Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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Au-delà du regard plane le mystère

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  • Le ChroniqueurL Hors-ligne
    Le ChroniqueurL Hors-ligne
    Le Chroniqueur
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    #2

    Post n°2
    Auteur : Super PNJ

    Plusieurs agents en civil se rassemblent devant l’entrepôt désaffecté. Ils sont visiblement nerveux. Le responsable de la petite bande sort un paquet de cigarettes de sa veste et s’en grille une. Il tire une première bouffée, puis une deuxième. Il surveille les alentours, crache au sol puis donne ses ordres.

    - Sécurisez le périmètre. Je veux deux hommes sur les hauteurs, en position de tir. Et deux autres pour faire le guet. Si jamais il y a du mouvement, ou quoi que ce soit de suspect, prévenez-moi. Je ne veux pas de bavure.

    Selon ses consignes, les hommes se séparent. L’agent en charge de l’opération de surveillance demeure seul quelques instants, la clope au bec. Puis finalement, une silhouette imposante, vêtue d’un chapeau de feutre et d’un long manteau, fait son apparition à l’angle d’une rue. A son approche, l’opérateur tire une dernière bouffée sur sa cigarette puis la jette au sol, venant l’écraser d’un coup de botte.

    - Mes hommes sont en position capitaine. Par contre, votre gars là… Il est sur les nerfs, ça se voit. Il a failli nous semer. Et il est visiblement persuadé qu’on le suit. Je pense qu’il cache quelque chose...

    - Est-ce qu’il vous a vu ?

    Le ton sec, impitoyable, de l’officier fait frémir l’agent. Le colosse qui se tient en face de lui est une légende vivante du Bureau de la Sécurité Impériale. Mi-homme, mi-machine, le capitaine Vestrit, du Département Investigation et Interrogation, est craint par le personnel des services de renseignements pour sa sombre réputation. Son apparence, à elle-seule, pourrait déjà convaincre un prisonnier d’avouer sur le champ, tant elle est perturbante. La partie droite de son corps, recouverte de brûlures, attire autant le regard qu’elle dégoûte. Et les nombreux implants cybernétiques qui viennent remplacer les parties manquantes de son corps achève de le rendre monstrueux. L’ oeil artificiel de l’homme, dont l’iris rouge se fait menaçant, tourne un instant avant de fixer l’agent.

    - Négatif. On a été vachement prudent. Et on s’est servi des droïdes de surveillance pour le pister à distance. Assure l’opérateur en déglutissant péniblement.

    - Bon boulot, agent Beau. Si notre major a réellement quelque chose à cacher, nous n’allons pas tarder à le savoir. Passez par l’arrière et restez en planque. Soyez prêt à intervenir à mon signal.

    - A vos ordres, capitaine.

    Le dénommé Beau dégaine son blaster puis se dirige vers l’arrière du bâtiment. Le capitaine, pour sa part, reste planté sur place un instant. L’officier tente de comprendre le raisonnement du Drall. Pourquoi un agent aux états de service irréprochables se sentirait-il menacé dès son arrivée sur Cathar ? Quelles obscures raisons le poussent à agir avec méfiance ? A t-il un quelconque lien avec les activités des Talz ? Une hypothèse intéressante qui ne fait cependant aucun sens. Se peut-il qu’il soit partisan de la cause des conjurés, comme certains se plaisent à le dire ? Peu probable. Selon les informations collectées par les divers services de renseignements, ces derniers sont du genre extrémistes et prôneraient la suprématie humaine à tout prix. Une boule de poils ferait probablement tâche dans leurs rangs. Et rien ne relie cette organisation secrète et le Drall. Pourquoi cette paranoïa alors ? A t-il été prévenu qu’on le surveillait ? Impossible. Cette opération est clandestine et les rares agents impliqués ont été triés sur le volet. Vestrit lui-même a sélectionné avec soin les éléments de sa petite équipe.

    Non. Le colosse ne comprend décidément pas cette soudaine méfiance. L’attitude suspecte du désormais major Rek’kar le rend perplexe. Se peut-il que son isolement prolongé ait fini par le rendre instable psychologiquement ? Possible. Dans ce cas, le personnel médical de l’avant-poste de Hoth aurait dû rendre un rapport alarmant après avoir pris en charge l’agent. Hors, rien n’est parvenu aux oreilles et aux yeux du Bureau de la Sécurité de l’Impérium. Si le Drall est bel et bien victime d’un quelconque trouble psychologique, il faudra probablement rappeler à l’ordre les membres du service de santé de Hoth… Et procéder à quelques changements s’il le faut vraiment.

    Le capitaine soupire. Toute cette agitation, dans sa tête, lui donne la nausée. Il s’égare. L’officier tire hors de son étui un blaster SE-14C et s’engouffre dans l’entrepôt. Sa prothèse d'œil tourne dans tous les sens, passe en mode thermique, procède à un calibrage. A première vue, le major s’est retranché quelque part, flairant probablement le danger. Aucun signe de lui. Il s'est ou bien dissimulé près d'une source de chaleur, ou bien planqué en hauteur. Vestrit identifie la silhouette de l’agent Beau à travers le mur du fond. L’opérateur ouvre silencieusement la porte arrière et se glisse à l’intérieur avec la discrétion d’un prédateur en chasse, profitant d’une obscurité relative pour passer inaperçu. Il se dissimule dans un coin, derrière un tas de caisses poussiéreuses, prêt à intervenir au moindre bruit. Le colosse, pour sa part, s’avance d’un pas prudent vers le milieu de l’immense bâtiment, arme au poing.


    - Major Rek’kar, inutile de vous cacher. Je ne suis pas votre ennemi. Annonce le capitaine d’une voix puissante, qui porte d’un bout à l’autre de l’entrepôt. Je suis le capitaine Victarion Vestrit, du Département Investigation et Interrogation du Bureau de la Sécurité Impériale. Et j’ai à vous parler. Montrez-vous.

    L’homme glisse son arme dans le holster qui pend à sa jambe, sûr et certain qu’il est observé par une paire d’yeux. Des officiers plus zélés auraient probablement trouvé le comportement du Drall suffisamment suspect pour procéder à une arrestation. Ils ne se donneraient pas la peine d’entrer dans un tel endroit pour dialoguer avec un agent potentiellement compromis. Pour le cyborg, cette solution reste envisageable. Mais il faut avant tout s’assurer de sa loyauté ou, dans le cas contraire, de sa culpabilité avant d’entreprendre une quelconque action. Après tout, il serait dommage d’avoir à éliminer un élément efficace et loyal au régime s’il n’a effectivement rien à se reprocher...



    Spoiler : Spoiler
    Hivernus.

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    • Le ChroniqueurL Hors-ligne
      Le ChroniqueurL Hors-ligne
      Le Chroniqueur
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      #3

      Post n°3
      Auteur : Rek'kar

      L’attente n’est finalement pas si longue. Il y a des bruits à l’extérieurs, comme si des personnes échangeaient des mots. Mais a cette distance, impossible de comprendre quel est la teneur des propos. Je m’estime déjà heureux d’avoir une ouïe plutôt fine pour avoir entendu le son de voix. Soit il y a des personnes de passage dans le coin, soit ce sont les contacts sur place qui viennent sur le point de rendez-vous.

      J’opte pour la solution que je pense la meilleure : attendre. Je ne sais pas encore si je suis une proie ou un prédateur dans l’affaire. La méfiance est de mise. Quoi que. En fait je ne sais pas trop. C’est vrai que les Wampas et les Talz ne doivent pas être région sur Cathar. J’ai peut-être tort d’être si méfiant. Et en même temps… j’arrive incognito sur une planète et mon premier rendez-vous à lieu dans une usine. Est-ce que cela pourrait être une forme de test ? De vérifier que je suis toujours bon dans mes états de service ?

      Certes, le rapport fournis n’a pas de l’être si mauvais mais… le doute subsiste. On pourrait douter de mes compétences et vérifier que je ne me suis pas rouillé. Ou alors on veut m’éliminer. Mais pourquoi donc ? C’est une bonne question. Je n’ai pas d’informations particulièrement sensibles et je viens à peine de reprendre du service… Ou alors c’est par rapport à celui que j’ai un brin violenté ! Il a dû prévenir ses amis pour se venger !

      J’ai chaud. La température m’empêche de penser de manière cohérente. J’ai des flashs, des bribes de mots. Je transpire. Je suis un peu confus. Je prends une longue inspiration, fermant les yeux, puis je relâche l’air doucement, histoire de reprendre le fil initial de ma pensée et de chasser toutes les divagations que forme mon esprit.

      Il y a quelques bruits. Plusieurs hommes sont entrés dans l’usine et l'un d'eux s'est positionné pas si loin que ça de moi. Le mouvement n’a duré que quelques secondes et été plutôt discret. Manque de bol, j’ai eu la même idée que lui en m’infiltrant par l’arrière au lieu d’aller proche de l’entrée ; je l'ai entendu. Le mystère est donc entier… Pourquoi sont-ils venus à plusieurs pour moi ? C’est bien louche tout ça. Je dirais que ça sent le traquenard à plein nez ! Je ne suis pas censé aspirer la terreur pour qu’un groupe soit prêt a intervenir… Je pensais que ça serait plutôt un échange d’un contact avec moi ! Cela étant, ils ne semblent pas si nombreux.

      A la réflexion, c'est étrange. SI un contact était venu seul, j'aurais moins été sur mes gardes, mais ici, j'entends au moins deux personnes. Est-ce que cela signifie que le reste de la zone est quadrillé ? C'est un peu plus complexe que prévu... Soit ils sont plus que ça et une partie de la cavalerie attends à l'extérieur, soit il ne sont que deux ou trois. Que faire ? Une voix résonne :

      - Major Rek’kar, inutile de vous cacher. Je ne suis pas votre ennemi. Annonce le capitaine d’une voix puissante, qui porte d’un bout à l’autre de l’entrepôt. Je suis le capitaine Victarion Vestrit, du Département Investigation et Interrogation du Bureau de la Sécurité Impériale. Et j’ai à vous parler. Montrez-vous.

      Le capitaine Vestrit ? Inconnu au bataillon… En même temps, je ne suis plus très sûr de ma mémoire après tant d’année passé au frais. Soit c’est le début du traquenard, soit… c’est juste moi qui suis idiot et qui fait tout un cirque pour une banale histoire de rencontre ! Pour autant, j’ai survécu dix années sur une @£*!&% de planète de glace, ce n’est pas pour tomber dans le panneau du premier venu… Il me faut un plan.

      Déjà, je sais que je peux me faufiler en dehors de l’entrepôt sans éveiller les soupçons. C’est mon alternative de fuite. Cela étant, il faut aussi que je réponde à l’invitation, au cas où ça ne soit pas un traquenard… Enfin, sauf si on considère qu'il y a des personnes a l'extérieure... A ce moment-là, ça devient plus compliqué.

      Mon regard passe les options au peigne fin. Il y a un tuyau non loin de moi. Visiblement, il descend et parcours la moitié du hangar ; il est éventré à peu près à cet endroit-là. Je peux essayer de parler dedans pour tenter de ne pas attirer l’attention sur ma position. D’un autre côté, il faudrait une diversion pour détourner leur attention. Je regarde à nouveau autours de moi, cherchant un câble dans la semi-pénombre. Visiblement, il y en a un près de moi qui est fatigué et qui retient quelques gravats un peu plus loin. Avec ça, je ne devrais blesser personne et les détourner.

      Mais qu’est-ce que je vais faire par la suite ? Fuir ne servirait pas vraiment, il faut que je me confronte à eux… Une idée me vient. Je procède exactement comme prévu, puis je profite de la diversion pour me faufiler à l'opposé de la diversion. Ensuite, je descends doucement pour atterrir le plus près possible du capitaine et je me retrouve, dans le pire des cas, en un contre un. Il faut donc que j'identifie rapidement un passage qui va en direction de la voix du capitaine

      Je balaye la semi-pénombre du regard, habitué à l'obscurité. mes yeux se posent sur une rambarde à moitié effondrée. Elle devrait pouvoir faire l'affaire, même si les risque existent, j'ai l'avantage de mon poids.

      Mon plan entre donc en action, commençant par une petite mise en bouche :


      « - Mes hommages Capitaine. Je serais venu vous voir mais je m’étonne que vous soyez accompagné ! je rajoute une part de bluff, basée sur ma première analyse, histoire de voir leur réaction. Pourquoi me faire surveiller ? Mes états de services ne sont pas suffisants à vos yeux ? Et vos hommes dehors ?»

      Une fois terminé, je termine de sectionner le câble retenant les gravas, qui viennent heurter le sol de l'étage dans un bruit sourd, accompagné d'un nuage de poussière. J'en profite pour me lancer in-extremis sur la passerelle, utilisant mes griffes pour rester relativement stable. J'ai malheureusement oublié ma prothèse de bras. Manquant de glisser, j'arrive a me rattraper in-extremis, terminant ma course dans un roulé-boulé pas complètement maîtrisé.

      J'heurte le sol de l'étage du dessous. Heureusement, j'ai majoritairement amorti la chute, mais j'ai fais un brin plus de bruit que ce que je pensais. Avec un peu de chance le reste a suffisamment détourné l'attention pour ne pas trop faire état de mon échec partiel.

      J'entends une présence non loin de moi. Je suppose que c'est le fameux capitaine. Je me metd e manière a entrer dans son champs de vision, mais d'avoir au moins un tas de caisses pour que l'agent, qui n'était pas loin de moi à la base, ne puisse pas me cibler. J'entame la conversation sur un ton calme et maîtrisé, précédé d'un salut impeccable au cas où :[/i]

      « - Vous avez déployé autant de force rien que pour moi ? Je ne sais pas si je dois me sentir flatté ou si l’on me reproche quelque chose… »

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        Le Chroniqueur
        a écrit sur dernière édition par
        #4

        Post n°4
        Auteur : Super PNJ

        Le petit manège du major Rek’kar ne trompe pas le capitaine. Son œil artificiel, qui s’est verrouillé sur la source de chaleur émise par le Drall, le suit à la trace. Vestrit se contente donc d’observer la boule de poils à distance, tentant de comprendre le but de sa manœuvre. L’agent est vif, agile et sournois. On peut aisément lui reconnaître quelques qualités. Son attitude provocatrice, cependant, n’est pas au goût de l’officier, qui y voit là une preuve d’insubordination. Manquer de respect à un supérieur, c’est refuser l’ordre établi. Et du point de vue du cyborg, un individu qui se montre désobligeant envers sa hiérarchie est un individu qui mérite un châtiment.

        Lorsque le Drall se présente finalement à lui, le gratifiant au passage d’un salut militaire qui se veut irréprochable, le colosse demeure impassible. Rek’kar semble sur ses gardes et refuse de s’exposer inutilement, comme s’il avait quelque chose à craindre. Il reste à proximité d’une pile de caisses, probablement prêt à bondir derrière si le danger venait à se présenter. La paranoïa semble réellement avoir frappé le major. Pire. Il se permet de blaguer, comme si la situation s’y prêtait. Pour le capitaine Vestrit, il n’y a plus de doute à avoir. Ou bien l’agent qui se tient en face de lui est complètement fou, ou bien il tente de détourner l’attention. Que cache-t-il ?

        Le cyborg prend une profonde inspiration. Le comportement douteux de la boule de poils l’irrite au plus haut point. Et il semble détenir des informations compromettantes. Comment sait-il à propos de la surveillance et des hommes postés dehors ? Quelqu’un l’a t-il mis au courant ? Non. Inconcevable. L’officier a une confiance aveugle en ses agents. Il n’y a qu’une seule possibilité… Les conjurés sont au courant pour l’opération. Et ils ont tenu à prévenir le Drall, qui est l’un des leurs. Ou alors, ils se servent de lui… Mais dans quel but ? Vestrit glisse ses mains dans les poches de son long manteau et serre les poings. Tout ceci ne lui plaît guère. Et il compte bien obtenir la vérité, d’une façon… Ou d’une autre.


        - Major Rek’kar, lorsque l’on se tient en présence d’un supérieur, il y a certaines règles à respecter. Débute froidement le colosse. Règles que vous semblez ne pas connaître, si l’on se fie à votre petite comédie… Ces dix années de solitude ont visiblement eu raison de votre bon sens. Il n’y a plus aucune trace de rigueur militaire dans votre comportement, un fait que je déplore amèrement.

        Le capitaine conserve une expression neutre sur son visage déformé par les brûlures. Il n’affiche aucune sympathie pour le major. Et il tient à garder un ton particulièrement froid afin de ne pas trahir le fond de ses pensées. Cette indifférence est le fruit d’années de sacrifices et de durs labeurs au service d’un régime particulièrement exigeant. Après tout, il est dit des terribles exécutants du D2I qu’ils n’ont pas d’état d’âme. Une funeste vérité qui en a tué plus d’un...

        - Pour ce qui est du reste, je n’ai pas à répondre à vos questions. Je n’ai pas de compte à vous rendre. Et je me moque bien de vos états de service. Poursuit le cyborg, le regard fixé sur la petite boule de poils. Vous pourriez être l’héritier d’une grande maison, un général très respecté ou un homme d’affaires très influent que cela n’y changerait rien. Le Département Investigation et Interrogation a accès à tout... Et à tout le monde. Vous devriez pourtant le savoir, major...

        Un sourire vient étirer les lèvres de l’officier. Il place ses mains dans son dos, jauge le Drall puis racle le fond de sa gorge.

        - Quoi qu’il en soit, vous allez devoir répondre à mes questions, major. Comme vous vous doutez bien, je ne suis pas venu ici pour parler de la pluie et du beau temps. Indique le colosse, d’une froideur renouvelée. Tout d’abord, j’aimerai savoir qui vous a mis au courant de notre opération. Qui vous a prévenu pour la surveillance ? Qui vous a dit pour les hommes dehors ?

        L’interrogatoire débute sur une série de questions précises. Le capitaine, qui va droit au but, s’en tient à son objectif principal : obtenir des réponses. Une silhouette imposante se déplace dans le dos du major, blaster en main. L’agent Beau, qui s’est faufilé discrètement derrière le Drall, se positionne contre une pile de caisses et braque désormais sur lui son arme.

        - Je ne vous ai pas donné l’ordre d’intervenir, agent Beau. Fait remarquer l’officier d’une voix parfaitement maîtrisée.

        - Je sais, mon capitaine, mais on a un problème. Vient l’informer son subalterne, le regard rivé sur la petite boule de poils. Mes gars viennent de repérer du mouvement dans la rue. Au moins dix hommes armés.

        - Je vois...


        Vestrit demeure silencieux le temps de quelques secondes, puis donne finalement ses instructions.

        - Chargez Boxley de nous trouver un véhicule rapide. Pour le reste, procédez comme sur Fondor. Je compte sur vous, agent.

        Beau semble hésiter puis adresse un dernier regard à Rek’kar avant de rejoindre le reste de son unité à l’extérieur. Laisser le capitaine avec un traître potentiel ne semble pas l’enchanter, mais il a ses ordres.

        - J’espère, pour vous, qu’il ne s’agit pas de vos amis major Rek’kar. Car je n’aurai aucune pitié. La menace est peu subtile, le colosse n’ayant visiblement aucune patience. Maintenant, je vous demanderai de coopérer pleinement. Remettez-moi votre arme. Maintenant. Ou je serai obligé de vous considérer comme un ennemi du régime.

        L’officier tend sa main synthétique vers le Drall. Muni de sa seule confiance, qu’il juge infaillible, il ne semble pas vouloir faire usage du blaster qui pend dans son holster de jambe. Les longs doigts argentés du cyborg, qui s’agitent doucement, sont autant de lames de rasoir qui pourraient facilement trancher la jugulaire de la boule de poils si celle-ci venait à opposer une quelconque résistance. Dehors, un combat de rue semble faire rage. L’écho de dizaines de tirs laser se répercute bientôt dans l’ensemble du bâtiment désaffecté. Le capitaine, nullement inquiété par ce vacarme soudain, se contente d'esquisser l’ombre d’un sourire.


        Spoiler : Spoiler
        Hiv.

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        • Le ChroniqueurL Hors-ligne
          Le ChroniqueurL Hors-ligne
          Le Chroniqueur
          a écrit sur dernière édition par
          #5

          Post n°5
          Auteur : Rek'kar

          Le cyborg en face de moi me jauge. Je me sens un peu agacé par la situation. Je ne sais sur quel pied danser. Pourquoi vient-on me récupérer avec autant de précaution ? Pourquoi prend-on autant de précautions pour moi ? Rien ne ressemble à ce que j’ai vécu dans le passé. Je me sens… dépassé ? Est-ce que j’ai peur ? Est-ce que je suis devenu fou ? Est-ce que c’est moi qui est un problème dans l’histoire ? Pourquoi est-ce que je me méfie de tout ? Et cette assurance insolente face à un supérieur ? ça ne me ressemble pas. ça ne me ressemblait.

          J’ai toujours été droit dans mes bottes depuis que je suis au sein de l’Empire. j’ai toujours strictement respecté l’autorité. Alors pourquoi maintenant ? Suis-je en train de changer ? Le climat mortel de cette foutue planète de glace m’a-t-il vraiment gelé le cerveau ? Trop de questions. Pas encore de réponses. L’officier en face de moi prend la parole sur un ton froid :


          - Major Rek’kar, lorsque l’on se tient en présence d’un supérieur, il y a certaines règles à respecter. Débute froidement le colosse. Règles que vous semblez ne pas connaître, si l’on se fie à votre petite comédie… Ces dix années de solitude ont visiblement eu raison de votre bon sens. Il n’y a plus aucune trace de rigueur militaire dans votre comportement, un fait que je déplore amèrement.

          Il n’a effectivement pas tort. Je me posais déjà la questions quelques secondes auparavant. Hoth à pris une partie de moi; Je le sens. Il va falloir faire amende honorable auprès de l’officier si il est bien ce qu’il prétend être; il faudra que je sois plus prudent à l’avenir. Je ne dois pas laisser mes émotions ressortir n’importe comment et mon instinct me guider… Mais ce n’est pas facile; c’est lui qui m’a permis de survivre pendant tant d’années… Lui tourner le dos, c’est un peu comme manger brusquement après un long régime !

          Un sourire se glisse sur son visage. Il a une idée en tête, c’est sûr. Ce n’est pas le genre de mimique venant d’un homme heureux, mais plus celui de quelqu’un qui se prépare à faire quelque chose qu’il aime, mais qui se case dans la catégorie des plaisirs douteux. Si c’est un membre du D2I, il va sans doute mener un interrogatoire pour savoir plus de choses; il espère sûrement que je ne sois pas coopératif et qu’il puisse passer à quelque chose de plus “musclé”. Mon intuition se valide quand il commence :


          - Quoi qu’il en soit, vous allez devoir répondre à mes questions, major. Comme vous vous doutez bien, je ne suis pas venu ici pour parler de la pluie et du beau temps. Indique le colosse, d’une froideur renouvelée. Tout d’abord, j’aimerai savoir qui vous a mis au courant de notre opération. Qui vous a prévenu pour la surveillance ? Qui vous a dit pour les hommes dehors ?

          J’avais donc bien raison ! Il y a des hommes qui sont à la surveillance… En même temps, ça ne parait pas illogique, mais cela renforce toutes les questions que je me pose. Pourquoi un comité d’accueil aussi important ? Auraient-ils peur que je sois relié à quelque chose de dangereux ? Voilà qui est étrange. Est-ce que cela aurait pu avoir un rapport avec les créatures combattus sur Hoth ? Peut-être qu’ils me considèrent comme un suspect ?

          C’est vrai qu’en y réfléchissant, il ne serait pas idiot de penser que tout ce foutoir sur Hoth soit causé par un traître à l’Empire… Et comme j’ai vécu dans les plaines gelées pendant une dizaine d'années, je ferais un coupable idéal… La théorie est intéressante. Je vais la garder dans un coin de la tête, au cas où.

          Bon, maintenant, il va falloir lui répondre; par sûr qu’il puisse me croire si je lui dis de but en blanc que j’ai bluffé sur l’opération… Mais en même temps, autant essayer de faire amende honorable, vu comment s’est passé cette première rencontre. Je m’apprête à répondre au moment où je sens un mouvement derrière moi. Je ne peux m’empêcher de tendre les muscles, gardant la main prête à me jeter sur mon arme, en cas d’attaque. Le cyborg fait une remarque à l’homme qui s’était placé derrière moi. Ce dernier lui indique des soucis à venir :


          - Je sais, mon capitaine, mais on a un problème. Vient l’informer son subalterne, le regard rivé sur la petite boule de poils. Mes gars viennent de repérer du mouvement dans la rue. Au moins dix hommes armés.

          - Je vois...


          Le capitaine réfléchit un instant avant de donner ses instructions à l’agent en question, puis il se tourne vers moi avant de lancer sobrement :

          - J’espère, pour vous, qu’il ne s’agit pas de vos amis major Rek’kar. Car je n’aurai aucune pitié. La menace est peu subtile, le colosse n’ayant visiblement aucune patience. Maintenant, je vous demanderai de coopérer pleinement. Remettez-moi votre arme. Maintenant. Ou je serai obligé de vous considérer comme un ennemi du régime.

          Une partie de ma théorie se confirme. Il y a donc bien soupçon d’appartenance à un autre groupuscule, ou quelque chose dans le genre. Étrange histoire… N’y aurait-il pas anguille sous roche au sein même de Cathar ? Mon absence de connaissance de la situation actuelle est un manque cruel pour réussir à mener un raisonnement au bout.Il va falloir continuer d’avancer pour savoir exactement à quoi on me soupçonne d’être rattaché.

          Mais immédiatement, c'est une terrible décision que je dois prendre. La situation est dangereuse, nul doute là-dessus; mais on me demande de me départir de mon arme. Cela étant, je n’ai pas vraiment le choix; l’homme en face de moi ne semble pas être un partisan de la subtilité. Si je ne la dépose pas, c’est le combat assuré et la fin de ma carrière dans l’Empire. Je sors mon arme de mon holster sans être menaçant et lui tends en la tenant par le canon, pour qu’il puisse la saisir par la crosse sans risques.

          Une fois l’arme en sa possession, je prends le temps de répondre à ses interrogations :


          “- Je suis navré d’avoir été impertinent. Il serait idiot de ma part de ne pas accepter que ce long isolement dans le désert de glace de Hoth n’ait pas laissé quelques séquelles; quand vous passez dix ans à être une proie aux Wampa, je vous assure que votre vigilance tend parfois vers la paranoïa. Je n’ai aucunement été au courant d’une quelconque opération. J’ai supposé que si vous veniez avec des hommes pour vous couvrir dans un bâtiment désaffecté, c’est qu’il était plus que probable que cela soit une véritable mission; et qui mission organisée entends équipe de surveillance. J’en ai déduis que l'extérieur devait probablement être sous surveillance et j’ai tenté le bluff en vous parlant, pour savoir si c’était vraiment le cas.

          Sachez que je ne fais partie d’aucun groupuscule. Je vous aiderez avec plaisir à éliminer ceux qui s’en prennent actuellement à nos valeureux soldats, si vous m’en donnez l’ordre. Je ne suis fidèle qu'à l'Empire et je mourrai pour lui,
          dis-je avec une conviction et une détermination qui auraient décontenancé plus d'un.

          Je n'ai survécu que pour servir notre grande nation. Je suppose cependant que les dernières histoires avec les Talz sur Hoth me propulsent comme suspect à une potentielle trahison de l’Empire; ou bien est-ce autre chose ?”

          Pendant ces quelques paroles, les tirs fusent dans l’entrepôt. Il va vite falloir sortir avant que celui-ci ne se transforme en cimetière impérial prématuré… Comment se fait-il que d’autres personnes soient au courant de ma récupération ? Et comment est-ce possible que des groupuscules combattants les Impériaux soient venus… pour moi ?

          Suis-je devenu trop égocentrique ? Après tout, il n’en ont peut-être qu’après la D2I ou directement contre le capitaine en face de moi. Rien ne me dit que cela à un quelconque rapport avec moi. Tout cela est bien étrange… Plus je réfléchis, plus j’ai de questions et plus j’ai de questions… plus je réfléchis. Quand est-ce que quelqu’un acceptera de me raconter exactement ce que l’on soupçonne sur moi ?

          Et en dehors de cela, m’a-t-il cru ? Ou va-t-il seulement me coller un tir de blaster entre les deux yeux pour laver toute forme de soupçon à jamais ? A quelle sauce vais-je être mangé ? Encore des questions… Trop de questions. J’en regretterai presque ma petite grotte dans les plaines gelées...

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          • Le ChroniqueurL Hors-ligne
            Le ChroniqueurL Hors-ligne
            Le Chroniqueur
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            Auteur : Super PNJ

            Rek’kar se perd en excuses et explications futiles. Il semble même vouloir convaincre le capitaine qu’il est de leur côté, qu’il est prêt à éliminer ceux qui s’en prennent à eux si on lui en donne l’ordre. Vestrit, au cours de sa longue carrière, a appris à se méfier de ce genre de discours. Dans bien des cas, ceux et celles qui sont passés entre ses mains ont tenu des propos similaires. Nombre d’entre eux, coupables jusqu’au bout des ongles, ont essayé de sauver leur peau en clamant leur innocence ou en proposant leurs services. En vain. Persuader un agent du D2I que l'on a rien à se reprocher est une tâche ardue.

            L’officier glisse l’arme du Drall à sa ceinture. Que faire de lui ? S’il se montre coopératif, le major n’en reste pas moins suspect de part son comportement singulier. Et le fait que des hommes armés débarquent au même moment rend l’affaire d’autant plus étrange… Soit l’agent est de mèche avec ces individus, soit on cherche à le faire taire. Quoi qu’il en soit, le cyborg cherche à obtenir des réponses et il en aura… D’une façon ou d’une autre. Mais pour l’heure, il reste encore à se sortir de cette situation complexe. Vestrit, dont le regard demeure fixé sur Rek’kar, tire hors de son holster le SE-14C qui lui sert d’arme de service. Au dehors, l’affrontement se poursuit, si l’on se fie aux tirs de blaster qui vont et viennent. Il faut agir au plus vite avant de finir coincé dans ce hangar.


            - Nous tirerons toute cette histoire au clair, major Rek’kar, soyez-en sûr. Mais pas ici. Indique le capitaine d’une voix grave.

            Le colosse tend sa main vers un comlink dissimulé dans son long manteau.

            - Boxley, tu as mon véhicule ? Demande-t-il alors, sans détacher son regard sévère de la petite boule de poils qui se tient en face de lui.

            « Affirmatif mon capitaine. Où dois-je vous récupérer ? »


            - Passe par l’arrière. On se chargera d’évacuer les autres après avoir sécurisé le major.

            « Reçu capitaine. Je me mets en route. »


            Le cyborg relâche rapidement la pression sur son comlink. Puis, en l’espace d’un instant, le capitaine lève son SE-14C et le braque sur le Drall.

            - Mon arme est réglée sur tir létal et je n’hésiterai pas à m’en servir au moindre geste brusque. Je vous déconseille donc sérieusement de tenter quoi que ce soit de stupide major. Commente l’officier du Département Investigation et Interrogation. En avant.

            Vestrit désigne d’un bref mouvement de tête la sortie du fond vers laquelle ils doivent s’exfiltrer. Il laisse le major prendre les devants, s’assurant de rester à un ou deux mètres de son prisonnier afin d’éviter toute mauvaise surprise. Lorsqu’ils atteignent enfin la porte, le capitaine ordonne à Rek’kar de s’arrêter et conserve une certaine distance de sécurité.

            - Nous sommes prêts à sortir. Indique le cyborg via son comlink, son blaster étant toujours braqué sur la boule de poils. Est-ce que le périmètre arrière est sûr ?

            « Affirmatif mon capitaine. La zone est dégagée. »


            - Reçu. Prépare toi à ouvrir dans… Cinq secondes.

            Après quelques secondes d’attente, la porte s’ouvre brusquement. La silhouette d’un agent en civil se dessine doucement sur le seuil puis, en l’espace d’un ou deux battements de cœur, disparaît pour se glisser le long d’un mur. Le dénommé Boxley se charge de surveiller le périmètre avec son blaster de poing tandis que le capitaine se presse de faire monter le major à bord du véhicule, un modèle Corona Limited. Vestrit ne s’intéresse pas à la provenance du landspeeder, bien qu’il soit de base réservé aux personnes ayant de grandes facilités financières. Pour l’heure, tout ce qui compte, c’est la survie de son équipe et l’extraction de l’agent Rek’kar vers un point moins sensible.

            - Beau, rapport de situation.

            « Ces gars-là sont des pro’, y’a pas à dire… BDEW ! Ces enfoirés essayent de nous encercler. Et on a commencé à céder KRA-KOW du terrain. »


            - On arrive pour vous dégager de là. Tenez bon.

            « Négatif mon capitaine. C’est trop… BDEW BDEW… risqué. Partez devant, on trouvera bien un moyen de… KRAKOOOOW... s’en sortir ! »


            - Bien reçu. On se retrouve à l’endroit prévu.

            Le cyborg signale à Boxley qu’il est temps de partir d’un bref geste de la main. Alors que le landspeeder s’éloigne à toute vitesse de la zone de combat, le capitaine ne peut s’empêcher de jeter un coup d'œil en arrière. Beau est un excellent agent de terrain. Ses compétences lui ont permis de se sortir de sales situations plus d’une fois. Et il s’est toujours entouré des meilleurs pour faire son boulot dans les conditions les plus optimales. Cependant, l'idée de laisser en arrière des hommes placés sous sa responsabilité ne l'enchante guère.

            Le véhicule conduit par Boxley s’arrête devant un petit immeuble niché dans un quartier fréquenté par une population aux revenus modestes. Le modèle Corona Limited qui transporte Vestrit et Rek’kar attire forcément l'œil dans un endroit pareil. Lorsque le capitaine descend finalement, accompagné par l’agent Boxley et le major, plusieurs passants détournent les yeux ou baissent la tête, afin d’éviter de croiser le regard d’un individu au visage qu’ils jugent probablement monstrueux. Un type louche planté devant l’immeuble les observe cependant avec insistance.


            - Fais-moi disparaître ce landspeeder. Commande l’officier du D2I en passant à sa hauteur, glissant discrètement une bourse pleine de crédits dans l’une des poches de son manteau. Et si jamais quelqu’un se pointe dans le coin sans autorisation, fais-moi signe.

            Le bougre acquiesce en silence, heureux à l’idée de pouvoir encaisser de l’argent facile sans avoir à trop se mouiller. Il grimpe dans le véhicule et disparaît rapidement avec à l’angle de la rue. Le trio pénètre dans l’immeuble, monte plusieurs rangées de marches, passant d’un pas rapide plusieurs étages, s’engage dans un couloir et se glisse finalement dans un appartement miteux. Lorsque la porte se referme derrière eux, le capitaine donne une nouvelle série d’ordres.

            - Boxley, sécurise les fenêtres. Lorsque ce sera fait, tu te mets en contact avec Beau afin de voir où il en est. Le colosse se tourne ensuite vers le Drall. Quant à vous, je vous conseille de vous mettre dans un coin et de ne plus bouger jusqu’à nouvel ordre.

            Le SE-14C qui pend toujours à la main du cyborg indique qu’il n’est pas prêt, pour le moment, à se fier aux paroles de la boule de poils. L’officier du Département Investigation et Interrogation s’installe dans un vieux fauteuil délavé, près de la porte, afin de bloquer toute tentative de fuite. Boxley, pour sa part, fait le tour des fenêtres afin d’empêcher à quiconque de voir ce qu’il se passe à l’intérieur de la pièce. L’endroit est désormais plongé dans une obscurité presque complète. Seuls quelques rayons de lumière parviennent à filtrer au travers des différents volets électriques. L’opérateur qui accompagne le capitaine s’isole dans un coin afin de communiquer à voix basse avec Beau et le reste de leur équipe, sans succès. Il semblerait bien que le contact ait été rompu. L’homme garde un œil sur ce qu’il se passe dehors, profitant d’un défaut dans un volet pour voir sans être vu.

            Le temps passe. Les minutes défilent, paraissent être des heures. L’attente est longue, interminable. Le capitaine, dont le regard demeure fixé sur le prisonnier, reste impassible et silencieux. Il n’y a pas la moindre once de tension en lui. Le cyborg se concentre sur la surveillance du major, arme en main. Finalement, après plus d'une demie heure passée dans l'expectative, Boxley repère du mouvement dans la rue.


            - Y’a un véhicule suspect qui vient de se garer entre deux immeubles. Indique l’agent en vérifiant que son arme soit bien chargée.

            L’information est rapidement confirmée lorsque trois coups viennent résonner contre la porte. Visiblement, le guetteur a bien fait son boulot. Vestrit, fidèle à lui-même, conserve son calme et ne bouge pas d’un centimètre. Seul son implant cybernétique, dont l’éclat rouge vient doucement illuminer le visage du colosse, semble s’agiter, effectuant probablement un énième calibrage.

            - Est-ce qu’on a un visuel sur le conducteur ou d’éventuels passagers ? Demande alors le capitaine, d’une voix parfaitement maîtrisée.

            - Négatif mon capitaine. Attendez… Boxley s’empare de la paire d’électrobinoculaires qui pend à sa ceinture et jette un coup d'œil au travers. J’aperçois Beau. Et… Garvey. Bon sang… Dunam a l’air d’être dans un sale état.

            Après avoir obtenu l’approbation de son supérieur, l’opérateur quitte hâtivement la planque pour aller porter assistance aux membres de son équipe. Au bout de quelques minutes, l’ensemble du groupe entre en trombe dans l’appartement. Boxley et Beau, les bras encombrés d’un blessé, manoeuvrent avec difficulté dans la pièce.

            - Pose-le là. Souffle le second au premier.

            Les deux agents déposent délicatement leur camarade sur un canapé deux places à moitié rongé. Le bougre, la poitrine percée par de multiples impacts laser, semble sur le point de passer l’arme à gauche. Le teint blafard, l’homme parvient tout juste à lever le bras pour attirer l’attention de ses comparses. Il cherche visiblement à murmurer quelque chose à celui-ci, sans parvenir à trouver assez de souffle pour prononcer le moindre mot.

            - Une trousse de soins, vite ! S’agace Beau.

            Mais il est déjà trop tard. Le bras de l’opérateur retombe mollement sur le canapé. Le blessé expire une dernière fois, puis s’éteint pour de bon, la bouche grande ouverte, le regard vitreux. Dunam n’est plus. Les nombreuses blessures qu’il a reçu ont eu raison de lui.

            - Bordel… Dunam… Ces enfoirés vont le payer.

            Vestrit se lève doucement pour se joindre aux trois agents qui se tiennent devant le corps désormais sans vie de leur camarade. Un opérateur est mort alors qu’il servait sous ses ordres. Ce n’est certes pas la première fois que le capitaine perd un homme. Mais cette perte là a une saveur particulière. L’officier du D2I se livre à un premier examen du cadavre. A en juger les impacts de tir, le pauvre homme n’avait aucune chance de s’en sortir. Les traits laser qui l’ont traversé de part en part ont touché des points vitaux et ont causé des dommages irréversibles. Les derniers instants de l’agent Dunam ont dû être particulièrement douloureux à vivre. Ceux qui lui ont fait ça ne sont visiblement pas des amateurs. Et ils se trimballent probablement avec un armement lourd, si l’on se fie aux dégâts qu’ils ont infligés.

            - Agent Beau, je veux tout savoir sur nos mystérieux assaillants. Armement, équipement, comportement au feu, pertes au combat… Dites-moi tout ce que vous avez pu observer d’eux.

            Beau, secoué par la mort de l’un de ses coéquipiers, met du temps à répondre. Il reprend finalement ses esprits après avoir soufflé un bon coup.

            - On a eu à faire à des types entraînés, probablement des commandos impériaux à en juger leur façon de se mouvoir méthodiquement. Ils n’ont pas bronché quand on leur tirait dessus donc j’imagine qu’ils sont entraînés pour ce genre d’opérations. Leurs armes sont de confection impériale. J’ai vu deux de leurs gars avec des E-11, un autre avec un DC-17M. Je suis pratiquement sûr que le reste de leur équipement l’est aussi, de manière plus générale.

            L’agent marque un temps de pause, fermant un instant les yeux. Il ne parvient plus à soutenir le regard éteint de son camarade mort. La simple vue de son corps inanimé semble le mettre mal à l’aise.

            - Dunam… Il a refusé d’obéir aux ordres et a engagé l’ennemi alors qu’on se repliait. Il a réussi à surprendre l’un d’eux au corps-à-corps avant d’être abattu. Le gars est mort. Enfin je crois. Ses camarades l’auront probablement emmenés avec eux afin de ne laisser aucune trace de leur passage. Quant à Dunam, on a tout juste eu le temps de le tirer de là… En faisant des analyses plus poussées…

            - Je vois où vous voulez en venir. Vient l’interrompre Vestrit, toujours imperturbable.

            Dunam a mis en danger l’ensemble de son équipe en adoptant un comportement contraire au protocole. Son audace a bien failli coûter la vie à ses camarades, tout en lui coûtant la sienne. Mais sa perte, aussi tragique soit-elle, n’est peut-être pas aussi futile qu’on puisse l’espérer… L’agent Beau a raison. On pourra peut-être apprendre quelque chose d’intéressant en réalisant une autopsie complète du corps. Il y a peut-être des résidus de peau sous les ongles du défunt. Au moins, les éléments apportés par l’opérateur concordent avec ce que le capitaine a pu retirer de sa rapide analyse. Les assaillants sont des soldats bien entraînés et lourdement équipés, pas des hommes de main de seconde zone.

            - Garvey, décortique tout ce que les droïdes de surveillance ont pu enregistrer lors de l’affrontement. Audio, visuel… Tout ce qui peut nous être utile. Commande le colosse d’une voix parfaitement maîtrisée.

            - Bien reçu capitaine, je m’y mets tout de suite.

            L’agent s’isole dans un coin, extirpe un datapad de son sac et commence son travail de recherche.

            - Qu’est-ce qu’on fait du major, capitaine ? Demande finalement Beau, dont le regard est désormais fixé sur le Drall. Doit-on l’interroger ?

            En temps normal, il serait coutumier de considérer une telle proposition comme une tentative d’ingérence. Après tout, les agents du Département Surveillance ne sont pas formés pour mener des interrogatoires. Ils n’ont de toute manière pas la moindre accréditation dans ce domaine d’expertise, réservé au personnel du Département Investigation et Interrogation. Cependant, en ces temps troublés, le capitaine Vestrit ne s’offusque pas d’une telle suggestion venant de la part d’un agent chargé de la surveillance des citoyens impériaux.

            Le système politique, économique et militaire de l’Impérium est gangréné par une clique de personnages peu recommandables ayant à leurs bottes toute une flopée de soldats, d’agents et de fonctionnaires. L’attrait pour le pouvoir, la corruption et le chantage ont fait des institutions impériales un véritable terrain miné. Il devient donc difficile de se fier à qui que ce soit… Et les attributions jadis réservées à une certaine catégorie d’individus se retrouvent désormais entre les mains de n’importe qui, tant qu’il est prouvé qu’il demeure loyal à la Grande Moff et au régime impérial en place.

            Mais qu’en est-il du major Rek’kar ? Peut-on se fier à lui ? Ou bien a-t-il quelque chose à cacher ? Doit-on lui imposer un interrogatoire musclé pour le pousser à parler, à faire des aveux ? Les questions sont nombreuses… Il pourrait perdre des heures à tenter de résoudre les moindres interrogations qui se bousculent dans sa tête. Et pourtant, quelque chose, dans l’esprit du cyborg, pousse ce dernier à ne pas précipiter un interrogatoire. Du fait des éléments de réponse récoltés dans le dossier du Drall et ceux offerts par son équipe au cours de l’attaque, il y a fort à parier que la boule de poils n’a rien à voir avec cette histoire. Ou du moins, pas en tant qu’instigateur ou complice des assaillants. Jusque-là, son intuition ne l’a jamais trompé… Et il espère, une fois encore, pouvoir se fier à son instinct.


            - Négatif. Ou bien le major Rek’kar n’a rien d’utile à nous révéler au sujet de l’attaque, ou bien il ne parlera pas de son plein gré. Quoi qu’il en soit, nous n’avons ni le temps, ni les locaux pour effectuer ce genre de tâches dans des conditions idéales. Répond alors l’officier du D2I en restant aussi froid qu’il peut l’être. De toute manière, je suis certain que nous aurons d’ici peu des preuves impliquant ou non le major Rek’kar…

            - Capitaine, j’ai trouvé quelque chose. Annonce Garvey sans quitter des yeux son écran. Les droïdes de surveillance ont intercepté tous les messages émis dans la zone de l’affrontement. Plusieurs d’entre eux proviennent de différentes fréquences militaires. La première est celle des forces de maintien de l’ordre locales, la seconde, c’est la nôtre. Quant à la troisième…

            - La troisième est celle utilisée par nos mystérieux assaillants. En déduit rapidement le colosse.

            - Exact. Et ce n’est pas tout. La fréquence dont ils se servent pour communiquer entre eux provient de nos services de surveillance. Poursuit l’agent. Nous ne l’utilisons plus depuis qu’elle a été compromise par les insurgés Cathars.

            - Il est peu probable que cette opération ait un lien quelconque avec les Griffes Cendrées. Il ne s’agit pas de leur mode d’action habituel. Fait remarquer Beau, perplexe. Et de toute manière, ceux qui nous ont attaqué ne sont pas Cathars. Ils ont un profil humain ou proche-humain.

            Les Griffes Cendrées n’ont de toute manière plus les moyens d’opérer en dehors de leurs derniers bastions. Depuis que les forces de la Grande Moff ont lancé l’offensive, les insurgés ont progressivement perdu pied dans les territoires qu’ils occupaient jusque-là. Ils ne leur restent désormais plus qu’une poignée de fortins et de retranchements que les troupes impériales assiègent actuellement, dans l’attente de l’assaut final qui marquera la fin de leur pathétique insurrection.

            Qui donc aurait assez de cran pour s’en prendre à des agents des services de renseignements impériaux ? Qui donc aurait assez de moyens pour agir en toute impunité de la sorte, sans craindre de représailles ? Vestrit a bien sa petite idée en tête. Il a beau retourner le problème dans tous les sens, il en vient toujours à la même conclusion. Il ne fait presque aucun doute pour le colosse que les conjurés sont derrière tout ça. Mais il attend d’avoir plus d’éléments en sa possession pour confirmer ce qu’il sait déjà.


            - Qu’est-ce qu’on sait sur les messages qu’ils se sont envoyés ? Demande finalement le cyborg, dans l’attente d’une réponse qui pourrait changer la donne.

            - Il y a beaucoup d’informations relayées entre les membres du groupe. Beaucoup de jargon militaire. Mais il y a bien quelque chose qui sort du lot… Visiblement, ils ont eu pour instruction d’éliminer le major Rek’kar.

            Cette information, capitale du point de vue du capitaine, permet enfin de lever les soupçons sur la petite boule de poils. Et elle confirme un lien probable entre les combattants Talz employés sur Hoth et les conjurés. Il ne reste désormais plus qu’à déterminer quel rôle ces créatures jouent dans l’échiquier des fauteurs de troubles… Une nouvelle piste qui n'attend qu'à être explorée.

            - Bon boulot, agent Garvey. Vestrit se tourne ensuite vers le Drall, lui retournant son arme. Major Rek’kar, bienvenue sur l’Arche de l’Empire. J’imagine que ce n’est pas l’accueil dont vous rêviez… J’en conviens. Je crains cependant que nous n’ayons pas de temps à perdre en bavardages inutiles ou en explications. Cela devra attendre. Il y a fort à parier que ceux qui ont tenté de s’en prendre à vous sont toujours à nos trousses et que cette planque ne sera pas sûre indéfiniment… Il va nous falloir plusieurs véhicules. Deux speeders pour la reconnaissance et l’escorte, plus un landspeeder pour le reste de l’équipe.

            Embarquer tout le monde à bord d’un unique véhicule est le meilleur moyen pour l’ennemi d’en finir d’un coup. Il en faudrait peu pour venir à bout de l’ensemble de l’équipe de surveillance. Un seul tir bien placé et s’en serait fini de leur groupe.

            - Boxley, à toi l’honneur de nous dégoter des véhicules. Garvey, tu poursuis la surveillance des fréquences radio. Et sers-toi des droïdes pour la reconnaissance du terrain. On aura besoin de tout le soutien disponible pour éviter de tomber dans une embuscade. Trouve-nous la voie la plus rapide pour arriver jusqu’au palais impérial en un seul morceau, sans négliger notre sécurité.

            - On a déjà un véhicule prêt à l’emploi, mon capitaine. Indique Beau.

            - Le landspeeder qui vous a conduit ici devrait rester là où il est. On ferait mieux d’éviter d’attirer l’attention avec un véhicule qu’ils ont potentiellement marqué.

            - Si c’était le cas, capitaine, on aurait déjà des nouvelles de nos charmants copains. Répond l’agent, sceptique.

            - Sauf s’ils attendent le bon moment pour nous tomber dessus, agent Beau. Rétorque l’officier du D2I d’une froideur renouvelée.

            - C’est pas faux… Vous marquez un point. Admet l’autre, un sourire en coin. Vous avez entendu le capitaine les gars, on se met au boulot !

            Les opérateurs ne mettent pas longtemps à s’activer. En moins d’une heure, tout est prêt pour l'évacuation des lieux. Il ne reste plus qu’à déserter en vitesse, avant que l’ennemi ne se pointe pour flinguer tout le monde… Ou tout du moins qu’il essaie.

            - Garvey, du nouveau sur les fréquences ?

            - Négatif capitaine, rien à signaler… Pour l’instant.

            - Bien reçu.

            Le colosse en long manteau jette un coup d'œil par la fenêtre, profitant d’un défaut dans le volet pour voir au travers. Il s’adresse ensuite à l’ensemble du groupe, après s’être assuré qu’il n’y a aucun mouvement suspect dans la rue.

            Boxley, Beau, vous prenez les speeders. Garvey, tu t’installe avec moi dans le landspeeder afin de garder un œil et une oreille sur ce qu’il se dit et ce qu’il se fait dans le coin. Je conduirai notre véhicule. Major Rek’kar, vous embarquez avec nous, à l’arrière. Votre tâche sera simple, gardez vos yeux bien ouverts et flinguez tout ce qui bouge si je vous en donne l’ordre.

            Personne ne bronche. Tout le monde semble accepter ses instructions. A l’exception du major Rek’kar, les gars qui accompagnent le cyborg connaissent la chanson par cœur. Les missions de surveillance qu’ils effectuent s’enchaînent et se ressemblent. La seule chose qui diffère avec celle-ci, c’est la présence d’un groupe armé prêt à les liquider. En dépit de cela, le boulot reste le même.

            - Qu’est-ce qu’on fait pour Dunam ? Demande finalement Beau.

            - On le laisse ici. Les hommes de la Grande Moff viendront récupérer son corps plus tard. Indique le capitaine.

            - Compris.

            Le groupe quitte ensuite l’appartement dans lequel il a trouvé refuge. Les agents, armes à la main, descendent les escaliers un par un, les sens en état d’alerte. Lorsqu’ils atteignent finalement l’entrée, le type louche qui leur sert d’informateur leur annonce que la voie est libre. Boxley et Beau sont les premiers à sortir afin de faire le guet dans la rue. Vient ensuite le tour de Garvey, puis le tour du Drall et du colosse. Le trio s’installe dans un modèle dépourvu de toit, un landspeeder X-34 qui fait peine à voir. Les deux opérateurs restés sur le trottoir quittent leur poste de surveillance pour rejoindre les véhicules qu’on leur a affecté. Le speeder de tête, un Zéphyr-G conduit par Beau, s’enfonce rapidement dans une ruelle, suivi par le X-34 transportant l’officier et ses deux comparses. Le Jobent T-85 que manœuvre Boxley est dans leur sillage, en guise d’arrière-garde.

            Les véhicules suivent à la lettre les instructions émises en temps direct par Garvey. L’agent les fait passer par des endroits peu fréquentables, puis les guide sur des axes rapides. Au bout de dix minutes de course dans les bas-fonds de la capitale impériale, le convoi atteint finalement les hauteurs de la ville. Il faut bien cinq minutes de plus pour rejoindre le palais impérial, dont l’imposante masse sombre se veut intimidante. Les véhicules ayant servi au transport de l’équipe de surveillance sont entreposés dans un hangar jouxtant les envoûtants jardins du palais. Deux stormtroopers, de garde dans ce secteur, viennent à la rencontre du groupe afin de vérifier leurs identités et leurs accréditations. A la seule mention du nom “Vestrit”, les soldats se crispent et décident d’abandonner toute investigation. Ils marmonnent quelques excuses dans leur casque, prétextant de ne pas l’avoir reconnu dans ses habits civils avant de s’éloigner en échangeant à voix basse quelques commentaires. Ils s’attendent probablement à être affectés sur un monde pourri…

            Le cyborg, qui semble avoir une certaine autorité en ces lieux, mène sa petite troupe dans une allée bordée de fleurs délicates s'épanouissant au milieu d’arbres aux mille couleurs. Les frusques portées par les agents en civil ne manquent pas d’attirer l’attention d’une poignée de dignitaires et d’officiers de haut rang, habitués aux étoffes bariolées et aux uniformes propres dans un endroit aussi somptueux. La promenade au sein des jardins est cependant de courte durée. L’officier arrête son groupe devant un bassin où diverses variétés de poissons se côtoient, nageant avec sérénité au milieu des nénuphars. Une colonne de soldats en armure grise, drapés de capes cérémonielles, se porte à leur rencontre. L’individu de tête, un Bothan vêtu d’un uniforme vert olive, s’arrête à hauteur du capitaine.


            - Capitaine Vestrit… J’ai eu vent d’une échauffourée dans les bas-quartiers de notre splendide capitale… Une sale affaire, assurément. Lance l’espion en offrant au colosse un sourire des plus suspects.

            - Une de plus à ajouter à notre longue liste d’incidents, major Teu’lya. Lui répond alors le cyborg, toujours aussi imperturbable. Nos amis communs nous ont encore donné du fil à retordre. Mais cette fois-ci, ils ont commis plusieurs erreurs que nous pourrons utiliser à notre avantage…

            - Bien. Bien… La Grande Moff est sur le point de rejoindre Cathar. Vous pourrez lui parler de vos nouvelles découvertes vous-même,

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              Auteur : Super PNJ

              capitaine. Annonce le Bothan, une pointe de sarcasme dans la voix. Je suis sûr qu’elle appréciera votre entrain… Après tout, il n’y a pas plus compétent que vous quand il s’agit de faire des ravages au sein de… L’opposition.

              Certes. Vestrit s’est taillé une réputation de bourreau. Nombre d’officiers incompétents, de dignitaires corrompus et de traîtres en tout genre sont passés entre ses griffes expertes. Jusque-là, il a toujours réussi à obtenir des aveux. Les méthodes pour obtenir de ses victimes toutes les informations dont il a besoin pour faire son travail importent peu, selon lui. Cependant, le colosse n’apprécie pas particulièrement le dernier commentaire de l’espion. Après tout, il faut bien quelqu’un pour se salir les mains… Et ce n’est sûrement pas Ota Teu’lya, le major insaisissable, qui se chargerait de la sale besogne…

              Au moins, le capitaine a la satisfaction d’apprendre que la Grande Moff est en chemin et qu’il pourra la rejoindre dans peu de temps pour lui faire son rapport. Il espère pouvoir la convaincre de lui fournir plus de ressources. Après tout, les conjurés ont montré à mainte reprises qu’ils sont des adversaires à ne pas sous-estimer… Si l’on souhaite les traquer efficacement, il faut s’en donner les moyens.


              - Agent Beau, prenez votre équipe avec vous et commencez à plancher sur les éléments qu’on a récupérés avec les analystes de la Grande Moff. Décortiquez tout ce qui peut l’être, examinez chaque piste, ne laissez rien de côté.

              - A vos ordres, mon capitaine. On se met au boulot tout de suite.

              Beau salue d’un signe de tête son supérieur et le major Teu’lya avant de filer en vitesse vers le palais impérial, suivi de près par Boxley et Garvey. Le regard fourbe du Bothan passe de la carrure imposante de l’officier du D2I à celle plus fragile du Drall. L’espion caresse l’une des nombreuses nattes qui rassemblent ses cheveux argentés, l’air songeur.

              - Vous devriez emmener le major Rek’kar avec vous, capitaine. Son profil intéressera sûrement la Grande Moff… Et s’il se tient à vos côtés, j’en déduis qu’il est lavé de tout soupçon…

              - Certes. Vous avez sans doute raison, major Teu’lya. J’en prends bonne note. Maintenant, si vous n’y voyez aucun inconvénient, je vais rejoindre mes quartiers afin d’enfiler une tenue plus correcte.

              - Bien évidemment… Je vous ferai signe lorsque l’armada de la Grande Moff aura mis le pied dans le système. Le major incline doucement la tête et invite les deux agents à rejoindre le palais impérial d’un geste de la main.

              Vestrit enjoint Rek’kar à le suivre de près. Alors qu’ils s’éloignent de l’espion Bothan et de son escorte, le cyborg en vient à souffler quelques mots à la petite boule de poils.

              - Je vais m’arranger pour qu’on vous attribue des quartiers privés près des miens. Rencontrer la Grande Moff Ashe est un honneur réservé habituellement à ses plus proches collaborateurs, ou bien à ceux en qui elle place beaucoup d’estime. Puisque nous avons plusieurs heures devant nous, vous devriez en profiter pour vous rendre présentable.

              Le colosse espère avoir assez de temps devant lui pour poursuivre les recherches en compagnie de son équipe. Il ne compte pas se présenter à la dirigeante impériale les mains vides...






              Précédemment.

              Les quartiers privés de la Grande Moff Ashe, installés à bord du vaisseau-amiral de son armada personnelle, le destroyer de classe impérial “Impératrice”, disposent de tout le confort dont on peut rêver. Installée dans un fauteuil en cuir de Rancor, la jeune femme se prélasse un verre à la main. La naine observe en silence un fruit qui lui fait de l'œil depuis sa corbeille. Mais elle résiste à la tentation. Repue depuis qu’elle a festoyé avec quelques-uns des officiers de haut rang de son entourage, Ashe tient désormais à faire attention à sa ligne. Elle se contente donc de savourer un petit vin de Garqi qu’elle a découvert il y a peu. Le capitaine qui a voulu s’attirer ses faveurs a au moins le mérite d’avoir bon goût.

              Plusieurs silhouettes massives défilent sous ses yeux, de l’autre côté du hublot. La Grande Moff ne se lasse pas de ce spectacle saisissant. Son armada personnelle compte pas moins de cinq destroyers de classe impériale, quatre croiseurs de la classe Carrack et deux croiseurs de classe Arquitens. Avec une telle puissance de feu sous ses ordres, la dirigeante Boroskaise pourrait venir à bout de n’importe quelle opposition et faire vitrifier tout monde qui refuserait de se plier à sa volonté. Nombre d’individus s’étaient volontiers écrasés à ses pieds à la simple vue d’une poignée de Manteaux de Nuit. Combien d’autres vont se soumettre à elle, à présent qu’elle dispose de sa propre armada pour voyager aux quatre coins de la galaxie ? A cette simple pensée, Ashe se permet d’esquisser l’ombre d’un sourire.

              Celle que l’on surnomme “Renard Impérial” avait hérité d’un empire aux abois, d’un empire en ruines. Aujourd’hui, elle a réussi à faire de l’Impérium une puissance galactique encline à la prospérité. Il ne lui reste désormais plus qu’à faire le ménage afin de s’assurer que rien ni personne ne pourra mettre en péril tout ce qu’elle a construit. Ceux et celles, parmi les Moffs, autres dignitaires et officiers de haut rang, qui ont osé douter de ses compétences et qui se sont ligués contre elle auront bientôt de ses nouvelles… Quant à Valiant, son heure arrivera bien assez tôt.

              La jeune femme admire, perdue dans ses réflexions, la robe délicate de son précieux vin. Elle ne prête pas attention à la silhouette qui se tient désormais dans l’encadrement de la porte. L’amiral Dualla, placé à la tête de l’armada par la Grande Moff elle-même, hésite un instant avant de pénétrer de son plein gré dans le salon.


              - Madame, le commandant Tonyscot annonce que ses troupes sont prêtes au débarquement.

              La décision de déployer le 77ème régiment de cavalerie sur Cathar n’est pas un choix anodin. Elle cherche d’une part à honorer ses engagements auprès de ses alliés Cathars, en leur fournissant notamment des conseillers, du matériel militaire et des troupes pour les aider à lutter contre les Griffes Cendrées, qui n'ont eu de cesse de leur causer du tort. D’autre part, en débarquant sur l’Arche de l’Empire des forces armées qui lui sont fidèles, Ashe s’assure de conserver une certaine influence au sein de la capitale. Avec la présence sur la planète d’agents des renseignements Boroskais, de dizaines de Manteaux de Nuit, de deux régiments de soldats loyaux et d’une flopée d’alliés Cathars prêts à défendre son honneur, la Grande Moff devrait pouvoir tenir à distance tout individu ayant des vues sur son trône… Le général Valiant lui-même devrait y réfléchir à deux fois avant de tenter quoi que ce soit. Mais ceci n’est assurément qu’un début… Elle veillerait à envoyer d'autres cohortes, à l'avenir...

              - Bien… Vous pouvez commencer dès à présent les opérations de débarquement, amiral.

              L’officier acquiesce d’un signe de tête.

              - Il y autre chose, Madame. Une navette est en route vers “l’Impératrice” avec, à son bord, différents agents ayant visiblement un rapport à vous remettre. Le major Teu’lya est parmi eux.

              En règle générale, les rapports s’effectuent à distance, via holo-communication. Si le Bothan souhaite s’entretenir avec elle en privé, c’est qu’il a en sa possession des informations importantes qu’il ne souhaite pas divulguer sur une fréquence où de potentielles oreilles pourraient traîner… L’affaire est donc urgente.

              - Veuillez préparer leur arrivée, amiral.

              - Bien sûr, Madame. Je m’en charge immédiatement.

              Dualla fait claquer ses talons, comme l’exige la tradition militaire, puis dispose afin de donner ses ordres. La Grande Moff se retrouve à nouveau seule. Elle porte son verre à ses lèvres afin d’avaler une gorgée de son somptueux vin, le pose sur la table basse puis dirige son regard vers un meiloorun qui a l’air particulièrement savoureux…







              Quelques heures plus tard…

              Nulle conversation n’a été lancée durant le trajet. Vestrit et Teu’lya ont échangé quelques formalités avant l’embarquement, puis se sont terrés dans le plus grand des silences. Soit les deux agents n’ont rien à se dire, soit ils ne tiennent pas à parler en public d’un quelconque sujet qu’ils pourraient juger sensible. Visiblement, ils ne souhaitent pas non plus indiquer au Drall la raison même de sa présence à leur côté. Garder le secret est devenu, pour ces deux êtres-là, une véritable manie… Même quand elle n’a pas lieu d’être.

              Le Bothan, comme à son habitude, se contente de sourire bêtement en caressant les nombreuses nattes qui retombent sur ses épaules. Il est habillé du réglementaire uniforme vert qui fait la fierté des officiers impériaux. Le capitaine, pour sa part, a revêtu l’uniforme pourpre porté en bannière par les agents les plus redoutés du régime impérial. Le rouge, au sein de l’Impérium, est en effet réservé aux seuls membres du Département Investigation et Interrogation. Les mauvaises langues racontent qu’il s’agit là d’une couleur portée en triomphe par des individus peu scrupuleux ayant du sang sur les mains, qu'il s'agit d’une couleur appréciée par les serviteurs démoniaques d’une sinistre entité … Et l’apparence effrayante, dérangeante, du plus craint de leurs représentants apporte en effet du crédit à leur théorie. Les agents du D2I, bien loin d’être offusqués par de tels propos, se servent volontiers de leur sombre réputation pour obtenir des aveux rapidement… Le colosse, mi-écorché vif, mi-machine, un bloc de données en main, semble absorbé par sa lecture.

              Après un voyage qui semble avoir été une éternité, la navette de classe Lambda atterrit enfin dans le ventre du destroyer. Le major Teu’lya se lève instinctivement lorsque la rampe d’accès s’abaisse, rectifiant par pur réflexe les plis de son uniforme. Il est le premier à sortir. Vient ensuite le tour de l’officier de la terrible police politique de l’Impérium, puis celui du major Rek’kar, dans son sillage. Les trois agents sont escortés par une colonne de soldats en armure grise jusqu’aux quartiers privés de la Grande Moff. Les Manteaux de Nuit, dont l’allure impeccable représente avant tout leur statut d’élite au sein du régime impérial, s’arrêtent comme un seul homme devant les appartements de la jeune femme. Les soldats pivotent d’un coup, plaquent l’arme contre le plastron en faisant claquer leurs talons puis s’immobilisent brusquement.

              La porte se dérobe dans le mur afin de révéler la silhouette d’un homme grand, rigide et sec. L’amiral Dualla pose son regard sur les trois agents qui lui font face, les mains croisées dans le dos. Il inspire doucement.


              - La Grande Moff est prête à vous recevoir. Indique t-il en joignant le geste à la parole, invitant les représentants des services secrets impériaux à le suivre.

              Celle qui dirige l’Impérium d’une poigne de fer, vautrée dans son fauteuil en cuir de Rancor, esquisse l’ombre d’un sourire à l’approche des divers agents de renseignement regroupés dans la pièce. L’amiral Dualla, dans leur dos, effectue un nouveau salut militaire avant de s’éclipser, laissant le trio entre les mains de la redoutable Ashe. Vestrit et Teu’lya, déjà habitués à la compagnie de la Grande Moff, se contentent de faire claquer leurs talons. Cette dernière daigne leur adresser un simple hochement de tête en guise de réponse, préférant poser son regard sur la silhouette étrange du Drall qui les accompagne.

              - Voilà un visage que je ne connais pas… Commente t-elle simplement avant de croquer à pleine dents dans son meiloruun.

              - Il s’agit du major Rek’kar, Madame. Répond alors le capitaine, figé dans une posture rigide.

              - Ah oui… Le fameux Rek’kar… Celui qui a survécu dix ans dans les ténèbres et le froid de la terrible planète Hoth… Acquièsce la jeune femme entre deux bouchées de fruit. Votre parcours est singulier, major. Il n’est pas donné à tout le monde d’avoir une telle résilience, une telle rage de vivre… Et le fait que vous vous soyez illustré au combat dès votre retour au service actif est une preuve de votre détermination. L’Impérium a assurément besoin d’hommes de votre trempe.

              Le regard malicieux de la naine passe de la boule de poils au Bothan.

              - Il me semble que vous avez un rapport à me remettre non ? Ou bien dois-je m’adresser au capitaine Vestrit pour cela ?

              Le pelage de l’espion frémit doucement, signe évident qu’il n’apprécie pas la remarque désobligeante de sa supérieure. Il s’apprête à rétorquer quelque chose mais se ravise au dernier moment. L’officier du Département Investigation et Interrogation, aussi inexpressif et immobile que peut l’être une statue, prend les devants.

              - Nous avons découvert plusieurs éléments troublants qui pourraient probablement nous rapprocher de l’Oiseau de Feu. Annonce froidement le colosse, poursuivant son rapport. Au cours des derniers mois, plusieurs des meilleurs agents de terrain du Bureau de la Sécurité de l’Impérium ont été portés disparus après avoir rejoint l’Arche de l’Empire pour se voir attribuer une nouvelle affectation. Lorsque le major Rek’kar a débarqué sur Cathar, nous avons mis en place un dispositif de surveillance afin de prévenir une nouvelle disparition. Au cours de la prise de contact avec le major Rek’kar, un commando d’une dizaine d’individus a tenté de s’en prendre à nous.

              Le cyborg vêtu de rouge marque un léger instant de pause, pris d’une violente quinte de toux. Il sort un mouchoir de l’une des poches de son uniforme et s’en sert pour faire disparaître toute trace de sang aux commissures de ses lèvres. Il reprend, comme si de rien n’était, toujours aussi stoïque.

              - L’attaque, qui a coûté la vie à l’un de nos agents, nous a cependant permis d’en apprendre plus sur le mode opératoire de nos ennemis. Nous avons réussi à découvrir que les conjurés se servent de fréquences militaires impériales déclassées pour communiquer entre eux après que l’un de nos droïdes de surveillance ait intercepté leurs transmissions au cours de l’assaut. Nous avons également découvert qu’ils avaient pour mission d’éliminer le major Rek’kar, ce qui laisse peu de doute quant à l’origine des précédentes disparitions. Il y a fort à parier que l’Oiseau de Feu a ou bien tenté de recruter des éléments prometteurs pour leur propre compte, ou bien cherché à les supprimer afin qu’ils ne deviennent pas un problème par la suite.

              Le “Renard Impérial”, qui mastique un énième morceau de fruit, n’émet aucun commentaire. La Boroskaise suit avec beaucoup d’intérêt le récit du capitaine Vestrit. Elle attend d’en savoir plus avant de donner son avis sur le sujet. Il y a fort à parier que tout ceci n’est que la partie émergée de l’iceberg, qu’il y a bien plus intéressant à découvrir encore… Et visiblement, elle ne se trompe pas.

              - Nos analystes se sont déjà penchés sur les données recueillies par l’équipe de surveillance du capitaine Vestrit. Nous avons réussi à déterminer, sur la base des images prises sur la scène de l’attaque par les droïdes de surveillance, que les différents éléments du commando sont en réalité des prisonniers issus de nos centres de détention… Ce qui concorde avec les éléments rapportés par nos services sur Bimmiel et Garqi.

              Le schéma se répète… Encore et encore. Des détenus, équipés et entraînés à la façon des commandos impériaux, sont déployés de planète en planète à des fins militaires et politiques par la société secrète de l’Oiseau de Feu. Ashe retient son souffle. Elle ne connaît que trop bien l’individu derrière cette idée novatrice. Son nom revient sans cesse, suspendu à toutes les lèvres… Mais est-il réellement lié à ces affaires de conspiration comme l’affirment certains membres de son entourage proche ?

              - Plus surprenant encore… En nous intéressant aux divers échanges des forces de maintien de l’ordre au moment des faits, nous avons découvert qu’il leur a été ordonné de ne pas intervenir. Plusieurs unités ont par ailleurs préalablement été affectées à d’autres zones de patrouille, avant même que l’attaque ait eu lieu.

              - L’ordre ne vient pas de moi. Ni de mon service. Ajoute le colosse. Mon équipe se charge actuellement de remonter la chaîne de commandement à la recherche de l’homme qui a donné cet ordre.

              - Il y a fort à parier que l’homme derrière cette décision est un partisan de la société de l’Oiseau de Feu, ou que celle-ci a réussi à obtenir son soutien par un quelconque moyen… Ce qui laisse supposer qu’il a eu affaire à l’un des conjurés et qu’il pourrait nous renseigner sur l’identité d’au moins l’un d’entre eux. Mettre la main sur cet officier est donc vital si nous voulons endiguer ce fléau.

              Ce serait là une belle porte d’entrée en effet… Jusque-là, les membres de cette organisation secrète ont toujours réussi à s’en tirer indemnes. Tous ceux qui auraient pu témoigner contre eux ou fournir de précieux indices aux services de renseignement impériaux ont mystérieusement péri ou disparu dans des circonstances étranges… L’Oiseau de Feu a cette sale manie d’avoir des yeux et des oreilles partout. Son réseau d’informateurs et de partisans, bien fourni au sein des institutions impériales, lui permet en outre d’avoir régulièrement un coup d’avance sur la Grande Moff et les siens.

              - Ces informations sont sensibles, vous en êtes bien conscients. Combien de personnes sont au courant ?

              - Vingt, peut-être trente personnes, tout au plus. Annonce le Bothan. Nous nous sommes assurés de restreindre au maximum le partage d’informations afin d’éviter toute fuite possible. S’il y a une taupe au sein du personnel impliqué, nous le saurons rapidement.

              Ashe demeure silencieuse le temps de quelques battements de cœur. Le regard perdu sur ce qu’il lui reste de fruit, qu’elle tripote pensivement, la jeune femme se permet de douter. Le bout de meiloruun qu’elle manipule est finalement écrasé entre ses doigts lorsqu’elle resserre son emprise, animée d’une rage qu’elle tente de contenir de son mieux.

              - Retrouvez cet officier au plus vite, major Teu’lya. Faites-lui cracher le morceau. Et donnez-moi des noms. Réclame finalement la Boroskaise, s’enfonçant dans son fauteuil en poussant un léger soupir.

              L’espion incline doucement la tête, fait claquer ses talons puis disparaît. La naine sait qu’elle peut compter sur le Bothan pour exécuter ses moindres volontés. Depuis qu’il est à son service, Ota Teu’lya s’est révélé être un agent de terrain apte à mener tout type d’opérations. Et jusque-là, il n’a jamais failli à son devoir envers elle, accomplissant chaque tâche avec brio et zèle. Le capitaine Vestrit, pour sa part, a démontré à de nombreuses reprises qu’il est un officier implacable entièrement dédié à la traque des ennemis du régime qu’elle a mis en place. La Grande Moff se demande, cependant, quelle est la position du major Rek’kar.

              A en juger sa mine déconfite, il y a fort à parier qu’il ne comprend rien à ce qu’il se passe en ce moment même. Il est difficile de lui en vouloir. En dix ans, beaucoup de choses ont évolué… Ceux qui régnaient autrefois sur l’Empire ont disparu. Seul reste Valiant et l’héritage fétide d’un régime gouverné par les Sith et une poignée de sénateurs corrompus…


              - Major Rek’kar, je regrette sincèrement que vous ayez à rejoindre, après dix longues années d’absence et de dures épreuves, un empire ayant son lot de problèmes. Depuis l’effondrement de l’Empire Sith, nous avons eu de nombreux défis à relever. L’Empire est sur le point d’entrer dans une période de prospérité comme il n’en a jamais connu auparavant. Explique Ashe, son regard noir planté sur le Drall. L’Impérium s’est construit sur les ruines fumantes d’un empire dépassé, incapable d’évoluer. La chute de l’Empire Sith nous a en effet permis de nous débarrasser des influences néfastes d’un Sénat corrompu et d’une caste dirigeante dénuée de bon sens. De nombreux sacrifices ont été nécessaires pour rebâtir sur des bases saines tout ce que nous avons perdu. Les débuts ont été fastidieux. Aujourd’hui, l’Impérium dispose d’une solide base économique. Notre influence s’étend doucement à travers la galaxie, sans heurt. Et notre marine de guerre aura un niveau de projection comparable à celles de la République et de la Confédération des Systèmes Indépendants dans les années à venir. Mais il existe, au sein de notre empire, différents groupes d’agitateurs prêts à détruire tout ce que nous avons commencé à construire.

              La Boroskaise se lève doucement, dévoilant sa petite stature. Du haut de son mètre cinquante, la naine peine à impressionner qui que ce soit. Nombre de ses détracteurs s’amusent volontiers à la comparer à un petit chien qui aime japper mais qui s’avère incapable de mordre. Hors, considérer que la jeune femme est inoffensive est une erreur d’appréciation. Sous l’uniforme se cache en réalité un corps athlétique bâti pour le combat au corps-à-corps.

              - Il existe, parmi nos concitoyens, des individus vivant encore dans le passé glorieux d’un empire qui a définitivement sombré. Certains d’entre eux considèrent que le général Valiant et ses idées dépassées sont le seul moyen pour le régime impérial de retrouver sa splendeur d’antan. Ils se servent de son statut de héros de guerre et de son ancien rôle de commandant suprême des armées impériales pour réclamer son retour à la tête de l’Impérium. D’autres, plus radicaux encore, œuvrent dans l’ombre pour rétablir l’hégémonie sur la galaxie d’un empire basé sur l’idée de suprématie humaine. Ces derniers, rassemblés au sein d’une société secrète qu’ils nomment eux-même “L’Oiseau de Feu”, se servent de commandos de la mort et du financement de cellules rebelles pour déstabiliser l’Impérium à des fins politiques. Ils disposent de partisans au sein de toutes les couches de la société, ayant même réussi à infiltrer les plus hauts échelons, ce qui fait qu’il est difficile de porter atteinte efficacement à leur petite organisation. Ces deux groupes d’activistes représentent un danger. Les différents renseignements que nos équipes parviennent à rassembler sur ces mouvements conspirationnistes indiquent qu’ils tenteront, à moyen ou long terme, de s’emparer du pouvoir par la force. De tels évènements, comme vous pouvez vous en douter major Rek’kar, risquent de faire voler en éclat l’Impérium et tout ce qu’il représente. L’idéal impérial pourrait bien ne pas se remettre d’une guerre civile.

              Celle que l’on surnomme “Renard Impérial” inspire doucement, jouant avec les morceaux de fruit broyés par sa poigne de fer, qu’elle tient toujours dans le creux de sa main.

              - La question qui se pose à présent, major Rek’kar, est la suivante : êtes-vous disposé à rejoindre la lutte ? Etes-vous prêt à combattre ces deux ennemis, à faire don de votre vie pour l’Impérium ?


              Spoiler : Spoiler
              Hivernus.

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                #8

                Post n°7
                Auteur : Rek'kar

                Il n’a pas vraiment l’air convaincu. En même temps, ce ne serait pas un bon agent de la D2I s’il lavait un inconnu de tout soupçon après un petit discours. La méfiance est toujours de mise, mais elle est réciproque; je ne me sens pas en sécurité; on est visiblement menacé par une force inconnue d’un côté et ceux qui sont censés être mes alliés sont circonspects.

                Moi qui pensait montrer mes capacités de dissimulation et ma promptitude à rester toujours vigilant, me voilà pris à mon propre piège… Et en même temps, ma paranoïa acquise ces dernières années s’est avérée plutôt utile; certes, ce ne sont pas les agents de la D2I qui veulent ma mort, mais une force extérieure qui perturbe visiblement le capitaine. Quoi qu’il en soit, il va falloir se sortir de ce merdier… et sans armes pour ma part, puisque le gentil cyborg a décidé d’en faire temporairement sa propriété. Ô joie !

                Il me jette un regard de biais et m’indiquant que l’on tirerait cette histoire au clair, mais plus tard. Et au sons des blaster en trame de fond, je suis convaincu qu’il a tout à fait raison; de toute façon, mes états de services sont impeccables et je n’ai rien à me reprocher. D’autant qu’il aurait été plus facile pour un humain de mentir sur les dix dernières années de sa vie et de faire autre chose dans la galaxie, mais pour un Drall… ça ne court pas les rues !

                Le capitaine parle dans son comlink avec un autre agent pour assurer notre exfiltration. Après quelques brefs échanges, le cyborg pointe son arme sur moi, tout en m’expliquant que tout comportement suspect de ma part est exclu, sous peine d’une rencontre inopinée entre un tir de blaster et mon humble cerveau. Je prend bonne note de l’information; ça serait dommage de mourir ici et maintenant après avoir survécu dix ans dans d'horribles conditions.

                Nous nous avançons vers une sortie au fond de l’entrepôt. En bon agent libre et sans aucune contrainte, je me dois de prendre les devants, sentant derrière l’ombre planante d’un SE-14C probablement très bien entretenu.

                Arrivés à la porte, un contact avec un agent à l’extérieur et cinq secondes de décompte, je suis escorté dans un magnifique speeder Corona Limited ! Quel honneur ! De mémoire, c’est un modèle plutôt luxueux dont je ne pensais pas avoir l’occasion de fouler le sol un jour. Au moins si je meurs dans ce véhicule, ça sera avec un certain panache.

                De nouveaux échanges au comlink de la part du capitaine; n’ayant que la moitié des informations, c’est compliqué de savoir ce qui se passe exactement dehors. Visiblement, il y a un affrontement entre des agents de l’Empire et d’autres personnes et ça ne semble pas particulièrement à l’avantage de notre cher régime. Pour autant, on va visiblement se retrouver à un point de rendez-vous qui a été préalablement fixé. Le landspeeder se met en route sur les chapeaux de roues.

                Au bout d’un petit moment à circuler, le véhicule s’arrête devant un immeuble, le tout dans un quartier plutôt modeste; le choix est un peu étrange : pourquoi avoir pris un véhicule qui a une connotation “riche”, dans un quartier populaire ? C’est jamais la meilleure solution pour rester discret… Mais c’est peut être une stratégie à l’inverse ? Peut être que d’éventuels informateurs ne se poseront pas trop de questions sur un véhicule qui paraît tout sauf camouflé… J’avoue que je n’aurais pas vraiment pris le risque. Mais de toute façon, c’est un peu tard. Visiblement, le véhicule va de toute façon finir sa vie de manière inopinée; c’est presque du gâchis pour un si beau joujou…

                Visiblement, l’agent qui nous accompagne s’appelle Boxley. Je note l’information, au cas où ce soit utile à postériori. Nous entrons dans un immeuble qui semble peu accueillant, de prime abord, et qui se révèle… encore plus miteux à l’intérieur. Ma grotte était plus jolie. Plus froide aussi. Et moins bien isolée. Et peu éclairée. En fait, il est pas si mal ce couloir. Une fois dans l’appartement, ce n’est guère mieux : il est miteux, en mauvais état général. Les volets sont rapidement clos, pour éviter d’être vu.

                Le capitaine semble toujours dans le même état d’esprit; suite à ses ordres, je m’assoie dans un petit fauteuil stratégiquement éloigné des fenêtres et de l’entrée, histoire d’éviter un tir servant à ouvrir la porte ou un potentiel sniper qui ouvrirait le feu sur les volets. Et puis vient le silence. Le regard du capitaine, posé sur moins, est une épée de damoclès qui flotte au-dessus de ma tête. Charmant. L’attente est longue, l'atmosphère tendue. Soudain, un véhicule semble se garer proche de l’immeuble. Amis ou ennemis ? On saura probablement la réponse à cette question très vite.

                Visiblement, c’est le reste de l’escouade avec le fameux agent Beau et deux autres, dont un en sale état. Au bout de quelques minutes, Boxley revient avec les trois autres. Quand ils posent le blessé sur le canapé, je n’arrive pas à m’empêcher de regarder la blessure, histoire de savoir s' il est sauvable ou non. La réponse arrive plus rapidement que prévu. Dans un ultime mouvement, il rend son dernier souffle. Qui sont donc les fous qui ont osé s’en prendre à l’Empire ? Ils paieront la mort d’un fidèle. Dunam. Si le capitaine le permet, j’ajouterais son matricule à ceux de mes compagnons tombés au combat; après tout, il s’est battu pour que je sois extrait, il mérite que je me souvienne de lui.

                L’agent Beau, malgré le moment d’absence devant son camarade tombé au combat, livre son rapport sur les adversaires : des agents armés, entraînés et qui savent combattre en zone urbaine. En un sens, c’est étrange, ça me renvoie à l’écho des Talz : l’Empire face à des soldats entraînés, armés et qui procèdent à des embuscades dans un milieu qui leur ait particulièrement favorable… À croire que j’attire particulièrement les ennemis de l’Empire ! Je vais finir par me poser des questions… Est-ce mon destin, de finir en doudoune pour riches sénatrices de la CSI ?

                Après quelques explications sur les comportements à risque de l’agent Dunam, Beau s’interroge sur mon avenir. J’émet un doute intérieur sur le fait que ce soit le bon lieu pour un interrogatoire. J'espère aussi que ça ne sera pas une session à la sauce D2I; pour en avoir mené, je préfère être dans le rôle de l’agent impérial que dans celui de l’interrogé… Question de goût, bien entendu.

                Heureusement, je semble moins suspect au yeux du capitaine ! C’est déjà ça de pris. Soudainement, c’est l’agent, affecté à la au recueil d’information, qui indique l’utilisation de fréquences militaires par nos fameux assaillant… Intéressant et effrayant à la fois ! Visiblement, Cathar fait face à des insurgés qu’ils nomment “Griffes Cendrées”; il faudra que je me renseigne sur ce problème, histoire d’être au courant de ce qui se passe en ce moment dans ce qui semble être devenu la planète mère Impériale par excellence.

                Et puis soudain… c’est mon nom qui ressort des communications. Visiblement, je suis la cible d’un groupuscule. Voilà qui est particulièrement facheux… C’est donc bien après moi qu’ils en ont ? C’est bien étrange. Comment puis-je attirer les feux de la rampe après avoir disparu pendant dix ans ?

                Il est peu probable que ce soit d’anciens ennemis; je n’ai jamais été suffisamment important pour qu’on se soucie de moi à ce point. Cela signifie donc forcément un lien avec les Talzs et mes actions récentes ! Sinon, je ne comprends pas pourquoi je suis particulièrement visé… Mais il y a aussi un point important : si on a tenté de m'abattre, c’est que les informations ont été transmises… par des impériaux ! Impossible qu’un civil ait pu être témoin de mes actes sur Hoth, ni que quelqu’un ait eu accès aux rapports de l’Empire. Il y a donc bel et bien une taupe.

                Le capitaine se tourne vers moi pour un court message d’accueil, à la mesure de son sérieux,, puis me rend mon arme, signe que les derniers éléments ont été décisifs sur son point de vue. En même temps, il aurait été stupide de ma part de faire partie d’un complot ayant pour but ma propre élimination… Bref, c’est l’heure du plan pour évacuer ce taudis : plusieurs speeders, de la surveillance pour avoir un bon itinéraire, une multiplication des cibles pour éviter de tout finir en pâté pour chien Kath !

                En moins d’une heure, le plan est prêt, les opérateurs ont fait leur travail : speeders, surveillance, itinéraire ! Du beau travail d’agent impérial, propre, efficace, cadré. Les souvenirs et la nostalgie m’envahissent quelques instants ! J’ai hâte de remettre le couvert sur le terrain après tant d’inactivité.

                Le capitaine donne les derniers ordres avant le grand départ. J’indique au capitaine que je souhaite récupérer le matricule physique de l’agent Dunam. Cela semble lui importer peu. Je le rajoute donc à un pendentif porté autour du cou, caché sous mes vêtements, histoire de limiter le bruit. L’opération commence.
                Dans une chorégraphie parfaitement exécutée, les agents font leur boulot à la perfection, tout le monde embarque dans les véhicules. Je scrute l’arrière, l’arme dissimulée dans les coussins arrières, pour ne pas éveiller les soupçons des civils. Au bout de plusieurs minutes, le palais impérial est en vue; il est majestueux. Je ne m’accorde que peu de temps pour l’observer, retournant rapidement à ma mission de surveillance. Un sentiment joyeux m’anime : je suis de retour au bercail !

                En sortant du hangar, je constate que les hauts gradés de l’Impérium font toujours autant d’effets sur les soldats de l’armée régulière. Il est vrai que certains usent facilement de l’influence des rapports de la D2I pour affecter la carrière de ceux qui leur manque de respect; pour autant, je ne pense pas que le Capitaine soit de ce genre d’agent. Il a plutôt l’air de quelqu’un de droit dans ses bottes.

                Nous avançons dans de somptueux jardins; je suis ébloui par les couleurs, les plantes, les arbres ! Je tente tant bien que mal de cacher ma fascination, mais ce n’est pas un exercice facile. Nous croisons un certain nombre d’officiers hauts gradés et quelques dignitaires de l’Empire qui nous jettent des regards quelque peu interloqués, sans pour autant prendre la peine d’insister.

                C’est finalement un Bothan qui croise notre chemin et entame une conversation avec le capitaine. Cela me permet d’apprendre qu’il faut toujours autant se méfier de ces sales races, même si leur efficacité en matière d’espionnage est toujours appréciable; il semble aussi que cyborg ait une certaine réputation ici-bas. Je me doute bien que tout ça n’est pas dit au hasard et que leurs relations doivent être particulièrement tendues.

                Et surtout : la grande moff ! Elle sera bientôt présente ! Peut être que j’aurais l’honneur de l’apercevoir prochainement. Voir même que je ferais peut-être partie des "découvertes" du capitaine, mentionnées par le Bothan… J’essaye de ne pas trop me reposer sur cet espoir, même si je le conserve dans un coin de ma tête.

                Juste après cette pensée, le fameux humanoïde poilus indique qu’il serait intéressant pour moi d’être présent pendant le rapport ! Fabuleux ! Maintenant, c’est sûr, je pourrais faire mon plus beau salut impérial de ces dernières années ! Quelle impatience… Vestrit m’indique mes quartiers pour me préparer à un entretien avec la grande moff ! Quel honneur…




                Je fais claquer les talons devant le capitaine avant de prendre congé. Un petit appartement privé m'a été attribué; visiblement, ils ont prévu le coup à l’avance : je trouve un uniforme de cérémonie flambant neuf pile à ma taille ! Les rapports de Hoth ont finalement eu une autre utilité qu’une banale tentative d’assassinat.

                Mon premier réflexe reste de faire une vérification de routine : y a-t-il des micros ? des caméras ? des robots tueurs camouflés pour me sauter dessus ? En quelques minutes, le périmètres semble sécurisé. Je me défais de mes habits en civil pour me laver entièrement ! Plusieurs shampooings sont nécessaires pour démêler l’intégralité de ma fourrure que je brosse de long en large. Je profite d’un kit de rasage pour tailler mes poils, afin d’être parfaitement harmonieux !

                Je finis par prendre l’uniforme et m’en revêtir. Je m’entraîne face à un miroir pour parfaire mon salut militaire ! Profitant de l’accès aux bases de données impériales de premier cercle, je révise les différents respects qui sont dû à la grande moff. Je prends aussi un peu de temps pour me renseigner globalement sur l’histoire et la chute de l’Empire, la naissance de l’Impérium sous tutelle. Chaque information sur la chute de mon précieux régime est comme un uppercut en plein estomac. J’ai beaucoup de mal à accepter sa chute.

                L’heure d’embarquer arrive finalement, quelques heures plus tard. Je rejoins le capitaine et nous embarquons dans une navette, accompagné de son “ami” le Bothan. Le silence du vol en dit beaucoup. Je préfère me taire plutôt que d’entrer dans le potentiel jeu de mon collègue particulièrement poilu. Au bout d’un certain temps, la navette se pose.

                Fermant notre file, escortés par des soldats d’élites - probablement la garde rapprochée de la grande moff -, nous atteignons bientôt les appartements privés. Les soldats surentraînés se placent de part et d’autre de la porte, telle de farouches gargouilles sur une cathédrale.
                Rapidement, la porte s’ouvre et un homme de grande taille, qui semble parfaitement protocolaire, inspire avant de nous inviter à entrer dans la salle.

                La Grand Moff. Devant moi. J’ai du mal à me ressaisir. Heureusement, mes réflexes me permettent de claquer des talons dans un salut impérial parfaitement exécuté. J’essaye de garder un air de circonstance, mais j’ai du mal à rester immobile. Comment rester de marbre devant l’âme de l’Impérium ?

                Elle balaye l’assemblée du visage, hochant la tête devant le major et le capitaine… mais arrête son regard sur moi. Visiblement, ma présence semble l’interroger :


                - Voilà un visage que je ne connais pas…
                - Il s’agit du major Rek’kar, Madame, répond le capitaine qui semble encore plus impassible que d’habitude
                - Ah oui… Le fameux Rek’kar… Celui qui a survécu dix ans dans les ténèbres et le froid de la terrible planète Hoth… Votre parcours est singulier, major. Il n’est pas donné à tout le monde d’avoir une telle résilience, une telle rage de vivre… Et le fait que vous vous soyez illustré au combat dès votre retour au service actif est une preuve de votre détermination. L’Impérium a assurément besoin d’hommes de votre trempe.

                Impossible de ne pas se sentir bouffi de fierté face à une telle annonce. Ne voulant pas importuner la Grande Moff dans de vagues remerciements, je me contente de bomber le torse et d’effectuer un nouveau claquage de talons pour la remercier du compliment.

                Aux dires de la Grande Moff, on comprend qu’il y a une sorte de rivalité malsaine entre les deux agents. La jeune femme semble parfaitement au courant de cela et appuie colontairement sur cette rivalité pour tirer, je suppose, le meilleur.

                C’est le capitaine qui se lance dans son rapport, indiquant tous les éléments en notre possession. Il est complété par le rapport du Bothan. Visiblement, une société nommée “L’Oiseau de Feu” est liée à cette affaire. Il faudra que je demande plus d’informations au capitaine à ce sujet ; si la tentative me visant est bien menée par ce groupuscule, il va rapidement falloir mettre un terme à leurs agissements, sinon, cela risque de nuire grandement à l’Empire… En plus de cela, il y a bien confirmation qu’une taupe se trouve parmi nous. ça serait probablement trop facile, sinon !

                Une tension naît dans l’air. La Grande Moff semble particulièrement affectée par le rapport; sans savoir exactement de quoi il en retourne, mais je suppose que la finalité de cette organisation doit être le renversement de l’Empire ou au, au moins, du pouvoir actuellement en place… Ce qui n’augure rien de bon pour la suite.

                - Retrouvez cet officier au plus vite, major Teu’lya. Faites-lui cracher le morceau. Et donnez-moi des noms.

                L’espion incline la tête, puis prend congé. S'ensuit alors un monologue de la Grande Moff qui m'est destiné. J'obtiens quelques informations qui complètent ce que j’ai pu lire de l’histoire de l’Impérium. Je recolle les morceaux actuels, les idées des groupuscules qui possèdent d’autres idées et note particulièrement que “L’Oiseau de Feu” se trouve être à l'opposé de mes idéaux d’égalité. La jeune femme pose ensuite une ultime question :

                - La question qui se pose à présent, major Rek’kar, est la suivante : êtes-vous disposé à rejoindre la lutte ? Etes-vous prêt à combattre ces deux ennemis, à faire don de votre vie pour l’Impérium ?

                Sans même réfléchir, je pose un genoux au sol, inclinant la tête, je porte mon arme comme une offrande envers la Grand Moff et me fend des mots suivants :

                - Plus qu’un régime, l’Empire est ma raison d’être et de vivre au quotidien. Je vous offre mon arme. Si vous considérez que je ne suis pas à même de servir l’Empire ou si vous avez un quelconque doute sur ma loyauté, vous pouvez mettre un terme à mon existence ici même - Ou m’ordonner de le faire -

                J’ai survécu sur Hoth pendant ces dix dernières années dans le seul objectif de servir l’Empire. Quelque soit sa forme, quel que soit son état, quelles que soient les difficultés, l’Empire est ma nation, jamais je ne la laisserais tomber.

                Je me bat pour moi, pour tous mes camarades tombés au combat - dont je pourrais vous citer chacun de leurs noms, même dix années après -; mais je me combat surtout pour l’Empire et tout ce qu’il représente.

                Je suis prêt à mourir pour mes idéaux. Je suis prêt à mourir pour mon Empire, si cher à mon cœur. Vous qui en êtes la voix, l’incarnation même, figure de proue d’un Empire qui renaît de ses cendres, je suis prêt à mourir pour vous, sous vos ordres.


                Figé, le genou au sol, l’arme tendue en avant, je n’ai plus qu'à attendre son jugement. Mon avenir se joue ici en ce lieu.
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                  Post n°8
                  Auteur : Hivernus

                  La Grande Moff s’attendait à ce que le major Rek’kar prenne le temps de la réflexion avant de donner sa réponse. Il n’en est rien. Le Drall s’agenouille à ses pieds, lui tend son arme et lui fait don de son allégeance. Un acte certes surprenant… Mais également très flatteur. Il ne reste désormais plus qu’à savoir si la petite boule de poils est prête à tenir parole… Car le moment viendra où il faudra honorer sa promesse. Et lorsque ce moment se présentera, la naine ne manquera pas de lui rappeler son serment d’allégeance s’il venait à fléchir. Ashe referme les mains de l’agent sur l’arme qu’il tend, accompagnant le geste d’un sourire dévoilant de belles dents blanches.

                  - Votre zèle est appréciable, major Rek’kar. Je vous accepte volontiers à mon service… Et je vous détache par conséquent du Bureau de la Sécurité de l’Impérium pour servir au sein de l’unité du capitaine Vestrit. Indique la jeune femme en venant croiser les mains dans son dos. Capitaine, vous ne voyez aucun inconvénient à ce qu’il soit des vôtres ?

                  Le colosse, plus rigide qu’une statue, racle le fond de sa gorge pour éviter une énième quinte de toux.

                  - Non madame. Aucun. Répond froidement l’officier, avant de poser son regard sur Rek’kar. D’ordinaire, vous seriez affecté au Département Investigation et Interrogation du Bureau de la Sécurité de l’Impérium. La conjoncture actuelle n’est pas particulièrement propice pour une telle affection, puisque les services secrets sont compromis. L’Oiseau de Feu dispose de sympathisants au sein du Bureau. Et il y a fort à parier qu’il en est de même pour Valiant. Nous ne pouvons donc pas nous fier à n’importe qui, comme vous pouvez vous en douter.

                  Il était déjà compliqué de se fier à qui que ce soit avant l’arrivée des conjurés, du fait d’individus carriéristes peu scrupuleux et d’un esprit de compétition exacerbé par une hiérarchie impitoyable. Désormais, c’est chose impossible. Le B.S.I est devenu un véritable nid d’espions… Chose peu banale quand on y réfléchit. Les services secrets de l’Impérium dévastés de l’intérieur par une invasion de taupes. Cette pensée amuserait presque le cyborg, qui se contente simplement de réprimer l’ombre d’un sourire sinistre.

                  - L’unité au sein de laquelle vous serez affectée fonctionne plus ou moins de la même manière que le Département Investigation et Interrogation. La traque des ennemis du régime reste notre priorité absolue. Poursuit le capitaine. Il y a cependant une chose que vous devez comprendre, major… Cette division que je dirige n’a pas d’existence officielle. Il s’agit d’une unité fantôme, clandestine, dont le but premier est l’identification et l’élimination des éléments conspirateurs qui gangrènent notre société et nos institutions armées. Tant que vous servirez en son sein, vous serez coupé du monde extérieur. Vous n’aurez de contact qu’avec moi ou d’autres agents de notre division clandestine, selon les missions. Tout transfert d’informations ou tentative de communication avec des personnes non accréditées sera considéré comme un acte de trahison et passible d’une exécution expéditive. Comprenez bien qu’il s’agit là d’assurer votre sécurité et celles de nos camarades en compartimentant au maximum le partage d’informations. Toute fuite peut avoir des conséquences désastreuses, comme vous vous en doutez.

                  - De toute manière, tant qu’il y aura des tueurs à vos trousses, il est préférable de vous maintenir dans l’ombre, loin des regards et des oreilles qui traînent… Cela vous évitera quelques désagréments, à n’en pas douter. Ajoute la Grande Moff avant de se vautrer à nouveau dans son fauteuil en cuir de Rancor. Toutefois, ne croyez pas que nous allons vous tenir loin du danger, loin de l’action. Votre ténacité est un atout que nous comptons bien mettre à contribution… Pour l’heure, votre rôle consistera à analyser une série de documents et de rapports afin d’établir le profil d’un de mes agents clandestins, que certaines sources pensent compromis.

                  La Boroskaise se penche en avant pour se saisir d’un bloc de données qu’elle tend ensuite au Drall.

                  - Il n’est pas nécessaire de vous rappeler que les informations que vous aurez sous les yeux sont des informations particulièrement sensibles… Annonce la dirigeante impériale en posant son regard noir sur l’agent qui lui fait face. Quoi qu’il en soit, nous ferons le nécessaire pour vous fournir tout le matériel dont vous aurez besoin pour accomplir votre tâche. Le capitaine Vestrit se chargera de répondre à la moindre de vos demandes… Dans la mesure du possible bien évidemment.

                  Un sourire loquace vient brièvement étirer les lèvres de celle que l’on surnomme le Renard Impérial. Vestrit n’est pas particulièrement réputé pour sa bienveillance. S’il juge qu’une demande du major est impertinente, il le fera sûrement savoir… D’une manière ou d’une autre.

                  - Bien… A présent, Major Rek’kar, vous pouvez disposer. Vous aurez beaucoup de travail à abattre, croyez-moi. Je vais m’assurer qu’on vous fasse raccompagner jusqu’à vos quartiers privés. La naine se saisit d’un nouveau fruit, qu’elle croque à pleine dents. Le capitaine Vestrit viendra vous rejoindre plus tard.

                  L’agent est congédié d’un simple geste de la main. L’audience est terminée. Lorsqu’il passe le seuil de la porte, un premier Manteau de Nuit se détache de la rangée de gardes immobiles et fait claquer ses talons.

                  - Major, veuillez me suivre. Ordonne le soldat d’élite au travers du vocabulateur de son casque.

                  Un second Manteau de Nuit vient se positionner derrière la petite boule de poils. Ainsi escorté, le Drall est conduit au travers des couloirs animés du destroyer stellaire. Le trajet, qui se déroule dans le silence le plus total, ne dure dans les faits pas plus de cinq ou six minutes. Il semblerait en effet que la Grande Moff se soit arrangée pour que l’agent ait ses quartiers près des siens, bien qu’ils soient situés un pont en dessous.

                  Le soldat de tête insère sa tige dans la console, attend que la porte glisse dans le mur puis fait un pas de côté, enjoignant le major à entrer d’un bref geste de la main. L’intérieur de la cabine est plutôt spacieux. Le mobilier, de bonne facture, offre tout le confort dont un officier de la marine impériale pourrait avoir besoin. La petite femme tient visiblement à ce que son nouveau protégé puisse travailler dans de bonnes conditions.

                  A l’extérieur, les Manteaux de Nuit se maintiennent en sentinelles imperturbables jusqu’à ce que le capitaine Vestrit vienne rejoindre l’agent placé sous ses ordres. A son arrivée, les deux soldats en armure grise font claquer leurs talons, puis disparaissent sans un mot. Le cyborg, les mains croisées dans le dos, figé dans son habituelle et rigide posture, se contente dans un premier temps d’observer en silence l’intérieur de la cabine.


                  - J’espère que vous vous plaisez dans vos quartiers privés, major… Car cet endroit sera votre nouvelle maison pour les prochains jours. Se contente d’indiquer l’officier du D2I d’une froideur renouvelée. La Grande Moff a décidé de voyager dans le sud de la Bordure Extérieure. L’armada mettra environ trois semaines pour rejoindre sa destination. Mais la Grande Moff exige un compte rendu le plus rapidement possible. Je vous donne donc trois jours pour réaliser l'impossible. C’est donc le temps dont vous disposez pour livrer à la Grande Moff un compte-rendu de vos analyses.

                  Le colosse en uniforme rouge pivote afin de se diriger vers la sortie. Il fait quelques pas, réprime une nouvelle quinte de toux, puis s’arrête sur le seuil de la porte.

                  - Dernière chose, major… Les renseignements rassemblés sur le bloc de données que la Grande Moff vous a remis sont les seuls exemplaires numériques dont nous disposons. Tâchez donc de ne pas les effacer par erreur… Ou de perdre votre datapad quelque part… Ajoute Vestrit, un sourire caustique aux lèvres.

                  S’il s’agit là d’un trait d’humour, le capitaine se garde bien de le dire. Quoi qu’il en soit, l’officier du Bureau de la Sécurité de l’Impérium s’éclipse sur ces derniers mots, laissant le Drall seul avec ses pensées et sa nouvelle affaire.


                  Spoiler : Dossier "Chimère" :

                  ARCHIVES MILITAIRES DU SERVICE STRATÉGIQUE BOROSKAIS.
                  RÉSEAU SÉCURISÉ.

                  ... Analyse des identifiants ...

                  ... Connexion en cours ...


                  Bienvenue, major Rek'kar.





                  Ouverture du dossier militaire N°1406-1011 classé XxX. [abyssal]





                  Nom : Drevan'as'hawan.

                  Pseudonymes connus : Nash Futhark, Hivernus, Chimère.

                  Date de naissance : Non précisée. (Age de l'individu estimé entre 30 et 35 ans.)

                  Lieu de naissance : Csilla, Ascendance Chiss. (Régions Inconnues.)

                  Espèce : Chiss.

                  Occupation actuelle : Agent accrédité de niveau 5 (Obscur).

                  Affectation actuelle : Bordure Extérieure.







                  Résumé détaillé de la carrière de l'agent "Chimère" :



                  - Marine Impériale (- 10 ABF - + 1 ABF) -

                  Le jeune Nash Futhark est confié au capitaine Talbot, commandant en second du destroyer stellaire de la classe Impériale, le "Résolu", lors d'une mission diplomatique conduite par l'amiral Codor au sein de l'Ascendance Chiss.

                  Il est rapporté que le jeune Chiss souffre d'un problème d'intégration lié à sa condition d'alien et d'étranger. Plusieurs altercations avec d'autres cadets sont signalés par les officiers du "Résolu" au cours des premiers mois de formation. En dépit de ces incidents, Nash Futhark obtient l'approbation de différents instructions après avoir obtenu d'excellentes notes lors des simulations de combat, que ce soit dans le cockpit d'un chasseur ou derrière la console d'un poste d'artillerie. Bien qu'ayant terminé deuxième de sa promotion, le Chiss se voit refuser un poste au sein de la Chasse Impériale et reçoit une affectation en tant qu'artilleur à bord du "Résolu". Les raisons qui ont poussé à ce choix demeurent, jusqu'à présent, un sujet de spéculation puisque le commandement n'a pas tenu à expliquer une telle décision. Il faut toutefois prendre en compte les différentes rumeurs circulant alors à bord du destroyer :

                  - Favoritisme du capitaine Talbot, dont l'influence à bord du "Résolu" a permis au cadet Futhark de tricher en toute impunité.
                  - Confrontations violentes avec les divers cadets et problèmes de discipline qui ont forcé les instructeurs à reconsidérer un poste au sein de la Chasse Impériale.
                  - Altercations entre les instructeurs et le commandement du "Résolu" à propos de l'avenir même du cadet Futhark qui auraient débouché sur un "compromis".

                  La carrière du Chiss avance au ralenti, probablement en raison du mépris de certains officiers et de la réticence des autres à lui confier une promotion du fait de sa proximité avec le commandant en second. (A noter qu'il est également probable que l'absence de missions notables soit également à l'origine d'une stagnation.) S'il devient l'un des artilleurs les plus recommandés du "Résolu" après avoir fait preuve d'initiatives et démontré quelques compétences dans le domaine de la tactique, il faudra attendre plusieurs années avant qu'il ne se voit attribuer le grade d'enseigne. Il obtient une nouvelle promotion (lieutenant) peu de temps avant la destruction du "Résolu". (Se référer à [Censuré] pour plus de détails.)




                  - Bureau de la Sécurité de l'Impérium (+1 ABF - +4 ABF) -

                  Le lieutenant Futhark est retrouvé plusieurs mois après la destruction du "Résolu" par l'agent [Censuré], sur la planète Tatooine. Il est recruté en tant qu'agent de terrain du Bureau de la Sécurité Impériale (renommé par la suite Bureau de la Sécurité de l'Impérium avec l’avènement de l’Impérium).


                  Spoiler : Opération "Rat Womp" (Rapport classé : Secret)


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                  RAPPORT DE MISSION ~~~ Bureau de la Sécurité Impériale ~~~ TATOOINE

                  CONFIDENTIALITE XxX

                  Rédigé par [Censuré], selon le rapport de : Premier maître Perron. Chef d’unité de l’escouade Special Air Force (SAF). Opérations Spéciales Impériales (OSI).

                  Objectif de mission : Recruter ou abattre par tous les moyens Nash Futhark (F). Abattre [Censuré] et sécuriser les informations en sa possession.

                  La SAF reçoit l’ordre de partir pour Tatooine après avoir reçu la confirmation que [Censuré], dignitaire impérial en fuite ayant en sa possession des informations sensibles, a été localisé sur ladite planète. Dans le même temps, un rapport provenant d’un agent local indique qu’un ancien officier de la marine impériale a été identifié sur Tatooine.

                  Le Bureau de la Sécurité Impériale (BSI) charge donc le premier maître Perron d’une mission secondaire : recruter l’officier, dénommé Nash Futhark, ou l’éliminer.

                  Rôles : Premier maître Perron (PM) : Commandement, second maître Peebles (P) : Soutien lourd, quartier-maître Mac Gill (MG) : Communications, quartier-maître Gunn (G) : Pilotage.

                  T+0 : Déploiement de la SAF sur Tatooine. L’escouade, selon les ordres de PM, sécurise le périmètre puis se voit confier la garde de la navette de classe Lambda.

                  T+12 : Prise de contact entre PM et l’agent [Censuré], chargé de recruter F pour le compte du Bureau de la Sécurité Impériale.

                  T+14 : F est repéré dans une cantina locale par une source anonyme. L’agent [Censuré] instaure le contact avec F. PM se positionne en hauteur, en tant qu’observateur et soutien.

                  T+17 : F et [Censuré] quittent la cantina et s’isolent dans une ruelle peu fréquentée. F montre d’excellentes prédispositions à un nouveau service au sein de l’Empire. F indique à l’agent [Censuré] qu’une défaite n’arrêtera pas l’Empire. Il affirme par ailleurs que tant qu’il restera un impérial en vie, l’Empire vivra. F ajoute ensuite qu’il n’a jamais cessé de servir les intérêts de l’Empire.

                  T+19 : PM rejoint [Censuré] et F. PM et F embarquent à bord d’un speeder afin de rejoindre l’objectif de mission.

                  A T+49 : Crépuscule. Visibilité restreinte.

                  T+50 : PM remet un blaster à F et lui ordonne d’abattre [Censuré], dans le but de prouver sa loyauté au régime impérial.

                  T+51 : F s’introduit dans le bâtiment abritant [Censuré].

                  T+52 : Bref échange de tirs. [Censuré] est abattu par F.

                  T+53 : Informations compromettantes récupérées par F.

                  T+54 : PM et F quittent le bâtiment après avoir effacé toute trace de leur passage.

                  T+85 : Exfiltration de la SAF et de F.

                  BILAN DE MISSION :

                  Traître supprimé. Informations sécurisées. Agent recruté.

                  FIN DE RAPPORT DE MISSION.


                  Spoiler : Opération “Fuite de Cerveau” (Rapport classé : Secret)


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                  RAPPORT DE MISSION ~~~ Bureau de la Sécurité Impériale ~~~ KUAT

                  CONFIDENTIALITE XxX

                  Rédigé par [Censuré], selon le rapport de : Premier maître Perron. Chef d’unité de l’escouade Special Air Force (SAF). Opérations Spéciales Impériales (OSI).

                  Objectif de mission : Capturer ou abattre Kabu, dignitaire impérial ayant fait défection avec une partie de la fortune impériale. Capturer ou abattre la famille Kabu, comprenant l’épouse et les deux filles de Kabu.

                  Le Special Operation Executive (SOE), autre unité des OSI, est anéanti sur Dagobah après avoir été confronté à une équipe de chasseurs de primes employés pour la protection de la famille Kabu.

                  La SAF reçoit l’ordre de débarquer sur Dagobah afin de récupérer d’éventuels survivants. Deux rescapés sont ainsi secourus par l’unité : le major Fox, franc-tireur clone ayant reçu le commandement du SOE pour l’opération et le premier maître Wood Murphy, chef d’unité de l’escouade SOE. Les corps des autres opérateurs de l’unité sont laissés sur place. Seules leurs plaques d’identification militaires sont récupérées.

                  Le premier maître Wood, dont les blessures sont préoccupantes, se fait prodiguer les premiers soins avant d’être placé dans une cuve à bacta. Le major Fox demande le soutien de la SAF pour achever sa mission, qu’il reçoit du premier maître Perron après une brève altercation.

                  La SAF se rend donc sur Kuat, planète sur laquelle réside le frère de Kabu, individu qui serait donc susceptible de l’abriter. Nash Futhark, qui émet des doutes quant à la réussite de la mission faute de renseignements sur les chasseurs de primes et le soutien que Kabu pourrait avoir sur place, est ignoré.

                  Rôles : Major Fox (M) : Commandement, Premier maître Perron (PM) : Commandement, second maître Peebles (P) : Soutien lourd, quartier-maître Mac Gill (MG) : Communications, quartier-maître Gunn (G) : Pilotage, agent Futhark (F) : Soutien tactique.

                  T+0 : Arrivée de la SAF en orbite de Kuat. F suggère à PM un repérage des lieux et une surveillance de la famille Kabu avant d’envisager une quelconque opération. La suggestion est ignorée.

                  T+15 : La SAF passe le contrôle orbital à l’aide de faux codes d’identification fournis par le BSI.

                  T+38 : La SAF se pose sur Kuat. Les opérateurs se fondent dans la foule, vêtus de combinaisons d’ouvriers afin de passer inaperçus.

                  T+53 : La SAF rejoint l’immeuble où réside le frère de Kabu. PM donne les consignes : Capturer la famille Kabu. Liquider les témoins.

                  T+56 : La SAf lance l’assaut au cinquième étage. Un chasseur de primes est fait prisonnier alors qu’il mène la garde devant l’appartement, qui est rapidement investi par les opérateurs.

                  T+57 : La SAF capture la famille Kabu. Le frère du traître est abattu par M.

                  T+58 : Le chasseur de primes parvient à s’échapper après avoir maîtrisé PM et menacé F à l’aide d’une arme.

                  T+60 : La SAF quitte les lieux. Extraction de la famille Kabu. Témoin gênant abattu par F.

                  A T+62 : Plusieurs civils sont abattus dans la rue sur les ordres de M.

                  T+75 : La SAF rejoint la navette et entreprend de quitter Kuat.

                  A T+79 : Plusieurs patrouilleurs des forces de sécurité locales prennent en chasse la navette de la SAF.

                  T+80 : Les chasseurs de primes proposent leur soutien aux autorités locales.

                  T+81 : Les patrouilleurs ouvrent le feu sur la navette, sans parvenir à pénétrer les boucliers déflecteurs. Le chef de l’escadron ouvre un canal de communication sur lequel il demande à la SAF d’abaisser les boucliers et de couper les moteurs de la navette, dans l’optique de se préparer à un abordage.

                  A T+82 : Une corvette des forces de sécurité locales se place en position d’interception.

                  T+83 : F tente de gagner du temps en retournant les forces de sécurité locales contre les chasseurs de primes, présentant la SAF comme unité des forces spéciales républicaines chargée d’exfiltrer un dignitaire impérial jusqu’à Coruscant et poursuivie par une bande de mercenaires à la solde de l’Empire. F s’appuie sur des codes d’authentification républicains pour porter du crédit à son récit.

                  T+84 : Le chef d’escadron réitère sa demande, menaçant la SAF d’ouvrir à nouveau le feu en cas de refus d’obtempérer.

                  T+85 : F tente un dernier coup de bluff en envoyant un message de détresse sur les fréquences militaires de la marine républicaine. Le but est de profiter de la confusion que provoquerait l’apparition d’une flotte républicaine dans le système de Kuat pour passer en hyperespace. Le manque de réaction des forces républicaines oblige F à changer de plan.

                  T+86 : La SAF indique couper ses moteurs et désactiver ses boucliers déflecteurs. Avec la capture imminente de la SAF et de la famille Kabu par les forces de sécurité locales, F convainc Kabu femme de témoigner en leur faveur, les présentant en tant que soldats des forces spéciales républicaines chargés de les protéger contre les mercenaires de l’Empire.

                  T+98 : Capture de la SAF et de la famille Kabu par les forces de sécurité locales.

                  BILAN DE MISSION :

                  SAF capturée. Famille Kabu non traitée, récupérée par une entité tierce. Nombreuses pertes civiles. Échec total.

                  FIN DE RAPPORT DE MISSION.


                  L'agent Futhark est par la suite libéré avec le reste de l'escouade SAF lors de l'opération "Eagle Claw", au cours de laquelle il élimine un agent des forces de sécurité locales qui menaçait de s'en prendre à l'un de ses camarades. Il est par ailleurs dit, selon les témoignages des agents présents sur place, qu'il aurait porté à bout de bras (ou de dos) le major Fox, dont l'état de santé ne lui permettait pas de se déplacer par ses propres moyens, tout au long de l'opération d'exfiltration.

                  L'agent Futhark est promu au rang de major et se voit confier une nouvelle mission aux côtés du major Mulder.


                  Spoiler : Chasse aux Sith sur Mygeeto (Rapport classé : Secret)

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                  RAPPORT DE MISSION ~~~ ACTU - SITHHUNTERS - CSI ~~~ MYGEETO

                  CONFIDENTIALITÉ XxX

                  Rédigé par Major Fox Mulder DU BSI – ACTU - Groupe SithHunter(SH)

                  Objectif de Mission : Capturer ou Abattre des terroristes Sith sur le sol séparatiste de Mygeeto

                  Après une rapide mise au point sur la situation, nous avons, moi (Major Mulder(M)) ainsi que les Majors Futhark(F), Obo(O) et Vekin(V), été envoyé sur Mygeeto, pour seconder une équipe de chasseur de primes (CDP) employée par la CSI avec pour ordre de mettre hors d'état de nuire les terroristes Sith.
                  Après distribution du matériel "anti sensitifs", un discours d'encouragement de la part du conseiller Hughinger et un court transport, nous avons atteint le sol à T+0 au point de coordonnées 78-45-0 88 pour ensuite rejoindre les 5 CDP au point 78-45-0 89.

                  Rôles : F : Commandement, M : Communications, V : Sniper, O : Soutien.

                  A T+0 : Vent violents - visibilité bonne - communications perturbées

                  T+15 Prise de contact avec l'unité de 5 combattants CDP.
                  Nous avons reçu l'ordre de prendre en tenaille un Sith quand une vague électromagnétique coupa toutes les communications longues distances et désactiva notre escorte droïde.

                  A T+30 : Début de tempêtes de neige - Visibilité restreinte - Communications nulles

                  T+30 min, selon les directives de F, les SH ont évolué en hauteur à travers des immeubles tandis que les CDP se déployaient au sol pour intercepter le Sith.

                  Après une demande de nouvelles informations sans réponse, nous avons repérer depuis notre position en surplomb un humain se dirigeant à vive allure sur la position des CDP.
                  Il s’agissait d'une humaine de sexe féminin armée d'un sabre laser à lame rouge avec des intentions clairement hostiles. Malgré l'avantage (à T+30 inconnu pour SH) d'un Ysalamiri, les CDP furent mis en difficultés par la Sith et l'un des leur a été blessé.
                  F et moi sommes descendus pour soutenir les CDP au contact tandis que les Majors V et O servaient d'appui sniper.

                  Dans la confusion de la mêlée et des tirs, O a reçu un renvoi de tir en provenance de la Sith. Il semble avoir été touché mortellement avant de chuter de sa position de sniper. Ensuite F s'est retrouvé pris en otage par la terroriste mais un tir de V au travers de l'épaule de F le délivra de l’emprise Sith.

                  T+40 Un commandant Droïde est arrivé en renfort pour appréhender la Sith. Arrestation effective à partir de T+45.
                  Avec un léger rétablissement des communications, nous avons reçu l'annonce du kidnapping du Préfet de Géonosis et l'ultimatum d’échange entre notre récente prisonnière Sith et le Préfet avec la demande d'utiliser un réseau secondaire crypté.

                  T+50 Après une concertation entre CSI-SH-CDP et avoir effectué les premiers soins pour les blessés, j'ai demandé une évacuation du blessé CDP et un transport pour le lieu de rendez-vous fixé par le preneur d'otage. Un pont situé à 25° Sud-Est des banques de Kalter Prime.
                  J'ai également requis le déploiement des Task Forces(TF) 222 et 333 au sol, ainsi qu'un soutien humain de la part de TF 111 mais aucunes réponses reçues.

                  T+65 Deux équipes de snipers sont déposées sur les toits des immeubles faisant face au pont, la 1ère équipe formée de 2 CDP et la 2nd formée par V et F. J'étais donc le seul membre des SH sur le lieu de l’échange.

                  A T+80 : Blizzard de neige - Visibilité très mauvaise - Communications très perturbées

                  T+80 Arrivée du terroriste Sith avec l'otage, la cible identifiée comme humaine de sexe féminin armée d'un sabre laser rouge. Positionnement en vol stationnaire au-dessus du point d’échange d'une navette Némoidienne demandé par la terroriste.
                  Début des négociations entre Commandant Droïde et Sith

                  T+81 Suite à un appel de F depuis sa position en surplomb et la détection d'individus non identifiés, je me suis glissé seul et discrètement sous le point d’échange dans l'objectif d'intercepter 3 individus suspects détectés par capteurs et couper la retraite terrestre à la terroriste. Perte de contact visuel temporaire avec le reste des événements.

                  T+85 Je me retrouve assommé par la Sith via la fermeture brutale à distance de la trappe de sortie.

                  T+86-90 Son de sabre laser perçu, décollage de navette entendu suivi immédiatement de plusieurs détonations rapprochées dans le temps et par le son d'un violent crash.
                  Perte de contact radio avec N et V.

                  T+90 Identification auprès de 3 soldats renforts ACTU (TF 111)
                  État des lieux : La prisonnière Sith à terre, morte. La navette de transport s'est écrasée au-dessus de la position de F et V. La position de la Sith et de l'otage supposé sur la zone de crash.

                  T+92 Début d'intervention de CDP dans immeuble du crash pour retrouver la Sith
                  Début d'intervention par moi et renforts ACTU pour sauver F et V.

                  T+95 Contact visuel avec F, V et Préfet otage. Signes vitaux V : Nuls. Signes vitaux F : Faibles.
                  J'ai tenté d'appliquer des premiers secours sur F pour le réanimer

                  T+100 Bref combat entre CDP et Sith : Sith tuée, 1 CDP gravement blessé.

                  T+105 Intervention d'urgence sur les blessures de F causé par l'Armure de Phrik profondément enfoncé dans sa jambe. Suivi d'une amputation de fortune effectuée grâce au sabre laser de la terroriste.

                  T+115-130 Évacuation des blessés et sécurisation de la zone par TF 222.
                  J'ai réquisitionné une navette et pris le contact avec TF 333 pour bilan des effectifs de la TF 111.
                  Annonce de la découverte du corps d'une dernière humaine de sexe féminin identifiée comme terroriste Sith. Décès supposé par sabre laser.
                  Les armées droïdes CSI commence peu à peu à se

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                    Auteur : Hivernus

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                    T+130-160 J'ai aidé le transfert des blessés de la TF 111 et fais un rapport préliminaire au Conseiller Hughinger

                    BILAN DE MISSION :
                    3 Terroristes Sith tuées
                    Pertes SH : 2 morts et 1 état grave
                    Pertes ACTU : Quelques morts et de nombreux blessé (TF 111)

                    FIN DE RAPPORT DE MISSION.

                    Après être sorti d'une longue convalescence, le major Futhark se voit attribuer un poste d'officier traitant au sein du Département Infiltration et Manipulation (DIM). Sa hiérarchie lui remet le commandement d'une unité chargée de la planification d'une opération clandestine et l'autorise à recruter parmi toutes les branches des forces armées pour la constitution de ses équipes de terrain.

                    Le major Futhark adjoint à ses équipes une unité d'un genre spécial, dont les membres sont recrutés parmi les détenus les plus dangereux des centres de détention impériaux. Les six prisonniers choisis pour servir de cobayes dans l'unité expérimentale du major Futhark sont sélectionnés pour leurs compétences (assassinat, sabotage, tir de précision, contrebande, falsification de documents). Ces nouvelles recrues, spécialement enrôlées pour les besoins de l'opération clandestine, reçoivent une instruction militaire et idéologique complète. L'idée, à long terme, est de fournir à l'Impérium des unités formées de prisonniers sacrifiables au besoin, et de les adjoindre sur des théâtres d'opération à des unités hautement spécialisées dont la perte serait bien plus tragique et coûteuse d'un point de vue stratégique.

                    L'une des détenues, sélectionnée par le major Futhark pour ses talents dans les domaines de l'assassinat et du subterfuge, reçoit même l'autorisation d'intégrer les équipes d'interrogation du BSI. Selon plusieurs rapports, la nouvelle recrue des équipes d'interrogation aurait dans le même temps réussi à obtenir des aveux complets de la part de prisonniers réputés "durs à cuire" et le respect (ou tout du moins la crainte) de ses nouveaux collègues.

                    Pour son zèle, son intransigeance et les résultats obtenus au cours de ses expérimentations, le major Futhark est à nouveau promu par sa hiérarchie. Passé lieutenant, Nash Futhark peut enfin se lancer dans les ultimes préparatifs de son opération clandestine.


                    - Seigneur de la guerre (+4 ABF) -


                    Spoiler : Opération "Silent Footsteps" (Rapport classé : Abyssal)

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                    RAPPORT DE MISSION ~~~ Bureau de la Sécurité Impériale ~~~ BASE VERGESSO

                    CONFIDENTIALITE XxX

                    Rédigé par [Censuré] selon ses observations au cours de l'opération et les renseignements recueillis à la fin de celle-ci.

                    Objectif de mission : Récupérer un scientifique impérial retenu en territoire hostile par une organisation criminelle notoire.

                    Rôles : Escouade "Griffe du Loup" (OSI), commandée par le major Telsh : Libération de prisonniers à risque, sabotage, instigation à la rébellion. Escouade "Tête de Mort" (Unité disciplinaire), commandée par le major Corvell : Libération et exfiltration du scientifique impérial. Escouade "Éclair de Feu", commandée par le sergent Slaryn : Protection rapprochée du lieutenant Futhark. Agent Morgana : Soutien logistique et technique pour l'escouade "Tête de Mort".

                    Base Vergesso, en tant que port franc de la Bordure Extérieure, s'avère être une plaque tournante pour les trafics en tout genre. Commerce d'esclaves, de drogues, de marchandises et vaisseaux volés ont fait la prospérité du planétoïde et du Syndicat Tenloss qui est à sa tête. Un important contingent armé, formé et payé par l'organisation criminelle avec ses propres fonds, protège par ailleurs la ville spatiale des prétentions extérieures.

                    Les débuts de l'insurrection.

                    L'escouade expérimentale "Tête de Mort", assistée par un agent du BSI déjà en place, se charge de récupérer le scientifique impérial et de l'exfiltrer. De son côté, l'escouade "Griffe du Loup", composée de commandos des OSI, doit remplir deux objectifs vitaux pour la réussite de la mission. La libération de détenus et d'esclaves, que le lieutenant juge nécessaire, doit en effet retenir l'attention des forces de sécurité ailleurs et permettre ainsi à l'escouade "Tête de Mort" de poursuivre son objectif sans rencontrer une forte opposition. Pour sa part, le lieutenant s'est arrangé une rencontre avec le dirigeant des lieux, Karth Kase, un homme de main d'une puissante organisation criminelle que l'on nomme Syndicat Tenloss, afin de discuter de certaines affaires...

                    Au cours d'une conversation qui s'avère aussi brève qu'intéressante, celui qui se fait nommer Hivernus pour les besoins de la mission dévoile au directeur Kase l'intérêt de sa présence ici. Alors qu'au sein de Base Vergesso les commandos impériaux déchaînent leur fureur et remplissent leurs objectifs, le lieutenant admet à son infortuné interlocuteur qu'il profite de l'opportunité qu'on lui offre pour détruire l'influence du Syndicat Tenloss dans la ville spatiale et ainsi libérer sa population des nombreux maux qui l'ont accablé. Après un bref combat opposant l'escorte du lieutenant aux gardes du corps du directeur Kase, ce dernier est fait prisonnier.

                    Dans le même temps, la libération massive d'esclaves et de détenus dans les rues de Base Vergesso, combinée aux actions militaires des commandos impériaux, provoquent une série d'escarmouches au sein de la ville spatiale. Au cours de trois jours de violents combats, le lieutenant Futhark parvient à rassembler sous son commandement divers groupes d'insurgés. Détenus libérés et esclaves affranchis par ses soins se mêlent aux commandos impériaux et à une poignée de volontaires pour former une sorte d'armée personnelle qu'il lance contre l'important contingent mercenaire de l'Association Natori, bras armé du Syndicat Tenloss, stationné sur le planétoïde.

                    De son côté, la diaspora Corellienne, qui dispose d'une importante communauté au sein de Base Vergesso, décide de prendre les armes pour protéger les siens des actions d'un camp ou de l'autre. Keldron Iblis, ancien militaire et contrebandier, est nommé chef de l'insurrection Corellienne et déclare l'indépendance de son quartier. Quelques gangs profitent par ailleurs de l'occasion pour revendiquer des morceaux de territoires...

                    Escarmouche dans le quartier des affaires.

                    Le Syndicat Tenloss, désireux de reprendre au plus vite le contrôle de Base Vergesso, déploie les troupes de l'Association Natori sur plusieurs fronts afin de mater les divers mouvements d'insurrection qui se sont formés au sein de la ville spatiale. Les volontaires d'Hivernus, qu'ils ont proclamé "commandant", ont pris leurs aises au sein du quartier des affaires qu'ils occupent et se sont arrangés pour fortifier leurs positions dans l'attente d'une quelconque décision de leur supérieur. Organisées en trois compagnies distinctes et formées au combat par les commandos impériaux, les troupes du désormais dénommé "Hivernus" représentent une menace de première importance aux yeux de l'Association Natori.

                    Un détachement de mercenaires tente de déloger les forces du lieutenant lors d'une brève escarmouche mais doit renoncer à l'attaque du fait de pertes importantes et du manque flagrant de progression. Les forces de l'Association Natori ont perdu une centaine d'hommes, morts et blessés confondus, au cours de l'assaut et se replient en bon ordre vers le carrefour. Les troupes d'Hivernus, pour leur part, comptent vingt-et-une pertes. Cette première victoire, bien que fortuite, semble galvaniser les insurgés...

                    Première bataille du carrefour.

                    Sûr et certain d'obtenir la victoire en frappant vite et fort, le "commandant Hivernus" décide d'envoyer la moitié de ses forces dans un assaut destiné à priver l'Association Natori d'un point stratégique. Dans un premier temps, les troupes du "commandant" déclenchent une série d'explosions et d'incendies qui dispersent les mercenaires. La chaleur des brasiers et les multiples déflagrations ont un impact psychologique important sur les forces du Syndicat Tenloss. Lorsque la peur et le désarroi se sont emparés des mercenaires, Hivernus lance ses hommes dans un assaut brutal.

                    Usant de lance-flammes pour déloger leurs ennemis et se servant de la fumée des incendies pour couvrir leurs manœuvres, les troupes du "commandant" parviennent à enfoncer les lignes des mercenaires. Le centre des défenses du Syndicat Tenloss, sévèrement compromis, devient une brèche par laquelle les hommes d'Hivernus s'engouffrent pour y porter l'essentiel de leurs efforts. Les forces de l'Association Natori, désœuvrées, cherchent à se replier mais sont décimées dans le processus. Quelques groupes de mercenaires s'organisent en ultimes bastions de résistance. La victoire est à portée de main...

                    Le capitaine Molitor (ancien officier impérial ayant décidé de rallier le lieutenant Futhark), à la tête de la force d'attaque, annonce rapidement que l'ennemi est sur le point d'être vaincu. Le "commandant" décide donc de porter lui-même le coup de grâce en rejoignant ses hommes sur la ligne de front. Flanqué de sa garde d'honneur et assisté par la compagnie de Molitor, constituée de volontaires avides de gloire et de reconnaissance, de nostalgiques impériaux, d’anciens prisonniers et esclaves à l’esprit revanchard, Hivernus parvient à obtenir la victoire en vidant le carrefour de ses derniers occupants.

                    Cependant, au cours de la bataille, le "commandant" est gravement blessé par l'explosion d'un détonateur et ne doit sa survie qu'au sacrifice ultime de son aide de camp.

                    Deuxième bataille du carrefour.

                    La prise du carrefour par les troupes d'Hivernus marque une avancée significative dans le conflit. Avec la perte de cet endroit stratégique, l'Association Natori ne peut plus déplacer ses forces comme bon lui semble et ne peut plus compter sur une voie de ravitaillement pourtant vitale à l'effort de guerre. L'état-major du commandeur Brayl, à la tête du contingent mercenaire, entre alors en discussion avec divers gangs locaux qui, en échange d'une certaine autonomie sur les territoires qu'ils revendiquent, acceptent de combattre pour le Syndicat Tenloss. Cet accord permet à l'Association Natori de libérer certaines de ses troupes pour lancer une contre-attaque de grande envergure sur le carrefour.

                    Dans le même temps, le "commandant", qui s'est plus ou moins remis de ses blessures malgré la perte d'un œil et des douleurs persistantes, décide de faire courir des rumeurs sur sa mort et lance quelques attaques factices contre les positions mercenaires afin de simuler une perte de morale de la part des forces qu'il commande. Il s'arrange également pour faire assassiner les éléments les plus prometteurs de l'Association Natori, afin de priver l'ennemi d'officiers compétents qui pourront faire pencher la balance du côté du Syndicat Tenloss. Sûr et certain que l'ennemi est prêt à être défait, Hivernus rassemble ses troupes pour la bataille qui s'annonce et les déploie en suivant une tactique inspirée de la Marg Sabl.

                    Les forces mercenaires, constituées des survivants de la première bataille du carrefour et de troupes en provenance des quais et de la citadelle, sont lancées contre les positions tenues par la compagnie du sergent Slaryn. Lorsque l'ensemble des troupes de l'Association Natori est engagé contre les maigres effectifs du sous-officier, les compagnies de Molitor et Sylvar (esclave Cathar affranchie au cours des premières heures de l'opération et devenue aide de camp du commandant Hivernus), gardées en réserve et dissimulées, passent à l'attaque et enfoncent les flancs adverses. Au bout de trois heures de combats acharnés, les troupes du Syndicat Tenloss, encerclées et épuisées, offrent leur reddition aux forces du "commandant".

                    Hivernus, qui ne peut pas s'encombrer de prisonniers, faute d'avoir de quoi les nourrir, propose alors aux mercenaires de rejoindre les rangs de son armée. Quatre-vingt-dix-sept d'entre eux acceptent la proposition du "commandant". Ceux qui refusent sont exécutés à l'arme blanche, par souci d'économie des munitions.

                    Cette victoire, qui marque un tournant définitif dans le conflit, a cependant privé le "commandant" d'une grande partie de ses forces. Nombre de ses hommes ont été tués ou blessés lors de la bataille. Il doit donc trouver de nouvelles solutions pour poursuivre sa campagne militaire sans avoir à perdre plus de troupes que nécessaire.

                    Assaut sur la citadelle et libération de Base Vergesso.

                    Conscient qu'il ne pourra pas achever la libération de Base Vergesso sans essuyer d'importantes pertes au sein de ses troupes, le "commandant" envoie un émissaire porter un message d'alliance au chef de l'insurrection Corellienne. Dans le même temps, un vaisseau de guerre impérial, le "Poing de Pandore", dépêché sur place par la Grande Moff Ashe pour soutenir l'effort de guerre du "commandant", vient revendiquer le système de Lybeya au nom d'Hivernus et demande aux forces mercenaires de se retirer dans les plus brefs délais avant l'ouverture des hostilités.

                    Après avoir obtenu de Keldron Iblis, le chef des insurgés Corelliens, une coopération totale en échange de l'autonomie d'un quartier Corellien libre au sein de Base Vergesso, le "commandant" prépare ses forces pour l'assaut final. Cependant, avant d'engager ses troupes dans un combat qui ferait d'innombrables victimes dans les deux camps, Hivernus infiltre quelques-uns de ses agents au sein de la citadelle afin de négocier la reddition des mercenaires. Les officiers d'état-major du contingent local de l'Association Natori, contactés par une messagère, acceptent de négocier avec le "commandant" en échange d'un traitement équitable pour l'ensemble des mercenaires encore coincés sur le planétoïde. L'affaire étant conclue, les conjurés font exécuter leur supérieur, le commandeur Brayl, et donnent l'ordre de se rendre.

                    Quelques unités mercenaires refusent cependant la défaite et forcent les troupes coalisées à combattre au sein même de la citadelle et dans les ruelles de Base Vergesso. Les gangs ralliés au Syndicat Tenloss, pour leur part, livrent un combat symbolique et sont rapidement démantelés, leurs membres étant tués ou capturés au cours de l'assaut.

                    La ville spatiale, désormais aux mains d'Hivernus et de ses alliés Corelliens, est enfin libérée de l'influence néfaste de l'organisation criminelle.

                    BILAN DE MISSION :

                    Scientifique impérial récupéré par les équipes du lieutenant Futhark au cours de l'opération, malgré la perte de l'escouade "Tête de Mort" (portée disparue lors des combats). Plusieurs pertes civiles à déplorer (dommages collatéraux). Syndicat Tenloss chassé de Base Vergesso, qui passe sous influence impériale.

                    FIN DE RAPPORT.


                    La victoire du "commandant Hivernus" met dans l'embarras le Bureau de la Sécurité de l'Impérium, qui s'inquiète des prises d'initiative de son agent. Cependant, les actions brillantes du lieutenant Futhark ont attiré l'attention de la Grande Moff Ashe. Au cours d'un entretien privé, la jeune femme et le lieutenant Futhark parviennent à un accord. L'agent, en tant qu'Hivernus, seigneur de la guerre, peut poursuivre sa campagne militaire dans le secteur de Bajic et bénéficiera dans le plus grand des secrets du soutien logistique de l'Impérium. En échange de ses faveurs, il accepte de remplir certaines missions pour le compte de la Grande Moff et devient dès lors son agent privilégié (nom de code Chimère) dans la Bordure Extérieure.

                    Avec la prise de Base Vergesso, le désormais seigneur Hivernus dispose d'une base d'opérations depuis laquelle il peut lancer sa croisade contre le Syndicat Tenloss. Il instaure un ordre nouveau au sein de la ville spatiale et se rapproche des grandes familles criminelles encore établies sur le planétoïde pour ramener une certaine stabilité. En échange de certaines contreparties, ces familles acceptent de financer la campagne militaire du seigneur de la guerre et deviennent dès lors de précieux soutiens. Hivernus s'arrange également pour avoir l'appui de communautés influentes, telle la diaspora Corellienne, ou de groupes religieux dont il se sert pour renforcer son autorité au sein de Base Vergesso.

                    Dans le même temps, le seigneur Hivernus obtient l'allégeance des troupes avec lesquelles il a combattu l'Association Natori et fonde le Seigneurat de Bajic pour consolider la base de son pouvoir sur le planétoïde. En décrochant une victoire spatiale contre les forces de l'Association Natori, Hivernus s'empare des chantiers navals que le Syndicat Tenloss souhaitait à tout prix protéger et achève sa conquête du système de Lybeya.

                    La conquête du système de Lybeya par une nouvelle puissance inquiète autant qu'elle intrigue dans les milieux de la pègre. Le Syndicat Tenloss ressort affaibli de ce conflit et doit se préparer à une guerre dans l'ensemble du secteur de Bajic, qu'il contrôle via des jeux d'alliance ou des subterfuges.

                    Au cours des mois qui suivent la fondation du Seigneurat de Bajic, plusieurs affrontements entre forces mercenaires et troupes seigneuriales sont rapportés. Selon diverses sources fiables et la propagande du Seigneurat de Bajic elle-même, chaque bataille s'est achevée sur une victoire du seigneur de la guerre.

                    De récentes estimations, couplées aux renseignements fournis par divers agents de la Bordure Extérieure, indiquent qu'Hivernus a rassemblé sous sa bannière l'équivalent de deux ou trois légions d'environ cinq mille hommes chacune et pourrait compter sur le soutien d'une flotte de guerre conséquente comprenant au moins cinq croiseurs et d’une demi-douzaine de vaisseaux de combat légers.





                    Signes distinctifs :

                    - Morphologie proche-humaine.
                    - Peau bleue.
                    - Yeux rouges. Note : Borgne depuis l'opération Silent Footsteps.
                    - Jambe droite manquante, amputée lors de la traque aux Sith sur Mygeeto.




                    (Portrait récent.)




                    Famille connue (selon les renseignements collectés par le capitaine Talbot, le Bureau de la Sécurité Impériale et le Service Stratégique Boroskais) :

                    - Drevan'orr'hawan dit "Norrh", père de Drevan'as'hawan. Commandant au sein de la Force d'Expansion et de Défense Chiss. (Chiss)

                    - Inrokini'ara'safis dit "Niaras", mère de Drevan'as'hawan. Ingénieure. Décédée. (Chiss)

                    - Drevan'im'mitth dit "Nimm", sœur de Drevan'as'hawan. (Chiss)

                    - Mitth'enc, oncle de Drevan'as'hawan. Amiral au sein de la Force d'Expansion et de Défense Chiss. (Chiss)

                    - Frilla Hawan. Fille adoptive de Drevan'as'hawan. Age estimé : 16 ans. (Humaine)

                    - Espoir Hawan. Fille adoptive de Drevan'as'hawan. Age estimé : Moins d'un an. (Humaine)






                    Fin du dossier.








                    Spoiler : Dossier "Cabale" :
                    ARCHIVES MILITAIRES DU SERVICE STRATÉGIQUE BOROSKAIS.
                    RÉSEAU SÉCURISÉ.

                    ... Analyse des identifiants ...

                    ... Connexion en cours ...


                    Bienvenue, major Rek'kar.





                    Ouverture du dossier militaire N°1406-1005 classé XxX. [abyssal]





                    Probablement fondée peu de temps après la création de l'Impérium, l'Organisation secrète de l'Oiseau de Feu est une cabale qui rassemble en son sein des éléments des diverses branches armées impériales, des fonctionnaires et des hommes d'affaires souhaitant rétablir la domination de l'Empire sur l'ensemble de la galaxie.

                    Fervents partisans de la suprématie humaine et d'une autorité militaire suprême, les membres de cette société secrète œuvrent dans l'ombre à la destruction de tout ce qu'ils jugent responsable de la chute de l'Empire, qu'il s'agisse, d'individus, de peuples ou plus globalement, de gouvernements.

                    Du fait de la nature même de l'organisation, il est difficile de faire une estimation de ses forces, d'évaluer le nombre de ses partisans ou de quantifier l'ensemble d'opérations lancées sur le sol impérial. Toutefois, les analystes du Service Stratégique sont parvenus à regrouper divers évènements qui pourraient être liés à l'Osof.

                    - Révolte des Griffes Cendrées sur Cathar -

                    La révolte des Griffes Cendrées, qui a débuté peu après la formation de l'Impérium et l'implantation de la capitale impériale sur Cathar, est probablement le fait de l'Osof.

                    Les rapports en provenance d'unités présentes sur le front et les renseignements fournis par différents agents du Bureau de la Sécurité de l'Impérium indiquent que les rebelles Griffes Cendrées font massivement usage d'armes de confection impériale. Le fait que l'Intendance des Armées ne soit pas parvenu à signaler un détournement massif de matériel militaire et que le Bureau de la Sécurité n'ait pas réussi à retracer l'itinéraire des armes, ni à identifier la source même du problème, ont poussé les analystes du Service Stratégique Boroskais à conclure que les Griffes Cendrées ont bénéficié du soutien d'individus au sein de ces deux services.

                    Par ailleurs, il a été rapporté à de nombreuses reprises que du matériel minier hautement sophistiqué a été retrouvé sur chaque site fortifié pris à l'ennemi. Ces équipements de pointe, au prix exorbitant, ont probablement été fournis par une entreprise ou une organisation tirant profit de la rébellion des Griffes Cendrées.

                    - Raids dans le système de Garqi -

                    Du matériel agricole et des droides ouvriers destinés au peuple de Garqi ont été par deux fois la cible d'attaques au cours de leur transport.

                    La première attaque, qui a eu lieu en orbite de la planète, est le fruit d'un groupe de pirates basé au sein de la nébuleuse du Maelström. Si le raid a été repoussé avec succès par la marine impériale, il est fort probable que l'implication des pirates soit le fruit d'un renseignement issu de l'intérieur.

                    La seconde attaque, qui a coûté la vie à de nombreux soldats impériaux, dont un officier, s'est déroulée sur le sol même de Garqi et s'avère être le fait d'un groupuscule armé. La plupart des assaillants, qui ont été neutralisés lors de l'assaut et de la traque qui en a découlé, ont été identifiés comme étant ou bien membres des forces armées impériales, ou bien des prisonniers détenus officiellement ou officieusement au sein des centres de détention de l'Impérium.

                    Selon les conclusions des analystes du Service Stratégique Boroskais, la seconde attaque aurait été déclenchée à la suite de l'échec du raid pirate.

                    - Recrutement massif au sein des prisons de haute sécurité impériales -

                    De nombreux rapports émis par des agents du Département Investigation et Interrogation du Bureau de la Sécurité de l'Impérium font état de la disparition de détenus. Par ailleurs, plusieurs prisonniers déclarés morts au sein des centre de détention de l'Impérium ont par la suite été identifiés comme membres de cellules terroristes et paramilitaires en activité sur le sol impérial.

                    Dans de nombreux cas, l'origine de ces recrutements serait lié au lieutenant Futhark, qui aurait autorisé des transferts de prisonniers qui ont par la suite disparus ou été déclarés morts.

                    - Attaques de Talz sur Hoth -

                    Plusieurs de nos unités de reconnaissance sont tombées dans des embuscades au cours des derniers mois. Ces attaques sont le fruit d'un groupe Talz particulièrement bien organisé et armé qui dispose d'une solide base d'opérations dissimulée dans la mer de glace.

                    Toute tentative pour les déloger s'est soldée par un échec.

                    - Disparitions d'agents du Bureau de la Sécurité de l'Impérium -

                    La disparition soudaine de certains des meilleurs agents de terrain et des analystes du Bureau de la Sécurité de l'Impérium a attiré l'attention du Service Stratégique Boroskais. Tous ont été portés disparus à la suite d'une réassignation, ce qui laisse suggérer qu'une source anonyme, au sein du Bureau de la Sécurité Impériale, fournirait des informations à une tierce entité afin de supprimer ou recruter ces agents.

                    L'implication de cellules paramilitaires constituées de détenus impériaux a été confirmée suite à la tentative d'assassinat ratée sur la personne du major Rek'kar.

                    - Grèves sur Eriadu et Fondor -

                    Plusieurs grèves de grande ampleur ont éclaté au sein des chantiers navals d'Eriadu et de Fondor. Si les grévistes ont depuis été maîtrisés, plusieurs éléments ont été mis en lumière par le Service Stratégique Boroskais et le Département Investigation et Interrogation. Plusieurs agitateurs, identifiés par nos services comme étant d'anciens prisonniers de nos centres de détention, ont été mis aux arrêts après avoir été confirmés comme étant à l'origine des troubles survenus.

                    Il a par ailleurs été révélé, suite à une suggestion de la Grande Moff Ashe, que certains composants de vaisseau ont été dérobés lors des grèves. Pour l'heure, les individus interrogés par nos équipes n'ont rien dévoilé d'intéressant.


                    En suivant ces éléments de piste, le Service Stratégique Boroskais est parvenu à établir un semblant de profil. L'Osof se servirait du financement et de la formation de cellules dissidentes (groupes rebelles, criminels ou paramilitaires) pour déstabiliser le pouvoir en place et rallier de plus en plus de partisans à sa cause. L'implication d'aliens et de délinquants notoires au sein de ces unités doit, selon l'analyse du Service Stratégique Boroskais, pousser la xénophobie et l'autoritarisme à leur paroxysme. A long terme, l'Osof pourrait se servir de ces groupes pour renverser le pouvoir en place.





                    Fin du dossier.



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                      Post n°9
                      Auteur : Rek'kar

                      M’éloigner des zones sensibles, et particulièrement de Cathar, me semble être une bonne chose en soi. Je ne sais pas exactement ce que l'on me veut et rester au milieu de traîtres potentiels - partisan de l’Osof ou de quelconque groupuscule obscur - n’est pas une idée des plus reluisante pour mon espérance de vie. Beaucoup de questions restent pour le moment sans réponse et je pense qu’au vu de la situation, personne ne sait exactement qui est fiable et qui ne l’est pas.

                      A défaut, étant resté isolé sur Hoth si longtemps, je suis le profil idéal pour le BSI : impossible que je sois corrompu, sauf s’ils considèrent que j’ai pu être placé là par ces satanés Talz et ceux qui les manipulent dans l’Ombre. Rien que d’imaginer être considéré comme un traître à l’Empire me hérisse le poil. Je leur montrerai que je suis fidèle à notre régime et que je défendrai corps et âme les valeurs qui me sont chères !

                      Me voici donc affecté à l’unité du Capitaine Vestrit, de nouveau un “fantôme”, mais cette fois des conditions climatiques bien plus agréables ! Je pense que le Cyborg à la tête de l’unité doit être une personne des plus fiables; si la grande Moff Ashe l’a positionné à la tête d’une cellule dont le but est d'identifier et de traiter les traîtres, c’est probablement pas par hasard. Ce sera un honneur de participer au déclin de ceux qui gangrènent notre régime !

                      On me remet le datapad contenant des documents à analyser. Parfait pour se remettre dans le bain ! J’ai commencé par l’action sur Hoth, voici maintenant venu la réflexion, l’étude et la restitution ! D’autant plus que m’isoler dans ma chambre n’est pas vraiment une épreuve pour moi et je compte bien donner le maximum pour rendre des conclusions des plus fiables.

                      Après un avertissement - ou un trait d’humour discutable - je me retrouve seul dans ce nouvel environnement, le datapad en main. Je jette un rapide coup d'œil autour de moi et salue le confort qui sera le mien durant ces trois prochains jours. Mon premier réflexe est de faire un tour de la pièce, de vérifier chaque élément, chaque livre à la recherche d’éventuels microphones, caméras ou tout autre matériel d’espionnage potentiel. Heureusement, il n’y a rien ! Ensuite, je m’arrange pour déconnecter mon équipement d’un quelconque réseau partagé, histoire de m’isoler complètement du monde. Nul ne doit pouvoir apprendre quoi que ce soit.

                      Désormais, il est temps de commencer la lecture des documents.


                      Jour 1 - Lecture et notes
                      Il m’a déjà fallu une bonne heure pour lire les différents rapports. Je me suis rapidement rendu compte que mon niveau de lecture a drastiquement baissé, probablement à cause des nombreuses années sans - ou presque - lire quoi que ce soit d’autre que les noms que j’avais pu marquer sur les murs de ma grotte. Il me faut donc plus de concentration pour l’exercice.

                      Cet élément du BSI, Nash, semble effectivement être devenu un agent des plus particuliers. L’Impérium profite de sa position pour agrandir son influence sans se revendiquer officiellement comme acteur majeur de la libération de ces systèmes; c’est à la fois ingénieux et particulièrement dangereux. Bref, il me faut commencer par le commencement !

                      D’abord, listons les différentes personnes citées dans les différents rapports, en dehors de l’agent incriminé :

                        Capitaine Talbot : Commandant 2nd du “Résolu”
                        Amiral Condor
                        Premier Maître Perron
                        Second Maître Peebles
                        Quartier Maître MacGill
                        Premier Maître Gunn
                        Major Fox
                        Premier Maître Wood Murphy
                        Major Mulder
                        Major Obo : Décédé
                        Major Velkin : Décédé
                        Major Telsh
                        Major Corvell : Décédé
                        Sergent Slaryn
                        Agent Morgana
                        Capitaine Molitor
                        Sylvar
                        Keldron Iblis : Indépendantiste Corellien


                      Bien. Déjà, tous les acteurs sont là. Ensuite, il faut voir lesquels reviennent le plus dans les rapports. Cela permettra d’identifier ceux qui connaissent le plus notre agent en question, ne serait-ce que pour obtenir leurs avis ou même vérifier d’éventuelles compromissions pouvant amener un lien avec l’Osof - ou Valiant -. J’agrémente tout cela d’un schéma, histoire de faciliter la compréhension et de servir de support.

                      Après plusieurs relectures, je classe ceux qui l’ont fréquentés le plus longtemps :

                        Premier Maître Perron : 3 fois
                        Major Fox : 3 fois
                        Second Maître Peebles : 2 fois
                        Quartier Maître MacGill : 2 fois
                        Quartier Maître Gunn : 2 fois


                      Bien. Je commence à avoir une visibilité sur ceux qui ont travaillé avec lui de manière récurrente. Demain, j’irais voir le Capitaine pour lui poser des questions sur les informations qui me manquent; mais pour l’heure, il me faut résumer les différents épisodes de sa vie, histoire d’identifier les éléments importants !

                      On commence par ses premières attributions, ses affectations sur le Résolu et sa disparition sur Tatooine suite à la destruction de ce dernier.

                      Ensuite, son recrutement, ses premières missions au BSI, sa capture, son sauvetage et son action héroïque sauvant le Major Fox.

                      On enchaîne par une chasse au sith, la perte d’une jambe par une amputation au sabre laser et une bonne convalescence et une promotion !

                      Et puis vient le recrutement de criminels dangereux pour former une équipe spéciale, la préparation de son projet clandestin et la conquête de la base Vergesso.

                      Le tout se termine par des faits divers qui tournent autour de l’Oiseau de feu et de faits divers qui pourraient être en lien avec l’agent Chiss.

                      Parfait. Avec cela, j’ai déjà fait un bon tour d’Horizon. Beaucoup de notes à compiler et d’informations à traiter. Soudain, j’ai le rappel d’un vieil ami : mon estomac se met à gargouiller; fichtre !

                      Je commande un repas directement dans ma chambre livré par un droïde utilitaire. Le temps qu’il arrive, je classe mes notes, je compile les informations machinalement; je surligne, projette, écrit, note. Je reçois une notification de l’arrivée de mon repas. Je ferme tout ce qui pourrait être visible, me dirige à la porte, récupère mon plateau repas et remercie la boîte de conserve qui s’en retourne à ses activités “passionnantes”.

                      Le repas est rapidement pris; j’en profite pour relire les documents. Je les affiche les uns à côté des autres, essaye de relever chaque passage, griffonne des notes à droite à gauche. Bref, ce n’est pas vraiment un moment de repos intellectuel. Je finis mon plateau en engloutissant mon caf, prêt à en découdre à nouveau avec ma mission !

                      Je relis et vérifie mes résumés; j’ajoute des informations, en raye d’autres; je me pose mille et une questions, pense à des théories, des idées - un peu farfelues, certes - et j’essaye de rationaliser petit à petit. Je jette un rapide coup d'œil à l’horloge : il est l’heure de commander plus de caf !

                      Le même droïde me fournit une bonne dose pour continuer à tenir ! Je repasse sur les différents protagonistes, je fais des liens, je prépare des questions pour le lendemain et je clarifie mes brouillons. Le travail est à la fois simple et titanesque : pour comprendre ce que pourrait vouloir ce personnage, il me faut le comprendre lui et son histoire ! C’est un peu comme pour aborder une poésie : sans connaître la vie de celui qui l’a écrit, on passe à côté de nombreuses informations, intentions, idées, références… Bref, on ne peut pas le connaître en détail.

                      Je m’imprègne des ces informations, je me les répète en boucle, les apprenants machinalement par coeur, comme je l’avais fait pour les noms de mes anciens compagnons tombés au combat; en disant cela, je porte une main à la chaîne autours de mon cou, caressant les pendentifs de ceux qui sont tombés aux champs d’honneur.


                      Jour 2 & 3 - A la recherche d’informations
                      Au bout d’un moment, je sombre, doucement dans un sommeil tourmenté. Heureusement, j’avais prévu le coup et je suis rapidement réveillé par une sonnerie qui m’a laissé sombrer quelques heures; Fidèle, le même petit droïde porte ma dose de caféine; j’accompagne la boisson chaude et amère par un cigare au bout des lèvres. Une journée est déjà passée sur mon calendrier d’analyse; Il ne me reste plus que deux jours pour tirer mes conclusions !

                      Aussi étonnant que cela puisse paraître, je ne me sens pas particulièrement stressé; il faut dire que dix années de survie dans le froid, ça fait relativiser sur de nombreux petits tracas quotidiens ! Pour autant, je me sens vivant ; je procède enfin comme à l’époque ! J’ai repris du service, je traite un dossier sur un agent dans le but d’essayer d'identifier toute trace potentielle de sa compromission; bref, je sers l’Empire ! Quel bonheur…

                      Motivé, je prend contact avec Capitaine Vestrit afin de lui poser mes nombreuses questions ; j’obtiens en retour pas mal de réponses et d’éléments à ajouter à mon dossier :

                      Les membres de l’unité SAF (Special Air Force) Premier maître Perron, Second maître Peebles et les quartiers maître Mac Gill et Gunn sont toujours affecté à la même unité; Il est probable qu’ils soient en bon terme avec Nash, mais rien ne signifie qu’ils sont encore en contact ou qu’ils travaillent ensemble; il est toutefois bon de mentionner qu’ils sont actuellement en mission contre les griffes cendrées.

                      Le Major Fox est toujours blessé, il n’est donc probablement pas lié à Nash en l’état actuel des choses !

                      Le Major Mulder est quant à lui la tête d’une cellule indépendante qui traque des membres de Cerberus dans le but de les recruter ou de les éliminer ; peu probable qu’il possède quelconque lien avec ce dossier.

                      Beaucoup plus intéressant : le capitaine a pu m’obtenir des informations sur Azah Sutraar ! Déjà, en sa qualité d’Anzat, elle peut lire dans l’esprit des gens, mais aussi de se régénérer; rien que ça… Elle est de plus décrite comme manipulatrice, provocatrice. Bref, une personne tout à fait sympathique !

                      C’est en tout cas ce que Nash a dû penser, puisqu’il l’a recruté dans sa propre escouade de prisonniers impériaux dangereux… Cela étant, la suite du rapport indique des résultats probants, notamment durant la conquête de la base Vergesso ! Si tout est vrai, le fait qu’elle dirige une sorte de culte d’assassins dévoués au personnage d’Hivernus est un vrai problème potentiel…

                      A bien y réfléchir, Hivernus est de plus en plus entre le problème et la solution… Il est devenu un seigneur de guerre puissant, respecté; il fédère des troupes autour de lui - qui sont fidèles de par leur libération de leur statut d’esclave pour beaucoup -, mais il possède aussi une flotte, une troupe d’assassins mortellement dévoués… C’est autant un puissant bras armé de l’Empire qu’un dangereux rival potentiel !

                      Bref, je garde mes idées dans un coin de la tête et continue de relire mes notes de mon entrevue avec le Capitaine.

                      Je lui ai demandé des informations sur ce qu’était devenu le programme de recrutement au sein des prisonniers de haute sécurité de l’Empire; visiblement, celui-ci n’a pas été repris depuis le départ de Nash pour la base Vergesso… Ce qui est étrange, c’est cette corrélation entre la disparition de prisonniers censé être mort au combat (ou du moins porté disparu) et cette volonté de la part de l’Oiseau de Feu de récupérer de ces racailles…

                      Et en même temps, l’opération Silent Footstep a été préparée en amont; Nash n’a pas hésité à travailler avec des familles criminelles après la conquête pour financer sa guerre. Il ne fait que peu de doute qu’il a une sacrée ambition et qu’il n’hésite pas sur les moyens employés… Et si il avait déjà travaillé avec l’Osof ? Pas forcément parce qu’il est en accord avec leurs opinions, mais plus pour les utiliser comme tremplin ?

                      C’est une bonne aubaine pour eux : ils ont le parfait exemple d’un alien qui va de système en système pour amener la guerre et pacifier des planètes pour les prendre sous son contrôle ! Voilà qui peut faire peur à l’Empire ! En l’armant, en nourrissant son ambition, ils peuvent espérer planter une épine dans le pied de notre système. Et de l’autre côté, Nash n’est pas dupe. Il peut très bien exploiter ce dont il a besoin et réfléchir à comment retourner l’ambition de ces chiens contre eux-mêmes…

                      La théorie est intéressante. Je la note dans un coin, à côté de mes résumés.

                      Il me reste deux figures aux côtés d’Hivernus : Sylvar et Molitor.

                      La première est une Cathar qui a été vendue pour esclave à la pègre et qui a été libérée par notre protagoniste; elle apprend visiblement vite sur le terrain et reçoit sa formation par le chiss lui-même.

                      Pour Molitor, c’est un ancien Capitaine d’infanterie ayant servi sous l’Empire démocratique ! Comme quoi, je ne suis pas le seul à avoir connu un certain nombre d’Empire ces dernières années… En dehors de cela, il est d’un tempérament fougueux et fonce tête baissée en oubliant sa propre survie et possède une franchise “fleurie” à toute épreuve. Il commande la Brigade Impera en charge de la protection d’Hivernus et de sa famille; je suppose que la confiance accordée vient du partage des valeurs Impériales qui semblent être aussi celle de notre Chiss ! Il a visiblement aussi épousé dernièrement l’une des filles d’une famille criminelle; cela à dû arranger Hivernus en renforçant les liens de financement pour sa campagne de conquêtes !

                      Bref, il n’y a pas beaucoup de grains à moudre du côté de ses anciens coéquipiers… C’est plus ses nouveaux alliés qui semblent tous être de confiance et qui tendent à renforcer cette sensation de seigneur difficilement atteignable; en même temps, quand on déclare la guerre au Syndicat de Tenloss dans son propre système, il faut bien avoir des éléments sur qui compter ! (Et efficaces, soit dit en passant)

                      Au final, cette entrevue a donné des résultats… intéressants. Je décide de prendre une douche afin de reposer mon esprit et ne penser à rien. Le but, c’est d’essayer de tout reprendre avec un angle différent pour ne rien oublier ou tenter d’identifier de nouvelles pistes à explorer. J’en profite pour m’allumer un cigare une fois propre et commander une nouvelle dose de caf pour l’accompagner.

                      Si j’étais Hivernus, qu’est-ce qui m'intéresserait ? Le pouvoir ? La puissance ? Ses idéaux semblent tendrent vers ceux de l’Empire : unifier, libérer et apporter la paix grâce à la rigueur, la volonté et le courage. En ce sens, on ne peut pas dire qu’il s’éloigne de la doctrine impériale; il n’est pas attaquable sur ce domaine.

                      Je dirais donc que le pouvoir pourrait être un attrait réel. Pour autant, il possède déjà la base Vergesso et tend petit à petit vers la conquête du secteur de Bajic : c’est déjà une sacrée performance et cela doit lui donner cet aspect du pouvoir, si c’est ce qu’il recherche.

                      Plus de pouvoir, ce serait quoi ? Prendre son indépendance vis-à-vis de l’Empire ? Ce serait une possibilité. Avec une bonne image publique, une force militaire importante et un bon esprit stratégique, l’Impérium n’irait pas lancer un affrontement frontal pour tenter de le déloger. Étant sur la bordure extérieure, ce n’est pas la république actuelle qui ira faire quelque chose - vu qu’elle n’avait rien fait contre le Syndicat de Tenloss directement -.

                      On peut tout à fait imaginer qu’il devienne indépendant et fonde un mouvement similaire à l’Empire, mais distinct, avec une image de libération des esclaves, … et qui n’aurait pas à être éclaboussé par le passé (L’Empire ayant traversé de nombreuses formes, on assimile la doctrine impériale a un cumul de tout ce qui a été fait et non de celle qui est en place actuellement).

                      En tant qu’Hivernus, j’ai donc besoin de financements, de matériel et d’hommes à mener au combat. Les financements passent visiblement par ceux qui auraient pu être floués par le syndicat de Tenloss et qui voient dans cette conquête une ouverture dans le marché de la contrebande; d’autant plus la libération de minorités oppressées amène aussi de l’aide et des renforts.

                      L’Empire soutenant cette initiative, il y a du donc des fonds et du matériel en plus; au final, il possède tout ce dont il peut rêver pour mener sa petite vie tranquille et pacifier le secteur… C’est plutôt effrayant. Bien entendu, le syndicat va se battre bec et ongle pour garder son territoire, mais face à une armée coordonnée, armée, une flotte grandissante et de puissants soutiens, même sur le marché noir, ce ne sera pas facile !

                      Si j’avais pu avoir des informations sur l’entrevue entre la grande moff et Nash, cela m’aurait potentiellement permis d’avoir une idée de ses ambitions… Mais je ne me leurre pas : jamais je n’aurais ce genre d’échange à ma disposition ! Enfin bref. Le constat est là : Hivernus possède tout ce dont il a besoin pour prendre du pouvoir; c’est une boule de neige qui prend du volume et qui roule sur tout - pour le moment, du moins - !

                      Je regarde l’heure : il est 4h du matin ! Le temps passe vite quand on s’amuse… Je décide de prendre quelques heures de sommeil avant ma dernière journée de travail demain; je met un réveil relativement tôt, histoire d’être sûr de travailler demain.

                      A l’aube du troisième jour, je me réveille doucement; je ne me sens pas trop fatigué. Il faut dire que lorsqu’on vit dans une caverne pendant 10ans à la merci du moindre prédateur, on dort moins bien, toujours un œil presque ouvert et les oreilles tendues. Au moins, je suis sûr que personne n’est rentré dans ma chambre ! - En même temps, je l’ai verrouillée de l’intérieur -

                      Aujourd’hui, je prépare mon support de présentation, je met aux propres mes résumés, les informations que j’ai, des conclusions et les hypothèses. Le travail n’est pas simple : il faut à la fois être synthétique et ne pas oublier d’informations !

                      Je me met un peu la pression pour soigner chaque détail : tout doit être parfait. Je prépare aussi mon uniforme et l’envoie via un droïde à la centrale de nettoyage afin qu’il soit parfait pour demain.

                      La journée passe à une vitesse folle ! Le caf coule à flot, le manque de sommeil commence à se faire ressentir, mais je tiens bon !



                      Jour 4 - L’heure de la restitution
                      La nuit passe et je ne dors presque pas : entre la pression qui commence à monter, la quantité de caféine dans mon organisme et les idées qui viennent se balancer les une contre les autres, cela m'empêche de passer une fin de nuit paisible…

                      Je crois même avoir fait un rêve ou un destroyer impérial avec la tête d’Hivernus venait aux portes de Cathar pour tirer un laser surpuissante et détruire la planète, le tout suivit d’une armée de Talz venant se moquer de notre situation et qui me font des bras d’honneur pendant que je flotte dans l'espace à la dérive…

                      Après cette errance d’esprit, je me suis réveillé de bonne heure. Une bonne douche pour éclaircir les esprits, une préparation au cordeau - taille de la fourrure, brossage, peigne, lustrage et compagnie - et la mise en uniforme propre et parfaitement repassée, me voilà prêt.

                      Bientôt, on frappe à ma porte. J’emporte mon, datapad ainsi que celui que l’on m’a remis. Le capitaine Vestrit n'est pas présent dans l’escouade des gardes d'élites qui m’accompagnent jusqu’aux quartiers de la grande Moff. La même personne aperçue lors de ma première venue nous ouvre et m’indique que je vais être reçu.

                      Je le suis, arrivant à nouveau devant la grande Moff. A ses côtés, le Capitaine Vestrit est aux gardes à vous. M’avançant avec assurance, je m’arrête à bonne distance, claquant des talons dans un salut militaire impeccable.

                      D’un signe de la main, elle m’indique de commencer à rendre mes conclusions sur le dossier; je prends une bonne inspiration, puis je me lance dans ma présentation :


                      “- Avant de commencer, je vous présente mes plus sincères respects. Je n’ai pas les mots pour vous remercier de la confiance dont vous avez fait preuve à mon égard en me confiant ce dossier et ces informations qui sont d’une importance capitale.

                      Si vous le voulez bien, je vais commencer par faire un résumé global des différentes tranches de vie de l’agent Nash Futhark en soulignant les éléments que j’ai jugé significatifs. Ensuite, nous parlerons de ceux qui l’entourent ou qui ont coopéré par le passé, puis je conclurais en vous exposant les différentes hypothèses qui ont émergées de cette analyse.”


                      Marquant, une petite pause, j’en profite pour reprendre mon souffle, balayer les dernières traces de stress et reprendre sur un ton assuré :
                      Spoiler


                      “ - Notre agent a commencé sa carrière dans l’Empire à bord du Résolu en tant qu’artilleur; il semblerait que sa proximité avec le Capitaine Talbot lui ai permis d’obtenir cette place après un refus au sein de la chasse impériale - et ce malgré de bons résultats -. Il n’est pas impossible que plusieurs altercations avec d’autres aspirants aient pu pencher en sa défaveur.

                      Il va monter en grade doucement et mettra plusieurs années à atteindre le grade de lieutenant, peu avant la destruction du bâtiment.

                      D’ores et déjà, il est fait mention de sa capacité d’initiative et tactique qui lui ont permis d’obtenir son grade : choses qui se confirmeront plus tard.”


                      Petite pause, pour essayer de gérer au mieux le tempo. Je change de support et continue :
                      Spoiler


                      “- Après la destruction du Résolu, l’agent est localisé sur Tatooine quelques mois plus tard. L’opération “Rat Womp” est montée pour supprimer un traître à l’Empire tout en tentant de recruter Mr Futhark s'il était toujours à même de servir l’Empire.

                      Après un entretien concluant, il accompagne le Premier maître Perron dans sa mission et ils complètent l’élimination du traître et récupèrent les informations compromettantes.

                      Quelques questions me viennent : pourquoi qu’agent n’a-t-il pas contacté l’Empire plus tôt ? Était-ce un manque de moyens sécurisés ? Un doute sur l’Empire ? Sans remettre en cause la discussion qu’il a eu avec le Premier maître Perron, mais il interessant de souligner ce delta.”


                      Je reprends mon souffle, puis enchaîne :
                      Spoiler


                      “- Suite à cela, il enchaîne sur une nouvelle opération “Fuite de Cerveaux”. Ils récupèrent le Major Fox et le premier maître Wood Murphy, qui ne participe pas au vu de ses blessures.

                      Dans le compte rendu, il est mentionné par deux fois ce qui illustre son esprit d’initiative. Chose étrange, il est ignoré, d’autant que son comportement est plutôt censé par rapport à la situation.

                      La famille est néanmoins capturée dans une fuite qui les mènera dos au mur. A ce moment-là, deux choses sont intéressantes à souligner : L’agent est en possession de code d’identification republicain ! Pour un ancien de la marine impériale reconverti en agent du BSI, on peut se demander si cela est une coïncidence ou s' il a pu avoir un quelconque lien avec la République.

                      La seconde étrangeté vient de la non éliminations de la famille Kabu ! L'ordre de base est pourtant clair : ramener ou éliminer la famille. Ils les ont à portée de main dans leur vaisseau juste avant de se faire capturer; pourquoi ne pas les avoir éliminé au passage ? La mission n’aurait pas été un franc succès, certes, mais cela aurait été un moindre mal. Cela peut montrer un signe d’hésitation à l'exécution d’une famille; une faiblesse à mettre potentiellement avec l’existence de sa propre famille et de ses filles adoptives.”


                      Je change le support et reprends :
                      Spoiler


                      “- L’opération suivante, Eagle Claws, revient à leur libération. Une chose à mentionner : l’agent Chiss a porté sur son dos le Major Fox, grièvement blessé, et lui a sauvé la vie; un exploit qui montre qu’il accorde une grande importance à ses camarades et que chaque vie compte.

                      Suite à cela, il part à la “Chasse au sith” et se retrouve blessé par un éclat au niveau de la jambe; l’un des soldats sur place l’ampute à l’aide d’un sabre laser afin de le sauver; il finit par une longue convalescence pour se remettre.

                      Pas grand chose de plus à ajouter à ces missions, si ce n’est qu’elles ont plutôt était réussite, malgré des pertes humaines - qui s’entendent, notamment lorsque l’on se confronte à un sith -.”


                      Sans perdre plus de temps, je déroule ma présentation :
                      Spoiler


                      “- Nous arrivons à une partie particulièrement intéressante : sa promotion à la tête d’une unité du DIM dans le but de préparer une opération clandestine !

                      C’est à ce moment-là que voit le jour un programme de recrutement basé sur l’embauche de détenus impériaux très dangereux afin de les employer dans le cadre de missions très dangereuses sans se soucier de leur potentiel décès.

                      Il recrute une escouade nommée “Tête de mort” qui contient : Une anzat tueuse à gage, un expert en démolition, deux contrebandiers/faussaires, un pilote, un tireur d’élite et deux agents du BSI.

                      Les rapports ne mentionnent pas les autres potentiels recrutés via ce programme, qui s’est d’ailleurs interrompu après le départ de Mr Futhark vers sa mission “Silent Footstep””


                      Je profite de l’enchaînement pour changer de support et continue :
                      Spoiler


                      “ - Dans cette opération naît un personnage : Hivernus. Il est mis en scène de manière à être un libérateur de la base Vergesso. Utilisant ses capacités fédératrices et tactiques, il rassemble des insurgés et de nombreux esclaves qu’il affranchit !

                      Malgré la perte d’un œil en menant ses troupes au combat, il réussit à conquérir la base et démantèle le syndicat de Tenloss sur la planète. Il est intéressant de mentionner l’aide de la diaspora corélienne avec qui il arrive à conclure un accord ainsi que l’intervention du “Poing de Pandore”, mis à disposition par l’Impérium.

                      Suite à cette victoire, il conclut un accord avec vous-même et prend l'appellation “Chimère”, un agent sous vos ordres qui à l’autorisation de mener sa guerre contre le Syndicat de Tenloss en tentant de libérer le secteur de Bajic et de le mettre sous un régime aux fondements assimilées à l’Empire.

                      Par ailleurs, il obtient le soutien des riches familles du crime pour financer son projet; il a d’ailleurs renforcé ce lien en consentant au mariage entre l’ancien Capitaine Molitor - devenue l’un de ses proches collaborateurs - et une fille d’une des familles.”


                      Je prends une petite pause avant de conclure partiellement sur l’agent Chiss :

                      “- Tout ceci met en avant plusieurs choses : C’est un Chiss ambitieux et qui a des capacités fédératrices, tactiques et militaires indéniables. Il semble porter les valeurs de l’Impérium sans trop de doutes; la question est plutôt de savoir à quel point il peut représenter un danger ?

                      Je vous ferai part de mes hypothèses sur le sujet en fin de présentation; si vous me permettez, nous allons parler de ceux qui ont pu croiser son chemin au cours de sa carrière !”


                      J’affiche mon support et me lance à nouveau :
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                        #12

                        Post n°9
                        Auteur : Rek'kar

                        onclick="jQuery(this).next().slideToggle('fast'); return false;">Spoiler



                        “- Si je vous présente tout cela aujourd’hui, c’est dans le but de vous livrer mes conclusions et hypothèses sur l’Agent et sa potentielle compromission.

                        Mon axe de réflexion a été d’identifier ceux qui ont pu travailler avec lui et d’essayer de savoir si ils pourraient toujours collaborer ensemble; j’ai aussi obtenu des renseignements sur les personnes clés de son avancée actuelle, afin de dresser un panel complet; je pense qu’il peut être intéressant de recueillir le témoignage de certains sur l’agent Futhark afin obtenir d’éventuelles informations annexes pour pondérer nos conclusions.

                        Dans le lot, je retiendrais le premier maître Perron, le second maître Peebles et les quartiers maîtres MacGill et Gunn. Ils sont toujours en affectation au sein de la SAF et travaillent en ce moment sur l’élimination de groupes d’insurgés des Griffes Cendrées.

                        Le Major Fox est toujours en unité de soin et le Major Mulder traque des anciens membres du groupuscule Cerberus, ils ne sont donc pas très intéressants dans notre enquête.

                        Du côté des collaborateurs de l’agent Futhark, parlons de l’Anzat Azah Sutraar. Actuellement, elle semble diriger une sorte de culte d’assassins dévoués à Hivernus; de par son dossier, c’est une personne extrêmement efficace et dangereuse. Manipulatrice et provocatrice, couplée à sa capacité de lecture dans les esprits, cela fait d’elle un adversaire redoutable. Elle s’est notamment illustrée dans la prise de la base Vergesso.

                        Pour l’ex Capitaine Molitor, ancien impérial sous l’Empire démocratique, il est visiblement un élément dévoué et sensible aux valeurs impériales; visiblement, il prêche plus dans son attitude particulièrement “suicidaire” dans la réussite de ses objectifs - il ne se soucis pas vraiment de sa survie - et dans sa franchise “fleurie”. C’est actuellement l’un de ses plus proches collaborateurs et il dirige la “Brigade Impera” qui est chargée de protéger Hivernus et sa famille; une mission montrant la confiance mutuelle des deux hommes.

                        Il reste Sylvar, une ancienne Cathar esclave qui s’est visiblement montrée particulièrement douée dans l’apprentissage tactique et militaire et se trouve être aussi très proche du seigneur de guerre.

                        Voilà le résumé global de ce dossier et des éléments importants qui tournent autour. Avant de passer aux conclusions, je vais ouvrir la parenthèse sur l’Oiseau de Feu !”


                        Mon dernier support apparaît. Je poursuis :
                        Spoiler


                        “- L’Oiseau de Feu est une épine dans le pied de l’Empire; ils prônent la suprématie de la race Humaine et une doctrine militaire bien au-delà de nos valeurs.

                        Parmis leurs idées récentes, ils récupèrent des prisonniers laissés pour mort par le programme de notre agent Chiss et montent des commandos et autres forces armées, bien entraînée qui plus est, afin de créer des actes de rébellion. Leur but est aussi d’aider des aliens dans leurs volonté indépendantistes afin d’attiser la xénophobie et de renforcer leur mouvement; on peut notamment établir un lien entre l’Oiseau de Feu et les révoltes des Griffes Cendrées sur Cathar.

                        La présence des commandos et l’éliminations d’agents important sur le terrain laisse très largement présager la présence de taupes au sein de notre organisation; ayant moi-même fait l’objet d’une tentative d’assassinat alors que mon profil avait disparus sur Hoth ces 10 dernières années prouve que nous sommes toujours dans cette situation.

                        L’objectif à long terme de l’Oiseau de Feu est le renversement du commandement de l’Empire actuel pour promouvoir leur modèle de pensée. Ils essayent donc de fragiliser notre système en visant des points sensibles, comme pour les révoltes sur les chantiers spatiaux d’Endor et Eriadu.

                        Cela fait donc un ennemi important qui est dore et déjà à nos portes !

                        Ceci étant dit, je vais pouvoir attaquer mes conclusions et amener les hypothèses qui en découlent.”


                        Je marque une pause un peu plus importante pour laisser le temps à mon auditoire d’ingérer le flux d’informations, puis je me lance dans la partie la plus critique :

                        “- Maintenant que nous avons abordé les états de service de l’agent Nash Futhark ainsi que ses anciens camarades et alliés actuels, je vais commencer par tirer quelques conclusions et vous donner mes hypothèses.

                        L’agent Chimère est devenu en quelque année une figure fédératrice montrant d’importante capacités d’initiative, de génie en tactique militaire tactique et possèdant désormais environs 3 légions de 5000 hommes, un culte d’assassin dévoué mené par une Anzat diablement efficace, 5 croiseurs et 6 vaisseaux de combats léger; autant dire que c’est loin d’être ridicule !

                        En plus de tout cela, il amène avec lui une aura libératrice : il affranchit les esclaves, détruit des morceaux du syndicat de Tenloss tout en offrant indépendance et liberté à des diasporas ! Il a donc l’appuis du peuple et le conservera potentiellement sur le plus long terme, ce qui est non négligeable; nous savons tous qu’une guerre ne se gagne pas seulement à celui qui possède la plus grande armée ! Le facteur psychologique, l’aide des populations locales et bien d’autres facteurs sont cruciaux.

                        Il possède des relations avec des anciens agents auprès desquels il a pu évoluer au cours de sa carrière; même si ceux-ci ne travaillent pas pour lui directement, il n’est pas impossible qu’il ait conservé de nombreux contacts au sein du BSI.

                        Si l’on met cela face à la dernière partie des rapports qui parlent de l’Oiseau de Feu, on peut se poser quelques questions : est-ce une coïncidence si les anciens prisonniers censés être disparus sont recyclés par l’Osof ? Est-ce que ce n’est pas dans leur intérêt de voir un seigneur de guerre aliens prendre le contrôle de planètes et amener la guerre là où elle n’était pas ?

                        Voici ma première théorie : Hivernus se sert de l’Osof pour financer une partie de sa campagne. Conscient que l’organisation fragilise l’Empire, il pourrait être néanmoins convaincu qu’il peut se servir d’eux pour accélérer sa conquête du secteur Bajic. Si l’on part sur cette idée, cela signifie qu’il leur vend des informations, des emplacements d’anciens prisonniers et potentiellement d’autres choses.

                        Si l’on va même encore plus loin : Qui se battent actuellement contre les Griffes Cendrées ? La SAF. C’est l’ancienne équipe ayant coopéré sur plusieurs missions avec l’agent Nash Futhark; si il possède une forme de coopération avec l’Osof, il n’est pas improbable que les missions confiés à cette unité soient des échecs ou des semis-échecs, pour ne pas que ça soit trop flagrant.

                        Mais quel est l'intérêt à long terme pour Hivernus ?

                        C’est ici qu’intervient ma seconde hypothèse : et si l’agent Chimère cherchait à renverser l’Impérium tel qu’il est actuellement ? Il possède une puissante force armée, est en pleine conquête d’un secteur complet de la bordure extérieur; en quelques mois, il possède 15000 hommes, un début de flotte, une secte d’assassin. Qu’est-ce qui l’empêche d’aller plus loin ?

                        Si l’on combine les deux hypothèses, il n’est pas bête de penser qu’Hivernus alimente l’Osof dans le but de fragiliser le système actuel tout en menant son opération en bon soldat de son côté; quand l’Impérium sera en difficulté, il pourrait très bien revenir avec une puissance armée très importante et faire tout basculer en sa faveur.

                        Nous savons qu'à l'heure actuelle, l’Impérium est fragilisé par la fracture entre vous-même, grande moff de notre Impérium et Valiant, opposant à l’Empire en son état actuel. Imaginez si l’Osof prend de la puissance, que Valiant profite du chaos pour essayer de revenir et qu’en même temps Hivernus profite de tous ces évènements pour ramener une armée impressionnante acquise avec la bénédiction de l’Impérium ? C’est une perspective plutôt effrayante.

                        Il reste une hypothèse plus simple : Hivernus est fidèle à l’Impérium - et il l’a montré au cours de sa carrière - et ne cherche qu’à progresser au sein de notre régime; la conquête du secteur n’est là que pour conforter sa capacité de leader et espérer glaner les plus hauts grades rapidement. Les disparitions sont une coïncidence et il n’a aucun lien avec l’Osof.

                        Disons que c'est une hypothèse un peu candide, mais envisageable. Elle est d’autant plus envisageable qu’il possède actuellement l’aval de l’Impérium dans sa conquête; cela signifie une confiance réciproque pour se voir confier une telle tâche.

                        Dans tous les cas, Hivernus est, je pense, fidèle à l’Empire et à ses valeurs. La question à se poser est plutôt la suivante : est-ce qu’il est fidèle à l’Impérium que vous dirigez ? C’est là toute l’essence de la question.

                        Je pense qu’une étude sur le terrain s’impose et qu’il est nécessaire de s’introduire dans la sphère de proximité de l’agent Nash Futhark aka Hivernus afin d’essayer de tirer ses objectifs au clair !

                        Mais je suppose que cela n’est pas une coïncidence si nous sommes partis en direction de la bordure extérieure ? Aurais-je tort de penser que nous approchons du secteur de Bajic afin de m’envoyer en mission de terrain pour tenter de corroborer - ou non - mes hypothèses ?”


                        Une conclusion un brin audacieuse, mais néanmoins réelle. Pendant ces quelques jours, je me suis demandé où nous allions dans la bordure extérieur, mais cela fait tout à fait sens que cette étude de document n’était là que pour me préparer à une mission sur le terrain.

                        La Grande Moff mentionnait justement qu’il ne fallait pas m’exposer, mais sans pour autant que je renonce à mes compétences de terrain; quoi de mieux que d’être affecté auprès d’un agent en mission clandestine sur la bordure extérieure ?

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                          #13

                          Post n°10
                          Auteur : Hivernus

                          L’heure de la restitution est enfin arrivée. Le major Rek’kar est présenté à la Grande Moff afin qu’il puisse faire part des conclusions de son enquête après trois jours d’assimilation, d’étude et de réflexion concernant les dossiers du lieutenant Futhark et de l’Oiseau de Feu. Le Drall se livre tout d’abord à un résumé de la carrière du Chiss, que la Boroskaise ne connaît que trop bien pour avoir potassé son parcours militaire sous tous les angles possibles. Il évoque ensuite ses collaborateurs, déjà connus des services de renseignements impériaux pour diverses raisons, puis fait une parenthèse sur cette nébuleuse organisation qu’est l’Osof. Après ce rappel, la petite boule de poils se lance enfin dans le vif du sujet : Le lieutenant Nash Futhark est-il un traître à la nation ?

                          Selon le major, trois théories sont possibles. La première fait de l'humanoïde à peau bleue un individu de la pire espèce qui soutient l’organisation secrète de l’Oiseau de Feu à des fins personnelles, se servant notamment des faveurs qu’il obtient de cette association de comploteurs pour se créer un domaine privé dans le sud de la Bordure Extérieure. Des inquiétudes similaires ont déjà été émises par certains des proches du Renard Impérial. Plusieurs officiers de haut rang considèrent en effet que l’agent Chimère, le lieutenant Futhark, ou qui qu’il soit réellement, se sert des ressources que l’Impérium met à sa disposition pour bâtir son propre empire.

                          Une seconde hypothèse, qui rejoint la première, va plus loin encore. Elle porte de nouvelles accusations sur le Chiss en faisant de lui l’instigateur d’un vaste complot qui doit lui permettre à long terme de devenir le prochain dirigeant du régime impérial. Cette perspective est assez dérangeante. Suffisamment tout du moins pour attiser l’inquiétude du capitaine Vestrit, qui semble plus nerveux qu’à l’habitude. La Grande Moff Ashe devrait ainsi combattre plusieurs ennemis sur différents fronts si les luttes pour le pouvoir prenait un tournant plus guerrier qu’à l’accoutumé.

                          La dernière théorie fait du lieutenant Futhark un parfait petit partisan de l’Empire. Un soldat qui suit les ordres et qui ne fait aucune vague. Comme le dit si bien le Drall, cette hypothèse est pour le moins naïve. Après tout, l'humanoïde à peau bleue a montré à plusieurs reprises qu’il était capable de faire preuve d’initiatives. Et il ne fait aucun doute, au vu des derniers accomplissements en date, qu’il est tout à fait apte à accomplir de grandes choses qui ferait de lui un personnage de premier rang à une échelle galactique.

                          Le major propose qu’on infiltre discrètement le Seigneurat de Bajic afin d’en apprendre plus sur le Chiss et ses intentions. Il ne sait pas, toutefois, que la naine n’a pas attendu qu’il en vienne à lui suggérer cette idée pour glisser certains de ses agents au sein de la population de Base Vergesso. Après tout, cela fait bien plusieurs mois qu’on lui rebat les oreilles avec ces histoires de complot. Cependant, Rek’kar semble avoir un bon esprit de déduction, au point de deviner avec justesse que la destination de sa puissante armada est liée aux dossiers qu’il n’a eu de cesse d’étudier ces derniers jours. Il est cependant loin de se douter qu’il est sur le point de rencontrer le traître présumé en personne… A cette simple pensée, Ashe se permet d’esquisser l’ombre d’un sourire.


                          - Je vous remercie pour cet exposé, major Rek’kar. Il est clair que vous n’avez pas volé votre réputation de travailleur acharné. Votre zèle est toujours apprécié, sachez-le. Et je comprends pourquoi certains se permettent volontiers de faire pleuvoir les éloges à votre sujet. Déclare dans un premier temps la dirigeante impériale. Selon vous, le lieutenant Nash Futhark est un individu ambitieux et dangereux, dont il faut se méfier… Qu’il soit loyal à l’Impérium ou non par ailleurs. Certains, au sein de mon entourage, ont fait part d’inquiétudes similaires à son sujet… Et il devient évident qu’il nous faut considérer et appréhender au plus vite la gêne grandissante qu’il devient afin d’éviter de nous retrouver avec une erreur fatale sur le dos… Ou, dans le cas présent, un coup de poignard dans le dos.

                          La Boroskaise ne cache pas sa déception. Futhark se devait d’être l’une des pièces maîtresses de sa stratégie sur son échiquier. Un agent implacable, un seigneur de la guerre impitoyable et avant tout une botte secrète face aux différentes menaces qui planent sur l’Impérium. En outre, elle a placé beaucoup d’espoirs en lui. L’idée même qu’elle puisse (ou doive) se séparer de lui semble la déplaire au plus haut point… Mais s’il s’avère en effet que le Chiss est un traître… Non. Elle préfère ne pas y penser.

                          - Quoi qu’il en soit, major Rek’kar, nous n’aurons pas à attendre longtemps pour mettre la lumière sur toute cette histoire… Poursuit la petite femme, non sans soupirer. Car j’ai décidé de convoquer le lieutenant Futhark afin de tirer les choses au clair.

                          Une certaine morosité dans l’âme, la Grande Moff tend le bras vers une corbeille de fruits disposée non loin de son fauteuil afin de se saisir d’un pamplemousse. A défaut de pouvoir passer ses nerfs sur quelqu’un, elle aura au moins la satisfaction de se repaître d’un agrume aussi juteux que succulent.

                          - Il nous reste encore un long voyage à faire… Un peu plus de deux semaines, si je ne m’abuse. Aussi, je tiens à vous accorder quartier libre jusqu’à ce que nous soyons parvenus à destination. Ajoute la Boroskaise avant de venir mordre à pleine dents dans son pamplemousse, savourant son goût exquis. Avant de vous congédier, major, j’aimerai toutefois vous remettre quelque chose… Voyez ceci comme une marque de mon estime pour votre travail, une récompense amplement méritée pour vos services rendus et ceux à venir. Capitaine Vestrit, si vous voulez bien vous donner la peine…

                          L’officier cyborg incline doucement la tête puis disparaît dans une pièce adjacente. Le regard posé sur le Drall, la naine se contente de poursuivre son déjeuner frugal, avalant un nouveau morceau de son agrume savoureux. Le capitaine revient finalement après quelques minutes d’attente avec un droïde à tête d’insecte et pourvu d’une carlingue presque similaire à celle des modèles protocolaires 3PO.

                          - Ce modèle LOM est vôtre, major Rek’kar. Indique la Grande Moff en désignant d’un geste nonchalant de la main l’automate. Vous pouvez en faire ce que bon vous semble.

                          - Je suis sûr que vous apprécierez ce cadeau, major. Ce modèle a été reprogrammé spécialement pour répondre à vos besoins. Commente Vestrit, un léger sourire aux lèvres. Il est pourvu d’une unité d’enregistrement audio et holographique, est capable de parler plus de six millions de langues et dialectes différents et sa programmation militaire fait qu’il est capable de manier tout un panel d’armes. Ses photorécepteurs et ses différents senseurs devraient, en théorie, vous permettre d’être prévenu du moindre danger avant qu’il ne puisse survenir ou tout du moins vous donner l’occasion de réagir à temps. Et bien évidemment, puisqu’il s’agit d’un modèle issu d’une gamme très répandue dans la galaxie, il vous sera aisé de passer inaperçu en sa compagnie. Tout agent qui se respecte serait jaloux d’un tel cadeau…

                          Il n’est en effet pas donné à tout le monde de recevoir les faveurs de la dirigeante impériale… Si le lieutenant Futhark n’est pas fiable, comme le prétendent bon nombre d’individus autour d’elle, peut-être pourrait-elle faire de la petite boule de poils son nouvel agent exécuteur personnel. Oui… L’idée est plaisante. Et dans le cas où l’agent Chimère serait bel et bien loyal, la Boroskaise aurait toujours un plan B en la personne du major Rek’kar. Après tout, mieux vaut s’assurer de s’entourer des bonnes personnes, surtout quand elles sont compétentes et dévouées, plutôt que de laisser filer les opportunités en prenant le risque qu’un autre s’en saisisse. Dans le royaume de la politique et des intrigues, il est toujours bon d’avoir dans son petit personnel de nombreux agents prêts à faire la sale besogne.

                          S’enfonçant dans son fauteuil en mordillant une fois de plus dans son pamplemousse, la Grande Moff prend congé des différentes personnes rassemblées dans la pièce afin de réfléchir sur la suite à donner aux événements. Alors que le dernier impérial quitte ses appartements privés, la jeune femme laisse sa tête retomber lourdement sur le cuir de son fauteuil et pousse un profond soupir. Il lui reste encore tant à faire, à accomplir… Malgré cela, son règne semble menacé à tout instant par diverses personnes et moult groupuscules. L’Impérium, pourtant en phase de devenir l’une des plus grandes puissances de son temps, peut s’écrouler à tout instant.

                          A cette simple pensée, Ashe serre la mâchoire, écrase d’une poigne ferme ce qu’il reste du fruit qu’elle tient dans sa main. Non. Elle refuse qu’une telle chose arrive. Nul ne peut défier le Renard Impérial ! Quiconque se mettra en travers de sa route sera châtié comme il se doit… Elle s'en fait la promesse.




                          Spoiler : Spoiler
                          Je posterai la suite du RP dans un autre topic. Tu seras bien évidemment prévenu lorsqu'il sortira.

                          PS : L'Impérium te fait don d'un modèle LOM. C'est un petit cadeau perso de ma part. N'oublie pas de notifier ce don dans ton casier en mettant le lien de ce RP. ;)

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