Premiers pas dans l'armée.
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Post n°13
Auteur : Rek'karSergent Instructeur Adhellan
Le sergent instructeur s’amuse. Certes, rien ne montre, dans son expression de glace, mais elle prend un plaisir certain à faire mordre la poussière à tous ces bleubites, histoire de leur apprendre la vie. Mais, plus qu’un certain plaisir sadique assumé, c’est aussi l’idée d’un ennemi commun à abattre qui rend les combattants plus acharnés que jamais. Et cet esprit combatif forçant à la collaboration des extrêmes, c’est là la véritable clé de voûte de l’armée impériale. En tout cas, d’après Adhellan.
Tout le monde ne partage pas son point de vue; certain considère qu’on est unis derrière nos idéaux, d’autres que c’est l’envie de paix d’un régime puissant; il y a aussi les nobles qui pensent surtout a leur petit cul bien blanc, loin d’être exposé à la châleur d’un détonateur thermique.
Mais la chiss ne souhaite qu’une chose : attiser leur haine, leur donner cet ennemi commun qu’ils n’ont pas et les obliger à se battre contre un démon. Bien entendu, cela laisse souvent un goût amer et une réputation de diablesse; mais la jeune femme n’en a cure : ce qui compte, ce n’est pas la méthode, mes résultats. Et ces derniers sont particulièrement bons pour ceux qui arrivent au bout de l’entraînement, c'est-à-dire, en moyenne trois à quatre personnes dans les meilleures promotions.
L’esprit du sergent est presque vide. Elle ne pense pas, elle réagit. Chaque effort est fait au millimètre près pour limiter toute dépense d’énergie inutile. Entre deux enchaînements, tous les muscles se relâchent quelques secondes, avant de se tendre à nouveau. De cette manière, elle peut tenir presque quatre jours sans boire ni manger.
Le jeune “couple” formé par le petit raciste et la zabrak semble particulièrement croustillant à regarder. L’un est devenu une charge inutile mais critique toujours autant, l’autre a beaucoup d’entrain, mais peu de technique. Mais visiblement, au fond de la file, elle essaye d’organiser une forme de résistance. Intéressant. Elle a visiblement compris que, face à l’ennemi, la discrétion est souvent mère de sûreté. Finalement, elle a peut-être du potentiel.
----------------------------------------------------Recrue Sylmien
Tout ça me met hors de moi ! Ils se sont tous ligués pour me ridiculiser… Et voilà qu’avec le fichu poignet, impossible de saisir le sabre correctement… J’en suis réduit à être un boulet inutile ! J’enrage. J’en juste envie de frapper cette empotée de Zabrak !
Mais non, pas à gauche ! Sa garde est juste là ! Et non madame le félin, on fait pas des feintes aussi grotesques ! Ma grand-mère aurait pu l’esquiver ! Et elle est en fauteuil roulant… Quelle bande de nuls… Ils viennent s’engager dans l’armée sans même savoir se battre un minimum ? Mais quelle éducation ont-ils reçu ?
Bon après, il y a un certain nombre d’indigène qui ont probablement été élevé comme les animaux qu’ils sont… Mais il y a des humaines pourtant ! Si seulement Donar n’avait pas été aussi stupide, à deux on aurait pu trouver une faille et aller dormir rapidement …
Rha, mais qu’est-ce que tu fais Kursa !? A quel moment on attaque comme ça avec son épée, c’est absurde… Non mais je vous jure, on y arrivera jamais.
A ce moment-là, j’ai vu Hydra s'effondrer au sol et être traîné par des troopers comme un sac à patate. Un frisson a parcouru mon échine, me rappelant que si personne ne pouvait la toucher, tout le monde finirait tôt ou tard par rejoindre celle qui venait d’échouer… Et si Kursa se trouvait éliminée, je subirais le même sort !
Bon, pas d’autre choix que de mettre la main à la patte… Et puis j’ai quand même bien envie de lui montrer à cette poufiasse d'autochtone bleu de quel bois on se chauffe par chez nous ! Alors, je me suis mis à conseiller Kursa à voix haute :
“- Non, plus à droite. Ta garde est pas bonne. Non, on fait pas des feintes comme ça. Ton pied, plus en arrière. Non, l’autre pied andouille ! Tu ouvres ton côté, c’est débile ! Allez, un peu de concentration, vise plus en bas. Mais non, pas comme ça ! Là, fais balancier avec ton corps. Non, mais moins, t’es pas un pendule à ce que je sache ? Gauche, puis droite. J’ai dis gauche. Non mais tu le fais exprès !? Bien sûr qu’elle fait semblant d’ouvrir son flanc du côté où tu tapes toujours ! Elle te fait croire qu’elle est vulnérable et te tends la perche…”
Pour autant, Kursa commence à s'améliorer d’heure en heure. J’avoue que c’est blessant à reconnaître et elle peut aller se frotter pour que je lui fasse un compliment, mais on commence à voir la lumière au bout du tunnel; il en va de soi que ce sont mes talents de bretteur qui lui permettent de s’améliorer ! Sans moi, elle ne serait rien qu’une cornue en passe de devenir une chiss au vu du nombre de bleus… A la réflexion, c’est à se demander si le sergent n’a pas pour but de transformer son escouade en compagnie chiss ! Tout le monde est dans un sale état avec des hématomes bleus virant au violet pour certain…
Au moins, moi je vais plutôt bien.
----------------------------------------------------Recrue Jilos
Quelle heure était-il ? Depuis combien de temps nous faisions nous corriger ? Je ne sais pas. Je ne sais plus. J’ai mal partout. Impossible de définir une zone où je ne ressens pas une vive douleur. La fatigue est là, tout le monde est dans un sale état… sauf cette démone !
Mais quelle idée d’avoir ce genre de sadiques en sergent instructeur !? Comment l’armée peut tolérer ça ? A ce rythme y’aura plus personne dans une semaine… Au moins, elle ne nous l’a pas vraiment caché. Mais par sûr que ça soit spécifiquement un point positif.
J’avoue honnêtement que combattre au corps à corps est bien loin d’être ma spécialité… J’ai du mal à savoir comment trouver une ouverture. J’ai failli flancher plusieurs fois à l’impact, mais je me retiens de tout cris ! Ce serait lui offrir une victoire ! J’ai peut-être pas de compétences dans ce domaine précis, mais j’ai de l’amour propre !
Par contre Kursa… Elle commence à se débrouiller ! En plus d’être tout à fait mignonne, elle se débat comme un beau diable ; et puis il semble que l'autre rouquin raciste aie enfin décidé de se fouler les cordes vocales en donnant des conseils à la Zabrak ! Pas trop tôt !
Tout le monde à l’air attentif quand les deux zozios passent ensemble, il y a pas mal de conseils qui fusent et chacun essaye de profiter de l’expérience au mieux, même si c’est difficile.
Mais pour le moment, rien à faire, Adhellan est comme une machine. Elle semble telle une montagne, impassible, monolithique, infranchissable…
----------------------------------------------------Sergent Instructeur Adhellan
Kursa semble s’améliorer au fil des minutes. Son raciste de coéquipier à enfin commencer à lui donner des conseils. Intéressant. Je garde plus de concentration sur nos joutes, histoire de voir jusqu’où elle pourra pousser. C’est d’autant plus drôle qu’elle tombe dans tous les pièges évidents ; à chaque fois, elle se fait à demi insulter par cet imbécile roux. Au moins, sa haine est à son paroxysme. On sent dans chacun de ses coups l’envie de blesser.
C’est exactement ce que la chiss cherche. L’entraînement commence à porter ses fruits, visiblement.
Finalement, vint le moment où un assaut de Kursa, particulièrement violent, fit dévier la garde du sergent le temps d’un instant, permettant au boken de partir en estoc vers le torse de la jeune femme. Dans un ultime réflexe, elle crocheta le poignet pour dévier la lame vers l’extérieur, mais l’élan et la force amena tout le même la pointe du sabre en bois contre la cuisse de la chiss.
Pas une moue de douleur ne passa sur son visage, qui resta parfaitement impassible. Elle s’exprima d’une voix neutre mais autoritaire :
“- Il est exactement 3h du matin. Vous pouvez rentrer à vos couchettes. Profitez bien de votre grâce matinée, réveil à 6h du matin pour la suite de l’entraînement. Kursa, Sylmien, vu que vous formez un beau couple, je vais vous laisser cette chaîne. Rompez.”
Le lendemain matin, la Chiss arriva comme une fleur, hurlant au réveil. Les visages étaient plus que fatigués. Il est fort probable que la plupart n'aient pas réussi à fermer l'œil à cause des douleurs provoqués par les nombreux bleus reçus. Mais chez Adhellan, la pitié n’existe pas. Elle s’exprime :
“- Escouade bleu, aujourd’hui nous partons pour les marécages. Vos sacs sont déjà prêts et embarqués dans notre transport aérien. Allez, en formation et au pas de course, hors de question de faire attendre qui que ce soit !”
Le groupe se déplaça au pas de course, de manière beaucoup plus coordonnée que la première fois. Chacun avait retenu la première leçon. L’instructrice s’arrêta néanmoins plusieurs fois pour que tout le monde fasse 50 pompes dès qu’une recrue manquait le pas militaire. Il en était parfois à se demander comment elle arrivait, de dos et en courant, à identifier qui avait raté le pas et à quel moment…
Au bout d’une dizaine de minutes de course et 200 ou 300 pompes plus tard, ils finirent par arriver devant un transporteur de troupe qui semblait attendre. Un fit claquer les talons à la vue d’Adhellan et leur indiqua que l’appareil était prêt à décoller pour la destination prévue. Tout le monde entra dans le véhicule et, une fois à l’intérieur, Adhellan s’exprima :
“- Voilà votre petit déjeuner. Aujourd’hui, on va faire une course d’orientation en milieu hostile. Plus d’information une fois arrivé sur zone”
Tout le monde dévora son maigre repas, faute d’avoir pu en avoir un le soir précédent. En quelques minutes, toutes les recrues s'effondrent au sol, dans un profond sommeil. Adhellan s'autorise, vu qu’elle est encore la seule debout, un large sourire. La véritable formation va enfin pouvoir commencer.Spoiler
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Post n°14
Auteur : Kursa TyrnithEnfin… ENFIN ! Elle l’avait fait, elle avait réussi à toucher l’instructrice ! Alors que cette dernière restait là, impassible, Kursa sentit un sentiment de soulagement au plus profond d’elle-même. Cette première journée en enfer touchait enfin à sa fin ! Cependant, face à l’instructrice impassible, ne bougeant ni ne produisant aucun son, un soupçon d’inquiétude commença à se former dans l’esprit de la jeune femme : c’était bien fini, non ?
Avant même que ses muscles puissent se tendre à nouveau, leur chaperonne à la peau bleue ouvrit la bouche, offrant des paroles pour une fois apaisantes envers les recrues, à l’exception de Kursa. Elle allait devoir rester attaché à cet empoté de Sylmien, à ce sombre raciste, à cette excuse d’être vivant… La liste des raisons de détester la sergent Adhellan semblait vraiment sans limites.
Les cadets prirent alors congé sans attendre, la fatigue et le sommeil leurs susurrant une myriade de mots doux. Alors que tout un chacun tombait dans les bras de Morphée, une seule personne perturbait la tranquillité de cette morgue. La petite cornue essayait tant bien que mal de déplacer la couchette de Donar, l’homme aussi capillairement garni qu’intelligent, qui se trouvait entre sa couchette et celle de Sylmien. Cette tâche semblait bien plus compliquée à réaliser que prévu : son nouveau ‘partenaire’ avait décidé de profiter de son lit, sans donner voix au chapitre à Kursa. Cette dernière, dont la menace d’expulsion restait pendue au-dessus de sa tête, n’osa pas faire un esclandre, préférant essayer de rapprocher la couchette libre la plus proche. Malheureusement, cette tâche s’avérait plus dure qu’anticiper, la zabrack étant limité à un seul bras. La séance de torture qui avait précédé n’avait en rien arrangé la situation, les nombreuses crampes et douleurs parcourant son corps décourageant Kursa de tirer au maximum. Alors qu’elle s’apprêtait à abandonner, le sol semblant devenir une option plus viable à chaque instant, une aide inespérée arriva. Se mouvant beaucoup moins gracieusement qu'à leur rencontre, Jilos c’était levé afin de l’aider à déplacer le lit. À elle deux, elles purent rapprocher le lit assez proche afin de permettre à Kursa d’enfin sombrer dans un sommeil dûment mérité.
Dès que les premiers rayons de lumière percèrent l’horizon, Adhellan réveilla l’escouade sans la moindre once de pitié. C’est donc dans la panique que la courte nuit des suppliciés se termina, stoppée par les beuglements du sergent. En une fraction de seconde, l’escouade se prépara au départ, les corps meurtris de bleus et de courbatures. Le trajet jusqu’au transport fut plus net que celui de la veille, les recrues réussissant à s’en sortir, atteignant leur objectif en une dizaine de minutes, bien loin des deux heures de supplices qu’ils avaient connu.
À peine monté dans le transport, un maigre repas leur fut distribué, et bien que loin d’être digne de porter un tel titre, les qualités gustatives ayant grandement pâti de l’attention porté à l’apport nutritionnel, tous dévorèrent leur maigre pitance dans un silence religieux. Alors que les bleus sombraient de nouveau un à un dans le sommeil, Kursa fut surprise de ne voir aucune réaction de la part d’Adhellan, qui les laissait suspicieusement profiter du moment de répit. Aussi, elle en profita pour passer la commande d’une vibro-lame à l’armurerie afin de pouvoir s’entraîner dès son retour : hors de question d’être de nouveau prit de court par une situation comme celle d’hier. Il lui faudrait, par un miracle encore improbable, convaincre Sylmien d’accepter de lui enseigner l’escrime… C’est sur ses pensées qu’elle laissait elle aussi son esprit s’évanouir, la courte nuit ne demandant qu’à être complété.
Le réveil fut autant surprenant que le premier, cependant cette fois pour des raisons différentes. Lorsqu’elle émergea de son sommeil, Kursa se trouvait allongé en plein milieu d’une plaine, le chaud soleil de Cathar lui caressant le visage. Bien que la beauté du paysage aurait pu apaiser n’importe quel touriste, c’est bien ce même paysage qui créa chez la bleue un sentiment de panique : n’était-elle pas à bord d’un transport impérial il y a de cela quelques instants ?!
Avant qu’elle n’eut à s’en donner la peine, ces deux compagnons d’infortune, Jylos et Sylmien, ce dernier toujours fermement attaché à son poignet, émergeaient eux aussi de leur doux sommeil. Comme pour Kursa, l’incompréhension trouva vite sa place sur leurs visages.
« Mais qu’est-ce que c’est que ce foutoir encore ?! »
Ce fut Sylmien qui cassa le silence. Pour une fois, son agressivité traduisait bien le sentiment commun.
« Visiblement, on est au milieu de la savane. »
« Nan, tu crois la cornue ? Merci, je n’avais pas remarqué ! »
« Oh, commence pas à jouer au crétin s’il-te-plait »
« Attends, j'ai pas bien compris je crois, tu peux répéter ? »
Avant même que Kursa ne pus répondre, la troisième personne du groupe intervint :
« J’ai bien l’impression que tout cela est l’œuvre de notre chère peau de vache bleue. Regarder »
Ce faisant, Jilos leur tendit un petit bout de papier, sur lequel se tenait leur nouvel ordre : retourner à la base sous 3 jours, sous peine d’expulsion… Voilà qui s’annonçait être une nouvelle source de fun !
Alors que le groupe s’équipait en vue du départ, leurs équipements étant été abandonnée avec eux, Kursa eut une idée.
« Sylmien, passe-moi ton sabre. »
« Que, quoi ? Et puis quoi encore ? »
« Alors dans ce cas coupe moi ça »
Kursa accompagna ses paroles d’un mouvement de son poignet gauche. Face à la confusion de son partenaire, elle se sentit le besoin de justifier son geste.
« Après tout, Adhellan n’a rien dit à propos de couper les menottes. »
Une fois ces paroles prononcées, le rouquin se mit en action : en un coup rapide et agile, l’attache reliant les deux bracelets se trouva sectionnée, offrant aux deux intéressés une liberté longuement désirés. Une fois le groupe dument équipé, une question s’imposa : dans quelle direction partir ?
Le choix rationnel était de faire confiance à Jilos, originaire de ce type d’environnement. Elle préconisait de se diriger vers la position la plus haute du paysage, qui serait dans ce cas un arbre géant à plusieurs clicks au nord-ouest de leur position actuelle, à en juger par la position du soleil disparaissant derrière l’horizon. Dans la théorie, leur groupe présentait une bonne synergie : Sylmien avec une bonne maîtrise du combat au corps-à-corps, Kursa pouvant à peu près tenir son terrain à moyenne distance et enfin Jilos, spécialiste des combats à longue distance avec son DLT 20A.
Dans les faits, Sylmien avait décidé de faire cavalier à part, affirmant ‘’ne pas avoir besoin de l’aide de deux satanées xénos’’, décidant d’un commun accord avec lui-même de partir dans la direction opposée.
Après une délibération compliquée, les deux femmes décidèrent de suivre de loin leur stupide camarade, l’abandon d’un des leurs aurait sans doute fait pâle effet lors de leur retour à la base. Néanmoins, cette situation leurs permit d’avoir un moment de conversation plus calme. Ce fut Jilos qui ouvrit le bal :
« Alors, d’où peut donc venir une petite boule d’intrépidité telle que toi ? »
« Oh c’est plutôt simple : de la pauvreté. J’ai grandi seule avec ma mère sur une station spatiale, ça aide à forger le caractère. Et toi ? Quel genre d’endroit t’a motivé assez pour rejoindre cette douce croisière ? »
Un léger sourire apparu sur le visage de la féline :
« C’est à cause de mon père. Héros de guerre, père de famille aimant, homme d’affaires brillant… J’ai toujours été très inspiré par lui. Alors quand j’ai vu une opportunité de suivre son exemple, le choix m’a paru évident eheh ».
Jilos exaltait cette fierté paternelle du moindre port de sa peau, créant en Kursa des sentiments contraires. Elle s’identifiait avec cette motivation, ayant rejoint l’armée elle-même suite aux courages des stormtroopers impériaux, mais ce sentiment de fierté envers son paternel résonnait en dissonance avec son expérience personnelle.
« De plus, je ne connais pas de meilleur moyen d’aider les gens que j’aime si ce n’est en les défendant de tous les dangers que cette galaxie peut nous lancer à la… En parlant de danger ! »
Sur ces paroles, Jilos se mit à sprinter brusquement. Prise de court, Kursa démarra avec un train de retard. Et de toute façon, la jeune félidé possédait des jambes beaucoup plus fortes que celle de n’importe quel zabrack, rendant impossible de la rattraper.
« Arrête-toi le rouquin !!! Tu te diriges droit vers … ! »
Sylmien c’était retourné, plus par indignation que par intention de prêter une oreille attentive, coupant par la même occasion le quelconque avertissement de Jilos:
« Je vous ai dit que je n’ai pas besoin de vous, et d’abord moi, c’est Sylmien, espèce de … ! »
Comme pour l’empêcher de déblatérer plus d’ignominie, le sol se mit soudainement à trembler, sûrement en raison de l’insecte géant venant d’émerger du sol.
« Et merde ! Un Kiltik ! ». -
Post n°15
Auteur : Rek'kar----------------------------------------------------Recrue Sylmien
Bordel, mais elle est vraiment tarée l’instructrice ? Bon, j’en étais déjà franchement convaincu avant de me retrouver livré à moi-même dans cette foutue savanne… En plus de ça, me mettre avec deux dégénérés d’aliens !?
Heureusement, je m’en sortirais bien mieux tout seul. Voyons voir, en prenant en considération la topologie du terrain, je dirais que… hum… Je suis complètement paumé. Merde ! Je suis nul en orientation… Et en même temps, je n’ai pas le droit de montrer de faiblesses ! D’autant que les deux autres débiles me suivent de loin depuis un moment. Si je donne l’impression de ne pas savoir où aller, je vais passer pour un demeuré !
Je vais continuer dans cette direction, ça donne sur une colline, je verrais peut être mieux de là-haut ? Rien n'est moins sûr, mais au moins je continue d’avancer; je tomberais peut-être sur un convois ou sur des autochtones locaux qui pourront m’indiquer comment rentrer à la base !
Soudain, la voix de Jilos résonna derrière moi; je n’ai pas vraiment compris ce qu’elle voulait me dire, mais j’ai plutôt opté pour de l’insulte gratuite et un refus catégorique d’aide. Mais avant de finir ma phrase, le sol se mit à trembler. Une saloperie d’insecte géant ! Mais qu’est-ce que c’est que cette merde ?----------------------------------------------------Recrue Jilos
Quel empoté ce Sylmien ! Déjà, il est foncièrement raciste, même si je ne comprends pas bien pourquoi… Et puis en plus, il va n’importe où ! Le camp d’entraînement est beaucoup plus à l’ouest… A ce rythme, on va pas tarder à finir dans n’importe quel nid de Kiltik… Et vu notre équipement, il vaut mieux qu’on évite ça, d’autant qu’en ce moment, c'est la période de reproduction et les mâles sont particulièrement territoriaux…
Heureusement, je suis avec la jeune Zabrak qui est tout à fait sympathique ! On discute du passé ensemble, on apprend à se connaître, nos objectifs, … C’est comme ça qu’on forme un esprit d’équipe soudé !
Et puis avec cette diablesse aux commandes de notre unité, c’est clair qu’on va lui montrer de quel bois on se chauffe ! Impossible d’abandonner, juste pour lui prouver qu’elle a tort !
Soudain, je sens une odeur, une légère vibration, des traces sur le sol… C’est un nid de Kiltik, quelle galère ! Je me met à sprinter d’un seul coup pour rattraper l’autre débile et le prévenir qu’il faut changer de direction… Mais c’est trop tard. Un Kiltik.
Quelle sale journée…----------------------------------------------------Kiltik
Le Kiltik est occupé à protéger son territoire. Il tend le cou, cherchant des traces de phéromones dans l’air, pour repérer s’il y a des intrus s’approchant de la colonie. Il faut protéger la reine. Toute la colonie ne vit que pour elle.
Il sent soudain d’autres formes de présences inconnues. Ce n’est pas la même espèce. Qui ose s’introduire sur son territoire impunément ? Il s’élance dans la direction avec une subtilité toute relative.
Une fois arrivé devant l’individu, il se grandit sur ses pattes arrières et pousse un cri strident qui déstabilise le petit homme devant lui. Il projette sa patte avant gauche à une vitesse fulgurante, mais le petit homme est sauvé de justesse par une femelle. Elle n’a pas la même odeur, mais c’est aussi une intruse.
Il y a d'ailleurs une autre odeur de femelle, un peu plus loin. Mourir. Ils doivent tous mourir. La créature attaque aussi rapidement que méthodiquement les deux individus devant elle, essaie d’en embrocher un avec une patte et l’autre avec une seconde.
Un tir part dans sa direction, heurtant la surface de Chitine et rebondissant sur un rocher. Cela fait une sensation de chaud, mais sans plus. La créature sens qu’elle pourrait être en danger. Elle hurle plusieurs fois successivement, comme un appel à ses pairs. La colonie est en danger. Rien de doit détruire la colonie.
Des petites secousses lointaines commencent à se faire entendre.----------------------------------------------------Recrue Jilos
Quelle galère ! Le kiltik est particulièrement vivace… La probabilité qu’il soit un mâle reproducteur est élevée, vu son agressivité en plein jour… Je m’occupe d’esquiver et de donner des instructions à un Sylmien en difficulté. Il sort une arme et tire sur la créature.
Malheureusement, la carapace des Kiltik ne craint pas les blasters, sinon, ça serait trop facile… Il va falloir ruser pour l'abattre, c’est certain ! Mais il va falloir que l’autre empoté accepte de continuer sinon…
Ho non ! Il est en train de crier pour appeler la colonie. Il faut fuir. Maintenant. Je me met à hurler :
“- Il faut qu’on parte d’ici très vite, il appelle la colonie ! Des milliers de Kiltik risquent de débarquer d’une minute à l’autre ! Il faut courir le plus loin possible ! Allez, vite, fuyons par là !”
Je m’élance d’un seul coup, Sylmien sur les talons. Je me rends rapidement compte que ma vitesse a bien évolué depuis ces derniers jours… A croire que l’autre foldingue aurait fait des entraînements efficaces ? Pas trop le temps de réfléchir, il faut à tout prix leur échapper, sinon, c'en sera fini de nous…----------------------------------------------------Sergent Instructeur Adhellan
Assise dans son siège, derrière plusieurs écrans de contrôle, la chiss regarde avec une curiosité dissimulée le comportement de ses chers élèves. Plusieurs drones impériaux camouflés et indétectables suivent les différentes équipes qui ont été constituées avant le début de l’exercice.
Pour le moment, la plupart essaye de se repérer et de trouver le chemin le plus court et le moins dangereux pour se sortir de l’épreuve.
Sigid et M’Ryl coopèrent même si aucun d’entre eux ne connaît réellement Cathar; le twi’lek est parfois un peu abrupt et ne se laisse pas facilement convaincre, mais L’humaine contrebalance. Ils ont prit la bonne direction pour le moment et avancent prudemment.
Pour Teksa et Ryne, c’est plus facile. L’humaine est originaire de Cathar et elle aide sa camarade en lui expliquant les tenants et les aboutissants de la survie sur la planète. Ils ont d’ailleurs évité un nid de Kiltik se trouvant sur le chemin de la base.
En parlant de ce dernier, le troisième et dernier groupe - le seul de trois membres - semble avoir trouvé le nid et Sylmien s’y est précipité sans aucune idée de là où il mettait les pieds. Intéressant.
Le combat commence. Vont-ils s’en sortir ? Y aura-t-il des morts, comme c’est parfois arrivé lors de ses précédentes formations ? La question se pose.
Elle jette un coup d'œil au datapad devant elle, pensant déjà à la paperasse nécessaire à la justification d’un décès d’une recrue. Rien que d’y penser, la jeune femme soupire mentalement, laissant son visage toujours aussi froid et impassible.Spoiler
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Post n°16
Auteur : Kursa TyrnithComme à son habitude, la chance de la jeune zabrack semblait avoir pris des vacances. Moins d’une demi-journée après le début de l’épreuve de survie, son groupe, Sylmien surtout, avaient réussi à tomber nez à nez avec un Kiltik, le prédateur le plus dangereux de la faune locale. Non-content de sa bêtise, le rouquin avait ouvert le feu avec son arme de poing, ne parvenant pas à rayer la carapace de l’insecte, mais lui faisant ressentir un danger suffisant pour qu’il pousse un rugissement détonnant.
Il faut qu’on parte d’ici très vite, il appelle la colonie ! Des milliers de Kiltik risquent de débarquer d’une minute à l’autre ! Il faut courir le plus loin possible ! Allez, vite, fuyons par là !
Parfait, tout simplement parfait !
« Okay ! Jilos, Sylmien, feux croisés jusqu’à ce qu’on l’ai semé ! »
Ce faisant, Kursa ouvrit le feu sur la créature, détournant son attention afin de permettre à ses camarades de souffler quelques secondes. Bien qu’elle ne possède toujours pas la meilleur des visées, sa cible était tellement grosse qu’il aurait été difficile de louper.
Tic ! Tic !
Comme pour les tirs de son homologue masculin, cette courte salve n’eut aucun effet, rebondissant sans effet sur la chitine. Aussitôt, l’horrible créature se mit à sprinter dans la direction de cette nouvelle menace. Bien qu’elle se soit lancée dans une course frénétique, la stormtrooper en devenir ne pouvait pas distancer la monstruosité : armé de ses protubérances saillantes, il gagnait du terrain à une vitesse folle !
Arrivé au contact, l’insecte arma sa patte avant droite, déterminé à l’abattre sur l’intruse se trouvant à ses pieds. Alors même que Kursa pouvait voir son dernier instant arriver, un tir vint exploser sur le flanc du crâne de l’animal : à une cinquantaine de mettre de là, Jilos se trouvait à genoux, le canon fumant de son arme braqué sur la bête, changeant de nouveau la direction de cette dernière.
Les deux recrues répétèrent le processus de multiples fois, leur permettant de s’éloigner avec une vitesse assez soutenu. Malheureusement, elles pouvaient voir au loin de nombreux mouvements se rapprocher, ces larges silhouettes étant probablement celles des camarades de leur présent problème.
« On se magne ! Sinon on va faire plaisir à la peau de vache ! »
Alors même qu’elle terminait sa phrase, Kursa se retrouva de nouveau en tête-à-tête avec le Kiltik. Une seconde, le Kitlik arma son bras. Deux secondes, ce dernier commença sa descente. Trois secondes, toujours aucun tir. SLASH !
« AH ! »
Le sol de la savane se para d’écarlate. Alors que l’humanoïde touchait le sol, son bourreau releva son arme. Comme pour lier le geste à la parole, il poussa un hurlement tonitruant ! Il fut cependant interrompu lorsque qu’un rayon d’énergie se logea au fond de sa gorge. Le chasseur tituba, un filet de fumée s’échappant de son orifice buccal. Avant qu’il n’ait pu reprendre ses esprits, un second tir vient lui chatouiller la glotte, suivit de peu par un troisième.
La jeune femme n’attendit pas d’être invitée pour saisir cette chance : serrant ses dents, elle reprit sa course effrénée, le court moment de répit lui permettant d’atteindre la zone fortement ensoleillé que leur avait indiqué Jilos, leur seul espoir de semer la créature. Comme promis, la monstruosité n’osait pas les poursuivre sous la forte lumière… Ils s’en étaient sortis.
Dès que leur poursuivant cessa la traque, Kursa s’approcha de la cathare :
« Je… je suis désolée ! J’ai mal compté mes munitions, et du coup tu… ! »
Sans la laissé terminer, Kursa la saisit par les épaules, avant d’apposer doucement son front contre le sien :
« Merci ».
Ce geste lui avait été transmis pas sa mère. Un remerciement sincère, humble.
Puis le néant.
À son réveil, la nuit était tombée. Allongée sur son ventre, la chaleur du feu de camp lui caressait la peau. Hors le crépitement des braises, un silence de mort régnait sur le camp. La lueur des flammes dansait sur le visage de la cathare. Elle était assoupie, utilisant un arbre comme dossier. Le bal des ombres sublimait ses traits fins et athlétiques. Si ce n’était pas pour sa situation plus que délicate, Kursa aurait pris le temps de se perdre quelques instants de plus dans ce sublime spectacle.
Se redressant en serrant les dents, Sylmien apparut de l’autre côté du feu. Lui aussi adossé à un arbre, ses yeux fixait le brasier qui séparait l’inséparable duo d’antagoniste. Ses traits étaient tirés, son visage arborant une tache sombre au niveau de son œil droit. Un moment passa, sans un bruit, sans un geste, entre l’éclopée et l’abattu.
Les événements de la veille défilèrent devant les yeux de la petite : l’incompétent marchand droit dans un nid, ce lâche les abandonnant alors qu’elles l’avaient sauvé ! Ses traits se crispèrent. D’un pas lourd, elle se rapprocha de l’ignoble personnage, bien déterminé à lui en mettre une. C’était son occasion d’enfin de se soulager, de se venger de toute cette haine sans fondement !
« Je suis désolé Kursa, je suis désolé. J’ai pas… Si jamais tu veux m’en coller une, vas y, l’autre s’en ai pas manqué ».
« … ! » Kursa était absolument bouche bée : une excuse, sans agressivité, sans suffisance. Une vrai, sincère excuse. Cette réaction inattendu la désamorça totalement.
« Ton dos, ça va ? »
« Peut-être ? Je crois bien, oui. »
« Retourne te coucher, tu es blessée. Je vais me relayé avec Jilos pour monter la garde. »
Sa furie enrayée, la fatigue la regagna instantanément. Se rallongeant sur le ventre, elle se laissa sombrer dans le sommeil. -
Post n°17
Auteur : Rek'kar----------------------------------------------------Recrue Sylmien
Comment est-ce possible ? Je suis censé être le fleuron des recrues de l’Empire ! L’héritage même de la noblesse qui finance les profondeurs de notre gouvernement ! Comment ? Comment puis-je me trouver aussi… pathétique. J’ai faillis amener deux recrues à la mort, cloîtré dans ma propre arrogance.
Toutes ces années… Je me suis fourvoyé ? J’ai rejeté sur les autres ma propre incompétence ? Je ne comprends pas. Je ne comprends plus. Je suis complètement perdu. C’est la première fois que je suis confronté à la mort.
Ma main frottant mon visage au niveau de ma blessure au visage… Une patte d’un kiltik qui a bien failli me transpercer le crâne de part en part sans l’intervention de Jilos. C’est terrible de me dire que je ne dois ma vie qu’au fait que deux aliens aient décidé de me suivre malgré mon odieux comportement… Sans elles, je serais mort au milieu d’un nid de kiltik, sans même m’être rendu compte de mon erreur.
Bordel. Comment pourrais- je leur pardonner ? Ce sont ces satanés aliens qui ont tué mon frère ! Je me suis pourtant juré de les purger de l’Empire et pourtant… Je leur dois la vie. Serait-ce le destin qui m’a envoyé ici pour me confronter à ma propre défaillance ?
Impossible d’avoir réponse à ce genre de question… Est-ce qu’on me demande simplement de… pardonner ? C’est vrai que les exemples de coopération face à cette diablesse ont toujours profité… C’est sans doute son but : nous unir contre un adversaire commun; mais à quel prix ? Je doute fort qu’elle soit cachée derrière un buisson prête à abattre une de ces saloperies… Elle doit surtout prendre son pied derrière un écran à nous voir crever sur le terrain !
Adossé contre mon arbre, je ronge mon frein, le regard perdu dans le vide. Kursa est endormie. Jilos aussi. Et moi… Impossible de fermer l'œil. Le conflit intérieur est trop fort. Je décide de m’asseoir contre l’arbre et de regarder le ciel.
Les étoiles sont bien visibles, malgré la densité de végétation. C’est un beau spectacle à observer. ça me permet de penser à autre chose, à faire le vide. Perdu dans mes pensées, je n’entends pas les quelques bruits de pas derrière moi. Une voix me surprend :
“- On arrive pas a dormir, Sylmien l’explorateur ?, commence Jilos avec une pointe de sarcasme
- Ho ça va ! J’ai déjà dis que j’étais désolé…
- Je te taquine, idiot. Je peux m’asseoir ?”
Je ne sais pas trop quoi faire, mais je me décale un peu pour qu’elle puisse s’asseoir à côté. Un petit silence se forme, elle regarde les étoiles. Et puis elle relance la conversation :
“- Alors, ça fait quoi d’affronter ses premiers kiltiks ?
- C’est pas ce que j’ai connu de plus amusant…
- Dis moi Sylmien, qu’est-ce qui te pousse à agir comme un connard égoïste et égocentrique qui a failli tous nous faire crever ?”
J’écarquilles les yeux, surpris de la franchise au milieu d’une conversation qui semblait des plus banales. Mon premier réflexes, c’est de songer à quelles insultes fleuries je pourrais l’arroser après ce commentaire particulièrement piquant; et puis je me rappelle qu’elle m’a sauvée et que c’est la seule à pouvoir nous faire rentrer en vie. Je ravale donc ma fierté et songe à ses paroles.
En soi, elle n’a pas tord, mon comportement a été inacceptable et j’aurais pu, en condition réelle, mener un escadron de soldat à la mort, par pur égoïsme. Quel horrible soldat j’aurais été. Mais la vérité n’est pas agréable à entendre. Je me sens blessé, mais je sais qu’elle a raison. Je prend le temps de réfléchir, puis je finis par vider mon sac :
“- J’avoue avoir songé à t’insulter de tous les noms d’oiseaux que je connais, mais je sais au fond que tu as raison… Mais, avant que je ne commence mon explication, est-ce que tu pourrais mettre un peu plus les formes la prochaine fois ? C’est pas très agréable à entendre…
- Promis, j’y mettrais les formes dès que tu nous traiteras comme ton égal !
- Je suppose que je l’ai bien mérité… Écoute, la réalité est tout autre. A la base, je m’entraîne depuis des années pour entrer dans le corps armée de l’Empire parce que je voulais purger notre régime des aliens… Mais je me rends bien compte de ma stupidité à l’heure actuelle…
Pour être plus précis, mon frère a été assassiné devant mes yeux par un groupe d’alien dont le seul but était… de purger la galaxie des être humains et de leur oppression…
On rentrait d’une soirée il y a trois ans avec mon frère. Un peu éméché, on riait aux éclats. On voulait tous les deux rentrer l’année suivante dans l’armée; lui avait une préférence pour le marine impériale, mais je l’avais convaincu de venir avec moi dans le corps des stormtroopers, histoire d’avoir un allié fidèle et combattre ensemble jusqu'à notre dernier souffle, pour défendre l’honneur de notre famille sur le champs de bataille !
D’autant qu’avec nos parents bien placés, on était sûr de finir rapidement à des postes d’officiers dans des zones plutôt sécurisées et de faire une carrière tranquille sans trop de vague. Oui, je sais, c’est difficilement ce qu’on conceptualise quand on parle de s’engager dans l’armée, mais mon père disait toujours ‘ Ce qui compte avant de servir l’Empire, c’est de survivre. Mort, tu ne serviras plus rien du tout. Il y a plein de gens qui ont envie de mourir; vous, mes fils, vous êtes trop précieux pour foncer sur un front en première ligne !
On avait notre destinée toute tracée. Et puis on a pris un raccourci dans les bas quartiers et on est tombé sur un groupe d’alien qui sévissait dans le coin depuis quelque temps. Ils nous ont attrapés, et ils se sont mis à tabasser mon frère devant moi, tout sourire. Ils l’ont frappés encore et encore. J’essayais de hurler, mais on m’avait mis un chiffon dans la bouche.
J’ai pleuré toutes les larmes de mon corps. Mon frère essayait de se débattre, mais ils étaient trop. Beaucoup trop. Dans un dernier élan de courage, il a réussi à faire lâcher sa prise a celui qui me tenait et j’ai couru le plus vite que je pouvais.
Le temps de prévenir une patrouille, ils n’ont retrouvé que le corps ensanglanté planté sur un mur avec marqué en lettre de sang “mort aux humains”.
Depuis ce jour… Depuis ce jour, je les hais. Tous. Je les méprise. Chaque fois que je croise un alien, je revis ce jour sombre et ça me rend fou de rage et de tristesse. ça me renvoie à ma propre impuissance… jusqu'à aujourd'hui.
La confrontation à la mort… ça change beaucoup de chose. Quand je vois à quel point tu nous a sauvé, Jilos, même moi, je me dis que j’ai dû louper quelque chose d’important. J’ai compris que ma haine était basée sur les mêmes motifs que ceux qui ont tué mon frère. Jusque là, j’avais enfermé cette idée avec un double tour de haine, mais je me rends compte de mon erreur.
Merci Jilos. Et je suis désolé de vous avoir mis autant dans le pétrain… Promis, je vais essayer de … de mieux me comporter avec vous.
- Hé ben, je pensais pas que tu allais me déballer tout ça ! Tu as juste compris que ce sont DES aliens qui ont assassiné ton frère, pas LES aliens. Et ça, ça fait toute la différence ! D’autant que tu te rends pas compte de toute la discrimination qu’on subis par notre condition, même en étant exemplaire…
Enfin bref je voulais juste te parler pour essayer de crever l'abcès, mais ça a été plus facile que prévu ! Et je suis désolé aussi, tu sais, le tact, c’est pas trop mon truc ! Bon, même que tu as finis ton histoire père bantha, je prends le prochain quart de garde, essaye de dormir, y’a plein de nids de kiltik qui attendent que tu mettes tes gros pieds dedans !
- Très drôle, répondis-je, un peu vexé”
Je me lève et m'étire. Je me sens étrangement mieux. Certes, j’ai l’air un peu stupide et Jilos à tendance à appuyer sur les endroits qui font mal, mais il y a une franche camaraderie qui se dégage d’elle, un peu comme Kursa. Je m’installe sur le sol, près du feu et sombre doucement dans les limbes du sommeil.
Le lendemain, tout le monde se lève. La nuit n’a pas été très agréable. C’est le ventre qui commence à creuser. Les rations impériales sont… efficaces et nutritives. Pour les qualités gustative, je pense que lécher un cailloux aurait probablement un goût plus enchanteur.
Enfin bon, vu la situation, ça nous permet au moins de pas avoir à chasser en plus de devoir survivre et rentrer dans les temps… Encore deux jours pour rentrer, sinon, c’est la fin des haricots pour tout le monde.
Le repas aurait pu se faire en silence, mais le dynamisme de Jilos nous arrose d’anecdotes, de conseils plus ou moins utiles pour survivre au milieu de recettes de cuisine Cathari pour le moins étrange. Pas toujours agréable d’écouter tout ça en déjeunant, surtout avec la fatigue accumulée. Je me contente de hocher la tête poliment de temps en temps pour éviter de me manger une remarque cinglante.
Le ventre plein, la question de la direction se pose. C’est Jilos qui pose la carte avec la boussole :
“- Voilà le topo; d’après mes estimations, on devrait se trouver environ ici. Le nid de Kiltik dans lequel on a dérangé est environ là. Il y a sûrement d’autres dans le coin; je vais passer en éclaireur pour vous éviter les mauvaises rencontres? On va passer par ici, puis par là. Le but c’est de trouver ce cours d’eau qui va nous permettre de nous repérer plus facilement sur notre position . En plus, on pourra remplir nos gourdes, ce qui sera pas plus mal. Ha oui, Sylmien, t’as pas un truc à nous dire ?
- Heu… Et ben… Non ? Si ?
- T’as déjà oublié notre petite conversation. Tu as pas quelques excuses et bonnes résolution à nous formuler ?
- …… Je suis DESOLE de m’être mal comporté jusqu’à présent et je vais tâcher de faire au MIEUX pour la suite. ça te vas ? T’es CONTENTE ? On peut y aller ?
-Je suis ravie père Bantha ! Allez, on décolle.”
Bougons, je range mes affaires. Le camps est rapidement levé. Nos cavalcades commence.
Pendant plusieurs heures, on marche, Jilos nous indique les dangers de la faune et la flore. Notre itinéraire est beaucoup plus lent que prévu initialement puisqu'on est obligé de zigzaguer en permanence. Et puis au bout d’un moment, on arrive… au bord d’un précipice !
Je glisse un petit :
“- Alors, la mère des précipices, qu’est-ce qu'on fait maintenant ?
- Tiens donc, t’as été livré avec la fonction humour maintenant ? Bon, y’a pas 36 solutions, je nous ai un peu trop fait dévier de notre trajectoire pour éviter des prédateurs et on se retrouve ici. Le passage serait plutôt là, ce qui nous oblige à rebrousser chemin pendant environ deux heures pour descendre ici et ensuite refaire le chemin sur deux heures, mais en bas. En gros, on sera en bas d’ici ce soir. Mais le souci, c’est qu’on risque d’être trop lent pour arriver avant demain soir à la base… Je suis désolé, je vous ai mis dans la mouise !
- Sinon, on descend en rappel. On a de la corde, y’a l’air d’avoir de gros cailloux pour l'arrière; c’est dangereux, mais ça vaut mieux que de laisser l’autre diablesse avoir raison, non ?
- … C’est très dangereux, mais c’est vrai qu'on n'a pas vraiment le choix… Mais clairement, faut pas se foirer ! Je vous rappelle que je vous ai pas sauvé des Kiltiks pour vous ramasser en bas à la petite cuillère !
- Hors de question d'échouer !"
Impossible de baisser les bras. Pas maintenant. Pas comme ça. On a commencé à arrimer le matériel sur un énorme rocher qui semble pouvoir résister à notre poids à tous les trois; de toute façon, y’a pas beaucoup à réfléchir : c’est le seul suffisamment gros pour résister, mais assez petit pour qu’on puisse y mettre la corde autour. Maintenant, y’a plus qu'à espérer que ça tienne…----------------------------------------------------Recrue Jilos
Ca me fait drôlement bizarre de voir Sylmien comme ça… Avec le temps, je m’étais presque habitué à son racisme ordinaire et à sa tête à claque… Mais depuis notre conversation d’hier soir, je le vois un peu différemment; quelque chose à l’air d’avoir changé en lui, même s' il risque d’avoir un peu de mal à se débarrasser de son air hautain et de quelques-uns de ses préjugés ! Mais bon, ne critiquons pas cela maintenant, il y’ a une montagne à descendre !
L’opération est dangereuse, d’autant qu’avec notre matériel actuel et la longueur de la corde, il est impossible de s’assurer efficacement… Il va donc falloir compter sur la force physique et espérer. Le moindre faux pas et la mort risque de frapper l’un d’entre nous… Mais je me dis que ça sera pas plus compliqué que les Kiltiks !
Quelques ajustements et le matériel est prêt ! Y’a plus qu'à descendre… La corde semble arriver jusqu' en bas, mais vu la hauteur, c’est compliqué de savoir si c’est juste une illusion d’optique ou si elle touche bien le fond !
Maintenant, la question se pose :
“ - Alors, qui se sent de commencer la descente ?
- Moi, réponds Sylmien, déterminé
- Le mâle alpha veut montrer les biscotots aux jeunes femmelles, hein ?
- Cause toujours, t’es clairement pas mon type de femme !
- Il a rien dit pour toi Kursa, ça te laisse une chance !”
Sylmien devient un peu rouge, mi-gêné, mi-colère, ce qui me provoque un gloussement de rire ! Il entame la descente en maugréant dans sa barbe - ou plutôt dans son absence de barbe -. Faudra peut être que je le ménage un jour; mais pas encore, il faut qu’il comprenne que l’humilité et l'autodérision sont des éléments importants en société !
Après ce petit moment de rigolade, c’est l’angoisse qui prend la place. A genoux, je regarde la lente progression de ce fringant jeune homme. Visiblement peu souple, il a l’air de passer ça tout en force; à voir son visage, c’est loin d’être une partie de plaisir… A un moment, sa main s'agrippe sur une prise qui s’éboule d’un seul coup, il perd l’équilibre, mais se rattrape au dernier moment !
Ouf, on est pas passé loin de la catastrophe ! Concentré, il a l’air de faire plus attention pour la fin du périple. A cette distance, on ne le voit plus très bien, mais il a l’air sorti d’affaire !
Et puis soudain, un gros bruit, un nuage de poussière, un cri et un bruit de craquement au sol ! Puis le silence. Ni une ni deux, je m’élance sur la corde pour descendre, essayant de faire au plus vite ! J’enchaîne les prises à une vitesse effrénée, laissant mes instincts Cathar guider ma descente; une prise lâche, mais j’arrive a me rattraper, plusieurs endroits sont complexe à descendre.
Et puis je comprends, quand j’arrive a la fin de la corde, qu’il reste une dizaine de mètre de dénivelé qu’il faut faire uniquement en escalade. Au bout de cette distance, Sylmien semble inconscient, au sol. Est-ce qu’il est mort ? Impossible de savoir sans être arrivé au sol. Je fais de grand signe a Kursa pour essayer de lui dire que la corde est trop courte, mais je suis pas certaine qu’elle comprenne.
Je respire un bon coup, puis j’entame la descente, doucement. Il me faut plusieurs minutes, très prudente, pour arriver en bas; j’ai manqué plusieurs fois de chuter, mais je suis arrivé ! Je me précipite vers Sylmien, colle mon oreille sur son torse et ma main devant sa bouche. Il respire ! Cathar soit loué ! Je regarde rapidement pour voir s' il a des lésions.
L’examen est sans appel, sa jambe droite forme un angle tout sauf naturel… Il semble souffrir de multiples fractures… Et merde ! Il faut stabiliser son état avant que ça s’aggrave !Spoiler
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Post n°18
Auteur : Kursa TyrnithÀ son réveil, l'ambiance sur le camp avait drastiquement changé : loin de la tension qui aurait pu régner suite au événement de la veille, l'attitude entre Jilos et Silmien était passablement détendu. Une discussion avait dû se produire durant la nuit, à moi que Kursa n'ait été aveugle à un rapprochement préalable à la mission de ces deux énergumènes. Bien que l'idée était loin de lui plaire, elle allait devoir composer avec Sylmien pour le bon fonctionnement de l'équipe, même si elle l'embrasserait avec ses phalanges.
Le début de la journée se fit dans la douleur. Bien que la plaie se soit refermée, la douleur demeurait : chaque effort de l'épaule envoyait une myriade d'éclairs dans le torse de la zabrak. Lorsque l'heure de lever le camp arriva, elle décida de se positionner en queue du convoi : hors de question de s'infliger la présence de l'idiot du groupe plus que nécessaire, elle était déjà bien assez tourmenté à son goût. À tête reposée, elle se remémorait l'échange d'hier. Est-ce que Sylmien avait été honnête ? Ce salaud fini, capable de faire preuve de bon sens d'un coup d'un seul… ? Cela semblait trop beau pour être vrai. Dans tous les cas, Kursa décida d'attendre un peu avant de se décider. Si jamais ses actions ne rejoignent pas ses mots, elle s'assurera de lui qu'il ne trompe plus personne.
Peu de temps après que l'étoile du système ait dépassé son apogée, les trois comparses se retrouvèrent face à un gouffre. D'après la guide de l'expédition, contourner l'épreuve s'avérait impossible, du moins s'ils souhaitaient pouvoir réussir l'épreuve de leur douce et tendre instructrice. La décision fut alors prise de descendre en rappel. Une fois la corde installée, une question se posa d'elle-même :
“ - Alors, qui se sent de commencer la descente ?
- Moi, réponds Sylmien, déterminé
- Le mâle alpha veut montrer les biscotots aux jeunes femmelles, hein ?
- Cause toujours, t’es clairement pas mon type de femme !
- Il a rien dit pour toi Kursa, ça te laisse une chance !”
Réprimant un haut-le-cœur, Kursa lança un regard noir à son amie : « T'as d'autres bonnes idées comme ça ?! Rien que d'y penser, j'ai des frissons. »
Si le jeune homme en question se sentit attaqué, il fut assez sage pour conserver son avis pour lui, entamant la descente d'un pas plus ou moins assuré. Dès lors que l'alpiniste autoproclamé eu disparu, Kursa vérifia la solidité du nœud : tout travail ne relevant pas de ses soins était prompt à la mettre en défaut, d'autant plus lorsque ce dernier a pour rôle de l'empêcher de faire du saut à l'élastique sans élastique.
« -Je ne sais pas ce qui s’est passé hier, mais vous vous entendais plutôt bien dis-moi. Elle n'essayait même pas de cacher le dédain dans le ton de sa voix. Il t'a offert un monde nouveau pendant mon coma ?
-Mais qu'est-ce que tu me fais là ? On est une équipe, on doit travailler ensemb..
-On est une équipe par obligation, non par choix ! Ce sale gosse de riche à déjà faillit nous planter à plusieurs reprises, et je ne pense pas avoir besoin de te rappeler le nombre de fois où il a été ouvertement hostile. Non mais franchement, qu'est ce qui s’est passé pour que vous soyez copain-copain du jour au lendemain ? Surtout après son super numéro d'hier !
-Écoute, je sais que Sylmien est loin d'être quelqu'un de bien, mais il n’a pas eu une histoire facile.
-Parce que tu penses que la mienne a été simple, que je n'ai connu qu'amour et eau fraîche ?! Avoir eu un passé difficile ne justifie pas de se comporter comme la dernière des raclures. Tu ne les as pas vu harceler Teska à la seconde où il le pouv…
-Son frère a été assassiné sous ses yeux, par des non-humains. Il s'échappa de ses lèvres un long soupir. Je ne cherche pas à l'excuser, encore moins à justifier ses actions. Cependant, on va devoir travailler en équipe pour finir cette mission, ainsi que toutes celles à venir. Alors s'il-te-plaît, fais un effort.
-Urgh !! Très bien, je vais essayer, mais je le fais pour toi. Ça ne change en rien le fait que je n'ai nullement confiance en lui, compris ?
-Merci. Et si on se mettait nous aussi à …
AHHHHH !
Loin de l'idée de louper une occasion de se rendre utile, Sylmien glissa au cours de sa décente. Après avoir loupé une prise pour son pied, il dévala à toute vitesse la quinzaine de mètres le séparant du sol. Kursa eut à peine le temps d'appréhender la situation que Jilos s'élançait frénétiquement dans la descente. Ne voulant pas risquer de surcharger la corde, elle dut attendre que la cathari touche le sol avant d'entamer le périple à son tour. Si elle avait bien compris les mouvements frénétiques de son ami, l'état de Sylmien était loin d'être enviable.
Avec une prudence renouvelée, Kursa entama la descente. Afin d'éviter de rouvrir sa plaie, elle dut prendre plus de temps que la félidée. La descente se compliqua lorsqu'elle découvrit la partie sans corde. Bien que cela soit une difficulté surmontable, elle lui demanda d'autant plus de prudence, la ralentissant de nouveau. La descente lui prit une quantité d'énergie considérable, mais l'arrivé ne signifiait que le début d'un problème encore plus grand : sauver le rouquin.
« -J'ai eu le temps de l'ausculter, et ce n'est pas bon du tout : Sylmien a de nombreuses fractures et son pouls est loin d'être régulier. Il a besoin de soins médicaux urgemment !
-Mais quel boulé celui-là !!!!
-Comment va-t-on faire ?! On ne peut pas le porter jusqu'à la base, ça prendrait trop de temps. La respiration de Jilos se faisait de plus en plus haletante. On ne peut pas non plus le laisser ici pour aller chercher de l'aide, les créatures des environs en profiteraient pour l'achever... Que faire, que faire ?! Son pelage s'hérissait au rythme de ses mots.
-JILOS ! Reste calme. Va me chercher deux branches, les plus solides et grandes que possible. D’abord on le sécurise, après on réfléchit à comment rentrer.
-Ok... Je fais vite. »
Une fois les branches obtenus, Kursa fabriqua une civière de fortune à l'aide des cordes restantes.
« - Pour le moment, pas le choix, on doit reprendre la marche. Avec un peu de chance, on tombera sur un speeder... »
Une fois ses mots prononcés, les cadets se remirent en route : Jilos à l'avant, Kursa à l'arrière et Sylmien sur une civière entre ces deux camarades. Comme avait craint la guide locale, l'état de santé du jeune homme les ralentit considérablement. Après de longues heures de marche sous une chaleur pesante, les deux comparses décidèrent de monter le camp.
«- Bon, la situation est mauvaise, très mauvaise. À ce rythme-là, on ne sera jamais arrivé à destination avant l'échéance. Et pour Sylmien …
Elles échangèrent un regard coupable.
- Ouai, on ne va pas se mentir ça sens pas bon. Dans tous les cas, on va devoir se donner à fond demain, alors autant se reposer un peu. Niveau médecine, je ne suis pas très bonne... Je te laisse t'occuper du boulet, je vais chercher un peu de bois. »
Bien qu'elle soit, en effet, très peu habile avec l'application du soin, la quête de bois permettait à Kursa de prendre le temps de souffler. Les derniers jours avaient été vraiment mouvementés : l'attaque du Kiltik, sa blessure, le double échec de Sylmien... « Ah, c'est fou à quel point tu as raison maman, on ne peut pas faire confiance à un Y... » Alors qu'elle posait son regard sur l'horizon, réfléchissant à l'ironie de la situation, elle traça une ondulation sombre dans le ciel, trouvant son origine un peu plus loin. Laissant tomber les quelques branches qu'elle avait ramassées, sa main droite s'empara de la poignée de son DC-15 en même temps qu'elle portait son comlink à sa bouche.
« Jilos, j'ai repéré une colonne de fumée au loin, je pars voir ce dont il s'agit. N'essaie pas de me joindre dans les prochaines minutes, je te contacte en cas de problème. Kursa, over. »
« Bien reçu, sois prudente, over. »
Reposant son communicateur à sa ceinture, elle prit une posture de combat : corps de trois-quarts, arme pointée vers l'avant. Progressant le plus possible de couvert en couvert, alternant entre arbres, arbuste et zone d'herbes hautes, elle s'approcha doucement de la source de la fumée.
Au niveau d'un feu de camp réalisé avec soin se trouvait deux personnes, deux humains dans la quarantaine d'après Kursa. Les hommes ricanaient, visiblement heureux de leur journée de travail. En effet, ils se trouvaient au milieu de nombreuses cages, contenant chacune des créatures toutes plus ésotériques les unes que les autres. « Des pourritures de contrebandiers... Tss. »
Bien qu'elle aurait adoré pouvoir abattre ses deux malandrins sur place, Kursa ne sentait pas encore assez confiante avec un blaster pour être sûr de pouvoir abattre deux cibles d'un seul tir, encore moins d'être assez rapide pour ne pas risquer d'être blessée elle-même. Cependant, rien ne l’empêchait de s'emparer du magnifique speeder qui trônait à l’orée du camp. Il disposait de deux places assises ainsi qu’une partie pour stocker les prises des chasseurs, idéal pour la civière rudimentaire du poids mort du groupe.
Paramétrant son arme sur l'option 'étourdissement', elle prit une profonde respiration. Braquant l'arme sur la cible la plus proche, elle calma au maximum son rythme cardiaque. Dès que le contrebandier debout tourna le dos à son collègue pour s'enquérir de l'avancé de leur repas, Kursa pressa la détente. Avant même que le premier truand n'ait eu le temps de toucher le sol, la recrue sortie des buissons où elle avait élu domicile, utilisant au maximum son diaphragme afin de se rendre la plus intimidante possible :
« Les mains en l'air ! Et on ne bouge plus !! »
Surpris mais pas défait, il porta sa main instinctivement à son blaster. Surprise par l'échec de son intimidation, Kursa prit quelques centièmes de secondes de plus que nécessaire pour tirer, offrant à son adversaire la possibilité de décocher un tir. Heureusement, la précipitation du tireur entraîna un tir hâtif, frôlant juste l'épaule droite de la Zabrack. A contrario, Kursa fit mouche, son adversaire tombant au sol suite à la décharge.
Sans perdre de temps elle se dirigea vers le speeder, le faisant démarrer pour filler à tout allure.
« Jilos, tu m’entends ? Si oui, prépare Sylmien, je nous ai dégotés notre ticket de retour." -
Post n°19
Auteur : Super PNJRecrue Jilos
L’attente est longue. Plein d’idées me passent dans la tête, mais aucune ne me rassure sur le comportement de Kursa. Si elle parle de fumée et d’éviter d’être contactée, c’est qu’elle doit se douter qu’il y a un danger potentiel et commençant à la connaître, elle va s’y jeter dedans sans aucune retenue, quitte à mettre sa vie en danger…
Jusqu’à présent, elle s’en est bien sorti, c’est certain, mais jusqu'à quand cela pourra durer ? Impossible de le savoir.
A côté de moi, Sylmien est dans un sale état. La fracture étant importante, il ne peut difficilement bouger et commence à avoir des tremblements et à suer à grosse goutte : indéniablement, son état empire d’heures en heures.
Soudain, il me fixe des yeux. Je me sens gêné, mais avoir de le rabrouer, il se lance de lui-même :
“- Laissez-moi ici et envoyez-moi une équipe de secours quand vous serez arrivé ! Promis je… Aîie ! Je… je peux survivre.
- Arrête tes conneries ! Tu crois vraiment qu’on va te laisser ici monsieur gros bras ?
- Après tout ce que je vous ai fait subir, c’est ce que je mérite, non ?
- Non. Personne ne mérite d’être abandonné ! Tu sais, la leçon à retenir, c’est pas de payer pour ses conneries, mais plutôt qu’on est ici, dans l’Impérium et qu’on sera amené à se battre ensemble pour défendre une cause qui nous est chère ! Alors que tu sois humain ou un bantha évolué, on s’en fou comme de l’an 40 !
- Même après tout ce que j’ai pu dire ou faire ?
- Même après tout ça. On est des camarades et les camarades ça s’entraide !
- … Merci
- Après ça veut pas dire que je te pardonne d’être un gros con. Crois-moi, je t’en ferait baver mon con !”
Il sourit, avant de fermer les yeux, sombrant rapidement. Son corps doit générer beaucoup d'endorphine pour soulager la douleur; ça envoie souvent dans les vapes sans trop prévenir.
Soudain, l’intercom grésille et la voix de Kurasa retenti :
“Jilos, tu m’entends ? Si oui, prépare Sylmien, je nous ai dégoté notre ticket de retour.”
Derrière elle, on entend le vent et un bruit de moteurs; je ne sais pas comment elle à fait, mais il semblerait qu’elle ait trouvée un moyen de locomotion ! Et ça, ça fait plaisir !
J’arrange Sylmien, attendant le retour de ma chère Zabrak pour charger la cargaison !
Au bout de quelques minutes, Kursa arrive sur un speeder; rapidement, on charge notre blessé. Une fois installée, je m’enquit de sa trouvaille :
“- Ou est-ce que tu as dégoté un engin pareil ?”----------------------------------------------------Braconiers
Nos trois speeders s’arrêtent au camps. Sur chacun d’entre eux, une cage vide. Malheureusement, la chasse n’a pas été bonne aujourd’hui; il semble qu’une confrontation avec des Kiltik et d’autres personnes ait créé un no man’s land… j’enrage ! Si j’avais le moyen de tomber sur ceux qui avaient provoqué ça, histoire de leur faire payer un retard de plusieurs jours sur nos objectifs !
Quand je descends du speeder, une chose me frappe : le silence. Les deux autres zozios sont censés garder le camps et on ne fait pas moins discret dans cette partie de la galaxie… Je fais signe à mes deux compères de sortir les armes, au cas où il y ait un problème.
Rapidement, on les retrouve au sol, immobile : ils ont reçu une décharge incapacitante chacun ! Au vu de l’état actuel, cela doit faire maximum une dizaine de minutes qu’ils ont été agressés… rapidement, je fais un check up : pas d’animaux volé, pas d’argent volé, même pas d’armes ou de matériel ! C’est quoi ces agresseurs en carton ?
L’un de mes sous-fifres m’appelle et m’indique qu’il manque le speeder qui était resté au camp. Et merdre ! le patron va me tuer si je ramène pas tout ça ! Je jure un bon coup et indique aux deux autres qu’il est l’heure de chasser un tout autre gibier qu’habituellement : des saloperies de voleurs.
On enfourche rapidement nos engins, puis je sors mon appareil de localisation. Le patron a quand même bien fait en apposant des mouchards pour suivre les faits et gestes des autres boulets… Rapidement, je repère la trace.
Visiblement l’engin est immobile pour le moment à une dizaine de minutes vers le nord-est. Je fais signe aux autres de me suivre.
Au bout de quelques minutes, l’engin se met en mouvement sur le radar : ils ont visiblement décollés ! Heureusement, depuis le temps, je commence à connaître la forêt : j’amène les gars via des petits raccourcis pour rattraper le retard !
Une vingtaine de minutes après le début de la traque, on débarque a une cinquantaine de mètres derrière eux : c’est l’heure de la chasse !----------------------------------------------------Recrue Jilos
Nous avançons à vitesse maximale sur le speeder, mais le fait d’être trois rends les choses complexes, d’autant que Sylmien est allongé sur l’arrière et maintenu dans un brancard de fortune fait de branches et de feuilles attachées les unes aux autres…
Pour ma part, je suis dos à Kursa qui pilote et je tiens la tête de notre humain de compagnie pour ne pas qu’elle soit envoyée à gauche et à droite.
Nous avancions si bien lorsque qu’apparaît derrière nous un trio de speeder qui semblent farouchement décidés à mettre fin à notre cavalcade ! Je hurle à Kursa :
“- KURSA ! CONTREBANDIERS À L'ARRIÈRE !”
Je sors mon arme et commence à essayer de les dissuader de s’approcher en tirant quelques rafales. Malheureusement, avec la vitesse et le terrain, c’est compliqué de viser !
Mes tirs sont esquivés et vient rapidement la riposte : les speeders déchargent plusieurs rafales qui viennent nous frôler et exploser sur des arbres aux abords de notre chemin.
Notre speeder bouge dans tous les sens pour éviter les tirs, mais quelque chose cloche : ils ne semblent pas nous viser directement… Ils tirent la plupart du temps à notre droite et parfois à gauche… Ho mon dieu ! J’interpelle Kursa :
“- ATTENTION C’EST UN PIÈGE ILS NOUS RABATTENT !”
Pile a ce moment-là, je remarque que le troisième speeder n’est plus derrière ! Au même moment, Kursa vire brutalement à droite surprenant nos adversaires qui font mouche sur l’aile arrière du speeder fragilisant l’attache du brancard de Sylmien. Je me jette sur lui tandis que le troisième speeder apparaît non loin de nous, s’étonnant que nous ayons déviés notre trajectoire au dernier moment. Il rejoint ses deux comparses et la course poursuite continue.----------------------------------------------------Recrue Sylmien
J’ai chaud. Très chaud. Je me sens mal. Depuis ma chute, je me suis réveillé plusieurs fois et j’ai même échanger quelques mots avec Jilos, mais la plupart du temps, l’énergie pour ouvrir les yeux me manque… Je me sens pas bien du tout. Ma jambe me fait un mal de chien et j’ai du mal à rester éveiller.
Je crois qu’elles ont trouvé quelque chose pour me porter secours et arriver à l’heure… Malgré tout, c’est moi le boulet ici. Finalement, je ne vaut rien. C’est ça, la conclusion de tout ça. J’ai toujours haï les aliens pour me donner une raison de continuer à avancer, à m’engager, à me battre. Je voulais juste éviter que la mort de mon frère ne soit vaine et surtout, que cela ne se reproduise plus.
Mais maintenant, je me rends compte que je suis dans l’erreur depuis le début. J'ai eu du mal à avaler la pilule, mais le constat est là : ma vie et mon existence sont basées sur des idioties; aveugler par la rage, je suis devenu raciste et aigri, épaulé par des gens qui ont suivi mon sillage et que j’ai influencé par mes idées…
Et maintenant, je ne suis qu’un boulet attaché au pied de mes deux comparses a qui j’ai causé du tort et qui se démènent pourtant pour me sauver…
Je me suis réveillé lorsqu’elles m’ont chargé sur un engin volant à cause de la douleur au niveau de ma jambe, mais j’ai rapidement rechuté.
Et puis un bruit sourd m’a réveillé en sursaut. j’ai vu les mains de Jilo m'attraper juste avant que je ne chute à pleine vitesse. J’ai vu des speeder derrière nous, des tirs, des explosions, des arbres en feu et un gros impact sur l’aile arrière.
Le temps de reprendre mes esprits grâce à l’adrénaline, j’ai compris que nous étions pris en chasse par 3 speeders ! A trois sur notre véhicule, jamais nous ne pourrons leur échapper. D’instinct, j’ai jetté un regards circulaire autour de moi avec de vous une sorte de sacoche sur ma droite -probablement aux propriétaires-. j’ai plongé ma mains dedans, étant le seul à pouvoir l’atteindre actuellement.
Ma main est ressortie avec deux détonateurs thermiques. Impossible de les lancer sans être vu un kilomètre en avance… il faut les surprendre pour ne pas être anticipables. Et puis une idée me vint. Me tournant vers Jilo, je lui ordonne d’un ton calme, ferme et autoritaire :
“- Levez les bras et ralentissez ! J’ai un plan. A mon signal, Kursa accélère un maximum. Exécution !”
Jilo, un peu paniquée et perdue, exécute l’ordre par réflexe. Rapidement, les bras sont levés et le speeder ralentit le document. Les poursuivant, persuadés d’avoir gagné, s'approchent en nous pointant avec leurs armes.
Dès qu’ils sont suffisamment proche, ils s’arrêtent. A ce moment là, je me tourne vers Jilo et lui dit :
“- Je suis désolé pour tout ça, j'espère que vous me pardonnerez. On est des camarades et les camarades ça s’entraide !”
Un sourire triste passe sur mon visage et Jilo comprend à cet instant ce qui va se passer. Je me redresse doucement et d’un seul coup je me projette sur les trois speeders dont descendent nos poursuivants avec ma jambe valide. Dans chaque main, j’ai un détonateur thermique que j’enclenche. Derrière moi, j’entends Jilo hurler quelque chose.
J’esquisse un sourire. Pardonne moi, grand frère, je ne t’ai pas vengé, au final. Mais j'espère que tu seras fier de moi. Je suis allé au-delà de la haine. Aujourd’hui, je rachète mon pardon. Adieu.HRP :Spoiler
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Post n°20
Auteur : Kursa TyrnithL'atmosphère au sein du speeder était étouffante. Seul le ronronnement du moteur cassait le silence ambiant, même la savane respectait le besoin de paix des deux camarades. Kursa bouillonnait sur son siège, ses mains blanchissantes à cause de la pression qu'elle appliquait sur le volant. Bien qu'elle tentait de se concentrer sur le voyage de retour, les événements de la journée bouclaient dans son esprit.
Alors que les choses semblaient évoluer pour le mieux, les trois novices furent rattrapés de nouveau par leur chance. Les camarades des anciens propriétaires du speeder les avaient rattrapés, et ils n'exultaient pas la joie de vie. Malgré l'emploi de toutes ses techniques de « libératrice » de speeder professionnelle, les chasseurs gagnaient du terrain, se rapprochant dangereusement du trio de jeunes adultes. Alors même que tout espoir semblait perdu, Sylmien proposa un plan...
« Foutu Sylmien, je n'aurais jamais dû l'écouter ! Il aura été un problème jusqu'au bout! » Elle ponctua sa colère d'un violent coup sur le guidon.
A ses côtés, Jilos ne pipa mot. Les derniers événements avaient visiblement été un choc profond.
« - Faites-moi confiance, j'ai un plan. Lorsque je te le dis Kursa, accélère autant que possible ok.
- C'est encore un de tes plans foir...
- S'il te plaît, pour une fois, laisse faire. Même si je ne l'ai pas vraiment mérité, laisse-moi me racheter ce coup-ci. Si jamais je foire encore une fois... Il marqua une pause, une certaine mélancolie imprégnant sa voix. Je te promets que tu pourras me faire ce que tu veux, ok ?
Bien que la tournure de la phrase soit des plus inquiétante, elle marquait pour Kursa la nécessité pour son camarade de recevoir des soins appropriés dans un délai raisonnable.
Alors que les speeders des mécréants se rapprochaient sans l'ombre d'une inquiétude, Sylmien donna le signal. Sans aucune hésitation, Kursa pressa de toutes ses forces la pédale d'accélération. La suite, cependant, restait toujours aussi brouillonne. L'explosion, la surprise, la colère, la dou-leur. Au milieu de l'amalgame d'émotion, elle n'avait que deux certitudes : les plaques de son ca-marade reposaient à sa ceinture, et les braconniers ne chasseraient plus jamais rien.
Elle s'en était assurée.
Le retour à la base fut calme et sans événement. Jilos restait muette tout le long du voyage. Une fois arrivé à la base, les deux survivantes furent soignées avant d'avoir un repos plus que nécessaire. Elles étaient les dernières arrivées. Bien que les autres groupes aient connu des aventures périlleuses, tous semblaient en meilleur état. Mais surtout, tous étaient complets. Alors que l'absence de Sylmien était sujet de toute les attentions, nul n'osa aborder le sujet frontalement, laissant les deux rescapées récupérer de leur expérience. Cependant, une seule personne ne disposait ni du temps, ni de la patience des autres pensionnaires.
Au lendemain de leur arrivés, Kursa et Jilos furent convoqué par le sergent Adhellan à l'aube. Alors qu’elles se trouvaient dans le couloir, aucun mot ne fut échanger, ce n’était pas nécessaire. Elles partageaient la peine, la douleur. Alors que Kursa s’apprétait à pénétrer dans le bureau, première victime du démon bleu, Jilos posa sa main sur son bras. Ensemble elles étaient revenu, ensemble elles s’en sortirai à nouveau.
« - Vous êtes donc revenu ? Je vous avait pourtant laissé une chance de rester dans la nature et de ne jamais remettre les pieds ici. Je vois tout de même que votre groupe s'est fait amputé de la recrue Sylmien ?
À ces mots, le corps de Kursa se tendit. De nouveau, Adhellan se montrait volontairement provocante. "Bien sur qu'on est revenu vielle pie !". Voilà ce qu'aurait répondu Kursa en temps normal. Cependant, elle ne voulait pas fournir d'autres excuses à son instructrice pour la renvoyer. Elle se contenta donc de maintenir un garde-à-vous.
- Sylmien était un être stupide et profondément raciste. Je mentirai en disant qu'il manquera à l'Impérium et en louant sa mort au combat. Il a toujours été une épine dans le pied d'un Empire qui ne cesse d'avancer vers une égalité des races et une avancée vers notre chère méritocratie. Son départ ne laissera pas un grand trou. Si j'ai bien suivi les évènements de votre petite course poursuite en forêt, il s'est sacrifié pour vous sauver; pouvez-vous me faire un rapport sur les circonstances exactes de sa disparition ?
- Permission de parler franchement sergent ? Il était hors de question pour Kursa de se démonter, encore moins en face de quelqu’un d’aussi méprisable.
Adhellan resta impassible. Assise à son bureau, le visage fermé, le regard glacial. Bien que Kursa la regarde physiquement de haut, aucun doute ne persistait : la chiss était le maître incontesté de la situation. - Accordé.
- Même si Sylmien était un idiot fini, un incompétent de première classe et foncièrement une personne assez détestable, il n’en reste pas moins mon camarade. Un camarade qui lors de l’instant critique a fait un choix … Le choix ! Toute sa rage bavait dans ses paroles, son ton sec et acide. Le dernier fragment lui échappa à la limite du cri. Il est allé outre sa morale dépassé, se sacrifiant pour deux non-humaines. Je pense que vous êtes particulièrement injuste envers lui : il aurait pu faire un excellent stormtrooper. Après je n'en attendais pas moins de vous.
Les mots de la zabrack semblèrent ricochet sur sa peau bleue, telle la brise au milieu d'une tempête.
Pour répondre à votre question, sa mort est le résultat de mon mauvais jugement. Après avoir réquisitionné le speeder, j’aurais dû abattre les contrebandiers pour envoyer un message clair aux autres. De plus, j'ai oublié de vérifier si l'engin était équiper d'outils de tracage. Mes actions ont coûté la vie d’un membre de mon équipe. J’accepterai la punition que vous estimerait convenable sergent.
- Qu'est-ce que vous croyez, recrue Kursa ? Que la vie d'un soldat de l'Impérium est idyllique ? Que nous courrons dans les champs et sur les plaines en se tenant la main dans les hautes herbes ? La quotidien d'un soldat, c'est la mort. Soit vous la fréquentait, soit c'est vous qui êtes mort."
Adhellan marqua une courte pause :
"- Vous me détestez ? C'est très bien. Maintenant, il va falloir choisir recrue : est-ce que vous allez vous rouler en boule comme une petite chialeuse ou est-ce que vous allez vous relever, la tête droite, la rage dans le ventre et le souvenir de votre compagnon tombé au combat gravé dans votre esprit ? Ce choix vous est propre. Vous pouvez disposez, votre punition vous sera communiqué sous peu. Maintenant, faites entrer Jilos." -
Post n°21
Auteur : Super PNJSergent Instructeur Adhellan
La perte d’une recrue amenait toujours une tonne de paperasse. Le sergent instructeur pesta contre l’incompétence des nouveaux venus qui s’étaient attaqués à des contrebandiers et en avait fait les frais. Mais le mal était déjà fait : formulaire d’explication, rédaction d’une lettre de doléance pour la famille, rapports aux supérieurs, documents pour le directeur de l’académie. Un calvaire.
Ainsi, elle passa la nuit sur les différents documents et termina par la lettre. Si une seule chose lui tenait à cœur, c’était de rédiger personnellement les lettres envoyées aux familles de ceux qui ont péris sous ses ordres. Une fois satisfaite, elle l’envoya à la famille tard dans la nuit, puis s’allongea une paire d’heure avant que ne sonne le glas du réveil.
Se levant du pied gauche, elle fut sollicitée avant même d’avoir pu prendre un caf : les parents de la recrue décédée étaient dans le bureau du directeur de l’établissement et elle était convoquée pour une explication… Encore une de ces familles de riches impériaux qui pensent envoyer leur enfant beaucoup trop pouponné pour essayer de le planquer dans une base reculée et ne grappiller que l’honneur de pouvoir dire en soirée “Vous savez, mon fils est engagé dans l’armée impériale ! c’est un officier important blablabla”.
Prenant une douche rapide pour se remettre les idées en place, revêtant son uniforme impérial au cordeau, l’instructrice sortit de ses quartiers pour aller rejoindre le bureau du directeur de l’académie impériale.
Une fois arrivée, elle fait connaître sa présence auprès des deux soldats en factions et entre, le visage figé dans son masque habituel de neutralité. Entrant, le directeur lui fit signe de prendre place sur un des sièges, mais elle préféra rester debout.
Face à elle, deux riches impériaux étaient assis : une femme à l’air éplorée dans les bras de ce qui devait être son mari; vêtu d’atours des plus cérémonieux - impliquants une fortune certaine -, l’homme transpirait la haine dans ses yeux.
Le directeur commença :
“- Sergent instructeur Adhellan, je vous ai fait mander sur demande de la famille Kendrill. En effet, ceux-ci ont bien reçu la lettre mentionnant le décès de leur fils au cours des entraînements que vous avez supervisé et ils souhaiteraient avoir plus d'informations sur ce qu’il s’est passé. Je vous laisse la parole.”
Une courte pause fut prise par Adhellan qui commença son explication :
“- Au cours d’une mise en situation dans des contrées inhospitalières de Cathar, des groupes d’individus ont été mis en situation de survie avec pour objectif de rentrer à la base dans un délai imparti. Le groupe composé de votre fils a pris la décision de voler des speeders à un camp de braconniers.
Durant la course poursuite avec ces derniers, Sylmien à pris la décision de se sacrifier - puisqu’il s’était gravement blessé à la jambe d’une précédente chute - pour mettre à ses deux camarades de s’enfuir. Son acte héroïque à permit la fuite et la survie de ses deux compagnons.
Votre fils à fait preuve d’un courage digne d’un soldat de l’Impérium et même s' il est regrettable qu’il périt dans cette situation au cours d’un entraînement, la vie d’un soldat est faite de risques, de dangers et de mort. Nombre de soldats périssent sur les champs de bataille de l’Empire; Dathomir en est un exemple criant.
- Foutaises ! Avouez que vous avez fait exprès de tuer notre fils, saleté d’alien ! Le directeur a mentionné que les deux individus étaient des saloperies d’aliens comme vous ! Vous vous êtes ligués contre notre fils !?
- Mr Kendrill, veuillez vous calmer. Il n’est nullement question de…, commença la Chiss, proche de perdre patience
- Fermez là subalterne ! Je suis le grand Aristote Kendrill et je …"
Le sergent Adhellan perdit patience, ne supportant pas que l’on interrompe. L’insulter elle ou les aliens, passe encore, mais l’empêcher de terminer une phrase, ce n’était pas envisageable. Elle vient attraper le col du noble impérial et le plaqua violemment contre le mur, planta son regard droit dans ses yeux :
"- Vous osez remettre en question mon intégrité au codeur d’honneur de l’Impérium devant l’un de mes supérieurs tout en insultant la race des Chiss monsieur Kendrill ? Sachez que je ne tolère pas ce genre d’affront envers l’Impérium et envers ma propre personne. Maintenant, il existe deux possibilités : soit vous vous calmez, soit vous allez recevoir une correction sur le champs que vous ne serez pas prêt d’oublier
Le directeur de l’académie baissa les yeux en souffla. Il savait très bien ce qui allait se passer en convoquant Adhellan face à une famille de noble raciste impériaux, mais il n’avait pas vraiment eu le choix. Il se leva et demanda d’une voix autoritaire - même si il n’était pas en désaccord avec les propos de la chiss - :
"- Sergent instructeur Adhellan, veuillez reposer monsieur Kendrill sur le champ ! Il ne sera pas toléré que vous usiez de la force face à un citoyen de l’Impérium. Quant à vous monsieur, veuillez vous calmer, car il n’est pas plus toléré d’insulter les fiers soldats de notre Empire qui se battent chaque instant pour faire perdurer notre système !"
L’instructrice reposa l’homme au sol qui suait à grosse goutte et semblait proche de s’être uriné dessus au vu du regard de la Chiss qui le hantera probablement plus que la mort de son propre fils.
A court d’arguments quelconques, monsieur Kendrille reprit un peu de la superbe et annonça rageusement :
“- Vous entendrez parler de moi ! Je suis influent monsieur ! Je vous ferez expulser de l’Impérium ! Ou mieux, vous serez exécuté pour haute trahison !”
Prenant sa femme dans ses bras, les Kendrill s’en allèrent non sans lancer un coup d’oeil empli de haine à Adhellan, qui lui rendit un regard profond, glacial et meurtrier, provoquant au passage une déglutition d’Aristote qui s’en fut.
Le directeur se prit la tête dans les mains, se massa les tempes et s’exprima :
“ - Vous nous mettez dans une situation embarrassante, sergent instructeur Adhellan… Les Kendrill sont une riche famille et ça ne sera pas simple de couvrir cette affaire. Il faut que vous repensiez le cursus de formation; ce n’est pas la première fois qu’un accident mortel arrive lors de vos entraînements ! Sans parler du nombre considérable d’abandons…
- Sauf votre respect monsieur, combien des hommes que j’ai formés ces dernières années et qui sont allés au bon du cursus sont morts au combat ?
- … Aucun
- Le constat est là : je suis dure et j’en ai bien conscience. Mais je forme l’élite des troupes impériales; des soldats qui défendront l’Impérium corps et âme sans faillir. La mort est à tous les coins de rue quand on se bat sur le terrain, il n’y a pas de place pour ceux qui ne peuvent y survivre. Hors de question de former de la chair à canon !
- J’ai l’impression de vivre exactement la même discussion chaque année… Vous me donnez du fil à retordre, sergent instructeur Adhellan !
- Pas autant qu’aux ennemis de l’Impérium, monsieur
Le directeur esquissa un petit sourire. Il était bien rare d’entendre une boutade, aussi simple soit-elle de la Chiss, elle qui était toujours impassible et le visage d’un sérieux à tout épreuve.
Jamais il n’avait su quoi faire avec elle. Sans aucun doute, elle était la plus stricte de tout le corps de formation impérial et peu de gens peuvent se targuer d’avoir terminé sa formation ; pour autant, elle avait raison : ces dix dernières années, aucun des soldats qu’elle avait formé n’était tombé au combat.
Ceux qui avaient percé étaient désormais des hommes et des femmes d’actions de plus efficace, avec un mental d’acier et des compétences hors du commun.
Il fit signe à l’officier de disposer; celle-ci le salua dans un claquement de talon au cordeau et s’en alla vers son escouade qui avait eu une heure de répit à cause de cette petite altercation; il est l’heure de leur rappeler qu’ils sont dans le corps de l’infanterie impériale.
Un peu plus tard, elle s’occupa de transmettre sa punition à Kursa pour ses actes ayant causé involontairement le sacrifice d’un de ses camarades : jusqu’à la fin de la formation, elle devrait s’occuper du linge, du ménage et des lits de toute l’escouade. Une punition longue et éreintante.Plusieurs mois plus tard
La formation toucha bientôt à sa fin. Le sergent instructeur Adhellan regarda les membres de son escouade réduite au nombre de trois : Kursa, Jilos et Ryne.
Teksa s’était gravement blessé lors d’un entraînement de mise en situation de survie et avait décidé d’abandonner la formation; M’Ryl n’avait pas réussi à supporter la pression mentale permanente imposée par la Chiss et s’en était allé. Il avait demandé une mutation vers l’école de la marine impériale et l'obtint.
Et pour Sigid, elle avait perdu un œil pendant un affrontement contre un Kiltik, ce qui l’avait poussé à arrêter là sa carrière militaire.
Sur les dix membres originaux, seuls restaient la zabrak, la cathar et une humaine. Le sergent instructeur était à la fois fier d’elles autant qu’étonnée d’en voir autant mener la formation jusqu’au bout.
Même si elle maintenait toujours son masque impitoyable, elle était plutôt fière de ceux qui allaient former, bientôt, des soldats d’élites dans les corps d’armées qu’ils choisiront.
En cette belle matinée, le sergent instructeur se présenta à 6h du matin, comme toujours depuis le début de la formation. Elle entra dans le dortoir qui paraissait désormais beaucoup trop grand pour seulement trois personnes; en son sein, les membres de l’escouade était déjà au cordeau et au garde à vous dans un salut impeccable.
Le rituel du matin accompli, le sergent instructeur pris la parole :
“- Repos. Aujourd’hui est un jour un peu spécial : vous avez quartier libre. Profitez bien, parce que demain matin, à la même heure, je viendrais vous chercher ici afin de vous envoyer vers le corps d’armée qui voudra bien de vous.
Cela signifie que vous allez en séance me faire le voeu du corps que vous souhaiteriez rejoindre. Je vais vous faire un rappel de ceux qui existent, mais avant, je tiens à vous félicitez.
Je sais que vous me détestez probablement autant que les ennemis de l’Impérium, mais sachez que cela a été fait à dessein ! Je ne forme que les meilleurs soldats, les autres peuvent rentrer chez eux et retourner pleurer auprès de leur maman.
Vous êtes voué à devenir l’élite, à mener l’Impérium à la victoire dans de nombreuses batailles ! Ces dix dernières années, des seuls ayant menés ma formation jusqu’au bout, aucun n’a péri au combat.
Mais attention : ne prenez jamais la grosse tête. Je vous ai formé pour être droit, respectueux, compétent et au service de notre glorieux Empire. Croyez-moi que si j’ai un retour sur votre comportement ou si vous osez vous montrer hautain ou péteux en vous vantant d’avoir survécu à ma formation, je viendrais en personne vous faire comprendre que vous n’êtes encore que des bleusailles.
Mais sachez que si nous sommes amenés à nous battre dans les mêmes batailles, je vous considérez comme mes camarades et j’aurais pleine confiance en vous et en vos compétences. Vous deviendrez de grands soldats de l’Impérium, alors ne me décevez pas !”
Adhellan marqua une courte pause avant de reprendre :
“- Voici les différents corps de l’armée Impériale que vous pouvez rejoindre :
Le corps des Stormtrooper : véritable fer de lance de la GAI et pratiquement de toutes les batailles et opérations. Ce sont les troupes en premières lignes qui nous mènent à la victoire; vous serez bien entendu très exposé, mais sans eux, l’Impérium n’existerait plus depuis longtemps.
Le corps des Scout Troopers : très largement autonome et spécialisé dans les missions de reconnaissance et de renseignements. Ce sont des éclaireurs de talents, envoyés dans des zones dangereuses pour reconnaître les lieux et transmettre des informations cruciales. Un grand nombre de batailles n’ont pu être remportées que grâce à leurs compétences.
La Chasse Impériale : ils recrutent toujours les meilleurs éléments comme pilotes de TIE. C’est un corps extrêmement important car les batailles spatiales sont légions et les appuis au sol renversent le cours de certains combats.
L'Agence de Contre-Terrorisme Universel : Dans le cadre de la protection de la galaxie, est spécialisée dans les actions rapides et la lutte contre le terrorisme, comme son nom l'indique fort bien. Il existe encore, malheureusement, beaucoup d’opposant à notre empire et même parfois des groupements extrêmes qui tente de faire vaciller la grande moff; en intégrant ce groupe, vous combattrez toujours pour l’Impérium d’une manière différente mais toujours d’une importance capitale.
Vous avez 24h pour vous décider, dire au revoir à vos familles et intégrer officiellement l’armée. Quel est votre choix ?”
HRP :Spoiler
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Post n°22
Auteur : Kursa TyrnithAujourd'hui était le grand jour, le dernier au sein de l'académie. Elles n'étaient plus que trois, trois survivantes à l'enfer que fut l’entraînement d'Adhellan. Toutes se tenaient au garde à vous, l'uniforme tiré à quatre épingles. Dos droits, regards d'acier, un silence profond retentissait dans la salle.
Nul ne bougea alors que l'instructrice entra, ni pendant son discours. La discipline et le respect dictaient aux nouvellement graduées d'écouter sagement. Quand bien même Kursa ressentait toujours une certaine rancœur pour sa supérieure, elle ne pouvait contester les résultats de ses méthodes. Elle et ses collègues savaient tous faire, de l'infiltration à l'assaut, du tir au combat rapproché. Aucune situation ne pourrait être insurmontable, et aucun danger trop grand.
Une fois la sergent partit, la réflexion fut de courte durée. Kursa intégrerait le corps des Stormtrooper, accompagnée par Jilos. Ses mois de vie commune les avaient rapprochées, et leur expérience de terrain leurs fournissait un objectif commun : plus jamais de perte inutile !
Le reste de la journée fut des plus rapides : un appel à sa mère pour lui annoncer la nouvelle, un tour par le bureau du sergent et voilà, Kursa était prête pour le départ. Où qu'ils soient, les ennemies de l'Impérium n'avaient qu'à bien se tenir. -
Post n°23
Auteur : Super PNJSergent Instructeur Adhellan
Le lendemain matin, la chiss se leva plus tôt qu'à son habitude ; elle devait se préparer pour la cérémonie de répartition des recrues impériales dans les corps de l’armée. Pour être dans les clous, son uniforme de parade se devait d’être impeccable ainsi que ses armes.
Elle l’avait fait nettoyer dans les services impériaux dédiés, mais Adhellan s’était toujours appliqué au moindre détail; c'est à l’air d’un fer à repasser somme tout à fait rudimentaire qu’elle s’attela à une inspection minutieuse de son uniforme pour annihiler tout pli inconvenant.
Après une bonne heure et la satisfaction du travail accompli, elle passa sous la douche, se coiffa simplement mais avec soin, puis revêtu son uniforme, plaça ses armes d'apparat et se dirigea vers le dortoir de l’escouade Blue Epsilon. Tout le monde l’attendait au garde à vous.
Elle leur fit signe de la suivre et le groupe marcha dans les couloirs avec une synchronicité hors norme, sans pour autant être au pas : l’entraînement du sergent instructeur était des plus exigeant, mais les résultats se remarquaient sur ce genre de détails.
Bientôt, ils arrivèrent dans une grande salle, très haute de plafond avec une allée centrale bordée par d’immenses colonnes sculptées. Au fond de la pièce, une sorte d’estrade avait été mise en place pour la cérémonie; l’escouade semblait la première arrivée et Adhellan les amena se positionner auprès d’un drapeau bleu.
Elle leur fit signe de rester ici au garde à vous et se dirigea vers la scène à la rencontre de quelques hommes qui semblaient afférés. Quelques mots furent échangés avec que la chiss ne se mette en position d’attente, dos à la scène dans un garde à vous parfaitement immobile.
Durant une bonne heure, plusieurs escouades arrivèrent au fur et à mesure et virent se positionner auprès de drapeau qui correspondait à la dénomination de chaque groupe. Les officiers venaient quant à eux se placer aux côtés des autres officiers présents et se mettaient au garde à vous.
Des murmures résonnaient parfois entre les membres des différentes escouades; certains avaient la bougeotte et d’autres n’arrivaient pas à maintenir un salut parfait pendant plus de dix minutes.
Adhellan jeta un regard à son escouade : telles des statues de cires, ils étaient immobiles, ils ne parlaient pas. Leur visage semblait figer dans une expression de neutralité qui ne transpirait d’aucune émotion. En même temps, la chiss avait tout fait pour : chaque semaine, ils devaient tenir dix heures en garde à vous, immobile, sans broncher, sans parler, sans faiblir. Ceux qui ne tenaient pas étaient punis pendant plusieurs jours.
Le sergent instructeur éprouva toutefois de la fierté pour les trois femmes qui se tenaient là, sous ce drapeau bleu. C’était le groupe le plus petit - en général, les escouades finissent la formation avec une dizaine de soldat en devenir -, mais il était de loin celui qui semblait le plus “prêt” à la vie de soldat.
Au bout d’une dizaine de minutes, le directeur de l’académie prit la parole et remercia les différents instructeurs avant de féliciter les futurs soldats. Il fit un discours sobre mais percutant sur l’Impérium et les services que rendront les différents corps de l’armée.
Une fois fait, ce fut Adhellan qui fut appelée en première à monter sur l’estrade pour annoncer les corps d’armées que rejoindront chacun des membres de son escouade :
“- Ryne Dellombra, vous aviez demandé à rejoindre le corps de la marine impériale. Votre demande à été acceptée. Félicitations.
Jilos Sirgi, vous aviez demandé à rejoindre le corps des stormtroopers. Votre demande a été acceptée. Félicitations.
Kursa Tyrnith, vous aviez demandé à rejoindre le corps des stormtroopers. Votre demande a été acceptée. Félicitations.”
Quand tous les noms furent données, elle adressa un regard aux trois jeunes femmes qui s’étaient avancées face à l’estrade et ne bougeaient plus d’un millimètre, figées dans un garde à vous impeccable. Pour la première fois depuis le début de leur formation, le masque de neutralité de la chiss s’effondra et elle esquissa un sourire satisfait et fier de ses jeunes recrues.Spoiler
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; n'oublie pas de la renseigner dans ton coffre