Les bleus
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Post n°24
Auteur : Yagami AurionYagami n'avait pas de temps à perdre avec de l'à peu prêt. Malgré la peur que lui inspirait le clone il lui pris la manette des gaz des mains avec une témérité qui l'étonna lui même... Les dégâts étaient minimes, seulement ça aurait pu être bien pire. En y regardant de plus près, Yagami s'était aperçu que des câbles qui reliaient la manette aux injecteurs du puissant moteur du speeder étaient dénudés ! Le soldat ne se rendait pas compte, mais il venait de manquer de faire sauter le véhicule, et accessoirement de tuer les quelques personnes aux alentours, y compris lui. Si il avait eu le malheur de toucher cette partie à l'air du câble vert il aurait provoqué un décharge électrostatique qui aurait elle même activer l'injecteur alors que le moteur était à l'arrêt. Ce genre d'erreurs ne pardonne pas : le combustible qu'utilisait le moteur, dont Yagami n'avait aucune idée de la composition (il préférait laisser ce genre d'âneries aux chimistes...), réagissait très violemment au contact de l'air.
Sans articuler un mot de plus, il se mit immédiatement à l'ouvrage : si le chef voyait ça, il était capable de les renvoyer au mitard, illico presto. Le militaire l'observait s'agiter dans tous les sens pour d'abord recouvrir ces câbles meurtriers puis ressouder la manette. Maintenant il fallait remboîter la panneau de commande du speeder. Il avait l'air mal à l'aise, malgré sa carrure impressionnante, il essayait même d'engager la conversation pour mettre fin à ce blanc. Mais Yagami ne l'entendait pas, il était tellement concentré pour ne pas commettre la moindre erreur dans le remontage du vaisseau. C'est alors que le chef arriva tout d'un coup. On peut dire que son entrée fut fracassante : il avait le coup d’œil, il avait bien vu que le clone, par sa maladresse, avait failli provoqué un incident grave, c'est pourquoi il envoya un direct du droit en plein dans les dents du clone. Il roula sur un bon mètre puis le chef lui mit la main dessus et le tira par le col. Il lui gueula dessus comme un père mandalorien l'aurait fait sur son fils s'il avait fui un combat... Yagami ne savait pas ce que ce vétéran avait fait, mais personne ne lui accordait le moindre respect, il devait avoir commis quelque chose d'impardonnable, mais pas suffisamment pour être exécuté...
Le soldat gisait maintenant contre le deuxième speeder... Il avait l'air sonné, qui ne le serait pas après un choc pareil aussi ? … Yagami avait assisté à la scène impuissant, il éprouvait de la compassion pour ce soldat qui, quelques instants plus tôt lui faisait froid dans la dos. Il faut dire que le chef n'est pas un tendre. Quand il en eu fini avec le soldat, il s'adressa aux 2 bleus :
- Vous avez deux heures pour me remettre tout ça en état !
Puis il s'en alla, laissant les 2 compagnons d'infortune médusés par ce qu'il venait de faire.Le chef avait indubitablement une certaine autorité naturelle, quelque chose qui forçait le respect. C'était une de ces forces de la nature comme on en voit rarement, quelqu'un qu'il valait mieux avoir à ses côtés plutôt qu'en ennemi...
Yagami avait fini la réparation des maladresses du clone. Il jeta un œil aux plans du speeder ainsi qu'à leur manuel d'entretien, puis se tourna vers le vétéran : celui-ci semblait moins impressionnant après le savon qu'il venait de se prendre.
- Le chef est pas quelqu'un de facile, mais il veut bien faire. Dis moi, vu qu'on est parti pour en chier tous les deux, que penses-tu qu'on travaille en équipe ? Faudrait déjà qu'on commence par savoir comment nous appeler... Moi c'est Yagami Aurion, je suis arrivé hier ici pour intégrer l'armée en tant qu'ingénieur pilote. Si tu veux m'aider essaie de voir ce que tu peux faire pour ce speeder que je viens de réparer : il s'agit juste de suivre les instructions du manuel d'entretien, histoire de recalibrer les différents équipements. Pendant ce temps là je vais m'occuper de l'autre speeder, vu que ça a l'air un peu plus sérieux.
Il tendit la liasse de papiers au clone... -
Post n°25
Auteur : Sad
- Vous avez deux heures pour me remettre tout ça en état !
Sad, tentant péniblement de se redresser entendit cette phrase de loin, comme un echo...
Bien qu'il en avait vues d'autres pendant la guerre, il venait de prendre une correction sévère par le chef... Sans l'armure, cela était different.
Il se releva, se tenant la machoire et s'essuyant le nez... il pris appui sur le vaisseu près de lui et murmura pour lui même :
- Bordel, j'éspère que ce n'était pas moi... faisant allusion à un Soldat Clone.
Il mit quelques secondes avant de rependre son esprit et estima qu'il valait mieux se mettre au travail pour son avenir de Soldat et celle de l'autre recrue.
Ce dernier le fixa un moment et lui dit :
- Le chef est pas quelqu'un de facile, mais il veut bien faire, Sad souria à cette remarque, ammusé de l'altruisme du jeune homme.
Dis moi, vu qu'on est parti pour en chier tous les deux, que penses-tu qu'on travaille en équipe ? Faudrait déjà qu'on commence par savoir comment nous appeler... Moi c'est Yagami Aurion, je suis arrivé hier ici pour intégrer l'armée en tant qu'ingénieur pilote. Si tu veux m'aider essaie de voir ce que tu peux faire pour ce speeder que je viens de réparer : il s'agit juste de suivre les instructions du manuel d'entretien, histoire de recalibrer les différents équipements. Pendant ce temps là je vais m'occuper de l'autre speeder, vu que ça a l'air un peu plus sérieux.
Il lui tendit les fiches techniques du véhicule que Sad lui arracha des mains.
Il prit une caisse a outils et entama la réparation du véhicule, avec les plans tout allait beaucoup mieux...
Il se tourna alors vers l'autre recrue :
- Hey, Junior... Yagami... Tu peux m'appeler Sad...
Il se remit alors au travail, en silence et concentré... il s'agissait de ne pas démonter une autre manette de contrôle ou de percer une pile a fission. -
Post n°26
Auteur : Yagami Aurion- Hey, Junior... Yagami... Tu peux m'appeler Sad...
*Sad... Voilà qui en dit long sur le personnage.*
Même si Yagami n'avait jamais pleinement participé à la vie militaire impériale, il était connu que certains clones prenaient des noms en rapport avec leurs actions, ou leur caractère. La Police Militaire n'appréciait pas trop et l'Empire n'encourageait pas les clones à se trouver un nom, cela les rendait plus uniques, moins sacrifiables... Ils étaient des sortes d'esclaves militaires, totalement soumis à la hiérarchie, en théorie... A cause du facteur H, certains développaient à la longue un caractère qui leur était propre, avec les conséquences que ça avait sur leur combativité et leur esprit d'initiative. C'était ce qui les différenciait des droïdes de combat utilisés par d'autres factions, c'était là une force, mais aussi une faiblesse, car cela pouvait avoir comme conséquences des cours-circuits réguliers dans la chaîne de commandement, ce qui implique parfois l'échec d'une mission capitale. Yagami commençait à comprendre à peu prêt son nouveau compagnon : il est tout à fait vraisemblable d'imaginer que Sad avait manqué manqué à son devoir, provoquant l'échec d'une mission capitale pour l'Empire, d'où le mépris affiché de nombre de personnes de la garnison à son égard. Peut-être que quand leur boulot sera fini, il pourra lui demander ce qu'il en est vraiment ; la peur de Yagami semblait avoir disparu...
Sad n'était pas bête, il savait visiblement s'adapter assez rapidement. Une fois les plans en main il se remit instantanément au travail. Ses gestes étaient précis, même si encore un peu maladroits par moment. L'entretien d'un véhicule n'est pas la chose la plus compliquée à effectuer, les soldats clones sont souvent amenés à le faire eux même sur le terrain la veille d'un assaut ou d'un opération importante. Être dans un véhicule qui tombe en panne sous les tirs ennemis n'est pas vraiment le meilleur endroit où se trouver pour survivre...
Yagami se dirigea donc vers le deuxième appareil. Celui-ci avait moins bonne mine : le flanc droit du speeder était clairement défoncé. Apparemment il avait du prendre un tir de roquette, au vu de la forme de la déformation et de la couche de cendres qui recouvrait le point d'impact. Une chance pour l'équipage, la coque semblait avoir à elle seule absorbé l'intégralité de la déflagration. Vu la taille du renfoncement, la charge explosive du roquette ne devait pas être très performante, à peine de quoi couper un homme en armure en deux, une roquette anti-infanterie lourde en somme. Pas vraiment le genre de projectile à tirer sur un speeder pour lui régler son compte. Remarque, il fallait déjà être sacrément con pour tirer sur un véhicule des forces de l'ordre de Coruscant sans être un ennemi de l'Empire, Yagami savait que ce n'était pas un coup des Renégats, eux ils auraient carrément envoyé une roquette à plasma sur le speeder, et on serait toujours en train d'essayer de différencier les morceaux de carlingue des morceaux de l'équipage...
Cette fois il s'agissait donc de remplacer toute l'aile droite du véhicule. Fort heureusement, les pièces nécessaires à la réparation étaient déjà disposées à côté du vaisseau, il ne restait plus qu'à démonter les pièces à changer et à remonter à la place les pièces neuves. Rien de bien compliqué, cette fois aussi. Seulement c'était long... Afin d'avoir accès aux points d'attache de la carrosserie il fallait démonter tous les sièges situés du côté droit de l'appareil. Et pour démonter ces mêmes sièges, il fallait enlever une partie de la verrière du speeder. Ce n'était pas un véhicule militaire à proprement parler, les véhicules militaires étaient conçus de telle sorte que les entretenir prenne le moins de temps possible sur le front : pour changer un morceau du blindage, il suffisait juste d'enlever la protection de chaque écrou qui maintenait la plaque en place et de les dévisser, par exemple. Ce n'est pas que Yagami n'aimait pas les appareils complexes, c'est juste qu'il détestait perdre du temps à démonter tout le véhicule juste pour changer un des ses accus...
Il se mit donc au travail, il en avait au moins pour 30 minutes.
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Post n°27
Auteur : SadA mesure que le temps passait, Sad executais des gestes plus précis, plus nets, mais cela lui valut aussi plusieures coupures plus ou moins profondes, la mécanique n'a jamais étée son fort de tout manière.
L'atmosphère dans le hangar était moins tendue et plus calme maintenant, pourtant le souvenir de ce qui venait de se passer planait encore mais Yagami agissait comme ci il voulait oublier cet évènement, ce qui, dans un sens, arrangait Sad, jamais il ne s'etait fait corriger de la sorte !
Il s'attaquait maintenant a demonter la coque avant du Speeder, il devait recalibrer plusieures pièces du moteur.
A sa surprise, certaines de ces pièces du moteur ressemblaient exactement a celle de certains véhicules atmosphériques utilisés pendant la guerre, voila au moins une partie du travail qui serait plus simple et qui ne nécessiterait que de trois petits quarts d'heures...
La partie qui lui semblait la plus difficile a réparer sur le vaisseau serais de démonter les propulseurs et de changer une des pièces principales de ce dernier... Mais il préfèra réflechir a ceci en temps voulu, et si complications il y'a, il demanderas probablement conseil a Yagami, si celui ci n'est pas trop occupé a ce moment...
Bon, les dégats du moteur semblaient bénins... après près d'une heure de travail, Sad vint a bout de cette partie du vaisseau.
Il lui restait maintenant moins d'une heure pour changer la pièce du propulseur... Il prit le plan concernant cette partie et entama son travail... Yagami le rejoignit et lui expliqua certaines certaines données a prendre en compte sur ce type de réparations... Il semblait en connaître un rayon question véhicules, étant arrivé hier, il ne pouvait avoir appris tout ceci a la caserne, et ce n'était probablement pas l'école militaire qui lui avait appris tout ca, il devait avoir fait les études nécéssaires avant son entrée...
- Merci... c'était le moins qu'il puisses dire, le mécanicien allait probablement lui éviter de nouvelles réprimandes du Chef... -
Post n°28
Auteur : Yagami AurionMalgré le caractère totalement rébarbatif de la tâche, Yagami alla plus vite que ce qu’il avait prévu. Au bout d’une grosse heure, le speeder était de nouveau prêt à repartir en mission. Yagami alluma tout de même l’appareil pour vérifier que tout était bien en ordre, et l’éteignit immédiatement après. Il était fier du travail qu’il venait d’accomplir : il venait d’accomplir sa première vraie mission ! Première d’une longue série encore à venir, du moins il l’espérait… Mais ce n’était pas encore fini, il restait toujours 2 vaisseaux à finir de réparer en 1 heure.*On n’aura jamais le temps à ce rythme-là…*Il se tourna donc vers le deuxième speeder, sur lequel Sad était affairé depuis lui aussi 1 heure. Il semblait avoir bien progressé, il avait pris en assurance, comme s’il regagnait progressivement confiance en lui après la rouste que le chef lui avait mise. Les procédures d’entretien réalisées par le clone avaient révélé un problème au niveau du propulseur.*merd* ! Un imprévu ! Cette fois c’est clair, on n’aura jamais fini quand le chef reviendra !*Suite aux maltraitances que l’équipage du véhicule lui avait fait subir, une des pièces du propulseur avait littéralement fondu… Il s’agissait d’un des tuyaux de distribution du liquide de refroidissement. Pour Yagami, la cause était claire : le pilote avait trop joué avec la manette des gaz, accélérant, puis décélérant, de façon tellement saccadée que la pompe de distribution du liquide ne pouvait adapter le débit d’arrivée et de sortie en conséquence, si bien que la pression avait augmenté de façon dramatique dans les tuyaux de refroidissement, faits pour supporter des pressions bien pires sans se déformer. Du coup, ce qui devait arrivait arriva, grâce (ou plutôt à cause) d’une des lois fondamentales de la thermodynamique : à savoir que dans un système fermé, la température est proportionnelle à la pression… En fondant, le tuyau avait pris la forme d’une sorte de boule au niveau de la pièce où la chaleur avait le plus monté. L’excroissance avait elle-même une autre conséquence, qui pouvait s’avérer tout aussi dramatique à long terme : une pièce du propulseur frottait contre elle quand le véhicule était en marche… En bref, l’état d’un des blocs de propulsion était désastreux… Il fallait le changer intégralement, mais les pièces de rechange manquaient à l’appel !Il y avait bien une alternative au problème, Yagami la connaissait, mais il l’a désapprouvait… Il aurait suffi de récupérer la pièce à remplacer sur une autre partie du speeder. En l’occurrence, Yagami avait remarqué la présence d’une pièce semblable sur le même circuit de refroidissement, juste après la pompe. Cette pièce ne semblait pas être soumise aux mêmes contraintes extrêmes que celle à remplacer. Il s’agissait donc d’intervertir les 2 pièces. Il consulta tout de même la fiche technique du speeder avant de commencer quoi que ce soit pour vérifier si les 2 pièces étaient bien identiques… Elles l’étaient, il pouvait donc procéder.En deux trois mouvements, Yagami avait fini de résoudre le problème, même si cela ne lui plaisait guère. Avant de s’engager, quand il effectuait des réparations gratuites sur les véhicules des amis des Nocturna, il était un jour tombé sur une réparation du même genre faite par quelqu’un avant lui. Seulement, cette réparation avait été à l’origine de l’accident de la circulation qui avait coûté la vie au fils prometteur d’un ami d’enfance du père adoptif de Yagami… Le mécano précédent avait mal calculé son coup, et il avait ainsi créé une autre panne au niveau du contrôle de la direction tout en réparant la première, concernant la mauvaise remontée d’une des verrières du véhicule…Il fallait maintenant remonter le propulseur dans la carlingue du vaisseau ! Yagami n’aurait jamais réussi sans l’aide de Sad, sa force physique fût déterminante quand il fallut orienter le propulseur dans le bon sens juste avant de l’enfoncer dans le vaisseau… Toute la manœuvre de fin de réparation du deuxième speeder avait pris 40 minutes. Il en restait à peine 20 avant que le chef ne revienne… Pourtant, les 2 hommes se regardaient, heureux d’avoir réparé si rapidement 2 véhicules. Sad semblait moins distant, peut-être allait-il de nouveau essayé d’initier une discussion… -
Post n°29
Auteur : SadYagami avait réparé le vaisseau avant même que Sad ait put dire "Droideka"...
Selon les explications du mécanicien, il avait intervertit les deux tuyaux de distribution du liquide de refroidissement, chose qu'il n'appréciais pas faire...
Il lui avait aussi parlé de lois fondamentales de la thermodynamique et tout un tas de barratin qui ne voulait franchement rien dire pour Sad qui se contentait d'approuver de la tête, question de politesse pour cette grosse tête de la mécanique...
Il leur fallu 40 minutes pour pouvoir intervertir ces fameuses pièces ou plutôt il fallu 40 minutes à Yagami... Sad agissait plus comme un spéctateur, donnant les outils nécéssaires ou obéissant au mécanicien, qui était très concentré a son travail... Ceci était définitivement son terrain et le soldat n'osais pas mettre ses boots dessus !
Une fois le travail terminé, les deux recrues se regardaient et s'echangèrent un sourire !
- Content d'avoir travaillé avec toi Junior, ce fût un réel plaisir !
20 minutes restaient pour réparer les dernier vaisseau, quand ils en avait réparés 2 en 2 heures de temps !
Le Chef ne reviendrais sûrement pas en les félicitant, il valait probablement mieux entreprendre le travail du troisième et dernier véhicule !
Sad sortit un paquet de carton de sa sacoche et le tenda a Yagami...
- Hey, Petit, tu veux cramer une Tige ? Je sais ce que nous dirais le Chef si il nous surprenait, mais je vois rien de combustible et pas de Chef, et par dessus tout, on a bien merités 5 minutes ! -
Post n°30
Auteur : Yagami Aurion- Content d'avoir travaillé avec toi Junior, ce fût un réel plaisir !
- Moi de même. Mais on a toujours pas fini tu sais... De toute façon je ne pense pas qu'on aura le temps de s'occuper de la canonnière juste derrière. Elle est vraiment dans un sale état, sa réparation nous prendrait au moins 2 heures je dirai, à vue de nez. Peut-être plus, mais sûrement pas loin. On va passer un sale quart d'heure, encore.
Sad sortit un paquet de cigarettes de sa poche, l'ouvrit et le tendit en direction de Yagami :
- Hey, Petit, tu veux cramer une Tige ? Je sais ce que nous dirais le Chef si il nous surprenait, mais je vois rien de combustible et pas de Chef, et par dessus tout, on a bien merités 5 minutes !
- Pourquoi pas, mais on a juste le temps pour une seule. Le chef ne devrait pas tarder...
Il en prit une dans le paquet de Sad, puis Sad en prit une à son tour. L'atmosphère était plus détendu qu'il y a 2 heures...
- Tu vois ce véhicule là ? La canonnière ? Elle est sûrement à des potes à toi. Ça fait quelle impression d'être propulsé vers le combat dans un tel engin ? Ça doit être impressionnant... Même carrément flippant. Attendre de toucher le sol en espérant ne pas se faire abattre... J'admire le courage des soldats comme toi, même si vous m'effrayez aussi. Je pourrai jamais faire ça moi. -
Post n°31
Auteur : Super PNJLe chef venait de recevoir une rapport de l'état major, il voulait deux mécano pour des raisons quelconques. Comme toujours, personne ne précisais jamais rien, sauf qu'ils devaient partir pour Kamino avant ce soir. Tout ceci agaçait le chef, il ne pouvait se permettre d'envoyer des gars à pétaouchnoc pour le plaisir de quelques personnes. Il décida d'envoyer les deux bleu, cela leur feraient une très bonne expérience. Il partit dans leur direction avant d'être interpelé par un mécano pour un problème mineur sur une bobine défectueuse, juste que celle-ci avait explosé dans les parois du blindage du vaisseau. Puis il se remit en chemin, il restait moins d'une heure pour les bleubites de finir les réparations des trois véhicules, même si un était complétement hors d'usage et seulement bon pour la casse. Mais c'est toujours en trifouillant un appareil mort qu'on en apprend beaucoup. Car celui là, on peut le démonter et l'étudier en détail, tout en prenant le temps qu'il faut, vu qu'il ne repartira jamais. Il arriva à leur niveau, Sad et Yagami étaient tout deux en train de fumer une clope, regardant les deux véhicules qui étaient aux premières vu, fini de réparer. Il passa derrière eux et prix une clope à Sad, ainsi que son bricket et lui rendit, une fois la clope allumé.
-Alors les bleubites, ça donne quoi tout ça? Humm?
Il fit le tour des deux véhicules, regardant, touchant par ci et par là, vérifiant, regardant, suivit par les deux bleu.
-Et bah si pas si mal que ça les jeunes, dommage qu'il ai fallu gueuler pour arriver à ça. C'est prometteur pour la suite. Deux trois truc à revoir, mais c'est pas mal.
Le chef se poussa des engins avec eux pour leur donner leur ordre de réaffectation. Les deux jeunes avaient bien travaillé, il devait le reconnaitre et en était content. On se fait respecter des autres par son travail, pas par des paroles, peut être qu'ils le comprendraient aujourd'hui, mais ce n'était pas sur.
-Bon, vous êtes réaffecter sur Kamino les gars. Me demandez pas pourquoi, j'en sais rien. J'ose espérer que vous en aurez appris en si peu de temps sur vôtre métier. Voici vos ordre de mission, vol payer par l'empire, profitez en, c'est pas tout les jours.
Avant de partir, vous me faite un rapport sur les réparations faites, que l'on sache ou vous en étiez si on doit repassser derrière.
Bon courage messieurs.
Le chef partit vaquer à ses occupations sur le pont, un véhicules en piteux état venait d'arriver, trois mécano le demandait, la routine habituel pour un homme comme lui.
[HRPG: vous postez directement sur ce topic: http://star-wars-rpg.xooit.com/t3629-Entrainement.htm?start=15#p46940]Spoiler : Spoiler
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Post n°32
Auteur : SadQuand le chef prit la cigarette du paquet de Sad, chose qu'il n'avait pas appréciée, il s'attendait à des réprimandes de sa part... Mais ce fût tout autre.
-Alors les bleubites, ça donne quoi tout ça? Humm? demanda t'il en recrachant une bouffée de fumée.
Il inspecta les deux véhicules et reprit :
-Et bah si pas si mal que ça les jeunes, dommage qu'il ai fallu gueuler pour arriver à ça. C'est prometteur pour la suite. Deux trois truc à revoir, mais c'est pas mal.
Cette dernière remarque s'adressait evidemment a Sad, mais le Chef avait l'air satisfait.
Il tendit un lettre a Yagami et Sad. Un ordre de réaffectation.
- Bon, vous êtes réaffecter sur Kamino les gars. Me demandez pas pourquoi, j'en sais rien. J'ose espérer que vous en aurez appris en si peu de temps sur vôtre métier. Voici vos ordre de mission, vol payer par l'empire, profitez en, c'est pas tout les jours.
Avant de partir, vous me faite un rapport sur les réparations faites, que l'on sache ou vous en étiez si on doit repassser derrière.
Bon courage messieurs.
Il repartit alors vers le pont ou 3 mécaniciens l'attendaient.
Yagami avait l'air assez excité a l'idée de cette mutation.
- T'emballes pas petit, je connais très bien Kamino, y vivre n'est pas une synecure... Tu en auras vite fait ras le bol... Mais au moins, la bas, il y'auras de l'action...
Il entamma alors le rapport concernant le vaisseau qu'il avait tenté de réparer, aidé par Yagami... Il s'agissait de faire vite, la Navette partait dans une heure... juste le temps de rassembler ses affaires et d'embarquer... -
Post n°33
Auteur : Yagami Aurion- Bon, vous êtes réaffecter sur Kamino les gars. Me demandez pas pourquoi, j'en sais rien. J'ose espérer que vous en aurez appris en si peu de temps sur vôtre métier. Voici vos ordre de mission, vol payer par l'empire, profitez en, c'est pas tout les jours.
Avant de partir, vous me faite un rapport sur les réparations faites, que l'on sache ou vous en étiez si on doit repasser derrière.
Bon courage messieurs.
Le chef était arrivé quelques minutes plus tôt que prévu. Apparemment il semblait satisfait du travail des 2 hommes, mais ce n'est pas pour autant qu'il ne leur demandait pas des comptes : il fallait faire un rapport... Yagami aimait lire et écrire, enfin, surtout lire, et acquérir de nouvelles connaissances, quant à rédiger des rapports, disons que c'était l'une des choses qu'il appréciait le moins chez les militaires : baratiner sur des faits inintéressants... Surtout que personne ne lirait ce rapport, il irait se perdre dans les méandres des archives impériales, juste pour qu'on se souvienne que les bleu Yagami Aurion et Sad avaient réparé 2 des speeders plus de 50.000 speeders des forces de sécurité de Coruscant...
Mais bon, il y avait plus important, quelque chose qui excitait Yagami plus que de raison : ils étaient réaffectés sur une autre planète ! Depuis son arrivée sur Coruscant il y a 4 ans, sa vie avait changé du tout au tout, il y était arrivé en tant que vagabond, et il allait la quitter aujourd'hui en tant que membre des forces militaires impériales ! Au cours de ces 4 ans passés sur la planète capitale, il ne l'avait jamais quitté, même depuis que les Nocturna l'avaient recueilli... Rien qu'à l'idée de découvrir de nouveaux horizons il était réellement excité ! Cependant, un rapide coup d'oeil en direction de Sad lui permit de constater que la nouvelle ne réjouissait guère le clone... Kamino, cette planète devait sûrement lui rappeler pas mal de choses... Yagami avait déjà entendu parler de l'importance stratégique de cette planète pour l'Empire, il savait aussi pourquoi elle était si importante. Mais contrairement à ce qu'on pouvait penser, la guerre n'y faisait pas rage, c'était presque un havre de paix. Quoi de mieux comme premier voyage pour le couard qu'était Yagami ? Sad prit alors la parole :
- T'emballes pas petit, je connais très bien Kamino, y vivre n'est pas une synecure... Tu en auras vite fait ras le bol... Mais au moins, la bas, il y'auras de l'action...
De l'action ? Qu'entendait-il pas "de l'action" ? Le sourire de Yagami s'effaça presque aussi rapidement qu'il était apparu... Tout à coup, Yagami n'était plus sûr de vouloir quitté Coruscant, qui avait pris soin de lui pendant 4 longues années et qui avait changé sa vie... Le doute le gagnait. Dans un mécanisme de défense psychologique, Yagami se souvint qu'il avait des choses à faire avant de partir : le rapport ! Sortant son datapad de sa poche arrière, il se mit aussitôt à le rédiger...Yagami se bloqua avant d'appuyer sur "Envoyé" : un des 3 véhicules n'avait finalement pas été réparé : la canonnière. Mais vu l'importance des dommages, plusieurs jours de travail seraient nécessaires pour la remettre en état... Le chef ne les avait pas blâmé de ne pas l'avoir fait, il devait s'y attendre dès le début...Spoiler : Rapport de réparations
Immatriculation N-267 :
- remplacement de toutes les pièces de carrosserie du flanc droit
- Opérations de démontage et de remontage de tous les sièges tribords
- changement de 2 verrières
- déchets bon à être recyclés
- aucune fuite de radioactivité
Immatriculation N-218 :
- protocole de maintenance complètement exécuté
- Opérations de démontage et de remontage du bloc de propulsion n° 2
- Opération sur le circuit de refroidissement du 2ième bloc de propulsion :
interversion de 2 coudes du circuit, dont l'un était déformé.
Déplacement vers une zone où la déformation n'a aucune conséquence sur l'intégrité du Speeder.
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Pensif, il envoya finalement le rapport et rangea le datapad. Il était vieux et abîmé, mais il avait une très forte valeur sentimentale pour lui : c'était Shark'an qui lui avait offert à son arrivée dans la famille Nocturna. Il l'emmenait partout avec lui. Il l'avait même sur lui quand s'était fait tiré dessus dans la cantina...
Mais pas le temps de s'attendrir ! Il avait encore 2 choses à faire avant de partir. La première : trouver une arme ; si Sad dit qu'il allait y avoir de l'action, même si l'idée ne réjouissait pas Yagami, il allait devoir se procurer de quoi se défendre au cas où. La deuxième : dire au revoir à sa famille adoptive. Mais il savait qu'il n'en aurait jamais le temps... -
Post n°34
Auteur : Zara Borekniss"...Je vous envoie un message ce soir, c'est promis."
"Et on s'appelle dans la semaine hein, n'oublie pas de nous donner tes disponibilités, on t'aime fort !"
D'une simple pression je mettais fin à l'appel, puis je soupirais un grand coup. Mon histoire s'apprêtait à décoller ici, sur Coruscant, centre névralgique et capitale de la grande République Galactique. A vrai dire, c'était bel et bien la première fois que je posais le pied ici, et honnêtement, il était difficile de déterminer laquelle de la ville ou de la planète avait été conçue avant l'autre. L'artificialité de la ville, si on devait la comparer à celle des cités de Kuat, était multipliée par dix au moins. Enfin, j'avais l'occasion de découvrir ce qui constituait l'emblème du noyau Galactique. Coruscant... Ses grattes-ciels fuyant dans les nuages, ses autoroutes aussi longues que nombreuses... Le système qui ne dort jamais semblait bien mériter sa réputation.
Jouissant d'une fréquentation dont les chiffres tendaient à faire fuir même les plus braves, le spatioport militaire galactique de Newport, construit comme annexe du hub de même nom, regorgeait pleinement d'activité. Des centaines de vaisseaux atterrissaient et décollaient chaque heure, assurant pour la plupart le transit de ressortissants en position difficile. D'autre part, des navettes assuraient la liaison avec quasiment toutes les garnisons de la galaxie pour favoriser les méthodes d'intégration de la Grande Armée Républicaine. A échelle plus réduite, si on s'attardait à contempler le long tarmac principal baignant dans la lueur du soir, on pouvait indéfiniment admirer le spectacle donné par ce fourmillement de droïdes, de mécaniciens, de manutentionnaires ou de passagers, s'affairant sans arrêt autour des appareils.
Ainsi, après avoir profité quelques minutes de ce panorama plutôt saisissant, devant lequel je m'étais savoureusement grillée une clope après avoir passé les douanes, j'avais emprunté les navettes sur rail permettant de traverser la plateforme via ses différents points d'intérêts. Traînant difficilement mon imposant sac noir de voyage, supposé contenir une partie de ma nouvelle vie, j'étais descendue au point d'accès Nord au niveau duquel je devais rejoindre mon taxi. A défaut de ne pas l'avoir trouvé immédiatement, j'avais saisi cette occasion pour discuter une dernière fois avec mes parents, après quatre heures de voyage. A l'aide de mon communicateur holographique, je faisais apparaître en l'air devant moi le nombre 47 afin de me faire repérer. Immédiatement vint le moment fortuit où un petit speeder blanc fermé, à l'effigie d'une petite compagnie de transport privé, vint s'arrêter juste devant moi. La vitre passager se baissa et je m'approchais.
"Mademoiselle Borekniss ?"
"C'est bien moi !"
La portière s'ouvrit, laissant un petit homme trapu sortir du véhicule. Je remarquais avec joie qu'il paraissait relativement propre sur lui-même, vêtu d'un costume beige, cheveux laqués de jais rabattus en arrière et bouc parfaitement taillé. Le tout rehaussé par une belle paire de lunettes de soleil noires. Un premier exemple de l'opulence Coruscanti, sans aucun doute.
"Permettez-moi ! Hop là !"
D'un tour de bras, mon sac disparut dans le coffre de véhicule, puis le chauffeur ouvrit la porte arrière en me faisant signe de m'installer à l'intérieur.
"Merci !"
Une odeur âcre qu'on attribue souvent au neuf régnait dans l'habitacle, m'arrachant une petite grimace. Négligeant cet aspect désagréable du taxi, je m'installais confortablement au milieu de la banquette arrière tandis que le chauffeur reprenait sa place à l'avant. Il s'éclaircit la voix et commença à tripoter sa console de navigation.
"Vous désirez ?"
"Hum, Centre d'Incorporation des Forces Armées, à Polaris, s'il vous plaît."
Le chauffeur redémarra le speeder et inscrivit les données de navigation en quelques secondes sur son appareillage de bord. A folle allure, nous nous engagions alors dans le dédale des profonds canyons urbains. Durant les quinze premières minutes du trajet, le silence fut pesant. Je constatais avec déplaisir que le chauffeur montraient des signes d'intérêt quand mon regard croisait le sien via le rétroviseur central. Cette situation gênante ne fit qu'empirer lorsqu'il m'adressa la parole pour la première fois.
"Une nouvelle recrue ?"
"Oui, bien deviné."
"Ça ne m'étonne même pas, il en arrive énormément depuis quelques semaines. Décidément, on en voit passer de tout les genres."
Mon visage resta de marbre face à cette remarque, et j'espérais ne pas avoir compris. D'un simple coup d'oeil dans le rétro, le conducteur s'informa de mon malaise.
"Ah non, ne croyez pas que j'ai balancé ça parce que vous êtes une femme, hein. Ce que je veux dire, c'est qu'on a de plus en plus de gamins à peine majeurs qui se ruent sur une carrière dans les armes. Parfois, ils viennent de très loin. Vous êtes d'où, vous ?"
"Kuat."
Je décelais un rictus discret sur son visage. Feignant n'avoir rien remarqué, je décidais de poser les questions à mon tour.
"Il y a tant de recrues que ça ?"
"En somme oui, mais tout dépend du corps d'armée dans lequel vous désirez servir. Logiquement, l'infanterie de ligne est la plus garnie, suivie de l'infanterie mécanisée, du génie et de la cavalerie légère. D'après ce que j'ai pu entendre, l'aéroportée est réservée aux meilleures recrues qui en émettent le choix. Pour finir, il me semble que le corps blindé est réservé aux bataillons d'instructions obligatoires. Eh oui, il existe encore des gouvernements sous lesquels le cursus honorum est toujours de rigueur."
"Vous avez l'air de bien vous y connaître !"
"Disons que je n'ai pas toujours été qu'un simple chauffeur de taxi."
"Je vois. Et pour ce qui est de l'aérospatiale ?"
"Oh, une future matelot ?"
"Pilote."
Le conducteur réajusta sa paire de lunette sur son nez et parut interloqué.
"Vous savez, à vrai dire on ne sait pas trop ce qui se passe là-haut. C'est un univers à part, un peu mystérieux. Je ne désire en aucun cas vous effrayer, mais d'après tout ce qu'il m'a été donné d'entendre en 12 ans de service, c'est dans l'espace que les combats sont les plus terrifiants."
J'affichais alors un sourire presque instinctif.
"J'ai du mal à imaginer comment on peut passer plusieurs semaines à bord d'un morceau d'acier géant, éloigné de tout, sans être jamais sûr de revenir. Peu de personnes prêtent allégeance à la Marine Républicaine. Bref, je vous épargnerai les détails."
"Ne vous en faites pas, je prendrai bientôt plaisir à les remarquer moi-même."
Et le trajet se poursuivit sans encombre pendant une petite dizaine de minutes. Le centre d'incorporation était un vaste bâtiment plat et circulaire perdu au milieu des plaines industrielles de Polaris, au sous-sol duquel avait été creusé un hangar d'où étaient projetées les nouvelles troupes administrativement intégrées à leurs unités. Pour la seule fois de ma vie, j'aurai à me présenter à l'accueil visiteur. Le taxi me déposa donc sur une corniche de dépose-minute, jouxtant l'un des accès au site. Après avoir dûment payé les 65 crédits de la course puis récupéré mon sac dans le coffre du véhicule, je me dirigeai vers l'accueil, situé quelques dizaines de mètres plus loin. Je prenais plaisir à constater que plusieurs bannières républicaines flottaient au vent, hissées sur une dizaine de mats dont la disposition épousait la forme circulaire du bâtiment. Une large vitre coulissa, et je m'introduisais dedans. L'accueil constituait une véritable parure pour l'image des dispositifs de recrutement. En effet, les locaux semblaient être éminemment bien entretenus. Un sol de moquette bordeaux s’associait à des murs gris clair sur lesquels ont pouvait s'amuser à lire différentes affiches de propagande de tout âge. Face à l'entrée, on ne pouvait oublier de remarquer un insigne républicain cuivré de grande taille, fixé au mur, au dessus duquel un holodiffuseur affichait "Vous l'avez choisie, elle vous en remercie. La République unie et indivisible vaincra !". Sur la droite était installé un petit salon composé de quelques fauteuils de maroquin rougeoyant encerclant une table basse en verre. Machine à en-cas, plantes d'intérieur, accès à l'holonet... Tout était bon pour épater le client.
Pour ma part, je m'arrêtais sur la droite, au comptoir derrière lequel une jeune femme à peine plus vieille que moi, parée de sa plus belle tenue de cérémonie, mettait tout juste fin à une communication.
"Bonjour Mademoiselle, c'est pour votre incorporation je suppose ?"
"C'est exact, j'arrive sur recommandation des bureaux de Kuat."
"Votre pré-recensement a-t-il déjà été effectué auprès de la garnison locale ?"
"Oui."
"Très bien, votre nom et votre matricule, s'il vous plaît ?"
"Zara Borekniss, Mike Six Sept Sept Quarante-Deux Vingt-Six."
"Je vais vous demander de patienter un instant, le temps que votre requête soit approuvée."
Et je me posais confortablement sur le canapé du salon. -
Post n°35
Auteur : Super PNJCentre d'Incorporation des Forces Armées
Secteur Polaris, désignation "Rift 12", Triple ZéroLa République. Simple mot, vaste concept. A lui seul, ce tas de lettres les unes sur les autres provoquait des très nombreuses réactions. A la fois il provoquait l’espoir pour un futur meilleur, le goût de la liberté, des idéaux, du bonheur, bref d’une vie qui pourrait devenir radieuse, et à la fois il laissait une impression de dégoût, de gâchis, de haine et de rejet. Comment ce nouveau régime qui venait de naître, il n’avait pas 2 jours, pouvait-il provoquer tant d’émotions ?
Car oui il fallait bien le dire, la République était effroyablement jeune, et donc vulnérable. Les institutions étaient toujours celles de l’Empire, on commençait tout juste à réfléchir au moyen de les transformer et les faire évoluer. A tout moment, malgré l’image de puissance se dégageant du Sénat, la République pouvait s’effondrer et la guerre civile éclater. Pourtant, comme le faisait la jeune Zara, de nombreux citoyens se rendaient aux divers centres de recrutement de leurs garnisons locales, postulaient pour l’administration, se présentaient aux premières élections depuis longtemps, en un mot, ils se mobilisaient, inconscients de ce mouvement de masse, pour protéger ce qu’ils venaient de recevoir.
Une dizaine d’autres personnes attendaient dans la salle du Centre, tous désirant eux-aussi devenir pilotes. Au bout d’un moment, un petit droïde MSE-6 se présenta devant eux, émit une série de cliquetis et parti doucement vers le bout de la salle d’attente. Il mena directement le groupe à une salle de conférence, un petit amphithéâtre, dans lequel les recrues prirent place.
Si à l’extérieur du bâtiment, et au niveau de son accueil, la décoration avait été changée (les bannières remplacées, les sculptures et les hologrammes changées, les anciennes affiches de propagande arrachées), ici à l’intérieur du bâtiment, après quelques couloirs passés, il n’en était rien. Pour les nouveaux arrivants se fut très déstabilisant. Les soldats et troopers en faction portaient des uniformes marqués de symboles impériaux, les affiches étaient restées les mêmes, et les logos de l’Empire peint au pochoir dans certaines salles étaient demeurés intacts. En effet, devant l’urgence de la situation, l’Armée avait fait le nécessaire pour que sa vitrine soit rapidement transformée, mais on n’avait pas encore trouvé le temps de le faire dans le reste des institutions.
C’est pourquoi lorsque le lieutenant de bord Faklons, discrètement entré à la suite des recrues, esquissa un léger sourire lorsqu’il activa la commande de l’holoprojecteur de la salle, ce-dernier affichant le symbole impérial qui lévitait dans les airs. Il fit quelque pas en avant, afin que les nouveaux arrivants puissent bien le voir, et se campa devant eux, les jambes écartés, les mains jointes derrière lui.
- Bonjour à toutes et à tous, et bienvenue au centre d’incorporation de la Grande Armée Républicaine. Je suis le lieutenant de bord Faklons, et je serai votre chef-instructeur jusqu’à nouvel ordre. Vous ne m’adresserez la parole que lorsque je vous l’autoriserai, et vous m’appellerez monsieur. Premièrement, vous êtes ici dans une unité d’intégration de la Marine militaire, si vous n’êtes pas censé entrer dans la Marine, vous devez vous diriger immédiatement vers le bureau 14, aile Est.
A ces mots, un jeune homme se leva, et descendit rapidement l’amphithéâtre, le visage presque cramoisi de honte. Le lieutenant le laissa partir, puis secoua la tête en retournant à sa console.
- Bien, ceci étant fait, nous allons passer à la nature du programme. Il tapota sur un clavier, et divers schémas et représentation d’armes et de véhicules s’affichèrent. Vous comprendrez bien qu’il est important pour nous de savoir si vous avez un quelconque potentiel et comment nous pourrons l’utiliser par la suite. Votre programme commencera donc par une formation simple d’infanterie, vous apprendrez les rudiments du combat de mêlée, vous vous exercerez au tir, avec un peu de théorie pour compléter. La deuxième partie concernera directement la Marine, vous aurez ici aussi de la théorie relative au combat spatial, à l’organisation du corps, et aux différents appareils. 3ème et dernière partie s’articulera très précisément sur la technique et la mécanique des appareils militaires de la Marine, avec si tout se passe bien, une sortie en escadron.
Faklons observa rapidement les visages de ceux qui lui faisaient face. Certains avaient l’air presque terrifiés, d’autres enthousiastes, deux-trois avaient même l’air complètement indifférents. D’habitude il n’était pas chargé de l’encadrement des recrues, mais avec les réorganisations en cours on l’avait affecté ici. Voir ces jeunes aspirants lui rappela lui-même sa formation sous l’Empire, et un air mélancolique glissa sur son visage. Il se racla la gorge et s’approcha de la sortie.
- Nous allons maintenant passer dans les vestiaires. Vous trouverez un casier avec votre matricule, prenez tout ce qu’il contient, et déposer vos affaires dedans. Si j’attrape un seul d’entre vous qui s’amuse à aller dans le vestiaire qui n’est pas celui de son sexe, j’en fais un exemple.
Ils feraient ça plus tard, une fois déployé dans leurs vaisseaux respectifs, Faklons le savait, pour l’avoir lui-même fait, mais pour l’heure, il fallait inculquer la discipline. Les recrues se dirigèrent donc dans le vestiaire 7, et trouvèrent dans leurs casiers des treillis sombres simples de la Marine, une plaquette de données personnelle, et plusieurs étuis remplis d’outils. Le lieutenant les récupéra à la sortie et les amena à l’une des salles d’entraînement global.
Une fois passé les lourdes portes blindées, le petit groupe se retrouve dans un immense hangar, séparé en trois parties. La première, sur la gauche, s’étendait jusqu’au bout de la salle, et était séparé par une cloison anti-bruit. Plusieurs panneaux y indiquaient le stand de tir. Le deuxième espace était central et formé de plusieurs tatamis, avec des marquages au sol indiquant des rings. Enfin le troisième espace, sur la droite, était composé de plusieurs holoprojecteurs, et des rangées de chaises. L’Armée créait souvent ce genre de salle, afin de centraliser les lieux d’apprentissage dans un souci d’efficacité.
Plusieurs groupes de recrues étaient à l’entraînement, et les flashs bleutés des tirs de blaster étaient perceptibles. Le lieutenant de bord s’approcha d’un sergent clone en armure, tête nue, et s’entretint quelques instants avec lui. Les deux sous-officiers revinrent ensuite vers le groupe.
- Je vous présente le sergent-chef Fauve, il va se charger de votre formation terrestre.
Le sergent s’avança et toisa les recrues.
- Ecoutez bien les bleus. Vous allez gouter à un entrainement pour biffin, que ça vous serve de leçons quand vous serez là-haut dans vos casseroles volantes. On va commencer par une séance de tirs.
Le groupe se déplaça dans le stand prévu à cet effet. Les tirs fusaient dans les box à côté. Fauve, sous l’œil attentif de Faklons, récupéra trois armes et les plaça devant lui, sur le parapet. Il les désigna successivement.
- Ceci est un blaster DC-15s, et à côté se trouve son grand-frère, le DC-15. Le petit, est utilisé comme arme de moyenne portée ; il est robuste, peu encombrant, et dispose d’une recharge standard de gaz Tibanna. Si vous apprenez à bien le manipuler, il sera une arme redoutable. Passons donc au DC-15. Le seul inconvénient de ce fusil, c’est son poids. Vous verrez, trimbaler cette salop*rie sur un champ de bataille, c’est une sacrée paire de manche. Cependant, il est extrêmement puissant, et très utile pour des tirs longue portée, pouvant aller jusqu’à 400 mètres. En outre, sa capsule de gaz interne permet de ne pas avoir à emporter des recharges avec soi, ce qui, considérant le poids de ce petit bijou, est un point positif. Maintenant la dernière arme, sachant que vous allez incorporer la Marine, est le blaster officiel des pilotes, hommes d’équipages et même officiers. C’est le DL-44. Ce pistolet présente les deux avantages d’être petit et puissant. Il est capable de traverser une de nos armures en tir direct par exemple. Cependant, car il y a toujours une contrepartie, sa recherche énergétique est très gourmande, alors faîtes gaffe à compter vos tirs, histoire de pas vous retrouver à court de munitions à un moment critique.
Le sergent fit glisser une cartouche dans l’arme, se positionna perpendiculairement par rapport au parapet, et déplia son bras pour viser le champ de tir. Une cible de droïde B1 apparue soudainement, puis disparue, percutée par le tir que venait de délivrer le clone. Il redéposa l’arme et la verrouilla.
- Maintenant écoutez bien. Ici c’est un champ de tir, avec des armes à munitions létales. Pointez toujours vos armes vers les cibles ou le plafond. Une fois la séquence de tirs terminée, reposez l’arme sur le parapet, et désarmez-la. Ne jouez pas aux idiots en visant vos camarades, car si j’en vois un seul le faire, je lui brise moi-même les bras et j’en fais un handicapé à vie, c’est compris ?!
Il y eut un murmure d’assentiment.
- J'ai pas entendu les bleus !
Les recrues hurlèrent un "chef oui chef" qui sembla le satisfaire. Après son discours, plusieurs troopers distribuèrent les 3 types d’armes à chaque box occupé par les recrues. Faklons et Fauve s’installèrent dans une guérite, puis le sergent clone activa les haut-parleurs.
- Utilisez les armes dans l’ordre. Vous avez 20 munitions par cartouche, chaque séquence de tirs correspond à une cartouche. Bloquez votre respiration quand vous visez, puis relâchez-la après avoir fait feu. Que chaque tir compte, bonne chance.
Un compteur s’afficha, il y aurait 3 séquences de tirs, avec des cibles droïdes, les seules que l’Armée avait en stock.Spoiler : HRP
Spoiler : by
