Infiltration Obscure - II
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Post n°6
Auteur : Zaden KryosLa pièce plongea dans un silence pesant après que Grezkk eut congédié ses gardes. Les lourds pas des hommes quittant la salle résonnèrent brièvement avant de s'éteindre au détour d'un couloir, laissant le Rodien et Zaden seuls face à face.
Grezkk s’appuya contre le dossier de son fauteuil, mais son geste trahissait une nervosité à peine contenue. Son regard, un mélange de méfiance et de colère, se fixait sur Zaden, qui restait immobile, droit et impassible, son visage caché par l’ombre de sa capuche. Sous la surface, le Rodien bouillonnait. Il était évident que mentionner Kira avait réveillé des souvenirs douloureux et une rancune tenace.
De sa main droite, Grezkk glissa discrètement sous le bureau pour saisir un blaster dissimuler. Mais Zaden, attentif à chaque mouvement, ressentit la montée soudaine de peur mêlée de défi chez son adversaire.
Il n’esquissa pas un geste. Il s’immergea dans la Force puis il fit appel à son pouvoir. Le blaster jaillit des mains du Rodien avec une force fulgurante, traversa la pièce en heurtant violemment le mur derrière lui dans un bruit métallique assourdissant. Grezkk sursauta, ses yeux noirs s’agrandissant sous le choc. Ses antennes frémirent tandis qu’il se figeait.
Les deux gardes qui attendaient dehors se lance un regard bref.
- Certainement le Boss qui montre qui est le patron...
Zaden leva doucement la tête, révélant son visage. Sa posture, rigide amplifiait sa présence. Il brisa le silence d’une voix basse, mais si chargée d’autorité qu’elle sembla résonner dans toute la pièce.
- Désormais que nous ne sommes que deux… Kira n’est pas revenue, Grezkk.
Il fit un pas en avant
- Mais moi… je suis là. Je ne suis pas son émissaire. Je suis Zaden, et je viens avec une proposition très intéressante pour toi.
Le Rodien, tétanisé, ouvrit la bouche pour répliquer, mais aucun son ne sortit. Zaden poursuivit, son ton devenant plus intense.
- Tu as peur, Grezkk. Je le sens. Ta colère n’est qu’un masque, une façade fragile. Et cette peur, elle te rend faible. C’est cette même peur qui t’a poussé à donner une prime à quiconque m’apporterait directement à toi, c’est ta propre peur qui me permet de me tenir ici, face à toi…
D’un geste lent, Zaden ajusta sa tunique par la taille, se faible geste fit apparaître un court instant la poignée de son sabre laser à la vue du Rodien.
- Regarde-toi, caché derrière un bureau, accroché à une place que tu sais ne pas mériter. Tu n’es pas un leader, Grezkk. Tu es un survivant, et tu n’as ni la vision, ni la force pour diriger.
Zaden esquissa un léger sourire, froid et sans joie, avant de continuer.
- Je veux ton gang. Tes hommes, tes ressources. Mais rassure-toi, je ne suis pas là pour te voler ta place. Non, je suis ici pour te faire une offre. Une chance de devenir bien plus que ce que tu es aujourd’hui. Une chance de servir un objectif qui dépasse de loin tes ambitions de petit chef de quartier.
Il fit une pause, laissant ses paroles s’imprégner dans l’esprit du Rodien, avant de continuer, son ton devenant plus tranchant.
- Mais cette chance a un prix, Grezkk : ta loyauté. Donne-moi ta loyauté, et je t’élèverai. Je ferai de toi un homme craint et respecté bien au-delà de cette planète. Refuse... et tu comprendras rapidement pourquoi ta vie n’aura plus aucune valeur pour moi.
Les yeux de Grezkk vacillèrent entre Zaden et le blaster détruit contre le mur. La peur avait désormais pris le dessus sur sa colère, et un silence lourd s’installa.
Zaden recula légèrement, adoptant une posture délibérément détendue, mais prêt à appeler son sabre laser s’il en était contraint.
- Alors, Grezkk, quelle sera ta réponse ? Vas-tu saisir l’opportunité qui s’offre à toi, ou préfères-tu qu’un de tes sbires saisissent cette chance ? -
Post n°7
Auteur : Super PNJGrezkk sursauta dans son fauteuil quand la blaster lui échappa subitement des mains pour se fracasser contre le mur, voila qu'il était seul et désarmé face à un adepte de la Force, il était peut être un simple Rodien mais il n'était pas idiot, seul un sensitif aurait pu le désarmer sans bouger le petit doigt. L'inconnu lui annonça que finalement Kira n'éait pas revenue et qu'il n'était pas son messager, le voyou fut soulagé, sa place n'était peut être pas menacée après tout, encore fallait il savoir ce que lui voulait cet énergumène qui se présenta comme étant nommé Zaden et qui lui dévoila son sabre laser.
Ce Zaden le rabaissa, sans doute pour assoir son autorité, mais quand on portait une telle arme cela était largement suffisant pour se faire entendre et obéir.
Cet adepte obscur, car c'en était un sans aucun doute, s'il avait été Garde Républicain ou Jedi il se serait contenté de neutraliser le gang et non d'en prendre le contrôle, voulait utiliser les capacités de la bande criminelle. Si jamais Grezkk était assez bête pour refuser, il serait exécuté et un de ses Vigos se verrait proposer la même opportunité, le Rodien avait bien saisi qu'il n'avait pas vraiment le choix mais il avait une carte à jouer il avait bien compris que ce Zaden voulait tirer les ficelles en coulisse sans être démasqué c'est pour cela qu'il avait utilisé la réputation de Kira pour se faire annoncer.
-J'accepte bien volontiers ton offre, cependant je doute que mes hommes ne se posent pas de question.
Nous sommes actuellement en conflit avec une bande voisine pour un territoire, si tu pouvais nous débarrasser de cette concurrence déloyale...
Ils se font appeler la Phalange Noire, dirigé par un Duro du nom de Bangras Dus.
Débarrasse nous d'eux, et nous te suivrons!
Grezzk jouait un jeu dangereux, il le savait mais contrairement à ce pensait ce Sith le Rodien était un leader, en tout cas il l'était devenu après avoir été chassé de sa planète Natale, il avait été contrebandier , pirate puis avait posé ses valises sur la planète capitale pour monter petit à petit dans la hiérarchie de la bande avant de de devenir le second de Kira, puis son successeur.
Il espérait qu'une chose, que Zaden et la Phalange s'entretuent dans les bas fonds Coruscanti à l'abri des regards...Spoiler
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Post n°8
Auteur : Zaden KryosZaden pensait l’affaire terminé, et que notre Rodien Grezzk accepterait cette proposition sans broncher. Mais notre jeune adepte avait encore beaucoup à apprendre. Quand bien même le Rodien puisse-t-il être effrayé, il était un criminel et il ne serait jamais devenu le leader d’un gang si il n’avait pas fais preuve d’ingéniosité ou encore mis en place des compromis. L’Anzath compris que comme sur Nar Shaddaa, les criminels sont ambitieux et l’ami Grezzk ne faisait pas exception à la règle.
Ainsi ce dernier fit sa proposition en essayant de garder une expression de marbre mais qui trahissait sa peur.
-J'accepte bien volontiers ton offre, cependant je doute que mes hommes ne se posent pas de question. Nous sommes actuellement en conflit avec une bande voisine pour un territoire, si tu pouvais nous débarrasser de cette concurrence déloyale... Ils se font appeler la Phalange Noire, dirigé par un Duro du nom de Bangras Dus. Débarrasse nous d'eux, et nous te suivrons !
Aussi tôt eut-il fini sa phrase qu’il finit son verre de champagne puis pris sur la gauche de son bureau sa pipe où il tira une longue inspiration sur du Giggledust, provenant certainement de Mon Gazza. Quelques instants après le Rodien paraissait déjà plus « calme ».
Zaden réfléchissait un instant, cela pouvait être un piège ou peut être pas, d’un autre côté s’il démantelait un gang concurrent alors le gang de Grezzk étendrait son territoire et par conséquent ses revenues suivraient la tendance. D’autant plus l’informateur Bothan, Yavik lui avait demandé de penser à lui si une caisse de bâton de la mort venait à se perdre et cette occasion lui permettrait de lui rendre cette faveur.
- Bien je m’en occuperai, en revanche tu vas venir avec moi, amène-moi à eux et assiste à la rencontre. Voyons ça comme un échange de bon procédé Grezzk, s’il n’y a pas d’anguille sous roche alors tu n’as rien à craindre avec moi ta sécurité sera garantie. Mais je te mets en garde, si tu essaye de me la faire à l’envers alors sache que je serais sans pitié…
Grezzk allait devoir mettre la main à la patte s’il souhaitait obtenir ce qu’il souhaite. Mais aurait-il l’ambition de tenter de trahir le Sith, serait-il prêt à tenter le tout pour le tout quitte à tout perdre…l’avenir nous le dira. Pour le moment ce qui est sûr c’est qu’a deux ils devraient se rendre au repère des de la Phalange Noir. Et le chemin leur permettra de discuter un peu qui sait…
- Si je reste en sécurité aucun soucis mais je prends Urk, un de mes gardes avec moi. On ne sait jamais, j’dis pas qu’tu fais pas le poids mais je pense qu’un homme ne sera pas de refus pour couvrir nos arrières. On va aller au niveau 2046, lors de la chute de l’Omega, une corvette s’est écrasée jusqu’à ce niveau, la République a alors crée le site de rénovation 4275 mais cela fait quelques mois que la Phalange Noir a fait fuir les forces républicaines de la zone et en ont fait leur QG. Nous allons prendre un de nos Air-Speeder pour nous y rendre.
Grezzk utilisa son comelink
- Urk ramène l’Air-Speeder à l’entré, nous partons avec notre invité pour le site de rénovation 4275.
- Bien Chef, j’ramène ca d’ici 5 minutes préparez-vous
Zaden approuva d’un signe de tête l’intégralité de ce qui venait de se passer. Puis les deux individus se rendirent à l’entrée du bâtiment. Là comme convenue, Urk les attendait, l’Air Speeder était prêt à partir, chacun pris position. Grezzk s’installa à l’arrière avec Zaden, le Rodien ajusta son blaster sur holster au niveau de la hanche. Tandis qu’à la place passagère était posé un fusil blaster à répétition, certainement le compagnon d’aventure d’Urk…
L’Air Speeder, se rapprochait de la zone à atteindre, on pouvait voir qu’à ce niveau la luminosité restante était artificielle. Bien que la corvette C-70 qui s’était écrasé avait créé un trou celui-ci était déjà rebouché, ne laissant plus que la carcasse de cette corvette au milieu des tours qui se dressait telle une forêt d’acier. L’Air Speeder se posa à proximité de la zone de rénovation 4275. Deux duros apparurent blaster à la main vers nos trois compères. En s’approchant ils reconnurent Grezzk, ce dernier leur expliqua qu’il souhaitait voir leur chef Bangras Dus pour s’entretenir sur un arrangement pour mettre fin aux hostilités. Alors qu’ils étaient entrain d’être conduits vers le chef de la bande, Zaden comptait les gardes qu’il apercevait, plus d’une vingtaine sûre, et ils n’étaient toujours pas arriver au chef. Il se préparer déjà au combat qu’il l’attendrait. Pourra-t-il compter sur le Rodien et son homme de main ? -
Post n°9
Auteur : Super PNJL'émissaire obscur accepta l'offre du chef de gang de s'occuper de la bande adverse Duro, et c'est accompagné de celui ci et de son garde du corps qu'il se dirigea encore plus profondément dans les bas fonds, à se demander si à force de descendre ils n'allaient pas se retrouver dans le noyau de la planète capitale.
Après un trajet en air speeder le trio arriva enfin à destination dans la zone de restauration 4275, Grezzk demanda à rencontrer Brangras Dus pour négocier une trêve selon ses dires, les deux gardes échangèrent via comlink et finalement les trois nouveaux venus furent autorisés à monter dans les étages, bien évidemment Dus n'était pas stupide, avant d'accéder au bâtiment on leur demande de poser leur armes dans un sac en toile, Grezzk se débarrassa de son pistolet blaster SC4, tandis qu'Urk déposa avec regret son blaster defender et une vibrolame.
Arrivé au dernier étage du bâtiment par les escaliers en colimaçon et après être passé devant une bonne vingtaine de gardes tout au long du chemin, ils traversèrent un long couloir, le Rodien repéra au premier coup d'oeil un laboratoire clandestin de baton de la mort dans une pièce fortement gardé, si Zaden le débarrassait de la bande du Duro, il pourrait récupérer toute cette marchandise, cela changeait la donne, au départ il souhaitait que ces deux la s'entretuent, mais finalement il aurait plus à gagner en aidant l'acolyte à éliminer la phalange noire.
Ils arrivèrent enfin au bureau du boss, les portes étaient blindées et deux gardes armés de mitrailleuse lourde en protégeaient l'accès, le trio escorté par une demi douzaine de Duro se présenta devant Bangras .
Le garde déposa le sac en toile devant le patron, en présentant ses invités.
-Comme demandé, ce sont leurs armes, voici Grezkk et ses deux gardes du corps.
Bangras était un Duro originaire de Taris, ancien pilote de fonceur qui après nombre de défaite lors de course décida de tenter sa chance sur Coruscant, à peine arrivé dans les bas fonds, il liquida à lui seul trois membres d'un gang avant d'en prendre logiquement la tête, ne recrutant que des Duro pour sa phalange noire, c'était quelqu'un d'impitoyable et sanguinaire qui n'hésitait pas à jouer de la vibrolame sur ses ennemis.
Ses yeux noirs se fixèrent sur le Rodien et concurrent de son état, il écarta le sac avant de prendre la parole.
-Alors comme ça Grezzk , tu as enfin compris qui menait la danse dans les bas fonds! je respectais Kira, mais toi... tu sais que je ne lâcherai pas les territoires que je t'ai repris au moins? Bref qu'a tu à me proposer exactement?
-Tu es trop sur de toi Dus, mais je laisse mon nouvel associé t'expliquer la situation!
Le Rodien serra les poings tout en jetant un regard en biais à Urk, ils attendaient tous les deux que Zaden prenne les choses en mains.Spoiler
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Post n°10
Auteur : Zaden KryosDus observait Zaden avec une certaine méfiance, son regard passant de l'émissaire encapuchonné à Grezzk et Urk. Après un long silence, il esquissa un sourire narquois.
— Vous savez, "émissaire", il n'est pas souvent que je donne audience à des inconnus. Votre ami ici présent, Grezzk, m'a surpris par son audace, mais je doute qu'il ait quelque chose de nouveau à m'apporter. Alors dites-moi, qu'avez-vous à offrir, hormis des promesses creuses ?
Zaden leva doucement la tête, laissant son ton glacial envahir la pièce.
— Ce que j'apporte, Dus, ce n'est pas une promesse. C'est une certitude. La guerre entre vous et Grezzk pourrait continuer, mais elle vous affaiblirait tous les deux. Moi, je vous offre une fin rapide à vos problèmes... à condition que vous fassiez preuve d'intelligence.
Dus haussa un sourcil, intrigué.
— Intéressant... Mais les mots ne suffisent pas. Je préfère discuter en privé, loin de vos... acolytes.
Il fit signe à ses gardes d’escorter Grezzk et Urk hors de la pièce. Une fois seuls, Dus s’appuya contre son bureau, un sourire carnassier aux lèvres.
— Vous savez, cet idiot de Grezzk ne vaut pas mieux qu’un Hutt bouffi. Une vermine facile à écraser. Peut-être qu’avec lui hors du tableau, nous pourrions conclure un accord... Qu’en dites-vous ?
Zaden émit un léger rire, une sonorité à la fois méprisante et menaçante. Lentement, il retira son capuchon, dévoilant son visage d’Anzati. Les appendices caractéristiques de son espèce se mirent à se déployer doucement. Dus recula instinctivement, le visage tordu par une terreur qu’il ne pouvait dissimuler.
— Vous avez fait une erreur en sous-estimant ce que je suis, Dus...
Le Duro tenta d’atteindre une vibrolame dissimulée sous son bureau, mais avant qu’il ne puisse réagir, Zaden leva une main. Une vague de Force projeta Dus violemment contre le mur. Immobilisé, il suffoquait, incapable de résister à l'étreinte invisible.
— Vous pensez être un prédateur dans ces bas-fonds ? une lueur meurtrière dans les yeux. Je vais vous montrer ce que signifie véritablement être chassé.
Sans attendre de réponse, Zaden se jeta sur lui. Les appendices s’enroulèrent autour de la tête de Dus, s’insérant dans ses narines. En quelques secondes, la vie quitta le corps du Duro, laissant Zaden se redresser, un sourire froid aux lèvres.
Zaden activa son sabre laser, la lame rouge illuminant la pièce sombre. Il ouvrit les portes blindées d'un mouvement sec de la main, surprenant les gardes postés à l'extérieur. En quelques gestes précis et mortels, il les abattit, le bourdonnement de son sabre dominant le bruit des tirs.
Pendant ce temps, Grezzk et Urk, alertés par le tumulte, profitaient de la confusion. L’un des membres de la Phalange Noire paniqua et ouvrit une ancienne arche balistique un meuble massif renforcé de duracier, contenant un arsenal de fortune. Grezzk et Urk y récupérèrent des blasters et des explosifs. Retranchés derrière cette arche, ils échangèrent des tirs avec les membres de la Phalange, acculés par le nombre.
Zaden rejoignit Grezzk et Urk, son sabre laser encore brillant de la chaleur des Duros qu’il venait d’abattre. Devant eux, un flot constant de membres de la Phalange Noire se déversait dans le couloir, leurs grands yeux rouges brillant de rage et de détermination. Certains étaient lourdement armés, tandis que d’autres improvisaient avec des bâtons ou des armes de fortune.
— Dus est mort. Si vous ne voulez pas finir comme lui, restez en vie et suivez mes ordres.
Grezzk et Urk acquiescèrent en silence, conscients qu’ils avaient peu d’options face à la puissance évidente du Sith.
Les premières salves de blaster illuminèrent le couloir, les tirs ricochant sur les murs métalliques dans un concert de sifflements stridents. Zaden s’avança, brandissant son sabre avec une précision chirurgicale. Il dévia les tirs comme s’ils étaient des mouches, les renvoyant parfois directement dans les torses de leurs tireurs.
Un Duros plus courageux se jeta sur lui avec une vibrolame, mais Zaden esquiva d’un mouvement fluide, tranchant l’arme et son porteur en deux dans la même foulée.
— Pathétiques...
Il leva une main, et une vague de Force déferla dans le couloir, projetant plusieurs ennemis contre les murs. Les os se brisèrent sous l’impact, leurs hurlements se mêlant aux tirs et au vrombissement de la lame rouge du Sith.
Urk, utilisant un blaster récupéré dans l’arche balistique, couvrait Grezzk alors que ce dernier rechargeait une vieille carabine à plasma.
— Ils arrivent par la gauche ! hurla Urk.
Zaden pivota, tendant un bras vers le coin où une escouade tentait de les contourner. Une nuée d’éclairs jaillit de ses doigts, frappant les Duros avec une intensité terrifiante. Leurs corps convulsèrent avant de s’effondrer, fumants et inertes.
Un mercenaire Duros équipé d’un bouclier énergétique tenta une approche directe, mais Zaden, calculateur, feinta une attaque frontale avant de projeter l’homme contre une caisse métallique avec une force implacable. Le bouclier craqua sous la pression, et un dernier coup de sabre termina le travail.
Grezzk et Urk, acculés derrière l’arche, se mirent à tirer frénétiquement pour repousser les vagues successives.
— On ne tiendra pas longtemps, grogna Grezzk, les doigts crispés sur sa carabine.
Zaden, toujours au centre de la mêlée, s’avança plus loin dans le couloir, plongeant au cœur du chaos. Deux Duros tentèrent de l’encercler, l’un armé d’une vibrohache, l’autre avec un fusil à pompe.
Le Sith esquiva une première attaque de la hache en bondissant dans les airs, retombant derrière son porteur. D’un geste précis, il sectionna une jambe du Duros avant de tourner sur lui-même pour trancher la tête de l’autre. Une ultime poussée de Force envoya la vibrohache voler dans la mêlée, frappant un ennemi distrait.
— Vous êtes tous des insectes sous mes bottes. Hurla Zaden.
Un tir de canon lourd vint interrompre sa domination. L’explosion le força à se couvrir derrière une caisse, les éclats déchirant le métal tout autour de lui. Un lourd soldat Duros équipé d’un canon rotatif avançait, couvrant l’escouade restante.
Zaden ferma les yeux un instant, laissant la rage et le Côté Obscur s’infiltrer dans chaque fibre de son être. Il bondit en avant, esquivant avec une agilité surnaturelle les rafales de tirs. Avec un mouvement circulaire, il coupa les munitions du canon avant de planter son sabre directement dans le torse du tireur, sa lame perçant l’armure renforcée comme si elle n’était que du tissu.
Le dernier Duros, tremblant de peur, lâcha son arme et recula. Zaden s’arrêta devant lui, une expression presque amusée sur le visage.
— Cours, murmura-t-il.
L’homme s’enfuit sans demander son reste, puis le Sith canalisa sa force et lancç un éclair de force sur le déserteur, le tuant sur le coup. Zaden se retourna vers Grezzk et Urk, toujours retranchés.
— C’est terminé. Préparez le speeder. Nous n’avons plus de temps à perdre.
Alors que le speeder remontait dans le vide entre les immenses tours des bas-fonds, le silence s'installa. Grezzk, son blaster posé sur ses genoux, observait Zaden avec attention.
— Je vais envoyer mes hommes finir le travail et récupérer la marchandise, murmura-t-il.
Mais Zaden sentit l’hésitation dans la voix du Rodien. Le regard de Grezzk dériva vers son arme.
— Alors, Grezzk, quelle sera ta décision ?
Le Sith semblait détendu, mais chaque fibre de son corps était prête à réagir. Le Rodien le savait, et il savait aussi ce qui l’attendait s’il choisissait mal... -
Post n°11
Auteur : Super PNJL'entretien avec Dus ne se déroula pas comme prévu, pour lui en tout cas, il finit par servir de soupe à notre Anzat obscur avant que Zaden ne s'occupe du reste de la bande. Mais l'adepte n'était pas seul Grezzk et Urk n'étaient pas en reste, ils récupèrèrent des blaster dans une armurerie dissimulée et se joignirent à la bataille. Et au fur à mesure les membres de la phalange noire furent tous massacrés, Zaden feinta la pitié, en proposant au dernier survivant de s'enfuir avant de le foudroyer d'un éclair de force dans le dos.
Oui seuls les Sith étaient aussi absolus disaient un dicton Jedi .
Grezzk observa tous les corps disséminés dans le couloir certains avaient été découpés d'autres fracassés contre les murs ou le mobilier par des ondes de force ou encore des éclairs. C'était un vrai carnage et un avertissement à tous ceux qui tenteraient à s'en prendre au gang de Rodiens dorénavant.
Mais avant il fallait récupérer autant de batons de la mort que possible avant que la nouvelle de l'extermination de la phalange Noire ne se répande dans les bas fonds attirant les vautours et autres charognards du secteur.
C'est à ce moment que Zaden posa LA question, celle qui mérite réflexion mais le chef avait posé ses conditions si l'Anzat l'aidait à se débarrasser de la concurrence, il accepterait son autorité.
Du moment qu'il restait, lui aux commandes de son gang...
-Tu as éliminé Bangras Dus et son gang, j'accepte donc de travailler pour toi.
Alors qu'attends tu des brutes Savariennes exactement?
Savareen était le secteur sud est de la bordure extérieure ou se trouvait Rodia relié à la bordure du noyau par la voie marchande Correlienne, Grezzk s'était inspiré du nom de ce secteur pour nommer son gang.Spoiler
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Post n°12
Auteur : Zaden KryosLe vrombissement du speeder résonnait comme un battement de cœur artificiel dans la nuit bourdonnante des bas-fonds de Coruscant. Les néons colorés reflétaient leurs lueurs sales sur les surfaces chromées du véhicule, projetant des éclats de pourpre et de vert à travers l’épaisse brume de pollution. L’odeur métallique de la cité-monde se mêlait aux relents d’épices bon marché et de grillades de gorgs carbonisés vendues à la sauvette par des Besalisks affamés. Des cris, des rires rauques et des éclats de voix résonnaient entre les immeubles délabrés, créant une cacophonie perpétuelle.
Urk, un imposant guerrier humanoïde dont le visage restait dissimulé sous un casque à visière opaque, manœuvrait le speeder avec une précision froide. À ses côtés, Grezzk, le Rodien à la peau écailleuse, se détendait enfin après le carnage. À l’arrière, Zaden restait immobile, une silhouette obscure sous sa cape, son regard caché par l’ombre de son capuchon. Il dégageait une présence inquiétante, une force latente qui semblait peser sur l’air ambiant, semblable à un prédateur tapi dans l’obscurité.
Le silence fut brisé par Grezzk, sa voix rocailleuse portant une note de prudence mêlée de respect. Il passa une main nerveuse sur son plastron en cuir renforcé avant de se tourner légèrement vers Zaden.
— Tu as éliminé Bangras Dus et son gang. J’accepte donc de travailler pour toi. Alors, qu’attends-tu des Brutes Savariennes exactement ?
Zaden tourna lentement la tête vers lui, ses traits pâles et anguleux ne laissant transparaître aucune émotion. Un court silence suivit sa question, le laissant peser davantage sur les épaules du Rodien.
— Pour commencer, je veux voir tes livres de comptes.
Le Rodien eut un mouvement nerveux, ses antennes frémissant légèrement. Ses doigts griffus tapotèrent inconsciemment sur l’accoudoir du speeder.
— On en reparlera une fois au QG, lâcha-t-il finalement.
Zaden ne répondit pas, se contentant d’un léger hochement de tête. Le voyage se poursuivit en silence, ponctué uniquement par le vrombissement grave du moteur et les bruits de la ville qui ne dormait jamais.
Le speeder s’enfonça plus profondément dans les entrailles de Coruscant, zigzaguant entre les gratte-ciels délabrés et les passerelles suspendues où grouillaient des multitudes d’individus de toutes espèces. Des gangs en maraude échangeaient des marchandises illégales à l’abri des regards, des droïdes de sécurité corrompus effectuaient des contrôles au hasard, fermant les yeux contre quelques crédits glissés discrètement.
Enfin, ils arrivèrent à l’antre des Brutes Savariennes : une ancienne cantina reconvertie en forteresse clandestine. Des projecteurs automatiques balayèrent le speeder tandis qu’Urk posait l’engin sur une plateforme d’atterrissage encombrée de caisses de contrebande. Des mercenaires humains, Weequays et Aqualish en armures disparates, surveillaient les environs, armes en main.
Zaden descendit le premier, enveloppé dans son manteau sombre, sa posture calme trahissant pourtant une autorité naturelle. Grezzk le suivit, jetant un coup d’œil nerveux aux alentours avant de le guider vers son bureau.
L’intérieur du bureau de Grezzk était une tanière encombrée d’écrans, de datapads et de caisses de bâtons de la mort encore emballées. Greezk alla derières son bureau et active un bouton. Une faible lumière verdâtre émanait d’un projecteur holo où s’affichaient les transactions du gang. L’air y était épais, chargé d’effluves d’alcool et de tabac épicé.
Zaden observa la liste des crédits entrants et sortants. Rapidement, son regard tomba sur la fameuse ligne de 30 % prélevés. Une ponction massive, récurrente.
— Il est gourmand, ton "B"
Grezzk s’affala dans son fauteuil, l’air amer. Ses doigts griffus tapotèrent nerveusement sur le bureau de duracier.
— Bienvenue dans la vraie vie. Personne ne prospère sans payer quelqu’un d’autre plus haut.
Zaden fit courir ses doigts cybernétiques sur le terminal, manipulant les chiffres avec une aisance dérangeante.
— Je vais lui proposer une alternative.
— Une alternative ? ricana Grezzk. Tu veux dire quoi par là ?
— Disons que je vais lui offrir un choix très simple : baisser son pourcentage… ou disparaître.
Le Rodien éclata de rire, mais s’arrêta brusquement en croisant le regard glacé de l’Anzat. Il comprit alors que ce n’était pas une plaisanterie.
— Tu es sérieux…
— Absolument. Organise un rendez-vous avec "B". Dis-lui que nous devons rediscuter de son tarif.
Grezzk hésita encore, son regard allant de l’écran au Sith.
— D’accord… Mais si ça tourne mal, je t’aurai prévenu.
Zaden esquissa un sourire en coin.
— Si ça tourne mal… il ne restera de "B" qu’un souvenir.
Grezzk s’absenta un moment, laissant Zaden seul dans la pièce. L’Anzat ferma brièvement les yeux, se concentrant sur la Force. Il sentait les énergies qui imprégnaient ces lieux, les ambitions, les peurs, les trahisons latentes. Il devait s’assurer de la loyauté de Grezzk, et surtout préparer ses prochaines étapes. Devron Kane, le noble kuati, pourrait être un allié de choix dans sa future rébellion contre son Maître. Mais il lui fallait aussi des combattants, des hommes de main prêts à tout pour le servir. Et les forces de Grezzk seraient parfaites...
Après un temps indéterminé, Grezzk revint, visiblement tendu.
— J’ai obtenu un rendez-vous avec "B". Il nous attendra à la Cantina du Nexus Oublié à la nuit tombée.
Zaden hocha la tête, satisfait.
— Très bien. Préparons-nous.
Ils partagèrent un verre de champagne alderaanien dans un moment de répit calculé. Zaden restait silencieux, observant Grezzk, jaugeant ses réactions. Puis ils quittèrent le bureau, vêtus de manière sobre et discrète, Zaden dissimulant soigneusement son sabre laser sous les replis de sa cape.
Les rues grouillaient d’une vie malsaine. Des mendiants tendirent des mains squelettiques vers eux, murmurant des prières de crédits. Un groupe de Sullustéens échangeait des caissons d’armes volées avec un contingent de Nikto. Plus loin, un humanoïde drogué s’effondra sous une passerelle, convulsant sous l’effet d’une dose mal calibrée de Ryll.
La Cantina du Nexus Oublié était un établissement souterrain, dissimulé sous un entrepôt en ruine. À l’intérieur, la lumière tamisée baignait la foule compacte d’un halo ambré. Des musiciens biths jouaient un air lancinant, tandis que des chasseurs de primes et des contrebandiers négociaient à voix basse.
Zaden et Grezzk prirent place dans un coin stratégique, attendant leur mystérieux interlocuteur… -
Post n°13
Auteur : Super PNJEt B avait longuement hésité avant d'accepter cette étrange invitation, il y avait trop de bouleversements récents dans les bas fonds, lui qui aimait l'équilibre. Krane, mort d'une overdose avait été remplacé par Kira, mystérieusement disparue, qui elle même avait été remplacée par Grezzk et ce même Grezzk qui demandait audience afin de lui présenter un nouveau joueur.
Trop de changement en peu de temps décidemment le parrain des bas fonds n'aimait pas ça, il avait mis des années avant de devenir ce qu'il était, orphelin des rues devenu pickpocket , puis assassin, dealer chef de gang avant d'éliminer un à un ses concurrent pour devenir le Boss du secteur d'ou son surnom de B.
Mais le B ne pouvait pas montrer des signes de faiblesses, on voulait le rencontrer? soit il viendra après tout le gang de Grezzk avait éliminé la phalange noire dans un bain de sang cela méritait un minimum d'explication car on ne pouvait déclencher une guerre des gangs sans demander sa permission!
Accompagné d'une trentaine de membres de son cartel, il s'approcha de la cantina du Nexus oublié, quel nom amusant comme si on pouvait oublier une telle connexion de plusieurs éléments.
En plus de ses hommes de main, B avait graissé quelques pattes , un sous officier corrompu des forces locales de sécurité accompagné d'une brigade était pret à intervenir juste au cas ou. Et non, le B ne laissait jamais rien au hasard.
Réajustant son chapeau et vérifiant que son blaster se trouvait toujours dissimulé dans le holster sous son imperr marron, il entra dans la pièce précédé de quatre garde du corps, aussitôt la musique Bith s'éteignit et l'orcheste fila en coulisse, la plupart des clients ne demandèrent pas leur reste non plus quittant rapidement leur table, un des gardes attrappa un ivrogne pas assez arapide et le dégagea violemment .
B sourit en voyant le Rodien et l'Anzat , il demanda à ses gardes de rester à distance, de toute façon qui serait assez fou pour s'en prendre à lui dans les bas fonds?
Le parrain attrappa une bouteille de whisky Correlien sur le bar, le barman ayant une envie soudaine de faire l'inventaire de ses bouteilles à la cave, il se dirigea vers le coin stratégique ou se tenaient les deux derniers clients du Nexus oublié.
Il servit trois verres de whisky et pris place à la table un sourire au coin.
-Bonsoir messieurs, vous avez demandé audience je crois?
Mais avant toute chose, Grezzk tu vas m'expliquer ce qu'il t'a pris de liquider Bangras Dus sans m'en parler avant?
Sa phalange gérait un secteur, maintenant son secteur attise la convoitise de plusieurs bandes, la nature a horreur de vide, tu le sais aussi bien que moi!Spoiler
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Post n°14
Auteur : Zaden KryosC’est vrai que la Galaxie avait connu de nombreux bouleversements ces derniers temps, et rien ne laissait présager que la tempête à venir ne ferait qu’amplifier ces changements.
L’arrivée de Zaden à Coruscant avait fait grand bruit, non pas tant par sa présence que par la série d’actions qu’il avait menées dans l’ombre. L’un des gangs qui contrôlait l’approvisionnement en bâtons de la mort et la contrebande d’alcool dans les bas-fonds venait d’être décimé ; la phalange noire avait été anéantie, et leur boss avait péri avec eux.
Les rumeurs, murmurées dans des coins sombres de la ville, parlaient d’un homme capable de tout effacer à lui seul à l’aide d’un sabre laser rouge et de pouvoirs mystérieux… Certains y voyaient de simples histoires créées par des drogués en délire, mais d’autres prenaient ces récits au sérieux. Pour eux, une seule conclusion s’imposait : le retour des Sith était inévitable. Les souvenirs de l’Empire de l’Oméga, jadis redouté, n’étaient pas si lointains, et la traque des adeptes du côté obscur restait toujours d’actualité. Une chose était sûre, ces rumeurs avaient atteint l’oreille de tous ceux qui ne toléreraient pas la présence d’un Sith sur cette planète, et le temps de l’Anzath était compté.
Tandis que la musique se répétait en boucle dans la cantina, mêlée aux bourdonnements incessants des anciens haut-parleurs, Grezzk tapotait nerveusement du pied, le stress se lisant dans chacun de ses gestes. Dans le même temps, Zaden restait concentré, scrutant l’obscurité environnante. Il sentit soudain la présence d’un contingent d’hommes, tous armés, se positionnant discrètement autour de la bâtisse. La cantina était désormais cernée.
— Ton ami arrive, Grezzk.
Alors que Grezzk s’apprêtait à répondre, un homme apparut à l’entrée avec assurance. Il portait un chapeau sombre et un long imperr marron, et son allure imposait le respect. Grezzk plissa les yeux pour mieux le distinguer et, soudain, se raidit. C’était lui, le B, le Boss des bas-fonds. À sa vue, l’activité de la cantina sembla se figer, comme si l’ensemble de l’établissement se téléportait à la Mer des Dunes, loin de toute agitation.
B, imperturbable, ajusta son chapeau et vérifia que son blaster était toujours dissimulé dans le holster sous son imperr marron. Aussitôt, la musique bith se tut, l’orchestre se faufila en coulisses, et la plupart des clients prirent la fuite, laissant derrière eux des tables abandonnées et des chuchotements inquiets. Un des gardes, au visage buriné, attrapa violemment un ivrogne trop expansif et le dégagea de la zone.
B s’avança dans la pièce, un sourire en coin se dessinant sur son visage. B servit trois verres de whisky avec une assurance mesurée et prit place à table, son sourire se muant en une expression de froide détermination.
- Bonsoir, messieurs, vous avez demandé audience, je crois ? Mais avant toute chose, Grezzk, tu vas m’expliquer ce qu’il t’a pris de liquider Bangras Dus sans m’en parler avant ! Sa phalange gérait un secteur entier, et maintenant, son vide attise la convoitise de plusieurs bandes. La nature a horreur du vide, tu le sais aussi bien que moi !
Le Rodien, visiblement tendu, jeta un regard interrogateur à B avant de reprendre la parole avec une pointe d’amertume dans la voix.
- B, tu as fait bonne route ?
Il s’arreta pour prendre une gorgée de son verre, espérant une réponse. Mais B, sans se départir de son assurance, le contesta d’une voix sèche disant d’aller droit au but. Ce commentaire fit presque recracher la gorgée que Grezzk venait de boire, révélant à quel point l’atmosphère était déjà saturée de tension.
- Écoute, depuis que Kira a disparu, c’est le bazar. J’arrive à maintenir mon territoire, mais tout le monde cherche à foutre son nez dans mes affaires. Le résultat des courses, c’est que la phalange noire refourgue la même came que moi, mais à 10 % de moins cher, et elle se trouve dans un secteur juste un niveau en dessous du mien. Quel con irait chercher sa dose chez moi avec ça ? Et entre nous, cette bande de Duros te l’aurait mis à l’envers tôt ou tard, toi et moi, on le sait très bien. Je t’ai rendu service. Donne-moi la moitié de leur secteur et l’autre moitié à l’un de tes gars. J’augmenterai tes profits et, adieu, les emmerdes pour des histoires de territoires. Qu’en dis-tu ?
B écoutait ces propos avec une attention fébrile. Son visage, marqué par des années de lutte pour atteindre le sommet, restait impassible, mais il ne pouvait ignorer que le discours de Grezzk sonnait juste. Il était un vieux de la vieille, ayant gravi les échelons en partant d’un orphelin des rues, devenu pickpocket, assassin, dealer, chef de gang, avant d’éliminer un à un ses concurrents pour se hisser au rang de Boss du secteur – d’où son surnom de B. Néanmoins, il ne pouvait se permettre de montrer la moindre faiblesse, surtout à l’heure où chaque changement dans le paysage des bas-fonds pouvait déclencher une guerre des gangs. La disparition des truands Duros avait laissé un vide que personne ne pouvait occuper sans en payer le prix, et la présence même de Grezzk avait fait naître l’espoir d’un renouveau, même si cela signifiait remettre en question l’ordre établi.
Le Rodien, satisfait de son monologue, prit le temps de vider son verre en faisant une grimace. Un whisky dans une cantina telle que celle-ci ne valait guère mieux que l’eau de pluie, mais il avait le goût de la victoire amère et du pouvoir consolidé.
Le regard de B se tourna alors vers Zaden. Le Sith restait assis dans l’ombre au fond du fauteuil, sa capuche noire dissimulant la quasi-totalité de son visage. Seuls étaient perceptibles la ligne fine de ses petites mandibules, le bas de son nez et sa bouche, qui, malgré tout, n’avaient pas bougé d’un millimètre depuis le début de l’échange. B, avec un air de dégoût mêlé de méfiance, comprit qu’il avait affaire à un Anzath, une race peu commune, réputée pour ses tendances proches du vampirisme, qui laissait une empreinte indélébile dans la mémoire de ceux qu’elle rencontrait.
La bouche de Zaden s’ouvrit alors, et sa voix, étonnamment forte et remplie de perfidie, résonna .
— Comme l’a dit ton ami, tes revenus vont considérablement augmenter, et surtout, la stabilité sera assurée. Le vide laissé par la phalange noire sera comblé par tes gars, et tu n’auras plus à t’en soucier. En échange, il va cesser de te verser 30 % de bénéfices. Désormais, ce sera 10 %.
B s’attendait à entendre cela, mais 10 % ? Il en était presque tombé de sa chaise. Un inconnu qui s’invite dans son secteur, qui bute des hommes impunément et qui ose lui proposer une telle modification… B devait se contenir pour ne pas dégainer son blaster et le refroidir sur le coup. Alors qu’il s’apprêtait à répliquer, Zaden lui fit signe de la main, le poing fermé, le doigt pointé vers le haut pour balayer l’ensemble de la cantina
— Avant même que tu ne répondes, B, comprends une chose, tes hommes dehors, leur vie dépend de toi. Si tu penses qu’ils vont nous intimider ou si tu crois pouvoir t’en tirer, tu te trompes lourdement, et crois-moi, je mesure mes propos. Ce que j’ai fait à cette phalange noire a inévitablement attiré l’attention de bien des personnes, et je vais devoir partir très vite. Alors choisis : 10 % ou un deuxième bain de sang, ici, maintenant, après tout, c’est toi le boss, non ?
En disant cela, Zaden se leva brusquement, abaissant sa capuche pour laisser apparaître son visage gris, marqué par les affres du côté obscur. Ses yeux, avaient désormais des pupille rouge vif qui rappelait le feu de Pegasus II. Quelques veines violettes et bleues dessinaient un réseau sur sa peau, témoignant de son appartenance totale au côté obscur. -
Post n°15
Auteur : Super PNJLe Boss écoutait silencieusement Grezzk donner ses explications: Et il avait une explication simple, la concurrence.
Selon lui la Phalange Noire avait ouvert les hostilités en s'installant sur leur territoire et en vendant les bâtons de la mort en dessous du prix du marché. Et maintenant le Rodien voulait en guise de récompense selon lui la moitié du territoire des Duros tandis que B récupérait l'autre partie, cela aurait pu être un deal intéressant si ce n'était que c'était déja le Boss qui était aux commandes dans tous les bas fonds.
Puis ce fut au tour de l'associé du Rodien qu'il n'avait jamais vu et qui ne s'était présenté qui pris la parole, le ton n'était pas aussi mielleux que celui de Grezzk.
Mais au dela du ton, il y avait aussi les paroles, l'inconnu exigeait qu'en contrepartie il abaisse sa part de 30% à 10%, était il devenu fou? se croyait il au marché aux bestiaux de Mos Espa pour négocier ainsi? prenait le Boss pour un vulgaire vendeur de Bantha?
Et ce n'était pas fini... voila qu'il le menaçait ouvertement lui et ses hommes, mais le B n'écoutait plus, il songeait aux tortures qu'il allait infliger et ce sinistre personnage jusqu'a ce que celui ci dévoile son visage laissant le B bouche bée.
Un adepte du coté obscur! voila à quoi il faisait face, il en avait rencontré quelques uns lors qu'il livrait de la drogue dans l'ex enclave Sith. B avait toujours su déceler le danger et devant lui se tenait un danger plus que mortel.
Mais il ne pouvait pas perdre la face, surtout devant un sbire comme le Rodien.
-Tu es peut être puissant Sith mais tu es seul, d'un seul geste je pourrais faire venir une dizaine de mes gardes et crois moi ils sont d'un autre niveau que les minables Duros que tu as massacrés...
Et effectivement la garde rapprochée du B était constituée en grande partie d'ex mercenaires ou d'assassins professionnel il ne serait pas si facile d'en venir à bout mais la moitié du terrain de la phalange noire ne méritait pas de telle perte.
-Toutefois j'accepte cette offre, c'est peu de chose en vérité.
Mais un jour je te demanderai un service, Sith et tu devras t'exécuter sans poser de question.
Un tel assassin pourrait s'avérer fort utile, il pourrait demander à Zaden de tuer un chef de la médiation, un juge ou un même sénateur. Encore fallait il que l'Anzat accepte ce contrat?Spoiler
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Post n°16
Auteur : Zaden KryosLes bas-fonds de Coruscant n’avaient rien de rassurant, même pour les plus braves. Ici, dans cette jungle urbaine où la loi était dictée par les plus impitoyables, la confiance en soi était une nécessité vitale. Trop d’hésitation, et un blaster dans le dos réglait l’affaire.
B, le parrain des bas-fonds, incarnait parfaitement cette loi tacite. Son assurance était palpable, légitime. Pourtant, était-il réellement avisé de se montrer aussi confiant face à un Sith ? Heureusement pour lui, l’Anzat qui se tenait devant lui n’était qu’un apprenti. Mais un apprenti Sith restait une menace redoutable.
Zaden écoutait, son regard rougeoyant fixé sur l’homme à l’imper. Le silence régnait dans la cantina, à peine troublé par le bourdonnement d’un vieux holo-projecteur diffusant une course de pods en arrière-plan. Lorsque B eut fini de parler, la colère submergea le jeune Sith. L’idée même de devoir négocier avec ces scélérats lui répugnait. Il aurait pu les tuer ici et maintenant… mais un combat ne ferait que ralentir ses plans. Il fallait être stratégique.
Le silence s’étira un instant, pesant. Puis, d’un geste fluide, Zaden se leva, tendant sa main cybernétique vers l’humain. B la saisit avec un sourire en coin.
— J’accepte. Le jour où tu auras besoin de moi, fais appel à mes services et je te rendrai un service, sans poser de questions. En échange, tu respecteras nos conditions.
Le pacte était scellé.
Le Rodien, qui s’était contenté d’observer, s’essuya le front couvert de sueur d’un revers de la main. Il n’avait pas osé respirer trop fort durant les négociations, et maintenant qu’elles étaient terminées, il sentait le poids de la tension s’évaporer. Il s’imaginait déjà fêtant cette victoire avec une bouteille de Corellian Brandy.
Les trois hommes sortirent ensemble de la cantina. Dehors, les hommes de main de B attendaient, blasters en main, surveillant les alentours d’un air faussement détendu. Zaden repéra rapidement des tireurs embusqués sur les balcons délabrés, prêts à intervenir au moindre faux pas. Il esquissa un sourire imperceptible. Des précautions inutiles… mais il respectait l’instinct de survie de ces criminels.
Après une dernière salutation, chacun repartit de son côté. Grezzk, le Rodien ambitieux, se tourna vers Zaden et lui adressa un regard reconnaissant.
— Merci pour ton aide, Sith. Je tiendrai ma parole. Les fonds seront acheminés via une des sociétés de Drevon Kane avant d’être blanchis sur différents comptes intraçables sur Vinsoth.
Zaden hocha simplement la tête. Tout se mettait en place. Avec le soutien du noble de Kuat, les usines de fabrication de droïdes, les Prophètes Obscurs et les Jedi Noirs de Dromund Kaas, et maintenant l’allégeance des gangs des bas-fonds de Coruscant, l’Ordre Krath consolidait son pouvoir. Mais il restait encore du chemin avant que leur idéologie ne s’impose comme la seule et véritable voie du côté obscur.
Après avoir quitté Grezzk, Zaden s’engagea dans les ruelles crasseuses du secteur. Une brume artificielle s’échappait des canalisations éventrées, éclairée par les lueurs rougeâtres des enseignes holo-défectueuses. Des droïdes de service patrouillaient sans conviction, tandis que des groupes d’individus encapuchonnés échangeaient crédits et fioles d’épices dans les recoins sombres. Une musique métallique et distordue s’échappait d’un débit de boissons miteux, où des clients avinés s’écharpaient autour d’une partie de sabacc.
Il s’arrêta devant un motel délabré, dont la devanture clignotait par intermittence. L’intérieur était à peine mieux : une odeur de renfermé flottait dans l’air, et le droïde réceptionniste le salua d’un bip mécanique avant de lui attribuer une chambre. À l’intérieur, Zaden verrouilla la porte et s’installa en tailleur sur le lit aux draps élimés.
Il médita longuement. Son esprit s’ouvrit à la Force, puis se concentra sur son ambition. Plus. Il voulait plus de pouvoir. S’il possédait plus de puissance, il irait plus vite, il écraserait ceux qui lui manquaient de respect. Son entraînement jusqu’ici avait été trop ancré dans la pratique. Il devait plonger plus profondément dans les arcanes du côté obscur.
Après un moment, il activa son communicateur. L’hologramme s’activa dans une lueur bleutée, révélant la silhouette de son maître, Tyrax. L’image était instable, parasitée par des interférences, mais Zaden pouvait sentir la puissance qui émanait de lui, même à travers cette simple transmission. Il lui fit un debriefing complet de la situation et de ses succès récent
— Que puis-je pour vous à présent, maître ? demanda-t-il d’une voix mesurée.
L’hologramme vacilla, tandis que Zaden se préparait à entendre son prochain ordre. -
Post n°17
Auteur : Super PNJDepuis sa chambre dans la tour noire de Vinsoth, Dark Tyrax écouta le rapport de son apprenti. Zaden avait donc réussi à récupérer le trafic de batons de la mort dans un secteur entier des bas fonds en éliminant la concurrence et négociant même avec un baron local.
Le seigneur noir était satisfait, très satisfait même, l'Anzat était surprenant, réussissant toutes ces quêtes pour rendre au culte Krath ses lettres de gloire.
De son coté, Tyrax avait finalement réussi à joindre tous les seigneurs à sa cause, il avait réussi à tous les convaincre que l'heure de Dark Oblivious était enfin passée. Et c'est confortablement assis dans son fauteuil en cuir les bras croisés, il répondit à son envoyé, dans l'intimité de sa chambre, il avait même enlevé son masque de fer révelant son vrai visage à Zaden, son faciès défiguré semblait encore plus effrayant dans la lueur bleutée:-Tu as bien oeuvré mon apprenti.
Hélas le vrai pouvoir réside dans les crédits, tu vas donc te rendre sur Muunlist, rencontrer le conseiller Syn Deubré, un membre éminent du Clan Bancaire Intergalactique. Ce Muun travaillait pour Oblivious en secret, il détient donc les livres de compte de l'Ordre Noir.
Convainc le de nous laisser accès à ces comptes, s'il refuse tue le nous trouverons une autre voie!
Inutile de te rappeler que Muunilist est en territoire Séparatiste et le sort qu'ils te réserveront s'ils découvrent qui tu es vraiment. Profites de ton séjour dans les bas fonds pour trouver des faux papiers et lisser ton apparence cela devrait être chose aisée dans ce lieu corrompu.
Contacte moi quand tu auras retrouvé nos crédits. Que le coté obscur te guide!
Tyrax dévoila un sourire effrayant et coupa la communication retournant à ses sombres pensées, Zaden de son coté avait maintenant ses instructions, déambuler sur Muunilist n'allait pas être chose facile, la sécurité y avait été renforcée depuis l'attaque des Phenix, une flotte protégeait la planète contrairement à Dromuund Kaas, aucun vaisseau ne pouvait passer ce blocus, l'Anzat devrait voyager sous une fausse identité et ne pas se faire remarquer par les droids lanciers qui patrouillaient sur toute la planète.
Ce ne serait pas une mince affaire , mais le jeu en valait la chandelle...
Spoiler
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Post n°18
Auteur : Zaden KryosZaden se tenait immobile, absorbant chaque mot que son maître, Dark Tyrax, prononçait. Pour la première fois depuis longtemps, Zaden pouvait voir son maître sans son masque. Ce qu’il découvrit n’était rien d’autre qu’un rappel glaçant du prix à payer pour le pouvoir.
La chair de Dark Tyrax portait les stigmates du duel légendaire qu’il avait mené contre Dark Oblivious, l’actuel maître de l’Ordre Sith. Des plaies cautérisées par des éclairs sith, et sa peau, parcheminée et noircie par des années d’exposition à l’énergie du Côté Obscur, semblait se désagréger à même son ossature. Ce n’était pas une simple blessure, c’était une malédiction vivante, un rappel que le Côté Obscur ne donnait jamais rien sans exiger un tribut en retour.
Malgré cela, Tyrax dégageait une présence écrasante, un charisme impitoyable. Zaden pouvait ressentir sa satisfaction. Son apprenti avait fait du chemin. Il avait prouvé qu’il était capable d’exécuter la volonté de son maître sans poser de questions. Le moment était venu pour lui de frapper à nouveau.
— Oui, maître. J’exécuterai votre volonté.
À peine ces mots furent-ils prononcés que la transmission holographique s’interrompit brutalement, ne laissant derrière elle que l’écho ténu de la respiration de l’Anzati. Il était seul désormais, seul face à une mission aussi risquée qu’ambitieuse : s’infiltrer sur Muunilinst, un bastion économique vital de la Confédération des Systèmes Indépendants, usurper une identité et se frayer un chemin jusqu’à Syn Deubré, un notable influent du Clan Bancaire.
Le convaincre ou l’éliminer.
Mais avant tout, Zaden avait besoin de repos.
Le sommeil ne lui apporta aucun répit. Dès qu’il sombra dans l’inconscience, l’Obscurité l’enveloppa. Ce n’était pas un rêve ordinaire, ni même une vision induite par un rituel sith. C’était quelque chose de plus ancien, de plus primitif.
Il était dans une antichambre dont l’existence même semblait défier les lois du réel. L’air y était lourd, saturé d’un froid surnaturel. L’obscurité l’enveloppait comme une chape de plomb, si bien que même sa perception via la Force ne lui permettait pas d’en discerner les contours. Des chuchotements indistincts résonnaient tout autour de lui, sinistres, murmurant dans une langue qu’il ne comprenait qu’à moitié.
Ce n’était pas la voix du Seigneur Krath qui lui était apparue autrefois. Non, c’était une présence différente, plus vorace, plus affamée.
Soudain, une lueur rougeâtre illumina faiblement l’obscurité à ses pieds. Une orbe écarlate pulsait comme un cœur maléfique, projetant un mince faisceau lumineux vers le haut. Peu à peu, la silhouette d’un objet ancien se dessina : un holocron Sith, incrusté de runes oubliées.
Zaden sentit une force irrésistible l’attirer vers lui. Lorsqu’il tendit la main pour s’en emparer, une ombre massive s’éleva devant lui, aussi rapide qu’imposante. L’Anzati eut à peine le temps de réagir qu’une poigne glaciale s’abattit sur ses épaules, l’immobilisant sur place.
Une silhouette noire, revêtue d’une armure d’un autre âge, le surplombait. Un casque impénétrable dissimulait son visage, mais sa présence dans la Force était écrasante, presque divine dans sa puissance brute.
— Qui es-tu pour oser perturber mon repos, jeune ignorant ?
Sa voix résonna comme un grondement lointain, imprégnée d’une autorité séculaire.
Zaden, malgré l’oppression qu’il ressentait, tint bon. Il avait traversé trop d’épreuves pour se laisser intimider par un simple fantôme.
— Je suis Zaden, apprenti de Dark Tyrax, chef de l’Ordre Krath. C’est vous qui êtes venu à moi durant mon sommeil, je ne vous ai pas cherché.
L’entité marqua une pause.
— Tu ne m’as peut-être pas cherché… mais tes ambitions ont résonné jusqu’à moi. Alors, tu prétends être un Sith ? Pourtant, je te sens faible. Mon Dashade aurait pu t’éliminer d’un geste.
Zaden ne broncha pas, même lorsque le spectre émit un léger ricanement.
— Mais il est rare que je puisse entrer en contact avec quelqu’un sans qu’il soit physiquement proche de mon tombeau. Intéressant…
L’ombre sembla contempler l’Anzati, jaugeant sa valeur.
— Si tu es un Sith… que cherches-tu ? Quelle est ta dévotion au Côté Obscur ?
Zaden sentit son cœur s’accélérer. Ce moment, il l’attendait depuis longtemps.
— Je veux le pouvoir absolu. Le Code Sith nous enseigne de briser nos chaînes et d’atteindre la liberté. Mais nous sommes faibles. Nous nous terrons comme des ombres, alors que jadis, la galaxie tremblait à la simple évocation de notre nom. Je veux le pouvoir de changer cela.
L’ombre rit de plus belle.
— Beaucoup d’ambition… mais trop peu de capacités. Je pourrais t’apprendre mes secrets. Deviens imbattable. Lorsque tu auras atteint ta pleine puissance, tu pourras me ramener, et ensemble, nous referons naître l’Empire Sith.
L’Anzati comprit que la proposition était un piège. Ce spectre voulait le manipuler, le posséder peut-être… mais si le prix était la connaissance, alors c’était un risque qu’il était prêt à prendre.
Il accepta.
Le spectre ordonna alors à Zaden de se rendre sur Korriban, dans la Vallée des Seigneurs Noirs. Là-bas, il trouverait son tombeau, où reposaient les savoirs interdits qu’il lui offrirait.
Mais avant cela, il lui apprit les bases de l’ancienne langue Sith. Un savoir précieux, indispensable pour déchiffrer les secrets les plus profonds du Côté Obscur.
Zaden s’éveilla en sursaut. Son corps était couvert de sueur froide, son cœur battait furieusement dans sa poitrine. Il lui fallut plusieurs secondes pour reprendre son souffle, pour retrouver la frontière entre la réalité et la vision. L’expérience l’avait marqué. Il se sentait… changé. Mais il n’avait pas le luxe d’y réfléchir davantage. Son objectif immédiat restait Muunilinst. Korriban attendrait. Il se leva, enfila sa tunique et ouvrit son comlink.
— R2-X4, prépare l’Anonymous pour le départ. Direction Vinsoth.
Le petit droïde, resté sur le spatioport Night Star en orbite, confirma avec un bip enthousiaste avant de se mettre au travail. Zaden prit ensuite contact avec Greezk, le bandit. Il lui expliqua la situation.
— J’connais un type, le meilleur faussaire du Noyau, j’t’assure. Il a bossé pour le Soleil Noir, les Hutts. J’te file son adresse, mais c’est pas donné.
Zaden ne posa pas de questions. Il se contenta de noter les coordonnées.
Il n’avait plus qu’une chose à faire : se rendre dans les bas-fonds et s’assurer que cette nouvelle identité soit parfaite.
L’infiltration de Muunilinst ne faisait que commencer.
Les bas-fonds de Coruscant n’étaient jamais vraiment silencieux. Même en plein cycle nocturne, les néons défectueux clignotaient par intermittence, projetant des ombres tordues sur les murs crasseux. L’air était saturé d’une odeur de carburant bon marché et de moisissure, ponctuée çà et là par l’odeur métallique du sang séché sur le permabéton. Zaden avançait d’un pas assuré, ses sens aiguisés par la Force. Il savait qu’il était suivi. Une brève impulsion de sa volonté, et un cri étranglé résonna dans l’une des allées sombres. Un surineur des bas-fonds venait de découvrir, trop tard, qu’il s’était attaqué à la mauvaise proie.
L’Anzat continua son chemin sans se retourner, son long manteau sombre flottant légèrement derrière lui. L’éclairage blafard de la rue fit briller un instant le métal noirci de sa main cybernétique lorsqu’il poussa la porte d’un petit bâtiment aux allures insignifiantes. Un atelier de bric-à-brac mal famé, perdu parmi les centaines d’autres qui faisaient le commerce de pièces détachées, d’armes volées et de documents d’identification falsifiés.
L’intérieur était exigu, poussiéreux, encombré d’étagères croulant sous des modules informatiques obsolètes et des pièces détachées de droïdes en tout genre. Un vieux poste radio grésillait faiblement, crachant une musique de cantina hutt un brin désaccordée. Pendant un instant, seul le bourdonnement électrique des lampes suspendues troubla le silence. Puis, d’un battement d’ailes bourdonnant, un Toydarien apparut derrière un comptoir désordonné.
— Bienvenue chez Trouve’tou, la meilleure quincaillerie des bas-fonds ! Si vous cherchez un vibrocouteau affûté ou un droïde de protocole...
— Je suis ici de la part de Grezzk. Il a commandé "quelque chose" pour moi.
Le Toydarien battit des ailes plus vivement, ses petits yeux globuleux se plissant d’un air plus méfiant, avant de se détendre avec un rire nasillard.
— Ah ! C’est Grezzk qui t’envoie ! Je t’attendais justement. Voilà pour toi.
Il disparut un instant sous le comptoir, le bruit métallique d’un tiroir forcé résonnant dans l’échoppe. Lorsqu’il refit surface, il déposa sur le bois usé une série de cartes biométriques, accompagnées d’un sac de toile épaisse contenant des vêtements soigneusement pliés.
— Voilà, désormais ton nom est Fo Salam, employé de la Czerka Corporation, en mission d’affaires sur Muunilinst. Tout est en ordre : empreintes, scans rétiniens et justificatifs de voyage. L’identité appartenait à un type qui s’est aventuré dans la mauvaise cantina au mauvais moment… Disons qu’il sera discret le temps que tu en aies besoin.
Zaden attrapa les documents et les feuilleta brièvement. Tout semblait en règle. L’identité était robuste, assez crédible pour tromper un contrôle standard. Il ouvrit ensuite le sac et observa l’uniforme aux couleurs de la Czerka : une tenue sobre, mais bien taillée, arborant le logo stylisé de l’entreprise corrompue.
— Et mon paiement ?
Zaden lui lança une petite poche de crédits, qui disparut immédiatement dans les replis de sa tunique flottante.
— Toujours un plaisir de faire affaire avec Grezzk
L’Anzat hocha la tête, puis enfila rapidement sa nouvelle tenue, ajustant le col et dissimulant son sabre-laser dans une poche intérieure renforcée. L’arme, bien cachée, ne créerait pas d’anomalie trop suspecte à un scanner de sécurité standard. Il jeta un dernier regard au faussaire avant de quitter la boutique.
Une fois dehors, il pressa le pas vers le spatioport, évitant les regards curieux et les patrouilles de mercenaires locaux. Coruscant n’était pas une planète où l’on s’attardait après avoir acheté une nouvelle identité. Quelques rues plus loin, il atteignit un petit astroport privé où il put embarquer sur un transport civil en partance pour la station spatiale avant d’embarquer pour Muunlist. Le billet lui coûta cinquante crédits, une dépense mineure pour éviter les itinéraires plus scrutés.
Le vaisseau, un vieux cargo de la Kessel Drives reconverti pour le transport de passagers, vibrait légèrement sous l'effet de ses moteurs fatigués, exhalant une odeur de carburant brûlé mêlée à celle des corps entassés dans l’espace confiné. L’air recyclé avait ce goût métallique propre aux vieux transports de seconde zone, ceux où l’on voyageait par nécessité plutôt que par choix.
Zaden balaya la cabine du regard, dissimulant toujours sa présence dans la Force. Autour de lui, une mosaïque d’individus issus des quatre coins de la galaxie occupait les sièges élimés. Un Duros en tenue de bureaucrate, vêtu d’un uniforme gris parfaitement ajusté, était plongé dans des calculs affichés sur son holopad, ses grands yeux rouges parcourant les chiffres avec une concentration studieuse. Il était sans doute un fonctionnaire du Clan Bancaire en transit, comme tant d’autres, préoccupé uniquement par ses bilans et ses marges.
Un Rodien à la peau vert sombre, vêtu d’un gilet de voyage élimé et d’un pantalon aux multiples poches, lisait un datapad d’un air distrait. Son museau frémissait parfois, signe qu’il marmonnait intérieurement les lignes qu’il parcourait. Une habitude nerveuse, peut-être. Son regard vif semblait habitué à jauger les alentours, un réflexe que Zaden avait déjà observé chez les petits escrocs et les informateurs des bas-fonds.
Mais c’est une Twi’lek aux courbes généreuses qui attira véritablement son attention. Installée à quelques rangs devant lui, elle semblait se fondre dans l’atmosphère de promiscuité du vaisseau, pourtant son allure ne trompait pas. Sa peau d’un bleu profond captait les rares lumières de la cabine, et ses lekku ornés de bagues ondulaient lentement alors qu’elle ajustait sa position, cherchant une posture plus confortable sur les sièges usés du cargo. Elle portait une veste courte en cuir renforcé, ouverte sur une combinaison moulante qui mettait en valeur une silhouette voluptueuse. Une ceinture de contrebandière sanglée à sa taille portait plusieurs poches dissimulant sans doute des outils ou des crédits.
Zaden la sentit l’observer du coin de l’œil. Ce n’était pas une simple voyageuse. Peut-être une contrebandière, une chasseuse de primes, ou simplement une femme trop habituée à devoir jauger ceux qui l’entourent.
Le Sith ne détourna pas le regard immédiatement, laissant planer l’ombre d’un intérêt calculé. Il savait que parfois, les rencontres les plus anodines pouvaient devenir des opportunités. La Twi’lek, quant à elle, haussa légèrement un sourcil, avant de reporter son attention sur son datapad, faisant mine de l’ignorer...
