Sur les traces des "Amazones"
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Post n°1
Auteur : JagabamdaPrécédemment:https://star-wars-rpg.soforums.com/t7808-La-Tache-n-est-pas-terminee.htm#p93292
Plusieurs jours déjà que je suis sur Telos, après avoir quitté Coruscant, Coruscant, la Grande, la ville capitale Républicaine, en hâte. Non que je fusse pressée d’accomplir une quelconque mission … Mais hâte de me rappeler, de me souvenir de chercher peut-être la réponse à mes rêves …. Illusoire !!
Empruntant l’itinéraire désormais familier qui me menait à ma quête. C’était toujours le même ruisseau qui coulait à contrebas… Je m’installe à un point stratégie que j’avais trouvé pour ne pas me faire débusquer. Je surveille, attendant le bon moment… C’est peut-être pour bientôt…
Je connaissais à présent tous les gardes qui y patrouillaient, j’avais gravé dans ma mémoire leurs visages ainsi que ceux des sentinelles postées sur ces remparts…. Je savais quand la relève arrivait et comment on ouvrait les trois imposants portails … Si ces souvenirs ne me font pas défaut, si le système n’a pas été changé depuis… Moi, aussi je réussirai...
Combien de fois, avec mes camarades d’escapades, nous avons bravé les interdits pour y venir fouiner dans ces lieux en secret …. Il y a des choses qu’on enfouit, mais les souvenirs d’enfance quoiqu’on fasse ne s’efface….<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<
Descendant de l’astroport, elle ne s’était même pas rendue à la demeure de sa famille …. Je l’ai cherchée. Je ne savais rien de ce qui avait pu lui arriver. J’ignorais si elle avait été blessée ou même si elle pourrissait quelque part dans un fossé. A me dire que j’ai failli à mon devoir avant retrouver les traces de la demoiselle. Il suffisait sans doute d’un peu de patience et une bonne enquête menée sur un terrain inconnu... Je n’aurai jamais pensé qu’elle était aussi douée pour se fondre dans la foule… Mais j’étais moi aussi un as dans mon domaine et il ne me fallut pas longtemps à la lumière de quelques indices ici et là pour la retrouver. Des traces subsistent. On l’ignore souvent … Et oui, Mademoiselle Dorf, il y a des gardiens qui veillent sur vous et un de ces gardiens est présent à vous le démontrer. Ainsi, j’ai fini par vous retrouver…
Bon sang, mais ce qu’il fait chaud ! Pourtant, on est dans la zone polaire de ce bout de planète ! Dis-je en regardant le ciel …Mais peut-être j’avais si chaud parce que j’étais à plat ventre au bord de ce précipice depuis le milieu de la matinée, un bras en visière devant les yeux, à rissoler au soleil comme les galettes que les habitants de Tatooine, faute de four pour les cuire, laissaient sur les rebords de leurs fenêtres …<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<
Je râle : « Où diable était passé cette mixture ? » Je tends la main derrière moi pour attraper cette gourde accrochée à ma ceinture, je l’ai rempli le matin même sur le marché du village. Je raffolais de ce breuvage rouge acide provenant des vignes que l’on cultivait sur les collines autour de ces ruines. Personne ne m’avait vue escalader ce jardin noyé dans l’ombre…. Personne ne m’entendit me hisser au sommet de ce « temple », enjamber le rebord et me laisser glisser à l’intérieur de l’enclave….<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<
Ce n’était plus la Jagabamda de Coruscant que je voyais au loin. À vrai dire, il en était ainsi depuis qu'elle avait quitté la Chancellerie… Ses robes ravissantes et ses vêtements élégants avaient cédé place à un pantalon et une tunique noirs ajustés à l’allure austère. Et ses cheveux ! Ses cheveux étaient coiffés en une longue tresse retombant dans les plis du manteau noir qu’elle portait. Je m’approchais à pas feutrés … Je restais concentré, elle était sur le point de bouger…
Ma respiration haletante était la seule trace de mon intrusion. Je me glissais tel un chat derrière la souris … Je lui emboitais le pas …Vive et silencieuse, elle suivait des couloirs et descendait des escaliers. Dans ce tunnel secret, qui puait encore plus que ces endroits où les domestiques y jetaient des ordures à chaque heure de chaque jour...<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<<
J’entendais mes pas et ceux de quelqu’un d’autre résonner dans le long passage souterrain, mais je ne dis rien avant de m’être arrêtée et d’avoir regardé rapidement les galeries qui s’ouvraient des deux côtés du tunnel... Je l’entendis s’approcher et puis, rien, il ne fit aucun bruit…
– Bon, dis-je sans regarder derrière moi, maintenant, voudrez-vous bien me saluer ou continuerez-vous à me suivre comme mon ombre ?
Il s’approcha, puis s’arrêta à ma hauteur.
]– Et vous, à quoi jouez-vous ? me demanda-t-il. Ses yeux brun doré scintillaient à la lueur de ma torche. Il n’avait plus son uniforme, il portait un simple polo d’un bleu sombre et un pantalon de cuir noir...
- C’est Arelya qui vous a prévenu ?
- Arelya !!! Pourquoi Arelya était au courant ?
- Moins fort !! … Non, elle ne savait rien … Juste que j’avais besoin de prendre du recul
- Prendre du recul ? En pénétrant dans une ruine, tel un voleur ? …
Je comprenais parfaitement son interrogation. Je n’aurais été incapable de dire si cela le contrariait ou non, surtout quand il parlait sur ce ton légèrement mordant. Il voulait savoir comment et pourquoi, le trajet… Je devais admettre qu’avant mon départ pour Telos, je ne savais pour ainsi dire rien de ce que cherchais vraiment.
- Quand vous partez en mission, vous ne pouvez pas m’attendre ? Avant de vous lancer dans n’importe quoi et de foncer dans le crépuscule … Vous devriez me faire un peu plus confiance … Ne suis-je pas votre chef de la Garde après tout ?
Sa voix raisonnait en ces ruines … Alors sur un chuchotement, mais avec fermeté, je lançais un :
- Stop ! C’est bon ! Taisez-vous ! … Remontons à la surface … Et je vous expliquerai en chemin.
Expliquer en chemin ! Ce fut surtout une explication un peu plus « bateau », que celui donné à Arélya. Comme quoi tous ces responsabilités de ces derniers mois me pesaient et que j’avais besoin de m’évader… Et quoi de mieux que Telos pour ce faire. Comme quand j’étais plus jeune et que je venais gambader dans les lieux comme celui-ci pour me sentir libre … Et je saupoudrais mes explications de détails authentiques. Je ne savais pas s’il l’avait « gobé », même si ce n’était pas la véritable raison, ce n’était pas complètement faux.
- ... Je vous offre le gite et le couvert ... Nous allons à Sharmila
– Et votre « expédition » ? Me demanda-t-il
Il était si nerveux que j'avais même cru qu’il tenterait de me retenir
– Je verrai bien. Je vais prendre un peu de repos, ajoutais-je en le voyant froncer le sourcil. Il me suffira, surement, d’un jour ou deux... J’espère n’avoir pas besoin de tout le mois qu’on ne m’a pas accordé …
- Vous devriez me faire un peu plus confiance, répondit-il
Il me faudrait surtout de trouver de quoi l’occuper pour ne pas l’avoir dans mes pattes … Et, ça je me garde bien de laisser paraître ... Ce chemin, je dois le faire seul … Ma liberté en dépendait.