Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

Aller directement au contenu
  • Accueil
  • Récent
  • Mots-clés
  • Populaire
  • Utilisateurs
  • Groupes
Habillages
  • Light
  • Brite
  • Cerulean
  • Cosmo
  • Flatly
  • Journal
  • Litera
  • Lumen
  • Lux
  • Materia
  • Minty
  • Morph
  • Pulse
  • Sandstone
  • Simplex
  • Sketchy
  • Spacelab
  • United
  • Yeti
  • Zephyr
  • Dark
  • Cyborg
  • Darkly
  • Quartz
  • Slate
  • Solar
  • Superhero
  • Vapor

  • Défaut (Aucun habillage)
  • Aucun habillage
Réduire
Logo

Star Wars RPG

  1. SWRPG
  2. Galaxie Principale
  3. Coruscant
  4. Quartier Général de l'Armée Républicaine
  5. Quartier Général de la Garde Républicaine
  6. Premières impressions.

Premières impressions.

Planifier Épinglé Verrouillé Déplacé Quartier Général de la Garde Républicaine
21 Messages 1 Publieurs 30 Vues 1 Abonné
  • Du plus ancien au plus récent
  • Du plus récent au plus ancien
  • Les plus votés
Répondre
  • Répondre à l'aide d'un nouveau sujet
Se connecter pour répondre
Ce sujet a été supprimé. Seuls les utilisateurs avec les droits d'administration peuvent le voir.
  • Le ChroniqueurL Hors-ligne
    Le ChroniqueurL Hors-ligne
    Le Chroniqueur
    a écrit sur dernière édition par
    #12

    Post n°12
    Auteur : Lyzs



    < PNJ - Aldia Enor, Lieutenante - G.R. >


    Aldia écoute sans bouger. Elle décide de ne pas intervenir, de voir jusqu’où la miraluka pourra déballer son sac. Finalement, c’est un bien long récit qui explique une chose toute simple : Aikin s’est abandonnée à son traumatisme et a perdu le contrôle. Un élément déclencheur, une montée d’adrénaline… Un véritable scénario de film de guerre, mais les histoires viennent toutes de quelque part. La lieutenante soupire avant de se mordre la lèvre, pensive. Que va-t-elle bien pouvoir faire de cette recrue ? Est-elle instable ? Est-ce que ce genre d’événements risque de se reproduire ? Quoi qu’il arrive, il lui faut mettre les choses au clair

    — Ecoute bien. Douleur ou pas, traumatisme ou non, tu ne peux pas simplement perdre le contrôle et risquer ta vie ou celle de tes équipiers. Dans ce métier, on regarde souvent en arrière et on se dit : « et si ? ». Et si j’étais arrivée plus tard ? Plus tôt ? L’aurais-je sauvé ? Serait-il mort ? Si j’avais manqué mon coup, y serais-je passée ? Tu comprends ce que je veux dire ? Porter les armes, c’est dangereux. Surtout dans la garde. Si tu te rates une fois, au mauvais moment, quelqu’un peut y passer. Si tu risques de blesser ou de tuer toi-même l’un de tes alliés, comment feras-tu pour protéger qui que ce soit ? Tu ne peux pas te permettre ce genre d'écarts, c'est trop risqué.


    Les bras croisés, elle soupire à nouveau. Elle n’a jamais eu de mal à regarder quelqu’un dans les yeux, mais c’est étrangement plus facile encore de fixer le visage de la miraluka. Ce voile donne l’impression qu’elle veut fuir, se cacher. Que ce soit la vérité ou non, c’est la sensation que cela donne à Aldia. La moitié de sa bouche se froisse, elle réfléchit.


    *Peut-être qu’il faudrait la mettre à l’écart de la formation le temps d’arranger le problème ? Ou alors vaudrait-il mieux qu’on l’aide pendant qu’elle se forme ? Si elle fait partie de ce groupe, c’est pour de bonnes raisons... On ne peut pas se permettre de perdre ce genre de recrues.*

    Ses yeux s'agitent un instant, elle chasse ses pensées pour mieux reprendre sur sa lancée.


    — Aikin Lumaes, j’ai noté ce qui s’est passé. Explique Aldia en posant la main sur son datapad. Tu serais dans la régulière, on ne te laisserait pas t’en tirer sans rien. Une semaine ou deux à l’ombre, minimum. Sans compter le reste. Là… c’est le premier jour. Les recrues sont perdues, désorientées. Tu te retrouves seule femme dans un groupe destiné à devenir l’élite d’une armée dont vous ignorez encore beaucoup. C’est très égoïste de ma part, mais je vais laisser passer. Il n’y aura pas de seconde fois. Il n’y aura pas de rappel. Et il va falloir qu'on fasse quelque chose pour ta jambe.

    La situation de la jeune femme et son histoire à part, c’est aussi la valeur des sensitifs qui motive les actions de la lieutenante. Si le problème vient de cette blessure, il suffit de l'arranger. Cette évidence traverse son esprit mais n'y reste pas. Elle préfère regarder autour d’elle, comme pour vérifier qu’il n’y a personne pour observer la scène alors qu’elle sait pertinemment qu’elles sont maintenant seules. Sa main, si dure, vient alors se poser à nouveau sur l’épaule de la recrue. Doigt par doigt, elle affirme sa poigne. Une force contrôlée qui entrave la miraluka dans une prise à peine douloureuse. Le regard en biais, elle tranche l’espace entre leurs deux visages de sa main libre. Son index levé fait quelques va-et-vient entre leur deux nez. Aldia reprend enfin :

    — Ecoute moi bien, encore une fois. Il va falloir me montrer que tu es capable de te contrôler. Tu ne dois pas le faire pour moi, mais pour ce que cette armée représente... et pour toi. La prochaine fois -et j’espère qu’il n’y en aura pas- je ne serais pas aussi clémente. Montre que tu es faite pour ce travail, montre que tu en veux. Tu vas vivre des situations bien plus frustrantes, alors il va falloir se maîtriser, prendre sur soi. Il va falloir que tu arraches chaque seconde que la vie te tend et que tu t'en serves pour montrer ce que tu vaux.

    Au-delà de son goût certain pour les phrases théâtrales, Aldia Enor essaie de faire comprendre à la miraluka que sa condition peut lui jouer des tours. Cette attitude, ces conseils... la militaire ne se reconnait pas. Une sorte de pressentiment l’avait envahi. Quelque chose la pousse à parler ainsi à cette personne si fragile. Cependant, elle ne s’en rend pas compte. Elle se contente d’agir en suivant son instinct comme elle a toujours fait. Sa prise se fait moins dure, ses doigts glissent le long du bras de la jeune femme. Alors qu’ils s’en détachent enfin, ils se ferment en un poing. Une petite tape dans le biceps d’Aikin vient secouer tout son corps. Aldia cherche à la réveiller : elle dû s’endormir, à force d'écouter ce véritable monologue.

    — Allez ! Douche, combinaison. Rejoins les autres et faites un tour. Je vous récupère après.
    1 réponse Dernière réponse
    0
    • Le ChroniqueurL Hors-ligne
      Le ChroniqueurL Hors-ligne
      Le Chroniqueur
      a écrit sur dernière édition par
      #13

      Post n°13
      Auteur : Aikin

      Je me sentais libérée d'un poids. Étrangement, me confier m'avait fait un bien fou. Je n'avais pas réfléchi aux conséquences de cet aveu, mais je ne m'en préoccupait pas pour l'instant.

      Je vois Aldia, impassible. Un léger silence s'installa, puis je la vis avoir une réaction. Un soupir, puis un mordiellement de la lèvre. Elle semble hésiter sur mon sort. Je m'attendais au pire.

      Elle prit la parole et je lui portai toute mon attention. Elle commença par un genre de sermon. Je m'y attendais. Cependant, il ressemblait plus à une leçon qu'à une punition pure et simple. La lieutenante me rappela donc les responsabilités que je pouvais avoir, mon devoir, ce que je ne pouvais pas faire. Les doutes, les craintes potentielles. Je n'y avais pensé que succinctement. J'essayai de cacher ma légère angoisse. C'était idiot de ma part d'avoir omis ce point pourtant si important. Je n'étais pas une héroïne de roman, parfaite et capable de tout, admirée par les siens, écrasant ses ennemis. Non. J'étais désormais une recrue, une membre de la Garde Républicaine en devenir. Je ne pouvais plus me permettre ce genre de folies, peu importe la situation.

      Les lèvres de l'instructrice se déformèrent et se "froissèrent". Elle semblait prise dans une intense réflexion. Je restai silencieuse, à moitié entre le "garde à vous" et le "repos". Je la surpris également à fixer quelques instants le voile cachant la cavité vide où auraient pu se trouver des yeux humains. Tout les jours, je le mettais, comme un automatisme. Cependant, la réaction de la Lieutenante me fit réfléchir quelques instants. Pourquoi le mettais-je ? Mon perso ne se dissimulait une partie du visage uniquement lorsqu'il devait passer des commandes importantes, ou recevoir des clients importants. Ma mère n'en portait que pour sortir. J'étais la seule à en avoir un en permanence. Mes parents ne m'avait jamais fait une remarque à ce sujet, peut-être pour ne pas me blesser. J'avais décidé de le mettre après cet épisode dérangeant au camp de réfugiés, avec les autres enfants... Cependant, j'étais une adulte. Je n'avais plus vraiment de raison légitime de le garder en permanence. Alors, pourquoi ?

      Je fus expulsée de ma réflexion par Aldia lorsqu'elle reprit la parole. Elle avait tout noté. Il y aurait des répercussions à un moment ou un autre, je pouvais en être certaine. Cependant, sa façon d'aborder sa phrase suivante m'intrigua. Le contenu de ladite phrase encore plus. Elle allait fermer les yeux ? La suite de son discours confirma mes espérances. Cependant, c'était un cas exceptionnel, et je le comprenais très bien. Elle ne pouvait pas se permettre d'être laxiste, ou elle créerait une porte ouverte sur l'anarchie la plus totale. Je m'en tirais à bon compte, pour cette fois.
      Elle fit également une allusion à ma jambe. Peut-être que le système médical de la Garde pourrait faire quelque chose ? Si c'était le cas, ce serait une bénédiction qui permettrait d'éviter à moi et aux autres tout un tas de problèmes. Je gardais cette idée en tête, espérant un potentiel soin ou solution.

      Après cela, elle regarda tout autour d'elle. Étrange, je ne sentais pourtant personne. Je décidai de vérifier, par acquis de conscience. J'eus presque un sursaut lorsqu'elle posa sa main sur moi, et affirma sa prise fermement, doigt par doigt. Je n'avais pas remarqué que nous étions si proches physiquement. Sa prise me serrait un peu, mais ne me tordait pas de douleur. Son contact était humain, pas comme celui que j'avais pu sentir un peu plus tôt. C'était peut-être une altération de mes sens dû à l'adrénaline ? Je ne pouvais pas savoir. De son autre main, elle fit plusieurs allers-retours entre nos deux visages, plus précisément entre mon nez et le sien. Elle me rappella qu'elle n'allait pas être aussi indulgente si ce genre d'incident avait à se reproduire et semble même... me donner des conseils ? Cela pouvait sembler normal, de la part d'un supérieur à une de ses recrues, mais cela tranchait complètement avec le caractère froid et impassible qu'elle montrait quelques instants plus tôt. Surtout si l'on ajoutait à cela sa main sur mon épaule.

      Ses dernières phrases furent... Plus théâtrales et chargées de métaphores que les autres, mais restaient parfaitement compréhensibles.
      Je sentis la pression sur mon épaule diminuer. Ses doigts glissèrent le long de mon bras, m'arrachant un frisson. J'avais essayé de ne pas bouger d'une iota pendant toute sa déclaration. Cependant, l'absence d'yeux semblait être assez handicapant pour marquer l'expressivité devant un Humain. Si j'aurais pu m'endormir debout, seul un léger soupir pouvant s'apparenter à un ronflement paisible aurait pu me trahir.

      Je ne remarquai pas le poing d'Aldia à temps pour réagir en conséquence. Le coup n'est pas vraiment douloureux, mais me fit vibrer de tout mon être, d'un côté car je ne m'y attendais pas, et d'un autre car la Lieutenante avait tout de même placé un minimum de force dans le mouvement. Elle me rappella les instructions qu'elle avait donné aux autres recrues. Je hochai la tête en signe d'approbation et me retournai vers la direction qu'avait emprunté les autres néophytes. Je m'y dirigeai alors d'un pas soutenu, mais toujours boitillant, comme un écho du coup asséné à ma jambe à chaque pas.
      Alors que je disparaissai, j'arrêtai de me concentrer sur Aldia pour pouvoir "regarder" devant moi. Cependant, je crus décerner au dernier moment une once de sourire sur son visage. N'y faisant pas vraiment attention, je misais sur une illusion créée par mon imagination.

      J'arrivai ensuite à des bains-douches communes. L'endroit était désert. Toutes les recrues semblaient avoir fini depuis longtemps: le sol était presque sec. Il règnait une odeur artificielle de produits pour se laver. Je choisis de ne pas perdre trop de temps et commençai à me déshabiller. Je choisis de ranger mes affaires pliées près de celles des autres recrues, me disant que l'on pourrait bien les récupérer à un moment ou à un autre. Je commençais donc à me laver. Je pouvais presque ressentir cela comme une purification. L'eau n'était pas aussi froide que je m'y attendais, mais calma tout de même la brûlure sur ma jambe. Un instant plus tard, je pus retrouver mon calme. J'aurais pu rester ainsi pendant une heure, si je n'avais pas été pressée par le temps. Je m'affairais donc à me nettoyer le plus efficacement possible.
      Une petite dizaine plus tard, j'étais prête à enfiler ma combinaison. J'eus tout de même une pensée aux hommes qui attendaient certainement depuis longtemps de l'autre côté. Mon entrevue avec Aldia avait tout de même duré un certain temps.

      Ma combinaison ressemblait à un vêtement grisâtre en une pièce. Il semblait prévu pour couvrir tout mon corps. Cependant, j'eus quelques menus problèmes pour rentrer à l'intérieur. Pendant un moment, je crus que la combinaison était trop petite pour moi. Cependant, une fois enfilée, la combinaison se portait bien. Le vêtement était prêt du corps, mais n'entravait pas mes mouvements simples. La matériau était froid, mais pas forcément désagréable ou inconfortable. Satisfaite, j'ouvris la porte et sortit.

      Là, tous les hommes attendaient, tous dans le même uniforme. À n'a vue, les conversations se muèrent en messes basses. Un peu ennuyée, je décidai tout de même de ne pas y faire attention, et me mit à attendre un peu à l'écart, vers la porte des douches, attendant la suite.

      1 réponse Dernière réponse
      0
      • Le ChroniqueurL Hors-ligne
        Le ChroniqueurL Hors-ligne
        Le Chroniqueur
        a écrit sur dernière édition par
        #14

        Post n°14
        Auteur : Lyzs



        < PNJ - Aldia Enor, Lieutenante - G.R. >


        Une autre personne récupère les recrues. L’œil sur son écran, l’homme chargé de guider la bleusaille attend. La retardataire se montre enfin. On la regarde en biais. Pourquoi ce retard ? Son précèdent adversaire ne dit mot, mais on lui tape gentiment sur l’épaule. Ça a dû jazzer bien comme il faut. Très vite, on fait le tour du QG. Beaucoup de marche. On explique les bases, on montre les nombreuses salles, on parle d’horaires, de formation… De temps en temps les nouveaux se regardent les uns les autres en ignorant les discours prémâchés qu’on leur sert. Une partie désagréable de la formation, mais une étape nécessaire pour comprendre la vie au sein de la garde. En vérité, ce sont deux longues heures qu’il vaut mieux passer sous silence.

        Les gardes républicains en herbe découvrent finalement l’aile dédiée au pilotage. On les fait passer devant des simulateurs en tous genres et du matériel de test. La présentation reprend. L’homme explique ce qui attend les jeunes de manière très professionnelle, mais il s’arrête et tire sur le col de son uniforme. Au loin, on entend siffler très fort. Il s'agit d'Aldia qui appelle ses recrues comme l'on rabat du bétail. Elle interrompt tout le monde.


        — Assez de tourisme ! On passe à la suite.


        Ainsi, on sort de cette transe aux allures de portes ouvertes. On se secoue, se met en rang. Les recrues attendent la suite alors que la lieutenante continue de venir vers elles. L'homme qui les guidait, lui, ne cherche même pas à comprendre : on ne va pas contre les plans d'Aldia Enor. Il se retire sans demander son reste.


        — Vous avez vu la zone d’entraînement au tir ? Tant mieux, parce qu'on y retourne. J’ai pas fini d’évaluer votre pitoyable petit niveau. Allez, on perd pas de temps !

        Presque au trot, tout le monde suit le rythme soutenu de la supérieure. Malgré cette vitesse, le groupe met un certain temps pour rejoindre les pas de tir… mais à quel point ce QG peut-il être grand ? Aldia fait vérifier ses accès et aligne tout le monde à l’intérieur d’une grande salle. De sortes de petits enclos côtes à côtes donnent sur des couloirs tracés au sol. Des cibles sont réglées pour être positionnées à trente mètres et des blasters DC-15s modifiés sont posés sur les bureaux marquants la limite du pas de tir. Plus loin, un autre groupe est déjà en train de s'entraîner. Avec ce son de bataille en arrière plan, la supérieure explique la situation :

        — Ce sont des armes d’entraînement, mais évitez de faire n’importe-quoi. Ces cibles sont à la portée optimale la vélocité des tirs est bien réglée. Pas d’excuses, on m’a déjà fait le coup une fois et la recrue en question a compris que la fonction paralysante de ces machins est toujours active et bien fonctionnelle.

        Elle lève les yeux ciel en pensant à cet abruti qui s’était révolté contre elle lorsqu’elle lui fit remarquer que ses capacités au tir ne valaient pas la peine de tant s’exciter. Eh oui… faire preuve de discipline alors qu’on est stimulé est une véritable épreuve pour la volonté. Être dure avec les bleus permet à Aldia de les tester... et de s'amuser un peu.

        — Comprit, la bleusaille ? Maintenant vous avez des capsules de 250 tirs, vous faites avec. Bien sûr, vous vous en doutez, j’ai autre chose à faire que de vous voir galérer pendant dix ans. Donc on s’arrêtera quand j’en aurais marre. Pour m’aider dans mon évaluation et pour vous guider dans cette fabuleuse expérience de tir, je serais assistée de ces deux personnes.

        Elle désigne deux gardes en uniforme. Les deux jeunes hommes bronzé et à la coiffure réglementaire s’avancent et saluent à l’unisson.

        — Allez, on s’y met.

        La femme reste en retrait quelques instant pendant que tout le monde prend place et découvre son arme. Elle cherche sa première victime du regard. Evidemment, elle repère Aikin.

        *Comment va s’en sortir cette gamine ? Sa jambe la travaille toujours, peut-être.*
        1 réponse Dernière réponse
        0
        • Le ChroniqueurL Hors-ligne
          Le ChroniqueurL Hors-ligne
          Le Chroniqueur
          a écrit sur dernière édition par
          #15

          Post n°15
          Auteur : Aikin

          Spoiler : HRP
          Je tente d'écrire un RP au présent, pour voir comment je me débrouille.


          Quelques instants à peine plus tard, un homme nous récupère et commence à nous guider à travers le complexe. Cela me libère des regards circonspects des autres recrues. Personne ne me parle. Je suppose que je leur ai laissé une forte impression, qu'elle soit positive ou négative.

          Nous déambulons dans l'immense QG de la Garde. Le rythme est bien moins exigeant que celui d'Aldia. J'essaie de retenir les informations données par le militaire, mais son discours simpliste et son ton monocorde ont raison de ma ténacité. J'ai l'impression que nous vagabondons depuis des heures, traversant de nombreuses salles. Je n'ai pas vu le temps défiler. Depuis combien de temps suivons-nous cette "visite" ? Des minutes ? Des heures ?

          La combinaison que j'ai enfilé est plus pratique que je ne le pensais. Elle n'entrave pas mes mouvements simples et est plutôt... confortable ? Je n'ai pas d'autre mot pour décrire cette sensation. Même si ce n'est pas le confort d'un lit douillet, cette sensation est loin d'être insupportable.

          Une fois arrivés à l'aile réservée au pilotage, nous passons devant plusieurs simulateurs, avant que l'homme ne reprenne sa présentation. Il nous explique nos objectifs au sein de la Garde. Son ton se fait plus dynamique, plus vivant. Le discours s'imprime mieux dans ma mémoire, même si j'avais déjà une idée de nos devoirs et avenir dans la Garde.

          Soudain, il tire sur son col, comme s'il avait chaud ou était mal à l'aise, puis j'entends un sifflement. Orientant ma "vision", je découvre la Lieutenante. Elle interrompt les explications du militaire qui s'en va sans piper mot. Le groupe se met en rang de façon quelque peu désordonnée.

          Une fois à notre niveau, Aldia nous déclare que l'évaluation n'est pas terminée, non sans nous rabaisser une énième fois. Elle nous presse alors et nous repartons vers le stand de tir. Je n'y avais pas fait attention à l'aller. Ne sachant pas où me diriger, je suis simplement la personne devant moi, en trottinant légèrement. Ma jambe ne me fait plus mal. Tant mieux.

          Sur le chemin, je me revois utiliser le vieux blaster de mon père sur une cible rudimentaire, il y a des années. J'espère ne pas complètement rater ce test là. Le pire serait de ne pas être mauvaise, mais d'être largement en dessous de tout le monde. Je n'ai pas le temps d'y penser outre-mesure: nous arrivons au stand de tir. J'ai l'impression de m'être déplacé pendant longtemps. Le QG est-il si immense, ou sommes nous si lents ? Malheureusement, je n'ai aucun moyen de répondre à cette interrogation pour le moment.

          Je suis éblouie par la taille de la salle. Des genres de couloirs Sony aménagés pour séparer les tireurs, et les cibles ont une forme humanoïde. Elle se situent tout de même largement plus loin que la vieille cible que j'avais réussi à toucher. Cela s'annonçait plutôt mal. Je remarque également un autre groupe déjà en train de tirer, à l'autre bout de la salle. Devant nous se trouve une table, sur laquelle, sont posés plusieurs blasters. Des armes de poing. Ils ont l'air neufs.

          La lieutenante nous explique l'exercice et ce que nous avons à disposition. Apparemment, même si nous n'avons que des armes d'entraînement, ces blasters comportent tout de même un danger. Mieux vaut rester précautionneuse.
          Nous disposons de 250 munitions. Cela me semble être très grand, mais je me fais peut-être des idées. Aldia nous désigne les deux soldats en uniforme qui vont l'aider à nous évaluer, puis s'installe un peu en retrait pour voit comment nous nous débrouillons. J'emporte une arme et me dirige vers le couloir libre le plus proche.

          Je prends quelques instants pour étudier l'arme. Elle ressemble au blaster de mon père, mais en plus sophistiqué. Cependant, le fonctionnement reste très basique. La sécurité est désactivée, les cartouches semblent déjà chargées. L'arme est déjà prête à être utilisée.

          Je me concentre sur la cible en face de moi et dirigé le canon de mon arme vers elle, au jugé. Cependant, au moment où je presse la détente, je suis surprise par le recul de l'arme. Mon tir est dévié et passe trois mètres à droite de la cible et va s'écraser contre le mur du fond, même s'il ne semble pas laisser de marque. Quand à moi, suite au contrecoup, je suis emportée en arrière et tombe sur les fosses d'une manière ridicule. Si les autres recrues n'étaient pas concentrés sur leurs cibles, j'aurais provoqué l'hilarité générale.

          Je me relève doucement en me mordant la lèvre. C'était une erreur inattendue. Je peux encore me ressaisir et réussir le test. Je ramasse le blaster, l'ayant fait tomber dans ma chute, et me remet à viser. Cette fois, je prends mon temps. Ma prise de l'arme est hasardeuse, archaïque même, mais elle me convient. J'ajuste ma visée et presse la détente.

          Le coup part et le projectile va se loger au niveau du pectoral gauche du mannequin. Un sourire de satisfaction s'étire sur mes lèvres. Je réitère l'expérience plusieurs fois, prenant de moins en moins de temps pour viser. Jambe droite. Cuisse gauche. Avant bras gauche. Ventre. Épaule droite, puis gauche. Cependant, deux de mes tirs effleurent à peine le mannequin déjà bien brûlé, et je manque de nouveau un tir, n'ayant pas jugé utile de viser de nouveau. Redescendant les pieds sur Coruscant, je reprends mon sérieux et tire de nouveau une salve de trois coups. Un coup part dans la poitrine, comme souhaité, mais les deux autres coups viennent effleurer le flanc droit. Je choisis donc de faire une dernière tentative avant de faire une rapide pause. J'ajuste ma visée et aligne la tête du mannequin. Je murmure à chaque résultat.

          - Touché.

          Le premier projectile frappe la "joue" gauche du mannequin d'entraînement.

          - Raté.

          Le tir fait rougir le sommet du "crâne", mais n'inflige pas de réels dégâts.

          - Touché.

          Un tir direct dans la gorge. Efficace.

          - Touché.

          Le laser frappe le front et crée un léger cratère.

          - Eeeet...

          Par mégarde, je tire deux coups qui suivent une trajectoire identique.

          - Touché.

          La tête du mannequin s'est enfoncée, calcinée. Je regarde mon oeuvre alors que l'adrénaline redescent. J'éprouve un léger malaise en voyant le résultat de ce tir. Si ça avait été une espèce vivante, aurais-je eu le courage de presser la détente ? Aurais-je contemplé son corps brûlé ? Cette question semble renforcée par le fait que j'ai moi même subi une blessure au blaster. Un peu déboussolée, je pose mon arme sur la table proche et passe ma main dans mes cheveux, pensive.
          1 réponse Dernière réponse
          0
          • Le ChroniqueurL Hors-ligne
            Le ChroniqueurL Hors-ligne
            Le Chroniqueur
            a écrit sur dernière édition par
            #16

            Post n°16
            Auteur : Lyzs



            < PNJ - Aldia Enor, Lieutenante - G.R. >


            Au fond de la salle l’autre formateur observe toujours ses recrues à l’œuvre. Le groupe de la lieutenante, lui, commence son exercice. Les sons des tirs et des impacts se mélangent avec maladresse. Aldia ferme les yeux, on se croirait sur un champ de bataille. Elle inspire pour mieux sentir la légère odeur de brûlé qui se dégage du canon des blasters avant de sourire. La guerre aura provoqué chez-elle un comportement très certainement inhabituel. Son air réjouit trahit une sorte d’addiction. Quittant son état nostalgique, elle pose son regard perçant sur les soldats en devenir qui lui tournent le dos.

            Après s’être gonflée de cet air si lourd, elle observe ses recrues. Les deux assistants sont déjà en train de corriger les positions de certains d’entre eux. On emprunte les armes, on montre comment faire. Comme prévu : tout le monde a déjà plus ou moins une idée de la façon dont il faut procéder. On les laisse un peu travailler pour observer. Bientôt il faudra uniformiser tout ça. Leur apprendre la position à prendre sur un pas de tir, les cadrer. La lieutenante soupire : tant de travail pour tuer le naturel de chacun et instaurer une rigueur militaire. Elle reconnaît tout de même qu’elle a du bon, mais jamais elle n’aurait imaginé devoir enseigner ces choses-là. De son temps, les chevaliers impériaux n’étaient que très peu formés aux armes à feu. Maintenant, la garde change la donne et décide de donner un nouveau jour aux utilisateurs de la Force… Pourquoi pas ? Aldia a toujours eu un goût prononcé pour le gaz tibana et les obus, de toutes façons.

            Après avoir observé un moment les essais de la bleusaille, elle décide qu’il faut se mettre à faire les choses « proprement ». Forte de son expérience, la lieutenante s’approche d’une recrue et la guide le plus simplement du monde, mais elle a déjà repéré que la jeune Aikin s’en sort plutôt bien pour une débutante. Tout en gardant un œil sur la cible de la miraluka, elle ajuste la posture d’un jeune homme à coup d’instruction ou en attrapant son poignet et son arme pour mieux les aligner. Le tour de la seule jeune femme arrive bien vite après ces quelques corrections. Aldia se positionne en retrait et observe la posture et les tirs d’Aikin. Cette façon de viser est fascinante. Malgré l’absence d’yeux, la tête de la recrue semble regarder la cible. Pour cette jeune femme, il n’y a pas de lumière, juste la Force.

            La posture et les résultats obtenus, par contre, sont d’un autre monde. Ils ne sont pas si horribles mais pas non plus aussi bon que ce que la militaire l'espérait. Aldia imaginait que son mode de vision sous-entend une affinité déjà avancée avec la Force, mais il ne semble pas que la jeune femme soit capable d’exploiter son plein potentiel à l’heure qu’il est. Il faut donc corriger certaines choses : avant d’espérer maîtriser la Force, il faut se maîtriser soi-même.


            — Recrue... Ne vas pas croire que je ne t’ai pas vue tomber, plus tôt. Tu ne vas pas te contenter de ça, l'exercice ne s'arrête pas au bout de quelques tirs.

            Rapidement, Aldia attrape l'arme laissée là et la fiche entre les deux mains d'Aikin. Hors de question de s'arrêter en si bon chemin.

            — Reprend ta position. Respire. Baisse les épaules…

            De la pointe de son pied, elle vient tapoter -voire pousser- les semelles de la jeune femme pour lui faire changer de position.

            — Plutôt comme ça. Tu seras plus stable. Et tu me tiens ce blaster comme il faut : les poignets cassés ne sont pas bons pour la stabilité. Tu baisses le menton, tu fermes la mâchoire, tu contractes tes muscles pour anticiper le recul, ceux de ton buste aussi. Si tu dois faire de l’apnée : tu inspires, tu tires, tu expires. Tu ne t’interromps pas n’importe comment. Ensuite, on veut une cadence militaire : pas sportive. Un petit nombre de tir bien placés vaut mieux qu’une grande rafale ratée, mais parfois il faut savoir frapper précisément et lourdement.

            La militaire s’approche de la recrue. Parfois, les actions parlent plus que les mots. Consciente de ses capacités, Aldia aime impressionner les recrues pour mieux les guider. Pour ce faire, elle pose sa main gauche sur l’épaule d’Aikin. Ses doigts gantés vont ensuite couvrir la main droite de la jeune femme pour guider l’arme. La mécanique de ce membre agit avec précision, si bien qu’il vient caresser la phalange de la miraluka comme s’il s’agissait de la gâchette. Elle expire alors longuement afin de se concentrer.

            — Imagine un aimant invisible au bout de ton arme. Il tire et bloque ton canon sur ta cible. Tu ne peux pas te défaire de cette force. Dit-elle d’une voix plus calme et plus basse à cause de sa proximité.

            Soudain, elle appuie sur le doigt d’Aikin qui vient lui-même presser la gâchette. Un, deux, trois, quatre, cinq puis six tirs viennent se fracasser contre le plexus solaire de la cible alors que la détente va et vient sous les commandes de la lieutenante. La poigne de celle-ci s’affermit un peu pour secouer la clavicule de la recrue. Elle se recule ensuite avant de donner ses prochaines instructions.

            — Par rafales, maintenant. Mets en application tout ça et fais preuve de concentration. Sois sûre que tes tirs vont toucher avant d’appuyer à nouveau sur cette gâchette.
            1 réponse Dernière réponse
            0
            • Le ChroniqueurL Hors-ligne
              Le ChroniqueurL Hors-ligne
              Le Chroniqueur
              a écrit sur dernière édition par
              #17

              Post n°17
              Auteur : Aikin

              Je sens qu'Aldia se positionne près de moi, un peu en retrait. Elle m'observe. Au premier abord, elle semble intriguée, curieuse par ma position, mais elle semble bien vite déçue par les résultats. Apparemment, elle s'attendait à mieux de ma part. Je ne vois pas comment j'aurais pu faire mieux, mais soit.

              Me surprenant, elle me colle mon arme dans les mains et se place à côté de moi. Elle se met à corriger ma posture. D'abord, elle me montre la posture générale à adopter. Puis elle corrige les détails. Elle commence par les pieds. Voyant que je réagis trop lentement quand elle "tapote" mes pieds, elle se met à pousser plus franchement mes pieds. J'ai l'impression d'avoir l'air idiote, mais je suis objectivement plus stable, donc je ne peux pas vraiment me plaindre. Je me demande si une autre recrue aurait été autant aidée par la lieutenante. Je n'avais pas fait attention si les autre recrues avaient reçu ce genre de "traitement de faveur"

              Elle réajuste ma prise du blaster. Je la trouve inconfortable, mais j'imagine qu'on doit s'y habituer au bout d'un moment.
              Elle change ensuite la position de ma tête, et me dit que je dois contracter mes muscles pour anticiper le recul. Je le faisais déjà, mais elle ne pouvait pas le savoir. J'allai devoir faire plus d'efforts à ce niveau là, mais si cela ne me semble pas possible. Puis elle m'explique comment retenir ma respiration correctement si je veux gagner en précision, et qu'il vaut mieux faire peu de tirs qui touchent qu'une rafale qui loupe sa cible. Logique.

              Estimant que je comprendrais mieux en la voyant faire, elle se place derrière moi et oriente de façon experte l'arme et sa visée. Je la sens presque "enroulée" autour de moi. Cela en serait presque gênant. Mais pas gênant pour viser. Plutôt gênant comme situation. J'ai chaud, tout d'un coup. Cette sensation est renforcée quand Aldia passe son doigt sur le mien, le caressant par la même occasion, pour mieux atteindre la gâchette.

              Elle expire longuement, comme si elle vidait ses poumons entièrement, et m'explique simplement comment je peux considérer mon arme. Sa vision des choses me parle, étrangement. Après cela, la pression de son doigt se fait plus forte sur le mien, si bien que l'arme tire un coup, puis deux, puis trois. Six coups partent au total. Tous logés au même endroit, en plein torse. Mais ce qui m'étonne le plus, ce n'est pas la précision ahurissante de la Lieutenante. C'est que j'ai l'impression de ne pas avoir bougé d'un pouce. Le recul a été complètement annulé. Etait-ce son expérience, ou la posture qu'elle m'avait fait adopter qui permettait ce résultat ?

              Je sens qu'elle me sert la clavicule, puis s'éloigne de moi. Il faut maintenant tirer en rafales, de préférence en mettant en application ce qu'elle vient de m'inculquer. Je reprends ma position et contracte mes muscles le plus possible. J'appuie sur la gâchette.

              Le coup part et se loge au niveau du nombril sur mannequin. Cependant, contrairement à précédemment ( c'est à dire avant l'intervention d'Aldia ), je n'ai presque pas bougé. Je suis déjà en position pour un autre tir, presque sans efforts. Je décide de continuer sur ma lancée et appuie trois fois de suite sur la gâchette. Le premier tir se loge à nouveau dans le nombril, le second un peu en dessous des côtes, et le dernier en plein dans la poitrine. Je suis presque impressionnée par mes propres performances. Me disant que j'ai encore beaucoup à apprendre, je me concentre de nouveau sur la cible.

              Cette fois, j'essaye de tirer "en apnée". J'expire longuement et prend une grande bouffée de dioxygène. J'ajuste le canon de mon arme sur le visage du mannequin, et tire. Cependant, le recul me fait tressaillir légèrement, et j'expire tout l'air que j'avais emmagasiné précédemment. Au lieu de frapper la cible en plein visage, le projectile roussit "l'oreille" du mannequin.

              Un peu déçue, je décide de réitérer l'opération. Répétant les mêmes étapes, je suis sur la point de tirer quand j'entends un bruit venant de derrière moi. Retournant ma tête, comme par réflexe, je me rends compte que ce n'était qu'un râtelier d'armes qui est tombé par terre. Je me concentre de nouveau sur ma cible et, une fois que j'ai bien ajusté la blaster, tire une rafale en apnée. Les trois coups touchent la gorge, très proprement. Le hic, c'est que je n'avais pas pensé à me retourner avant d'appuyer sur la gâchette. De ce fait, j'avais littéralement tiré dans mon dos. Comment pouvais-je être aussi cruche et étourdie ? Comment ces tirs avaient-ils pu toucher proprement la cible ?

              Un peu gênée, je me remets face au mannequin et fait semblant de viser, espérant que je ne m'étais pas attiré les foudres d'un instructeur.

              1 réponse Dernière réponse
              0
              • Le ChroniqueurL Hors-ligne
                Le ChroniqueurL Hors-ligne
                Le Chroniqueur
                a écrit sur dernière édition par
                #18

                Post n°18
                Auteur : Lyzs



                < PNJ - Aldia Enor, Lieutenante - G.R. >


                Il y a du mieux mais on ne s’approche pas encore du niveau d’un véritable soldat. Aldia se recule et observe la miraluka se concentrer. Un peu perplexe, la lieutenante s’adosse au mur pour croiser bras et jambes. Alors qu’elle sent qu’Aikin va à nouveau faire feu, elle sent quelque chose. Plutôt que la Force, c’est son instinct et sa curiosité qui la guident. Nonchalamment, elle pose sa main sur le râtelier qui se trouve tout près d’elle. Alors que tout le monde est concentré, elle le fait basculer sans quitter la jeune femme des yeux. Le bruit interrompt tout le monde. On se tourne pour comprendre ce qui se passe. La miraluka a aussi l’étrange réflexe de vouloir faire face au son, mais son arme fait tout de même feu. Elle touche la cible. Aldia repère les impacts en inclinant la tête pour voir par-dessus l’épaule de la recrue.

                — Pas mal… se dit-elle à elle-même.

                Aikin s’est déjà remise en position, on peut sentir sa tension. Cependant, la lieutenante ne compte pas désamorcer la situation si facilement.

                — Hop hop hop hop hop… Par ici, petite. Tu ne vas pas jouer les modestes devant moi. Vous autres, reprenez !


                La militaire s’approche une nouvelle fois de la petite bleue qui doit lui faire face. Elle l’entraîne en retrait, là où on ne l'entendra pas parler à cause des coups de feu. Quelque chose lui plait chez cette recrue. Son affinité avec la Force ? Ses capacités ? Non, c’est autre chose. Aldia réfléchit... Elle a du mal à mettre des mots sur ses propres pensées. Qu’est-ce qui la motive autant à se concentrer sur cette gamine ? Elle bloque en regardant ce bandeau et ce visage si gêné qui se trouve devant elle.

                Puis, d’un coup, elle comprend : c’est l’ironie. Si puéril et pourtant si prenant. Ce sentiment candide secoue Aldia et lui donne la chair de poule : il lui faut cette recrue. Une miraluka, blaster à la main. Une aveugle qui se met au tir de précision. Il n’y a pas de mot pour décrire la sensation qu’éprouve la lieutenante Enor. Pour elle, c’est l’occasion de garder une perle rare à ses côtés et de la guider vers une ironie plus forte encore. Oh, bien sûr ce n’est sûrement pas le premier cas à voir le jour, mais, pour Aldia, ça l’est !


                — Ecoute ma jolie… Je vais te former personnellement. Et tu as tout intérêt à suivre parce que si tu ne me conviens pas, je t’affecte à la position la plus pourrie que je pourrais trouver. Qu’en dis-tu ?

                Un étrange sourire traduit son égoïste impatience : la femme a trouvé un jouet. Un beau jouet !
                1 réponse Dernière réponse
                0
                • Le ChroniqueurL Hors-ligne
                  Le ChroniqueurL Hors-ligne
                  Le Chroniqueur
                  a écrit sur dernière édition par
                  #19

                  Post n°19
                  Auteur : Aikin

                  Alors que je me remets en position, j'entends Aldia m'interpeller. Mince. Ai-je fait une bourde ? Oui, certainement. Je n'étais pas censée tirer dans mon dos. C'était stupide. Pourquoi l'avais-je fait ? A quel point était-ce mauvais ? Qu'est-ce que la lieutenante allait faire de moi ?

                  Elle s'approche de moi, me fait face, puis m'entraîne au loin. Je pense qu'elle voit que je ne suis pas détendue. Cela faisait déjà deux fois qu'elle me prenait à l'écart. Si j'avais fait quelque chose de mal, elle ne passerait pas l'éponge, cette fois. J'attends sa réaction alors que nous nous éloignons des autres recrues. J'espère que je ne suis pas devenue son bouc émissaire. Si c'est le cas, j'allai passer un TRES mauvais moment.

                  Nous nous arrêtons. Elle me regarde, silencieuse. J'ai l'impression qu'elle m'inspecte. Elle me juge. Je sens qu'elle voit ma gêne sur mon visage. Je n'ai pas d'yeux. De ce fait, je suis moins expressive qu'un humain normal. Je cache l'espace vide au centre de mon visage avec un bandeau que j'ai depuis mon enfance. Mais c'est une militaire expérimentée. Elle a certainement remarqué que je me pinçais légèrement la lèvre. Elle a certainement remarqué que ma posture est légèrement tournée vers les autres recrues, et que je me rabaisse un peu. Elle a certainement remarqué que mes jambes se croisent légèrement et que je n'arrive pas à trouver une place correcte pour mes mains.

                  Pourtant, lorsqu'elle prend la parole de nouveau, elle a un ton plutôt calme. Mieux, elle n'a pas l'air énervée. Je l'écoute, elle est me déclare qu'elle souhaite me former personnellement. Je n'en crois pas mes oreilles. Après cela, elle souhaite toujours me former ? Et personnellement, qui plus est ? Je ressens un mélange de joie et de surprise. Cependant, sa "menace" me remet tout de suite les pieds sur Coruscant. Il semblerait que je n'ai pas vraiment le choix. Sa dernière question a l'air d'être simplement une politesse pour me laisser la parole. Qui refuserait ce genre d'offre ? Enfin, si on pouvait parler d'offre...

                  Je reste silencieuse un instant et la "regarde". Comme à son habitude, elle reste droite, fière. Une militaire, en somme. Depuis qu'elle nous a pris en charge, elle a gagné une attitude de genre. Je remarque cependant un étrange sourire sur ses lèvres qui me met légèrement mal à l'aise. Qu'a-t-elle en tête ?


                  - Je... D'accord. Merci.

                  Elle a l'air de vouloir m'entraîner sérieusement, mais j'ai l'impression qu'elle a également une autre idée en tête, au vu de son sourire. Mais je n'ai pas choisi d'intégrer la Garde pour avoir la pire place possible. Il semblerait que je ne peux qu'attendre la suite et voir ce qu'elle souhaite faire de moi.

                  1 réponse Dernière réponse
                  0
                  • Le ChroniqueurL Hors-ligne
                    Le ChroniqueurL Hors-ligne
                    Le Chroniqueur
                    a écrit sur dernière édition par
                    #20

                    Post n°20
                    Auteur : Lyzs



                    < PNJ - Aldia Enor, Lieutenante - G.R. >


                    Aldia se retient de rire. Ces remerciements lui font presque de la peine. Aikin, cette pauvre petite chose, ne sait pas dans quoi elle s’aventure. Evidemment, la lieutenante n’est pas du genre à laisser des choix, donc on ne peut pas lui en vouloir. Cependant, il aurait peut-être mieux valu pour la miraluka d’attendre un peu. Le sourire d’Aldia s’agrandit. Si bien qu’il en deviendrait presque mauvais. Elle se reprend et se tourne à nouveau vers les autres qui font chauffer leurs canons un peu plus loin.

                    — Parfait, tout ça. Parfait. Bon maintenant, ma jolie, on va se remettre au boulot et vous faire suer un peu.


                    Aldia relance les activités de plus belle. Il faut habituer tout ce petit monde à tirer sur des trucs. Après une bonne heure passée à laisser la bleusaille vider leur chargeur et se faire encadrer par les deux soldats venus l’assister, la lieutenante se rapproche des futurs gardes en se frottant les mains. Elle finit par applaudir un coup pour que tout le monde se rassemble.

                    — Tirer… C’est marrant au début, hein ? Après, quand on doit faire feu sur quelqu’un… C’est pas pareil. Je ne vous dis pas que ça va être votre quotidien, mais, si on vous ordonne de le faire, il ne faudra pas venir me dire que je ne vous aurais pas prévenu. Quand vous tirez, là, vous ne vous amusez pas. Vous vous entraînez pour le jour où vous aurez besoin de tirer en situation réelle. Et ce sera sur quelque chose… ou quelqu’un.

                    Un petit silence s’installe. Aldia jubile intérieurement en voyant le regard hébété de certaines recrues.

                    — De mon temps, quand j’étais nouvelle dans un autre service -vous devinerez lequel- on m’avait fait tirer sur une autre recrue qui se montrait un peu trop têtue. Je l’ai fait, parce que ce sont les ordres. C’était un exercice, en vérité. On ne m’avait pas confié que l’arme était en position paralysante. Heureusement pour la recrue, au final.

                    L’un des deux assistants se penche alors vers la première personne qui passe à portée de sa bouche. Il se trouve qu’il s’agit d’Aikin.

                    — C’est pas la première fois qu’elle dit ça. Il parait qu’elle a tiré quatre fois en voyant qu’il ne voulait pas mourir. Enfin c’est ce qui se dit…

                    La supérieure attaque le jeune homme du regard. Il ne chuchote pas assez bas, faut-il croire.


                    — On me donne un ordre, je le suis. Et vous avez intérêt à faire pareil.


                    Le soldat cligne des yeux en réalisant qu’elle ne cherche même pas à nier. Estimant qu’il vaut mieux ne pas insister, il se fait tout petit avec maladresse. Aldia le laisse tranquille et passe à la suite. On teste les recrues : on les a mises dans le bain, alors maintenant on les fait courir, on les fait lever des poids, on les fait compter, on les fait cogiter. A grand coup de discipline, on ajuste les rangs essoufflés. Il faut faire comprendre à la bleusaille qu’ici c’est l’armée, on n’est pas là pour rire.

                    Enfin, le soir arrive. Les nouvelles recrues ne se font pas prier pour manger et dormir après avoir trainé un peu dans les pièces à vivre. Au petit matin, alors que tout le monde roupille paisiblement pour récupérer de la veille, la porte du dortoir s’ouvre. Une vois familière réveille alors la plupart des soldats.


                    — Aikin ! Akin Lumaes ! Debout !

                    La voix d’un homme pas très réveillé demande ce qu’il se passe, apparemment il est une heure trop tôt pour ce genre de fantaisies. Il comprend que la lieutenante en veut à une personne en particulier. Pauvre Aikin.


                    Spoiler : < HRP >
                    Désolée pour la qualité, j'en suis pas très satisfaite.
                    Quoi qu'il en soit, tu as une ellipse que tu peux prendre le temps de décrire. Raconter des discussions entre recrues ou je ne sais quoi ! ^^
                    Tu peux aussi parler des efforts que doit fournir ta pauvre Aikin. Héhéhé.
                    1 réponse Dernière réponse
                    0
                    • Le ChroniqueurL Hors-ligne
                      Le ChroniqueurL Hors-ligne
                      Le Chroniqueur
                      a écrit sur dernière édition par
                      #21

                      Post n°21
                      Auteur : Aikin

                      L'expression sur le visage d'Aldia semble de plus en plus amusée, mais je ne le remarque que très rapidement, et je considère bien vite que c'est mon imagination qui me joue des tours. Aldia me ramène au stade de tir. Je m'y remets, un peu nerveuse. Cette entrevue m'a perturbé. Pourquoi semble-t-elle si enthousiaste à l'idée de m'entraîner personnellement ? Quelque chose m'échappe, mais je n'ai aucune idée de quoi. Et je ne pense pas que ma petite "crise" avant la douche m'a fait gagner des points de ce côté là.
                      Au stand, j'empoigne de nouveau l'arme, et applique de façon méticuleuse les conseils d'Aldia pour améliorer ma précision. Les deux autres soldats viennent me voir, prennent des notes, règlent quelques détails. Ils ont l'air satisfaits de mes résultats. Ou alors ils font semblant d'être satisfaits. Peut-être que je réfléchis trop...
                      Après plusieurs longs moments d'essai au tir, j'entends un "clic" au moment où je presse la gâchette. Après plusieurs autres tentatives, je me rends compte que j'ai épuisé toutes mes munitions. Je regarde s'il reste d'autres chargeurs autour de moi, mais il semble que mes ressources sont épuisées. Observant autour de moi, je vois que les autres recrues sont dans la même situation que moi. Je pose mon arme alors que j'entends la Lieutenante applaudir.


                      — Tirer… C’est marrant au début, hein ? Après, quand on doit faire feu sur quelqu’un… C’est pas pareil. Je ne vous dis pas que ça va être votre quotidien, mais, si on vous ordonne de le faire, il ne faudra pas venir me dire que je ne vous aurais pas prévenu. Quand vous tirez, là, vous ne vous amusez pas. Vous vous entraînez pour le jour où vous aurez besoin de tirer en situation réelle. Et ce sera sur quelque chose… ou quelqu’un.

                      Je frémis un instant à cette idée, mais je ne suis pas la seule dans ce cas. Notre réaction semble combler Aldia, mais mon imagination me joue peut-être encore des tours. C'est vrai, je veux m'engager dans la GAR. Je suis désormais une recrue dans la GAR. Et vu mes prédispositions actuelles, je risque fort de manier une arme à feu. Et, généralement, on n'ouvre le feu que sur une menace. J'ai imaginé, assez naïvement, que je n'aurai qu'à tirer sur des droites, des machines d'huile et de ferraille. Ainsi, je n'allai avoir aucun scrupule. Mais je n'ai jamais pensé à tirer sur un autre être vivant...
                      Je repense à ma blessure à la jambe. J'ai l'impression qu'elle se réveille et me chauffe quand je pense à un tir de blaster brûlant de la chair. Est-ce que cette blessure va me hanter jusque la fin de ma vie ? Quelle genre de péché ai-je pu commettre pour subir ce genre de châtiment ?
                      Mais en repensant à cette blessure, je repense à ceux qui me l'ont causé. Ceux qui m'ont blessé. Ceux que je souhaite stopper en m'engager dans la GAR. Malgré la douleur qui me fait frissonner la jambe, cela renforce légèrement ma détermination, comme à en juger par mon poing droit qui se serre.

                      — De mon temps, quand j’étais nouvelle dans un autre service -vous devinerez lequel- on m’avait fait tirer sur une autre recrue qui se montrait un peu trop têtue. Je l’ai fait, parce que ce sont les ordres. C’était un exercice, en vérité. On ne m’avait pas confié que l’arme était en position paralysante. Heureusement pour la recrue, au final.
                      — C’est pas la première fois qu’elle dit ça. Il parait qu’elle a tiré quatre fois en voyant qu’il ne voulait pas mourir. Enfin c’est ce qui se dit…
                      — On me donne un ordre, je le suis. Et vous avez intérêt à faire pareil.

                      Cette nouvelle me fait peur. Une peur sincère. J'ai un léger pas de recul et ma bouge s'entrouvre, marquant ma surprise. Est-ce que je vais me faire former par une lieutenante si à cheval sur les règles ? Est-ce qu'elle va essayer de me formater pour devenir un robot sans émotions, exécutant les ordres aveuglément ? Je ne veux pas devenir comme ça. Je ne veux pas devenir comme ça. Je ne veux plus tellement me faire former par cette... folle... Le pire étant qu'elle ne cherche même pas à nier cette action. Elle aurait tué un camarade si elle en avait reçu l'ordre. C'était ce genre d'obéissance aveugle qui pouvait mener aux pires dérives.

                      Je ne veux pas devenir comme cela.

                      Après cet épisode des plus perturbants, Aldia décide de continuer les tests, estimant que nous nous sommes assez "amusés" sur les cibles. Malheureusement pour moi, nous arrivons à une partie plus physique des tests. C'était idiot de ma part de penser que j'y couperai, en m'engageant à la GAR. Mais je vais le faire tout de même. Je n'ai pas le choix, maintenant qu'Aldia m'a dans le collimateur.
                      Nous commençons par la course. Je commence doucement, essaie de tenir le rythme, mais finit inévitablement par boitiller et prendre du retard. Je me fais engueuler (il n'y a pas d'autre mot), mais essaie de garder un rythme stable. Je suis lente, mais constante. Pas le plus utile, mais c'est déjà ça. Je dois continuer de "courir" alors que tous les autres ont fini depuis longtemps, mais ce n'est pas si grave. Je sais que les autres recrues m'observent, ayant fini la partie "endurance" de la course, mais j'essaie de ne pas y faire attention.
                      La partie "vitesse" de la course est un autre problème, cependant. Que ce soit en solitaire ou en relais, je suis toujours dernière. Je m'excuse avec ceux qui ont la malchance de tomber avec moi. Certains m'insultent, d'autres restent indifférents, mais certains restent compatissants.
                      Aldia nous fait ensuite lever des poids. Etant déjà fatiguée par toute cette course, et n'étant pas habituée à tant d'efforts, je réalise un score misérable : 40kg au développé-couché, en effort maximum, pendant à peine quelques secondes. La pire du groupe de recrues. Après avoir reposé la barre avec les poids minuscules, je ne sens plus mes bras. On fait passer les autres recrues, puis les soldats accompagnant Aldia décident de nous faire passer des tests un peu plus intellectuels. Je me réjouis. Enfin un domaine où je ne serai pas dernière.
                      Les tests vont du simple au compliqué, mais je me débrouille sans trop de difficultés malgré ma fatigue. D'autres ne sont pas dans mon cas, mais je ne commente pas ce fait. Je ne suis pas là pour me faire des ennemis.

                      A la fin de toutes ces épreuves, ils nous remettent une dernière fois en rang alors que nous sommes épuisés, et nous laissent notre soirée. Je suis les autres recrues vers les dortoirs et fonce vers le réfectoire. Je suis affamée et assoiffée. Je me débrouille pour prendre un repas copieux et sort assez vite pour prendre une douche. L'eau sur ma peau arrive comme une bénédiction qui lave la fatigue. Après ces quelques instants d'accalmies, je me dirige vers mon lit et m'endort très vite, mais mon sommeil est perturbé. Je transpire un peu, je fais un mauvais rêve. Je me remémore la journée où j'ai reçu ma blessure. Mais cela ne me réveille pas.

                      ***

                      — Aikin ! Akin Lumaes ! Debout !

                      Je me réveille brusquement, ma blessure me brûlant légèrement. Aldia. Je m'exécute, un peu par peur de subir des représailles si je suis trop lente, et enfile mon uniforme. Je prends le bandeau que je mets habituellement pour cacher mes "yeux", mais le fixe plutôt mal dans ma précipitation. Je me dirige alors vers Aldia qui se tient dans l'ouverture de la porte, alors que je pense avoir l'air complètement débraillée. Je me mets dans un garde à vous approximatif mais tout de même correct, et attend la suite.

                      1 réponse Dernière réponse
                      0
                      Répondre
                      • Répondre à l'aide d'un nouveau sujet
                      Se connecter pour répondre
                      • Du plus ancien au plus récent
                      • Du plus récent au plus ancien
                      • Les plus votés


                      • 1
                      • 2
                      • Se connecter

                      • Vous n'avez pas de compte ? S'inscrire

                      • Connectez-vous ou inscrivez-vous pour faire une recherche.
                      Powered by NodeBB Contributors
                      • Premier message
                        Dernier message
                      0
                      • Accueil
                      • Récent
                      • Mots-clés
                      • Populaire
                      • Utilisateurs
                      • Groupes