officier gardait une âme de soldat, un esprit vif, actif. Il n’aimait pas se répéter. Rei opina, apparemment d’accord avec les termes proposé et il indiquait, d’un mouvement de main discret, la navette dans lequel ils voyageraient. La demoiselle était une chasseuse de Prime. Fallait s’en méfier de ceux-là. De bons gaillards prompt à vous planter, lentement mais avec assurance, la lame effilée d’un couteau dans le dos. Chacun prit place à la position convenue et l’appareillage s’effectua en douceur. Mis à part le pilote et quelques soldats, les passagers se trouvaient dans une partie distincte de la navette, derrière. L’officier était en face de Rei, les deux clones à ses côtés suivi de deux soldats. Trois soldats, impassibles, clôturaient le côté droit de la jeune femme. L’ambiance était pesante, silencieuse. Personne ne parlait, personne n’avait rien à dire. Le voyage était purement fonctionnel, pas de plaisance. Et c’était mieux pour l’officier. Les voyageurs trop bavards lui mettait un bourdon fou, l’empêchait de se concentrer efficacement.
Une bonne quinzaine de minutes passa. Ce fut long pour l’homme. Aucun danger imminent mais un manque d’action. Un homme de terrain restait un homme de terrain. L’officier se félicitait de n’être diplomate. Le sens de la belle parole lui passait largement au-dessus de la tête, bien loin de ses préoccupations normales. Et traiter d’économie, de diplomatie ou de stratégies lui paraissait bien ennuyeux. Lui, il exécutait les ordres pour l’instant. Le reste ne le regardait pas, il avait appris la discipline.
Le navette se posait avec un chuintement presque inaudible. Un bon pilote. Une légère secousse, lorsque l’appareil toucha le sol. Les passagers se levèrent. L’officier tendait sa jambe droit, rapidement, afin de rétablir la circulation sanguine coupée par sa position précédente. Lui et ses hommes sortirent, suivi des trois passagers rapatriés. Ils formèrent une ligne au milieu duquel les trois individus pouvaient passer. Au bout de celle-ci se trouvait le diplomate en question, gracieusement envoyé par la hiérarchie. Il était de taille moyenne, légèrement enrobé. Il portait un costume, caractéristique, son coup serré par une chemise. Ses plis étaient impeccable, un homme avec une attention particulière pour le regard des autres. Ses cheveux, plaqué sur son crâne dégarni, luisaient, ayant probablement usé du gel afin de les plier à sa volonté. Il apparaissait là, les mains croisé devant son bas-ventre, un grand sourire sur ses lèvres.
- Bienvenue, bienvenue. - Il tendit sa main potelée. - Mon nom est Franck Urckert. Vous pouvez m’appeler Franck. Je suis chargé d’accéder à vos demandes de négociations dont vous avez fait état dans votre message d’arrivée, si je puis m’exprimer ainsi. Je vous prie de me suivre. - dit-il dun ton plaisant.
La petite troupe se mit en marche, d’un pas rapide. Le diplomate, Franck, ouvrait la marche, flanqué de Rei et des personnes. A côté de ceux-ci, les bottes de quatre soldats martelaient le sol avec frénésie. Disciplinés. Ils arrivèrent dans une pièce mise à leur disposition, avec boisson et nourriture, comme des invités particuliers. Kamino avait le sens du devoir, sécurité avant tout. Le diplomate pianotait rapidement sur son datapad. Il regarda de nouveau les personnes face à lui, affichant de nouveau son sourire.
- Parfait. Je viens d’être informé que votre vaisseau a été posé avec succès, peu loin d’ici. Nous vous y amènerons avec plaisir une fois l’entretien fini. Vous aurez bien sûr libre accès à un périmètre autorisé. Les circonstances actuelles ne nous permettent pas de faire mieux à votre égard. Nous en sommes désolés. - Il reprit, après avoir siroté une gorgée d’eau, d’une voix plus sérieuse. - Bien, je propose de ne pas faire détour et de rentrer directement dans le vif du sujet. En quoi consistait votre demande?
