Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

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Utapau

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  • [Utapau] Institutions & Personnalités importantes

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  • Une situation de crise idéale pour un politicien en devenir

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    Post n°10 Auteur : Sebulko Mannius Les voix des politiciens retentissaient depuis plusieurs heures dans la grande salle du Palais de justice, tandis qu'au dehors la nuit enveloppait de son voile sombre la capitale. Les discussions sur la sécurité de Pau city et sur la poursuite des Sith se trouvaient devant une impasse. Les responsables utapauns qui avaient assisté à la réunion militaire avec les commandements séparatiste repoussaient les interrogations de leurs confrères par une unique formule : « Le lieutenant s'en charge déjà ». D'après leurs dires, les ordres donnés par le Lieutenant Tericarax relevaient du secret militaire et ne pouvaient être révélés. Ils restèrent fermes sur leur position. Le Conseil des Anciens parvint tout de même à arracher quelques réponses évasives de peu d'intérêt sans réussir à savoir à quelle étape était la poursuite des terroristes. Des doutes furent émis quant à la capacité du cyborg à gérer la situation. Au lieu de travailler main dans la main avec les autorités locales, il établissait avec elles une relation à sens unique en leur donnant des directives sans qu'ils ne soient consultés ou n'aient accès à toutes les informations. De plus, il usait de méthodes musclées, voir brutales, comme en témoignait l'hématome sur le front de l'Utai. Sebulko désapprouvait les procédés du gradé séparatiste, pourtant il reconnaissait que celui-ci semblait doté d'une réelle efficacité. Les politiciens qui prirent la parole pour le défendre le militaire étaient du même avis.L'assemblée s'attaquait maintenant à un sujet prompte à former des querelles : la direction de l'État utapaun. La mort des trois ministres laissait vacants les postes les plus importants du Comité utapaun. Le Conseil d'Utapau était fragilisé par le décès de ses membres les plus influents. Enfin, l'administrateur du port de Pau city n'était plus en état de prendre quelconque décision. L'ensemble des gouvernants s'accordait sur la nécessité de mettre en place un Comité aux pouvoirs élargis le temps que la situation se rétablisse. Plusieurs propositions furent faites pour nommer ce gouvernement provisoire, mais aucune ne fit l'unanimité. L'agitation n'avait pas été longtemps étouffée, un tumulte emplissait à nouveau la pièce. Les parlementaire refusaient de laisser aux Anciens le soin d'élire les dirigeants. Des protestations agitèrent la salle lorsque quelqu'un proposa de laisser le Conseil des Ancien gouverner provisoirement. Selon les contestataires les membres de celui-ci n'étaient pas élus directement par le peuple et ne disposaient que d'un pouvoir consultatif ! Les conseillers ne parvinrent pas non plus à arracher ce droit de nomination.L'entrepreneur avait observé la séance sans mots dire. Il attendait son heure pour intervenir afin de ne pas être assimilé à tout ce désordre. Ses observations lui permettaient de compléter les connaissances qu'il avait acquises sur la politique locale depuis qu'il s'était installé sur la planète. Fait relativement rare dans la galaxie, la vie politique utapaun n'était pas structurée par des parties. Il existait néanmoins deux tendances qui divisaient les politiciens. Les conservateurs, incarnés par la figure de l'Aîné, Assia Paedemon, constituaient une partie du Conseil des Anciens et une majorité du Conseil utapaun. Dominant jusqu'alors, ce mouvement était affaibli par la mort de plusieurs conseillers influents. Les réformistes, aux idéaux libéraux, avaient le soutien d'un certain nombre de hauts-fonctionnaires et d'influents entrepreneurs, dont Urt Héron et Daymon Bune. La politique utapaun était régie par le compromis. Le but étant par un habile jeu de concessions de placer ses favoris à des postes clés. Le Comité utapaun qui faisait office de gouvernement était ainsi composé de politiciens plutôt modérés de diverses tendances. Ces multiples constats permirent à Sebulko de comprendre l'intérêt que lui portait Urt Héron. Le magistrat lui apportait sûrement son soutien car il voyait en lui un politicien inexpérimenté plutôt libéral qui avait plus de chance d'être nommé au gouvernement que les réformistes de longues dates, peu aimés des conservateurs. Le Dug ne comptait pas être un pion entre les mains de tel ou tel mouvement. Il voulait être un électron libre prônant une ouverture économique et diplomatique tout en gardant un certain contrôle de l'État et en préservant la culture utapaun.L'ambitieux alien échangea quelques mots avec Urt Héron. Profitant d'une accalmie dans les débats qui n'indiquait pas pour autant que les différends étaient réglés, le juge prit la parole pour présenter le natif à l'assemblée. L'ensemble des regards se tournèrent vers celui-ci pendant qu'il prenait place derrière la chaire réservée aux avocats de la défense. Il monta sur un marchepied pour pallier à sa petite taille et fit glisser ses doigts le long d'une de ses vrilles charnues avant de commencer son allocution.Anciens, conseillers, politiciens,Notre nation a été frappée par un barbarisme venu des tréfonds de la galaxie. Notre nation est en proie à un incendie que nos querelles ne font qu'attiser. Notre nation est à genoux. Pour autant, notre monde ne sera-t-il que l'ombre de lui-même, dirigé par un État divisé et affaibli ? Ces temps sombres sont l'occasion pour Utapau de se relever non pas amoindrie mais renforcée ! Dans ce contexte troublé, la vision à court terme est indispensable. Pour éradiquer les menaces qui pèsent sur nous, des mesures d'exceptions devront être adoptées. La sécurité de nos citoyens doit être assurée et les criminels doivent répondre de leurs actes infâmes.Cependant nous devons dès maintenant tourner notre regard vers le futur pour aller de l'avant. Utapau n'a toujours été qu'un monde mineur, elle mérite pourtant une place sur la scène galactique. Sortons de l'isolationnisme apathique dans lequel nous sommes tombés en nouant des alliances militaires et des partenariats économiques avec les États étrangers. Utapau renaîtra de ses cendres, à nous de forger son destin !Joignant le fond et la forme, le Dug avait joué de son corps et des intonations de sa voix pour appuyer le sens de son discours. Ses voisins saluèrent sa prise de parole quand il revint à sa place. Peu après cette intervention, Assia Paedemon annonça la fin de la séance et remit les discussions au lendemain. Les mines s'assombrir brusquement comme si les utapauns laissaient libre cours à leur profonde lassitude retenue jusqu'alors. Aux évènements atroces de la journée se cumulaient les éprouvantes délibérations sur la nomination d'un gouvernement provisoire. En attendant que cette question soit réglée, les responsables militaires de la planète prenaient en charge la sécurité des habitants et les différents ministères s'occupaient de faire le lien avec la Confédération des Systèmes indépendants ou de gérer les conséquences du blocus. Les politiciens furent escortés jusqu'à un hôtel des niveaux civiques aménagé pour l'occasion afin de reprendre les débats au plus tôt. Sebulko obtint qu'on le ramène jusqu'à son appartement. Après s'être exprimé face au peuple et face aux dirigeants d'Utapau, il avait besoin de recul pour élaborer une stratégie d'attaque lui permettant d'arracher une place dans ce gouvernement provisoire.
  • Un bien grand trône pour un si petit Dug

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    Post n°2 Auteur : Sebulko Mannius Ce jour-là encore le sang avait coulé. Le flot d'hémoglobine déversé lors du massacre antérieur n'avait pas fini de s'infiltrer dans le sol poreux et humide d'Utapau que déjà la terre réclamait plus. Le goût métallique du sang est de ceux qui marquent à jamais, de ceux qui éveillent une soif impossible à étancher. Avide de la vermeil liqueur, Utapau avait réclamé son dû et une nouvelle fois, la Mort s'était abattue sur Pau city, fauchant la fragile existence d'un être. Dans sa froide cruauté, la Grande Faucheuse avait octroyé un bref sursis à celui qu'on croyait hors de danger, unique rescapé du déchaînement de violence et de destruction mené par les Sith, rendant son décès plus brutal encore. Elle n'avait fait qu'attiser les souffrances d'un père rempli de culpabilité à l'idée d'avoir survécu à son fils en lui laissant le temps de s'enfermer dans une prison de douleur, un mutisme absolu. Elle avait empli d'impuissance le peuple utapaun qui voyait en cette figure symbolique une lueur d'espoir à laquelle se raccrocher pour traverser l'ouragan de sauvagerie libéré contre Utapau. Elle avait ouvert plus profondément encore les plaies à vif que l'Etat utapaun s'efforçait de panser. Elle avait semé insidieusement le doute dans les esprits afin que l'ennemi qui paraissait clair aux yeux de tous ne se révèle être qu'un voile de brume qui en dissimulait bien d'autres. Les êtres pensants n'étaient-ils que les jouets de la Mort qui se riait de leurs souffrances et de leur désespoir, mue par une cruauté sans nom ? La Grande Faucheuse n'était-elle qu'un fléau implacable dénué de conscience propre qui frappait ceux qui devaient disparaître ? La monstruosité dont la Fossoyeuse semblait animée n'était-elle pas simplement le reflet de la barbarie latente en chaque être pensant, ceux-là qui ne laissaient derrière eux que ruines et charniers à travers toute la Galaxie ?Tarun Blaum, Administrateur du Port de Pau city est décédé. Cette nouvelle fracassante était venue interrompre le Comité utapaun en délibération depuis plusieurs heures sur le futur de la planète. L'hologramme d'un soldat Utais avait été projeté au milieu des ministres exténués par l'accablante pression pesant sur leurs épaules. Les Pau'ans, doués d'une grande sagesse, peinaient à gérer les situations angoissantes qui requerraient une solution rapide. Au contraire, Sebulko Mannius, fraîchement élu sous-préfet d'Utapau, se sentait dans son élément. Il préférait cette tension imposant une contrainte temporelle, aux débats longs et modérés qu'il assimilait à des palabres. L'hologramme s'anima.Je suis Ladik Bion lieutenant de la Garde utapaun. Hum. Ma section était déployée autour des bureaux administratifs de l'Administrateur portuaire, à l'endroit où nous avions été assignés par le QG, tandis que les forces séparatistes étaient postées dans la résidence attenante de Tarun Blaum. Hum, hum. En début d'après-midi, nous avons été alertés par des bruits de combat provenant de l'appartement. J'ai bien évidemment donné l'alerte... Comme il en convient dans ces situations. Les séparatistes nous ont ordonné de rester sur place afin d'appréhender quiconque tenterais de sortir du bâtiment, tandis que leurs unités s'occupaient d'assurer la sécurité de Tarun Blaum. Après quelques minutes, les sons se sont tus. Nous sommes restés sur place, comme il nous l'avait été demandé... Ma section et moi avons suivi à la lettre les ordres séparatistes. Les patrouilles de droïdes avoisinantes sont arrivées peu à peu, afin d'encercler l'édifice. Les officiers séparatistes nous ont demandé de faire notre rapport. Nous avons appris que les magnagardes chargés de protéger Tarun Blaum avaient échoué et que notre bien aimé Administrateur du port de pau city avait été tué dans cette nouvelle attaque. J'ai demandé des renseignements supplémentaires, mais on m'a répondu que l'enquête était en cours. Voilà, hum, c'est tout. Je reste à votre disposition, ainsi qu'à celle des officiers séparatistes.Tel un oiseau de malheur, l'hologramme disparut aussi brusquement qu'il était apparu. D'un regard, Sebulko Mannius balaya la salle. Les notables se raidirent dans leur siège, leurs expressions se crispèrent, tandis que les rides parcourant naturellement leur visage se creusèrent plus profondément encore. Le sous-préfet s'était attendu à une réaction plus violente. Face à la multitude de messages de détresse que le cerveau des Pau'ans recevait, il n'avait d'autre choix que d'atténuer leur sensibilité aux événements extérieurs. Le Dug, malgré l'effervescence de son esprit, conservait un certain calme. Il peinait à prévoir toutes les répercussions que ce décès impliquait. Indiquait-il la fin prématurée de sa présidence du Comité utapaun, au profit d'un nouvel Administrateur portuaire apte à assumer sa fonction de chef d'État ? Était-ce la fin d'une ère pour Utapau, la dernière pierre qui devait tomber, avant que ne soit bâti un futur florissant débarrassé des fantômes du passé ? La population, voyant que même l'écrasante présence des forces militaires séparatistes ne permettait pas d'assurer la sécurité des plus hauts placés de l'État, ne risquait-elle pas de céder à la panique ? Et comment la Confédération des Systèmes Indépendants, cet imprévisible titan, allait-elle réagir ?Le Comité utapaun était impuissant face à la mort de Tarun Blaum. Les réponses militaires devaient être apportées par le QG séparatiste, tandis que l'annonce officielle du décès et le remplacement éventuel de l'Administrateur du Port de Pau city concernaient le Conseil des Anciens. Devant cet état de fait et les sujets majeurs de la réunion ayant été abordés, Sebulko proposa que la réunion soit remise au lendemain. La dangereuse alchimie formée par la fatigue, la pression et la douleur causée par l'assassinat d'un chef d'Etat respecté risquait de miner les débats et de faire perdre un temps précieux. De nombreuses tâches avaient été déléguées à chaque ministère. Les membres du Comité utapaun se dispersèrent, un lourd travail les attendait.
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    Post n°11 Auteur : Tericarax « - Colonel, baissez votre arme. » réclame le Muun, autoritaire.L’interpellé fait un pas sur le côté, puis deux, le blaster toujours pointé droit sur le torse d’un Tericarax épuisé, revenu difficilement à une conscience approximative. La vue du cyborg est trouble. Tout est si difficile à percevoir...La lumière est si vive, les néons si intenses. Le sol carrelé, blanc impeccable, est pareil à un soleil infâme dont la simple contemplation réclame un insoutenable effort. C’est un tableau de flammes blanches, et au milieu de cette mosaïque de douleur ne se détache pour l’instant qu’une forme : noire, rigide, luisante de cuir, la figure stricte du militaire Cinder, engoncé dans son manteau de nuit. De tous les contrastes cruels qui sont venus accueillir le cyborg à son réveil, le colonel est ironiquement l’un des rares points de repère qu’il peut suivre dans l’espoir d’apaiser sa vue. Il cligne des yeux, pour se laisser le temps de s’acclimater à cette maudite lumière. L’expérience lui donne mal au crâne. Les images s’impriment au fer rouge dans son esprit. Cette étrange délégation venue le saluer sans courtoisie est préoccupante à plusieurs égards, mais plus encore la présence du funeste colonel. Cinder est un intrus, au milieu du trio ; ses deux camarades sont habillés de toges élégantes et précieuses, ce sont des élus, des délégués, des présidents, des hommes d’affaires. Lui est un assassin. Il ne porte point de carnet ou de tablette, guère d’onéreux dossier qui réclame son attention même aux instants où la priorité est à d’autres affaires. Les porte-feuilles sont troqués pour des poignards, les attaché-caisses pour des blasters. Émergé de son coma, le Kaleesh ne comprend pas pourquoi ni comment ses trois invités peuvent se tenir face à lui. Combien de temps a pu s’écouler entre sa perte de connaissance et l’instant présent… ? Des heures ? Des jours ? Des mois, voire des années peut-être…Il ne sait pas. Tericarax ne sait pas. La situation est hors de son contrôle ; tout ce qu’il sait est qu’un mot de travers pourrait signer sa mort, de la main gantée du colonel. C’en serait presque effrayant. Une simple impertinence pourrait signifier sa mort, sans appel et d’un verdict immédiat. Il doit comprendre le contexte, la situation, assembler tous les éléments. Son bluff initial n’a pas fonctionné. Il avait espéré qu’en taquinant l’assurance de Cinder d’une propre salutation emplie d’arrogance, il pourrait apprendre plus d’informations sur le présent. Ils ne se sont rencontrés qu’une fois, ceci pour le briefing qui précédait l’envoi de Tericarax en orbite de Utapau. Pour quelle raison un haut-dignitaire confédéré se serait-il déplacé jusqu’au chevet d’un cyborg mourant ? Pour l’interroger, a indiqué Cinder...Mais un soldat aurait pu lui-même s’en charger...Compte-t-il l’exécuter sur le champ ? Non, Hall, grand gourou et président du Clan Bancaire demande à Cinder de baisser son arme ; c’est bien qu’ils ont besoin de Tericarax vivant, pour ce qu’il sait. Les informations sont donc si cruciales qu’elle exige la présence de Cinder...Mais Sin Hall ? Le président du Clan Bancaire ? « - Avec tout le respect que je vous dois président Hall... » Entame d’un ton mielleux le Skakoan, troisième personnage présent dans ce tribunal improvisé qui accable Tericarax de peines qu’il ignore « Notre...Invité (sa voix s’emplit brusquement de dégoût, alors qu’il désigne d’un geste la direction de Tericarax) semble encore sous l’emprise de cette sorcière républicaine...Ne serait-ce pas grâce que de lui accorder le repos qu’il mérite ? »Sorcière républicaine ? Emprise ? Impossible cette fois de bluffer ; le Kaleesh n’a pas la moindre idée de ce dont il est question. Il cligne à nouveau des yeux. Son regard s’habitue progressivement à la luminosité, bien que le mal de tête soit toujours bien présent. « - Assez ! Tonne Sin Hall, irrité. Colonel, baissez votre arme, je ne vous ai pas appelé de Géonosis pour que vous veniez ruiner une si fortuite découverte. »Fortuite découverte, eh ? Cela suggère un coup de chance. Première hypothèse : Sin Hall a localisé son corps sans vie et l’a ramené à son état de conscience. Il a appelé le colonel ensuite pour l’interrogatoire. Mais ça n’explique pas le troisième individu. Tericarax arrive à présent à percevoir plus nettement les visages de ses interlocuteurs. Cette pièce est trop lumineuse à son goût – et s’il n’avait que le soucis de son confort il garderait sans doute les yeux clos. Mais la situation exige qu’il tolère sa douleur lancinante pour l’heure – car des prochaines interactions dépend sa vie. « - Mais votre fortuite découverte pourrait bien déblatérer mensonges sur mensonges, monsieur le président... » Objecte le Skakoan en protestation.« - Et vous pourriez tout à fait revenir d’où vous êtes venu sur le champ, monsieur Vryla. » tranche Hall.Les objections tues, Cinder lui-même consent enfin à rengainer son arme sous son manteau. Le Muun porte son visage ridé par l’âge comme par le soucis vers Tericarax. Les yeux du Kaleesh se sont à présent habitués à la luminosité. « - Par deux fois...Votre parole m’aura sauvé la vie, président Hall. » Dit le cyborg d’un souffle rauque.« - Pour l’heure du moins. Nous voici quinze ans après, professeur. Je n’étais qu’un petit pion de la Fédération du Commerce à l’époque. À présent je suis président du Clan Bancaire...Vous n’avez guère changé depuis cette nuit là. »« - À votre inverse...Vous avez vieilli, président Hall. »Le Muun sourit avec amertume.« - Vous n’avez pas perdu votre honnêteté à toute épreuve à ce que je vois...Vous avez raison. Le temps nous rattrape tous professeur. Vous même, vous n’avez plus la force que vous aviez il y a quinze ans. »« - La seule chose que je n’ai perdu cette nuit est mon esprit, président Hall. Et c’est la seule part que j’ai continué à entretenir ces quinze longues années. »« - Qu’en est-il de votre loyauté ? » Intervient Cinder, courroucé.« - Mon allégeance est à la Confédération. Elle l’a toujours été. »« - Vraiment ! » S’esclaffe le Skakoan du nom de Vryla sous son scaphandre. Sa voix, hilare, poursuit, en écho sous son heaume artificiel de fer et de caoutchouc : « Vous avez donc tué Tarun Blaum par loyauté envers la Confédération ? Et la générale, votre complice, échappée par votre loyauté à la Confédération ? »C’est donc ça. La situation sur Utapau...Oui, Sharkaran...Sharkaran a probablement pris soin d’obscurcir au possible tous les éléments de cette sombre trame. Lui faire porter le chapeau pour Blaum n’est que pure logique. Complexe...Tericarax n’a aucune garantie que les agents du Killik ne sont pas présents ici. Cinder lui-même pourrait être à la botte du consul, prêt à abattre quiconque serait prêt à faire éclater la vérité. Il va falloir jouer finement.« - Je vois...C’est donc votre curiosité qui vous amène devant moi, président Hall ? »Retrouvé par hasard par les hommes du Muun, amené dans cette...Capsule de soins intensifs, préservé pour qu’on l’interroge enfin, qu’on sache s’il a réellement trahi...Oui, ça n’est pas incohérent.« - Est-ce vrai… ? Demande le banquier. Avez-vous aidé une républicaine à abattre l’un des nôtres ? »« - Évidemment que c’est vrai ! Tonne Vryla, exaspéré. Vous avez vu les vidéos ! Vous avez vu les gardes magna, et vous avez vu la férocité avec laquelle cette...(Il agite la main en direction de Tericarax, cherche un instant le mot approprié pour exprimer tout son dédain)...Bête sauvage les a abattus. »Tericarax choisit de ne pas répondre. Sin Hall demeure silencieux un moment. Visiblement pensif, il fait les cent pas dans la pièce à présent, une main sous le menton. Quelle affaire, songe le cyborg. Il semble que son procès soit déjà majoritairement rendu, avant même d’avoir réellement commencé. Il n’a pas les moyens de s’échapper par la force, de cela il est certain. Son éventuel salut ne peut provenir que du président et de ses décisions. Son sort est pendu à la volonté du vieux Muun. Des vidéos a dit Vryla, hm ? Quelle question complexe...Il se peut que les services du renseignement aient créé un enregistrement factice où Blaum périrait effectivement de sa main. Qui sait quel scénario tordu Sharkaran et la propagande confédérée ont bien pu inventer à son sujet ? Répondre quoi que ce soit qui apparaisse faux pourrait bien lui attirer les défaveurs de Hall et signer son arrêt de mort. Le silence est sa seule alternative pour l’heure.« - Fidèle à la Confédération ! Fanfaronne Vryla. Si fidèle qu’il s’est laissé avoir par les pouvoirs d’une petite sensitive ! Vous vous êtes laissé avoir, mon bon professeur ! Ensorcelé par les soins de cette maudite générale ! »Sin Hall cesse de faire les cent pas.« - Merci monsieur Vryla, ce sera tout. » Dit-il avec calme et douceur.« - Que...Mais je... » argumente le Skakoan, soudainement penaud.« - J’ai bien entendu votre avis, merci, à présent laissez-nous seuls je vous prie. »Avec un soupir de frustration, l’alien en scaphandre s’exécute. Il ne reste bientôt plus que le Kaleesh, le Muun et l’assassin dans la pièce. Tericarax demeure pensif quant aux paroles de Vryla. Ensorcelé par Yvanol, huh ? C’est donc ça que Sharkaran est allé chercher ? Malin, il faut l’avouer. Cela permet à la fois de rejeter la faute pleine et entière sur la République, mais aussi sur les sensitifs…Une stratégie extrêmement futée, il faut bien l’avouer. « - Donc, reprend Sin Hall, est-ce vrai ? Avez-vous collaboré au meurtre du défunt Blaum ? »Vryla ne semblait pas porter Tericarax dans son coeur. S’il en est un qui aurait pu effectivement servir les intérêts de Eldjurath, sans doute était-ce lui. Cinder semble obéir à Hall – bien qu’avec réticence. Il peut demeurer un agent du consul venu faire taire la vérité mais...Jamais le Consulat n’irait jusqu’à abattre le président du Clan Bancaire. Le colonel risquerait trop en contrariant Sin Hall, l’un des acteurs les plus éminents de l’économie confédérée.En d’autres termes, le cyborg est dans un environnement fiable.« - Non. » Dit-il enfin.« - Vous n’avez pas été ensorcelé par la générale Yvanole ? »« - Pareils tours de Force ne fonctionnent guère que sur les faibles d’esprit. Vous conviendrez que je n’en suis guère. »« - Alors pourquoi l’avoir laissée agir ? Pourquoi ne pas avoir défendu Blaum ? »« - C’est précisément ce que nous faisions, président. Nous défendions Blaum. Un tireur a tenté de l’abattre, voyez-vous. Il y serait parvenu, sans notre présence. J’ai trouvé dans le bureau de Blaum un mouchard, qui était sans doute utilisé par ledit tireur pour déterminer le moment opportun où frapper. »« - Un tireur, reprend le colonel Cinder sous son masque à gaz. Vous insinuez que les Sith seraient allés jusqu’à engager des snipers ? Pour une opération organisée à la hâte comme leurs attentats ? »« - Non, colonel. Je crains que le sniper ne soit de nos propres hommes. »« - Vous suggérez une taupe. Et sans preuves, de surcroît. »Des allégations sans preuve n’auront effectivement qu’un seul effet : diminuer le crédit que le colonel et le président veulent bien accorder à Tericarax. Il ne peut se permettre de soumettre ses hypothèses. Il ne peut se permettre de parler à la hâte et d’accuser, car ce serait probablement fermer sa seule porte de sortie. Il lui faut être précautionneux.« - Je suggère qu’il suivait des ordres bien précis et qui n'étaient pas de moi. J’avais ordonné à mes forces de lui livrer la chasse – certainement ces ordres vous pouvez les retrouver dans les communications que j’ai pu passer à mes troupes. »Sin Hall jette un œil à l’homme engoncé de noir à son côté.« - En piste, colonel. »Tericarax demeure silencieux. Avaient-ils anticipé qu’il parlerait de la sorte ? Sans un mot, Cinder sort un large datapad. Après avoir composé plusieurs codes d’accès différents, il affiche enfin un long texte déroulant.« - Ceci, entame-t-il, est l’historique de tous les ordres que vous avez donné lors de l’opération sur Utapau. Suivant votre trahison, une enquête approfondie a été ouverte. Vous comprenez bien, il fallait s’assurer que vous n’ayez pas infiltré d’éventuels complices supplémentaires dans toute cette affaire. »Logique, en effet, songe le cyborg. Une précaution qu’il ne peut que saluer ; il aurait fait de même à la place de l’État Major. C’est donc pour ça que Hall a appelé Cinder. Il ne voulait pas que le colonel l’interroge, mais qu’il aide à vérifier ses dires...La prévoyance du président n’a guère changé en ces quinze années. Le colonel, actuellement, parcourt les ordres.« - Vous dites vrai, vous avez bien ordonné aux troupes de pourchasser un sniper. Et vous avez demandé également à l’unité SVE-97 qu’il...Traque les communications jusqu’au bureau du feu Blaum. »« - C’est donc ainsi que vous avez déterminé la présence du mouchard ? S’enquiert Hall. Son regard brille de curiosité. »« - Cela est correct. Nous étions en pleine phase d’entretien avec Blaum. État post traumatique grave, aptitudes de paroles restreintes, fixation sur son fils mort. Mais il a mentionné un nom. Signes d’anxiété à sa mention. »« - Revenons au sujet, tranche le colonel. Si vous protégiez Blaum, vous et la générale, qui l’a tué ? Et ne me dites pas le tireur, car les blessures ne correspondent pas. »« - Les blessures ne correspondent pas non plus à des vibrolames ou un sabrolaser, n’est-ce pas colonel ? C’est l’escorte de Blaum – ses gardes IG-100 – qui est responsable de sa mort. »Le binôme échange un regard. Ils ne le croient probablement pas.« - Vous suggérez que les gardes ont été compromis et que vous êtes innocent ? »« - Je suggère cela, en effet. »Cinder soupire, excédé.« - Pardonnez moi président, mais je ne peux que donner raison à Vryla. »« - Ne soyez pas hâtif, colonel. Professeur, vous étiez l’autorité référente sur Utapau. La garde qui protégeait Blaum avait été mobilisée par vos soins, seuls vos ordres ont pu signer sa mort, à moins d’une autorité supérieure. »« - C’est exactement à cette autorité que je fais référence, président Hall. »« - Qu’un traître se cache dans les hauts rangs confédérés ?! Absurde, vous êtes absurde ! »« - Calmez vous colonel. Si pareil ordre était donné, il y en aurait certainement mention quelque part. »« - Et il n’y a rien ! Voyez-vous même président ! Rien ! »Problématique. Les deux échangent à voix basse et se mettent à débattre. Tericarax reste pensif. Sharkaran a probablement effacé ses propres traces...Altérer les registres de droïdes entiers… ? Maudit Killik, ses services doivent être extrêmement performants pour accomplir une telle pirouette. Il a probablement profité du temps où les escouades droïdes le pourchassaient, lui et la générale, pour effacer toute trace des ordres donnés à son sujet...Et bien entendu, toutes les unités sur le canal étaient les droïdes. Les unités organiques ne suivent pas les directives des ordinateurs centraux, seuls les droïdes y sont connectés pour…Droïdes.« - Mon garde magna aura les ordres.» Dit Tericarax pour lui-même à voix haute. Le colonel se tourne vers le cyborg.« - Les ordres ? »« - Il était connecté aux ordinateurs centraux de notre flotte, pour faciliter la communication avec ses pairs. Il a été conçu sur mesure, aussi il ne porte pas l’empreinte des fabriques de l’armée – je me suis assuré moi-même qu’il n’ait nul dispositif de traque à son bord – simple précaution. Si vos forces ne l’ont pas réduit en charpie...Il aura les ordres que vous cherchez. »« - Ridicule. Je ne peux pas croire que vous essayez de vous en tirer de la sorte... »« - Quand vous dites garde magna...À quoi ressemble-t-il ? » Demande le vieux muun, ignorant la remarque de son compagnon militaire, qui commence à perdre manifestement patience.« - Il est féroce au combat, car entraîné de ma main, dévoué aussi. Il porte un manteau blanc, frappé des symboles du Mumuu qui ornent mon propre visage. »Sin Hall, alors, fait quelques pas en arrière et applaudit.« - Voilà qui est splendide ! Lorsque je vous ai trouvé, j’ai également trouvé avec vous un tel droïde. Si vous aviez menti sur son apparence, j’aurais su que vous n’étiez pas digne de confiance, mais à présent peut-être pouvons nous espérer que la vérité éclate au grand jour. Qu’on l’amène ! Et nous tirerons enfin cette affaire au clair. » Il ne faut que quelques minutes pour qu’on amène un droïde entravé de menottes magnétiques dans la pièce. Un silence lourd d’attente s’est installé, couvert par la respiration difficile du cyborg – parfois marquée de sa toux. Il arrive à faire le point à présent. Sin Hall a trouvé Tericarax, ainsi que son IG-100. Sharkaran a établi une propagande certaine autour de sa quasi mort, prétendant d’une part que Yvanol et lui ont assassiné Blaum – comme il l’avait anticipé – mais également que Lyzs aurait d’une manière ou d’une autre contraint Tericarax par la Force à le faire. Pour couvrir ses traces, il aurait effacé les ordres donnés au sujet de Blaum ainsi que Lyzs et Tericarax ; de la sorte, l’État Major songerait en effet à une trahison pure et simple, où les droïdes auraient pourchassé le binôme en réaction au meurtre et non à un ordre externe. Le killik est d’une efficacité à toute épreuve, il faut bien l’avouer. L’ordre donné uniquement aux droïdes puis retiré des bases de données permet de porter une culpabilité accablante sur Tericarax, tout ceci quasiment sans frais. Un vrai coup de maître. Devant les yeux du cyborg, on vient brancher au crâne de son IG personnel une batterie de connectiques et de câbles ; on les relie à une console, bientôt celle-ci s’allume.« - Vous êtes certain qu’il n’aurait pas pu modifier les ordres lui-même ? » demande l’homme vêtu de noir au Muun vêtu de blanc.« - En plein coma ? Assurément ce serait un talent qui nous dépasserait tous mon cher colonel. Trouvez vous un ordre des ordinateurs, à la même date ? »Cinder demeure quelques moments silencieux, occupé à naviguer à travers les archives de la mémoire du fidèle serviteur de Tericarax.« - J’ai...Bien quelque chose, en effet. "Le lieutenant Tericarax s'est rendu coupable de trahison aux côtés de la garde républicaine. Capturez par la force si nécessaire les gardes. La générale Lyzs Yvanol, le lieutenant Tericarax et Tarun Blaum doivent être supprimés. Le lieutenant Tericarax est déchu de son statut de militaire et n'a plus aucune autorité dans la CSI."... »« - Et cet ordre n’aurait pas pu provenir de vous, n’est-ce pas professeur ? » demande le grand patron du Clan Bancaire, une main au menton.« - Si tel était le cas, il serait assurément présent dans l’historique des communications avec mes unités, président. »« - C’est une affaire grave. Plus grave alors que votre trahison potentielle, je le crains, car vous n’étiez alors qu’un lieutenant – sans vouloir vous offenser, professeur...Mais je pense que vous avez prouvé votre honnêteté. Colonel, libérez le. Un individu de sa stature n’a pas à être traité de la sorte après pareille intrigue. »Ni en pleine convalescence post-coma songe le cyborg. Il ne faut guère longtemps pour qu’on libère enfin Tericarax de ses menottes magnétiques. Il tousse, en quittant son inconfortable position d’interrogatoire, tousse à nouveau. Le président, l’air profondément peiné, poursuit maintenant à l’intention du cyborg :« - Au nom de la Confédération toute entière, professeur Teh Ree Stal’rax, je vous prie d’accepter nos plus sincères excuses. Vous êtes mon invité à présent. Nous allons également libérer vos amis sur le champ. Aucun mot, aucun discours ne saurait effacer l’affront qui vous a été fait...Mes excuses à nouveau... »Ces mots proviennent d’un des Muun les plus puissants de toute la galaxie. De telles paroles en public auraient déchaîné la rage des HoloNews pendant des semaines, aurait créé des potins à n’en plus finir de surcroît, on aurait couvert de lauriers le bienheureux bénéficiaire de si gracieuses paroles de la part du grand dirigeant du Clan Bancaire ! Mais Tericarax demeure silencieux. Non, en effet, aucun mot ni discours ne saurait effacer tout le temps qu’il a pu perdre dans cette affaire. Il a failli même y perdre la vie. Risible, risible.« - Peut-être pouvez-vous nous aider à traquer le coupable, si tant est que vous en connaissiez l’identité ? »« - Je la soupçonne, du moins, entame Tericarax d’une voix sombre, mais je crains que vous ne soyez pas disposé à me croire en la matière ; moins encore à m’aider. C’est le nom que nous a prononcé si fébrilement Tarun Blaum avant sa mort. Il s’agit de Sharkaran Eldjurath. »Il patiente une seconde. Sin Hall et Cinder échangent un nouveau regard. Aurait-il signé son arrêt de mort sur cette ultime vérité ? Maintenant qu’il est libre, peut-être peut-il prendre Hall en otage, si la situation l’exige, pour s’ouvrir une porte de sortie improvisée ? Il va falloir être plus vif que le colonel Cinder...L’assassin le plus mortel du régime, le plus funeste héraut de la Confédération...Avec son corps cybernétique endommagé, est-ce vraiment la meilleure action à effectuer… ? Il doit exister une autre alternative plus optimale. Il faut la trouver.« - Une dernière question, professeur. » demande Hall.Il ne fait aucun doute que le sort de Tericarax dépend entièrement de sa réponse, même si le Muun pourrait prétendre qu’à présent il est son invité d’honneur.« - Vous avez sans doute étudié la disposition des gardes de Blaum et ses confrères, lorsque vous êtes arrivé. À quelle conclusion êtes vous parvenu ? »« - La disposition des droïdes était affligeante. Ils étaient en sous-effectif manifeste. Difficile de croire qu’ils gardaient quoi que ce soit. »« - Je vois. Colonel, il semble que nous ayons tout ce qu’il nous faut. »Épilogue
  • Recrutement d'ingénieur.

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    Post n°4 Auteur : Blokkus Pognus suivi de près par Bron/Son marchait en direction du spatioport ou la navette était stationné.Il avait laissé deux Mustafarien armé de fusil à énergie cinétique pour monter la garde.Le Pau'au siffla à la vue de la navette Neiomodienne:-C'est ça votre navette?Je croyais que votre sénateur avait les moyens!           Le  jawa soupira: le voyage allait être long...   -Le sénateur aime la discrétion.Ne vous inquiétez pas, sur Mustafar vous aurez tout ce que désirez.Si vous réussissez a faire redémarrer les fonderies bien sur!Bron'Son ricana:-Tu me prends pour qui?Si ces minables du techno syndicat les ont mis en route, je saurai les faire fonctionner!           Le contremaitre se demandait s'il avait fait le bon choix, l'ingénieur avait un égo surdimensionné et semblait instable.Après tout que Blokkus se débrouille avec lui! -Bon si on y allait?Le pau'an acquiesce et monta à bord de la navette accompagné de Pognus et des porteurs Mustafarien.Les deux hommes de garde jetèrent un regard méchant avant de monter à leur tout puis la rampe d'accès repris sa position initiale.Le pilote se tourna vers Pognus. -Quelle destination contremaitre? -Mustafar! on rentre! -C'est parti!Le pilote contacta le contrôle orbital puis la navette décolla lentement du sol, elle s'envola en direction de l'atmosphère avant de disparaitre de l'espace réel: direction Mustafar...Star Wars RPG :: Voyages diplomatiques (soforums.com)
  • Première prime, premier choix

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    Post n°9 Auteur : LOm DOnOs Message de la GuildeLa marchandise doit être livrée directement sur Nar Shadda auprès de JogO le Hutt.Comme tout Hutt qui se respecte il va vouloir négocier, restez ferme.                                                                                                       Le ChiffreUn simple message et des coordonnées, voila tout ce que avait droit Tech et Arda sur leur datapad personnel, un message LOmien comme on disait dans le métier,un message qui va toujours à l'essentiel.C'était un message du Chiffre, le comptable personnel de DOnOs, un homme influent dans la Guilde, statistiquement parlant, il était plus judicieux et prudent de livrer la marchandise directement sur Nar Shadda plutôt que de la faire transiter sur Dantooine, cela faisait également des économies de carburant et à l'heure actuelle c'était de bon ton.Restait plus qu'aux deux chasseurs de prime qu'a se rendre sur la lune des contrebandiers pour exiger leur du, enfin le du de la confrérie des chasseurs de prime...http://star-wars-rpg.soforums.com/t5436-Remise-d-une-prime.htm?q=#p58567 
  • Politique extérieure

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    Post n°43 Auteur : Atreïs Helcar La question était aussi légitime que dangereuse, tout comme devait l'être l'interlocutrice du Gurlanin qui avait bien du mal à se concentrer sur ce qu'il entendait, tant les implications lui semblaient violentes et improbables. Un Consul, la plus haute autorité confédérée, s'était permis ni plus ni loin que de faire abattre un haut administrateur d'Utapau. Le pire dans cette situation était qu'Atréïs se doutait de la suite. Il se doutait que tout cela n'était qu'un pan du décor et que toute une partie restait encore cachée. Ce n'était pas cette discussion qui allait le sortir du pétrin, mais au moins, il voyait là une manière de revenir à Valkoinen sans avoir les mains vides.-J'ignore encore pourquoi vous enquêtiez là-dessus, mais je sais que vous ferez bon usage de ces informations, Lieutenant. Dans le cas contraire, vous n'auriez de toute façon ni la crédibilité de prouver vos dires, ni la capacité de survivre aux forces de la CSI qui voudraient abattre le traître dans leurs rangs. Bonne chance.La menace était à peine voilée, et le conseil était à peine plus rassurant. Cette fois, il ne put s'empêcher de déglutir silencieusement. Quelque chose était à l'affût dans l'ombre, et il ne faisait aucun doute qu'il allait devoir y plonger tête la première désormais. Restait à trouver une manière de faire, et de présenter les choses à la Générale Suprême... Et que dire du DCRS ? Le double-jeu serait compliqué à entretenir, mais il n'avait pas le choix. Surtout qu'il lui semblait que tout ses faits et gestes étaient connus de la Galaxie... Malgré tout, il se secoua. N'importe qui de suffisamment haut placé, ou de débrouillard, pouvait avoir accès aux différentes bases de données, et voir qu'un Lieutenant avait été envoyé en mission sur Utapau en revenant de Raxus Secundus. Ou bien, il avait été vendu, mais c'était peu probable. L'aspirant 8913 était à nouveau face à ses questions. Mais cette fois, il avait quelques réponses et pouvait retourner au bercail. Immédiatement, il commanda une navette.Et tout aussi immédiatement, son comlink sonna à nouveau, cette fois ce fut une voix bien connue qui l'accueillit, bien plus cordiale mais toujours avec cette petite pointe de moquerie qui pouvait agacer. Petit Homme avait cette faculté à énerver absolument n'importe qui...-Aspirant ! Je vois que vous préparez déjà votre retour d'Utapau, j'imagine que vous avez des nouvelles à nous apporter, dans ce cas.-Oui, Monsieur, mais je ne peux pas vous apporter de preuves formelles, celles-ci venant uniquement d'un témoignage. Mon enquête n'est pas finie, pas encore, mais je sais déjà que ce n'est pas à Utapau que je trouverai les réponses. Je dois consulter des registres et des enregistrements sur Géonosis.-Géonosis, hein ? Mh... Un silence s'installa dans la communication, aussi gênant que pesant. Le semi-mensonge d'Atréïs tenait la route, pour l'instant, mais il avait tout intérêt à repartir de la capitale avec des preuves tangibles.-Avez-vous la certitude que vos résultats seront satisfaisants ?-Si on ne m'a pas menti, nous avons échappé de justesse à une catastrophe d'ampleur dans les plus hautes sphères, et à un bouleversement majeur. Je n'ai pas plus de détails.-Soit. Vous avez carte blanche pour votre enquête. Découvrez ce qu'est cette menace et qu'en sont les implications... Agent 951.-Vous voulez dire...-En effet. A plus tard, Vasburg.Il resta coi. Il s'attendait à se faire taper sur les doigts, pas à être promu aussi rapidement ! Et d'une manière aussi cavalière, ça ne ressemblait pas aux services. Mais vraiment, il n'y avait pas de doute à avoir, surtout qu'il reçut quasi immédiatement une confirmation via ses états de service. L'aspirant 8913 venait de devenir l'agent 951. Pas de nom, de prénom, de photo... Juste une confirmation sécurisée qui lui était dédiée. Etait-ce pour cela que Petit Homme l'avait appelé Vasburg ? Il grimaça à cette idée, il préférait être appelé Agent, ça évitait les mésaventures... Même si il était au courant de sa seconde identité, il n'était pas sensé l'utiliser. Il faudrait tirer cela au clair un jour, mais pour l'heure, il avait à faire.La route jusqu'au spatioport lui sembla durer une éternité. Son fusil à l'épaule et son uniforme sur le dos, il repartait surtout avec la tête lourde et remplie d'idées et de questions qui lui occasionneraient sans doute des insomnies dans les jours à venir. Et parmi elles, la pire d'entre toutes : avait-il réellement vu son identité être éventée ? Valkoinen semblait le savoir. Sa source également. Petit Homme pourrait le savoir aussi. Mais il y avait toujours un infime doute, car aucun ne l'avait réellement dit, ne l'avait annoncé. Il réfléchissait tout en marchant, se demandant si il ne devrait pas prendre le temps de retrouver et d'interroger les uns et les autres. Sans doute, un jour ou l'autre, pour éviter tout risque. Sans s'en apercevoir, il arriva à la navette, embarquant sans même saluer le droïde pilote, s'asseyant à l'arrière, la tête penchée vers le hublot. Rapidement, le vaisseau s'arracha du sol, laissant derrière Atréïs une planète toujours nimbée de mystères irrésolus.Valkoinen attendait.
  • Orbite de Utapau

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    Le ChroniqueurL
    Post n°9 Auteur : Tericarax Le vaisseau républicain vrombit. Ses réacteurs bleuissent, une soudaine poussée provoque une vague de chaleur qui s'oppose au temporaire froid en bordure de hangar. Enfin, la navette se soulève du sol, son immense masse d'acier oscille en l'air, son mouvement s'accompagne d'un assourdissant hurlement de moteurs ; avec une nouvelle poussée, elle quitte le hangar et rejoint l'espace. Le lieutenant la suit un instant des yeux. Une idée traverse son esprit – fugitive. Il pourrait ici et maintenant ordonner de tirer sur cette navette, faire voler en éclats infimes tous les membres à son bord. Cela ne réclamerait guère qu'un ordre, qu'une commande, qu'une inflexion de sa voix de fer, et cette frêle embarcation, cette mince canette d'acier serait réduite en cendres et tous ses occupants avec. De si frêles existences, envolées en un battement de cil... Avec la flotte en orbite de Utapau, un feu coordonné de tous les croiseurs séparatistes pourrait réduire à néant le mastodonte que la République a amené avec elle. L'on pourrait alors maquiller ceci en accident. Maquiller habilement l'épave, faire passer ceci pour un problème lors de la sortie d'hyper espace. Une surcharge du module hyperdrive par exemple – et une évidente réaction en chaîne. De si fragiles vies...Il sort son datapad, l'allume. Le visage d'un neimoidien se projette ; le capitaine du Pacifique. Ses yeux le fixent, sous les traits étirés et plissés caractéristiques de ceux de son espèce. Il esquisse un salut de la tête, en forme de respect à celui qui en temps normal serait son inférieur hiérarchique mais qui, pour une raison qui le dépasse, est actuellement aux commandes d'une flotte entière et d'une opération à échelle planétaire.- Capitaine, votre second accompagnera les troupes républicaines sur le monde de Félucia. Vous lui indiquerez de guider l'équipage républicain à travers nos routes hyperspatiales. Le maître du vaisseau fait la moue mais n'explicite pas ses pensées, probablement par égard à Cinder, qui a mis Tericarax en charge de l'intervention militaire. Après un poli « À vos ordres », l'image s'estompe. Le cyborg en est déjà à contacter une autre fréquence, ses doigts squelettiques tapotent sur le datapad les codes d'authentification. Appel lancé. Une seconde passe. Deux secondes. Il n'a plus une seconde à gaspiller. Tandis que l'appel continue à émettre sans recevoir de réponse, le lieutenant se met en branle ; un pas, puis un autre, le voici qui avance. Le pont-entrepôt est loin d'être désert ; droïdes mécaniciens, chasseurs tri-vautours, portes-charges, transporteurs, le lieutenant zigzague d'un modèle à l'autre. On s'écarte sur son passage, on se répand en politesses dans le basic – cette langue que seuls les cybernétiques et les droïdes protocolaires parlent parfaitement. Enfin une image apparaît. C'est un droïde OMM, dont l'image tremblote. La mémoire de Tericarax cherche le chiffre qui lui est associé, le matricule qu'il avait annoncé il y a de cela une heure. - Droïde OOM-0679. Ici le lieutenant Tericarax. Faites passer au capitaine Wanhauer que des renforts de la République arriveront en orbite de Félucia. Elles emploieront nos routes hyperspatiales, le trajet estimé est d'environ 10 heures de voyage. (Il s'interrompt pour tousser, un glaire se forme dans son œsophage, qu'il exhorte avec difficulté). Le cadavre de l'unité Iroey a-t-il été trouvé ? Réclame le cyborg./- Code 40-78 – Informations autorisées. / Négatif lieutenant./ Le corps n'a pas été trouvé./ - Informez également le capitaine Wanhauer que l'unité Iroey constituait un ancien projet de recherche séparatiste. Retrouver ce dernier permettra de collecter des données non négligeables dans l'optique d'éventuels futurs projets anti-sensitifs./- Voulez-vous que je lui transmettre votre demande pour sauver l'unité Iroey ?/- Ce n'est pas un sauvetage. C'est un recyclage. Si le sergent a été détruit comme vous l'indiquez, il n'aura plus l'usage de son corps – quoi qu'il puisse en rester./- Vos requêtes seront transmises au capitaine Wanhauer dans les plus brefs délais./Le cyborg hoche de la tête en signe d'affirmation, puis interrompt la communication. Devant lui, deux petits droïdes DUM se chamaillent une clé à molette. Les deux petits automates aux têtes en forme de champignon tiennent tous deux l'outil, tirent de leur côté pour espérer l'arracher à l'autre en émettant des « bzzzzz » furieux de consternation. L'un d'eux, tout en tirant, détourne le regard, aperçoit soudain Tericarax. Surpris, il lâche l'objet de ses désirs. L'autre petit robot chute en arrière, privé soudain de contrepoids à la force qu'il exerce en arrière. Après un petit choc, il se relève et détale, clé à molette entre ses mains de laiton. Le DUM restant fixe d'un air apeuré le lieutenant. Son œil de cyclope, coincé dans cette grossière tête ovale qui rend les droïdes mécaniciens de son genre si reconnaissables, dézoome et rezoome sur le Kaleesh. Mais la scène atypique n'a déjà plus la curiosité du scientifique. Juste au-delà du DUM se dresse fièrement un grand véhicule, un vaisseau au fuselage encombrant et agressif. Les ailes forment une allure de dent avec le nez. Les doubles-réacteurs sous ces dernières s'intègrent à un ensemble affiné, agile. Le cockpit arrière se découpe en une baie vitrée complète. La main droite du cyborg se pose sur la carlingue de métal – aux couleurs d'un métal gris et de quelques pièces beiges, ô combien équivoques à l'armure de son propriétaire, Tericarax. Le chasseur Belbullab est fin prêt pour rejoindre à nouveau Utapau.***Le B1 marche à une cadence rigoureuse – métronomiquement lente à cause de ses articulations en cruel manque de souplesse et de flexibilité, guidant dans les rues de Pau-city la générale républicaine et ses troupes. L'escorte séparatiste encadre les gardes, à une distance suffisante pour ne pas se montrer oppressante. Sitôt la baie d'atterrissage quittée, on débarque dans les galeries typiques de Utapau ; sous la surface de la planète sont creusés des passages extrêmement larges, qui sont en réalité les lieux de résidence de la population intelligente. Dans ces immenses couloirs creusés par des siècles, des millénaires d'excavation fleurissent des bâtiments rondelets, ovales ici, circulaires là. L'architecture Pau'an a un charme unique ; les habitations lavallières s'ornent bien souvent de loupiotes, qui projettent un éclairage citrouille. Caractéristique de ce niveau de la cité, le couloir où le groupe progresse – de deux cent mètres aisément de diamètre – est taillé dans une roche ocre. L'on a aménagé avec soin un large sol d'acier, par plaques, un luxe dont les niveaux inférieurs ne bénéficient sans doute pas ; c'est une zone aisée, privilégiée. Les bâtiments sont soignés et bien entretenus, et plusieurs cavités à même le plafond permettent de laisser filtrer la lumière solaire. Mais dans ce quartier – probablement d'affaires – nul signe de vie ; aucun Pau'an ni Utai ne se montre. En seuls habitants, des cohortes de droïdes, qui arpentent les rues au pas de l'oie, bataillon après bataillon. La garde républicaine progresse comme au milieu d'un territoire sous occupation. Le B1 s'arrête enfin devant un grand immeuble circulaire ; le porche est une arche obèse, le bâtiment semble posséder des bourrelets de part l'agencement de ses murs./- Point de rendez-vous atteint./ Heure d'arrivée : 14h12./ , dit-il pour confirmer l'exécution correcte ses instructions.De la rue, on peut apercevoir le grand gouffre, autour duquel s'enroulent les différents niveaux de Pau-city, telle une spirale à étages. Du gouffre provient un vent chaud, porteur d'un fin sable amburn, un sirocco local et intermittent. La garde séparatiste reste silencieuse, méfiante de ces républicains et de leur arrivée impromptue ici. Plusieurs minutes s'écoulent ainsi, dans une ambiance froide malgré un climat estival tout à fait charmant.Alors apparaît au bout de la rue la figure unique du lieutenant. Plus rapide et plus svelte que le B1, il ne lui faut guère longtemps pour traverser l'entièreté de la rue et rejoindre les troupes tant républicaines que séparatistes. Ceux sous son commandement redressent le dos, enflent le torse et se mettent fièrement au garde-à-vous. Tericarax, lui, promène son regard reptilien sur les forces de la garde.Une dizaine d'individus en incluant la générale, eh ? Ce n'est pas énorme...Mais il vaut mieux parfois préférer des cellules d'intervention restreintes à des effectifs démesurément élevés ; la qualité contre la quantité. Avec une lourde respiration, le cyborg entame, d'une voix si froide que la température semblerait presque baisser de quelques degrés :- Bienvenue sur Utapau... Générale, je préconise que vous dispersiez vos hommes sur les différentes équipes actuellement à l'oeuvre. La patrouille des rues peut-être laissée au soin des B1, mais l'étude des traces et des données sera plus efficace si vos troupes participent. Deux de mes hommes sont en pleine reconstitution des données de surveillance. (Il se tourne et désigne de sa griffe un immeuble encadré de droides de combat) Le lieu de l'attaque est le bâtiment là-bas, encerclé par les escouades. Je vous l'ai expliqué, une équipe travaille sur l'analyse des empreintes thermiques. Pour ne pas polluer la piste inutilement, un périmètre a été établi – par une estimation probabiliste des chemins possibles employés par nos fugitifs – où les piétons ne peuvent circuler. Ainsi, les empreintes ne seront pas noyées sous d'autres signatures calorifiques.Vous et moi, générale, irons parler avec Tarun Blaum.Les iris d'or du personnage passent sur tant ses propres troupes que sur les soldats républicains.- Seuls, précise-t-il.
  • Noires représailles

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    Le ChroniqueurL
    Post n°27 Auteur : Tericarax Nathrin vient de quitter les réfectoires du croiseur. La nourriture était loin d'y être excellente ; là, le cuistot, un gros besalisk grossier, a jugé bon de leur servir une espèce de gelée marronâtre et informe, au goût plus que discutable. Mais heureusement, il a prévu le truc ; il a refilé sa ration à un camarade de table, il a dans sa cabine des provisions dans lesquelles il puisera. Pas question de manger n'importe quoi non plus. Notre homme commence à se lasser de cette mission de blocus. Il espérait plus d'action, au final il ne s'est rien passé dans les derniers jours. Le lieutenant, comme à son habitude, est avare sur les informations. « Compartimentation et segmentation des tâches » dirait-il sans doute de sa voix anormalement grave et métallique. Mais bon, la paie est extrêmement correcte. Et puis, organiser les mouvements de dizaines, centaines de droïdes en coordination avec des capitaines de gigantesques croiseurs de guerres...Il y a quelque chose de grisant à la tâche : on ne fait pas ça tout les jours, c'est une opportunité unique qui ne se présente qu'une fois par vie. Mais avec le lieutenant, ce genre de chances se présente très souvent, et les récompenses sont toujours à la hauteur. Eh, il sait rendre les choses intéressantes au moins.Le personnage se dirige vers les hangars du vaisseau tout en rajustant son chapeau sur sa tête. Il doit à présent s'occuper de finaliser les ultimes préparatifs pour qu'on puisse faire atterrir la navette de ravitaillements sur Utapau. Dans sa poche il sort une petite barre chocolatée qu'il commence à mastiquer paresseusement pour apaiser son estomac gargouillant. Il tire une nouvelle bouchée de la confiserie élastique, mâchouille à son aise. Ses papilles bénissent le met. Ah, là on touche à de la vraie saveur ! Rien à voir avec ce que le cuistot et son air bourru voulaient lui faire avaler – de gré ou de force.Il achève son délicieux bonbon chocolaté, allant jusqu'à se lécher ses doigts encore gras de sucre alors qu'il débarque dans les hangars. Il fouille dans sa poche, constate avec regret qu'il n'avait emporté qu'une barre depuis sa cabine. Quelle tristesse ! Enfin, il aura le temps de se rassasier convenablement (en d'autres termes de se bâfrer allègrement) dès cette menue affaire terminée. On attend juste qu'il vienne faire acte de présence devant la navette en réalité ; là l'attend un gros vaisseau neimoidien à l'allure de scarabé. Les droïdes attendent docilement au poste de pilotage, tandis que trois humains en blouses oranges achèvent de charger les paquets dans la navette, notant tout sur une petite liste holographique au fur et à mesure. Armés de lunettes cybernétiques, les trois individus terminent les préparatifs. Ils reviennent vers lui, échangent quelques mots de pur protocole, et enfin les voici prêts à partir ; Nathrin n'est là que pour attester que ce sont des pilotes séparatistes aux commandes – mesure de sécurité dans le blocus. La navette projette son souffle brûlant dans le hangar, décolle lourdement. Avec un ronflement de turbines, elle s'éjecte dans l'espace. Brr, c'est qu'il gèle dans ce hangar ! Notre homme se frictionne les bras pour tenter de ramener un peu de chaleur dans ses membres, quand il entend son holopad biper. Hm, on tente de le contacter ? Il sort le petit appareil. Communication entrante du lieutenant Tericarax. Ah, il faut la prendre celle là, pas le choix. Il enclenche la liaison pour voir de quoi il en retourne. Mais ce ne sont pas les traits squelettiques et sinistres du cyborg qui l'attendent de l'autre côté de l'hologramme : il est accueilli par le frêle visage d'une jeune fille en bien piteux état. Il la reconnaît avec difficulté. Ses cheveux sont emmêlés, ses joues éclaboussées de boue, de gros cernes forment des poches noires sous ses yeux...La générale Yvanol ? Il choisit de ne pas activer son image, d'attendre de voir ce qu'elle a à dire. Que fait-elle dans le vaisseau du lieutenant ? Pourquoi a-t-elle un air aussi abattu ? Que manigance encore Tericarax ? Il n'aurait quand même pas tenté de la disséquer, toute sensitive qu'elle est, si ?! Il tente de former un sourire rassurant sur son visage, pour engager la liaison et transmettre son image.Soudain, la nouvelle tombe. Le sourire de Nathrin meurt aussi vite qu'il vient de naître. Tericarax...Est mort ? Une boule douloureuse se forme dans l'estomac de l'humain. Son holopad glisse de sa main et tombe au sol avec un cliquetis plaintif. Il se sent soudain nauséeux, comme si on venait de lui donner un violent coup de poing dans le ventre. Un poids écrase ses épaules, il a du mal à respirer. Tericarax...Est mort... ? Mais...Pourquoi... ? Nathrin sent ses traits se déformer incontrôlablement. Les larmes lui montent aux yeux. Le kaleesh n'est plus...La voix de la générale s'énerve à l'autre bout du fil, elle s'impatiente. S'il n'agit pas, Tericarax sera mort en vain...Il renifle bruyamment, ramasse l'holopad à ses pieds. Il faut répondre, il doit répondre. Ses mains, ses bras, sa voix, tout son être tremble d'émotion alors qu'il répond. Habituellement enjoué, son timbre est rauque, marqué par la tristesse et le choc.- Je vais vous trouver un moyen de sortir de là générale... « Il faut être logique et agir », c'est ce qu'il aurait dit...Bonne chance générale...J'aurais...Bonne chance.Il n'a pas la force de demander comment le scientifique est mort. Il sent les larmes lui brûler les joues. Après quelques autres mots, la communication s'achève. Mais il ne peut pas trahir maintenant : il entre en communication directe avec les capitaines des vaisseaux amiraux autour de lui :- Un vaisseau d'évacuation express, un modèle Belbullab 22, doit passer le blocus. Vous avez pour ordre de le laisser passer. Les droïdes ne doivent en aucun cas ralentir cet appareil, c'est une urgence qui nécessite une extraction chirurgicale.À son grand soulagement, les autres ne discutent pas. Moins d'une minute plus tard, l'ordre est relayé. Les yeux lourds, tout son corps engourdi par une soudaine lassitude, Nathrin aperçoit une minuscule forme s'élever, puis disparaître avec un insignifiant flash lumineux vers la noirceur des étoiles. Et...Et maintenant ?***Le lendemain, les autorités découvrent le cadavre d'un bith calciné, au milieu des décombres de la station. On trouve, cloîtré dans ses appartements, un jeune Twi'lek qui correspond aux signalements du fugitif Sith toujours en cavale, et qui est embarqué par les forces séparatistes, droit vers Géonosis. L'incident de la station est imputée au maître obscur. Le corps du défunt lieutenant Tericarax demeure introuvable, englouti par la mer souterraine de Pau-city.La générale Lyzs Yvanol s'est mystérieusement échappée de la planète. L'attaque terroriste est terminée. Le blocus est levé en début de matinée. Alors qu'un joyeux et ardent soleil vient tirer Pau-city de son sommeil, les grands croiseurs et les escouades droïdes quittent les lieux, et disparaissent en hyperespace, vers Géonosis.SpoilerDe grands remerciements à Lyzs, pour ses idées purement géniales et ses brillantes suggestions tout au long de ce RP. C'aura été un vrai plaisir d'écrire ce récit en ta compagnie! Edit Lyzs : N'est-ce pas ?Merci évidemment à ceux qui ont pris le temps de tout lire. J'espère que vous aurez trouvé autant de plaisir à nous suivre que j'en ai pris à écrire dans cette aventure.+1
  • Main de velours [Empire]

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    Le ChroniqueurL
    Post n°2 Auteur : Valiant Les minutes de réflexion de l'administrateur portuaire parurent des heures à l'amiral clone. Celui ci tapotait avec ses longs doigts blancs sur son bureau, visiblement en plein doute. Il est vrai que sans ses chasseurs P-38 sa planète serait sans défense, mais d'un autre coté une centaine de chasseurs ne pèseraient pas lourds face aux croiseurs Sith, ils permettrai à la population d'Utapau de gagner une poignée de secondes au mieux. C'est surement à ça que devait penser le Pau'an. A bout d'une dizaine de minutes d'introspection, il se décida enfin à parler: -Très bien , nous acceptons votre offre Amiral. Nos chasseurs contre la promesse de votre intervention en cas d'invasion.    Le pacte était scellé, Codor s'était engagé à faire intervenir la marine Impériale si Utapau était attaqué. -Nous sommes d'accord Administrateur. Regroupez vos pilote que ceux ci embarquent a bord du Never 203 avec leurs vaisseaux.     -Je vais donner des ordres dans ce sens immédiatement. J'espère seulement que vous tiendrez parole...          -L'Empire ne laisse pas tomber ses alliés. Nous nous souviendrons de votre appui. A bientôt administrateur.     Codor salua son interlocuteur et reparti en direction de sa navette pendant que le Pau'an contactait le chef d'escadrille. La navette décolla de la planète imité par de nombreux P-38. Une fois à bord du Venator on formerai les pilotes aux tactiques de combats spatiaux dans des simulateurs. Le transport de l'amiral se posa dans les hangars tandis qu'on faisait de la place pour l'escadrille Medion, nom de code de la flotte aérienne d'Utapau. L'amiral rejoint la passerelle ou le capitaine Troy l'attendait pour le départ. -Tous les chasseurs Porax ont embraqué Amiral. On a affecté les pilotes dans le secteur U-2. Dès demain on les prendra en charge.   -Très bien, dans ce cas on repart. -Quelle destination, Amiral?    -Nirauan: on a plus de nouvelle de notre avant poste. Comme on est dans le secteur on va aller voir ça. -A vos ordres! Navigation: calculez les coordonnées pour un saut.       Le Venator disparu au milieu des étoiles: destination Nirauan...->  http://star-wars-rpg.soforums.com/t2235-A-l-assaut-du-Monde-Inconnu.htm
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    Le ChroniqueurL
    Post n°22 Auteur : Super PNJ -Bureau de sécurité Impériale-          -Shadow-Agent spécialTapis dans l'ombre, Shadow observait la scène de loin, ses hommes avaient été finalement interpellés par les services de sécurité séparatiste.Il avait profité de la diversion crée par le dérapage contrôlé du speeder pour s’éjecter lui même du véhicule , après un roulé boulé il avait réussi a se dissimuler tandis que les commandos faisaient diversion.Il était temps pour lui de quitter Utapau , il s'occuperait plus tard de ce chasseur de prime qui l’avait purement et simplement trahi, le problème c'est qu'il se trouvait a plusieurs klicks du centre de Pau City, il se devait de contacter Dactillon, l'agent de terrain sur place. Il sortit son datapad et envoya le message sur une fréquence cryptée.-Ici l'Ombre. En difficulté au Nord-Est de votre position.Besoin d'une extraction d 'urgence.    Le datapad de Shadow bipa, une réponse instantanée. -Impossible: Trop chaud.              -D-L'espion maudit intérieurement son homologue , il le laissait tout bonnement en plan au milieu de nul part , tout ça pour ne pas risquer de trahir sa couverture.*Maudite larve!*S'il sortait de ce bourbier, NON, quant il sortirait de ce bourbier, Shadow allait aussi avoir une conversation avec cet agent de terrain très timorée. Le natif de Dromund Kass était comme ça, du genre très rancunier...         SpoilerBy               "Seuls les morts ne parlent pas!"