Post n°6
Auteur : Raiden
Après avoir échappé à la mystérieuse attaque de la frégate fantôme et sillonné la partie endommagée du transport à travers flammes et décombres, nous étions là, alignés comme du vulgaire bétail dans le couloir du pont supérieur. Les soldats séparatistes qui avaient survécu à l’incident étaient soit chargés de la procédure d’atterrissage ou soit occupé à réparer ce qui pouvait l’être. Quelques uns, les plus sadiques surement, avait été chargé de surveiller le peu de Sith qu’il restait. Malgré leur supériorité numérique et matérielle, nous étions menottés et sans cesse tenu en joug par des bras instables qui ne demandaient qu’à appuyer sur la détente. L’incident de la table de poker, comme on le nommera plus tard, avait considérablement changé l’aspect du voyage. Surement pour éviter d’aggraver la situation déjà tendue avec l’Empire, la Confédération avait porté une attention toute particulière sur les conditions de voyage de ce transfert. Maintenant, nous étions considérés comme des voyous de bas étage. Et je dis nous en tant que Sith de l’Oméga. Assis au sol, les poings liés, je fixai sans relâcher le sol juste devant moi. Je n’avais pas peur loin de là mais jusque là tout Sith qui s’amusait à croiser le regard d’un Séparatiste se prenait un bon coup de crosse dans la mâchoire. Parfois deux. D’ailleurs, toute excuse était bonne pour distribuer des baffes à ces chiens de l’Empire. Alors je restais bien sage pour préserver mon jeune visage. En y repensant, nous étions traités comme tous les Sith présents dans ce vaisseau ce qui était un très bon signe concernant la réussite du plan.Slice, quant à lui, ne semblait pas avoir remarqué cet aspect de la situation. Menotté et braqué tout comme moi, je pouvais sentir son malaise et sa colère. Plongé dans ses pensées, il devait surement ruminer quelque passage de sa vie. Une vie très sombre et triste sans doute puisque sa colère grandissant sans cesse et se propageait comme une peste tout autour de lui. Un appel au meurtre et à la haine qui pétrifiait de peur tous ceux qui se trouvait dans les parages. Même moi, qui étais pourtant son apprenti, je me sentais mal à l’aise face à se torrent de violence. Etrangement, les gardes s’écartaient le plus possible de Slice et semblaient même l’éviter. C’était bien là la puissance d’un Seigneur Noir, distillant le mal et l’obscur sur son passage. Pendant un moment, je craignis qu’il perde le contrôle et fasse capoter tout le plan mais le Maître de Cypher fit preuve d’un immense sens du contrôle.Quelques heures après, ce fut le débarquement sur Coruscant. La flottille rentra dans l’atmosphère et notre vaisseau, encore marqué par la bataille, dû lutter pour garder sa trajectoire en direction des aires de débarquement. Quelques minutes plus tard, le transport et le reste de l’escorte se posait délicatement sur le sol de Coruscant. Conduits en file indienne, les Séparatistes gardèrent leurs armes en joug jusqu’à la dernière seconde. A peine le pied posé sur la terre ferme, je fus frappé par le nombre de vies que contenait la planète. Rien que dans l’astroport et ses alentours, je ne voyais que des milliers de points fourmillant dans tous les sens. Cette image que j’avais de Coruscant manqua de me faire tituber et je dû me raccrocher à la manche de mon Maître. Je refermais mon esprit pour laisser toute cette concentration humaine le plus loin possible de moi. Histoire de m’éloigner encore plus de la foule, je suivis Slice tendant qu’il se dirigeait vers son chasseur que les Séparatistes étaient en train de le débarquer. Le Maître Sith semblait soulager de voir que son bébé n’avait pas souffert des accrochages avec la frégate inconnue. L’appareil monoplace devait avoir une sacrée histoire derrière lui pour que Slice tiennent tellement à cette épave. Quelques secondes après, le ciel devint subitement lourd et l’atmosphère se chargea en humidité tandis que la pluie se mit à tomber. Je fus tout d’abord heureux de ressentir un peu de fraicheur après un tel voyage mais rapidement, l’acidité de la pluie me fit ravaler mon sourire. Contrairement au climat d’Alderaan ou même les averses pouvaient paraitre douces, chaque goutte d’eau qui tombaient sur cette planète transportait avec elle la pollution de l’air et déclenchait une sensation de brûlure sur la peau. Je remis rapidement la capuche de ma bure pour me protéger tandis que le caporal-chef Dia s’approchait de nous.Un étrange lien unissait Slice à cet homme qui nous présenta en premier lieu ses excuses pour son comportement pendant la bataille. Il avait failli nous condamné dans la cage d’ascenseur et, là où j’attendais un sermon du Maître de Cypher, ce dernier se contenta d’un petit discours sur les capacités latentes que possédait ce soldat. Mais ce qui m’étonna le plus, ce fut le nombre d’allusions qu’il fit concernant notre relation avec les Sith de l’Empire. Slice n’avait pas révéler directement notre nature à cet homme mais il lui faisait assez confiance pour le mettre sur la voie. Lorsque mon Maître se servit de la Force pour se défaire de ses entraves, je fis de même et les menottes tombèrent sur le sol, au pied du Séparatiste. C’était là la démonstration la plus frappante du pouvoir d’un pouvait faire preuve en Sith. En même temps, nous aurions très bien pu nous en libérer pendant le voyage, ce qui aurait conduit le vaisseau à un bain de sang.Tandis que Slice continuait de dispenser quelques enseignements au soldat Dia, un Sith beaucoup plus imposant que les autres prit place dans une tribune en hauteur. Il déblatéra alors un discours dans une langue rugueuse et désagréable. Je n’en compris pas un mot et à voir la tête de Slice, c’était pareil pour loi. Par la Force, je parvins quand même à deviner l’idée principale qui se dégageait de son discours et qui flottait dans tous les esprits présents.-Kashyyyk…Me retournant vers Slice pour lui faire part de cela, je le surpris en train de tendre son sabre laser au Caporal Dia. C’était là le présent le plus sacré et le plus significatif qu’un Sith ou même un Jedi pouvait faire. Seule la demande en mariage pouvait égaler cet acte et encore. Slice arborait un air solennel, signant par là un pacte à la vie avec son interlocuteur. Seulement, quand Ace s’apprêtait à prendre l’objet tant désiré, le Seigneur Sith le retira soudainement en éclatant de rire et en se foutant de lui. Même dans les pires situations, il en loupait pas une. Bafouant toutes les limites de la relation Maître-apprenti, je m’approchai de lui et lui frappait l’arrière du crâne du plat de la main. Les deux hommes se serrèrent finalement la main alors que de l’autre main, certains objets atypiques changèrent discrètement de propriétaire. Après cet « échange », je m’inclinai devant Ace et rejoignis Slice qui se dirigeait déjà vers les bâtiments impériaux qui se trouvaient de l’autre côté du spatioport. Même si cela ressemblait beaucoup à un adieu définitif, je ne doutai pas une seule seconde que nos chemins se recroisent un jour ou l’autre.-Vous êtes sûrs que cet homme est digne de confiance ? Il est l’ennemi de notre ennemi mais il n’en reste pas moins un inconnu qui ignore notre existence.Quelques secondes après, nous rejoignîmes les autres Sith qui montaient dans les croiseurs impériaux. Une fois devant l’entrée de la passerelle, un impérial nous arrêta et Slice, ou plutôt Raziel, lui présenta nos papiers avant de monter dans le transport. Contrairement au voyage précédent, nous étions considérés ici comme le gratin de l’armée. Plus de menottes ou de gardes mais des serviteurs qui s’affairaient à exécuter le moins de nos envies. Je pris place aux côtés de Slice, noyé parmi tous ces Sith, tandis que le vaisseau décollait en direction de Kashyyyk.Spoiler : SpoilerDésolé, je suis pas chez moi alors j'ai du mal à trouver le temps de RP.