Rencontres et retrouvailles
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Post n°2
Auteur : KanosEn sortant de la petite pièce de douche. Kanos portait son uniforme de rechange, propre. Aussi propre que Kanos qui se sentait beaucoup mieux depuis que ses cheveux n'étaient plus couverts de gras et de sueur. Il portait son uniforme et en plus de cela avait désormais à la ceinture le sabre-laser nouvellement construit. Et il n'en était pas peu fier! Le jeune garde avait encore du mal à véritablement le réaliser et pourtant c'était vrai. Il était désormais le propriétaire d'une des armes les plus fantastiques que la Galaxie ait jamais connue. Une arme qui était à elle seul un symbole.
Il la portait à sa ceinture du côté droit, tandis que à sa gauche se trouvait une autre arme plus traditionnel. Son désormais fidèle DL-44 envoyé par ses amis sur Corellia.
Jack le regardait avec un petit sourire approbateur et un petit pouce levé de la main tandis qu'il se levait.
« Ouais, la grande classe. Bienvenue dans la Garde de la République mon gars!"
Kanos eu juste un petit sourire supplémentaire en guise de réponse. Puis, il reprit un air plus sérieux tandis qu'il se rapprochait de la fenêtre du cockpit.
« Hum, y'a un gars qui nous attend.
- Sans doute pour les ordres, je parie que ton mentor voudra te voir. Là, tu passes à l'étape supérieur Kanos. Bon, allons voir ce qu'il veut. »
Tandis qu'ils descendirent suivis de R2, un groupe de technicien commença à entrer dans le vaisseau pour la maintenance et sans doute le déplacer pour préparer la piste. Au sol, un soldat les attendait au garde à vous.
Saluant à leurs tours, le soldat fit passer les messages.
Sur ces mots sa mission terminé, le soldat rompu son salut et repartie de son côté. Kanos de son côté, inspira profondément avant de pousser un long soufflement pour se ressaisir. Il regarda alors rapidement le droïde puis Jack.
« Jack, tu veux bien qu'il t'accompagne? Je préfère être seul pour la suite.
- Aucun souci. Tu viens K9? »
Le droïde regarda Kanos un court instant avec de pousser un petit bip d'acquiescement. Et suivre Jack.
Il avait encore du boulot et la journée ne faisait que commencer pour lui. Heureusement il ne se sentait pas trop fatigué. En tout cas, bien moins que ce qu'il n'aurait cru.
Il commença alors à marcher vers le bureau en pressant le pas. Il ne fit pas attention aux personnes devant qui il passait. Prenant l’ascenseur, il regarda une nouvelle fois son sabre-laser et fut soudainement inquiet. Est-ce qu’il avait mal fait quelque chose ? Et que la couleur du cristal poserait problème ? Est-ce que la lame en elle-même inquiéterait son mentor ? Il commençait à angoisser petit à petit tant sa lame le surprenait. Violet, et une lame plus fine avec des espèces de pulsation la parcourant. Les autres avaient dit que c’était une lame à énergie condensé, mais violet… Il ne savait pas quoi trop penser de la couleur. Elle lui plaisait c’était certains. Mais est-ce que Ranto portait une symbolique aux couleurs de lames ? Bah, il verra bien. Vérifiant une nouvelle fois que son uniforme était correctement mis sur lui. Il sortit de l’ascenseur quand la prote s’ouvrit et aussitôt partie en direction du lieu de rendez-vous. Il se souvenait du chemin par chance. S’y étant rendu il y a peu de jours et il avait plutôt une bonne mémoire pour se repérer.
Le garde sembla le reconnaître car il le laissa entrer de suite et ce fut sans frapper qu’il arriva dans la pièce.
Aussitôt il se plaça devant le bureau du Colonel et salua dans son plus beau salut militaire.
« Recrue Kanos Furkou au rapport. » Commença-t-il.
« La mission a été un succès, trois cristaux d’Ossus violet ont été récupérer et j’ai terminé la construction de mon sabre-laser Monsieur. » Dit-il d’un ton militaire tout en prenant le sabre-laser et le tenant devant lui sur la paume de sa main. Invitant son mentor à le prendre pour l’observer.
Du coin de l’œil, il remarqua la dame et aussitôt tourna la tête, effectuant un salut de la tête en regardant cette dernière.
« Lieutenante. » Dit-il d'un ton militaire. Mais doté de respect dans la voix. Il avait remarqué quasi-instantanément que l'un des bras de la Lieutenante -s'il avait correctement reconnu le grade- et pour qu'elle soit présente, c'était certainement pour une bonne raison. Il se sentait aussitôt jugé par cette dernière et se demandait si cette dernière avait remarqué sa cicatrice particulière qui régulièrement attirait l'attention. -Très certainement car c'était à peu près aussi visible qu'un draon Kell au milieu d'une fête de Jawa.-
Maintenant, tout ce qu’il restait à voir était la raison pour laquelle il avait été convoqué. Sans doute pas uniquement pour parler de la mission c’était certains. Tout ce qu'il espérait c'est que rien de grave n'était arrivé en son absence. -
Post n°3
Auteur : AikinFlammes. Destruction. Chaos.
Je vois ma mère devant moi, me tenant la main, suivant mon père. Elle me crie de me dépêcher. Je la suis en vitesse avec mes petites jambes, un peu perdue par la tournure des évènements. Pourquoi des inconnus nous attaquent ? Que se passe-t-il ? Soudainement quelque chose me perturbe… Où suis-je ? Que se passe-t-il ? Je dirige mon regard sur ma droite, je réagis trop tard. Un flash lumineux, et ma mère est projetée sur le côté. Un autre flash et une douleur vive me prend la jambe. Mon cri de douleur s’évanouit dans la nuit.
Je me redresse brutalement dans le dortoir, paniquée, en sueur. Que… ? Un cauchemar. C’était un cauchemar. Encore. Tout va bien, c’est passé. Mais ça avait l’air si réel…
Je vérifie l’heure. Il faut que je me prépare, Aldia va bientôt arriver.
Quelques instants plus tard, je sors furtivement du dortoir. Je suis accueillie non pas par la Lieutenante, mais par le droïde de la veille, et m’explique qu’il doit me guider jusqu’au bureau 1. Sans plus de cérémonies, il commence son chemin, et je le suis en silence, toujours pensive par rapport au rêve que je venais de faire. Ce n’était pas la première fois que je le faisais, mais il revient souvent ces derniers temps… Il faudrait peut-être que j’en parle à quelqu’un… Mais qui ?
Mettant ses pensées de côté, je me reconcentre sur ma route. Pour quelle raison Aldia voudrait me voir dans un bureau ? Jusqu’ici, nous étions toujours allées dans un endroit pour s’entraîner. Curieuse, je questionne le robot :
— Est-ce que vous savez la raison pour laquelle Aldia souhaite me voir dans son bureau ?
Le droïde s’arrête quelques instants, me regarde silencieusement. Ai-je dis quelque chose que je n’aurais pas du dire ? Quelques secondes plus tard, il me répond :
— Nous nous dirigeons actuellement vers le bureau de la générale de la Garde Républicaine.
Je reste muette quelques instants, complètement prise par surprise. L...la générale ? Mais… Pourquoi ? Pour quelle raison ? Hébétée, je suis corrigée par le droïde devant moi :
— Pressons le pas, je vous prie. Il serait fâcheux d’être en retard.
Toujours frappée d’étonnement, j’acquiesce et emboîte d’un pas nerveux le robot. Comment se comporter devant une telle personne ? Que puis-je dire ? Que dois-je dire ? J’hésite à poser des questions au robot, mais je doute qu’il puisse m’apprendre grand chose en si peu de temps. Je m’abstiens donc, et le suis silencieusement, attentive à mes environs, non sans appréhension de ce qui va se dérouler ensuite.
Quelques instants plus tard, nous sommes arrivés. Angoissée, j’inspecte les environs. Je vois le garde devant la porte, et trois personnes dans la pièce. Je vois la lieutenante, un jeune homme, et un homme plus âgé, très probablement deux gardes. Cependant, une question se pose dans mon esprit. N’était-il pas question d’une générale ? Où est-elle ?
En me voyant, le garde devant la porte nous demande de décliner nos identités et nos raisons d’être ici. Le droïde explique qu’il est le PO de la Lieutenante Enor. Après un salut militaire, j’explique que je suis la recrue Aikin Lumaes, et que la Lieutenante Enor m’a demandé, par le biais du droïde, de la retrouver au bureau 1. Ces informations concordant avec ses instructions, le garde nous laisse passer.
La porte s’ouvre, nous entrons. Des regards se posent sur moi. Ne sachant pas quoi faire, et un peu paniquée, je me mets au garde à vous comme Aldia me l’a appris, et déclare après quelques hésitations :
— Je suis la recrue Aikin Lumaes. Je suis venue sur demande de la Lieutenante Enor.
Je reste dans la même position, espérant ne pas avoir fait de grave erreur, attendant une réaction des autres personnes dans la pièce. -
Post n°4
Auteur : Lyzs
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Ranto Corvel ------------------------------- Aldia Enor
Colonel de la GR ------------------------ Lieutenante de la GR
Le visage d’Aldia se décompose pour reprendre des airs plus sévères. Il ne s’agit pas de sa protégée qui arrive, mais du filleul de Corvel. Alors c’est lui, Kanos Furkou « le petit prodige » ? Il a l’air jeune, ses cheveux longs lui donnent un air d’adolescent renfermé sur lui-même et sa mèche rouge semble trahir un triste sens de la mode. Néanmoins, la cicatrice qui taille son visage lui donne une certaine authenticité. Il s’agit bien d’un garde républicain, ou tout du moins, de quelqu’un qui aspire à l’être.
Le jeune homme expose la raison de sa venue comme un bon petit soldat. Il n’oublie rien et salue la lieutenante. Corvel, lui, se contente de décoller son dos du grand fauteuil sur lequel il est assis. Alors qu’il s’apprête à parler, la porte s’ouvre à nouveau. Cette fois, c’est une jeune femme aux cheveux d’argent qui entre. Il s’agit d’Aikin Lumaes, la recrue de la lieutenante.
Le ton formel étant déjà imposé, Aldia retient ses ardeurs et se contente de sourire en coin en voyant le visage inquiété de sa protégée. Tout le monde arrive en même temps, c’est à la fois intéressant et peu pratique… Le colonel remarque le malaise de la dernière arrivée. Elle manque de l’assurance des soldats. Mais, il ne faut pas lui en tenir rigueur. Beaucoup ici manquent de cette expérience. Plusieurs soldats qui ignoraient jusqu’à présent le rang de Ranto ont déjà montré que la présence d’autorités supérieures avait tendance à nouer les gorges, même quand ceux-ci avaient pour habitude de parler si librement avec lui… Tant pis, ils s’habitueront comme lui s'habitue à ce garde-à-vous maladroit.
D’un hochement de tête, notre homme fait comprendre à son filleul qu’il a bien pris conscience de son rapport. Puis, il se tourne vers Aikin pour lui adresser quelques mots :
— Recrue, comme vous venez d’arriver et que, je présume, vous n’avez pas encore eu droit à un seul cours sur la vie militaire, je vais laisser la lieutenante Enor faire les présentations.
Aldia est légèrement surprise par cet ordre digne d’une personne plutôt prétentieuse, mais Corvel dirige actuellement la garde et il doit se comporter comme tel. Sans broncher, elle s’exécute :
— Recrue Aikin, voici le colonel Corvel. Il s’agit présentement de la plus haute autorité de la garde républicaine. Et voici son filleul, Kanos Furkou, désormais membre de notre élite. Colonel, voici la recrue dont je vous ai parlée : Aikin Lumaes. Je suis sûre qu’elle va vous intéresser.
Formelle, droite, c’est presque à en oublier que quelques instants plus tôt elle parlait à son supérieur de manière si désinvolte. Son attitude est bien plus professionnelle qu’à son habitude. De l'étonnement pourrait même se lire sur le visage du colonel si celui-ci ne se refusait pas d'offrir ce spectacle à Enor.
— Bien. Vous tombez à pic, recrue. Vous avez l’occasion de voir ce qui vous attend si vous remplissez mes attentes. La lieutenante Enor m’assure que vous avez un grand potentiel.
Il se tourne vers son filleul et lui adresse un sourire. Sortant à peine de son personnage, il s’accorde le droit d’être fier de son protégé.
— Un peu comme celui-ci. Alors comme ça, tu nous ramène trois cristaux ? Violets, qui plus est. Montre-nous cette lame, pour voir si elle brille comme il se doit.
Toujours assis, droit et professionnel, Corvel pose son regard sur le cylindre chromé pendant à la ceinture du jeune homme. Son regard ne trahis pas son inquiétude naissante, mais le violet n’est pas une couleur lui évoquant la sécurité. A voir…
Aldia, elle, se contente de dévisager le protégé de son supérieur. Elle le regarde toujours comme s’il s’agissait d’un trophée. Son air est inquisiteur. Un peu hautain, même. Ce jeune homme ne peut pas être plus prometteur que sa propre trouvaille. Ah… ça, non ! -
Post n°5
Auteur : KanosUne autre personne entra dans la pièce, une jeune femme. Et si il ne se trompait pas, il s’agissait d’une Miraluka, une espèce proche des humains qui étaient dépourvue d’yeux. Mais qui utilisaient naturellement la Force pour voir autour d’eux. Sans doute comme lui pouvait désormais en se concentrant ressentir les êtres vivants autour de lui. Néanmoins, le simple fait qu’une espèce pouvait le faire de manière instinctive l’impressionna.
Il se décala légèrement de côté pour laisser la place à la Miraluka qui se présenta.
« Je suis la recrue Aikin Lumaes. Je suis venue sur demande de la Lieutenante Enor. »
Aikin Lumaes, Lieutenante Enor. Elle était sans doute la filleul de la Lieutenante. Après tout, avoir un filleul semblait être quelque chose de plutôt courant. Et la Lieutenante présente dans la pièce devait sans doute être la dénommé Enor.
Il observa de plus près la Miraluka et sentit de suite un certains mal à l’aise. Elle devait être nouvelle. En tout cas, plus nouvelle que lui ne l’était dans ces lieux. Bah, il pouvait difficilement lui reprocher cela, d’ailleurs pourquoi le lui reprocherait-il ? Lui-même n’était pas tout à fait à l’aise.
Le Colonel prit alors la parole après avoir fait un rapide signe de tête au Corellien.
« Recrue, comme vous venez d’arriver et que, je présume, vous n’avez pas encore eu droit à un seul cours sur la vie militaire, je vais laisser la lieutenante Enor faire les présentations.
- Recrue Aikin, voici le colonel Corvel. Il s’agit présentement de la plus haute autorité de la garde républicaine. Et voici son filleul, Kanos Furkou, désormais membre de notre élite. Colonel, voici la recrue dont je vous ai parlée : Aikin Lumaes. Je suis sûre qu’elle va vous intéresser.
- Bien. Vous tombez à pic, recrue. Vous avez l’occasion de voir ce qui vous attend si vous remplissez mes attentes. La lieutenante Enor m’assure que vous avez un grand potentiel. »
Jusqu’à présent, ils étaient tous les deux droits, formel. C’était légèrement étonnant de la part de Ranto. Jusqu’à présent, il avait toujours été un peu plus relâché sur les bords. Certes toujours une façon de faire militaire, mais il y avait toujours un petit quelque chose derrière qui ne faisait pas autant stricte.
Là en revanche, c’était le militaire type, droit dans les bottes et le menton levé.
Il tourna cependant la tête vers Kanos qui sentit son regard sur lui et vit un petit sourire se dessiner tandis qu’il continuait à parler.
« Un peu comme celui-ci. Alors comme ça, tu nous ramène trois cristaux ? Violets, qui plus est. Montre-nous cette lame, pour voir si elle brille comme il se doit. »
Montrer la lame, activer son sabre-laser. Peut-être que c’était une simple curiosité, ou bien cela faisait partie du protocole.
Kanos se souvint que lui-même avait demandé à son mentor de lui montrer sa propre lame quand ils s’étaient rencontrés, une magnifique lame jaune-orangé bien droite. Typique des sabres laser.
Prenant en main sa nouvelle "arme de service", il l’a mi bien en évidence et pointa le bout dangereux vers le haut. Puis d’une simple pression activa la lame.
Cette dernière s’activa dans un petit claquement sonore qui pouvait surprendre si on n’y était pas préparer. En effet le son était différent de celui des autres sabres comme celui de Corvel. Le bruit était presque plutôt semblable à celui émit par un cristal de synthèse, plus violent en apparence. Mais cependant pas tout à fait identique. En fait, elle semblait être entre les deux.
La lame violette faisait désormais un petit bourdonnement continu tendant dans les graves, avec une petite remonté suivant les pulsations se montrant sur la lame. En effet la lame était particulière :
D’une couleur violette tranché, la lame était bien plus fine que les autres lames, elle était également plus brillante à la base de l’arme et une sorte de pulsation remontait toutes les quarts de seconde jusqu’au sommet de la lame.
Il fit bouger la lame de gauche à droite de manière lente afin de permettre à tous les occupants de la salle d’observer la persistance rétinienne de la lame. Tandis qu’il gardait la lame activé, il commença à parler.
« Le cristal est apparemment un cristal à énergie condensé, une variante rare de cristal qui dégage l’énergie sous une forme plus compact. Visuellement cela se traduit par ce que vous voyez ici. La lame est plus fine mais une pulsation se créer. Les deux autres cristaux eux ne sont pas condenser de leurs côtés et donc formeraient chacun une lame normal. Quant à la couleur, eh bien comme le cristal était violet, il en est de même pour la lame. Néanmoins j’avoue ne pas savoir si cette couleur possède une signification. »
Après avoir fini de parler, il éteignit alors la lame et tendit l’arme vers son mentor. Après tout, son mentor lui avait confié quelques secondes le sien pour qu’il puisse sentir sa connexion avec.
Peut-être que Corvel sentirait la connexion entre ce sabre et le Corellien ? Il espérait qu’il le prendrait et le sentirait. De même qu’il espérait que son mentor lui parle de la signification des couleurs. Jusqu’à présent il avait vue des lames rouges pour les siths, et or, vert et bleu pour les autres. Mais une lame violette était une première pour lui. Et le fait que ce soit son propre sabre l’intriguait encore plus.Spoiler : HRP, explication sur le sabre
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Post n°6
Auteur : Lyzs
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Ranto Corvel ------------------------------- Aldia Enor
Colonel de la GR ------------------------ Lieutenante de la GR
Corvel observe la lame silencieusement. Malgré la rareté d’une telle pierre, il ne bronche pas. Tranquillement, il se redresse pour voir le faisceau de plus près. Comme à son habitude, Kanos sort tout un fascicule technique au sujet de son équipement. Aldia, elle, est tout à fait étonnée. Il s’agit de son premier contact avec une telle arme. En fait, elle n’avait même pas conscience de l’existence de sabres à énergie compressée. Ce n’est pas vraiment son domaine. Son self control l’empêche de vouloir s’emparer de l’objet pour mieux le regarder, mais le petit protégé de son supérieur a décidément quelque chose de bien à lui. Aikin, il tu as intérêt à faire mieux encore !
— …Néanmoins, j’avoue ne pas savoir si cette couleur possède une signification.
Le colonel soupire. Bien sûr, que le violet à une signification. Une signification particulièrement désagréable pour un fervent adepte du côté clair de la Force. Mais, plutôt que de lancer des menaces sur le possible destin des manieurs de ce type de sabre, Corvel essaie de contourner le problème :
— Le violet signifie… le contrôle. L’équilibre. Ceux qui manient ces armes savent tirer parti de tous les aspects de la Force, mais ils doivent d’abord passer maître dans l’art du contrôle de soi.
Il marque une pause. Il dit la vérité, mais ça ne suffit pas. Non, il faut être plus concret…
— Le pouvoir qu’ils tirent de la Force est puissant, mais il est aussi dangereux. D’abord pour les autres, mais aussi pour celui qui la manipule.
Aldia écoute avec attention le discours de Ranto. Le voir s’exprimer avec contenance est un spectacle qu’elle n’a eu que trop peu l’occasion de voir jusque-là.
— Kanos, en manipulant de tels cristaux, tu t’exposes au devoir de garder le contrôle sur toi-même. Ceux qui brandissent des sabres violets sont souvent liés de près ou de loin au côté obscur... Du point de vue des Jedi, tout du moins. Ajoute-t-il, comme si ces mots lui coûtaient une morsure à la langue.
Il soupire, il lève les yeux et réfléchit. Doit-il continuer, ou non ? Finalement, il reprend :
— Il faut dire que le côté obscur est défini par des caractéristiques précises, mais est-ce un mal de l’utiliser pour faire le bien ? C’est une question ayant été sujette à de nombreux débats, depuis quelques mois. Quoi qu’il en soit, une chose est sûre : il a un effet très négatif sur l’esprit. Savoir exploiter ses sentiments est la base de son pouvoir. Et, même si tous les sentiments ne sont pas négatifs, il en faut peu pour transformer la plus pure des intentions en… désir meurtrier.
La lieutenante est abasourdie : depuis quand Ranto est-il capable de s’exprimer de la sorte ? C’est presque comme s’il était… un Jedi. Celui-ci reprend d’ailleurs, toujours aussi posément :
— Voilà ce que me raconte ton arme, Kanos. Ton lien avec la Force n’est ni tout blanc, ni tout noir. Et si tu souhaites en exploiter tous les aspects, il te faudra gagner en maîtrise de toi-même. Le côté obscur est puissant, incroyablement puissant, même. Sa voie semble plus facile, plus attrayante, mais ses conséquences sont terribles pour la santé mentale de ceux qui s’empruntent. Les meurtres ne leur paraissent plus si horribles, les sacrifices dispensables deviennent un jeu, un passe-temps. A leurs yeux, la vie perd de sa valeur et seul de profit personnel prévaut. Alors, ils deviennent nos cibles. Pour le bien du plus grand nombre.
A la fin de son explication, le colonel plante son regard sur le visage d’Aikin. Que ce petit discours serve aussi de préambule à ses premiers contacts avec la Force… Après quelques maigres secondes, l’homme de lève et s’approche de Furkou.
— Ceci dit, tu reviens avec une bonne arme. Un sabre qui saura vous protéger, toi et la république, je n’en doute pas. Gérer un tel cristal a dû te demander du travail et tu peux être fier.
Plus proche, il ausculte ce qu’il peut voir de la poignée tout en affichant un léger sourire satisfait. Il ne déclare pas sa fierté devant tout le monde, mais il est bel et bien enorgueilli par le succès de Kanos. C'est une belle arme, en effet…
— Tu peux l’éteindre, tu auras d’autres occasions de t’y habituer. Pour l’instant, j’ai besoin de toi pour tester la filleule de la lieutenante.
Il se tourne vers la miraluka et s’apprête à annoncer la suite, mais il est interrompu par Aldia.
— Colonel, si je peux me permettre, j’ai envoyé tous mes rapports concernant les exploits de la recrue Lumaes…
— Et je les ai lus. Mais, je préfère voir ces choses-là de mes propres yeux.
En parlant d’yeux, il promène les siens dans la pièce à la recherche quelque chose qui pourrait permettre de tester l’affinité d’Aikin. Ah ! Il trouve quelque chose digne de son intérêt, mais cela se trouve dans sa poche. Il sort alors un gant de tissu sombre que très peu d’officier aiment à porter. Il est d’ailleurs similaire à celui que porte Aldia à sa main droite. Sans attendre, il jette le vêtement au sol, à mi-chemin entre Aikin et Kanos.
— Ne bougez plus de là où vous êtes. Pour tester cette fameuse facilité avec la Force, Lumaes, vous allez devoir vous confronter à mon filleul. L’exercice est simple. Vous restez droits debout et tentez de faire venir le gant jusqu’à votre main. Ce sera terminé lorsque l’un de vous l’aura attrapé.
Il se tourne vers Kanos.
— Inutile de tout donner, ce n’est pas un duel. Prenez le temps de sentir que vous n’êtes pas seul à vouloir prendre le contrôle de l’objet, et essayez d’augmenter l’intensité au fur et à mesure. Avec la lieutenante Enor, nous nous occupons d’évaluer vos efforts. J’insiste : n’attrapez pas le gant en forçant d’un seul coup. Je veux que l’exercice ne se termine que lorsque l’un de vous n’arrive plus à supporter la tension. Il s’agit d’évaluer les capacités de Lumaes, pas de vous mettre en valeur l’un par rapport à l’autre.
En impliquant Kanos, Corvel lui demande de faire appel à une notion sur laquelle il a beaucoup insisté : le contrôle. Dans un combat, on tend à tout donner, mais ici, il s’agit de faire preuve de patience et d’accompagner quelqu’un dans la découverte de ses limites. Il va falloir faire preuve de délicatesse…
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Post n°7
Auteur : AikinLa pièce reste silencieuse quelques instants après mon arrivée. Ai-je fait quelque chose de mal ? Ai-je dit quelque chose qu’il ne fallait pas dire ? Ma pose est incertaine, manque d’expérience. Devant moi, un homme assis derrière un bureau, à l’air sérieux, professionnel. A côté de moi, un jeune homme, peut-être dans mes âges. Je remarque une grande cicatrice en forme de croix lui lardant le visage. Cela lui donne un air aguerri, cachant des traits qui, autrement, semblent fins. Sa petite mèche rouge contraste avec sa chevelure plus sombre. A côté de l’homme, je reconnais Aldia. Un espace sépare les recrues et les gradés, comme un grand vide qui ne demanderait qu’à être rempli.
Le militaire hoche la tête vers l’autre garde, puis se tourne vers moi, commence à parler. C’est vrai, je n’ai reçu aucun cours de ce genre. Je me demande si je n’en ai pas reçu par manque de temps, ou par la volonté de la lieutenante. Peu importe la réponse, j’écoute attentivement les “présentations”. Cette dernière se met à parler, d’un ton qui se veut beaucoup plus sérieux que je n’ai l’habitude de l’entendre de sa part. Le militaire est donc le colonel Corvel, et est actuellement la plus haute autorité de la Garde. C’est donc pour cela qu’il n’y pas UNE générale ? Le jeune homme à côté de moi s’appelle Kanos Furkou. C’est également le filleul du colonel. Est-ce une habitude chez les militaires de prendre quelqu’un sous son aile, lorsqu'on gagne en grade ?
“Je suis sûre qu’elle va vous intéresser”.“Grand potentiel”. Je retiens un léger tremblement. Qu’est-ce qu’Aldia a bien pu dire ? Quelles vont en être les conséquences ? J’angoisse à l’idée d’un potentiel test que j’échouerai lamentablement. Surtout si c’est un test où je dois être en concurrence ou en binôme avec Ké...Ko...Kanos, oui c’est ça : Kanos. Je ne le connais pas, il ne me connaît pas. Il pourrait être violent, manipulateur, agressif... Il possède certainement bien plus de talents que moi. Je vais… Je…
J’essaie de me calmer, de ralentir ma respiration, doucement. Je suis en train d’angoisser sans aucun motif. Il n’y a pas de raison que tout se passe mal. Aucune raison…
Le Colonel se retourne vers son filleul. Il commence à lui parler de cristaux, de couleur violette, puis de lame... Je prends quelques secondes à faire le rapprochement, avant de déduire qu’ils parlent d’un sabre laser. Je ne réagis pas un instant, avant de me rendre compte de l’importance de la chose. Le jeune homme à côté de moi vient de recevoir son sabre ? Ou il vient de le confectionner ? Comment les supérieurs peuvent espérer nous mettre sur un pied d’égalité, nous qui avons un tel écart d’expérience ?
Toujours droite, je concentre ma vision sur Kanos. Il sort une petite poignée de sa veste, la fait tourner, et l’active. Un bruit aigu transperce le silence tandis qu’un flot continu de lumière violette ardente se stabilise dans le vide pour former une lame. Je ne peux empêcher un petit pas de côté pour m’éloigner de l’arme, par réflexe. La lame vibre en permanence d’un ton grave. Des petites pulsations remontent de la garde jusqu’à la pointe. C’est assez proche de ce que je sais sur les sabres laser, excepté les petites pulsations. Cependant, une lame de ce genre ne me rappelle pas exactement de bons souvenirs...
Mettant mon passé de côté, j’observe quelques instants la lame fendre tranquillement l’air, sous le contrôle du jeune homme. Il se met à parler du côté technique de la lame, de pourquoi il y a des pulsations… Mes connaissances sont trop maigres en ce sujet pour vraiment comprendre ce qu’il dit, mais cela semble intéressant. Il faudrait peut-être que je me documente à ce sujet…
Il range finalement sa lame. Je me rapproche à nouveau, le plus discrètement possible. Kanos prête son arme à son mentor. Ce dernier se met à expliquer la signification de la couleur violette pour un sabre laser. Le contrôle, de soi et de la Force. Le danger du contrôle de la Force, autant pour soi que pour les autres. Le côté obscur, le côté clair... On croirait entendre un Jedi parler. Il conclut en disant que le rapport de son filleul à la Force n’est pas manichéen, mais qu’il doit prendre gare face au côté Obscur. Le militaire me regarde ensuite, plante son regard sur mon visage, comme en guise d’avertissement. Ne sachant pas quoi faire, je baisse légèrement le regard.
L’homme se lève ensuite, s’approche de Kanos, puis le félicite pour son arme. Il observe à nouveau l’arme, peut-être pour en déceler les subtilités. Il déclare ensuite qu’il a besoin de lui pour… me tester ? Je déglutis en silence. Il se tourne vers moi, mais Aldia prend la parole, argumente qu’elle a déjà envoyé des rapports à mon sujet. Le Colonel rétorque qu’il préférerait voir ce genre de choses de ses propres yeux.
Un test. Mince. Face à son filleul ? Cela va être un massacre. Mon massacre. Je n’ai pas assez d’entraînement. Je ne l’ai jamais fait dans une situation de ce genre. Je ne fais pas le poids.... Ou alors je ne vais pas faire le poids, car je ne pense pas que je vais faire le poids ? Après tout, cette situation est assez proche que celle dans l’autre pièce, hier. L’environnement est différent, certes, mais nous sommes dans une situation calme, pas sur un champ de bataille. Je ne dois pas échouer, c’est vrai, mais je ne dois pas me laisser gagner par la peur. Même si j’échoue au final, je ne peux pas abandonner sans avoir fait de mon mieux, sans avoir essayé.
L’homme sort un gant sombre, le jette au sol. Il explique l’exercice. Il faut que je fasse venir le gant à ma main. C’est une tâche simple, mais qui serait beaucoup plus facile si Kanos n’essayait pas la même chose au même moment. Le Colonel précise que ceci n’est pas un duel, mais un test. Il ne s’agit pas d’un concours de force, mais d’un exercice d’endurance. Peut-être que je peux y arriver ?
Je respire un bon coup, me calme. Un instant passe, puis Corvel signale le départ de l’exercice. J’essaie d’appliquer mes connaissances acquises la veille sur le gant. Ce dernier se soulève, comme prévu, mais il reste fixe au moment de le faire venir. Je sens qu’il y a un autre contrôle sur ce gant, sans pouvoir l’enlever. Je “sens” plus ou moins que l’origine de ce contrôle vient d’en face de moi, sans pour autant l’affirmer à cent pour cent. J’essaie de décaler l’objet sur un plan horizontal. Il se déplace, mais reste à une distance égale de nous deux. Même chose sur le plan vertical. Je suis à moitié surprise quand lui se met à le déplacer et que c’est à moi de contrebalancer plus fort.
C’est… frustrant. J’ai très envie de forcer, de tenter un coup sec, au moins pour le déstabiliser, mais ce serait contraire à l’exercice et contre-productif. Alors j’essaie d’affirmer mon emprise sur l’objet, d’en prendre le contrôle total, mais c’est plus difficile que je ne le pensais. Dû à un défaut de concentration, je perds quelques centimètres, ce qui me fait pousser un faible grognement. Je… je ne peux pas me permettre de rester sans rien faire ! Pas… pas ici ! Pas devant eux !
Je redouble d’efforts et regagne mes centimètres plutôt rapidement, que je reperd progressivement quand Kanos augmente la force avec laquelle il tire le gant. Je me concentre plus fort, tout en réfléchissant à une manière de le faire fléchir. Quelques instants plus tard, le gant est au point mort : il ne bouge plus. Il frémit toujours, montrant une lutte pour sa possession, mais ne se décide pour aucun côté.
Je ne peux dire combien de temps nous restons comme ça, en y allant chacun de plus en plus fort. Une minute ? Trois ? Cinq ? Dix ? Peu importe, cela me semble être une éternité. Cependant, je remarque à un moment que je reçois moins de résistance… Il faiblit ? Ou j’y vais trop fort ? Il fait exprès ? Incertaine, je décide de garder le gant en place, mais me rend bien compte que j’ai de plus en plus d’aisance à le contrôler. Pour en être sûre, je demande à l’objet de venir vers moi, et ô surprise : il approche ! A un rythme régulier mais lent, parcouru de spasmes qui le font parfois reculer. Mais il avance tout de même. Plus il s’approche, plus les “à coups” augmentent en fréquence, manquent de me faire “lâcher”, mais j’essaie de tenir bon. C’est trop beau. Jusqu’au moment où…
Je sens une matière toucher ma main. Je la ferme par réflexe. Les pressions s’annulent. Le gant est dans ma paume. L’exercice semble fini, bien que je ne sache pas si je l’ai bien réussi, ou non. -
Post n°8
Auteur : Kanos« Le violet signifie… le contrôle. L’équilibre. Ceux qui manient ces armes savent tirer parti de tous les aspects de la Force, mais ils doivent d’abord passer maître dans l’art du contrôle de soi. »
Tous les aspects de la Force ? Contrôle de soi ? Est-ce qu’il était en train de sous-entendre que…
« Le pouvoir qu’ils tirent de la Force est puissant, mais il est aussi dangereux. D’abord pour les autres, mais aussi pour celui qui la manipule. Kanos, en manipulant de tels cristaux, tu t’exposes au devoir de garder le contrôle sur toi-même. Ceux qui brandissent des sabres violets sont souvent liés de près ou de loin au côté obscur... Du point de vue des Jedi, tout du moins. »
Lié au côté obscur ? En entendant cela, le regard du Correlien devint plus grave. Il regarda son sabre-laser avec une autre forme d’intérêt. Moins engageant, mais il n’avait plus le choix.
Corvel de son côté soupira quelques secondes avant de reprendre.
« Il faut dire que le côté obscur est défini par des caractéristiques précises, mais est-ce un mal de l’utiliser pour faire le bien ? C’est une question ayant été sujette à de nombreux débats, depuis quelques mois. Quoi qu’il en soit, une chose est sûre : il a un effet très négatif sur l’esprit. Savoir exploiter ses sentiments est la base de son pouvoir. Et, même si tous les sentiments ne sont pas négatifs, il en faut peu pour transformer la plus pure des intentions en… désir meurtrier. »
Kanos avait une idée de quoi voulait parler son mentor. Quand il utilisait la colère comme émotion, il avait remarqué que son affinité avec la Force semblait plus… Efficace, mais plus violente également. Mais est-ce que cela pouvait l’influencer à ce point ? Il sentait quelque chose de méfiant en Corvel. Il serait surveillé, et très certainement encore plus qu’auparavant. Mais il ne le décevrait pas. Cependant, son mentor n’en avait pas encore terminé puisqu’il reprit la parole.
« Voilà ce que me raconte ton arme, Kanos. Ton lien avec la Force n’est ni tout blanc, ni tout noir. Et si tu souhaites en exploiter tous les aspects, il te faudra gagner en maîtrise de toi-même. Le côté obscur est puissant, incroyablement puissant, même. Sa voie semble plus facile, plus attrayante, mais ses conséquences sont terribles pour la santé mentale de ceux qui s’empruntent. Les meurtres ne leur paraissent plus si horribles, les sacrifices dispensables deviennent un jeu, un passe-temps. A leurs yeux, la vie perd de sa valeur et seul de profit personnel prévaut. Alors, ils deviennent nos cibles. Pour le bien du plus grand nombre. »
Ni tout blanc, ni tout noir. Sur le coup, cela lui semblait évident. Le monde n’était pas divisé en deux avec d’un côté les gentils et de l’autre les méchant. Il n’y avait que les imbéciles et les enfants pour croire à ce genre de chose. Lui-même était bien placé pour savoir cela.
Explorer les aspects de son lien avec la Force… Il verrait cela en temps voulu. Il sentait que l’opportunité se présenterait d’elle-même. D’abord, il devra se concentrer sur la maîtrise de lui-même. Mais il aura très certainement besoin d’un coup de main pour cela car si la chose lui est déjà bien plus facile qu’auparavant. Cela ne veut pas dire que sous la pression il ne risquerait pas de craquer.
Mais pour cela, il faisait confiance à ces collègues pour lui remettre les idées en place. Une bonne claque dans la figure pouvait faire des miracles par moment. Le garde vit alors son mentor regarder avec une certaine insistance Aikin puis reprit d'un ton laissant une pointe d’appréciation.
« Ceci dit, tu reviens avec une bonne arme. Un sabre qui saura vous protéger, toi et la république, je n’en doute pas. Gérer un tel cristal a dû te demander du travail et tu peux être fier. »
Kanos ne pu réprimer un petit sourire gêner et satisfait. La construction du sabre avait été plutôt rapide. Mais n'en avait pas été pour autant une partie de plaisir. Son mentor se rapprocha alors un peu et observa le sabre sous différents angle avant de laisser poindre un petit sourire discret. Un petit sourire satisfait et fière.
« Tu peux l’éteindre, tu auras d’autres occasions de t’y habituer. Pour l’instant, j’ai besoin de toi pour tester la filleule de la lieutenante. »
Tester la filleule ? Sérieusement ? Il ne savait pas du tout ce que serait le test, mais déjà il avait peur d’être ridicule et d’échouer lamentablement. Tandis que la Lieutenante intervint, il rangea son sabre sur sa ceinture tout en regardant du coin de l’œil la Miraluka. Rapidement, Ranto leur demanda de faire venir à eux un gant. Mais ils s’affronteraient pour l’attirer vers chacun. Et cela devait être progressif. Oui, il voyait ce qu’il devait faire mais il n’avait aucune idée de quoi s’attendre avec son "adversaire".
Les deux filleuls se placèrent alors l’un en face de l’autre avec le gant à mi-distance. Quelques secondes passèrent puis le Colonel donna le signal. Le Corellien ferma alors les yeux et se sentit être connecté à la Force, son esprit se concentrant sur le gant qui ne tarda pas à s’élever dans les airs. Mais quelque chose était différent. Il sentait –non il voyait- que Aikin était également en train de se connecter au gant. Aikin tenta de déplacer le gant mais le Corellien ne le laissa que le bouger de haut en bas et de droite à gauche. Cela lui permettait de jauger son adversaire et voir sa compétence, il sentait une certaine crainte venant de la part de son adversaire. Un manque de confiance. Peut-être qu’il lui fallait un électrochoc ?
Le jeune homme à la cicatrice commença alors à lentement attirer le gant vers lui, voulant faire réagir la Miraluka qui ne tarda pas réussir à stopper le gant dans son mouvement. Et soudainement le gant se mit à avancer vers la Miraluka de quelque centimètre, revenant ainsi au point de départ. Ainsi elle avait des ressources ce qui fit sourire intérieurement Kanos qui ne put s’empêcher de l’encourager mentalement.
Il augmenta alors sa concentration et tenta d’attirer le gant vers lui de manière plus forte, et le gant repartie vers le Correlien, cette fois la filleule de la Lieutenant parvint à le stopper plus rapidement… Et le gant resta au point mort. Kanos tenta alors de l’attirer vers lui, mais en vain. Augmenta petit à petit la puissance qu’il y mettait il commença à fermer plus fort les yeux et à tenter de l’attirer vers lui par coup rapide… Cela ne fonctionnait pas. Pire : la Miraluka parvenait désormais à ramener le gant vers elle avec une impressionnante aisance. Et le garde se retrouva rapidement à utiliser toute ses forces pour tenter de ramener le gant. En vain.
Au bout d’un duel qui dura il ne savait pas combien de temps, il relâcha son étreinte quand le gant fut dans la main de la Miraluka.
Puis il ouvrit les yeux, croisant les bras avec un regard à la fois impressionné et approbateur. Poussant un léger sifflement stupéfait et admirateur. Il n’avait pas besoin de dire quoi que ce soit. Le résultat était là. Aikin était bien plus puissante dans ce genre d’exercice que lui ne l’était. Sa seule chance avait été au départ quand elle semblait ne pas avoir un contrôle complet sur le gant, mais cela aurait été contraire à l’exercice.
Dans tous les cas, il pouvait sentir que cette Femme avait plus de Force qu'elle ne le laissait paraître. Mais visiblement vue son aspect légèrement étonné, elle ne s'en rendait pas compte. Peut-être qu'elle était également une prodige un peu comme lui? Lui parvenait à maîtriser plutôt rapidement la Force mais se débrouillait surtout bien avec un sabre-laser. Qui sait: peut-être qu'elle serait son opposé? -
Post n°9
Auteur : Lyzs
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Ranto Corvel ------------------------------- Aldia Enor
Colonel de la GR ------------------------ Lieutenante de la GR
— Hah ! S’exclame Adia.
La lieutenante a du mal à se retenir : sa joie l’emporte. Victoire ! Sa filleule est la plus douée ! Parfait ! Absolument parfait ! A ceci près que l’air sévère de son supérieur la ramène d'un seul coup sur Coruscant. Elle reprend alors une posture plus droite et s'éclaire maladroitement la gorge derrière son poing. D’un bref et furtif regard, elle demande à Corvel de passer l’éponge pour cette fois. Il soupire.
— Bien... Lumaes, ça va sans dire : vous avez des capacités.
Il s’appuie contre son et baisse le menton, mécontent. Il fixe son filleul du regard pendant quelques secondes. Aldia, elle, sent comme un malaise…
— Je ne m’attendais pas à cette issue, je te sais plus doué que ça. Lumaes a des facilités mais toi, Kanos, tu as encore des problèmes avec le contrôle. Tu ne pourras pas juste exploser le moment : il te faut être régulier. Tes entraînements aux arts martiaux et au sabre t’aideront peut-être à te canaliser...
Doucement, le malaise d’Enor s’estompe. Corvel est peut-être son supérieur à présent, mais qu’il est bon de le voir contrarié ! Celui-ci, d’ailleurs, reprend d’un ton strict :
— Vous deux, vous avez du potentiel. Vous n’avez juste pas la même manière de l’exploiter.
Il lance un regard assassin à la lieutenante. Cette peste doit être en train de jubiler intérieurement, c’est sûr ! Enfin, tant pis…
— Voilà le plan : comme ce serait du gâchis de vous faire suivre un cursus classique, vous prendrez tous les deux des leçons particulières sur la vie militaire, sur l’utilisation de la Force et le maniement des armes.
Aldia lève un sourcil, perplexe. Elle inspire comme si elle voulait parler, mais elle n’ose pas couper la parole. Heureusement, ses mimiques exagérées incitent le colonel à se faire violence pour s’interrompre et la laisser s’exprimer :
— Oui, lieutenante ? Lâche-t-il, las.
— C’est que… Si on procède ainsi pour ces deux-là, nous devrons faire pareil pour les prochains. Hm… Nous risquons de vite tomber à cours de personnel.
— Ça ira, les professeurs sont nombreux. Ce n’est pas comme si on en recrutait à la pelle, des comme vous. Affirme-t-il en regardant les jeunes gardes. Et ne prenez pas la grosse tête, sinon je vous ferai revenir à la réalité moi-même. Bref, allons au but : quand vous serez prêts, vous serez amenés à travailler ensemble. Alors, faites connaissance comme il se doit.
Il se redresse et toque contre son bureau de verre, pour bien capter l’attention de tout le monde.
— Kanos, tu as déjà une certaine expérience. Tâche d’en faire profiter Lumaes.
Et voilà ! Notion de hiérarchie implicite : instaurée. Aldia n’a pas son mot à dire et Furkou a le dessus dans le duo, un point c’est tout.
— Vos instructions et programmes vous seront communiqués dans l’heure.
D’un salut négligé, il les invite à sortir. Enor, elle, vient reprendre le gant avant de laisser sa filleule partir. Elle n’affiche aucune expression : le dernier coup de Corvel a fait mal à son ego. Ah, le fourbe ! -
Post n°10
Auteur : AikinLa réaction d’Aldia me surprend, me fait avoir un léger sursaut. Je ne m’y attendais pas, et ne sais pas si je dois être fière ou inquiétée. Elle regarde l’homme, se racle la gorge et reprend une posture plus standard. Le Colonel prend la parole, me regarde :
— Bien... Lumaes, ça va sans dire : vous avez des capacités.
J’hoche maladroitement de la tête, comme pour acquiescer. Je me sens mal à l’aise. Le Garde a l’air sévère, quoi… peut-être plutôt mécontent ? Envers qui ? Son filleuil ? Aldia ? Je choisis de rester la plus neutre possible, de ne pas faire de vagues. Il reprend la parole, en direction de Kanos, cette fois. Il lui indique des problèmes de contrôle, qu’il lui faut trouver une régularité… Il continue en nous déclarant que nous avons du potentiel, et que de ce fait nous allons suivre un cursus différent des autres.
Différent ? Différent à quel niveau ? Nous allons être séparés des autres gardes ? Ou alors nous allons recevoir un entraînement plus ardu ? Plus strict ? Des scénarios se créent dans ma tête, chacun plus éreintant que le précédent. Aldia intervient, et Corvel précise que notre entraînement portera sur la vie militaire, l’utilisation de la Force, et le maniement des armes. Les armes ? Cela signifie… un sabre laser ? J’ai un frisson d’angoisse. Comment vais-je faire, moi qui n’ai aucune compétence au corps-à-corps ?
Le militaire met un point d’honneur à ce que nous restions humbles, et que nous ferions bien de faire connaissance, puisque nous allons être amenés à travailler ensemble. Faire connaissance… Aïe… Je n’ai jamais été douée dans les relations sociales… Enfin, quand j’étais petite, si. Mais cela disparaissait assez vite, ou était très superflu. Et en grandissant, je me suis plus isolée dans la lecture que me suis ouverte au monde… C’est déjà un miracle de n’avoir fait aucune bourde jusqu’ici… Misère…
Le militaire conclut en invitant Kanos à me partager à l’avenir son expérience déjà acquise, et elle sera peut-être la bienvenue. Il semble s’y connaître en sabres. Son conseil sera certainement éclairé, adapté. Indiquant que nos instructions et programmes seront communiqués bientôt, il nous demande de sortir. Je salue maladroitement, toujours un peu gêné, puis sort d’un pas un peu rapide, précédant Kanos. Ce dernier me rejoint, et propose que nous allions à la salle de repos des gardes en attendant nos instructions. Ne sachant pas quoi faire d’autre, et préférant rester avec lui, j’accepte et le suis silencieusement sur le chemin.
La salle de repos était beaucoup plus peuplée qu’à ma dernière visite, fin de matinée oblige. Nous perdons quelques minutes pour trouver deux places libres, et nous installons. Le silence s’installe quelques instants, durant lesquels j’observe plus attentivement mon acolyte. J’ai déjà remarqué durant le trajet qu’il est plus grand que moi, mais vu de près semble un peu musclé que moi. Cela ne m’étonne pas, n’ayant jamais pratiqué en grande quantité des exercices dans ce but moi-même. Ses pupilles sont d’un gris d’acier, les traits de son visages fins. Cependant, quelque chose contraste avec ce visage plutôt harmonieux en lui-même : un grand “X” le barre, se croisant un peu au dessus du nez. Curieuse, et me rappelant le souhait du Colonel à ce que nous fassions connaissance, je brise le silence :
— Kanos ? Comment avez-vous...
Je m’arrête, réfléchis. Dois-je le tutoyer, ou le vouvoyer ? Je n’y avais pas réfléchi au préalable, et me voilà comme une idiote, avec son attention, et toute silencieuse ! Devant prendre une décision rapide, je choisis la voie du risque :
— Comment as-tu eu cette cicatrice ? Si ce n’est pas indiscret, évidemment... -
Post n°11
Auteur : KanosLe petit cri de joie de la Lieutenante quand sa propre élève remporta le petit duel énerva légèrement le Corellien. Qu’est-ce qu’elle pensait que c’était ? Une compétition ? Un jeu ? Une revanche sur le fait qu’il possédait son sabre et qu’Aikin n’en avait pas ? Ou bien c’était une compétition contre Ranto ? Une petite partie de lui pouvait comprendre l’aspect compétitif mais… Une grande partie de cela trouvait cela absolument puéril. Une chose qui n’avait aucunement sa place lors de test de compétences. Cependant à sa petite satisfaction personnelle, il remarqua un regard de son Mentor qui vint remettre à sa place la Lieutenante un peu trop joueuse de son propre goût. C'était agréable de la voir être grondé furtivement telle une enfant.
Cependant, sa réaction l'avait également énervé pour une autre raison. Il sentait qu'en théorie il aurait dû l'emporter, et il savait exactement d'où venait le problème. Il ne pouvait pas utiliser la Force à pleine puissance sur de long moment pour l'instant. Et cela contribuait à l'énerver encore plus... Mais son énervement facile lui faisait également peur. Depuis qu'il avait récupérer les Cristaux, il sentait quelque chose d'étrange en lui. Quelque chose attendant son heure pour se manifester. Quelque chose qu'il attendait avec impatience mais avec appréhension. Il n'aurait pas su dire pourquoi, mais il pouvait sentir qu'un déclic particulièrement important allait bientôt se produire. Peut-être que son mentor pouvait le sentir également, mais cela lui semblait peu probable tant il était occupé par ses nouvelles fonctions.
Ce qu'il espérait était que qu'il se passe lui soit bénéfique et puisse l'aider par la suite.
Ranto eu alors un petit soupir et complimenta rapidement l'élève de la Lieutenante avant de réprimander le Corellien qui s'était déjà mentalement jurer d'essayer de compenser cela. Et de travailler ses défauts.
Le Colonel expliqua alors que ils suivraient alors une formation particulière et seraient mis ensemble.
*Encore un régime particulier, d'abord être pris comme Filleul, ensuite être envoyé directement dans les groupes d'élites, puis une formation personnalisé?* Ne put s'empêcher de penser Kanos. La quantité de traitement personnalisé qu'il recevait bien que réjouissant vue que cela lui permettrait de mieux apprendre ne lui faisait pas non plus totalement plaisir. Est-ce que cela voulait dire qu'il serait séparé du groupe de Jack? Tout comme il avait été séparé du groupe de Lya'na? Et est-ce qu'un tel traitement ne risquait pas de créer des tensions entre lui et les autres? La jalousie pouvait se créer pour de multiples raisons après tout. Pourquoi pas: même son sabre violet pouvait créer une certaine jalousie
La Lieutenante sembla alors s'opposer à l'idée et son argument fut aussitôt repoussé par Ranto -de nouveau emplissant Kanos d'une certaine satisfaction, il avait toujours cette petite rancune vis à vis de sa moquerie-.
Finalement, ce fut conclu. Aikin et lui seraient en Duo.
Chose par contre auquel il ne s'attendait pas en revanche, il était apparemment considérer comme le "leader" du Duo de par sa plus grande "expérience". Certes il avait effectué une mission officiel et une moins... Officiel. Mais est-ce que c'était réellement suffisant?
Aussitôt, il sentit en lui un nouveau stress. Une appréhension, est-ce qu'il serait à la hauteur? Il le devait. Mais il n'aimait pas être même à un degré minimum considérer comme "Chef de Groupe", il était plutôt du genre suiveur que suivi.
Ils furent alors invités à sortir et après un rapide salut, le duo se retrouva dehors. Et la le jeune garde proposa tout simplement.
« Bon... On va en salle de repos ? »
Sans un mot, la Miraluka accepta et le suiva. Toujours silencieuse et visiblement mal à l'aise -tout comme lui-.
Rah, il devait dire quelque chose. Débuter une conversation, faire connaissance. N'importe quoi mais briser le silence!
Il n'osa pas le faire et finalement ils arrivèrent à la salle de repos qui était plutôt remplie. Cependant, aucun signe de Jack, Mano, ou les autres. Bah, ils devaient être à une autre salle de repos ou bien repartie en entraînement.
Et R2 devait être avec eux, ou bien dans sa chambre à l'attendre en mode veille. Ce droïde était franchement patient avec lui. Il passait le plus clair de son temps à récolter des informations et à l'attendre... Quand il ne jouait pas au Paazak sur un petit simulateur.
Ils étaient désormais assis l'un en face de l'autre et finalement Aikin fut la première à briser le silence.
« Kanos ? Comment avez-vous... »
Elle s'arrêta un instant, semblant hésitez. Déjà il prit note de lui dire qu'elle pouvait le tutoyer.
« Comment as-tu eu cette cicatrice ? Si ce n’est pas indiscret, évidemment... »
Elle était passée du vouvoiement au tutoiement d'office. Un risque qu'elle prenait? Bah. Il n'était absolument pas déranger par cela, mais il sentait qu'elle était mal à l'aise. Sa question ne le surprit pas réellement, mais le fait qu'elle puisse voir sa cicatrice malgré son absence d'yeux l'interrogea.
Il resta silencieux quelques secondes puis eu un petit sourire.
« Déjà, pas de soucis pour me tutoyer. » Dit-il avec un petit ton rassurant, il nota qu'il se sentait tout de suite plus à l'aise. Et reprit aussitôt.
« Ensuite, j'ai eu cette cicatrice sur Félucia. Ma première mission avec la Garde il y a une petite semaine. On a été envoyé en territoire Séparatiste pour capturer des Siths qui se trouvaient là-bas. Bah disons que moi et un collègue sommes tombés sur un Sith... Et que je l'ai affronté. A ce moment-là je n'avais qu'un electrostaff pour me défendre. Cela a été suffisant pour survivre, mais pas pour ne pas être touché. Il m'a touché deux fois au niveau du visage, et comme j'ai un petit problème médical, le bacta me soigne. Mais ne guérit pas nécessairement les cicatrices, ce qui fait que j'ai gardé la cicatrice. »
Il termina avec un petit sourire avant de reprendre.
« Enfin, désormais j'ai mon sabre-laser donc au moins à ce niveau-là je serais à arme égal avec le prochain Sith que je croiserais. Y'a vraiment rien de mieux qu'un sabre-laser pour affronter un autre sabre-laser. Enfin bref. Et toi? Comment t'es arrivé dans la Garde? » -
Post n°12
Auteur : AikinDès ma question posée, Kanos confirme que je peux le tutoyer. Même si, pour l’instant, nous nous connaissons à peine, je me dis que ça sera plus facile de nouer des relations ainsi, de sentir plus “proches”. Enfin, si je ne me mets pas à le vouvoyer à nouveau…
Il répond ensuite à mon interrogation. Une mission en territoire séparatiste ? Pour capturer des Sith ? Etrange, connaissant le passé de la confédération, qu’elle demande de l’aide à la République… Mais pourquoi pas, si ça a fonctionné.
Et il a… rencontré un Sith ? Des vieux souvenirs me font frémir, mais je me dis que… et bien, j’ai rejoint la Garde. Et la Garde sert la sécurité de la République. De ce fait, s’il faut affronter des Sith pour garantir la sécurité de la République… et bien je devrai. Sans ciller, sans fuir. Je me rassure en me disant que, d’un côté, il a bien survécu sans trop de séquelles à sa rencontre, et que d’un autre côté j’aurai progressé quand je le rencontrerai. Enfin, je l’espère…
Il a tout de même pu se défendre sans sabre. C’est déjà une belle prouesse. Il doit être largement plus doué que moi en tout. Le Colonel a dit que nous étions ensemble pour qu’il puisse me faire profiter de son expérience. Mais vais-je être capable de capitaliser sur ses enseignements ? Est-ce que je vais être à la hauteur ?
Je retiens aussi qu’il a parlé d’un Electrostaff, et que ça lui a permis de tenir en un contre un, et je me dis que ce n’est pas une idée aussi idiote que ça. Enfin, pour l’instant, je me débrouille au blaster, mais si on m’approche de trop près, je suis sans défense… Il faudrait peut-être que je me trouve une arme de corps-à-corps, au moins pour me défendre…
— Et toi? Comment t'es arrivé dans la Garde ?
Sa question me prend un peu à dépourvu, et il a dû le remarquer à cause de mon petit mouvement de recul. Je reste quelques instants muette, puis commence à exprimer des faibles « Euuuuuh » plus ou moins longs pour meubler le silence, puis arrive à me décider sur une réponse.
— Je… En fait, avant ça, je venais d’être renvoyée d’un travail que j’avais trouvé. Rapidement après, je me suis senti assez… inutile, je crois que c’est le mot. Du coup, j’ai cherché un moyen de me rendre “utile”. Un jour j’ai vu une affiche pour la Garde, étant sensitive. Ca m’a remotivée, j’ai passé les tests, et voilà… Tu sais où j’en suis maintenant.
Je ne sais pas si je l’avais dit suffisamment clairement ou avec l’entrain de quelqu’un appartenant à une unité d’élite, mais je ne me voyais pas le formuler autrement sans être hypocrite. En fait, des fois, je me demande si j’ai fait le bon choix, si je suis bien à ma place. Selon le Colonel et la Lieutenante, j’ai du potentiel, mais est-ce que c’est mon devoir de l’exploiter ?
Nous sommes “interrompus” dans notre discussion par un droïde qui nous rejoint à notre place. Il ressemble à celui d’Aldia, mais je ne peux pas affirmer que ce soit le même. Le droïde nous remet chacun un datapad, comprenant des programmes d’entraînement pour la semaine qui arrive. et nous commençons dès cet après-midi par un entraînement aux armes de corps-à-corps.
Quelques heures plus tard, nous nous retrouvons dans un gymnase, où nous attend un garde Républicain gradé, notre professeur apparemment. D’après son apparence, un humain, dans la quarantaine, plutôt musclé, assez enjoué. Il semble prendre plaisir à enseigner aux autres et prend la chose à coeur. Il se présente, puis nous présente le programme. Il va d’abord juger notre niveau à armes d’entraînement contre lui, puis nous mettre l’un contre l’autre, corrigeant nos erreurs. Sans surprise, j’ai des résultats très moyens, pour ne pas dire médiocres, que ce soit avec une lame, un electrostaff… J’essaie d’imiter les gestes de Kanos, de varier les coups, mais mes gestes sont lents, et ma jambe altère ma mobilité. Même dans mon faible niveau, je me trouve plus efficace statique, défensive, qu'agressive. Et encore…
Plus tard, le professeur décide de nous faire passer à l’entraînement au sabre laser. Au sabre ? Il ne va quand même pas… Comme s’il lisait dans mes pensées, il précise que nous allons utiliser des sabres d’entraînement, à puissance très réduite. Cela me rassure un peu, bien que ma crainte soit infondée dès le départ : il n’y a aucune raison pour que la Garde estropie ses recrues dès l’entraînement.
Moi n’ayant jamais touché un sabre, le professeur reprend toutes les bases : comment allumer le sabre, comment le tenir… Il donne quelques mouvements simples à faire, et nous laisse nous entraîner sur des mannequins.
Sabre en main, je reste quelques instants immobiles, sans rien faire. C’est un sabre d’entraînement… Il n’y pas de risque de blessures… Je n’ai pas à avoir peur, j’ai le droit d’échouer… J’ai…
Je repense à Kanos. Lui n’a pas peur de son sabre, et en est même plutôt fier. Je ne peux pas me permettre de rester sans rien faire, surtout avec un sabre d’entraînement. Si je bloque déjà sur un sabre d’entraînement, comment ferai-je quand j’aurai un vrai sabre, en mission avec d’autres gardes ? Je ne pourrai pas me permettre de les décevoir.
Je me décide enfin à allumer le sabre. La lame sort vite, comme sur le “vrai” sabre de Kanos, mais j’essaie de ne pas me laisser surprendre. La lumière vibre doucement, comme paisible, inoffensive. Fait inattendu : le sabre ne pèse pas plus lourd allumé que éteint. C’est logique, puisque ce n’est que de la lumière, mais il va absolument falloir que je maîtrise mes mouvements, que je maîtrise l’arme si je ne veux pas me blesser. Encore une fois, le professeur me place contre Kanos. L’arme étant plus légère, je me débrouille un peu mieux, mais toujours rien de faramineux. Même si mon adversaire y va doucement, il me bat sans grand soucis. Voyant ce résultat, le militaire utilise sa pédagogie pour nous conseiller, nous corriger, mais le résultat reste inchangé au duel suivant, bien que nous ayions un peu progressé. Satisfait pour le moment, il décide de nous faire essayer le renvoi de tirs. Il approche une petite machine, qui doit nous tirer dessus à intervalles irréguliers et la place à une bonne distance. Une fois que je suis prête, il l’enclenche.
Je vois le tir quitter le canon de la machine et se diriger vers moi. Il approche vite. Très vite. Par pur réflexe, je lève mon arme, ce qui dévie par chance le tir, et le renvoie un mètre devant moi, au sol. Je n’ai pas le temps de me rendre compte de ce que j’ai fait qu’un deuxième tir arrive, visant ma jambe, et je le pare au dernier moment. Cependant, mes mouvements étant trop larges, je me prends un tir à l’épaule. La puissance de l’arme a été largement diminuée, et je ne ressens qu’un petit picotement dérangeant, mais cela montre bien que je dois encore beaucoup progresser. Reprenant ma concentration, je continue l’exercice, alternant réussite et échec, progressant petit à petit sous les conseils du professeur, qui prodigue également son savoir à Kanos, qui a commencé le même exercice non-loin de moi.
Beaucoup de temps plus tard, nous nous arrêtons. Je suis… crevée, il n’y a pas d’autre terme. Le renvoi de tir demande beaucoup plus d’efforts et d’énergie que je ne pensais, surtout vers la fin où je redoublais d’efforts pour en parer le plus possible. On m’explique que c’est parce que je vais de trop grands gestes, mais que cela viendra avec l’entraînement.
Nous sommes ensuite libérés pour le reste de la soirée, mais je ne compte pas vraiment faire autre chose que prendre un repas, une douche, et dormir. Si tous nos entraînements de la semaine sont aussi fatigants, il va falloir être en pleine forme... -
Post n°13
Auteur : KanosPetit mouvement de recul quand le Corellien lui posa la question. Il nota la petite gêne et ne donna pas de signe comme quoi il l’avait remarqué, après tout elle était encore tendue et cela n’aurait pas servie à grand-chose de le lui faire remarquer. Il considérait qu’elle devait tout simplement se faire à sa présence, chose qu’il avait réussi à faire dès l’instant où elle avait commencé à parler. Ce qui l’avait rassuré car il avait eu peur d’être en permanence gêner. Cependant, il était tout de même inquiet sur si il pourrait l’aider correctement. Elle commença alors à parler d’un ton assez mal assuré, sans compter les techniques de meublages de discussion qu’elle tentait d’utiliser pour détruire le silence.
« Je… En fait, avant ça, je venais d’être renvoyée d’un travail que j’avais trouvé. Rapidement après, je me suis senti assez… inutile, je crois que c’est le mot. Du coup, j’ai cherché un moyen de me rendre “utile”. Un jour j’ai vu une affiche pour la Garde, étant sensitive. Ça m’a remotivée, j’ai passé les tests, et voilà… Tu sais où j’en suis maintenant. »
Il acquiesça avec un petit sourire. Ainsi elle avait perdu un travail juste avant. Il ne savait pas quelle genre de travail c’était mais il n’avait pas besoin de le savoir, et elle ne s’était pas intéresser à son passé. Comment prendrais-t-elle le fait qu’il était un ancien contrebandier ? Il se dit que ce serait plutôt marrant de voir sa réaction en temps voulue –et il se nota à lui-même qu’il devrait recontacter ses amies sur Correlia pour avoir quelques nouvelles. Mais il s’est aussi juré de ne s’y rendre qu’une fois qu’il sera un garde disposant de son propre vaisseau. Les navettes de transports publics… Ce n’était pas trop pour lui.
Avant qu’il ne puisse répondre, un droïde vint alors les chercher, et l’entraînement commença quelques heures plus tard. Ils furent alors amenés devant un instructeur et pour Kanos ce fut de nouveau l’entraînement auxquelles il était déjà désormais un peu habitué, test contre l’instructeur qui le jugea avec plusieurs armes au corps à corps et ce dernier put constater que oui, Kanos savait tenir une épée du bon côté et savait s’en servir relativement correctement. Et bien qu’il ne parvienne pas à prendre l’avantage sur l’instructeur, ce dernier le complimenta à bien des égards. Notamment sur son sabre-laser qu’il eut l’occasion d’utiliser.
Tout d’abord, ce fut lors d’un entraînement contre Aikin et le garde se félicita intérieurement d’avoir réussi à installer un dispositif permettant de réduire la puissance de sa lame pour les entraînements. Cependant, Aikin ne parvenait pas à faire grand-chose. Le Corellien pourtant essayait quand c’était à son tour de télégrapher ses attaques pour qu’Aikin puisse parer, mais cela restait un exercice difficile pour elle. Finalement au bout d’une trentaine de minute, l’instructeur décida d’arrêter cette partie de l’entraînement et passa à la déflection de tirs. Tout comme avec le précédent instructeur, Kanos parvint plutôt aisément à parer les premiers tirs et eu les difficultés quand il s’agissait de parer de véritable rafale continue.
Finalement après une dure journée, l’entraînement fut enfin terminé et le Duo se sépara. Chacun partant dans ses quartiers pour se préparer pour le lendemain.
Après une bonne douche, le garde repartit rapidement vers une salle de repos où il savait qu’il retrouverait Jack et les autres. Ce fut l’occasion d’échanger ce qu’il s’était passé et montré le sabre-laser dont son collègue avait déjà fait mention au groupe et avait créé l’anticipation.
En arrivant dans son dortoir, il fut interrompu dans sa marche par R2 qui attira son attention, puis l’astromech activa un Holograme et passa un message.
L’homme à l’intérieur de la projection était visiblement vieux, avec encore quelques touffes de cheveux blancs sur son crâne ridé, mais ses yeux paraissaient plus vivant que jamais.
Il portait une toge sur lui et tenait dans sa main un bâton.
En voyant cette homme, le cœur de Kanos manqua un coup et un grand sourire suivit aussitôt d’anxiété le prit.
« Salutation petit-fils. » Commença-t-il d’un ton grave et solennel. Son visage était froid et impassible… Et aussitôt devint chaleureux et son ton changea.
« Désolé de pas utiliser le papier, mais j’ai préféré te faire parvenir cette nouvelle directement via Holo’. Le Vic Viper n’a pas pu être réparé, donc notre groupe va être sans moyen de transport pendant quelque temps. Rien de grave, on cherche sur les différents sites de ventes sur la planète où l’on pourrait trouver son remplaçant : le Vic Viper II. On a Toshiro qui aurait vu un endroit où l’on pourra possiblement acheter un YT-2000, donc un peu différent du 1300 mais te connaissant, tu pourras le piloter sans soucis. Sache que tout le monde va bien, HK à toujours envie de saccager mon petit centre d’auto-défense et de laminer les clients, mais il se contient. Quant aux autres et bien rien à signaler.
Inutile de répondre à cette Holo, je te fais confiance pour savoir que tu passeras un jour nous voir. J’ai confiance en la Force… Mais tu en connais probablement plus sur la Force que ton vieux fou de Grand-Père hein ? »
Le message se coupa sur ceci et la dernière phrase de Amono fit éclater u court instant de rire le Corellien.
Vieux fou de Grand-Père, une insulte qu’il aimait bien se proférer envers lui-même. Kanos fut également soulagé, son Grand-Père sembla n’avoir rien contre le fait qu’il soit un Garde, pas plus qu’il ne lui tenait rigueur pour le passé.
Complètement éreinté et satisfait. Il se coucha, prêt pour la suite.
La suite se passa quelques jours plus tard, en plein entraînement. -
Post n°14
Auteur : AikinUne semaine s’écoule doucement suite mon premier entraînement en compagnie de Kanos. Les demies-journées alternent entre entraînement à la Force, au sabre, au tir, et éducation à la vie militaire. Je fus d’ailleurs étonnée de savoir qu’Aldia était notre professeur pour le tir et la Force. C’était rassurant, mais elle n’en était pas plus tendre pour autant, surtout en présence de Kanos…
La vie militaire était une bonne surprise, pour ma part. Histoire de la République, protocoles militaires, initiation à la stratégie. Ce fut très complet. Le professeur semblait expéditif, impatient au départ, mais s’est révélé pédagogue, fournissant des explications riches dès que nous fûmes à son rythme.
Pour ma part, j’ai l’impression d’avoir un peu gagné en forme physique et en capacité dans la Force. Je maîtrise mieux les objets, ou parvient à les envoyer avec plus de puissance. L’entraînement paie, il faut croire. J’espère juste ne pas avoir à les utiliser de sitôt.
Notre dernier entraînement est un entraînement au sabre. L’instructeur souhaite voir à quel point nous avons progressé, et pour ce faire choisit de nous placer l’un contre l’autre. Un duel au sabre d’entraînement. Face à face.
J’allume ma lame. Une douce lumière verte sort de la petite poignée. Je n’ai plus peur. Je me suis habitué au bruit lorsqu’elle sort, à son faible vrombissement indiquant qu’elle est allumée, sa lueur si particulière, belle et en même temps mortelle à plus forte puissance. Mais ici, je ne crains rien. Ce n’est qu’un entraînement.
Kanos se met en posture. Je fais de même. Une posture défensive pour ma part, basée sur mes quelques connaissances de Soresu. Cela m’est venu plutôt naturellement. Je ne peux pas me permettre d’attaquer comme Kanos à cause de mes limitations physiques, alors je suis partie sur la contre-attaque. J’attends son erreur, et “punis”. Le seul problème est que je n’arrive pas à lui faire provoquer d’erreur, ou alors je m’y prends maladroitement et n’arrive pas à en profiter. A ce niveau là, je manque encore d’entraînement. Mais pour une semaine d’entraînement, je trouve mes progrès plutôt bons. A voir si c’est de l’avis de l’instructeur, donc.
Kanos commence à marcher devant moi, tracer un cercle. Il me jauge, il me juge. Il connait ma façon de faire, et je connais plus ou moins la sienne. Il sait mes points faibles, et il va certainement les exploiter.
Il commence sur un coup vif, droit, que je pare avec un peu de retard, ce qui m’oblige à faire un pas de côté pour éviter complètement la frappe. Il enchaîne sur plusieurs petits coups, je pare et l’interromps en faisant un arc de cercle large devant moi, ce qui l’oblige à reculer. Nous voilà revenus au point de départ.
Nous échangeons des coups pendant un bon moment ainsi, allant d’avant en arrière. Un spectateur verrait bien que c’est plutôt Kanos qui impose le rythme, mais il n’arrive pas vraiment à percer. Et quand il le fait, j’arrive à éviter la lame, soit par réflexe, soit parce que Kanos retient ses coups. Mais, concentration sur l’arrêt de sa lame, je ne perds pas de temps dans ce genre de réflexions et continue à échanger des coups avec Kanos.
Encore une fois face à face, Kanos s’approche, préparant un coup de haut en bas, quand d’un coup, tout se brouille devant moi. Je lève les mains pour me protéger, mais rien n’y fait. Une lumière blanche, aveuglante m'assaille. Je porte mes mains à mon visage. Je suis toujours là, j’existe toujours, mais je ne vois rien. J’attrape moins voile : il est toujours là. Que se passe-t-il ? Je… Je… je ne vois rien ! Rien ! Je suis aveugle ! Non !
Ma vision partie pour quelques instants, je perds notion de l’espace, titube, tombe en arrière, atterrit sur les fesses, sans me rendre compte que j’ai enlevé mon voile dans ma chute. Je tourne ma tête à droite, à gauche, rien ne change : je suis perdue dans un univers de blancheur. J’entends toujours des voix, mais je suis trop perturbée pour les déchiffrer. De peur, je m’en écarte, toujours au sol.
Quelques instants plus tard, des formes éloignées reviennent. Je discerne le fond du gymnase, les râteliers… Le professeur est là, mais semble alerte. Kanos également, à moins que ça ne soit autre chose. Mon environnement proche me revient, mais des rais de lumière blanche lézardent toujours mon espace lointain. J’essaye d’en observer la source. Je la repère, la regarde. C’est comme si une étoile était née dans les plus hauts étages du quartier général de la Garde Républicaine. Mais je ne discerne rien d’autre. Et, quelques instants plus tard, la voilà disparue de nouveau. Que s’est-il passé ?
Je recouvre plus ou moins mes sens, mes esprits. Kanos est toujours au même endroit, plus proche du professeur que me moi. Cette intervention surnaturelle vient de m’infliger un douloureux mal de tête. Machinalement, je porte une main sur mon visage, et remarque avec effroi que mon petit voile n’est plus là. Alerte, je me rends compte qu’il est tombé, certainement là où je suis tombée au départ, proche de Kanos. Comme un animal apeuré, j’essaie de m’en rapprocher rapidement, me relevant pour trottiner en cachant mon visage, puis me rabaisse pour prendre l’objet. J’attrape le voile, essaye de le remettre, mais il ne veut pas rester en place. Par malheur, il est endommagé.
Je reste quelques instants à genoux, hébétée. C’était un cadeau de ma mère, et le voilà endommagé… Triste, je le range tout de même dans une poche, me disant qu’il faudrait d’abord le remplacer, puis le réparer, si possible. Dépitée, je me relève, révélant à Kanos et au professeur mon “vrai” visage. C’est un visage comme un autre, comme ils ont pu le voir les séances précédentes. A un détail près. En lieu et place de deux yeux, il n’y a rien. Juste de la peau au niveau des orbites humaines. On pourrait également remarquer quelques discrètes taches de rousseur, reliques de mon enfance. Gênée, j’essaie d’éviter leur regard, mais je ne peux pas vraiment me permettre de tourner le dos à l’instructeur.
L’instructeur, comprenant le caractère exceptionnel de la situation, nous déclare que notre duel était bien meilleur que le précédent. Il félicite Kanos pour sa maîtrise, mais lui rappelle qu’il peut encore progresser. Pour ma part, il m’indique que je me débrouille bien mieux qu’il y a qu’une semaine, et m’invite à continuer sur cette voie. Un peu surprise, et rougissant légèrement, j’acquisce d’un :
— O… oui monsieur ! Merci de nous avoir formé ! suivi d’un hochement de la tête approbatif.
L’homme nous adresse alors un grand sourire, et nous laisse le repos pour le reste de l’après-midi. Ne sachant pas quoi faire ni comment réagir, j’essaie de formuler une réponse, mais mes mots restent coincés dans ma gorge. Je choisis de regarder Kanos, attendant une réaction de sa part à toute cette suite d’événements. -
Post n°15
Auteur : KanosRespiration lente, yeux fermé. La petite boule métallique qui lui servait de projectile flottait devant lui tandis qu’il la manipulait tel un marionnettiste utilisant des fils invisibles, une deuxième sphère rejoignit la première, puis une troisième.
L’instructeur observait avec intérêt. Le but de l’exercice est que Kanos puisse gagner en contrôle de lui-même et mieux manier la Force.
Les trois cibles apparurent alors. Des cercles plats à distance dans plusieurs directions différentes, aussitôt les bras de Kanos se raidirent et le bras gauche partit soudainement en direction de la première cible tandis que le bras droit resta levé en l’air la main ouverte mais également raide.
Le première sphère partit en même temps que le bras et aussitôt après ce fut le bras droit qui se dirigea vers la seconde cible, la seconde sphère partie aussitôt. Le bras gauche se dirigea alors vers la troisième cible.
Troisième sphère partit, le mouvement n’avait duré que deux secondes, et les sphères touchèrent presque aussitôt les cibles avec un force suffisante pour les faire tomber à la renverse.
L’exercice continua de la même manière, avec de plus en plus de cible et de sphère. Pour terminer sur six sphères, et six cibles. Et enfin l’exercice final, une sphère pour six cible.
Pour Kanos, le même exercice fut alors refait avec cette fois son sabre-laser. L’exercice était qu’il puisse lancer son sabre-laser et le maintenir à la distance nécessaire pour toucher les cibles, et le maintenir en rotation constante.
Cependant, l’exercice se révélait extrêmement difficile, et après seulement deux tentatives –raté avec seulement la moitié des cibles touchées à chaque fois- ils furent autorisés à prendre une petite pause avant la suite.
Après la pause, ce fut un nouvel entrainement au sabre contre Aikin.
Elle avec un sabre d’entraînement bleu, lui avec son sabre-violet –qui attira les regards vers eux-.
Et comme à son habitude depuis qu’il avait rencontré Aikin, il lui laissait le temps de s’acclimater tranquillement à lui sans la laisser réellement le temps de respirer.
Il marchait autour d’elle en position offensive et commença par des petits coups rapides. La Miraluka failli être pris au dépourvu et fut contraint à de multiple reprise d’esquiver sur le côté. Elle parvenait à éviter les coups, mais c’était bien souvent de justesse et elle le savait. Il le savait également.
Il continua ses tentatives pour percer sa garde et contrairement à la première fois, Aikin parvenait à se protéger. Puis commença alors peu à peu à lancer quelques attaques. Mais dans l’ensemble, le Corellien continuait de la dominer.
Après quelques minutes, le Corellien décida de passer à la vitesse supérieure, mais au moment où il voulut attaquer. Quelque chose se produisit.
Visuellement, Kanos ne vit rien de différent. Mais intérieurement, il eut l’impression que sa tête avait brièvement explosé, qu’une tornade s’était déchaînée et c’était à peine s’il pouvait réfléchir. Cela ne dura qu’une seconde, mais ce fut suffisamment pour le stopper net dans son mouvement et couper sa lame. Les secondes suivantes furent plus calmes, mais il pouvait sentir quelque chose lui brouillant en permanence sa connexion à la Force, comme si elle était aspirée par quelque chose. Quelque chose qui venait de l’étage et si sa topographie des lieux étaient correct… C’était à proximité des quartiers de la Général.
Après les quelques secondes où ce phénomène se produisit, Kanos parvint peu à peu à retrouver ses sens et remarqua alors Aikin en difficulté. Commençant à s’en rapprocher, la Miraluka chercha son voile qui était apparemment tombé et ne parvint pas à le remettre, puis finalement se releva. Dévoilant son visage à découvert et ses yeux complètement vide. Le Corellien pu difficilement cacher sa surprise en voyant cela, il ne s’attendait pas réellement à voir cela et voir Aikin comme cela ne faisait qu’accentuer la différence physique. Il allait devoir rapidement digérer l’image.
L’instructeur les félicitas alors pour le duel, et leurs laissa le reste de la journée libre avant de partir.
Aikin le regarda alors et faisant fi de l’absence du voile le regarda également. Visiblement elle attendait qu’elle parle.
Il regarda alors la direction générale d’oû était venu le phénomène et lança la discussion.
« Je sais pas ce que c’était, mais j’ai dans l’idée que Monsieur Corvel sait parfaitement de quoi il s’agit. » -
Post n°16
Auteur : AikinKanos me répond, propose une solution. Monsieur Corvel… Ah, son mentor ! Oui, certainement, l’homme le plus influent de la Garde sait certainement ce qu’il s’est passé. Ou est sur le point de le découvrir. Enfin, c’est ce qui me semblerait logique, à moi, pauvre recrue.
Je ne réponds pas immédiatement, réfléchis à plusieurs choses en même temps. J’ai l’impression qu’il évite mon visage du regard. J’ai bien vu sa première réaction. Il doit me prendre pour un monstre, une abomination… Encore un autre qui me voit ainsi… Il faut vite que je me retrouve un bandage.
Mais qu’était ce… cette… explosion ? Vague ? Détonation ? Je n’arrive pas à définir le phénomène. C’était une lueur blanche, aveuglante. En tout cas pour moi. Cela m’a fait perdre presque tous mes sens, au moins momentanément. Est-ce que c’était prévu ? Est-ce que c’était volontaire ? Est-ce que c’était une attaque ? Est-ce que ça a affecté tout le monde de la même façon ? Malgré ma curiosité, je me dis qu’il vaudrait peut-être mieux de ne pas chercher à savoir maintenant. Peut-être que, si nous pouvons le savoir à un moment, nous le saurons, et nous apprendrons que ça n’était rien de grave. J’espère...
- Je… Je ne sais pas non plus ce que c’était, mais… c’était puissant, c’est sûr. J’ai été complètement aveuglée, complètement perturbée. C’était… dérangeant. Non, c’est trop faible. Je n’ai pas d’adjectif, mais… Ce...C’est comme si une étoile était née dans les étages supérieures, et qu’une immense vague m’avait percutée en même temps… Cela t’a fait le même effet ?
J’essaie de me tourner sur le côté pour éviter de le gêner, même si c’est compliqué tout en maintenant une conversation. Le regard est important dans la culture humaine, le visage l’est en général. Je ne peux pas fournir l’un, mais je ne peux pas être irrespectueuse en cachant l’autre. Alors j’essaie de rester de face, tournant ma tête sur le côté. J’essaie de masquer ma gêne, pourtant montrée par un mordillement nerveux de la lèvre inférieure.