Bienvenue sur SWRPG !

Créé en septembre 2006, ce RPG situé dans l'univers Star Wars a démarré à l'aube de la Guerre des Clones. Nous avons cependant pris une trajectoire bien différente de celle de la saga. 18 ans plus tard, nous voilà dans un univers parallèle aux films de George Lucas, un univers unique dans lequel nos propres personnages ont eu (et auront) un impact sur sa destinée.

Contexte: Il n'y a pas si longtemps que ça, dans une galaxie lointaine, très lointaine... L'Ancienne République influençait les quatre coins de la Galaxie, guidée et protégée par les légendaires Chevaliers Jedi, gardiens de la paix et de la justice. De nombreuses années plus tard, on dénombre de nombreux régimes successifs, mais aucun n'a réussi à s'imposer durablement. Empire Démocrate... Empire Sith... Voilà que les différents chemins empruntés nous ramènent donc à une République Fédérale, sans que l'on soit assuré qu'elle parvienne à durer dans le temps. Une République Fédérale qui décide de miser sur la nouvelle Garde Républicaine, vouée à remplacer un Ordre Jedi dont on refuse le dogme si particulier.

Pendant ce temps, Sith, Séparatistes et Chasseurs de Primes ont su se préserver à différentes échelles de l'échec de l'Ancienne République. Tandis que l'Ordre Sith a connu récemment sa fin sur Cathar, laissant la place à différents cultes bien moins influents mais tout aussi dangereux, les Chasseurs de la Guilde de Dantooine n'ont jamais été aussi nombreux, parcourant les mondes à la recherche de primes qui en valent le coup. La Confédération des Systèmes Indépendants, elle, résiste aux fluctuations du temps et se préserve des menaces extérieures en n'hésitant pas à agir lorsqu'il le faut, comme l'en atteste son intervention musclée sur Cathar. La même Cathar qui avait accepté d'accueillir les Vestiges de l'Empire suite à la scission de l'Empire Sith, et qui aujourd'hui se retrouve sous la tutelle des Séparatistes.

Les temps sont sombres, le ciel annonce de mauvais présages comme c'est le cas à chaque nouvelle ère. Les relations entre les grandes puissances ne sont pas au beau fixe, les Sith sont de nouveaux reclus dans l'ombre -là où ils sont les plus menaçants- et les Jedi se terrent sur Endor, bien décidés à ne pas dévoiler leur présence à ceux qui leur sont hostiles et bien décidés à s'en tenir à leur but éternel : l'étude de la Force.

Jamais une ère de SWRPG n'aura été si indécise et pourtant, il y aura toujours quelqu'un pour bouleverser l’échiquier galactique. Comme ce fut le cas ces huit dernières années. Peut-être que tu seras cette personne, qui sait? Notre Galaxie t'attend !

Aller directement au contenu
  • Accueil
  • Récent
  • Mots-clés
  • Populaire
  • Utilisateurs
  • Groupes
Habillages
  • Light
  • Brite
  • Cerulean
  • Cosmo
  • Flatly
  • Journal
  • Litera
  • Lumen
  • Lux
  • Materia
  • Minty
  • Morph
  • Pulse
  • Sandstone
  • Simplex
  • Sketchy
  • Spacelab
  • United
  • Yeti
  • Zephyr
  • Dark
  • Cyborg
  • Darkly
  • Quartz
  • Slate
  • Solar
  • Superhero
  • Vapor

  • Défaut (Aucun habillage)
  • Aucun habillage
Réduire
Logo

Star Wars RPG

  1. SWRPG
  2. Galaxie Principale
  3. Reste de la Galaxie
  4. Bordure Extérieure
  5. Wranag.

Wranag.

Planifier Épinglé Verrouillé Déplacé Bordure Extérieure
3 Messages 1 Publieurs 1 Vues 1 Abonné
  • Du plus ancien au plus récent
  • Du plus récent au plus ancien
  • Les plus votés
Répondre
  • Répondre à l'aide d'un nouveau sujet
Se connecter pour répondre
Ce sujet a été supprimé. Seuls les utilisateurs avec les droits d'administration peuvent le voir.
  • Le ChroniqueurL Hors-ligne
    Le ChroniqueurL Hors-ligne
    Le Chroniqueur
    a écrit sur dernière édition par
    #1

    Post n°1
    Auteur : Hivernus



    WRANAG, dans le système Wranag. Bordure Extérieure. Secteur de Bajic.


    Gravité : Standard.

    Atmosphère : Type 1 (respirable).

    Climat : Désertique.

    Terrains : Montagnes. Déserts.

    Période de rotation : 31 heures standard.

    Population : Aucune. (Terrain d'entraînement pour les forces armées du Seigneurat de Bajic.)

    Villes notables : Aucune.

    Exportations principales : Aucune.







    -------


    Trou d'équipage de la passerelle du croiseur stellaire de classe Interdictor "Poing de Pandore".

    -------


    Spoiler : A lire avant :
    Rezi-9.

    Conflits au sein du département.




    Dans la salle de commandement située derrière la passerelle, l’effervescence est totale. L’équipage du “Poing de Pandore” s’active à préparer le vaisseau pour le combat. Pour bon nombre de membres de la délégation Pantoran, le fait même de se trouver sur le pont d’un croiseur appartenant à une puissance étrangère est une première. Chune Tomoon semble ravi à l’idée de pouvoir observer de près les manœuvres militaires du Seigneurat de Bajic. Et il n’est visiblement pas le seul. Parmi les officiers des forces armées de Pantora invités pour l’occasion, nombreux sont ceux qui partagent son enthousiasme. Les éléments les plus gradés de chaque armée se sont rassemblés autour d’une table à projection holographique afin de discuter en amont des manœuvres qui vont s’effectuer sur le sol de Wranag.

    Sylvar, en tant que ministre de la guerre, est aux premières loges aux côtés de l’amiral Netbers, commandant en chef de la marine de guerre seigneuriale, et de Frilla Hawan qui, en sa qualité d’héritière présumée du Seigneurat de Bajic, représente la volonté du seigneur Hivernus sur ce champ de bataille simulé. La jeune femme arbore d’ailleurs, pour l’occasion, l’emblématique uniforme vert strié d’une unique bande bleue sur les manches que les officiers de son père portent avec fierté et honneur. En face d’eux se tiennent les officiers d’état-major des forces armées de Pantora et les officiels du gouvernement Pantoran, parmi lesquels se trouvent le président de l’Assemblée lui-même et la vicomtesse Shoti, ambassadrice en mission auprès du Seigneurat de Bajic.

    L’amiral expose les différentes phases d’action de l’exercice du jour, réalisé en coopération avec certaines forces Pantorans déployées spécialement pour l’occasion. Les officiers des deux armées jouant par ailleurs une part active dans cette opération commune se sont vus attribuer un écusson unique qu’ils arborent fièrement sur l’une des manches de leur uniforme… Une façon comme une autre de lier les militaires de ces deux nations respectives. Après avoir répondu avec patience aux nombreuses interrogations de Chune Tomoon et de ses collègues, Netbers reçoit la confirmation par l’un de ses officiers de pont que la flotte est parée et à ses ordres.

    La première fois que l’amiral avait mis les pieds dans le système Wranag, c’était pour y livrer bataille à la tête d’une petite force constituée seulement de deux vaisseaux de guerre. C’était il y a plus d’un an et il n’était alors qu’un simple capitaine… L’homme est désormais à la tête d’une armada de bonne envergure qui rendrait jaloux n’importe quel seigneur de la guerre ou roi pirate rêvant de gloire et de fortune. Pour l’exercice du jour, Netbers a mobilisé le vaisseau-amiral de la flotte, le croiseur de classe Interdictor “Poing de Pandore”, deux croiseurs de classe Munifex, le “Griffe du Loup” et le “Cocatrix”, et cinq croiseurs de la classe Arquitens… Soit presque la moitié des vaisseaux de guerre dont il dispose. A ceux-ci s’ajoutent également quelques navires de soutien et de transport, mobilisés pour les besoins de l’opération, parmi lesquels figurent notamment une poignée de vaisseaux Pantorans.

    L’officier inspire un grand coup, balaie du regard cette assemblée de militaires et d’hommes politiques qui l’observe, puis donne l’ordre tant attendu.


    - Ici l’amiral Netbers. Message à toutes les unités : Débutez l’assaut.

    La flotte, en position stationnaire depuis plusieurs heures, s’agite soudainement. Les croiseurs rejoignent leur nouvelle position en quelques minutes puis, suivant une procédure répétée à la perfection, les artilleurs calculent le meilleur angle de tir, préparant leurs batteries de canons laser et de turbolaser pour un bombardement orbital effectué dans les règles de l’art. Alors que la flotte s’apprête à faire démonstration de sa puissance de feu, le président de l’Assemblée se rapproche discrètement de la fille adoptive du seigneur de la guerre, bien décidé à échanger avec elle sans perturber le bon déroulement de l’opération en cours.

    - J’avoue ne pas comprendre, Excellence… Je pensais que cet exercice aurait lieu sur Rezi-9. Chuchote Chune Tomoon, perplexe.

    - Les entraînements se sont en effet déroulés sur Rezi-9, monsieur le président. Cependant, afin de préserver l’écosystème de la planète et nos concitoyens des impacts d’un tel exercice, effectué en condition réelle, nous avons trouvé plus judicieux de procéder à sa réalisation sur un monde inhabité… Un monde ne présentant que peu d’intérêt d’un point de vue écologique, économique et politique. Explique Frilla à voix basse, sur un ton diplomate.

    - Je comprends mieux… Je vous remercie pour cet éclaircissement, Excellence. Souffle alors le Pantoran, émerveillé de voir en temps réel les manœuvres militaires s’effectuer sous ses yeux candides.

    Les huit croiseurs, dont les équipages communiquent avec précision entre eux afin de coordonner au mieux leurs efforts, crachent leurs premières salves dans une synchronisation presque parfaite. Le pont du “Poing de Pandore” se met à trembler brusquement, le grondement de ses puissantes batteries couvrant le temps d’un bref instant le brouhaha des hommes d’équipage. Les traits laser viennent illuminer le vide sidéral le temps d’un bref instant, se perdant ensuite dans l’horizon.

    - Statut des dégâts ? Demande alors Netbers.

    - Nos observateurs confirment la destruction totale de la première base, amiral. Indique un officier installé devant une console.

    Au vu de la puissance de feu déployée, les fortifications de cette première cible ont dû être pulvérisées. Pour les unités d’éclaireurs déployées à la surface de la planète, le spectacle a dû être grandiose. Mais ce n’est qu’un début. Ces soldats en auront pour leur argent… Tout comme ces Pantorans, bien fiers dans leurs uniformes et leurs tenues de cérémonie, que l’on essaie à tout prix d’impressionner.

    - Très bien. Que la flotte se prépare à ouvrir le feu sur la deuxième cible. Cadran B-221-78. Commande alors l’amiral. Débutez le compte à rebours. Dix secondes.

    - Ordre transmis, amiral. Compte à rebours débuté. Ouverture du feu dans dix… Neuf… Huit… Sept… Six… Cinq… Quatre… Trois… Deux… Un… Artillerie engagée, amiral.

    Comme un seul homme, les huit croiseurs déchaînent une fois de plus les enfers sur terre. Le “Poing de Pandore” se met à trembler de plus belle alors que ses batteries crachent leurs salves mortelles sur une nouvelle place forte. L’homme attend une fois de plus le rapport des équipes au sol, qui annoncent rapidement l’annihilation complète de cette seconde installation militaire. S’il s’agissait d’un vrai combat, le nombre de vies perdues lors de ces bombardements orbitaux serait significatif. Hors, dans le cas présent, les frappes n’ont coûté la vie qu’à quelques mannequins disposés au sein des différents bunkers et bâtiments militaires. Une troisième cible est désignée par le commandement. Comme les deux installations précédentes, celle-ci subit de plein fouet la colère de l’armada seigneuriale. Après quelques minutes d’un intense bombardement, il ne reste plus rien de cette base qui occupait jusqu’alors une petite portion d’un des nombreux déserts de Wranag. Les défenses factices de la supposée nation ennemie étant désormais réduites à néant, ou du moins détruites dans leur grande partie, le moment est venu pour les forces d’invasion d’entrer en action.

    - Commencez le débarquement des troupes. Annonce alors l’amiral, imperturbable.

    Autour de lui, les hommes prennent réception de l’ordre, transmettent les nouvelles instructions, partagent les informations qui vont dans un sens ou dans l’autre. Telle une machine bien huilée, habituée aux opérations de ce genre, la marine de guerre du Seigneurat de Bajic fait preuve d’un professionnalisme qui impressionne tout naturellement les officiers et officiels de Pantora. Tout s’enchaîne rapidement. En l’espace de quelques instants, ce sont des dizaines de transports et leurs chasseurs d’escorte, certains d’entre eux étant pilotés par des Pantorans, qui s’en vont vers la surface de Wranag prêts à accomplir leur devoir.

    Un escadron entier d’intercepteurs TIE fait un premier passage au-dessus d’une base aérienne occupée par de vieux droïdes ouvriers reprogrammés comme fantassins afin de libérer la place pour les troupes d’assaut. Les automates qui ne sont pas fauchés par le raid se mettent rapidement à couvert, laissant ainsi l’occasion à une compagnie aéroportée de débarquer ses commandos sur une large piste d’atterrissage. Trois Renforts Tactique Tout-Terrain sont alors déposés au sol, tandis qu’une centaine de soldats d’élite se déploie depuis des canonnières de police, dont l’armement se déchaîne sur tout droïde osant répliquer. Alors que les transports repartent vers la flotte afin de procéder à une nouvelle manœuvre d’embarquement, les intercepteurs TIE effectuent un second passage afin de permettre aux commandos de progresser sans rencontrer la moindre opposition. Les quelques poches de résistance qui persistent sont rapidement neutralisées, notamment grâce à la puissance de feu fournie par les trois RT-TT.

    En moins de quarante-cinq minutes, c’est l’ensemble de la base aérienne qui est sécurisée, donnant ainsi l’opportunité aux forces d’invasion de débarquer troupes, matériel et ravitaillement dans un endroit stratégique. Plusieurs navettes de classe Lambda reçoivent alors l’autorisation de se poser afin de déverser au plus vite leurs fantassins. Les hommes ainsi déployés sont dès lors chargés de consolider leurs positions le temps qu’une force plus importante soit déposée sur place.

    D’autres opérations de débarquement ont lieu simultanément dans d’autres emplacements tout aussi importants. Un village de taille modeste disposant d’un spatioport et faisant la jonction entre différentes villes factices devient ainsi un point décisif à conquérir. Une compagnie entière d’infanterie mécanisée est de ce fait déployée aux abords de cette bourgade afin d’en prendre rapidement possession. Face aux quatre imposants Transports Blindés Tout-Terrain et leurs véhicules d’escorte, huit Transports de Reconnaissance Tout-Terrain, appuyés par pas moins de quatre cent fantassins débarqués depuis diverses navettes ou via les blindés, les droïdes simulant un bataillon ennemi n'offrent qu’une résistance symbolique. Ceux qui ne sont pas pulvérisés lors de l’assaut se replient en bon ordre, poursuivis par les impitoyables machines de guerre de l’armée seigneuriale, tandis qu’une poignée de sections entreprend déjà de sécuriser les lieux, et notamment le spatioport, afin de permettre le débarquement de nouvelles troupes.

    Dès lors qu’une unité rencontre une opposition ferme qui l’empêche de progresser, l’ordre est donné de faire halte. Un escadron de TIE se charge alors de clouer sur place l’ennemi afin de l’empêcher de réagir aux nouvelles manœuvres des forces seigneuriales lorsque cela est possible. Dans le cas contraire, on demande aux troupes de se retirer brièvement, laissant la flotte en orbite utiliser sa puissante artillerie afin de briser toute résistance. Une fois l’obstacle anéanti par une frappe chirurgicale particulièrement dévastatrice, la progression peut reprendre.


    - J’ai entendu parler d’incidents au sein du département des recherches militaires… Rien de grave j’espère ? Glisse discrètement Frilla à l’oreille de la ministre de la guerre, l’attention des autres observateurs étant concentrée sur les mouvements de troupes.

    - Le problème a été en partie réglé, Excellence. J’ai pris les mesures nécessaires pour qu’aucun incident de ce genre ne puisse se reproduire. Indique nébuleusement la Cathar, dont le regard demeure fixé sur la table à projection holographique et ce qu’il s’y passe dessus. Cependant… Je me dois de vous informer que la réalisation finale du projet Nébulon-S risque d’être passablement retardée.

    - Curieux. Une raison particulière à cela ?

    - Oui, Excellence… Plusieurs défauts structurels ont été découverts par l’une de nos équipes. Il va falloir retravailler certains points avant d’envisager de mettre en application ces modifications. Chuchote Sylvar, les mains croisées dans le dos. L’estimation des ressources nécessaires à l’élaboration du projet est par ailleurs faussée.

    - Je vois. C’est… Fâcheux. Tâchez donc de faire au mieux, colonel. Répond finalement la fille adoptive du seigneur Hivernus. Mais sachez que je n’accepterai plus aucun retard.

    - Bien entendu. Je saurai m’en souvenir, Excellence.

    Sur la table à projection holographique, un régiment entier de soldats est cloué sur place par une poignée d’unités retranchées dans un réseau de fortifications ceinturant ce qui doit représenter une ville de petite taille. Un soutien aérien est demandé. Le 5ème régiment d’infanterie attend patiemment qu’il soit assisté dans sa progression depuis les airs, laissant le soin à plusieurs compagnies Pantorans, jusqu’alors gardées en réserve, de manoeuvrer autour de l’ennemi afin de sécuriser des objectifs secondaires. Parmi les représentants du gouvernement et des forces armées de Pantora, on commente avec beaucoup d’enthousiasme, se félicitant notamment du niveau de professionnalisme des soldats arborant fièrement les couleurs de leur monde.

    Couverts par le feu soutenu d’une demie-douzaine de chars légers appartenant au 501ème régiment de chars de combat, les Pantorans progressent méthodiquement au sein d’une succession de rues qu’une petite unité de défenseurs droïdes cherche désespérément à maintenir sous son contrôle. Un escadron d’intercepteurs K-222 commandé par la duchesse Yfressa passe au-dessus d’eux afin d’aller dégager la voie au 5ème régiment d’infanterie. Les positions de l’ennemi sont frappées par une bordée de missiles à concussion, créant ainsi de vastes brèches que des centaines de soldats s’empressent d’utiliser.

    Plusieurs heures passent. L’armée seigneuriale remplit peu à peu ses objectifs, bénéficiant de l’aide de ses alliés Pantorans et du soutien de la flotte placée en orbite. Le ravitaillement constant en munitions, carburant et matériel assure aux troupes opérant au sol les moyens d’une victoire décisive. Finalement, après une dernière phase d’affrontement, la dernière poche de résistance est anéantie. L’ennemi est vaincu. Les soldats ayant participé à cet immense exercice militaire pourront bientôt profiter d’un repos bien mérité. Mais pour l’heure, il faut encore nettoyer les lieux. Les carcasses des automates détruits au cours des combats sont empilés ici et là, destinés à être réparés pour de nouveaux exercices du genre ou envoyés dans un dépôt afin de terminer leur carrière utilitaire comme pièces détachées.


    - Tous ces droïdes… Ne seraient-ils pas plus utiles sur une ligne de front ? Demande alors Chune Tomoon, perplexe quant au sort qu’on leur réserve après les avoir vu à l'œuvre. Ils ont bien combattu… J’imagine qu’ils auraient tout à fait leur place dans l’armée seigneuriale. Ce serait du gâchis de les laisser pourrir là, de les condamner à la décharge.

    - Ce n’est pas totalement vrai, monsieur le président. Ces droïdes n’ont pas particulièrement brillé au combat. De toute manière, ce n’est pas leur fonction première. Fait remarquer le général Shisey. Au vu de leurs piètres performances, j’aurai tendance à dire qu’il s’agit de modèles agricoles, ouvriers voire protocolaires ayant été reprogrammés pour l’entraînement des troupes… Une façon astucieuse de recycler de vieilles machines tout en offrant aux soldats des conditions d’entraînement au plus proche de la réalité du terrain.

    - Le général Shisey a vu juste. Répond à sa suite l’amiral Netbers. Nous avons passé ces derniers mois à nous préparer sur Rezi-9 afin de répéter les manœuvres à suivre pour cet exercice. Dans le même temps, nous avons ordonné l’érection de fortifications sur Wranag, l’établissement de villes artificielles et la reprogrammation de droïdes destinés à la décharge afin d’offrir à nos hommes la possibilité d’un entraînement particulièrement réaliste.

    Les efforts déployés ont été considérables… Et le tout pour les besoins d’un seul et unique exercice. Pour certains, il s’agit probablement d’un gâchis sans nom. Fort heureusement, le Seigneurat de Bajic n’est pas sans ressources… Les figures les plus fortunés du régime ont contribué financièrement tandis que le vaste réseau de Keldron Iblis, qui s’étend de Nar Shaddaa à Coruscant en passant par Corellia ou Ord Mantell, a permis au Ministère de la Guerre de récupérer des droïdes de seconde main pour une poignée de crédits.

    - Nos troupes n’auraient guère fait mieux que ces droïdes sans entraînement. Ces exercices conjoints avec les forces seigneuriales sont cruciaux, monsieur le président. Vous l’aurez constaté par vous-même… Commente le général. Et l'équipement y est aussi pour quelque chose. Nous aurions tout à gagner à passer une nouvelle commande auprès du Seigneurat de Bajic.

    Le président de l’Assemblée fait la moue. Il ne connaît rien aux affaires militaires et s’en rend bien compte. C’est dans ces instants-là qu'il s’en remet volontiers à l’expérience du général Shisey. Le commandant en chef des forces armées Pantorans est de toute manière un allié précieux pour Chune Tomoon. Le militaire bénéficie en effet du soutien d’une large portion de l’armée, la loyauté de bon nombre d’officiers et de soldats lui étant acquise, de l’appui de plusieurs membres influents de l’Assemblée proches de sa ligne de conduite politique et d’un vaste réseau de connaissances dans divers milieux corporatistes. Si notre Pantoran a réussi à se maintenir au pouvoir aussi longtemps, c’est en partie grâce aux ressources déployées par le général. Ainsi, lorsque Shisey demande quelque chose en contrepartie, il n’est guère prudent de s’y opposer.

    - De quoi avez-vous besoin, général ? Soupire le président de l’Assemblée, passant une main sur sa barbe.

    - Réformer une armée demande beaucoup de temps et d’argent, j’en conviens monsieur le président... Mais c’est un mal nécessaire.
    Indique le commandant en chef des forces armées. Colonel Kishi ?

    Un Pantoran sanglé dans un uniforme impeccable sort du rang, prêt à recevoir ses ordres.

    - Mon général ?

    - Vous fournirez au président la liste des besoins en matériel de nos forces armées.

    - A vos ordres, mon général.

    Membre de l’état-major des armées, le lieutenant-colonel est un habitué de la bureaucratie. Ce n’est donc pas la paperasse qui l’effraie. De toute manière, confier cette tâche à quelqu’un de confiance est tout naturellement la meilleure chose à faire… Shisey peut ainsi dresser une liste exhaustive des besoins de l’armée sans avoir à rendre de compte à qui que ce soit… Sauf peut-être au président de l’Assemblée. En graissant la patte aux bonnes personnes, il s’assurera en effet qu’aucune commission ne puisse entraver ses démarches.

    Pour le Seigneurat de Bajic, l’emprise que le général Shisey a sur le système politique Pantoran est une véritable aubaine… Proche collaborateur de l’autorité seigneuriale et partisan d’une alliance forte entre Base Vergesso et Pantora, le militaire est en effet un soutien de choix pour la maison Hawan.

    Quoi qu’il en soit, les troupes se sont comportées avec exemplarité. Les Pantorans sont ravis de l’issue de l’exercice et pour le Seigneurat de Bajic, l’entraînement n’est qu’un prélude à une opération militaire de premier ordre. D’ici peu, l’ordre sera rétabli dans l’ensemble du secteur et toute trace du Syndicat Tenloss sera effacée. Mais pour l’heure, il faut poursuivre les préparatifs… Car la puissante armée seigneuriale n’est pas encore prête à reprendre l’offensive.
    1 réponse Dernière réponse
    0
    • Le ChroniqueurL Hors-ligne
      Le ChroniqueurL Hors-ligne
      Le Chroniqueur
      a écrit sur dernière édition par
      #2

      Post n°2
      Auteur : Hivernus

      Des dizaines de tentes se dressent comme des champignons dans l’un des vastes déserts de Wranag. Depuis le cockpit d’un transport qui vient d’entrer dans l’atmosphère de la planète, le campement paraît insignifiant, occupé par de microscopiques silhouettes semblables à de petites fourmis. Mais le bivouac prend de plus en plus d’ampleur au fur-et-à mesure que le vaisseau s’approche, jusqu’à devenir un camp militaire de grande envergure animé par les quelques milliers d’individus qui y vivent. Légionnaires exemplaires, fidèles de l’Église du Dieu Brisé, esclaves rachetés à des maîtres peu scrupuleux et autres réfugiés tirés de leur misérable existence par les agents de Bajic se sont rassemblés ici sous les ordres de quelques figures de confiance du Chiss. Ces individus-là ont tous une chose en commun : Ils ont été personnellement choisis en raison de leurs aptitudes physiques et du fait de leur loyauté inconditionnelle envers le seigneur de la guerre.

      Ces élus vivent désormais dans des conditions difficiles sur un monde inhospitalier, et ce afin d’endurcir leur esprit, de le forger aux futures épreuves qui les attendent. Wranag est en effet devenue, en l’espace de quelques semaines, le repaire secret d’une multitude de maîtres assassins, maîtres d’armes et conseillers militaires venus dispenser leurs connaissances à des milliers de recrues. Combats à mains nues, duels à l’arme blanche, entraînements au blaster, sessions de survie en milieu hostile, exercices de mise en pratique des techniques de camouflage ou encore simulations de batailles rangées et d’embuscades en tout genre… Tout est mis en œuvre pour faire des individus sélectionnés de véritables machines à tuer, capables d’opérer en toute autonomie et d’improviser en toute circonstance sur le plan individuel ou collectif.

      Organisées en centuries, unités de cent hommes elles-mêmes divisées en escouades de dix individus, ces recrues s’entraînent inlassablement et sont soumises à une discipline très stricte. Les ordres sont tantôt transmis en Basic, tantôt en Cheunh. Le choix de la langue natale du seigneur Hivernus comme langue de commandement n’est pas anodin. L'humanoïde à peau bleue, considéré par beaucoup comme une figure d’exception, voire une entité quasi divine, fait ici l’objet d’un véritable culte. Sous l’égide de la terrifiante Azah Suutrar, les disciples du Chiss apprennent désormais à s’exprimer dans un langage considéré sacré. Chants religieux et rituels militaires complexes, effectués dans une langue originaire des Régions Inconnues, viennent ainsi imprégner les traditions de cette première légion d’un genre nouveau.

      Après des minutes de vol, la navette se pose finalement dans le sable chaud, soulevant dans sa descente un épais nuage de particules. A son bord, Frilla Hawan et une escouade entière de soldats appartenant à la Brigade Impera piétinent sur place, attendant que la rampe d’accès s’abaisse avant de s’exposer au soleil. A l’approche de la fille adoptive du seigneur de la guerre, l’aide de camp chargé de l’accueillir fait claquer ses talons.


      -Excellence, c’est un véritable honneur de vous avoir parmi nous. Indique l’officier en inclinant doucement la tête. Veuillez me suivre, s’il vous plaît. Il n’est guère prudent de rester trop longtemps au soleil sans protection adéquate.

      La chaleur étant déjà étouffante, la jeune femme ne bronche pas et s’engage volontiers à la suite de l’aide de camp. Le groupe s’enfonce alors à l’intérieur du bivouac, longeant une grande série d’abris en toile. De temps à autre, une tente ouverte permet de voir ce qu’il s’y passe à l’intérieur. Dans l’ombre d’un pavillon, un maître assassin Malkite inculque les bases de la confection de poisons à de nombreuses recrues. Apprenant les propriétés utiles de certaines plantes toxiques ou des glandes venimeuses de quelques animaux, ces individus pourront par la suite élaborer de puissantes mixtures qu’ils appliqueront sur les lames de leurs armes, les rendant ainsi d’autant plus mortelles. Un peu plus loin, ce sont des officiers qui retournent sur les bancs de l’apprentissage, étudiant sous le regard sévère de conseillers militaires divers rapports de bataille, traités historiques ou holo-projections de combats passés.

      Ces hommes-là sont les plus chanceux. La plupart des soldats sont en effet contraints à s’entraîner sous une véritable chape de plomb, le port d’armures complètes et l’exécution d’exercices particulièrement éreintants n’aidant probablement pas à atténuer la sensation de chaleur intense qui met à rude épreuve tant le corps que l'esprit. Les combats auxquels se livrent les recrues doivent leur permettre de pousser leurs limites physiques et psychologiques toujours plus loin. Sous la houlette de maîtres d’armes particulièrement exigeants, ces individus qui manient armes d’hast et vibrolames apprennent à s’acclimater aux situations les plus difficiles, luttant à un contre un ou par groupes de cinq. Leurs instructeurs cherchent ainsi à voir ce qu’ils valent individuellement et collectivement, le but étant de les préparer à tout type de combat.

      Le groupe arrive finalement devant le pavillon de commandement, installé au milieu du campement. L’officier qui sert de guide à la jeune souveraine l’invite à entrer, soulevant un pan de toile et inclinant la tête de plus belle. Les huit gardes d’élite, dont les armures blanches striées de bleu scintillent au soleil, demeurent à l’extérieur afin de former un périmètre de sécurité autour de la tente. A l’intérieur du pavillon, plusieurs silhouettes sont affairées autour d’une table, discutant notamment des déploiements à planifier pour de futurs exercices de simulation. Voyant devant eux la fille adoptive de leur seigneur, les différents officiers se redressent subitement, faisant instinctivement claquer leurs talons. En bout de table, Azah Suutrar se contente simplement de sourire à son ancienne élève.


      - Excellence… Votre présence à nos côtés est un véritable honneur. Nous sommes vos humbles serviteurs. Ordonnez et nous obéirons. Annonce un major à l’uniforme impeccable, les mains croisées dans le dos.

      - Il est inutile de la cajoler de la sorte, major. Vous auriez tôt fait de vous casser les dents… Intervient la tueuse en série, visiblement amusée. Dame Frilla n’a rien d'une petite princesse qui passe sa vie au château, entourée de courtisans pompeux et d’une ribambelle de laquais tout aussi ennuyants.

      La remarque semble faire sourire les quelques instructeurs et conseillers militaires présents sous la tente. Il y en a pourtant un qui demeure insensible au manque de tact de l’Anzat. Un mystérieux guerrier, revêtant une armure étrange que la jeune femme ne reconnaît pas, et dont le casque semble représenter la tête d’un canidé charognard. Silencieuse, l’énigmatique silhouette se contente visiblement d’écouter.

      - Excellence, je crains que vous ne soyez venue trop tôt. Déclare un colonel, sanglé dans un uniforme à l’apparence irréprochable. Les troupes ne sont pas prêtes pour un déploiement.

      - Je ne suis pas venue ici pour réclamer ces troupes afin de les envoyer sur un quelconque champ de bataille. Répond froidement Frilla, marquant un léger temps de pause avant de reprendre. Je viens simplement m’assurer de la qualité des entraînements dispensés aux soldats qui doivent former l’élite de l’armée de mon père. Ma présence ici ne doit en rien perturber le déroulement de vos opérations. Poursuivez, je vous prie.

      - Bien évidemment, Excellence… L’officier supérieur incline doucement la tête. Nous étions en train de discuter de nos futures simulations de bataille. Le prochain exercice militaire aura lieu dans quelques jours et devrait impliquer la moitié de nos centuries, soit mille deux cents hommes.

      - Quelle est la nature de cet exercice ? Demande alors la jeune femme, intriguée.

      - C’est une simulation de situation tendue. Vient l’informer le colonel. Trois centuries, sous les ordres du commandant Vsoatahn Vott'i auront pour mission de contenir les assauts de neuf cent hommes par tous les moyens possibles afin de laisser le temps à une force imaginaire d’évacuer la zone. Afin de remplir cet objectif, tous les coups seront permis.

      - Intéressant. Se contente de commenter la fille adoptive du Chiss après un bref instant de réflexion. J’aimerai assister à cette simulation.

      - Bien sûr, Excellence… Comme il vous plaira.

      La réunion se poursuit une bonne partie de la matinée, portant notamment sur toute une série de questions d’ordre militaire. Problèmes de ravitaillement, discussion sur la mise en service d’équipements sophistiqués pour les unités, bonne tenue des entraînements, mise en place d’une chaîne de commandement efficace… Tout semble y passer. Lorsque Frilla quitte enfin la fraîcheur du pavillon, le soleil est désormais à son point culminant. La chaleur est telle que le sol semble fumer. Plusieurs soldats souffrent déjà des effets de cette hausse de température, quelques-uns allant même jusqu’à perdre connaissance.

      Pour autant, les différents instructeurs n’en démordent pas, poussant leurs élèves à trouver en eux les forces nécessaires pour tenir. Ceux qui parviennent à passer outre la chaleur et la fatigue en ressortent grandis, plus forts et plus déterminés que jamais. Fascinée, la jeune souveraine ne semble nullement troublée par les dures épreuves auxquelles sont soumises les recrues. Ces exercices douloureux lui rappellent sans mal sa propre formation d’assassin aux mains d’une tueuse en série particulièrement sadique. Elle a dû apprendre à encaisser les coups, à passer outre la douleur physique et la souffrance psychologique, et ce afin de devenir une toute autre personne… Une personne douée d’un esprit rusé, capable d’infliger des dommages mortels tant par la parole et la pensée que par les actes. Sans son entraînement, il ne fait aucun doute que la belle Frilla Hawan ne serait pas devenue la fille adoptive (et favorite) de l'humanoïde à peau bleue.

      Ceux et celles qui ont été choisis pour former les rangs de cette nouvelle légion sont ses élus. Et ils deviendront, comme tant d’autres avant eux, l’instrument terrible de son illustre volonté… Et quelle volonté en effet ! Il n’y a pas de plus grand honneur que celui de servir de son vivant le seigneur de la guerre Hivernus.

      1 réponse Dernière réponse
      0
      • Le ChroniqueurL Hors-ligne
        Le ChroniqueurL Hors-ligne
        Le Chroniqueur
        a écrit sur dernière édition par
        #3

        Post n°3
        Auteur : Hivernus

        La simulation dura sept jours… Sept jours durant lesquels les hommes du commandant Vsoatahn Vott’i eurent le dessus sur leurs adversaires, pourtant trois fois plus nombreux. Pour les officiers à la tête des contingents ennemis, cet exercice fut avant tout un véritable cauchemar logistique, stratégique et tactique. Leurs troupes furent en effet harcelées de toute part, livrées à des problèmes de ravitaillement et de sabotages, victimes d’embuscades aussi brèves que meurtrières ou confrontées aux intempéries… Au bout du compte, l’énigmatique guerrier eut raison de ses adversaires en les forçant à abandonner leur objectif initial pour se concentrer sur une stratégie plus simple : celle de leur propre survie. Si les affrontements n’avaient pas été simulés, il est certain que ces commandants auraient péri aux côtés de leurs troupes… Ou pire, ils se seraient donné la mort plutôt que d’avoir à affronter le courroux d’Azah Suutrar et de leur jeune souveraine.

        Pour les deux femmes, nulle raison de s’emporter toutefois. L’exercice a été particulièrement intéressant à suivre. Vsoatahn Vott’i a su démontrer à de multiples reprises l’étendue de ses nombreux talents, faisant usage d’une incroyable brutalité et s’en remettant volontiers à la ruse pour affaiblir ses adversaires. Par l’intermédiaire de différents stratagèmes sournois, le commandant parvint en effet à séparer et isoler les troupes ennemies, ce qui lui offrit l’avantage lors de rares combats. Choisissant son terrain de jeu pour lancer ses embuscades, le mystérieux guerrier prit grand soin d’attendre que l’ennemi soit suffisamment affaibli avant de porter le coup de grâce. Durant les deux premiers jours, deux centuries furent ainsi décimées lors d’escarmouches successives puis entièrement anéanties au cours d’un ultime affrontement, ce qui força par la suite les commandants adverses à revoir leur stratégie.

        Lorsqu’il fut décidé par l’état-major ennemi de regrouper les troupes afin qu’elles soient moins vulnérables, Vsoatahn Vott’i changea de plan. Incapable de vaincre des forces adverses désormais capables de se porter mutuellement assistance, l’énigmatique guerrier opta pour une guerre d’attrition, menant des attaques de nuit pour priver les troupes ennemies de sommeil et infiltrant des saboteurs au sein des campements afin de détruire les vivres, éliminer les officiers et récupérer d’éventuelles informations. Une fois cette tactique éprouvée, le commandant changea encore de méthode. Dissimulant ses forces restantes dans les hauteurs ou au sein de cavernes profondes, Vsoatahn Vott’i se contenta d’observer à distance les mouvements ennemis. Privés d’une grande partie de leurs provisions, les commandants adverses furent contraints de stopper leur progression afin d’organiser des équipes dédiées entièrement à la recherche de nourriture, faute de quoi les hommes combattront le ventre vide.

        Se saisissant alors de l’opportunité, le mystérieux guerrier en vint à cibler ces bandes de fourrageurs, frappant brusquement puis disparaissant avant que l’ennemi ne puisse réagir. Le destin sembla être du côté du commandant puisqu’une tempête de sable vint bientôt balayer les maigres espoirs de réussite du camp adverse. Incapables de se ravitailler ou de progresser du fait des intempéries, les officiers ennemis furent contraints de déclarer leur défaite.

        Malgré tout, les performances des soldats de l’un ou l’autre camp ont été à la hauteur des espérances de Frilla Hawan et d’Azah Suutrar. Ils ont su démontrer l’étendue de leurs talents au combat, que ce soit lors de mêlées d’une incroyable violence ou au cours d’affrontements au blaster. Le niveau de discipline des hommes est tel qu’aucun d’entre eux n’a fui le champ de bataille, luttant jusqu’à ce que la victoire soit acquise ou jusqu’à ce qu’un ordre direct leur demande de se retirer du combat. Et les nombreuses connaissances qu’ils ont pu acquérir auprès de leurs instructeurs leur a permis de survivre en milieu hostile avec des moyens dérisoires, certaines unités se privant volontiers de leurs provisions pour pouvoir opérer avec plus de rapidité et plus de souplesse.

        Devant tant de dévouement et de professionnalisme, il n’est guère difficile pour la fille adoptive du seigneur de la guerre d’imaginer l’impact que ces guerriers auront sur un théâtre d’opérations… Et s’il faut encore à cette légion beaucoup d’entraînement et de préparation, il ne fait aucun doute qu’elle figurera bientôt parmi les unités de combat les plus dangereuses du Seigneurat de Bajic.






        Quelques semaines plus tard…

        Le camp semble plus silencieux qu’à l’habitude, presque léthargique. Et pour cause… Les quelques deux mille quatre cent recrues qui y vivent se sont rassemblées autour du pavillon de commandement pour une cérémonie spéciale. Regroupés dans leurs unités respectives, formant les rangs structurés d’une petite armée parfaitement ordonnée en une sorte de configuration étoilée, les soldats attendent de recevoir une quelconque instruction. Revêtus d’armures d’un gris foncé et d’un casque à tête de canidé, tenant dans la main droite une grande arme d’hast, les hommes patientent tranquillement sous une chaleur écrasante. A la tête de chaque centurie se tient un officier portant une vibrolame qu’il présente devant lui. A ses côtés, l’étendard de son unité que porte fièrement un soldat choisi pour sa bravoure au combat ou pour son mérite au cours d’une quelconque épreuve.

        Après d’innombrables minutes passées dans l’attente d’une réaction, les hommes obtiennent finalement le signe qu’ils espéraient tous. Les tambours se mettent en branle et le grondement des instruments de musique semble inspirer les recrues, qui s’animent soudainement. Les soldats font brusquement claquer leurs talons tandis que les officiers avancent de plusieurs pas, pivotent comme un seul homme pour faire face aux troupes. Pointant l’extrémité de leur lame vers le ciel, ces commandants se mettent alors à s’exprimer dans une langue gutturale, source d’une immense fierté.


        Hivernus ! Nah vin'cibi can veo nuhn ! Sir veo htusi cart ran'cust !
        (Hivernus ! Nous chantons en ton nom ! Car ta gloire est éternelle !)


        Récitées à la manière d’une incantation, ces paroles semblent trouver un certain écho parmi les soldats, qui répondent instinctivement en brandissant leur arme d’hast.

        Hawan ! Hawan ! Hawan !


        Les officiers attendent la fin de l’ovation avant de reprendre de plus belle.

        Hivernus ! Veo ch'etecerci ch'at'tio'bahah vah ! Cseit vah vah csarcican't ch'atvun'bovah neo en'kin tis vim tsurt'asas !
        (Hivernus ! Tes guerriers t’acclament ! Car tu apporteras à nos enfants paix et prospérité !)


        Une fois encore, les troupes acclament leur illustre seigneur en criant son nom.

        Hawan ! Hawan ! Hawan !


        Les commandants d’unité poursuivent leur liturgie, leurs gestes imprégnés d’une rigueur militaire qui font de cette scène un moment particulier. Le Cheunh, langue natale du seigneur Hivernus, est considéré comme sacré aux yeux des hommes constituant les rangs de cette nouvelle légion. Pouvoir s’exprimer de la sorte dans un langage aussi complexe à maîtriser est un honneur rare, un privilège exceptionnel accordé à une poignée d’individus au sein du Seigneurat de Bajic. Le Chiss demeure avant tout un être discret et mystérieux… En acceptant de livrer les secrets de sa langue natale à une partie de ses troupes, l'humanoïde à peau bleue démontre qu’il leur accorde son entière confiance.

        Pour ces hommes et ces femmes, parler le Cheunh n’est pas simplement un privilège. C’est avant tout un devoir… Et une manière de respecter le lien intime qui les unit désormais au seigneur de la guerre.


        Hivernus ! Vun'ur veo ttah k'ebat pushin't ! Bun etah veo ban !
        (Hivernus ! Honore tes plus fidèles protecteurs ! Accorde-leur ta bénédiction !)

        Hawan ! Hawan ! Hawan !


        Une légère brise fait claquer les étendards. Les tambours de guerre se font plus bruyants. Les battements de cœur de ces milliers de recrues se synchronisent avec les roulements de tonnerre assourdissants des instruments de musique. Transcendés par le discours cérémoniel de leurs officiers, les soldats demeurent immobiles, ne prenant vie qu’au moment de scander le nom de leur souverain. Les armes d’hast s’élèvent une fois de plus dans les airs.

        Hawan ! Hawan ! Hawan !


        Puis l’incantation reprend. Les sons gutturaux qui s’échappent des lèvres des différents commandants semblent imprégnés d’une rage meurtrière. Il leur tarde visiblement de tuer au nom de leur terrible maître. Ils brûlent de désir de le couvrir de gloire en livrant d’innombrables batailles à ses côtés. Et les regards fous, injectés de sang, qu’ils offrent à leurs troupes rappellent qu’ils sont prêts à mourir pour le Chiss qu’ils vénèrent tel un dieu vivant… Une dévotion ultime partagée par l’ensemble des hommes, qui se mettent à brandir leurs armes une fois encore.

        Hawan ! Hawan ! Hawan !


        Transfigurés par le fanatisme religieux et militaire dont ils font preuve, les officiers viennent soudainement s’entailler la paume de la main. Le geste est net, précis. Et aucun des mutilés ne semble se plaindre ou faiblir. Serrant le poing afin de laisser le sable chaud de Wranag s’abreuver de leur sang, les commandants d’unité se mettent à nouveau à psalmodier.

        Hivernus ! Csahot bah to rcati ! Ran'cust Bta Bsivi !
        (Hivernus ! Souverain des étoiles ! Dragon Bleu Immortel !)

        Ch'avsat'cah to rin'hi bob can veo nuhn ! Cseo csei tah tuzir raszah ch'an'ciuh veo ect'asei !
        (Accepte le sang versé en ton nom ! Afin qu’il puisse préserver ton empire !)

        Hawan ! Hawan ! Hawan !


        Déployés autour de la tente de commandement, les soldats de la Brigade Impera paraissent impassibles, immobiles. Pourtant, sous ces armures blanches striées de bandes bleues, les hommes sont impressionnés par l’infaillible dévotion des recrues qui leur font face. Mais peut-on encore parler de recrues au vu des épreuves endurées, des exercices brutaux enchaînés et de la dureté des combats traversés ? Eux, les redoutables combattants d’élite d’Hivernus, se sentiraient presque intimidés par cet important étalage de force. Ils s’estiment chanceux de porter des casques car ils ne pourraient vraisemblablement pas supporter de regarder directement dans les yeux ces guerriers fous furieux tant leurs cœurs semblent déborder d’une rage meurtrière.

        La silhouette menaçante d’un imposant croiseur de la classe Interdictor projette peu à peu son ombre sur le campement. Plusieurs escadrons de TIE viennent fendre les airs, le feulement rauque de leurs moteurs ioniques ajoutant une nouvelle note à une mélodie déjà fortement empreinte d’une rigueur militaire. Les hommes brandissent à nouveau leurs armes, scandant de plus belle le nom de leur seigneur. L’entrain dont ils font preuve est tel qu’il fait réagir leurs instructeurs, jusque-là restés silencieux. L’apparition soudaine des chasseurs semble avoir réveillé en eux l’ultime flamme de leur âme guerrière.

        Le calme revient dans les rangs lorsque le pavillon s’ouvre en grand. Les armes d’hast se plantent instinctivement dans le sol. Les tambours se taisent brusquement. Et la voix tonitruante des officiers s’éteint doucement. Frilla Hawan se présente aux troupes dans une armure dorée qui ne manque pas de briller au moindre contact avec les rayons du soleil. A ses côtés, Azah Suutrar et l’imposant Vsoatahn Vott’i. Le fait que le commandant victorieux soit ici plutôt qu’au milieu des soldats n’a rien d’anodin… Et la jeune souveraine ne tardera pas à le faire remarquer.


        - Soldats ! Sachez que vos tourments ne font que commencer… Car vous aurez bientôt à perpétuer ce grand projet amorcé par mon père ! Débute t-elle d’une voix qui porte loin. Vous êtes persuadés d’avoir survécu à l’enfer du désert, d’être passé par d’innombrables supplices, d’avoir enduré plus en quelques mois qu’aucun autre soldat en des années de service… Et c’est en partie vrai ! Mais tout ceci n’est qu’un prélude à ce qui va suivre !

        Les hommes demeurent silencieux, s’abreuvant volontiers du discours qui sort des lèvres de la fille adoptive de leur maître bien-aimé. Son armure d’or scintillant au soleil tel un objet sacré lui donne l’air d’un ange prophète.

        - Mon père, votre seigneur, a été choisi pour accomplir ce qu’aucun autre ne pourra accomplir. Il est né des cendres de la guerre pour une raison bien précise… Oui ! Je vous le dis ! Mon père a été choisi pour nous mener à la victoire, dans cette guerre et dans les prochaines… Car notre galaxie est en péril ! Un ennemi sombre prépare sa destruction… Et les grandes puissances s’entredéchirent lors de conflits puérils qui n’ont pour seul but celui de les affaiblir mutuellement ! Poursuit Frilla. Et alors qu’ils conspirent à leur propre perte, ces gouvernements ne font pas attention aux ténèbres qui recouvrent d’un voile sombre les contrées les plus lointaines de notre galaxie. Mon père n’est pas dupe. Il comprend plus qu’aucun autre ce qu’il se passe en ces régions éloignées et se prépare déjà au pire.

        Le regard de la jeune femme se porte sur les étendards qui claquent au vent, une brise chaude venant lui lécher le visage. Le temps d’un bref instant, elle en vient à admirer les motifs qui ornent ces grandes bannières : des chaînes brisées se mouvant sur un fond blanc et bleu.

        - Il faudra vous préparer mentalement aux horreurs de la guerre car mon père est sur le point d’unifier le secteur de Bajic sous sa bannière… Et il prépare en ce moment même sa croisade contre les forces des ténèbres. Il s’en ira bientôt livrer un combat en ces contrées lointaines afin d’endiguer la menace… Et suivant son illustre exemple, en luttant à ses côtés, vous contribuerez ainsi à rétablir la lumière dans ces endroits où l’obscurité a tout englouti ! Continue d’une voix puissante la fille adoptive du Chiss. A cette fin, le commandant Vsoatahn Vott’i a été promu au rang de général et a été nommé grand maître de guerre de la maison militaire de ma famille. C’est donc sous ses ordres que vous servirez désormais votre seigneur.

        Le mystérieux guerrier s’avance sous le regard de milliers de soldats attentifs. Il dégaine doucement la lame qui pend à sa taille et, d’un geste vif, la lève soudainement tel le symbole de son nouveau commandement.

        - Rutbici ! Csarcican't vah bicit sir Hawan k'ihn ? Csarcican't vah ch'uscah sir veo to ren'mur ?
        (Soldats ! Combattrez-vous pour la famille Hawan ? Mourrez-vous pour votre seigneur ?)

        A cet appel, les officiers brandissent à nouveau leur épée, scandant le nom de leur illustre souverain. Et les troupes suivent rapidement leur exemple. Des milliers d’armes s’élèvent dans les airs. Les tambours battent à nouveau la cadence à suivre… Et l’écho de centaines de voix chantant à l’unisson ne tarde pas à envelopper le camp d’une nouvelle mélodie guerrière.

        Frilla Hawan se permet de sourire. Pouvant compter sur le soutien inconditionnel des redoutables stormtroopers de la Brigade Impera et sur la loyauté indéfectible des milliers d’hommes de cette nouvelle légion, il est certain que son père a sous ses ordres directs certaines des meilleures (et plus dangereuses) unités militaires de la galaxie… La jeune femme meurt d’impatience de les voir à l’oeuvre sur le champ de bataille.

        1 réponse Dernière réponse
        0
        Répondre
        • Répondre à l'aide d'un nouveau sujet
        Se connecter pour répondre
        • Du plus ancien au plus récent
        • Du plus récent au plus ancien
        • Les plus votés


        • Se connecter

        • Vous n'avez pas de compte ? S'inscrire

        • Connectez-vous ou inscrivez-vous pour faire une recherche.
        Powered by NodeBB Contributors
        • Premier message
          Dernier message
        0
        • Accueil
        • Récent
        • Mots-clés
        • Populaire
        • Utilisateurs
        • Groupes