Départ vers Japraël
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Post n°1
Auteur : TericaraxTericarax se déporte sur le côté, juste à temps ; le bâton frappe le sol avec un crépitement électrique à la position exacte où il se trouvait une demi seconde plus tôt, laisse derrière lui une marque noire comme trace de son passage. Les griffes du cyborg crissent contre les dalles chromées. Devant lui se redresse et se met en garde un droïde au design on ne peut plus notable dans la galaxie : de forme humanoïde, il a la carrure d'un droïde protocolaire, mais ses articulations sont plus souples, couvrent plus de rayon, ses servomoteurs sont plus puissants, ses membres en sont donc plus forts. Ici et là, un blindage couvre et protège une volée de câbles et de circuits. Au niveau du visage et du torse, le droïde arbore des disques photo-voltaïques rouges, comme un cœur et un œil grossiers.
Si cela ne suffisait pas à l'identifier parmi tous les modèles existants, il manie un grand bâton de plus de cinq pieds de long, dont les deux extrémités – plus épaisses – crépitent d'une foudre bleutée qui hurle comme une volée d'oiseaux furieux. Garde Magna.
En faisant tourner son poignet sur son axe, le garde tente un coup de taille assez surprenant de conception. Mais c'est un mouvement rapide, et qui est au final très économe pour lui, tant en terme de déplacement que de posture. Tericarax pare en levant sa vibrolame gauche le coup.
Avant même que les armes ne se touchent le magna prépare déjà sa prochaine attaque, varie son angle de frappe. Son maître s'adapte, plus rapide et expérimenté que lui.
De sa seule vibrolame – tenue dans sa main gauche pour cette séance - il pare chaque coup de taille, dans un duel opposant d'un côté de grands arcs de cercle colorés et crépitants, de l'autre des défenses simples et sobres, silencieuses. Il penche la tête sur la gauche ; un coup d'estoc rase son masque. Le droïde n'a pas encore pleinement assimilé qu'il faut viser le torse en priorité, le visage étant un point trop restreint pour espérer livrer un coup mortel à un adversaire attentif. Un pas sur la droite, déviant un nouvel estoc. Notre cyborg sent une opportunité.
Le garde s'est un peu trop penché dans son estoc, et perd sensiblement son équilibre. Un coup là où il faut, et ses défenses tomberont.
Profitant du manque de balance léger de son adversaire, Tericarax délivre à son tour un coup de taille, comme s'il tentait d'ouvrir le droïde de l'épaule à la hanche opposée. Alors qu'il lance son assaut, son acquisition tente simultanément un coup de taille. Inattendu. Surprenante – et inédite – réaction. Le Kaleesh avorte son offensive. Son pied droit passe devant son pied gauche et il pivote à 180°, sa vibrolame entre tout juste en contact avec le bâton du droïde. Tericarax offre son plein dos à son opposant. Issue défavorable pressentie. Désengager et se remettre en position optimale est la meilleure marche à suivre.
Conscient de la situation dans laquelle il se trouve, le lieutenant applique une portion de sa force, et expulse le bâton sur le côté tout en changeant sa vibrolame de main ; d'un saut en arrière il se remet face à son adversaire.
Le IG-100 se remet en garde, et profite du seul instant de vulnérabilité que lui offrira le cyborg pour raccourcir la distance qui les sépare. Il frappe à nouveau d'un arc crépitant et suraiguë, vertical. Comme précédemment, Tericarax lève sa vibrolame, intercepte le coup dont la force se dissipe dans son corps sans qu'il en souffre.
Le garde fait tourner son poignet, et le cylindre de foudre décrit un nouvel arc de cercle en sens inverse. Nouvelle réaction, inédite. Une attaque qui vient du bas cette fois ! Le bâton ne vise pas à toucher à la poitrine ; ce serait prendre le risque que Tericarax puisse parer, un quart de seconde pour monter quelques centimètres plus haut serait suffisant pour que le cyborg puisse abaisser sa vibrolame encore levée, et pare le nouvel assaut. Mais en visant les jambes, ce risque est éliminé. Intéressant.
Le cerveau du scientifique trace sans y penser tous les scénarios possibles, qui se déroulent et se superposent en autant de toiles de possibilités, se confondent, se dévorent, s'éliminent. Une seule est élue ; la toile de la survie. Tericarax recule son pied, et décoche un coup dans la hampe du bâton. Il ne peut pas frapper avec sa vibrolame, c'est un fait. Mais l'arme des gardes magna n'est pas électrisée sur toute sa longueur ; on peut frapper à une zone sans danger...Et dévier ainsi le coup : la hampe. Le bâton est éjecté sur le côté, le garde réussit à ne pas le lâcher. Toutefois, il livre une ouverture trop évidente à présent !
Il repose son pied au sol, reprend son équilibre. Ses pistons, comme autant de muscles, s'activent avec une impulsion de vapeur. Simple géométrie. En tentant une frappe au pied, le droïde a besoin de plus d'allonge que pour frapper au torse. Cela signifie qu'il s'est rapproché de Tericarax.
Son arme est écartée, toute la portion droite de son corps est exposée à une contre-offensive. Alors qu'il tente de se remettre en garde, la vibrolame de son maître se pose sur sa gorge. Elle ne vibre pas signe qu'elle n'est pas activée. Si elle l'était, la tête du droïde roulerait maintenant par terre.
- Ce qui fait donc nos trois touches...Et achève notre entraînement d'aujourd'hui, dit Tericarax d'un ton glacé.
Le droïde s'est bien défendu. Sa progression est impressionnante. En deux semaines à peine, à raison de plusieurs heures d'entraînement par jour, il est arrivé à un niveau où il est capable de se défendre contre les assauts de son possesseur. Vraiment une progression impressionnante. Alors qu'il s'apprête à le féliciter posément sur sa performance et exposer les défauts qu'il a relevé, Tericarax est stoppé par un bip familier : son communicateur qui sonne, signe d'un appel entrant.
Il se tourne machinalement, puis prend l'appel. Devant lui, l'hologramme plat et unicolore d'un géonosien apparaît.
- Votre vaisseau est prêt lieutenant, articule exagérément l'insectoïde, ses mandibules peinant à prononcer correctement certains syllabes. Il vient d'arriver au spatioport. Le capitaine a demandé le départ dans sept heures.
Puis la communication s'interrompt abruptement. Tericarax tousse. La Confédération connaît le sens de « ponctuel ». Reste à voir ce fameux vaisseau. Il est sans doute temps de rendre une petite visite au spatioport.
***
Une fourmilière. Grouillante, animée, bruyante. En de longues files les insectes cybernétiques entrent dans le vaisseau, chacun portant son lot. L'immense destroyer de classe Providence mobilise une main d’œuvre à sa mesure : colossale. On arme les canons, on monte les munitions, ainsi que de gros chargements de vivres, batteries, et matériel en tout genre. Un œil profane verrait ici la Confédération qui s'arme pour partir en guerre. Il n'en est rien. Ou plutôt, ce ne sont pas les canons du bâtiment qui mèneront le dialogue, mais seulement trois de ses passagers – si tout se passe comme prévu bien évidemment.
Tous les droïdes qui embarquent sont là pour la maintenance, il s'agit non pas d'une garnison affrétée au croiseur, mais simplement son équipage.
Tericarax surveille tout ceci du coin de l'oeil, depuis le pont principal, tout en s'entretenant avec le capitaine du vaisseau – lui aussi un B1.
- Vous voulez que nous fassions le voyage d'une traite ?/ répète le capitaine sans dissimuler sa surprise.
- C'est exact. Nous parlons ici d'un vaisseau de lourd tonnage ; un bâtiment qui va naturellement attirer l'attention. D'ici au système de Japraël, nous n'avons que peu d'avants postes où nous pourrions stationner, et cela nous ferait faire un détour. S'arrêter à d'autres mondes attirerait à coup sûr l'oeil de la République. Cela signifie que nous ne traiterons plus avec le sénateur Atin Jnum, mais avec le chancelier par interposition, ce que nous ne souhaitons pas. La République n'a aucune part dans cette affaire, et nous devons au possible l'en maintenir loin. Sans que ce soit un enjeu d'importance, cela compliquerait les négociations.
Et je n'ai que très peu de patience pour les négociations compliquées, ajoute le cyborg sur un ton prédateur. En effectuant le voyage d'une traite, ceci vous obligera à vous ravitailler directement à notre destination, mais ce n'est là rien de préoccupant. À moins que les mécaniciens mandaloriens vous effraient ?
Il tousse, puis reporte son attention sur l'embarcadère, où se pressent les derniers retardataires. Ses deux prunelles reptiliennes reviennent sur le capitaine. L'équipage commence à se déverser sur le pont. Une trentaine de minutes plus tard, tout le monde est à son poste.
Les objectifs de Tericarax sont clairs. Et comme à chaque fois, l'erreur n'en fait pas partie, pas même en option. Un signe de tête au capitaine. Ce dernier saisit immédiatement.
- Larguez les amarres./ Initialisez la phase de décollage./
Tout le bâtiment s'ébranle. Les moteurs vrombissent. Les droïdes commencent à appuyer sur des écrans de commande différents, chacun affairé à sa propre tâche, dans une coordination robotique magistrale. Des fourmis au travail. Le vaisseau enfin quitte l'embarcadère, guidé par des petits chasseurs jusqu'à ce qu'il quitte l'aire géonosienne. La dernière vision que Tericarax a avant de quitter le pont est la planète ocre Géonosis, depuis son orbite. Une fourmilière grouillante d'insectes.
Tericarax rallie rapidement le pont du vaisseau qui a été aménagé pour permettre à l'équipage de s'y entraîner. C'est une grande salle en réalité, une porte débouche sur une plate-forme en grilles d'inox, puis des escaliers de la même matière, et enfin un terrain plane où sont présentes des cibles de visée. C'est une salle de simulation ; pour peu qu'on ait un dispositif adapté, cela permet de se projeter dans une réalité virtuelle, un jeu vidéo en quelque sorte, où l'on peut affronter des adversaires factices.
Ayant donné l'ordre à Iroey et T-800 – la recrue androïde récemment acquise par la Confédération – de se rendre ici, c'est sans surprise qu'il les aperçoit, déjà en bas. Les ordres qu'il leur a donné sont clairs : Iroey a pour mission de poursuivre la formation basique de T-800, et ce jusqu'à ce qu'il l'estime apte à survivre par lui-même sur le champ de bataille. Ils sont probablement en train de s'entraîner depuis plusieurs dizaines de minutes. Tericarax reste en hauteur, épaulé par son garde magna, observant l'entraînement de la recrue, jaugeant de son oeil glacé son avenir dans la Confédération... -
Post n°2
Auteur : IroeyLe fait de posséder un corps de métal est très pratique. Non seulement pour la résilience du corps, mais aussi pour le fait que l'ont ne sait pas se à quoi l'ont pense mentalement... Car en effet, Iroey à l'air d'être à cent sur cent dans la tache qu'il a été désigné de faire, mais en fait, celui-ci pense à autre chose en même temps. Réfléchissant encore sur le respirateur presque terminez pour Tericarax et aussi son prototype d'arme biologique avec les génomes des rakgoules. Même si l'archétype possède un cerveau biologique, celui-ci semble être boosté avec des machines comme divers processeurs lui permettant de faire plusieurs choses en même temps tout en surveillant l’entraînement du T-800, qui fut par contre mis à l'arrêt, leurs missions sur Japhrael les y obligeant. Quoi qu'il en soit, le prototype regarda un moment la relique une dernière avant de faire signe aux agents d'escorte de l'amener au vaisseau, le scientifique quant à lui ayant cherché quelques affaires dans ses cartiers pour les travailler dans ses temps libres. Surtout que son respirateur est presque complet. Se fut une foi devant le vaisseau destroyer de classe providence que la machine s'arrêta pour le regarder un moment, se trouvant devant la plus grosse classe navire de combat de l'armé confédéré. Bien que géant et bien armé, l'archétype voyait plus grand encore. Pensant peut-être qu'il fraudait construire un bâtiment encore plus gros, plus puissant et surtout plus terrifiant. Voir un géant cuirassé capable d'encaisser sans arrêt en plus de redonner en triple et plus les dégâts reçus. En gros une future légende de la guerre... Le cyborg sortit alors rapidement de ses rêveries avant de retourner dans le vaisseau, rejoignant une foi ses affaires déposer dans ses cartiers temporaires le T-800 dans la chambre d’entraînement du vaisseau, Iro remarquant que Tericarax les regarde depuis une fenêtre. Il e retourna donc vers son frère de conception et lui donna un un fusil d’assaut avec munition de farine comme lors de ces entraînements sur Géonosis, lui disant :
-Bien... Cette foi nous allons t’entraîner à tirer... D'après ce que j'ai lu sur toi, cela devrait être facile... Tu es muni d'optique adaptative comme moi capable de mettre au foyer et capable de zoomer les cibles plus loin... Prend ton temps je vais te superviser...
Dit-il alors qu'un droïde protocolaire arriva près de Tericarax avant de lui dire :
-Désoler du dérangement lieutenant... Le soldat Iroey vos a fait parvenir ceci...
Celui-ci lui remit alors les plans du respirateur qu'il a conçus pour lui, le modèle final. Ne reste plus qu'à le concevoir... n ouvrant les plans, le lieutenant put voir en gros que le respirateur est une copie presque parfaite d'un poumon organique étant capable de tenir dans le corps de celui-ci. Muni d'un noyau miniature semble à ceux d'un croiseur galactique, il a une autonomie de plus de deux-cents ans! Se gonflant et se dégonflant tels de vrais poumons, une copie bien travailler d'un organe biologique et amélioré pour être plus durable, solide et surtout fiable. La liste des matériaux est mise en bas, proposant divers matériaux pour la conception, mais en général, les structures de base est fait d'un puissant métal de la même fonte que celui du corps de Tericarax, les poumons étant fait d'une sorte de plastique plus épais qu'un poumon tout en étant aussi flexible, les tuyaux d'entré du sang et autre d'entretien étant fait de titane et finalement, des capteurs cérébraux s'attachent aux cerveaux pour que le porteur puisse les faire fonctionner tel un vrai organe respiratoire. Iroey avait fait tout cela dans le silence et venait de lui rendre les plans finis du respirateur qui semble fonctionner à la perfection. Et pourtant, son créateur ne semble pas faire de regards à l'arrière, étant concentré sur sa tache actuelle semble-t-il.