Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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La course aux sénatoriales victoire ou déboire politique

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    #7

    Post n°6
    Auteur : Kelisea Novaga

    Parfois, il advient d’être reconnaissant parce que la situation l’oblige ou parce que le contexte y est favorable. Souvent, et bien que cette futilité soit devenu règle de nos jours, il faut courber l’échine, jouer le jeu des autres, reproduire chaque fait et geste que la société nous impose. Nous nous dénaturons à chaque agissement, et bien que je fisse tout pour être honnête, je ne pouvais affirmer que je ne m’imprégnais pas à cet ordre coutumier qu’est la politique. Le sénateur O’lonell semblait pourtant différent des autres politiciens : dans son ton, je pouvais presque sentir de la compassion. Mais qu’en était-il vraiment ? N’usera-t-il pas lui aussi plus tard de son influence sur moi-même ou sur le M.E.C. et tout ce qu’il représentait ? D’après les quelques rapports que j’avais pu lire sur lui, cela ne semblait pas le cas. Son monologue lui aussi me semblait convainquant. Mon expérience personnelle au sein des affaires m’avait appris à me méfier des apparences, et pourtant, j’étais totalement perdu face à cet homme. Les politiciens étaient peut-être pires que les hommes d’affaires en fin de compte ? Qu'en était-il vraiment ? Je me trompais peut-être. Il est vrai qu'en temps de crise, il arrive souvent que l'on fasse des amalgames. Essayer de s'extirper de cette facilité d'analyse n'était pas évident et j’espérais au plus profond de moi ne pas regretter cette alliance.

    - Je vous remercie grandement du soutient que vous nous faîtes sénateur, je ne sais comment saluer autant de gratitude. Au nom de tout le M.E.C., cela sera avec une grande joie que nous accepterons vos crédits. Pour toutes les formalités administratives, mon trésorier Alon Kwaï, dont je ne pourrais vanter tous les mérites tant ils sont nombreux, pourra vous aider plus spécifiquement.

    Alon méritait bien quelques éloges après son tour de passe-passe avec le représentant d’H.I. En temps voulu, il s’avait qu’il serait grandement récompensé. Le Neimodien occuperait une place de premier choix dans mon gouvernement, et ça, il le savait très bien. Avant de rejoindre le M.E.C., Alon avait succinctement été expert spécialiste de l’audit financier pour la Cour des comptes galactique, expert-comptable d’une corporation d’import-export et analyste financier pour la BPI (banque populaire intergalactique). Les maths et les chiffres, c’était tout pour lui, c’était sa vie. Etrangement, et bien qu’il eût occuper des places très importantes, Alon ne nourrissait aucune ambition personnelle : tout ce qu’il voulait c’était résoudre des problèmes, des équations. Rien de plus. La seule condition étant que l'on lui laisse de la marge de manœuvre pour agir (d'ou l'importance d'être à la tête d'un ministère).

    Son envie de rejoindre le M.E.C., je ne l’expliquais pas vraiment, tout du moins au début : il voulait du changement, un renouvellement et un retour au source dans la sphère publique m’a t’il dit la première fois. Puis le temps passa et il se confia à moi : sa mère était décédée sur Coruscant. La cause ? La non prise en charge des services hospitalier Coruscanti après plusieurs heures d’attentes (qui était, soi-disant passant, alors à moitié privé). Pour lui, s’était inacceptable. Il ne le comprenait pas. Sa mère était tout pour lui : elle lui a payé ses études, son logement, et s’est occupée de son frère handicapé seule, sans l’aide de personne. Bien que Alon est pu résoudre des équations à vous nouer la tête, il avait été incapable de sauver sa mère. Il s’en sentait terriblement coupable et s’était rapatrié sur la Capitale pour s’occuper de son jeune frère. Même s’il ne l’avait pas explicitement dit, je pense que c’était la raison pour laquelle il nous avait rejoint : faire changer les choses. C’était l’un des maîtres mots de notre politique. Bien entendu, des simples mots ne seraient pas par la suite supplantés des actes. Il fallait toutefois donner une impulsion, quelque soit sa forme. Les personnes ont toutes des raisons différentes de se mobiliser contre le lobbyisme. Une chose était pourtant clair : le clivage entre les flux monétaires et la réalité dans laquelle nous vivions ne cessait de s’agrandir. Je n’avais nullement la prétention de pouvoir révolutionner le système : je croyais simplement en la démocratie, aux réformes. Certains points devaient être modifiés, abolies, mais non dans un sens anti-démocratique. Je ne souhaitais pas le retour d’une dictature, bien que certains des opposants de la haute bourgeoisie voulait le faire croire. Au sein même de ce gala, je savais pertinemment que des observateurs malveillants étaient venus épier chacun de mes faits et gestes. La pratique était courante dans le privé : l’idée était même d’acheter des actions des entreprises concurrentes pour avoir un œil sur leur innovation. Le pire étant que cela était totalement légal, voir même encouragé. Chacun lutte pour ses intérêts, je le conçois. Sur le long terme cependant, qu’elle en était la finalité ? Copier pour copier, ce n’est pas créer. Mais créer pour créer, ce n’est pas évoluer non plus.

    Alors que je m’entretenais toujours avec le sénateur de Naboo et Alon à propos d’argent et de certains points politiques, je remarquais une mouvance familière venant du fond de la salle : le sénateur Kumitomo et quelques délégués territoriaux commençaient à partir. Un vent de stress fit son grand retour. Comment pouvoir conserver mes pourparlers avec O’lonell et faire rester le sénateur de Kamino ? Une idée me traversa l’esprit : le goût prononcé du sénateur pour les alcools raffinés. C'est en tout cas ce que disais l'une des femmes de cette masse humaine. Une femme distingué sur le papier mais quelque peu éméché. Elle ne tenait presque plus debout, déballant tout un tas de ragot sur telle ou telle personne. En temps normal, je n'y prête pas attention, mais j'avoue que ce dont elle parlait pouvait me servir. Sur mon holo-communicateur, je demandai finalement à Autonome d’organiser dans la pièce sous-jacente l’espace pour une dégustation « prétexté » de spiritueux coruscanti. Une organisation en petit comité qui me permettrait à la fois de faire rester O’lonell et d’attirer l’attention de Kumitomo. De plus si un incident devait advenir, celui-ci serait à l'abri des yeux malveillants de la "Haute".


    - Mr O’lonell, si vous le souhaitez je vous invite à me suivre dans la pièce que vous pouvez apercevoir à côté de la sortie. Je trouve l’espace un peu trop impersonnel autour de ces quelques hommes d’affaires. Une entrevue entre politiciens et délégués syndicaux me semble plus appropriés. De plus, les plus grands œnologues et viticulteurs de la planète ont fait le déplacement pour raviver tous les convives. Même moi qui ne suit pas une spécialiste, je dois reconnaître leur grande qualité.

    N’esquissant aucune forme de plaisir particulier, le sénateur me suivit pourtant : il était lancé dans une vive discussion avec Koako qui nous eu rejoint sur je ne sais quel sujet. Je les laissai finalement partir, m’effaçant délicatement pour rejoindre Kumitomo qui discutait visiblement avec une journaliste de l'Holonet. Je l'attendis à quelques mètres de la sortie pour ne pas interrompre sa discussion. Enfin, je me tins vers lui en esquissant un large sourire pour lui adresser ses quelques mots :

    - Mr le sénateur Kumitomo, je vous présente avec regret et retard la bienvenue. Je vous suis reconnaissant d’avoir pu prendre un peu de votre temps et de le consacrer à venir ici et je m’excuse aussi de ne pas avoir de whisky corrélien pour le moment. Pour me faire pardonner, je vous propose de rejoindre le sénateur de Naboo pour une dégustation de spiritueux avec d’autres convives politiciens dans la pièce présente juste à votre droite avant de partir. J’espère aussi que la soirée c’est jusque là passé comme vous le souhaitiez et que vous comprenez ce pourquoi nous nous battons.

    L’homme d’une cinquantaine qui se tenait devant moi semblait quelques peu affaiblit : il s’appuyait sur une canne et avait du mal à rester convenablement droit. L’élégance de la personne effaçait tout de même ce détail. Il sourit finalement et eu l’air d’apprécier explicitement cette entrevue. Je ne m’étais pas renseigner énormément sur le sénateur mais certains avait l’air de mentionner quelque chose en rapport avec l’arrestation d’un homme, je crois. Quoiqu’il en soit, Kumitomo représentait une planète importante de la république fédérale. Kamino : la planète des clones. C’était la première chose qui me venait à l’esprit. J’avais entendu parler aussi autour de lui de la légalisation du clonage que Kumitomo prônait très probablement. C’était un débat très intéressant que celui-ci, pensais-je. Il est vrai que la question étique était à se poser. Personnellement, je n’y étais pas entièrement opposé. Peut-être le sénateur était venu dans des intentions bien fondées et qu’en contrepartie d’un soutien financier, il apprécierait que je soutienne ce point-là.
    Toujours était-il que lui aussi me suivit dans la petite pièce que venait d’aménager en un temps record Autonome. Ce droïde ne manquait pas de m’impressionner. Bien moins flamboyant que la réception d’à côté, le charme était tout de même au rendez-vous : tout y était simple, mais juste.

    Au milieu de la pièce se trouvait donc 3 divans et 5 fauteuils : une table basse en verre au milieu supportait les multiples coupes alcoolisées qui venaient d’être remplis par les serveurs sollicités par le droïde. O’lonell était assis seul dans un des fauteuils et avait décidé de se séparer de la compagnie de l’Ithorien. Koako lui discutait désormais avec Alon et un délégué du quartier Nord. Au fond, un tableau représentant la grande rotonde du Sénat au crépuscule. Une image magnifique que j'aurais pu contempler des heures entières. Devant une des fenêtres qui surplombait la ville, d’autres politiciens que je ne pouvais reconnaître de dos s’esclaffaient de rire tout en mangeant. Cela agaça Autonome qui s’employa lui-même à nettoyer autour d’eux. Une scène pas des moins amusantes qui me fis doucement ricaner.

    Au grand étonnement de Kumitomo et de moi-même, une bouteille de whisky correlien avait été retrouver par le droïde autodidacte et était exposé sur la table. Si cela pouvait ravir quelque personne, alors c’était avec plaisir. J'avais du mal à saisir l'engouement possible autour de certaines boissons (aussi ironique cela soit-il vis à vis de mon intérêt pour le carsunum). Je m’assis finalement à côté de lui et de Soelia. Une musique d’ambiance se lança quelques instants après : une mélodie d’ailleurs assez gênante de par son arrivée qui était complètement... inattendue. Celle-ci ne resta pas longtemps mais eu le don de faire rire les personnes présentes : l’atmosphère semblait apaisée, les convives détendus. Les apparences étaient-elles encore une fois trompeuses ou ma capacité à comprendre les choses s’étaient-elles éclaircis ?

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      Post n°7
      Auteur : Mulder


      Hell Harkobi
      Ex-Ambassadeur de Metellos
      65 ans


      La cantina était noire de monde, ça allait du simple représentant de syndicat au sénateur galactique, rien que ça. Cette Novaga savait choisir ses amis, ça c'était certain, ou si ce n'était pas le cas c'est qu'elle avait des amis qui eux, savaient le faire.

      Hell Harkobi était seul, adossé à un des murs de la Cantina et il observait, il n'avait pas été invité et ne partageait même pas un tiers de l'opinion des personnes présentes mais il savait reconnaître une force politique fédératrice et c'était la raison de sa présence ici.
      Avant de descendre dans ce coin miteux qu'était le district Aurora, l'ex-Ambassadeur ne s'était pas renseigné sur cette jeune politicienne et son mouvement, car si la politique d'aujourd'hui ressemblait plus à une course aux renseignement, le temps ou un inconnu pouvait creuser sa place à coup de bagou et de sourire charmeur était bel et bien révolu. C'est pour cela qu'il était venu en personne, il voulait se faire un avis par lui-même, là ou d'autres se seraient contentés des ragots ou avaient dépêché un ami a la Cantina d'Aurora pour se tenir au courant.

      Mais Hell n'avait pas d'amis, ou très peu, et encore c'était au Gouvernement de Metellos, non, alors que les autres avaient relations et invitations pour boire du Champagne hors de prix, lui n'avait que sa force de caractère et sa hargne, ce qui expliquait d'ailleurs son manque de notoriété dans le milieu. Cela l'importait peu, il avait passé l'âge de vouloir le pouvoir, tout ce qu'il souhaitait c'était faire vivre la République grâce aux principes qu'il s'était forgé.
      Et malgré son tempérament digne d'un officier Impérial et sa mine sévère, il avait su se hisser jusqu'à la Rotonde Sénatoriale pour représenter Metellos et désormais que son mandat avait expiré, il avait décidé de rester sur la planète capitale pour défendre son idéal d'une République à la finance impeccable et structurée, il avait foi en la République mais sa mollesse à l'égard des trafics et des taxes impayées la rendait aussi faible que ces indépendantistes auquel ils vouaient un mépris inimaginable depuis leurs sécession.

      Donc il se retrouvait là, adossé à un pilier de la cantina dans sa tunique noire habituelle, à écouter le discours de cette novice et à première vue, elle connaissait les codes politiciens et avait la maîtrise de sa communication, par ailleurs elle avait déjà conquis son assemblée par le traditionnel "mon discours après la musique et les petits fours". Hell était exaspéré par ce genre de pratique, lui voulait le concret, les idées, le but, et il ne put s’empêcher d'envoyer balader un serveur avec son plateau chargé de flûte par pure représailles.

      Pour patienter, il inspecta les convives, identifier qui œuvrait pour qui, quels intérêts trouvaient-ils à soutenir Mademoiselle Novaga, du haut de ses 65 années il avait pris un malin plaisir à théoriser tous les comportements politiciens.
      Il y avait par exemple le Sénateur de Naboo, qui s'était fait remarqué récemment par une interview sulfureuse où il avait prouvé sa fermeté de conviction. Un homme qui avait tout à gagner de soutenir le Mouvement Étatique Conservateur puisque' officiellement il défendait le même idéal politique, mais il jouait un double-jeu, Hell y mettrait sa main à couper, non seulement parce que les hommes politiques jouaient toujours double-jeu mais surtout parce qu'ils avaient beaucoup de points communs, et lui-même à sa place il chercherait un moyen d’étendre son influence.

      Ensuite, un autre Sénateur rodait pour faire la cour à la demoiselle, sautillant ridiculement sur sa canne : l'ambitieux Kumitomo, ambitieux car ses récents coup d'éclats avec Valiant et ses allocutions successives lors des séances du Sénat laissait paraître chez le cinquantenaire une volonté et une ambition sans bornes. Soutenir une future sénatrice conforterai sa position dans la Rotonde c'était certain.

      Hell continua ainsi à décortiquer les convives, seul depuis son observatoire, terrorisants les serveuses assez téméraire pour lui proposer un amuse-gueule et quand vint l'instant attendu du discours de Kelisea, il était prêt à enregistrer chaque paroles pour en sortir tous les idées cachées dans son message.

      Un discours brillant, il l'admettait volontiers, tout était maîtrisé, de son entrée sur la scène à sa reconnaissance grâce à la personnalité politique locale puis par la flatterie libertaire et pour finir par une apothéose de lutte unie. Tout n'était que maîtrise et à première vue sincérité. Avec de tels discours, l'Ex-Ambassadeur ne donnait pas cher à ce pauvre Origami, lui qui était déjà bien débordé d'être le caniche du Chancelier plus que par la tonne de bureaucratie que demandait la gestion de la plus grosse planète de la galaxie.
      Le fer de lance de Novaga et de son MEC était la lutte anti-corruption, une bien belle arche pour embarquer tous les mécontents de la politique actuelle, un point commun regroupant sans distinctions afin de prendre le trône de la planète mais tel était la loi de la démocratie. De son message, une chose l'interpella plus que tout le reste :

      "Kelisea Novaga, politicienne prometteuse""Kelisea Novaga, politicienne prometteuse"
      Désaliéner ce lien avec les marchés financiers sera l'un de nos objectifs. Nous voyons bien que son auto-régulation est une utopie, quoiqu'en pense certains.

      Voilà une idée qui lui plaisait, il avait baigné dans l'économie depuis longtemps et avait développé une réelle antipathie envers les lobbies financiers qui se faisait du profit grâce aux instances gouvernementales sans en reverser la moindre miette et gangrenant ainsi des économies planétaires sans se soucier des crises militaires ou politiques créant pauvreté et chômage. Il divergeait sur certains points avec l'oratrice mais ce front commun lui plaisait grandement, surtout qu'ils partagerait la table des négociations de la Commission au Commerce. Elle ne ferait peut être pas une alliée mais serait au moins un soutien, il en était certain.

      Hell se souvint du dernier à avoir eu un discours semblable, prônant la fin de l'injustice et la cessation de la corruption... il avait fini Empereur .... Et il avait moins de bagou et n'était surement pas aussi mignon.

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        Post n°8
        Auteur : Jagabamda


        http://star-wars-rpg.soforums.com/t6576-Ajitabh-Conqu-rant-du-Ciel.htm


        Le véhicule qui avait transporté l'Ambassadrice et ses accompagnatrices au Gala, avait été hyper rapide. Elles avaient pu, ainsi, naviguer à travers ces voies aériennes de Coruscant sans encombre.
        Pendant le trajet, on aurait dit que les demoiselles ont repris leur esprit, car lors de la descente de l'engin, elles paraissaient différentes, posées, dignes. Le comportement à la hauteur de ce qu'elles représentaient. Il n'y a pas que l'image qui compte, mais le savoir être, c'est un "savoir-faire de toutes les circonstances, qui impose une certaine contenance.

        C'est ainsi que le trio fit leur entrée au sein de cette festivité du District d'Aurora. Le banquet avait commencé, apparemment, depuis un petit moment.

        La salle était pleine, assez conséquente, Jagabamda ne pouvait pas définir le nombre exact de participants. Elle ne saurait y répondre vu qu'elle ne s'était même pas donné la peine de se renseigner plus formellement sur cet évènement.
        Globalement, le gratin de "Coruscant" y était présent. Elle avait pu entrevoir quelques têtes connues, certains de bonnes réputations et d'autres, on dira, un peu moins. Beaucoup surtout qu'elle ne connaissait ni d'Ève, ni d'Adam. Je ne veux pas dire 'personnellement', bien sûr. Mais des personnages qu'elle n'en avait jamais entendu parler, ni de réputation, ni par personnes interposées. Pour résumer, elle ne les avait jamais croisés.

        Quelques regards se tournaient vers leur petit groupe fraîchement débarqué, et cela la mettait mal à l'aise, pas qu'on la dévisage, mais au vu par sa fonction. Elle imagine déjà les commentaires à venir, qui diraient "l'Ambassadrice de Telos arrivée en plein milieu de la conférence."
        Depuis le temps qu'elle réside sur cette planète, son nom était déjà connu dans certaines sphères, pour commencer, elle ne passait pas inaperçue par son accoutrement, combien de femmes sur Coruscant portaient un "Palu" comme couvre-chef.

        Ses "acolytes" lui firent part de leur intention de saluer une ou deux invités qu'elles avaient repérés, et qu'elles se retrouveraient un peu plus tard, Jagabamda opina de la tête. En acquiesçant sans dire mot, elle avait les yeux rivés sur la plate-forme.
        Cette estrade sur laquelle se tenait une jeune femme aux cheveux bruns courts, vêtue d'une Tunique à larges manches, croisée devant et maintenue par une large ceinture, assez saillant ma foi, qui mettait en valeur ce visage élégant souligné par le vert de ses yeux. Dès qu'elle y avait posé son attention particulière, Jagabamda se dit : **" c'est donc, elle, Kelisea Novaga, celle qui vise le post de Sénatrice de Coruscant."**

        Sur ces mots, elle réalisa qu'il serait souhaitable qu'elle puisse s'approcher de cette tribune afin de mieux entendre les paroles de " la nouvelle prétendante à l’office sénatorial de Coruscant.

        Puis elle décida de se mettre dans un petit coin de la pièce, se fraya un chemin discrètement, afin de ne déranger quiconque. Un ou deux inclinations discrètes à quelques regards croisés par-ci par-là sur son passage, en signe de politesse. Un coup d'œil à droite, un coup d'œil à gauche, un regard furtif, un hochement de tête signifiant un "bonsoir" un "merci" pour y répondre aussi. Sans un mot, elle effectua ce simple signe de salutation, ainsi de suite jusqu'à ce qu'elle puisse enfin trouver l'endroit adéquat pour s'y poser. Un point stratégique d'où elle pouvait scruter la salle sans trop se faire "repérer.
        C'est ainsi qu'elle put apercevoir le Sénateur de Kamino Sion Kumitomo, installé confortablement sur un siège, celui-ci n'avait pas l'air de l'avoir remarqué.




          "Battons-nous aujourd'hui pour vos droits, battons-nous pour un État fort et démocratique pour mettre fin à ces guerres économiques qui ravagent tout sur son passage. Battons-nous pour plus de pouvoir pour vos collectivités au sein de la République. Mais battons-nous surtout ensemble, car la force d’un peuple unis comme vous l’êtes saura toujours triompher du mal, et du chaos. Je sais que vous ferez le bon choix. Vive la république, et vive Coruscant."




        C'est tout ce qu'elle put entendre de concret de cette conférence, suivi d'un brouhaha, des applaudissements de la part de certains.
        -** "Voilà ce que c'est lorsqu'on ne s'est pas organisé. On arrive toujours après "la bataille" et on rate la partie la plus importante de l'évènement."** Se dit-elle, déçue.
        Cette partie marqua la fin du temps de parole de la "Candidate Politicienne". Jagabamda, vit que celle-ci fut rejointe par quelques individus, que ce soit devant ou sur le podium, avec lesquels elle conversait brièvement puis, la vit se diriger tout droit auprès d'un de ses invités.

        De là où se trouvait, l'Ambassadrice de Telos, de l'individu en question, la jeune femme ne voyait que le dos, et tout ce qu'on pouvait distinguer par l'habit qu'il portait, c'est son élégance. Celui-ci était peut-être un invité d'une grande importance puisque leur hôtesse le salua en s'inclinant face à lui. Puis ils se mirent à converser. Étant d'une distance assez conséquente elle n'entendit pas ce qu'ils se disaient.

        L'auditoire reprenait sa précédente activité, se faisant servir, chacun commentant ce qu'ils venaient d'entendre, partant de leur propre opinion. La demoiselle réussissait de temps en temps à grappiller par-ci par-là  quelques brides de conversation de ceux qui passaient ou s'arrêtaient non loin d'elle. Elle retrouvait un peu le fil du début du discours qu'elle avait raté.
        Mais la jeune femme savait rester objective, elle savait, ô combien les mots pouvaient être déformés que ce soit dans l'ordre de l'émission des phrases comme dans la forme. Puis elle se rappela qu'elle avait vu une camera à quelque mètre du pupitre de l'audience, ce qui la rassura puisqu'elle pourrait récupérer l'enregistrement au moment voulu.

        Occupée à scruter la cantina, à l'affût de ce qui se passait autour d'elle et de ce qui se racontait, Jagabamda n'avait pas remarqué qu'un serveur suivi d'un droïde était à ses côtés essayant de capter son attention afin de lui proposer une collation. La jeune femme fut confuse et surprise à la fois, tendit la main afin de récupérer le verre tendu qu'il lui présentait en marmonnant un simple merci poliment. **"Histoire de joindre l'utile à l'agréable !"** Pensa-t-elle.
        On lui présenta quelques mets, assez goûteux, assez excellents, elle ne pouvait le nier.

        Survolant la pièce du regard, elle se rendit compte sur les nombreux convives invités à ce repas d'apparat, certains commençaient à prendre congé. Mais d'autres avaient apparemment l'intention de profiter du banquet jusqu'au bout.
        Surtout le petit groupe de "piques assiettes" qui n'avaient pas déserté le buffet ni le bar d'ailleurs, depuis qu'elle les avait repérés. On voit la priorité de certains invités, ne s'étant même pas donné la peine de s'avancer afin d'écouter les paroles de l'Organisatrice de ce Gala.
        Sans oublier un autre groupe, non loin d'elle, qui parlait un dialecte entre eux sans se soucier qu'elle puisse les comprendre ou pas. L'Ambassadrice tendait l'oreille, avec toutes les langues étrangères qu'elle avait étudiées, elle aurait pu traduire quelques mots, mais vu l'heure et son état de fatigue, elle n'essaya même pas. Si le droïde de l'Ambassade était présent, il aurait été d'une grande aide. Mais ce n'était ni l'heure ni le moment, alors elle se détourna d'eux et s'installa un peu plus loin afin de ne pas se soucier de ce point de détail. On lui proposa à nouveau d'autres amuses bouche qu'elle refusa d'un geste de la main qui voulait dire à ses yeux "Non, merci !".

        Il se faisait tard, en voulant reporter son attention sur Kelisea Novaga et l'inconnu, l'Ambassadrice se rendit compte qu'ils n'étaient plus dans son champ de vision, là où elle les avait aperçus auparavant. Puis soudain, elle vit leur hôtesse se diriger en compagnie du Sénateur de Kamino vers une autre pièce adjacente.
        À cet instant, elle se demandait s'il n'était pas l'heure pour elle aussi de rentrer. Puis décida de chercher des yeux ses deux amies et vit qu'elles étaient en grande conversation. Jagabamda en conclut qu'elles n'avaient pas l'intention de quitter la soirée pour le moment.

        "** Que va-t-il se passer maintenant ? Je rentre ? J'attends ? ** Toujours postée dans un coin de cette Cantina, l'Ambassadrice de Telos attendit la suite des évènements.



                 
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          #10

          Post n°9
          Auteur : Sion Kumitomo

          Mon regard fatigué parcourait, à tour de rôle, l’assemblée ici présente. Celle-ci, à la fois si homogène dans son statut où seulement le « gratin » politique était présent ainsi que les riches hommes d’affaires, et si hétérogène sur la forme. Des femmes, des hommes de tout âge, aux codes vestimentaires drastiquement différents, aux voix graves et aigües, aux rires chaleureux ou au sérieux extérieur. Comment tant de personnes, aux idées souvent très disparates, pouvaient se retrouver ici, dans le seul but de venir admirer la « bête de foire ». On annonçait une nouvelle prétendante au siège sénatorial sur la planète-capitale et voilà que tout le monde débarquait alors que la candidate récoltait les encouragements. Et moi-même, j’en faisais volontairement partie. Mais quelques idées me trottaient derrière la tête. J’ignorais tout du déroulement du reste de la soirée, assis sur ma chaise, appuyé sur ma fidèle canne. Le verre d’eau, que je tenais d’une main tremblante, constituait l’oasis au milieu d’un désert aride de discussions diverses et variées. A la différence de la plupart des convives, je n’étais pas venu accompagné. Je n’en avais pas ressenti l’utilité, ni l’envie, pour être franc. L’idée de devoir supporter une conversation incessante alors que je serais déjà amené à parler. Oh, je devenais presque irascible, tel un vieil homme sans cesse prompt à se plaindre de la moindre chose. Je devais me ressaisir.

          J’épongeais, d’une manière discrète au moyen du mouchoir que j’avais dans l’une des poches de mon costume, la sueur qui perlait légèrement sur mon front. Quelle chaleur ! N’avaient-ils pas pensé à ouvrir quelques fenêtres afin d’aérer l’air confiné de la pièce, quoique qu’elle fut grande. Et voilà que je recommençais. J’apportais mon verre à mes lèvres. La gorgée d’eau, froide et tonifiante, me réconfortais légèrement. Mes yeux furent attirés par une singulière personne qui venait d’apparaître dans mon champ de vision. J’écarquillais un œil de surprise. L’Ambassadrice de Telos en personne avait effectué le déplacement jusqu’ici. La jeune Kelisea avait touché énormément de monde, et les bonnes personnes. La soirée n’aurait pas été vaine pour elle. Encore fallait-il qu’elle convainc les personnes qui étaient capables de faire pencher la balance en sa faveur.

          A mon plus grand regret, tel un insecte attiré par une irrésistible source de lumière vive, je vis arriver une journaliste, guillerette et maquillée au possible. Elle marchait d’un pas décidé dans ma direction alors que je mimais m’affairer à une tâche totalement anodine.


          - Monsieur Kumitomo ? Excusez-moi.

          Ces rapaces ne reculaient devant rien pour obtenir l’Information, avec un grand « I ». Pour dénicher le scoop qui fera la différence devant l’audimat béat qui avalera sans broncher les lignes des éditorialistes. Pourquoi moi ? Qu’avais-je mis, outre le fait d’être élu sénateur, pour mériter la visite de cette petite peste. Déjà que la chaleur ambiante me rendait nerveux, ses questions seraient bien le cadet de mes soucis. Je prenais une longue inspiration. Même en venant dans le plus grand des secrets, j’arrivais à être poursuivi. Je me levais doucement de ma chaise, avec difficulté, la main droite tenant fermement la canne. La journaliste parut légèrement contrite puis se rattrapa. Le travail, c’était le travail.

          - Oui ? – tentais-je de placer, essayant vainement de faire comme si je ne savais pas de quoi il s’agissait.

          - Je me présente, je suis Lucie Van Bord. – Quel nom alambiqué ! – Je travaille pour Holonet et si vous êtes d’accord, j’aimerai vous poser quelques questions. – dit-elle en exhibant fièrement son badge « journaliste » accroché à son chemisier tiré aux quatre coins.

          Refuser cela à un journaliste revenait à voir apparaître le lendemain une une sanglante à votre sujet. Les journalistes, quoique collants et stupides, avaient les clefs de l’opinion publique. Ils la manipulaient à leurs souhaits. Et se servir des journalistes, c’était indirectement tenir cette clef si précieuse. Je ne pouvais donc m’offrir le luxe de débouter la demoiselle. Je me devais donc d’endurer les quinze prochaines minutes, sans broncher.

          - Vous ne me voyez pas très occupé, effectivement. Allez-y, je suis tout ouï. – dis-je d’un ton détaché aux antipodes de mes pensées.

          - Tout d’abord, qu’est-ce qui vous a motivé à venir ici, sur Coruscant, après un long voyage depuis votre planète, pour assister à ce gala de présentation ? Des intérêts ?

          Oh. Mes sourcils affichaient une surprise non dissimulée. Soit cette journaliste était complètement sotte soit d’une témérité proche de celle d’un joueur de poker jouant le coup de sa vie. Elle n’y allait pas par plusieurs chemins et me demandait, le plus sérieusement du monde, si je venais par intérêt. La réponse honnête serait un mélange de oui et de non. Oui, bien sûr, j’avais des intérêts à venir. Mais non, je n’étais pas un vil manipulateur. Je devrais donc choisir les prochains mots avec une précision tout chirurgicale.

          - Bien sûr que oui. L’intérêt général. L’intérêt de voir nos deux planètes collaborer, un moyen de resserrer les liens entre les planètes républicaines. Donc oui, j’ai des intérêts à venir ici. – Je ne répondais volontairement pas au sous-entendus de mes intérêts personnels. – Un politicien ne recherche que cet intérêt général, le bien-être des citoyens, quels qu’ils soient et la collaboration est une étape…

          Mon regard fut attiré par la jeune Kelisea Novaga en personne, à quelques mètres de moi, attendant patiemment la fin de l’interview. J’effectuais un geste contrits en directement de la journaliste.

          - Ah, le devoir m’appelle. Je m’excuse platement de ne pouvoir vous accorder plus de temps. Merci à vous Mademoiselle.

          Quelle chance ! La prétendante arrivait au moment le plus opportun possible. Au diable, la journaliste déboussolée. Qu’elle aille voir quelqu’un d’autre ! Elle m’épargnait encore de lamentables justifications. J’affichais un sourire non caché. Enfin, une bonne chose dans cette soirée. Et le whisky n’était pas là pour m’aider cette fois.

          - Mme. Novaga, c’est un réel plaisir pour moi de vous rencontrer ce soir. Je n’ai pas vu passer le voyage depuis Kamino tant j’étais impatient de connaître votre magnifique programme. Oh, il n’y a pas que le whisky dans la vie. Votre soirée est très bien menée, au doigt et à l’œil. C’est un très beau travail, Mme. Novaga. Le combat que vous menez est juste.

          Celle-ci me proposait une petite discussion avec quelques autres Sénateurs dans une pièce isolée de ce vacarme ambiant, espérons de cette chaleur intenable aussi. Une pièce où les choses sérieux, les vrais sujets pourraient enfin être débattus et discutés. J’hochais la tête et la suivait. Pourtant, mes yeux, quoique fatigués, furent attirés par une singulière personne, apparemment seule, dont les habits ne passaient pas inaperçu malgré la foule dense. Je reconnus l’Ambassadrice de Telos, personnage que j’avais vu pour la première lors de la dernière séance sénatoriale. J’attirai l’attention de la jeune Novaga dans cette direction.

          - Permettez-moi, une petite seconde. Nous devrions aller à l’encontre de l’Ambassadrice de Telos que j’aperçois là-bas. Vous ne la connaissez peut-être pas encore mais ce n’est maintenant qu’une question de temps. Accepteriez-vous de me suivre ?

          Je me mis directement en marche, d’un pas rapide même pour quelqu’un qui boitait. Je ne me serais jamais permis de bousculer quiconque, bien sûr. Je m’arrangeai pourtant pour filer entre les nombreuses personnes qui séparaient ma route de celle de l’Ambassadrice. Je ne me préoccupais pas encore de savoir si Kelisea m’avait suivi ou non. Je voulais simplement éviter que Jagabamba s’en aille avant que j’ai pu faire les présentations.

          - Bonsoir, Madame l’Ambassadrice. C’est un plaisir pour moi de vous voir ce soir dans une autre situation que celle d’une séance sénatoriale. Je me permets de venir vous présenter Mme. Novaga en personne.

          J’effectuais un petit geste de la main en direction des deux femmes que j’avais à mes côtés afin d’appuyer mes propos. Cela m’avait paru le moment opportun alors que Jagabamba m’avait paru isolée. Il serait bon pour la prétendante de l’intégrer aux discussions politiques que nous étions censés avoir. Malgré tout, la décision lui appartenait maintenant.
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            Post n°10
            Auteur : Atin Jnum

                La soirée allait bon train, chacun vaquait à ses occupations. Atin était présent, il avait été invité, pourquoi? il n'en savait rien. Assis dans un recoin de la salle, seul à une table, il s'amusait à jouer à pile ou face avec une vieille pièce tendit qu'il écoutait les conversations ici et là. En arrivant dans la pièce, il c'était discrètement déplacé d'un endroit à l'autre, posant quelques micros et caméra ici et là. De cet façon, il pouvait suivre toutes les conversations qui l'intéressait. Il fallait dire qu'il y avait du beau monde, chacun voulant assoir son opinion, certain ne pensant qu'à profiter du buffet. C'était étrange, le sénateur de Naboo était là alors qu'il était absent du Sénat. Ses opinions et son point de vue aurait été utile dans l'hémicycle. Un journaliste de l'holonet voulu l'approcher timidement pour lui poser quelques question mais à peine le renégat tourna la tête pour le regarder que celui-ci partir en courant, les jambes à son coup. Il y avait le Sénateur de Kamino et l'ambassadrice de Telos, son attention se porta sur eux qui allait discuter avec la personne qui avait organiser tout ce toin toin. A vrai dire, le renégat détestait ce genre de 'réunion'. Le problème d'un ancien combattant, on est bien qu'avec les siens et un blaster dans le coin. Désactivant toutes les conversations et holo image sur la visière de son casque, il écouta la conversation qui l'intéressait. Le sénateur de Kamino avait l'air de bien connaitre l'ambassadrice de Télos.
             
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              Post n°11
              Auteur : Kirtan Corvell

              Cette fois l'opération commençait réellement et il n'y avait aucune place à l'erreur et surtout à l'échec. C'est à bord d'un airspeeder conduit par un loyaliste Impérial nommé Fern que le duo Dereck Darder et Kirtan Corvell furent conduits à la cantina. Cette opération mettait les nerfs de Kirtan à dure épreuve, car la mission qu'il allait devoir accomplir aujourd'hui lui demandait des compétences aux quelles il n'avait pas été formé. Autant il avait reçu une formation classique sous l'Empire qui le préparait à des combats armés, mais il n'avait jamais rien appris qui lui permettait d’être préparé à l'extraction d'une cible comme il s’apprêtait à le faire, en plein territoire hostile qui plus est. Il allait alors falloir improvisé, être créatif et surtout s'adapter, chose que le récemment gradé Major Corvell n'avait jamais fait s'étant toujours borné à simplement obéir aux ordres qui lui étaient donnés. Ce qui ajoutait à cette tension n'était pas les risques que le Major risquait personnellement ayant parfaitement intériorisé et accepté sa possible mort mais bien les problèmes qui se répercuteraient sur l'Imperium s'il échouait. Il n'était pas pour autant moins prêt à accomplir sa mission et se donna même quelques minutes sur le trajet pour fermer ses yeux et travailler son sang-froid car il risquait d'en avoir grandement besoin au milieu de républicains et d'Aliens qu'il méprise tant. Il se concentra alors pour renter dans son rôle de serveur et ainsi faire le maximum possible illusion durant la mission.

              Quand il rouvrit les yeux les impériaux étaient maintenant plus qu'à quelques centaines de mètres de la fameuse cantina où tout allait se dérouler. C'est ce moment que choisit le chauffeur pour déposer le duo humain pour qu'ils continuent à pied car Fern, de son nom de code Mask, devait partir de son côté accomplir une autre tâche qui lui était donnée. Une fois à pied il ne restait aux impériaux plus que quelques minutes de marche pour se rendre à leur nouveau lieu de travail où ils devaient se faire passer pour des serveurs. Normalement tout avait été préparé par Zoicha, alias Contrôle, qui s'était occupé de pirater la liste des serveurs normalement présents afin d'y ajouter les noms des deux Impériaux. La chose semblait s'être faite sans encombre la direction de la cantina n'ayant pas cru bon d'investir beaucoup dans la protection de leurs données qui n'étaient pas si importante que ça en dehors de la liste du personnel. Contrôle était également chargé de diriger tout le groupe d'impériaux à elle seule et son ancien travail à la sûreté informatique allait s'avérer fort utile.

              C'était donc avec un léger stress que les Impériaux en civil se présentèrent à la sécurité à l'arrière de la cantina chargée de contrôler les employés voulant entrer. Contrôle s'était chargé de rentrer les faux noms que Kirtan et Dereck avaient sur leurs fausses cartes qu'ils avaient présentés aux douaniers les ayant contrôlés plus tôt et ayant parfaitement fonctionné. Le gros problème pour le duo étant leur retard pour la soirée organisée et Kirtan c'était mis d'accord avec Dereck pour prendre la parole pour s'expliquer avec les grades s'il y en avait besoin. Sur le chemin l'impérial répéta dans sa tête les différentes situations qui pouvaient arriver afin d'y réagir au mieux et se permit même de remettre en question le plan de son supérieur sur un point. Il avait déjà remarqué cette incohérence quand le lieutenant avait donné à chaque membre du groupe leurs instructions. Le Major trop confiant en Conroy, qui avait tout planifié, n'osa pas remettre en cause les ordres surtout que Corvell sembla être le seul à être surpris. Ce qui l'intriguait donc c'était d'utiliser Caltys, de son nom de code : Gold, qui était une Noorienne et devait donc attirer Sion, sans doute en usant de désir charnel comme demander implicitement par le lieutenant du BSI. Kirtan était donc le seul à voir le problème ? Pourquoi et surtout comment un humain pouvait être attiré par une extraterrestre ? Il n'était pas du tout de la nature de l'impérial d'être attiré par une autre espèce que la sienne et n'avait même pas conscience que c'était loin d'être aussi naturel pour le reste de l'humanité. Il avait certe déjà entendu des remarques beaufs de ses anciens collègues dans la marine Impérial à l'encontre de Twi'leks, mais il avait toujours pris ça sous l'angle de l'ironie. Il était loin de se douter qu'ils pensaient chacun de leurs mots. C'est donc en croisant les doigts que le Major Corvell espéra que Sion serait assez lubrique pour avoir une quelconque attirance à l'égare de la Noorienne.

              Le duo arriva alors enfin face à l'entrée arrière de la cantina normalement réservé aux employés. Entrée gardé par cinq gardes, humains pour la plupart, qui ne semblaient rien vouloir laisser au hasard pour cette soirée. Les deux Impériaux se présentèrent alors aux gardes qui furent stoppé naturellement d'un signe de main par un des gardes avant que ce dernier ne commence à interpeller ce qui n'était, qu'à ses yeux, des civils perdus.


              -Bonsoir messieurs, cet accès est réservé pour le personnel de la soirée, l'entrée principale se trouve de l'autre côté alors veuillez circuler s'il vous plaît..

              -Justement nous sommes des serveurs pour le gala.

              -Des serveurs ? Vous arrivez en retard messieurs, la soirée à déjà commencer vous savez.

              -Oui, excusez nous nous sommes nouveaux et on nous a prévenu à la dernière minute que l'on était de service ce soir.

              -Et bien écoutez on va vérifier ça, j'ai la liste de tout le personnel autorisé à entrer sous la main. Il sorti alors une feuille de sa veste où était notée chacun des noms du personnel ainsi que leur travail respectif que ce soit serveur, cuisinier ou autre... Je vous demanderais de donner vos noms et prénoms du coups.

              -Je m'appel Austin Powers et mon ami se prénomme Ace Ventura.

              La liste étant longue le garde prit soi de vérifier méticuleusement ce qui prenait beaucoup de temps pour quelque chose qu'il suffisait de lire. Cette situation peu banal pour un marin impérial rendait ce dernier quelque peu soucieux surtout au vu de la tête du garde qui ne semblait pas trouver ce qu'il cherchait. Mais plutôt que de se laisser entraîner par la panique Kirtan usa de son sang froid pour rester le maximum dans son rôle de petit serveur qui n'avait rien à se reprocher. Il en était pas moins stressé par la longueur que prenait les choses jusqu'à se que le garde lève enfin les yeux de sa liste.

              -Désolé les gars, mais je vois pas vos noms sur la liste.

              Ce fut la pire réponse que Kirtan cagnait au point que la surprise de la réponse fasse traversé une sueurs froide dans tout son corps. Cependant bien qu'il soit étonné de la réponse le Major c'était préparé à cette possible réponse et n'en démordit pas. Il mima du mieux qu'il put la surprise d'un employé à qui on refusait l'accès à son travail. Pour cela il utilisa ses piètres talents d'acteurs pour surtout exprimé son incompréhension avec ses sourcilles. Pour être plus claire il se contenta d'en levé un et regarda avec incompréhension le garde avant de se retourné vers Dereck en levant les épaules.

              -Vous êtes sur d'avoir bien regardé ?

              -Pas de risque la dessus, j'ai parcourue trois fois la feuille.

              -Ça la fout mal pour un premier jours. Vous pouvez vraiment pas nous laissé passer ?.

              -Ecoutez, moi je peux pas vous laissez passer sans que vous soyez listé, au pire revenez demain.

              -Et pour me faire viré ? Non merci. Dans le font moi ça me dérange pas d’être payé à rien faire mais ça risque de faire tache sur mon CV après si ça se sait. Vous savez les dirigeants de cantina ils parlent souvent entre eux et c'est pas facile de retrouver du boulot après en avoir déçu un. Vous avez pas un moyen de contacter quelqu'un à l’intérieure qui peut pas vérifier plus directement que par une feuille qui est visiblement incomplète.

              -Je vais pas m'amuser à bloqué nos communications juste pour vos beaux yeux. Vous êtes les premiers qui posent ce genre de problèmes. Passez demain si vous travaillez vraiment ici pour vous expliquer avec le patron mais maintenant circulez.

              -D'accord, je vais faire comme ça. Demain on pourra dire au patron que tu as refusé de nous laissez passer et qu'il nous aura payé une soiré pour rien par ta faute. Tout cela parce que tu auras pas passé un malheureux appel. Maintenant que j'y pense c'est pas moi ni mon pote qui risquons des problèmes mais bien toi, et crois moi que travailler dans la sécu avec une mauvaise réputation c'est pas facile.

              -OK, OK, je vais le passer ton appel mais si t'es pas sur la liste tu vas regretté de m'avoir fait chier une heure rien que pour ça. Le garde alors bien agacé pressa sur son oreillette pour communiqué avec le reste de la sécurité en place. Ici le groupe 3, j'ai besoin d'une vérification de deux serveurs au nom d'Austin Powers et de Ace Ventura sur les fichiers informatisés... Ok, j'attend. L'imposant garde croisa alors ses bras dévisagent les deux infiltrés, les regardant d'un air donnant l'impression que s'il le pouvait, ils leurs exploserait la tête à mains nue. Il était effectivement assez mécontent d’être ridiculisé devant ses collègues en perdant la face contre un serveur. Finalement une réponse sembla arrivé rapidement à son oreillette que le garde écouta avec attention avant de prévenir les deux intéressés de la réponse. Apparemment vous étiez effectivement enregistré, on a du coupé vos noms à l'impression comme vous êtes en fin de liste. Mais avant de vous laissez passer on va quand même finir la procédure et vous fouillez puis vérifier vos cartes ID.

              Les deux impériaux écartèrent alors les bras en suivant les indications des gardes sans faire d'histoire. Bien entendu les gardes ne trouvèrent rien le duo ayant eut la bonne idée de laisser leurs armes dans le airspeeder qui les avaient déposés et leurs cartes étaient en ordre. Mask pouvait alors cacher les armes pas loin s'il trouvait une planque proche ou les garder avec lui jusqu'à l'extraction pour les rendre à leurs propriétaires. Une fois la fouille effectué les gardes laissèrent l'accès aux agents impériaux après avoir prévenu par radio leur arrivé et qu'ils étaient autorisé à passer.
              Une fois rentré à l’intérieur Kirtan en profita pour lâcher une grande expiration afin de relâcher la pression. Les deux impériaux pouvaient alors voir de là où ils étaient tout l'envers du décore de cette soirée. Il y avait devant eux les cuisines où était préparé avec précipitation des nombreux plats afin de satisfaire près d'une centaine de clients. Les serveurs eux aussi ne semblaient pas chaumé quand on voyait qu'il y en avait toujours un en train de remplir son plateau repas de ce qui semblait être des apéritifs. Seulement à peine les agents avaient eu le temps d’analyser la situation et de ce resitué dans le bâtiment par rapport à la carte holographiques qu'ils avaient put voir, qu'une personne qui semblait être le maître d'hôtel de la cantina s'avança vers eux.


              -Vous êtes qui vous deux ?

              -On est des serveurs tout récemment recruté et c'est notre premier jour ici.

              -Ha ! Des nouveaux ! On ne m'avait pas prévenu. J'espère que vous savez y faire avec les clients car comme vous pouvez vous y attendre c'est de la haute société aujourd'hui. Vous tombez bien parce que pour le moment on manque vraiment de service et le bar est plein de clients. Il va donc falloir le libéré en proposant des verres partout dans la pièce. Vous trouverez vos plateaux là-bas et des coupes à champagne ainsi que de quoi les remplir au bar. Par contre vous avez vos tenues au moins ?

              -Non désolé, on nous a rien donner.

              -Allez voir dans la réserve qui est là-bas, il doit en rester. Je vous laisse, je dois aller aux cuisines j'attend de vous qu'il n'y est aucune fausse note.

              -Ne vous inquiétez pas, on va bien s'occuper des clients.

              Après cette phrase avec une petite ironie caché le maître d’hôtel partit comme il était venu se dirigeant vers les cuisines. Kirtan encore au milieu d'une foule de serveurs et de cuisinier préférait attendre d’être tranquille dans la pièce où il allait se changer avec Dereck pour lui parler plus directement de la mission et de transmettre au reste de l'équipe leur progression. C'est donc en traversant un couloir non sans évité ici et là d'autres serveurs que les agent infiltrés finirent par trouver la fameuse pièce où se trouvait leurs uniformes de serveurs. C'etait une petite pièce d'à peine 2m carré pleine d'étagères où se trouvaient les tenues de différentes taille. Elle n'était clairement pas conçu pour se changer mais il n'y avait pas trente-six solutions. Tout en cherchant un uniforme à sa taille Kirtan profita d’être enfin seul dans un pièce avec Dereck pour faire le point avec lui sans jamais lui échanger un regard, sa concentration étant prise par les étagères.

              -Pour l’instant tout c'est bien passé et on peut dire qu'on a eu de la chance. Prévient le boss de la situation avec ton oreillette pendant que je te cherche une tenue... Tien... celle-la devrait t'aller. Le Major se saisit alors d'une tenue complète et l'envoya sur son collègue de manière à gagner du temps. Il n'avait nullement l'intention de s'éterniser ici se qui lui fit perdre quelques notion de politesses. Alors comme on va devoir servir parmi les clients ça va être l'occasion de trouver la cible. Pour ça je propose que l'on se sépare pour agrandir la zone de recherche. Hésite pas à prévenir le reste du groupe si tu vois quelque chose d'utile. Voila, j'ai trouvé ma taille. Une fois prêt et suffisamment ajusté dans sa tenue de serveur, Kirtan sortie d'un air naturel de la pièce afin de prendre son service. Sa droiture militaire habituel lui servait bien pour se fondre parmi le personnel et s'avança alors vers le bar pour se fournir un plateau et y ajouter des coupes de champagne.

              Corvell était loin d’être un grand amateur d'alcool et lui qui n'en supportait même pas l'odeur était servit. Mais pour lui la pire odeur était celle des politiciens républicains et en parcourant les invité il trouva même pire : des politiciens républicains extraterrestre. L'impérial tenta de rester au maximum stoïque prenant même un air assez pédant comme les autres serveurs. Pour chaque demande d'un verre Kirtan restait le menton levé sans dire un mot et tendait son bras tenant le plateau pour que l'intéressé puisse se servir. Il n’essayait pas d’être agréable ni hautain se contentant de faire son travaille de façade. Le major Kirtan commençait à avoir fait le tour de son coté de la cantina et ne vit toujours pas de signe de la cible. Profitant que son plateau soit vide l'agent se décida de vérifié se qui se trouvait derrière une porte menant vers l’extérieur qu'il avait repéré plus tôt. Il s'avança alors le plateau vide sous son bras et ouvrit la porte de service tout en regardant autour de lui qu'il n'attirait pas les regards et surtout que le maître d'hôtel ne le prenne pas entrain de fouillé. Cette fameuse porte donnait sur une sortie vers l'arrière de la cantina où certains serveurs pouvaient prendre quelques fois une pause pour fumer et où un couple trop fougueux pouvait être à l'abri des regardes indiscret. Pour le moment la soirée en étant encore à ses débuts l'endroit était vide ce que Kirtan ne manqua pas de trouver intéressant à signaler au reste de son équipe via son oreillette. Il prit alors faussement une pose détendu pour ne pas être surpris par un garde ou un client en pleine discussion suspecte.

              -Ici K, la porte de sortie Ouest mène à un coin tranquille qui n'a pas l'air surveillé et qui pour le moment est vide. Que Gold n'hésite pas à emmené la cible ici, terminé.

              -Ici contrôle, j'ai bien peur que si, le coin est surveillé. Ne lève pas les yeux K mais il y a une caméra pile sur toi. J'ai réussie à piraté leurs caméras et leurs communications mais je ne peux rien faire d'autre que regarder et écouter. Je n'ai aucun moyen de stopper ni de contrôler les caméras mais si j'en crois le modèle qu'ils utilisent il devrait être facile de les débrancher en arrachant les câbles qui se trouvent derrière. Je te conseil de retourner au boulot avant qu'ils se rendent comptent que tu flânes K, pour le moment ils n'ont pas l'air de t'avoir remarqué.

              -Ok j'y retourne.

              L'agent un peu gêné de la situation fit mine de se gratter d'une main au niveau de la lèvre pour que la caméra ne voit pas sa bouche quand t'il dit sa dernière phrase.
              Il se saisit alors de son plateau posé à coter de lui et retourna au bar faire le plein de verres espérant par la même occasion de croiser Dereck à ce même endroits avec des résultats plus probants quant à la localisation de leur cible.

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                Post n°12
                Auteur : Atin Jnum

                    Le gala allait bon train, chacun était à sa place, chacun faisait ce qu’il avait à faire, se remplir le ventre pour les plus gourmands, boire pour ceux qui voulaient profiter de l’alcool et ceux qui aimaient la conversation. Dans son coin, reculait de tout, le mandalorien se demandait si il n’allait pas partir. Il ne se sentait pas à laisse entouré par autant de monde, surtout par tant de personne habillé comme des princes et qui avaient toujours vécu comme ça. Ce genre de personne reboutait toujours l’ancien renégat. L’ennui commençait à le prendre, finalement, plutôt que d’observer les gens parler et il décida de se lever et d’aller à la rencontre de la personne qui avait organisé ce gala.

                    Le chemin pour arriver vers elle fut assez rapide, esquiver deux trois personnes, rentrer dans une jolie jeune femme dont la robe offrait une magnifique vue sur son dos et mettait en valeur ses formes et ses lignes, de quoi faire tomber par terre n’importe quelle séducteur. Il s’agissait d’une invitée dont le renégat n’avait pas le nom et dont il se moquait éperdument. Toutefois, lorsque celle-ci tomba sur lui suite au choc, il se permit de la rattraper et l’aida à se remettre droite tout en lui tenant l’une de ses mains et plaçant sa seconde main dans son dos. La jeune femme se retourna pour faire face au mandalorien. Ses cheveux étaient courts, d’une couleur rouge foncé, aussi sombre que la couleur d’une lame Sith. La jeune femme avait un visage assez fin et ses lèvres arboraient un rouge à lèvre d’un violet légèrement sombre qui sans pour autant lui donnait des lèvres énormes. Le regard du mandalorien resta bloqué sur le bandeau qui lui masquait les yeux quand il comprit pourquoi, une Miraluka. Voir une personne de cette espèce était chose rare, on voyait en effet bien plus des Humains, des Twil’eks et bien plus encore de Jawa au cours de son existence d’une Miraluka. Malgré cela, elle ne lui était pas inconnue, comme si il l’avait déjà vu. Atin s’excusa auprès de la jeune femme qui resta immobile tout en fixant le casque du sénateur. Celle-ci se permis de lui placer comme remarque que porter un tel masque à un gala était chose peu courante. S’excusant de nouveau, son casque se replia face à cette remarque, prétextant qu’il gérait nombre d’affaire via l’interface de son casque, ce qui n’était pas totalement faux. Alors que ces amis semblaient gênés par la présence du renégat, elle ne l’était pas et invita l’homme à une danse. Comment refuser une telle offre ? Et c’est sous leurs regards médusés que tous les deux partirent sur la piste de danse, au milieu des autres couples dansant. Après quelques mouvements de valse, malgré le fait qu’il ne dansait pas comme un dieu, le mandalorien arrivait à s’en sortir sans trop de difficulté, même si il aurait préféré une petite danse sur un rock mais bref, passons. Après quelques pas, il entama la conversation de façon à ce que les personnes autour d’eux ne puissent pas l’entendre.

                Atin Jnum / Boite de conserve. -C’est rare de voir un Jedi en tenu de Gala. Allons, restez calme. Oui, ce n’est pas tous les jours que l’on croise une personne avec une robe aussi jolie doté un sabre laser attaché à sa jambe. Je l’ai remarqué lorsque je vous ai rattrapé avec la forme qu’a prise votre robe. Pour le reconnaitre il faut déjà en avoir vu un de près. Rassurer vous, personne ne semble l’avoir remarqué. Auquel cas, Cortana l’en aurait informé car elle surveillait toujours l’endroit.

                -Je n’aurai jamais pensé vous voir vous reconvertir en Sénateur, Colonel. Comment se passe la politique ? Et je suis le maitre Jedi Eterna Viz. Il se souvenait maintenant quand il l’avait déjà rencontré. Lors de leur arrivé sur Dxun.
                Je suis là afin de déterminer si notre ordre serait de nouveau le bienvenu au sein de la République ou non.
                Atin Jnum / Boite de conserve. -Hooo, voyez-vous ça, un maitre Jedi, autrefois vous n’étiez qu’une jeune Jedi. Et bien disons que c’est une reconversion parmi tant d’autre même si je dois l’avouer, la politique est ennuyeuse à mourir. Un jour je finirai probablement par passer sur les holonews parce que j’aurai utilisé le Sénateur Blokkus comme trampoline. Sinon, comment se porte ce bon vieux Maitre Rylen Korr, toujours avec sa barbichette ?

                -Maitre Korr est porté disparu depuis longtemps. Face à cette nouvelle qui avait fait disparaitre le visage souriant de la jeune femme, le sénateur coupa nette la danse et proposa de sortir sur un des balcons pour prendre l’air. Le renégat posa ses bras sur le rebord du balcon tout en fixant l’horizon. Eterna n’eut pas besoin de question ni de la force pour deviner son état.
                Il est porté disparu depuis la bataille de la Forge Stellaire. Nous n’avons pas senti sa perte dans la force, mais nous n’avons absolument aucune nouvelle de lui.
                Atin Jnum / Boite de conserve. -Je vous ai abandonné comme j’ai abandonné les Renégats à l’époque. J’ai fui après cette bataille, quand je suis revenu, j’ai mis fin à la Rébellion, la République étant de nouveau en place. Je n’ai pas pensé à votre ordre.

                -Personne ne cherche à vous blâmer Sénateur. Nous avons envoyé des membres cherchés des traces dans les vestiges de la Forge, ils ne sont jamais revenus. Cette bataille nous a beaucoup couté à chacun. J’ose espérer que l’on ne connaitra pas de nouveau un tel combat. Notre ordre pleure encore ses morts.
                -Et moi les miens… Je contacterai mon réseau même si cela s’avère inutile.

                Tous deux gardèrent le silence pendant un long moment. Fixant le ciel au lointain, elle saisit son bras comme pour chercher un réconfort et posa sa tête contre la sienne. Le vent sifflait, faisant bouger sa robe à sa volonté. Voilà de nouveau le sujet qui revenait sur la table, la Forge Stellaire… Tout le combat repassa dans la tête du mandalorien, les flashbacks s’ensuivaient encore et encore. Jamais il n’arriverait à s’en débarrasser.


                -Autrefois tu n’avais pas de bras métallique.
                Atin Jnum / Boite de conserve. -Maintenant c’est tu.

                -Tais-toi et laisse-moi profiter de ce qui est interdit.

                Eterna profita d’un moment que les Jedi se refusaient même si elle avait partagé bien plus l’histoire d’une nuit avec un jeune mandalorien lors de la naissance de la Rébellion. A l’époque, elle n’inspirait qu’à devenir aussi exemplaire que le Maitre Jedi Rylen Korr, la barbichette en moins tout de même. Il fallait croire qu’elle avait échoué. Face au vent qui lui refroidissait la peau, le mandalorien lui posa sa veste de costume sur les épaules.

                Atin Jnum / Boite de conserve. -Mademoiselle Viz, si vous le permettez, j’aimerai vous présenter quelques sénateurs.

                Ensemble, et sans heurter personne ce coup-ci, la foule étant plus occuper à se demander ce qu’une aussi jeune belle femme faisait entre l’un des sénateurs les plus improbables qu’il soit ; enfin, surement ce demandant qui était-il puisque le mandalorien ne laissait que rarement voir son visage. Finalement, le couple arriva vers trois personnes qui discutaient entre eux. Sans demander son reste, Atin entra dans la conversation.
                Atin Jnum / Boite de conserve. -Sénateur Kumitomo de Kamino, Ambassadrice Jagamabda de Telos, Mademoiselle Kelisea Novaga. Ma partenaire et moi-même pouvons-nous nous joindre à vous ?
                Félicitation pour votre gala Mademoiselle Novaga, je dois dire que c’est une réussite. Vous m’avez l’air en bonne voie pour devenir la nouvelle Sénatrice de Coruscant. Sachez que vous avez l’appui du soutien du Système de Japraël.


                Spoiler : Eterna Viz

                Tenue de gala d'Eterna
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                  Auteur : Dereck Darder

                  Dereck resta pensif durant le voyage vers la cantina. Mentalement, il préparait son plan d’action. Premièrement, entrer. Grâce à Contrôle, spécialiste informatique, ils pourraient se faire passer pour des serveurs, en utilisant les faux noms inscrits sur les faux papiers préparés par le BSI. Cela ne devrait pas poser de problème, de toutes façons c’était Kirtan qui était « en charge » de les faire passer, en cas de pépin Dereck pourrait toujours rejeter la faute sur son partenaire… La deuxième étape était le repérage des cibles. Les facultés d’observations naturelles de Dereck ne lui laissaient aucun doute sur la réussite de cet objectif : même dans sa tendre enfance, il avait été impossible de lui cacher quoique ce soit. Le jeune homme avait enregistré les images des cibles dans sa mémoire et les débusquerait vite, il en était persuadé. Non, véritablement, c’était la troisième partie de la mission qui l’inquiétait : la capture et l’évacuation des cibles. En plein territoire républicain, l’échec signifiait probablement la fin de sa carrière impériale… et aussi la fin de sa vie. Dereck savait que ses adversaires ne devaient pas être pris à la légère. Plus il y réfléchissait, plus il avait l’impression de se jeter dans un tourbillon d’évènements qui échappaient totalement à son contrôle… Et il détestait l’idée.

                  Ils arrivèrent en vue de la cantina, la tension dans l’estomac de Dereck atteignait des sommets. Avant de descendre, Dereck rappela à Mask, leur pilote, les éléments de sa mission. Il devait placer leur speeder à mi-chemin de l’astroport et les attendre avec un véhicule volé à la sortie de secours de la cantina. Mask était le membre de la mission qu’il connaissait le mieux, mais comme souvent en situation de stress intense, Dereck commençait à vouloir maîtriser chaque aspect de la mission et à faire de moins en moins confiance à ses équipiers. Il ré-expliqua au chauffeur ce qu’on attendait de lui, tel un entraîneur s’adressant à son poulain en vue d’une compétition. Voyant Kirtan s’éloigner, Dereck dût abréger ce dernier briefing, et tenta de se forger une expression neutre sur le visage en rejoignant son partenaire. Ils marchèrent en silence quelques minutes et arrivèrent à l’entrée de leur objectif, le lieu où tout devait se jouer.

                  Cinq gardes surveillaient l’entrée, s’assurant de ne laisser passer aucune personne non-autorisée. Lorsque l’un des gardiens les interpella, Kirtan prit la parole, selon l’arrangement sur lequel s’étaient mis d’accord les deux impériaux. Lorsque le vigile sortit une feuille de papier, Dereck sentit son coeur manquer un battement. Une feuille… Un objet sûr dans une époque de technologies et d’intrusions informatiques, on ne pouvait le nier… Mais bon sang, quel esprit détraqué pouvait encore utiliser ces vieilleries ? La dernière fois que le jeune major en avait vu une, c’était dans le bureau de son père, il y a très longtemps… Son père, qui avait probablement quitté son bureau à cette heure… Une pensée traversa l’esprit de Dereck avec tant de force qu’elle le fit sursauter, s’attirant le regard suspicieux d’un des gardes. Il fit semblant d’avoir froid et de frissonner, même s’il faisait plutôt bon. Il se sentit bête et se reprit instantanément, réfléchissant à toute vitesse à ce qui l’avait déconcentré. Et si son père, qui avait toujours été proche du pouvoir, était invité à cette soirée ? Et s’il le reconnaissait ? Et s’il voulait lui parler ? Leur dernière conversation ne s’était pas bien finie du tout, et cette perspective était littéralement terrifiante, car le père Darder connaissait le penchant de son fils pour les idées impériales…
                  *Il pourrait me dénoncer, faire allusion à mon ancien groupe pro-Empire devant la mauvaise personne… Quel cauchemar !*
 pensa-t-il. Et Kirtan qui pataugeait avec les gardes ! Le cerbère à la feuille venait, évidemment, de lui annoncer que leurs noms n’étaient pas sur la liste, mais ça paraissait presque plus préférable à Dereck. Il en venait à espérer qu’ils ne puissent pas passer. Le jeune homme avait envie de s’asseoir, il faisait de son mieux pour masquer le tremblement de ses jambes, mais ses muscles s’agitaient frénétiquement dans un chaos de plus en plus incontrôlable. Mais Corvell redoublait d’ingéniosité et parvint finalement à forcer le garde à vérifier auprès de ses supérieurs la liste du personnel de la soirée. Attente… Dereck regardait ailleurs, feignant de trouver particulièrement intéressant la présence d’une plante verte à quelques pas d’eux. Finalement, le destin, ou plutôt, la Force… Bon sang, qu’est ce que Dereck détestait ce concept ! La Force, donc, semblait vouloir que le jeune homme pénètre dans la cantina, dans la gueule du loup…

                  Les gardes leur firent subir une fouille infructueuse puis ils purent enfin entrer après une dernière vérification des papiers d’identité. Lorsqu’ils entrèrent dans l’établissement, Kirtan ne put s’empêcher de lâcher une profonde expiration. Derrick aurait voulu faire de même, mais il se sentait presque en apnée, et ça n’était pas le moment de faire une séance de respiration… Après avoir été briefés par le patron de la taverne, ils allèrent dans une petite pièce, ce qui leur permit de discuter brièvement de ce qui les attendait. Heureusement Kirtan ne regardait pas Dereck, concentré sur sa recherche d’une tenue à leur taille, sinon il aurait probablement cru que celui-ci allait faire un malaise. Il lui demanda cependant de faire le point au lieutenant.
                  « Boss » dit il dans son comlink,respectant les noms de codes attribués, « nous sommes à l’intérieur du lieu dit. Prêts à passer à la deuxième phase, terminé ». Il avait fait bref pour cacher le tremblement de sa voix. Une fois habillés, Dereck et Kirtan partirent enfin remplir leur mission officielle, c’est à dire servir les invités. Kirtan proposa de se séparer, ce qui allait bien à Dereck.

                  Au début, Dereck était tendu : il avait peur de croiser son père à tout moment, et la perspective d’être arrêté par les républicains trottait toujours dans sa tête, car ils n’avaient toujours pas de plan pour exfiltrer leurs cibles républicaines et en particulier l’ancien militaire O’lonell. Mais au fur et à mesure de la soirée, le jeune homme se sentait de plus en plus en confiance. Déjà, il n’y avait toujours aucune trace de son père. Et, après tout, il était issu de la haute lui aussi. Il n’avait jamais aimé les sorties, contrairement à sa sœur, mais son éducation de qualité lui avait enseigné les codes des aristocrates, et il avait eu l’occasion de côtoyer des domestiques et d’assimiler leurs manières. Toujours plus à l’aise, le major impérial passait d’invités en invités, n’hésitant pas à proposer à ceux qui étaient seuls un petit verre, débordant de compliments pour flatter l’égo des convives, se fondant dans la masse et virevoltant littéralement dans la pièce à la recherche des sénateurs…
                  *La meilleure cachette, c’est celle que tout le monde regarde mais que personne ne voit*.

                  Pendant ce temps, Mask lui fournissait, sans entrer dans les détails, des informations sur le déroulement de sa mission. Informations auxquelles Dereck ne pouvait pas ou peu répondre, à peine dit-il « les blancs » lorsque son interlocuteur lui demanda « tu préfères quels haricots ? »
                  Evidemment ce n’était pas une question à prendre au sens propre, mais un code convenu entre eux pour avertir son coéquipier de ce qui l’attendait. Celui-ci lui posait la question fréquemment, en variant les termes, et la réponse évoluait selon ce qu’il serait décidé dans la manière d’évacuer les cibles. Blanc : rien de décidé. Vert : évacuation pacifique. Rouge : évacuation musclée. Fern les attendait dans un speeder volé à la sortie, mais selon le plan qui serait mis en place pour quitter les lieux, il fallait préparer au mieux l’exfiltration… Bien sûr, la solution pacifique était préférable. C’était la prudence qui avait mené à l’élaboration de ce code. Après tout, si les impériaux avaient pu s’introduire dans les services informatiques de la cantina, il n’y avait pas de raison que les ennemis ne fassent pas de même, surtout au coeur de leur capitale. Dereck avait retenu la leçon quant à sa négligence dans les bas-fonds...

                  Finalement, tout allait à peu près droit, et il se réprimanda lui-même pour son manque de contrôle plus tôt dans la soirée. Il suait, certes, mais pas de peur. C’était la chaleur qui régnait dans l’établissement qui le faisait transpirer à grosses goutes.
                  Alors qu’il allait au bar pour la cinquième fois, il croisa finalement son compère. Tout en effectuant mécaniquement le remplissage des coupes, il partagea avec Kirtan les informations recueillies : 
                  « J’ai vu Kumitomo, dit-il sur le ton de la badinerie. Il est boiteux, c’est vraiment pas de chance pour lui, cette faiblesse physique. Et ça le rend assez remarquable on va dire. J’ai également croisé O’lonell plusieurs fois, je n’ai pas trop cherché à le suivre pour lui proposer un verre. Compte tenu des instructions du Boss, ça sera déjà une grosse tâche de bien choyer Kumitomo. »
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                    Post n°14
                    Auteur : Rick O'lonell

                    Se faire appeler "tête de marteau" durant sa jeunesse n'était pas une réjouissance à laquelle toute le monde avait le droit. Ça n'avait pourtant pas empêché l'Ithorien Koako de se lancer dans le bain de la politique et de postuler pour les sénatoriales de Coruscant, la planète Capitale. Lorsqu'on en savait un peu plus sur son enfance, l'on comprenait mieux pourquoi cet extraterrestre avait décidé de combattre les opprimés et de les représenter à la vue du monde : il en avait lui-même fait partie.

                    Son discours était véridique et presque poignant. Mais Rick O'lonell ne se laissait pas larmoyé par de tels propos. Quoi qu'ait pu vivre cet "indigène" durant sa vie (c'était l'un des surnoms qui lui étaient donnés par rapport à son parti politique : "Les Indigènes") l'ancien militaire en avait vécu autant si ce n'est plus. Être abandonné par ses parents, n'avoir jamais pu adresser un seul regard -dont il se souvient- à l'homme et à la femme qui l'avaient jeté à cette infâme galaxie. Perdre des frères d'armes au combat, leur promettre qu'ils survivraient en sachant fort bien que ça n'arriverait jamais. Tuer des hommes de sang-froid en pensant le faire pour une cause juste.

                    Tuer des hommes de sang-froid, tout simplement.

                    Est-ce que Koako avait du tuer des hommes pour survivre ? Est-ce qu'il avait déjà mis fin à une vie pour défendre ses convictions ? Bien-sûr que non, pensa Rick. Les Ithoriens étaient par nature des pacifistes, et Koako n'échappait pas à cette règle naturelle. Avec une telle ADN, cet idéaliste était voué à une seule fin : l'échec. Tout comme Naboo si des politiciens comme Rick O'lonell n'avaient pas débarqué afin de changer les mentalités existantes. Mais cette réalité, on osait encore la remettre en question. Comme s'il y avait eu une invasion d’œillères qui s'étaient jetés sur toutes les rétines vivantes de cet univers. Comment expliquer que des êtres intelligents (par nature) parvenaient à atteindre l'ignorance ? Il y a des millénaires, c'était le contraire dont il aurait été question. Le passage du niveau 1 au niveau 2 était bien plus glorieux que l'inverse, la spirale actuelle était négative et de plus en plus d'individus semblaient se jeter dans le gouffre au lieu de le surmonter. En voilà une autre, de réalité.

                    La réponse cinglante de Rick face aux espoirs démesurés de Koako pour l'avenir de Coruscant ne plut visiblement pas à l'Ithorien. Le représentant de Naboo au Sénat fit comprendre à son homologue que sa lutte serait malheureusement vaine tant qu'il ne changerait pas de méthode d'action. Comment rester un homme des Bas-Fonds et parvenir au sommet de Coruscant ? C'était invraisemblable, même dans les rêves les plus fous. La Capitale était gouvernée par les élites et seulement par les élites, les opprimés n'y avaient pas de place. Si encore ils se dressaient face à la minorité dirigeante, les choses pourraient changer. Mais encore une fois, la réalité était telle que c'était actuellement une utopie : les faibles se satisfaisaient de leur faiblesse. Se rendre dans les basses couches de Coruscant suffisait à comprendre à quel point il était impossible de changer la société. La population qui était réduite au silence se laissait aller à tous les vices inimaginables : corruption, commerce de drogues et d'esclaves, prostitution, vols. Naitre dans ce milieu vous rendait accro à ces sources de plaisir. Pour rien au monde ces gens désireraient un jour gravir les sommets de Triple Zéro pour y voir le soleil : ils ne s'étaient que trop bien habitués aux ténèbres.

                    Et cette réalité, Koako était bien trop faible d'esprit pour la voir.

                    Son alliance avec Kelisea Novaga prouvait à quel point l'influence de l'Ithorien était limitée sur son monde : il devait s'unir avec une femme quasi inconnue dans le milieu de la politique pour espérer la victoire. "Union" n'était pas le bon mot, puisque Koako se contentait de rejoindre son mouvement : il n'était là que pour les photos et le soutien populaire qu'il amenait avec lui. En faisant ce choix, l'Alien avait définitivement condamné ses pures convictions de base en les échangeant contre des convictions politicards : il préférait la victoire à l'intégrité. Gagner les élections avait désormais plus d'importance pour lui que la conservation de ses valeurs d'honnêteté. En un sens, c'était de ça dont Rick voulait parler quelques minutes auparavant en expliquant à son homologue extraterrestre qu'il ne pouvait mener son combat à son terme en restant un individu des Bas-Fonds. Néanmoins, l'ancien militaire reprochait une chose fondamentale à son confrère Coruscanti : il se vendait à Novaga tout en conservant sa nature même de citoyen de seconde zone.

                    Koako ne comprenait pas qu'il était devenu à cet instant une bête de foire. Il était le faible représentant des faibles, celui sans aucune envergure à qui on poserait des questions car il était "l'allié de Novaga, probable future Sénatrice de Coruscant". Si la jeune femme venait à être élue, on confierait à l'Ithorien le "ministère du con", celui qui serait dédié aux Bas-Fonds et aux aides sociales. On lui laisserait la tâche de s'occuper de ces milliards d'être vivants oubliés, ceux qui n'avaient aucune assurance santé, aucune carte ID. Koako croirait alors pouvoir bénéficier de tout le bagage nécessaire pour provoquer des réformes majeures pour les citoyens opprimés. Mais il comprendrait très vite que son combat était vain. Quelques années plus tard et un mandat terminé, les citoyens se rendraient compte qu'il n'a pas tenu ses promesses et il serait désigné comme le principal coupable de cet échec politique : on lui cracherait à la figure et on le renverrait d'où il était venu, c'est à dire dans l'hideux quartier des immigrés Ithorien non loin du très familial Couloir Écarlate.

                    Voilà exactement ce qui attendait l'idéaliste Koako. Sa naïveté et sa méconnaissance du milieu le mèneraient à sa perte. Novaga avait certainement payé des milliers de crédits pour organiser ce gala. Elle avait du faire appel à son carnet d'adresses bien fourni pour inviter tous ces sénateurs, ambassadeurs et représentants de firmes connues dans toute la galaxie. Que proposait l'Ithorien des Bas-Fonds ? Des rêves, et seulement des rêves. Mais les rêves ne devenaient que très rarement des réalités. Et ce n'était pas sur Coruscant qu'ils se réalisaient.

                    Alors qu'il quittait précipitamment l'alien, Rick s'étonna d'avoir été si cinglant avec son confrère politicien. Se plaisait-il à se caractériser comme faisant partie de la meute ? Lui, l'ancien militaire qui n'en manquait pas une pour descendre la mentalité de ses confrères et du monde dans lequel il baignait. Voilà qu'il se trouvait dans la posture de l'élite arrogante, méprisante envers les plus faibles. Quelle mouche l'avait piqué pour qu'il soit ainsi direct avec le très respectable Koako ? N'avait-il pas été dans la même posture que cet extraterrestre lorsqu'il s'était présenté sur Naboo pour s'y faire élire en tant que Sénateur : intègre, idéaliste, rêveur ?


                    - Votre comportement vis à vis du représentant Koako me laisse perplexe, Sénateur O'lonell. Une étrange jeune femme s'approcha de l'ancien militaire Républicain sans même laisser paraître un sourire illusoire, Je me présente, je suis Lucie Van Bord. Je travaille pour l'Holonet. J'ai écouté quelques morceaux de votre discussion avec le leader du parti des Indigènes et si vous êtes d'accord, j'aimerais vous poser quelques questi... commença t-elle à expliquer en pointant du doigt la carte "reporter" sur sa poitrine avant de se faire brusquement couper par celui qu'elle venait d'interpeller.

                    Malheureusement pour la journaliste people, Rick O'lonell était de mauvais poil et était... légèrement en froid avec l'opinion médiatique dominante. Sa dernière sortie sur l'Holonet Naboo n'était pas étrangère à ce ressenti. C'est pour cela que le natif de Dantooine se contenta de lever une main afin de répliquer en langage des signes. Ce geste pouvait être traduit par : "taisez-vous". Le deuxième geste, lui, fut bien plus difficile à traduire : Rick attrapa une coupe de champagne sur le rebord du bar devant lequel il se tenait avant de la tendre à la jeune Humaine.

                    - Oh, mais regardez qui voilà ! Ce ne serait pas le Chancelier Nocturna là-bas ?! dit-il soudainement d'un ton affirmé avant de se faufiler parmi les convives et de disparaitre de la vue de la journaliste, bien trop préoccupée par le futur scoop qu'elle pourrait se faire avec cette information.

                    Pas de chance pour la dénommée Lucie Van Bord, elle n'aurait ni scoop sur Nocturna, ni scoop sur O'lonell. Quoique. Elle imaginerait bien deux-trois ragots pour combler l'absence d'informations viables.

                    Maintenant qu'il était libéré de toute étreinte politique ou journalistique, Rick pouvait se diriger vers la salle qu'il avait été invité à rejoindre plusieurs minutes auparavant par Kelisea Novaga lorsque celle-ci le laissa en compagnie de Koako. L'ancien soldat Républicain avait alors à son tour laissé l'alien afin de déambuler une dernière fois autour du bar de la salle principale. Impossible de savoir s'il désirait alors retrouver cette solitude qu'il appréciait tant ou si c'était pour boire une nouvelle coupe de champagne. S'il n'était pas follement amoureux de l'alcool et des crus mondains comme ceux qui l'entouraient, il était impossible de ne pas apprécier ces millésimes d'une rareté sans nom. Ils étaient délicieux !

                    Mais le verre le plus délicieux de toute la galaxie n'était pas rempli de champagne, de vin ou de bière Corellienne. C'était mal connaitre le monde de la boisson et de l'alcool.


                    - Garçon. Vodka Martini. Le serveur qui passait par là s'apprêtait déjà à lui tourner le dos pour répondre à sa demande mais il s'arrêta brusquement lorsque Rick lui mit la main sur l'épaule, Mélangé au shaker, pas à la cuillère.

                    Si Alfred le voyait, Rick aurait le droit à la morale habituelle du majordome faisant tout son possible pour veiller à la bonne image de son poulain. Mais Alfred n'était pas là. Il rodait quelque part dans l'une des nombreuses salles de la cantina, certainement occupé à raconter de belles anecdotes à des charmantes et riches demoiselles du Noyau. Le pire dans tout ça, c'est que ces anecdotes fonctionnaient : la classe et le nabgou (un terme Naboo désignant le bagou traditionnel des nobles de la Royauté, pour lesquels la tradition exigeait qu'ils enchantent et charment les demoiselles de la noblesse de Theed en laissant libre court à leur imagination vocale) faisaient partie du bagage d'Alfred Kincade. De ce côté-là, Rick avait des efforts à faire pour arriver à son niveau.

                    Pour ce qui était de l'alcool, le natif de Dantooine battait cependant son majordome à plate couture.

                    La petite salle dans laquelle il avait été invité par mademoiselle Novaga était bien plus calme que la précédente. Bien-sûr, on entendait toujours le brouhaha de la pièce principale, et il y avait tout de même de nombreuses personnes présentes ici et là. Une poignée d'entre eux discutait face à un impressionnant tableau du Sénat Galactique sous le crépuscule -ce qui rappelait étrangement au Gouverneur de Naboo la soirée chez Beemen Industries où il avait été confronté à la même image-, un autre groupe assez jovial était lui posté devant une grande baie vitrée donnant sur la ville-planète. Certains individus étaient éparpillés en duos, d'autres étaient isolés -c'était le cas de Rick actuellement, confortablement installé sur un des fauteuils mis à disposition par les organisateurs du M.E.C.-. Koako était présent, le conseiller financier de Kelisea -Alon Kwaï- également (Rick avait pu discuter de longues minutes avec lui et la jeune femme un peu plus tôt dans la soirée). Et en parlant de la postulante au titre de Sénatrice de Coruscant, elle apparut dans le champ de vision du Gouverneur de Naboo. Et le moins que l'on puisse dire, c'est qu'elle était bien entourée.

                    Sion Kumitomo et Atin Jnum, le représentant de Dxun, étaient à ses côtés. Entre autres. Puisque deux autres femmes étaient également présentes. Et l'une d'entre-elles ne lui était pas étrangère : Rick semblait l'avoir déjà aperçu sur les Holonews.

                    Attendant patiemment sa boisson -Rick craignait que le serveur croisé ne sache pas réellement préparer un Vodka Martini, mais il le saurait bien assez tôt- le représentant de Naboo se demanda s'il ne valait pas mieux se lever afin de profiter de la soirée et des personnes qui s'y trouvaient. Après tout, il y avait des intérêts à aller discuter plus en profondeur avec Novaga, la femme pour qui il avait fait le déplacement jusqu'à Coruscant. Il y avait également des intérêts à engager un débat avec Kumitomo sur la place du clonage dans la nouvelle République. Tout comme il y avait des intérêts à interpeller Atin Jnum, le représentant du système Ondéron qui l'avait contacté durant son voyage afin de lui proposer d'avantage d'informations sur les Jedi.

                    Les Jedi. En voilà un point qui intéressait plus particulièrement le Sénateur de Naboo. Remarquant qu'un énième serveur s'approchait de son fauteuil, Rick lui fit signe de la main et l'invita à se présenter à lui.


                    - Garçon. Un Vodka Martini pour chacune de ces personnes là-bas. Avec la bénédiction de Sa Majesté Naboo, et tout comme lors de la dernière commande, Rick leva sa main afin de signifier au "garçon" de service qu'il n'en avait pas terminé, Mélangés au shaker, pas à la cuillère.

                    C'est ainsi que Kelisea Novaga et son groupe s'apprêtaient à être servis en Vodka Martini sur demande du Gouverneur Rick O'lonell. Ou comment se faire remarquer et inviter à la discussion sans bouger ses fesses. Décidément, cette soirée se déroulait à merveille.

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                      Auteur : Super PNJ

                      -Opération Spéciales Impériales-
                        


                      A quelques mètres de la salle de réception, dans son smoking avec l'agent Gold à ses cotés, suivi de près par Pique le faux garde du corps, Conroy stoppa net devant l'entrée de la salle de réception sa fausse ID card en main.
                      Non pas par appréhension ou par peur mais il venait de recevoir un message hautement prioritaire en provenance de Cathar.
                      La mission était annulée! l'officier cligna des yeux et relu le message plusieurs fois, tous les codes de cryptage étaient bons, ils les connaissait par cœur, il étaient même ancrés dans sa mémoire.
                      A son bras Gold sentit son hésitation, moulée dans sa robe de soirée, elle attendit quelques secondes avant de demander:


                      -Quelque chose ne va pas?

                      Conroy se tourna vers elle, se demandant quoi faire, deux de ses hommes étaient déjà sur place, un autre avait été chargé de voler un speeder , les pièces étaient sur l"échiquier, ne restait qu'au roi , la reine et la tour de faire mouvement.
                      Mais les ordres étaient les ordres, il devait y avoir une bonne raison pour faire demi tour.A contrecœur, il ordonna:

                      -On annule...

                      Calys resta interdite, bouche bée, tandis que Pique, s'avança pour demander.


                      -Mais pourquoi?

                      C'était le genre de désagrément qu'on devait subir quand on travaillait avec des amateurs, ils demandaient toujours pourquoi, voulaient des explications, des détails, tandis qu'un bon militaire obéissait aux ordres et aux contrordres sans poser de questions.

                      - C'est comme ça, l'ordre vient d'en haut!

                      La Noorien serra le bras de l'officier impérial le fixant droit dans les yeux.


                      -Mais Dereck est toujours à l'intérieur!

                      -Ils sauront se débrouiller! On retourne à l'appart.
                      Et tout de suite!


                      Tint à préciser le chef des opérations voyant le regard ébahi de Gold et la mine renfrognée de l'Ikotchi et sans plus d'explication, il fit demi tour en direction de la ure principale, il fallait que Rigor revienne les chercher pour retourner aux bas fonds.

                      -Contrôle ici Boss: contactez Mask, la mission est annulée, je répète annulée.
                      Il doit nous revenir nous récupérer. Contactez D et K également pour qu'ils quittent les lieux.


                      Des grésillement et des balbutiements.. Zoisha aussi, semblait perplexe et ne savait pas quoi répondre.


                      -Je.. oui... je.
                      Une minute... je capte quelque chose sur les fréquences des forces de sécurité!


                      Conroy se crispa, est ce qu'ils avaient été trahi ou repéré? peut être était pour cela que la mission avait été annulée, la bouche sèche il demanda au bout de quelques minutes:

                      -Contrôle?

                      -Heu...je... on a un problème
                      Mask a volé un véhicule et a bien déclenché une course poursuite mais il y a eu un accident.
                      Il est gravement blessé, on l'a transporté inconscient à l’hôpital... son pronostic vital est engagé!

                      -Je vois...
                      Contactez D et K qu'ils décrochent immédiatement et discrètement.


                      C'était un problème de plus à gérer, il faudrait s'occuper de Fern également, il ne fallait pas qu'il soit interrogé par les renseignements Républicains, il pourrait sans doute passer pour un simple voleur mais l'OSI ne prenait pas de risque, il fallait le faire taire définitivement, mais ce serait à une autre équipe de jouer, celle ci était trop impliquée dans le sort de leur leader et c'était un ami d'enfance de Darder, il pourrait peut être craquer au moment d'appuyer sur la détente.
                      L'officier savait qu'il y avait des agents free lance sur secteur qui pourraient se charger du cas Mask.

                      -Si Mask a pu voler un véhicule, il a du abandonner l'autre tout près d'ici, allons y!
                      On se retrouve tous à l'Appart!

                      -Je confirme: le speeder est à trois blocks d'ici au sud. 10mn a pieds .


                      Tandis que le trio quittait la zone, Contrôle avisait aussi nos deux faux serveurs qui se trouvaient dans la salle du changement de situation, pour eux ce seraient difficile de quitter leur nouvel emploi sans attirer l'attention alors qu'ils avaient eu du mal pour se faire embaucher.

                      http://star-wars-rpg.soforums.com/t6555-Rencontre-dans-les-bas-fonds.htm
                      Spoiler : HRP
                      -Dereck/Kirtan: Postez votre retour directement dans les bas fonds


                                  
                        
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                        #17

                        Post n°16
                        Auteur : Kelisea Novaga

                        Spoiler : Thème de la cantina
                        https://www.youtube.com/watch?v=r2S1I_ien6AI_ien6A

                        Incontestablement, la jeune femme que le sénateur me présenta était d’une beauté sans pareille. Les lumières tamisées de la salle soulignaient avec force les traits de son visage. Jagabamba, était, selon Kumitomo l’ambassadrice du monde de Telos. Jusqu’à présent, j’avais choisi scrupuleusement les personnes avec qui je souhaitais m’entretenir et la manière de les aborder. A ce moment précis, autant dire que ce n’était pas du tout le cas, bien au contraire. Après plusieurs heures à côtoyer politiques et journalistes et à les accompagner poliment lorsque ceux-ci souhaitaient porter un toast, mes facultés se trouvaient avoir quelques peu… diminuées. Evidemment, je m’efforçais de rester droite et pleinement conscientes de ce dont nous parlions, mais plus le temps passait et plus la sensation de perdre le contrôle de moi-même s’accentuait. Le premier indicateur de mon état d’ébriété survint lorsque j’ai souhaité m’adresser à l’ambassadrice et qu’à plusieurs reprises j’écorcha son nom. Je pris plus amplement conscience de la nécessité de retrouver mes esprits lorsque, en désignant le chemin des toilettes à une convive, je faillis m’entraver les pieds dans sa robe. J’invitais finalement le sénateur et l’ambassadrice à rejoindre eux aussi la seconde pièce ou la plupart des invités de marques s’étaient déjà installés.

                        - Keli’, est ce que ça va ? Tu es toute en sueur.

                        Il est vrai que la chaleur tout d’abord agréable me paraissait tout à coup suffocante, comme si celle-ci cherchait à m’attaquer. « Que quelqu’un ouvre une de ces foutus fenêtres, pensais-je alors. »Soelia me pris par le bras avant que je ne finisse de m’étaler par terre et me tira avec difficulté jusqu’aux toilettes. Toujours là au bon moment. Fort heureusement, personne ne regardait dans notre direction. Sur le chemin, mes yeux n’arrivaient que difficilement à distinguer le contour des objets : seules des couleurs vives et pétillantes qui s’attaquaient elles aussi sans répit à ma rétine.

                        - Voilà une bonne demi-heure que je t’observe et que je vois que tu tournes progressivement de l’œil. Je ne devrais pourtant pas être étonnée vu le nombre de cocktails que tu viens de t’enchaîner. Qu’est ce qui te prends ? Tu sais bien que tu ne tiens pas bien l’alcool. Tiens prends ça, ça devrait te requinquer quelque peu. Attends-toi par contre à une sacrée migraine demain. J’espère qu’au moins ça te servira de leçon ! Tiens prends et boit un coup, ça ne te tuera pas mais ça devrait te faire passer l’envie de retoucher à n’importe quel verre.

                        Elle n’avait pas complètement tort. En me regardant dans le miroir je prenais peut-être plus réellement conscience de l’état dans lequel j’étais. Après m’être courber avec peine pour boire au robinet, elle se jeta sur moi pour me remaquiller et essayer de camoufler un tant soit peu la fille saoule en laquelle je m’étais transformée. Le goût de cette substance était en effet atroce. Le simple fait de ravaler ma salive relevait de la torture ce qui m’encouragea à le faire le moins possible.
                        Alors que je m’apprêtais à retrouver mes invités, Soelia me prit les mains et me jeta un regard éperdu plein d’émotion. Alors qu’elle s’apprêtait à m’embrasser, une vieille femme entra au moment et vint interrompre l’entreprise de la jeune twilek. J’esquivait finalement son baiser pour pouvoir l’enlacer… de la manière la plus amicale qu’il soit possible. Je lui susurrai enfin quelques mots à l’oreille afin de lui expliquer qu’il n’était pas le moment pour ça mais que mon amour pour elle restait inchangé. Elle sembla contrarié : tant pis. Elle s’occupe de ma communication et sait très bien pourquoi je dois m’en cacher. Malgré le fait que mon proche entourage était au courant de mon homosexualité, je préférais éviter de l’afficher en public. Non seulement pour sa propre sécurité, mais aussi du fait de ma position de jeune politicienne. Encouragé aux changements et à la diversité c’est bien, mais chaque chose en son temps.

                        Quelques minutes plus tard je me retrouvais avec ceux que j’avais quitté préalablement : j’espérais par ailleurs que dans la précipitation personne n’ait rien remarquée, ou tout du moins qu’ils ne m’en tiendraient pas rigueur. Jagabamba et Kumitomo se trouvaient désormais devant un autre des nombreux tableaux qu’ornaient la pièce : celui-ci représentant un étang vide dans lequel un pêcheur jetait un hameçon. Au bout du fil un vieil homme avançait à tâtons, dans le noir : avec labeur, il tentait de s’agripper au fil sans en apercevoir le crochet qui lorgnait sur son entre-jambe. Au fur et à mesure que je m’approchais d’eux, le souvenir d’avoir, par le passé, déjà vu cette œuvre croissait. Oui. Le cours de Mme Molishka, enseignante en management. Drôle de coïncidence.

                        « Tous ce qui relèvent de l’incompréhensible peut être assimilé à de l’absurdité tant la frustration d’insaisissabilité est importante. Ne pas comprendre quelques choses peut-être parfois irritant, voir désorbitant. Il est clair que les plus grandes questions que nous pouvons être à même de nous poser ne trouverons probablement jamais de réponse et c’est ce qui nous caractérise en tant qu’être pensant : la recherche permanente de l’intelligibilité de notre monde. Nous ne supportons pas de ne pouvoir connaître le ressort des journées qui suivront et de la fin de notre existence qui est inéluctable. Non seulement notre condition physique nous impose des limites temporelles, mais aussi spirituelles. Nous sommes faits pour être constamment insatisfait mais c’est aussi en essayant de répondre à cette indissociable volonté que nous pouvons accomplir le meilleur comme le pire. Il faut accepter cette part d’incertitude que nous offre notre destinée est agir en conséquence. Faîtes ce qui vous semble juste et ne regrettez rien. Croire en vos rêves est la plus grande force dans laquelle vous pouvez puiser. L’espoir. Un mot que vous devez toujours avoir dans le coin de la tête. Vous comprenez ou je veux en venir ? »

                        Non, évidemment. A l’époque je n’avais bien entendu rien compris à ce charabia. J’étais encore très jeune quand « mes parents » se sont décidé à me mettre en école privée et, plus tard, en pensionnat. L’enseignement était là-bas un enfer : non seulement nous étions traités comme des moins que rien, mais en plus de cela, nous étions mis tous en compétition. Dans cette quête élitiste, nombreuses furent les amitiés qui ont été brisées et les enfances gâchées. Compte de résultat, procédure fiscale, convention planétaire : ici, pas de place au dessin ou au gribouillage. Responsabilité et Persévérance, tels y étaient les mots d’ordres.
                        Mais pour en revenir au cours de l’autre tordue nous développa sa thèse sur l’importance dans le management moderne de la motivation personnelle. Dans chaque réunion, chaque entrevue ou chaque débat, l’important est que tout le monde reprenne confiance en lui et en ces moyens. L’interprétation est propre à chacun : il faut la laisser agir, mais la laisser agir dans la direction que nous souhaitons prendre. Pourquoi ? Par soucis de cohésion : il faut laisser prendre une ligne directrice à la marche pour que l’ensemble des autres membres (où électrons comme elle aimait dire) puissent « graviter autour ». Ce que je viens de dire n’a probablement pas plus de sens, à quelques détails près. C’est aussi ça malheureusement faire de la politique, et j’en viens à penser de la même manière.

                        Alors même que je m’approchais du tableau, ma main gauche vint se glisser dans le même instant dans le dos du sénateur et celle de droite sur l’épaule de la télosienne. Je me sentais désormais mieux, le médicament au goût de Bantha devait commencer à agir.


                        - Madame l’ambassadrice, monsieur le sénateur, excusez ma courte absence. Comme je vous le disais tout à l’heure, j’ai effectivement déjà voyagé jusqu’à Telos pour un voyage d’affaire. La beauté des jardins et l’architecture du palais royal étaient sans pareille. Il n’y a aucun doute, votre peuple a un savoir-faire incroyable.

                        Un cours instant, mon esprit divagua sur cette anecdote. A cette époque-là, alors que je représentais encore les intérêts de Heckmann InCorporated, mon intérêt pour l’architecture ou la décoration était nul. A vrai dire, mis à part les différentes législations en vigueur sur la planète, mon esprit restait terne à n’importe quelle autre image. Je me souviens tout de même de l’exaltation de mon voisin de chambre, un vieux ugnaught très bruyant qui prenait en photo tous ceux qui était possible. Un « amoureux de Telos », soi-disant. Un amoureux du tapage nocturne oui. Il m’avait vraiment énervé pendant mon séjour à toujours répété les mêmes anecdotes en boucle, encore et encore. C’est drôle comme certains souvenir me revienne d’un coup. Je ne sais pas si c’est du encore à ce médoc ou aux traces d’alcool présent dans mon corps (voire aux deux), mais un brin de nostalgie s’emparait de moi.

                        D’autres personnes arrivèrent et se joignirent à nous tel que le sénateurs O’lonell et Atin Jnum représentant D’Ondéron (pour ne citer qu’eux) quelques peu après, nous conviant bien sûr à continuer la consommation effrénée d’alcool. Je décidai de refuser catégoriquement toutes nouvelles sortes de collation. Tant pis les politesses, l’importance était de ne pas rechuter, dans les deux sens du terme. Après quelques échanges de rires et d’histoire pour les moins inappropriés, mon devoir était de recentrer tout ça vers la politique, ma politique pour le coup.


                        - Si vous me le permettez, j’aimerais maintenant vous parler de quelque chose.

                        Quelques palpitations ainsi qu’un léger frisson vinrent traverser mon corps en un éclair puis s’estompèrent : cette pièce était composée de personnes dont la réputation n’avait d’égale que leur incommensurable richesse. Ces noms et ces visages que l’on pouvait voir sur l’holo-net étaient bien présent ici même. Au contraire de la foule anonyme de tout à l’heure, celle-ci portait un ensemble de nom bien connu ce qui me fit, une fois de plus frissonner. Leurs regards semblaient me transpercer de part et d’autre de mon armure de verre. Je m’élançais finalement une nouvelle fois pour une énième tirade, et pas des moindres.

                        « Dans cette enceinte bas le cœur jeune et vif de la république que vous représentez. Je ne vais pas vous faire un discours longuement élaboré qui chercherai à rassasier un journaliste en manque d’information. Non, évidemment entre futurs collègues, et tout du moins en tant qu’idéaliste, nous pouvons nous dire les choses franchement. Je vais donc essayer d’être brève : comme vous le savez déjà, je souhaite évidemment porter atteinte à ces surpuissances économiques que sont les multinationales. Leurs formes sont aussi nombreuses que leurs différentes infractions des lois républicaines.
                        Bien souvent, c’est l’argent qui nous coûtent à pouvoir nous imposer contre elle. Ce sentiment d’impuissance m’est insupportable, comme il l’est pour un bon nombre de politicien. Ils nous décrédibilisent, nous font passer pour des incapables, des scélérats de la pire espèce. Pour quelle raison ? Je l’ai évoqué rapidement toute à l’heure, mais c’est des médias dont je voudrais, là, vous parler. Cette recherche sans cesse du scoop entraîne souvent, à tort, de faire perdre votre légitimité à gouverner. Les groupes de communications, les publicitaires, les médias : tous, sans exception, appartiennent à une minorité de fortuné qui ne recherche que leur propre profit. Je ne serais pas étonné d’ailleurs que certains d’entre vous furent accosté par ces journalistes de manière impromptu et intrusive ce soir. J’aimerai en effet que cela change une bonne fois pour toute. Le monopole de l’information ne devrait pas appartenir à ses gens sans aucune morale. Voilà pourquoi j’aimerai vous inviter à une réflexion globale sur la création d’un média nouveau, libre et dont l’emprise des commerciaux seraient nulle.
                        De plus, je pense qu’il serait important que nous puissions avoir, à terme, une surveillance plus importante sur les activités de certaines entreprises. Certaines d’entre elles sont créatrices d’innombrables armes ou de matériels militaires ce qui devraient nous inquiéter à juste titre. Ces choses-là sont grave et ne peuvent évidemment pas être évoqué en public. Qui plus est, la présence de ces médias déformant comme bon leur semble l’actualité ne serait être qu’une mauvaise chose de plus. Tout cela n’est qu’une poignée de pistes que nous pourrions évidemment évoquer plus tard.
                        Vous tous qui êtes présent dans cette salle, et bien que je ne vous connaisse pas intimement, j’ai la certitude que vous êtes d’accord dans les grandes lignes avec moi. Je ne vous demande pas spécialement de vous exprimer aujourd’hui à propos de tout cela, car nous serons probablement amenés à nous rencontrer ultérieurement, mais prenez le temps d’y penser. »


                        Enfin s’achevait pour moi la dernière de mes allocutions officielles de la journée. Une pression en moins que celle de devoir mémoriser le moindre de mes mots pour n’irriter personne. Quelques sourcils se levèrent, d’autres restèrent de marbres. Qu’allait-t-il dire ? Je n’en savais rien. La seule satisfaction était pour moi d’avoir accompli mes objectifs.

                        En me retournant un bref instant, j’apercevais par la porte entrouverte que la cantina avait vu son affluence diminuée de moitié : les journalistes rassasiés de toutes sortes d’appétits avaient déjà pressé le pas aux célébrités locales, venus exclusivement pour apparaître à l’écran. Les fenêtres, enfin ouvertes, laissées à la fois entrer la fraîcheur que chacun d’entre nous avons pu rechercher ce soir et échapper ces quelques odeurs d’huiles et de nourritures parfaitement cuites.

                        Finalement, c’est bien dans les vieux pots qu’ont fait les meilleures confitures.

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                          Auteur : Rick O'lonell

                          Assis sur un confortable fauteuil, le même que celui sur lequel il s'était posé en arrivant dans cette salle privée, Rick O'lonell regardait défiler le temps sur l'horloge murale. Une minute. Deux minutes. Trois minutes. Quinze minutes. Trente minutes maintenant. Ça faisait donc trente minutes que le Gouverneur de Naboo attendait patiemment que quelque chose se passe. Quelque chose qui sortait de l'ordinaire. Quelque chose qui avait une importance considérable à ses yeux.

                          On ne lui avait toujours pas servi sa boisson préférée, à savoir une Vodka Martini préparée au shaker.

                          Que la Force l'emporte s'il se retrouvait avec un pâle verre de champagne sans saveur ! Que les crus présentés par le service de la soirée soient des millésimes très prisés du Noyau, Rick n'en avait rien à faire ! Il avait demandé un cocktail particulier, celui qui était capable de le faire changer d'avis sur la qualité de l'organisation du gala de Novaga. Le politicien, particulièrement agacé par le retard pris par les serveurs, desserra sa cravate afin de faire retomber la température de son corps qui grimpait en flèche. Surement un signal pour l'avertir qu'il avait déjà trop consommé d'alcool pour ce soir.

                          Les minutes continuaient à défiler. Toujours aucun serveur en vue. Bondissant de son fauteuil pour aller faire part de ses remontrances envers le personnel de la soirée, Rick O'lonell se stoppa net lorsqu'il aperçut un "garçon" de service (comme il aimait à les appeler) s'approcher de lui. De nombreuses coupes de champagne sur le plateau, le serveur tendit un verre à un haut diplomate Twi'lek avant de se retourner vers le représentant de la belle Naboo. Leurs regards se croisèrent momentanément, chacun essayant avec tant bien de mal de transmettre une interrogation à son homologue. Lorsqu'ils s'aperçurent que cette tactique ne fonctionnerait pas, le serveur se décida à prendre la parole pour faire avancer les choses.


                          - Désirez-vous quelque chose, Monsieur ? demanda le garçon de service, plein d'enthousiasme.

                          Rick réajusta sa cravate et la resserra de plus belle. Heureusement qu'il n'était pas l'organisateur de la soirée ! Si ça avait été le cas, de nombreuses personnes se seraient retrouvées au chômage technique dès la nuit tombée. L'ancien militaire savait désormais qu'il ne viendrait pas chercher de futurs serveurs sur Coruscant pour ses éventuels galas politiques.

                          - Vous direz à votre collègue -cheveux et yeux marrons, long nez, à peu près la même taille que moi- dit-il en joignant à sa description divers mimes et gestes plutôt bien réalisés, que j'attends toujours de goûter à ma Vodka Martini mélangée au shaker. Si vous ne voulez pas que j'en touche un mot à votre patron...

                          Le serveur, déboussolé et gêné par le fait qu'un invité de haut rang lui signale un retard de livraison pour sa boisson, ne trouva pas de réponse adaptée à la situation. Quelques gouttes de transpiration firent leur apparition sur son front dégarni; les aisselles, elles, vécurent un terrible raz-de-marée très dérangeant. Même si ce garçon de service n'était pas concerné par les propos du politicien, si ce dernier venait à informer son boss de manquements flagrants, c'était tous les employés qui allaient en ramasser pour leur grade. Et ça, mieux valait l'éviter pour leur avenir professionnel.

                          Le plateau commença à trembler, les coupes de champagne manquèrent de se renverser. Le serveur était décidément mal à l'aise. Le regard sévère de Rick O'lonell n'arrangeait rien à la situation. Déjà que, d'ordinaire, son imposante carrure lui donnait une allure grave, le jeune homme savait désormais que ce qu'il avait pu entendre à propos du représentant de Naboo n'était pas entièrement faux.

                          Lorsque ce dernier fit un pas en avant, se rapprochant dangereusement du serveur, le garçon de service manqua de trébucher en arrière. Il fallut la main salvatrice du politicien pour le sauver. Celui-ci se permit également un sourire au coin de la bouche. Et quelques mots afin de rassurer son homologue.


                          - Relax fiston, je plaisante... rassura t-il le jeune homme en lui tapant amicalement l'épaule à plusieurs reprises, sauf pour le cocktail. J'ai transmis la commande à votre collègue il y a une demi-heure et toujours aucune trace de Vodka Martini. Comprenez que je n'aimerais pas être à court d'anecdotes subtiles et arrosées auprès de mes chers amis Coruscantis.

                          Le serveur esquissa un sourire forcé. Il était passé à deux doigts du limogeage ! S'essuyant le front avec la manche gauche, il tourna la tête à plusieurs reprises avant de s'éclaircir la gorge.

                          - Je ne vois pas de quel collègue vous voulez parler, Sénateur O'lonell. Je vais néanmoins m'occuper de votre commande aussi vite que je le peux. Je... Je m'excuse du retard, bafouilla t-il en saluant respectueusement son vis-à-vis.

                          Rick O'lonell lui retourna le salut et en profita pour faire un léger clin d’œil de soutien au garçon de service. Quelque soit le rôle qu'il puisse jouer lors de ces soirées mondaines, l'ancien militaire détestait passer pour un gosse de riche -ce qu'il n'avait jamais été-. Malheureusement son devoir l'obligeait à se comporter comme tel de temps à autre. Et son image était déjà bien écornée, de toute façon. Autant aller jusqu'au bout de son idée lorsqu'il en avait l'occasion.

                          Alors qu'il se rasseyait, le natif de Dantooine fut soudainement emporté dans son imagination féroce. "Je ne vois pas de qui vous voulez parler, Sénateur" lui avait répondu le jeune serveur. Essayant avec tant bien que mal, de sa position éloignée, de discerner l'ensemble des domestiques employés dans le cadre de la soirée, Rick ne réussit pas à reconnaitre le serveur sur lequel il était tombé de nombreuses minutes en arrière. Sa commande avait été claire et précise, pourtant. Et plus dérangeant encore : les boissons avaient visiblement déjà été servies à Kelisea Novaga et son groupe de politiciens -Rick comprenait parfaitement la signification de la présence des délicieuses olives et du morceau de citron dans chacun des verres-.

                          Que faisait donc le serveur qui était censé lui apporter son verre et -le plus important- : où était-il ?


                          - Votre verre, Sénateur, l'interrompit le domestique sur qui il était tombé il y a quelques minutes en arrière, mélangé au shaker, comme demandé.

                          Celui-ci n'avait pas chômé comme l'en attestait la sueur sur son front. Remerciant chaleureusement le jeune homme, Rick O'lonell lança un dernier regard interrogateur vers le reste de la salle de réception. Perplexe et embarrassé, l'ancien militaire se laissa finalement emporter par la douceur et la beauté de son Vodka Martini. Oubliant ainsi sa récente paranoïa qui l'accompagnait depuis des mois maintenant...

                          Le point culminant de la soirée du Mouvement Étatique Conservateur avait déjà été atteint. Un peu plus loin dans la salle principale de la cantina Coruscanti, de nombreux invités s'en allaient à tour de rôle. L'appel des boîtes de nuit du District Aurora était bien trop fort pour certains. Le gala organisé par Kelisea Novaga avait été un parfait échauffement pour une fin de soirée de folie qui promettait de durer jusqu'au lever du soleil.

                          Le Gouverneur de Naboo avait rejoint depuis un petit moment maintenant ses collègues politiciens aux côtés de Novaga. Ensemble, ils discutèrent et se racontèrent des anecdotes... subtiles et arrosées, ce qui permit au temps de s'écouler assez rapidement. Il fallut finalement l'intervention de la maitresse de soirée, Kelisea Novaga, pour interrompre tous les échanges en cours et pour réunir l'ensemble des invités sur le même sujet. Celui qui fut initié par la prétendante au poste de Sénateur de Coruscant.

                          Afin de ne pas être au premier plan lors de sa brève élocution, Rick O'lonell recula de quelques mètres en arrière afin d'être à l'écart du groupement éparse dans la salle. Sa Vodka Martini était terminée depuis déjà un moment, néanmoins les nombreux verres d'alcool consommés durant la soirée ne l'empêchèrent pas d'apporter une oreille attentive aux propos de la politicienne aux yeux ridés. Il y était question, encore une fois, du pouvoir trop important des superpuissances économiques qui empêchaient toute évolution dans le domaine de l'éthique. C'était une nouvelle preuve de l'obstination de la jeune femme, laquelle était réellement motivée dans sa lutte contre les lobbys financiers. Mais ce qui intéressa au plus haut point le Gouverneur de Naboo, ce furent ces quelques phrases sur les médias. Sur ces satanés médias qui avaient une trop grande liberté dans une galaxie où les mots étaient capables de vous planter une vibrolame dans le dos.

                          Tandis que quelques brefs applaudissements quasi inaudibles se firent entendre dans la salle -l'alcool et les amuses-gueules avaient eu raison de la courtoisie de ces gens- l'ambiance générale retomba lourdement. La soirée approchait de son terme comme l'en attestait le nombre d'invités, divisé par deux par rapport à l'ouverture du gala. Conscient qu'il avait fait son temps dans ces lieux trop luxueux pour sa personne, Rick abandonna son verre sur une table et se pressa vers Kelisea Novaga afin de l'informer de son départ imminent.

                          Au fond de lui, Rick le savait: Naboo lui manquait déjà. Et les prochains jours sur son monde n'allaient pas être de tout repos. Le mieux à faire était d'écourter son léger séjour sur Coruscant pour retrouver au plus vite ses agréables terres de la Bordure Médiane. Même si le Sénat Galactique demandait sa présence régulière ces derniers temps -la République Fédérale était toujours en reconstruction- l'ancien militaire avait préféré y envoyer des diplomates de confiance sans oublier la Princesse Kamilia qui devenait en son absence la représentante officielle de Naboo dans la Rotonde. Rick O'lonell préférait s'attarder sur les affaires locales, et il ne le cachait pas : la République passait au second plan.


                          - Mademoiselle Novaga, je tenais à vous féliciter une nouvelle fois pour vos paroles pleines de bon sens. Il est rare d'entendre des politiciens dénoncer la supercherie des médias, dit-il très calmement avant de faire une courte pause au milieu de ses propos, J'aurais aimé discuter encore plus en profondeur avec vous à ce sujet, malheureusement le devoir m'appelle sur Naboo. Je vous remercie vivement de m'avoir invité ici-même, et je vous assure encore de mon total soutien à votre candidature pour les sénatoriales de Coruscant. Je serai ravi d'officialiser ce soutien au cours de l'un de vos futurs meetings, si vous le désirez n'hésitez-pas à me contacter sur mon comlink personnel, déclara le Gouverneur sans préciser qu'il avait envoyé il y a quelques minutes en arrière un message sur le datapad de Novaga afin que celle-ci dispose de la fréquence nécessaire à une éventuelle future holo-communication à destination du représentant de Naboo, la galaxie a besoin de gens comme vous pour faire bouger les choses. Surtout, ne vous arrêtez jamais. Allez au bout de vos idées. Coruscant en ressortira grandie, conclu t-il avant de saluer avec courtoisie la jeune Humaine, Madame.

                          Rick O'lonell se retira, sans oublier bien évidemment de réajuster sa cravate comme il en avait pris l'habitude. Cette soirée lui avait appris bien des choses, en premier lieu qu'il était bon et important dans le monde de la politique de faire la connaissance d'homologues diplomates et d'échanger avec eux sur divers sujets. Des semaines plus tard, il pouvait en résulter des soutiens inattendus voire de précieuses aides.

                          Lors de son premier mandat, Rick avait mis du temps avant de le concevoir. Aujourd'hui, il pouvait se targuer d'avoir de l'expérience dans le milieu, et il le comprenait mieux que quiconque. Ce genre d'expériences était à renouveler, et même s'il ne désirait pas forcément en vivre trop souvent, il devrait se forcer. Comme il le faisait depuis plus de quatre années maintenant.


                          "Il fut un temps où les hommes de la famille O'lonell avaient un talent naturel pour plaire aux femmes" annonça brusquement une voix familière à l'oreille droite du Sénateur, "Hélas pour vous : on dirait que vous n'en avez pas hérité."

                          - "Alfred..." répliqua instantanément le politicien en mettant un doigt sur son oreillette cachée.

                          "Je vous donnerai des conseils en la matière, je vous le promets." persista le majordome avec son habituel ton désinvolte.

                          Amusé, le Sénateur ne le montra surtout pas -d'une part pour ne pas s'avouer vaincu face à ce bon vieux Alfred, d'autre part car il était seul au milieu de la cantina et il ne désirait pas passer pour un fou en riant en solitaire-. Il se contenta donc de suivre le chemin de la sortie, jetant un regard à droite puis à gauche afin de s'assurer qu'il avait réellement fait le tour des personnes présentes dans la cantina.

                          Oui, vraiment, Naboo lui manquait sincèrement. Et les Vodka Martini y étaient bien meilleures, évidemment. Une raison suffisante pour rentrer à la maison.

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                            Post n°18
                            Auteur : Sion Kumitomo

                            La jeune Kelisea ne manquait pas de ressources et, contrastant avec son physique qui paraissait fragile, la grandeur de son ambition tendait à éblouir facilement. Nouvelle aux yeux de la politique galactique, apparaissant comme peu expérimenté, elle faisait montre d’une aisance manifeste lorsqu’il en venait à la parole ou à la réflexion, je lui devais bien ça. Peu incommodée, à mes yeux, par les puissants qui étaient assis dans cette pièce, les gouverneurs des planètes les plus riches, elle parlait avec fermeté. Ces idées étaient claires, elle n’exposait pas un méli-mélo flou et alambiqué preuve d’un esprit souvent creux. J’aimais bien cette personne, elle avait réussi à faire bonne impression dès ces premières apparitions, et avec chic. En effet, il en avait fallu, du courage – témérité ? – pour exposer les premières tentatives de corruption. Cette fille ne s’achèterait pas par l’argent, mais par les idées, c’était limpide. Elle avait ouvert une partie de la plaie politique et touchait du doigt là où ça faisait mal. Non pas que je trouvais cela louable puisque j’aimais agir de la sorte mais je saluais sa posture actuelle. L’étoffe d’une dirigeante et je sentais cette envie de diriger, d’être la meneuse de la meute.

                            Je sortais le tissu blanc, auquel j’accrochais presque ma vie, ce soir, pour m’essuyer une nouvelle fois le front, sans doute luisant de sueur. Est-ce moi où la température ambiante était bien trop élevée… Tant pis, il faudrait faire avec. Le climat kaminoan commençait sans doute à déteindre sur moi maintenant, et je prenais l’habitude de cette pluie battante, fraiche et de son bruit incessant, fond sonore dont tous les habitants de la planète bleue étaient accoutumés. Ssssshhh… Sssshhhh… De temps à autre, une fuite venait briser le bruit monotone avec un « plop » léger, tel un métronome. Stop. Penser à ça me donnait l’impression d’étouffer encore plus. Pour dire, je regrettais presque un grand verre d’eau à la place de mon whiskey qui trônait sur la table centrale, au milieu d’autres verres, deux glaçons entamant un duel de vitesse. Je détournais les yeux. Tout le monde paraissait calme dans cette pièce éclairée chaleureusement, avec nos plus beaux atours. Finalement, est-ce une marque ou tous les politiciens aiment attirer l’œil ? J’essayais de supposer les raisons des visites ici. Aucun n’était venu simplement pour profiter d’un gala coruscanti. Non, nous avions tous notre petit plan, inavouable peut-être, lorsque nous étions venus ici. L’altruiste n’existait plus en tant que tel. Un prêté pour un rendu et tout ceux qui diraient le contraire seraient bien volontiers hypocrites face à vous.

                            La jeune femme avait un avenir prometteur et nous étions tous en train de la jauger, sa force de caractère, ses idées, ses états d’âmes. Une manière d’éliminer les faibles et les fouilles-merdes. C’est dommage, Kelisea prenait la direction de la seconde proposition.
                            Je sentais les yeux de chacun s’orienter vers un point central, Kelisea. Après nous avoir accompagnés, Jagabamba et moi-même, vers cette pièce, la prétendante avait envie de reprendre l’attention de tous et le faisait une nouvelle fois avec panache.

                            J’écoutais ses paroles avec attention. Celle-ci devait savoir que ce qu’elle disait maintenant jouait la plupart de ces chances d’élection. Elle avait probablement préparé ce discours, écrit et réécrit plusieurs fois, comme j’avais pu le faire à mes débuts aussi. Alors que nous étions novices, chaque petite chose nous apparaissait tel une montagne à gravir dans un temps record, autrement dit, comme un défi insurmontable.
                            Je résumais ses idées : museler les médias. Oui, un grand oui. Ces enfoirés n’hésitaient pas à pondre des articles plus stupides les uns que les autres, des insectes qui ne manquaient pas de porter atteintes à des intérêts supérieurs à eux. Ah oui, ces médias. Un bon balayage.
                            Ensuite… oh, oh, oh. Elle s’aventurait dans un terrain que j’appréciais bien moins. Oh non… Contrôler les entreprises, et elle citait même les spécialistes de l’armement. Un conflit manifeste avec mes intérêts. Entre le clonage que je défendrais coûte que coûte face à ses détracteurs et les nouvelles possibilités que je comptais m’offrir dans le domaine, après une entrevue avec une de mes consœurs, je ne pouvais que désapprouver ses paroles. Dommage, hum… Peser le pour et le contre… Qu’est-ce qui pouvait le mieux défendre mes intérêts. J’aurais tout le loisir de peser ça avant le vote futur. En conséquence, je décidais de répondre, après l’intervention enthousiaste du sénateur de Naboo qui ne m’étonnais guère, pacifistes qu’ils étaient, en restant vague. Deux règles, toujours garder sa parole mais promettre le moins possible, et j’étais sur le point de m’adonner à cet exercice, digne d’un équilibriste, à ce moment même. J’entrepris les mêmes actions.

                            M’approchant avec politesse de Mme. Novaga, saluant mes collègues avec un sourire bienveillant, au fur et à mesure que je passais auprès d’eux, je ne désirais pas rester plus longtemps ici. La chaleur ambiante et les idées mitigées de la jeune femme ayant eu raison de ma patience pour aujourd’hui. J’allais mettre un terme à ma visite. Par chance, j’ai pu profiter d’un moment de détente, au moins. J’entamais quelques paroles.


                            - Madame Novaga, décidément, vous ne cessez de m’impressionner par vos talents oratoires. – dis-je avec un sérieux trahissant l’amusement.
                            Vous paraissez prédisposée à votre ambition ! J’aurais avec grand plaisir partagé plus de temps en votre compagnie mais je me vois dans l’obligation de rentrer sur ma planète, lointaine ma foi, pour régler quelques urgentes affaires… La politique n’attend pas, vous me comprenez je l’espère. – J’affichais une mine contrite, triste de devoir quitter ce gala. Intérieurement, je bouillais de sortir de cette pièce. – Quoiqu'il en soit, vos idées ne sont pas tombées dans une oreille sourde, soyez en assurée. Si vous avez besoin de quoique ce soit, n’hésitez pas à me contacter personnellement. Sur ce, je dois vous laisser. Au revoir et bonne chance !

                            Avec un dernier regard vers les autres personnes présentes, je m’éclipsais en suivant les pas de O’lonell. De nombreuses pensées flottaient en ce moment dans mon esprit éreinté. Le fameux « pour et contre ». Qu’est-ce qui pourrait s’avérer positif en apportant mon soutien à la jeune Kelisea et qu’est-ce qui pourrait se présenter comme fondamentalement négatif. Deux idées étaient déjà classées. Le reste me paraissait encore flou, entamé par la fatigue.

                            Alors que je remontais dans ma navette personnelle, accompagné de quelques gardes d’usage, je m’affalais, ne faisant montre d’aucun grâce, sur le siège confortablement rembourré. D’un geste sec de la main, j’ordonnais au droïde également présent de me servir un verre d’eau fraiche. Je n’avais jamais bu aussi vite. Enfin… un vent de fraicheur.
                            Il ne remettait pas le cap vers Kamino, non au contraire de ce que j’avais pu dire à Kelisea. Je m’envolais vers de nouvelles opportunités, vers Metellos. Un marché m’ouvrait ses bras.

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                              Post n°19
                              Auteur : Jagabamda

                              "** Que va-t-il se passer maintenant ? Je rentre ? J'attends ? Toujours postée dans un coin de cette Cantina, l'Ambassadrice de Telos attendit la suite des évènements....

                              ----Et la suite ne fut pas longue...



                                - Bonsoir, Madame l’Ambassadrice. C’est un plaisir pour moi de vous voir ce soir dans une autre situation que celle d’une séance sénatoriale. Je me permets de venir vous présenter Mme. Novaga en personne.


                              La voix du Sénateur de Kamino me tire de, ce que j'appellerai, "Mon sommeil éveillé". Moi qui pensais me "calquer" au mur, tel un tableau, ou une fresque décorative. La surprise fut grande de constater que cet homme, malgré un âge avancé avait encore l'œil alerte, ma foi ! Il faut bien à présent admettre que j'étais "démasquée". Je ne peux plus reculer, et encore moins, faire ma "sauvagesse". Devant moi se tient Le sénateur de Kamino accompagné de  Kelissea Novaga en personne.
                              Même, si de nos jours, la poignée de main m'est devenue "acceptable", serrez-moi la main, seulement si je tends la mienne la première.

                              Par égard pour ceux qui venaient à cet instant me saluer : le Sénateur de Kamino, pour son initiative de me présenter à notre Hôtesse et à celle-ci acceptant ma présence en ce lieu. Les salutations qu'ils venaient de m'adresser, ne doivent pas se rendre par un simple "bonsoir".
                              J’adopte, pour cela, la position conforme à la situation. Une attitude, une posture qui exprime ainsi mon plus grand respect au geste de salutation qu'il est de mon devoir d'exécuter.

                              Juste avant d'incliner la tête, légèrement, je serre les mains, paume contre paume, devant ma poitrine. La jonction de mes mains, ainsi, signifie "Puissent nos esprits se rencontrer". Derrière mes salutations, ni superficielles, ni d'une banale formalité, il y a là une signification beaucoup plus grande, n'exprimant pas que de la politesse, mais aussi du respect qui varient en fonction de la relation, de la situation et du statut. Il ne s’agit pas là d'une courtoisie, mais d’une marque de considération très profonde.
                              L'expression, si j'ose, "spirituelle" de cette politesse est celle de réduire mon propre ego face à celui de l’autre présent devant moi. Je lie la parole à mon acte, et je souffle

                              "- Namaste  "
                              ... Même s'il n'était pas nécessaire que je prononce le mot, qui se traduit par "Je m'incline devant toi", en même temps que le geste, qui est à lui seul ce salut respectueux.  ("Nam" pour dire "s’incliner", "as" qui se traduit par, "je", et "te" en, "toi")
                              Cette posture, mélange de simplicité et d'élégance me ramène, sans le vouloir, un peu, vers chez-moi, dans mon univers.

                              Mon regard pas très expressif se pose sur le Sénateur Kumitomo et Mademoiselle Novaga. Avant de baisser furtivement les yeux ; du côté de notre hôte, je la sens mal à l'aise. Je me demande si c'est dû, à l'effort qu'elle met afin de ne pas écorcher mon nom, à chaque fois qu'elle m'adresse une parole ou il y a-t-il là autre souci majeur ?

                              Nous laissant en tête-à-tête, le Kaminoen et moi, la voilà qui s'éclipse direction les commodités, sans oublier, avant, de nous inviter à passer dans une seconde  pièce. Chemin faisant, nos pas s'arrêtent face à une œuvre représentant un paysage, plus précisément une étendue d'eau... Une scène assez complexe... Je délaisse cette image de la nature, lorsqu'une autre attire mon attention… Une autre scène... Au milieu de la Cantina, une piste de danse s'était formée pour les amateurs de cette activité... Fascinée par les danseurs, un couple plus particulièrement... Je perds la notion du temps, délaissant sans le vouloir le sénateur appuyé sur sa canne.

                              Celle par qui et pour qui cette manifestation a lieu, est de retour à nos côtés, j'en prends conscience au moment ou une main se pose sur mon épaule gauche. Plus souriante et avenante qu'au premier contact, elle me fait part de ses sentiments concernant Telos. Un passage obligé pour tous politiciens, je pense. Un rituel où personne n'en réchappe, toujours le même genre de courtoisie, celui qui le donne et celui qui reçoit. Quelque flatterie, une délicatesse, qui s’impose, je dirai même une nécessité. Pour ma part, je prends, j’émets un :

                              "- Merci !" Simple, rapide et concis, accompagné de deux légers plis formés, pour l'occasion, sur les coins de mes lèvres.
                              Enfin au moins pour une fois, ce léger sourire semble se dessiner, discret et retenu à la fois, certes. Mais il a quand même la "décence" d'apparaître. Exprimant, si' l'on peut dire, le plaisir que m'a procuré ce petit clin d'œil, cet art de manier "Cette caresse dans le sens du poil"... Je suis  même amusée lorsque le "Sharmila" est comparé à un "Palais-Royal". Il n'y a là, que ce soit dans la demeure ou même en ceux qui y réside, rien de "Royauté". Je ne relève pas, ce serait de ma part un affront envers mon hôtesse.  Et je l'avoue volontiers, qualifier ma demeure familiale de "Palais" flatte ma vanité.


                              "-... Ma partenaire et moi-même pouvons-nous nous joindre à vous ?


                              Le couple de la piste de danse c'était donc eux, le Sénateur de Japraël et ... Une Miraluka "- Atin Jnum, je me disais bien que son allure m'était familière".
                              Je rends le salut. Puis, je baisse la tête, ne souhaitant offenser ni notre hôtesse, ni ses invités et ni ma fonction. Je n'ose regarder la Miraluka, de peur que mon regard soit trop insistant. Cela pourrait être mal interprété. Même si inconsciemment, je lutte pour ne pas porter mes yeux sur son visage. Ce n'est pas tant la beauté de ces cheveux d'un roux flamboyant, et encore moins ses globes oculaires non-existants qui attirent mon regard, mais le splendide masque qui l'habille, un demi-masque, devrais-je dire. Ce cache me fascine par sa réalisation, ce travail soigné, ce rendu raffiné, un satin noir agrémenté de dentelle fine. Et, à la fois, je me demande comment il est maintenu. Je garde mes yeux baissés sur mes mains, pour ne pas franchir cette barrière d'incivilité.

                              Après le côté pile, voici le côté face ! L'homme que j'avais aperçu de dos plus tôt, jouait "Les grands seigneurs". Installé dans un des fauteuils de la pièce, il s'est empressé auprès d'un serveur afin de nous apporter une boisson.

                              - " Un Vodka Martini, Madame, de la part de "Sa Majesté Naboo". Je prends le verre tendu

                              "- Sa Majesté de Naboo" ? Nous sommes donc en présence du Sénateur Rick O'Lonelle ? Hum ? Il est visible, hors des écrans ! Enfin, lors des soirées ! Il serait bon qu'il daigne nous "honorer" de sa présence, un jour, au sénat ! Redressant mon "Pallu", je me rends compte de ma petite réflexion. Je chasse ce sarcasme de mon esprit, en me disant qu'il serait bien aussi de ma part de lui envoyer, une invitation personnelle. Il répondrait peut-être. Qui sait ?

                              Poliment, en direction du Sénateur de Naboo, je lève le verre offert, un mouvement de tête accompagnant. A ma  manière je le remercie de "sa Tournée Générale !". Je prends place auprès des autres invités.
                              Ce genre de boisson, n'est pas là mon alcool favori. Du Champagne, oui ! Qui est, et qui restera, ma boisson de prédilection dans ce genre de manifestation. A mon avis, les meilleurs de la Galaxie avaient trouvé place dans toutes les grandes caves de Coruscant.
                              Mais pour l'heure, je suis plus adepte de boisson plus rafraîchissante, à base de fruit. Pourquoi pas ? Un jus de "Goyave ou de Papaye", si je veux garder l'esprit clair et vu le degré de fatigue, le manque de sommeil. Qu'on ne dise pas que l'Ambassadrice de Telos a été vue "Pompette", lors d'une soirée. Oui, je confirme qu'il est préférable de se délecter de ce genre de consommation. Et comme la raison l'emporte, je garde mon verre en main afin qu'on ne me propose pas d'autre "potion".

                              "- L'air conditionné a du mal à circuler correctement ?" ** Me dis-je, à la vue de ces convives agitant leur main près du visage, comme pour se rafraîchir. Certain semble se trouver en légère défaillance physique qui pourrait aller même jusqu'à l'évanouissement. Sion Kumitomo transpire légèrement, pour ne pas dire "sue à grosses gouttes", je me rends compte lorsqu'il sort de sa poche de quoi s'éponger le front.

                              Intérieurement, je peste contre le ou les propriétaires de l'établissement. À mes yeux, il est inconcevable de ne pas installer une climatisation digne de ce nom. Il doit bien prendre des crédits exorbitants lors de la location de cette salle pour ce genre d'évènement, que cela ne m'étonnerait même pas. Imaginant l'arrivée d'autres clients, venus de Coruscant et même  d’une contrée lointaine de la Galaxie devant subir ce genre de désagrément, dès lors, je me dis que c'est inadmissible. Au coin de ma mémoire, je note qu'il faudrait se pencher sur le sujet une fois que le jour sera levé.
                              C'est lorsque mes yeux se baladent sur les fenêtres "entrouvertes", les serveurs courant dans toute cette cantina auprès des "invités" tenant à la main un verre aussitôt vide remplacé par un autre aussitôt plein, que je me demande si cet état de gêne vient bien de l'atmosphère ou........ Peut-être de trop grande consommation de mets fructueux, de boissons ? Les récipients, tel des cadavres agonisants sur la table, vidés de leur substance, confirment bien ma conclusion que ce "malaise ambiant" ne provient pas que de "l'air ambiant".
                                           
                              Les discussions fusent, ainsi que des rires. Enthousiasme, indignation, humour tout y passe, ce semblant de "convivialité", ne fait pas oublier l'objectif de cette soirée.
                              Mon attention se porte de nouveau sur Kelissea. Son intervention rappelle à tous que les choses sérieuses n'étaient pas terminées. Elle sait y faire. La brunette charme par l'image, mais séduit aussi par le verbe.


                               - "Dans cette enceinte bat le cœur jeune et vif de la république que vous représentez"


                              La future politicienne sait séduire son auditoire. Il est vrai quand on est candidate pour un poste de "Sénatrice" au sein de la Capitale Républicaine, faut savoir amadouer ses représentants.
                              Même si la Demoiselle donne cette impression par quelques gestes qu’elle n’est guère une habituée des grands meetings, pour sa première prestation, elle est malgré tout une oratrice remarquée.

                              Je vois sur quelques visages, un désenchantement naissant qui se nourrit au fur à mesure du discours.
                              Cette impression de vantardise, d'il y a quelques heures dans le comportement de certains invités, s'envole en fumée lorsque la jeune femme annonce, haut et fort, une partie de son combat. Un sujet épineux pour beaucoup, " les superpuissances économiques, le contrôle des entreprises, des médias". Ceux qui voyaient en cette candidate, "la femme du renouveau", " la femme du destin de Coruscant", mais plus spécialement ou plus précisément "Leur destin", déchantent. Elle touche là un sujet inavouable de leur part.

                              Je souris ultérieurement. Et, oui ! Je ne le montre peut-être jamais. Et seul ce genre de situation me procure ce moment de délectation. Égoïste que je suis ! Je garde cet instant pour moi seule.

                              je remonte en ma mémoire les quelques phrases prononcées à hautes voix, celles murmurées tout bas, des conversations, des confidences, entendus par mon « oreille indiscret ». Relevées en toute discrétion, elles m'ont apporté quelques informations intéressantes. J'ai su profiter chaque seconde de cette soirée.
                              Les mots de ce « mini-discours » m’amènent à une conclusion peut-être personnelle. Cette carrière politique qu'elle souhaite embrasser, la "pupille d'Alderaan" veut la mettre au service d’une véritable ambition, traquer "les infractions des puissances économiques, des multinationales".Elle relève, là, des points qui m'interpellent, malgré l'heure tardive. Les Médias, aussi, même si j'ai eu cette « chance » de ne pas les croiser.
                              Quelques applaudissements, quelques heureux, quelques déçus. Il faut dire comme toujours, il y en a pour tous les goûts. Le mouvement de "foule" est en marche, entre ceux qui s’empressent de rejoindre leur centre d’intérêt, pour certain, la « Vice-sénatrice », pour d’autres «  le comptoir ».
                               
                              Moi, je reste assise sur la banquette, à une distante suffisante, afin de ne pas déranger ceux et celles qui souhaitent adresser quelques mots à Mademoiselle Novaga... Je laisse les différents Sénateurs et autres prendre le temps de s'entretenir auprès de la jeune femme.

                              La cantina se vide. Il est l'heure, pour moi aussi, de me retirer.
                              Je me lève. Je redresse les plis de mon "Sari", je détends mon "Pallu" sur l'épaule avant de le replacer délicatement au sommet de ma tête.

                              " - Mademoiselle Novaga, laissez-moi vous remercier pour cette soirée. Il est temps pour moi de prendre congé."

                              Lui tendant ma main droite, je poursuis.
                              "-J'ai pris plaisir à vous écouter. Je vous avouerai que votre discours a beaucoup retenu mon attention"

                              Je ne lui avoue pas que mon sentiment s'exprime que sur le dernier. Car le premier, je n'ai pas vraiment souvenir de ce qui a été dit. Et ce n'est pas mes souvenirs qui me font défaut. Mais mon arrivée tardive...

                              "- Vous avez fait là, une entrée en matière qui aurait pu se prolonger jusqu’au bout de la nuit. Mais vue l'heure tardive ! Et comme vous l'avez si bien dit !... Je le pense aussi  !... Ce sujet serait relevé lors d'une prochaine rencontre. Soyez-en sûre !"

                              Je me rappelle soudain que les élections vont bientôt voir le jour. Lâchant la poignée de main rendue, j'ajoute, comme conclusion à notre échange.

                              "- Après ce soir, je crois que vous êtes prête pour votre campagne Mademoiselle Novaga." Sur ces mots, nos chemins se séparent… Pour ce soir.

                              Cherchant des yeux mes amies, je me rends compte qu'elles ne sont plus présentes. À mon avis, elles sont allées terminer la fin de la soirée ailleurs. La fin de la soirée, je veux dire le début du jour. Je soupire, pour moi, c’est direction « mes oreillers » au moins grappiller les quelques heures qui me restent, ce sera au moins ça de gagner. Un véhicule m'attendait, je grimpe et me laisse emporter vers mes appartements.
                                           
                                       

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                                Auteur : Kelisea Novaga

                                Peu à peu, les foules se séparèrent. Un dernier cigare fumé, des poignées de mains serrées et, enfin, la séparation. Tout ce petit monde venu exclusivement pour la soirée de gala (et accessoirement pour se remplir la panse) venait de se séparer. Certains jetèrent un dernier coup d’œil en arrière : la soirée a marqué les esprits, c’était déjà une des certitudes. A l’intérieur, une toute autre ambiance régnait. Les serveurs après une courte pause se lançaient dans le nettoyage de la salle. Au programme : sortie des poubelles, lavage du sol, des cuisines, mais aussi de toute la vaisselle. Les verres en cristal furent nettoyés à la main tout comme les nappes en lins. Une attention toute particulière fut portée au matériel puisque n’étant que loué. Autonome, le droïde superviseur était lui enfin débranché. Le staff entier lâcha un soupir de soulagement au dernier bip du robot avant de reprendre leur occupation.

                                Une soirée riche en émotion, voilà comment on aurait pu résumer les choses. Les ennuis avec Heckmann Incorporated, la rencontre du sénateur O’lonell, des cocktails, puis celle de Kumitomo, et encore des cocktails. D’autres liens furent aussi rapidement tissés avec respectivement Atin Jnum, sénateur de Japrael et Jagabamda, ambassadrice de Telos. Des discours finalement, très travaillés, qui aurait pu être entaché de ma non-tenu de l’alcool. Globalement, le bilan était positif. La campagne était lancée et je m’étais déjà formé une sorte de réseau politique qui serait sans aucun doute d’une aide inestimable.

                                Je décidais finalement de me rendre, après avoir salué tout un autre tas de personnes, dîtes « importante » par mes conseillers, auprès de Soelia. Sur le chemin, des gardes regroupés autour de leur chef se font incendiés : quelques soit leur erreur, l’odeur de la fumée n’avait pas dû parvenir bien loin auquel cas je l’aurais su. Peut-être, ou peut-être pas. J’avais spécifié de ne pas être dérangé, mais si un incident était survenu, m’en aurait-on informé ? La question me restait dans un coin de la tête.

                                La twilek était assise devant la baie-vitrée et semblait contempler la vue. A cette heure-là, seul des lumières et des spots publicitaires ornaient l’horizon, pourtant quelque chose semblait bel et bien intriguer son regard. Une larme s’échappa et coula le long de sa joue. Je vins m’installer à côté d’elle tout en lui adressant une tape amicale sur l’épaule.



                                - Soelia, qu’est-ce qui ne va pas ?


                                - Tu te souviens du jour où on s’est rencontrées ? On était au Cresium Plaza. Déjà à l’époque tu ne tenais pas l’alcool : tu étais venue noyer ton chagrin après avoir été licencié.
                                J’étais alors venue vers toi pour te réconforter, et éventuellement pour arrêter ton envie effrénée de te transformer en tonneau de vin. On avait alors parler de beaucoup de choses ce soir-là. Tu voulais changer les choses, tu rêvais les yeux grands ouverts d’une carrière politique et j’ai toujours était admirative de ça.

                                Tout ce qu’on a fait ces dernières années, ce fut incroyable. Seulement maintenant, j’ai peur que les choses changent, que tu sois obligée de te fondre dans le moule et que tout ce dont tu dis vouloir changer ne se fasse jamais. Ce que tu as fait tout à l’heure, ça ne t’a peut-être pas sembler important, mais ça m’a blessé. Keli’ tu vas devenir sénatrice : c’est pas rien !

                                Les sollicitations vont devenir de plus en plus importante, ton emploi du temps sera tout le temps surchargé. Voyons les choses plus loin : tu comptes vraiment sur moi pour que je ne reste que ta directrice de communication ? Que l’on se glisse des petits mots ici et là, comme si on était encore des enfants ? Je n’ai plus envie de me cacher ou de me sentir humilier. Je te laisse une dernière chance. Une dernière chance pour me réconforter. Une dernière chance pour me montrer que tu tiens à moi.


                                Sur ces derniers mots, la twilek laissa échapper tout son chagrin et vint se blottir contre mon torse. Je jetais un œil sur la porte pour voir s’il n’y avait personne en même temps que je venais l’enlacer. Que voulait-elle que je lui dise de plus ? Cette discussion, nous l’avions déjà eue à maintes reprises. Et pourtant à chaque fois c’est comme si, le temps d’un instant, elle devenait amnésique. Je lui répétais alors que non, que je ne changerai pas, que je continuerai à l’aimer de la même manière mais que pour l’instant je ne pourrai pas m’afficher avec elle. En rouvrant les yeux, j’aperçus par la fenêtre une des affiches publicitaires céder sa place à une autre. On pouvait voir ainsi un couple, bras dessus bras dessous, vanter les mérites d’une banque coopérative, agrémenté du slogan : Faîtes-vous confiance. Voilà ce que Soelia devait fixer depuis tout ce temps pour plonger dans une tristesse pareille.

                                Un souvenir me revint tout à coup : un article que j’avais lu récemment dans un des journaux coruscanti sur le déni de réalité de certains politiciens. Il y expliquait qu’il était possible dans certains cas, pour éviter de souffrir que ces gens se persuadaient d’une réalité tout autre. Le pouvoir les isolerait et limiterai leurs seuls contacts à leurs collaborateurs. Or, les collaborateurs seraient des courtisans qui ont tendance à dire ce qui est important pour leur intérêt personnel. Un politique serait finalement comme un pilote tenu de contrôler son vaisseau dans le brouillard en se fiant à des instruments qu'il saurait trompeurs. Cette idée me répugnait quant à imaginer mon futur comme une seule suite de relation professionnelle ou politique. En serrant de plus en plus fort Soelia dans mes bras, je me faisais la promesse solennelle de ne pas l’abandonner. Dans le cas contraire, c’est que je ne serais plus celle que je prétendais être. Une ombre parmi les ombres. Je me devais de ne pas baisser les bras, je m’en savais capable. Mais pour combien de temps…
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