Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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Star Wars RPG

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Premiers pas dans l'armée.

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  • Le ChroniqueurL Hors-ligne
    Le ChroniqueurL Hors-ligne
    Le Chroniqueur
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    #3

    Post n°3
    Auteur : Super PNJ

    Le sergent Olbert, montre en main, surveille en silence les divers candidats installés en face de lui. La plupart d’entre eux sont humains. Il constate cependant la présence de deux Twi’leks et d’une jeune femme munie d’une paire de cornes. Le sous-officier tente de déterminer les origines de cette dernière en se remémorant les caractéristiques principales des nombreuses espèces qu’il a pu côtoyer au cours de sa carrière militaire, sans pour autant parvenir à trouver une quelconque concordance. Cette recrue n’a pas le profil typique d’un Chagrien. Elle n’a pas non plus la couronne de cornes qui recouvre l’épiderme crânien des Zabraks. Les autres créatures qu’il connaît sont ou bien trop hideuses pour lui ressembler, ou bien trop éloignées de la description physique dont il se souvient.

    Les minutes s’écoulent lentement. Olbert, qui s’ennuie rapidement quand son esprit n’est pas stimulé par la drogue ou une quelconque occupation, consulte son bloc de données à la recherche de dossiers à lire. Rien ne semble cependant pouvoir satisfaire le sous-officier, qui se morfond dans sa solitude. Tout ce qui touche de près comme de loin à la gestion des ressources semble l’ennuyer au plus haut point. Les tâches administratives qu’il doit exécuter tous les jours ne sont pas à son goût. La vie de bureau ne convient pas vraiment au sergent, qui a passé la quasi-totalité de sa carrière sur le terrain. Si un obus ne lui avait pas fauché les deux jambes, il serait probablement encore au front, à combattre ces maudits rebelles.

    Le sergent tente d’imaginer quelle vie il aurait pu mener s’il n’avait pas décidé de s’engager dans une carrière militaire. Rien ne lui vient à l’esprit. L’uniforme fait sa fierté depuis si longtemps qu’il semble avoir oublié qu’une vie est possible en dehors de l’armée. Pourtant, il se souvient que certains de ses camarades avaient envisagé d’autres chemins pour leur avenir. Autour d’un feu de camp, les langues se délient. Et Olbert, qui ne ratait jamais une occasion pour moquer ses frères d’armes et leurs aspirations délirantes, n’a rien oublié de ces conversations chaleureuses qui ont souvent eu un effet réparateur sur ses vieilles blessures de guerre. L’homme esquisse l’ombre d’un sourire. Le capitaine de sa compagnie songeait notamment à devenir agriculteur. Tombé amoureux de Cathar, il avait trouvé un terrain favorable, selon lui, à l’établissement d’une ferme prospère. Bien sûr, on s’était moqué de lui, prétextant qu’on n’avait jamais vu d’officier se plaire dans la merde et le foin, qu’il ne pourrait rien faire pousser sur l’Arche de l’Empire et qu’il ferait mieux de s’installer sur cette fosse à purin que l’on nomme Garqi. Mais le bougre était resté fidèle à ses convictions, refusant de céder aux railleries des autres.

    Une ferme… L’idée est alléchante. Devenir propriétaire terrien, cultiver ses propres fruits et légumes, entretenir un troupeau de bêtes… Pourquoi pas. Au moins, il aurait l’esprit occupé. Le sous-officier se dit même qu’il pourrait prendre conseil auprès de son capitaine. De ce qu’on lui a rapporté, l’aspirant-fermier a quitté l’armée il y a peu pour réaliser ses rêves. Le régime impérial offre apparemment de sacrées opportunités à ceux et celles qui souhaitent s’établir de façon durable sur Cathar. Quelques lopins de terre sont vendus pour des sommes dérisoires aux soldats qui ont brillé par leur exemplarité sur le champ de bataille. Bien évidemment, derrière ces offres généreuses se cache probablement un dessein bien précis…

    Dans la salle, un premier candidat tire sa chaise, se lève puis s’en va. Quelques curieux le suivent du regard le temps d’un instant avant de se concentrer à nouveau sur la rédaction. Un autre suit rapidement son exemple, quittant à son tour la pièce sans adresser le moindre mot ou regard à ses camarades. Olbert jette un coup d'œil à sa montre. Les bougres ont tenu à peine six minutes. Le sous-officier baille, s’étire les bras, puis s’affale dans sa chaise. L’homme consulte sa messagerie, constate qu’il est à jour dans ses correspondances et décide finalement de se renseigner sur ces fameuses offres. Ses recherches s’avèrent cependant infructueuses et le sergent en vient à se poser de nombreuses questions. N’ayant pas de réponses à apporter à ses propres interrogations, Olbert se perd à nouveau dans ses pensées.

    Lorsque les premiers candidats rendent enfin leur formulaire, le sous-officier s’imaginait déjà loin d’ici, entouré de troupeaux et de vastes étendues ensoleillées… Cette vie de fermier commence à l'attirer. Il songe déjà à présenter sa démission à ses supérieurs afin de se retirer dans un coin paumé. Vivre de la terre sera toujours plus distrayant qu’une fin de carrière passée derrière un bureau, à n’en pas douter. Le sergent observe d’un œil distrait la pile qui occupe désormais le coin de son bureau. Neuf recrues ont déjà rendu leur fiche d’informations. Les plus lents, cependant, mettent bien une heure de plus avant de rendre leur formulaire.


    - Bien. Vous pouvez dès à présent attendre à l’extérieur. Je vous appellerai un par un afin de procéder à un entretien. Indique le sous-officier en congédiant les jeunes gens d’un geste de la main.

    Olbert étale devant lui les différentes fiches puis en choisit une au hasard. Il lit quelques informations ici et là avant de juger que la lecture sera intéressante. Kursa Tyrnith. Mi-humaine, mi-Zabrak. Une hybride… L’homme comprend mieux pourquoi il n’arrivait pas à mettre un nom derrière son espèce. Cette pauvre femme en bavera, à tous les coups. Les éléments les plus conservateurs de l’armée n’auront probablement aucun mal à déverser toute leur haine sur elle. Et les rares amis non-humains qu’elle pourrait se faire pourraient tout aussi bien la délaisser, considérant qu’elle est plus humaine qu’alien. Ce statut particulier fera probablement l’objet d’une surveillance rapprochée, les cas hybrides n’étant pas légions au sein de l’armée. Le sous-officier ne serait pas étonné s'il venait à apprendre qu'on ferait d'elle un cas d'étude.

    Mais le plus intéressant reste encore à venir. Selon ses propres dires, la jeune femme est fille de Jedi. Fascinant ! Le sergent, dont les connaissances en matière d’Ordre Jedi sont assez limitées, pour ne pas dire insignifiantes, est intrigué. Et il y a fort à parier qu’il ne sera pas le seul à vouloir lui poser des questions sur les protecteurs déchus de la République. L’homme parcourt du regard le reste du formulaire, récoltant ici et là de précieuses informations. Le portrait qu’il peut dresser de cette curieuse Kursa est pour le moins singulier… Une esclave hybride sauvée d’une vie de servitude par les forces impériales et dont le père Jedi semble l’avoir profondément dégoûtée de l’Ordre. Pour sûr, ce genre de profil ne restera pas inconnu très longtemps… Les services de renseignements impériaux auront probablement de nombreuses questions à poser à cette jeune femme. Autant leur faciliter le travail… Qui sait ? Peut-être obtiendrait-il un poste au sein du Bureau de la Sécurité Impériale. Au moins, il aurait l’impression de servir à quelque chose. Peut-être même qu’on l’enverrait sur le terrain, loin de toute cette paperasse qu’il a en horreur.

    C’est donc muni d’une nouvelle détermination que le sous-officier quitte son bureau pour rejoindre les différents candidats dans le couloir.


    - Kursa… Olbert jette un coup d'œil au formulaire qu’il a sous les yeux. Kursa Tyrnith. Entrez.

    Il invite la jeune femme à entrer d’un simple geste de la main avant de refermer la porte. Selon le protocole en vigueur, tout ce qui se dit au sein de cette pièce doit rester confidentiel. L’homme s’installe à nouveau à son bureau, masse les extrémités douloureuses de ses jambes, qui le font atrocement souffrir, puis croise ses mains sur la table.

    - Mademoiselle Tyrnith… Votre cas est des plus intéressants. Ce n’est pas tous les jours qu’on a l’occasion de croiser la fille d’un authentique chevalier Jedi… Le sergent marque un léger temps de pause, avant de reprendre. J’ai cru comprendre, en lisant la fin de votre fiche, que vous n’avez pas une grande opinion de l’Ordre Jedi. Que pouvez-vous me dire au sujet de votre père ? Est-ce à cause de lui que vous avez une vision aussi négative de l’Ordre Jedi ? Que pouvez-vous me révéler sur les individus qui constituent les rangs de cette organisation ? Et bien évidemment, essayez d’être précise mademoiselle Tyrnith. Tout ce que vous pouvez nous révéler nous sera grandement utile...


    Spoiler : Spoiler
    Je te laisse carte blanche pour ce qui est des échanges que tu peux avoir avec les autres candidats hors de la salle.

    Hivernus.

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      #4

      Post n°4
      Auteur : Kursa Tyrnith

      Après avoir attendu un peu, Kursa imita ses camarades, déposant sa feuille sur le bureau de leur instructeur avant de se rendre dans le couloir. Bien qu'elle ne soit pas la dernière, plusieurs personnes se trouvaient déjà dans le couloir. Un rapide compte des têtes lui indique cinq personnes ayant terminé l'épreuve, ele-même montant ce chiffre à 6. Les candidats étaient répartis en deux groupes : une twi'lek et trois humains à sa droite, et une humaine assise à sa gauche, examinant le contenu d'une holo-tablette.
      Prenant son courage à deux mains, elle décida d'essayer de se sociabiliser : avoir de bonnes relations était un must pour pouvoir survivre à l'armée.
      Ne confondant pas courage avec témérité, elle décida de laisser le groupe seul, la cacophonie de rires qu'ils provoquaient intimidant la jeune Zabrack, sans compter sur sa composition à soixante-quinze pour-cent d'hommes.

      S'armant de son plus beau sourire, elle s'approcha de la lectrice :

      "Bonjour, permets-moi de me présenter, moi c'est Kursa Tyrnith, enchantée !"

      Loin de retourner la chaleureuse introduction, la jeune femme daigna tout juste lever le regard de sa tablette, crachant du bout des lèvres un "'lut" avant de retourner à sa lecture.
      Un peu décontenancer par cette réponse, Kursa resta immobile pendant plusieurs secondes, cherchant comment répondre à ce manque notable d'intérêt pour une quelconque conversation.
      Alors même qu'elle préparait sa meilleure contre-attaque, bien déterminée a au moins arracher le nom d'une de ses possibles futurs collègues, un léger cri la coupa net dans sa réflexion.

      Se retournant pour faire face à sa source, elle tomba sur un spectacle abjecte. Un des trois humains, celui qui s'était moqué d'elle à son arrivé, était en train de martyriser la twi'lek, tirant avec force sur un de ses lekkus, le tout provoquant l’hilarité de ses deux comparses.
      La scène raviva instantanément les souvenirs douloureux de la zabrack, qui ne pouvait que trop voir les similarités de traitements des deux twi'leks.
      Son sang ne fit alors qu'un tour, son esprit oubliant tout de son échec récent. D'un pas décidé, elle s'approcha du groupe d'hommes. Ces derniers semblèrent la remarquer, leur leader commençant déjà son rôle de bourreau : "Qu'est-ce qu'elle nous veut cette sal..."
      S'emparant de ses épaules, Kursa mit fin à son discours d'un violent coup de l'occipital. De part la différence de taille, sa peau légèrement durcie vint s’écraser sur le nez de sa victime, provoquant par la même occasion un son caractéristique de cassure.
      Ce dernier tomba de surprise et de choc sur son postérieur, la surprise marquant son visage. Cependant, cette dernière céda vite sa place à la colère, le harceleur n'étant pas habitué à recevoir les coups : "Non mais tu te prends pour qui sale alien?!? Tu vas voir ce qui va t'arriver quand m...!"
      Avant même qu'il ne puisse finir sa phrase, la semelle de Kursa s’abattit sur son visage, le coupant de nouveau net dans son élan.
      Lorsqu'il s'éleva de nouveau, un filet de sang était apparu au coin de sa bouche.
      " Tu sais, si tu ne passais pas tout ton temps à dire des ignominies, peut-être que tu ne te serais pas mordu la langue comme un idiot. "
      Munissant son visage de son plus beau sourire narquois, elle se mit entre les trois hommes et la twi'lek, montant sa garde en cas de contre-attaque. Même s'ils avaient été trop surpris pour réagir jusque-là, elle doutait que les deux toutous laissent passer cette attaque sur leur maître.

      Mais avant que le premier vrai coup puisse partir, l'instructeur débarqua dans le couloir, demandant à la jeune femme de le rejoindre dans son bureau. La peur serra subitement l'estomac de la candidate : venait-elle de gâcher sa chance en agissant ainsi ?

      Alors qu'elle prenait place dans la chaise en face du sergent, des perles de sueurs dévalèrent sa tempe. Qu'elle ne fut pas son soulagement de savoir que son instructeur ne s'intéressait qu'à ses connaissances sur son père et les Jedis.

      "Pour tout vous dire sergent, je ne connais pas grand chose des Jedis. Je tiens la plupart de ce que je sais de ma mère qui a dû m'élever seule après l’abandon de mon père. Je ne me souviens presque plus de son visage à vrai dire... Ce que je sais, c'est que ce sont des êtres vils, prônant une fausse morale pour justifier leurs actions. Des êtres définitivement abjects.
      Je suis réellement désolée de ne pas pouvoir vous aider plus sergent."

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        #5

        Post n°5
        Auteur : Super PNJ

        Décevant... Tout simplement décevant. Olbert s’attendait à découvrir mille secrets sur ces mystérieux individus. La désillusion est totale. Cette gamine ne sait rien… Ou presque. Elle se contente de les décrire comme des êtres ignobles, fourbes, prêts à tromper autrui pour obtenir ce dont ils ont besoin. Un portrait atypique qui ne colle pas vraiment aux nombreuses histoires qu’il a pu entendre à leur sujet. Le sergent se masse la nuque, perplexe. Qui croire ? L’homme se sent tout d’un coup penaud. Il se voyait déjà transmettre le contenu de son rapport aux services de renseignements impériaux dans l’espoir d’obtenir une affectation temporaire ou définitive qui aurait pu changer le cours de sa misérable vie. Le sous-officier pousse un soupir, enfouit son visage dans le creux de ses mains et demeure silencieux le temps de quelques battements de cœur.

        - Je vous remercie pour ces renseignements mademoiselle Tyrnith. Déclare finalement le sergent après un bref moment de méditation.

        Olbert en vient à se demander si la jeune femme est sincère. Après tout, rien ne prouve qu’elle soit bel et bien fille de Jedi, ou qu’elle n’ait aucune indication importante à communiquer à leur sujet. Il se pourrait en effet qu’elle dissimule sciemment certaines informations. Mais dans quel but ? Non… Cela ne fait aucun sens. Pour le sous-officier, il ne fait aucun doute que la candidate qui se tient en face de lui dit la vérité. De toute manière, si cette Kursa a vraiment quelque chose à cacher, le Bureau de la Sécurité de l’Impérium finira bien par le découvrir. Et si ça venait à arriver, le sergent ne donnerait pas cher de la peau de la jeune femme.

        - Bien. J’ai encore quelques questions à vous poser. Ne vous inquiétez pas, ce ne sera pas long. Poursuit l’homme en se préparant à noter les réponses de la gamine sur son bloc de données. Alors…

        La porte de son bureau s’ouvre brusquement, avant même qu’il n’ait le temps de reprendre son entretien. Un soldat vêtu d’un uniforme noir se présente sur le seuil, fait claquer ses talons puis pénètre dans la pièce en tenant un jeune homme par le bras.

        - Désolé de vous importuner mon sergent mais... Le militaire le pousse devant le bureau du sous-officier. Ce jeune homme prétend avoir été agressé par la candidate qui se tient en face de vous.

        Olbert hausse un sourcil, visiblement étonné. Il suffit de voir le visage barbouillé de sang du gosse pour comprendre qu’il y a en effet eu une violente altercation. D’un geste de la main, le sergent invite le candidat à se présenter devant lui. Le bougre s’exécute avec réticence, adresse un regard plein de haine à celle qui lui a infligé une humiliante correction, puis déglutit péniblement.

        - Et bien… Je vous écoute.

        - Sergent, cette… Cette sale garce a osé me… Le jeune homme se pince le nez à l’aide d’une main afin d’arrêter le saignement qui vient tâcher ses vêtements. Elle m’a éclaté le nez sans raison ! Je… Je pense que quelqu’un devrait lui apprendre les bonnes manières… Elle a visiblement été élevée chez les sauvages, ça se voit rien qu’à son regard ! Elle n’a pas sa place ici ! Renvoyez-là dans la fosse à merde qui l'a vu naître !

        - Il y a deux autres candidats dans le couloir qui affirment avoir assisté à la scène et qui confirment sa version des faits. Annonce le soldat.

        - Je vois. J’en prends bonne note. Veillez toutefois à surveiller votre langage jeune homme. Je ne tolérerai aucun propos injurieux au sein de mon bureau. L’homme tourne son regard vers Kursa.

        Se peut-il qu’il se soit trompé sur son compte ? La gamine qui se tient en face de lui semble pourtant bien inoffensive…Mais si l’on s’en tient à la version de la prétendue victime et de ses comparses, la jeune femme dissimule derrière son visage angélique une personnalité douée de brutalité. Si tel est le cas, que peut-elle bien cacher d’autre ? Ses craintes se réveillent à nouveau à son sujet. Pourtant, contre toute attente, le sergent est prêt à lui laisser le bénéfice du doute. Une décision expéditive pourrait bien le mettre en porte-à-faux. Il lui faut donc s’assurer d’avoir toutes les cartes en main avant d’entreprendre quoi que ce soit.

        - Mademoiselle Tyrnith, ce jeune homme vous accuse visiblement de l’avoir injustement agressé. Et il a deux témoins de son côté. Qu’avez-vous à répondre pour votre défense ?

        Les prises de bec entre recrues, quand elles surviennent au moment de l’enrôlement, ne sont pas monnaie courante. Les rivalités et autres conflits arrivent généralement au cours des premières semaines d’adaptation, lorsque les personnalités des uns s’affirment et que celles des autres s’écrasent. Il est donc curieux de voir une candidate s’en prendre physiquement à un camarade avant même d’avoir mis un seul pas au sein des forces armées impériales.

        Pour Olbert, les chances que Kursa puisse intégrer les rangs du corps prestigieux des stormtroopers sont pour le moins infimes. Un tel comportement ne peut pas être toléré au sein même de l’armée. Il espère donc qu’elle a une bonne raison d’avoir agi de la sorte… Car dans le cas contraire, seule l’expulsion sera considérée par le sous-officier.



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          #6

          Post n°6
          Auteur : Kursa Tyrnith

          Dès le premier coup sur la porte, Kursa sut que sa chance était sur le point de changer.
          Bien que le sergent semblait avoir ignoré l'état de son camarade lorsqu'il était venu la chercher, cela fut sûrement dû à son impatience de découvrir ce qu'elle savait sur les Jedis. Son enthousiasme l'avait cependant vite quitté, se rendant compte de l’impertinence des informations que pouvait lui révéler la petite. Son ton avait transmis à Kursa toutes les informations dont elle avait besoin : elle l'avait déçu.

          Comme elle s'y attendait, un soldat entra dans la pièce, accompagné de sa victime. Cette dernière avait le visage maculé de sang, preuve de l’efficacité de sa bourrelle. Bien qu'un sourire aurait eu sa place sur son visage en temps normal, faire preuve d'arrogance dans cette situation ne reviendrait qu'à clouer elle-même la dernière planche à son cercueil.

          Alors même qu'elle commençait à réfléchir à la manière dont elle pouvait se sortir de cette position plus que précaire, le harceleur commença à expliquer les faits, les romançant à son avantage. Bien qu'elle reconnaisse le fait de lui avoir cassé son nez avec entrain, elle refusait d'accepter que l'on dise que ce fut gratuit.
          Bien qu'elle souhaitait de nouveau lui en mettre une, les insultes volants à son égard démontrant qu'elle n'avait pas réussi à lui ne serait ce qu'une once de bon sens. Ses poings se crispèrent, bien en vue de son instructeur. Mais elle ne fit rien. Pas de geste brusque, pas de marque de violence. Elle se contenta de rester là, fixant le jeune homme du regard, reflétant à l'identique son hostilité. La jeune Zabrack n'attendait qu'une chose : que l'inspecteur lui donne sa chance de s'expliquer. Elle refusait de se faire renvoyer pour avoir fait preuve de justice.

          Cette occasion ne tarda pas à faire son entrée, le sergent instructeur lui demandant de s'expliquer... Elle ne devait pas se rater !

          "Sergent, je reconnais en partie les faits qui me sont reprochés. J'ai bel et bien corriger le comportement honteux de cet hideux personnage, bien que je me suis visiblement emportée. Je peux vous fournir une explication plus approfondie cependant.
          Comme vous avez dû le lire dans mon dossier, je ne suis ici que grâce à la bravoure de stormtroopers, qui m'ont permit d'échapper à une vie de servitude. Ce qui n'est en revanche pas écrit est que je me suis faite capturée en tentant de porter secours à une femme Twi'lek, lorsque je l'ai vu se faire rouer de coups par cette abjecte pourriture."

          Kursa marqua un temps de pose, la scène toujours aussi vive dans son esprit.

          "Ce que cet homme et ses deux comparses ne vous disent pas, c'est que je les ais interrompu alors qu'ils étaient en train de martyriser l'aspirante twi'lek de notre promotion. Je n'ai en soit que souhaiter leur faire comprendre le point de vue de quelqu'un que l'on agresse sans raison, mais la comparaison m'a visiblement obscurcie mon jugement."

          La jeune femme ce leva soudainement, adoptant la posture du garde-à-vous.

          "Je reconnais donc mettre emportée. J'aurai dû le signaler à quelqu'un de compétent plutôt que de m'en occuper personnellement. Je suis prête à accepter la sanction que vous jugerez nécessaire, quelle qu'elle soit."

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            #7

            Post n°7
            Auteur : Super PNJ

            Sous le regard particulièrement sévère du sergent, Kursa Tyrnith livre sa version des faits. Elle ne tente pas de nier l’évidence et justifie ses actes en accusant le jeune homme et ses comparses d’avoir violenté la recrue Twi’lek de leur groupe. Cette affaire prend donc une nouvelle tournure. Selon les accusations de la jeune femme hybride, la victime se retrouve tout à coup bourreau. Le principal concerné semble visiblement contrarié et ne cache pas sa colère. Il est évident qu’il serait prêt à faire usage de la violence pour régler ses comptes avec la candidate qui lui cause tant de tort.

            - Faites entrer... Le sous-officier cherche le nom de la Twi’lek sur les fiches qu’il a sous les yeux. Faites entrer mademoiselle Teksa.

            Le soldat disparaît quelques secondes avant de revenir avec l’alien. Le sergent Olbert lui fait signe d’approcher et lui demande d’expliquer ce qu’il s’est passé. La dénommée Kaala Teksa livre donc son récit d’une voix tremblante. Selon elle, la prétendue “première victime” et ses deux acolytes auraient tenté de voir ce qu’il se passerait si l’on tirait sur un lekku. Leur curiosité mal placée les aurait donc conduit à s’en prendre à elle, persuadés qu’il pourrait tirer de leur expérience une quelconque réponse. C’est plus ou moins à ce moment-là que la jeune Tyrnith est intervenue. Bien évidemment, les trois hommes auraient refusé de lâcher prise et le chef de la petite bande se serait même permis d’insulter Kursa, ce qui aurait poussé cette dernière a en venir aux mains. Une histoire fort intéressante...

            - Sergent, avec tout le respect que je vous dois, je ne comprends pas pourquoi vous vous embêtez à prendre en compte l’avis de quelques non-humains. Intervient le principal concerné, enragé. Ces… Ces gens-là ne méritent aucune considération. On ne devrait même pas leur donner le droit de s’engager dans l’armée !

            Ainsi donc, le jeune homme se démasque tout seul. La violence de ses propos, à elle seule, suffit à l’inculper. Selon le sous-officier, il ne fait aucun doute que ce moins que rien est en effet à l’origine de l’altercation. La nature même de son discours est tout simplement répugnante. Pour Olbert, ce genre de comportement est à bannir au sein d’un régime qui cherche à mettre chaque individu, chaque espèce, sur un pied d’égalité.

            - Si vous êtes persuadé que la place des aliens est ailleurs, vous devriez peut-être songer à changer d’orientation. Vos discours de haine n’ont pas leur place ici. Osez encore une fois parler sur ce ton et je vous fait déguerpir de ce centre à coup de pieds dans le cul. Répond le sergent.

            - Personne n’a le droit de me parler ainsi ! Mon père est quelqu’un d’important ! Il vous fera renvoyer, soyez-en sûr ! Et vos petites protégées auront droit au même traitement, si ce n’est pas pire ! Crache le gamin avec tout le mépris dont il dispose.

            - Votre tentative d’intimidation est particulièrement écoeurante. Je suis cependant au regret de vous informer qu’elle est bien vaine. Voyez-vous, vous n’êtes pas le seul à faire usage de ce genre de méthode ici. Et le capitaine qui dirige ce centre de recrutement a été très clair à ce sujet… Tout individu qui viendrait menacer l’un de ses hommes aurait le grand honneur de recevoir la visite du Bureau de la Sécurité de l’Impérium... Réplique Olbert d’une voix étrangement calme. Vous êtes étonné ? Ne le soyez pas. Votre famille n’est pas la seule à disposer d’amis bien placés.

            Le sous-officier se redresse doucement, place ses mains sur son bureau en inspirant un grand coup et pose son regard sur le jeune énergumène qui semble avoir perdu sa langue.

            - Bien… Puisque cette affaire a été tirée au clair, je vous suggère de quitter les lieux SANS PERDRE PLUS DE TEMPS ! Vocifère l’homme en frappant du poing sur la table. ET N’ESSAYEZ PAS DE PROTESTER ! JE ME FERAI UN PLAISIR DE VOUS FLANQUER UNE RACLÉE !

            Le bougre, en face de lui, ne répond plus rien. Il se contente simplement de serrer poings et mâchoire. Il fait quelques pas en direction de la sortie, s’arrête sur le seuil de la porte et se retourne, le visage rouge de colère.

            - Nous nous reverrons sergent. Ce n’est pas terminé ! Siffle le candidat avant de disparaître dans le couloir.

            - Soldat, faites-moi plaisir… Veuillez escorter ce petit emmerdeur et ses deux acolytes hors de ce centre de recrutement.

            - Avec plaisir, sergent.

            Le soldat fait claquer ses talons et quitte la salle à son tour. Le calme revient. Un silence reposant s’installe dans la pièce. Le sergent se laisse retomber dans son fauteuil en soupirant. L’homme se masse les tempes le temps de quelques battements de cœur, l’esprit épuisé par cette brève mais intense altercation. S’il n’y avait eu que lui et ce trou du cul, cette prise de bec se serait volontiers achevée sur une empoignade très “chaleureuse”. Jamais, cependant, il ne se serait permis d’agir de la sorte devant une poignée de recrues. Un soldat ne peut pas régler ses comptes quand ça lui chante. Il doit obéir à des règles strictes afin qu’une discipline de fer maintienne l’ordre dans les rangs. L’Impérium n’a nullement besoin d’avoir une armée d’égorgeurs et de coupe-jarrets sous son commandement. Peut-être devrait-il faire une piqûre de rappel pour ceux et celles qui souhaitent débuter une carrière militaire...

            - Mademoiselle Tyrnith, je vous remercie pour votre honnêteté. Vous avez raison sur un point… Plutôt que d’avoir recours à la violence, vous auriez dû vous en remettre à l’avis d’un supérieur. Il est plus aisé pour un sous-officier ou un officier de se sortir d’une situation délicate, de trouver une solution adéquate au problème. Les militaires du rang n’ont pas souvent cette chance… J’espère que cette sale affaire vous servira de leçon. Reprend le sous-officier d’une voix plus douce. Mademoiselle Teksa, je tiens à vous présenter mes excuses. Ce genre de comportement ne devrait pas avoir sa place au sein même de l’Impérium. Soyez assurée que je ne permettrais jamais qu’on s’en prenne ainsi aux représentants des espèces aliens qui souhaitent servir avec dignité le régime impérial.

            Olbert marque un léger temps de pause. Sa gorge desséchée le fait tousser un instant. Il humecte ses lèvres, inspire un bon coup puis poursuit sur sa lancée.

            - Mademoiselle Teksa, puisque je vous ai sous la main, je vais en profiter pour vous prendre en entretien. Vous n’y voyez aucun inconvénient j’espère ? Ou peut-être souhaitez-vous avoir un peu de temps pour reprendre vos esprits ?

            La jeune Twi’lek s’installe instinctivement en face du sergent, signe évident qu’elle est prête à répondre à ses questions. Il n’y a besoin d'aucun mot pour comprendre que sa motivation est sincère. Cette brève altercation, aussi violente soit-elle, n’a fait que renforcer son engagement semblerait-il. Peut-être même que cet événement lui donnera envie de changer les choses au sein d’un régime encore sclérosé par endroits. Il n’y a qu’une façon de le savoir...

            - Mademoiselle Tyrnith, vous pouvez retourner patienter dans le couloir avec les autres recrues. Merci.

            Il faut plusieurs heures au sous-officier pour terminer la session d’entretien avec les candidats. Finalement, le verdict tombe. Les recrues sont toutes acceptées au sein de l’armée impériale.

            - Félicitations à toutes et à tous. Je vous déconseille cependant de considérer cette petite victoire comme définitivement acquise. Il vous reste encore de nombreuses épreuves à traverser avant d’être considérés comme des soldats à part entière. Certains d’entre-vous abandonneront peut-être en cours de route. D’autres pourront être expulsés s’ils ne répondent pas aux attentes. Indique Olbert à l’ensemble du groupe, d’une voix qui se veut implacable, autoritaire. Quoi qu’il en soit, oubliez vos habitudes civiles, laissez derrière vous tout ce qui pourrait devenir un obstacle. En faisant le choix de vous engager dans l’armée impériale, vous vous engagez à accepter ses règles, ses traditions, ses valeurs.

            Le sergent fait les cent pas devant la petite troupe. Il détaille un à un les visages de ceux et celles qui souhaitent faire don de leur vie au régime impérial.

            - En vous engageant dans l’armée impériale, vous vous engagez à faire preuve de respect. Je vous demanderai notamment de respecter l’uniforme et ceux qui le portent, qu’ils soient humains ou non-humains. De respecter la hiérarchie, quels que soient les ordres et l’attitude de vos supérieurs. De respecter l’ordre établi par l’Impérium et les décisions de ses dirigeants. Le respect est le ciment de l’armée. Apprenez dès à présent à vous respecter les uns les autres... Car dans les moments les plus difficiles, ceux et celles qui vous entourent actuellement seront ceux et celles sur qui vous pourrez et devrez compter.

            Ce discours affiche bien évidemment un message de tolérance, d’acceptation d’autrui. Pour le sous-officier, il est nécessaire de changer les mentalités, de les conditionner selon une vision plus altruiste. Il refuse de voir les querelles se multiplier au sein de l’armée. Le suprémacisme humain, exacerbé par une poignée d’individus méprisables, a causé presque autant de ravages dans les rangs impériaux que les combats eux-mêmes. Il faut donc bannir au plus vite ce genre d’attitude avant qu’il ne devienne un problème d’ordre majeur.

            - Souriez ! Votre nouvelle vie commence ! Finit par conclure Olbert sur une note plus positive.

            Le petit groupe, qui ne compte plus que neuf individus, est conduit à l’extérieur du centre de recrutement. Le sergent fait monter les recrues dans un répulsobus qui doit les conduire à leur nouveau foyer. Les minutes passent lentement pour le sous-officier. Depuis son siège, il observe ce qu’il se passe à l’extérieur. Quelques stormtroopers, par groupes de deux ou trois, patrouillent au milieu de la foule. Des dizaines de civils, dont les habits sont une véritable fresque de couleurs, circulent dans un sens ou dans un autre, à pied ou en véhicule. Les façades de bâtiments immenses et flambant neuf défilent sous ses yeux. Les allées fleuries, parsemées d’arbres, se succèdent. Vivre au sein de l’Arche de l’Empire est un vrai délice pour bon nombre de citoyens impériaux. Olbert, au contraire, n’est bien que lorsqu’il est loin de toute cette agitation. Les lieux bondés de monde, aussi sublimes soient-ils, n’ont jamais eu sa préférence. Lorsque le répulsobus atteint finalement sa destination, le sergent respire enfin.

            - Tout le monde descend ! Et dans le calme... Lance t-il aux candidats en quittant son siège.

            L’homme les fait descendre un par un dans une cour où de nombreuses sections de jeunes recrues en uniforme s’entraînent à marcher au pas sous l'œil sévère des instructeurs. Les nouveaux venus n’ont cependant pas le temps d’admirer le spectacle. Le sous-officier qui leur sert de guide s’élance déjà vers la silhouette d’un immense bâtiment fortifié. Le groupe qu’il dirige passe devant un poste de garde occupé par deux stormtroopers qui ne ratent pas cette occasion pour taquiner gentiment les “bleus”. Olbert esquisse l’ombre d’un sourire aux commentaires des deux soldats puis s’enfonce dans les entrailles même de la caserne, s’assurant d’avoir dans son sillage les candidats dont on lui a confié la charge. La petite troupe traverse plusieurs couloirs avant d'atterrir dans un dortoir mixte.

            - Vous avez trente minutes pour vous familiariser avec votre nouveau foyer. Mais ne prenez pas trop vos aises, un instructeur viendra vous recevoir d’ici peu. Soyez impeccables pour la première inspection ! Indique le sergent en désignant d’un geste de la main les uniformes propres mis à disposition sur les lits. Si vous avez la moindre question, je ne serai pas loin.

            Le sous-officier quitte le dortoir sur ces dernières paroles afin de laisser ses protégés faire connaissance.



            Spoiler : Spoiler
            Bien évidemment, tu as encore carte blanche pour faire parler les autres candidats. Tu peux leur inventer une histoire, les présenter à ta convenance... Bref ! Laisse ton imagination s'exprimer ! Ces PNJ seront les membres de ton escouade. Autant les intégrer comme il se doit à l'histoire ! :D

            Hivernus.

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              Auteur : Kursa Tyrnith

              Loin d'être le désastre imaginé, la fin de l'entretien se déroula à merveille ! Lors de la confrontation avec le harceleur, sa franchise avait été la principale force de Kursa. Assumer ses torts sans sourciller ni divaguer lui avait permit d'exposer sa version des faits, visiblement plus complète que celle présenté par son détracteur. Lorsque l'inspecteur fut en possession de toute la vérité, son choix fut bref et incisif : Hors de question de laisser de la discrimination prendre place sous ses yeux ! Le fauteur avait alors été jeté dehors sans aucune forme de cérémonie. Kursa quant à elle n'avait eu droit qu'à une petite tape sur la main, mais le sergent lui avait bien fait comprendre que le manquement au devoir serait sévèrement puni à partir de là, comme il l'avait si bien démontré. Ce n'est cependant pas ce point qu'y accapara les pensées de la recrue : elle était impressionnée par l'action du sergent, plaçant l'égalité au-dessus de tout. C'est pour ce genre de valeur qu'elle s'était engagée. C'est donc avec une volonté renforcée qu'elle embarqua le transport vers sa nouvelle vie.

              L'ambiance dans le transport était des plus délétères : bien que le meneur et les fauteurs de troubles aient été évincés du programme, deux des autres humains semblaient avoir pris leurs évictions comme une insulte personnelle, et se tenaient désormais à l'autre bout du transport, foudroyant du regard la jeune impertinente s'étant opposée à leur leader. Ces deux hommes mettaient Kursa mal à l'aise : elle détestait avoir l'attention de la gente masculine, qui plus est lorsque cette dernière était hostile. C'est cependant le roux, plus petit que son homologue au crâne luisant, qui exultait le plus d'animosité. Si ce n'était pas pour la myriade de témoins qui les séparaient, la vengeance aurait été le maître-mot de ce voyage. Pour se changer les pensées, la jeune femme s'exerça à découvrir son escouade, du moins visuellement.
              À l'arrière du transport se trouvaient 6 humains, race commune et connue de la galaxie, sans caractéristique propre si ce n'est une arrogance presque innée. Côte à côte se tenait ses deux détracteurs, s'échangeant des mots à l'oreille tels deux politiciens en plein repas. L'humaine, qui avait ignoré plus tôt son homologue cornue, la regardait désormais avec un regard nouveau, ses yeux couleur or étant interloqué et quelque peu insistant. Bien que moins inquiétant que ceux de ses comparses, Kursa ne pouvait s'empêcher de se demander si elle n'avait pas attisé la colère de plus d'humains qu'elle ne l'aurait imaginé, sur les bases d'une sorte de solidarité raciale. Même si elle restait persuadée d'avoir fait le bon choix, comme l'avait confirmé la réaction de l'instructeur, le racisme inhérent à la race humaine risquait de poser problème dans le futur, l'armée étant principalement composée d'humains. Heureusement pour elle, il semblait que son inquiétude ne fût pas forcément véridique. L'humain assit à sa droite, sentant visiblement la tension, se présenta d'un ton chaleureux :

              "Enchanté, je m'appelle Arman !" Sa voix était aussi enjouée que l'exprimait son sourire. " J'ai cru comprendre qu'il y a une altercation entre toi et le petit-fils de noble lors du recrutement. Même si cela ne me regarde probablement pas, pourrais-tu m'indiquer la raison pour laquelle tu lui as gentiment explosé le nez ? Histoire de savoir si j'ai à m’inquiéter pour le bien-être de mon museau !" Sa remarque s’accompagna d'un léger rire. Ce dernier produisit quelques rides, qui vinrent s'ajouter aux quelques-unes commençant à apparaître sur le front de l'homme. Ce dernier devait avoir déjà entamé son quarantenaire, ou du moins il s'en approchait à grands pas, comme l'indiquait ses cheveux grisonnant par endroit. Kursa pouvait cependant constater que ses yeux bleus étaient encore pleins de vitalités, traduisant à merveille un esprit vif et dynamique.

              " Elle m'a défendu de ce saligaud, et franchement, je n'aurais pas pu demander mieux!!"
              Cette réponse fougueuse émanait de Teksa, qui s'était empressé de venir à la rescousse. Elle se situait de l'autre côté de Kursa, qui s'était placé judicieusement entre elle et les humains, espérant décourager quiconque de l'embêter à nouveau. Cette défense hâtive produit de nouveau un éclat de rire chez le dénommé Arman.

              "Je vois. J'en aurais fait de même pour protéger un aussi joli minois ! Dans tous les cas, ce n'était pas de la violence gratuite, ce qui est rassurant... Je réitère dans ce cas : Enchanté, je m'appelle Arman Valdek. Je compte sur toi pour surveiller mes arrières, partenaire !" Cette fois-ci, ces paroles furent accompagnées d'une main, que la zabrack empoigna avec fougue. Il était bon de savoir qu'elle pourrait au moins compter sur une personne. "Kursa Tyrnith, j'espère que notre coopération sera fructueuse."

              "Pff! Tout ce que tu as accompli est de te produire en spectacle, ridicule !" Ces paroles émanaient du seul autre non-humain du groupe, lui aussi un Twi'Lek. Le teint jaune de sa peau contrastait avec le bleu de Teksa, et son regard semblait plus proche de ceux des deux humains du fonds que de celui d'Arman. "Avec ta riche idée, tu n'as fait que renforcer la haine que pourrait porter certains humains contre non-humains en général, mais je suppose que l'on ne t'a pas appris ça dans le monde paumé dont tu viens. J'ai de la peine pour tes parents..."

              Avant même qu'elle n'ait l'occasion de répondre à la violence gratuite de ses mots, le transport se stoppa, marquant leurs arrivées à leur nouvelle caserne. Tout en se levant elle remarqua en ce levant une femme les surplombant tous d'au moins une tête, son visage arborant ce qui pourrait ressembler à de la tendresse envers son interlocutrice, une femme plus petite, peut être le membre le plus petit de l'escouade, qui marqua Kursa par sa vive crinière couleur de braise.

              À la sortie du transport se trouvait le sergent-instructeur, et derrière lui, leur nouvelle maison. Tout en pressant le pas, ils traversèrent la caserne fourmillant de vie. Entre les entraînements aux tirs, les multiples stoormtroopers dispersés çà et là et les exercices des autres cadets, Kursa ne savait pas où focaliser son attention. Avant même qu'elle puisse s'en rendre compte, elle se trouvait dans son dortoir avec le reste de sa troupe. Ce dernier était une vaste pièce rectangulaire, avec pour seuls meubles des paires constituées d'un lit et d'un placard, autant que le nombre de candidats. Le tout était arrangé en deux lignes, une de quatre lits et l'autre de cinq. Chaque casier portait un nom, affiliant de facto le lit ainsi que l'uniforme qui y reposait à un aspirant. Le groupe se dispersa alors, chacun partant à la recherche de son nom. Comme un coup du destin, elle se retrouvait à côté l'humain capillairement frisquet, prénommé Jebef à en croire son placard. Alors que tous le monde inspectait son nouveau bivouac, Kursa remarqua que le lit à sa droite n'était par personne. Ce mystère fut vite résolu cependant, avec l'arrivé d'une véritable boule d'énergie :

              "HEELLLOOOOOOOOO !!!!!!!" L'individu mystère se catapulta sur le dos de Kursa, qui par réflexe le fit basculer par-dessus son épaule, ce dernier atterrissant sur son lit.
              "Enchanté, moi c'est Jilos Sirgi, fière et forte cathare. Enchantée !" La jeune cornue était trop surprise pour répondre, lâchant un léger "Kursa..." Entre deux mouvements énergiques de son interlocutrice, ne relevant même pas la répétition de son interlocutrice. Devant elle se trouvait une félidée arborant déjà fièrement l'uniforme impériale."Désolée de t'avoir sauté dessus, mais tu étais la première personne sur laquelle je suis tombée ! J'étais juste trop impatient de rencontrer les gens de mon escouade."
              "De ton escouade?"
              "Et oui, j'ai été admise dans un petit centre de recrutement, et comme il n'y avait pas assez de recrues pour former une escouade fonctionnelle, on m'a rattachée à la vôtre." Dès qu'elle eut terminé sa phrase, la nouvelle se rétablit sur ses pieds, se dirigeant sourire aux lèvres se présenter aux autres membres de l'équipe.

              Faisant abstraction de cette surprise, Kurssa s'imprégna de la pièce. Enfin, elle y était arrivée. Torse bombé, emblème sur l'épaule, c'est avec joie et fierté qu'elle portait l'uniforme pour lequel elle avait tant travailler. Du bout des doigts, elle déverrouilla la porte de son casier. À l'intérieur se trouvait son DC-15s, fraîchement acheté, mais encore pas inauguré. Elle se lassa rêvassé d'un futur proche, où elle repousserait la vile corruption qui plonge la galaxie vers un âge sombre.

              Tout d'un coup, la porte s'ouvrit brusquement, rappelant Kursa à la réalité ! Comme le reste de son escouade, elle se mit expressément au garde-à-vous devant sa paillasse.

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                Auteur : Rek'kar

                Sergent Instructeur Adhellan



                Jetant un dernier coup d'œil à son datapad, Adhellan avance à cadence militaire dans le couloir. Cela fait de nombreuses années qu’elle est devenue sergent instructeur, après des faits d’armes reconnus par l’Empire sur le terrain. Beaucoup disent que c’est son naturel sadique qui en avait fait une instructrice de choix. D'autres sont plus partisans sur son origine Chiss : froideur et insensibilité. Mais tous sont d’accord sur un point : ceux qui sortent de son instruction sont bien souvent les meilleurs trooper de l’Empire; il est juste dommage que si peu arrivent au bout.

                Le bloc de données affiche les différents membres de la future escouade avec données et notes prisent lors de l'entretien et pendant l’étude préalable des dossiers. Elle relève rapidement quelques point importants :

                Premièrement, il y a beaucoup de non-humains dans le groupe; quatre sur dix, c’est presque la moitié. C’est rare que le pourcentage soit aussi élevé; mais c’est probablement l’une des raisons pour laquelle ses supérieurs ont insisté pour lui attribuer ceux-là. D’habitude, c’est elle qui choisit l’escouade qu’elle forme pour s’assurer d’avoir des membres prestigieux en sortie. N’ayant aucune confiance en ceux qu’elle allait former, son objectif est de pousser rapidement tout le monde a l’abandon pour pouvoir retourner à son programme de sélection habituel.

                Par la suite, elle note qu’une des aliens, la Zabrak, est à la fois fille de jedi, mais aussi une fauteuse de trouble, puisqu’elle a visiblement déjà frappé un recalé. Le motif importe peu, la violence n’est pas tolérée entre soldats du même rang; seule la hiérarchie est en droit de punir les mauvais comportements. Se laisser guider par ses sentiments est parfaitement idiot. Il semble aussi que deux humains, Donar et Sylmien aient été rattachés à l'individu raciste ayant été remercié; il va falloir les surveiller de près.

                En dernier, elle note que le prénommé Arman a déjà un âge relativement avancé. Ce sera donc la première cible. Rien de plus facile que de faire abandonner ceux dont le physique ne pourra pas soutenir très longtemps.

                Pour les autres, en dehors de quelques informations, rien d'intéressant à signaler. Ce sont des gens normaux qui sont venus pour se joindre à l’Empire et qui échoueront, rien de plus. L’instructrice en à déjà vu plein passer avec toutes les envies du monde et finir par rentrer chez eux, la queue entre les jambes. C’est la vie. L’Empire n’a besoin que des meilleurs éléments; la médiocrité n’est pas une option.

                En quelques minutes, elle arrive au dortoir qui a été donné à son escouade. Elle vérifie que son uniforme est impeccable, puis ouvre la porte en grande pompe. Tout le monde se retourne, plus ou moins surpris par l’arrivée de leur sergent instructeur.

                Son regard d’un froid ardent balaye la salle pendant quelques secondes, jugeant chacune des personnes présentes. Elle perçoit un bruit lointain. Quelqu’un à marmonné quelque chose, le pensant surement intelligible. Mais Adhellan à tout entendu :


                “- Encore une alien… et une femme en plus…”

                Son regard se braque sur l’individu. C’est le fameux Donar. Elle en conclut rapidement qu’il est raciste, misogyne et suicidaire. En soi, la remarque ne la blesse pas. Plus rien n’est capable d’effriter son mental d’acier, forgé après des années au service de l’Empire. Le visage de la Chiss n’ayant pas exprimé une seule émotion, l'intéressé pense ne pas avoir été entendu. Elle s’avance et vient se positionner devant lui, à quelques centimètres de son visage.


                ----------------------------------------------------

                Recrue Donar


                Quelle sacré merde ! En plus d’avoir écopé de la perte de leur leader et ami, les voilà dans une escouade avec presque la moitié composé d’aliens… Quel calvers ! Comment se fait-il que l’Empire puisse se rabaisser à recruter des créatures difformes ? Que je sache, ce n’est pas la foire animalière !

                Je jette un regard à Sylmien qui semble partager mon dégoût. Heureusement, nos lits sont à côté d’autres humains, on aura pas à se coltiner la proximité permanente de ces saloperies. J'espère que le sergent instructeur qui va venir saura remettre ces pitoyables créatures dans le vaisseau retour, histoire de leur faire comprendre que le vrai Empire n’appartient qu’aux humains !

                Soudain, la porte s’ouvre brusquement. Je me mets au garde-à-vous. Enfin, le moment est arrivé ! Nous allons connaître celui qui nous amènera au sommet des stormtroopers et à la gloire de l’Empire !

                Un moment de flottement. Qu’est-ce que c’est que cette merde ? Une Chiss et… une femme !? On se fout vraiment de notre gueule ? Déjà qu’on doit se coltiner le ramassis de déchets à proximité, alors si en plus on doit… Attends, elle me fixe ? Sylmien me jette un regard en me faisant les gros yeux.

                Je ne comprends plus rien. Aurais-je pensé à haute voix ? Non, je ne pense pas, son visage n’a pas changé d’expression. Peut-être qu’elle méprise les humains… C’est sûrement ça ! Qu’est-ce qu’on a fait pour mériter ça ?


                ----------------------------------------------------

                Sergent Instructeur Adhellan


                Adhellan s’exprime d’un ton froid :

                “ - Quand un supérieur entre en votre présence, il est impératif de présenter un garde-à-vous impeccable. Qu’est-ce que vous faites au sol ?”

                Donar la regarde d’un air interloqué et commence une phrase :

                “- Sauf votre respect, je ne suis…”

                Il n’a pas le temps de finir sa phrase qu’il se retrouve au sol, sans même comprendre ce qui vient de lui arriver. Il jette un coup d'œil à l’instructrice qui ne semble même pas avoir bougé le petit doigt. Son regard rouge perçant le brûle. Il n’arrive pas à soutenir son regard et commence à se relever.

                A chaque fois qu’il est proche de se relever, un mouvement éclair le renvoie au sol. La chiss reprend, sans aucun changement dans son ton froid et monocorde :


                “- J’attends, recrue. Vous n’arrivez pas à tenir sur vos jambes ? Pourtant, regardez autour de vous, tout le monde est debout. Tous les 'aliens' et toutes les 'femmes' ici présentes sont au garde-à-vous. Vous avez juste l’air aussi faible qu’un nourrisson.”

                Le visage de Donar est rouge de colère, mais il n’arrive pas plus à se relever. Adhellan vise les faiblesses de son adversaire pour le pousser à bout, l'amener a commettre une erreur fatidique. Le petit manège dure plusieurs minutes. Adhellan ne semble pas s’épuiser un seul instant, pas plus que cela ne semble l’amuser. Impossible de déchiffrer son expression insondable.

                Plus les secondes avances, plus Donar entre dans une rage folle. Il finit par exploser et tente de se jeter sur l’instructrice pour la frapper. Celle-ci, d’un habile pas de côté, esquive le coup sans aucun effort et vient abattre le tranchant dans la nuque de son agresseur, le propulsant au sol. Ce dernier ne se relève pas, inconscient.

                Elle met le doigt sur son comlik et indique :


                “- Sergent instructeur Adhellan. Venez chercher le premier recalé de l’escouade Blue Epsilon, il n’est plus en l’état de partir de lui-même”

                La chiss balaye l’assemblée du regard et s’exprime :

                “ - Bienvenu dans l’escouade Blue Epsilon. Sachez que, d’habitude, je sélectionne mes escouades pour n’avoir que les éléments les plus prometteurs et que, malgré cela, moins de 20% parviennent jusqu’au bout. Aujourd’hui, on ne m’a pas laissé le choix. Sachez donc que vous ne parviendrez pas jusqu’au bout de cette formation”

                Après ce chaleureux message d'accueil, l’instructrice passe en revue chaque membre restant de l’escouade. Elle annonce des ajustements pour chacun : manière dont est fait le lit, uniforme mal porté, pliures, saleté dans la salle, coiffure mal entretenue, barbe mal rasée, garde-à-vous au rabais.

                Elle s’arrête particulièrement devant la prénommée Kursa :


                “ - J’ai eu une note à votre sujet. Sachez que vous partez avec un poids sur les épaules; je n’ai aucun doute que vous ne dépasserez pas deux semaines ici avant de rentrer chez vous la queue entre les jambes. Je ne tolérerais aucun écart.”

                Après quelques secondes de flottement, Adhellan donne ses instructions :

                “- Vous pouvez laisser vos armes ici pour le moment. Nous allons travailler la plus importante de toute : votre corps. Mettez vous en rang deux par deux et suivez mon rythme de marche. A chaque faux pas, nous nous arrêteront et ce sera 50 pompes pour tout le monde”

                Le groupe se met en formation et sort en marchant au pas derrière Adhellan. Au bout d’une dizaine de mètres, elle s’arrête, se tourne vers le groupe et annonce les pompes d’un ton toujours aussi froid. Tout le monde se met au sol, elle y compris, et tout le monde compte.

                Une fois debout, c’est 15 mètres qui sont parcourus avant le retour de la punition. Le manège recommence. Encore. Encore. Encore.

                Au bout d’une paire d'heures, le groupe arrive enfin sur un terrain d’entraînement qui ressemble à un stade de course. Certains membres de l’escouade sont déjà à bout de souffle et s’approchent doucement de leurs limites, notamment Arman qui tente, tant bien que mal, de cacher sa fatigue.

                Le sergent instructeur ne semble même pas avoir transpiré et son visage impassible n’as pas bougé d’un cil. elle se met à désigner des sacs à dos posé au sol :


                “- L’échauffement étant terminé, vous allez chacun prendre un paquetage ci-contre. Ils font 25kilos chacun. Une fois équipé, nous allons courir pendant deux heures sans interruptions. Si vous vous arrêtez pendant le temps imparti, vous serez recalé et reconduit chez vous.”

                Elle marque une petite pause, puis reprends :

                “- Kursa, Sylmien avancez-vous. Puisque vous avez un passif commun, vous aurez aussi un sort commun.”

                Sur ces mots, elle attrape le bras droit de Kursa et le gauche de Sylmien pour les attacher ensemble à l’aide d’une paire de menottes. Gagner ensemble ou perdre ensemble devenaient les seules possibilités.

                ----------------------------------------------------

                Recrue Arman


                Quel enfer. Je savais déjà que mon âge serait potentiellement un frein à ma réussite, mais de là à penser que je tomberais sur une instructrice encline à nous pousser au-delà de nos limites physiques le premier jour, avec en plus le poids de l’échec perché sur nos épaules… De quoi se poser la question si des personnes ont vraiment réussi à se sortir de la formation de cette démone !

                Quand on est arrivé sur le stade, j’avais déjà la plupart des muscles en feu ; maintenant j’essaye de cacher au maximum ma fatigue physique actuelle; montrer un signe de faiblesse à notre nouveau tortionnaire serait précipiter la chute… C’est un peu comme montrer son dos nu à un soldat républicain : du suicide assisté.

                Je me suis dirigé vers les sacs et j’en ai pris un sur mon dos. Heureusement, j’ai été toute ma vie employé dans la construction de structures et bâtiments; j’ai au moins derrière moi un métier physique et l'habitude de porter des charges ! Mais de là à savoir si je vais réussir à tenir deux heures de courses… rien n’est moins certain !

                Visiblement, les actions de Kursa ne sont pas passées suffisamment inaperçues pour l’empêcher de se faire remarquer… Être obligé de se retrouver attaché à un raciste de la pire espèce, ce serait sûrement la partie de l’épreuve la plus difficile pour cette sympathique Zabrak !

                Elle nous a fait nous aligner à côté d’elle, puis nous sommes tous partis. Au moins, elle court avec nous et a le même type de paquetage ! Elle nous torture, mais elle semble s’infliger exactement le même traitement… Quoique, pour elle, ça à l’air si facile… Elle nous a déjà dépassé de plusieurs mètres ! Une vraiment diablesse bleu...


                ----------------------------------------------------

                Sergent Instructeur Adhellan


                Le sergent est en course, en tête de peloton. Elle a toujours souhaité faire ses exercices avec ceux qu’elle forme; il y a plusieurs raisons à cela : déjà, pour montrer que tous les exercices sont faisables, ensuite pour démontrer sa supériorité sur le groupe et enfin pour maintenir une forme physique parfaitement irréprochable en cas d’appel au front.

                Elle est sûrement la seule à s’infliger tous les exercices parmi ceux qui forment les nouvelles recrues; cela lui vaut un certain respect auprès de ses camarades, notamment parce que certains ont tendance à négliger un peu leur physique de part leur place de formateur au sein de l’armée.

                Adhellan lève un pistolet à fusée et tire en l’air, formant une boule rougeâtre qui vient éclairer drastiquement l’espace d’un instant : l’exercice est lancé.

                Au bout d’une bonne heure, l’instructrice à plusieurs tours d’avance sur la plupart des membres de l’escouade; elle surveille d’un œil aguerri l’avancé d’Arman, qui semble faiblir de plus en plus, ralentissant toujours plus à chaque tour passant.

                Elle regarde aussi le couple formé par Kursa et Sylmien, le petit roux. Ils sont obligés de coopérer, sans quoi ce sera une double élimination - ce qu'espère Adhellan - .

                Soudain, Arman manque de trébucher de fatigue, juste au moment où Kursa et son compagnon arrivent à son niveau. Serait-ce le signe de la seconde élimination du jour ?

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                  Auteur : Kursa Tyrnith

                  L'entrée de l'instructrice fut des plus fracassantes. Un silence des plus assourdissant régnait, chaque recrue plus tendue que jamais. Un murmure se fit cependant entendre, une insulte quittant la bouche du grand chauve : "encore une alien... Et une femme en plus...". Il était visiblement encore plus stupide que Kursa ne l'avait cru. L'instructrice, d'un pas calme et assuré, vint se poser devant l’énergumène.

                  “ - Quand un supérieur entre en votre présence, il est impératif de présenter un garde-à-vous impeccable. Qu’est-ce que vous faites au sol ?”


                  Alors que tout le monde se demandait de quoi pouvait parler la femme stoïque, le plaisantin se retrouva au sol, à la grande surprise de tous. Kursa entendit un léger "Comment..?" venir de sa droite.
                  Alors qu'il essayait de se relever, le blanc-bec se retrouva de nouveau au sol. Lors de sa seconde tentative, Kursa se concentra sur la Chiss. Elle réalisait à chaque fois un mouvement extrêmement rapide, empêchant l'homme de recouvrer sa dignité. La zabrack arrivait à peine à percevoir les mouvements. Ce petit spectacle se termina par l'élimination de l'aspirant, après qu'il eut tenté de s'en prendre à sa bourrelle. Un seul coup, net et précis. Le ton était donné. Ces paroles le confirmèrent. Elle n'avait absolument pas l'attention de les laisser devenir stortroopers ! À la fin de l'inspection, le sergent s’arrêta devant Kursa, rajoutant sur elle une pression supplémentaire : après son petit accrochage, elle serait renvoyée à la moindre erreur !

                  Une fois son autorité imposée, l'instructrice les dirigea en direction du terrain d'entraînement. Cependant, elle attendait de l'escouade une discipline digne de vétérans, marchant à l'unisson sans marquer le moindre écart. En cas d'échec, une punition : 50 pompes, répétées par le nombre d'échecs. Ce qui aurait dû être une marche d'un quart d'heure se transforma en un véritable défi endurance, s’étalant sur plus de 2 heures. À la fin du calvaire, les bras de Kursa lui faisaient incroyablement mal, comme si un véritable incendie s'était déclaré au niveau de ses biceps. Malgré tout, elle essaya de garder un visage aussi stoïque que possible. Elle ne devait en aucun cas montrer le moindre signe de faiblesse face à la prédatrice qui leur servait d'instructrice, qui serait alors source de plus de tourmentes ou même un justificatif d'éviction. Bien qu'elle eut pris part à chacune des pompes, la chiss ne semblait pas fatigué le moins du monde. Son visage arborait toujours le même manque de chaleur qu’auparavant, sans même qu'une once de sueur n'ait trouvé le chemin de sa peau azur. S'il s'agissait du résultat de son infâme entraînement, alors au moins, il était incroyablement efficace.

                  Avant même que le groupe puisse reprendre son souffle, elle désigna un tas de sacs posé non loin :
                  “- L’échauffement étant terminé, vous allez chacun prendre un paquetage ci-contre. Ils font 25 kilos chacun. Une fois équipés, nous allons courir pendant deux heures sans interruptions. Si vous vous arrêtez pendant le temps imparti, vous serez recalé et reconduit chez vous.”

                  Le moral des troupes, déjà particulièrement bas pour un premier jour d'entraînement, sembla dégringoler vers de nouveaux record : on aurait pu entendre les mâchoires de certains toucher le sol, la petite rousse marquant même l'occasion d'un "Mais c'est une blague, ce n'est pas possible !", empli d'un subtil mélange de rage et de douleur. Mais comme le dit l’adage, il existe toujours un moyen pour que les choses empirent. Avant même que Kursa ait pu se diriger vers les sacs, elle fut interpellée par la démone. Cette dernière, non-contente de l'avoir déjà réprimandé, l'attacha au dernier survivant du groupe de xénophobes de bas-étage qu'elle avait déjà affrontée au poste d'inscription ! Si jamais un léger doute avait pu subsister, il n'en était plus rien : la chiss désirait mettre la cornue à la porte, et elle ferait tout en son pouvoir pour y arriver !

                  Bien qu'aucun des deux malheureux n'osa protester sur le coup, ils se ressemblaient cette foi sur un point : ils bouillonnaient tous les deux de colère face à cette très claire volonté de leur nuire. Sans un mot, ils se retournèrent presque à l'unisson, se dirigeant récupérer leur bardas. Là, se présenta leur première difficulté : étant menotté l'un à l'autre, il ne pouvait pas passer leurs deuxièmes bras dans la bretelle. Pendant que le rouquin râlait dans sa barbe, Kursa entreprit de détacher soigneusement l'attache, avant d'essayer tant bien que mal de la rattacher le sac une fois sur son dos. Mais cela s’avérera plus compliqué que présumé, en particulier à cause de son "partenaire", qui prenait un malin plaisir de faire un mouvement brusque du bras à chaque fois qu'elle s'approchait de son but.

                  Malgré la fureur qu'elle sentait monter en elle, Kursa opta pour la voie de la diplomatie, seul réel choix pour éviter l'expulsion :

                  "Bon, je ne t'aime pas, tu ne m'aime pas, c'est un fait"

                  "OH oui ça c'est vrai!"


                  Faisant l'effort de ne pas relever l'interruption "utile" de Sylmien, elle poursuivit :

                  "CEPENDANT, tu seras d'accord pour dire qu'il serait stupide d'être éliminé maintenant. Surtout, j'ai extrêmement envie d'importuner un maximum notre instructrice en lui prouvant que je peux tenir jusqu'au bout de son fichu entraînement, pas toi ?"

                  Cette foi-ci, le jeune roux se contenta d’opiner de la tête.

                  "Parfait, alors je te propose une trêve jusqu'à ce qu'elle nous enlève cette sa...."

                  De nouveau, le jeune freluquet ne prit pas la peine d'attendre la fin de sa phrase pour s'exprimer :

                  "Ok, j'accepte de "coopérer", mais à une condition : c'est moi qui dirige!"

                  Kursa laissa s’échapper un profond soupir... S'il s'agissait du prix à payer, ainsi soit-il. "Ok, si tu veux" Après avoir attaché leur attirail, en faisant bien attention à éviter au maximum tout contact physique, les deux associés de fortune s'élancèrent dans la course. Après plus d'une heure de marathon éreintant, et un total de mots échangés d'environ deux, les deux acolytes tenait toujours sur leurs deux jambes. Kursa, apparemment plus endurante que son homologue, avait calé son rythme de course sur celui de ce dernier. Sylmien semblait cependant ralentir petit à petit, signe qui commençait à inquiéter la cornue : il était hors de question qu'elle ait supportée cet affreux personnage pendant plus d'une heure pour que cela se termine sur un abandon ! Au même moment, elle remarqua sur sa gauche la présence d'Arman, qui c'était montré plutôt chaleureux durant le trajet. Son rythme de course avait grandement diminué, sa respiration devenant plutôt bruyante : le temps avait visiblement laissé sa marque, il peinait à tenir le rythme. Bien que Kursa eut préféré avoir une escouade complétement féminine, cela semblait tout impossible. Aussi se disait elle qu'il serait dommage que le quarantenaire soit éliminé : si elle devait se battre à côté d'hommes, autant que ce soit avec ceux qui semblaient les moins mauvais.

                  Prenant son courage à deux mains, elle força légèrement son compagnon d'infortune à se décaler vers leur aîné, calant leur rythme sur le sien :

                  "DU LEVANT AU COUCHANT DE NOTRE BEL EMPIRE!"

                  Tentant au mieux de maîtriser sa respiration, Kursa commença à chanter à vive voix.

                  "LES STOORMTROOPERS TOUJOURS GARDENT LE MÊME ESPRIT!"


                  Surprenants dans un premier temps ses deux compagnons, l'action eut visiblement l'effet escompté : les deux messieurs s'étaient redressés, une détermination nouvelle sur leur visage. Elle avait eu peur que Sylmien s'oppose à cette initiative, mais il semblait bien trop à bout de souffle pour présenter une quelconque opposition.

                  "QU'ILS DESCENDENT DES VESTIGES OU BIEN DES NOUVEAUX MONDES!"

                  À chacune des phrases, l’énergie de camarades se faisait plus grande.

                  "QU'ILS PORTENT L'ARMURE OU BIEN LE KÉPI!"

                  La cathare, Jilos si Kursa se souvenait correctement, avait rejoint le cortège improvisé.

                  "QU'ILS SOIENT DÉPLOYÉS OU DÉCHARGÉS!"

                  C'était cette fois Teksa qui venait intégrer la cohorte.

                  "LEUR CRI DE RALLIEMENT RESTE IMMORTEL!"

                  Spoiler : Spoiler
                  La chanson est une adaptation du chant de l'infanterie française : https://www.youtube.com/watch?v=T4gdM8DDZZ4

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                    Auteur : Rek'kar

                    Sergent Instructeur Adhellan


                    Adhellan observe la scène, continuant de courir de dos avec autant de vitesse et de dextérité que si elle regardait la route. Une personne extérieure venant jeter un coup d'œil à ce moment précis aurait même pu se demander si l’instructrice n’avait pas toujours appris la course dans le sens inverse d’une personne normale.

                    C'est le comportement de la jeune zabrak qui retient l’attention de la féroce instructrice. Elle s’est rapprochée de son camarade âgé, forçant son compagnon d’infortune à accélérer la cadence. Intéressant. Mais il est évident qu’il sera bientôt à bout de force; les années ne sont tendres avec personne, surtout avec ceux qui tentent d’entrer dans l’armée.

                    La surprise. C'est la première chose qui traverse l’esprit d’Adhellan. Bien entendu, son visage est resté impassible, comme figé dans une moue fermée. Pour autant, la réaction de la fameuse Kursa est intéressante. Elle essaye de motiver le moral des troupes en poussant la chansonnette. Arrogante, mais intéressante. Si elle pense pouvoir sauver ce vieil homme, grand bien lui fasse. Mais il ne tiendra pas sur le long terme. Ou alors il mourra à la première mise en situation.

                    Pour autant, elle est rapidement rejointe par Jilos et Teksa. La motivation de groupe semble faire effet, et Arman s’est redressé. On sent sur son visage une expression figée par la douleur, mais il y a eu une flamme qui s’est rallumée dans ses yeux.

                    La jeune zabrak a donc une âme à mener les gens de l’avant. C’est donc la cible à abattre. Sans meneur, les autres n’arriveront pas à avancer. Ou alors… il faut les pousser à se déchirer de l’intérieur. Mais Adhellan songe qu’elle n’a jamais été une manipulatrice très efficace; ainsi, c’est l’option de briser la meneuse qui semble la plus simple.

                    L’instructrice ralentit son rythme de course pour se mettre au niveau de Kursa. D'un geste éclair, elle propulse son poing directement dans le plexus de la jeune femme. Une brève expression de sadisme passe sur son visage, reprenant presque immédiatement son habituelle impassibilité.


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                    Recrue Arman


                    Le chant de la jeune Kursa me redonne un peu de baume au cœur ! A croire que j’avais bien fait d’être sympathique avec elle. C’est une nouvelle flamme qui brûle en moi, poussé par le soutien de mes camarades, je reprends le contrôle de ma vieille carcasse.

                    La douleur irradie partout en moi, mais j’arrive à ignorer et à passer outre. J'espère que le supplice est bientôt terminé… Quel enfer ! Pourquoi fallait-il que l’on tombe sur l’instructrice la plus sadique de tout l’Empire !? Mais je n’ai pas vraiment le temps de philosopher.

                    Je n’arrive pas à chanter avec eux, me concentrant sur mon souffle et sur l’objectif à atteindre : montrer à l’instructrice qu’elle a tort. Lui prouver que l’on est capable de réussir. Aller de l’avant. S’unir pour faire front en commun : avoir raison face à Adhellan.

                    Cette dernière se met à ralentir pour venir se placer juste à côté de Kursa. Sans trop comprendre, je sens que la jeune Zabrak vient de subir un violent impact et se retrouve projetée vers l’arrière. Sans trop réfléchir, je me jette pour la rattraper, s'arrêtant, pour encaisser son recul et lui permettre de rester debout; je la projette vers l’avant dans un dernier effort pour qu’elle continue dans la course. Elle doit réussir. Pour elle. Pour nous.

                    Des points noirs dansent devant mes yeux et je me sens partir. On dirait que cette poussée d’adrénaline a eu raison de moi. Fichu corps. Foutue instructrice.


                    ----------------------------------------------------

                    Sergent Instructeur Adhellan


                    Arman semble s’être sacrifié dans la course pour permettre à Kursa de rester en lice. Sylmien est dans la tourmente, il a été projeté, manqué de tomber au sol, mais a réussi à se rattraper grâce à l'intervention du vieil homme. L’instructrice n’a pas réussi son objectif initial, mais il y a au moins une personne de moins dans l’escouade, c’est déjà ça. Elle s’exprimer brièvement en direction de Kursa :

                    “- Qui vous a donné l’autorisation de chanter, recrue Kursa ? Que cela ne se reproduise plus, sinon vous en subirez encore les conséquences ! Vous avez de la chance que la recrue Arman ait sacrifié sa carrière pour vous sauver. ”

                    L'instructrice fait demi-tour pour aller vers le corps inerte du vieil homme, le soulève sans ménagement et le jette en dehors de la zone de course. Elle appuie sur l’intercom à son oreille, donne un ordre, puis repart en un éclair, dépassant le peloton désormais silencieux. La haine semble animer une partie des regards.

                    Au bout d’un long moment, elle porte un sifflet à ses lèvres et souffle dedans, signifiant la fin de l’exercice. Seul Arman n’est plus debout. Bien entendu, tous semblent être proches de leurs limites, ce qui était, entre autres, le but recherché.

                    La chiss fait signe aux membres de l’escouade Blue Epsilon de poser leur paquetage. En posant le sien, elle l’ouvre, sortant alors deux bokens - des sabres d’entraînement en bois -. Rapidement, elle donne les instructions :


                    “ - Voici le dernier exercice de la journée : vous allez devoir réussir à me toucher. Vous allez vous mettre en ligne et m’affronter. Si je vous touche, vous passez le boken à la personne suivante, et ainsi de suite jusqu’à ce que l’un d’entre vous arrive à me mettre une touche. Bien entendu, si quelqu’un s’effondre de fatigue, il sera éliminé. Et pour vous, Kursa et Sylmien, vous devrez vous débrouiller pour vous battre en étant attaché.”

                    Jilos est la première à s’avancer. Elle tente une feinte rapide, mais brouillonne. Sans même s’en rendre compte, l’instructrice apparaît à sa gauche et lui assène un violent coup sur le poignet, lui faisant lâcher l'arme dans un cri de douleur. Double peine, elle ajoute :

                    “- Ce n’est pas avec ce genre de manœuvre enfantine que vous allez réussir à dormir. Sachez que j’ai déjà tenu trois jours et trois nuits à cette épreuve et que l’intégralité de l’escouade en question a été éliminée sans me toucher. Je n’ai aucun doute qu’aucun d’entre vous ne me touchera.”

                    L’instructrice se met en garde, attendant que son prochain opposant s’avance.


                    ----------------------------------------------------
                    Recrue Sylmien


                    Je me penche pour récupérer le sabre au sol. C’est mon bras droit qui est attaché à cette foutue alien… déjà qu’elle a commencé à hurler son chant à la noix qui a failli nous éliminer, voilà maintenant qu’elle m’empêche de me battre correctement. Pourtant, c’est maintenant, mon heure de gloire ! Je suis sûrement le plus doué à l’épée de toute l’escouade !

                    De tout temps, mon maître d’arme - l’un des meilleurs de Cathar - m’a enseigné tout son savoir ! Je me suis même entraîné à être ambidextre, même si ma main droite reste un niveau au-dessus, encore aujourd’hui. Je me sens prêt. Je me dresse en garde face à l’impassible instructrice.

                    Elle ne montre aucune émotion. C’est comme regarder un mur. Un frisson me parcourt l’échine : cette chiss fait particulièrement froid dans le dos. J’essaye de guetter une faille. Une ouverture. Je tente de l’accrocher en faisant des mouvements superflus pour qu’elle esquisse quelque chose. Mais elle est immobile.

                    Alors je m’élance d’un seul coup pour faire une feinte glissée au sol. C’est l’une des figures les plus complexes et meurtrières qui m’ai été donnée d’apprendre. Et puis soudain, je me rends compte que j’ai oublié un paramètre : Kursa.

                    Mon bras droit se tend d’un seul coup, me retenant d’un seul coup, m’envoyant directement au sol, bientôt rejoint par une Zabrak qui m’écrase de tout son poids. Je grogne à l’impact.

                    Je sens des bruits de pas. Quand j’ouvre les yeux, je croise ceux de la chiss. Elle frappe violemment avec son pied dans ma main, projetant l’épée à quelques dizaines de mètres. Son regard plonge dans le mien. Elle n’ajoute pas de commentaires désobligeants. Je pense qu’elle a compris que je n’étais pas n’importe qui.

                    Je tente de me relever en appuyant sur mon bras gauche. Une violente douleur irradie au niveau de ma main. Merde. Je dois avoir une bonne entorse, au moins ! Tout ça à cause de cette foutue alien ! Je l’exprime à haute voix, me retenant d’insultes racistes, histoire de ne pas finir comme mon ancien compère :


                    “- Bordel Kursa ! Tu ne sers vraiment à rien ! J’étais notre meilleur espoir et tu as tout gâché… Merde ! Je ne peux plus me battre à cause de toi… Si jamais on est éliminé à cause de ça, crois moi que je te retrouverai sur Cathar pour t’exploser la gueule…"


                    ----------------------------------------------------
                    Sergent Instructeur Adhellan


                    Adhellan est satisfaite. Et surprise, aussi. Ce jeune homme, aussi raciste qu’il soit, est intéressant; il semble maîtriser la feinte de Vissorak, ce qui n’est pas donné à tout le monde… Heureusement, il s’est suffisamment blessé pour ne pas pouvoir continuer à se battre correctement. Et en plus, il crée de la tension auprès de Kursa, de quoi raviver la flamme de la haine. Avec un peu de chance, la jeune Zabrak réagira avec violence et pourra simplement être renvoyée pour son manque flagrant de discipline.

                    M’ryl se saisit de l’arme factice, puis se dirige vers la chiss. Un coup, et il finit à terre, l’arme s’étant logée dans la main gauche de l’instructrice. Elle lance l’épée de bois à Sigid qui se lance à l’offensive, sans grand succès.

                    Et puis les offensives s'enchaînent. Une heure passe. Puis deux. Puis quatre. Puis six. Une des jeune femme, Hydra, ne se relève pas après une passe d’arme. Elle est écartée.

                    La nuit est largement tombée et Adhellan semble toujours debout, la même expression fixée sur le visage. Elle semble infatigable. Intouchable. Elle est comme une montagne qui serait posée là et contre qui l’on viendrait frapper avec un fétu de paille, porté par l’espoir de la briser.

                    Combien de temps les recrues arriveront elles à tenir ?


                    Spoiler
                    Tu vas réussir à la toucher au petit matin. Bien entendu, tu vas galérer. Considère que Sylmien va te pourrir pendant des heures avant de te donner des conseils pour que tu arrives à la toucher, résigné et parce qu’il n’a pas envie d’être éliminé !

                    Enjoie ;)
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                      Auteur : Kursa Tyrnith

                      La chansonnette semblait porter ses fruits, Arman se redressant empli d’une nouvelle détermination. Alors même que la jeune zabrack se réjouissait fasse à la réussite de son plan, elle ne remarqua pas l’instructrice qui se plaçait à son niveau. Soudain, elle sentit un violent choc se répercuter dans toute sa cage thoracique, expulsant l’air de ses poumons instantanément. La puissance de l’impact la projeta en arrière, droit en direction du sol. Heureusement pour elle, quelque chose stoppa sa chute, lui permettant de rester dans la course.

                      Tout se déroula en l’espace de quelques secondes. Lorsque Kursa comprit enfin ce qui venait de se passer, il était déjà trop tard : Arman se trouvait au sol, promptement éliminé par la vipère leur servant d’instructrice. Cette infâme créature avait tenté d’éliminer Kursa pour avoir essayé de motiver ses camarades. Serrant les dents, elle porta son regard au loin, se concentrant afin de ne pas sauter à la gorge du sergent : là où se trouvait avant un ego blessé et une volonté de faire ses preuves se trouvait désormais une rage et une colère sans fond, décuplant sa détermination. Plutôt mourir d’épuisement que de laisser cette ordure avoir raison !

                      Après ce qui sembla une éternité, la chiss fit enfin retentir son sifflet, marquant la fin de l’épreuve d’endurance. Mais bien loin de marquer la libération, il signalait juste le début d’une nouvelle torture. La démone, non contente d’avoir déjà évincé Arman, sorti de son sac deux bokens. Elle ne les laisserait pas se coucher tant qu’au moins un d’eux ne réussiraient à la toucher, ce qui d’après elle relèverait du miracle. Encore mieux, le duo d’infortune ne se séparerait pas avant la fin de l’épreuve, handicapant sérieusement les deux candidats.

                      Jilos fut la première à essayer, et à échouer, de toucher la démone bleue. Vint ensuite le tour de Sylmien, qui avait visiblement mal digéré l’histoire de la chanson, qui avait bien failli les éliminer tous les deux. Confiant, il s’empara du boken de la main gauche, le maniant avec une aisance toute particulière. L’observant virevolter de droite à gauche, Kursa en oublia totalement qu’ils étaient reliés par les poignets. Alors même qu’il tentait un plongeon audacieux, elle sentit une soudaine pulsion provenant de son poignet gauche : en l’espace d’un instant, ils se retrouvèrent tous les deux au sol.

                      Alors même qu’ils retournèrent à l’arrière de la fil, Sylmien explosa :

                      “- Bordel Kursa ! Tu ne sers vraiment à rien ! J’étais notre meilleur espoir et tu as tout gâché… Merde ! Je ne peux plus me battre à cause de toi… Si jamais on est éliminé à cause de ça, crois moi que je te retrouverai sur Cathar pour t’exploser la gueule…"

                      ‘’ Non mais je rêve !? Sans moi pour te tirer lors de la course, tu ne serais même pas arrivé jusqu’ici ! ET de plus, rappelle-moi pourquoi on est dans cette situation ?? Parce que toi et tes potes, vous n’avez pas eu assez de bons sens pour ne pas vous comporter comme les dernières des raclures dès que vous avez posé votre regard sur une non-humaine ! Sans ça, on ne serait pas attaché, on n’aurait pas miss ‘je suis là pour tous vous tuer’ comme instructrice et on ne serait pas dans cette merde ! Je fais de mon mieux pour coopérer, alors va falloir que tu en fasses de même si tu veux que l’on puisse sortir de ce bourbier, parce que ce n’est pas en m’adressant la parole uniquement pour m’insulter ou me grogner dessus que l’on va réussir à faire quoi que ce soit. ’’

                      Avant même que le rouquin put surenchérir, ce fut le tour de Kursa. S’emparant du boken, elle s’avança d’un pas déterminé. Moins pour réussir que pour se défouler, elle abattit le sabre en bois droit sur l’instructrice, qui esquiva d’un pas de côté. Cette dernière en profita pour lui asséner un violent coup au niveau de l’estomac. Serrant des dents, Kursa tenta cette fois une attaque horizontale, paré puis accompagné d’un coup sur les doigts, désarmants la jeune femme. Retournant à l’arrière de la file, son collègue ne se priva pas pour se moquer allégrement d’elle :

                      « Nan, mais franchement, tu espères arriver à quoi avec ça ? Tu n’as aucune forme, aucune finesse ou aucun contrôle. On dirait plus un singe valdinguant une branche qu’un humanoïde maniant une épée. Pas que je ne m’attendais pas à grand-chose venant de ta part de toute façon… »

                      Retenant son incroyable envie de lui en coller une, Kursa se concentra sur la technique de leur adversaire. Calme, posée, elle attendait toujours la première attaque de sa victime, l’esquivant avant de frapper vite et fort. Après quelques tours douloureux et épuisants, autant dus aux attaques de l’épée en bois qu’aux railleries incessantes de son ‘con’pagnon, la jeune cornue commençait à observer un pattern : les contre-attaques se concentraient sur leurs poignets, côtes et tibias, l’instructrice alternant en fonction du type d’attaque initiale. De plus, le rouquin, plus par frustration que par générosité, commençait à lâcher ci et là des conseils sur le maniement du sabre.

                      Cela faisait plus de deux heures que l’épreuve avait commencé, mais pour le moment les recrues n’avaient aucun signe de réussite. Tous étaient à bout de souffle, l’intensité et la vitesse des passes diminuaient à chaque instant.

                      « Bon écoutez, je vous propose que l’on mette en place un système de rotation, afin de permettre de grappiller un peu de repos. » Ayant retenu la leçon lors de la course, Kursa s’exprimait désormais à voix basse, et seulement lorsqu’elle se trouvait vers l’arrière de la queue, afin d’éviter le courroux du monstre qu’ils affrontaient. « Une personne sur deux attaquera de toutes ses forces, pendant que celui qui le suit s’économisera pour récupérer. On change de groupe tous les dix essais. Mais essayait quand même de paraître crédible, sinon Adhellan risque de comprendre ce qui se passe. »

                      « Pourquoi pas faire des tours de siestes tant que l’on y est »

                      « Ecoute Sylmien, je trouve que pour quelqu’un qui ne peut plus se battre, tu l’ouvres beaucoup quand même. »

                      C’était Jilos qui l’avais repris. Alors que le rouquin s’apprêtait à rétorquer, ce fut Teksa qui renchérit :

                      « Si tu veux critiquer, montre tes bleus. Oh attends, tu n’en as pas ! Que se soit moi, Jilos, Kursa ou les autres, nous sommes tous couvert de bleus, alors vraiment, si ce n’est pas pour aider, tais-toi. »

                      Fasse à ce mur collectif, Sylmien se contenta de se taire, ne prenant cependant pas la peine de masquer sa colère.

                      Bien que ce nouveau système leur permettait un peu de souffler, peu de progrès furent faits. Kursa étaient désormais capables de parer quelques coups, mais ses camarades commençaient réellement à fatiguer. Si elle-même pouvait continuer à attaquer avec une telle fougue, c’était en raison de la haine qui alimentait chacune de ses frappes, Kursa cherchant réellement à faire mal à l’instructrice. Cette dernière ne montrait toujours pas de signe de fatigue.

                      La première élimination arriva bien après minuit lorsque qu’Hydra, l’humaine la plus grande de leur groupe, s’effondra de fatigue. Sans aucune forme de cérémonie, elle fut traînée au sol par deux stormtroopers vers la sortie. Cette élimination servit de piqûre de rappel pour Sylmien, qui commença à donner de réels conseils à sa partenaire, la possibilité de se faire éliminer grandissant à chaque instant. « Frappe plus vite ; concentre-toi plus sur la précision, moins sur la force ; essaye de feinter de temps à autre ».

                      Près d’une heure plus tard, alors que l’abandon pouvait se lire sur le visage de presque tous les groupes, le miracle se produisit. Mettant en pratique tous les conseils que lui avait fournis Sylmien, Kursa ouvrit son attaque par un faible coup transversale, que l’instructrice esquiva aisément, contre-attaquant dans la foulée. Kursa para l’attaque d’un coup violent, chose qu’elle n’avait pas encore tenté. Le choc propulsa le sabre de l’instructrice en arrière, la surprise plus que le choc ouvrant une légère fenêtre d’ouverture, que la jeune femme s’empressa de s’emparer. Canalisant toute sa rage, elle plongea vers la chiss sabre en avant afin de lui porter un violent coup d’estoc. Non entravé par Sylmien, qui bondit en avant, la pointe de l’arme fila droit sur le centre du torse de l’être sadique, qui réussit à dévier la lame en rabattant son sabre. Cependant, Kursa avait mis tellement de force dans cette attaque que le sabre vient tout de même s’écraser contre la cuisse de l’instructrice.

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                        Auteur : Rek'kar

                        Sergent Instructeur Adhellan


                        Le sergent instructeur s’amuse. Certes, rien ne montre, dans son expression de glace, mais elle prend un plaisir certain à faire mordre la poussière à tous ces bleubites, histoire de leur apprendre la vie. Mais, plus qu’un certain plaisir sadique assumé, c’est aussi l’idée d’un ennemi commun à abattre qui rend les combattants plus acharnés que jamais. Et cet esprit combatif forçant à la collaboration des extrêmes, c’est là la véritable clé de voûte de l’armée impériale. En tout cas, d’après Adhellan.

                        Tout le monde ne partage pas son point de vue; certain considère qu’on est unis derrière nos idéaux, d’autres que c’est l’envie de paix d’un régime puissant; il y a aussi les nobles qui pensent surtout a leur petit cul bien blanc, loin d’être exposé à la châleur d’un détonateur thermique.

                        Mais la chiss ne souhaite qu’une chose : attiser leur haine, leur donner cet ennemi commun qu’ils n’ont pas et les obliger à se battre contre un démon. Bien entendu, cela laisse souvent un goût amer et une réputation de diablesse; mais la jeune femme n’en a cure : ce qui compte, ce n’est pas la méthode, mes résultats. Et ces derniers sont particulièrement bons pour ceux qui arrivent au bout de l’entraînement, c'est-à-dire, en moyenne trois à quatre personnes dans les meilleures promotions.

                        L’esprit du sergent est presque vide. Elle ne pense pas, elle réagit. Chaque effort est fait au millimètre près pour limiter toute dépense d’énergie inutile. Entre deux enchaînements, tous les muscles se relâchent quelques secondes, avant de se tendre à nouveau. De cette manière, elle peut tenir presque quatre jours sans boire ni manger.

                        Le jeune “couple” formé par le petit raciste et la zabrak semble particulièrement croustillant à regarder. L’un est devenu une charge inutile mais critique toujours autant, l’autre a beaucoup d’entrain, mais peu de technique. Mais visiblement, au fond de la file, elle essaye d’organiser une forme de résistance. Intéressant. Elle a visiblement compris que, face à l’ennemi, la discrétion est souvent mère de sûreté. Finalement, elle a peut-être du potentiel.


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                        Recrue Sylmien


                        Tout ça me met hors de moi ! Ils se sont tous ligués pour me ridiculiser… Et voilà qu’avec le fichu poignet, impossible de saisir le sabre correctement… J’en suis réduit à être un boulet inutile ! J’enrage. J’en juste envie de frapper cette empotée de Zabrak !

                        Mais non, pas à gauche ! Sa garde est juste là ! Et non madame le félin, on fait pas des feintes aussi grotesques ! Ma grand-mère aurait pu l’esquiver ! Et elle est en fauteuil roulant… Quelle bande de nuls… Ils viennent s’engager dans l’armée sans même savoir se battre un minimum ? Mais quelle éducation ont-ils reçu ?

                        Bon après, il y a un certain nombre d’indigène qui ont probablement été élevé comme les animaux qu’ils sont… Mais il y a des humaines pourtant ! Si seulement Donar n’avait pas été aussi stupide, à deux on aurait pu trouver une faille et aller dormir rapidement …

                        Rha, mais qu’est-ce que tu fais Kursa !? A quel moment on attaque comme ça avec son épée, c’est absurde… Non mais je vous jure, on y arrivera jamais.

                        A ce moment-là, j’ai vu Hydra s'effondrer au sol et être traîné par des troopers comme un sac à patate. Un frisson a parcouru mon échine, me rappelant que si personne ne pouvait la toucher, tout le monde finirait tôt ou tard par rejoindre celle qui venait d’échouer… Et si Kursa se trouvait éliminée, je subirais le même sort !

                        Bon, pas d’autre choix que de mettre la main à la patte… Et puis j’ai quand même bien envie de lui montrer à cette poufiasse d'autochtone bleu de quel bois on se chauffe par chez nous ! Alors, je me suis mis à conseiller Kursa à voix haute :


                        “- Non, plus à droite. Ta garde est pas bonne. Non, on fait pas des feintes comme ça. Ton pied, plus en arrière. Non, l’autre pied andouille ! Tu ouvres ton côté, c’est débile ! Allez, un peu de concentration, vise plus en bas. Mais non, pas comme ça ! Là, fais balancier avec ton corps. Non, mais moins, t’es pas un pendule à ce que je sache ? Gauche, puis droite. J’ai dis gauche. Non mais tu le fais exprès !? Bien sûr qu’elle fait semblant d’ouvrir son flanc du côté où tu tapes toujours ! Elle te fait croire qu’elle est vulnérable et te tends la perche…”

                        Pour autant, Kursa commence à s'améliorer d’heure en heure. J’avoue que c’est blessant à reconnaître et elle peut aller se frotter pour que je lui fasse un compliment, mais on commence à voir la lumière au bout du tunnel; il en va de soi que ce sont mes talents de bretteur qui lui permettent de s’améliorer ! Sans moi, elle ne serait rien qu’une cornue en passe de devenir une chiss au vu du nombre de bleus… A la réflexion, c’est à se demander si le sergent n’a pas pour but de transformer son escouade en compagnie chiss ! Tout le monde est dans un sale état avec des hématomes bleus virant au violet pour certain…

                        Au moins, moi je vais plutôt bien.


                        ----------------------------------------------------
                        Recrue Jilos


                        Quelle heure était-il ? Depuis combien de temps nous faisions nous corriger ? Je ne sais pas. Je ne sais plus. J’ai mal partout. Impossible de définir une zone où je ne ressens pas une vive douleur. La fatigue est là, tout le monde est dans un sale état… sauf cette démone !

                        Mais quelle idée d’avoir ce genre de sadiques en sergent instructeur !? Comment l’armée peut tolérer ça ? A ce rythme y’aura plus personne dans une semaine… Au moins, elle ne nous l’a pas vraiment caché. Mais par sûr que ça soit spécifiquement un point positif.

                        J’avoue honnêtement que combattre au corps à corps est bien loin d’être ma spécialité… J’ai du mal à savoir comment trouver une ouverture. J’ai failli flancher plusieurs fois à l’impact, mais je me retiens de tout cris ! Ce serait lui offrir une victoire ! J’ai peut-être pas de compétences dans ce domaine précis, mais j’ai de l’amour propre !

                        Par contre Kursa… Elle commence à se débrouiller ! En plus d’être tout à fait mignonne, elle se débat comme un beau diable ; et puis il semble que l'autre rouquin raciste aie enfin décidé de se fouler les cordes vocales en donnant des conseils à la Zabrak ! Pas trop tôt !

                        Tout le monde à l’air attentif quand les deux zozios passent ensemble, il y a pas mal de conseils qui fusent et chacun essaye de profiter de l’expérience au mieux, même si c’est difficile.

                        Mais pour le moment, rien à faire, Adhellan est comme une machine. Elle semble telle une montagne, impassible, monolithique, infranchissable…


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                        Sergent Instructeur Adhellan


                        Kursa semble s’améliorer au fil des minutes. Son raciste de coéquipier à enfin commencer à lui donner des conseils. Intéressant. Je garde plus de concentration sur nos joutes, histoire de voir jusqu’où elle pourra pousser. C’est d’autant plus drôle qu’elle tombe dans tous les pièges évidents ; à chaque fois, elle se fait à demi insulter par cet imbécile roux. Au moins, sa haine est à son paroxysme. On sent dans chacun de ses coups l’envie de blesser.

                        C’est exactement ce que la chiss cherche. L’entraînement commence à porter ses fruits, visiblement.

                        Finalement, vint le moment où un assaut de Kursa, particulièrement violent, fit dévier la garde du sergent le temps d’un instant, permettant au boken de partir en estoc vers le torse de la jeune femme. Dans un ultime réflexe, elle crocheta le poignet pour dévier la lame vers l’extérieur, mais l’élan et la force amena tout le même la pointe du sabre en bois contre la cuisse de la chiss.

                        Pas une moue de douleur ne passa sur son visage, qui resta parfaitement impassible. Elle s’exprima d’une voix neutre mais autoritaire :


                        “- Il est exactement 3h du matin. Vous pouvez rentrer à vos couchettes. Profitez bien de votre grâce matinée, réveil à 6h du matin pour la suite de l’entraînement. Kursa, Sylmien, vu que vous formez un beau couple, je vais vous laisser cette chaîne. Rompez.”

                        Le lendemain matin, la Chiss arriva comme une fleur, hurlant au réveil. Les visages étaient plus que fatigués. Il est fort probable que la plupart n'aient pas réussi à fermer l'œil à cause des douleurs provoqués par les nombreux bleus reçus. Mais chez Adhellan, la pitié n’existe pas. Elle s’exprime :

                        “- Escouade bleu, aujourd’hui nous partons pour les marécages. Vos sacs sont déjà prêts et embarqués dans notre transport aérien. Allez, en formation et au pas de course, hors de question de faire attendre qui que ce soit !”

                        Le groupe se déplaça au pas de course, de manière beaucoup plus coordonnée que la première fois. Chacun avait retenu la première leçon. L’instructrice s’arrêta néanmoins plusieurs fois pour que tout le monde fasse 50 pompes dès qu’une recrue manquait le pas militaire. Il en était parfois à se demander comment elle arrivait, de dos et en courant, à identifier qui avait raté le pas et à quel moment…

                        Au bout d’une dizaine de minutes de course et 200 ou 300 pompes plus tard, ils finirent par arriver devant un transporteur de troupe qui semblait attendre. Un fit claquer les talons à la vue d’Adhellan et leur indiqua que l’appareil était prêt à décoller pour la destination prévue. Tout le monde entra dans le véhicule et, une fois à l’intérieur, Adhellan s’exprima :


                        “- Voilà votre petit déjeuner. Aujourd’hui, on va faire une course d’orientation en milieu hostile. Plus d’information une fois arrivé sur zone”

                        Tout le monde dévora son maigre repas, faute d’avoir pu en avoir un le soir précédent. En quelques minutes, toutes les recrues s'effondrent au sol, dans un profond sommeil. Adhellan s'autorise, vu qu’elle est encore la seule debout, un large sourire. La véritable formation va enfin pouvoir commencer.

                        Spoiler
                        Kursa va se réveiller dans un endroit inconnu sur Cathar. Elle a des provisions pour trois jours, une carte, une boussole et du matériel d’un paquetage militaire (paracorde, son arme, …). Elle sera avec Sylmien - vu qu’ils sont toujours attachés - et Jilos. Vous avez un mot qui est griffonné à vos pieds :

                        “Rentrez à la base. Vous avez trois jours. Au-delà de ce délai, ne prenez pas la peine de revenir, vous pouvez rentrer chez vous.

                        PS: Personne ne viendra vous chercher ou vous secourir. A vous de survivre. Attention aux insectes.”

                        Je te laisse le champs libre pour commencer le jour 1; pour dynamiser, je te propose le schéma suivant :
                        - Tu entames le jour 1 jusqu'à un élément perturbateur (ou plusieurs, mais je n’interviendrait que sur le plus gors)
                        - Je réponds et je fais interagir l’élément en question
                        - On passe au jour suivant
                        => Comme ça tous les 3-4 posts on fait un jours IG; après ça, je ferais une ellipse temporelle jusqu’à l’épreuve finale !

                        Enjoie :D
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                          Auteur : Kursa Tyrnith

                          Enfin… ENFIN ! Elle l’avait fait, elle avait réussi à toucher l’instructrice ! Alors que cette dernière restait là, impassible, Kursa sentit un sentiment de soulagement au plus profond d’elle-même. Cette première journée en enfer touchait enfin à sa fin ! Cependant, face à l’instructrice impassible, ne bougeant ni ne produisant aucun son, un soupçon d’inquiétude commença à se former dans l’esprit de la jeune femme : c’était bien fini, non ?

                          Avant même que ses muscles puissent se tendre à nouveau, leur chaperonne à la peau bleue ouvrit la bouche, offrant des paroles pour une fois apaisantes envers les recrues, à l’exception de Kursa. Elle allait devoir rester attaché à cet empoté de Sylmien, à ce sombre raciste, à cette excuse d’être vivant… La liste des raisons de détester la sergent Adhellan semblait vraiment sans limites.

                          Les cadets prirent alors congé sans attendre, la fatigue et le sommeil leurs susurrant une myriade de mots doux. Alors que tout un chacun tombait dans les bras de Morphée, une seule personne perturbait la tranquillité de cette morgue. La petite cornue essayait tant bien que mal de déplacer la couchette de Donar, l’homme aussi capillairement garni qu’intelligent, qui se trouvait entre sa couchette et celle de Sylmien. Cette tâche semblait bien plus compliquée à réaliser que prévu : son nouveau ‘partenaire’ avait décidé de profiter de son lit, sans donner voix au chapitre à Kursa. Cette dernière, dont la menace d’expulsion restait pendue au-dessus de sa tête, n’osa pas faire un esclandre, préférant essayer de rapprocher la couchette libre la plus proche. Malheureusement, cette tâche s’avérait plus dure qu’anticiper, la zabrack étant limité à un seul bras. La séance de torture qui avait précédé n’avait en rien arrangé la situation, les nombreuses crampes et douleurs parcourant son corps décourageant Kursa de tirer au maximum. Alors qu’elle s’apprêtait à abandonner, le sol semblant devenir une option plus viable à chaque instant, une aide inespérée arriva. Se mouvant beaucoup moins gracieusement qu'à leur rencontre, Jilos c’était levé afin de l’aider à déplacer le lit. À elle deux, elles purent rapprocher le lit assez proche afin de permettre à Kursa d’enfin sombrer dans un sommeil dûment mérité.

                          Dès que les premiers rayons de lumière percèrent l’horizon, Adhellan réveilla l’escouade sans la moindre once de pitié. C’est donc dans la panique que la courte nuit des suppliciés se termina, stoppée par les beuglements du sergent. En une fraction de seconde, l’escouade se prépara au départ, les corps meurtris de bleus et de courbatures. Le trajet jusqu’au transport fut plus net que celui de la veille, les recrues réussissant à s’en sortir, atteignant leur objectif en une dizaine de minutes, bien loin des deux heures de supplices qu’ils avaient connu.
                          À peine monté dans le transport, un maigre repas leur fut distribué, et bien que loin d’être digne de porter un tel titre, les qualités gustatives ayant grandement pâti de l’attention porté à l’apport nutritionnel, tous dévorèrent leur maigre pitance dans un silence religieux. Alors que les bleus sombraient de nouveau un à un dans le sommeil, Kursa fut surprise de ne voir aucune réaction de la part d’Adhellan, qui les laissait suspicieusement profiter du moment de répit. Aussi, elle en profita pour passer la commande d’une vibro-lame à l’armurerie afin de pouvoir s’entraîner dès son retour : hors de question d’être de nouveau prit de court par une situation comme celle d’hier. Il lui faudrait, par un miracle encore improbable, convaincre Sylmien d’accepter de lui enseigner l’escrime… C’est sur ses pensées qu’elle laissait elle aussi son esprit s’évanouir, la courte nuit ne demandant qu’à être complété.

                          Le réveil fut autant surprenant que le premier, cependant cette fois pour des raisons différentes. Lorsqu’elle émergea de son sommeil, Kursa se trouvait allongé en plein milieu d’une plaine, le chaud soleil de Cathar lui caressant le visage. Bien que la beauté du paysage aurait pu apaiser n’importe quel touriste, c’est bien ce même paysage qui créa chez la bleue un sentiment de panique : n’était-elle pas à bord d’un transport impérial il y a de cela quelques instants ?!
                          Avant qu’elle n’eut à s’en donner la peine, ces deux compagnons d’infortune, Jylos et Sylmien, ce dernier toujours fermement attaché à son poignet, émergeaient eux aussi de leur doux sommeil. Comme pour Kursa, l’incompréhension trouva vite sa place sur leurs visages.

                          « Mais qu’est-ce que c’est que ce foutoir encore ?! »
                          Ce fut Sylmien qui cassa le silence. Pour une fois, son agressivité traduisait bien le sentiment commun.
                          « Visiblement, on est au milieu de la savane. »
                          « Nan, tu crois la cornue ? Merci, je n’avais pas remarqué ! »
                          « Oh, commence pas à jouer au crétin s’il-te-plait »
                          « Attends, j'ai pas bien compris je crois, tu peux répéter ? »
                          Avant même que Kursa ne pus répondre, la troisième personne du groupe intervint :
                          « J’ai bien l’impression que tout cela est l’œuvre de notre chère peau de vache bleue. Regarder »
                          Ce faisant, Jilos leur tendit un petit bout de papier, sur lequel se tenait leur nouvel ordre : retourner à la base sous 3 jours, sous peine d’expulsion… Voilà qui s’annonçait être une nouvelle source de fun !

                          Alors que le groupe s’équipait en vue du départ, leurs équipements étant été abandonnée avec eux, Kursa eut une idée.
                          « Sylmien, passe-moi ton sabre. »
                          « Que, quoi ? Et puis quoi encore ? »
                          « Alors dans ce cas coupe moi ça »
                          Kursa accompagna ses paroles d’un mouvement de son poignet gauche. Face à la confusion de son partenaire, elle se sentit le besoin de justifier son geste.
                          « Après tout, Adhellan n’a rien dit à propos de couper les menottes. »
                          Une fois ces paroles prononcées, le rouquin se mit en action : en un coup rapide et agile, l’attache reliant les deux bracelets se trouva sectionnée, offrant aux deux intéressés une liberté longuement désirés. Une fois le groupe dument équipé, une question s’imposa : dans quelle direction partir ?

                          Le choix rationnel était de faire confiance à Jilos, originaire de ce type d’environnement. Elle préconisait de se diriger vers la position la plus haute du paysage, qui serait dans ce cas un arbre géant à plusieurs clicks au nord-ouest de leur position actuelle, à en juger par la position du soleil disparaissant derrière l’horizon. Dans la théorie, leur groupe présentait une bonne synergie : Sylmien avec une bonne maîtrise du combat au corps-à-corps, Kursa pouvant à peu près tenir son terrain à moyenne distance et enfin Jilos, spécialiste des combats à longue distance avec son DLT 20A.

                          Dans les faits, Sylmien avait décidé de faire cavalier à part, affirmant ‘’ne pas avoir besoin de l’aide de deux satanées xénos’’, décidant d’un commun accord avec lui-même de partir dans la direction opposée.

                          Après une délibération compliquée, les deux femmes décidèrent de suivre de loin leur stupide camarade, l’abandon d’un des leurs aurait sans doute fait pâle effet lors de leur retour à la base. Néanmoins, cette situation leurs permit d’avoir un moment de conversation plus calme. Ce fut Jilos qui ouvrit le bal :

                          « Alors, d’où peut donc venir une petite boule d’intrépidité telle que toi ? »
                          « Oh c’est plutôt simple : de la pauvreté. J’ai grandi seule avec ma mère sur une station spatiale, ça aide à forger le caractère. Et toi ? Quel genre d’endroit t’a motivé assez pour rejoindre cette douce croisière ? »
                          Un léger sourire apparu sur le visage de la féline :
                          « C’est à cause de mon père. Héros de guerre, père de famille aimant, homme d’affaires brillant… J’ai toujours été très inspiré par lui. Alors quand j’ai vu une opportunité de suivre son exemple, le choix m’a paru évident eheh ».
                          Jilos exaltait cette fierté paternelle du moindre port de sa peau, créant en Kursa des sentiments contraires. Elle s’identifiait avec cette motivation, ayant rejoint l’armée elle-même suite aux courages des stormtroopers impériaux, mais ce sentiment de fierté envers son paternel résonnait en dissonance avec son expérience personnelle.
                          « De plus, je ne connais pas de meilleur moyen d’aider les gens que j’aime si ce n’est en les défendant de tous les dangers que cette galaxie peut nous lancer à la… En parlant de danger ! »
                          Sur ces paroles, Jilos se mit à sprinter brusquement. Prise de court, Kursa démarra avec un train de retard. Et de toute façon, la jeune félidé possédait des jambes beaucoup plus fortes que celle de n’importe quel zabrack, rendant impossible de la rattraper.

                          « Arrête-toi le rouquin !!! Tu te diriges droit vers … ! »
                          Sylmien c’était retourné, plus par indignation que par intention de prêter une oreille attentive, coupant par la même occasion le quelconque avertissement de Jilos:
                          « Je vous ai dit que je n’ai pas besoin de vous, et d’abord moi, c’est Sylmien, espèce de … ! »

                          Comme pour l’empêcher de déblatérer plus d’ignominie, le sol se mit soudainement à trembler, sûrement en raison de l’insecte géant venant d’émerger du sol.
                          « Et merde ! Un Kiltik ! ».

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                            Auteur : Rek'kar

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                            Recrue Sylmien


                            Bordel, mais elle est vraiment tarée l’instructrice ? Bon, j’en étais déjà franchement convaincu avant de me retrouver livré à moi-même dans cette foutue savanne… En plus de ça, me mettre avec deux dégénérés d’aliens !?

                            Heureusement, je m’en sortirais bien mieux tout seul. Voyons voir, en prenant en considération la topologie du terrain, je dirais que… hum… Je suis complètement paumé. Merde ! Je suis nul en orientation… Et en même temps, je n’ai pas le droit de montrer de faiblesses ! D’autant que les deux autres débiles me suivent de loin depuis un moment. Si je donne l’impression de ne pas savoir où aller, je vais passer pour un demeuré !

                            Je vais continuer dans cette direction, ça donne sur une colline, je verrais peut être mieux de là-haut ? Rien n'est moins sûr, mais au moins je continue d’avancer; je tomberais peut-être sur un convois ou sur des autochtones locaux qui pourront m’indiquer comment rentrer à la base !

                            Soudain, la voix de Jilos résonna derrière moi; je n’ai pas vraiment compris ce qu’elle voulait me dire, mais j’ai plutôt opté pour de l’insulte gratuite et un refus catégorique d’aide. Mais avant de finir ma phrase, le sol se mit à trembler. Une saloperie d’insecte géant ! Mais qu’est-ce que c’est que cette merde ?


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                            Recrue Jilos


                            Quel empoté ce Sylmien ! Déjà, il est foncièrement raciste, même si je ne comprends pas bien pourquoi… Et puis en plus, il va n’importe où ! Le camp d’entraînement est beaucoup plus à l’ouest… A ce rythme, on va pas tarder à finir dans n’importe quel nid de Kiltik… Et vu notre équipement, il vaut mieux qu’on évite ça, d’autant qu’en ce moment, c'est la période de reproduction et les mâles sont particulièrement territoriaux…

                            Heureusement, je suis avec la jeune Zabrak qui est tout à fait sympathique ! On discute du passé ensemble, on apprend à se connaître, nos objectifs, … C’est comme ça qu’on forme un esprit d’équipe soudé !

                            Et puis avec cette diablesse aux commandes de notre unité, c’est clair qu’on va lui montrer de quel bois on se chauffe ! Impossible d’abandonner, juste pour lui prouver qu’elle a tort !

                            Soudain, je sens une odeur, une légère vibration, des traces sur le sol… C’est un nid de Kiltik, quelle galère ! Je me met à sprinter d’un seul coup pour rattraper l’autre débile et le prévenir qu’il faut changer de direction… Mais c’est trop tard. Un Kiltik.

                            Quelle sale journée…


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                            Kiltik


                            Le Kiltik est occupé à protéger son territoire. Il tend le cou, cherchant des traces de phéromones dans l’air, pour repérer s’il y a des intrus s’approchant de la colonie. Il faut protéger la reine. Toute la colonie ne vit que pour elle.

                            Il sent soudain d’autres formes de présences inconnues. Ce n’est pas la même espèce. Qui ose s’introduire sur son territoire impunément ? Il s’élance dans la direction avec une subtilité toute relative.

                            Une fois arrivé devant l’individu, il se grandit sur ses pattes arrières et pousse un cri strident qui déstabilise le petit homme devant lui. Il projette sa patte avant gauche à une vitesse fulgurante, mais le petit homme est sauvé de justesse par une femelle. Elle n’a pas la même odeur, mais c’est aussi une intruse.

                            Il y a d'ailleurs une autre odeur de femelle, un peu plus loin. Mourir. Ils doivent tous mourir. La créature attaque aussi rapidement que méthodiquement les deux individus devant elle, essaie d’en embrocher un avec une patte et l’autre avec une seconde.

                            Un tir part dans sa direction, heurtant la surface de Chitine et rebondissant sur un rocher. Cela fait une sensation de chaud, mais sans plus. La créature sens qu’elle pourrait être en danger. Elle hurle plusieurs fois successivement, comme un appel à ses pairs. La colonie est en danger. Rien de doit détruire la colonie.

                            Des petites secousses lointaines commencent à se faire entendre.


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                            Recrue Jilos


                            Quelle galère ! Le kiltik est particulièrement vivace… La probabilité qu’il soit un mâle reproducteur est élevée, vu son agressivité en plein jour… Je m’occupe d’esquiver et de donner des instructions à un Sylmien en difficulté. Il sort une arme et tire sur la créature.

                            Malheureusement, la carapace des Kiltik ne craint pas les blasters, sinon, ça serait trop facile… Il va falloir ruser pour l'abattre, c’est certain ! Mais il va falloir que l’autre empoté accepte de continuer sinon…

                            Ho non ! Il est en train de crier pour appeler la colonie. Il faut fuir. Maintenant. Je me met à hurler :


                            “- Il faut qu’on parte d’ici très vite, il appelle la colonie ! Des milliers de Kiltik risquent de débarquer d’une minute à l’autre ! Il faut courir le plus loin possible ! Allez, vite, fuyons par là !”

                            Je m’élance d’un seul coup, Sylmien sur les talons. Je me rends rapidement compte que ma vitesse a bien évolué depuis ces derniers jours… A croire que l’autre foldingue aurait fait des entraînements efficaces ? Pas trop le temps de réfléchir, il faut à tout prix leur échapper, sinon, c'en sera fini de nous…


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                            Sergent Instructeur Adhellan


                            Assise dans son siège, derrière plusieurs écrans de contrôle, la chiss regarde avec une curiosité dissimulée le comportement de ses chers élèves. Plusieurs drones impériaux camouflés et indétectables suivent les différentes équipes qui ont été constituées avant le début de l’exercice.

                            Pour le moment, la plupart essaye de se repérer et de trouver le chemin le plus court et le moins dangereux pour se sortir de l’épreuve.

                            Sigid et M’Ryl coopèrent même si aucun d’entre eux ne connaît réellement Cathar; le twi’lek est parfois un peu abrupt et ne se laisse pas facilement convaincre, mais L’humaine contrebalance. Ils ont prit la bonne direction pour le moment et avancent prudemment.

                            Pour Teksa et Ryne, c’est plus facile. L’humaine est originaire de Cathar et elle aide sa camarade en lui expliquant les tenants et les aboutissants de la survie sur la planète. Ils ont d’ailleurs évité un nid de Kiltik se trouvant sur le chemin de la base.

                            En parlant de ce dernier, le troisième et dernier groupe - le seul de trois membres - semble avoir trouvé le nid et Sylmien s’y est précipité sans aucune idée de là où il mettait les pieds. Intéressant.
                            Le combat commence. Vont-ils s’en sortir ? Y aura-t-il des morts, comme c’est parfois arrivé lors de ses précédentes formations ? La question se pose.

                            Elle jette un coup d'œil au datapad devant elle, pensant déjà à la paperasse nécessaire à la justification d’un décès d’une recrue. Rien que d’y penser, la jeune femme soupire mentalement, laissant son visage toujours aussi froid et impassible.


                            Spoiler
                            HRP : Je te laisse voir comment tu veux procéder; tu peux tenter de te battre contre l'insecte, mais tu te rendra compte que c'est peine perdue avec ton équipement actuel ou aider tes compagnons à fuir le plus loin possible. Tu remarqueras que tu es endurcie moralement et physiquement de ces derniers jours !

                            Jilos t'indiqueras que le meilleurs moyen de semer des Kiltik, c'est d'aller dans des endroits très exposés au soleil pour qu'ils arrêtent de vous suivre; tu peux aller jusqu'au moment où vous les aurez semé et que vous prévoyez de faire une pause pour la nuit 🙂

                            Pour le reste, tu as le champs libre !
                            PS : Désolé pour le retard, je vais tâcher de faire plus court niveau délai de réponse pour que tu puisse rapidement avoir ton rang 1 !
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                              Auteur : Kursa Tyrnith

                              Comme à son habitude, la chance de la jeune zabrack semblait avoir pris des vacances. Moins d’une demi-journée après le début de l’épreuve de survie, son groupe, Sylmien surtout, avaient réussi à tomber nez à nez avec un Kiltik, le prédateur le plus dangereux de la faune locale. Non-content de sa bêtise, le rouquin avait ouvert le feu avec son arme de poing, ne parvenant pas à rayer la carapace de l’insecte, mais lui faisant ressentir un danger suffisant pour qu’il pousse un rugissement détonnant.

                              Il faut qu’on parte d’ici très vite, il appelle la colonie ! Des milliers de Kiltik risquent de débarquer d’une minute à l’autre ! Il faut courir le plus loin possible ! Allez, vite, fuyons par là !


                              Parfait, tout simplement parfait !

                              « Okay ! Jilos, Sylmien, feux croisés jusqu’à ce qu’on l’ai semé ! »


                              Ce faisant, Kursa ouvrit le feu sur la créature, détournant son attention afin de permettre à ses camarades de souffler quelques secondes. Bien qu’elle ne possède toujours pas la meilleur des visées, sa cible était tellement grosse qu’il aurait été difficile de louper.
                              Tic ! Tic !
                              Comme pour les tirs de son homologue masculin, cette courte salve n’eut aucun effet, rebondissant sans effet sur la chitine. Aussitôt, l’horrible créature se mit à sprinter dans la direction de cette nouvelle menace. Bien qu’elle se soit lancée dans une course frénétique, la stormtrooper en devenir ne pouvait pas distancer la monstruosité : armé de ses protubérances saillantes, il gagnait du terrain à une vitesse folle !
                              Arrivé au contact, l’insecte arma sa patte avant droite, déterminé à l’abattre sur l’intruse se trouvant à ses pieds. Alors même que Kursa pouvait voir son dernier instant arriver, un tir vint exploser sur le flanc du crâne de l’animal : à une cinquantaine de mettre de là, Jilos se trouvait à genoux, le canon fumant de son arme braqué sur la bête, changeant de nouveau la direction de cette dernière.

                              Les deux recrues répétèrent le processus de multiples fois, leur permettant de s’éloigner avec une vitesse assez soutenu. Malheureusement, elles pouvaient voir au loin de nombreux mouvements se rapprocher, ces larges silhouettes étant probablement celles des camarades de leur présent problème.
                              « On se magne ! Sinon on va faire plaisir à la peau de vache ! »
                              Alors même qu’elle terminait sa phrase, Kursa se retrouva de nouveau en tête-à-tête avec le Kiltik. Une seconde, le Kitlik arma son bras. Deux secondes, ce dernier commença sa descente. Trois secondes, toujours aucun tir. SLASH !
                              « AH ! »

                              Le sol de la savane se para d’écarlate. Alors que l’humanoïde touchait le sol, son bourreau releva son arme. Comme pour lier le geste à la parole, il poussa un hurlement tonitruant ! Il fut cependant interrompu lorsque qu’un rayon d’énergie se logea au fond de sa gorge. Le chasseur tituba, un filet de fumée s’échappant de son orifice buccal. Avant qu’il n’ait pu reprendre ses esprits, un second tir vient lui chatouiller la glotte, suivit de peu par un troisième.
                              La jeune femme n’attendit pas d’être invitée pour saisir cette chance : serrant ses dents, elle reprit sa course effrénée, le court moment de répit lui permettant d’atteindre la zone fortement ensoleillé que leur avait indiqué Jilos, leur seul espoir de semer la créature. Comme promis, la monstruosité n’osait pas les poursuivre sous la forte lumière… Ils s’en étaient sortis.
                              Dès que leur poursuivant cessa la traque, Kursa s’approcha de la cathare :
                              « Je… je suis désolée ! J’ai mal compté mes munitions, et du coup tu… ! »
                              Sans la laissé terminer, Kursa la saisit par les épaules, avant d’apposer doucement son front contre le sien :
                              « Merci ».
                              Ce geste lui avait été transmis pas sa mère. Un remerciement sincère, humble.

                              Puis le néant.


                              À son réveil, la nuit était tombée. Allongée sur son ventre, la chaleur du feu de camp lui caressait la peau. Hors le crépitement des braises, un silence de mort régnait sur le camp. La lueur des flammes dansait sur le visage de la cathare. Elle était assoupie, utilisant un arbre comme dossier. Le bal des ombres sublimait ses traits fins et athlétiques. Si ce n’était pas pour sa situation plus que délicate, Kursa aurait pris le temps de se perdre quelques instants de plus dans ce sublime spectacle.
                              Se redressant en serrant les dents, Sylmien apparut de l’autre côté du feu. Lui aussi adossé à un arbre, ses yeux fixait le brasier qui séparait l’inséparable duo d’antagoniste. Ses traits étaient tirés, son visage arborant une tache sombre au niveau de son œil droit. Un moment passa, sans un bruit, sans un geste, entre l’éclopée et l’abattu.
                              Les événements de la veille défilèrent devant les yeux de la petite : l’incompétent marchand droit dans un nid, ce lâche les abandonnant alors qu’elles l’avaient sauvé ! Ses traits se crispèrent. D’un pas lourd, elle se rapprocha de l’ignoble personnage, bien déterminé à lui en mettre une. C’était son occasion d’enfin de se soulager, de se venger de toute cette haine sans fondement !

                              « Je suis désolé Kursa, je suis désolé. J’ai pas… Si jamais tu veux m’en coller une, vas y, l’autre s’en ai pas manqué ».
                              « … ! » Kursa était absolument bouche bée : une excuse, sans agressivité, sans suffisance. Une vrai, sincère excuse. Cette réaction inattendu la désamorça totalement.
                              « Ton dos, ça va ? »
                              « Peut-être ? Je crois bien, oui. »
                              « Retourne te coucher, tu es blessée. Je vais me relayé avec Jilos pour monter la garde. »
                              Sa furie enrayée, la fatigue la regagna instantanément. Se rallongeant sur le ventre, elle se laissa sombrer dans le sommeil.

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                                Post n°17
                                Auteur : Rek'kar

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                                Recrue Sylmien


                                Comment est-ce possible ? Je suis censé être le fleuron des recrues de l’Empire ! L’héritage même de la noblesse qui finance les profondeurs de notre gouvernement ! Comment ? Comment puis-je me trouver aussi… pathétique. J’ai faillis amener deux recrues à la mort, cloîtré dans ma propre arrogance.

                                Toutes ces années… Je me suis fourvoyé ? J’ai rejeté sur les autres ma propre incompétence ? Je ne comprends pas. Je ne comprends plus. Je suis complètement perdu. C’est la première fois que je suis confronté à la mort.

                                Ma main frottant mon visage au niveau de ma blessure au visage… Une patte d’un kiltik qui a bien failli me transpercer le crâne de part en part sans l’intervention de Jilos. C’est terrible de me dire que je ne dois ma vie qu’au fait que deux aliens aient décidé de me suivre malgré mon odieux comportement… Sans elles, je serais mort au milieu d’un nid de kiltik, sans même m’être rendu compte de mon erreur.

                                Bordel. Comment pourrais- je leur pardonner ? Ce sont ces satanés aliens qui ont tué mon frère ! Je me suis pourtant juré de les purger de l’Empire et pourtant… Je leur dois la vie. Serait-ce le destin qui m’a envoyé ici pour me confronter à ma propre défaillance ?

                                Impossible d’avoir réponse à ce genre de question… Est-ce qu’on me demande simplement de… pardonner ? C’est vrai que les exemples de coopération face à cette diablesse ont toujours profité… C’est sans doute son but : nous unir contre un adversaire commun; mais à quel prix ? Je doute fort qu’elle soit cachée derrière un buisson prête à abattre une de ces saloperies… Elle doit surtout prendre son pied derrière un écran à nous voir crever sur le terrain !

                                Adossé contre mon arbre, je ronge mon frein, le regard perdu dans le vide. Kursa est endormie. Jilos aussi. Et moi… Impossible de fermer l'œil. Le conflit intérieur est trop fort. Je décide de m’asseoir contre l’arbre et de regarder le ciel.

                                Les étoiles sont bien visibles, malgré la densité de végétation. C’est un beau spectacle à observer. ça me permet de penser à autre chose, à faire le vide. Perdu dans mes pensées, je n’entends pas les quelques bruits de pas derrière moi. Une voix me surprend :


                                “- On arrive pas a dormir, Sylmien l’explorateur ?, commence Jilos avec une pointe de sarcasme
                                - Ho ça va ! J’ai déjà dis que j’étais désolé…
                                - Je te taquine, idiot. Je peux m’asseoir ?
                                ”

                                Je ne sais pas trop quoi faire, mais je me décale un peu pour qu’elle puisse s’asseoir à côté. Un petit silence se forme, elle regarde les étoiles. Et puis elle relance la conversation :

                                “- Alors, ça fait quoi d’affronter ses premiers kiltiks ?
                                - C’est pas ce que j’ai connu de plus amusant…
                                - Dis moi Sylmien, qu’est-ce qui te pousse à agir comme un connard égoïste et égocentrique qui a failli tous nous faire crever ?
                                ”

                                J’écarquilles les yeux, surpris de la franchise au milieu d’une conversation qui semblait des plus banales. Mon premier réflexes, c’est de songer à quelles insultes fleuries je pourrais l’arroser après ce commentaire particulièrement piquant; et puis je me rappelle qu’elle m’a sauvée et que c’est la seule à pouvoir nous faire rentrer en vie. Je ravale donc ma fierté et songe à ses paroles.

                                En soi, elle n’a pas tord, mon comportement a été inacceptable et j’aurais pu, en condition réelle, mener un escadron de soldat à la mort, par pur égoïsme. Quel horrible soldat j’aurais été. Mais la vérité n’est pas agréable à entendre. Je me sens blessé, mais je sais qu’elle a raison. Je prend le temps de réfléchir, puis je finis par vider mon sac :


                                “- J’avoue avoir songé à t’insulter de tous les noms d’oiseaux que je connais, mais je sais au fond que tu as raison… Mais, avant que je ne commence mon explication, est-ce que tu pourrais mettre un peu plus les formes la prochaine fois ? C’est pas très agréable à entendre…
                                - Promis, j’y mettrais les formes dès que tu nous traiteras comme ton égal !
                                - Je suppose que je l’ai bien mérité… Écoute, la réalité est tout autre. A la base, je m’entraîne depuis des années pour entrer dans le corps armée de l’Empire parce que je voulais purger notre régime des aliens… Mais je me rends bien compte de ma stupidité à l’heure actuelle…

                                Pour être plus précis, mon frère a été assassiné devant mes yeux par un groupe d’alien dont le seul but était… de purger la galaxie des être humains et de leur oppression…

                                On rentrait d’une soirée il y a trois ans avec mon frère. Un peu éméché, on riait aux éclats. On voulait tous les deux rentrer l’année suivante dans l’armée; lui avait une préférence pour le marine impériale, mais je l’avais convaincu de venir avec moi dans le corps des stormtroopers, histoire d’avoir un allié fidèle et combattre ensemble jusqu'à notre dernier souffle, pour défendre l’honneur de notre famille sur le champs de bataille !

                                D’autant qu’avec nos parents bien placés, on était sûr de finir rapidement à des postes d’officiers dans des zones plutôt sécurisées et de faire une carrière tranquille sans trop de vague. Oui, je sais, c’est difficilement ce qu’on conceptualise quand on parle de s’engager dans l’armée, mais mon père disait toujours ‘ Ce qui compte avant de servir l’Empire, c’est de survivre. Mort, tu ne serviras plus rien du tout. Il y a plein de gens qui ont envie de mourir; vous, mes fils, vous êtes trop précieux pour foncer sur un front en première ligne !

                                On avait notre destinée toute tracée. Et puis on a pris un raccourci dans les bas quartiers et on est tombé sur un groupe d’alien qui sévissait dans le coin depuis quelque temps. Ils nous ont attrapés, et ils se sont mis à tabasser mon frère devant moi, tout sourire. Ils l’ont frappés encore et encore. J’essayais de hurler, mais on m’avait mis un chiffon dans la bouche.

                                J’ai pleuré toutes les larmes de mon corps. Mon frère essayait de se débattre, mais ils étaient trop. Beaucoup trop. Dans un dernier élan de courage, il a réussi à faire lâcher sa prise a celui qui me tenait et j’ai couru le plus vite que je pouvais.

                                Le temps de prévenir une patrouille, ils n’ont retrouvé que le corps ensanglanté planté sur un mur avec marqué en lettre de sang “mort aux humains”.

                                Depuis ce jour… Depuis ce jour, je les hais. Tous. Je les méprise. Chaque fois que je croise un alien, je revis ce jour sombre et ça me rend fou de rage et de tristesse. ça me renvoie à ma propre impuissance… jusqu'à aujourd'hui.

                                La confrontation à la mort… ça change beaucoup de chose. Quand je vois à quel point tu nous a sauvé, Jilos, même moi, je me dis que j’ai dû louper quelque chose d’important. J’ai compris que ma haine était basée sur les mêmes motifs que ceux qui ont tué mon frère. Jusque là, j’avais enfermé cette idée avec un double tour de haine, mais je me rends compte de mon erreur.

                                Merci Jilos. Et je suis désolé de vous avoir mis autant dans le pétrain… Promis, je vais essayer de … de mieux me comporter avec vous.

                                - Hé ben, je pensais pas que tu allais me déballer tout ça ! Tu as juste compris que ce sont DES aliens qui ont assassiné ton frère, pas LES aliens. Et ça, ça fait toute la différence ! D’autant que tu te rends pas compte de toute la discrimination qu’on subis par notre condition, même en étant exemplaire…

                                Enfin bref je voulais juste te parler pour essayer de crever l'abcès, mais ça a été plus facile que prévu ! Et je suis désolé aussi, tu sais, le tact, c’est pas trop mon truc ! Bon, même que tu as finis ton histoire père bantha, je prends le prochain quart de garde, essaye de dormir, y’a plein de nids de kiltik qui attendent que tu mettes tes gros pieds dedans !

                                - Très drôle
                                , répondis-je, un peu vexé”

                                Je me lève et m'étire. Je me sens étrangement mieux. Certes, j’ai l’air un peu stupide et Jilos à tendance à appuyer sur les endroits qui font mal, mais il y a une franche camaraderie qui se dégage d’elle, un peu comme Kursa. Je m’installe sur le sol, près du feu et sombre doucement dans les limbes du sommeil.

                                Le lendemain, tout le monde se lève. La nuit n’a pas été très agréable. C’est le ventre qui commence à creuser. Les rations impériales sont… efficaces et nutritives. Pour les qualités gustative, je pense que lécher un cailloux aurait probablement un goût plus enchanteur.

                                Enfin bon, vu la situation, ça nous permet au moins de pas avoir à chasser en plus de devoir survivre et rentrer dans les temps… Encore deux jours pour rentrer, sinon, c’est la fin des haricots pour tout le monde.

                                Le repas aurait pu se faire en silence, mais le dynamisme de Jilos nous arrose d’anecdotes, de conseils plus ou moins utiles pour survivre au milieu de recettes de cuisine Cathari pour le moins étrange. Pas toujours agréable d’écouter tout ça en déjeunant, surtout avec la fatigue accumulée. Je me contente de hocher la tête poliment de temps en temps pour éviter de me manger une remarque cinglante.

                                Le ventre plein, la question de la direction se pose. C’est Jilos qui pose la carte avec la boussole :


                                “- Voilà le topo; d’après mes estimations, on devrait se trouver environ ici. Le nid de Kiltik dans lequel on a dérangé est environ là. Il y a sûrement d’autres dans le coin; je vais passer en éclaireur pour vous éviter les mauvaises rencontres? On va passer par ici, puis par là. Le but c’est de trouver ce cours d’eau qui va nous permettre de nous repérer plus facilement sur notre position . En plus, on pourra remplir nos gourdes, ce qui sera pas plus mal. Ha oui, Sylmien, t’as pas un truc à nous dire ?
                                - Heu… Et ben… Non ? Si ?
                                - T’as déjà oublié notre petite conversation. Tu as pas quelques excuses et bonnes résolution à nous formuler ?
                                - …… Je suis DESOLE de m’être mal comporté jusqu’à présent et je vais tâcher de faire au MIEUX pour la suite. ça te vas ? T’es CONTENTE ? On peut y aller ?
                                -Je suis ravie père Bantha ! Allez, on décolle.
                                ”

                                Bougons, je range mes affaires. Le camps est rapidement levé. Nos cavalcades commence.

                                Pendant plusieurs heures, on marche, Jilos nous indique les dangers de la faune et la flore. Notre itinéraire est beaucoup plus lent que prévu initialement puisqu'on est obligé de zigzaguer en permanence. Et puis au bout d’un moment, on arrive… au bord d’un précipice !

                                Je glisse un petit :


                                “- Alors, la mère des précipices, qu’est-ce qu'on fait maintenant ?
                                - Tiens donc, t’as été livré avec la fonction humour maintenant ? Bon, y’a pas 36 solutions, je nous ai un peu trop fait dévier de notre trajectoire pour éviter des prédateurs et on se retrouve ici. Le passage serait plutôt là, ce qui nous oblige à rebrousser chemin pendant environ deux heures pour descendre ici et ensuite refaire le chemin sur deux heures, mais en bas. En gros, on sera en bas d’ici ce soir. Mais le souci, c’est qu’on risque d’être trop lent pour arriver avant demain soir à la base… Je suis désolé, je vous ai mis dans la mouise !
                                - Sinon, on descend en rappel. On a de la corde, y’a l’air d’avoir de gros cailloux pour l'arrière; c’est dangereux, mais ça vaut mieux que de laisser l’autre diablesse avoir raison, non ?
                                - … C’est très dangereux, mais c’est vrai qu'on n'a pas vraiment le choix… Mais clairement, faut pas se foirer ! Je vous rappelle que je vous ai pas sauvé des Kiltiks pour vous ramasser en bas à la petite cuillère !
                                - Hors de question d'échouer !"

                                Impossible de baisser les bras. Pas maintenant. Pas comme ça. On a commencé à arrimer le matériel sur un énorme rocher qui semble pouvoir résister à notre poids à tous les trois; de toute façon, y’a pas beaucoup à réfléchir : c’est le seul suffisamment gros pour résister, mais assez petit pour qu’on puisse y mettre la corde autour. Maintenant, y’a plus qu'à espérer que ça tienne…

                                ----------------------------------------------------

                                Recrue Jilos


                                Ca me fait drôlement bizarre de voir Sylmien comme ça… Avec le temps, je m’étais presque habitué à son racisme ordinaire et à sa tête à claque… Mais depuis notre conversation d’hier soir, je le vois un peu différemment; quelque chose à l’air d’avoir changé en lui, même s' il risque d’avoir un peu de mal à se débarrasser de son air hautain et de quelques-uns de ses préjugés ! Mais bon, ne critiquons pas cela maintenant, il y’ a une montagne à descendre !

                                L’opération est dangereuse, d’autant qu’avec notre matériel actuel et la longueur de la corde, il est impossible de s’assurer efficacement… Il va donc falloir compter sur la force physique et espérer. Le moindre faux pas et la mort risque de frapper l’un d’entre nous… Mais je me dis que ça sera pas plus compliqué que les Kiltiks !

                                Quelques ajustements et le matériel est prêt ! Y’a plus qu'à descendre… La corde semble arriver jusqu' en bas, mais vu la hauteur, c’est compliqué de savoir si c’est juste une illusion d’optique ou si elle touche bien le fond !

                                Maintenant, la question se pose :


                                “ - Alors, qui se sent de commencer la descente ?
                                - Moi, réponds Sylmien, déterminé
                                - Le mâle alpha veut montrer les biscotots aux jeunes femmelles, hein ?
                                - Cause toujours, t’es clairement pas mon type de femme !
                                - Il a rien dit pour toi Kursa, ça te laisse une chance !
                                ”

                                Sylmien devient un peu rouge, mi-gêné, mi-colère, ce qui me provoque un gloussement de rire ! Il entame la descente en maugréant dans sa barbe - ou plutôt dans son absence de barbe -. Faudra peut être que je le ménage un jour; mais pas encore, il faut qu’il comprenne que l’humilité et l'autodérision sont des éléments importants en société !

                                Après ce petit moment de rigolade, c’est l’angoisse qui prend la place. A genoux, je regarde la lente progression de ce fringant jeune homme. Visiblement peu souple, il a l’air de passer ça tout en force; à voir son visage, c’est loin d’être une partie de plaisir… A un moment, sa main s'agrippe sur une prise qui s’éboule d’un seul coup, il perd l’équilibre, mais se rattrape au dernier moment !

                                Ouf, on est pas passé loin de la catastrophe ! Concentré, il a l’air de faire plus attention pour la fin du périple. A cette distance, on ne le voit plus très bien, mais il a l’air sorti d’affaire !

                                Et puis soudain, un gros bruit, un nuage de poussière, un cri et un bruit de craquement au sol ! Puis le silence. Ni une ni deux, je m’élance sur la corde pour descendre, essayant de faire au plus vite ! J’enchaîne les prises à une vitesse effrénée, laissant mes instincts Cathar guider ma descente; une prise lâche, mais j’arrive a me rattraper, plusieurs endroits sont complexe à descendre.

                                Et puis je comprends, quand j’arrive a la fin de la corde, qu’il reste une dizaine de mètre de dénivelé qu’il faut faire uniquement en escalade. Au bout de cette distance, Sylmien semble inconscient, au sol. Est-ce qu’il est mort ? Impossible de savoir sans être arrivé au sol. Je fais de grand signe a Kursa pour essayer de lui dire que la corde est trop courte, mais je suis pas certaine qu’elle comprenne.

                                Je respire un bon coup, puis j’entame la descente, doucement. Il me faut plusieurs minutes, très prudente, pour arriver en bas; j’ai manqué plusieurs fois de chuter, mais je suis arrivé ! Je me précipite vers Sylmien, colle mon oreille sur son torse et ma main devant sa bouche. Il respire ! Cathar soit loué ! Je regarde rapidement pour voir s' il a des lésions.

                                L’examen est sans appel, sa jambe droite forme un angle tout sauf naturel… Il semble souffrir de multiples fractures… Et merde ! Il faut stabiliser son état avant que ça s’aggrave !


                                Spoiler
                                HRP : Sylmien est blessé d'une multiple fracture au niveau de la jambe, mais il semble relativement intact ailleurs. Vous savez que si vous le laisser là, il y a peu de chance qu'il survivre en l'état actuel. A toi de voir quoi faire ! (Il vous restera une dernière épreuve a affronter avant de rentrer au campement)
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