Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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    #28

    Post n°27
    Auteur : June King

    Encore sous le choc de ce que June venait d'apercevoir au fond de cette immense faille, cette rivière énergique et affamée longue de plusieurs kilomètres, elle dut prendre quelques instants pour reprendre un rythme respiratoire et cardiaque normal. Mieux valait faire preuve de self-control que de céder à la panique, surtout qu'une crise d'angoisse en plein milieu d'une épreuve n'aurait pas été la meilleure des choses à faire. Et pour ce faire, elle dut fermer les yeux quelques secondes, s'imaginant dans sa chambre en train de regarder par la fenêtre...

    Ou elle pouvait apercevoir les hautes montagnes qui dessinaient le paysage de sa terre natale accompagné du soleil qui faisait scintillé la neige sur le sol et les arbres telle des diamants réfléchissant sa lumière, tout en se souvenant, très difficilement, de la voix de sa mère, qui se trouvait à côté d'elle, en train de lui chantonner, comme à son habitude, l'une de ces nombreuses chansons qui ont bercé son enfance. Ces souvenirs étaient magiques, et très importants pour June, puisqu'il lui avait permis de retrouver un certain calme.

    Quand tout d'un coup, elle se retrouva dehors, sur les genoux et en pleurs avec sa mère en face d'elle, allongée sur le sol avec un bras en sa direction, qui disparût pour laisser la place à cette silhouette obscure, s'approchant doucement d'elle, avant de laisser apparaître un visage qu'elle ne pouvait oublier...

    — Toujours vivante? Dit-il d'un ton résonnant dans tous les sens tel un écho dans les montagnes.

    Avant que...


    — Qu'est-ce qu'il se passe ? Demandait-elle d'un ton surpris en ouvrant les yeux après avoir entendu un cri de panique proche d'elle.

    Sortant d'un coup sec de son micro-sommeil... ou cauchemar après ce cri, June ne réalisa pas tout de suite la gravité de la situation qui se déroulait en ce moment même. Puis remarquant une grosse partie des recrues et emporter par la curiosité, June s'avança, d'un pas non rassuré, vers les autres recrues qui se trouvaient en face de la faille pour assister à une scène... pathétique. Et encore, pathétique n'était pas un mot assez fort pour décrire la situation...

    En effet, un Weequay accompagné d'une autre recrue avaient tenté de franchir la faille avec une autre méthode que celle du Cathar de tout à l'heure. Mais leur plan n'avait, semblait-il, pas fonctionné puisque l'un venait de tomber, d'après les réactions et les dires des autres, tandis que le Weequay, lui, continuait à s'agripper aussi fort qu'il pouvait à cette petite corde qui était, apparemment, plus forte que n'importe qui ici.

    — Il ferait bien mieux de lâcher... Se dit-elle intérieurement, en voyant la scène.


    Après son petit commentaire, June décida de relever légèrement son casque pour voir la scène depuis le monde réel... malheureusement, elle n'aurait pas dû. Puisqu'au moment où elle releva son casque, elle faillit partir dans un fou rire. Si la scène était pitoyable dans le simulateur, il en était davantage dans le monde réel. Le Weequay qui était suspendu dans le vide était en réalité allongé par terre, et les recrues qui se trouvaient devant lui, en train de regarder un pauvre gars sur le sol en train de crier « À l'aide! Je vais tomber » étaient comme des spectateurs devant un artiste de rue...

    Non, vraiment, les personnes qui devaient surveiller les élèves durant l'entraînement, devaient vraiment être pliés en deux en ce moment. Puis avant d'avoir des problèmes, June décida de remettre son casque correctement.

    Et ce fut à ce moment qu'elle entendit Ravno lui demander ce qu'elle en pensait... encore une chance qu'elle n'avait pas retirer entièrement son casque de sa tête, elle avait pu entendre sa question. Mais... quel était le sujet ?

    — Pardon, de quoi ? S'excusa-t-elle avec un sourire qui était encore visible sur le coin de ses lèvres, avant de dire. Pour traverser, c'est ça ? Dit-elle ceci au hasard dans le but de tomber juste. Ouais, c'est pas faux, ça semble être une bonne idée. Conclut-elle en ayant aucune idée du plan.

    Au même moment, le Cathar qui était tombé tout à l'heure était revenu... et il semblait être en colère, ce qui laissa échapper un nouveau rictus chez June, avant d'avoir une idée et de se retourner vers Becca et Ravno en disant.

    — Un truc intéressant à faire, aussi, serait une sorte de grappin. Il nous donnerait, peut-être, davantage d'équilibre, avec une possibilité de franchir la faille en l'escaladant si jamais on tombe. Proposa-t-elle sans être réellement convaincue par sa propre idée...

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    • Le ChroniqueurL Hors-ligne
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      #29

      Post n°28
      Auteur : Becca Waste

      Le Weequay, qui se balançait dans le vide depuis un moment, finit par jouer de ses abdominaux pour se suspendre correctement. Il avait eu de la chance, mais ça n'allait sans doute pas suffire pour traverser. Peut-être la fatigue ne serait-elle pas un problème, mais dans un tel état de stress, le moindre écart pouvait mener à l'échec. Ici, l'échec était une chute dans le vide. Vrai crevasse ou non, la peur était bien réelle, et Becca n'avait aucun désir d'y faire face.
      La proposition de June fut accueillie avec un enthousiasme mitigé. Les recrues échangèrent quelques mots et théories à ce propos.

      - Ce n'est pas idiot, fit Ravno en frottant le bas de son masque d'un air pensif. Ca nous balancer jusqu'à l'autre côté en cas de chute...

      - Je ne crois pas, rétorqua la ferrailleuse. Même si nous y arrivons, nous risquerions de nous retrouver écrasés contre la falaise comme des moucherons sur un cockpit de speeder... Je ne suis pas sûre que nos cordes excèdent la dizaine de mètres de toutes façons. Et puis, comment pourrions-nous le lancer d'aussi loin...?

      - Quelle rabat-joie...!

      Becca fit une grimace à son camarade, qui ne se voyait probablement pas à travers le masque. En vérité, elle n'avait surtout pas envie d'y aller. Elle espérait quelque part que tout le monde échoue, ainsi elle ne serait pas la seule. Mais d'un autre côté, c'était sa place au sein de la CSI qui était en jeu...

      - O-On va devrait commencer par les liens de sécurité...

      Le mot "sécurité" sembla faire son chemin dans le groupe. La simulation avait réellement une emprise incroyable sur leurs esprits. Impossible de se persuader qu'ils ne risquaient rien: tout avait l'air dangereux. Jouer la prudence, c'était quelque part se conforter avant de faire le grand saut.
      Les cordes furent échangées et fixées de manière plus ou moins professionnelles. Doubles nœuds, triples nœuds... Rien ne semblait assez bon lorsque l'on s’apprêtait à franchir un ravin de plusieurs centaines de mètres de profondeur. Tandis que la rouquine attachait la sienne, des équipes de deux, trois et quatre commencèrent à se former.

      - Je propose que notre amie June passe en première! s'exclama Hokins, rayonnant. Si je dois passer une heure suspendu à un fil, je veux au moins avoir une belle vue...!

      Becca donna un coup de coude dans les côtes du jeune homme. Elle ne pouvait pas le nier toutefois: son humour mal placé l'aidait à se détendre un peu. Et puis, elle n'avait aucune envie d'y aller en première. La troisième position lui convenait très bien...
      Approchant sa camarade, elle lui demanda avec une certaine réticence:

      - ... Est-ce que ça te convient...?

      La petite ferrailleuse avait cru remarquer une forme de malaise chez la brune. Elle avait même retiré son masque l'espace d'un instant. Peut-être n'avait-elle absolument aucune envie d'y aller, elle non plus...

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        #30

        Post n°29
        Auteur : June King

        Après que June proposa d'utiliser le grappin comme solution, si jamais quelqu'un tombait de la corde, voilà que Ravno et Becca commencèrent à avoir une petite discussion afin de savoir, si oui, ou non, ceci était une bonne idée...

        C'est vrai qu'utilisait un grappin pour franchir cette épreuve était totalement stupide, voire même suicidaire. En effet, utiliser le grappin comme dernier moyen si jamais le groupe venait à tomber du câble était stupide, et surtout dangereux. En train de chuter, les réflexes sont moins rapides, et surtout, le temps de lancer le grappin le groupe aurait déjà eu le temps de parcourir plusieurs mètres dans cette immense crevasse... et le grappin pouvait supporter combien de kilo ? La corde était-elle assez longue et solide ?

        Il y avait bien d'autres moyens, comme d'accrochait le grappin de l'autre côté de la faille, d'attachait la corde du grappin autour de la taille, pour avoir chance supplémentaire de s'en sortir si jamais il y avait une chute.

        Mais, même ici... avec la chute et la vitesse, la vie de cette personne n'allait être qu'en danger. Surtout s'il s'écrasait contre la falaise après l'utilisation du grappin.

        June resta silencieuse un moment pour réfléchir. Elle avait, peut-être, voire même sans doute, encore une fois parler trop vite, et surtout, sans réfléchir. Donner des idées était une chose assez simple, mais les appliquer était différent. Puis, elle sortit légèrement de son silence pour répondre à Becca, après avoir entendu le mot "sécurité".

        — Si tu veux mon avis, c'est pas de la sécurité qu'on a besoin en ce moment, mais d'une solution pour sortir d'ici sans égratignures. Dit-elle en pensant et en espérant que sa cheville n'allait pas recommencer à lui faire mal, au mauvais moment...

        Cette épreuve était aussi simple comme bonjour : Franchir le câble, passer de l'autre côté de la faille, aller jusqu'au point de rendez-vous, et merci, au revoir... aux premiers abords cela semblait être facile, rien de compliqué. Mais, non, l'environnement, la pression, le groupe, la fatigue, le stresse... toutes ces petites choses entraient et faisaient en sorte que le test soit plus difficile, mais surtout, plus pousser au réalisme extrême qu'à une simple simulation ou qu'à un simple entraînement...

        Quand June réalisa que son idée pouvait mettre en danger plus qu'autre chose, elle se retourna vers Becca et Ravno pour leur dire d'annuler son idée, mais avant qu'elle ne puisse prendre la parole, Ravno proposa que June passe en première...

        Juste pour une jolie vue, si jamais tout partait en cacahuète...

        — Sérieusement ?! Becca n'est pas assez bien pour toi ?! Tu devrais avoir honte ! Insulter ta petite amie de la sorte, elle est juste à côté de toi, en plus ! Dit-elle énervé.

        Comment pouvait-il avoir l'audace de dire ce genre de chose en face de sa copine ? N'avait-il aucun respect pour elle ? Ceci aurait été logique que Becca lui face la tête ou lui donne une grosse et jolie baffe... mais il en était autrement. Puisqu'elle aussi voulait que June passe devant...

        — Même toi ? Tu... (souffle)... très bien, je passerai devant, mais toi tu te mets derrière moi, et Ravno en dernier. Fit-elle comprendre à sa camarade en continuant avec. Parce que les mecs dans son genre n'hésitent pas une seule seconde à couper la corde pour alléger le groupe et sauver leurs petites fesses en sacrifiant les autres ! Dit-elle à Becca en se remettant juste après suffisamment droite pour gagner, trois ou quatre centimètres de haut, afin de regarder Ravno dans les yeux.

        Après ça, June pris énormément sur elle-même, savoir qu'elle allait devoir franchir la faille en équilibre sur cette petite corde, en résistant à ces bourrasques de vents, tout en apercevant cette eau violente et déchaînée qui se trouvait juste en bas, et qui n'attendait qu'une seule chose... que June vienne remplir sa panse avec sa délicieuse chair, tout en s'abreuvant de son excellent sang.

        Rien que de penser à ça, la respiration de June avait légèrement accélérée.

        Mais, elle ne voulait pas flancher maintenant. Elle attacha alors la corde du groupe autour de sa taille, et celle du grappin juste au-dessus de la précédente. Mieux valait attacher la corde du grappin pour ne pas avoir une trop grosse fatigue dans les bras en s'agrippant à elle si jamais ils étaient suspendus dans le vide. Puis elle commença à faire quelques pas en avant pour se retrouvait aux pieds de la crevasse... ou elle pouvait entendre, malgré l'orage, l'eau hurlait sa colère.

        — Vous... vous êtes prêt ?. Dit-elle d'un ton non rassuré, après s'être retourné vers ses deux compagnons, avec le regard terrifier, et ses paupières qui se fermaient brusquement pendant une ou deux secondes à chaque fois qu'elle entendait l'eau frappait violemment la falaise.

        Cette fois, June ne pouvait pas y échapper... elle allait devoir affronter sa plus grande peur dès la première épreuve. Serait-ce un mal pour un bien ? Serait-ce là, la première et dernière fois qu'elle allait devoir faire ça ? Quoi qu'il en soit, elle allait très certainement se rattraper après.

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          #31

          Post n°30
          Auteur : Becca Waste

          Becca eut un sentiment mitigé face à la réaction de June. D'un côté, elle voulait s'offusquer du fait que cette dernière continuait de croire que Ravno pouvait être son petit ami. De l'autre, elle ne voulait pas valider les blagues sexistes de son camarade. Finalement, le farceur fut le premier à répondre à la brune.

          - Évidemment que je sauverais mes fesses en priorité! fit-il en remuant du bassin. Ce serait un crime d'abîmer une telle merveille...!

          Pour toute réponse, Becca adressa un bon coup de pied dans son précieux postérieur. Le garçon fit un bond en avant, manquant de déraper sur la corniche de la falaise. Il agita les bras un long moment, avant de retrouver l'équilibre.

          - Waste! protesta-t-il, chamboulé. Tu as failli me tuer!

          - C'était l'idée!

          Plusieurs rires s'élevèrent dans les rangs confédérés. Au moins, l'ambiance était un peu plus détendue qu'au départ...

          Suivant l'exemple de June, Becca se mit à préparer son matériel. L'objectif était d'assurer un maximum de sécurité avant le grand saut. En vérité, ce n'était pas la première fois que la rouquine se servait de matériel d'escalade: sa vie de ferrailleuse l'avait souvent contrainte à descendre en rappel à l'intérieur d'épaves gigantesques. De nombreuses personnes avaient déjà perdu la vie en pratiquant ce genre d'activité, mais la jeune Waste n'avait jamais prit autant de risques. De plus, les membres de sa caravane étaient souvent présents pour assurer ses arrières.

          Les mains tremblantes, elle parvint à fixer le dernier nœud, et scella le mousqueton. Elle s'approcha du câble en compagnie de ses deux camarades. En bas, le torrent tournoyait comme un mixeur gigantesque, et au dessus, le ciel faisait rage. June posa une simple question, mais y répondre était si complexe. Bien sûr que non, elle n'était pas prête.

          - Prête.

          - Prêt.

          Les recrues prirent les devants. Comme convenu, la grande brune fut la première à se hisser sur le câble, assurée par Becca. Lorsque ce fut son tour, cette dernière eu un moment de malaise. Elle avait toujours eu du mal à contrôler son stress, et elle craignait de perdre ses moyens. En comparaison, le test d'entrée avait été une promenade de santé, et la jeune nomade avait déjà eu des attaques de panique pour moins que ça.

          Becca empoigna le câble, et se hissa lentement vers le bas. Elle se suspendit au plus vite en cochon-pendu, de peur que ses mains tremblantes ne glissent sur le fil. Dans cette position, le ciel paraissait plus effrayant encore, et le vertige fit son chemin en elle.

          - C-C'est bon... fit-elle d'une voix lancinante. Juste... quoi qu'il arrive... ne pas regarder en bas.

          Spoiler : HRP
          Pardon de la pause, nous étions en fin de production au boulot, le jeu vient de sortir ce soir x)

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            #32

            Post n°31
            Auteur : June King

            C'était incroyable, Ravno venait de se démasquer tout seul, il avoua lui même qu'il était prêt à couper la corde pour sauver sa peau si jamais un danger ou autre se présentait à lui. Comment pouvait-il encore se regarder dans une glace ? Comment pouvait-il encore avoir la confiance de Becca ? Comment pouvait-il, tout simplement, être lui-même ? Cette affirmation décomplexée avait peut-être fait sourire plusieurs recrues, mais forte heureusement, Becca lui fit très vite comprendre son mécontentement en essayant, du mieux qu'elle le pouvait, de pousser son ami du haut de la falaise.

            Cette fois-ci, c'était officiel. June n'aimait pas beaucoup Ravno... ou du moins son comportement, plutôt. Elle s'en était rendu compte, en officialisant presque ce sentiment, en poussant un soupir de dégoût en le voyant se rattraper au dernier moment au bord de la falaise, évitant ainsi de chuter tout au fond.

            — Tss! Dommage... Dit-elle un peu fort en émettant une onomatopée tout en serrant légèrement les poings, pendant que plusieurs rire éclataient au même moment.


            Après ce petit souvenir fort en rigolade et en bonne ambiance, le retour à la réalité n'en était que plus douloureux et infernal. En effet, alors que June se trouvait vers le centre de la faille en utilisant une position allongée sur la corde pour franchir la faille, elle essayait, en même temps et par tous ses moyens, de se souvenir du bon moment qui précédait son calvaire pour ne pas céder à la panique et à la peur en apercevant cette eau... ou plutôt ce monstre qui était déchaîné, et qui criait dans ses oreilles depuis le fin fond du tréfonds de cette faille.

            June était courageuse, peut-être même un peu trop par moment, mais cette fois-ci ce n'était pas du courage, mais bel est bien de la stupidité ! Elle savait que c'était une idée totalement débile et non réfléchie que d'avoir accepté de passer en première pour traverser cette faille... mais maintenant il était trop tard pour les regrets, puisqu'elle se trouvait là, sur cette corde, en plein milieu du vide, et au-dessus de cette eau affamée.

            — Oh bravo... s'exclamait-elle dans un ton d'angoisse en apercevant l'eau quand elle eut l'incroyable idée de regarder en bas. Hiii! émit-elle comme petit bruit très aigu après avoir entendu les eaux frappaient les rochers tout en fermant les yeux.

            Pour June c'en était trop, elle n'arrivait plus à bouger, elle était comme... pétrifiée.

            Elle savait qu'elle bloquée la progression des autres membres, mais elle n'arrivait plus à avancer à ce moment. La seule chose qu'elle se contentait de faire était d'accrocher la corde avec ses jambes et ses mains en fermant ses yeux aussi fortement qu'elle le pouvait. Plus rien ne semblait pouvoir la sortir de cet état, pas même les musiques qu'elle se chantait doucement et, qui, d'habitude parvenaient à la calmer en peu de temps...

            Cela était peut-être énervant pour les autres recrues de devoir attendre que la leader se décide de repartir, comme elle se le disait en sachant pertinemment que la plupart voulaient en finir rapidement, mais là encore, pas moyen de bouger. Elle avait bien essayait de calmer sa respiration et de se chanter une petite musique douce et apaisante, et même de se souvenir du meurtrier de ses parents et de ses amis... mais elle n'avait pas pensée à l'accumulation d'émotions. Maintenant elle n'était pas qu'effrayer, mais aussi énervée et triste à la fois.

            Elle était devenue une sorte de boule d'émotions qui ne demandait qu'à exploser !


            Mais heureusement, après quelques instants à rester immobile sur cette corde en écoutant les vagues s'échouaient sur les roches, elle parvint à sortir de sa situation en entendant une voix familière lui parler doucement dans les oreilles. Quand elle entendit cette voix, elle ouvrit d'un coup les yeux et se mit à regarder dans tous les sens. Cette voix ne lui était pas inconnue, et parvint même à la calmer et à lui faire reprendre du courage en peu de temps. Elle tourna la tête vers Becca, qui se trouvait derrière elle, et lui demanda.

            — Tu... tu as entendu ? lui demandait-elle en étant légèrement déboussolée par ce qu'elle venait d'entendre.

            Émotive même dans les pires moments, elle se mit à avoir les larmes aux yeux en reprenant la traversée tout en se souvenant de cette voix qui venait de lui redonner du courage. À cet instant, plus rien n'arrivait à la perturber, pas même les vagues de cette eau déchaînée ne semblaient l'atteindre, ni même le tonnerre qui continuait à gronder dans le ciel. Tout ce qu'elle entendait était cette voix qui ne s'arrêtait pas de lui parler.

            Sans même s'en rendre compte, June venait de franchir la falaise en atteignant l'autre côté. Ce fut, par ailleurs, au même moment que la voix disparut, et où June reprit, presque, conscience de son environnement. Pourquoi, presque ? Parce qu'une fois la voix muette, June dû attendre quelques secondes avant de totalement reprendre ses esprits, et de ce souvenir de ce qu'elle était en train de faire et d’où est-ce qu'elle se trouvait.


            Spoiler : HRP
            Petite modification - avec l'accord de Tericarax - à ce moment du rp, pour avancer un peu dans ma formation.

            Une fois chose faite, elle s'approcha du bord de la falaise en tendant sa main à Becca pour l'aider à atteindre l'autre côté, et finalement, finir cette première étape de l'entraînement tout en s'excusant pour son attitude...

            — Pardon si je t'ai fais peur ou inquiéter sur la corde... mais... c'est juste que... s'excusa-t-elle en réalisant que Becca et Ravno avaient disparu de la simulation ? Disparu ? En tout cas, June ne voyait plus ses camarades qui étaient avec elle sur la corde.

            Spoiler : HRP II
            J'annonce, d'avance, qu'il y aura un double poste pour écrire le reste de la première partie de la formation, après la disparition de Becca (toujours avec l'accord de Teri')

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              #33

              Post n°32
              Auteur : June King

              Alors que la pluie avait cessé de tomber et que le tonnerre laissait éclater ses derniers grondements. Voilà que le vent soufflait de plus en plus fort au moment où June venait de tendre la main en direction des personnes qui étaient derrière elle. Mais, curieusement, il n'y avait plus personne. Becca et Ravno s'étaient comme... volatilisé de la corde sur laquelle ils se trouvaient. June ne bougea plus pendant quelques instants, restant sur les genoux avec son bras gauche tendu en direction du vide tout en essayant, tant bien que mal, à comprendre ce qu'il venait d'arriver. Elle n'avait pourtant pas rêvé ces personnes ? Il y avait bien une fille et un homme à ses côtés durant une bonne partie du début de la formation. Même durant son inscription ils étaient là. Mais... pourquoi avaient-ils disparu sans prévenir. Comme ça, d'un simple claquement doigt... ou de corde ?

              June regarda autour d'elle avec un air légèrement perdu, voire même assez désorienté. Elle ne pouvait pas s'expliquer ce qu'il venait de se passer, et malheureusement, elle ne pouvait pas, non plus, rester là à réfléchir au bord de la falaise, et en plein milieu d'un... désert ? Tout au moins de ce qu'il s'en rapprochait. Non, il fallait avancer, surtout qu'une tempête avait l'air de se former depuis un moment, puisque les vents devenant de plus en plus violents commençaient à soulever le sable qui frappé le visage de June.

              Quand elle se releva, elle porta son regard sur le reste du groupe, ou certaines personnes lui faisaient signe d'avancer en hurlant de ne pas les attendre. Ce à quoi, June hurla à son tour qu'elle allait les aider à traverser pour en finir rapidement avec cette première partie de la formation. Mais le vent soufflant très fort empêchait l'écoute et l'entende des échanges de chaque côté, avec le sable qui frappait le visage et qui entrait dans la bouche au moment de parler, ou entre deux inspirations, empêchait de s'exprimer correctement. Et comme si tout cela n'était pas suffisant, la tempête créait, par la même occasion, une couche épaisse de sable obstruant la visibilité, et empêchant June d'apercevoir le reste du groupe de l'autre côté de la falaise.

              Cette simulation à réalité virtuelle était d'un réalisme époustouflant, il n'y avait pas à dire.


              La visibilité était réduite, d'au moins, quatre-vingt pour-cent à cause de la tempête de sable, et l'ouïe n'était plus que bonne qu'à écouter le vent chantait. Ce fut à cet instant que June prit la décision d'avancer seule - en laissant le groupe de l'autre côté de la falaise - en direction de la fortification qui se trouvait plus loin, pour ne pas moisir sur place ou mourir d'asphyxie. Elle releva, alors, le col de sa veste virtuelle d'entraînement pour se protéger du sable afin de mieux respirer et réajusta son sac de matériels pour qu'il ne lui écrase pas trop les épaules. D'ailleurs ce fut à cet instant, pendant sa préparation à affronter la tempête, qu'elle regrettait de ne pas avoir de lunette de protection pour se protéger les yeux.

              Avant d'entamer sa, peut-être, longue marche, elle regarda de nouveau derrière elle, pour voir si Becca n'était pas de retour... mais rien. Il n'y avait qu'un mur de sable rouge épais.

              — J'espère qu'elle n'a rien. Se dit-elle en faisant, de nouveau, face à son objectif et en démarrant sa route.


              Marchant depuis une quinzaine de minutes, à travers la tempête et le sable. June, du faire une pause en s'asseyant sur un rocher pour boire une gorgée d'eau. La simulation était tellement réaliste qu'elle était capable de recréer la chaleur et la sécheresse à un tel point, qu'une personne utilisant cette simulation devait faire très attention pour ne pas se retrouver dans de mauvaises postures, ou, voire, carrément, de mourir. Maria ne blaguait pas quand elle disait que la formation n'allait pas être une partie de plaisir.

              Après cette petite pause afin de reprendre des forces et soulager un peu sa cheville qui était toujours blessé depuis son accident sur Hoth. Et après la que la bouche pâteuse disparue après quelques gorgées d'eau. June reprit la route, avec les jambes qui se faisaient de plus en plus lourdes.


              Continuant sa longue... très longue route à travers la tempête de sable et sous cette chaleur qui se faisait de plus en plus ressentir au niveau du haut du crâne et du dos. June était en train de maudire tout ce qu'elle pouvait. Tout ce qu'elle voyait. En bref, la chaleur ne lui réussissait pas, et pire, c'était bel et bien son pire ennemi à travers toute cette foutue galaxie. Pourquoi la formation qu'elle suivait, devait se passer dans ces conditions ? Pourquoi devait-elle, toujours, être sur une planète ou dans un endroit chaud ? Pourquoi ne pouvait-elle pas passer sa formation dans un climat froid ?

              Mais, la colère laissa place à la dépression. La dépression laissa place au courage. Le courage à la fatigue. La fatigue laissa place de nouveau au courage... etc. June passait par toutes les émotions possibles et inimaginables. Mais, bien que continuant avec une volonté d'acier, elle finit par s'écrouler, finalement, par terre, se laissant recouvrir par le sable qui l'enterrer, petit à petit. Elle resta dans cette position un moment, reprenant petit à petit des forces. Ses jambes étaient lourdes et fatiguées. Sa bouche était sèche et pâteuse. Son corps était en sueur et ses poumons étaient remplis de sable... ce qui la força à tousser pour reprendre, très difficilement, une respiration normale.

              Quand elle releva légèrement la tête, laissant le sable sur ses cheveux tomber au sol, elle put apercevoir que la fortification, le point de rendez-vous, n'était plus très loin. Bien qu'on ne pouvait distinguer qu'une ombre dans cette tempête, elle reconnut la forme d'un donjon, ou d'un fort. Elle reprit courage en cet instant, et se releva, certes, difficilement, mais portée par l'envie d'en finir, elle reprit sa route. L'objectif n'était plus très loin, encore un ou deux kilomètres, et elle pourra enfin se reposer, un peu.


              Au bout de ses forces, et après plus de deux heures de marche sans s'arrêter - de peur de mourir ensablé - elle atteint, enfin, l'entrée de ce donjon. Bien qu'avant d'ouvrir la porte, il y avait quelques marches à gravir, elle n'hésita pas une seule seconde et puisa dans ses dernières ultimes forces, avant d'ouvrir la porte pour s'effondrer sur le sol du donjon en face de la porte d'entrée qui resta ouvert et qui laissait le sable de la tempête pénétrer à l'intérieur de la fortification.

              — Je... j'ai réussi. Dit-elle avec un petit sourire au coin des lèvres.

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                #34

                Post n°33
                Auteur : Tericarax

                Hangar d'entraînement TI-89
                Surface de Géonosis


                Maria observait, les bras dans le dos, le progrès de ses petits protégés. De sa perspective, la scène était on ne pouvait plus ridicule; une vingtaine d'espèces disparates, fichées de combinaisons et de casques expérimentaux, avançaient sans cohérence dans la pièce, tâtonnantes dans le noir. Les longs fils de leur heaume électronique les liaient à l'ordinateur central - un gros bloc d'ingénierie trônant fièrement au centre la pièce; comme des petits automates, ils avançaient dans le monde que leur dictait le programme.
                Oui, un peu comme ces jouets qu'on offrait aux enfants quand on avait pas les moyens ou l'envie de leur offrir un droïde, qui...

                CRAC! Deux recrues venaient de se rentrer dedans. Leurs casques se heurtèrent avec fracas, un éclair bondit d'un des masques vers l'autre, blanc, vif, bref. Elles tombèrent au sol, soudainement flasques comme des poupées de chiffon. Maria s'élança au pas de course dans leur direction. Fichue technologie expérimentale!
                Leurs casques avaient éclatés, elle en était certaine. Et avec une telle décharge...
                Elle arriva au niveau ud duo. Il s'agissait de deux humains, une jeune fille et un garçon. Et dire qu'elle avait accepté de tester cette nouvelle "réalité augmentée" parce qu'elle ne devait présenter que peu de risques...Ses doigts se posèrent sur les nuques du binôme. Leur coeur battait toujours.
                Elle soupira, soulagée. Ils étaient inconscients, mais ils n'étaient pas morts.

                Autour, plusieurs recrues s'étaient agglutinées, hésitantes mais curieuses; c'étaient celles qui avaient échoué dans la simulation et s'en étaient retrouvées éjectées. Maria inspira. Oui, elle était morte d'inquiétude pour les deux humains. Elle ne les connaissait que depuis quelques minutes, mais eux, autant que les autres jeunes présents dans cette salle étaient sous sa tutelle, son enseignement et sa protection.
                Cependant, elle devait leur apprendre la rigueur. Elle devait leur apprendre la discipline. Ils devaient un jour devenir des soldats de la Confédération. Des troupes, envoyées à la bataille ou en situation périlleuse. Mais les êtres de chair et de sang n'étaient pas de la piétaille. Ce n'étaient pas des troupes dispensables, qu'on pouvait se permettre de sacrifier en nombre, et qu'on pouvait donc former à la chaîne approximativement. Non, ce n'étaient pas des droïdes. Les B1, voilà ceux qu'on pouvait envoyer à la casse sans hésitation! Maria en aurait sacrifié une centaine pour prendre une colline sans broncher. Ils étaient fabriqués pour ça. Ils étaient conçus pour le sacrifice, leur raison d'être était leur destruction prochaine. Ils n'étaient pas vivants, ils étaient juste...Des outils.

                S'il y avait bien une raison pour laquelle la femme, en sa qualité de lieutenante, formait pourtant - ponctuellement - la nouvelle génération séparatiste, c'était parce qu'elle savait combien la vie était précieuse. Ses poulains ne seraient pas de la piétaille envoyée en première ligne. Ils seraient une élite, réservée aux tâches complexes que les soldats de fer confédérés ne pouvaient pas accomplir, par un manque de compétence ou par les limitations de leurs corps et de leur programmation.
                Et quand on désirait faire partie de l'élite, il était une qualité primordiale, celle qui faisait la différence entre l'échec et la réussite, la différence entre la vie et la mort en situation critique: le sang froid.

                La réalité augmentée n'était pas une simulation de combat, c'était une simulation pour mettre à mal les nerfs des recrues fraîchement engagées. Et lesdites recrues semblaient déboussolées par la situation présente. C'était pour cette raison précise que Maria affectait un masque froid; non pas parce qu'elle ne ressentait aucune émotion, mais simplement parce qu'elle s'efforçait de les dissimuler pour montrer l'exemple à ses élèves, les inciter au calme par la démonstration.
                Son index se pointa tour à tour sur un Cathar et un Bothan, tous deux encore fichés de tout leur barda électronique.


                - Toi et toi, vous les emmenez à l'infirmerie. Les autres, retournez à la simulation.


                Après l'évacuation, il fallut encore au moins une bonne heure pour que toutes les recrues achèvent l'entraînement. Fort de l'incident précédent (et de l'évacuation subséquente vers l'infirmerie), Maria n'hésita pas à intervenir dans cette deuxième séquence, veillant avant tout à la sécurité de ses apprentis, quitte à briser de temps en temps l'immersion si nécessaire.
                La Gladmoore patienta jusqu'à la fin de l'exercice; l'effectif avait été épuisé par cette épreuve. Face à son air - faussement - de glace, on se maintenait comme on pouvait au garde à vous, chancelant et haletant. Elle passa dans les rangs en silence. Le son de ses pas résonnait dans le hangar. Enfin, elle s'arrêta. Sa queue de cheval fouetta l'air dans son dos.

                - Soldats, repos! (Et l'on se relâcha avec soulagement) Aujourd'hui, vous avez été confrontés à l'épreuve la plus rude qu'un soldat peut être amené à combattre: le stress. Regardez-vous, regardez vos voisins. Tout haletants et soupirants! Epuisés à vous en brûler les poumons. Certains d'entre vous peinent à tenir debout ou même à garder les pupilles ouvertes. Voici votre première leçon. Apprenez à gérer votre stress. Apprenez à gérer vos émotions. La recette miracle? Votre souffle. Recrues, vous allez apprendre à respirer.


                Les jours qui suivirent ne furent guère glorieux pour les soldats. Maria leur imposait toutes sortes d'entraînements; visée, combats en équipe mais aussi marches en équilibre et apnée. La morale était toujours la même; le souffle était la clef de l'exercice. Il fallait jouer correctement avec ses poumons; sans ça, on ratait la cible. Sans ça, on s'épuisait trop vite dans les combats. Sans ça, les nerfs lâchaient, lors de la marche sur fil suspendu. Sans ça, on suffoquait sous la surface.
                La lieutenante était impitoyable. On recommençait, jusqu'à réussir l'exercice, sous sa supervision personnelle s'il le fallait. Tour à tour, les recrues oeuvraient ensemble puis en opposition.

                Ce furent deux longues semaines, d'exercices et d'entraînements du début à la fin du jour; les journées étaient longues sur Géonosis, plus accablantes encore avec les épreuves de la jeune femme. Mais elle savait parfaitement ce qu'elle faisait. Elle dansait sur la dangereuse limite entre détestable et admirable; elle était dure, rude parfois, jamais injuste. Et si des plaintes naissaient parfois, la discipline finissait inlassablement par les noyer. Le corps de ses élèves avait du mal à suivre l'effort dans les premiers jours, car le rythme imposé était extrêmement exigeant, mais à présent ils s'habituaient. Ils apprenaient.

                Aujourd'hui, l'entraînement était plus complexe; il fallait grimper sur un bâtiment, quatre par quatre, accrochés les uns aux autres par des cordes. Le seul matériel disponible? Des chevilles sur la façade, pour y sécuriser la corde et progresser vers le haut. Tout ceci, en portant leur uniforme ainsi qu'un lourd sac à dos supposé contenir un équip
                ement d'intervention (volontairement encombrant). Cet exercice était mortel pour les nerfs. Il fallait jongler avec le travail d'équipe, la connaissance de ses propres limites, mais à la fois il fallait faire vite; car Maria imposait un compte à rebours. En effet, sur le toît était posé une fausse bombe que l'équipe devait ensuite désamorcer, en utilisant l'équipement dans leur sac!

                L'équipe précédente avait réussi à monter sur le toît, mais n'était pas parvenue à désamorcer à temps le faux explosif. À présent, c'était le tour du quatuor suivant. Les yeux de la Gladmoore tombèrent sur June.

                - Vous connaissez les objectifs, soldats, mais je les répéterai malgré tout. Vous avez dix minutes pour grimper la façade de trois étages, puis désactiver l'explosif ennemi. Vos sacs contiennent tout le nécessaire pour neutraliser la technologie adverse. Utilisez les correctement. Bonne chance!



                ***


                Usine de production ZKK-4SOOFM-9
                Surface de Géonosis


                L'alarme résonnait dans les couloirs, tonitruante. Un sifflement aigu, accompagné par une lumière rouge tournante, qui se réverbérait sur le plafond, les murs, le sol. Avec les sirènes et les signaux lumineux, une voix cybernétique féminine pré-enregistrée annonçait le motif:

                - Alerte. Faille de sécurité au niveau 3. Ceci n'est pas un exercice. Tout le personnel est prié d'évacuer l'enceinte du bâtiment dans le calme. Alerte. Faille de sécurité de niveau 3. Ceci n'est pas...

                L'homme trébucha sur une caisse d'outils rectangulaire qui traînait au sol. Des clefs et une grosse torche à soudures l'accompagnèrent dans sa chute, s'assurant de confirmer son arrivée au sol par un concert de métal assourdissant. Une grosse bonbonne de carburant, qui allait avec la torche, jugea bon de se joindre à la fête. Il mit une seconde à réaliser ce qui venait de se produire, frappé de mutisme et d'une terreur sourde. L'ingénieur se remit sur pied, paniqué, poussa de toutes ses forces sur ses jambes pour reprendre sa course. Il était à bout de souffle. Au creux de sa poitrine, son coeur battait une folle chamade, brûlant et douloureux. Devant lui, une artère venait à angle droit, baignée de rouge. Rouge, tout était rouge. Murs de duranium, grillages de fer, jusqu'à sa tenue - non, jusqu'à sa peau, tout était d'un rubis vif, presque aveuglant, dans l'état d'alerte. Il connaissait bien ces couloirs, il y travaillait depuis de longues années maintenant. Ses pas le menèrent jusqu'à une large porte d'acier, une mâchoire d'acier épaisse de plus d'un mètre, haute et large du double. Sur la gauche de l'entrée, une console attendait patiemment. Son écran était vert.

                Les mains fébriles, notre homme sortit une épaisse carte magnétique de plastiverre, l'insérant dans la fente prévue à cet effet dans la console. Il tapa sur les grosses touches du clavier son code d'authentification. L'écran passa au rouge. "Erreur. Accès refusé".

                - A...Accès refusé...?

                Cela devait être une erreur. Il devait avoir mal entré son code, peut-être que...
                Il entendit le hurlement furieux de turbines, en provenance des couloirs dans son dos. Un regard en arrière. Ils n'étaient pas encore là, mais Ils ne tarderaient pas. Il arracha la carte de la console, la frotta avec force. C'était peut être juste un problème de magnétisation...
                Il remit son précieux rectangle d'identité dans le terminal, ré-entra son mot de passe.

                Erreur. Accès refusé.

                Non...Non...Non! Il attrapa la console à deux mains, commença à la secouer. Allez, foutue machine, tu devais accepter. Le petit écran électronique ne broncha pas; il était fait en acier blindé. Un homme seul n'aurait jamais pu espérer l'abîmer ou le tordre sans outils. Notre personnage, désespéré et à court d'options, se jeta contre la porte et commença à la marteler de ses poings. C'était sensé être un jour de routine! Il ne voulait pas mourir ici...Pas maintenant...Pas comme ça...


                - Viial! Stra'amo! Me laissez pas ici! Pas avec EUX!

                Seul les gémissements des sirènes lui répondit. De son dos vint un hurlement de fer déchiqueté et de tôles arrachées. Pas de doute, Ils arrivaient.



                Spoiler :  HRP

                Je te laisse gérer la maison, tout naturellement (ainsi que l'ellipse si tu le souhaites); accélération du rythme, comme promis par MP. En cas de doute ou difficultés, n'hésite pas à MP bien entendu.
                Tu as pleine liberté pour définir les trois autres avec toi. Bonne chance, recrue!

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                  Post n°34
                  Auteur : June King

                  La première partie de la formation venait enfin de se terminer. Toutes les recrues étaient en sueurs, fatiguées, épuisées, essoufflées. Certaines ne parvenaient même plus à rester debout, June y compris. La chaleur et la sécheresse de la simulation - qui s'était fait ressentir plus vraie que nature durant l'épreuve - l'avait totalement vidé de son énergie. Mais malgré tout ça, elle tenait bon. Elle resta debout jusqu'à ce que Maria prenne finalement la parole en prononçant le mot magique : "repos".

                  Maria fit un discours pour le moins... rassurant. Si le terme était le bon. L'épreuve que venait de subir June était, apparemment, le plus difficile d'une longue série d'exercices d'entraînements les plus difficiles les uns que les autres. Du moins, c'est ce qu'elle avait compris. Après un teste d'entré assez long et fatiguant, June ne comprenait plus grand chose à son charabia.

                  — Donc. Le meilleur du pire reste à venir. Fit-elle comme petit commentaire avec un sourire au coin des lèvres.

                  Quoi qu'il en soit, quand Maria avait fini et une fois qu'elle était partie, la moitié des recrues s'effondrèrent sur les genoux. Certains sur le ventre. D'autres sur le dos. Il n'y avait que très peu de recrues qui restaient début. Bien que les mains rencontrèrent assez vite les genoux pour soulager les courbatures et les fatigues musculaires des jambes ou du dos. Le seul qui restait de glace après cette épreuve était un Cathar. Le même qui avait essayé de s'insérer dans la discussion de Becca et June, un peu plus tôt.

                  Quelques heures plus tard. Après un bon repas à la cantina et une bonne douche, June se retrouva pour la première fois dans l'une des chambres du centre de la formation de la C.S.I. Sa chambre n'était pas très grande, elle était de forme rectangle et comportait à l'intérieur deux lits superposés - du fait qu'elle la partageait avec une personne - un lavabo était aussi présent à côté des lits, ainsi qu'un meuble à vêtements à côté de la porte d'entrée, et deux petits coffres en métal aux pieds du lit, pour les effets personnels. Cette chambre n'était pas spécialement joyeuse non plus, puisqu'il n'y avait pas de fenêtres, et aucune couleur sur le mur... mis à part ce gris béton présent sur le sol, les murs et le plafond. C'était digne d'une cellule de prison Hutt...

                  Mais tout ceci n'empêcha pas à June de trouver le sommeil après cette dure journée qu'elle venait de vivre.



                  Les jours se suivirent et les exercices étaient plus ou moins difficiles en fonction des jours, ou des entraînements que Maria faisait subir à ses recrues. Durant les premiers jours, le plus difficile dans les entraînements était les muscles qui étaient souvent, pour ne pas dire tout le temps, fatigués et douloureux. Surtout quand l'entraînement consistait à faire un parcours de 10 kilomètres dans le désert et sous le soleil aride de Géonosis avec un équipement lourd sur le dos. Ou bien encore à subir une sorte de torture pendant les entraînements de combats, en devant encaisser à répétition un maximum de coups sur un seul endroit. Une sorte d'entraînement d'endurance en torturant les plus faibles pour qu'ils craquent... une chose bien étrange, mais qui était bien plus difficile qu'on ne l'imagine.

                  Dans l'ensemble, June se débrouillait assez bien, et par moment même très bien. Mais il y avait des choses qu'elle ne pouvait faire. Comme la fois ou l'exercice était un parcours. Encore. Mais à la nage et en apnée.

                  Cette fois-là June perdit totalement ses moyens. Rien que la vue de l'eau qui était juste en face de ses bottes la terrorisait au point de la faire devenir toute pâle... plus pâle qu'elle ne l'était. En même temps, ne sachant pas nager et ayant une phobie de l'eau... faire un parcours qui consistait à faire à la nage - avec un équipement lourd et un sac à dos par dessus - vingt allers-retours. Ceci pouvait, peut-être, expliquait cela.

                  Au moment de démarrer l'entraînement et voyant toutes les autres recrues partir dans l'eau, June craqua et s'écroula sur les fesses en reculant rapidement du bord avec une respiration accélérée accompagnée d'un visage en sueur et un regard terrorisé. Elle en était incapable. Elle ne pouvait pas accomplir cet entraînement. L'idée même de tremper les pieds dans l'eau la faisait devenir folle. Et très agressive. Surtout quand ses supérieurs avaient tenté, de force, de lui faire faire l'entraînement. June perdit ses moyens et commençait à agresser physiquement et verbalement ses supérieurs. Elle était dans un tel état qu'ils durent l'assommer et l'enfermer en attendant qu'elle se calme.

                  Fortement heureusement, June n'était comme ça qu'avec les entraînements aquatiques, et excellait dans les autres domaines. Elle était même - sans prétention - la meilleure tireuse parmi toutes les recrues. Tous les entraînements au tir se traduisaient par des succès et de félicitations. À un tel point : qu'à chaque fois qu'il fallait faire une démonstration, June était choisi pour la réaliser. Elle assistait même les autres recrues pour des conseils et des techniques de tir, ou entrainait ses camarades pendant les heures libres, quand certains la rejoignaient dans la salle d'entraînement de tir ou elle se trouvait la plupart du temps.

                  June adorait ces entraînements, et surtout ceux sur terrain. Comme cette fois-là, dans l'un des nombreux canyons sur Géonosis, où l'entraînement consistait à protéger un cortège de véhicules militaires à distance. L'entraînement était simple : protéger le cortège d'un point A à un point B dans le canyon. Il y avait trois équipes : L'équipe A, qui conduisait le cortège. L'équipe B, qui devait protéger le cortège. Et l'équipe C, qui devait attaquer le cortège. June se trouvait dans le deuxième groupe, et avait été choisi comme sniper leader. C'était elle qui devait donner le signal pour tirer en cas d'attaque. Sous ses ordres la mission fut un succès, et l'équipe A n'avait reçu que quelques tirs de blaster sur les carrosseries des véhicules. Et l'équipe B n'avait rien pu faire.

                  Ces quelques longues semaines à s'entraîner l'avaient rendue plus forte et plus précise dans ses tirs et dans ses calculs. Elle avait un petit don pour le tir à distance et elle savait l'exploiter. Malheureusement, sa phobie pour l'eau lui avait valu de gros points négatifs dans son dossier.



                  Plusieurs jours s'étaient écoulés depuis l'épreuve du canyon. Et aujourd'hui une épreuve particulière attendait June. Elle allait devoir faire à nouveau équipe avec des recrues de son groupe pour une épreuve totalement inédite. L'équipe se composait du seul Cathar du groupe. Il n'avait pas changé. Il avait toujours un pelage blanc tigré roux avec deux taches brunes entourant ses yeux, et une crinière immense en guise de cheveux. D'un Twi'lek au regard fourbe et sournois et à la peau pâle avec un corps grand et fin. Ainsi que d'un Rodien de couleur verte et de taille moyenne, mais avec de larges d'épaules. Une fois l'équipe au grand complet, Maria prit la parole et ses yeux se posèrent sur ceux de June, où celle-ci la regarda avec sérieux en se tenant droite et prête pour l'entraînement.

                  À la fin de l'explication de Maria, le groupe parti rapidement pour grimper le mur du bâtiment. L'ordre d'attache était le Cathar en premier, comme étant le plus fort physiquement. Le Twi'lek en second, bien qu'il voulait être premier. Le Rodien en troisième et June en dernière, comme étant la plus faible physiquement. Tous grimpèrent assez facilement malgré le lourd sac qu'ils avaient sur le dos, mais avec entraide et ordre d'attache, le sac encombrant n'était plus une grande difficulté.

                  Une fois en haut, June assista le Rodien qui fut désigné par le groupe pour désamorcer la bombe. Quand June posa son sac pour y sortir son matériel afin de commençait le désamorçage en compagnie du Rodien. Le Cathar et le Twi'lek commencèrent à se disputer. Visiblement, le Twi'lek n'avait pas apprécié que le Cathar prenne la première place pendant l'escalade du bâtiment en s'affichant comme le plus fort du groupe, et il voulait rectifier cela. Le Twi'lek commença alors à en venir aux mains en agressant le Cathar physiquement. Puis ce dernier riposta et une bagarre assez violente s'engagea.

                  Malgré les demandes du Rodien pour qu'ils se calment afin de réussir la mission, aucun des deux combattants ne voulaient s'arrêter. June prit alors les devants en se levant et en s'interposant entre les deux recrues. Mais elle paraissait minuscule à côté d'eux et ils n'avaient, visiblement, pas vu June qui se prit un coup venant du Twi'lek qui l'entraîna dans le vide. Heureusement, elle put se rattraper sur le bord du toit du bâtiment, in extremis.

                  Alerté par tout ça, le Cathar donna un violent coup au Twi'lek avant de remonter June sur le toit, pour la sauver. Mais le violent coup donner par le Cathar fit reculé le Twi'lek qui donna un coup de pied dans la bombe tout en s'écroulant sur le Rodien. La bombe chuta du toit et explosa en mille morceaux une fois en bas du bâtiment.

                  — Non. Non. Non ! Cria-t-elle en regardant la bombe tombée.

                  June avait bien tenté de la rattraper avant qu'elle ne tombe, mais tout ce qu'elle avait pu faire, était de tendre son bras gauche dans le vide après l'avoir raté de peu, et de la regarder tomber le long du bâtiment avant qu'elle n'explose sur sol. Tandis que le Cathar et le Twi'lek recommençaient à de battre, laissant le Rodien dans les pommes.

                  — Bande d'animaux sauvages dégénérés stupides et arriérés ! Insulta-t-elle ses camarades, en leur donnant à chacun à violent coup sur la tête. Regardez ce que vous venez de faire !

                  Quand le groupe s'était un peu calmé, il redescendit du bâtiment, et June s'arrêta tout de suite devant Maria, en présentant ses excuses et en voulant prendre l'entière responsabilité de cette échec... lamentable.

                  — Le groupe à échoué et je prends l'entière responsabilité. C'est de ma faute, j'aurais du mieux donné les supervisions. Expliqua-t-elle en saignant légèrement du nez.

                  Malgré tout, elle essaya quand même de sauver ses camarades en prenant sur elle l'entière responsabilité. Elle ne voulait pas qu'ils aient des problèmes à cause de leur bagarre. Et surtout, June avait pris une salle manie de se prendre pour la chef de groupe à chaque entraînement. Bien que ses yeux, quant-à eux, reflétaient plus la peur de la réaction de Maria, qu'autre chose.

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                    Post n°35
                    Auteur : Tericarax

                    [Suite ici: http://star-wars-rpg.soforums.com/t7191-Reprogrammation-forc-e.htm#p73809 ]

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