Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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Promenons-nous dans les bois....Pendant que ...

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    #1

    Post n°1
    Auteur : Dam DOnOs

    Chaque génération, sans doute, se croit vouée à refaire le monde. 
    La mienne sait pourtant qu'elle ne le refera pas. 
    Mais sa tâche est peut-être plus grande. 
    Elle consiste à empêcher que le monde se défasse.
    Albert Camus.
     

    - La prochaine fois qu’il y a un rendez-vous à organiser. Rappelles-moi de ne pas te laisser le champ libre ! 
    Dissimulé sous un long manteau noir, cet homme qui tempête en essayant d’avancer difficilement au milieu des branches, ronces, n’est autre que le Ministre de Dantooine, Sir Raymond en personne, accompagné de son collègue et ami, le ministre de la défense Mister MOUFLE.

    - Arrête de râler ! Avance ! Et puis faut savoir transpirer pour récolter le fruit de nos efforts !
     
    - Non, mais tu t’entends ?... Moi je te parle du lieu du rendez-vous. Tu ne pouvais pas choisir un lieu.. plus ... Plus proche du centre ?

    - Une jolie petite cantina, bien fréquentée dans le centre ? Ou située en proche banlieue ? Ou alors, l’un des lieux de résidence les plus prisés de Dantooine ? Là, où on croiserait le « gotha » de la capitale ? Des diplomates ? Des membres du Congrès ? Des hommes d’affaires, mais aussi des cadres. Hein !

    -  Ok ! Je ne te dis pas le contraire ! Mais on aurait pu au moins trouver un endroit discret bien plus proche et même plus facile d’accès. Non ?

    - Ben, oui un endroit discret ! Mais, là ! ...Tu te rends compte ! Plus discret que ça ! Ça te met dans l’ambiance ! Là ça fait... Comme ... Comme si... Comment te dire !... Ah ! Tu vois quoi !...

    Sir Raymond le regarde, médusé. Voilà, c’est fait le ministre de la défense perd la tête. D’une moue qui dit « mais que me racontes-tu là ? » 

    - Tu ne trouves pas que ça fait sentir un ptit air ... de ... de « complot »... Ça sent bon la «conspiration» ? ... Tu ne trouves pas ?

    - De pire en pire ! Mon pauvre ami ! 

    - Allez Raymond, fais un effort quoi ! Ça met de piquant... Dans l’action !

    -Wouai !!

    - On n’est pas beau là, tous les deux dans nos habits de comploteur ! Marchant côte à côte sur le chemin De la manigance ! Moi, je trouve que ça apporte du sel à l’ouvrage...

    - Martelant de nos pas les cailloux sur le chemin de la vérité !  ...  Reprend l’autre d’un air théâtral... Si tu le dis ! Tu avais vraiment besoin de le mettre en scène pour aller au bout du projet ?... Soit ! Lâche le ministre sur un air de désarroi, tout en levant les yeux au ciel

    - C'est bon, répond moufle avec un sourire. Ne me prends pas trop au sérieux, je suis un tantinet sur le qui-vive.

    Vêtus de grosses chaussures de marche et de vêtements de camouflage, ils avancent à travers champs. Hâtant le pas à toute vitesse sur ce chemin boueux, projetant les quelques graviers de sous leurs souliers. Sur leur passage essayant de leur hâte, garder une certaine discrétion afin de ne pas troubler le calme de cette campagne.
    Après avoir traversé le chemin tracé par quelques pierres, ils longent de hautes butes de rochers. Celles-ci caractérisées par leur étroitesse, et leur profondeur abrupte de leurs parois rocheuses forment comme, des grands canyons, et se raccourcissaient fur à mesure de leur pas, comme si les parois sur les cotés allaient les engloutir. 

    - Tu dis que  Rox avait souhaité lui aussi qu'on se cache pour cet entrevue. Reprend-il tout en jouant, avec la poignée de son « Blaster ». tout comme le Gand qui avait gardé le sien à sa ceinture Peut-être a-t-il pris des dispositions pour se protéger de notre visite qu'il considère ... Inopportun. Il vaudrait mieux revenir à la lumière du jour. Non ?

    - Ne fait pas ta "Chochotte"! On a déjà fait le plus gros du chemin. Son petit « nid » est dissimulé au milieu de la forêt.

    Leur escapade pédestre leur mène de plus en plus loin, jusqu’à l’Orée du bois. Le Gand, le premier prend à droite, suivi de près de très près par Monsieur le premier ministre. Celui-ci lui emboîte le pas non sans s'être assuré que nul ne les suivait. Cette sensation inquiétante d'une présence qui les épie était là, mais il ne voit personne. Il se résigne, ce qu’il voulait se faire croire. A chaque mouvement, il pivote sur lui-même, une réaction instantanée.
     
    - Il n’y a pas de Kinrath dans le coin ?

    Il guette tout mouvement et bruit qu'il peut ou croit entendre derrière, au-dessus et  au-dessous de lui. Des bruissements qui seraient restés presque inaudibles pour lui, simple commun des mortels. 

    - T’inquiète ! On est loin des grottes, tu ne risques pas d’en rencontrer ici.

    Tout à coup, face à eux dans la pénombre au dessus des grands arbres, quelque chose s'envole. Le premier à sortir son arme. Il vise et observe. C’est la nuit, il fait froid. **Ce doit être un oiseau**[/i] se dit-il... statistiquement, ce ne peut être que ça... Il hésite... une erreur de jugement serait dommageable...**" Ce ne peut-être que ça !" **
    Le canon de son arme pointé vers l'endroit lugubre d'où venait le bruit. Mais, c'est trop tard... La bête, quelque soit ce qu'il était est à présent parti au loin.

    Moufle rigole devant l'hésitation de son ami. Les quolibets et moqueries vont bon train. Difficile de ne pas se faire charrier après une telle hésitation.

    -Tu ne pensais pas trouver un Fabool, j’espère ? 

    - Arrête de te moquer ! Moufle ! Tu veux me prendre par la main pour avancer ? Bougonnant, il poursuit « Il fait nuit, ok. Je sais bien qu’on n’est pas encore arrivé dans la forêt de Blba. J’aurai bien senti les arbres épineux sur ma route, non ! ... Et, non Monsieur, je ne m’attendais pas à voir surgir un Fabool puisqu’il y loge dans ces arbres.

    Sur le ton de son compagnon de route, Mister Moufle esclaffe de rire.. Et ensemble, ils rient de bon cœur. Au loin, un autre arbre bouge. Un oiseau prenant peur par le bruit des deux hommes s'envole et part vers l'horizon.
     
    Ils continuent s'enfonçant plus profond dans les bois. La forêt devient plus profonde. S’enfonçant dans des fourrés, le sentier se fait de plus en plus étroit. Les branches des arbres de plus en plus denses, touffues, cachent par leur feuillage les passages empruntés. Le chemin parcouru dans l'air frais de la nuit, leur fait ressentir de plus en plus les effets de la marche.
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      #2

      Post n°2
      Auteur : Dam DOnOs

      - Je ne serais pas étonné que tu ne m’aies pas tout dit, Rox....
      Roukie se trouvait dans la pièce adjacente, qui ressemblait à une sorte de vieille bibliothèque de cette chaumière ancienne appartenant à Rox. Il rejoint son mentor dans la pièce principale.

      Malin et rusé, Rox est surnommé le « Renard » par grand nombre au sein de son entourage, ses amis, sa famille et d’autres membres de son organisation. Son organisation qui n’est pas réellement le sien. Mais on peut dire qu’elle en est devenue depuis que celui-ci avait succédé à Landroh Tarreb à la tête du parti, appelé à cette époque « Parti Réaliste ». En trois ans, l’apparence physique de Rox restait inchangée. Cela faisait bientôt plus de vingt ans qu’il avait l’air d’un vieillard.
      Pour sa part, Roukie portait de petites lunettes rondes et ce début calvitie laisse entrevoir la naissance de son crâne. Ce dernier est devenu au fil de ces quelques années l’éminence grise de Rox, il aurait aimé raconter être le fils d’un ancien militaire, comme certains de ses amis le sortaient souvent comme info, lorsqu’ils se présentaient, mais il n’était pas dans ce cas-là. Il est juste Roukie, mais Un Roukie qui soutenait haut et fort être réputé pour son intelligence extraordinaire, mais à vrai dire plus pour ses plans à la moralité douteuse.

      - Cette rencontre, dans ce lieu reste floue à mes yeux. Ce qui est certain c’est que tu voulais à tout prix que j’y sois. Mais je t’avouerai que j’aurai aimé en savoir un peu plus sur le sujet....Juste me lancer un « ce soir sans faute à la cabane, je t’y attends, on aura des visiteurs » !...

      Quelques secondes suffisent au représentant du parti réaliste pour jouir du moment. Mais le temps n’était pas vraiment à la partie de rigolade. En moins de temps qu'il n'en faut pour le dire, son subordonné se trouve plongé dans la vaste réalité qu’est ce rendez-vous. Un bref topo, un résumé rapide lui permet d’entrevoir qui étaient ces imminents invités qu’ils doivent rencontrer au fin fond de cette forêt. Roukie tourne la tête vers son "mentor" et sur ces lèvres restent en suspend la question silencieuse "c'est quoi ce bordel ?"

      Notre homme poursuit ses explication et lui fait part de différents détails qu’il avait en sa possession. Sans omettre de préciser que jusqu’ici les seules informations dont il disposait provenaient de sa communication cryptée qui lui avait été adressée tout droit du palais.

      - N’empêche, je n'arrive pas à croire que tu acceptes ça... Tu as fait quelques recherches ?

      - Juste quelques vérifications, répond le leader du parti. Mais cette requête-là est pour le moins inhabituelle.

      - Et tu as accepté de t'en occuper par simple bonté d'âme ?

      - Il a su m'amadouer. Mais pour le moment, je n'ai pas accepté officiellement de l'aider.. Mensonge, vérité, prêcher le faux pour récolter du vrai, il n'y a que Rox qui pourrait répondre à ce genre de spéculation.

      - Mwai ! Ce n’est probablement pas quelque chose qu'on aura envie d'indiquer dans notre Curiculum.... Ni sur le site officiel du parti.

      - C'est sûr, acquiesce Rox en riant. Je lui avais dit à ce moment-là que s'il pouvait patienter, un petit laps de temps. Je lui ferai signe. Et qu'on pourrait en parler au moment opportun.... Et nous y voici donc.

      Je « lui avais dit », « sil pouvait. Qui était ce « il ». Ils sont normalement deux ? Pour le plus jeune des deux hommes, le lieu est mal choisi pour se « réunir » et entamer des discussions de début de soirée.

      -  Ils ont l'air de parfaitement connaître nos capacités ! Espérons qu’ils seront à la hauteur, lance Rox à Roukie.

      - Rien de moins sûr, le contredit le jeune blanc-bec.

      L’autre hoche la tête en silence. Roukie fait une courte pause avant de poursuivre
      - J'ignore la confiance que nous devrons octroyer à ces gens. Je ne sais pas ce qu’ils pensent trouver ici. Rien que nous deux, face à ces gars-là, tu penses que nous n’aurons pas de problèmes ?

      Rox s'autorise un sourire furtif. "- Et toi ? Qu’est-ce t’en penses ?"

      - Moi ? ... ben ! Moi ... Je ne sais pas ! Ses pensées tournent en rond, tellement qu'elles lui donnent l'impression que son mal de crâne pourrait refaire surface. Il se retint d'ajouter qu'un homme tel que lui ou que Rox n'aurait pas à se justifier s'il fait disparaître deux représentants politiques qui s'aventurent tels des mercenaires, à travers bois quelque soit l'entretien

      La situation, voir la mine de son adjoint pleine de perplexité, Le vieillard s’en amuse. Il regarde sa montre. « Les invités » ne devaient plus tarder à arriver. Posés sur la table des verres, une bouteille et un paquet les attendaient.

      - Et si tout ça n’était que de la poudre aux yeux ?... Et qu’en réalité n’avait comme dessein que de nous attirer des ennuis. Des personnes armées ... Une troupe ... Une manœuvre, pour... Nous embarquer...

      - Une embuscade, tu crois ? Fait l’ancien en se redressant sur sa chaise.Tu penses que je suis assez bête pour tomber dans ce genre de guet-apens, reprend-il d’un ton un peu plus haut qu’il y a quelques secondes. ... Que t'arrive-t-il Roukie ? Tu me crois trop âgé pour ...

      - Mais, non. Je m'informe c'est tout. Je reste étonné de ta demande, express. Voilà tout ! ... J'espère, surtout, qu'ils n'ont pas pour idée de nous tirer dans le dos. ... Qu'on ne soit pas "assommé" avant qu'on ait le temps de nous en remettre.... Je présume que tu restes assez lucide, et que si l'idée leur avait effleuré l'esprit... Que si l'envie leur prenait qu'ils savaient à qui ils avaient affaire...

      - L'idée m'a effleuré. Admet Rox, ironique. Non que je prête de mauvaises intentions à nos futurs invités, mais tes allusions étranges ne m’ont pas échappé...
      -" Ah, se contente de dire Roukie

      Roukie ne le relève pas le sarcasme. "Peut-être ne sait-il pas exactement ce qu’ils pourront faire, mais il se doute de quelque chose", poursuit-il, pensif. « Alors comme ça, Rox, tu y as songé, toi aussi, mais sans y croire ? ». N’empêche qu’il ignore toujours ce qu’espèrent ces deux invités.

      - Sinon ?

      - Sinon, quoi ?

      - Toi qui as l’air de garder une certaine confiance ...Et si cette demande était un piège, réellement un piège .... De leur part !!

      - Je serai assez fâché de l'apprendre. Je dirai même plus. Je serai très en colère... Et toi ?

      - Pareil ! Élude le jeune homme. Des visiteurs « surprises », de dernière minute, mais le piège à la fois grossier et sournois dans lequel il aurait aimé les faire tomber si on lui avait laissé le temps. Ce serait avec une délicatesse sans compter qu'il s'y serait préparé.

      - Il aurait été plus facile d'agir pendant qu'on se trouvait dans leur quartier général. Fait remarquer Rox, comme s'il avait lu dans les pensées de celui qu'il prenait toujours comme son apprenti... Un somnifère dans leur vin, lors de notre dernière visite aurait été moins risqué que ces genres d'embuscades en pleine nuit tout droit sorties de ta petite tête du premier de la classe... et bien moins compliqué !

      - Non ! Mais ... Peut-être que...

      - Peut-être que quoi ? .... Avec les peut-être petit, ta carrière ne fait pas un pli... Imagine que de leur côté, l'un ou les deux avaient les mêmes pensées que toi actuellement ! Lance Rox exténué par le bavardage de son jeune collègue.

      - Non ! T’as pas compris ! Au fait ...

      - Si, j’ai bien compris Roukie ! J’aurai préféré que nous profitions, de l'occasion, de l'attente pour nous poser les questions et les bonnes... Que ta réflexion soit beaucoup plus constructive et moins négative, mon jeune ami. Genre ! .... Peut-on compter sur eux ? Sont-ils vraiment à la hauteur ? Surtout pour la croisade qu’ils se sont fixés. ... Et non tous ces sous-entendus ... !

      Sur ces mots, il se redresse de son siège et se sert sans hésiter dans la coupelle à quelques centimètres de sa main droite. Quelques graines d'une plante exotique y trônaient, il en prend une poignée et l'enfourne immédiatement dans sa bouche. Les deux hommes regardent vers la porte, un nonchalant, l’autre aux aguets. Leur "conviés" étaient en retard. Ils s’impatientaient

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        #3

        Post n°3
        Auteur : Dam DOnOs

        « Un "con" qui marche va plus loin qu'un intellectuel assis »


        ....Ils continuent s'enfonçant plus profond dans les bois. La forêt devient plus profonde... S’enfonçant dans des fourrés, le sentier se fait de plus en plus étroit. Les branches des arbres de plus en plus denses, touffues, cachent par leur feuillage les passages empruntés. Le chemin parcouru dans l'air frais de la nuit, leur fait ressentir de plus en plus les effets de la marche.

        Sir Raymond entendait encore le rire, moqueur de son ami. Rire avait du bon, il l’admettait volontiers, mais par moment il avait cette drôle de sensation, être pris pour un .... Il préfère ne pas y penser. Cela n'empêche ... Il entend encore ces "railleries"... Non, plus "Ironique" était le mot qui lui arrivait à l’esprit, une fois de plus, il l’effaçait aussitôt. Passant sa main sur ses yeux, il leva la tête. Mister Moufle, son ami, collègue, comparse filait toujours devant, ouvrant la marche tel un guide.
        « -Se faire charrier parce que je suis sur mes gardes !!!... Pfff !» Et il baissa aussitôt le regard en s’accrochant à la première branche sur son passage.
        Souvent en ville, on pouvait entendre quelques autochtones dire aux touristes de passage : « La faune ne représente pas de réel danger mais la flore compte des espèces plutôt hostiles ! » A savoir qui des fleurs, ou des bêtes sont les plus dangereuses dans ce coin de Dantooine, le promeneur le plus aguerri n’aurait peut-être pas le temps, ni l’envie de tester afin d’apporter réponse aux plus curieux. En tout cas c’est ce que se disait le Ministre, l’œil aux aguets, l’ouïe affûtée.
        Le ciel glissait au-dessus de sa tête que son présent avait désertée, l’homme était perdu dans ses réflexions. Ce ciel de nuit clair commençait à se voiler de gris.

        Ils marchaient, suivant des sentiers qui se terminaient parfois au beau milieu d'une plaine pour reprendre quelques centaines de pas plus loin. Longeant un filet d'eau qui se perdait à son tour entre deux rochers. Ils arrivèrent à une fourche et prirent sans marquer d'arrêt la direction qui les emmena vers les hauteurs. Le sentier, montait, étroit et pierreux, l'humidité omniprésente en rendit l'usage bien précaire. Le ministre prêtait l’oreille, mais n’avait, apparemment, pas suffisamment l’œil ouvert... Le sol céda sous ses pieds. Se sentant tomber, il chercha quelque chose à quoi s'agripper, en vain.
        Ce bruit éveilla des échos, de nombreux échos, la réaction de Mister Moufle ne se fit pas attendre, il revint sur ses pas, accourant vers son compère, lui attrapa la main, la précipitation lui fit perdre l’équilibre et le ministre l’entraîna dans sa chute. Tout bougeait autour d’eux, Ils glissaient... glissaient ... glissaient...

        Et la dégringolade prit fin... Allongés dans la boue ... au bord... une rivière ?
        - Raymond ! ... Raymond !! Répéta la voix.

        Sir Raymond leva le bras et l'agita faiblement. Il n'était pas mort. Le premier ministre trempé jusqu'aux os, le froid l'envahit. Il était en colère contre lui-même. Il se contorsionnait pour lutter contre ce froid qui empêchait ses membres de se dégourdir.

        - « Je ne sais pas ce que tu fais. » Remarque de Moufle, à qui même la situation n’avait pas enlevé le ton Persifleur... « Mais si c'est ce à quoi ça ressemble, tu devrais te réfréner un peu. »

        - Moufle !!!... Ferme-la ! Le rabroua Sir Raymond. Se déplaçant péniblement. Il rampa lentement vers l'endroit où il pensait trouver ... Un appui.

        L'obscurité était à présent impénétrable et il ne s'orientait qu'à l'aide de la respiration de son ami, clairement audible dans ce silence que seul le chant des rares oiseaux animait.
        - Que fais-tu ? Demanda Moufle, soudain sérieux.

        - Je cherche !

        - Tu cherches quoi ?

        - Comment me relever... Bougre idiot !!!

        Moufle se tût, se rendant compte qu’il poussait peut-être ses « taquineries » un peu loin. Que son ami prenne autant la mouche en était une preuve "irréfutable". La plaisanterie n’était plus de mises. Pour que le ministre se laisse aller à ce langage peu châtié, il faut peut-être arrêter de pousser « papy dans les orties ». Les plaisanteries les plus courtes, sont les meilleures.
        "Tu pousses le bouchon, un peu trop loin, Momo !"
        Pour le Gand ses veines tentatives l'empêchaient de penser qu'il s'était peut-être trompé au sujet de cette demande de rencontre. Lui-même ne sachant pas à ce qui pourrait les attendre, une fois le but atteint. Il se redressa, tendit la main vers son compagnon de « marche » qui le prit.

        Debout, l’un frottait énergiquement sur ses habits pour y retirer les traces de cette mésaventure, tandis que l’autre laissait aventurer son regard aux alentours.
        Des hautes terres étirées, des pentes herbeuses en de lentes coulées vertes, la région était pourtant belle, elle apaisait l'esprit, offrant au regard des hommes, une ancestrale sagesse dont ni le temps, ni les saisons n'altéraient la beauté. Si cette brume de la nuit ne se serait pas installée, on pourrait presque apercevoir les quelques villages éloignés, et parfois de simples demeures, qui se fondaient dans cet univers balayé par les vents... On pourrait presque ressentir cet esprit de liberté qui accompagnait ces tendres paysages. ... Mais ce paysage ne défilait que dans le reflet de ses yeux et personne ne les voyait.

        Une forte odeur de terre humide emplissait l'atmosphère. L'eau qui courait à l'abri des regards se cachait sous cette pénombre, brillante par moments sous l'effet de fines gouttes que projetait le courant. Devant eux, un passage longeant des gorges sombres qui semblaient avoir été oubliées depuis longtemps, s'offrit à leur regard.
        - On est reparti ?

        - Oui, oui ! Je te suis !

        - Alors en route !

        Chacun laissa derrière lui, avis, idées, questions, réponses que la reprise de la marche avait absorbées. Sur ce sentier, qu'ils empruntèrent, des pierres aux arêtes tranchantes retardèrent leur déplacement. On aurait dit des éclats, jetés là par une main de géant.
        Ces marcheurs, par moment, s'abîmaient aussi sur les quelques pentes herbeuses qui descendaient jusqu'à eux. A plusieurs reprises, ils durent en sortir pour contourner des coulées de terre aussi larges qu'une bouse de Bantha. Glissant et titubant, ils ne s'arrêtèrent que très rarement. Leur lente ascension les entraîna à la frontière d’un second sous-bois. Ensemble, ils se retournèrent, regardèrent longuement le chemin parcouru, les yeux vides et brillants sous l'air qui fouettait leur visage. Leur esprit flottait dans ces épaisses brumes qu'ils traversaient en silence.

        Le vent soufflait comme l'on souffle la braise, faisant tomber comme des flocons les feuilles devenues fragiles. Elles recouvrirent secrètement leur traversée. Seules quelques bêtes errantes, à la vue perçante, signalaient leur passage d'un long et plaintif hurlement qui s'éteignait dans un silence figé. Ce vent prenait le souffle de ces ombres qui marchaient dans le secret des terres.
        La nuit était bien avancée quand ils quittèrent ce chemin pour descendre vers ces grands arbres qu'ils apercevaient. Les lambeaux de cette brume tenace s'accrochaient aux branches et s'enroulaient autour du premier qui passait près des grands arbres, le Gand talonné de près par l'humain. Racines et lianes se confondaient en un enchevêtrement nerveux, laissant par endroits de profonds creux parmi lesquels, Sir Raymond aurait aimé trouver refuge si Mister Moufle lui en avait laissé l'occasion. Mais point de temps pour se reposer, ils s'enfoncèrent encore un peu.

        Un peu plus loin, un peu plus long. Quelques bruits furtifs se firent entendre près d'eux, mais ils n'y prirent garde et ceux-ci finirent par s'éloigner tandis qu'ils continuaient leur épopée.
        Le bruit sourd de pas sur un sentier moussu et le lourd vol d'oiseaux invisibles résonnaient encore d'un semblant espoir dans cette quête incertaine. Quelques rares chemins se croisaient dans ces paysages qui s'étendaient à l'infini proies à l'obscurité qui s'était depuis un moment déjà installée. L’on aurait dit que rien ne pouvait troubler leur conscience repliée sur elle-même. Cela faisait semblait-il une éternité qu'ils traversaient cette forêt.

        Leurs silhouettes courbées par l'effort se perdaient au cœur de cette immensité obscure et endormie, recouvertes de long manteau sans couleur. La marque de leur rang était masquée aux regards des hommes et eux-mêmes en avaient oublié l'existence. La ferveur des débuts, avait laissé place au sentiment solitaire d'êtres que les pas menaient vers l'incertain ... L'inconnu ... L'incertitude...
        Là-bas au fin fond de ce bois, dont le nom se perdait dans la nuit des temps, ils atteindront peut-être enfin cette « chaumière »...
        L'on n'aurait pas su dire quel était ce sombre présage qui parcourait ainsi sans bruit une partie de cette région inhabitée que seul le silence, le vent hantaient.

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          #4

          Post n°4
          Auteur : Dam DOnOs

          Demain soir sera une nuit sans lune. Un mauvais temps commencera.
           

          - Arrêtez de cavaler... Bon sang ... La voix haletante, le ministre est à bout de souffle …. Je ne suis plus tout jeune. Vous savez ! Finit-il par dire sur une tentative d'éclaircissement de voix.
          Moufle se retourne, Le premier ministre s'est assis sur le premier gros caillou qui trône là sur le sentier. Revenant sur ses pas, il lance à destination de son compère.
          - Vous avez mangé un mollusque en guise de repas, Raymond, ou quoi ! Vous êtes tout « Mol »

          - Moufle ! Vos plaisanteries sont de mauvais goût. Et ne font rire que vous. Je n’ai pas…

          - Raymond… Mon ami ! Un peu d’humour. Que diable ! plus d’humour ! vvvvvvvvous n’êtes toujours pas… D’humeur !

          - Je vous l’ai déjà dit. Les plaisanteries les plus courtes sont les meilleures… Vous ne le savez que trop bien. Non !

          - Oui, ok ! Les plaisanteries… Les plus courtes, mais c’est pour meubler ce chemin que vous trouvez… Trop long ! que j’essaie … Je fais de mon mieux…

          - Un conseil… d’ami ! Abstenez-vous !

          - Bon, vous n’appréciez pas mon côté « humoristique » … Et, ça vous dit… mon côté « poétique ?

          - Non, Moufle, par pitié, pas….

          - " Il y a tant de routes... Tant de chemins croisés ... De par le monde... Mènent-t-ils tous à un destin ... brûlé…. Brûlé... Brisé, à toi de décider le plus approprié. Dit-il en prenant place près de l’autre.

          - Non, mais ...

          - Attends, j'ai pas fini !... Ecoute bien. Il se remet debout et lance tel un comédien sur la scène : "Sur la route du doute, nous sommes partis … Trébuchant sur ce chemin, tu m'as demandé de m'arrêter … Je me suis retourné … Je fais des plaisanteries, mais tu ne m’as pas compris... On n'a pas le droit d'échouer, Raymond, mon ami !"

          - HO ! T’es lourd-là !

          Faisant la sourde oreille aux paroles de son ministre d’ami, les yeux fixant le ciel, il poursuit,
          - Le noir est parfois lourd et sur cette route suinte nos armes… D'espoirs et de courage, trace notre destin…La route se laisse prendre dedans ce grand mystère…

          - Mon dieu, quel Misère ! Portant sa tête dans ses mains

          - Hé, ben tu vois quand tu mets du tien ! … tu le fais bien… Et il s’assoit de nouveau.

          - Moufle ! Je ne veux pas être impoli… Mais- là … Tu me casses vraiment les pieds !
          - Ha ! non, pas « tes pieds ». Pas tes "petons, mon ptit Raymond!" sinon, tu ne pourras plus avancer. Et il rit, il rit de bon cœur de sa vanne. Si on peut appeler ça un rire. En tout cas, ça y ressemble, le balancement de tête, le soulèvement des épaules. Bref, un ensemble de mouvements et la production de sons assez caractéristique du fou rire d'un Gand.

          - Mais où allons-nous ! Vraiment où allons-nous ! Il ne nous manquait plus que ça un ministre

          - Qui fait le pitre ? Avant même que Raymond riposte, le Gand réplique… Bon, bon, bon ok, ma blague est foireuse, je te l'accorde. Mais… Je voulais juste... Te changer les idées ! La traversée ferait moins peser sur nos pensées, des idées obscurs…

          - Il va se taire le Grand poète, là !

          - Le « Gand-poète », monsieur, le « Gand… Ma plaisanterie a pour but de vous divertir, mon ami. Conclut-il en se dressant sur ses pieds.

          - Oui ! Ben file devant ! Le premier ministre lève, les yeux au ciel...Au moins je n'aurai plus à subir tes absurdités... Finit-il par marmonner dans sa barbe, las des répliques du ministre de la défense.

          Ils reprennent la route, Moufle devant comme toujours, se retourne et voyant son compagnon encore en peine lance

          - Promis ! Dès demain, je t'emmène avec moi dans la salle de sport dès la première heure... Tu verras en deux temps trois mouvements... Mais pour l'heure, "Mouv’" un peu plus vite… sans pour autant abandonner son âme de compositeur…
          La route est dure, elle est sinueuse, la route est pleine d'embuches,
          Elle n'est pas sûre, elle est tortueuse, alors des fois tu trébuches.
          Mais vaille que vaille, allons de l'avant.
          Pas de panique, trace ta route n’lâche pas ton plan.


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          - Ils en mettent du temps ! Fait Rouky

          - Patience, patience ! Laisse-leur un peu de temps ! Ils ne vont pas tarder. Ce « refuge » peut être trouvé au sud et à l'est dans nos plaines. Ils doivent se méfier des "chiens Kath", ils peuvent être agités par la puissance dans les bosquets.
          Rox se rend compte que sa subtilité de son jeu de mot au sujet de « chien Kat », ne se relève pas par son jeune apprenti. En son fort intérieur, il jubile. La comparaison entre cet animal vivement craint par grand nombre de Dantooinien et une quelconque patrouille de la Couronne qui passe comme une lettre à la poste. Il en est pas peu fier.

          - En attendant, poursuit le jeune homme, j’ai remarqué que tu as l’air de bien t’entendre avec le « ministre de la Défense.

          - Moufle ?... Oui, nous avons appris à nous connaître.

          - J’ai vu ça. Vous êtes copains comme cochons !
          La remarque de Rouky faillit faire jaillir du nez de Rox la boisson que celui-ci prenait plaisir à se délecter.

          - On peut dire ça, oui ! Répond-il à travers son rire "aigu", Depuis cette belle affaire.

          -Tu développes, si ce n’est pas indiscret.

          - Disons que je lui ai apporté une petite trouvaille sur un plateau et depuis, on peut dire qu’il m’est reconnaissant.

          - Ha ! C’est tout !

          - Pour faire court. J’avais trouvé un ptit magasin dans l’une des rues principales de Khoonda où je récoltais des affaires croustillantes. Je pense que si je te donne l’adresse, tu trouverais leurs produits plutôt bons. … Le magasin de fournitures est géré aujourd’hui par une Twi'lek… J’ai perdu son nom. Et L'atelier de réparation de droïdes est géré par … Mince, ça me reviendra… Tant pis ! … Pour revenir à cette histoire…. Donc... L’ancien gérant était un ami, qui ma foi, depuis est allé chercher son bonheur dans une partie de la galaxie. Il avait ouvert un magasin à la fois fournitures générales et atelier de droïdes et … il était tombé sur un être bavard qui avait appris par un autre qui a appris par un autre, qui lui-même a appris par un troisième… Tu vois l’affaire … Une histoire intéressante qui grâce à sa générosité est arrivée à mes oreilles… Et j’ai eu la même « générosité, je suis allée l’apporter au ministre de la défense… Ce pote était, un peu brusque, peut-être, mais un bon être néanmoins. Nous avons partagé beaucoup de jeu de Pazaak dans les petites heures du matin et on se tapait la causette. Tu vois, pas besoin de fréquenter les cantinas pour récolter les bonnes infos, il n’y a pas que dans les cantinas qu’on peut taper la causette !... Je te dirai juste que ce sera tout pour le moment… Je te raconterai peut-être, un jour la suite. Finit-il sur un large sourire.

          Rox préfère arrêter là les explications, une affaire qu’il préfère ne pas ébruiter plus qu’il n’en faut. D’ailleurs, il l’avait promis au Ministre de la défense. Rox est un « renard » mais quand il donne sa parole, il ne la reprend pas. En tout cas, depuis cette affaire, depuis le démantèlement de ce groupe crapuleux, un grand nombre, plus d’une cinquantaine quand même qui pensait monter dans l'ombre leur filiale venue tout droit de Tattooine, introduit par une ancienne Chasseuse de Primes, le Gand l’a à la bonne.
          Rouky semble déçu mais fait mine de s’en moquer et décide de changer de sujet.

          - Puisque nous sommes assis là à attendre. Je voulais savoir.Commence-t-il...

          - Tu veux savoir quoi ? Si nous allons comploter ? … Oui ! C’est une réunion de comploteurs, mon jeune ami…
          -** « Il m’agace quand il fait ça. » ** Se dit le Rouky … Je disais donc, reprend-il… Puisque nous sommes assis là.... Comme comploteur... Un regard sur le Rox… Si le mot convient mieux à monsieur… Que comptes-tu…. Ha ! La fête va commencer. Je crois que "tes amis" viennent d'arriver.

          Rox hoche la tête en silence.



           
          Une fois le seuil franchi, que vont-ils découvrir ? Un décor lugubre abandonné à la poussière telle une toile inachevée posée sur un chevalet bancal ?
          Non, le décor est autre, soigneusement rangé, presque coquet. Une lumière s'infiltrait à travers un globe, figée hors du temps.
          - Bonsoir Moufle, Sir Raymond ! Je vous attendais. Le visage de l'homme s'illumine.
          Rouky salue les nouveaux venus sans même lever les yeux. Les deux ministres l’avaient déjà rencontré à plusieurs reprises et ils s’en méfiaient comme de la peste.

          – Messieurs les ministres ! Lance de nouveau Rox sur un ton amusé… Bienvenue dans mon humble demeure. Entrez ! Entrez ! … Prenez place !
          Une fois dans la pièce, leurs yeux découvrent sous la lueur de la discrète lampe, un Rox tiré aux quatre épingles, comme toujours, resplendissant. Rox est visiblement le plus âgé des quatre, sa bouche est surmontée d'une moustache grise, ses sourcils sont épais, et ses cheveux mi-longs coupés au carré sont filetés d'argent.
          -Je vous attendais bien plus tôt. Vous en avez mis du temps.
          - Nous avons évité ... Les raccourcis...Dirons-nous ! Répond aussitôt le Gand en s'installant sur le siège présenté par leur hôte.
          -Humm! dit simplement le premier ministre en imitant son collègue.
          - Il est de mauvais poil. Rétorque Moufle ... Il n'aime pas les promenades en forêt.

          Il y règne dans la pièce une atmosphère moite chargée d'électricité. Ce qui gâche leur plaisir, c’est la présence de ce Rouky. Moufle se dit qu’heureusement, il était un Gand, et que son visage ne laisse entrevoir son animosité envers cet homme. Découvrir qu’il se retrouve dans la même pièce que lui, cela ne lui plait pas.
          Rouky avait le don de mettre les hôtes de son "mentor" mal à l'aise. A chaque fois que Sir Raymond croise son regard, il semble que celui-ci le regarde droit dans les yeux comme s'il tentait de sonder ses pensées les plus profondes. Tandis que Moufle cherche à déceler les multiples facettes qui statuaient le mental, de ce blanc-bec, tout ce qui peut constituer psychologiquement son jardin secret.
          Pendant quelques secondes, personne n'ose entamer la conversation, mais très vite, un grondement se fait entendre lorsque Sir Raymond enfonce le premier coup de pioche dans le mur du silence.

          - Comme vous le savez, Rox, fait Sir Raymond d'un ton monocorde… Mes opinions, à propos de vous, n’ont pas de faille. Vous concernant, il va de soi… Mais, vous êtes à la tête d'un parti politique dont certains membres sont… Que l'on qualifie vulgairement de ... Jetant un bref regard sur Rouky, il poursuit … Opportuniste… Quand je souligne certains de vos membres qui cherchent toujours à tirer le meilleur parti des circonstances en faisant peu de cas des principes, je ne vous vise pas … A ne pas vous méprendre … Je pense que vous êtes assez « réaliste » pour le comprendre… Et c’est pour cela que j’ai accepté de répondre à votre invitation et que nous nous retrouvons ici dans votre … Antre ! Garçonnière !! Qu’importe !!! La question la plus importante que je me pose c’est pourquoi avez-vous demandé qu’on se retrouve ici ? … Et cela en pleine nuit.

          - Monsieur le Premier Ministre ! Reprend le leader du "Parti Réaliste" ... Vous avez comme ambition de participer, votre équipe et vous, à de vastes projets échelonnés dans le temps... Vous y mettez de la bonne volonté... Si, si ... Insiste-t-il lorsqu'il aperçoit que son interlocuteur allait intervenir... Il faut le reconnaître... Mais comme chacun sait, tous vos efforts risquent de se solder par des échecs...Et comme dirait son altesse Dam DOnOs "Les petits ruisseaux font les grandes rivières"… nous rallier à vous, est nécessaire. Souligne le maître des lieux.

          Le premier ministre cache derrière de ses très longs cils l'éclat de ses yeux, comme pour prendre le temps de la réflexion et mieux mesurer ces paroles. Deux plis se forment deux temps en temps entre ses sourcilles un peu broussailleux, lui si calme d'habitude, de temps à autre mord nerveusement le côté droit de sa lèvre intérieure.
          - Certes, mais si vous me permettez...

          Rox émet un raclement de gorge, fouille dans la poche intérieure de sa veste et en sort un cigare qu'il porte à ses lèvres
          - Continuez ! Lance-t-il

          - Où voulez-vous en venir exactement ? Demande-t-il au bout de ces quelques secondes ...

          - A ce que vous avez suggéré exactement... Voyez-vous vos idées n'ont pas, à vrai dire rebuté beaucoup de monde.

          - C'est un début, mais ce n'est pas ce faible enthousiasme qui fera aboutir le projet.

          - Le sondage, les signatures regroupés dans ce... fait-il en posant la main sur le paquet posé sur la table qu'il fait lentement glisser en direction du ministre... pli, semble assez prometteur. Il craque une allumette et enflamme son cigare.

          - Un pourcentage qui restera constant, lorsque le moment sera venu. Pensez-vous ?

          - Regardez-vous même ! Mais, il me semble que grands nombres sont lassés de la politique actuellement en place … Ils veulent du changement. Donc, ne les décevez pas !... Nous allons leur offrir...

          N'ayant toujours pas décidé de poser son "fessier", le jeune homme intervient en s'approchant de la table.
          - Nous ! Je ne comprends pas...

          - Oh, mais il n'y a rien à comprendre. Ils veulent mener à bien leur projet politique et nous allons les y aider.

          - Nous ?

          - Que certains du partie, le veulent ou non, ajoute Rox, nous serons à vos côtés dans cette affaire. Et je suis certain que nous ferons du très bon boulot.

          - Mais quel est cette Lubie ? Rox, êtes-vous devenu fou ? Parvient à marmonner Rouky à travers un sourire forcé

          - Notre avenir. Lance-t-il enfin à l'encontre de son jeune apprenti... Notre avenir Politique repose sur notre travail commun, Rouky avec les représentants actuels de Dantooine, pour parler à la Couronne... Et dès demain, nous aurons ensemble une très importante tâche à accomplir.

          - Je ne comprends strictement rien à ce que vous manigancez Rox... Riposte-t-il. Il me semble que vos neurones sont bel et bien en train de s'évaporer avec la fumée de votre cigare.
          Mais pour une fois la question du jeune homme ne manque pas de soulever la même question de la part du Gand qui jusque-là s'était tu. Sceptique, il demande : - Mais enfin, en quoi le parti ... pourrait nous aider dans ce projet ?

          - L’entrée dans la République Fédérale était déjà un problème avant ... Mais maintenant il semble prudent de s'en débarrasser. Si vous pouviez accomplir cela, cela ne nuirait pas à Dantooine et les colons l'apprécieraient grandement. Moi et mon parti attendent actuellement que vous présentiez cette pétition à la Reine...Vous le présentiez, mais... Nous l'apportons ! Autrement dit, nous avons réuni, les signatures. Nous avons parcouru les plaines, les vallées, les cantinas et j'en passe ... Nous avons fait le travail en amont... Nous voulons récolter le fruit... Lorsque cette réunion sera programmée, nous souhaitons en faire partie...

          Le silence s’installe à nouveau, aussi oppressant que l'atmosphère déjà surchauffé par les braises dans l’âtre de cette cheminée. Tous attendent, comme si chacun veut tour à tour sonder les abîmes de la pensée des uns, des autres, ou même, tester les facultés de chacun à raisonner sur un problème politique grave.

          - C'est un fait, avoue Sir Raymond

          - Oui! Mais c'est sur vous que reposera notre attente... on vous laissera le privilège de ... Il faut influencer la Reine!

          - Ecoutez... Insiste le ministre, tout ce que vous dîtes est très réaliste mais n'oubliez pas que la Reine a un idéal politique et qu'elle le suivrait à la lettre.

          - Un idéal rigoureux intéressant, mais... Qui nécessite d'être mis en pratique on ne peut plus sérieusement… Et avec un peu plus de poigne ! Même si j'ai suffisamment confiance en son jugement, j'ai d'autant plus confiance en votre ... Expulse de sa bouche ...Un hâle de fumée bleue envahit la petite pièce, l'imprégnant de l'odeur de tabac fort. Je disais donc, que j'avais confiance au jugement de la Reine, blablabla, blablabla. Mais surtout autant plus confiance en votre talent de persuasion.

          "Le renard" avait dit ce qu'il avait à dire, pour le moment. Rox prend la bouteille, verse dans les récipients le liquide qu'il offre à ses invités. La discussion se poursuit pendant encore quelques heures, dans cette "cabane-refuge" tandis qu'ailleurs Dantooine restait encore profondément endormie.


          ***************************************************************************************************
           

          L'unique fenêtre dont disposait la pièce laisse entrer une lueur douce et rosée qui se réfléchisse sur les murs. Dehors, l'aube vient de naître et a enflammé l'horizon de ses couleurs ocres. Sir Raymond est là. Les yeux clos, il se repose sur son lit. Son esprit est en éveil, réfléchit au nouveau plan. Il fallait qu'il remporte "gain de cause", c'est ce qu'il se dit. Gain de cause, sa cause le plus loin possible de la République




          A suivre http://star-wars-rpg.soforums.com/t6501-Le-Conseil-des-Ministres.htm#p84630


          Hrp : le 21/08 Edit "image"
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