Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

Aller directement au contenu
  • Accueil
  • Récent
  • Mots-clés
  • Populaire
  • Utilisateurs
  • Groupes
Habillages
  • Light
  • Brite
  • Cerulean
  • Cosmo
  • Flatly
  • Journal
  • Litera
  • Lumen
  • Lux
  • Materia
  • Minty
  • Morph
  • Pulse
  • Sandstone
  • Simplex
  • Sketchy
  • Spacelab
  • United
  • Yeti
  • Zephyr
  • Dark
  • Cyborg
  • Darkly
  • Quartz
  • Slate
  • Solar
  • Superhero
  • Vapor

  • Défaut (Aucun habillage)
  • Aucun habillage
Réduire
Logo

Star Wars RPG

  1. SWRPG
  2. Galaxie Principale
  3. Kamino
  4. Tipoca City
  5. Siège du gouvernement
  6. Bureau du Sénateur
  7. Présentation et entretien

Présentation et entretien

Planifier Épinglé Verrouillé Déplacé Bureau du Sénateur
14 Messages 1 Publieurs 42 Vues 1 Abonné
  • Du plus ancien au plus récent
  • Du plus récent au plus ancien
  • Les plus votés
Répondre
  • Répondre à l'aide d'un nouveau sujet
Se connecter pour répondre
Ce sujet a été supprimé. Seuls les utilisateurs avec les droits d'administration peuvent le voir.
  • Le ChroniqueurL Hors-ligne
    Le ChroniqueurL Hors-ligne
    Le Chroniqueur
    a écrit sur dernière édition par
    #4

    Post n°4
    Auteur : Sion Kumitomo

    La main du sénateur Taizen attrapait la mienne avec la vigueur de la jeunesse. Avec toute la hargne que procurait l’ambition de s’élever. Avec tout le poids qui pesait sur nos épaules. Nous devions tous les deux composer dans des rôles ardus et Shinigari venait avec l’assurance d’un représentant officiel. C’était presque entrainant à voir. Je souriais chaleureusement en effectuant un léger signe de la main en direction du banc afin de signaler à mon hôte que nous pouvions prendre place.

    - Il n’y a aucun mal, cher confrère. J’ai toujours du temps lorsqu’un sénateur ou ambassadeur républicain souhaite me voir ! J’en entendu à propos de votre nomination à la tête de Mon Calamari et je vous en félicite. Je suis sûr que vos actions seront fertiles. Pardonnez-moi de n’avoir pu laisser ne serait-ce qu’un message plus tôt. Les affaires furent denses dernièrement…

    Je laissais échapper un soupir détaché pour souligner mes propos. J’avais bel et bien oublié d’effectuer les politesses d’usage tel que Dam l’avait fait lors de ma propre élection. Très peu de politiciens s’adonnaient à cela. C’est presque malheureux.

    - Un voyage de présentation ? Voilà qui est singulier. Vous êtes le premier que je reçois ici, sur Kamino depuis mon élection. Ma planète n’est pas un haut lieu touristique, j’en ai bien peur… – lançais-je dans un éclat de rire. – Mais j’approuve votre démarche tout à fait honorable !

    L’homme semblait apprécier les paroles que je prononçais. À en juger par les manières de celui-ci au Sénat, c’était également un novice de la politique tel que je le suis… à la différence de la vingtaine d’années qui nous sépare et qui nous apprend à nous calmer. Mais ce n’était pas en mal que j’appuyais cela. Le jeune ambassadeur paraissait ambitieux et c’était la clef du succès. J’écarquillais un œil alors qu’il parlait de la Sénatrice DOnOs. Il l’avait donc rencontrée avant moi. Intéressant.

    - Des éloges ? Oh… Je n’en mérite pas tant ! Je suis ravi que vous aillez pu faire la connaissance de la Sénatrice DOnOs. C’est l’une des personnes les plus intègres, peut-être même la seule, que je connaisse au sein de la République fédéral. Elle n’est animée que par le bonheur de son peuple. C’est exaltant à voir n’est-ce !
    Laissez-moi vous mettre dans la confidence. Si ma carrière politique a pu se lancer de la manière dont cela fut le cas, c’est grâce à elle. J’ai agi en tant qu’émissaire Dantooinien. Je lui suis reconnaissant à jamais de m’avoir laissé cette opportunité au combien cruciale pour nous deux.


    Je laissais quelques secondes à mon interlocuteur pour assimiler mes paroles. Je parlais lentement et distinctement. C’était un peu une « marque de fabrique » chez moi. Cela pouvait en énerver certain mais je n’en avais que faire.

    - Vous avez donc dû rencontrer Danta ? Quelle excellente personne aussi !

    L’ambassadeur avançait vite dans ses pensées et apportait sujet après sujet. Je me permettais un nouveau moment de surprise alors que celui-ci me reparlait de Valiant. Moi qui venait de m’en débarrasser, j’entendais décidément encore parler de lui. Fichu Grand Moff. Son jugement ne serait que juste rétribution. Je gardais pourtant mon air aimable alors que je répondais.

    - Je vous remercie chaleureusement, Ambassadeur. Je dirais, de manière purement générique, que « je n’ai fait que mon devoir. » Disons simplement que j’ai fait ce que je pensais être juste. Et voir Valiant en sécurité derrière des barreaux me paraissait être juste.

    Un silence gêné s’ensuivit alors que le nom de Valiant restait en suspens entre nous. Je ne cessais d’admirer le paysage, même artificielle, qui s’offrait à moi, véritable éloge à la sérénité et au repos. J’entrepris donc une nouvelle conversation.

    - Voyez-vous, j’en oublie même mes devoirs d’hôte. Souhaitez-vous quelque chose à boire, cher confrère. J’ai un whisky correlien de choix que je ne sors que dans ce genre d’occasion !– Le même whisky que j’avais proposé à Valiant. – Vous pourriez m’en dire des nouvelles ?
    -Que pensez-vous de cette nature, ici sur Kamino. Je pouvais vivre sans cela à vrai dire… Ici, c’est mon havre de paix. Vous ne pouvez vous imaginer le plaisir du calme et de la sérénité alors qu’au dehors… Au-dehors m’attend un peuple qui compte sur moi, m’attend des responsabilités dont je ne saurais me défiler.


    Les mots que je venais de prononcer flottaient dans l’air alors qu'une brise artificielle douce soufflait sur nos visages.
    1 réponse Dernière réponse
    0
    • Le ChroniqueurL Hors-ligne
      Le ChroniqueurL Hors-ligne
      Le Chroniqueur
      a écrit sur dernière édition par
      #5

      Post n°5
      Auteur : Shinigari Taizen

      Le jeune ambassadeur écouta son homologue réagir à ses paroles, il lui fallait du temps pour assimiler ce que Shinigari disait, mais il réagissait humblement et avec sagesse. Il félicita aussi le jeune Taizen pour son arrivée à la tête de Mon Calamari et s'excusa de ne pas l'avoir fait plus tôt, mais le jeune ambassadeur ne pouvait lui en tenir rigueur, il préférait voir Valiant captif que d'avoir un message de félicitations pour une chose insignifiante comparée aux actions récentes du sénateur de Kamino.


      -Oh vous savez vous n'êtes pas le seul dans ce cas sénateur et à vrai dire, je préfère que vous ayez été retenus pour affaires importantes, cela montre votre implication dans le système politique.


      L'ambassadeur aux cheveux d'argents écoutait son interlocuteur lui dire que personne n'était venu le voir depuis son élection... Il semblerait que les autres figures politiques n'étaient pas aussi consciencieuse que l'invité. Il raconta aussi l'histoire de ses débuts en politique ainsi que ses actions au service des la reine DOnOs, ce qui semblait être un parcours honorable, surtout pour un homme de son âge. Il lui parla aussi de Danta, la servante de la reine:


      -Oui, j'ai rencontré Danta, je n'ai pas eut le plaisir de faire plus ample connaissance avec cette personne qui m'a l'air tout à fait charmante. Vous savez, étant actuellement représentant de Mon Calamari, ce n'est pas une planète océanique qui va me faire peur sénateur.


      Il adressa un sourire à son homologue politicien suite à cette dernière phrase. Le sénateur de Kamino continuant en expliquant qu'il avait son devoir et ce qu'il pensait être juste.


      -Certes, je pense que le monde est plus sûr avec Valiant derrière les barreaux que lorsqu'il m'y a mit il y a quelques années de cela.


      Le sénateur proposa au jeune ambassadeur un verre, il acquiesça d'un signe de tête. Sion demanda au jeune politicien ce qu'il pensait de la nature de Kamino, il expliqua aussi que c'était son havre de paix.


      -J'apprécie également l'environnement dans lequel vous vivez sénateur, même si les orages fréquent de votre planète me perturbent un peu, mais on doit s'y acclimater n'est-il pas?
      Le climat de Mon Calamari est un peu similaire au votre, sans les réactions électriques de l'air bien entendu, et je comprends tout à fait votre ressentit d'havre de paix, même si je n'ai encore eut le temps de vraiment commencer mes fonctions en dehors de cette tournée et de la séance au sénat...



      Le jeune ambassadeur regarda son homologue toujours avec un sourire aux lèvres, cette discussion était pour lui, une manière de faire les présentations et que chacun puisse cerner l'autre, ou du moins, ce qu'on voulait bien montrer...


      -Mais dites-moi sénateur, quels sont vos projets publiques pour Kamino? Je n'ai pas encore eut le temps de me renseigner sur les travaux menés et projets pensés par les autres personnalité politique de la République Fédérale.


      Une discussion politique arrivait, c'était somme toute un peu obligatoire entre deux politiciens, surtout deux politiciens qui d'après Dam étaient dans un courant de pensée similaire. Le jeune ambassadeur voulait aussi savoir où est-ce qu'il pourrait appuyer son hypothétique futur allié.

      1 réponse Dernière réponse
      0
      • Le ChroniqueurL Hors-ligne
        Le ChroniqueurL Hors-ligne
        Le Chroniqueur
        a écrit sur dernière édition par
        #6

        Post n°6
        Auteur : Sion Kumitomo

        Nous étions donc ici, échangeant des banalités entre politiciens, assis sur un banc dans une atmosphère tempérée recrée. Où cela pourrait-il bien nous mener ? J’étais impatient de connaître le but de la visite de l’Ambassadeur. Je commençais à appréhender les « ficelles » du métier, de manière péjorative, et je savais pertinemment que l’on n’usait pas de son précieux temps politique pour une simple visite de courtoisie sur une planète républicaine reculée et incessamment battue par la pluie. Mais je laissais mon invité suivre le cours de ses pensées et je répondais consciencieusement à ses diverses remarques. D’ailleurs, il laissait sous-entendre certaines informations relativement intéressantes, m’est avis. Au sujet de Valiant.

        - Valiant vous a emprisonné ? Vous me laissez ici dubitatif mon cher ami. Dans quelles circonstances si ma question n’apparaît pas comme intrusive ?

        Voilà qui pourrait peut-être m’apporter de précieuses informations sur la personne que je venais de placer entre les mains des autorités républicaines. De temps à autre, il m’arrivait de réfléchir à l’entrevue que Valiant et moi avions eu. Cela s’était déroulé en peu de temps. Et… J’avais paniqué. Je m’étais vu, collaborant de mon plein gré avec un traitre républicaine. Un renégat aux obscurs desseins. Ç’en avait été trop, trop de responsabilités alors que j’étais fraichement élu à la tête de Kamino. Alors que l’on venait de placer la confiance d’une population entière entre mes mains ridées. Et ma canne et moi-même n’avions pas les épaules pour porter un tel fardeau. La décision était prise et je ne pouvais guère revenir en arrière maintenant. Alea jacta es, « le sort en est jeté ». Je reprenais peu à peu contact avec la réalité que je n’avais laissé que quelques secondes. Pas assez pour que mon hôte ne s’aperçoive de mon absence d’esprit passagère. Mais… J’étais facilement hanté par mes décisions, surtout celles qui s’étaient révélées les plus ardues.

        - Oui ! Bien sûr que l’on s’habitue à l’environnement. J’en viendrais même à vous dire que j’apprécie Kamino. Au travers de ce temps morose, c’est une planète rayonnante culturellement et technologiquement parlant. Vous n’imaginez pas les connaissances pharamineuses que l'on peut trouver ici. Je vous ferai visiter un jour, si vous le souhaitez !

        J’hochais doucement la tête, en signe de compréhension.

        - Je n’ai jamais eu la chance de visiter Mon Calamari malheureusement. Je dois vous avouer que vos us et coutumes me sont relativement inconnus. – J’affichais un visage contrit. – Nous avons tous un emploi du temps chargé, m’apparaît-il, dernièrement.

        Puis, clôturant nos échanges de moindre importance, l’Ambassadeur arrivait à la charge. Il introduisait le sujet. Avec tact mais de manière attendue.

        - Mes projets politiques ? Il est aisé de les deviner ! Redorer le blason de Kamino, maintes fois salie, piétinée et détruite. Leur développement s’en fut drastiquement ralenti voire étouffé. Un énorme potentiel gâché et inexploité. Voilà ce que je veux faire ! –J’étais enthousiaste. – Le projet phare ici que je souhaite entreprendre, c’est la réhabilitation progressive du clonage sur Kamino.

        Je ne voulais pas en révéler plus que nécessaire au jeune homme. Il ne faisait pas état d’animosité, bien heureusement, mais je ne le connaissais pas assez. Mais, l’apport du sujet concernant le clonage n’était finalement pas fortuit. Pourrait-il œuvrer dans le même sens que moi, surtout quand arriverait le vote fatidique au Sénat. Il me faudrait faire preuve de confiance en moi afin d’amener les autres politiciens à adopter mon point de vue. Mais la patience faisait partie de mes qualités Tout vient à point à qui sait attendre disait-on.

        - Il en est de même pour moi, cher Ambassadeur Taizen. Parlez moi de vos projets au sujet de Mon Calamari.
        1 réponse Dernière réponse
        0
        • Le ChroniqueurL Hors-ligne
          Le ChroniqueurL Hors-ligne
          Le Chroniqueur
          a écrit sur dernière édition par
          #7

          Post n°7
          Auteur : Shinigari Taizen

          Le jeune ambassadeur écouta son homologue sénateur lui dire qu'il ne savait pas que Valiant l'avait fait enfermé, il demandait des détails. Ca devait bien être le seul sénateur à ne pas le savoir. Il expliqua alors à son interlocuteur:


          -En effet, j'ai été mis sous les verrous, pendant l'empire d'Omega, Geonosis, Dxun et Tatooine ont formé une alliance républicaine. J'étais alors sénateur de Tatooine, j'ai mis ma confiance entre les mains du sénateur Toskrew et de la sénatrice Jeaix. Nous avons alors libéré Tatooine du joug impérial grâce à nos forces combinées ainsi qu'avec l'aide du Cerberus... Mais... L'empire ne laisse pas une planète sortir de son emprise et à envoyé des renforts supplémentaires. A ce moment là, Géonosis et Dxun ont disparus ainsi que Cerberus me laissant seul aux commandes et seul à assumer cette responsabilité...

          J'ai défendu la République du mieux que j'ai pu face à cet empire dictatorial, mais... j'étais seul...
          Une fois la République Fédérale proclamée, j'ai été libéré afin de d'être envoyé sur Mon Calamari en tant que représentant au sénat.



          L'ambassadeur avait désormais expliqué au sénateur Kumitomo le pourquoi du comment. Sion expliqua alors qu'il s'habituait au climat de Kamino et qu'il lui ferait visiter un jour sa planète, Shinigari aquiesca.
          Il dit aussi qu'il n'avait jamais eut l'occasion d'aller sur Mon Calamari et qu'il ne connaissait pas non plus les us et coutumes de ces peuples:



          -Si vous le souhaitez, vous pouvez venir sur Mon Calamari quand vous le souhaitez sénateur!


          Il expliqua aussi son projet de faire renaître le clonage, ancienne source de l'armée Républicaine, ce qui ne laissa pas indifférent le jeune homme:


          -Le clonage vous dites?.... C'est une bonne idée sénateur, si ce n'est qu'il faudra choisir un modèle un peu plus fidèle à ses valeurs que l'ancien afin de ne pas nous retrouver avec des soldats comme Valiant qui sont fidèles non pas au régime, mais au pouvoir.

          Quant à redorer le blason de Kamino, vous voici lancé dans une tâche faramineuse, mais à votre portée je pense.



          Le sénateur demanda à l'homme aux cheveux d'argent ses projets, ce qui était tout à fait normal puisque ce dernier les lui avait demandé:


          -Et bien... Je compte faire venir Mon Calamari sur la scène stellaire, trop souvent oubliée de la République en dehors des connaissances pour nos célèbres croiseurs MC-80 et 90.
          Mon gouvernement a lancé une entreprise de modifications de vaisseaux tout récemment afin de faire entrer de l'argent dans nos caisses afin de pouvoir lancer d'autres projets.

          Mais dans l'immédiat, je voudrais nationaliser les chantiers navals. Les travailleurs Mon Cals et Quarrens travaillent gratuitement pour la République Fédérale, ce qui ne me plait pas vraiment... Même si je suis un fervent défenseur de ce régime, je suis aussi représentant des deux peuples de Mon Calamari et leur travaille mérite un salaire.

          1 réponse Dernière réponse
          0
          • Le ChroniqueurL Hors-ligne
            Le ChroniqueurL Hors-ligne
            Le Chroniqueur
            a écrit sur dernière édition par
            #8

            Post n°8
            Auteur : Sion Kumitomo

            Je pus apercevoir une certaine interrogation dans le regard de l’Ambassadeur alors que je lui demandais des détails au sujet de sa capture. Je décidais de ne pas approfondir ce sujet presque… tabou maintenant. Au fur et à mesure de l’avancement de la conversation, j’essayais d’établir une sorte de portrait mental de mon interlocuteur. Apparemment ambitieux, son histoire était singulière. Il possédait bien plus d’expérience que ce que je ne le pensais, surtout au vu de son âge. « Les apparences sont parfois trompeuses », ce fameux proverbe prenait tout son sens ici. Je devrais me renseigner plus en avant sur lui lorsque notre entrevue sera terminée.
            Je n’étais personnellement pas attiré par la visite de Mon Calamari mais, en tant que politicien et diplomate respectable, j’acquiesçai avec attention aux paroles de l’Ambassadeur Taizen.


            - Avec grand plaisir, Ambassadeur. La découverte de nouvelles cultures est une priorité à mes yeux.

            L’Ambassadeur, que je me gardais bien d’appeler « jeune » dorénavant, m’apporta son avis sur la reprise du clonage que j’avais évoqué précédemment. Ce fut à ce moment que les boissons que j’avais commandé au droïde protocolaire arrivèrent. Je me levais lentement avec l’aide de ma fidèle canne qui supportait en même temps que moi la lourdeur des responsabilités. Je prenais la bouteille en verre finement ciselée qui contenait un liquide d’une belle couleur ambrée. Deux verres étaient également disposés sur le plateau. Silencieusement, pensif, je servais l’un puis l’autre et je revins à ma place, à côté de Shinigari auquel je tendais un verre.

            - C’est le meilleur whisky que vous pourrez trouver sur le marché, cher confrère. C’est une boisson d’exception. Certes, je ne vous cache pas que cela me coûte une petite fortune d’importer de tels produits de luxe mais… l’investissement en vaut définitivement le coup, n’est-ce pas ?

            Je buvais une petite gorgée du liquide, un whisky correlien donc. Son goût, fort qui dégageait une chaleur si particulière, explosait dans ma bouche avec délectation. Exquis.

            - De quoi parlions-nous déjà ? Oh, oui… désolé. Donc, le clonage. Je n’ai pas pour habitude d’aller trop vite en besogne bien sûr. J’ai pour habitude de mûrement réfléchir chaque choix que je fais mais, je les assume tous. Le projet est en travaux et nous avançons. Doucement mais sûrement. Son annonce arrivera en temps et en heure choisis. Mais je vous remercie pour votre compliment, Ambassadeur Taizen. J’apprécie beaucoup.

            Celui-ci cherchait-il à en apprendre plus. Je ne pouvais l’affirmer avec assurance. Ma réponse était volontairement restée vague. C’était un sujet pointilleux et… dangereux. Je ne pouvais en exposer fièrement les termes aux yeux et à la vue de tous sans une base solide. Base que je n’avais pas encore. Mais personne n’avait à le savoir pour le moment.
            A entendre la suite des paroles, nous en arrivions maintenant aux considérations économiques. Dans un monde politisé comme le notre, l’argent était d’une importance cruciale et celui qui avait les crédits avait le pouvoir. Ce n’était plus un secret. « L’argent n’a pas d’odeur ». Voilà un autre proverbe qui était bien révélateur de la pensée actuelle. Mais encore une fois, mes réflexions s’égaraient alors que l’Ambassadeur parlait de ses honorables projets. J’apportais mon verre à mes lèvres et sirotait une nouvelle gorgée, aussi forte que la première, perplexe. Nationaliser les chantiers navals… Ambitieux oui mais pas dénué de sens, loin de là.


            - Je vous accorde le point. Mon Calamari et Kamino sont toutes deux oubliées malgré leur potentiel. Une entreprise de modification de vaisseaux ? M’en voyez-vous intrigué maintenant. Je me permets de vous demander quelques détails, si vous le voulez, bien entendu.

            Les chantiers navals. Voilà des installations qui accordaient un pouvoir économique non négligeable. Et un coup pécuniaire. Mais si il pouvait se permettre de les nationaliser et de les financer, c’était un investissement des plus rentables.

            - Une nationalisation implique un coût à court terme et des bénéfices à long terme. Assurez-vous que votre planète ait de quoi amortir le choc. Oh… Désolé… Je ne veux pas vous manquer de respect. Pardonnez-moi. Mais c’est une excellente idée. Comment pensez-vous réussir une telle manœuvre auprès de la République ?

            Après tout, il ne me fallait pas réfléchir longtemps pour savoir que cette nationalisation offrait d’intéressantes possibilités commerciales entre nos deux mondes. Notre technologie était l’une voire la meilleure dans la galaxie et, après quelques négociations, nous pouvions en tirer des prix d’or. Mais avant de continuer, je laissais le temps à mon hôte de parler, en bon politicien que je suis.
            1 réponse Dernière réponse
            0
            • Le ChroniqueurL Hors-ligne
              Le ChroniqueurL Hors-ligne
              Le Chroniqueur
              a écrit sur dernière édition par
              #9

              Post n°9
              Auteur : Shinigari Taizen

              Le jeune homme continua d'écouter son homologue, celui-ci était calme et semblait très avisé. Il n'avait pas relancé le jeune ambassadeur sur sa carrière de bagnard, ce qui montrait son grand tact, même si cela ne dérangeait pas l'ancien sénateur d'en parler, au contraire.

              Les boissons arrivèrent rapidement et le sénateur servit les deux verres présents sur la table, Shinigari prit une grande gorgée qu'il ne put s'empêcher de recracher rapidement sans faire dans la discrétion.



              -Keuf... Désolé sénateur, je ne pensais pas qu'il serait aussi fort... Vous m'en voyez sincèrement désolé... Ma prochaine gorgée sera plus petite afin de ne plus arroser vos locaux...


              Le jeune ambassadeur rougit rapidement et baissa les yeux, il avait clairement manqué d'étiquette en recrachant cet alcool, mais il n'avait pas put s'en empêcher, il était trop fort pour un jeune homme aussi peu habitué à l'alcool fort.

              Le sénateur poursuivit avec le clonage disant qu'il réfléchissait beaucoup à ses projets et qu'il les assumais tous. C'était un bon sénateur, il n'était pas comme les corrompus de l'ancien temps, ce qui continuait de faire penser que Sion pouvait devenir un allié potentiel du jeune homme.

              Vînt ensuite la discussion à propos de l'entreprise Squarren Phénix, celui-ci semblait intrigué et demandait des détails. L'ambassadeur tendit un datapaad à son interlocuteur qui contenait le catalogue:



              -Hé bien Squarren Phenix est une nouvelle entreprise nationale qui modifie l'intérieur ou l'utilité d'un vaisseau, par exemple vous pouvez modifier un vaisseau en un hôpital ou en un vaisseau de contrôle des communications.

              Bien sûr, afin de rester compétitif et rentable, nous ne pouvons modifier n'importe quel vaisseau en n'importe quel produit, les modèles de vaisseaux sont sur le catalogue.



              Le jeune Taizen n'était pas le plus doué pour faire de la publicité, mais au moins, il n'était pas menteur comme tous ces commerciaux dépendant de grand lobbys. Le sénateur parla ensuite de la nationalisation des chantiers navals de Mon Calamari, il expliqua que cela avait un coût à court terme mais que le long terme devenait rentable. Il voulait aussi savoir comment il comptait s'y prendre:



              -En effet, mon gouvernement est en train d'étudier les chiffres afin de voir combien de temps il faudrait afin que ces chantiers deviennent rentables pour la planète. Mais je vous avouerai que je ne sais absolument pas comment m'y prendre afin de réussir tout cela... Peut-être devrais-je me rendre à l'une des nouvelles commissions?

              1 réponse Dernière réponse
              0
              • Le ChroniqueurL Hors-ligne
                Le ChroniqueurL Hors-ligne
                Le Chroniqueur
                a écrit sur dernière édition par
                #10

                Post n°10
                Auteur : Sion Kumitomo

                Quelqu’un qui viendrait à vous parler de moi en toute honnêteté ne pourrait vous nier que je suis ce que l’on appelle communément diplomate. J’avais un sens aigu de la « compréhension » en général et mon esprit était rarement fermé à toute sorte de points de vue, même peu communs. Et, le plus souvent, je faisais preuve d’un tact digne maintenant de ma fonction politique.
                Mais je ne pouvais nier qu’au moment où je vis distinctement le whisky sortir de la bouche du jeune Taizen, avec la violence d’un jet sous pression, pour venir finalement arroser l’herbe tendre qui s’étendait à nos pieds, que mon visage s’était très probablement terni, teinté d’une contrarié dissimulée à grand peine.
                J’étais sans conteste un grand amateur de whisky et faire venir ses bouteilles directement de Corellia à un prix dépassant toute mesure, vous imaginez sans peine et le voir si sobrement éparpillé au sol me rendait aigri. À la lumière de ma nature calme, je parvenais à garder le sang-froid. Après tout, des incidents diplomatiques s’étaient déclenchés pour bien moins que ça.


                L’ambassadeur bredouilla une excuse que je balayais nonchalamment d’un revers de main. Je décidais de ne pas faire état d’une offuscation trop entêtée et je tentais de rire de bon cœur, ce qui devait se solder par une bien piètre performance.

                - N’ayez crainte Ambassadeur. Je peux vous faire servir une autre boisson si vous le désirez. – Je souhaitais laisser entendre que le whisky n’était peut-être pas destiné au petites natures mais je me ravisais au dernier moment. Ce pouvait être déplacé. – N’épiloguons pas éternellement, ce n’est un qu’un petit incident.

                Un petit incident qui devait se chiffrer dans les 100 crédits vu le prix de la bouteille. Sacré ambassadeur, il avait encore finalement certaines choses à apprendre. Mais nous poursuivions notre conversation sans nous formaliser plus que mesure. Et je pouvais à présent entendre le projet économique de Shinigari, son entreprise Squarren Phoenix. Un datapad empli d’informations, dont le catalogue de l’entreprise, me permettait d’arriver à cerner le secteur d’activités et les éventuelles possibilités qu’il tentait de me vendre.

                Et l’idée était très bonne. Excellente même. Autant du point de vue économique que stratégique. Le seul point d’ombre qui subsistait à ma connaissance restait le prix et la méthode utilisée. Lorsque mon interlocuteur eut fini d’exposer les détails nécessaires, je pris donc la parole afin de mettre certains points au clair. Le business, comme je l’aimais. Il était temps de voir comment ce cher Taizen s’en sortait.

                - Vous m’apportez d’intéressants informations ici effectivement. Mais j’ai quelques doutes qui subsistent. Me permettez-vous de poser quelques questions. – Puis, sans attendre sa réponse, je poursuivais : - Si je vous suis bien, vous modifiez l’utilité d’un vaisseau, une sorte de « reformatage » donc. Mais ses vaisseaux, comment les acquerrez-vous ? Sont-ils prévu dans le prix de vente ou l’acheteur doit-il vous les fournir ? Ces vaisseaux sont-ils conformes à d’éventuelles normes, je m’explique, j’espère ne pas aller à l’encontre des lois en me fournissant auprès de vous… Les commandes et livraisons sont-elles discrétionnaires ? Y’a-t-il des traces ?

                Je décidais d’en rester là pour le moment afin de ne pas noyer l’Ambassadeur sous une foule de question sans queue ni tête. Il fallait que je reste cohérent. Malgré tout, la campagne du jeune homme restait floue probablement par manque d’expérience dans le domaine. Il faudrait qu’il songe sérieusement à revoir son mode de présentation. Mais là n’était pas le point. Je concluais en finissant sur la nationalisation prévue par M. Taizen.

                - Je pense avec ferveur que des chantiers navals ne peuvent qu’être une source économique très positive pour une planète. Il advient que la nationalisation retarde évidemment un peu les choses dans votre cas mais je suis persuadé que votre démarche sera couronnée de succès. Quand à la méthode, je dirais qu’il convient de se rappeler que vous n’avez qu’à posséder au moins 50% du capital desdits chantiers. Il ne vous reste donc qu’à chiffrer par rapport aux performances économiques de votre planète, de lancer l’offensive, si je puis dire, et entreprendre le processus.

                Je me rendais alors compte que j’avais parlé plusieurs minutes sans m’arrêter ce qui n’était pas forcément respectueux. Je stoppais donc, la bouche légèrement sèche ce qui justifiait la gorgée de whisky suivante, et je m’apprêtais à prendre en compte tous les éléments que ce cher gaspilleur de whisky aurait à me dire.
                1 réponse Dernière réponse
                0
                • Le ChroniqueurL Hors-ligne
                  Le ChroniqueurL Hors-ligne
                  Le Chroniqueur
                  a écrit sur dernière édition par
                  #11

                  Post n°11
                  Auteur : Shinigari Taizen

                  Le jeune ambassadeur était encore tout gêné de l'incident qu'il avait produit en recrachant la boisson alcoolisé du sénateur Kumitomo, s'il avait sut, il aurait bu des gorgées moins importantes... Pour quoi passait-il désormais? Une petite nature? Il avait déjà bu de l'alcool pourtant, mais rien d'aussi fort... Il faut dire que sur Mon calamari, ce sont plutôt des alcools doux et fruités qui sont servit, les MonCal et les Quarrens ne sont pas avides d'alcool de luxe, ils préfèrent boire leur production locale.


                  -Merci sénateur, mais ça ira, je vais prendre de moins grandes gorgées, j'ai plutôt été habitué à des alcools doux sur Mon Calamari.


                  Shinigari prit une petite gorgée de whisky et c'est à ce moment qu'il put "gouter" cette boisson; certes elle était forte, mais son goût particulier pouvait à coups sûrs réveiller les papilles des amateurs. Il pouvait être bon d'en avoir sur Mon Calamari lorsqu'il recevrait un public amateur de Whisky, mais il verrait cela ensuite.
                  Le sénateur continua l'entretien en parlant de Squarren Phenix, il expliquait que ces informations étaient intéressantes mais que quelques doutes subsistaient en lui, il posa donc plusieurs questions à propos de cette industrie, notamment au niveau des prix, de l'acquisition des vaisseaux, mais aussi des questions plutôt inhabituelles comme la discrétion et les traces des achats...



                  -Hé bien, ces prix ne comprennent que le "reformatage", le vaisseau est à vous procurer par vos soins. Après, il est possible que Squarren Phenix achète le vaisseau pour vous, si vous souhaitez de la discrétion, même si il faudra avancer les crédits pour le moment.
                  Il peut, si vous le souhaitez, ne pas y avoir de traces, mais cela induira un supplément afin de couvrir les différentes amendes pouvant tomber pour non respect de la traçabilité des produits. En dehors de la traçabilité, rien n'est passable de sanctions.
                  Pour ce qui est des normes, nos ouvriers sont tenus de les suivre à chaque aménagement.
                  Mon Calamari ne veut pas ternir son image auprès de ses collaborateurs et Squarren Phenix ne veut pas ternir la sienne auprès de ses clients.

                  Avez-vous d'autres questions sénateur?



                  Le jeune ambassadeur n'était pas très expérimenté dans le commerce, mais il faisait du mieux qu'il pouvait afin de répondre le mieux possible à son interlocuteur. Peut-être que d'ici quelques temps, sa présentation serait meilleure et il ferait surement meilleur impression auprès des futurs clients?

                  Sion continua ensuite avec la nationalisation des chantiers navals, il expliquait qu'il fallait détenir 50% des capitaux, mais... comment racheter ces capitaux à la République? Même si le jeune Taizen avait dans l'idée d'aller présenter son projet à la commission adéquat lorsque celles-ci seront officielles.


                  -En effet, cette idée me parait la plus adéquat à la situation de Mon Calamari, même si la République nous laisse une infime partie de ces chantiers navals pour ses propres besoins, ce n'est pas grand chose malheureusement...
                  Mais je me présenterai à la commission qui gère ce genre de problèmes afin de leur exposer ce cas. Mais il faudra du temps avant que Mon Calamari n'obtienne ces crédits afin de procéder au rachat des chantiers navals. De toute manière, nous verrons bien.

                  1 réponse Dernière réponse
                  0
                  • Le ChroniqueurL Hors-ligne
                    Le ChroniqueurL Hors-ligne
                    Le Chroniqueur
                    a écrit sur dernière édition par
                    #12

                    Post n°12
                    Auteur : Sion Kumitomo

                    « De moins grandes gorgées ». Comment buvait-il le whisky lui ? On le boit lentement, patiemment, petit à petit, pas à grandes gorgées comme un vulgaire alcool de bas étage. J’haussais un sourcil de surprise, le temps d’une courte seconde, avant de reprendre un air sérieux au vu de la conversation qui s’annonçait. Et les réponses de Taizen étaient relativement satisfaisantes. Bien sûr, comme dans toute négociations, il y avait des points à rediscuter mais il m’apportait ici, sur un plateau d’argent sans que je n’ai eu à lever le petit doigt, des opportunités intéressantes qu’il convenait de prendre en compte.
                    Je portais mon regard vers un arbre, non loin de là. J’avais l’impression que d’une minute à l’autre, j’allais apercevoir un oiseau s’envoler, déployant ses ailes dans un élan vers la liberté. Mais les haut-parleurs, quoique discrets, dans les coins de la pièce me rappelait durement à la réalité. Il était effectivement très difficile et coûteux d’entretenir des espèces dans un espace tel que celui-ci. Je devais donc me contenter de bruitages. Cela permettait de me calmer, de m’apaiser. Eux, les animaux, loin de tout problèmes n’écoutant que leur instinct. Alors que moi, l’exact opposé, devait me préoccuper de plusieurs centaines de millions de personnes qui dépendaient de ma politique.


                    - Hum… - J’étais dubitatif, méditant sur ce que venais de m’exposer Shinigari. – Je vois, je vois… - murmurai-je, pensif. – Oui, effet mais, lorsque vous parlez de traçabilité, qu’entendez-vous ? Devez-vous tracer l’acheteur, la provenance de vos pièces, les lieux de montages, tout cela à la fois ? Je suis désolé pour cette question qui peut vous paraître futile. Elle est toutefois importante. En tant que Sénateur d’une planète à la tête d’une force miliaire, me fournir auprès d’entreprises privées est… comment dire… risqué. L’information, c’est le pouvoir. Et je ne souhaite pas que cette information passe entre de mauvaises mains. La composition exacte de l’armée et des ressources kaminoannes doit rester secrète. Pure logique n’est-ce pas ? Je ne veux donc pas que les commandes que je vous passerai, potentiellement, soit visibles. L’enjeu est crucial.

                    Cela tombait sous le sens. Ces entreprises, quoique utiles à l’économie, sont souvent à vendre au plus offrant. Et leurs carnets de commande sont une mine d’or surtout lorsque l’on touche aux planètes. Et transparence pouvait alors rimer avec risque.

                    - Je loue bien évidemment votre envie d’avoir et de garder une image de marque qui vous permettra de vous battre sur le marché. Et je ne souhaite pas du tout l’entacher.

                    Je profitais de la fin de cette phrase pour me lever, lentement autrement j’en viendrais probablement par tomber lamentablement, Posant mes mains sur mes hanches, j’effectuais un mouvement vers l’arrière afin d’étirer mes muscles endoloris par une inactivité persistante. Alors que je sentais ma jambe droite défaillir, j’attrapais ma canne jusqu’alors posée d’un côté du banc sur lequel nous étions assis et commençait à marchait, lançant un signe à l’Ambassadeur derrière moi.

                    - Cela vous dérangerai de venir marcher un peu avec moi pendant que nous continuons cette décision ? Je vous avoue que mes muscles se font faibles, surtout avec le passé qu’ils ont vécu. Il faut que je les garde en forme. Vous faites du sport, mon ami ?

                    Les odeurs des plantes et fleurs poussant dans cette bulle de nature parvenaient au fur et à mesure à mes narines et j’humais l’air avec délectation. Cela changeait tellement de l’odeur aseptisée des couloirs infinis et blancs qui peuplaient cette planète.

                    - En étant tout à fait franc, Ambassadeur, si vous me fournissez des informations précises sur vos futures productions dans ces fameux chantiers navals, je pourrais de mon côté vous proposer un financement en échange d’un contrat entre nos deux planètes qui sera à mettre en place. Ainsi, nous pourrions être tous les deux gagnants.

                    J’observais la réaction de l’invité lorsque je lui apprenais ses nouvelles. Après tout, le marché que je lui proposais ici était tout à fait correct et équitable. J’investissais massivement sur sa planète afin qu’il procéder à un rachat des chantiers et j’obtenais un partenariat avantageux et quelques ristournes. Je verrais en temps et en heure bien sûr. Mais Kamino était un peu éloignée de tout. La conclusion d’un tel accord commercial serait effectivement une carte non négligeable dans mon jeu.
                    1 réponse Dernière réponse
                    0
                    • Le ChroniqueurL Hors-ligne
                      Le ChroniqueurL Hors-ligne
                      Le Chroniqueur
                      a écrit sur dernière édition par
                      #13

                      Post n°13
                      Auteur : Shinigari Taizen

                      Le jeune ambassadeur se plaisait bien dans l'espace vert du sénateur de Kamino, c'était apaisant sans pour autant endormir la vigilance de quelqu'un... Même si Shinigari n'avait pas besoin de faire ça à Mon Calamari, il passerait plus de temps dans la nature de la planète afin de se ressourcer!
                      Mais là n'était pas la question, le sénateur Kumitomo avait, semblait-il, été satisfait des réponses de son interlocuteur, mais il y avait une chose qui n'était pas claire: la traçabilité, il fallait que la puissance militaire de Kamino reste secrète et que personne ne sache ce qu'il s'y tramait. Shinigari n'avait pas été clair et recommença:



                      -Je n'ai pas été assez clair, veuillez m'en excuser... Tous les noms des clients et leur commande restent dans un datapaad en cas d'enquête officielle de la république, mais ces informations ne seront pas délivrées à la légère si c'est ce qui vous dérange. Aucune personne en dehors des commissions et du sénat, n'aura accès à ces informations.


                      Sion Kumitomo lui expliqua qu'il louait le fait que l'ambassadeur veuille ne pas entâcher Mon Calamari puis se leva, il semblait avoir des soucis physiques, il s'ettira lentement puis prit sa canne et commença à se dégourdir les jambes tout en indiquant à Shinigari de le suivre, ce qu'il fit sans rien dire.
                      Poliment, le sénateur demanda au jeune Taizen si cela le dérangeait de marcher un peu, il parla de ses muscles, puis demanda si son homologue faisait du sport...



                      -Non pas du tout, je vous suis sénateur. Je fais du sport de temps en temps, mais pas régulièrement, il faut que je prenne mes marques dans mon nouvel environnement afin de trouver plus de temps.


                      Le sénateur expliqua ensuite qu'il pouvait investir dans le rachat des chantiers navals de Mon Calamari si il savait ce qu'il allait produire avec, et surtout si un accord commercial pouvait être trouvé afin de "remercier" le sénateur pour son implication.


                      -Cela pourrait être possible en effet, c'est une très belle offre que vous me proposez là... Nous pourrons trouver un accord entre nos planètes comme des réductions valables chez Squarren Phenix ou autre si vous avez d'autres idées!

                      Concernant l'hypothétique future production de ces chantiers, il faut encore que je travaille ce projet, mais il n'y aura pas de production militaire, le peuple de Mon Calamari est plutôit un fervent défenseur du pacifisme. Une part de ces chantiers seront destinés à Squarren Phenix, l'autre sera sûrement destinée à la location. Mais, comme je vous le dis, il faut encore travailler ce projet.



                      Shinigari marchait dans les jardins personnels du sénateur, il était vrai que recevoir dans son jardin ne se faisait pas trop dans l'univers, mais c'était, parfois, bien mieux que d'être reçut dans un sinistre bureau.

                      1 réponse Dernière réponse
                      0
                      • Le ChroniqueurL Hors-ligne
                        Le ChroniqueurL Hors-ligne
                        Le Chroniqueur
                        a écrit sur dernière édition par
                        #14

                        Post n°14
                        Auteur : Sion Kumitomo

                        J’entamais une marche lente. La pièce n’était pas immense mais elle avait le mérite d’être assez grande pour permettre d’évoluer sans ressentir une impression de confinement. Mes yeux se promenaient d’un côté, puis de l’autre au gré des couleurs qui attiraient mon attention. Une petite once de fierté pointait en moi. J’avais réussi à édifier cet endroit, magnifié par toutes une flopé de plantes aux senteurs et couleurs diverses et variées alors que je vivais sur planète terne et morose. Kamino n’était pas réputée pour les conditions météorologiques accueillantes et y atterrir pouvait relever du défi pour un pilote novice à ce genre de manœuvre. J’approchais ma main d’un bouton de rose, prenant garde de ne pas agripper involontairement une épine. Celui-ci était magnifique, un rouge profond, dense et rare. Un des spécimens les plus ardu à trouver. Je tournais mon regard presque émerveillé vers l’Ambassadeur.

                        - Prenez le temps de regarder cette fleur. Que pensez-vous de ses pétales ? Elles sont magnifiques n’est-ce pas. Il me fut particulièrement difficile de mettre la main sur celle-ci. Elle ne peut vivre correctement que dans des conditions d’humidité et de température précise. Les roses… Si jolies et pourtant si dangereuses… Mais je m’égare une nouvelle fois.

                        Un petit rire s’échappait de ma bouche, comme pour signifier que je perdais un peu la tête. C’était loin d’être le cas bien évidemment. Nous reprîmes la marche. Ma main droite, toujours fidèle à son poste, tenait la canne d’une poigne ferme, stable. L’autre était repoussée dans mon dos. Je reprenais la parole, le regard vacant et les sourcils froncés.

                        - Je suis vraiment désolé, Ambassadeur. Mais ces informations ne seront pas « délivrées à la légère » ou ne seront pas délivrées du tout. Voyez-vous, j’accorde une importance particulièrement à l’utilisation des mots. Chaque mot utilisé reflète une pensée particulière, le choix d’un résultat inconscient. Je ne vais bien sûr pas vous faire tout un état d’âme sur la psychologie humaine. Mais je ne retiens que la précision. Vous comprendrez au fur et à mesure avec la prise en main de vos nouvelles fonctions. Dans quel cas les donneriez-vous au Sénat ou aux Commissions ?

                        Oui, je ne comptais pas laisser ce point obscur. Je me devais d’éclaircir toutes les petites zones d’ombres qui pouvaient subsister afin de garantir une sécurité irréprochable. Si l’Ambassadeur Taizen était venu ici pour apporter à ma considération l’achat éventuel de vaisseaux modifiés, il devait être capable de justifier de toutes les pratiques qu’il pourrait être amené à effectuer. Je ne faisais que suivre une logique parfaite. « Prudence est mère de sureté ». Cet adage n’existe pas sans raison. Je portais la main gauche vers mon menton, comme dans un geste de réflexion. Je ne souhaitais absolument pas paraître désagréable ou lourd vis à vis de Taizen. Celui-ci était ambitieux et formulait de nombreux projets, non sans coûts financiers importants. L’argent devenait pour lui un moyen de concrétiser sa politique planétaire comme le prouvait la nationalisation des chantiers navals. Je me devais de savoir s’il pourrait être amené à révéler des informations moyennant des sommes d’argent à plusieurs chiffres. Sur ces pensées presque paranoïaque, renforcées depuis la capture de Valiant, qui faisait maintenant peser sur Kamino une menace de représailles, je revenais vers un sujet plus léger afin de détendre l’atmosphère entre l’Ambassadeur et moi-même.

                        - Vous savez, je devrais faire du sport. Cela ferait probablement du bien à mes os vieillissants. – dis-je avec un sourire. Malheureusement, courir dans ces couloirs… Quelle monotonie !

                        J’apercevais enfin des opportunités commerciales pour la planète bleue. J’avais lancé la machine depuis quelques temps maintenant mais j’étais fermement décidé à briser l’aura de solitude, l’autarcie si caractéristique de ce peuple. Nous étions, avec l’aval du gouvernement, décidés à ouvrir Kamino sur la galaxie via les traités commerciaux notamment. Un investissement méritait une réflexion et une base solide. Je suis persuadé que Taizen pouvait me la fournir. C’était une promesse de contact mutuel entre Mon Calamari et Kamino.

                        - Bien bien, Ambassadeur Taizen ! Sachez que vous avez mon aval. Je ne pourrais vous aider à élaborer votre projet mais votre ambition est louable. Revenez vers moi avec quelque chose de plus… tangible, concret concernant votre nationalisation, vos productions et les éventuels accords que vous pourriez me proposer et j’investirai avec grand plaisir afin de financer vos projets. Vous comprenez que je demande une base « béton », évidemment. Je ne peux utiliser l’argent planétaire, le gouvernement ne me laisserait pas faire et fort heureusement, sans un projet en bonne et due forme à leur soumettre. Mais je suis sûr qu’ils partageront mon avis.

                        Je tentais ici d’exacerber les « velléités » ambitieuses de l’Ambassadeur. De telles initiatives étaient trop rares à l’heure actuelle. Et avoir de l’argent qui dort n’est point de bonne augure. Je jetais un regard curieux vers l’Ambassadeur. Celui-ci paraissait pensif, réfléchissant à mes dernières paroles. Je repoussais doucement une fleur qui se glissait, prenant ses aises, vers le passage alors que nous continuions notre promenade.
                        1 réponse Dernière réponse
                        0
                        Répondre
                        • Répondre à l'aide d'un nouveau sujet
                        Se connecter pour répondre
                        • Du plus ancien au plus récent
                        • Du plus récent au plus ancien
                        • Les plus votés


                        • Se connecter

                        • Vous n'avez pas de compte ? S'inscrire

                        • Connectez-vous ou inscrivez-vous pour faire une recherche.
                        Powered by NodeBB Contributors
                        • Premier message
                          Dernier message
                        0
                        • Accueil
                        • Récent
                        • Mots-clés
                        • Populaire
                        • Utilisateurs
                        • Groupes