Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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Star Wars RPG

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Arrivé de la navette en provenance de Géonosis

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    #1

    Post n°1
    Auteur : Rukainn

    [Avant l'arrivée, situé dans un couloir spatial dont seul les droïdes et les pilotes connaissent.]

    Rukain, assis au côté copilote trouve le temps bien long. La navette se déplaçant a bonne allure dans un couloir calme et monotone énerve le sergent de séparatiste.

    - Ca manque de clones à liquider par ici... dit il en soupirant. D'ailleurs, heureusement qu'il n'y en avait pas, ce n'est pas avec son petit canon blaster que la navette néobonnienne aurait pu faire face à un chasseur ennemi voire, pire encore. Ennemi? Non plus depuis certains temps, mais le sergent n'est plus dans l'actualité des choses et pour lui, l'Empire reste un ennemi potentiel.

    Il croit les bras, décroise les bras, tapotte du pied sur le sol de métal puis se redresse, penche la tête et passe dans le compartiment de transport. La salle pouvant contenir entre cinq et onze personnes et vide, il n'y a que lui et le pilote B1. Tout est calme et silencieux. Le droïde n'étant pas des plus bavards, il reste figé, ses orbites de métal rivés devant lui, suivant la voie donné par la FAV.

    Le sergent fait le tour, passe par le compartiment soute et revient à sa place en soupirant. Il tourne la tête vers le B1 et lui dit alors.


    - Ca t'arrive jamais de parler toi...?

    Un silence se fait entendre de la part de la machine de guerre puis sa voix robotique répond avec monotonie.

    _ Je ne suis pas conçu pour parler. Referez vous à un droïde de type protocolaire. Puis se tait à nouveau, avant de reprendre par un: Nous sommes à cinquante unité galactique de l'astroport de Coruscant. Mise en place de la manœuvre d'atterrissage, connexion avec la FAV.

    [Coruscant, droit devant.]

    Le Sergent tourne la tête et observe la planète devant lui, Coruscant, ses origines, sa vie antérieur. Il soupire à nouveau, visiblement anxieux. L'individu observe les alentours, pas de chasseurs, pas de croiseurs, rien. Visiblement, ils peuvent atterrir sans embrouilles. La radio de bord s'allume, une voix humaine se fait entendre.

    _ Astroport commercial de Coruscant, nous nous avons sur notre radar, déclinez votre identité. Je répète, déclinez votre identité.

    _ Navette néobonienne, immatriculation XT573945VKL, en provenance de Géonosis. Demande permission d'atterrir. Contient une personne de type organique à bord.

    Là, Rukainn entend des chuchotements, visiblement une autre personne à coté de lui. Il ne comprend pas très bien ce qu'ils se disent, mais visiblement, ils ne sont pas les bienvenus, soudain la même voix reprend la parole.

    _ Navette néobonienne, vous êtes autorisé à atterrir, procédez à la manœuvre, activez vos rétrofusées.

    - C'est déjà fait, abrutit... Dit le sergent, marmonnant entre ses dents.

    L'atterrissage se fait rude, l'attraction de la planète, l'atmosphère, fait que la carlingue bouge dans tout les sens, chauffe, surchauffe, rebondit sur les couches d'air, traverse les nuages et pour finir se dirige vers l'astroport. Le droïde parle en même temps qu'il exécute les manœuvres.

    _ Désactivation des propulseurs principaux, activations des propulseurs secondaires, activation des rétrofusées, désactivations des rétrofusées, activation du contrôle de gravité, activation du train d'atterrissage, atterrissage effectué.

    La navette se pose, Rukainn soupire à nouveau, de soulagement cette fois-ci. Il était fait pour le sol, non pas pour les balades en vaisseaux.

    Le sergent séparatiste se relève en penchant la tête et parle au droïde.

    - Attend moi ici.

    _ A vos ordres, sergent.

    L'homme s'avance vers le compartiment passager et la grande porte s'ouvre. Celle-ci donnant lieu sur l'ancien champ de bataille, aujourd'hui, refait à neuf. Une troupe de clones les attendent, armes en mains. L'homme fronce les sourcils et sort de là, tête nue. Il s'avance, fait fi des regards inquisiteurs des soldats clones et part vers la station de navette la plus proche. Destination? Les bas fonds, seul lui le savait.

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    • Le ChroniqueurL Hors-ligne
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      #2

      Post n°2
      Auteur : Rukainn

      Un pas lent et calme, le bruit des bottes contre les pavés défoncées, les pauvres, les voleurs, les déchets de Coruscant qui observe l'individu d'un air mauvais à moitié caché dans l'ombre. Cela fait un peu plus d'un an qu'il a quitté cette endroit, il pleut. Il pleuvait aussi quand il est partit et il pleut quand il revient. Sa capuche le protège de l'eau et pourtant, pourtant il a bien besoin de se purifier. L'eau glisse, dérape, dégringole le long du tissu de jais sans jamais toucher la peau de l'individu. Aux allures de Sith, l'étrange personnage poursuit sa route, le bruit de l'eau et de ses bottes claquant contre le sol viennent avec lui.

      C'est pour ça que les habitants des bas fonds n'osent pas s'approcher, n'osent pas s'attaquer et le détrousser, ils ne savent pas si s'en est un ou pas. Ils savent que les Siths sont forts, ils savent que même en groupe, ils n'auront aucunes chances, eux qui ont tout juste apprit l'art des rues. Le Sergent n'en est pourtant pas un, mais allez le leur dire, ils ne le savent pas. Non, Rukainn est un enfant du pays, un qui comme tout ceux présents autour de lui. Un qui a eu de la chance dans sa malchance, qui a pu s'élever des bas fonds jusqu'à quitter cette planète, pourtant il est bel et bien revenu.

      Revenu oui, mais revenu changé. Son visage ayant subit les affres de la guerre, son visage qui était plaisant à l'époque a subit une grande crevasse suite à une explosion lors de la bataille du spatioport. Une grande crevasse à l'instar des bas fonds, moche, inquiétante et auquel on voudrait absolument cacher aux yeux de tous.

      Le Sergent s'avance lentement et calmement dans la ruelle, relevant la main et venant glisser la peau de ses doigts sur les murs décatis où l'humidité est omniprésente. Cela lui rappelle bien des souvenirs. Un temps où il n'était qu'un simple vagabond, un simple voleur, escroc, calculateur et manipulateur. Un temps où il trainait avec une bande. Depuis le début cette bande ne cessa pas de grossir, des membres, toujours plus de membres, toujours plus d'abandonnés à un triste sort. Des hommes, des femmes, des enfants, de tous horizons, de toutes races, de toutes appartenances ethniques. "Tant qu't'as deux jambes pour courir et deux bras pour voler, t'es l'bien'v'nu par ici l'ami!" c'était la devise du groupe. Un groupe ne portant pas de nom, afin de ne pas se faire connaître. Un groupe ayant toute fois un endroit où ils aimaient aller, où ils se retrouvaient pour parler de leurs méfaits, de leurs prises, de leurs butins. Cependant, ils parlaient aussi des autres membres, morts, dans une quelconque opération. Par accident ou volontairement, il y avait toujours des morts. Ainsi est la dure loi des bas fonds, tant que tu cours, tu vies, tu t'arrêtes, tu meurs.

      Un petit enfant, se met à courir, de l'âge de cinq ou six ans, il court et s'arrête devant le sergent. Celui-ci contraint de s'arrêter baisse la tête et observe le bambin. Habillé pauvrement, sale, pantalon aux jambes arrachés, usés par le temps, usés par la croissance du petit bout, celui-ci reste figé en observant l'individu devant lui. Par peur ou par curiosité, Rukainn ne le sait pas.

      Quant au membre de la CSI, il toise l'enfant, l'avise du regard de ne pas approcher, de ne surtout pas approcher. Ce n'est pas qu'il n'aime pas les enfants, il n'aime personne. Ce n'est pas qu'il fera du mal à ce petit être sans défense, il se protégera. Se protéger de quoi vis-à-vis de ce petit gars là? Sait on jamais, les enfants n'apprennent pas à jouer avec des cubes ici, mais ils apprennent à jouer du couteau. Très jeune, ils apprennent les rudiments du vol, voler un fruit ou un morceau de viande était courant chez eux, fallait bien survivre après tout.

      Les deux individus, totalement opposés par l'âge, la taille et l'expérience s'observe longuement...

      [A suivre..]

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        #3

        Post n°3
        Auteur : Rukainn

        [Suite: Conversation avec un aveugle.]

        Les bas fonds de Coruscant, il pleut toujours. L'eau ne fait que couler abondamment, nettoyant la crasse et la pollution. Nettoyant les pauvres et les mal aimés, les purgeant de leurs crimes mais ne les rendant pas meilleur pour autant. La pluie ne fait que couler, renforçant l'odeur âcre et amère de cette cité sous LA cité, la belle et grande cité, recouvrant la planète entière. Une mégapole contenant des millions voire, des milliards d'habitants et on ne compte même pas les étrangers venant faire fortune et se retrouvant sans le sous, condamné à rester dans la ville-taudis, incapable de retourner jusqu'à chez eux. D'ailleurs, qui perdrait son temps à les compter? Eux, ces êtres dont on veut absolument s'en débarrasser. Ils nuisent à la qualité de la ville, ils nuisent par leur présence, par leur fourberie, par leur manigance. Si on pouvait les détruire, tous ensemble ou un par un, cela ne dérangerait absolument pas les plus hautes instances. Instances même dirigées par les Seigneurs Noirs, les seigneurs Siths. L'Empire tout entier, autrefois appartenant à G.Man appartient aux mains de ces maîtres.

        Un homme aux allures de Sith reste figé, la tête baissée, observant le petit gamin qui à l'instar du grand, l'observe aussi. Le Sergent ne bouge pas, attend, patiente aux réactions de l'enfant. Il réfléchit, mesure les risques, mesure le taux d'embuscade qui s'accroît continuellement en restant là. Il observe, détaille, recherche ne serais-ce qu'une arme sur le petit gamin d'à peine cinq ans. Nonobstant, il a l'air des plus simples, des plus pauvres, des plus innocents. Un rôle peut être attribué avant que d'autres puissent s'en prendre aux étranger, attendrit par la saleté et le regard apeuré du bambin. Un autre rôle? Celui du petit garçon, qui a faim, froid et soif et qui recherche un abri, n'importe quoi et manger quelque chose. Mais pour cela, il lui faut de l'argent, alors il joue les malheureux pour quelques pièces offertes gracieusement par les quelques rares visiteurs ou soldat impériaux, encore est il, qu'il a encore plus de chance de rencontrer un lapin gambadant librement qu'un impérial lui donner quelques pièces.

        Rukainn décide de bouger, il fait quelques pas et entend un hurlement. Les cris étaient fréquents, tantôt de plaisir, tantôt d'horreur, la prostitution était courante par ici et les hommes du coin ne cherchaient pas à trouver un lit, il suffisait d'une ruelle sombre, et hop, leur affaire était faite. Aussi bien se vider les bourses que d'égorger une simple prostituée pour un quelconque plaisir malsain. Sauf que là, le hurlement se fait de plus en plus fort, comme un avertissement. D'un geste souple et rapide, il place sa main, habitué par le temps, sur le manche d'une de ses vibrolames situées de sous sa cape. Penché en avant, main sur sa lame, il attend de voir l'embuscade.

        Mais il n'y en était rien. Une femme, apeurée, arrivent en courant hurlant le nom de son fils, le nom du petit bambin qui se retourne vers sa mère. Elle glisse, tombe à genoux et attrape son petit qu'elle sert dans ses bras, levant la tête vers l'individu à la cape noire. Larmes aux yeux, elle embrasse le front de son petit puis s'adresse à lui.
        Cette femme, aux allures de pauvre. Robe élargie, déchirée, censée être d'un beige clair devenu marron à cause du manque d'hygiène aussi bien corporelle que vestimentaire. D'une trentaine d'années, le petit à l'air d'être son unique enfant. Son mari? Sans doute partit ou n'a t elle pas tout simplement d'homme. Il suffit d'une rencontre d'un soir, d'une nuit et la voila en cloque. Peut être avait elle aussi des rêves dans sa jeunesse et depuis qu'il est là, ses rêves se sont brisés. Oh, elle l'aime, son enfant, comme une partie d'elle même, pour sûr, mais maintenant, elle se repose sur ses rêves à lui, ses rêves quand il deviendra grand. De temps en temps, elle le regarde d'un air distant, comme lui en voulant de lui avoir gâché le peu de jeunesse qu'elle lui restait, mais que très rarement.

        En ce moment même, elle craignait plutôt pour la vie de son enfant, qui a eu l'impertinence de bloquer un homme lugubre en se plaçant sur son chemin. Rukainn la regarde, n'éprouve aucune pitié, aucun remord à la voir ainsi. Ce n'est pas de sa faute, ce n'est pas lui le coupable de la misère de ce monde. L'individu se redresse et relâche son arme. Le pan de sa cape se replace alors devant ses jambes, couvrant en grande partie celles-ci ne montrant que peu son pantalon en toile beige, voire même pas du tout, uniquement lorsqu'il est en phase d'attaque ou bien lorsque le vent souffle sous les pans de cette cape.


        La femme le supplie du regard avant de le faire avec la voix. La femme garde son petit près d'elle et parle au sergent Scicoha.

        _ Je vous en prie mon Seigneur! Supplie-t-elle. Ne lui faites pas de mal! Il n'a pas voulu vous déranger, vous savez, c'est un petit enfant et il était juste curieux de voir un grand et fort seigneur Sith arriver dans les bas fonds, vraiment je...

        - Silence. Le sergent séparatiste comprend alors pourquoi il n'y a pas d'embuscade, pourquoi les autres se cachent de sa présence. Sa cape noire, signe distinctif d'un Sith n'est qu'en fait une façon comme une autre pour cacher son horrible cicatrice sur le visage. Il va devoir jouer sur ça, même si s'en est pas un, la CSI, depuis son indépendance à l'Empire est des plus mal vu, aussi bien pour les soldats que pour les habitants. Pars avec ton enfant, maintenant avant que je ne décide de vous tuer tout les deux. Ajoute-t-il d'un ton grave, d'un ton autoritaire.

        La femme hoche la tête, attrape son petit, le porte comme elle peut. Le regardant une dernière fois, cette dernière s'en va, aussi rapidement qu'elle est venue, son enfant dans les bras, celui-ci gardant son regard figé sur l'étrange bonhomme à la cape noire.

        L'homme reprend sa marche lente. Silencieux comme son habitude, il s'engouffre dans les ruelles des bas fonds de cette mégapole. Il sait où aller et il s'y rend. Les regards se font inquisiteurs, mais où va donc cet étranger? A-t-il quelque chose de potable à voler sur lui? Est-il fort? Pourquoi est-il là? Le membre de la CSI a ses intentions, rendre visite à un vieil aveugle.

        Arrivé devant un taudis, aussi banal que les autres, il pousse la porte faite d'un bois malade, vieillit, pourrit. La porte craque, vibre, comme-ci d'un moment ou un autre elle allait céder et tomber en poussière. Il se tourne, referme la porte avec le même silence. Lui silencieux, la porte beaucoup moins, cela alerte un homme, tout aussi pauvre que les autres, une barbe plus rasée depuis au moins cinquante ans, le teint pâle, tout aussi sale que les trois quarts des habitants des bas fonds. Il se munie de sa canne et s'avance, il n'y a que deux pièces, la salle principale et ce qu'on pourrait appeler être une chambre. Le vieillard a bâti cette maison de ses mains et ne veut pour rien au monde la quitter. Même s'il doit vivre dans la crasse et la pauvreté constante, il ne quittera pas sa maison.

        Le vieil homme se redresse de sa chaise en bois, et de ses mains malades, tremblantes, osseuses, attrapent son bâton et crie après le visiteur importun.

        _ Qui va là..?! Répondez!

        L'assassin s'avance à pas feutré et se place devant le vieillard. Sa bouche s'entre-ouvre, il fixe intensément l'aveugle devant lui et se met à parler.

        - C'est moi.... Grand père..

        [A suivre..]

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          #4

          Post n°4
          Auteur : Rukainn

          [Suite: Un mort pour une information.]

          "C'est moi, grand père." Un silence s'abat dans la pièce, comme un couperet s'abattant sur un morceau de viande. Un silence lourd et pesant. Un silence macabre ou les deux protagonistes ne parlent plus. On ne peut entendre qu'à peine les mouches voler autour des déchets extérieurs, jeté par la fenêtre, sans doute ou ce qu'on pourrait appeler une fenêtre. Un trou rectangulaire dans un mur de bois, trop petit pour passer par là, trop grand pour voir ce qu'il se passe à l'intérieur. Le vieillard se tenant sur sa canne relève la tête au son de la voix et observe, comme il peut, la cape noire devant lui. L'homme tremble des mains, c'est un fait, c'est sa maladie mais celles-ci tremblent d'autant plus lorsque le sergent dit un mot, un seul et petit mot. Tout bête, tout minuscule, juste un souffle s'éparpillant dans l'immensité de l'air. Juste un son partant des lèvres délicates de l'assassin et parvenant jusqu'aux oreilles vieillit de l'habitant, juste grand père.

          Le non voyant s'énerve, relève sa canne, la dresse a bonne hauteur, l'écarte un peu et vient tenter de le frapper le crâne de son visiteur importun. Échec, le "grand père" se fait vieux, très vieux, trop vieux. Malgré une bonne précision, surtout pour un aveugle, ses gestes sont trop lents, trop calculés. Ce qui lui fait défaut. En levant le bras et venant intercepter la canne, l'ayant vu lui, ayant un avantage sur l'autre, il parvient à bloquer l'attaque. Le sergent toujours silencieux écoute l'individu devant lui.


          _ Nom de Dieu! Je t'ai déjà dit de ne pas m'appeler comme ça, espèce de.. de... Mais tu vas lâcher ça oui?! Lâche ma canne tout de suite!

          Tirant de ses maigres forces, le vieillard ne parvient pourtant pas à retirer le bâton de bois, tenu fermement, par l'assassin. Agrippant l'arme contondante de fortune de toute sa force, le vieillard, ne pouvait rivaliser face à la poigne de la jeunesse. Il s’essouffle rapidement et abandonne toute lutte pour récupérer son bâton, d'un rapide geste et puissant, Rukainn le lui arrache des mains et le lance sur le côté. Le morceau de bois cognant contre la parois de la même matière avant de rebondir sur le sol de pierre. Alliant la contre-attaque, le sergent séparatiste, visiblement sans aucun remord de s'attaquer à un ainé, relève sa jambe gauche, la plie pour donner de l'impulsion et vient frapper le ventre de son agresseur. La contre-attaque, foudroyante s'il en est, fait chuter le pauvre corps décharné en arrière, tombant lourdement sur la chaise, celle-ci craquant dangereusement mais ne cédant pas.

          Un gémissement de douleur se fait entendre, un cri plaintif venant de la part de l'ancêtre, lui qui autrefois était un fier et grand bandit, il n'était plus que l'ombre de lui même. Lui qui apprit les rudiments de la rue et l'art du vol aux personnes de la génération du sergent n'était plus qu'un pauvre aveugle sans défense, assis de force contre sa chaise, souffrant d'un grand mal de ventre et de dos, remontant le long de la colonne vertébrale, arrivant en fin de course dans le cou.

          L'homme en noir s'avance d'un pas vers l'individu, pose une mains sur l'épaule, la compresse et se penche vers l'oreille de son interlocuteur.


           
          _ Où est elle..?

          _ Qui ça, elle?! J'en sais... mmph.. rien moi! Je vois même pas de qui tu veux.. Soudain, il est coupé dans son élan, la pression sur l'épaule ankylosée du vieillard se faisant plus intense. Aaah.. Arrête ça! Je t'en prie! Dit moi son nom au moins, je pourrais.. Aaaaah.. non, arrête, je t'en prie! Je ne suis plus qu'un simple vieillard, je ne fais plus rien de mal, promis! Aaaïe... Au rythme des cris plaintifs, Rukainn appuie de plus en plus fort sur l'épaule, remontant la main vers le cou, compressant l'artère de ses doigts. Ses doigts pourtant si doux au touché étaient une arme terriblement efficace lors d'un interrogatoire.

           

          _ Répond moi. Insiste le sergent séparatiste, relâchant la pression afin de laisser le vieillard répondre.

          Celui-ci reprend son souffle, respire, essaye tant bien que ml d'atténuer la douleur avant de répondre.

          _
          Elle est partie! Loin! Loin d'ici! Quand tu es partit, elle s'en est allée, elle aussi de son côté. Il.. Il y a un taudis, qui fait office de bordel... Tu devrais le trouver... Là .. là bas il y a un homme... Sylvio... Lui... Lui il sait où elle est partit... C'est tout ce que je sais, je te le jure! Promis! C'est tout, s'il te plait.... Laisse moi tranquille à présent... Pitié..

          De la pitié, Rukainn n'en a plus. De la compassion, il n'en a jamais eu. Le sergent séparatiste relâche le cou et dépose sa main sur le dossier, son autre main allant dans sa cape, cherchant une de ses vibrolames. Doucement, sans aucun bruit, il la dégaine et active la lame qui se met à vibrer, toujours plus, jusqu'à arriver à son paroxysme. L'habitant de ce taudis connait ce bruit prend peur et gémit à nouveau.

          Le tout se passe très vite, un murmure, un bruit de lame rentrant dans la chaire, perçant le cœur, un dernier soupire, la chaise grinçant à nouveau...

          Ce que Rukainn a pu dire à cet homme, personne ne le saura.

          L'assassin se redresse, désactive sa lame d'un mouvement souple du pouce, essuie le sang sur le pull rouge vif de l'aveugle et rengaine sa lame. Il se tourne, s'avance vers la porte et sort dans le même silence qu'il est entré. Le vieillard a construit sa maison tout seul pour y vivre et ne comptait pas en sortir. Rukainn a exaucé son dernier souhait. Son corps restera ici jusqu'à sa décomposition. Cette maison construite avec des intentions d'avenir est aussi le tombeau de ce faible homme.

          Balthazard Shocklar,
          Autrefois, ce vieillard était un grand voleur, un grand bandit. Il fréquentait souvent les bordels et des fils, il devait en avoir par dizaine. Les formations qu'il donnait aux jeunes enfants au pillage, vol, escroquerie et meurtre n'étaient pas gratuites. S'ils n'avaient pas d'argent, s'ils n'en rapportaient pas assez, lors d'une opération, c'était un tout autre coût, beaucoup plus malsain, beaucoup plus charnel.

          Une ordure en moins dans ces bas fonds...
          Un mort pour une information, c'était la règle, sa règle.

          [A suivre]

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            #5

            Post n°5
            Auteur : Rukainn

            [Suite et fin: Les morts ne parlent pas.]

            Après avoir reçu une information capitale de la part du vieux Balthazard, Rukainn se rend au bordel en question. La route est longue, le pas lent du sombre individu rend encore la tâche plus ardue qu'elle ne l'est déjà. Personne n'ose s'approcher de lui, par crainte, les gens le fuient, l'espionnent, le dévisagent. Caché dans les ombres, les habitants du bas fond suit le chemin de l'étranger du regard. Certains même le suivent, par une curiosité malsaine, ils aimeraient savoir où se rend le sergent séparatiste. Le soleil qui, jadis étaient haut dans le ciel commence à décliner, offrant des couleurs orange et pourpre, donnant de moins en moins de luminosité. Ce n'est qu'au soir où Rukainn arrive enfin aux portes du bordel.

            Le bâtiment où tous les vices pouvaient être exercés sans vergogne n'est pas bien grand, pas bien imposant non plus. Pas de lumière muraux, pas de néons, pas de signes distinctifs pouvant différencier d'un simple taudis à un endroit où le charnel prime avant l'intellectuel. Rien sauf une musique venant de l'intérieur et la porte qui s'ouvre et se referme au fil des passages des gens venant pour se distraire et d'autres s'étant distrait le temps d'une heure ou d'une quinzaine de minutes. C'est à l'intérieur que l'individu trouvera la personne qu'il recherche, un homme nommé Sylvio. Sylvio ne devait être qu'un pseudonyme, cachant son vrai prénom. Un pseudonyme emprunté afin de pouvoir commettre ses méfaits sans être démasqué. Tout le monde le connait dans les bas fonds et d'un côté, personne ne le connait. Tout le monde sait ce qu'il fait, mais personne ne parlera. Il tient ce quartier d'une main de fer et a oublié le gant de velours. Ici, tout lui appartient, les femmes, les hommes, les taudis, tout. L'argent n'est pas un problème pour lui et pourtant, il est jeune. Même plus jeune que le sergent, il a commencé tôt, il a trouvé le bon filon. La prostitution est un art qui ne s'invente pas. C'est un art exercé depuis l'aube des temps et étrangement, c'est un métier où il y a toujours du travail surtout là où la misère est la plus grande. Coïncidence ou fait exprès? Rukainn n'en avait cure. Il n'a jamais été intéressé par ce genre de méthode, l'argent pour lui, ça se gagne en soulageant les citoyens de leurs cartes bancaire, pas en leur soulageant les bourses.

            Le sergent Scicoha ne rentre pas à l'intérieur, il attend. Tapis dans l'ombre dans la ruelle, il attend que la lumière diurne est complètement disparue, dissipée par un nuage noire et menaçant. C'est à ce moment là que tout son talent est mis en œuvre. Comme tout les assassins qui se respectent, l'obscurité est son domaine. Nonobstant, il prend un risque et un gros risque qui plus est. Si la nuit est sa période favorite, il l'est tout autant des autres individus de son espèce et il sait qu'il y en a beaucoup dans ce quartier. S'il fallait éviter un quartier pour s'assurer la vie sauve en dehors du fait de la distraction où de la recherche d'un emploi qui aurait un lien là dedans, c'est bien celui-ci.  Mais l'homme à la cape aux couleurs de jais est confiant. Ses entrainements lui ont permis de se rendre invisible et si par lui même ça ne marche pas, il a toujours son camouflage optique donné lors de la réussite à l'entrainement, au quartier général de la CSI.

            La nuit tombe, Rukainn s'active. Il sort doucement de la ruelle, passe la tête la première, s'assure qu'il n'y a personne et longe le mur. Il s'arrête sous la fenêtre du premier et seul étage. De là, il glisse sa main dans sa cape, en enlève une fine tige souple en métal qu'il pince entre ses lèvres. Il se tourne, se recule pour prendre son élan, place un pied en arrière et se donne une propulsion, poussant de toute sa force sur sa jambe afin de courir plus vite. Sa vitesse et son habileté lui permet de poser un pied sur le mur, et de se propulser, les mains en l'air vers la fenêtre. L'homme s'accroche à l'appuie de fenêtre. Pour avoir un appuie plus stable, mais non sans danger, il place ses pieds dans les petits fentes qu'offraient le mur de bois. L'espace entre les planches lui permet d'enfoncer la pointe de ses pieds. D'une main, il reprend la tige pincée entre ses lèvres, et glisse celui-ci sur le verrou de sa seule entrée viable. Rukainn fait sauter le verrou avec une grande facilité, replace le morceau de fer entre ses lèvres et pousse la fenêtre de la même main, vers le haut. Il reprend en vitesse le rebord de la fenêtre des deux mains et se hisse à l'intérieur.

            Une fois à l'intérieur, l'homme ne prend pas la peine de regarder ce qu'il s'y trouve, pour l'instant ce qui compte c'est de refermer la fenêtre comme elle était. Une fois ceci fait, il marche, à moitié accroupi, observant les environs, une chambre vide mais qui n'allait pas l'être bien longtemps. Il fallait se dépêcher, il fallait qu'il trouve le bureau du "chef", Sylvio. C'est en longeant les murs, accroupi et sans aucun bruit, qu'il se faufile au travers du couloir du bordel. L'obscurité et la faible lumière voilée, pour donner un genre à l'intérieur, les musiques passant en boucle au rez de chaussée rendaient le travail d'autant plus facile. Rukainn arrive devant la porte du bureau, il reprend sa tige et fait sauter à nouveau le verrou de cette porte. Les gens des taudis ne peuvent se permettre d'avoir des portes sécurisés à verrou automatique, s'ouvrant qu'avec un digicode. Là, c'était une porte des plus banales, faite de bois avec une serrure à l'ancienne.

            L'assassin replace le morceau de fer plié à l'intérieur de sa cape, entre-ouvre la porte, s'y engouffre  et referme la porte. De là, il attend... Il ne peut dire combien d'heures il a attendu, peut être une heure, peut être trois ou quatre, mais ses efforts arriva à terme: la porte s'ouvre à nouveau, un jeune homme entre, aux bras de deux charmantes demoiselles, jumelles qui plus est et vêtue d'une tenue des plus aguichantes. L'homme quant à lui, était torse nu, légèrement musclé, ce n'était pas lui qui faisait le sale boulot, ça se voyait à sa tenue: un pantalon de cuir serré et taille basse, une paire de botte souple et le plus étrange. Un collier ressemblant à ceux que portent les animaux de compagnie, en fer, relié à une longue chaine tenue par l'une des deux jumelles. Il entre en riant.

            _ Hahaha... Oui je suis votre domestique.. oh oui.. il faut que j'examine votre candidature les filles...

            Il referme relâche l'une des deux et referme la porte.

            _ Premier test... Laquelle d'entre vous va m'enlever mon pantalon...? Ne vous battez pas, faites le toutes les deux! Hahaha... Il va falloir aussi que vous vous occupiez de la surprise qui vous attend sous ce pantalon.. héhéhé...

            Il s'avance avec elle, vers le lit qui semblait être son bureau. L'homme se tourne face à elle, écarte les bras, les filles parcourent le torse des mains avant de s'attarder sur le pantalon, l'ouvrant lentement, le faisant descendre petit à petit.. L'ambiance était chaude, Rukainn tapis dans l'obscurité, dans un des coins, non loin de la porte affiche un sourire amusé. Heureux de devoir rafraîchir l'ambiance, il se redresse et fait un pas vers eux. Pendant que les filles usent de leurs charmes, ensemble, pour satisfaire leur futur patron, Rukainn se dévoile au grand jour.

            Mh?! T'es qui toi?! Qui est l'enfoiré qui t'as laissé entrer ici?? Dégage tout de suite avant que je n'appelle mes hommes!

            Tête baissée, Rukainn la relève lentement, observant d'abord les deux filles s'étant arrêtée puis glisse son regard vers celui de Sylvio, il fait quelques pas latéraux pour se retrouver devant la porte.

            - Sylvio, j'imagine... J'ai à te parler. D'après Balthazard, tu sais où est elle est partie.

             
            Ecoute, coco. J'ai pas qu'ça à faire de m'amuser avec les connards dans ton genre alors tu te casses, dernière avertisse... Un bruit de blaster, une arme de poing se fait entendre. Un corps tombe, il en restait deux. Un hurlement, une des deux filles est au sol, un trou en plein milieu du front, son sang coule et tâche le parquet. Les yeux ouverts, la tête penchée sur le côté, elle n'a pas eu le temps de se rendre compte qu'elle était déjà morte. La dernière des demoiselles relâche le membre du patron et cours vers la sortie, elle atteint la poignée de la porte. Deuxième tir de blaster, un autre corps tombe. La main de la deuxième sœur relâche doucement la poignée et glisse contre celle-ci. La porte, couverte de sang dont il y a un trou maintenant, là où se trouvait la tête de cette dernière. Il ne restait plus qu'une cible.

            Les yeux écarquillés, Sylvio se recule, tremblant des lèvres, à deux doigts de hurler après ses gardes et en même temps, apeuré de le faire. Rukainn, s'avance alors vers sa prochaine proie.

            - Dis moi où est elle..

            _ De.. de qui tu veux parler?! Je sais pas moi!

            - Lucie.

            _ Lucie?! Ah! Lucie! Elle.. elle... Elle est venue ici, te cherchant. Pour qui elle se prend elle d'abord? Elle croit que je connais tout le monde?!  Elle m'a dit... Oui, elle m'a dit qu'elle partait, vers Tatooine. Après, je ne sais pas plus.

            - Tatooine...

            _ Oui! C'est ça! Tatooine! J'sais pas pourquoi par contre! C'est tout ce que je sais!

            Rukainn pivote sur le côté, s'avance vers la fenêtre et se retourne à nouveau vers lui.

            - Bien.

            Un autre tir de blaster, un dernier. Rukainn écarte le bras et glisse son arme dans son fourreau situé à sa ceinture, dans le dos. Sa cape bouge l'espace d'un instant pour se remettre en place. Il ouvre la fenêtre et saute. Son travail était terminé dans les bas fonds. Deux ordures en moins.

            Au petit matin, les gardes de Sylvio, lorsqu'ils veulent ouvrir la porte se retrouve bloqué par un corps, gisant contre celle-ci. Une fois l'avoir poussé, ensemble et avec force, il ne voient que du sang et trois personnes mortes. Katerine Johansen et Katarina Johansen, deux sœurs jumelles venant de Dantooine, afin de faire fortune à Coruscant, embarquées par les mauvaises personnes, elles se sont retrouvées ici, dans les bas fonds à faire de la prostituion. L'une allongée à coté de la porte, l'autre à coté du lit. Sylvain Loire alias Sylvio, gérant de la boite, 25 ans. Ses petites manigances avec les soldats impériaux ont fait que ses crimes se sont subitement volatilisés, on sait de lui qu'il était proxénète, joueur invétéré, alcoolique et plus jeune, violeur et responsable de la disparition de deux individus.

            Rukainn quant à lui, il était déjà loin, certain que personne n'apprendrait ses vraies raisons de son retour car les morts ne parlent pas.

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