Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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  • Le ChroniqueurL Hors-ligne
    Le ChroniqueurL Hors-ligne
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    #1

    Post n°1
    Auteur : Boomer

    A  une table dans la cantine militaire, l'unité CT-35625 comme nombreuses autres et toutes identiques jusqu'aux bottes réglementaires, mangent comme des affamées après une nouvelle mission d'entraînement. Le débat porte sur les statistiques des tirs et des rires joyeux éclatent un peu partout. Dans l'orde des choses et bien qu'ils soient tous clones, les officiers subalternes et supérieurs ne se mélangent que trop rarement lors du repas et encore moins avec les sous-officiers. Cependant certains échappent à cette logique et préfèrent se munir de la tenue légère classique et se glisser parmi les bleus ou les moins expérimentés.

    Une aubaine pour Beta qui peut avec plaisir entendre toutes les conversations, y compris le murmure de son voisin à deux places plus loin. Dans le brouhaha des murmures se joignant à celui de l'auteur de la conversation, le commandant perçoit quelques mots.


    -Non ? Salop..Attendez vous, c'est, malheureusement, quoi ?!, n'empêche..Ca craint, qu'est-ce qu'on.. Aide, espace...Emper..Valiant, traitre..Je non! quoi? Empire, Gloire ! Qui ? Que ?Rooh..On..Dégage ! Kovarn, sith..Mark...Et toi ?

    La question s'adresse à lui.
    Beta plisse les yeux pour faire surgir la fausse réflexion sur ses traits.
    Il se déroule ailleurs, quelque chose avec les Sith, l'Empereur et Valiant.
    Le seul moyen de parvenir à éclaircir la conversation, c'est l'affirmation classique.


    -Je crois que vous avez raison.

    Les soldats froncent les sourcils en regardent leur camarade pour tous se tourner vers d'autres clones. D'autres conversations s'élèvent sans murmures, certains sont en colère d'autres, comme perdus. Mais tout est clair, l'Empereur n'est plus, Valiant et les sénateurs en sont la cause... Et ils réclament la République.

    Tout se chamboule dans la tête de CT-35625, son devoir pour la République en premier lieu.
    Une République qui l'a vu naître et qu'il a servi avec détermination dans les combats contre les séparatistes. Une République évoluant par principe et avec l'accord de tous, vers un Empire fort et juste, un Empire acceptant les Jedi et tous les peuples et offrant à la Galaxie une ère de paix...Jusqu'aux Sith.

    Les Sith sont arrivés flanqués de leurs armes rouges aux côtés des séparatistes pour prendre Coruscant. Ils ont envoyé l'ordre d'abattre les Jedi à tous les clones en faction, un véritable bain de sang. Ils ont refusé les lois établies par l'ancien Empire de feu G.Man pour y ancrer la leur, le pouvoir, la domination par une campagne muette, une campagne de peur. Négative pour la Galaxie mais positive pour sa stabilité car seule les Sith ont réussi à montrer le visage de leurs ennemis.

    Les Renégats et la rébellion, les séparatistes, les sénateurs et le Cerberus.
    Et voilà que le coup bas vient de l'Empire lui-même, d'un clone ! Un Général ayant servi bravement dans l'Armée, ayant terrorisé des mondes entiers pour y dénicher les indésirables et les trancher comme de vulgaires insectes : Valiant !

    En ruminant à l'avenir qui se lance, Beta se rend compte qu'il est à l'armurerie, à son casier et qu'il tient dans la main son droïde buzz S.M.E trouvé lors d'une escapade. Saloperie de Machine Electronique, car tel est son nom, se cabre sur ses impindices et profite de sa hauteur pour brailler dans un vocabulaire liant bruits mécaniques et électroniques. Le clone se met à rire et lui dit...


    -On s'en va S.M.E, il n'y a plus rien de bons chez nous...sur Kamino. Avant qu'ils décident que les....

    Les soldats de la cantina interpellent, dans son dos, le commandant.

    -Les ?

    Au bord de la tablette secondaire de son casier, Beta agrippe la crosse de l'un de ses fusils à pompe PCA.

    -Avant qu'ils décident que grâce et à cause de Valiant, les clones ne sont pas si sûrs que ça.
    Je veux des réponses et c'est en suivant L'Impérialisme que je les aurais !


    S.M.E grésille et brandit son cuter à fusion miniature comme pour parachever la phrase.

    -On est né sous l'Empire... On suit le mouvement des frères de l'Empire ...CT-35625... C'est quoi ton nom ?

    Beta ramasse son datapad et vérifie la liste de son équipement militaire.
    Etrangement l'armurerie ne semble pas refuser les sorties et les entrées d'équipements de guerre, du moins jusqu'à cette minute. Il enfile son armure de commando, personnalisé pour faire face à la troupe.


    -CT-35625 série Beta alias Beta mais appellez moi Boomer, Commandant Boomer.
    Procédure d'urgence standard, rassemblez l'équipement vital, rayez vos matricules de vos armures et débranchez vos HUD pour éviter le piratage.
    Comme une seule entité, les clones s'exécutent alors que Boomer en profite pour rayer le matricule d'un de ses frères à l'aide du cuter à fusion de S.M.E. Dans trois minutes tout le monde est prêt. On fonce à l'armurerie on sort les armes et on file sur l'Impérialisme.

    Les trois minutes écoulées, la troupe des loyalistes se dirige vers l'armurerie pour y retirer l'équipement militaire qui leur est assigné. Sans réels problèmes particuliers, les clones se tournent vers la direction des quais d'embarquement des troupes où se trouverait probablement un transport vers l'Impérialisme. A cet endroit, une longue file d'attente attire l'attention des hommes, qui profitent pour s'y glisser, avec leurs armures et leurs caisses de chargement. Tous les loyaux sujets de l'Empire sont là à patienter. Toutes les deux minutes une canonnière embarque six ou sept hommes ainsi que leurs bardas et l'équipement, pour filer vers l'espace.

    Ne désirant pas bénéficier d'un traitement de faveur en utilisant son rang dans la hiérarchie pour filer en tête de filer, Boomer reste avec les siens et n'attendra que vingt sept minutes pour embarquer à son tour.

    Sur l'Impérialisme ils resteront encore tous ensemble, jusqu'à l'arrivée sur...Cathar

    -CT-35625 au rapport !

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      #2

      Post n°2
      Auteur : Kovarn

       
       

      Le malheur en tout ceci, c’est qu’il n’y a pas de peuple, au sens touchant où vous l’entendez, il n’y a que des exploiteurs et des exploités, et chaque exploité ne demande qu’à devenir exploiteur. Le prolétariat héroïque, égalitaire, n’existe pas. C’est un songe-creux, une faribole, d’où l’inutilité, la niaiserie écœurante de toutes ces imageries imbéciles, le prolétaire en cotte bleue, le héros de demain et le méchant capitaliste repu à chaîne d’or. Ils sont aussi fumiers l’un que l’autre. Le prolétaire est un bourgeois qui n’a pas réussi. Rien de plus, rien de moins. - Louis-Ferdinand Céline 
       

      Un peuple prêt a sacrifier un peu de liberté pour plus de sécurité finit par perdre les deux. - Benjamin Franklin 
       
      [Flash unavailable]


      Appuyé sur un rocher, Kovarn, qui observait le débarquement du navire loyaliste l'Imperium, devait avouer s'inquiéter. A intervalles réguliers, la colonne de clones quittant le vaisseau en éclaireur se transformait en une longue tache blanche floue s'échappant d'une masse grise encore plus floue. Ses yeux entièrement noirs lui faisaient défaut depuis la fin de la bataille de la Forge Stellaire, et il n'avait pas eu le temps d'y réfléchir assez longuement mais quelque chose – l'instinct du Cathar, celui de l'homme et même celui du Sith – lui faisaient penser que ces altérations n'avaient rien à voir avec les blessures reçues dans la forteresse spatiale, ni avec les privations et les nouvelles blessures reçues sur la planète inconnu où son vaisseau avait plus ou moins échoué. Il devrait s'inquiéter plus avant de cette cécité lorsqu'il en aurait le temps mais aujourd'hui, le Jen'ari se consacrait à une cause plus importante, qu'il avait porté à bout de bras des années durant et qui menaçait aujourd'hui de s'effondrer. Dépourvu aussi soudainement que mystérieusement de son apparatchik suprême, l'Empire Sith s'était effondré, en un souffle, sous l'impulsion d'une confrérie de traîtres nichés en son sein. La seule concession que la mansuétude de l'Omega avait livré au peuple, le maintien des sénateurs, avait causé sa perte. Avides d'un pouvoir qu'ils possédaient mais qu'ils n'incarnaient pas, cette bande de politiciens sans expériences ni cure pour le bien-être du peuple avait ressorti des archives historiques un système politique vieux de quelques décennies, dans lesquelles ils avaient la place centrale et n'étaient plus soumis au veto du sage sith. La res publica, ou, comme ils l'avaient baptisé, la Nouvelle République. Une sorte d'oligarchie qui ne s'assumait pas, un mensonge comme seul savaient en conconcter les Jedis.


      La fameuse secte avait sûrement participé à cette horrible trahison, ils étaient soit le Malin qui avait soufflé à Judas son acte, soit le bras armé de ce même Judas, qui allait le défendre et s'installer en son sein, au creux de ses mensonges douillets, où il pourrait dormir en savourant sa revanche sur les Siths. Tout était allé très vite, aussi la résistance loyaliste avait dû suivre le même rythme pour sa formation. Soucieux d'en tenir les rênes pour éviter une dénaturation de l'organisation, le Cathar jen'ari avait stimulé les forces en fuite de l'Imperium et demandé le rassemblement sur Cathar, planète dont il était certain, pour en être le gouverneur, qu'elle ne tomberait pas dans les mains de la République. Aucun autre sénateur n'avait pour l'instant répondu à l'appel impérial. Tous semblaient apprécier le modèle républicain et s'en frotter la panse, heureux de la réussite de leur coup d'état. Encore une preuve de la participation des Jedis. Seuls des lâches pareils avaient pu organiser un tel coup d'état en bannissant l'Omega tout en gérant la peur que les sénateurs pouvaient avoir de lui. O tempora, o mores. Tant de décadence rendait le Cathar malade. Certains des garçons qui avaient participé à cette pernicieuse attaque n'étaient même pas encore nés lorsque l'Omega avait libéré la galaxie du G.Man et la plupart n'avaient même pas commencé à faire de la politique, ni à s'y intéresser. C'étaient des charognards, venus transpercer de l'intérieur le corps d'un régime dans toute sa splendeur, qui combattait à la fois la Confédération des Systèmes Indépendants, les Rénégats, les terroristes cerberiens et les sectaires jedis, pour se repaître de son pouvoir sans vergogne. Des dirigeants avec aussi peu de valeurs et de vertus ne pourraient que tomber très rapidement. La République balbutiante était dèjà condamnée, de tels traîtres et menteurs ne pourraient vivre ensemble sans se manger les uns les autres. Cela avait toujours été le problème des républiques.


      Mais peu lui en challait les usurpateurs. Kovarn devait veiller à la cause impériale, et assurer sa sécurité dans une période si tourmentée. Mais à l'heure où il observait les ex-impériaux débarquer de l'Imperium sur le sable de ses ancêtres, le Cathar savait pertinemment qu'ils n'appartenaient plus à aucune cause. Avoir fait défection envers la République les caractérisait comme des ennemis de l'Etat, mais l'Empire n'existait plus, jusqu'à ce que son leader le proclame.


      Kovarn se releva de son rocher et jeta un regard au ciel dégagé de sa planète natale, où les fumées du peuple félin bipède accueillaient les « Impériaux en devenir » dans le désert catharese, ce désert qui n'attendait qu'à supporter les bases d'une nouvelle civilisation, puis entreprit de rejoindre le navire pour avertir les hauts gradés de la situation, mais une forme verticale interpella son regard, sous un de ces arbres géants perdus au millieu d'un néant ocre dans la planète avait le secret. Comme Kovarn, la silhouette présentait un corps poilu aux teintes orangées sous une bure noire, du même tissu, quoi que beaucoup moins sale que celle du seigneur Sith. Droit sur ses pieds nus, le Cathar contemplait Kovarn sans la moindre retenue, le regard solide, sans jamais cligner des yeux. Pensant à une attaque d'un natif anti-impérial ou d'un loyaliste visant la place impériale, Kovarn porta la main à sa ceinture, où son sabrolaser lui parut plus froid que jamais. Mais lorsqu'il tenta de la tirer de son fourreau, l'arme resta à sa place, maintenue par une force au moins égale à celle que Kovarn avait acquise. Une telle puissance était très rare, seul le dissident Slice, et un jedi du nom de Rylen Korr, avait fait montre de cette maîtrise au cours des vingt dernières années. Et aucun d'entre eux n'était un Cathar, pourtant, Kovarn était certain de ne faire face à une illusion. Tout en prenant une garde défensive discrète, l'ancien bras droit de l'Omega/Alpha soupira, dérangé par cette individualité égoîste qui réclamait son attention alors qu'il devait s'occuper des ruines de l'Empire et grogna :


      - Qui êtes vous ?


      La silhouette répondit du tac au tac.


      - Je suis le Prieur.


      C'est ridicule.


      - L'époque est ridicule. Je n'en suis qu'une projection. Toi, Kovarn, tu en es un moyeu. Tu peux changer les choses. Tu peux surtout éviter qu'elles se dérèglent totalement.


      Qui es tu ? Un fanatique Sith ? Un émissaire de l'Omega ? Dis lui qu'il ne pourra pas revenir, c'est trop tard.


      - L'Omega appartient au passé, son Empire n'était pas assez fort pour résister à cette sordide vague de vanité individuelles. Je suis une projection, Kovarn, je te l'ai déjà dit. Une projection tournée vers l'avenir, une projection d'un être qui croit en quelque chose, et qui le porte, qui le respecte, pas comme tous ces chiens qui aboient sur toutes les voitures qui passent, et qui montent dans celle appelée République le temps qu'elle les amusent, mais qui ne rêvent que de calèche monarchique.


      - Que... ?


      - Je suis toi, Kovarn.


      Il enleva sa capuche, révélant son visage exactement identique à celui du Cathar, sans les blessures, et avec une différence des plus notables : les yeux entièrement noirs du Cathar depuis la fin de son apprentissage étaient désormais blancs.


      - Tu as acquis un certain niveau de force, Kovarn, et tu connais le code Sith. La tradition. Lorsqu'un Sith obtient le même niveau que son maître ou le dépasse, il élimine celui qui lui a dispensé cet enseignement. L'Omega a disparu, prends sa place, tue le dans la mémoire collective et guide les Siths et les Impériaux vers une voie plus appropriée. L'avenir – l'Empire - a besoin de gens qui croient en ce qu'ils font, des Prieurs, et tu es tourné vers l'Avenir, Kovarn. Laisse donc l'Omega derrière toi. Il est temps de sortir de l'Ombre. Quelque chose me semble évident. Le Sith'ari n'existe pas.


      En silence, Kovarn avait envoyé ses tentacules mentaux fouiller l'esprit de son étrange interlocuteur, qui lui semblait maintenant provenir des arcanes de magie Sith que le Prince Slice aimait à enseigner Mais son stimuli n'avait rencontré ni résistance, ni matière, et s'imprégnait de la nature environnante, sans rien lui rapporter sur une quelconque forme organique intelligente à quelques mètres de lui. En d'autres termes, il était seul sur cette plaine. En voulant cligner des yeux pour s'assurer de la réalité de la chose, le Seigneur de la Sith ressentit du liquide au coin de ses paupières, un bref passage de son doigt blessé confirma aussitôt ses soupçons : non seulement sa vue tremblait, mais ses yeux saignaient.


      - Une dernière chose. Le Côté Obscur, tu le sais, tu en es le maître de la tradition, demande des sacrifices. Pour acquérir une relation avec la Force comme l'Omega et toi avez tissés, il faut en payer le prix. Puisque tu ne t'es pas arrêté de suivre la Voie en faisant de la politique ou autres conneries, ton corps n'a jamais pris de pause et il paye le prix fort. Tu t'enfonces sur un chemin que peu de seigneurs ont traversés, et plus tu continueras vers l'avant, plus le Coté Obscur te demandera des sacrifices en échange de ton savoir... Bientôt, c'est ta puissance, et elle seule qui te permettra de maintenir ton corps en entier. Mais tu savais dèjà tout cela, je parle pour le lecteur random de ce RP. Tu n'as pas le choix, Kovarn. Pour être le plus puissant, il faut prier. Accepte moi.


      Et la vision disparut. Sans s'attarder sur cette autoscopie dérangeante, Kovarn essuya rapidement le sang qui maculait une partie de son visage et les contours de ses yeux. Il descendit la colline, le pas lourd, et salua les responsables de l'Imperium, qu'il informa d'un discours prochain auquel tout le monde était recommandé et qu'il assura de la sécurité de Cathar. S'il était graduellement, physiquement et sensitivement le plus puissant loyaliste impérial, d'autres pouvaient néanmoins prétendre au trône, et le Cathar comptait proclamer l'Empire rapidement, par sa bouche, pour s'assurer d'en être le guide.


      Tandis que les forces loyalistes s'organisaient avec l'aide des autochtones, et que les Siths étaient conviés à la visite du temple Sith de Cathar, élevé juste avant la seconde bataille de Coruscant qui avait coûté très cher à l'ordre. Moins, hélas, que ce qu'il venait de subir entre la trahison de Slice, les pertes de la forge et la trahison des sénateurs. La res publica ne pouvait que diviser les publica, mais ils avaient été trop aveugles pour le comprendre. Le discours – il avait envie de dire la prière - de Kovarn était prévue en fin de journée, lorsque le premier soleil se coucherait, et cela laissa le temps aux ex-responsables de l'Empire Sith de recenser les leurs, et les membres de l'Ordre furent invités au premier rang, puis placés plus loin, Kovarn souhaitant faire comprendre que sa vision du pouvoir imperium était éloignée de celle qui avait couté le pouvoir à l'Omega et qu'Empire Sith ne veut pas dire res-sitha.


      Puisque heureusement d'ailleurs, les loyalistes étaient trop nombreux pour occuper une si petite partie de désert, il fut installé des hologrammes géants dans les cales de l'Imperium – dont l'inventaire des vaisseaux et équipements avait aussi été fait. Les informations étaient confuses, en l'absence de leaders établis, mais aucun sénateur n'avait toujours rejoint l'Empire lorsque Kovarn prit la parole. Il s'était installé à un pupitre rouge et noir, sur le sol de Cathar mais adossé sur le vaisseau Impérial, et notamment le symbole de l'Empire, dépourvu des ajouts de l'Omega.


      - Amis fidèles, valeureux, loyaux ! Amis honnêtes, lucides et éclairés ! Amis sensés, perspicace et judicieux ! Aujourd'hui, nous avons tous été jugés. Devant la perfidie des sénateurs, qui avaient le pouvoir depuis longtemps, qui avaient rélégué l'Omega à un rang d'honneur, utilisé le général Valiant à leurs fins égoistes, devant leur avidité de pouvoir et de contrôle, chacun d'entre nous a été confronté à un choix, et tout bon impérial sait que les choix forgent l'humain, ou plutôt font l'humain. Aujourd'hui, la GAI entière a été jugée, et ceux qui ont suivi le mouvement des traîtres sont désormais nos ennemis. Ils ont prouvés ici qu'ils n'avaient ni la loyauté, ni la force morale dont ils se prétendaient dotés lorsqu'ils combattaient les ennemis de l'Empire, le vrai garant du peuple. Comment la République peut elle penser que des hommes qui ont trahis une fois un régime qu'ils ont dit aimer vont donner leurs vie pour le bien des peuples de la galaxie ? Traîtres une fois n'est pas une exception, c'est une révélation de leur réalité ! Ils peuvent le refaire, et s'ils ne suivent aucune cause, alors, ils ne sauront mourir pour elle, s'ils ne vivent pas pour elle, ils seront des quantités négligables dont nous n'aurons aucun mal à nous débarasser. Car nous, vous, vous êtes les vrais protecteurs de la Galaxie. Vous avez cru à l'Empire, vous le prouvez en venant ici et vous vous montrez assez intelligent pour comprendre que la république des traîtres ne peut que s'éteindre.

      L'Empire était l'incarnation de l'Autorité, de l'Ordre et de la Vérité. Qu'en est il d'une oligarchie faussement démocratique dirigée par des menteurs ayant fait croire qu'ils soutenaient l'Empire pour le poignarder dans le dos ? Comment un état sans ordre va il faire face aux terroristes, aux rénégats, aux séparatistes ? Nous devons reprendre notre droit, notre dû, et assurer la sécurité de nos citoyens que cette chose publique met en danger. Une armée repensée, renouvellée, un noyau politique réaménagé.. Ces murs sont trop jeunes, trop incertains et trop friables pour soutenir ce que nous aimons, nos frères restés sur Kamino, nos familles restés sous l'égide violée. L'Empire doit revenir, car, je vous le dis, l'Empire n'est pas mort ! La République est une idée qui revient de temps en temps, une belle idée pour laquelle des hommes se lèvent lorsqu'elles passent dans le vent, mais une idée à chaque fois piétinée qui ne mène à rien et qui n'ira pas plus loin avec une poignée de menteurs. L'Empire, lui, est immortel et NOUS en sommes la preuve !


      C'est pourquoi je proclame aujourd'hui, et si vous avez encore la force d'assurer l'avenir de tous les innocents qui souffrent dèjà de ce chamboulement, suivez moi, je proclame donc aujourd'hui non pas les Vestiges de l'Empire mais l'Autorité Impériale ! Car l'Empire n'est pas en ruines. Cathar était la première planète que l'urgence m'a poussé à choisir pour notre sécurité, mais nous reprendrons le pouvoir sur tous les mondes qui nous seront loyals ou qui comprendront la vérité. Nous les conquérerons, nous les libérerons et nous ferons revenir l'Ordre ! Valahari ! Bastion ! Rien ni personne n'empêchera les peuples d'acceder à la liberté et à la sécurité dans le même temps, pas même une République conspiratrice douée, il faut l'avouer, en manipulation !


      Et dans cet avenir proche, très proche, dans cette mue de l'Empire qui sortira plus fort de ses cendres qu'il ne l'a jamais été, je me propose de vous guider, soldats ! Prenez moi comme Empereur et, si vous le voulez bien, nous vaincrons !
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        #3

        Post n°3
        Auteur : Stella Lukos

         
        Trop heureuse de pouvoir enfin quitter les bas fonds crasseux de Coruscant, Stella avait suivi le Sith sans poser de question. D'ailleurs, depuis sa brève prestation au spatioport commercial, elle avait pris la décision de tourner 47 fois la langue dans sa bouche avant de parler.

        Au moins, les Siths lui avaient appris quelque chose d'utile. La jeune Zabrak ne pouvait pas en dire autant de son passage chez les Jedi Renégats...

        Je suis née pour être Sith !

        Stella n'avait pas le moindre doute sur ce point. Pendant toute le durée du voyage, elle dut faire un considérable effort pour garder son calme. Absorbée par cette tâche, elle n'avait pas dit un mot à sa nouvelle compagne aux cheveux rouges. En même temps, le voyage en hyper propulsion n'avait pas duré des heures non plus. Le vaisseau se secoua à l'approche de l'atterrissage.

        -Pas fâchée d'être arrivée ! La dernière fois que j'ai pris ce genre de navette, il y avait un Rancor sauvage en liberté parmi les passagers... ne put-elle s'empêcher de soupirer à voix haute

        C'est mal parti pour les grande résolutions...

         A peine la navette au sol, la jeune Zabrak se précipita à l'extérieur et inspira à pleins poumons. Décidément, elle n'était pas faite pour vivre dans un espace clos.

        Ah oui, au fait, on est où exactement ?

        Stella fit taire son excitation grandissante un moment, le temps de d'analyser le terrain.

        Alors voyons...Des arbres immenses...J'espère que ce n'est pas Dathomir...enfin ça m'étonnerait quand même...Et puis, ce Kovarn, il fait très couleur locale...ouais, on doit être sur Cathar !

        La jeune Zabrak sourit au souvenir de la livraison d'armes illégales à laquelle elle avait participé sur cette planète, dans sa jeunesse.

        Ca c'est transformé en bain de sang si je me souviens bien...Ah, j'aurai dû deviner ma vocation plus tôt !

        Mais Stella se refusait à vivre dans son passé et ses regrets. Elle devait se tourner vers l'avenir, et cet avenir se trouvait dans le sillage de Kovarn !

        Tiens, d'ailleurs, il est passé où le gros matou ?

        La jeune Zabrak cru devoir faire appel à sa perception mentale pour le localiser mais finalement, elle n'eut qu'à lever les yeux pour le retrouver perché sur un rocher dominant les pistes d'atterrissage catharese.
        [HRP : on dit bien "catharese" hein ? j'ai un doute...]

        Whoua, rapide l'animal !

        Peu après, un autre vaisseau vint se poser dans les environs et se mit à dégorger des colonnes et des colonnes de clones...Stella n'avait jamais rien vu de tel. Evidemment, les soldats en armure blanche étaient tous plus grands qu'elle. Leurs large épaules l'empêchaient de voir Kovarn.

        Sans masquer son irritation, la jeune Zabrak escalada la paroi de la navette qui l'avait déposée et s'assit sur l'une de ses ailes. Balançant ses jambes dans le vide, Stella écouta attentivement le discours du Cathar.

        Eh ben...je sais pas ce qu'il vaut en tant qu'Empereur mais en tout cas, c'est un sacré orateur !

        Stella restait malgré tout un peu sceptique quant à ses promesses de victoire. Ce genre de discours, elle en avait entendu beaucoup à l'époque des batailles de Coruscant...ce n'était pas avec ça qu'il regagnerait son Empire.

        De plus, les Zabrak n'étaient pas des suiveurs, mais des loups solitaires farouchement attachés à leur indépendance. Si leur route croisait celle d'autrui, ce n'était que temporairement. Aujourd'hui, le chemin de Stella convergeait avec celui du Jen'ari, mais elle se réservait le droit de s'en éloigner quand bon lui semblerait.

        Tant qu'elle aurait quelque chose à gagner dans ce camp, elle serait la meilleure des apprenties Sith. Lorsqu'elle trouverait mieux ailleurs, elle s'en irait sans se retourner. Comme elle l'avait fait chez les Jedi. Enfin, pas tout à fait. Stella considérait cette période de sa vie comme une erreur. En revanche, son séjour parmi les Siths était une bonne perspective stratégique. Le Côté Obscur lui permettrait de développer toute l'étendue de son potentiel.

        Dans tous les cas, ce jour marquait un important tournant dans sa vie. Un virage à 180° même. Jamais la jeune Zabrak n'avait eu de sensation plus intense. Elle allait prendre part à une grandiose reconquête qui lui laisseraient certainement une place de choix dans le nouvel Empire à venir.

        Stella leva son petit poing en guise d'acquiescement. Le poing droit, celui qui renfermait son étoile porte bonheur. En même temps, elle serra très fort dans son dos son étoile de mort.

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          Post n°4
          Auteur : Tsukimi

          Le temps continuait sa course, commençant à me mettre vraiment de sale humeur. La jeune inconnue, qui était doté du même pouvoir que moi, répondit à ma question en utilisant une expression étrange, que je n’avais jamais entendu.

          Le côté obscur… pourquoi avoir choisis un mot pareil pour désigner le parti de mon Grand Maitre… il est la lumière qui nous guidera et fera un monde digne de ce nom… à moins que ce ne soit pour nous désigner nous, les personnes qui agissent dans l’ombre de notre Seigneur pour le bien du peuple et de lui-même… j’aime bien dit comme ça, ça sonne mystérieux et dangereux…


          La petite voulait développer son potentiel, comme ça nous étions deux dans le même cas, sauf que moi je le désirais avant tout pour mon Empereur, je lui devais beaucoup et j’avais hâte de le rencontrer, de gagner sa confiance et de le servir. Je souris en repensant à la phrase qu’elle m’avait dite, j’aimais bien la façon de penser de cette jeune femme encore enfant. L’empereur avait surement raison de l’avoir recruté, j’avais hâte de commencer, encore fallait-il que ce fameux Kovarn pointe le bout de son nez.


          Bon sang mais qu’est-ce qu’il fabrique ?? Il en met du temps cet andouille, l’Empereur est en danger en attendant… Raaah calme-toi Tsukimi calme-toi, si tu perds patience maintenant les dégâts risquent d’être un peu trop important… Respire, pense à l’Empereur, il est costaud, il nous attend, il tiendra…


          Le brasier qui avait commencé à envahir ses muscles, s’apaisa, ne laissant qu’un peu de chaleur par-ci par-là. Je devais absolument apprendre à garder le contrôle, je ne devais pas mettre en danger l’Empereur quand je le verrais.

          Maitrise-toi…

          Je savais cacher, camoufler mes émotions afin d’éviter d’être lu comme un livre ouvert mais la fureur avait tendance à briser ce masque comme si ce n’était qu’une simple feuille de papier. La jeune fille s’était relevée, elle était petite mais dans la moyenne pour son âge. Je regardais à nouveau si quelqu’un arrivait mais toujours personne à l’horizon. Les questions devenaient de plus en plus oppressantes et la rage reprenait des forces. Ma compagne me tendit la main en se présentant : Stella. Un joli nom allant parfaitement avec les motifs de sa peau, un nom original qui me permettra de ne pas l’oublier. Je lui serrais la main en douceur et sourit :


          - Enchanté Stella, moi c’est Tsukimi.

          Quelques secondes après avoir relâché cette petite main, un inconnu arriva. Il était grand, à cause du contre-jour, je ne définissais pas trop à quoi il ressemblait, à part qu’il était enveloppé dans du tissu. Je gardai mon regard froid et méfiant sur cet homme, car la question qui me tenait à cœur était : ami ou ennemi ? Lorsqu’il nous parla, je compris que le fameux inconnu était Kovarn, l’homme que nous attendions, un fidèle de l’Empereur. J’avais intérêt à faire bonne figure et me montrer obéissante pour avoir une chance de rencontrer l’Empereur. Le temps presse, j’étais entièrement d’accord sur ce point de vue, je lui emboitais le pas le plus rapidement possible, gardant mes yeux et toute ma volonté sur mon objectif qui se rapprochait lentement mais surement.

          Nous avons marché, dans quelle direction, je ne sais pas, puis nous avons embarqué dans une grande machine volante, un vaisseau mais là encore je ne savias ni la destination et je m'en fichais royalement. Je ne quittais pas des yeux le dos de Kovarn, c’était mon guide, je devais me fier à lui tout en restant vigilante aux bruits alentours. Le voyage n'était pas long mais il n'était pas court non plus long, je défilais dans ma tête le peu de savoir que je connaissais et réfléchis surtout à ma futur rencontre avec l'Empereur. Nous avons atterri dans un endroit désertique, que je n'avais jamais vu. Des soldats arrivèrent, tout vêtu de blanc, dans le genre flachi ils se repéraient très bien. Nous patientons tous debout, à attendre un déluge peut-être. Je vis Kovarn monter sur un perchoir, près à prendre la parole. Il savait manier les mots mais ce qu'il sous-entendait me glaça le sang. Il nous demandait de le choisir en tant que nouvelle empereur, pourquoi? Etait-il un traitre? M'étais-je trompé en venant ici?
          Après ce beau discours, je ne pouvais pas croire que cet homme était contre l'Empire alors la vérité me frappa en plein coeur.

          Un coup de couteau. Du froid, mon sang se glace. J’ai mal. Mort. Tué. Valiant.


          Qui est ce Valiant ? Qu’a-t-il fait ?... Non non c’est pas possible l’Empereur ne peut pas… non jamais…


          La rage silencieuse, qui grandissait fortement en moi, allait exploser et je ne savais pas comment la calmer, je ne savais plus à quoi me raccrocher. Que devais-je faire ?


          L’Empereur, où était-il ? Se cachait-il à cause de ce Général ? Peut-être n’avait-il pas pu nous envoyer un message pour nous dire qu’il était blessé quelque part, à l’abri des regards ? Peut-être avait-il besoin d’aide ??...

          Je refusais qu’il soit mort, il ne l’était pas, tous ça n'était que des sornettes. Le temps presse… Cette phrase prononçait par Kovarn résonna en moi comme un coup de poing au creux de l’estomac, avait-il dit cela car nous devions nous protéger étant donné que l’Empereur était décédé ? Mes doutes me giflaient, m’écraser le cœur, m’étouffer. Mon monde entier venait de s’écrouler si cela s’avérait réel, ce n’était pas réel, j’étais en train de rêver, je devenais paranoïa, mes angoisses n’étaient pas réelles, je devais me calmer, me reprendre, tuer des personnes utiles à l’Empereur ne ferait que le contrarier.


          Reprends-toi Tsukimi, reprends-toi et vite !!

          La peur me remplissait et devait même s’échapper de mes pores, je me sentais brulante de fièvre et glacé au niveau du cœur, que m’arrivait-il ? Que devais-je faire ? Je regardais autour de moi, cherchant des réponses, des certitudes mais personne ne semblait lire la détresse dans mes yeux, je ne savais plus transmettre mes émotions à part quand il s’agissait de faire tomber un homme dans mon filet. Toutes les personnes présentes ne semblaient pas pleurer l’Empereur, ils n’en avaient surement pas le cœur et avaient d’autres préoccupations, comme de s'occuper du nouvel Empereur. Je serais seule, je me serais effondrée et j’aurais hurlé de toute mes forces, les larmes m’auraient défigurées… Je les sentais prêtes à intervenir et il était hors de question que je m’apitoie sur la mort de l’Homme que j’ai tant aimé tant que je ne l’aurais pas vengé. Valiant… Je gravais ce nom en lettres de sang sur ma peau et dans chaque fibre de mon corps…. Je le tuerais, ce s*****, je le tuerais, je lui ferais bouffer ses tripes et je le tuerais lentement…
          Je sentis le feu me brûler intensément, chaque muscle, chaque os était un brasier et je ne souhaitais plus qu’une chose, que ce Valiant se montre et que je puisse l’encastrer dans un mur.


          Empereur, mon amour, je te vengerai, je te le promets… je te vengerai et pour ça, je vais me préparer correctement et je soutiendrai notre nouvel Empereur Kovarn et je ferais monter sur le trône ton successeur… je te le promets…


          Telle une bombe prête à exploser à la moindre contrariété, je m’avançais un peu plus dans cette foule, prête à tout donner, me stoppa et attendit, les mains posés sur mes hanches, le regard froid concentré sur mon objectif : l’assassinat de ce Valiant et la montée en puissance de notre nouveau Seigneur.

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            Post n°5
            Auteur : Stella Lukos

            Toujours perchée sur son aile, Stella observait avec une curiosité d'enfant les réaction du "public" de Kovarn à la fin de son discours. Les clones marmonnaient entre eux. Impossible de distinguer une réponse claire. Et puis, il fallait bien l'avouer, la jeune Zabrak avait du mal avec les militaires. Dans sa jeunesse, elle avait appris à les éviter et à les berner. Elle n'arrivait pas à voir en eux autre chose qu'un ramassis d'abrutis tous justes bons à suivre des ordres, si stupides soient ils. D'un autre côté, ils étaient si nombreux…un atout de poids pour l'Empire ! Si un jour elle se retrouvait au pouvoir suprême, elle aurait certainement à les utiliser habilement. Mais Stella n'oubliait pas non plus que le précédent Empereur avait été trahi par l'un d'entre eux.

            * Nan, vraiment les clones…ça va pas être possible…Rha faut pas que je pense comme ça ! Ils sont une ressource stratégique !*

            Stella avait beau se dire cela, la stratégie n'avait jamais été son fort. Elle préférait de loin improviser sur place et adapter son comportement à la situation. La jeune Zabrak considérait cela comme un avantage sur les clones qu'elle avait rarement vu prendre des initiatives. Imprévisible, téméraire et sans scrupules : elle avait toutes les cartes en main pour gravir les échelons de l'ordre Sith !

            Maintenant faites place à Stella Iere, dite l'Imprévisible ! Votre future impératrice ! Ca sonne bien... pensa-t-elle, rêveuse.

            Après avoir longuement promené son regard d'ambre sur les armures blanches, ses yeux furent presque heurtés par la couleur rouge sang des cheveux de Tsukimi…Même à plusieurs centaines de mètres et dans la pénombre, Stella n'aurait vu qu'elle. La jeune Zabrak ne l'imaginait pas partir en discrète mission de reconnaissance.


            Elle fera certainement d'excellentes diversions pendant que je me cognerai le sale boulot ! A tout les coups ! réfléchit-elle, amère

            Mais bon, au fond, elles allaient former une équipe complémentaire. Et elles n'auraient pas besoin des clones. L'idée de former un duo de choc avec Tsukimi lui plaisait assez.

            Tsukimi…quel drôle de nom… se dit elle en y repensant

            Lorsqu'elles s'étaient serré la main, Stella avait ressenti un grande force en elle. Et un état émotionnel apparemment branché sur un courant alternatif. Enfin…la jeune Zabrak était mal placée pour juger de cela. Après tout, sans son comportement impulsif, elle ne se serais jamais retrouvée sur Cathar pour assister à la renaissance de l'Empire.

            Oulà mais…qu'est ce qui lui arrive ?

            Tsukimi venait de passer par plusieurs états émotionnels extrêmes à une vitesse hallucinante. Elle restait désormais sur une constante. Une détermination froide. Stella devait en avoir le cœur net. Elle sauta lestement à terre et bouscula sans façons les clones se trouvant sur son passage pour la rejoindre.

            Non mais ! C'est pas parce qu'ils font deux têtes de plus que moi qu'ils vont me faire peur !

            De toute manière, elle serait bientôt leur supérieure hiérarchique. Stella oublia un instant ses griefs envers les clones pour se concentrer sur la rouquine. Elle posa familièrement la main sur son épaule.

            - Tsukimi…est ce que ça va ? J'ai l'impression que ce discours te fait plus d'effet qu'il ne devrait…

            La jeune Zabrak ne réalisa qu'un peu tard l'imprudence de cette approche trop directe. Elle ne savait pas ce dont sa nouvelle compagne était capable. Et si elle était aussi susceptible que la machine qui avait failli l'étrangler ?

            Bah, on verra bien... se dit-elle, fidèle à elle même

            [HRP : Si t'as envie de te battre, je dis pas non. Après tout, il y a toujours de l'action après un discours galvanisant ! Par contre n'attends pas de réponses avant les vacances de Noel...pour cause de bac blanc >< ]

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              Post n°6
              Auteur : Tsukimi

              J’attendais, patiemment, le sang bouillonnant parmi cette foule d’hommes en blanc. J’avais hâte de commencer l’entrainement, j’avais hâte de pouvoir passer mes nerfs sur quelque chose. J’étais énervé, triste, en colère, paniquée, en rage, peiné, j’en voulais à la galaxie entière et en même temps un peu à moi-même. Si j’avais pu rentrer au service de notre regretté Empereur, il serait toujours parmi nous. Je tentais de penser à quelque chose de plus neutre, de plus jouissif pour éviter d’exploser au milieu des pions de notre Seigneur. J’espérais également qu’aucun type aux alentours ne prendrait la peine de venir me faire de la courtoisie maintenant, je n’étais pas d’humeur à me montrer agréable.

              Bon Seigneur grouille-toi de venir nous dire qui nous formerait, qu’on l’attrape et qu’on commence de suite, on perd du temps précieux…

              Quoique maintenant j’avais tout le temps… Mon Grand Maitre avait disparu et notre Nouveau Seigneur savait se défendre, de plus il était là en face de nous, nous pouvions tous le protéger. J’avais le temps de me renseigner, de me former au combat, de m’embellir et de servir l’Empire afin de lui restaurer sa place. Parce que tout mon corps était tendu, je sentis un mouvement vers moi, était-ce mon don qui me prévenait de l’arrivée d’un lourdeau ? Ou bien d’un ennemi habilement planqué parmi les fidèles ? à moins que ce ne soit mon imagination…

              Une pression sur mon épaule, je me retourne violemment en agrippant la main, le regard froid, prête à incendier l’inconnu, jusqu’à ce que je reconnaisse Stella. Sa question resta comme un fond musical dans ma tête avant que je ne percute qu’elle attendait surement une réponse. Je relâchai sa main et remis une mèche de cheveux à sa place.


              - Désolé, je pense que je suis un peu à cran au milieu de toutes ses personnes… en tout cas Kovarn est un formidable orateur, j’espère qu’on nous formera rapidement…


              Je lui souris, ma colère était solidement enfermé au fond de moi, mon don semblait vouloir m’envelopper et exploser, mais ce n’était ni le lieu ni le moment. La jeune fille n’y était pour rien, elle était comme moi, je ne devais pas lui laisser penser que j’étais perturbée. Et je n’avais pas confiance pour me confier, à part mes grands frères, j’avais toujours tout gardé pour moi.


              - Je veux développer mon don afin de pouvoir devenir une femme digne de l’Empire.


              Je lui souris, sincèrement cette fois-ci. Je voulais progresser, ruminer ne me servira à rien, je devais avancer pour pouvoir tuer et me libérer de ce fardeau. D’ici là, j’aurais surement trouvé le digne successeur de mon Grand Maitre et je deviendrai son bras droit, j’aurai la place digne de mon rang et je pourrais prouver que par amour, je suis digne de l’Empereur. Mes doigts me picotaient, je n’étais pas complètement calmé, je brûlais d’envie de bousculer une personne ou deux d’un claquement de doigt afin de pouvoir me sentir sereine.


              -Dis Stella, tu crois qu’il nous faudra beaucoup de temps pour gravir les échelons ?



              Parler m’apaisait, j’en apprenais plus sur celle qui sera surement une partenaire de haut niveau et donc un allié de poids. Je me tournais vers elle, concentré sur notre conversation, oubliant tous ces hommes qui nous entouraient et qui ne m’intéressait pas du tout, décontractée. Soudain, un homme s'approcha, encore un gars en armure, il avait intérêt à avoir une bonne raison de venir nous embêter.

              - Excusez-moi, on m'a demandé de vous accompagner jusqu'au vaisseau pour une réunion à cette adresse, vous partez maintenant Madame... heu je veux dire Mademoiselle...

              Très perspicace le jeune homme, mon regard glacial y étais surement pour quelque chose. Je pris le papier, un hotel, super un répcetion, j'espère qu'il me laisseront me refaire un beauté.

              -Bon Stella, j'y vais, je reviens vite, amuse-toi bien...


              [HRP: le combat sera pour une prochaine fois ;) et ne t'inquiète pas, travaille bien ton bac blanc!!]

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