A la recherche du bipède perdu ... [One-Shot]
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Post n°1
Auteur : Tseh
Il avait dormi une bonne partie de la matinée, et quand il se leva enfin, il vit une botte de foin et des fruits devant lui. Le petit déjeuner est servi ! Il mangea en premier les fruits puis dévora le foin. Après l’âne irait voir son nouveau bipède. Car oui, depuis quelques semaines, il avait enfin un bipède qui le traitait correctement, même très bien. Une fois son repas terminé, il alla regarder dans la cabane de son camarade. De son museau, il souleva le vieux drap délavé qui servait de rideau de porte d’entrée. Il constata qu’il n’y avait personne. Il n’allait pas l’abandonner comme ses précédents propriétaires ?! Non, pas lui ?!
Il fallait dire que ce baudet avait connu plusieurs propriétaires. Il avait d’abord été le compagnon d’un caravanier. Il était né au sein de cette caravane et à l’âge adulte, il avait commencé à aider au transport des marchandises pour fournir des tribus dans les terres n’ayant pas de fleuves pour les bateaux. Le transport terrestre se faisait à dos d’âne et d’homme. Puis il fut le transport d’un pêcheur de trilobites avant que celui-ci se fasse tuer par un requin-crocodile. Avec ces bestioles, pêcher, laver son linge, faire la vaisselle ou faire boire le bétail au bord d’un fleuve était risqué. Il avait été vendu ensuite à un cultivateur de dattes. Il devait transporter des dattes au marché. Mais son maître s’était entre-temps acheté un autre âne qu’il jugeait plus compétent et l’avait donc revendu à une équipe d’ouvrier de Nubt. Il avait donc participé aux travaux de la construction d’un mastaba réservé à un chef. Il avait dû porter des charges de sable, briques et gravats assez lourdes. Mais il n’avait pas été le seul âne embauché, il y en avait eu deux autres comme lui.
Une fois le mastaba terminé, il participa en tant que transport de vivres pendant les fastueuses funérailles du chef. La momie avait été déposée sur un traineau tiré par deux nerfs immaculés et richement ornés d'or et de fleurs. Le cortège était constitué du successeur du chef, des leaders vassaux, des prêtres, des pleureuses, des guerriers, des ânes transportant les vivres pour l'au-delà, des animaux de compagnie et des serviteurs qui seraient sacrifiés pour accompagner le chef. On le vendit ensuite à un paysan qui s’en servit pour l’attacher à une meule. Si dans les petits villages, c’était majoritairement des gens qui s’affairaient à moudre le grain, dans les grandes-villes, on installait des meules à traction animale. Et c’était bien souvent les ânes qui se coltinaient le sale boulot. Il s’était retrouvé obligé de tourner en rond pour moudre le grain. Un travail difficile, d’autant plus qu’on n’était pas vraiment très agréables avec lui.
Mais il finit par être remplacé par un nerf et on le vendit à des contrebandiers et il fut embarqué dans un vaisseau en direction d’Endor. A ce moment là, il était très perturbé. Il avait finit dans un camp où on le forçait à transporter des caisses d’armes et de crédits. Les contrebandiers n’étaient pas très tendres avec lui. Heureusement, il s’était fait des premiers amis, d’étranges animaux ressemblant à des ânes à qui les pirates menaient aussi la vie dure.
Puis vint ce soir où il avait décidé de fuir un contrebandier qui le maltraitait. Il avait cavalé pendant plusieurs minutes dans un environnement qu’il ne connaissait pas. Jusqu’à tomber sur celui qui allait devenir son propriétaire actuel. Ce bipède ne payait pas de mine, mais il était gentil. Lui et ses camarades l’avaient sauvé et aussi les autres ânes bizarre. Ce gars était bien différent de tous ses anciens propriétaires. Il ne voyait pas les ânes, même ceux qui étaient bizarres juste comme des transports. Il avait même réconforté le drôle d’âne quand il s’était fait tiré dessus. Il ne pouvait rien faire et était resté jusqu’à la fin avec la créature. Il l’avait senti affecté par cette mort. Puis il l’avait ramené chez lui.
C’était un endroit étrange, mais au moins, l’âne avait désormais un nouveau maître qui le traitait dignement. Il pouvait aller où il voulait, enfin, pas forcément dans les salles. La dernière fois, il s’était fait crier dessus. Il avait aussi remarqué que les gens dégageaient une sorte d’aura étrange qu’il n’avait pu voir avant que sur des bipèdes en train d’agoniser qui se faisaient battre par les autres. Il se demandait pourquoi ils faisaient ça, mais ne s’était pas plus intéressé à leur sort. Il fallait dire qu’il avait bien d’autres choses à faire.
Mais son nouveau propriétaire avait la fâcheuse tendance à parfois disparaitre sans prévenir et fallait le chercher partout. Et ce matin, c’était le cas. Il était encore passé où celui-ci ?! L’âne devait se mettre à le chercher. Heureusement, le Sanctuaire n’était pas bien grand. Mais c’était plein de salles pas toujours ouvertes. Mais l’âne avait la technique pour savoir s’il y avait du monde. Il suffisait de braire jusqu’à ce qu’on vienne ouvrir et quand le bon bipède était dans la salle, c’était bien souvent le premier à intervenir. Maintenant, il s’agissait de bien s’organiser pour savoir quoi-faire. Autant commencer chez le voisin avec qui le bipède traine souvent. Après il allait s’occuper de la cantina.
Il décida donc de passer la tête dans la cabane. Personne. Il fit demi-tour et parti en direction de la cantina. Elle n’était pas très loin de la cabane. Il alla tout d’abord à l’arrière où il accompagnait son bipède pour ramasser des objets. Il chargeait des choses sur son dos comme au bon vieux temps. Mais avec ce qu’il avait porté par le passé, des cartons c’était pas grand-chose. Et rien n’était pire que le moulin à traction animale. Devoir tourner en rond en tirant cette énorme roue de pierre, l’âne n’avait pas vraiment envie d’en refaire l’expérience. Puis au moins, son nouveau maître ne semblait pas le voir comme une machine à tout faire. L’âne vit A-ha sortir les poubelles en affichant une mine de dégoût. Son bipède était pas aussi chochotte avec les poubelles. Mais l’âne ne s’attarda pas plus sur lui et continua ses recherches. Il entra dans la Cantina, il ne vit pas son bipède. Mais celui qui gérait la cantina, s’approcha de lui et lui fait signifier qu’il devait partir.
- Allez ouste, tu n’as rien à faire ici !
Alors que la bourrique quittait la cantina, un Jedi de race Nazzar la croisa en entrant dans la cantina. Sa tête interloqua la bourrique qui découvrait toujours plus de nouvelles choses depuis qu’elle était ici. L’âne resta quelques minutes planté à regarder le Jedi. Celui-ci finit par s’en rendre-compte quand il entendit des ricanements derrière lui. Les deux êtres se regardèrent pendant longtemps. La bourrique était abasourdie. Un âne bipède … L’âne était sans voix devant une telle découverte. Le Jedi finit par passer son chemin, mais pas avant de se retourner en direction d’un groupe de novices amusés par la ressemblance entre les deux personnages.
- Je crois que vous avez de la méditation à faire les gamins !
Puis il s’éloigna et la bourrique reprit son trajet. Elle avait aussi inspecté le réfectoire et rien du tout. En chemin, l’âne pensait bien à vérifier à l’intérieur de chaque cabane. Mais les gens n’étaient pas toujours très contents. Il en avait surpris plusieurs en train de méditer ou en train de se laver et donc tout nus. Il s’était reçu plusieurs chaussures et bassines en projectiles dans sa direction, mais aussi des ondes de Force. Tout ça c’est de la faute du bipède. Il avait pas à partir sans prévenir.
L’âne passa sur une des plateformes où se trouvaient des chasseurs. Des gens s’affairaient à nettoyer les petits vaisseaux. L’âne tourna autour d’un premier engin en l’inspectant de partout pour trouver son bipède. Il regarda même dans le cockpit, mais encore une fois rien du tout, et la fouille des autres engins ne donna rien du tout. Maintenant, l’animal retourna sur la place principale pour réfléchir un peu où aller pour la suite des recherches.
Il senti soudainement une odeur fortement désagréable. Une odeur florale chimique tristement familière. Il savait que son bipède avait horreur de cette odeur. Puis on lui tira violemment la queue. Et il entendit un rire avant de voir passer à côté de lui le bipède blondinet qui riait.
- Dégage de mon chemin espèce de vielle carne !
Ah elle veut jouer au plus malin la puanteur ?! Eh bien, soit. L’âne n’était certes, pas de la première jeunesse et de la meilleure forme, il fallait dire que les divers travaux auxquels il avait été assigné l’avaient déjà pas mal usé, mais il n’était pas encore au seuil de la mort. Il avait encore des ressources. Quand le blondinet eut le dos tourné, la bourrique lui mordit le fessier tout en prenant soin d’arracher un bout de bure, de pantalon et de caleçon, de sorte qu’on puisse voir ses fesses. La puanteur hurla de douleur et l’âne en profita pour se mettre à l’écart tenant fièrement les bouts de tissus arrachés. Ses fesses étaient devenues rouges comme celle d’un babouin à cause de la morsure. Des gens le remarquèrent et se mirent à rire.
- Qu’est-ce que vous avez à rire bande de veermoks ?! Et qu’est-ce qu’elles ont mes fesses !
Il finit par se rendre compte qu’il avait les fesses à l’air et son visage devint de la même couleur que les fesses d’un babouin. Il regarda la bourrique qui tenait encore le tissu entre ses dents.
- Tu vas me le payer espèce de sale bête !
Un Jedi intervint. La bourrique y reconnut le bipède à tête d’âne.
- Calmes toi Varinor ! Rappelles toi que tu as provoqué cet animal et donc il a réagit en conséquence ! Puis le ridicule ne tue pas à ce que je sache ! Maintenant, vas à l’infirmerie !
Le blondinet parti accompagné de ses acolytes qui le suivaient fidèlement sous les rires des gens autour d’eux. L’âne soupira, ouf, une mauvaise odeur en moins ! Puis il reprit son chemin. Il se dirigeait vers les Amphithéâtres et salles de cours. Ce coin était un vrai labyrinthe. L’âne laissa passer un groupe de novices qui se pressaient pour leur cours avant d’emprunter une passerelle. Dans ce coin, beaucoup de bipèdes, avaient des têtes étranges et des tailles variées. Il vit une première salle ouverte, mais elle semblait vide. Il quitta la salle et passa à la suivante. Cette fois, elle semblait occupée. Il se mit à braire et à taper la porte avec son sabot. Une femme finit par ouvrir. Il en profita pour jeter un œil dans la salle, mais aucun visage connu, puis ces mômes étaient trop jeunes pour être son bipède. Le bipède était plus vieux que ça et plus grand. L’âne fit demi-tour et laissa la femme en plan avant de repartir à la recherche de son bipède.
Après plusieurs heures à inspecter chaque salle et à faire râler des professeurs qui faisaient cours, la bourrique arriva enfin au niveau de la salle du Conseil. C’était la dernière chance. La porte était fermée. Et l’endroit était gardé. Il contourna la salle afin de trouver une entrée sous le regard surpris des gardes.
- Tiens, c’est pas la bestiole bizarre qui accompagne un des novices de Zaun ?
- M’en parles pas, la dernière fois, il a gueulé devant la salle où je méditais.
Un des membres du Conseil passa et les gardes lui ouvrirent la porte. Cela permit à l’âne de vérifier si son bipède était là et ce n’était pas le cas. Il tourna les talons pour revenir à la place principale du Sanctuaire.
Il s’installa dans un coin pour réfléchir. Il avait scruté quasiment tout le Sacntuaire au peigne fin et aucune trace de son bipède. L’âne craignait le pire, que son bipède l’abandonne comme l’avaient fait tous les autres avant lui. Parce qu’il ne lui servait à rien. Mais ça ne lui ressemblait pas vraiment. Ce bipède était tellement différent des autres. Il ne le voyait pas comme un vulgaire outil, jamais il n’avait battu l’âne, ne l’avait forcé à porter des charge lourdes comme l’avaient fait les contrebandiers et les ouvriers. Il était vrai que cette vie au Sanctuaire plaisait à cette âne qui après des années de dur labeur à être vu comme un simple outil, il était enfin traité décemment et les quelques cartons et le poids de son cavalier actuel n’avaient rien à voir avec qui qu’il avait put porter par le passé.
Puis il se rappela du village Ewok pas très loin. Peut-être qu’il trouverait son bipède. Il se dirigea donc vers ce village Ewok. Il croisa plusieurs de ces étranges petits bipèdes poilus qui l’observaient d’un air intrigué. Ils étaient accompagnés des étranges ânes. L’âne n’avait pas eu trop l’occasion de connaitre ces animaux étranges. Alors qui regardait derrière lui, il percuta une jument. Il s’arrêta et la contempla. Celle-ci était assez jolie. Mais ils n’eurent pas le temps de se connaitre plus longtemps. L’Ewok qui était avec elle la tira par la longe et l’âne la vit s’éloigner. Ces quelques minutes à voir cette jument l’avaient égaré dans ses songes au point qu’il en avait presque oublié pourquoi il était venu ici.
- Bah alors bourrique tu me cherchais ?!
Cette voix, il la reconnaitrait entre mille. Le bipède ! Enfin il était de retour. L’âne trottinait vers le bipède.
- Désolé d’être parti, tu dormais et je voulais pas te déranger !
Le jeune homme invita l’âne à le suivre.
- Allez on rentre au Sanctuaire !
Le soir s’installait sur Endor. Ils remontèrent au Sanctuaire. La bourrique recroisa le bipède à tête d’âne. Celui-ci s’adressa à son bipède.
- Je vois que le gaupa bizarre a retrouvé son propriétaire. Tu devrais faire attention à ton animal de compagnie novice ! Saches qu’il s’est bien fait remarqué !
L’âne senti de la gène chez son bipède.
- Euh … moi désolé. Être de ma faute, moi pas avoir voulu réveiller animal avant de partir.
- Bien, la prochaine fois tâches de mieux surveiller ton animal !
Puis le bipède à tête d’âne s’éloigna. La bourrique remarqua que son bipède était en train de le regarder et de regarder l’autre individu qui s’éloignait. Il semblait aussi surpris que la bourrique au par le bipède à tête d’âne. Bah voilà, au moins l’âne n’était pas le seul à s’interroger sur cet étrange bipède. Ils s’éloignèrent et rentrèrent dans leur cabane. Le bipède avait décidé de se faire tout petit. L’âne dormait sous un appentis construit par son bipède à côté de sa hutte. Ils allaient manger avant de se coucher. Le bipède apporta du foin et un fruit à l’âne et se mit en tailleur pour prendre son repas sur la terrasse de sa hutte tout en contemplant le Sanctuaire.
L’âne finit par coller sa tête contre son camarade lui lançant un regard triste. Il voulait savoir si celui-ci allait l’abandonner. Le bipède lui répondit en caressant.
- Ne t’inquiètes pas que je te laisserais pas tomber. Ok, tu fais des bêtises, mais tu es mon camarade, tu as toujours été là, donc je serais toujours là.
La bourrique n’avait pas vraiment compris ses paroles, mais le ton et son attitude trahissaient une sincérité et que son maître l’aimait et ne semblait pas être motivé à l’abandonner. L’âne avait déjà vécu un certain nombre d’années et celles-ci n’avaient été que travail forcé et douleurs. Et depuis quelques semaines, il coulait des jours paisibles au Sanctuaire. Cela sonnait comme une retraite pour lui, en espérant qu’il finirait ses jours avec ce maître. Il sentait qu’il avait déjà bien vécu et que ses derniers jours étaient proches. Il espérait qu’il pourrait les passer ici. Il n’avait jamais été aussi heureux depuis des années.