Cortosis
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Post n°1
Auteur : Asavar PhocasHRP (edit du 14/06/2018) : les événements décrits dans ce RP sont antérieurs au sommet de Géonosis pour la paix entre la CSI et la République (La Table Blanche).
Des plaines désertiques et stériles, des ruines inhabitées depuis des temps immémoriaux, une atmosphère si polluée qu’elle en devint suffocante : voilà ce qu’était Duro, planète natale d’une des premières espèces à avoir exploré les étoiles, aujourd’hui sous le joug de la Confédération des Systèmes Indépendants. La population toute entière vivait dans des cités en orbite tandis que quelques installations agricoles automatisées fournissant à ces villes à peine assez de nourriture comestible constituaient la seule trace de civilisation à la surface de la planète. Ça et les machines du Techno-Syndicat, bien sûr.
Quelques mois auparavant, une entreprise locale avait tenté sans succès de braver les terribles conditions de la planète pour fonder une exploitation minière. La planète était déjà perdue : ils n’avaient ainsi aucun remord à l’endommager encore plus. Ce ne fut pas les conditions extrêmes qui mirent fin à leur entreprise, mais le sol même de leur monde natal. Le forage semblait impossible. Cela signifiait la ruine de leur compagnie. Néanmoins, lorsque les Skakoan du Techno-Syndicat leur proposèrent de leur racheter leurs terrains, ils n’hésitèrent pas une seconde, estimant avoir fait une bonne affaire. Cependant, ils ignoraient la nature du minerai se cachant dans les entrailles de la planète et celle-ci donnait aux terres une valeur bien plus importante que ce qu’ils imaginaient. La vérité était que le Techno-Syndicat avait obtenu ces carrières pour une bouchée de pain.
Des droïdes et des machines automatisées arrivées quelques semaines plus tôt de Skako s’activaient au milieu de ces terres meurtries. Un observateur extérieur ne se doutant pas de quel genre de minerai on cherchait à exploiter aurait pu croire que la technologie employée était obsolète : les foreuses énergétiques avaient disparu au profit de foreuses classiques. Ce qu’ils ne savaient pas, c’est que la cible de cette vaste opération de minage avait pour cible le cortosis dormant sous la surface planétaire depuis des millions d’années… Les corporations de la Haute Maison Duro n’avaient d’abord pas vu d’un bon œil l’arrivée du Techno-Syndicat et ses agissements sur la surface de la planète, notamment la compagnie de minage DuroDelve, mais la mégacorporation avait acquis ces gisements dans la plus grande légalité et ils ne pouvaient donc rien faire pour s’y opposer. Ils durent ainsi se résoudre à accepter la présence des Skakoan, non sans une certaine frustration, puisqu’ils ignoraient totalement la nature des mines.
Depuis un petit véhicule flottant au-dessus des carrières, le Contremaître Vardek Bortan, engoncé dans son scaphandre, balayait la scène du regard en discutant avec un autre Skakoan. Il s’agissait de Bolt Tondar, le Prospecteur Suprême du Techno-Syndicat. Un datapad en main, il énonçait des chiffres, des statistiques et des analyses à son employeur en ajoutant des commentaires techniques et en désignant du doigt des points sur une carte holographique des carrières. Il s’agissait de déterminer les zones prioritaires, celles ayant la plus grande concentration de cortosis. Il s’agissait également de discuter de la logistique et des infrastructures à mettre en place pour optimiser l’exploitation du minerai.
Derrière eux se trouvait Wat Stewas, un jeune Skakoan qui occupait la fonction de Prospecteur de Duro avant d’être promu Haut Prospecteur de Duro suite à sa découverte capitale. Dans les faits, ça ne changeait strictement rien puisqu’il était initialement le seul agent de la compagnie mobilisé sur place et n’avait donc personne à encadrer. Cependant, la forte hausse de salaire qui découlait de cette promotion ne lui déplaisait pas. Ce n’était pas un individu brillant et l’argent suffisait à faire son bonheur. Il restait en retrait et écoutait la conversation de ses supérieurs sans intervenir.
Peu à peu, les choses se mettait en place. Dans quelques semaines, ce lieu autrefois morne et silencieux allait devenir un site industriel bourdonnant d’activité. Bortan en était très satisfait. Il lui tardait de voir le résultat des investissements de son entreprise. Mais plus encore, Bortan attendait d’être contacté par le CRDA. Ainsi, lorsque sa conversation avec Tondar prit fin, il demanda à rester seul et observa les chantiers les mains dans le dos. Ses chantiers. C’était grâce à un travail acharné qu’il était aujourd’hui l’un des êtres les plus puissants de la CSI. En était-il fier ? Sans aucun doute. Mais il ne s’agissait pas d’orgueil. Sa fierté ne l’aveuglait pas et encore aujourd’hui, il demeurait aussi appliqué et prudent qu’aux premières heures du Techno-Syndicat. Bortan était un symbole de pouvoir et de détermination. Et pour l’heure, il attendait, immobile tel la statue d’une antique divinité. Le CRDA n’allait pas tarder à entrer en scène…