Baptême militaire
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Post n°1
Auteur : LyzsHRP > Topic précèdent : http://star-wars-rpg.soforums.com/t6956-Nouvelle-Recrue.htm#p72205
---------------------Spoiler : Capitaine Garett
-Spoiler : Sergent Fryn
Le voyage arrivait à sa première étape : le Venator. La décélération se fit sentir et une dernière vibration annonça l’atterrissage de la navette. La grande trappe se déverrouilla et, d’un coup, le silence confortable disparut au profit du son des scies circulaires, des arcs à souder, des droïdes qui déplaçaient de lourdes charges raclant parfois sur le sol métallique, des immenses câbles que l’on traînait et des mécaniciens qui se criaient des ordres à travers le gigantesque hangar dans lequel les recrues viennent d’arriver.
Le capitaine descendit en premier, suivit de son assistant. Les soldats étaient évidemment appelés à les suivre de près. En rang désordonnés, derrière les deux gradés, ils pouvaient voir l’immensité de l’espace révélée par le champ de force transparent coupant la sortie à l’air du hangar. En bas de la porte, presque aussi large que celle du quartier général de la marine, Coruscant pointait le bout de son nez. Ce côté-ci était caché du soleil et d’innombrables lumières tissaient une toile d’or sur la surface cuivrée de la planète républicaine. Fièrement, presque debout sur l’astre et toujours avec une voix forte, Garett donna un dernier discours à ses nouvelles recrues :
— Repos !... Recrues ! Vous êtes les derniers des 408 étudiants à bord de ce bâtiment. Et j’aime autant vous le dire : vous avez de la chance d’être ici. Et c’est une chance qu’il va falloir continuer à saisir et tenir jusqu’au bout. Parce que, du jour au lendemain, vous pouvez vous retrouver au bas de l’échelle et subir ce voyage comme un enfer. Pendant six mois, vous allez goûter à la vie des vrais pilotes. Et, à la fin de cet entraînement hors du commun, vous serez aptes à servir. Quand ce sera le cas, vos résultats détermineront vos affectations. Alors donnez-vous à 120%. Très peu ont été jugés aptes à tenir une demie année à bord d’un bâtiment de combat pour une première expérience, alors voyez en vous l’espoir d’être de parfaits éléments pour l’armée républicaine. La marine compte sur vous, ne la décevez pas.
Plus bas alors, il reprit à l’intention de Fryn.
— Sergent, c’est à vous. Je vais faire mon rapport en personne.
Après un salut accordé, le capitaine s’effaça en usant de sa démarche la plus militaire. Le sergent, lui, s’avança. Toujours très droit, il s’exprima au même niveau sonore que son supérieur :
— Bien, pour la suite des opérations, chacun d’entre vous va recevoir un datapad. A l’intérieur de celui-ci, vous aurez un programme à respecter. Lors de vos études, vous avez appris les bases de la conception des vaisseaux et de leur architecture. Ici, et grâce à vos datapads, vous aurez accès à toute la documentation technique des chasseurs et du vaisseau dans lequel nous nous trouvons. Ou du moins, toute la documentation dont vous, pilotes, avez besoin. Vous étudierez ceci sur votre temps libre. La majeure partie de votre formation, au début, consistera à évaluer votre capacité à voler et à combattre au sol. Oui, au sol. Car vous n’êtes à l’abri de rien, ici. Si un ennemi attaque, vous ne pouvez pas fuir. Vous devez défendre vos camarades, le vaisseau et les valeurs républicaines jusqu’au bout. Mais, vous en apprendrez plus sur les combats en intérieur plus tard, pour l’instant suivez-moi.
Sans cérémonie, l’homme amena les recrues hors de ces bruyants lieux. Après avoir traversé quelques larges couloirs gris éclairés de puissantes lumières blanches, il leur montra une pièce plutôt grande. Quelques chaises traînaient autour de tables propres, des comptoirs étaient vides et quelques bouteilles trainaient sur de nombreuses étagères. Un peu en hauteur se trouvait une plateforme circulaire large d’une dizaine de mètres. Le sol autour de celle-ci semblait plus souple, un peu comme… un ring de boxe.
— Voici l’une de nos salles de repos. Comme vous pouvez le voir : elle est vide. Il n’est pas l’heure de se reposer. Alors, pourquoi je vous amène ici, au juste ? Vous, répondez.
Une voix grave s’éleva du groupe, un peu hésitante et ironique :
— Euh… Pour célébrer notre premier jour sur la mission ?
— Pas loin, recrue. Pas loin. Mais il s’agit plutôt d’un baptême. Répondit Fryn, très sérieusement.
Le sergent, tout en parlant, s’approcha de la fameuse plateforme.
— Ici, on se bat. Ça met de l’animation, ça détend. On oublie les grades, les devoirs et les enjeux. Juste deux personnes, face à face, qui se défoulent sans penser au reste. Vous comprendrez mieux avec un peu d’alcool dans le sang. Mais, aujourd’hui, on n’est pas ici pour se défouler. Non. On est ici pour faire entrer en vous un peu d’esprit guerrier. En attendant que les préparations pour votre « séjour » soit faites, vous allez me montrer de quoi vous êtes capables sur le ring.
Il tourna alors le dos aux futurs soldats pour aller chercher quelque chose derrière l’un des comptoirs grisâtres. La lumière au-dessus de celui-ci peinait à rester allumer, de temps en temps elle clignotait, comme s’il s’agissait d’un bar mal famé. Ça ne coûtait rien à réparer, mais ça connait un petit aspect authentique à l’endroit.
De retour, Fryn présenta fièrement deux paires de gants rembourrés.
— Vos premières heures seront placées sous le signe du combat, messieurs. Je vous préviens cependant : il ne s’agit pas d’un combat de rue. Pas de coups pas et on évite la casse. Voyez ceci comme une évaluation alors donnez tout ce que vous avez. Je vous signalerai l’arrêt du combat quand j'en aurai assez vu. Messieurs, vous pouvez respirer et regarder. Dans ces lieux, vous pouvez vous permettre d’être un peu plus détendus. Mais, n’oubliez pas que vous devrez vous aussi entrer dans le cercle. Pour commencer... Vous et… vous ! Montez et montrez-nous ce dont vous êtes capables, à froid.
Il venait de désigner Jerdon et un autre homme aux cheveux en brosse pour le premier combat. Déjà, les autres commençaient à prendre place tout autour de la « scène ». L’adversaire de Nar’al, lui, vint récupérer les gants avec hésitation. Puis, d’un saut, il grimpa sur le cercle élevé d’un bon mètre par rapport aux autres recrues. Une fois sur le ring et entouré par tous ces regards, l’homme sembla pris d’un élan de confiance il sautilla en s’échauffant les poignets.
— Allez, ramène-toi ! Lança-t-il familièrement à Jerdon, qu’il ne connaissait pourtant pas.
Le sergent Fryn, toujours très rigoureux, était prêt à donner le départ du premier combat… -
Post n°2
Auteur : Jerdon Nar'alNous avions enfin atteint notre destination : le Venator. C’était un vaisseau très imposant il fallait l’admettre.
En un rien de temps, nous nous étions retrouvé en orbite autour de Coruscant. J’éprouvais un peu de nervosité à l’idée de quitter mon chez-moi mais je savais rester calme, fort heureusement. La navette avait mis un grand coup de frein, ce qui avait surpris la plupart des recrues, moi y compris. Le silence régnait en souverain absolu au milieu de tous ces soldats en devenir… Mais chaque règne prend fin un jour.
En effet, la trappe en métal s’ouvrit pour laisser place au vacarme ambient d’un bâtiment militaire aussi imposant que puissant. Des mécaniciens couraient dans tous les sens, des vaisseaux se faisaient réparés, d’autres décollaient fièrement pour aller accomplir une mission parmi tant d’autres. Ce vaisseau était un tout, une machine dont les rouages, parfaitement huilés, fonctionnaient à plein régimes non-stop. Au milieu des autres recrues, je passais relativement inaperçu, faut dire que je n’avais pas le profil typique d’un pilote, mais ce n’était pas ce genre de chose qui allait m’arrêter. J’étais prêt à tout pour accomplir mon rêve. Et retrouver mon frère.
Les deux gradés étaient descendus les premiers. Notre petit groupe, lui, était assez désordonnés, certains étaient émerveillés devant toute cette agitation, tandis que d’autre restaient stoïques en apparences. Je crois que c’est à partir de cet instant que tout notre groupe s’est rendu compte que le vrai travail allait commencer. Et cette impression fût confirmée par notre supérieur :
— Repos !... Recrues ! Vous êtes les derniers des 408 étudiants à bord de ce bâtiment. Et j’aime autant vous le dire : vous avez de la chance d’être ici. Et c’est une chance qu’il va falloir continuer à saisir et tenir jusqu’au bout. Parce que, du jour au lendemain, vous pouvez vous retrouver au bas de l’échelle et subir ce voyage comme un enfer. Pendant six mois, vous allez goûter à la vie des vrais pilotes. Et, à la fin de cet entraînement hors du commun, vous serez aptes à servir. Quand ce sera le cas, vos résultats détermineront vos affectations. Alors donnez-vous à 120%. Très peu ont été jugés aptes à tenir une demie année à bord d’un bâtiment de combat pour une première expérience, alors voyez en vous l’espoir d’être de parfaits éléments pour l’armée républicaine. La marine compte sur vous, ne la décevez pas.
Pas de doute : nous n’étions pas ici pour des vacances, mais pour apprendre. Le capitaine glissât quelques mots à l’oreilles du sergent puis il s’en allât d’une démarche solennelle. Et puis ce fut au tour du sergent Fryn de s’exprimer :
— Bien, pour la suite des opérations, chacun d’entre vous va recevoir un datapad. A l’intérieur de celui-ci, vous aurez un programme à respecter. Lors de vos études, vous avez appris les bases de la conception des vaisseaux et de leur architecture. Ici, et grâce à vos datapads, vous aurez accès à toute la documentation technique des chasseurs et du vaisseau dans lequel nous nous trouvons. Ou du moins, toute la documentation dont vous, pilotes, avez besoin. Vous étudierez ceci sur votre temps libre. La majeure partie de votre formation, au début, consistera à évaluer votre capacité à voler et à combattre au sol. Oui, au sol. Car vous n’êtes à l’abri de rien, ici. Si un ennemi attaque, vous ne pouvez pas fuir. Vous devez défendre vos camarades, le vaisseau et les valeurs républicaines jusqu’au bout. Mais, vous en apprendrez plus sur les combats en intérieur plus tard, pour l’instant suivez-moi.
6 mois… Tout de même c’était quelque chose d’assez court pour une formation militaire. Du moins ce n’était que mon avis.
Cette fois-ci, notre petit groupe suivit le sergent en rang, bien ordonné. Enfin aussi ordonné qu’un groupe de jeunes recrues incrédules puissent l’être.
Après avoir naviguer quelques minutes à travers ce dédale de couloirs gris, le sergent nous amenât dans une salle plutôt grande. Dans cette pièce, on trouvait des tables, des chaises, des comptoirs ainsi que quelques bouteilles alignées sur plusieurs étagères. Au milieu, on apercevait une plateforme situer un peu plus en hauteur par rapport à nos têtes. D’après ce que je savais, ce devait être une sorte de ring de boxe. Un endroit fait pour la castagne.
Puis une petite conversation entre notre supérieur et une autre recrue se fit entendre :
— Voici l’une de nos salles de repos. Comme vous pouvez le voir : elle est vide. Il n’est pas l’heure de se reposer. Alors, pourquoi je vous amène ici, au juste ? Vous, répondez.
— Euh… Pour célébrer notre premier jour sur la mission ?
— Ici, on se bat. Ça met de l’animation, ça détend. On oublie les grades, les devoirs et les enjeux. Juste deux personnes, face à face, qui se défoulent sans penser au reste. Vous comprendrez mieux avec un peu d’alcool dans le sang. Mais, aujourd’hui, on n’est pas ici pour se défouler. Non. On est ici pour faire entrer en vous un peu d’esprit guerrier. En attendant que les préparations pour votre « séjour » soit faites, vous allez me montrer de quoi vous êtes capables sur le ring.
Après cet échange, le sergent Fryn était allé chercher quelque chose derrière un comptoir. Puis il revint vers nous pour nous présenter deux paires de gants rembourrés. Deux personnes allaient s’affrontés sur le ring. Et vous savez quoi ? Je vous parie que…
— Vos premières heures seront placées sous le signe du combat, messieurs. Je vous préviens cependant : il ne s’agit pas d’un combat de rue. Pas de coups pas et on évite la casse. Voyez ceci comme une évaluation alors donnez tout ce que vous avez. Je vous signalerai l’arrêt du combat quand j'en aurai assez vu. Messieurs, vous pouvez respirer et regarder. Dans ces lieux, vous pouvez vous permettre d’être un peu plus détendus. Mais, n’oubliez pas que vous devrez vous aussi entrer dans le cercle. Pour commencer... Vous et… vous ! Montez et montrez-nous ce dont vous êtes capables, à froid.
Aille. J’étais mal. Très mal. Ce n’était pas vraiment la peur du combat, c’était plus savoir qu’on allait morfler. J’étais motivé, mais pas rêveur pour autant, mes capacités physiques n’étaient pas celles d’un soldat.
Enfin bon, je n’allais pas désobéir à un ordre direct. Mon adversaire m’attendait déjà sur le ring et, tout en enfilant les gants, je montais sur la plateforme pour le rejoindre.
Le départ du combat allait être donné.
- C'est parti !
Le sergent avait donné le top. Je jaugeais mon adversaire du regard. Il me dépassait au niveau du physique. Mais je suppose que ce n’était pas le moment de me tourner les pouces.
Avec un cri qui se voulait guerrier, mon adversaire se ruât sur ma personne dans le but de me mettre ce que l’on appelle une « grosse patate dans ta tronche ». Et cette patate n’était pas, mais alors pas du tout, douce. Je me suis pris le coup en pleine figure… le choc dû à l’impact me fît reculer de quelque pas. Je commençais à peine à reprendre mes esprits que l’autre revenait à la charge. Par reflexe, je contrais son attaque en décochant un crochet du gauche… Ce qui n’eut pas beaucoup d’effet. L’adversaire avait détourné la tête durant quelques secondes avant de s’arrêter sur place, un peu étourdie mais sans plus.
C’était à mon tour d’attaquer ! Je levais ma main droite dans l’espoir de lui asséner une frappe direct… Mais mon opposant avait vu le coup venir et, d’un simple geste, il levât son poing.
Pris par mon élan, je me pris le gant rembourré en pleine figure, encore. Je n’aurais surement pas dû courir aussi vite.
L’autre type en avait profiter pour enchaîner quelques coups, qui avaient achevés de me mettre au sol. -
Post n°3
Auteur : LyzsSpoiler : Sergent Fryn
— Debout, soldat ! S’exclama le sergent Fryn.
Jerdon n’avait pas vraiment eu le temps de se relever avant de se faire crier dessus. Son manque de réaction immédiate, une demie seconde de trop passée au sol, avait su enflammer le sergent. Pour un militaire, chaque instant compte, après tout !
— Ce n’est pas fini, vous pouvez encore vous donner !
Les autres soldats observaient la scène sans faire de bruit. Jusque-là, quelques exclamations fusaient lors des chocs, on regardait avec entrain, mais l’ambiance venait de changer. Le combat n’était pas terminé ? Mais, pourquoi ? Jerdon avait bel et bien l’air d’avoir perdu ! Les faire continuer, ça ne serait que de le tourner en ridicule. Ce serait cruel ! Et pourtant, il fallait que le jeune homme se relève.
Une fois encore, bousculés par leur supérieur, les deux hommes se lancèrent l’un contre l’autre. Les échanges de frappes reprirent. Les coups étaient amortis, mais ça ne les empêchait pas d’être brutaux, douloureux et, surtout, éprouvants. Il aura fallu quelques secondes pour que le perdant reprenne son souffle et se remette dans le bon rythme. Ces coups désordonnés fusaient d’un corps vers l’autres, tantôt tapants dans de fragiles gardes, tantôt s’écrasant sur un corps comme sur l’autre. Les poings des deux soldats laissaient s’échapper de grands « booms » sonores caractéristiques de l’air s’échappant des gants de boxe tandis qu’on observait le combat en silence.
Après quelques longues minutes sans pause, le combat devint plus laborieux. Les deux hommes s’épuisaient l’un et l’autre, mais cette bataille était à sens unique et tout le monde le savait : Jerdon perdait. Si bien que, sur la fin, les coups perdirent en cadence. Et, sous l’œil perplexe de Fryn, l’adversaire de Jerdon continuait d’attaquer… de plus en plus lentement. Hésitant, écoutant les seuls sons raisonnants dans la pièce qui n’étaient autre que sa propre respiration et celle de son adversaire, il jeta un œil au sergent comme pour le supplier de leur dire d’arrêter.
— C’est quoi, ça ? Tu fais semblant ! Tu te fous de moi ?! Tu crois que ça va suffire ?! On se bat ici, on ne fait pas du théâtre ! Mets-lui-en une ! Et une bonne ! S’emporta le gradé, sortant de son rôle d'homme calme.
— Mais, sergent… Répondit la recrue, hésitante.
— Pas de mais ! Tu te bats ! Tu t'arraches ! T’es ici pour devenir un soldat, pas un acteur !
Amèrement, le combattant grimaça et plongea son regard dans les yeux de Jerdon tout en tentant de se résigner à suivre les ordres. Puis, en serrant les dents, il prit son élan pour décocher son plus puissant direct du droit et l’écraser contre la mâchoire du perdant. La tâche accomplie, il souffla en observant le résultat du match : Jerdon était KO.
***
Dans une salle lumineuse, plusieurs bips sonores raisonnaient ci et là. Ceux-ci étaient asynchrones, désordonnés, chacun sonnait dans son coin de la grande salle aseptisée. De fins droïdes élancés sillonnaient l’endroit et croisaient parfois leurs congénères plus trapus et bruyants, mais aussi plus équipés. Entre les lits blancs et vides, une jeune humaine s’approcha de l’unique patient du secteur. Ses yeux noirs se posèrent sur le visage couvert par un gros bleu difforme. D’une main, elle plaça sa longue mèche brune derrière son oreille et se pencha pour observer la blessure de plus près. Quand, d’un coup, elle effectua un mouvement de recul, surprise par Jerdon qui se réveilla à cet instant précis.
— Eh bien, il ne vous a pas manqué ! Dit-elle alors, amusée par l’air endormi du soldat.
En aplatissant une fine tablette contre sa longue blouse immaculée, elle lève les yeux au ciel.
— On va finir par dire que c’est une tradition, avec chaque nouvel arrivage. Tout va bien ? Ca fait mal quand j’appuie là ?
De deux doigts, elle pressa sur le menton de l’homme alité.
— Comment ça se passe, jusqu’à maintenant ? Demande-t-elle, sans même attendre la réponse à sa question précédente. -
Post n°4
Auteur : Jerdon Nar'alJerdon était salement amoché. Il n'arrivait plus vraiment a réfléchir. La douleur embrumait son esprit. Il était tombé au sol avec un bruit sec, ne souhaitant que la fin de ce combat. Les sons qui l'entouraient était diluer dans l'énorme flaque qu'était maintenant les pensées de Jerdon. Il n'en pouvait plus. Le choc d'un corps qui atteint le sol à pleine vitesse n'est jamais qu'une caresse face à la douleur qui submergeait le pauvre soldat. Un liquide chaud coulait sur le visage du pilote : 'était du sang. Beaucoup de sang.
Tandis que la conscience de la recrue vagabondait d'un rêve à l'autre, la haute voix autoritaire du sergent ramenât l'esprit dans le corps. Un ton impatient. Presque alarmiste. Cela pouvait se comprendre. Et Jerdon comprendrait cela, un jour.
Dans un ultime effort, un second souffle vint réanimer le corps à l'agonie de Jerdon. Il fallait se lever ! Il… Le fallait. C'était son devoir. Mais pourquoi l'issu du combat semblait-elle si évidente à tout le monde ? Jerdon l'avait compris : son propre corps ne pouvait plus prendre que quelques coups, et puis c'était sûrement la douce inconscience, l'armistice en quelque sorte, qui l'attendait.
Dix longues secondes passèrent avant que Jerdon puisse de nouveau se tenir debout. Les deux adversaires se regardaient et communiquaient en silence. L'homme en face de Jerdon paraissait anxieux. On pouvait lire une sorte de répugnance sur son visage. Il rechignait à frapper un camarade dans cet état. Mais le combat se poursuivait. Jerdon prenait de plus en plus de coup. C'était le seul bruit audible au milieu de toute la salle. Cette bataille était déjà perdue, le métabolisme est fantastique mais il a des limites. Limites qui étaient déjà dépassées depuis longtemps.
L'opposant avait, semble t-il, ralenti la cadence des coups. Plus tard, on m'avait raconter l'échange de la recrue et du sergent.
Mais j'avais tout de même compris de quoi il en retournait. Un combat se doit d'être fini.
Avec résignation, mon adversaire s’apprêtait à porter un coup final, pour abréger mes souffrances et mettre fin à mon cauchemar. Je me souviens d'avoir vu son poing arrivé comme un météore en plein sur ma mâchoire.
* * *
J'avais un énorme mal de tête. En vérité, ma tête entière me faisait mal et j'avais l'impression d'avoir une pierre scotcher à ma joue.
J'avais ouvert les yeux pour constater qu'une femme semblait pencher sur mon cas. Pas forcément le plus désagréable des réveils. Elle semblait sourire devant mon air à demi dans les vapes. Comme disait mon père, j'étais « dans le coltar ». Et pas qu'un peu. Malgré tout, j'avais compris la dernière phrase qu'elle avait prononcée :
— Comment ça se passe, jusqu’à maintenant ?
- Je pense que ma présence dans ce lit parle pour moi, bien que votre présence rend le tout plus agréable.
J'avais parler sur un ton qui se voulait amical, un peu d'humour ne peut pas faire de mal quand on se retrouve avec ce qui semblait être un énorme bleu sur la figure.
Tu parle d'une première journée ! -
Post n°5
Auteur : LyzsLe patient ne semble pas avoir mal, le traitement a du faire effet. Il a plutôt l’air d’être ailleurs, pas tout à fait réveillé. Il ne réagit pas à la première question, mais il ne se prive pas de faire un brin d’esprit pour répondre à la seconde :
— Je pense que ma présence dans ce lit parle pour moi, bien que votre présence rend le tout plus agréable.
La jeune femme sourit en se redressant. Serrant un peu plus sa plaquette contre elle, elle regarde le pauvre homme avec compassion.
— Eh bien c’est parfait, alors. C’est mon travail, après tout ! Mily Avir, je suis principalement là pour le soutien psychologique. Vous savez, première mission de longue durée pour beaucoup… Ça peut peser sur le moral.
Elle entend une porte qui s’ouvre. Par réflexe, elle tourne la tête pour voir qui entre à l’autre bout de la grande pièce. Après un sourire adressé au sergent Fryn qui arrive, elle revient à son patient.
— Donc, recrue… Nar’al. Dit-elle après avoir jeté un bref coup d’œil à sa plaquette. Si vous avez besoin de parler n’hésitez pas à passer ! A moins que vous ne soyez du genre à préférer faire la conversation aux droïdes médicaux ?
Fryn, arrivant au niveau de la "psy", la salue rapidement. Celle-ci fait de même.
— Sergent.
— Madame, recrue.
Après un soupir, les mains dans le dos, il explique la raison de sa venue.
— J’apprécie de voir que tout le monde sait de quoi il retourne dès les premiers instants, mais je ne m’attendais pas à envoyer quelqu’un à la clinique aussi vite.
Il secoue lentement la tête, réprobateur.
— Nar’al, vous manquez de punch. Littéralement. Votre adversaire, lui, en avait peut-être un peu trop cependant. Bref, il va falloir travailler tout ça. Vous me ferez le plaisir d’accorder un intérêt particulier aux exercices de renforcements physiques lors de votre formation.
Alertée, la docteure intervient :
— Laissez-lui tout de même le temps de se remettre ! Les soins font leur effet, mais le corps a besoin de temps avant de travailler !
— Bien évidemment. Ne vous en faites pas. Aujourd’hui nous parlons de protocole. Soyez prêt dans une heure au hangar principal pour le rassemblement général.
Un peu surprise, Mily se couvre la bouche des deux mains. Après avoir repris sa contenance, elle explique pendant que Fryn se retire sans cérémonie :
— J’ai oublié de vous dire, mais le traitement vous a fait beaucoup dormir. Vous avez passé toute la fin de la journée et la nuit ici. Ça va, vous pourrez être prêt ? Demande-t-elle d’un ton doux et inquiet.
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HRP > Tu peux mettre sous ellipse la journée « protocole », tu peux aussi la décrire ou dire ce que Jerdon en pense, te retrouver le soir pour parler avec les autres recrues, décider de profiter du temps libre pour faire autre chose… Prend quelques libertés !
Aussi, met tes dialogues en couleur pour la lisibilité. ^^

