L'attentat du Congrès de Tyrena
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Post n°1
Auteur : Mufus
Officier d’État Major
Général Brauwer
Cela faisait à présent plusieurs mois que le projet Icare était arrivé à son terme. Conformément au protocole, en vue d’aucuns incidents majeurs durant les étapes précédentes, la phase de post lancement allait pouvoir débuter. Bien que cette étape fût peu glorieuse, l’extrême paranoïa de Mufus la rendait fatidiquement obligatoire. C’était une époque de sacrifice et bien que de telles mesures pouvaient être décriées par l’opinion publique si cette dernière en avait eut vent, en vue des enjeux de l’époque et des sommes versées c’était un passage compréhensible et obligatoire. Icare était un des programmes de recherche classé secret défense qui était mené l’armée privée du Général Mufus en collaboration avec certaines hautes instances militaires publiques. Au prix des dernières expérimentations et avancées technologiques et d’un budget mixte important les ingénieurs en charge du projet étaient parvenus à doter la flotte du Jawa d’un nouvel appareil aux performances conséquentes. Alors que Mufus l’avait simplement mentionné auprès des membres de l’O.C.D comme un « vaisseau de soutient », le bâtiment développé par l’équipe du projet Icare était en réalité rien d’autre qu’un Star Destroyer. Toutefois contrairement au reste des vaisseaux actuellement en service celui-ci n’était pas officialisé et opérait en solitaire en conservant une certaine distance avec Corellia. Ces mesures drastiques assuraient ainsi à l’appareil un champ d’action optimal tout en préservant son anonymat.
Le protocole remit aux quelques membres non droïdes chargés du programme ne faisait pas mention de la phase de post lancement. Il avait été en effet décidé que rendre cette note publique pour les intéressés aurait put nuire sérieusement à leur efficacité et générer des attitudes contre productives. C’était ainsi que ne connaissant pas cette note, ces pauvres gens étaient certains d’en avoir terminé avec cette affaire. Ils ignoraient alors ce qui allait se passer en cette journée ...
Il devait être aux alentours de midi. Alors qu’au dehors on commençait à craindre de futures canicules, ce genre de préoccupation n’était pas à l’esprit des hommes et femmes qui travaillaient dans l’extrême fraîcheur qui régnait dans les nombreux bunkers qui parsemaient de long en large la ville de Tyrena. Le bruit sourd d’un homme courant à bonne allure résonnait dans un de ces sinistres ouvrages de rock, de béton et d’acier. C’était là un lieu aussi froid qu’impersonnel qui représentait à souhait l’inhumanité de la condition militaire. Arrivé à sa destination le soldat s’empressa d’ouvrir la porte d’un bureau dans un geste vif avant de s’y engouffrer. En face de lui se tenait assit à un secrétaire l’officier d’état major responsable de l’armée Corellienne : le Général Brauwer. Principalement connu pour sa fidélité au régime et ses ambitions démesurées, Brauwer était un homme froid et calculateur dont le génie n’égalait que son arrogance. Mais par-dessus tout cet homme jouissait d’un poste à haute responsabilité puisqu’il qui dirigeait selon la hiérarchie Corellienne les forces militaires publiques après les deux présidents. Cette figure emblématique du pouvoir en place avait été dépêchée officiellement dans ce lieu pour une inspection surprise des locaux. Mais officieusement l’homme attendait les directives du président Mufus quant à la phase de post lancement. Le soldat le salua avec toute la codification militaire qui lui était due avant de lui tendre un datapad contenant la marche à suivre. Le haut gradé le lu avec attention avant de supprimer informatiquement la dite note. Apposant sa main sur ses yeux il respira profondément avant de se relever et de s’adresser à son subordonné.
« - Le lieutenant colonel Varsovi Elenski vient d’être promut à titre posthume au poste de général de brigade. Vous savez ce qu’il nous reste à faire. »
L’officier d’état major Corellien quitta son bureau avec lenteur, le fantassin sur ses talons. La fin dans les temps du projet Icare avait été quelques temps plus tôt la concrétisation de longs mois de labeur. Durant cette période située entre la fin du lancement et le début de la phase de post lancement, les droïdes ayant participés à l’opération avaient été reprogrammé et leur mémoire effacée. C’était à présent le début d’une phase peu glorieuse de l’opération : l’étape de post lancement où plus clairement la suppression des témoins. Cette dernière était lancée synchroniquement sur les différentes cibles de manière à régler définitivement tout problème de fuite. Le bunker que Brauwer « inspectait » était sous le commandement du lieutenant colonel Varsovi Elenski. C’était cet homme qui avait supervisé sur le terrain l’intégralité du projet Icare. Les deux individus pénétrèrent dans son bureau le plus naturellement du monde. Il était conadmné.
Avachit à son bureau le lieutenant colonel Elenski se leva en apercevant son supérieur avant de saluer les deux hommes. Il fut rapidement imité par ces derniers. Une fois qu’il eut rabaissé son bras il était malheureusement déjà trop tard. Le sort de ce dernier avait été scellé le jour de son affectation dans l’opération. Le fantassin apporta sa main à son holster avant de braquer son arme et de tirer sur l’officier désarmé. Avant même de comprendre, l’homme s’effondra à terre, abattu de sang froid. Au même moment les autres membres de l’équipe disséminés sur Corellia connaissaient un destin identique. Le général Brauwer, les mains derrières le dos, regardait avec calme le sang couler sur le sol grisâtre de la base… C’était là une des uniques touches colorées.
Le projet Icare était plus qu’un simple appareil conçut sur la technologie Impériale. Il incarnait à lui seul les derniers travaux en termes d’intelligence artificielle et de réseaux informatiques. Car Icare ne désignait pas l’appareil en lui-même mais seulement un de ses composants. Le star destroyer construit dans le plus grand secret s’apparentait plus à un prototype qu’un vaisseau de type lambda destiné au combat. Il était en effet doté d’un programme informatique de nouvelle génération. A l’époque des virus informatiques et à la vue du potentiel inexploité en matière de cyber guerre il était devenu évident pour Mufus qu’il fallait assurer à sa flotte et sa nation le rôle de leader dans le domaine. Ainsi il avait fallut concevoir les moyens de se prémunir d’attaques informatiques tout en développant en parallèle les capacités offensives nécessaires à passer outre ces défenses. Le résultat de ces travaux était Icare. Symbiose de l’attaque et de la défense, cette entité informatique était à même de contrôler automatiquement le Star Destroyer mais aussi de le prémunir d’agressions informatiques et d’en générer sur les appareils adverses dans certaines mesures. Trois serveurs indépendants lui permettaient d’assurer l’intégralité de ces fonctions et ceci malgré de lourdes avaries sur le vaisseau. Conformément à sa programmation Icare était un virus standard : c’était un simple programme informatique. Il n’avait pas de conscience ni de matérialisation physique. En outre les aménagements prévus pour le Star Destroyer, Icare était capable de se multiplier et de muter au sein des réseaux qu’il infectait. Basé sur le principe d’un ver informatique il était à même d’espionner et de reprogrammer des systèmes de navigation. Le virus était codé pour s’attaquer spécifiquement aux systèmes militaires utilisés pour le contrôle, la communication et le commandement. En outre ses capacité de reprogrammation, Icare était capable de rester dormant un long moment et de camoufler ses modifications sur les moniteurs infectés. Bien que jamais testé sous le feu adverse cette saloperie était théoriquement capable d’immobiliser un appareil ennemi infecté et couper ses boucliers. Malheureusement pour pénétrer dans les réseaux de l’adversaire il fallait encore l’atteindre de l’intérieur. C’était pour cela que Icare avait été conçut de manière à infecter l’intégralité des périphériques se branchant à lui. Droïdes, chasseurs, etc … tous étaient autant de portes de sorties que de portes d’entrées. Les simulations s’étaient avérées concluantes. Toutes intrusions dans les systèmes internes du Star Destroyer avaient amenés l’ordinateur central à infecter la source émettrice. En fonction des situations données et des informations recueillis le système piraté était capable de renvoyer les informations collectées. Ainsi une simple unité R2 pouvait être infectée et rependre le virus sans s’en rendre compte.
Le général Brauwer, toujours dans son étude de l’hémoglobine de son subordonné s’adressa au fantassin à ces côtés. Les droides et le lieutenant colonel était une affaire ancienne mais il restait une dernière chose à réduire au silence.
« - Qu’en est-il des développeurs civils engagés dans le projet ? »
« - Ils sont officiellement mort il y à 16 mois mon général. »
« - Je suppose qu’il ne sera pas difficile de passer de l’officieux à l’officiel. »
Le soldat saluât l’officier d’Etat major avant de repartir vers une nouvelle sale besogne. C’était un des soldats membre de la « légion », corps d’élite sélectionné pour leur loyauté sans faille et composant l’infanterie du Star Destroyer de l’armée privée du Général. Dans quelques dizaines de minutes le projet Icare était passé d’un dossier top secret à une chose n’ayant jamais existé. Dans la soirée les médias Corellien relaieraient l’information, du moins une toute autre version de la mort du lieutenant colonel Varsovi Elenski.
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Post n°2
Auteur : MufusUn fond rouge en arrière plan, le présentateur, le regard grave, leva les yeux en direction de la caméra. Dans son oreillette les instructions de la direction au sujet de l’émission lui étaient transmises en temps réel. Aujourd’hui plus que jamais il n’avait pas le droit à l’erreur. 3, 2, 1, antenne ! Les yeux de millions d’individus se rivèrent en cet instant sur le classique JT Corellien de 20H.
« - Bonsoir à tous et bienvenue sur Corellia 1. Voici les principaux titres de l’actualité de ce mercredi :
- Les travaux pour la construction d’un musé Corellien sur la Grande Guerre subventionné par l’Etat et des nombreux mécènes ont débutés dans la journée. Le projet avoué par le directeur des musés Corelliens est d’apporter un regard nouveau sur ce conflit qui scinda la galaxie durant plusieurs années.
- Information premièrement relayée par la télévision Naboo, il y aurait bien eut une succession de massacres perpétrée sur des civils par un ou des terroristes sur la paisible planète. La police Naboo à annoncé actuellement viser à assurer la continuité de son enquête et éviter des fuites qui pourraient s’avérer préjudiciable dans la vue d’interpellations futures. Nos confrères Naboo nous ont tout de même signifié qu’un des auteurs présumé de ce massacre serait un dénommé « Loco », arborant sur le visage un maquillage de clown.
- Mais revenons tout d’abord sur le dénouent tragique de la fusillade survenu aujourd’hui à Tyrena. C’est en effet aujourd’hui, aux alentours de 14 H qu’un étudiant pro-impérial Coruscanti à fait irruption armé au congrès de Tyrena où était venu le lieutenant colonel Varsovi Elenski pour faire une intervention sur la neutralité politique et militaire Corellienne. S’en est suivit une altercation avec les forces de sécurité et le forcené blessant dans le tumulte deux agents assigné à la protection du dignitaire. Mais bien que l’individu fût finalement intercepté il eut le temps d’accomplir sa basse besogne… Le présentateur regroupa ses fiches avec soin avant de relever une nouvelle fois la tête en direction de la caméra. Le regard était sombre, le ton de sa voix déterminé. Le lieutenant Colonel Varsovi Elenski à été malheureusement victime d’un assassinat de sang froid.
Figure militaire connue de la population pour son soutient sans faille au gouvernement depuis plus de 40 ans de service, l’assassinat de ce brillant homme s’inscrit dans une politique de la terreur menée par des activistes pro-impériaux. Le gouvernement Corellien à fermement condamnés cet acte par l’intermédiaire du ministre de l’intérieur. »
Le présentateur laissa place à une rediffusion de l’intervention du gouvernement Corellien quelques heures seulement après l’annonce de la tragique fusillade. Monsieur numéro 2, ministre de l’intérieur faisait face devant de nombreux journalistes. Les flashs des appareils photos et les questions fusaient dans tout les sens, il était rare que des membres du gouvernement fassent des polémiqués, mais en ce jour la chose était normale. Lorsqu’enfin l’homme d’état pris la parole se fut toute cette débandade qui prit fin, marqué par le respect et la force que témoignait cet homme les journalistes se turent.
« - En ce jour fatidique la nation Corellienne à perdue un frère et un partisan farouche de la défense des droits et de la souveraineté de notre nation. Nous condamnons fermement tout acte de terreur visant à meurtrir nos concitoyens et à affaiblir la cohésion nationale. La politique de neutralité Corellienne est inscrite dans nos valeurs et nous œuvrons avec tous les moyens à disposition pour empêcher toute tentative de déstabilisation et la dérive de l’extrémisme pro-impérial. En vue de ce tragique évènement, le gouvernement Corellien annonce la mise en place prochaine d’une réunion de crise sans précédent afin d’entamer la révision des mesures de sécurité et certains protocoles relatif à la sécurité nationale. Par ailleurs, nous annonçons l’augmentation immédiate du budget alloué à la défense. Nous ne saurons tolérer de tels agissements et ferrons comparaitre les responsables et complices de cet attentat devant la justice et nos bourreaux. »
Intervention rapide mais claire. Une fois que le ministre eut terminé, les reporters recommençaient déjà à le couvrir de nombreuses questions. On pouvait se demander s’il n’allait pas y avoir ici une deuxième fusillade. Mr numéro 2 n’était pas du genre très patient et l’idée non réalisable de faire feu sur toute cette foule lui traversa un moment l’esprit. Les images de la diffusion de l’intervention du gouvernement disparurent dans un fondu ramenant le téléspectateur à la vue du présentateur du JT. Les mains jointes il fixait la caméra avec un air chauvin. Il avait reçut des directives, comme tout e monde. Mais au moins ils tenaient leur scoop.
« - Des sources proches de l’enquête ont soulignées le fait que l’assassinat de l’imminent officier pourrait être mêlé à une opération de déstabilisation des institutions Corellienne par le bureau de sécurité impérial. Au stade actuel de l’enquête le ministère de la justice à annoncé n’exclure aucune pistes. Les craintes d’une tentative de déstabilisation étrangère seraient selon les rumeurs actuelles très sérieuses bien que ni le gouvernement ni l’état major ne corroborent les dires.
Quoi qu’il en soit cet évènement sans précédent à fortement ému l’opinion publique. Le lieutenant Colonel Varsovi Elenski gradé à titre posthume au rang de général de brigade était en effet une figure phare du lien entre le peuple et le pouvoir malgré la récente restructuration partielle de la défense dans un cadre privé. Le général d’état major Brauwer a annoncé avoir perdu en cette journée un confrère et un ami de longue date.
De part et d’autres de Corellia nous avons assistés toute la fin de cette journée à des manifestations spontanée contre les attitudes pro-impériales, preuve du soutient inflexible de la nation à la cause Corellienne. La mort de Varsovi Elenski semble affecter les relations entre le pouvoir et sa population dans le bon sens, et c’est soudé qu’ils s’annoncent empêcher les dérives extrémistes. Nous pouvons dès lors y voir ici le dernier legs du regretté martyr, celui d’avoir même dans la mort soudé les Corelliens. »